Vue normale

Reçu — 3 janvier 2026 De tout et de rien

Toute une journée pour nous pondre cette merde.

Marcel @marcelaiphan.bsky.social posted:
Toute une journée pour nous pondre cette merde.
Macron, c’est le larbin de tous les criminels. Peu importe où on place la barre il est toujours en dessous.

Emmanuel Macron : Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple. La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le Président Edmundo González Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition. Je m’entretiens en ce moment avec nos partenaires de la région. La France est pleinement mobilisée et vigilante, notamment pour assurer la sécurité de ses ressortissants en ces heures d’incertitude.

"We support a transition" ?

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
"We support a transition" ?

bsky.app/profile/vond...

Quoted post from Ursula von der Leyen @vonderleyen.ec.europa.eu:
Following very closely the situation in Venezuela.

We stand by the people of Venezuela and support a peaceful and democratic transition.

Any solution must respect international law and the UN Charter.

Google a un comportement de violeur

3 janvier 2026 à 16:31
J'ai appuyé longuement par erreur sur le bouton "Home" de mon smartphone Android.
Google Gemini est apparu. L'IA de Google.
Je ne l'ai pas installé. Google l'a installé. Sans me demander mon avis. Sans me prévenir.
Il n'existe aucun paramètre permettant de le couper. Google n'entendra pas que vous n'en voulez pas.
Vous ne pouvez pas non plus le dé-installer, car il est intégré à l'application "Google" de base. Il faut donc dé-installer ou désactiver totalement l'application Google si vous voulez vous en débarasser.
Et dans la foulée, Google m'a envoyé deux mails. "Voulez-vous en savoir plus ? Voulez vous faire plus ?" À aucun moment dans le mail il n'y a "Je ne veux pas".
En fait, il n'y a même aucun lien permettant de se désabonner facilement des mails de Gemini.

Google ne veut pas entendre que vous n'en voulez pas, que vous n'êtes pas d'accord. Google ne veut pas entendre que vous voulez qu'il retire son Gemini de votre téléphone. Il ne veut même pas entendre que vous n'en ayez pas envie, que vous ne vouliez pas l'utiliser. C'est un comportement de violeur.

J'ai donc totalement viré l'appli Google (que j'avais dû réactiver à je ne sais plus quelle occasion), et j'ai créé un filtre Sieve sur mon serveur de mail afin de ne plus jamais voir les mails de Gemini.

Google a un comportement de violeur.
Microsoft aussi.

L'IA, c'est leur bite. Comme les violeurs, ils sont persuadés qu'elle est fantastique et qu'ils ont la plus grosse. Et que forcément, plus c'est gros mieux c'est. Et que vous en avez forcément envie. Alors ils vous la fourrent partout, sans votre consentement. Ils ne vous entendront pas dire "non", parce que pour eux c'est inconcevable.
(Permalink)

U.S. Captures Venezuelan Leader, Trump Says: Live Updates - The New York Times

3 janvier 2026 à 10:40
Attendez QUOI ?
Les USA ont bombardé un pays souverain et enlevé son président ???
Elle commence super mal cette nouvelle année.

EDIT: Ah d'accord. Le Venezuela a plus de réserves de pétrole que les Emirats Arabes Unis. Voilà pourquoi. L'international christo-capitalo-fasciste.

Edit : oh bordel 😖 https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/05/donald-trump-reaffirme-que-les-etats-unis-ont-besoin-du-groenland-et-appelle-a-s-en-occuper-dans-vingt-jours_6660581_3210.html
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A Website To End All Websites | Henry From Online

3 janvier 2026 à 08:04
Un appel au web indépendant : un web construit par des humains pour les humains, avec des outils simples (html, rss).

L'article apporte des points intéressants :
- une nouvelle technologie est souvent amenée pour nous faciliter la vie, puis quand elle est industrialisée elle nous force à nous adapter à elle (exemple : la domination de la voiture).
- quand une technologie est suffisamment répandue, ceux qui ne l'utilisent pas sont exclus de la société (exemple : internet).
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Reçu — 2 janvier 2026 De tout et de rien

The Ridiculous Engineering Of The World's Most Important Machine

2 janvier 2026 à 21:00
Cette machine (que TOUT LE MONDE utilise) pour fabriquer le coeurs de nos CPU et GPU est absolument dingue. C'est une merveille d'ingénierie 🤯 (qui coûte 350 millions d'euros).

