Vue normale

oss-security - Dirty Frag: Universal Linux LPE

7 mai 2026 à 20:31
Oh bah tiens, encore une faille dans le même genre que copy.fail : https://github.com/V4bel/dirtyfrag

EDIT: Wo pinaise c'est pas fini : https://github.com/0xdeadbeefnetwork/Copy_Fail2-Electric_Boogaloo
#OnVaTousMourir

Petite réflexion:
3 failles de privilege escalation trouvée coup sur coup sous Linux.
Mais dites-vous bien une chose : Les failles ont été trouvée ➡️➡️parce qu'on a accès au code source⬅️⬅️.
Le même genre de faille existe probablement sous une forme proche (abuser d'une API/ABI ou d'une bibliothèque système) sous Windows. MAIS ON NE LE SAIT PAS. Et probablement de manière beaucoup plus importante étant donné l'énorme legacy que traîne Microsoft (jusqu'à garder des compatibilités Windows 95 et MS-Dos).
(Permalink)

2025 vue par l’ANSSI : lanceurs d’alerte, menaces étatiques, cache DNS, refus d’antennes 5G…

7 mai 2026 à 09:41
ANSSI font font les pirates
2025 vue par l’ANSSI : lanceurs d’alerte, menaces étatiques, cache DNS, refus d’antennes 5G…

Dans son rapport d’activité 2025, l’ANSSI revient évidemment sur les cyberattaques qui touchent la France et dresse un sombre portrait de ce qui nous attend, mais elle en profite surtout pour faire le point sur ses dispositifs réglementaires : lanceur d’alertes, détection et blocage de menaces étatiques, déploiement des réseaux 5G…

Cela fait maintenant plusieurs mois que Vincent Strubel (patron de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ou ANSSI) a tenu à Monaco un discours sous forme d’un électrochoc afin de réveiller la conscience collective.

Aux Assises de la cybersécurité en octobre dernier, il rappelait que la France devait être « prête à faire face à une guerre de haute intensité » d’ici 2030, avec un « engagement de nos armées ».

Se préparer à des attaques informatiques beaucoup plus massives (et avec IA)

Il parlait du risque « d’être submergé » par les attaques, d’en « subir tellement à la fois qu’on ne pourra plus rien faire ». En mars, lors de la présentation du rapport sur la cybermenace 2025, il revenait sur le cas de la France et appelait à ne pas céder à la panique : les niveaux de menaces sont certes très significatifs, mais « on n’est pas sur une explosion ou un raz-de-marée ».

L’ANSSI vient de mettre en ligne son rapport d’activité 2025 et, dans son édito, Vincent Strubel, tient des propos similaires : la France doit « se préparer à un scénario d’attaques informatiques beaucoup plus massives ». Il ajoute que ce scénario « n’est pas une fatalité », mais qu’il faut se préparer.

3 586 événements de cybersécurité ont été remontés et traités par l’ANSSI. Dans le lot, 1 366 sont des incidents avérés « pour lesquels l’ANSSI confirme qu’un acteur malveillant a conduit des actions avec succès sur le système d’information de la victime ». L’année précédente, période des JOP 2024 de Paris, il y en avait eu respectivement 4 386 et 1 361.

L’Agence détaille dans son rapport ses actions passées et à venir. Il est évidemment question d’intelligence artificielle : « notre rôle est d’apporter de la clarté, d’anticiper, de mesurer les risques comme les opportunités – le tout pour accompagner l’écosystème vers la promotion d’une IA à la fois sûre et résiliente ». Une déclaration de Hugo Mania, chef de projet IA à l’ANSSI, qui résonne avec les déclarations d’Anthropic et OpenAI sur les performances de leur IA dédiées à la cybersécurité.

Cette année, une formation de « sensibilisation aux enjeux de cybersécurité liés à l’IA » sera proposée au Centre de formation à la sécurité des systèmes d’information (CFSSI) de l’ANSSI.

Augmentation des attaques contre les environnements cloud


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☕️ Noms de domaine : un incident chez BookMyName a affecté les infos de 1868 comptes

7 mai 2026 à 08:50


BookMyName, l’un des bureaux d’enregistrement de noms de domaine de Scaleway (groupe iliad) a temporairement suspendu ses services (web et API) mardi 5 mai en raison d’une activité suspecte détectée au niveau de son système d’information.

