Google installe de force un modèle d'IA de 4 Giga-octets dans Chrome, sans contre consentement, et le ré-installe si vous le supprimez.
Le consentement ? Ils ne connaissent pas. (Permalink)
Quand les milliardaires d'extrême-droite font tout ce qu'il faut pour discréditer l'audio-visuel public, le seul média télévisé qui s'oppose à ses chaînes d'extrême-droite. Et même si possible le détruire en lui retirant son financement.
Ces gens sont dangereux pour la démocratie. (Permalink)
Une nouvelle étude a fait l‘effet d’une bombe : l’IA surclasserait souvent les médecins. Alors qu’erreurs et examens inutiles coûtent 35 milliards d’euros par an à la France — trois fois le budget de la justice —, l’enjeu de son intégration est considérable. Mais résiste-t-elle à l’épreuve du terrain ?
On parle beaucoup de l’IA médicale comme si elle annonçait une médecine froide, automatisée et déshumanisée, où la présence de l’homme finirait par devenir secondaire. Certains prédisent déjà des consultations pilotées par algorithmes, des diagnostics produits uniquement par des machines, des prescriptions automatisées, et conseillent même aux jeunes de ne plus faire d’études de médecine. Comme si le métier allait disparaître avant qu’ils aient le temps de l’exercer. Cette vision est compréhensible en observant la rapidité des avancées offertes par la révolution proposée par l’IA, mais, à ce jour, elle reste largement du domaine de la science-fiction. Il faut partir du réel.
Et le réel, aujourd’hui, c’est aussi celui des erreurs médicales, des diagnostics retardés, des signaux faibles qui passent sous les radars, des patients atypiques que l’on ne voit pas assez vite. Aux urgences, on estime qu’environ 5 % des passages donnent lieu à au moins une erreur diagnostique. Dans certains dossiers hospitaliers de patients décédés ou transférés en réanimation, une étude publiée dans JAMA Internal Medicine retrouvait ces erreurs dans près d’un quart des cas analysés. Et la France n’est évidemment pas épargnée. Dans un rapport publié le 28 avril 2026 sur la qualité des soins dans les établissements de santé, la Cour des comptes rappelle que 13 millions de patients sont accueillis chaque année dans près de 3 000 établissements, et que les erreurs médicales comme les infections nosocomiales touchent chaque année plusieurs milliers de patients, avec des complications graves et des décès inattendus.
La non-qualité a aussi un coût considérable : plus de 11 milliards d’euros sont consacrés à la réparation des préjudices évitables, 22 milliards pour les soins inutiles ou à faible valeur, et entre 2,2 et 5,2 milliards pour les infections nosocomiales. Le système purement humain sauve énormément de vies, bien sûr. Mais il se trompe aussi, il sous-déclare, il mesure imparfaitement, et il produit parfois des actes inutiles ou insuffisamment pertinents. C’est à partir de ce constat, et non d’un fantasme technologique, qu’il faut discuter de l’IA.
Une étude publiée dans Science vient précisément illustrer la place qu’elle pourrait prendre dans l’aide au diagnostic et dans la pertinence des actes. Les auteurs ont comparé un modèle d’IA avec des médecins sur plusieurs aspects du raisonnement clinique : élaboration du diagnostic différentiel, choix des examens complémentaires, approche probabiliste, stratégie de prise en charge et rédaction de l’argumentaire médical. Le modèle utilisé était o1-preview d’OpenAI, lancé en septembre 2024. Conçu pour « prendre davantage de temps » avant de répondre, il vise à améliorer les performances sur des tâches cognitives complexes.
Ce point est important : il ne s’agit déjà plus du modèle le plus récent. Depuis, OpenAI en a lancé d’autres encore plus performants. Autrement dit, l’étude évalue une génération déjà dépassée (le temps nécessaire à l’analyse des données et de la revue par les pairs), ce qui rend ses résultats encore plus intéressants, mais impose aussi de les réactualiser avec les nouveaux opus.