Rien que la production de la lumière ultra-violette, c'est un truc de fou (des micro-goutelettes d'étain de la taille d'un globule blanc, propulsées à 250 km/h, chauffées individuellement 3 fois par un laser. Chaque. Fucking. Goutelette. À raison de 50 000 goutelettes par seconde.)

(via https://korben.info/asml-euv-lithographie-machine-puce.html)
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Reçu — 1 janvier 2026 De tout et de rien

Les magistrats ayant condamné Marine Le Pen dans le viseur de l’administration Trump - L'Humanité

1 janvier 2026 à 22:07
Des nouvelles de l'Internationale christo-fasciste.

« en cas de condamnation en appel de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, l’administration américaine envisagerait de sanctionner les magistrats français impliqués dans la procédure. »
https://www.clicanoo.re/article/politique/2026/01/02/proces-de-marine-le-pen-les-usa-menacent-les-juges-francais
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Iran, dans le miroir de la révolution

1 janvier 2026 à 06:41

2026, année de la libération pour l’Iran ?
Malgré la répression, des manifestations d’une ampleur inédite depuis des décennies ébranlent le régime des mollah. Animées par la force du désespoir économique, elles évoquent une version inversée de la révolution de 1979.

Le fantôme de 1979*

Janvier 1979. À Neauphle-le-Château, dans les Yvelines, à une trentaine de kilomètres de Paris, un vieil homme en turban noir reçoit chaque jour des journalistes venus du monde entier. À ses côtés, quelques étudiants iraniens traduisent ses paroles et expédient ses cassettes vers Téhéran. Ce religieux austère, que l’on disait oublié dans son exil, s’appelle Rouhollah Moussavi Khomeini. Il sera bientôt le Guide suprême de la République islamique, la plus haute autorité politique et religieuse du pays. En quelques semaines, son exil français devient le centre d’une révolution. Depuis son salon meublé d’un simple tapis, Khomeini dicte la chute d’un empire.

À des milliers de kilomètres de là, l’Iran du Shah vacille. Après trente-sept ans de règne autoritaire, Mohammad Reza Pahlavi a fait de son pays le laboratoire d’une paradoxale modernité autoritaire. Le « Roi des Rois » voulait rivaliser avec l’Occident, vantant ses réformes agraires, sa volonté d’industrialiser le pays, de l’alphabétiser et d’être le chantre de l’émancipation des femmes.

Mais la Révolution blanche qu’il avait lancée en 1963 a tourné court. Les mollahs, dépossédés de leurs terres et de leur pouvoir sur les zones rurales, crient vengeance. Quant aux paysans, beaucoup ont rejoint les villes et se sont entassés à leurs périphéries. Malgré l’émergence d’une classe moyenne ayant accédé à un certain confort, les bazaris, la bourgeoisie commerçante traditionnelle, étouffent sous la corruption et les exactions de la SAVAK, la police politique et le service de renseignement du Shah. L’Iran s’est enrichi, mais la modernité de Mohammad Reza Pahlavi n’a profité qu’à une élite. Le reste du pays vit dans la peur et la ferveur religieuse, un mélange explosif, nourri par la naïveté des communistes qui embarquent les fanatiques dans leur quête de justice sociale avant d’être emprisonnés, exterminés ou contraints à l’exil.

C’est un an plus tôt que l’étincelle jaillit. Une rumeur publiée dans un quotidien pro-régime insulte Khomeini. Les manifestations s’enchaînent, la répression s’abat. Les « vendredis noirs » de septembre font des centaines de morts sur la place Jaleh de Téhéran. L’armée tire sur la foule, mais les cortèges grossissent. Dans les mosquées, les prêches enregistrés de Khomeini circulent sous le manteau. Depuis la banlieue parisienne, sa voix promet la justice et l’humiliation des puissants.

