Vue normale

#Mise à jour 6# Vague de 3 200 licenciements chez Xbox : id Software décapité, Arkane en mauvaise voie

Par : Estyaah
6 juillet 2026 à 21:09

La nouvelle est tombée un peu plus tôt dans l’après-midi : Microsoft va se séparer de 3 200 postes côté jeu vidéo d’ici à mi-2027 (environ 20 % de la masse salariale), dont 1 600 immédiatement. C’est Asha Sharma, actuelle CEO de la branche Xbox, qui l’a annoncé via un mémo partagé à tous les salariés (et au monde entier en même temps, a priori). On savait déjà que des licenciements étaient prévus, mais on ne savait pas qu’ils allaient être d’une telle ampleur. Par ailleurs, cela intervient dans un plan encore plus global de « rationalisation » au sein du groupe, puisque c’est un total de 6 400 personnes qui finiront à la porte de la firme de Redmond dans moins d’un an.

Bon nombre de studios sont salement touchés, notamment id Software, d’après Jason Schreier, malgré la sortie imminente du premier – et probablement dernier – DLC pour DOOM: The Dark Ages : Revelations. Pareil chez Obsidian, selon Gautoz d’Origami, qui serait l’un des studios les plus charcutés, et dont les salariés restant seraient regroupés autour de Grounded 2. La situation est différente pour Arkane à Lyon, puisque contrairement à certains de ses copains qui sont en passe d’être revendus ou de redevenir indépendants, la direction est entrée en consultation avec les partenaires sociaux pour « examiner les options stratégiques possibles ». En effet, grâce à un droit du travail français décrit comme « plus rigoureux » par nos amis américains, ils ne peuvent pas se débarrasser des gens en un claquement de doigts. Cela promet de longs mois d’hésitation entre revente, découpage et licenciements, mais ça ne sent pas très bon pour leur projet d’immersive sim en TPS, Marvel’s Blade.

On ne va pas vous mentir : ça nous ferait franchement chier qu’un studio aussi mythique qu’Arkane ferme ses portes, et on souhaite bon courage à toute l’équipe pour traverser cette nouvelle épreuve.

Édit du 07/07 : Nos confrères de Gamekult rapportaient ce matin qu’id Software aurait perdu plus de la moitié de ses effectifs (136, a priori), en particulier les personnes de l’équipe technique. Comme ils le soulignent, cette décision serait d’une bêtise crasse, car l’id Tech 8 (qui anime notamment DOOM: The Dark Ages ou Indiana Jones et le Cercle Ancien) rivalise largement avec l’Unreal Engine 5, tout en étant bien mieux optimisé. Microsoft aurait tout au contraire plutôt intérêt à le développer pour ne pas être dépendant d’un autre moteur et ainsi l’utiliser dans ses autres studios, comme ils l’avaient initié chez MachineGames.

Édit du 08/07 : Jason Schreier a publié un article ce matin à propos d’Obsidian : un quart du staff s’est fait dégager, la suite d’Avowed a été annulée tout comme d’autres projets non annoncés, et le studio se concentrera sur un nouvel épisode de Fallout aux côtés des équipes de Bethesda Game Studios.

Édit du 09/07 : Gamesbeat et Video Games Chronicle ont publié des articles sur les réactions des ex-employés d’id Software, franchement choqués par la décision. On apprend que le studio travaillait sur un jeu inspiré de John Wick, sur un nouveau Perfect Dark et sur une proposition multi/coop sur la licence DOOM. Aucune information ne permet pour l’instant de dire si tout part à la benne. En revanche, on sait dorénavant que le studio comptait 185 employés avant le départ des 136 annoncés hier. Il ne reste donc qu’une cinquantaine de personnes chez id Software, qui deviendrait un studio de support, et ils abandonneraient donc l’id Tech au profit de l’Unreal Engine (comme Halo Studios) pour rationaliser les coûts. Sans doute la pire décision possible jamais entreprise par Microsoft.

Édit du 10/07 : Dans un article publié hier, nos confrères de This Week in Videogames infirment l’abandon de l’id Tech et la bascule à l’Unreal Engine. Selon eux, ce sont des spéculations faites par d’anciens membres du studio qui n’auraient pas la vue globale du sujet. Même si des profils très techniques liés à l’id Tech ont été supprimés aux États-Unis, il s’avère que le studio de Frankfort, dont le rôle est uniquement de travailler sur le moteur, n’a pas du tout été affecté par les licenciements, probablement grâce à la protection des emplois proche de celle du droit français. Il y a donc un espoir de voir perdurer le mythique moteur, notamment dans la prochaine production de MachineGames, le troisième volet de la série Wolfestein, et pourquoi pas sur d’autres « licences phares », telles que décrites par la direction de Bethesda.

Édit du 11/07 : Les développeurs restants chez id Software tentent de faire du damage control en publiant un communiqué sur X. Ils expliquent que, malgré les 136 licenciements, leur équipe est désormais de taille comparable à celle qui avait développé DOOM 2016, et qu’ils continuent à travailler sur « les jeux et la technologie qui ont défini le studio depuis 35 ans ». Ils nous donnent rendez-vous à la Quakecon en août prochain.

Édit du 11/07 (bis) : Dans une vidéo publiée le 10 juillet, Jason Schreier indique que malgré l’annulation d’Avowed 2, un petit groupe de développeurs continuerait tout de même à travailler dessus, en attendant d’être réaffecté au prochain jeu Fallout. L’hypothèse du journaliste est qu’ils espèrent peut-être avoir suffisamment avancé pour que Microsoft accepte d’achever le projet à moindre coût.

