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Reçu — 13 mars 2026 MiniMachines.net

Manette Stadia Bluetooth : Comment la débloquer en 2026

13 mars 2026 à 13:15

Mise à jour du 13/03/2026 : la manette Stadia Bluetooth n’est plus prise en charge par le site de Google. L’éditeur de Stadia a décidé de supprimer son système pour des raisons assez étranges et l’adresse https://stadia.google.com/controller/index_fr.html mène désormais vers une page vide. Si vous avez mis la main sur une de ces manette Stadia entre temps, il reste une solution assez simple.

Christopher Klay a tout simplement copié le site de Google et l’a basculé sur Github. Vous pouvez donc retrouver l’ensemble des procédures ci-dessous mais depuis un point de départ différent. Au lieu de cliquer chez Google, vous allez démarrer sur cette page : https://christopherklay.github.io/stadiacontroller/

Billet d’origine du 26/01/2023 : Cette manette Stadia Bluetooth est une excellente surprise, elle clôt un chapitre douloureux pour Google. Mais le géant s’en tire finalement avec les honneurs.

Comme vous le savez, Google a mis fin à l’aventure Stadia. Le service a été fermé et le moteur de recherche a remboursé les investissements faits dans le service. Si à l’annonce de ce changement j’avais craint que les périphériques soient abandonnés par la marque, il n’en est finalement rien. Au contraire, Google montre exactement la bonne marche à suivre pour assurer une transition de « fin de service » pour sa manette.

En général, les constructeurs ne s’embarrassent pas trop de leurs produits quand ils débranchent leurs services. On l’a vu récemment pour Arlo qui a annoncé l’abandon du suivi de sécurité de ses premières caméras mais les exemples sont légion. On se souvient de Sonos qui avait voulu rendre obsolète logiciellement des produits pour arranger ses chiffres de vente. La procédure est souvent toujours la même, le service est arrêté, les produits deviennent obsolètes voire dangereux. Certains constructeurs, trop rares malheureusement, décident de proposer une ouverture Open Source de leur code afin de permettre à d’éventuelles personnes intéressées d’adapter leurs matériels plutôt qu’il ne parte à la poubelle. Google a fait une démarche alternative en transformant la manette de sa solution en une Stadia Bluetooth. Une manette qui bascule d’un protocole orienté vers les produits de la marque en une manette compatible avec tous les produits employant un système de communication plus ouvert.

C’est évidemment une bonne chose mais c’est d’autant plus exemplaire que Google propose une mise à jour étape par étape de la manette avec un guide très clair. Cela permet vraiment à tout un chacun de profiter de la manette Stadia Bluetooth et n’est donc pas juste une excuse marketing de la part de la marque. J’ai vu de nombreux fabricants proposer des mises à jour réservées à une poignée d’utilisateurs tant les compétences techniques et logicielles en jeu étaient élevées. Si il faut savoir lancer des outils de programmation pour reprendre en main un produit vendu au grand public, c’est qu’il y a un problème quelque part.

Stadia Bluetooth : la procédure de mise à jour

Au contraire, la méthode déployée par Google est parfaite. Elle se fait en quelques étapes bien documentées et explicites et ne nécessite aucun téléchargement d’outils complexes. tout se passe simplement dans son navigateur en se connectant à cette adresse : https://christopherklay.github.io/stadiacontroller/

On arrive alors sur une page, déployée dans de nombreuses langues, qui propose d’effectuer la transition du protocole de base vers un Bluetooth plus universel. Pour commencer, il faut avoir une manette chargée à portée de main, un câble USB Type-C pour connecter la manette à votre PC et quelques minutes devant soi. En cliquant sur le bouton « Passer en mode Bluetooth » l’opération débute.

Un premier écran vérifie ce que vous voulez faire avec la manette. Cliquez sur « commencer ».

Acceptez les conditions d’utilisation puis cliquez à nouveau sur « Commencer ».