« Certains clients ont pu constater une modification de leurs informations de contact associées à leurs noms de domaine, a alerté le service en début de journée. En conséquence, nous avons décidé de suspendre l’ensemble des accès publics à BookMyName le temps de mener les investigations nécessaires. »

Vers 17 heures, le bureau a publié un point d’étape affirmant que les informations de contact modifiées avaient été restaurées et que le service était considéré comme sécurisé, annonçant au passage prendre en charge gracieusement le renouvellement des noms de domaine arrivant à échéance dans les 72 heures.

Le rétablissement du service est finalement intervenu mardi 5 mai vers 22 heures, amputé de certaines fonctionnalités secondaires, dont la récupération de mots de passe.

« Compte tenu du rétablissement effectif du service ce jour, les renouvellements automatiques seront assurés sans interruption. Par conséquent, et contrairement à ce qui a pu être communiqué précédemment, nous ne procéderons pas au renouvellement gracieux des domaines arrivant à échéance ce 5 mai 2026. Ces derniers seront traités selon vos modalités de facturation habituelles », a publié à cette occasion le service.

Rapport d’incident publié mercredi 6 mai – capture d’écran

BookMyName a publié dès mercredi 6 mai le post mortem de l’incident. D’après ce rapport, l’intrusion a permis à l’assaillant de modifier les informations de contact associées à 1 868 comptes clients. « L’adresse e-mail, le prénom, le nom, le mot de passe et le pays ont été modifiés », décrit le bureau d’enregistrement, selon qui aucune opération de transfert non sollicitée n’a été constatée.

« L’incident a été causé par une erreur de logique dans le contrôle d’autorisation du point de terminaison de modification des contacts. Cette faille a permis à un attaquant de modifier n’importe quel champ lié aux contacts en ciblant n’importe quel identifiant de compte en manipulant des paramètres de requête HTTP. Il s’agissait principalement d’une attaque à l’aveugle : aucun compte n’était spécifiquement ciblé », décrit le service sur un volet plus technique.

☕️ Noms de domaine : un incident chez BookMyName a affecté les infos de 1868 comptes

7 mai 2026 à 08:50


BookMyName, l’un des bureaux d’enregistrement de noms de domaine de Scaleway (groupe iliad) a temporairement suspendu ses services (web et API) mardi 5 mai en raison d’une activité suspecte détectée au niveau de son système d’information.

« Certains clients ont pu constater une modification de leurs informations de contact associées à leurs noms de domaine, a alerté le service en début de journée. En conséquence, nous avons décidé de suspendre l’ensemble des accès publics à BookMyName le temps de mener les investigations nécessaires. »

Vers 17 heures, le bureau a publié un point d’étape affirmant que les informations de contact modifiées avaient été restaurées et que le service était considéré comme sécurisé, annonçant au passage prendre en charge gracieusement le renouvellement des noms de domaine arrivant à échéance dans les 72 heures.

Le rétablissement du service est finalement intervenu mardi 5 mai vers 22 heures, amputé de certaines fonctionnalités secondaires, dont la récupération de mots de passe.

« Compte tenu du rétablissement effectif du service ce jour, les renouvellements automatiques seront assurés sans interruption. Par conséquent, et contrairement à ce qui a pu être communiqué précédemment, nous ne procéderons pas au renouvellement gracieux des domaines arrivant à échéance ce 5 mai 2026. Ces derniers seront traités selon vos modalités de facturation habituelles », a publié à cette occasion le service.

Rapport d’incident publié mercredi 6 mai – capture d’écran

BookMyName a publié dès mercredi 6 mai le post mortem de l’incident. D’après ce rapport, l’intrusion a permis à l’assaillant de modifier les informations de contact associées à 1 868 comptes clients. « L’adresse e-mail, le prénom, le nom, le mot de passe et le pays ont été modifiés », décrit le bureau d’enregistrement, selon qui aucune opération de transfert non sollicitée n’a été constatée.

« L’incident a été causé par une erreur de logique dans le contrôle d’autorisation du point de terminaison de modification des contacts. Cette faille a permis à un attaquant de modifier n’importe quel champ lié aux contacts en ciblant n’importe quel identifiant de compte en manipulant des paramètres de requête HTTP. Il s’agissait principalement d’une attaque à l’aveugle : aucun compte n’était spécifiquement ciblé », décrit le service sur un volet plus technique.

