Vue normale

Excised, un immersive sim horrifique dans une ville qui veut votre peau

24 janvier 2026 à 09:07

Développé par Weeping Weaver Games, un studio indépendant fondé par deux frères, Excised est un immersive sim qui plonge le joueur dans une ville dystopique à l’ambiance horrifique, où les habitants ne semblent avoir rien d’autre à faire que de vous traquer sans relâche.

Le titre mise sur une atmosphère oppressante et une progression dictée par la débrouille. Le décor crasseux – ruelles brumeuses, immeubles délabrés, zones industrielles abandonnées – sert de terrain à un gameplay qui se veut systémique, mêlant pièges artisanaux, détournement de l’environnement, infiltration prudente et quelques capacités surnaturelles que les développeurs n’ont pas encore détaillé, probablement pour éviter qu’on découvre trop tôt qu’ils n’ont pas encore décidé ce que c’est…

L’IA, présentée comme l’un des piliers du projet, est annoncée comme capable de coopérer, fouiller, contourner et réagir aux actions du joueur afin de maintenir une pression constante. On espère qu’elle se montrera plus convaincante que dans la vidéo. Un premier playtest est justement en cours pour la mettre à l’épreuve, et ce sera l’occasion de voir si les combats sont un peu moins mous que ce que montrent les séquences de gameplay.

Excised n’a pas encore de date de sortie, mais les amateurs d’immersive sims peuvent déjà l’ajouter à leur liste de souhaits sur Steam.

Les licenciements de la semaine, sponsorisés par Meta, Starbreeze et Moonshot Games

Par : Estyaah
24 janvier 2026 à 09:00

Cela faisait longtemps (non) qu’on n’avait pas parlé de licenciements sur NoFrag ! Initialement, on voulait inclure Ubisoft, mais on a préféré en faire une news dédiée pour laisser de la place aux petits copains.


Les fermetures de studios, c’est trop Meta

Il y a une dizaine de jours, Meta a annoncé fermer trois studios spécialisés dans le développement en réalité virtuelle. Il s’agit de Twisted Pixel, Armature et Sanzaru Games, que vous connaissez peut-être si vous possédez un modèle de Quest. Si on ne parle pas souvent de VR sur NoFrag, le dernier studio de la liste nous avait fait forte impression, puisque c’est le développeur de l’excellent portage Resident Evil 4 VR sur Quest 2. Mais Meta a d’autres chats à fouetter, puisqu’il se sépare de 10 % de ses salariés dans la branche VR et Horizon, ce qui représente plus de 1 000 personnes, pour évidemment se focaliser sur l’IA. Pour plus d’infos, allez voir l’article de nos confrères d’Upload VR.

Starbreeze licencie discrètement une nouvelle fois

Passé maître dans l’art du licenciement en loucedé, Starbreeze a remis le couvert mercredi dernier. En effet, plusieurs ex-membres du studio suédois sont dorénavant « à l’écoute de nouvelles opportunités » et ont publié des messages allant dans ce sens. On peut notamment citer Alexander Pereswetoff-Morath, de l’équipe QA, qui indique que « beaucoup d’entre nous chez Starbreeze, à Stockholm, avons reçu une triste nouvelle ». D’après nos confrères de 80 Level, cela représente « plus de 10 personnes », qui viennent donc s’ajouter aux 44 d’octobre dernier. Manifestement, l’abonnement aux DLC de PAYDAY 2 n’a pas eu l’effet escompté sur les finances.