Vous devez alors brancher votre manette chargée sur votre PC à l’aide du câble USB Type-C. Vous pouvez utiliser celui de votre kit ou n’importe quel autre du moment qu’il transporte les données. Cliquez sur « continuer ».

Vous devez ensuite autoriser votre navigateur à vérifier qu’il détecte bien la manette en cliquant sur le bouton bleu.

Une fenêtre affiche la tentative de connexion du navigateur à la manette. Cliquez sur « Connexion ».

Normalement votre navigateur confirme la bonne prise en charge de la manette. Cliquez sur « Étape suivante ».

Il faut alors « déverrouiller » la manette. En réalité, la basculer en mode « développeur ». Mais je suppose que Google a préféré utiliser cette terminologie pour ne pas faire peur aux néophytes. On débranche la manette du câble USB. Puis on la rebranche en maintenant appuyé la touche « … ». Il ne reste plus alors qu’à presser simultanément quatre boutons pour pouvoir passer à l' »étape suivante ».

Votre système réagit alors en indiquant la bonne prise en charge de la manette, mais lui découvre un nouveau nom.

Le système demande ensuite votre autorisation pour télécharger la mise à jour vers la manette. Cliquez sur le bouton.

Le système vous demande de confirmer le produit visé, cliquez sur « Connexion ».

Le téléchargement débute et ne prend que quelques instants.

Une fois le téléchargement terminé, le système vous demande de passer à nouveau à l’ « Étape suivante ».

Il faut alors intaller la mise à jour que vous venez d’injecter dans le périphérique afin d’en faire une Stadia Bluetooth. Cliquez sur « Autoriser Chrome à installer ».

Encore une fois le système vous demande la cible et vous indique cette tentative de manipulation de votre matériel. Cliquez sur « Connexion ».

L’installation démarre, cela dure un peu plus longtemps avec une barre de progression. Evidemment, il ne faut pas débrancher votre manette ni éteindre votre machine. Patientez simplement 30 à 40 secondes.

L’écran final indique que l’opération est terminée. Votre manette Stadia Bluetooth est désormais opérationnelle. Cela a été simple et efficace.

Google vous précise les modalités d’usage avec un petit guide en deux simples images. L’association se fait en pressant deux boutons : celui au logo Stadia au centre en bas et le bouton Y. Une fois en mode association, la manette pourra être connectée en Bluetooth sur un PC, une tablette, un smartphone ou autre.

Un dernier écran vous indique le sens des couleurs de la LED lumineuse située sous le bouton Stadia.

Manette Stadia Bluetooth : une excellente affaire d’occasion

La manette n’est plus en vente aujourd’hui mais elle est apparue par dizaines sur les sites de petites annonces. J’ai acheté la mienne pour moins de 15€ frais de port compris dans la foulée de mon billet précédent3. Elle m’a été vendue sans la boite à ce tarif mais avec son chargeur.

Manette Stadia Bluetooth : aujourd'hui une excellente affaire

Pour ce prix c’est une solution d’excellente facture avec une bonne prise en main, une finition douce et agréable et un design pas vilain qui peut s’oublier sans problème sur une table basse ou près d’un téléviseur. On est loin des designs agressifs et des plastiques entrée de gamme des modèles à 20€ neufs.

Manette Stadia Bluetooth : aujourd'hui une excellente affaire

L’objet propose une approche très classique du format. Double joysticks classiques, croix directionnelle à gauche, boutons ABXY à droite. Un mélange entre les propositions XBOX de Microsoft et PlayStation de Sony.  L’amplitude des joystick est convaincante et la réactivité de l’ensemble tout à fait efficace. La croix directionnelle est peut être un peu trop « douce » à mon goût et accroche parfois assez mal au pouce. Il faut apprendre à la dompter mais les ordres et les angles sont tous accessibles facilement.

