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Vue normale

Little Mercury May Be Shrinking Faster Than Scientists Expected

Par : BeauHD
12 septembre 2026 à 09:00
A new study suggests Mercury may have shrunk about 30% more than scientists previously thought, losing as much as 14 miles in diameter as its interior cooled and contracted over billions of years. "That's significant for a planet barely 3,000 miles (4,900 kilometers) across," reports the Associated Press. From the report: Mercury's rough surface, continually reshaped by debris hurled from impact craters, may have hidden the true extent of the loss, according to the researchers whose findings appear in the journal Geophysical Research Letters. The news comes one week after a pair of European and Japanese spacecraft shed its cruising platform and advanced toward Mercury. Known as BepiColombo, the linked craft are expected to enter orbit around Mercury in November before splitting up for a fuller survey. BepiColombo's laser instrument should confirm how much Mercury is withering as a result of internal cooling, said Gaku Nishiyama, the study's lead author who is taking part in the space mission. The shrinkage could be even more than his team is estimating based on measurements from NASA's Messenger spacecraft in the 2010s. Only one other spacecraft has ever visited Mercury, NASA's Mariner 10 in the 1970s.

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Adrianos Golemis sera le premier Grec dans l’espace, dans l’équipage que Thomas Pesquet va commander

10 septembre 2026 à 09:56

Le nom d'un futur coéquipier de Thomas Pesquet a été dévoilé. Il s'agit d'Adrianos Golemis, le tout premier Grec à partir dans l'espace. Le voyage à bord de la Station spatiale internationale (ISS) est prévu pour 2027.

OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

10 septembre 2026 à 08:21
Quick and dirty maths
OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

OpenAI prétend avoir résolu un problème mathématique avec une de ses IA sans qu’on en soit sûr. Mais cette annonce arrive en parallèle de celle de deux mathématiciens, Tristan Buckmaster et Levent Alpöge, qui auraient pavé la voie à l’entreprise de Sam Altman à leurs corps défendants, soit par la rumeur sur leur façon d’attaquer le problème, soit sur l’utilisation de leurs données par l’entreprise.

Comme Next en parlait déjà cet été, l’IA générative bouscule la recherche en mathématiques, mais pas forcément dans le bon sens. Dans son effort d’utiliser les maths comme « benchmark » de ses modèles alors que l’entreprise prépare toujours son entrée en bourse, OpenAI défraye la chronique à propos de ces méthodes.

Ce mardi 8 septembre, Tristan Buckmaster, mathématicien de l’université de New York, a annoncé avec Levent Alpöge (qui travaille pour Anthropic, mais pas sur ce sujet) avoir trouvé une voie pour résoudre un important problème non résolu des mathématiques théoriques, appelé « Navier-Stokes ». Ils ont mis en ligne leurs travaux sur le serveur de l’université de New York via trois PDF (1,2 et 3), ainsi qu’un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean non relus par les pairs.

Des équations introduites au XIXᵉ siècle dont on ignore si elles ont toujours des solutions uniques

Ce problème est celui de l’existence et de la régularité de solutions des équations de Navier-Stokes, équations utilisées très régulièrement en mécanique des fluides. Il fait partie de la liste des « problèmes du prix du Millénaire » établie par le Clay Mathematics Institute of Cambridge. Ce dernier a recensé les sept problèmes « les plus complexes auxquels les mathématiciens étaient confrontés au tournant du deuxième millénaire ». Les mathématiciens se demandent si ces équations, introduites au XIXᵉ siècle, ont des solutions uniques et régulières quelles que soient les variables utilisées.

Or, OpenAI a annoncé quelques heures après le partage d’un article décrivant une solution au problème Navier-Stokes, là aussi via un PDF sur son propre serveur et un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean et non relus par les pairs non plus.

Attendons le consensus de la communauté

Pas de précipitations sur les conclusions à tirer de ces articles. Next n’a pas les compétences en mathématiques pour les analyser. La communauté de chercheuses et chercheurs sur le sujet pourra juger et nous indiquer ce qu’il en est. Et elle prendra certainement son temps : selon les règles [PDF] du prix du Millénaire, une solution proposée doit d’abord avoir été publiée dans une revue mathématique à comité de lecture de renommée mondiale et doit également avoir été largement acceptée par la communauté mathématique deux ans après cette publication.