Même gratuit, personne ne veut jouer à Wildgate

Hier, nos confrères de Game Developer ont indiqué que le studio Moonshot Games, qui développe Wildgate, allait se séparer d’une partie de ses développeurs. En effet, en août dernier, le lancement ne s’était pas déroulé comme ils l’avaient prévu. Un mois et demi plus tard, l’éditeur Dreamhaven annonçait les premiers licenciements. Cela ne nous avait évidemment pas étonné, compte tenu de la proposition. Cependant, ils semblaient tenir à leur extraction shooter spatial uniquement multijoueur avec une direction artistique discutable et un gunfeel inexistant. Les semaines passant, le nombre de joueurs est régulièrement passé sous les 50 simultanés. Dernier espoir en date : le cadeau sur l’Epic Games Store pendant une semaine. Malheureusement, il semble que ça n’ait pas spécialement convaincu, puisque si l’on peut voir un rebond dans la courbe à plus de 200 joueurs simultanés (côté Steam uniquement), le soufflet est vite retombé. Il faut croire que trop peu de pigeons ont craqué pour des skins, puisqu’il a fallu faire sauter quelques têtes du côté des développeurs. Leur nombre n’a pas été communiqué. À ce rythme-là, on a du mal à imaginer que les serveurs puissent rester en ligne encore très longtemps.

COR3.gg, le mystérieux projet teasé par le créateur d’Escape From Tarkov

24 janvier 2026 à 08:44

Nikita Buyanov semble déjà avoir l’esprit tourné vers l’avenir. Le créateur d’Escape from Tarkov a partagé un lien vers un site web énigmatique, COR3.gg, qui plonge les joueurs dans un univers de science‑fiction post‑apocalyptique.

Le site prend la forme d’un ARG, où les visiteurs peuvent manipuler des terminaux, fouiller des fichiers classifiés, accomplir des tâches et examiner des équipements futuristes. Petit à petit, un univers se dessine : un monde rétro‑futuriste situé en 2251, dans lequel l’humanité aurait survécu à une quasi‑extinction grâce à une organisation nommée Core. L’esthétique et l’ambiance oscillent entre technologies avancées et design rétro, le tout dans des décors sombres et confinés.

Capture decran 2026 01 23 184528 scaledUn détail intrigue particulièrement : la marque a été déposée au nom personnel de Nikita Buyanov, ce qui laisse penser que le projet serait pas forcément développé par le studio Battlestate Games. Pendant ce temps, un compte à rebours a été lancé, et la communauté fouille déjà chaque recoin du site en attendant l’échéance du 1er février 2026.

On gardera un œil sur tout ça jusqu’à la révélation. Et si ce n’est pas un FPS… ce sera la dernière fois qu’on en parle sur NoFrag.

Ubisoft prend conseil auprès de son voisin Cooperl Montfort pour sa restructuration

Par : Estyaah
23 janvier 2026 à 20:40

Vous n’avez pas pu y échapper, vous avez sans doute vu qu’Ubisoft avait tranché dans le lard. Six jeux annulés dont un très attendu, de nombreux reports, des studios fermés, une restructuration et une annonce prévue le 12 février prochain vécue comme une épée de Damoclès par les employés, voici le fabuleux programme déroulé mercredi en conférence de presse par le géant breton. L’objectif serait d’économiser 200 millions d’euros en deux ans, et ainsi réduire les coûts fixes annuels à 1,25 milliards d’euros à l’horizon 2028, au lieu de 1,75 milliards dépensés sur l’année fiscale 2022/2023. Les investisseurs, quant à eux, ont pris acte en paniquant comme il faut, puisque le titre a chuté en bourse de près de 40 %.

D’après les économies prévues, Insider Gaming estime le nombre de licenciements à venir à environ 2 400, ce qui amènerait le nombre d’employés autour des 15 000. Cela s’accompagnera de fermetures de studios un peu partout, comme celui d’Ubisoft Stockholm, mais l’information sur les autres n’a pas encore été communiquée. Et pour éviter d’avoir à trop mettre la main au portefeuille, surtout en France, Ubisoft choisit de couper toute possibilité de télétravail, afin de dégrader la qualité de vie des salariés et les pousser doucement vers la sortie. Une relation saine et équilibrée entre employeur et employés. Un appel à la grève pour une demi-journée a été lancé par Solidaires Informatique, pour un rendez-vous moins de 24 h après les annonces, sans doute pour marquer le coup. On n’a pas trouvé de bilan de la mobilisation, mais elle devrait être suivie de nouvelles journées de débrayage, si l’on en croit les syndicats.