South Korea's SK Hynix Launching $28 Billion US Listing To Ride Global AI Wave

Par : BeauHD
6 juillet 2026 à 21:00
SK Hynix is launching a Nasdaq listing expected to raise about $28 billion, giving US investors easier access to one of the biggest beneficiaries of the AI memory-chip boom. Reuters reports: The company will sell 17.79 million new shares in the depository receipt listing on the Nasdaq. Ten ADRs will represent one common share and the stock will be sold in a price range that is due to be revealed on Monday, based on SK Hynix's Seoul trading price. SK Hynix's share price was down 4% at 2,327,000 won each on Monday, but the stock is up about 273% this year, as it rides surging global investor demand for AI stocks. Korea's KOSPI was down 2.2% on Monday. [...] SK Hynix has been among the world's largest beneficiaries of the AI boom as it outperformed its major rivals Samsung and Micron. "This is more than a liquidity event," said Dave Mazza, the chief executive officer of Roundhill Investments in New York, which manages an exchange-traded fund tracking DRAM manufacturers, which is one of the most popular ways for U.S. investors to trade SK Hynix's stock. "SK Hynix has been one of the most important companies in the world that most U.S. institutions could not easily own." "The listing removes an accessibility discount, not a quality discount." [...] SK Hynix said the proceeds from the listing of the American Depositary Receipts will be used to build chip factories in South Korea and buy chipmaking equipment including an extreme ultraviolet scanner made by Dutch equipment maker ASML. The final price of the New York listing is due to be set on Thursday, ahead of the stock starting trade on Friday, regulatory filings showed. The company's management will meet global investors on a roadshow this week. The deal is expected to be the second-biggest share sale after a record $85.7 billion initial public offering by SpaceX last month, surpassing Saudi Aramco's $25.6 billion IPO in 2019 and Alibaba's similar-sized offering in 2014.

Read more of this story at Slashdot.

Microsoft Lays Off Nearly 5,000 Employees Across Xbox, Commercial Sales

Par : BeauHD
6 juillet 2026 à 18:30
Microsoft is laying off about 4,800 employees, including 1,600 from Xbox, as it restructures around AI investments and tries to reset its struggling gaming business. "Our business is changing because the world around it is changing. The way technology is built, deployed, and used is transforming faster than at any point in my time here," said Amy Coleman, EVP and chief people officer at Microsoft. "Our customers' needs are shifting, the business models that serve them are shifting, and that means the work itself -- what we do, where we focus, and how we're organized -- has to transform too." She continued: "Companies don't get to choose whether their industry changes; they only get to choose whether they change with it. That means we will need to adjust resources and roles and shift how we operate so we can have the greatest impact for our customers." TechCrunch reports: Coleman stressed that the roles being eliminated today "are not being replaced by AI," but noted, "what is true is that AI is changing how work gets done." "Some of the tasks we do every day can now be automated, and that means we all need to keep learning, keep building new skills, and keep adapting as the work evolves," Coleman wrote. [...] Speaking about the Xbox layoffs, Coleman said little: "We are restructuring to position the business for long-term success. Engineering teams across the company will also evolve their structure and priorities to meet customer needs and innovate for the future." Of today's 4,800 layoffs at Microsoft, 1,600 will hit Xbox, with about 3,200 cuts in total expected through fiscal year 2027, according to Asha Sharma, CEO of Xbox. In an email she sent to employees on Monday, Sharma called this "the most significant restructure in Xbox history." "Our business today is not healthy," Sharma wrote. "We are operating at margins that are 3-10x lower than comparable platform and publishing businesses." She added that Xbox made bets like its monthly subscription service Game Pass, alongside moves to grow its portfolio of content and invest in multi-platform, among other attempts to breathe life into the business. None of those strategies grew at the expected pace, leading to the core business weakening even as Xbox added more teams and investment. "And now the industry is facing the most severe hardware crisis in its history," Sharma said. "We must reset Xbox." As part of the shift, Microsoft will transition four of its gaming studios to operate under new management, ensuring preservation of intellectual property and ongoing projects. Specifically Compulsion Games and Double Fine Productions will return to independent studios, according to Sharma. Ninja Theory and Undead Labs are coming under new ownership with funding to complete and grow some of their more popular games. According to Sharma's memo, Xbox is also flattening management hard, cutting the current 14 management layers to no more than five, but ideally three. As part of this major organization redesign, Xbox is making longtime executive Helen Chiang chief operating officer with end-to-end profit and loss authority across content, hardware, platform, and services. Xbox's restructuring plan centers around narrowing focus by dropping sprawling creative bets that don't produce platform-scale returns, and instead homing in on core strategic pillars like Mojang and King, the businesses behind Minecraft and Candy Crush.

Read more of this story at Slashdot.

3 200 licenciements, plusieurs studios écartés : Xbox lance sa plus grande restructuration

6 juillet 2026 à 15:24

On l’avait vu venir, mais le choc est tout de même là : Microsoft annonce le licenciement de milliers d’employés au sein de sa division Xbox et se sépare au passage de quatre studios de développement. Une vaste restructuration qui fait de lourds dégâts.

Nouveaux prix Apple, lunettes Meta Glasses et avenir d’Apple Pay en France : le récap tech de la semaine

5 juillet 2026 à 03:30

À la une de la rubrique tech de Numerama cette semaine : Apple augmente ses prix en réaction à la pénurie de composants et dénonce les pratiques des fabricants de RAM. Meta lance des lunettes Meta Glasses sans la marque Ray-Ban, pour attaquer de nouveaux marchés, et le Crédit Agricole s'offre un bad buzz en lançant une application concurrente d'Apple Pay.

AOL's Owner Bending Spoons Hits Wall Street with $1.7 billion IPO

4 juillet 2026 à 17:34
"The owner of AOL and other tech businesses hit Wall Street with a $1.7 billion initial public offering Wednesday," reports the Associated Press: The company is getting $1 billion in proceeds, while the rest is going to shareholders. The stock surged 39.7% in its first day of trading under the symbol "BSP" on the Nasdaq, giving it a market value of $25.2 billion. Among the company's well-known holdings are the event creation and ticketing company Eventbrite, and the video hosting service Vimeo... AOL itself went public in 1992 and was a vanguard of technology and communication. It reached a market value of $164 billion in 2000 shortly before merging with Time Warner. It then crashed along with the rest of the industry following the bursting of the dot-com bubble. It has been bought and sold several times over the last two decades... [Italy-based Bending Spoons] was founded by three friends in 2013 following the failure of their first attempt at building a technology startup. It has since grown by buying more than 50 companies. The acquired companies are reorganized, and AI technology is often a key tool in the redesign. The focus remains on subscription-based revenue from the portfolio of businesses. The company said it had net income of $27.5 million on revenue of $601 million during the first three months of 2026. It had more than 500 million monthly active users and 9 million monthly paying customers as of March. The company has debt of just under $4.4 billion. It plans to use proceeds from the offering to invest in new acquisitions. The article notes that in the company's prospectus, it says they chose the name Bending Spoons because "We were about to attempt to create a world-class company with $40,000, a team of five, and a track record that read 0 for 1. A touch of irony seemed appropriate."

Read more of this story at Slashdot.

