2026, année de la libération pour l’Iran ? Malgré la répression, des manifestations d’une ampleur inédite depuis des décennies ébranlent le régime des mollah. Animées par la force du désespoir économique, elles évoquent une version inversée de la révolution de 1979.
Le fantôme de 1979*
Janvier 1979. À Neauphle-le-Château, dans les Yvelines, à une trentaine de kilomètres de Paris, un vieil homme en turban noir reçoit chaque jour des journalistes venus du monde entier. À ses côtés, quelques étudiants iraniens traduisent ses paroles et expédient ses cassettes vers Téhéran. Ce religieux austère, que l’on disait oublié dans son exil, s’appelle Rouhollah Moussavi Khomeini. Il sera bientôt le Guide suprême de la République islamique, la plus haute autorité politique et religieuse du pays. En quelques semaines, son exil français devient le centre d’une révolution. Depuis son salon meublé d’un simple tapis, Khomeini dicte la chute d’un empire.
À des milliers de kilomètres de là, l’Iran du Shah vacille. Après trente-sept ans de règne autoritaire, Mohammad Reza Pahlavi a fait de son pays le laboratoire d’une paradoxale modernité autoritaire. Le « Roi des Rois » voulait rivaliser avec l’Occident, vantant ses réformes agraires, sa volonté d’industrialiser le pays, de l’alphabétiser et d’être le chantre de l’émancipation des femmes.
Mais la Révolution blanche qu’il avait lancée en 1963 a tourné court. Les mollahs, dépossédés de leurs terres et de leur pouvoir sur les zones rurales, crient vengeance. Quant aux paysans, beaucoup ont rejoint les villes et se sont entassés à leurs périphéries. Malgré l’émergence d’une classe moyenne ayant accédé à un certain confort, les bazaris, la bourgeoisie commerçante traditionnelle, étouffent sous la corruption et les exactions de la SAVAK, la police politique et le service de renseignement du Shah. L’Iran s’est enrichi, mais la modernité de Mohammad Reza Pahlavi n’a profité qu’à une élite. Le reste du pays vit dans la peur et la ferveur religieuse, un mélange explosif, nourri par la naïveté des communistes qui embarquent les fanatiques dans leur quête de justice sociale avant d’être emprisonnés, exterminés ou contraints à l’exil.
C’est un an plus tôt que l’étincelle jaillit. Une rumeur publiée dans un quotidien pro-régime insulte Khomeini. Les manifestations s’enchaînent, la répression s’abat. Les « vendredis noirs » de septembre font des centaines de morts sur la place Jaleh de Téhéran. L’armée tire sur la foule, mais les cortèges grossissent. Dans les mosquées, les prêches enregistrés de Khomeini circulent sous le manteau. Depuis la banlieue parisienne, sa voix promet la justice et l’humiliation des puissants.
Le 1er février 1979, le vol Air France n° 472 atterrit à Téhéran. À bord, Khomeini, 76 ans, rentre au pays. Deux millions d’Iraniens l’attendent sur la route de Mehrabad. Le cortège s’avance lentement dans un vacarme de klaxons et de prières. Ce jour-là, la monarchie millénaire prend fin. Le Shah, réfugié au Caire, ne remettra plus jamais les pieds sur sa terre. Dans les semaines qui suivent, les commissariats brûlent, la SAVAK est dissoute, les officiers du Shah exécutés. La République islamique est proclamée le 1er avril 1979, scellant la fusion du pouvoir spirituel et temporel sous la velayat-e faqih — le gouvernement du jurisconsulte.
La révolution iranienne ne se contente pas de chasser un monarque. Elle entend renverser l’ordre mondial et lancer un défi direct à l’Occident. Le 4 novembre 1979, une foule de jeunes islamistes franchit les grilles de l’ambassade américaine de Téhéran. Ils se baptisent « Étudiants musulmans suiveurs de la ligne de l’Imam ». Ils manifestent contre l’arrivée aux États-Unis du Shah, accueilli par Washington pour y être soigné. Le symbole leur est insupportable. Celui qui est tenu pour le despote corrompu de la Perse occidentalisée trouve refuge chez l’ennemi de la révolution. En quelques heures, cinquante-deux diplomates et membres du personnel sont pris en otages. Le monde bascule dans une crise diplomatique qui va durer 444 jours. Khomeini adoube les preneurs d’otages, qualifie l’ambassade de « nid d’espions » et transforme la crise en acte fondateur du nouveau régime. L’humiliation infligée à Washington devient un sacrement national. Sur les murs de Téhéran, on peint la haine du « Grand Satan ». Dans les cours d’école, les enfants apprennent à chanter « Marg bar Âmrikâ » comme une prière. Les manifestations s’étendent dans tout le pays.