Du côté des jeux, l’annonce de la restructuration en cinq « maisons créatives » permet de voir quelles sont les licences qui subsistent, mais on ne peut pas dire que ça donne spécialement envie. Et surtout, il n’y a que Vantage Studio qui travaille sur un FPS, l’ancêtre Rainbow Six: Siege qui vient de fêter ses 10 ans. Heureusement, le géant breton nous annonce qu’il se focalisera désormais sur ce qui compte réellement pour les joueurs : les mondes ouverts, les GAAS (Game As a Service) et l’IA générative. Miam.

Flotsam

Par : Noddus
23 janvier 2026 à 07:00
Des villes à flanc de montagne dans Laysara : Summit Kingdom, un hameau sur le dos d’une tortue dans The Wandering Village, à bord d’un train du côté de Steel Artery, même un village rempli de petites souris avec Whiskerwood… Le genre du city-builder ne sait plus quoi inventer pour nous faire bâtir des cités dans les endroits les plus incongrus. Avec sa ville-bateau en plein océan, Flotsam n’est cependant pas qu’un gimmick, c’est même un city-builder plutôt malin.

Gloomhaven : Boutons & Bestioles

Par : Perco
23 janvier 2026 à 07:00
Il y a des idées qui naissent d’une idée bizarre, d’un concept. Gloomhaven : Boutons & Bestioles, c’est clairement ça. On prend le pachyderme ludique d’Isaac Childres, on le passe au broyeur, et on récupère un truc qui tient dans la main – une main de bûcheron, certes, mais quand même. Le résultat ressemble à un Gloomhaven qui aurait suivi un régime à base de soupe détox et de décisions éditoriales drastiques.

Redlock et Enclave, les studios derrière BLACKSHARD, dévoilent leur nouveau walking sim HYPNOS

Par : Loulou
22 janvier 2026 à 17:29

Il y a quelques jours, Redlock et Enclave, les studios à l’origine de BLACKSHARD, ont récemment dévoilé HYPNOS, leur walking sim surréaliste. Au sein d’une mégastructure lovecraftienne, vous incarnerez Choron, un vagabond tourmenté par son passé, souhaitant rejoindre l’ombre de la Montagne Sacrée. Sur votre chemin, vous rencontrerez divers personnages avec lesquels vous pourrez échanger et chaque choix que vous ferez durant ces dialogues influeront sur le cours de votre aventure.

À l’instar de BLACKSHARD, HYPNOS allie parfaitement une direction artistique et musicale sublimes. Les environnements et les personnages sont à la fois énigmatiques et envoutants. De plus, dans leur billet de blog Steam, les devs ont d’ores et déjà informé qu’une démo et qu’une campagne Kickstarter arriveront pour le Steam Néo Fest de février.

HYPNOS est prévu pour courant 2026. En attendant de nouvelles infos, vous pouvez toujours ajouter ce dernier à votre liste de souhaits Steam, si vous êtes intéressé.

Bungie annonce Marathon pour le 5 mars avec un trailer plus sombre

Par : Estyaah
22 janvier 2026 à 12:33

Il y a quelques jours, Bungie a révélé la date de sortie de Marathon, son extraction shooter futuriste à la limite du hero shooter : ce sera le 5 mars prochain. Ils en profitent pour annoncer une campagne de précommande via un nouveau trailer, qui a l’air de prendre en compte les retours de la communauté : c’est beaucoup plus sombre et ça donne bien plus envie. La direction artistique avec ses couleurs très flashy semble vraiment se distinguer lorsqu’il y a moins de lumière, de la fumée ou du brouillard.

Même si on était assez pessimistes en 2025, compte tenu des différents rebondissements lors du développement, il faut avouer que les dernières présentations sont plus enthousiasmantes – même si tout le monde n’est pas fan de hero shooter à la rédac. Pour rappel, le studio à l’origine des Halo veut faire avec ce reboot de Marathon un extraction shooter qui s’inspire beaucoup d’Escape From Tarkov sur la forme. Si l’on excepte les compétences spécifiques aux trois classes de personnages, il y aura, comme dans le titre de BSG, des maps de différentes difficultés peuplées d’IA, des quêtes auprès de factions pour faire monter sa réputation, des runs avec des personnages one-shot, etc. On s’attend évidemment à un feeling très différent, mais ce qu’on a pu voir ne semble pas honteux.