Labor Force Participation Rate Falls To Lowest In 50 years

Par : BeauHD
2 juillet 2026 à 21:05
The US unemployment rate fell to 4.2% in June largely because 720,000 people left the labor force, pushing participation to 61.5%. Excluding the Covid-era jobs market, that's the lowest participation rate since June 1976. CNBC reports: The decline in the labor force marks a "massive exodus" driven by multiple factors, said Mike Reid, head of U.S. economics at RBC. "The unemployment rate fell to 4.2% as both the number of unemployed workers and the size of the labor force pulled back," Reid wrote in a post-report commentary. "This may well be a story of retirements but could also be a story of prior job seekers dropping out of the labor force." [...] [T]he rolls of those counted as not in the labor force, a group that includes the unemployed and those not looking for work, jumped by 832,000. And while the establishment survey, which counts jobs filled, showed growth for the month of 57,000, the survey of households, which counts the actual level of those working, tumbled by 507,000. On a year-over-year basis, the labor force is down by just over 1 million, while the level of the employed also has fallen by 1.06 million and the ranks of the unemployed have risen by 40,000. The employment-to-population ratio slipped to 59% in June, the lowest since October 2021. All that has happened while the unemployment rate has risen by just one-tenth of a percentage point to 4.2%. The drop in participation is sometimes attributed to a shrinking immigrant population and retiring baby boomers and Gen Xers. However, in June the biggest plunge came from what is defined as "prime age" workers, or those between the ages of 25 and 54. That rate fell 0.6 percentage point to 83.3%, its lowest since December 2023. "Looking at the statistics now, that argument doesn't hold up so well," North said of the retirement and immigration rationale. "I hate to use the word 'alarming,'" he added, but said the numbers are cause for concern.

Read more of this story at Slashdot.

Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US

2 juillet 2026 à 10:33

Omdia annonce des chiffres assez durs. De crise en crise, le marché de l’informatique personnelle accuse encore le coup. Après le COVID, après les cryptos, le secteur est désormais confronté à une augmentation de tarifs de ses composants clés : mémoire vive bien sûr, mais aussi cartes graphiques, stockage et processeurs. Les centres de données aspirant au prix fort la production mondiale de tout ce qui embarque un peu de silicium.

Le résultat sur le terrain se traduit par une érosion très nette des livraisons de PC. Une baisse de 7% pour ce premier trimestre 2026 d’après le cabinet d’analyse Omdia. Un recul très fort avec 15.8 millions d’ordinateurs expédiés, tous types confondus et hors marché tablette. On n’avait pas vu un tel recul depuis 2023 et son troisième trimestre.

Si Omdia met en lumière la crise actuelle des composants, d’autres facteurs sont probablement à l’œuvre. L’inflation générale des prix, l’incertitude géopolitique et bien sûr la problématique de la hausse du carburant. Un cocktail qui empêche probablement d’investir aussi facilement qu’auparavant dans un nouveau PC. C’est probablement pour cela que le secteur des particuliers est en plus net recul (-9.5%) que celui des pro (-5%).

Les entreprises ont également été plus fortement et directement incitées à finir leur basculement de Windows 10 à Windows 11 tandis que les particuliers ont trouvé des alternatives : soit en restant sous Windows 10, soit en basculant sous Windows 11 malgré les réticences microsoftiennes ou en changeant de système. Les directeurs informatiques des grandes entreprises ont également su lire le marché et comprendre la hausse pour anticiper peut-être un peu plus les augmentations à venir. Le marché pro est souvent dans l’anticipation en prévoyant les changements de marché alors que celui des particuliers est dans la réaction. Le grand public n’investit souvent qu’en cas de panne.

Le fait que le prix moyen des machines augmente de mois en mois est probablement un autre facteur de différenciation entre pros et particuliers. Omdia indique que ce premier trimestre a vu les prix augmenter de 4% supplémentaires en moyenne. Mais cette moyenne n’est probablement pas du tout la même sur les deux segments. Si les PC bureautique classiques n’ont pas beaucoup bougé, les machines plus musclées et en particulier le segment réservé aux joueurs et à la création a explosé. Cette hausse devrait se poursuivre et rajouter encore 12 % supplémentaires en moyenne pour le second trimestre. La fin des contrats de livraison de mémoire et stockage encore existants chez les grands fabricants ayant pris fin entre mai et juin, les prix de rentrée des ordinateurs vont probablement atteindre des sommets en septembre.

Omdia note des disparités assez fortes chez les marques : HP est en plein naufrage avec une baisse de 21.6% de ses livraisons sur ce trimestre. Dell en profite pour devenir leader du marché US avec une légère croissance de 1.1% pour atteindre un quart des livraisons du pays. Lenovo le tenaille avec une hausse de 1.2% pour s’accaparer 20% des livraisons. Apple dévisse de 1.6%, Acer  de 5.6%…

Les prévisions d’Omdia sont pessimistes pour 2026 avec une baisse de presque 15% des livraisons sur l’année entière. Cela reflète mécaniquement les problèmes de disponibilité des composants et les actions menées par différentes marques. Plusieurs fabricants m’ont confirmé en off que leurs contrats de livraison de mémoire n’étaient livrés qu’à 40% de ce qui était commandé. Sur 100 modules attendus, ils n’en recevaient que 40. Ce qui pose évidemment un problème de fabrication et donc de livraison. La parade la plus simple a été de diviser la mémoire pour mieux al répartir. Ce qui explique le choix de certaines marques de multiplier les machines en 8 Go de mémoire vive et pourquoi Microsoft trouve que finalement 8 Go cela suffit pour faire tourner Windows 11. Les grands fabricants préfèrent largement proposer deux machines en 8 Go plutôt qu’une seule en 16 Go de DDR5.

Cela explique également pourquoi le gouvernement US a finalement normalisé en quelques mois les relations entre ses marques de PC US et les nouveaux fabricants de mémoire vive chinois auparavant sur liste noire. Il y a clairement le feu au lac et deux sociétés qui ont passé des accords d’achat avec le Chinois CXMT sont HP et Apple, deux marques en baisse de livraisons.

omdia

Omdia et la boule de crystal ?