Les emplois liés au numérique ont explosé de +79 % à la DGSE en 10 ans

7 mai 2026 à 08:16
OSS 117 facts
Les emplois liés au numérique ont explosé de +79 % à la DGSE en 10 ans

Les moyens, humains et financiers, des services de renseignement français ont profondément évolué depuis les attentats de 2015, notamment du fait de la montée en puissance de leurs directions techniques. Le nombre d’emplois liés au numérique a ainsi explosé de + 79 % à la DGSE en 10 ans, quand ceux du renseignement n’ont progressé que de + 18 %. Les services ont cela dit du mal à fidéliser leurs contractuels, malgré de nombreuses initiatives prises en la matière.

Composée de quatre sénateurs et quatre députés, la délégation parlementaire au renseignement (DPR) a pour mission de contrôler l’action du Gouvernement en matière de renseignement et d’évaluer la politique publique en ce domaine. En 2026, elle a « décidé de consacrer le thème central de son rapport annuel aux transformations en cours au sein de la communauté du renseignement ».

Son 17e rapport annuel montre en effet que les services de renseignement n’ont jamais reçu autant d’argent, et recruté autant d’agents, et rappelle que « les attentats de 2015 ont été le catalyseur de cette prise de conscience de la nécessité de réarmer notre appareil de renseignement ».

Cinq milliards d’euros ont en effet été consacrés au renseignement par la loi de programmation militaire (LPM) 2024 - 2030. L’ensemble des services de renseignement ont ainsi « bénéficié d’une augmentation substantielle de leurs moyens budgétaires et humains, en dépit de la crise des finances publiques que traverse notre pays ».

À la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la moyenne des crédits alloués par la LPM 2019 - 2025 « est en progression de 69 % par rapport à la LPM précédente 2014 - 2018 », et s’est « élevée à 3,3 milliards d’euros sur la période 2019 - 2015 ». La LPM 2024 - 2030 prévoit en outre une ressource en crédits de paiements à hauteur de 4,6 milliards d’euros pour la DGSE, « soit une évolution de + 53 % par rapport à la précédente loi de programmation ».

À la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le volume de crédits dépensés « a plus que doublé entre 2015 et 2024 », reflétant la priorité fixée en matière de lutte contre le terrorisme après les attentats de 2015. En autorisation d’engagement, le budget de la DGSI est ainsi passé de 41,6 millions d’euros en 2015 à 111,6 millions d’euros en 2024 (+ 168 %). Les crédits de paiement sont quant à eux passés de 44,7 millions d’euros en 2015 à 95,8 millions d’euros en 2025 (+ 114 %).

À la direction du renseignement militaire (DRM), les dépenses de fonctionnement du Service ont « quasiment doublé » entre 2014 et 2024, passant de 24,6 millions d’euros en 2014 à 47,2 millions d’euros en 2024. Si on y ajoute les crédits d’investissements, on atteint un total de dépenses de 62,17 millions en 2024 contre 40,8 millions d’euros dix ans auparavant.

À la direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), chargée des habilitations et du contre-espionnage militaire, la LPM 2014 - 2019 accordait 77 millions d’euros en crédits de paiement, essentiellement fléchés sur des dépenses de fonctionnement. La LPM 2019 - 2025 avait initialement porté ce montant à 120,7 millions d’euros, avant d’être « fortement réévalué pour atteindre près de 220 millions ».

À la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), les crédits de paiement (fonctionnement et investissement) ont quant à eux quasiment triplé, passant de 10,3 millions d’euros en 2019 à 27,6 millions d’euros en 2024 avec la LPM 2019 - 2025.

+ 79 % d’emplois liés au numérique à la DGSE en 10 ans

Les services de renseignement ont également vu leurs effectifs « augmenter significativement » au cours de la décennie écoulée, sans pour autant préciser combien ils étaient en 2015. Tout juste apprend-on qu’ils sont passés de 14 912 en 2020 à 16 150 agents en 2024, et que la hausse des effectifs de la DGSE et de la DGSI s’élèvent respectivement de 9,08 % et de 10,72 % entre 2020 et 2024, reflétant également un élargissement des profils des recrues :

« Cette hausse du nombre des agents est allée de pair avec une importante diversification des profils recrutés, et une proportion plus importante des personnels civils et des contractuels par rapport aux personnels militaires et aux emplois de fonctionnaires. »

À la DGSE, le nombre d’équivalents temps plein (ETP) est en hausse de 29 % sur 10 ans, mais avec des « disparités importantes puisque les emplois créés dans le secteur du numérique ont progressé de 79 % quand ceux du renseignement n’ont évolué qu’à+ 18 % ».