À Washington, le président Jimmy Carter tente de dialoguer. En vain. Les sanctions économiques s’abattent : gel de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens, embargo commercial, rupture des relations diplomatiques. En avril 1980, l’opération Eagle Claw — la tentative de sauvetage des otages par une unité spéciale américaine — tourne au désastre. Huit GI’s meurent dans le désert iranien après une collision entre un avion de transport militaire C-130 et un hélicoptère. Les images font le tour du monde. Khomeini y voit un signe divin, triomphant : « Ils ont voulu porter atteinte à notre révolution avec cette opération ridicule. […] Que Carter sache que cette défaite est un nouveau scandale pour lui. […] C’est Dieu qui a fait échouer leur complot. Les sables du désert les ont arrêtés. »
Dans ce contexte, les Pasdaran, les Gardiens de la Révolution, prennent le contrôle des ports, des routes, des frontières et des télécommunications. Ils représentent l’armée idéologique de la République islamique, créée le 5 mai 1979 par décret de l’ayatollah Khomeini pour protéger la révolution contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. Il ne s’agit pas d’une simple armée. C’est une structure parallèle aux forces régulières (Artesh), avec ses propres moyens terrestres, aériens, navals, la Force al-Qods pour les opérations extérieures et les Bassidj pour la répression interne. C’est par leur biais que le blocus va créer sa propre économie et opprimer la population sous le manteau d’un islamisme à la fois radical et hypocrite.
La libération des otages intervient le 20 janvier 1981, le jour même de l’investiture de Ronald Reagan. Le régime de Téhéran a attendu que Carter quitte la Maison-Blanche pour signer les Accords d’Alger, prévoyant la restitution des otages contre le déblocage partiel des avoirs iraniens gelés. Le message est clair — l’Amérique ne dicte plus le tempo. Mais le prix de cette victoire symbolique est immense. L’Iran se retrouve coupé de tout. Les sanctions financières s’étendent, les entreprises occidentales se retirent, les relations bancaires sont suspendues. Les exportations de pétrole s’effondrent. Les médicaments, les pièces détachées, les devises manquent. C’est la naissance du blocus iranien. Les cargaisons de pétrole brut s’entassent dans les ports du Golfe, sans acheteurs. En 1981, les revenus liés aux hydrocarbures chutent de plus de 70 %, passant d’environ 20 milliards de dollars à moins de 8 milliards. C’est un étranglement progressif, voulu par Washington pour épuiser la jeune République islamique. Dans ses sermons, Khomeini exhorte le peuple à l’autarcie, la khod-kafa’i. En surface, la rhétorique est celle du sacrifice. En profondeur, c’est la naissance d’une économie fondée sur les réseaux parallèles où le clergé bénit les trafics nécessaires à la survie de la révolution, dont ceux de drogues et d’armes…
Décembre 2025, la révolution inversée ?
Quarante-six ans après cette révolution à laquelle communistes et moudjahiddines du peuple (organisation islamo-marxiste) ont participé, avant d’être à leur tour victimes du régime, le pouvoir des mollahs vacille sous le poids de ses crimes et de son absence de réaction face à la terrible crise économique qui frappe le pays. Si les contestations ont été multiples et toujours réprimées dans le sang ces dernières années, comme celle née en 2022 après l’assassinat par la police des mœurs de la jeune Mahsa Amini, pour un voile mal porté, les manifestations qui secouent l’Iran en cette fin décembre semblent de nature à véritablement mettre le règne des ayatollahs en danger. Elles expriment une profonde colère accumulée contre un système corrompu, égoïste et brutal, qui a transformé un pays riche en ressources en enfer — le blocus n’y étant pas non plus étranger.
Tout est parti de la dégradation fulgurante de la situation économique. Une hyperinflation galopante, atteignant 48,6 % en octobre et 42,2 % en décembre 2025, a fait exploser les prix alimentaires et vu la monnaie locale, le rial, chuter à un niveau abyssal. Il faut désormais échanger plus de 1,4 million de rials pour obtenir 1 dollar. Les commerçants, premiers touchés, ont fermé boutique à Téhéran dès le 29 décembre, notamment dans le bazar, le poumon économique de la ville. La révolte s’étend rapidement. Après les bazaris, les étudiants sont maintenant dans la rue et affrontent les forces de l’ordre, tandis qu’Ispahan et Mashhad rejoignent le soulèvement, lui donnant de l’ampleur. Un mouvement qui rappelle une version inversée de la révolution de 1979, déjà largement fondée sur des motifs économiques. Reste à attendre encore la réaction, potentiellement décisive, des Kurdes, dont Mahsa Amini était originaire, déjà largement impliqués dans la révolte de 2022.