Le reste de l’analyse d’Omdia est à prendre avec des pincettes. On ne voit pas trop pourquoi le marché pourrait reprendre des couleurs en 2027 avec une hausse estimée à +10% ce qui ferait tout de même une augmentation des livraisons de 24% par rapport à 2026… La plupart des acteurs semblent confirmer que l’année prochaine ne sera pas une année de rupture en termes de prix sur les composants. Que l’appétit des ogres de l’IA ne sera pas encore rassasié. Quant aux années 2028,; 2029 et 2030, cela ressemble plus à une manière de rassurer le marché qu’autre chose. Bien malin sera celui qui pourra anticiper à 4 ans quelque chose en informatique.

omdia

Omdia fait par contre un autre constat, celui d’un secteur qui s’oriente vers des prix plus élevés. Ce n’est ici pas forcément difficile à anticiper quand on voit qu’un engin comme la Steam Machine de Valve avait été anticipée à 750$ par ses ingénieurs et a dû finalement sortir au-dessus des 1000$. Les prix montent en flèche pour tout le monde et les nouveaux contrats sur les composants ne vont pas aider à améliorer la situation.

Il ne faut pas oublier que pour le moment le marché est pris dans une guerre aux moyens totalement asymétriques. Comme je vous l’expliquai en début de crise, augmenter les tarifs a un impact direct pour les marchands de PC. Celui que l’on voit ici. Au-delà d’un certain prix, les acheteurs ne veulent plus investir et changer de matériel. En face, les centres de données n’ont absolument aucun problème pour faire monter les enchères. La course à l’armement des IA se poursuit avec un budget illimité et sans contrainte de vendre les produits achetés à qui que ce soit. Même en augmentant leurs prix pour pouvoir acheter plus de mémoire vive aux fabricants, les marques PC traditionnelles ne pourront jamais rattraper les portefeuilles sans fond des investissements IA. 

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US © MiniMachines.net. 2026

Après le succès de Backrooms, Warner s’attaque au terrifiant Siren Head

2 juillet 2026 à 10:15

Le cinéma d'horreur a trouvé sa nouvelle mine d'or. Alors que les films de super-héros s'essoufflent, le triomphe planétaire de Backrooms au box-office prouve que les légendes urbaines d'internet sont devenues les nouveaux blockbusters d'Hollywood. Face à ce raz-de-marée, Warner Bros vient de remporter une bataille féroce pour adapter à l'écran un autre cauchemar du web : Siren Head.

TF1 et Canal+ se disputent encore : chaines supprimées, attaques publiques… Que se passe-t-il entre les deux groupes ?

2 juillet 2026 à 09:42

v

Depuis le 30 juin 2026, Canal+ ne distribue plus trois chaînes thématiques de TF1 : TV Breizh, Histoire TV et Ushuaïa TV. Il ne s'agit pas de la fin d'un contrat : les deux entreprises ont publié des communiqués dans lesquelles elles se renvoient la faute. Depuis huit ans, Canal+ et TF1 ne cessent de s'écharper.

Rachat Paramount/Warner : la Grande-Bretagne pourrait intervenir et tout stopper

1 juillet 2026 à 10:25

Alors que le projet de fusion historique entre Paramount et Warner Bros Discovery semblait sur une voie royale après le feu vert des États-Unis, un obstacle inattendu surgit de l'autre côté de l'Atlantique. Le gouvernement britannique menace d'intervenir et de geler l'opération, mettant en péril un deal global à 110 milliards de dollars.

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens

30 juin 2026 à 13:48

C’est avec une force et une intelligence impressionnantes que notre monde politique a lancé il y a quelques mois la taxe de 2€ sur les petits colis. Prenant ainsi de l’avance sur celle qui devait entrer en vigueur un peu plus tard dans l’année sur tout l’univers économique européen.

Qui aurait pu prédire ?

Grâce à cette taxe nationale, nous sommes parvenus à un brillant résultat pourtant anticipé avant sa promulgation. Celui d’un système de fret notional totalement désorganisé. D’une disparition de centaines d’emplois directs et indirects et de la récolte d’une somme colossale : 2.3 millions d’euros sur les 400 millions anticipés.

La brillante idée trouvée par notre gouvernement le premier mars de cette année était de faire payer un montant de 2€ par type de nomenclature de produit douanier pour tous les colis de moins de 150€ à entrer sur le territoire depuis un pays en dehors de la Communauté économique européenne. En clair, vous commandiez un paquet avec une paire de chaussettes, deux cravates, et trois pantalons, vous vous acquittiez de 6€ de taxes supplémentaires. 2€ pour chaque type de produit. Si, et seulement si, votre colis faisait par exemple Londres -> Toulouse. Ou Singapour -> Marseille.

Si votre colis faisait une escale entre-temps dans un pays d’Europe qui n’avait pas encore ajouté de taxe de ce type, comme, au hasard, la Belgique, la Pologne ou l’Espagne. Alors il n’était pas taxé. Chose incroyable, des géants du ecommerce ont investi en masse ces pays pour implanter des centres logistiques. La Belgique pour Alibaba. La Pologne pour de nombreux depuis que le pays est le terminus des trains en provenance des nouvelles routes de la soie terrestre de Chine. L’Espagne également comme une plaque tournante du commerce vers de nombreux pays d’Europe.

Évidemment, il s’est passé ce qu’il devrait se passer. Du jour au lendemain, les différents acteurs du marché qui importaient en France ont simplement demandé à atterrir ailleurs. Les zones de logistique des aéroports français se sont retrouvées vides et des sociétés de gestion de colis et de dédouanement ont vu leur gagne-pain disparaitre. La distorsion concurrentielle posée par l’acte isolé du gouvernement français ne pouvait pas se solder par un autre scénario.

Une pièce de 3€ slovène

Une pièce de 3€ slovène

Changement de méthode

Réjouissons-nous, il n’aura fallu que 4 mois pour que le gouvernement se rende compte de la boulette. Ce 30 juin, la taxe petits colis de 2€ franco-française est suspendue. A terme, elle va totalement disparaitre au profit de la taxe de 3€ Européenne. L’effort de réflexion est louable, d’autant qu’au départ le gouvernement voulait proposer un combo. La taxe nationale de 2€ devait accompagner la taxe commune de 3€ pour un très joli 5€ par type d’objet livré. Cela ne sera finalement pas le cas. Le ministère du commerce a finalement reconnu qu’il serait mieux de proposer une taxe unique étant donné que nous sommes dans un « marché unique ».

Il faut surtout dire que si les 2€ cocorico s’ajoutaient aux 3€ de base, la distorsion concurrentielle persisterait. Les premiers bilans de l’expérience ont établi que 90% des colis qui débarquaient sur le sol français avaient été expédiés ailleurs quelques jours après l’entrée en vigueur de la taxe 2€ le premier mars. Et les rentrées d’argent espérées étaient retombées chez nos chers voisins européens. Les compagnies internationales extra-européennes préférant encore et toujours payer 3€ de taxe en Belgique que 5€ en France. Là encore, personne n’avait cru bon de le signaler au gouvernement français en amont… Ah si, on me dit dans l’oreillette que de nombreux spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme. Pas assez fort probablement.