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Oui, Edge stocke les mots de passe en clair dans la mémoire, c’est normal selon Microsoft

6 mai 2026 à 09:19
Toujours l’éternel combat : sécurité vs simplicité
Oui, Edge stocke les mots de passe en clair dans la mémoire, c’est normal selon Microsoft

Un chercheur affirme, avec un prototype publié sur GitHub, que le navigateur Edge charge tous les mots de passe de son gestionnaire en clair dans la mémoire de l’ordinateur. N’importe qui peut donc y accéder ? Presque, il faut des droits administrateur tout de même. Microsoft confirme, ajoutant que c’est un comportement voulu.

Le chercheur en cybersécurité Tom Jøran Sønstebyseter Rønning explique sur les réseaux sociaux que le navigateur « Microsoft Edge charge tous vos mots de passe enregistrés en mémoire en clair – même lorsque vous ne les utilisez pas ».

Si vous êtes admin, vous pouvez voir les mots de passe en clair

Il propose un prototype sur GitHub permettant de vérifier ce qu’il en est sur sa machine. Un prérequis limite tout de même fortement la portée de ce que le chercheur présente comme une vulnérabilité : il faut des « droits d’administrateur (pour pouvoir lire la mémoire des processus Edge d’autres utilisateurs) ». Le chercheur confirme dans son fil de discussion sur X « ne pas avoir réussi à le faire fonctionner sans privilèges administrateur ».

Nous avons testé le programme EdgeSavedPasswordsDumper du chercheur, avec succès sous Windows 11 avec Edge 147 (les deux étaient à jour)… à condition de lancer un terminal avec des droits administrateur. Dans ce cas, le programme retourne bien, l’ensemble des identifiants et mots de passe enregistrés dans Edge dans le terminal. Sans les droits administateur, le même terminal répond « [x] Not running elevated ».

Ce sont ceux également visibles dans edge://settings/autofill/passwords, à la différence que pour voir les mots de passe enregistrés dans le navigateur, il faut entrer le mot de passe Windows « pour permettre cette opération », comme l’indique la fenêtre de validation qui s’est ouverte (voir les captures ci-dessous).

La technique utilisée par le chercheur permet de s’affranchir de cette étape à condition, pour rappel, d’avoir déjà des droits d’administrateur. Il est « amusant » de voir Edge demander une validation alors que c’est déjà accessible librement, comme le prouve le programme du chercheur.

« Edge est le seul navigateur basé sur Chromium testé qui se comporte ainsi »

Selon Tom Jøran Sønstebyseter Rønning, « Edge est le seul navigateur basé sur Chromium testé qui se comporte ainsi. En revanche, Chrome utilise une conception qui rend beaucoup plus difficile pour les attaquants d’extraire les mots de passe sauvegardés simplement en lisant la mémoire des processus. Le navigateur ne déchiffre les identifiants que lorsque cela est nécessaire, au lieu de garder tous les mots de passe en mémoire en permanence ».

Chrome, toujours selon le chercheur, a d’autres protections, faisant que « les mots de passe en clair ne sont visibles que brièvement lors du remplissage automatique ou lorsque l’utilisateur les consulte, ce qui rend l’extraction massive de données en mémoire beaucoup moins efficace ».

Pour Tom Jøran Sønstebyseter Rønning, le risque est important dans des environnements partagés : « Si un attaquant obtient un accès administrateur sur un serveur, il peut accéder à la mémoire de tous les utilisateurs connectés (ou même les utilisateurs déconnectés) avec Edge en cours d’exécution ». On en revient toujours au même pré-requis important : être administrateur.

Microsoft confirme : c’est voulu et même « by design »

Le chercheur a contacté Microsoft, qui lui a répondu que c’est le comportement « by design » de son navigateur et qu’aucun correctif ne sera publié.

