La liste des mots bannis par le gouvernement Trump (c'est à dire que plus aucun organisme gouvernemental n'a le droit d'utiliser ces expressions dans ses communications internes et externes, sites web ou documents officiels).
C'est complètement lunaire, un déni de réalité. Voyez vous-même: Avortement, accessibilité, activiste, pollution de l'air, asexuel, autisme, anti-racisme, assigné à la naissance, biais, à risque, bioénergie, bisexuel, émission carbone, changement climatique, énergie propre, communauté, covid-19, différences culturelles, diesel, discrimination, handicap, diversité, inclusion, véhicule électrique, émissions, équitable, éthanol, exclusion, fétus, gay, genre, identité, intersexe, LGBTQ, domination masculine, rougeole, filtration membranaire, santé mentale, migrant, natif américain, non binaire, énergie nucléaire, obésité, allergie à la cacahuète, photovoltaïque, pollution, privilège, ségrégation, socio-culturel, pollution du sol, stéréotype, durable, systémique, traumatique, sous-représentation, vaccin, victime, vulnérable, pollution de l'eau, privilège blanc, FEMME...
Bassines, sécheresse, Plan Eau, dessalement… Figure majeure de l'hydrologie française, Éric Servat sonne l'alarme face à un débat qu'il juge gangrené par l'idéologie. Il appelle à revenir d'urgence aux faits, à la science et aux réalités locales.
Hydrologue spécialiste de la gestion de la ressource en eau, Éric Servat a passé plusieurs décennies à l'étudier sur le terrain, en particulier en Afrique, avant de diriger des institutions de recherche de premier plan. Directeur honoraire du Centre international UNESCO sur l'eau, qu'il a créé en 2020, directeur de recherche à l'IRD et professeur associé à l'université de Montpellier, il observe aujourd'hui avec inquiétude la tournure prise par le débat français.
Au point de prendre la plume. Dans Le Grand Défi de l'eau, publié il y a quelques mois, il s'attaque aux idées reçues, aux postures militantes et aux solutions toutes faites qui, selon lui, ont progressivement contaminé la gestion d'une ressource pourtant trop vitale pour devenir un champ de bataille idéologique.
Les Électrons Libres : Vous décrivez votre livre comme « un plaidoyer pour la raison, l'espoir et l'action ». Que voulez-vous dire par là ?
Éric Servat : J'en avais assez d'entendre n'importe qui dire n'importe quoi. Dans les pays où j'ai vécu, notamment en Afrique, j'ai approché de près la problématique de la ressource en eau. J'ai vu des gens en grande difficulté par manque d'eau ou parce qu'elle était de mauvaise qualité. C'est pourquoi j'aimerais qu'on retrouve un peu de sérénité sur cette question en France, où tous les sujets sont devenus clivants et polémiques, générant de l'hystérie et de la violence, de façon presque indécente au regard de la situation des pays sahéliens par exemple. Pour l'eau comme pour d'autres sujets nous avons, en France, une capacité d'analyse, de décision et d'action que beaucoup nous envient.
Les débordements du printemps 2023 autour des « mégabassines » à Sainte-Soline m'ont choqué. C'est en partie la raison de ce livre : répondre à des discours souvent purement militants, donner au grand public des clés de compréhension et souligner les progrès accomplis ces dernières décennies en matière de gestion de la ressource. Certes, en tant que scientifique, il est compliqué de se positionner car le débat est fréquemment préempté par des visées de politique politicienne. Des gens qui n'y connaissent rien martèlent des affirmations erronées parce que leur projet politique sous-jacent est de renverser le « système » et de mettre en place un autre modèle de société. L'eau ne doit pas être otage de ces luttes politiques. Elle mérite mieux que ça.
Un discours rationnel est-il encore audible ?
Difficilement, car une partie de la communauté scientifique est elle-même partie prenante. On l'a vu lors des débats sur la loi Duplomb : les faits et les données ne sont pas pris en compte. Il faut revenir aux fondamentaux. Nos sociétés se sont construites depuis la nuit des temps autour de l'eau, dont on oublie trop souvent aujourd'hui les dimensions économique, sociale et culturelle.
« La quantité totale de précipitations ne change pas beaucoup, mais l'irrégularité s'accroît »
Comment le changement climatique affecte-t-il le cycle de l'eau ?