Manette Stadia Bluetooth : aujourd'hui une excellente affaire

Les gâchettes arrière sont efficaces, progressives, elles permettent de doser assez justement les efforts a mener en jeu. Le format est un peu grand pour un enfant mais reste tout à fait acceptable pour un adolescent ou un adulte. Cela fait une excellente seconde manette de jeu ou un bon support pour des titres en multijoueurs à plusieurs devant l’écran.  Le câble USB Type-C livré, qui sert à recharger le périphérique, permet toujours de la relier à une machine pour jouer. La fonction Bluetooth vient s’ajouter en plus.

Manette Stadia Bluetooth : aujourd'hui une excellente affaire

Et la prise casque audio 3.5 mm située sous la manette est toujours fonctionnelle, du moins en mode filaire. Via une connexion Bluetooth, la fonction est désactivée. Par possible donc de s’en servir pour écouter un contenu à distance comme un répéteur de signal audio.

Minimachines-01-2023

Sur le site gamepad-tester la Stadia Bluetooth est parfaitement authentifiée et montre l’étendue de sa précision de contrôle. Après divers tests, j’en conclus à une excellente solution de jeu pour tout type de plateforme.

Manette Stadia Bluetooth : aujourd'hui une excellente affaire

Stadia Bluetooth : un prix potentiellement intéressant

La manette est intéressante parce qu’on est censé pouvoir l’obtenir à bon prix. Comme je le disais plus haut, il y a quelques jours encore on la trouvait à moins de 15€ sur LeBonCoin. Cependant aujourd’hui beaucoup se sont dit qu’ils allaient revendre leur kit au prix fort maintenant que le service n’existe plus. On retrouve donc des ensembles à tous les tarifs. Si une version manette Stadia avec Chromecast Ultra est encore abordable à 40 ou 50€ si vous avez un intérêt pour la solution de streaming de Google. Trouver des manettes seules est moins facile  qu’il y a une semaine.

On trouve néanmoins des kits à petit prix. Des manettes seules à 15 euros et des duos pour une trentaine d’euros. Cela reste acceptable au vu de la qualité du dispositif. Si les prix sont trop importants pour le moment pour vous, n’hésitez pas a revenir plus tard sur ce type d’annonce. Elles ont tendance à rapidement baisser et a entrainer les autres. Certaines annonces passent ainsi de 60 à 40 puis 35 euros en quelques jours. Des vendeurs partent très loin lors de la mise en vente en se basant sur le prix de la Chromecast Ultra et en ajoutant le tarif d’une manette de PS5 neuve. Cela donne des tarifs d’occasion qui dépassent les 100 euros.

Manette Stadia Bluetooth : aujourd'hui une excellente affaire

Un exemple à suivre

Dans tous les cas, la réaction de Google est exemplaire. Faire d’un fiasco comme son service de streaming de jeu, un modèle à suivre en termes de réhabilitation matérielle est à mettre à son crédit. La marque aurait légalement pu abandonner les produits à leur sort et en faire des objets inutiles qui auraient fini à la poubelle, comme je le craignais. Elle a pris le parti de faire l’inverse et de proposer à ses clients de les exploiter avec un nouveau protocole. Mieux, elle a pris le temps de mettre les formes dans cette transition au travers d’un site web très accessible. 

Cette manette Stadia Bluetooth est un exemple à garder en tête lors de la future annonce d’un produit déclaré désormais « obsolète » par un fabricant. À la fin d’un service, tout un chacun est en droit d’exiger le support de ses produits au travers d’une transition de cette qualité. Ce n’est pas inscrit dans la loi bien sûr, mais c’est bien le moins que l’on puisse attendre d’une société qui va par ailleurs affirmer dans sa communication des actions écologiques en soutien à notre environnement.

Stadia et le syndrome des manettes fantôme sous Windows

Manette Stadia Bluetooth : Comment la débloquer en 2026 © MiniMachines.net. 2026

Attention : le Chuwi CoreBook Plus est également équipé d’une fausse puce Ryzen 7430U

13 mars 2026 à 10:04

Le Chuwi CoreBook Plus, un portable 16 pouces, montre la même falsification de processeur que pour le CoreBookk X. Une découverte après un contrôle directement auprès d’un revendeur qui rend délicate la position de la marque. Loin d’une erreur de la part d’un sous-traitant, cette double falsification fait plutôt état d’un système.

