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Microsoft reports expose AI's cost problem: The tech is more expensive than paying human employees | Fortune

24 mai 2026 à 07:48
Microsoft pousse à fond ses employés à utiliser de l'IA. Ça coûte tellement cher à Microsoft qu'ils ont décidé de clore leur contrat avec Claude.
Tout ceci n'est que le début de l'explosion des coûts de l'IA.

Voir aussi : https://www.thestateofbrand.com/news/ai-subscription-time-bomb
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Patrick Martin, patron du Medef : « Le gouvernement renchérit le coût du travail, cela va se traduire en destructions d’emplois »

ENTRETIEN EXCLUSIF - Le président du Medef déplore la décision de l’exécutif de rogner les allégements de charges. Il appelle en outre à réformer le financement de la protection sociale, via une TVA sociale, « pour sauver la Sécu ».

© Sébastien SORIANO/Le Figaro

Patrick Martin, président du Medef.

Is AI Profitable Yet?

22 mai 2026 à 13:17
Magnifique. C'est magnifique.
Quelqu'un a fait une page pour afficher - pour chaque entreprise qui fait de l'IA - les dépenses et les revenus.
Elles perdent toutes, absolument toutes de l'argent. Et pas qu'un peu. On parle de dizaines et de centaines de milliards de dollars.
Ah oui pardon, y'a que NVidia qui s'en met plein les fouilles.
Le retour sur investissement, je n'y crois pas.
(Permalink)

Usines menacées et rumeurs de rachat : le patron de Volkswagen tape du poing sur la table

21 mai 2026 à 10:19

Le directeur général de Volkswagen a tenu à dissiper les rumeurs lors d'une assemblée du personnel à Wolfsburg. Il a affirmé qu'aucune discussion n'était en cours avec des fabricants chinois, mais reconnaît que la surcapacité industrielle du groupe en Europe reste un problème à résoudre.

Sous forte pression, Ubisoft annonce une perte record et voit le bout du tunnel à horizon 2028

Au terme d’un exercice fiscal très compliqué, le poids lourd du jeu vidéo français confirme une perte opérationnelle record de 1,5 milliard d’euros. Il promet un fort rebond d’ici deux ans.

© Timon / ADOBE STOCK

Ubisoft a engagé la plus profonde transformation de son organisation en 40 ans d’existence.

«Nous devons apporter un soulagement financier» : Bruxelles se mobilise pour amortir la crise des engrais

Face à des prix en hausse de 70% en raison de la guerre en Iran, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen promet des aides financières aux fermiers et accélère la diversification.

© JOHN THYS / AFP

Le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, s’exprime lors d’une interview au siège de l’UE à Bruxelles, le 24 février 2026.

«Le risque, c’est l’accident industriel» : dans les champs français, l’inquiétude des agriculteurs grandit pour la récolte 2027

DÉCRYPTAGE - La quasi-totalité des besoins en engrais pour cette année sont couverts. Mais la hausse du prix des intrants azotés pousse les professionnels à attendre avant de réaliser les achats pour la prochaine campagne.

© Alice Sacco / REUTERS

Un agriculteur français répand des granulés d’engrais azoté blancs sur un champ de blé, début mai 2026. 

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « La pétition anti-Bolloré, un procès d’intention »

La démarche des pétitionnaires eût sans doute été plus crédible s’ils s’étaient engagés à refuser toute participation, dans l’avenir, à une quelconque œuvre financée par ce producteur indigne à leurs yeux.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle.

L’activité des aéroports européens chahutée par le conflit au Moyen-Orient

DÉCRYPTAGE - Les opérateurs aéroportuaires sont relativement confiants jusqu’à l’été.

© BROOK MITCHELL / AFP

L’aéroport londonien d’Heathrow, le premier en Europe, a subi un recul de 5,3 % en avril, après une hausse de 6,9 % sur le mois de mars.

Quand la guerre en Iran bloque les projets d’achat immobilier des jeunes familles

DÉCRYPTAGE - Le retour de la hausse des taux et la flambée du prix de l’essence plombent les classes moyennes qui cherchent à acheter.