Le cycle hydrologique (précipitations, ruissellement, infiltration, évaporation) est modifié par le réchauffement : davantage d'évaporation, davantage de transpiration par les plantes. Résultat, une partie de l'eau remonte plus vite et plus fort vers l'atmosphère et les sols se dessèchent plus rapidement, notamment en surface. Autrement dit, le cycle de l'eau s'accélère et l'atmosphère stocke davantage de vapeur d'eau supplémentaire : 7 % de plus pour une hausse de température de 1 degré.
On observe déjà les conséquences de cette situation. Dans l'arc méditerranéen, que je connais bien puisque je vis à Montpellier, les classiques épisodes dits « cévenols » surviennent dans une atmosphère bien plus chargée en vapeur d'eau, entraînant des pluies potentiellement plus intenses, des crues violentes et un ruissellement accru puisque l'eau s'infiltre mal dans le sol imperméabilisé par la sécheresse. La quantité totale d'eau précipitée ne change pas beaucoup mais l'irrégularité des pluies s'accroît. Au final, une grande partie de cette eau est « perdue » pour la recharge des aquifères.
D'une autre manière, les Pyrénées-Orientales subissent aussi ce changement : de 2022 à 2024, on y a observé une sécheresse d'une intensité telle que certains paysages et certaines contraintes d'usage de l'eau ont temporairement évoqué ceux de régions semi-désertiques, ce qui a fortement impacté l'économie locale (agriculture et tourisme).
« Le mille-feuilles administratif doit être revisité en profondeur. Il faut simplifier le système »
Vous jugez sévèrement les politiques publiques menées depuis des années dans ce domaine. Pourquoi ?
Excessivement complexe, le mille-feuilles administratif doit être revisité en profondeur. Certes, les grandes agences de bassins (dédiées aux principaux fleuves comme le Rhône, la Loire ou la Seine) sont à conserver, leurs Comités de Bassin étant de vrais lieux de discussion et de décision entre tous les types d'acteurs de l'eau. Mais en matière d'exploitation de la ressource en eau, c'est l'échelle du bassin versant qui est pertinente. Or, les compétences sont aujourd'hui éparpillées entre les communes, communautés de communes, départements et régions, auxquelles s'ajoutent celles des agences locales de l'eau, des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), des schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE), des PTGE, des CLE, etc. Il faut simplifier le système et s'appuyer sur les contraintes locales.
Vous n'êtes guère plus indulgent pour le Plan Eau, lancé en 2023.
Ce plan n'a rien d'innovant, ni dans ses constats – les mêmes qu'il y a dix ans – ni dans ses recommandations. S'il s'agit juste de prôner la sobriété (mot valise et culpabilisant car évoquant une addiction, auquel je préfère « économies d'eau » ou « optimisation des usages de l'eau ») et l'amélioration de la qualité de l'eau, on n'a pas besoin de grand Plan Eau ! Sauf peut-être dans un État aussi jacobin que le nôtre, dans lequel on a toujours besoin d'un signal « venu d'en haut » …
Bon comme on me l'a demandé, j'ai expliqué comment faire une zip-bomb pour piéger les pirates en herbe qui essaient de scanner votre site à la recherche de failles de sécurité. C'est plus pour le fun qu'un véritable outils de sécurité. (Permalink)
Rappel : Firefox est le dernier navigateur mainstream qui supporte encore la version complète de uBlock-origin.
Les autres éditeurs n'en ont plus rien à foutre de vous protéger des trackers. (à part peut-être Vivaldi qui possède un bloqueur de publicité intégré, mais ses listes sont loin d'être aussi complètes que celle de uBlock-origin). (Permalink)
Content de voir que ma solution toute bête antibot fonctionne 👍 je suis content de rendre service.
https://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=stupidantibot
Avantages:
- Charge minimale côté serveur. Pas de charge côté client.
- Pas besoin de modifier les pages ou logiciels existants de votre site.
- Un seul fichier html à ajouter.
- ...et quelques lignes dans votre htaccess pour choisir quelle pages protéger. (Permalink)
Quand vous branchez un périphérique USB compatible "Plug'n'Play", Windows va télécharger et installer les pilotes correspondants, avec les droits maximum (NT AUTHORITY\SYSTEM).
Or certains de ces pilotes ont des failles de sécurité.
En émulant certains périphériques USB, il devient alors possible de forcer l'installation de ces pilotes et d'exploiter les failles correspondantes pour prendre le contrôle de la machine.