Croisons les doigts pour que cette impression perdure clavier et souris en main, car on est maintenant assez curieux de le tester. En attendant le 5 mars prochain, vous pouvez toujours ajouter Marathon à votre liste de souhaits sur Steam si ça vous tente. On ne vous le conseillera jamais, mais si vous y tenez absolument, les précommandes du jeu sont ouvertes. Notre partenaire Gamesplanet propose d’ailleurs 10 % de réduction, ce qui fait le jeu à 36 € au lieu de 40.

Ubisoft : retour à la mine

Par : ackboo
22 janvier 2026 à 11:07
Ubisoft se lance dans une grande réorganisation stratégique. L'éditeur français se divise en cinq « Creative Houses » autonomes, chacune héritant d'un budget distinct et d'un portefeuille de jeux à développer. La « CH1 », par exemple, chapeautera les trois grandes licences historiques (Assassin's Creed, Far Cry, Rainbow Six) tandis que la « CH4 » récupère Anno, Might & Magic, Prince of Persia et Beyond Good & Evil. En clair, c'est un découpage du trop gros paquebot qu'était devenu Ubisoft, pour espérer gagner en agilité. Au passage, six jeux sont annulés (dont le remake de Prince of Persia : Sands of Time) et sept sont retardés. Et pour motiver les équipes, l'éditeur a la brillante idée, en 2026, de massacrer la qualité de vie de ses salariés en supprimant le télétravail, avec la même excuse bidon de vouloir « renforcer la collaboration ». Car oui, tous les employés du secteur tertiaire peuvent en témoigner : on bosse beaucoup mieux dans un open space bruyant après s'être tapé une heure de transport en commun que bien au calme chez soi. A.

Randomice

Par : Yamukass
22 janvier 2026 à 07:00
Parmi la ribambelle de titres qui sortent chaque jour, il en existe certains qui sont aussi doux qu'un chocolat chaud servi lors d’une rude soirée d’hiver. Ceux que j’aime appeler les jeux-pantoufles, non pas parce qu’ils seraient fainéants – bien au contraire – mais parce qu’ils sont un peu plus réconfortants que les autres. Randomice est de ceux-là.

Le mod payant, ce concept audacieux

Par : ackboo
21 janvier 2026 à 08:13
CD Projekt vient d'obliger un certain « LukeRoss » à retirer d'Internet son mod Cyberpunk 2077 permettant de jouer aux aventures de V sous un casque de réalité virtuelle. Il faut dire que ce créateur a poussé le bouchon un peu loin, puisque son mod est en pratique payant, uniquement accessible aux utilisateurs lui envoyant dix dollars par mois sur Patreon. C'est d'ailleurs pour la même raison qu'en 2022, Rockstar lui avait demandé de supprimer ses mods VR pour GTA V et Red Dead Redemption 2, dont il retirait un confortable revenu mensuel de 20 000 dollars. Si tous ces gros studios font la chasse aux mods VR, c'est sûrement parce qu'ils préparent une version réalité virtuelle de leurs jeux. Hein ? Pas vrai les gars ? Vous nous sortez ça quand ? A.

The Last Caretaker

Par : ackboo
21 janvier 2026 à 07:00
Oh non, purée, l'humanité a encore disparu. La faute à qui cette fois-ci ? Trump ? Une variante du chikungunya ? Un nouveau spectacle de Redouane Bougheraba ? Non, ce sont apparemment les océans qui ont décidé de recouvrir la planète et de noyer tout le monde. Heureusement, il reste deux machines pour rattraper le coup : un robot et son chalutier.

[TEST] DeadCore Redux : de la vitesse, du skill et une pointe de frustration

Par : Estyaah
20 janvier 2026 à 22:22

Certains lecteurs se souviennent peut-être de DeadCore, sorti en 2014, un sympathique puzzle platformer basé sur la vitesse, le skill et les mouvements aériens. En début d’année dernière, on a appris que l’équipe initiale s’était reformée pour préparer un petit remaster, DeadCore Redux. Après quelques reports, voici donc la nouvelle mouture entre nos mains… Mais même si le jeu d’origine avait été testé dans nos colonnes, on doit avouer que personne à la rédac actuelle n’y avait touché. On aborde donc DeadCore Redux comme un nouveau jeu, avec les standards de 2026. Et si la proposition est peu commune, ardue et un poil cryptique, c’est une expérience très satisfaisante quand on parvient à se dépasser.