Méthode Coué Premium++

Aujourd’hui, la communication gouvernementale ne manquera pas de surprendre. La décision de la taxe européenne de 3€ a été entérinée le 12 décembre 2025 après de longs conciliabules pour mettre les 27 membres de l’Union économique d’accord. Mais le gouvernement estime que c’est son impulsion au 1ᵉʳ mars 2026 avec la taxe à 2€ qui a permis de « pousser l’Europe à prendre des mesures ». Que la France a obtenu « gain de cause » sur un projet déjà signé et entériné pour se lancer au premier juillet 2026. On est en plein développement personnel et autocongratulation devant ses actes même s’ils n’ont fait que créer des problèmes.

L’impression d’un amateurisme total n’est donc qu’une vue de l’esprit et les effets de bord sur l’emploi de cette décision de créer une zone plus taxée au sein de l’union ont forcément été mûrement réfléchis.

La taxe sur les petits colis se heurte à l'ampleur phénoménale de la tâche

Ce que cela va donner en pratique et pendant deux ans

Imaginez que vous commandiez du matériel électronique pour un projet personnel. Par exemple un kit pour établir la pollution de l’eau tel que celui-ci décrit sur Instructables. Il vous faudra commander 9 types d’éléments différents. Des capteurs, des résistances, des câbles, une batterie, une carte de développement ESP-32 etc. Cela fait donc 9 x 3 : 27€ de taxe sur votre colis. Si je regarde rapidement le prix des composants un à un, il y en a pour 45 à 50€ de produits et donc 50% de taxe petits colis sur ce montant. Bien entendu, si vous commandez un kit de 600 résistances, vous ne paierez que 3€ de taxe. 

Évidemment, personne ne va vérifier les contenus de vos paquets, tout va passer par les documents électroniques fournis par les exportateurs à la douane et un jeu de codes-barres. Et comme les colis sont concentrés en amont dans différents centres de collecte pour limiter le prix du port, une grande partie des colis seront estampillés d’un très vague descriptif. Je reçois depuis des années des colis souples qui enferment des produits variés. Le tout est estampillé de manière très vague. Je souhaite bien du courage au douanier junior qui se fera confier la tâche de vérifier la différence de nomenclature douanière entre une carte contrôleur de moteur pas à pas et un relais 12V, une ESP32 d’une solution sous RP2040. À part pour un bizutage bon enfant de ses supérieurs devant une tâche impossible, les agents devront forcément faire confiance aux expéditeurs. Deviner au toucher si votre colis contient des chaussettes, des slips et des t-shirts et non pas uniquement des sweats me parait légèrement hasardeux et chronophage.

Pour tenter de faire face au tsunami de travail qui va s’abattre sur les agents des douanes et payer les agents privés à qui l’État confie également le rôle de surveillance de ce fret, une surtaxe supplémentaire est prévue en novembre. Celle-ci sera fixée par colis et non en fonction des différents types d’objets importés. On parle pour le moment de quelque chose comme 2€.

Au final, ce sont les entreprises qui devront payer les taxes. Ce qui voudrait dire que la société qui vous propose un jeu de 100 LEDs RGB à 8€ va prendre le risque de payer 3€ de taxe ? Bien sûr que non. Les marchands vont augmenter leurs prix de 3€ par produit dès la mise dans le panier, histoire de se couvrir. Cette « surtaxe » disparaitra si vous dépassez les 150€ fatidiques. La taxe de traitement sera ajoutée en plus.

Que va-t-il se passer en amont ?

La réponse est assez évidente. Les différents acteurs de l’e-commerce mondial vont tout faire pour éviter de payer la taxe. Préférant payer un montant plus global à leurs antennes locales et profiter de leur infrastructure déjà en place. Aliexpress, par exemple, va profiter de ses dizaines de milliers de mètres carrés déjà implantés en Belgique pour y importer ses produits en masse. De manière à ne pas payer la taxe petit colis ensuite. Les entreprises ayant développé des entrepôts gigantesques en Pologne ou en Espagne feront de même. Ce changement de régime ne devrait pas inciter les plateformes à revenir dédouaner directement en France si elles ont déjà l’infrastructure et les emplois dans des pays limitrophes. Importer un ensemble de conteneurs complets de produits identiques sera toujours plus rentable et bien plus rapide à dédouaner. Cela condamnera donc le fret aérien en France que l’on connaissait avant mars 2026.

Pour les particuliers, la meilleure idée sera rapidement de grouper ses achats pour dépasser les 150€, surtout si votre commande est composée de dizaines de types de produits différents.

En attendant un prochain changement déjà anticipé d’une réforme en profondeur de notre système Européen de taxation qui est prévu pour 2028.

Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident

Taxe petit colis, un bilan ridicule de 2.3 millions d’euros

 

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens © MiniMachines.net. 2026

Sony fait le ménage chez Bungie suite à la fin de Destiny 2

Par : Estyaah
30 juin 2026 à 13:37

On vous parlait il y a tout juste un mois de la fin de Destiny 2, qui devait s’accompagner d’une vague de licenciements, selon le journaliste Jason Schreier. Il y a quelques jours, Sony a officiellement annoncé que Bungie allait se séparer d’une partie de ses collaborateurs. Un autre reporter, Stephen Totilo, a révélé que 292 personnes étaient concernées et que leur départ était prévu pour le 9 juillet prochain.

292 people laid off from Bungie in the state of Washington, where the studio is based. Effective July 9.

Stephen Totilo (@stephentotilo.bsky.social) 2026-06-25T21:21:10.507Z

Si une grande partie des salariés travaillaient sur feu Destiny 2, certains d’entre eux avaient déjà repris une activité sur Marathon. Il faut croire que la fréquentation n’est pas suffisante sur leur extraction shooter pour maintenir autant de monde sur le projet.

Ce n’est donc pas une surprise, mais ça fait toujours mal au cœur, surtout quand le copain Microsoft se prépare à une nouvelle purge dans sa branche jeux vidéo.

Mémoire vive : Entente entre les différents acteurs ou capitalisme classique ?