Le 1er février 1979, le vol Air France n° 472 atterrit à Téhéran. À bord, Khomeini, 76 ans, rentre au pays. Deux millions d’Iraniens l’attendent sur la route de Mehrabad. Le cortège s’avance lentement dans un vacarme de klaxons et de prières. Ce jour-là, la monarchie millénaire prend fin. Le Shah, réfugié au Caire, ne remettra plus jamais les pieds sur sa terre. Dans les semaines qui suivent, les commissariats brûlent, la SAVAK est dissoute, les officiers du Shah exécutés. La République islamique est proclamée le 1er avril 1979, scellant la fusion du pouvoir spirituel et temporel sous la velayat-e faqih — le gouvernement du jurisconsulte.

La révolution iranienne ne se contente pas de chasser un monarque. Elle entend renverser l’ordre mondial et lancer un défi direct à l’Occident. Le 4 novembre 1979, une foule de jeunes islamistes franchit les grilles de l’ambassade américaine de Téhéran. Ils se baptisent « Étudiants musulmans suiveurs de la ligne de l’Imam ». Ils manifestent contre l’arrivée aux États-Unis du Shah, accueilli par Washington pour y être soigné. Le symbole leur est insupportable. Celui qui est tenu pour le despote corrompu de la Perse occidentalisée trouve refuge chez l’ennemi de la révolution. En quelques heures, cinquante-deux diplomates et membres du personnel sont pris en otages. Le monde bascule dans une crise diplomatique qui va durer 444 jours. Khomeini adoube les preneurs d’otages, qualifie l’ambassade de « nid d’espions » et transforme la crise en acte fondateur du nouveau régime. L’humiliation infligée à Washington devient un sacrement national. Sur les murs de Téhéran, on peint la haine du « Grand Satan ». Dans les cours d’école, les enfants apprennent à chanter « Marg bar Âmrikâ » comme une prière. Les manifestations s’étendent dans tout le pays.

À Washington, le président Jimmy Carter tente de dialoguer. En vain. Les sanctions économiques s’abattent : gel de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens, embargo commercial, rupture des relations diplomatiques. En avril 1980, l’opération Eagle Claw — la tentative de sauvetage des otages par une unité spéciale américaine — tourne au désastre. Huit GI’s meurent dans le désert iranien après une collision entre un avion de transport militaire C-130 et un hélicoptère. Les images font le tour du monde. Khomeini y voit un signe divin, triomphant : « Ils ont voulu porter atteinte à notre révolution avec cette opération ridicule. […] Que Carter sache que cette défaite est un nouveau scandale pour lui. […] C’est Dieu qui a fait échouer leur complot. Les sables du désert les ont arrêtés. »

Dans ce contexte, les Pasdaran, les Gardiens de la Révolution, prennent le contrôle des ports, des routes, des frontières et des télécommunications. Ils représentent l’armée idéologique de la République islamique, créée le 5 mai 1979 par décret de l’ayatollah Khomeini pour protéger la révolution contre ses ennemis intérieurs et extérieurs. Il ne s’agit pas d’une simple armée. C’est une structure parallèle aux forces régulières (Artesh), avec ses propres moyens terrestres, aériens, navals, la Force al-Qods pour les opérations extérieures et les Bassidj pour la répression interne. C’est par leur biais que le blocus va créer sa propre économie et opprimer la population sous le manteau d’un islamisme à la fois radical et hypocrite.

La libération des otages intervient le 20 janvier 1981, le jour même de l’investiture de Ronald Reagan. Le régime de Téhéran a attendu que Carter quitte la Maison-Blanche pour signer les Accords d’Alger, prévoyant la restitution des otages contre le déblocage partiel des avoirs iraniens gelés. Le message est clair — l’Amérique ne dicte plus le tempo. Mais le prix de cette victoire symbolique est immense. L’Iran se retrouve coupé de tout. Les sanctions financières s’étendent, les entreprises occidentales se retirent, les relations bancaires sont suspendues. Les exportations de pétrole s’effondrent. Les médicaments, les pièces détachées, les devises manquent. C’est la naissance du blocus iranien. Les cargaisons de pétrole brut s’entassent dans les ports du Golfe, sans acheteurs. En 1981, les revenus liés aux hydrocarbures chutent de plus de 70 %, passant d’environ 20 milliards de dollars à moins de 8 milliards. C’est un étranglement progressif, voulu par Washington pour épuiser la jeune République islamique. Dans ses sermons, Khomeini exhorte le peuple à l’autarcie, la khod-kafa’i. En surface, la rhétorique est celle du sacrifice. En profondeur, c’est la naissance d’une économie fondée sur les réseaux parallèles où le clergé bénit les trafics nécessaires à la survie de la révolution, dont ceux de drogues et d’armes…

Décembre 2025, la révolution inversée ?