Genre : Skill-based puzzle platformer | Développeur : 5 Bits Games | Éditeur : 5 Bits Games | Plateforme : Steam | Prix : 14,99 € | Langues : Français, anglais | Configuration recommandée : Intel i7 8700 / Ryzen 5 3600, RTX 2070 / RX 5700, 8 Go de RAM | Date de sortie : 15/01/2026 | Durée : une dizaine d’heures pour faire tous les niveaux, beaucoup plus pour humilier le leaderboard

Test effectué avec une version Steam fournie par les développeurs.

DeadCore Redux

Des sauts, des dashs et l’illusion d’être bon

Associer FPS et plateforme, ce n’est pas forcément l’idée du siècle de prime abord. Comme souvent, on ne voit pas nos pieds, on ne sait jamais si on va atterrir au bon endroit. Et pourtant, en 2014, 5 Bit Games sortait DeadCore, un jeu en vue subjective uniquement basé sur ce principe, et ça marchait très bien. Leur truc : s’inspirer des mouvements nerveux de Quake ou Unreal Tournament, mais troquer l’hémoglobine contre des dashs et un formidable air control. Onze ans plus tard, un remaster vient dépoussiérer le jeu, dans une proposition très proche de l’original. C’est même un euphémisme, puisque les niveaux sont pratiquement identiques, et le moteur – Unity – est une évolution de celui employé dans le jeu d’origine. Et on ne va pas se mentir, il y a un petit côté désuet d’enchaîner les doubles sauts, d’éviter les lasers et de rebondir sur les propulseurs. Pour autant, pas besoin d’être compétiteur dans l’âme pour accrocher au concept : parvenir à enchaîner quelques passages tendus procure une sacrée satisfaction. Le feeling des déplacements est excellent, et on a vite l’impression d’être un PGM – surtout au départ. De là à s’imaginer faire un bon chrono, il n’y a qu’un pas, que le jeu encourage fortement à franchir avec un leaderboard par niveau, par zone et pour chaque variante. Une sorte de Trackmania du FPS, en somme. Mais si vous n’êtes pas speedrunners dans l’âme, vous ne pourrez que rêver devant les temps improbables des acharnés qui poncent le jeu depuis la bêta fermée. Cependant, un tableau réservé à vos amis Steam permet de mesurer votre e-penis avec des adversaires à votre hauteur, si tant est qu’ils fassent partie de la maigre base de joueurs.

DeadCore Redux 06 scaled
DeadCore Redux 07 scaled
DeadCore Redux 08 scaled

La douleur comme méthode pédagogique

Le fusil fonctionne en hitscan, contrairement à ce que les projectiles laissent penser. Les développeurs sont toutefois sur le coup et prévoient de corriger ce point.

Vous aurez remarqué que l’on dispose d’une sorte de fusil, mais celui-ci ne sert qu’à activer des interrupteurs et désactiver temporairement des tourelles ou des sortes de Companion Cube un peu trop collants. Là encore, la performance est encouragée, parce que pour atteindre le rang « S », il faudra n’avoir raté aucun tir, ne pas s’être pris de projectile et ne pas avoir reset au moindre point de contrôle. Mais pourquoi donc ? Parce que c’est un die & retry pur et dur. Le jeu m’a bien tabassé la gueule par moments : pour un passage réussi, j’ai pu enchaîner 5, 10, 20 morts ou plus. Heureusement, le reset est instantané, évitant ainsi de casser le flow. Cependant, certaines séquences sont un peu frustrantes et reposent sur une mécanique éculée : il faut apprendre par cœur. À plusieurs reprises, j’ai enchaîné des phases tendues, pour me projeter de tout mon dash contre une grille de laser « fortuitement » placée pile en face. À moins d’être un Jedi, impossible de réagir à la volée dans ces situations. D’autre part, le level design est parfois légèrement brouillon, et trahit son âge. Un travail sur la manière de guider le joueur – même de manière subtile – aurait été pertinent pour ce remaster. Notamment lorsque l’on navigue entre des zones modifiant la gravité sur des espaces restreints, car la gestion de la caméra n’est pas forcément très intuitive à ces moments. Ce n’est donc qu’après de multiples essais que l’on parvient à retenir la route et à mieux maîtriser les différentes capacités de notre personnage. Au final, c’est quand même le sentiment d’avoir réalisé un move exceptionnel qui prédomine, plutôt que les centaines d’échecs pour parvenir au bout du niveau.