Le résultat interpelle, et s’avère un peu dérangeant. Car, dans l’ensemble des expériences, l’IA fait mieux que les médecins. Le plus intéressant n’est pas seulement qu’un modèle réussisse des cas cliniques académiques, construits pour tester le raisonnement. Ce type de benchmark a ses limites. On sait qu’une vignette bien écrite, propre, structurée, ressemble parfois plus à un examen qu’à la vraie vie. Ce qui frappe ici, c’est que les auteurs ont aussi testé le modèle sur 76 vrais cas d’urgences, issus du dossier médical d’un grand centre universitaire, à trois moments différents : le tri initial, l’évaluation par le médecin urgentiste, puis l’admission dans un service ou en réanimation. Autrement dit, des données imparfaites, incomplètes, évolutives, comme dans la vraie médecine. Au tri initial, moment où il y a le moins d’informations et parfois le plus d’enjeux, l’IA identifie le bon diagnostic ou un diagnostic très proche dans 67,1 % des cas, contre 55,3 % et 50 % pour les deux médecins référents. Lors de l’évaluation aux urgences, elle atteint 72,4 %, contre 61,8 % et 52,6 %. À l’admission, elle monte à 81,6 %, contre 78,9 % et 69,7 %. L’écart est donc maximal là où la médecine est la plus difficile : quand il faut raisonner vite, avec peu de données, et ne pas rater l’infarctus atypique, le sepsis débutant, l’embolie pulmonaire discrète ou l’accident vasculaire trompeur.
L’étude ne s’arrête d’ailleurs pas au diagnostic. Les auteurs ont aussi évalué la capacité du modèle à proposer le prochain examen pertinent dans des cas clinicopathologiques académiques. Sur 136 d’entre eux, o1-preview a sélectionné l’examen jugé exactement approprié avec une acuité de 87,5 % ; dans 11 % supplémentaires, le choix a été considéré comme utile ; seuls 1,5 % ne l’ont pas été. C’est évidemment encore très éloigné d’une démonstration médico-économique en vie réelle, mais cela ouvre une piste importante : une IA bien intégrée pourrait non seulement mieux diagnostiquer, mais aussi aider à prescrire les examens complémentaires les plus adaptés, en évitant à la fois les oublis dangereux et les actes réflexes peu pertinents.
Il faut bien mesurer ce que cela signifie. Il ne s’agit pas de voir l’IA devenir médecin. Pas davantage de l’envisager en capacité de remplacer la clinique, le toucher, le regard, l’écoute, l’intuition ou la responsabilité. Rien ne peut à ce jour évincer l’œil du maquignon. Mais il faut ouvrir la voie au fait qu’une partie du raisonnement médical, celle qui consiste à organiser des hypothèses, à hiérarchiser des risques, à ne pas se laisser enfermer trop vite dans une première impression, soit désormais accessible à des modèles généralistes avec une performance parfois supérieure à celle de médecins expérimentés.
Il existe toutefois un risque très sérieux dans l’utilisation non réfléchie de l’IA : la perte de compétences humaines. Ce n’est pas une inquiétude de principe. Elle est documentée. Un essai randomisé récent montre que des médecins formés à l’usage de l’IA, exposés à des recommandations erronées de modèle de langage, voyaient leurs scores de raisonnement diagnostique diminuer d’environ 14 % par rapport à ceux recevant des suggestions sans erreur. Le point le plus troublant est que les médecins les plus expérimentés semblaient plus vulnérables à cet effet. Peut-être parce qu’une réponse d’IA bien rédigée, fluide, apparemment experte, active un biais d’autorité. L’expérience protège de beaucoup de choses, mais pas forcément d’un outil qui parle avec assurance et dans lequel on aurait une confiance aveugle. C’est là que le débat devient intéressant. Refuser l’IA au nom de la préservation des compétences serait probablement une erreur. Mais l’utiliser sans cadre, sans méthode, sans apprentissage de ses pièges, en serait une autre. Si l’IA raisonne toujours avant nous, nous risquons de raisonner moins. Si elle propose trop vite une synthèse, un diagnostic, une conduite à tenir, elle peut réduire l’effort cognitif du médecin. On le sait déjà avec d’autres automatismes : le GPS modifie notre sens de l’orientation, les calculatrices changent notre rapport au calcul, les pilotes automatiques transforment les compétences de conduite. En médecine, cette déperdition serait plus grave, car le raisonnement clinique n’est pas seulement une compétence technique. C’est une responsabilité.