Un porte-parole confirme à Cybernews, en détaillant davantage son point de vue : « Les choix de conception dans ce domaine visent à trouver un équilibre entre performance, facilité d’utilisation et sécurité, et nous continuons de les évaluer face à l’évolution des menaces. Les navigateurs accèdent aux données de mots de passe en mémoire pour permettre aux utilisateurs de se connecter rapidement et en toute sécurité ; il s’agit d’une fonctionnalité normale de l’application ».

« L’accès aux données du navigateur, tel que décrit dans le scénario signalé, nécessiterait que l’appareil soit déjà compromis », ajoute Microsoft. En effet, il faut déjà être administrateur. Comme le montre Chrome avec une surface d’attaque plus limitée, il est tout de même possible de réduire les risques.

Comme le fait remarquer un internaute sur X, cette affaire n’est pas sans en rappeler une autre de 2022 sur Chromium (la base de Chrome, Edge et d’autres navigateurs). Il enregistrait en clair des mots de passe et d’autres informations dans la mémoire de l’ordinateur.

De manière générale, la communauté de la cybersécurité recommande davantage d’utiliser un gestionnaire de mot de passe dédié plutôt que ceux intégrés dans les navigateurs, notamment car la sécurité est leur première raison d’être. C’est également l’argument mis en avant par les gestionnaires de mots de passe qui prêchent évidemment pour leur paroisse.

Oui, Edge stocke les mots de passe en clair dans la mémoire, c’est normal selon Microsoft

6 mai 2026 à 09:19
Toujours l’éternel combat : sécurité vs simplicité
Oui, Edge stocke les mots de passe en clair dans la mémoire, c’est normal selon Microsoft

Un chercheur affirme, avec un prototype publié sur GitHub, que le navigateur Edge charge tous les mots de passe de son gestionnaire en clair dans la mémoire de l’ordinateur. N’importe qui peut donc y accéder ? Presque, il faut des droits administrateur tout de même. Microsoft confirme, ajoutant que c’est un comportement voulu.

Le chercheur en cybersécurité Tom Jøran Sønstebyseter Rønning explique sur les réseaux sociaux que le navigateur « Microsoft Edge charge tous vos mots de passe enregistrés en mémoire en clair – même lorsque vous ne les utilisez pas ».

Si vous êtes admin, vous pouvez voir les mots de passe en clair

Il propose un prototype sur GitHub permettant de vérifier ce qu’il en est sur sa machine. Un prérequis limite tout de même fortement la portée de ce que le chercheur présente comme une vulnérabilité : il faut des « droits d’administrateur (pour pouvoir lire la mémoire des processus Edge d’autres utilisateurs) ». Le chercheur confirme dans son fil de discussion sur X « ne pas avoir réussi à le faire fonctionner sans privilèges administrateur ».

Nous avons testé le programme EdgeSavedPasswordsDumper du chercheur, avec succès sous Windows 11 avec Edge 147 (les deux étaient à jour)… à condition de lancer un terminal avec des droits administrateur. Dans ce cas, le programme retourne bien, l’ensemble des identifiants et mots de passe enregistrés dans Edge dans le terminal. Sans les droits administateur, le même terminal répond « [x] Not running elevated ».

Ce sont ceux également visibles dans edge://settings/autofill/passwords, à la différence que pour voir les mots de passe enregistrés dans le navigateur, il faut entrer le mot de passe Windows « pour permettre cette opération », comme l’indique la fenêtre de validation qui s’est ouverte (voir les captures ci-dessous).

La technique utilisée par le chercheur permet de s’affranchir de cette étape à condition, pour rappel, d’avoir déjà des droits d’administrateur. Il est « amusant » de voir Edge demander une validation alors que c’est déjà accessible librement, comme le prouve le programme du chercheur.

« Edge est le seul navigateur basé sur Chromium testé qui se comporte ainsi »

Selon Tom Jøran Sønstebyseter Rønning, « Edge est le seul navigateur basé sur Chromium testé qui se comporte ainsi. En revanche, Chrome utilise une conception qui rend beaucoup plus difficile pour les attaquants d’extraire les mots de passe sauvegardés simplement en lisant la mémoire des processus. Le navigateur ne déchiffre les identifiants que lorsque cela est nécessaire, au lieu de garder tous les mots de passe en mémoire en permanence ».