Plus de boulot qu’on pourrait croire

Si la démarche derrière la création du remaster de DeadCore vous intéresse, vous pouvez retrouver une interview d’Antoine Guerchais, programmeur sur le jeu, que l’on a réalisée lors du Stunfest 2025.

Mais venons-en à la différence qui saute aux yeux entre DeadCore Redux et son aîné : l’aspect graphique. Si la direction artistique est restée la même et est très cohérente avec l’univers établi, le traitement est évidemment plus moderne. Gestion des lumières, particules, textures, reflets… Malgré tout, on reste sur un design plutôt épuré, et il ne m’a pas semblé ressentir de ralentissements, même dans les niveaux les plus chargés. La seconde différence majeure va demander plus d’engagement, car elle se cache derrière la découverte de tous les sparks (des portions de niveaux alternatives) et un relancement complet du dernier niveau, ce qui me semble être un peu merdique. En effet, alors que le studio annonçait proposer une nouvelle zone à parcourir dans le remaster (Le Passage), elle est finalement quasiment impossible à découvrir par soi-même. Aucune indication dans les menus ne permet de le déduire. Il a fallu que j’aille sur le serveur Discord officiel pour trouver l’information. Les développeurs sont au courant de ce point gênant, mais n’ont pas encore trouvé la manière idéale de corriger ça. En attendant, sachez qu’un cycle complet (l’ensemble des six niveaux) en new game+ m’a pris environ trois heures, alors que j’avais déjà sept heures dans les pattes pour débloquer tous les éléments nécessaires. Il y a aussi des sortes de logs à trouver à gauche et à droite, qui parlent du lore, et dont on peut tout à fait se battre les couilles puisque c’est optionnel. Mais c’est là, si ça vous intéresse ou que vous chassez les succès. On peut également découvrir des nouvelles musiques – de très bonne qualité – à rajouter dans sa playlist pendant qu’on joue.

Un témoin d’une époque, mais toujours aussi satisfaisant

DeadCore Redux est un fast-FPS puzzle platformer plus ou moins hors du temps. Comme c’est le remaster d’un jeu sorti en 2014, c’est plutôt cohérent, mais il peut faire un peu peur. Très difficile, il nécessite de s’investir pour en tirer de la satisfaction, et ensuite avoir envie de se dépasser pour imposer son e-penis sur les différents leaderboards. Le très bon feeling des déplacements – notamment l’air control – compense largement ses défauts de game design, comme les passages un peu brouillons dans certains niveaux complexes, ainsi que les moments de frustrations dus à des pics de difficulté. Même si c’est une très bonne expérience globalement, cela reste un jeu de niche, avec un concept qui n’est plus trop à la mode, et qui aura donc sans doute du mal à attirer les plus jeunes. Mais pour vous, (vieux) lecteur de NoFrag, c’est peut-être le moment de voir si votre poignet est toujours aussi vigoureux qu’il y a 11 ans.