Quarante-six ans après cette révolution à laquelle communistes et moudjahiddines du peuple (organisation islamo-marxiste) ont participé, avant d’être à leur tour victimes du régime, le pouvoir des mollahs vacille sous le poids de ses crimes et de son absence de réaction face à la terrible crise économique qui frappe le pays. Si les contestations ont été multiples et toujours réprimées dans le sang ces dernières années, comme celle née en 2022 après l’assassinat par la police des mœurs de la jeune Mahsa Amini, pour un voile mal porté, les manifestations qui secouent l’Iran en cette fin décembre semblent de nature à véritablement mettre le règne des ayatollahs en danger. Elles expriment une profonde colère accumulée contre un système corrompu, égoïste et brutal, qui a transformé un pays riche en ressources en enfer — le blocus n’y étant pas non plus étranger.

Tout est parti de la dégradation fulgurante de la situation économique. Une hyperinflation galopante, atteignant 48,6 % en octobre et 42,2 % en décembre 2025, a fait exploser les prix alimentaires et vu la monnaie locale, le rial, chuter à un niveau abyssal. Il faut désormais échanger plus de 1,4 million de rials pour obtenir 1 dollar. Les commerçants, premiers touchés, ont fermé boutique à Téhéran dès le 29 décembre, notamment dans le bazar, le poumon économique de la ville. La révolte s’étend rapidement. Après les bazaris, les étudiants sont maintenant dans la rue et affrontent les forces de l’ordre, tandis qu’Ispahan et Mashhad rejoignent le soulèvement, lui donnant de l’ampleur. Un mouvement qui rappelle une version inversée de la révolution de 1979, déjà largement fondée sur des motifs économiques. Reste à attendre encore la réaction, potentiellement décisive, des Kurdes, dont Mahsa Amini était originaire, déjà largement impliqués dans la révolte de 2022.

Un régime divisé et à bout de forces

Les divisions au sein du gouvernement éclatent maintenant au grand jour, révélant les failles d’un système autoritaire théocratique où le clergé chiite exerce un pouvoir absolu, incorporant des éléments démocratiques factices comme l’élection du président. Ce dernier, le « réformiste » — un mot dépourvu de toute réalité — Masoud Pezeshkian, élu en 2024, appelle à « écouter les revendications légitimes des manifestants », sans que la police ne l’entende.

Le président du Parlement, du même camp que le chef de l’État, évoque les « difficultés économiques » du peuple, trahissant une peur palpable au sommet. Mais ces voix « modérées » se heurtent à la surdité du Guide suprême, Ali Khamenei, terré dans son bunker, qui refuse tout compromis, préférant la répression via les Bassidj et les Pasdaran.

Pourtant, selon nos informations, nombre de réformistes, sentant le vent tourner, commencent à fuir le Titanic institutionnel et rejoignent, les uns l’opposition centriste, les autres la frange nationaliste des contestataires, les derniers, les tenants d’un retour à une monarchie constitutionnelle incarnée par le fils du Shah renversé en 1979, Reza Pahlavi.

Les manifestants profitent également d’un contexte favorable, marqué par les difficultés internes et externes rencontrées par les mollahs — retour de Trump à la Maison-Blanche, pressions sur le programme nucléaire, guerre contre Israël via ses proxies comme le Hezbollah, le Hamas ou les Houthis yéménites.

Les forces de l’opposition : vers une cause commune sous la bannière de Reza Pahlavi ?

Face à cette tyrannie agonisante, l’opposition iranienne, longtemps fragmentée, sent poindre son heure. Ses courants divers — monarchistes, républicains, libéraux démocrates, activistes des droits des femmes, prisonniers politiques et familles de victimes — convergent vers une volonté de faire cause commune pour renverser la République islamique. Le débat sur la forme future du gouvernement — monarchie constitutionnelle ou république — est reporté à l’après-chute, priorisant l’unité contre l’ennemi commun.