30 juin 2026 à 10:57

Aux USA, il est possible pour un particulier d’attaquer un géant industriel dans un tribunal classique. Il suffit de trouver un cabinet d’avocats pour vous défendre et de le payer pour cela. Il arrive également que certains avocats vous défendent gracieusement en espérant toucher une part importante des éventuels dommages qu’un tribunal pourrait ordonner.

C’est ce qui a été fait aux USA avec plusieurs plaignants, principalement des particuliers mais également quelques assembleurs, qui ont déposé une plainte contre Samsung, SK Hynix et Micron concernant l’envolée des prix de la mémoire vive. Cette « entente » supposée se base sur des constats.

– L’augmentation de la production de mémoire HBM au détriment de la DDR5. Cette mémoire très rapide est une demande des centres de données en général. Dernièrement, la demande des IA a fait exploser les compteurs. La production de cette mémoire employant des technologies proches de la fabrication de DDR5 grand public, cela a mécaniquement diminué la production de cette dernière. Un acteur comme SK Hynix a ainsi largement réduit la voilure de sa production de mémoire « PC » et a organisé celle-ci pour suivre la demande de mémoire « serveur ». Un choix qui visait à augmenter sa rentabilité. Les mètres carrés dans des usines sont précieux et chaque espace gagné par la HBM occupe forcément ceux précédemment acquis à la production de DDR5.

– La segmentation de la production de DDR5 vers de nouveaux acteurs. Il y a encore un an, le plus gros de la production mémoire vive était absorbé par les géants traditionnels du monde PC. Lenovo, HP, Dell, Apple, Acer, Asus, MSI… mais également déjà des constructeurs de solutions serveur. Désormais les marques qui fabriquent des ordinateurs personnels n’ont plus droit qu’aux restes de la production. Ce que les centres de données ne peuvent pas absorber. Les fabricants de mémoire vive qui distribuent des solutions mémoire à assembler aux particuliers ramassent les miettes. Les contrats passés sont terminés et les fabricants de PC comme les assembleurs sont en pleine disette sur ce composant pourtant central. Environ 70% de la mémoire vive produite dans le monde part désormais vers les centres de données. Il ne reste que 30% pour le marché « PC ». En 2024-2025 les chiffres reflétaient une distribution totalement inversée.

– Un changement de paradigme total. En 2023 et même en 2024, la majorité des composants mémoire DDR5 étaient vendus soit à perte, soit avec des marges ridicules. Les prix n’avaient jamais été aussi bas. Les fabricants de PC profitaient d’une offre concurrentielle très abondante pour aller vers le plus offrant. Quand de nouveaux clients ont proposé d’acheter, à l’avance, leurs puces à un meilleur prix. Quand certains ont signé des contrats pour que les usines abandonnent des lignes de production de DDR5 produisant à perte pour l’orienter vers de la mémoire HBM très rentable, les fabricants de mémoire ont évidemment sauté sur l’occasion. Les constructeurs PC n’ayant jamais été des partenaires très soucieux de la bonne santé financière des fabricants de mémoire, ils n’ont eu aucun scrupule à les abandonner sur la route.

Ce matin, Bob et Bobette vont fabriquer de la DDR5

Face à tout cela, la réaction des trois acteurs majeurs du marché a été très similaire. D’abord la baisse de la production de leurs produits les moins rentables. SK Hynix a réorienté une grosse partie de son offre sur la HBM avec un large coup d’avance sur ses concurrents Micron et Samsung. Micron qui a très rapidement abandonné sa marque Crucial grand public pour s’orienter entièrement vers un marché pro forcément plus rentable. Samsung, quant à lui, a continué à produire de la mémoire DDR5 mais l’a simplement vendue au plus offrant en l’orientant vers des formats serveurs, quitte à casser certains contrats en cours, voire à refuser de livrer ses propres divisions smartphone pour préserver ses contrats les plus juteux.

Mémoire vive DDR5 Samsung Electronics

Est-ce une entente ou le reflet d’un capitalisme classique ?

Toute la question est ici. Est-ce que les différents acteurs et concurrents de la mémoire vive se sont entendus pour faire monter les prix ou est-ce qu’ils n’ont fait que répondre aux plus offrants ?

Imaginez-vous fabricant d’un produit spécifique, un produit dont le cahier des charges existe mais dont les brevets représentent des dizaines d’années de travail de développement et dont les usines coûtent des milliards à mettre en place avant de voir le moindre bénéfice. Ce produit est acheté une misère par différents acteurs depuis des années. Juste assez pour faire tourner votre usine et ne pas vous faire perdre d’argent. Et, tout d’un coup, un nouveau client débarque et vous propose non seulement un meilleur prix mais s’engage à absorber une bonne partie de votre production à ce prix. Quelques temps plus tard, un concurrent de ce nouvel acteur arrive à son tour et promet encore plus pour votre produit. Puis encore un autre et encore un autre. Que feriez-vous ?

La question est d’ailleurs mal posée. Ce n’est pas « que feriez-vous ? » mais plutôt « que devez-vous faire ? ». Parce que la réalité du terrain, c’est qu’un dirigeant ou un commercial qui choisirait de ne pas livrer les clients qui payent plus cher et qui signent de gros contrats serait fautif. Il risquerait son travail pour mauvaise gestion. Choisir de chouchouter des clients historiques qui payent une misère depuis des années parce que l’offre est supérieure à la demande au lieu de diriger sa production vers le nouveau client qui offre beaucoup plus quand la situation se retourne, c’est de la mauvaise gestion.

Du reste, il ne faut pas aller chercher bien loin pour voir que cette « réflexion » est généralisée. Un petit tour sur les plateformes de petites annonces montre que le particulier a bien compris que la mémoire vive qui dormait dans ses tiroirs, achetée pourtant à bas prix, avait gagné en valeur. Les offres pour de la mémoire vive d’occasion ont augmenté de tarif de manière tout aussi spectaculaire chez le simple consommateur.

DDRGate

Il est plus facile d’imaginer une entente sur la mémoire vive…

Le fait que les différents acteurs aient agi dans un temps très court, retournant leur veste et brisant pour certains leurs contrats, laisse imaginer une sorte de contrat secret pour se partager les bénéfices de la situation. Le fait que, par le passé, il y ait eu des ententes entre les Coréens Samsung et SK Hynix, dénoncées par l’Américain Micron, laisse également entrevoir une possibilité de collusion. Mais ces mouvements correspondaient à une volonté de rebond du prix de la mémoire descendu trop bas pour être rentable.