Un régime divisé et à bout de forces
Les divisions au sein du gouvernement éclatent maintenant au grand jour, révélant les failles d’un système autoritaire théocratique où le clergé chiite exerce un pouvoir absolu, incorporant des éléments démocratiques factices comme l’élection du président. Ce dernier, le « réformiste » — un mot dépourvu de toute réalité — Masoud Pezeshkian, élu en 2024, appelle à « écouter les revendications légitimes des manifestants », sans que la police ne l’entende.
Le président du Parlement, du même camp que le chef de l’État, évoque les « difficultés économiques » du peuple, trahissant une peur palpable au sommet. Mais ces voix « modérées » se heurtent à la surdité du Guide suprême, Ali Khamenei, terré dans son bunker, qui refuse tout compromis, préférant la répression via les Bassidj et les Pasdaran.
Pourtant, selon nos informations, nombre de réformistes, sentant le vent tourner, commencent à fuir le Titanic institutionnel et rejoignent, les uns l’opposition centriste, les autres la frange nationaliste des contestataires, les derniers, les tenants d’un retour à une monarchie constitutionnelle incarnée par le fils du Shah renversé en 1979, Reza Pahlavi.
Les manifestants profitent également d’un contexte favorable, marqué par les difficultés internes et externes rencontrées par les mollahs — retour de Trump à la Maison-Blanche, pressions sur le programme nucléaire, guerre contre Israël via ses proxies comme le Hezbollah, le Hamas ou les Houthis yéménites.
Les forces de l’opposition : vers une cause commune sous la bannière de Reza Pahlavi ?
Face à cette tyrannie agonisante, l’opposition iranienne, longtemps fragmentée, sent poindre son heure. Ses courants divers — monarchistes, républicains, libéraux démocrates, activistes des droits des femmes, prisonniers politiques et familles de victimes — convergent vers une volonté de faire cause commune pour renverser la République islamique. Le débat sur la forme future du gouvernement — monarchie constitutionnelle ou république — est reporté à l’après-chute, priorisant l’unité contre l’ennemi commun.
Au centre de ces adversaires du pouvoir émerge effectivement la figure de Reza Pahlavi, dont le nom résonne dans les rues de Téhéran et au-delà. Il incarne un visage rassembleur, à même d’orchestrer une transition démocratique. En exil depuis 1979, il appelle à la désobéissance civile massive, invitant les forces de sécurité à rejoindre le peuple contre un régime « incompétent et criminel ».
Soutenu par des prisonniers politiques, des personnalités publiques et une diaspora active, il dépasse les clivages, prônant une démocratie laïque, les droits humains, la défense des minorités et l’intégrité territoriale. Lors d’une récente conférence de presse, il a exhorté les manifestants à rester unis pour « mettre fin au régime des ayatollahs », appelant tous les segments de la société — commerçants, étudiants, militaires — à se joindre au mouvement.
Des rassemblements comme celui de Munich, en juillet 2025, où il a réuni des dissidents pour un « moment historique », illustrent cette unification. Encore néanmoins relative, tant il existe de dissensions historiques entre les différents courants. Pahlavi sera-t-il reconnu comme leader pouvant incarner la phase de transition vers un gouvernement provisoire et des élections libres ? La question demeure. Mais des activistes pro-républicains, autrefois opposés, le soutiennent désormais.
La jeunesse technophile : l’arme secrète de la résistance iranienne
Dans cette bataille pour la liberté, la particularité de la résistance iranienne réside dans sa jeunesse, dans un pays dont la population ne dépasse pas 32 ans de moyenne d’âge. Très éduquée, hyperconnectée et farouchement technophile, comme Les Électrons libres, elle amplifie le mouvement avec une ingéniosité qui défie la censure du régime. Habituée à contourner les barrières numériques imposées par les mollahs (via des applications cryptées comme Signal et Telegram, ou des VPN pour masquer les IP), cette jeunesse coordonne des manifestations éclairs, courtes et précises, permettant de fuir avant l’arrivée des Bassidj ou de la police, tout en assurant une synchronisation nationale. Grâce à elle, les mêmes slogans, les mêmes actions se déploient simultanément à Téhéran, Ispahan ou Mashhad.
Ce lien technologique tisse aussi un pont solide avec la diaspora iranienne, malgré les récits antagonistes propagés par le régime pour semer la discorde. Les deux mondes restent connectés, alimentant des dossiers explosifs (comme ceux sur la contrebande d’or par la Force al-Qods), produits par des binationaux enquêteurs. Parfois, ces connexions infiltrent même le cœur du régime, où certains acteurs, contraints par la nécessité de nourrir leur famille, ne soutiennent pas les mollahs par conviction mais par volonté de survivre.