De plus, la rédaction de l’article d’OpenAI ne semble pas faciliter les choses : Thomas Rey, mathématicien à l’Université Côte d’Azur et spécialiste du domaine, a partagé avec Next sa difficulté à comprendre l’article mis en ligne par OpenAI : « Je ne suis pas capable de lire les détails du papier. […] C’est ultra mal écrit ». Il évoque un autre mathématicien, le chercheur Kazakhe Mukhtarbai Otelbaev, qui avait déjà clamé en 2013 avoir résolu ce problème en rendant public un article de « 120 pages illisibles ». Un effort international de plusieurs mois pour comprendre l’article avait permis finalement de trouver une erreur.

Des suspicions sur la manière dont OpenAI en est arrivée là

Si le temps donnera son verdict, un autre problème apparait. En effet, l’annonce de Tristan Buckmaster est accompagnée d’un texte [PDF] dans lequel il dénonce la manière dont OpenAI s’est emparé de la solution élaborée avec Levent Alpöge.


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Dark Energy Debunked? Cosmic Acceleration May Be an Illusion

Par : BeauHD
10 septembre 2026 à 07:00
alternative_right shares a report from ScienceDaily: A new analysis of more than 1,700 supernovae is questioning whether the universe is really accelerating at all. After accounting for the ages of the stars that produce these explosions, researchers found signs that cosmic expansion may actually be slowing. They also argue that the apparent acceleration changes with direction, which would be difficult to explain with dark energy. Other cosmologists dispute the conclusion, setting up a major test for upcoming observatories. The analysis has been published in Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. The conclusion is disputed, though. The report mentions a separate paper co-authored by Professor Maria Vincenzi, also at the University of Oxford, that "concludes that observations continue to support an accelerating universe."

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Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

10 septembre 2026 à 06:31
Le repli, meilleure défense ?
Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

Le nouveau PDG du CNRS, Thierry Dauxois, a affiché clairement sa volonté de réduire le nombre d’instituts dépendant du CNRS. En l’état actuel, le projet fusionnerait physique et ingénierie, maths et informatique et renverrait l’astronomie et l’astrophysique avec la physique nucléaire et la physique des particules. La volonté affichée est de protéger l’organisme avant l’échéance électorale de 2027 alors que le RN est aux portes du pouvoir et que la Cour des comptes propose de sabrer les organismes de recherche au profit des universités.

À peine nommé à la tête du CNRS, Thierry Dauxois veut aller vite pour réorganiser l’organisme. Il avait dès son audition au Sénat affiché sa volonté de réduire le nombre d’instituts, ces organes au sein du CNRS qui structurent l’organisation des moyens de recherche en fonction des disciplines. Mais il s’était gardé, avant son entrée en fonction, d’annoncer les disciplines qui seraient touchées.

Son projet vise la réorganisation des instituts en charge de l’ingénierie, des mathématiques, de l’informatique, de l’astronomie et de l’astrophysique. Il doit en plus prendre en compte la volonté tardive du gouvernement de fusionner l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) avec le CNRS.

Une réorganisation des disciplines scientifiques amorcée par la direction du CNRS

Cet été, la direction du CNRS a mis en place les premières pierres de son programme de réorganisation. Pendant le courant des mois de juin et juillet, Thierry Dauxois a présenté à différents conseils de l’organisme (dont le conseil scientifique) sa « proposition d’évolution du périmètre des instituts » qui, de fait, réduit le nombre d’instituts au sein de l’organisme de 10 à 7.

Pour rappel, voici la liste des 10 instituts actuels du CNRS :

Cette restructuration doit encore être détaillée et discutée au sein de l’organisme, mais le PDG veut avancer vite : dans un courrier adressé fin aout aux directeurs d’unités du CNRS que nous avons pu consulter, comme nos consœurs et confrères de l’AEF, il veut une validation de son projet avant la fin de l’année.

Ces instituts du CNRS sont structurants dans l’organisation de la recherche au sein des disciplines au CNRS mais ils ont souvent une importance au-delà de l’organisme. Leur réorganisation a donc des conséquences concrètes importantes pour le milieu de la recherche français.


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14e vol décisif du Starship : ce que prévoit SpaceX avec sa fusée géante (vol orbital inédit, vrais satellites…)

8 septembre 2026 à 14:24

fusée starship

Le 14e vol d'essai du Starship, la fusée géante de SpaceX, est attendu autour du 15 septembre 2026 depuis le Texas. Cette fois, l'entreprise vise pour de bon l'orbite, avec de vrais satellites Starlink à bord.

Des simulations montrent que la Lune aurait pu se former en seulement 5 heures après un impact géant sur la Terre

8 septembre 2026 à 12:01

De nouvelles simulations informatiques montrent que la Lune aurait pu se former en à peine quelques heures, à la suite d'un impact géant sur la Terre. Une période extrêmement courte qui a bouleversé notre monde à jamais.