Aujourd’hui le calendrier est serré parce que les centres de données pour les IA sont en plein essor. Nous voyons leur concurrence sous nos yeux avec des acteurs qui se développent en temps réel, des bâtiments qui sortent de terre, des ressources en eau et en électricité qui posent de gros problèmes aux populations locales. Des dirigeants de ces entreprises qui font le voyage vers les fabricants de mémoire pour assurer leurs contrats. D’autres qui se plaignent que les composants ne suivent pas leurs ambitions, ce qui ralentit la construction de leurs serveurs et donc la puissance de leur offre. La demande de mémoire ne sort pas du chapeau des fabricants, elle est clairement motivée par le terrain. Et cela se voit.

Les différents acteurs du marché mémoire veulent montrer leur volonté de pallier ce problème de production et les Coréens Samsung et Hynix annoncent un plan d’investissement poussé par le gouvernement coréen pour 590 milliards de dollars. Un gouvernement qui doit forcément être dans la boucle tant ce type d’infrastructure a un fort impact sur le pays. Il faut une place monstrueuse pour déployer les usines, un réseau d’alimentation en eau et en électricité énorme, des infrastructures de livraison et souvent un véritable système de transport pour faire face au besoin de main-d’œuvre.

La sortie de terre de ces nouvelles structures de production n’est pas attendue avant, au mieux, 2030. Il est probable que les prix de la mémoire vive empirent d’ici là. Ce qui pourrait amener le marché vers des extrémités tarifaires qu’un procès ne freinera en rien.

Une usine SK Hynix en construction actuellement qui fabriquera de la mémoire vive de type HBM

Ces chantiers sont également un danger pour les entreprises concernées.

Le paradoxe de cette course à l’équipement est que c’est exactement ce qui a conduit le marché mémoire à la situation passée. Les fabricants ont augmenté leur production de manière importante et adapté leurs usines pour produire de la DDR5 en masse. Leurs clients ont ainsi découvert une situation très avantageuse. L’offre avait dépassé la demande et, pire que tout, les principaux fabricants de processeurs et de SoC grand public ont maintenu pendant des années un statu quo sur les mémoires à employer. Leurs processeurs offraient la possibilité d’embarquer aussi bien de la DDR4 que de la DDR5. Résultat des courses, les nouvelles usines de DDR5 ont coûté des milliards d’investissement et ne pouvaient tourner qu’en revendant des puces à prix plancher, voire à perte. Il fallait que Samsung, SK Hynix ou Micron proposent toujours moins pour espérer écouler des puces. Seul moyen pour eux de rentabiliser la construction des nouvelles usines. Il était parfois préférable de vendre de la mémoire en perdant de l’argent plutôt que de ne rien produire et de laisser son outil industriel vide.

Aujourd’hui ces mêmes entreprises s’engagent donc à fabriquer de nouvelles usines pour fournir plus de mémoire au marché. Avec le risque d’un nouveau scénario catastrophe pour elles, inverser la tendance et se tirer une balle dans le pied. Si en 2030 les nouvelles usines proposent plus de mémoire que le marché en a besoin, les prix repartiraient vers une forte baisse. Une excellente nouvelle pour le marché des ordinateurs personnels, mais une beaucoup moins bonne pour ces entreprises. Et cela sans compter le risque d’un éclatement de la bulle IA avec des acteurs engagés sur un volume d’achat qui ne pourraient plus payer.

Mémoire vive DDR5 au format SODIMM

Mémoire vive DDR5 au format SODIMM

La norme DDR5 est ouverte à tous

Dernier point de rappel, on a vu fleurir de « nouveaux » acteurs sur le marché mémoire ces derniers mois avec notamment CXMT et Powev qui surfent sur ces prix en hausse pour faire fructifier des années de développement à perte. Mais la mémoire vive est un secteur ouvert à tous. N’importe quel industriel peut s’emparer du cahier des charges publié par le JEDEC et mettre en chantier ses propres brevets pour arriver à correspondre aux besoins recherchés. 

Bizarrement, aucun des fabricants de PC ne semble voir cela comme une solution viable, aucun nouvel acteur ne veut se lancer. Personne n’arrive à créer un consortium pour inventer un quatrième géant dans cette industrie. C’est comme si personne ne voulait prendre le risque de développer un outil industriel demandant des centaines de milliards d’investissement avec une rentabilité pas vraiment assurée à moyen et long terme après des années et des années de recherche et développement très coûteuses. 

Tout le monde a préféré payer au minimum sa mémoire vive pendant des années plutôt qu’aider à la progression de l’infrastructure qui la fabriquait. En 2023, Samsung Electronics était au plus bas de ses bénéfices depuis 14 ans avec 3.4 milliards de dollars de pertes. SK Hynix n’allait pas mieux avant son retournement vers la mémoire HBM, cette même année le fabriquant était dans le rouge pour 4,9 milliards de dollars. En 2023 toujours, Micron accumulait 5.8 milliards de pertes. Si le consommateur final y a gagné en ayant accès à une mémoire vive fort peu chère parce que vendue souvent en dessous de son prix de revient, cela s’est fait en empêchant totalement les constructeurs de pouvoir anticiper les évolutions du marché. 

Avec des pertes massives, les fabricants n’ont eu aucune raison ni aucun moyen d’investir dans de nouvelles usines. Et maintenant que la demande a dépassé l’offre, il semble normal pour tout le monde de leur laisser porter tous les risques d’un réinvestissement massif qui ne conduira qu’à faire en sorte qu’ils gagnent potentiellement moins d’argent à moyen terme. Investir plus pour gagner moins, cela ne sonne pas forcément comme l’adage le plus logique aujourd’hui.

Je ne sais pas si une entente entre les différents fabricants de mémoire a eu lieu. Ce que je sais par contre, c’est que la logique des différents acteurs de la mémoire vive aujourd’hui colle parfaitement à la recherche du profit maximum dans une prise de risque minimum. Et c’est difficile de leur reprocher, ces fabricants ne font qu’appliquer à la lettre les règles du marché mondial.

Pourquoi un nouveau palier de hausse pour la mémoire ?

Mémoire vive : Entente entre les différents acteurs ou capitalisme classique ? © MiniMachines.net. 2026

Supergirl : le DCU de James Gunn est t-il déjà mort ? Le film fait un bide

29 juin 2026 à 08:21

Alerte rouge pour la femme la plus forte du monde. Prévue pour être le deuxième pilier triomphal du tout nouveau DCU après Superman, Supergirl vient de réaliser un atterrissage d'urgence catastrophique pour son premier week-end en salles. Doté d'un budget colossal de 170 millions de dollars, le blockbuster de Craig Gillespie n'a récolté que 38 millions de dollars en Amérique du Nord.