© mariamontoyart / ADOBE STOCK

En grande couronne parisienne où la voiture est indispensable, le ralentissement est très net.

Nicolas Baverez : « L’économie française laminée par un triple choc »

CHRONIQUE - À la crise énergétique causée par la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, s’ajoutent une commotion fiscale et un étranglement financier lié à la perte de contrôle des finances publiques, d’origine intérieure.

© François BOUCHON

Nicolas Baverez.

« En deux mois, les prix des carburants ont augmenté de 90 % » : l’Afrique durement frappée par le choc pétrolier d’Ormuz

DÉCRYPTAGE - La guerre en Iran a brisé l’élan prometteur de la croissance en début d’année. Si les pays exportateurs d’or noir profitent de la crise, les importateurs, plus nombreux, souffrent. Au « Davos africain », à Kigali, les dirigeants sont partagés entre inquiétude et volontarisme.

© Clara Galtier, Le Figaro.

Des vendeuses d’œufs, sur le marché de Kimironko, à Kigali, capitale du Rwanda, le 13 mai 2026.

Franz-Olivier Giesbert et Bruno Le Maire : « Comment peut-on gouverner une France communiste ? »

GRAND ENTRETIEN - La France est-elle un pays communiste ? C’est la question que pose l’écrivain dans son nouvel essai. Dans Le Temps d’une décision, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances se livre à une méditation sur l’exercice de l’État dans un pays réputé irréformable. Le Figaro Magazine les a réunis.

© Le Figaro

Bruno Le Maire et Franz-Olivier Giesbert.

Crash d’EgyptAir : le parquet de Paris demande un non-lieu général dix ans après, les familles s’indignent

Le parquet estime que l’accident résulte d’un incendie déclenché par la rencontre «d’une fuite d’oxygène» et d’une «source de chaleur inconnue» dans le cockpit.

© SOEREN STACHE / dpa Picture-Alliance via AFP

Le vol MS 804, reliant Paris au Caire, s’était abîmé en mer Méditerranée le 19 mai 2016.

Deepl, Cloudflare et GitLab coupent dans leurs effectifs au nom de l’IA

12 mai 2026 à 09:01
Three little birds in a row
Deepl, Cloudflare et GitLab coupent dans leurs effectifs au nom de l’IA

Trois acteurs de la tech ont annoncé ces derniers jours des plans de départ significatifs. Chacun à sa façon, l’Allemand Deepl et les deux États-uniens Cloudflare et GitLab affirment que ces réductions de voilure sont liées à l’adoption d’outils d’intelligence artificielle dans leurs processus internes.

Deepl, Cloudflare et GitLab ont tour à tour annoncé des restructurations significatives de leurs équipes ces derniers jours. Et dans le discours de ces trois acteurs, qui évoluent pourtant dans des secteurs assez distincts de la tech (la traduction, le réseau, le développement logiciel), on retrouve un paradoxe en passe de devenir une antienne : l’IA est utilisée pour justifier à la fois les ambitions de croissance de l’entreprise et les coupes franches qu’elle déclenche au sein des effectifs.

« Nous sommes nous-mêmes notre client le plus exigeant »

La communication de Cloudflare est sans doute la plus éloquente à ce niveau. L’entreprise a publié le 7 mai dernier des résultats qui font état d’une activité en hausse de 34 % sur un an, avec un chiffre d’affaires de 640 millions de dollars sur le premier trimestre 2026.

« Nous avons connu un excellent début d’année 2026. L’IA est à l’origine d’une refonte fondamentale d’Internet et d’un changement de paradigme dans la création et l’utilisation des logiciels ; elle s’annonce comme le plus grand atout que nous ayons jamais connu dans l’histoire de Cloudflare », déclare à cette occasion Matthew Prince, CEO de Cloudflare.

Quelques lignes plus tard, il annonce la mise en place d’un plan de restructuration qui doit conduire au départ de 1 100 personnes, soit environ 20 % de l’effectif, au nom de l’évolution vers un modèle opérationnel axé sur l’IA agentique.