Mais cette crainte ne doit pas servir d’alibi à l’immobilisme. La bonne question n’est pas : IA ou médecin ? Elle n’est pas pertinente et monopolise trop de fantasmes et d’énergie. L’évolution la plus cohérente doit conduire à la constitution d’un binôme formé par un médecin accompagné par l’IA. Il sera presque toujours supérieur à un médecin ou une IA seule, à condition que la collaboration soit bien organisée. L’IA peut devenir un deuxième cerveau, non pas pour décider à la place du clinicien, mais pour augmenter sa vigilance. Elle peut rappeler les diagnostics à ne pas manquer, détecter des incohérences, signaler un retour précoce après une première consultation, repérer une constante qui dérive, une biologie qui ne colle pas, une prescription à risque, une association de symptômes rares mais graves. Elle peut surtout servir de contradicteur structuré : « as-tu pensé à cela ? », « quel diagnostic redoutable expliquerait aussi ce tableau ? », « As-tu pensé à demander cette analyse génétique qui pourrait déboucher sur la prescription de cette molécule à l’essai à Lyon dans une étude de phase 1 dans le cancer du pancréas ? » etc…
Dans cette perspective, l’IA ne serait pas systématiquement présente en consultation, ne devant pas devenir un tiers envahissant dans le colloque singulier. Dans certains cas, elle n’apportera rien, ou presque rien, sinon du bruit. Mais dans les situations complexes, atypiques, aiguës, à haut risque, ou lorsqu’une décision engage fortement le pronostic, elle peut devenir un filet de sécurité, un véritable compagnon expert. C’est probablement cette piste qu’il faut suivre. Non celle de l’usage systématique de l’IA, mais en la rendant disponible, traçable, évaluée, utilisée au bon moment. Une intelligence médicale augmentée, au cas par cas.
Il y a aussi un enjeu économique majeur. Nos systèmes de santé ne souffrent pas seulement d’un manque de moyens, mais aussi d’actes redondants ou demandés par réflexe, d’imageries peu pertinentes, de bilans répétés, mais aussi d’examens indispensables oubliés ou retardés. Une IA bien conçue pourrait aider à améliorer la pertinence des soins. Non en prescrivant plus, mais en prescrivant mieux. Elle pourrait hiérarchiser les examens complémentaires selon leur probabilité d’apporter une information utile, intégrer les résultats déjà disponibles, éviter les duplications, rappeler les recommandations, et alerter quand un test coûteux est peu contributif ou, inversement, quand un examen est nécessaire malgré une présentation trompeuse. Des travaux récents sur le diagnostic séquentiel montrent déjà que des systèmes IA peuvent intégrer la question du coût des examens dans le raisonnement diagnostique, avec des gains potentiels en termes de précision et de prix, selon les configurations testées.
La formation médicale devra nécessairement évoluer et vite. Une règle simple pourrait être proposée : d’abord le raisonnement humain, ensuite la confrontation à l’IA. L’interne, le médecin, l’équipe formulent leurs hypothèses, les diagnostics graves à ne pas manquer, le plan d’examens. Puis l’IA vient challenger ce raisonnement, non le remplacer. C’est très différent d’un usage passif où l’on demande d’emblée à la machine ce qu’il faut penser. Dans le premier cas, elle stimule la compétence. Dans le second, elle risque de l’endormir. Et de déshumaniser la pratique médicale.
Il faudra aussi des essais prospectifs. Pas seulement des benchmarks. De vraies études en conditions de soins, mesurant ce qui compte vraiment : moins d’erreurs diagnostiques, moins de retards, moins d’examens inutiles, moins de coûts évitables, moins de complications, mais aussi le maintien des compétences des médecins, l’acceptabilité par les patients, la définition d’une responsabilité juridique claire et une traçabilité des décisions.