Une clé de cette opposition réside aussi dans des réseaux de hackers, qui contrecarrent les cyberopérations du régime menées par des agents entraînés par la Russie, experte en ingérence étrangère. Face à un réseau internet bas débit maîtrisé par le gouvernement, les résistants iraniens ont obtenu le repositionnement de satellites occidentaux pour accéder à un haut débit, facilitant la coordination des mouvements. Des rassemblements comme le « Free Iran Rally » à Paris en février 2025, ou les « Assises de la jeunesse iranienne », en octobre, soulignent comment cette génération insurgée, assoiffée de liberté, entretient le flambeau de la résistance.
En cette fin 2025, l’Iran arrive à un carrefour historique de son chemin. La puissance de la contestation, aidée par des circonstances plus favorables que jamais, permettra-t-elle à ce grand pays, vieux de 2 500 ans, de retrouver sa splendeur et son rôle de guide de la civilisation moyen-orientale ? Nous l’ignorons, mais nous l’espérons.
* La première partie de cet article est librement inspirée du chapitre XV du livre de l’auteur de l’article, La drogue au pouvoir, à paraître aux Éditions du Cerf, début 2026.
Sacrifier l’humanité ne sauvera pas la planète. Il est temps de sortir du catastrophisme pour passer à une « écologie adulte » : celle des arbitrages réels, de la science et de l’action concrète. Car la prospérité humaine et la préservation du vivant sont les deux faces d’une même pièce. Ni extinction, ni rébellion : action !
Au terme de ce dossier, une certitude s’impose, à rebours des récits dominants : notre rapport à la biodiversité repose sur un malentendu. Trop souvent, nous la percevons comme une « arche de Noé » — une collection d’espèces fragiles à sauver par principe. La réalité est plus abrupte. La biodiversité n’est pas un absolu moral, mais une réalité biologique, foisonnante, fonctionnelle et, en partie, mesurable. Elle est une machinerie complexe dont nous ne connaissons et ne comprenons encore qu’une fraction, un tissu vivant, une usine invisible dont chaque rouage assure des services inestimables pour le maintien de notre monde.
Contrairement aux récits d’effondrement globaux, le vivant ne disparaît pas partout, ni de la même manière. Mais il ne se porte pas bien pour autant. Il recule ici, se stabilise ailleurs, progresse parfois, disparaît localement, jamais selon un scénario unique.
Les causes de son érosion ne forment pas un bloc indistinct. Elles s’additionnent, se hiérarchisent et interagissent. Certaines sont massives et structurantes, d’autres locales, temporaires ou réversibles. Les confondre, c’est renoncer à les traiter efficacement.
On l’a vu, protéger la biodiversité ne consiste pas à sanctuariser un monde figé qui n’existe plus, n’ayant jamais été davantage qu’une étape. Les écosystèmes que nous habitons sont profondément anthropisés. Gérer, réguler, intervenir n’est pas trahir le vivant ; c’est parfois la seule manière de le maintenir.
Le lac du Der, quand progrès technique rime avec écologique
La biodiversité n’est pas un décor. Elle est une condition de l’habitabilité humaine. Elle dépend de sols généreux, d’eaux fonctionnelles, de paysages productifs et de systèmes agricoles et industriels compatibles avec le vivant. Imaginer qu’elle serait sauvée par l’effondrement de nos sociétés ou par la disparition de l’humain relève du fantasme, pas de l’écologie.
Les récits catastrophistes séduisent, parce qu’ils simplifient et rassurent moralement, mais ils échouent à décrire finement le réel. En transformant chaque enjeu écologique en quitte ou double, ils finissent par inhiber l’action, complexifier le droit et parfois retourner la protection du vivant contre lui-même. Car la survie à court terme passera toujours avant la survie à long terme. Aussi prospérité humaine et préservation durable de la biodiversité vont-elles de pair.
Il n’existe pas de solution pure, idéale. La conservation efficace repose sur des choix imparfaits, des arbitrages assumés, des compromis locaux. Elle demande du temps long, des moyens, de la science et de la coopération.