Chrome, toujours selon le chercheur, a d’autres protections, faisant que « les mots de passe en clair ne sont visibles que brièvement lors du remplissage automatique ou lorsque l’utilisateur les consulte, ce qui rend l’extraction massive de données en mémoire beaucoup moins efficace ».

Pour Tom Jøran Sønstebyseter Rønning, le risque est important dans des environnements partagés : « Si un attaquant obtient un accès administrateur sur un serveur, il peut accéder à la mémoire de tous les utilisateurs connectés (ou même les utilisateurs déconnectés) avec Edge en cours d’exécution ». On en revient toujours au même pré-requis important : être administrateur.

Microsoft confirme : c’est voulu et même « by design »

Le chercheur a contacté Microsoft, qui lui a répondu que c’est le comportement « by design » de son navigateur et qu’aucun correctif ne sera publié.

Un porte-parole confirme à Cybernews, en détaillant davantage son point de vue : « Les choix de conception dans ce domaine visent à trouver un équilibre entre performance, facilité d’utilisation et sécurité, et nous continuons de les évaluer face à l’évolution des menaces. Les navigateurs accèdent aux données de mots de passe en mémoire pour permettre aux utilisateurs de se connecter rapidement et en toute sécurité ; il s’agit d’une fonctionnalité normale de l’application ».

« L’accès aux données du navigateur, tel que décrit dans le scénario signalé, nécessiterait que l’appareil soit déjà compromis », ajoute Microsoft. En effet, il faut déjà être administrateur. Comme le montre Chrome avec une surface d’attaque plus limitée, il est tout de même possible de réduire les risques.

Comme le fait remarquer un internaute sur X, cette affaire n’est pas sans en rappeler une autre de 2022 sur Chromium (la base de Chrome, Edge et d’autres navigateurs). Il enregistrait en clair des mots de passe et d’autres informations dans la mémoire de l’ordinateur.

De manière générale, la communauté de la cybersécurité recommande davantage d’utiliser un gestionnaire de mot de passe dédié plutôt que ceux intégrés dans les navigateurs, notamment car la sécurité est leur première raison d’être. C’est également l’argument mis en avant par les gestionnaires de mots de passe qui prêchent évidemment pour leur paroisse.

Pourquoi Microsoft Edge expose-t-il tous vos mots de passe en clair dans la mémoire ?

6 mai 2026 à 09:03
La sécurité selon Microsoft : Charger tous les mots de passe enregistrés dans le navigateur en mémoire, en clair, dès le lancement du navigateur.

Édit : Microsoft : Faire de la merde, et corriger quand ça fait un shitstorm. https://www.bleepingcomputer.com/news/microsoft/microsoft-edge-to-stop-loading-cleartext-passwords-in-memory-on-startup/
(Permalink)

Proton Mail redoute l’émergence des ordinateurs quantiques, mais a une parade pour les mails

6 mai 2026 à 08:12

proton mail chiffrement post-quantique

La célèbre messagerie chiffrée n'attend pas l'arrivée des ordinateurs quantiques pour agir. Proton Mail intègre dès aujourd'hui un nouveau standard de chiffrement pour contrer les hackers qui interceptent vos messages maintenant en vue de les déchiffrer dans quelques années.

Elle aurait provoqué la fuite de l’ANTS : c’est quoi, une faille IDOR ?

3 mai 2026 à 15:35

C'est une faille vieille comme le web qui aurait permis d'exploiter l'une des bases de données les plus sensibles de l'État français. Le piratage de l'ANTS en avril 2026 aurait été permis par une faille IDOR. Mais, c'est quoi, au juste ?

Copy Fail — CVE-2026-31431

30 avril 2026 à 06:14
Wow merde... cette faille de sécurité Linux est assez grave.
C'est du "privilege escalation", en gros si vous avez accès à un shell sur une machine, vous pouvez passer root. Il y a juste un petit script Python à lancer.

EDIT: Article : https://www.theregister.com/2026/04/30/linux_cryptographic_code_flaw/

EDIT: Protection en attendant le correctif : https://www.bortzmeyer.org/copyfail.html

EDIT: Plus de détails techniques, en français : https://www.linuxtricks.fr/news/10-logiciels-libres/600-copy-fail-cve-2026-31431-synthese-technique-sur-cette-faille-linux/
(Permalink)

Mercator — Cartographie de SI Open Source

29 avril 2026 à 16:30

Si vous êtes RSSI, DSI ou architecte dans une entité concernée par NIS2, vous avez probablement reçu en 2024 ou 2025 une lettre de votre autorité de supervision vous rappelant poliment — mais fermement — que la cartographie de votre système d'information est désormais une obligation réglementaire. Pas une bonne pratique. Pas une recommandation. Une obligation.