L’avenir raisonnable ne passe pas par le remplacement du médecin par l’IA. Encore moins par des praticiens refusant l’IA par orgueil ou par peur. Mais par une médecine apprenant à travailler en binôme avec cette nouvelle technologie, sans lui abandonner ce qui fait le cœur du métier : regarder, écouter, examiner, décider, expliquer, et répondre de ses choix.
En Grande-Bretagne, il y a déjà une vérification d'âge en place pour accéder aux réseaux sociaux. Ce qui oblige les enfants à scanner leur visage avec la webcam. Un tier des enfants ont déjà contourné le système... en se dessinant une moustache 😂 (Permalink)
Apparemment, si vous utilisez VSCode, Microsoft a décidé de mettre CoPilot comme co-auteur de vos commits. Comme ça, POUF.
Les cons ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît. (Permalink)
Quand l'humain fait aveuglément confiance à l'informatique, et que personne n'est tenu responsable: Cette grand-mère de 76 ans subit des arrestations à répétition par les policiers.
Pourquoi ? Parce que quelqu'un a fait une erreur de saisie dans la base nationale des plaques d'immatriculation des voitures volées, et que c'est la sienne qui a été entrée. Le système de surveillance automatisé Flock déployé dans certains états envoie l'alerte à la police qui vient l'arrêter.
C'est un peu à l'images des GAFAMs: un gigantesque système informatique déshumanisé, où personne n'est tenu responsable, et dans lesquels vous n'avez aucun humain à qui parler et aucun recours.
Si VOS données sont stockées dans un système, vous DEVEZ avoir des recours. C'est tout le sens du RGPD. (Permalink)
Faire repousser les cheveux, désactiver le chromosome 21, contrer le brouillage russe avec des drones autonomes, déceler le cancer cutané avec un robot français, traverser NY en taxi volant.. C’est parti pour Électroscope #25.
Vers la fin de la calvitie ? La pilule de VeraDermics livre des résultats cliniques spectaculaires
Va-t-on pouvoir inverser la chute de nos cheveux grâce à un simple comprimé, sans les effets secondaires habituels ? Ce qui relevait hier du rêve pour des millions de personnes touchées par l’alopécie semble sur le point de devenir une réalité médicale tangible.
La lutte contre la perte de cheveux de type androgénétique vient de franchir un cap historique. Fin avril 2026, l’entreprise pharmaceutique VeraDermics a dévoilé les résultats très attendus de son essai clinique de phase 2/3 (étude « 302 ») pour son médicament expérimental, le VDPHL01. Cette annonce a fait l’effet d’une véritable onde de choc, propulsant la valeur de l’entreprise de plus de 45 % à la Bourse de New York.
Le VDPHL01 se distingue par son approche : il s’agit du premier « minoxidil oral à libération prolongée ». Pour rappel, historiquement, le minoxidil oral existant dit « à effet immédiat » causait des effets secondaires cardiaques en raison de pics de concentration soudains dans le sang. Mais la nouvelle matrice en gel développée par les équipes de VeraDermics permet une diffusion plus lente et constante. Cela maximise la stimulation des follicules pileux tout en contournant le seuil de toxicité cardiaque des précédentes versions.
Les données cliniques, obtenues sur des hommes souffrant de calvitie légère à modérée, sont impressionnantes. Après six mois de traitement, les patients ont vu repousser en moyenne 30 à 33 cheveux supplémentaires par centimètre carré, avec des premiers effets visibles dès le deuxième mois. Du côté du ressenti des patients, les deux tiers de ceux recevant deux doses par jour ont jugé que leur densité capillaire s’est « améliorée » voire « nettement améliorée » (contre 13,4 % pour le placebo).
Fait majeur : aucun événement cardiaque lié au traitement n’a été recensé. S’il obtient le feu vert des autorités sanitaires, le VDPHL01 deviendrait le premier traitement non hormonal et oral approuvé contre la perte de cheveux depuis plusieurs décennies. VeraDermics attend les résultats finaux de confirmation (phase 3) pour les hommes au second semestre 2026, et recrute actuellement pour ses essais destinés aux femmes.