Le propos est développé dans une lettre ouverte :

« Notre activité ne consiste pas qu’à développer et vendre des plateformes et des outils assistés par IA. Nous sommes nous-mêmes notre client le plus exigeant. L’utilisation de l’IA par Cloudflare a augmenté de plus de 600 % au cours du seul dernier trimestre (…). La décision d’aujourd’hui n’a pas pour objectif de réduire les coûts ni d’évaluer individuellement les performances de nos collaborateurs. Il s’agit pour Cloudflare de définir la manière dont une entreprise d’envergure mondiale en forte croissance fonctionne et crée de la valeur à l’ère de l’IA agentique.  »

La rhétorique employée, et cette idée selon laquelle Cloudflare réfléchirait à une transformation structurelle plutôt qu’à une réduction de coûts motivée par des objectifs de court terme, rappellent l’annonce formulée fin février par Block, le groupe de Jack Dorsey, qui avait soudainement décidé de supprimer 40 % de ses effectifs.

À l’époque, certains commentateurs observaient que le fondateur de Twitter mettait sans doute la charrue avant les bœufs : l’IA n’a pas encore fait la preuve de sa capacité à remplacer 40 % de la main-d’œuvre humaine dans les secteurs financiers. Ils y voyaient donc une volonté de plaire aux marchés financiers plutôt qu’une décision véritablement motivée par des considérations opérationnelles.

Dans le cas de Block, l’annonce avait été accueillie favorablement, avec un sursaut de l’action à Wall Street. Chez Cloudflare, dont la rentabilité n’est pas aussi évidente, la publication du 7 mai a été sanctionnée par une baisse immédiate de 20 %.

GitLab inaugure son « acte 2 »

Chez GitLab, le couperet est tombé lundi 11 mai, là aussi sous forme de lettre ouverte annonçant l’entrée de la célèbre forge logicielle dans son acte 2. « L’ère des agents offre à GitLab la plus grande opportunité de notre histoire en tant qu’entreprise, et nous prenons les décisions structurelles et stratégiques nécessaires pour la saisir », attaque l’entreprise, avant d’annoncer la révision à la baisse de son « périmètre opérationnel ».

GitLab annonce ainsi se retirer d’un tiers des marchés dans lesquels l’entreprise entretient une présence physique, en ciblant les pays où les équipes sont les plus réduites, qui seront désormais gérés commercialement par un réseau de partenaires revendeurs. L’entreprise annonce également travailler à supprimer jusqu’à trois niveaux hiérarchiques dans son organisation, et à remodeler ses effectifs R&D en équipes à la fois plus petites et plus spécialisées.

Après l’acte 1, qui a vu l’entreprise traverser la période Covid et s’introduire en bourse, GitLab annonce son acte 2, dessiné par l’IA agentique – capture d’écran

Cette nouvelle structure devrait être sous-tendue par de nouveaux outils. « Nous sommes en train de repenser nos processus internes grâce à des agents d’IA, d’automatiser les révisions, les approbations et les transferts afin d’accélérer notre travail, et nous prévoyons d’adapter la taille des postes dans toute l’entreprise en conséquence », écrit GitLab. Le périmètre exact des départs n’est pas spécifié, mais l’entreprise s’engage à communiquer plus précisément sur le sujet d’ici le 1er juin.

Au-delà de l’annonce proprement dite, le discours de Bill Staples, CEO de GitLab, illustre lui aussi l’ambigüité de la situation :

« Ce processus de restructuration est différent de ceux dont vous avez pu entendre parler dans l’actualité. Bien sûr, l’IA transforme nos méthodes de travail et fait partie intégrante de notre plan de transformation, mais il ne s’agit pas ici d’une optimisation liée à l’IA ni d’une opération de réduction des coûts. »

Les trois fondamentaux de ce fameux Acte 2 ne sonnent pourtant pas radicalement différemment des discours lus ou entendus chez d’autres grands noms de la tech engagés dans des licenciements. Outre la nécessité d’investir dans des infrastructures, il évoque ainsi la nécessité de combiner plus efficacement rapidité d’exécution et qualité (notamment grâce à l’automatisation de tout ce qui peut l’être), le renforcement des responsabilités individuelles et l’attention primordiale accordée aux clients.