Au centre de ces adversaires du pouvoir émerge effectivement la figure de Reza Pahlavi, dont le nom résonne dans les rues de Téhéran et au-delà. Il incarne un visage rassembleur, à même d’orchestrer une transition démocratique. En exil depuis 1979, il appelle à la désobéissance civile massive, invitant les forces de sécurité à rejoindre le peuple contre un régime « incompétent et criminel ».

Reza Pahlavi – photo © Emmanuel Razavi

Soutenu par des prisonniers politiques, des personnalités publiques et une diaspora active, il dépasse les clivages, prônant une démocratie laïque, les droits humains, la défense des minorités et l’intégrité territoriale. Lors d’une récente conférence de presse, il a exhorté les manifestants à rester unis pour « mettre fin au régime des ayatollahs », appelant tous les segments de la société — commerçants, étudiants, militaires — à se joindre au mouvement.

Des rassemblements comme celui de Munich, en juillet 2025, où il a réuni des dissidents pour un « moment historique », illustrent cette unification. Encore néanmoins relative, tant il existe de dissensions historiques entre les différents courants. Pahlavi sera-t-il reconnu comme leader pouvant incarner la phase de transition vers un gouvernement provisoire et des élections libres ? La question demeure. Mais des activistes pro-républicains, autrefois opposés, le soutiennent désormais.

La jeunesse technophile : l’arme secrète de la résistance iranienne

Dans cette bataille pour la liberté, la particularité de la résistance iranienne réside dans sa jeunesse, dans un pays dont la population ne dépasse pas 32 ans de moyenne d’âge. Très éduquée, hyperconnectée et farouchement technophile, comme Les Électrons libres, elle amplifie le mouvement avec une ingéniosité qui défie la censure du régime. Habituée à contourner les barrières numériques imposées par les mollahs (via des applications cryptées comme Signal et Telegram, ou des VPN pour masquer les IP), cette jeunesse coordonne des manifestations éclairs, courtes et précises, permettant de fuir avant l’arrivée des Bassidj ou de la police, tout en assurant une synchronisation nationale. Grâce à elle, les mêmes slogans, les mêmes actions se déploient simultanément à Téhéran, Ispahan ou Mashhad.

Ce lien technologique tisse aussi un pont solide avec la diaspora iranienne, malgré les récits antagonistes propagés par le régime pour semer la discorde. Les deux mondes restent connectés, alimentant des dossiers explosifs (comme ceux sur la contrebande d’or par la Force al-Qods), produits par des binationaux enquêteurs. Parfois, ces connexions infiltrent même le cœur du régime, où certains acteurs, contraints par la nécessité de nourrir leur famille, ne soutiennent pas les mollahs par conviction mais par volonté de survivre.

Une clé de cette opposition réside aussi dans des réseaux de hackers, qui contrecarrent les cyberopérations du régime menées par des agents entraînés par la Russie, experte en ingérence étrangère. Face à un réseau internet bas débit maîtrisé par le gouvernement, les résistants iraniens ont obtenu le repositionnement de satellites occidentaux pour accéder à un haut débit, facilitant la coordination des mouvements. Des rassemblements comme le « Free Iran Rally » à Paris en février 2025, ou les « Assises de la jeunesse iranienne », en octobre, soulignent comment cette génération insurgée, assoiffée de liberté, entretient le flambeau de la résistance.

En cette fin 2025, l’Iran arrive à un carrefour historique de son chemin. La puissance de la contestation, aidée par des circonstances plus favorables que jamais, permettra-t-elle à ce grand pays, vieux de 2 500 ans, de retrouver sa splendeur et son rôle de guide de la civilisation moyen-orientale ? Nous l’ignorons, mais nous l’espérons.

* La première partie de cet article est librement inspirée du chapitre XV du livre de l’auteur de l’article, La drogue au pouvoir, à paraître aux Éditions du Cerf, début 2026.