Trisomie 21 : un mécanisme naturel permet de « désactiver » le chromosome surnuméraire
Et si la clé pour traiter la trisomie 21 se cachait dans un processus biologique que toutes les femmes possèdent déjà ? Une équipe de chercheurs américains est parvenue à « éteindre » le troisième chromosome 21 grâce à une stratégie génétique inédite.
La trisomie 21, ou syndrome de Down, se caractérise par la présence d’une troisième copie du chromosome 21. Cette anomalie provoque une surcharge d’instructions génétiques au cœur des cellules. Pour tenter de neutraliser ce déséquilibre, des scientifiques du Beth Israel Deaconess Medical Center (qui est affilié à Harvard) ont puisé leur inspiration dans le génome féminin. En effet, au début du développement embryonnaire, les femmes possèdent deux chromosomes X. Pour éviter une « double dose » toxique de gènes, leur organisme tout juste conçu utilise un gène spécifique, appelé XIST, qui agit comme un interrupteur naturel pour désactiver l’un des deux chromosomes X.
L’idée de génie des chercheurs a été d’appliquer cet interrupteur biologique au chromosome 21, en utilisant une version modifiée des célèbres ciseaux génétiques CRISPR/Cas9. Leur équipe a réussi à insérer le gène XIST de manière très ciblée sur le chromosome 21 supplémentaire. L’expérience a été menée en laboratoire sur des cellules souches humaines (cellules iPS) porteuses de la trisomie.
Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue PNAS, sont encourageants. L’intégration du gène a fonctionné avec une efficacité de 20 à 40 %, et ce, exactement à l’endroit souhaité, sans altérer massivement le reste du génome. Les précédentes tentatives avaient un taux de succès bien plus faible et endommageaient souvent le génome. L’efficacité aurait été améliorée d’environ 30 fois avec cette solution optimisée.
S’il est important de souligner que cette prouesse scientifique n’est pour l’instant réalisée qu’in vitro, elle marque une étape historique. Ce n’est pas encore un traitement immédiat : d’autres études devront s’assurer que l’outil génétique ne coupe pas de manière indésirable d’autres brins d’ADN. Néanmoins, cette preuve de concept ouvre une voie thérapeutique révolutionnaire pour le futur de la recherche sur les pathologies chromosomiques.
En Ukraine, les drones IA à bas coût défient le brouillage russe
Face à l’intensité de la guerre électronique sur le front, les forces ukrainiennes déploient massivement une nouvelle génération de drones à bas coût, et insensibles au brouillage. Derrière cette transformation radicale du champ de bataille, on retrouve l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, dont l’initiative a pris une envergure inattendue.
Loin des confortables campus de la Silicon Valley, c’est au-dessus des plaines ukrainiennes que se joue l’avenir de la technologie militaire. Depuis le début de l’invasion russe, la guerre des drones a muté à une vitesse fulgurante. L’initiative d’Eric Schmidt, initialement connue sous le nom de code « White Stork », a évolué en un vaste réseau de défense désormais baptisé « Project Eagle ». Sa mission ? Produire en masse des systèmes autonomes capables de déjouer les redoutables défenses russes !
Sur le terrain, les pilotes ukrainiens font face à un défi majeur : le brouillage. Les systèmes de guerre électronique russes saturent les fréquences, rendant les signaux inopérants et coupant le flux vidéo des opérateurs avant l’impact. C’est ici que la technologie du Project Eagle change la donne. Au lieu de s’appuyer sur une liaison continue, les appareils intègrent des modules de ciblage assisté par intelligence artificielle.
Le principe est redoutable d’efficacité : une fois que le pilote a visuellement accroché sa cible sur son écran, l’ordinateur de bord prend le relais. Grâce à la vision par ordinateur, le drone verrouille sa trajectoire et termine sa course de manière autonome. Ce guidage rend le brouillage russe « de dernière minute » totalement obsolète, avec un taux de réussite en autonomie dépassant les 70 % selon plusieurs sources.