D’après son dernier rapport d’activité (PDF), GitLab comptait 2 375 salariés dans 60 pays au 31 janvier 2025. Le groupe a réalisé 260 millions de dollars de chiffre d’affaires sur le quatrième trimestre de son exercice fiscal 2026, clos le 31 janvier dernier. Il avait annoncé à cette occasion un plan de rachat d’actions à hauteur de 400 millions de dollars, une opération qui vise à doper le cours en bourse et donc à augmenter la valeur du titre pour les actionnaires.

Pionnier de l’IA, DeepL licencie au nom de l’IA

C’est via LinkedIn que Jarek Kutylowski, CEO de DeepL, a lui aussi annoncé le 7 mai un plan de licenciement à grande échelle, puisque 250 employés sont concernés, soit environ un quart des effectifs de cette entreprise allemande, pionnière de la traduction automatisée, notamment grâce aux grands modèles de langage. Il invoque la nécessité de s’adapter face à une technologie qui évolue nettement plus vite que ne peut le faire son entreprise.

« Comment assurer la pérennité d’une entreprise mondiale spécialisée dans l’IA face à ce rythme d’évolution ? Sommes-nous prêts à relever ce défi ? La réponse honnête était non. Ce qui nous a permis d’en arriver là ne nous mènerait pas là où nous devons aller. Nous avons donc choisi d’agir. »

Kutylowski a peut-être inspiré Staples chez GitLab. Le patron de DeepL annonce lui aussi sa volonté de transformer l’entreprise vers de petites équipes plus agiles, au sein desquelles l’IA gèrerait les tâches courantes pour que l’humain se concentre sur ce qui amène le maximum de valeur.

En creux, le CEO de DeepL révèle tout de même que cette restructuration vise à soutenir les capacités d’investissement de l’entreprise : il annonce coup sur coup l’intégration de la startup Mixhalo, spécialisée dans la diffusion audio, et l’ouverture d’un bureau à San Francisco.

Lui aussi convoque enfin l’argument de l’urgence, qui présente l’avantage de déporter une partie de la responsabilité sur une contrainte conjoncturelle. « Nous n’attendons pas que le changement soit parfaitement évident pour tous les acteurs du marché ; le bon moment pour agir ainsi, c’est avant d’y être contraint. »

☕️ IBM France annule son plan de départ volontaire, au grand dam des salariés concernés

12 mai 2026 à 08:23


Fin janvier, IBM annonçait se séparer de 10 % de ses effectifs en Europe afin, expliquait Libération, de maintenir sa compétitivité sur les marchés du cloud et de l’IA, d’augmenter sa productivité et de réduire ses coûts. En France, où la société compte plus de 3 000 salariés, un plan de départ volontaire a été négocié puis signé le 8 avril pour permettre aux équipes de se joindre à cette mesure de maîtrise des coûts.

Mais à la fin du mois, le géant états-unien a changé de braquet.
Le 27 avril, lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, la direction de la filiale française a indiqué que le plan était annulé. 
Auprès de Libération, certains élus du CSE suspectent que le revirement soit dû à des « raisons budgétaires ».

Délégué central Unsa, Pierry Poquet déplore par exemple les réductions d’effectifs, mais souligne que ce type de plan est apprécié à l’échelle individuelle, lorsqu’il permet à des salariés de se reconvertir ou de terminer leur carrière avant leur retraite. Parmi les 328 postes concernés dans ce cas précis, nombreux sont ceux qui ont contacté leurs délégués syndicaux en se déclarant « dépités ».

La CFDT d’IBM France critique, elle, des « revirements stratégiques » qui épuisent les salariés. Le plan de licenciement initialement annoncé faisait suite à une précédente réduction de 200 postes de cadres, rappelle-t-elle, demandant au groupe de « clarifier sans délai ses intentions en matière d’emploi en France » : « En quelques semaines, ces salariés sont passés du statut de“non indispensables” à celui de ressources à conserver, sans explication claire sur la cohérence de long terme ».

Dessin humoristique de Flock
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