Ce dossier plaide ainsi pour une écologie adulte, non moralisatrice, non catastrophiste, sans naïveté. Une écologie qui accepte la complexité du vivant, la pluralité des situations et la nécessité de hiérarchiser. Protéger la biodiversité n’est pas un luxe de pays riches, c’est une nécessité qui s’impose à tous. C’est l’acte de lucidité d’une espèce qui comprend que sa conservation dépend de la santé de son environnement. Aussi la hiérarchie d’action est-elle claire : préserver ce qui subsiste, restaurer ce qui a été abîmé, ne remplacer qu’en dernier ressort, et ne jamais se résoudre à ne rien faire. Ni renoncer à se développer.
L’écologie est une science et doit se fonder sur des politiques publiques exigeantes. Tout sauf une posture morale. Ni extinction, ni rébellion, action !
Liste des domaines bloqués par les fournisseurs d'accès allemands. Il doit y avoir des choses intéressantes à explorer là dedans.
À quand la même liste pour les fournisseurs français ?
De.
La.
Merde.
Google investit dans une technologie qui produit de la merde.
Non seulement ça, mais Google paie également les producteurs de ces contenus de merde. L'économie de l'attention ne fait qu'alimenter cette machine à merde. (Permalink)
« Que se passe-t-il en ce moment avec Windows 11 ? Depuis quelques mois, Microsoft semble accumuler les boulettes, dans une avalanche de problèmes techniques, alors même que Windows 10 n’a plus de support. Les annonces sur l'IA et la montée en puissance de Linux sur les jeux n'arrangent pas la situation. »
1 000 loups vivent aujourd’hui en France. Chaque année, ils tuent plus de 10 000 bêtes — dont des bovins ! —, au grand désespoir des éleveurs. Pour les contrer, ceux-ci s’en remettent aux patous. Des molosses efficaces, mais parfois dangereux.
En France, le loup endosse le rôle de figure centrale des tensions contemporaines entre préservation de la biodiversité et activités humaines traditionnelles. Depuis les années 1990, ce prédateur emblématique, le loup gris (Canis lupus), a opéré une recolonisation naturelle du territoire français, passant d'une présence quasi nulle à une population établie et stable. Ce phénomène n'est pas le fruit d'une réintroduction artificielle, comme le suggèrent parfois des rumeurs persistantes, mais d'une migration spontanée depuis les populations italiennes protégées, facilitée par les corridors alpins. En 1992, les premiers individus ont été détectés dans le parc national du Mercantour, marquant le début d'une expansion progressive. Les facteurs clés de ce retour incluent la protection juridique européenne, via la Convention de Berne et la directive Habitats, qui interdisait initialement toute perturbation ou abattage, mais aussi la reforestation massive des zones montagnardes, abandonnées par l'agriculture intensive, et l'abondance croissante de proies sauvages telles que les cerfs, chevreuils et sangliers, qui ont proliféré en l'absence de régulation prédatrice.
Aujourd'hui, les estimations les plus récentes de l'Office français de la biodiversité (OFB) font état d'une population comprise entre 989 et 1 187 individus, centrée autour de 1 082 loups, soit une légère augmentation de 69 animaux par rapport à l'année précédente, mais une stagnation globale observée depuis plusieurs saisons. Cette présence s'étend désormais à une trentaine de départements, des Alpes au Massif central, en passant par les Vosges, les Pyrénées, et même des incursions dans les plaines du Centre et de l'Est, avec des signalements sporadiques en Seine-et-Marne ou aux abords de zones urbaines.
Fascination et répulsion
De manière prévisible, ce retour suscite autant de fascination que de répulsion, ancrées dans un imaginaire collectif où le loup incarne la peur primale déclinée dans les contes pour enfants et autres fictions. Du Petit Chaperon rouge aux Trois Petits Cochons, en passant par l'ombre mythique de la Bête du Gévaudan au XVIIIᵉ siècle, l'animal évoque pour beaucoup un danger latent, un envahisseur tapi dans les forêts.
"Pour des postes à l’international, la Société générale propose à ses candidats de remplir un questionnaire sur leur genre, leur couleur de peau, leur sexualité et leur appartenance à un parti politique"
Ce qui est non seulement dégueulasse, mais totalement illégal.
La Société Générale, une nouvelle entreprise à boycotter ?
Je me demande quand la tech américaine va s'apercevoir que les conneries de Trump (dont ils lèchent le cul avec application) va avoir un réel impact économique sur eux ?
Parceque je doute que toute la tech américaine puisse se passer du marché européen. (Permalink)
Wow... la FSF vient de recevoir un don de 900 000 dollars !
(Avis perso: Je crois plus en la FSF qu'en la Linux Foundation qui est juste devenue - comme le W3C - un gigantesque conglomérat de GAFAM.) (Permalink)
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialposted: Prenez soin de vous et de celles et ceux qui vous accompagnent ! En vous souhaitant plein de belles réussites, critiques ou pas !