Le jet supersonique silencieux X-59 est prêt à abattre l’un des grands interdits de l’aviation

8 septembre 2026 à 08:39

X 59 nasa

Après 25 vols d'essai bouclés sans encombre, l'avion expérimental X-59 de la NASA a validé toutes ses caractéristiques de vol. L'agence spatiale américaine s'apprête à lancer la phase décisive de sa mission Quesst : mesurer son empreinte sonore pour faire sauter un verrou réglementaire vieux de plus de cinquante ans.

Une première fusée commerciale privée lancée depuis l’Europe : “Une ère nouvelle”

Samedi 5 septembre, la start-up allemande Isar Aerospace a réussi le lancement, depuis la Norvège, de sa fusée Spectrum, qui a pu placer cinq satellites en orbite. C’est une première pour l’industrie spatiale européenne, fort en retard sur ses concurrents.

© Isar Aerospace/Franziska Kegel/REUTERS

La fusée de l’entreprise allemande Isar Aerospace est lancée dans l’espace depuis une base à Andoya, en Norvège, le 5 septembre 2026.

L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

7 septembre 2026 à 12:42
Espace politique
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une flopée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’hégémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

7 septembre 2026 à 12:42
Espace politique
Téléphonie satellite : Orange et les grands opérateurs lorgnent les fréquences européennes

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une flopée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’hégémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

C’est historique pour l’Europe : une fusée a réussi à rejoindre l’orbite dès son 2e vol et depuis le sol européen

7 septembre 2026 à 08:10

spectrum 2e vol

Isar Aerospace vient de réussir ce qu'aucune société privée européenne n'avait fait : placer des satellites en orbite depuis le sol du Vieux Continent. Et la start-up allemande y est parvenue dès le deuxième vol de sa fusée Spectrum.

Private German Rocket Makes History, Reaches Orbit From European Soil

6 septembre 2026 à 11:34
"No rocket had ever reached orbit from Western European soil — until today," reports Space.com. DW.com reports that a Spectrum space rocket from German company Isar Aerospace launched today from the Arctic Norwegian spaceport at Andoya: "Germany has spaceflight capabilities," said the country's Ministry for Research, Technology and Space on X, praising a "milestone that impressively demonstrates our country's innovative strength and technical expertise". This was the German company's second attempt to launch the Spectrum rocket into space. The first attempt, which took place 18 months ago, was unsuccessful. The Spectrum rocket is designed for small and medium-sized payloads. It carried five smal satellites and an in-flight technological experiment, the company said. According to Isar Aerospace, the launch was for "both the vehicle's qualification mission and its first flight carrying payload." The move is believed to bring Europe closer to being able to offer satellite flights from its own territory. Several countries voiced interest in the growing market of commercial space missions, including Britain and Sweden... Isar is also working on the development of a second launch site, located in Canada. The company said that while the US launched 198 rockets last year, Europe's tally was just eight. Isar's goal is to produce some 40 rockets a year. Although the rocket is not yet ready for mass production, Isar has already received orders through 2028. Today's launch webcast was produced in collaboration with NASASpaceflight, notes Space.com. And they note that Spectrum chief engineer Nikolaos Perakis says"This is just the beginning... I'm really looking forward to the next steps." Reuters quotes this statemnt from Norway's minister of industry and commerce, Cecilie Myrseth. "The fact that we can now launch satellites from Andoeya strengthens Norwegian and European security in the turbulent times we live in."

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40 000 milliards de km : cette mission spatiale arrivera à destination dans 80 000 ans

6 septembre 2026 à 11:32

Vue d'artiste de la sonde Fermi Explorer

Une mission spatiale poussée par une organisation indépendante vise Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche du Système solaire. Mais le voyage est long, très, très long : il faudra des dizaines de milliers d'années pour y arriver.

☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire

4 septembre 2026 à 14:53


L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire

4 septembre 2026 à 14:53


L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

Fuite sur la capsule SpaceX Dragon : le retour de Sophie Adenot repoussé, la NASA confirme à demi-mots

3 septembre 2026 à 13:33

L'astronaute française Sophie Adenot devait boucler ses valises pour rentrer sur Terre d'ici à la mi-septembre 2026. La NASA vient de confirmer indirectement que ce retour va devoir patienter de quelques semaines.

Avant de filer vers Mercure, la sonde BepiColombo envoie un ultime selfie d’adieu

3 septembre 2026 à 11:53

BepiColombo

Avant d'attaquer Mercure, la sonde BepiColombo a pris un dernier autoportrait, à 3,3 millions de kilomètres de la planète. Un vrai adieu, puisque les caméras qui l'ont réalisé partent avec le module que la mission vient de larguer.

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