Cette faille est même exploitable à distance via RDP (donc sans même avoir d'accès au port USB, car RDP peut faire de l'USB via le réseau.) (Permalink)
Ok donc il existe une classe d'Instragrameurs qui abordent des femmes en les filmant avec les "lunettes de pervers"™️ de Mark, qui postent ces vidéos sur le réseau de Mark (Instagram), et derrière elles subissent du harcèlement en ligne. (Permalink)
"Le site d’investigation américain “404 Media” a révélé, jeudi 13 août, comment un plaignant a tenté de tromper un tribunal du Connecticut en insérant des instructions subliminales à destination d’une intelligence artificielle. Un cas qui a eu, ces derniers mois, des précédents au Brésil."
Est-ce qu'on pourrait arrêter d'utiliser l'IA dans la justice ?
Et aussi dans l'éducation, dans les services sociaux ?
Est-ce qu'on pourrait arrêter d'utiliser l'IA tout court ?
En plus de faire de la merde, c'est trop facilement manipulable. (Permalink)
Des gens qui prenaient des photo de l'éclipse de soleil ont obtenu une image très détaillée... de la lune. L'intelligence artificielle est complètement conne, elle ne comprend rien et pourtant les fabricants l'autorisent à bidouiller vos photos (qui du coup ne correspondent plus à la réalité). (Permalink)
Voilà, on vous l'avait dit. "Je n'ai rien à me reprocher" n'est jamais un argument valable, parce que fondamentalement ce n'est pas VOUS qui choisissez ce qu'il y a à vous reprocher.
Et là le gouvernement Trump achète des données aux GAFAMs pour poursuivre ses opposants : "L'agence américaine de l'immigration (la célèbre ICE) a envoyé des centaines de demandes de données à Google, Meta, Reddit et Discord pour identifier des comptes critiques envers sa politique. Des requêtes normalement réservées aux enquêtes criminelles, utilisées ici pour repérer de simples citoyens." (Permalink)
Non, ce n’était pas mieux avant. Vraiment pas. En un siècle, l’humanité a gagné quarante ans d’espérance de vie. Pas grâce à la sagesse des anciens, mais grâce à des molécules, des vaccins et à quelques chercheurs de génie. Une révolution silencieuse, l’une des plus grandes de l’histoire humaine.
Voici une question simple : savez-vous ce qui vous aurait tué si vous étiez né il y a deux cents ans ? Pas forcément la guerre. Pas forcément la famine. Très probablement une infection. Une eau contaminée. Une plaie mal nettoyée. Une pneumonie. Une rage de dents devenue septicémie. En 1900, l’espérance de vie mondiale était d’environ 31 ans. Aujourd’hui, elle dépasse 71 ans. Ce bond prodigieux n’est pas tombé du ciel. Il est devenu possible lorsque nous avons compris que nos ennemis invisibles avaient un nom, une forme et qu’ils pouvaient être combattus.
L’enfer ordinaire d’avant la médecine moderne
Pour comprendre l’ampleur du chemin parcouru, il faut accepter de regarder en face ce qu’était la vie avant la révolution médicale. Jusqu’au XIXᵉ siècle, les villes d’Europe étaient des bouillons de culture au sens le plus littéral du terme. Les humains vivaient au milieu de leurs animaux, les excréments contaminaient les puits et les rivières, et les maisons en bois, humides, sombres et mal ventilées, offraient un terrain idéal à la vermine et aux micro-organismes. Comme l’a sobrement noté un historien de l’époque, « du point de vue de la santé, la seule chose à dire en leur faveur est qu’elles brûlaient facilement ». Et avec elles, les parasites et les maladies qu’elles abritaient.
La peste revenait régulièrement ravager les villes. À Besançon, elle frappa quarante fois entre 1439 et 1640. La peste noire du XIVᵉ siècle avait tué une part immense de la population européenne. À Londres, en 1349, plus de deux cents cadavres étaient enterrés chaque jour dans un seul cimetière. Face à cela, que proposaient les médecins ? Des saignées. On ligaturait le bras du patient, on ouvrait la veine, on le vidait d’une partie de son sang, ce qui achevait souvent les plus faibles. En France, rien qu’en 1846, trente millions de sangsues furent utilisées à des fins médicales. Pour des résultats nuls, voire négatifs.
Les mères mouraient en couches. Les enfants mouraient de rougeole, de scarlatine, de coqueluche. Les blessés mouraient d’infection faute d’antibiotiques. Les opérés mouraient sur la table faute d’anesthésie, ou dans les jours suivants faute de désinfectants. Vieillir, dans ce monde-là, c’était perdre la vue, perdre l’usage de ses jambes, souffrir longtemps et mourir tôt.