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Reçu — 30 décembre 2025 De tout et de rien

Le malentendu et la nécessité

30 décembre 2025 à 05:02

Sacrifier l’humanité ne sauvera pas la planète. Il est temps de sortir du catastrophisme pour passer à une « écologie adulte » : celle des arbitrages réels, de la science et de l’action concrète. Car la prospérité humaine et la préservation du vivant sont les deux faces d’une même pièce. Ni extinction, ni rébellion : action !

Au terme de ce dossier, une certitude s’impose, à rebours des récits dominants : notre rapport à la biodiversité repose sur un malentendu. Trop souvent, nous la percevons comme une « arche de Noé » — une collection d’espèces fragiles à sauver par principe. La réalité est plus abrupte. La biodiversité n’est pas un absolu moral, mais une réalité biologique, foisonnante, fonctionnelle et, en partie, mesurable.
Elle est une machinerie complexe dont nous ne connaissons et ne comprenons encore qu’une fraction, un tissu vivant, une usine invisible dont chaque rouage assure des services inestimables pour le maintien de notre monde.

Contrairement aux récits d’effondrement globaux, le vivant ne disparaît pas partout, ni de la même manière. Mais il ne se porte pas bien pour autant. Il recule ici, se stabilise ailleurs, progresse parfois, disparaît localement, jamais selon un scénario unique.

Les causes de son érosion ne forment pas un bloc indistinct. Elles s’additionnent, se hiérarchisent et interagissent. Certaines sont massives et structurantes, d’autres locales, temporaires ou réversibles. Les confondre, c’est renoncer à les traiter efficacement.

On l’a vu, protéger la biodiversité ne consiste pas à sanctuariser un monde figé qui n’existe plus, n’ayant jamais été davantage qu’une étape. Les écosystèmes que nous habitons sont profondément anthropisés. Gérer, réguler, intervenir n’est pas trahir le vivant ; c’est parfois la seule manière de le maintenir.

Le lac du Der, quand progrès technique rime avec écologique

J’approfondis

La biodiversité n’est pas un décor. Elle est une condition de l’habitabilité humaine. Elle dépend de sols généreux, d’eaux fonctionnelles, de paysages productifs et de systèmes agricoles et industriels compatibles avec le vivant. Imaginer qu’elle serait sauvée par l’effondrement de nos sociétés ou par la disparition de l’humain relève du fantasme, pas de l’écologie.

Les récits catastrophistes séduisent, parce qu’ils simplifient et rassurent moralement, mais ils échouent à décrire finement le réel. En transformant chaque enjeu écologique en quitte ou double, ils finissent par inhiber l’action, complexifier le droit et parfois retourner la protection du vivant contre lui-même. Car la survie à court terme passera toujours avant la survie à long terme. Aussi prospérité humaine et préservation durable de la biodiversité vont-elles de pair.

Paul Watson : l’humain par dessus bord

J’approfondis

Il n’existe pas de solution pure, idéale. La conservation efficace repose sur des choix imparfaits, des arbitrages assumés, des compromis locaux. Elle demande du temps long, des moyens, de la science et de la coopération.

Ce dossier plaide ainsi pour une écologie adulte, non moralisatrice, non catastrophiste, sans naïveté. Une écologie qui accepte la complexité du vivant, la pluralité des situations et la nécessité de hiérarchiser.
Protéger la biodiversité n’est pas un luxe de pays riches, c’est une nécessité qui s’impose à tous. C’est l’acte de lucidité d’une espèce qui comprend que sa conservation dépend de la santé de son environnement. Aussi la hiérarchie d’action est-elle claire : préserver ce qui subsiste, restaurer ce qui a été abîmé, ne remplacer qu’en dernier ressort, et ne jamais se résoudre à ne rien faire. Ni renoncer à se développer.

L’écologie est une science et doit se fonder sur des politiques publiques exigeantes. Tout sauf une posture morale. Ni extinction, ni rébellion, action !

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Reçu — 29 décembre 2025 De tout et de rien

CUII Liste - Gesperrte Domains

29 décembre 2025 à 19:32
Liste des domaines bloqués par les fournisseurs d'accès allemands. Il doit y avoir des choses intéressantes à explorer là dedans.
À quand la même liste pour les fournisseurs français ?

Edit : pour la France, on me signale https://censxres.fr/technique/
et https://ooni.org/post/2025-france-report/
(Permalink)
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