NIS2 (transposée en droit national dans les pays membres de l'UE) impose aux entités essentielles et importantes de mettre en place des mesures de gestion du risque cyber, parmi lesquelles figure explicitement la connaissance et la documentation de son système d'information. L'ANSSI en France, le CSIRT Luxembourg, le BSI en Allemagne — tous y font référence. Sans cartographie, pas de gestion du risque sérieuse, pas d'analyse d'impact, pas de plan de continuité fiable.

C'est précisément le problème que Mercator tente de résoudre depuis plusieurs années, et le projet continue d'évoluer.

Qu'est-ce que Mercator ?

Mercator est un outil Open Source de cartographie du système d'information, sous licence GPL, développé en Laravel/PHP. Il est aligné sur le guide de cartographie de l'ANSSI et couvre sept vues complémentaires du SI : écosystème (fournisseurs, sous-traitants), processus métiers, applications, administration (annuaires, comptes à privilèges), infrastructure logique (réseaux, VLANs, flux), infrastructure physique (serveurs, baies, salles), et registre des traitements RGPD.

Le principe central est la navigation par dépendances : depuis n'importe quel objet de la cartographie, on peut remonter ou descendre la chaîne — d'un processus métier jusqu'aux équipements physiques qui le supportent, en passant par les applications et les réseaux intermédiaires. C'est ce qui transforme un inventaire statique en un outil opérationnel pour l'analyse d'impact, la détection de SPOF, la planification de la continuité d'activité.

Mercator calcule également un score de maturité de la cartographie (complétude et qualité des données), par domaine : gouvernance, protection, défense, résilience — directement exploitable pour les audits NIS2, ISO 27001 ou HDS.

Pourquoi cartographier son SI ?

La question peut sembler rhétorique sur LinuxFr, mais elle revient régulièrement en pratique : on sait à peu près ce qu'on a, on a un CMDB approximatif, ça suffira non ?

Non. Voici ce qu'une cartographie bien tenue permet concrètement :

  • Identifier les SPOF avant l'incident, pas pendant
  • Évaluer l'impact d'une panne ou d'un changement sur les processus métiers, y compris les dépendances croisées
  • Répondre aux auditeurs avec des données structurées et non avec un classeur Excel maintenu à la main par une personne qui a changé de poste il y a dix-huit mois
  • Qualifier les actifs critiques pour orienter les investissements en sécurité
  • Documenter les flux de données pour la conformité RGPD
  • Planifier les migrations en connaissant l'ensemble des dépendances applicatives

En résumé : vous ne pouvez pas protéger ce que vous ne connaissez pas. C'est trivial à énoncer, c'est encore courant comme situation en pratique.

Ce que Mercator n'est pas

Point important, car le marché des outils de cartographie et de GRC est traversé depuis quelques années par une lame de fond de fonctionnalités "IA" — parfois utiles, souvent cosmétiques, presque toujours opaques sur ce qui se passe avec vos données.

Mercator est entièrement gratuit sous licence GPL. Il n'y a ni modules cachés, ni limitations fonctionnelles, ni intelligence artificielle. Le code est sur GitHub, lisible, auditable, forkable. L'assistance communautaire passe par GitHub Issues et Discussions. C'est tout.

Nouveautés récentes

Les évolutions récentes portent notamment sur :

  • Module BPMN 2.0 pour connecter les processus métiers à l'infrastructure technique, et répondre à la question "si ce serveur tombe, quels processus métiers sont affectés ?" en quelques secondes.
  • Analyse des dépendances analyser les dépendances d'un objet en amont ou en aval et générer automatiquement le graphe de ses dépendances.
  • Moteur de requêtes, écrivez vos propres requêtes sur la cartographie et générez un graphe ou une liste.