Si les drones kamikazes de première ligne restent cruciaux, l’avancée du projet réside également dans les essaims de drones intercepteurs. Des systèmes comme le Merops, développés sous l’égide de Project Eagle, réalisent aujourd’hui la grande majorité des interceptions de drones russes à longue portée (type Shahed). Avec plus de 80 000 modules d’IA déployés, la technologie a largement dépassé le stade expérimental.
Mais le véritable coup de force de l’initiative d’Eric Schmidt reste économique. Avec un coût de production compressé autour de 400 dollars pour un drone d’attaque basique, et d’environ 15 000 dollars pour un intercepteur complexe, l’idée est d’inonder l’espace aérien avec des appareils peu coûteux, évolutifs… et entièrement sacrifiables.
Un bras robotisé pour traquer le cancer de la peau « en trois minutes »
Obtenir un rendez-vous chez le dermatologue relève parfois du parcours du combattant, avec des délais frôlant l’année d’attente dans certaines zones. Mais que se passerait-il si un robot dopé à l’intelligence artificielle pouvait cartographier chaque centimètre de votre peau en quelques minutes, sans même vous toucher ? C’est la promesse révolutionnaire de Swan, une innovation signée par la pépite française SquareMind.
Face à la saturation des cabinets médicaux et à l’augmentation des cancers cutanés, cette jeune startup parisienne apporte une réponse inédite. Son robot, baptisé Swan, propose une expérience digne d’un film d’anticipation. Dans la salle d’examen, le patient se tient debout tandis qu’un bras articulé navigue de manière fluide et autonome autour de son corps. En moins de « trois minutes », l’appareil réalise une numérisation complète du corps à très haute résolution (dermoscopique), sans le moindre contact physique.
Sur cette base, le système peut ainsi générer une véritable carte de la surface cutanée du patient. L’IA embarquée prend alors le relais pour analyser tous les clichés et comparer les données avec celles des visites précédentes. Elle met en évidence les moindres anomalies : un grain de beauté qui s’élargit, une lésion qui change de couleur ou une nouvelle tache suspecte. Un détail qui n’en est pas un lorsque l’on sait que 80 % des mélanomes apparaissent sous forme de nouvelles lésions.
Swan se positionne comme un super-assistant pour le dermatologue. Il vise à réduire la charge de travail du praticien, à lui faire gagner un temps précieux et à fiabiliser le dépistage précoce. Le médecin conserve bien évidemment l’entière responsabilité du diagnostic final. Soutenue par Bpifrance, l’entreprise se prépare désormais à déployer son robot à grande échelle dans les hôpitaux et cliniques d’Europe et des États-Unis.
Un taxi aérien électrique à New York
Imaginez troquer deux heures de klaxons et d’embouteillages interminables vers l’aéroport JFK contre un vol serein, sans émissions et quasi silencieux de seulement sept minutes. Ce scénario futuriste vient de franchir un cap décisif dans le ciel de la Grosse Pomme.
Fin avril 2026, l’entreprise californienne Joby Aviation a marqué l’histoire de la mobilité urbaine en menant une campagne inédite de vols de démonstration au-dessus de New York. Son appareil, un aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux (dit eVTOL), a relié avec succès Manhattan à l’aéroport international John F. Kennedy. Ce trajet, qui requiert généralement entre une à deux heures par la route, ne prend que 7 min dans les airs !
L’innovation de Joby ne se cantonne pas à la vitesse. Avec ses six rotors électriques perfectionnés, ce taxi des airs promet d’être « 100 fois plus silencieux » qu’un hélicoptère traditionnel. Un point essentiel pour l’acceptation citoyenne : selon l’entreprise, le bruit de l’appareil se fondra dans le bourdonnement urbain, le rendant imperceptible depuis le sol.
Loin d’être un luxe réservé à une poignée de millionnaires, le service ambitionne de révolutionner les trajets quotidiens de la population et des touristes. À terme, ces vols pourront être réservés directement depuis l’application Uber, un partenaire stratégique de Joby, pour un tarif estimé à environ 200 $ contre un tarif de 120 à 160 $ pour un VTC premium (Uber Black). Le surplus étant justifié par le gain de temps… et la vue.