Médecine sans chimie : qui veut vivre comme un roi ?
Pendant des millénaires, l’humanité a combattu un ennemi qu’elle ne pouvait pas voir. Lorsque Joseph Jackson Lister met au point le microscope achromatique, les micro-organismes deviennent enfin visibles. Louis Pasteur en tire les conséquences : ces créatures invisibles gâtent le lait, le vin et, surtout, elles tuent les gens. La pasteurisation devient une arme d’hygiène publique. Pasteur développe aussi des vaccins contre la rage et le charbon. La guerre contre les microbes pouvait commencer.
Mais c’est un médecin hongrois méconnu, Ignaz Semmelweis, qui signe l’un des actes fondateurs de la médecine moderne. En 1846, il observe que les femmes meurent beaucoup plus en couches lorsque les médecins arrivent directement de la salle d’autopsie. Son intuition est fulgurante : ils transportent quelque chose de mortel sur leurs mains. Sa solution aussi : les laver à l’eau de chaux chlorée. Résultat : la mortalité maternelle est divisée par dix, de près de 20 % à moins de 2 %.
Un geste chimique d’une simplicité déconcertante, encore fallait-il qu’il devienne accessible à tous. Connu depuis l’Antiquité, le savon était longtemps resté un produit de luxe ou de lessive. Son industrialisation au XIXᵉ siècle, notamment grâce aux travaux du chimiste Michel-Eugène Chevreul, en fit un outil de santé publique. Dans les hôpitaux, les maternités, les casernes, partout où le lavage des mains se généralisa, la mortalité infectieuse recula. Aujourd’hui encore, l’OMS estime que le simple lavage des mains au savon pourrait prévenir près d’un million de morts par an. Pour quelques centimes.
Aujourd’hui, cette révolution nous paraît si banale que nous n’y pensons plus. Ouvrir un robinet et obtenir instantanément une eau potable semble une évidence. C’est pourtant le fruit de plus d’un siècle de recherche, d’investissements et d’infrastructures. À l’échelle mondiale, l’accès à l’eau potable a permis de réduire drastiquement la mortalité liée aux maladies diarrhéiques, qui tuent encore près de 500 000 enfants de moins de cinq ans chaque année. Un chiffre qui reste effrayant, mais qui se comptait en millions il y a seulement quelques décennies.
De la variolisation au vaccin
L’histoire de la vaccination commence dans les ruelles de Constantinople, au début du XVIIIᵉ siècle. Lady Mary Wortley Montagu, femme de l’ambassadeur britannique en Turquie, y découvre une pratique étrange : des femmes introduisent sous la peau d’enfants sains de la matière prélevée sur les pustules de malades de la variole afin de provoquer une forme légère de la maladie et une immunité durable. Défigurée par la variole et ayant perdu son frère, elle fait inoculer son propre fils en 1718. De retour en Angleterre, elle convainc la famille royale de suivre son exemple. La pratique se répand.
Environ 2 % des personnes inoculées en mouraient, un risque qui paraît énorme. Mais la variole naturelle en tuait près d’une sur trois. Le calcul était vite fait.
En 1796, Edward Jenner franchit l’étape décisive. Observant que les laitières ayant contracté la vaccine, une variole bovine bénigne, sont immunisées contre la variole humaine, il inocule le liquide d’une pustule de vaccine à un enfant de huit ans, James Phipps. Après une légère fièvre, le garçon guérit. Jenner l’expose ensuite à la vraie variole ; l’enfant n’attrape rien. Le vaccin était né, ainsi baptisé d’après le latin vacca (la vache).
28 septembre 1928. Alexander Fleming rentre de vacances dans son laboratoire londonien, notoirement désordonné, et remarque quelque chose d’étrange sur une boîte de Petri oubliée. Un champignon a envahi une culture de staphylocoques, et autour de lui, les bactéries sont mortes. « C’est amusant », aurait-il dit. C’était, en réalité, l’une des découvertes les plus importantes du XXᵉ siècle.
Avant la pénicilline, un simple bobo au genou pouvait conduire à la mort. Une éraflure infectée, une dent cariée ou une angine mal soignée pouvaient dégénérer en septicémie fatale. Aujourd’hui, une boîte d’amoxicilline à quelques euros règle souvent l’affaire en dix jours. Cette banalité est peut-être le plus grand miracle chimique du quotidien.