Le 6 mars dernier, le Chuwi CoreBook X était épinglé pour son emploi d’un processeur AMD Ryzen 5 5500U à la place d’un Ryzen 5 7430U plus cher et plus performant. Aujourd’hui, c’est au tour du CoreBook Plus de montrer exactement le même « défaut ». Notebookcheck a voulu en avoir le cœur net et a désossé un de ces appareils pour vérifier ce qu’il embarque.

Le Chuwi Corebook Plus indique bien un Ryzen 5 7430U sur son étiquette

Le Chuwi Corebook Plus indique bien un Ryzen 5 7430U sur son étiquette

La problématique est exactement la même avec un BIOS et une fiche technique qui font mention d’un Ryzen 7430U, des logiciels de tests qui relèvent également cette puce une fois lancés sur le système. Mais, en démontant l’appareil et en regardant directement les indications laissées par AMD sur le processeur, il s’agit bel et bien d’un Ryzen 5 5500U. La fiche technique du produit, comme l’étiquette mentionnant ses caractéristiques, font bien état du processeur le plus performant.

Le gestionnaire des tâches de Windows 11 indique également la puce

Le gestionnaire des tâches de Windows 11 indique également la puce

La seule solution pour vérifier la présence d’un de ces processeurs mal étiquetés sur une machine demande donc un examen physique de la puce. Aucun moyen logiciel n’est fiable puisque le BIOS AMI de ces engins est manifestement trafiqué pour indiquer de fausses valeurs. Dans le gestionnaire des tâches de Windows, avec des outils spécialisés ainsi que dans le BIOS, tout est maquillé pour laisser croire qu’il s’agit d’un processeur plus rapide.

L'ouverture du boitier n'est pas la chose la plus aisée pour le consommateur lambda.

L’ouverture du boîtier n’est pas la chose la plus aisée pour le consommateur lambda.

Seule l’ouverture du châssis du CoreBook Plus, la dépose de son système de refroidissement permettent de lire le numéro OPN laissé par le fondeur d’AMD sur la puce.

Aucun doute sur la falsification du processeur

Aucun doute sur la falsification du processeur

Ce numéro est clair, il s’agit de la référence 100-000000375 qui correspond bien à un Ryzen 5 5500U. Un Ryzen 5 74320U devrait être estampillé 100-000001471. Chuwi ou un sous-traitant ont donc bien intégré un processeur qui ne correspond pas du tout à la puce mise en avant dans sa documentation, sa publicité et son emballage. Le BIOS a ensuite été maquillé volontairement pour faire disparaitre ce changement. Le CoreBook Plus est sorti des chaînes de production sous l’entière responsabilité de la marque.

Outre la différence de performance qui tourne entre 15 et 20% en défaveur du 5500U, la pratique est déloyale pour le consommateur comme pour la concurrence. L’acheteur est lésé car il croit faire une bonne affaire mais aurait peut être choisi une autre machine si cet investissement lui avait été présenté honnêtement. Le concurrent qui propose un vrai Ryzen 5 7430U dans son PC ne peut quant à lui pas lutter en termes de tarifs face à cette fraude.

Si les machines concernées restent parfaitement exploitables, cela ne permet pas de faire un choix éclairé et trompe l’utilisateur sur son investissement. Le fait que la pratique soit répétée sur deux machines qui, bien que proches, ont eu droit à des aménagements différents, pose réellement un problème. Si on pouvait prétexter l’erreur pour la première, le fait de recourir à cette solution à de multiples reprises entâche beaucoup plus fortement la réputation de Chuwi : le doute n’est plus permis. Qu’il s’agisse de fraude ou de négligence dans ses obligations de contrôle, la pratique est à fuir.

L'étiquette du Chuwi CoreBook Plus indique bien un Ryzen série 7000

L’étiquette du Chuwi CoreBook Plus indique bien un Ryzen série 7000

Que faire si vous avez un Chuwi CoreBook Plus ?