Si vous êtes intéressé par DeadCore Redux, il est actuellement à –20 % sur Steam, soit 12 € jusqu’au 29 janvier. Et encore moins si vous possédez le DeadCore de 2014.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

Hooded Horse : pas d’IA chez moi

Par : ackboo
20 janvier 2026 à 12:37
Tim Bender, patron de l'éditeur Hooded Horse, qui a sorti un paquet de titres remarqués ces derniers temps (notamment Manor Lords et mon GOTY du siècle, Workers & Resources : Soviet Republic), s'est exprimé chez Kotaku à propos de l'utilisation de l'IA générative dans les jeux vidéo. Et il est tellement colère qu'il utilise même des gros mots : « Je déteste l'IA générative, et cette merde a rendu ma vie bien plus compliquée, parce qu'elle infecte tout [...] Maintenant, on stipule dans nos contrats d'édition : pas de putain d'art IA. » Il explique ensuite que les graphismes générés par IA sont un véritable cancer pour l'industrie, et qu'il déconseille même à ses studios partenaires de les utiliser pour le prototypage de leur jeu – ils peuvent oublier de les supprimer sur la version finale, c'est arrivé récemment sur Clair Obscur : Expedition 33. A.

Foxhole continue de faire son trou

Par : ackboo
20 janvier 2026 à 12:00
Neuf ans après sa première version anticipée, le MMO Foxhole continue sa petite vie, loin des projecteurs, mais avec une popularité qui ne se dément pas. Le studio canadien Siege Camp annonce donc Foxhole Airborne, une énorme mise à jour qui rajoute toute une composante aérienne à la gigantesque guerre perpétuelle que se livrent les deux factions du jeu. Avec bien sûr tout ce qui a fait son succès : il faudra que les joueurs collaborent étroitement entre eux, notamment au niveau logistique, pour entretenir, réparer, réarmer des avions embarquant chacun plusieurs joueurs (pilote, mitrailleurs, bombardiers etc) dans des raids aériens contre des cibles terrestres et navales. De quoi prolonger la vie d'un des rares MMO qui récompense davantage la coopération et l'entraide que la toxicité et les m4d sKiLLz. A.

Au CES 2026, la très fragile illusion de la normalité

Par : Furolith
20 janvier 2026 à 07:00
Rendez-vous incontournable du mois de janvier dans le monde de la tech et de l'informatique, l'édition 2026 du CES a eu un goût très particulier. On y feignait comme on pouvait de s'enthousiasmer pour les nouveautés présentées, comme si l'année à venir était une année comme les autres. Mais la crise actuelle de la mémoire vive avait beau n'être sur aucune bouche, elle était bien évidemment dans toutes les têtes. Il pouvait difficilement en être autrement quand deux des plus grands animateurs habituels du salon, AMD et Nvidia, sont précisément les principaux responsables de la situation.

Quand les historiens font la chasse aux anachronismes

20 janvier 2026 à 07:00
Dans le Bagdad médiéval d’Assassin’s Creed Mirage, vous ne croiserez pas de commerçants en train de vendre des sacs de thé. Vous ne verrez pas non plus d’icône à l’effigie d’un muffin à côté du trait « Glouton » dans Crusader Kings III, tout comme vous ne croiserez pas de paysans vêtus de somptueuses tuniques brodées dans Kingdom Come : Deliverance II. Au sein de studios comme Warhorse, Paradox et Ubisoft, des historiens se prennent le chou sur des détails qui peuvent sembler aussi triviaux que l’inclinaison d’une pente de toit, la stature d’un cheval des steppes ou les caractéristiques d’une peinture italienne du XIIIe siècle – tout ça dans l'objectif de créer des univers virtuels aussi riches que cohérents.

C’est tous les jours Noël pour Gabe Newell

Par : ackboo
19 janvier 2026 à 17:18
D'après le cabinet d'étude Alinea Analytics, Steam a pété tous ses records de ventes à Noël dernier, avec 1,6 milliard de dollars de revenus. Le précédent high score, 1,4 milliard sur un mois, datait de 2020, l'année de la COVID. Les microtransactions sur Counter Strike restent la vache à lait numéro un de Valve (et c'est bien triste), mais cette avalanche de pognon vient aussi du succès inattendu d'Arc Raiders, dont Steam a écoulé 250 000 exemplaires dans la seule journée du 26 décembre (le jeu dépasse aujourd'hui les 12 millions d'unités vendues, dont sept millions sur Steam). Les autres grands gagnants de Noël sont notamment PEAK, Battlefield 6 et deux vieux jeux bradés à moins de quatre euros, Detroit : Become Human et Icarus. A.
❌