Les héros méconnus et les remèdes à quelques centimes
La révolution médicale n’est pas seulement faite de grands noms. Elle est aussi faite de solutions modestes, presque ridicules par leur simplicité. Maurice Hilleman voulait devenir gérant de supermarché. Heureusement pour nous, il n’en fit rien, car ce microbiologiste américain développa plus de vingt-cinq vaccins, dont celui contre la rougeole, une maladie que l’on a tendance à considérer comme bénigne, mais qui tuait autrefois des millions d’enfants.
Plus humble encore : la thérapie par réhydratation orale. Dans les années 1970, les diarrhées tuaient massivement les enfants, souvent par déshydratation. La solution ? Un simple mélange de sel, de sucre et d’eau. Testée sur près de 3 000 patients lors d’épidémies de choléra au Bangladesh, elle réduisit la mortalité d’environ 95 %. Son coût ? Quelques centimes par dose. The Lancet la considère comme l’une des avancées médicales les plus importantes du XXᵉ siècle. Elle sauve encore près d’un million d’enfants chaque année.
On aurait encore pu citer l’insuline, l’anesthésie moderne, les corticoïdes, les antirétroviraux, les traitements contre l’hypertension, les statines, les chimiothérapies, les moustiquaires imprégnées, les tests de diagnostic, les antiseptiques, les solutés de perfusion, les traitements antiparasitaires… Si cette liste vous paraît longue, souvenez-vous que c’est précisément sa longueur qui a fait celle de notre espérance de vie.
Ni oubli, ni banalisation
Les progrès de la médecine finissent par devenir accessibles au plus grand nombre. En 1900, un pays avec un revenu par habitant de 1 000 dollars enregistrait une mortalité infantile de 20 pour 100 naissances. Un siècle plus tard, un pays au même niveau de richesse n’en déplorait plus que 7. Même sans croissance économique, la mortalité infantile aurait diminué des deux tiers grâce à la diffusion du savoir médical et des techniques de prévention.
Un pays disposant aujourd’hui d’un PIB par habitant de 3 000 dollars peut espérer la même espérance de vie qu’un pays qui, en 1870, aurait eu un PIB de 30 000 dollars. La science a démocratisé la longévité. Elle a rendu accessible à tous ce qui relevait autrefois du privilège.
Des millions de personnes meurent encore de maladies que nous savons prévenir ou traiter, simplement parce qu’elles n’ont pas accès aux soins. C’est inacceptable et cela reste un défi collectif. Mais la tendance est sans ambiguïté. En un siècle, nous avons plus que doublé notre espérance de vie. Nous avons vaincu des fléaux millénaires. Nous avons appris à combattre les ennemis invisibles qui nous tuaient pour un verre d’eau contaminée, une simple égratignure ou un accouchement.
Contrairement aux idées reçues, la chimie ne fait pas que polluer des rivières. Elle vous a aussi sauvé la vie. Probablement plusieurs fois. Et sans doute celle de vos enfants. Sans que vous le sachiez.
Pourquoi avons-nous peur de la chimie ? Et à qui profite cette peur ? Tout l’été, Les Électrons Libres publient quelques extraits de leur nouveau livre : Naturellement chimique.
Je trouve ça très punk comme idée : Utiliser l'ESP32 d'une ampoule connectée pour créer un point Wifi distribuant des livres interdits. Tant que l'ampoule est alimentée, toute personne à portée peut se connecter dessus pour récupérer les livres, et une ampoule ne lève généralement pas de soupçons (pas comme un RaspberryPi Zero planqué dans un coin). (Permalink)
La ville de Baltimore a fait baisser la criminalité par armes à feux de manière spectaculaire. 68% d'homicides en moins depuis 2019. Comment ? Avec 400 flics en *MOINS* et plusieurs bonnes idées.
Taper *FORT* contre le crime, ça fait bander les droitards, mais ça ne marche pas vraiment (Je rappelle que les USA ont un des plus forts taux de criminalité alors que certains états ont *encore* la peine de mort.) (Permalink)
Malgré son *immense* popularité, Microsoft va tuer le logiciel Publisher.
(Oui si vous avez encore plein de travaux dans ce format fermé et propriétaire (.pub), vous pouvez pleurer. C'est tout l'intérêt des formats ouverts !)
La raison invoquée par Microsoft ? C'est pour « améliorer votre abonnement Microsoft 365 ». #troll (Permalink)