Quelques chiffres

  • 500+ étoiles GitHub, 72 forks, déployé dans plus de 30 pays
  • Utilisé dans des hôpitaux, grandes écoles, centres de recherche, administrations
  • Meilleur Projet Open Source OW2 2024
  • Présenté à SSTIC 2023, Hack.lu 2024, Voxxed Days 2025, FIC Lille, FOSDEM, BSides Luxembourg

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Un simple git push suffisait : tout comprendre sur la faille critique qui a exposé des millions de dépôts sur GitHub

29 avril 2026 à 10:36

Des chercheurs en sécurité de Wiz ont découvert une vulnérabilité critique dans l'infrastructure interne de GitHub, permettant à n'importe quel utilisateur authentifié d'exécuter du code arbitraire sur les serveurs de la plateforme, le tout avec une seule commande git.

ClawSwarm : le piège qui transforme vos agents IA en travailleurs fantômes d’une économie crypto

29 avril 2026 à 09:03

30 outils piégés, près de 10 000 téléchargements, et des agents IA qui travaillent en secret pour une économie de tokens crypto. Le 28 avril 2026, les chercheurs en cybersécurité de Manifold ont mis en lumière la campagne ClawSwarm, qui exploite le manque de supervision des déploiements d’agents autonomes.

Ils saturent votre attention pour infiltrer votre réseau : on décortique la campagne cybercriminelle « Snow »

27 avril 2026 à 09:33

Dans un rapport publié le 23 avril 2026, les chercheurs en cybersécurité de Mandiant ont disséqué les méthodes d’intrusion du groupe de hackers UNC6692. Leur stratégie ? Se positionner d’abord comme élément perturbateur, puis comme sauveur.

Le code a changé : le code secret à quatre chiffres des cartes bancaires c'est bientôt fini, on vous explique le nouveau système biométrique - lindependant.fr

25 avril 2026 à 10:22
Oh mais non. Mais non, mais non, mais non. C'est une super mauvaise idée.
- Quand ça se fera pirater, il faudra changer d'empreinte ?
- Des empreintes digitale, VOUS EN LAISSEZ DES COPIES PARTOUT, TOUT LE TEMPS.
- Donc je ne peux pas non plus prêter ma carte ?
- Donc ma banque va *AUSSI* avoir une copie de mes empreintes digitales ? Non je ne suis pas d'accord. (1)
((1) l'article stipule "Ni la banque, ni le commerçant, ni un quelconque serveur cloud ne voient passer la moindre donnée biométrique." J'attends de voir comment l'empreinte va être inscrite dans la puce. À mon avis, via un boiter dans les locaux de la banque, donc ils pourraient potentiellement/probablement en avoir une copie. à voir...)

On va le répéter : La biométrie ne doit *JAMAIS* servir pour l'authentification. Seulement pour l'identification.
(Pour le dire autrement, la biométrie peut remplacer le login, mais surtout pas le mot de passe.)

(via https://lehollandaisvolant.net/?id=20260425110849)
(Article source : https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/carte-bancaire-biometrique-la-france-enterre-le-code-a-quatre-chiffres-en-silence-n254434.html)

Rappel : il y a 12 ans, le CCC a montré qu'on peut dupliquer une empreinte digitale en prenant une photo de votre main à plusieurs mètres de distance.
https://www.theguardian.com/technology/2014/dec/30/hacker-fakes-german-ministers-fingerprints-using-photos-of-her-hands
(Permalink)

Il s’appelait « HexDex » : le hacker qui pillait les fédérations sportives françaises, a été arrêté

23 avril 2026 à 07:51

Il s'appelait « HexDex » sur les forums du dark web, et son nom est devenu familier des équipes de sécurité informatique françaises au fil des mois. Lundi 20 avril 2026, ce hacker de 21 ans a été interpellé en Vendée par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C), alors qu'il s'apprêtait à publier de nouvelles données volées.

Le redoutable Claude Mythos a donné des sueurs froides à Firefox, mais c’était pour son bien

22 avril 2026 à 21:47

Firefox Mythos

Derrière les notes de mise à jour en apparence banales de Firefox 150 se cache un véritable séisme pour la cybersécurité. En s'alliant avec la nouvelle IA d'Anthropic, Mozilla a débusqué et corrigé près de 300 failles d'un coup. Une avancée historique qui pourrait bien signer la fin des attaques « zero-day » et définitivement inverser le rapport de force entre pirates et défenseurs.

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