[Rumeur] C’est probablement la merde pour Ghost Recon Over : licenciements, découpe de fonctionnalités et surcharge de travail

Par : Estyaah
25 juin 2026 à 23:50

Alors qu’on avait oublié son existence, Ghost Recon Over – ou Project OVR – a refait parler de lui chez nos confrères d’Insider Gaming. Leurs sources anonymes auraient indiqué que des tests alpha s’étaient déroulés au printemps dernier. Ils se seraient tellement bien passés qu’ils auraient conduit au licenciement d’une partie de l’équipe, dont des Parisiens, et une mise à la benne de fonctionnalités sans doute bien pourraves. L’ambiance ne doit donc pas être à la fête, et il semble que les équipes restantes vont devoir cruncher pour transformer une expérience a priori atroce et complètement instable en une bêta jouable dès novembre prochain.

Pour rappel, on apprenait en 2024 que le prochain opus de la série Ghost Recon devait abandonner sa vue à la troisième personne pour retrouver la vue subjective, ainsi qu’un aspect un peu plus milsim, ce qui nous avait plutôt enthousiasmé. Mais il va falloir un peu tempérer nos attentes tant qu’on n’aura pas plus de détails.

Logement, démarches, forfait fibre internet et mobile : comment bien s’installer au Luxembourg [Sponso]

25 juin 2026 à 07:55

Cet article a été réalisé en collaboration avec Tango Luxembourg

Démarches, recherche de logement et choix de votre opérateur Internet : s'installer au Luxembourg s'anticipe. Voici le guide essentiel pour réussir sereinement son expatriation au Grand-Duché.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Tango Luxembourg

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

En savoir plus

Bob Iger's Disney Wanted Apple, Twitter, and 007

Par : BeauHD
24 juin 2026 à 18:00
In an exit interview with The Financial Times (paywalled), former Disney CEO Bob Iger says the company seriously considered buying Twitter, explored a potential merger with Apple, and pursued the James Bond franchise during his tenure. The Verge reports: According to Iger, Disney came close to buying Twitter from co-founder Jack Dorsey "at a very attractive price," sometime prior to Elon Musk buying the social media platform in 2022 and changing its name to X. Iger had plans to turn Twitter into a global distribution platform for Disney, but walked away on the morning of the deal over concerns that it would be "a horrible distraction." Disney was also at one point involved in early conversations regarding a potential merger with Apple, something Iger thinks would have been "truly transformational." In the end, Iger says these conversations "never went anywhere," and that "Apple didn't show that much interest." The two companies have a mixed history -- Iger was an Apple board member from 2011 to 2019, and notably a driving force behind Disney acquiring Pixar in 2006, which was led by Apple co-founder Steve Jobs at the time. According to Iger, his first call with Jobs resulted in an almost immediate deal to put Disney content on the first video iPod. "All of a sudden, I'm now someone Steve likes and respects," Iger told The Financial Times. "The old Disney that he knew was lumbering in terms of bureaucracy. And so he thought, this is a new day." The Pixar acquisition spurred Iger to find more companies to bring under Disney's wing, though not every attempt was successful. "We felt unstoppable. We put together a list of acquisition targets," said Iger. "Marvel was one, Star Wars was another, James Bond was one. We had a list and I figured let's just tick them off and buy them all." Iger provides no details about Disney's attempt to buy the James Bond franchise, but we know it obviously failed -- Amazon bought the 007 distribution rights when it acquired MGM in 2022, and later paid more than $1 billion to take full creative control of the franchise in February 2025.

Read more of this story at Slashdot.

Walmart, In Biggest Deal In Two Years, Buys Advertising Tech Firm Vibe.co

Par : BeauHD
23 juin 2026 à 20:00
Walmart is acquiring self-serve connected-TV ad platform Vibe.co for a reported $1.4 billion, adding it to an advertising ecosystem that already includes smart-TV maker Vizio. AdExchanger reports: On Tuesday, Walmart announced that it is buying Vibe.co, the French self-serve ad platform that specializes in helping small brands buy streaming commercials with similar ease and precision as they get from search and social. Vibe has been vying for a bigger share of the ad dollars moving to connected TV, especially in the US, as evidenced by the company's ubiquitous billboards in major cities including New York and San Francisco. Now, Vibe joins Walmart Connect's commerce ecosystem alongside the smart TV maker Vizio. And Vibe's tech is poised to help unify Walmart's growing CTV footprint with the closed-loop attribution provided by its retail sales data. [...] Together, Walmart and Vibe.co strive to "build the best ecosystem for the performance TV market," Vibe CEO and Co-Founder Arthur Querou told AdExchanger. Performance CTV has a high ceiling for growth. The performance budgets dedicated for streaming platforms are still small potatoes compared to search and social, Querou said. Only one-quarter of CTV ad campaigns have lower-funnel objectives, and that number has been static for years, according to data from Advertiser Perceptions. Now that Walmart owns both Vibe and Vizio, advertisers should have an easier time tying streaming campaigns to shopper data. That promise stands to win Walmart more marketing dollars earmarked for retail media and streaming behemoths -- including Amazon. Walmart is especially interested in attracting more small- and medium-sized businesses (SMBs) who lack the tools, budgets or teams to invest in streaming TV, a Walmart spokesperson told AdExchanger. Other ad platforms, including MNTN and Magnite, have likewise targeted SMB advertisers as a source for continued growth in the CTV market. By adding Vibe.co, Walmart can court SMBs with the pitch that its new self-serve tools will make it easier for them to execute CTV campaigns. Plus, SMBs tend to prioritize performance campaigns, since they are under more pressure to justify tighter ad budgets and thus have to be more selective about which platforms they advertise on. And Walmart is better positioned than most platforms to prove its ads drove performance thanks to its retail data foundation.

Read more of this story at Slashdot.

Toy Story 5 explose le box-office mondial et s’offre un record historique jamais vu en 2026

22 juin 2026 à 08:44

Woody et Buzz l’Éclair n'ont pas pris une ride. Pour son premier week-end d'exploitation, Toy Story 5 a réalisé un véritable hold-up en engrangeant pas moins de 312 millions de dollars au box-office mondial. En signant le meilleur démarrage cinématographique de l'année 2026, la franchise historique de Pixar prouve que la nostalgie reste une arme de destruction massive dans les salles obscures.

❌