Sous réserve de l’obtention de la certification finale de la Federal Aviation Administration (FAA), l’entreprise prévoit de lancer ses premiers vols commerciaux avec passagers dès le second semestre 2026. La révolution des transports urbains n’est plus une lointaine promesse : elle est en train de prendre son envol !
Chaque lundi, Les électrons libres vous propose un tour d’horizon des nouvelles électrisantes qui secouent le monde de la tech et œuvrent en faveur d’un progrès à même de changer votre quotidien.
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Tristan K.@tristankamin.bsky.socialposted: Déjà le décret de démantèlement total ? Ça c'est bien, pas mal de temps gagné sur les études, l'instruction et l'administratif.
Quoted post from Le Monde@lemonde.fr: Fessenheim : feu vert au démantèlement total de la centrale nucléaire, une étape décisive dans la reconversion du site
Alexandra Delbot@alexandradelbot.bsky.socialposted: 🤡
"Eric s'est confié au micro d'Europe 1. Il affirme qu'il a bien eu le Premier ministre au téléphone et ajoute : "Il m'a dit qu'il n'y aurait pas de suite aux amendes. Il m'a remercié d'être ouvert, d'avoir joué le jeu et que je n'avais pas à m'en faire, qu'il n'y aurait pas de sanction derrière."
Ce n’est plus de la science-fiction. Implants, thérapies géniques de la rétine… grâce à la science, des aveugles commencent à voir à nouveau. S’il reste encore du chemin pour que tous recouvrent une vision complète, l’espoir est immense. Et, déjà, s’ouvrent d’autres perspectives : celle d’une vue augmentée.
Alice Charton avait 87 ans quand elle a relu pour la première fois depuis des années. Une heure le matin, une heure l’après-midi. « Cela a littéralement changé ma vie », dit-elle. Ce qui lui a rendu la vue, c’est une puce de 2 millimètres implantée sous sa rétine – un implant photovoltaïque qui transforme la lumière infrarouge en signal électrique et court-circuite les photorécepteurs détruits par sa maladie.
En 2026, rendre la vue aux aveugles n’est plus une chimère de laboratoire. C’est une réalité enthousiasmante qui n’en est qu’à ses débuts. Plusieurs technologies distinctes avancent simultanément sur cette question. Certaines sont déjà dans des salles d’opération réelles. D’autres seront cliniques d’ici cinq ans. Les dernières redéfinissent ce que « voir » pourrait signifier.
Humain : veut regarder une vidéo sur YouTube.
YouTube : Connectez-vous pour prouver que vous êtes un humain !
Humain : se casse et ne regarde pas la vidéo parce que FATIGUE.
Google : mmmm... bien ! J'ai bloqué un bot ! JE SUIS TRÈS INTELLIGENT. (Permalink)
ALLEZ ZOU ! WinePortable est disponible 🎉
Il vous permet de jouer aux jeux Windows sous Linux sans avoir à vous emmerder à installer Wine.
1️⃣ Décompressez WinePortable
2️⃣ Copiez vos jeux Windows dedans
3️⃣ Lancez "explorer.sh" et jouez à vos jeux
C'est un Wine portable packagé avec tout le nécessaire pour faire tourner plus de 90% des jeux Windows (dxvk, vkd3d, vcrun2003 à 2026, physx, OpenAL).
Il devrait tourner sur à peu près n'importe quelle distribution Linux. Bonus de performance dans les jeux si vous avez un noyau 6.14+ et une carte graphique compatible Vulkan.
Edit : je suis aussi en train de vous préparer un portableGEProton qui va marcher encore mieux. (Permalink)
Le truc à retenir dans cet article c'est que Microsoft prend SteamOS comme référence en tant que but à atteindre pour faire tourner les jeux Windows de manière aussi performante et fluide que sous Linux.
Je ne peux pas m'empêcher de rire.
Wouais, y'a plus vraiment de raisons de garder Windows pour les jeux, Linux est plus performant.
(Et tant pis pour les quelques jeux qui ne passent pas. D'autant que généralement, ce sont les anti-cheats qui posent problème, et ils sont en soit des saloperies de spywares. Même si j'étais sous Windows, je n'en voudrais pas sur ma machine.) (Permalink)