En cas d’achat sur le territoire français ou en Europe, un utilisateur peut contacter le vendeur afin d’obtenir une compensation financière. Je doute que Chuwi fasse le nécessaire pour échanger ses portables, aussi je n’espère pas un retour d’un engin concerné. Mais la loi est de votre côté et comme il y a clairement eu tromperie sur la marchandise, vous pouvez exiger une compensation. Attention toutefois, cela nécessitera une certitude concernant la puce embarquée et donc un démontage en règle. Si vous constatez des performances en dessous de ce qu’est susceptible de proposer un Ryzen 5 7430U sur votre PC Chuwi, cela peut éventuellement valoir le coup de procéder à la dépose des éléments et à la vérification de la puce.

Aujourd’hui, ce CoreBook Plus est présent sur de nombreuses places de marché en France à des prix très bas. Chez Darty par exemple, un vendeur le propose à 329€ avec un « Ryzen 7430U », 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. Pas cher pour un ordinateur portable de 16 pouces IPS en 1920 x 1200 pixels. Le doute de la puce embarquée est donc plausible. Cette baisse de tarif est d’ailleurs peut-être liée à la découverte de ce « petit » problème.

Le BIOS AMI a été modifié

Le BIOS AMI a été modifié

Cette mésaventure devrait inciter les entreprises qui proposent des BIOS à réfléchir à toute méthode de protection contre les altérations de leurs logiciels. Par exemple avec un système de clé publique intégrée dans le BIOS et qui serait modifiée en cas de manipulation hasardeuse. Clé qu’on pourrait ensuite vérifier sur le site de l’éditeur du BIOS. Il faut tout de même se rendre compte que cette possibilité offerte aux marques de pratiquer ce type de maquillage met en péril l’ensemble de l’écosystème. Avec un BIOS passoire, un fabricant peu scrupuleux peut attirer à lui une clientèle à la recherche du prix le plus bas au détriment des fabricants plus honnêtes.

À plus long terme, une fois que le pot aux roses est découvert, les utilisateurs vont se dire que l’achat d’une machine équipée de telle marque de BIOS sera à proscrire. Il semble donc opportun de certifier d’une manière ou d’une autre qu’un BIOS indique correctement les éléments intégrés dans chaque machine. Et si c’est techniquement impossible, de garantir que toute altération soit indiquée par un système de contrôle efficace accessible au consommateur.

 

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

Attention : le Chuwi CoreBook Plus est également équipé d’une fausse puce Ryzen 7430U © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 12 mars 2026 MiniMachines.net

Dell 14 : un 14″ IPS Core 5 120U 16/512 Go à 499€ ?

12 mars 2026 à 16:30

Ce Dell 14, DC14250 de son petit nom, est un ordinateur 14 pouces à la fiche technique sans fausse note. Il propose un processeur correct, de la mémoire vive et un stockage suffisant au vu de l’usage visé et un affichage correct.

Ordinateur familial, PC pour étudiant, machine mobile, le Dell 14 ne promet pas la lune. Son processeur Intel Core 5 120U est une solution 10 cœurs comprenant 2 Coeurs Performances et 8 cœurs Efficaces de génération Raptor Lake (2024). C’est une puce basse consommation avec un TDP de 15 watts et un mode Turbo grimpant à 55 Watts. Si on le compare à un plus classique Intel N150, l’entrée de gamme des MiniPC aujourd’hui, cette puce proposera le double en performances simple cœur et 65% de capacités en plus en multicoeur. Cela en plus d’une meilleure gestion de la mémoire vive grâce à un double canal et d’autres éléments techniques importants comme le doublement de la mémoire cache L3. Son circuit graphique sera largement devant avec une puce Intel Graphics cadencée à 1.3 GHz et déployant 80 unités d’exécution.

Dell 14 : image de laptopmedia

Dell 14 : image de laptopmedia

Associé à cette puce, 16 Go de mémoire vive DDR5-5200 montée sur deux slots SODIMM. Le portable de Dell permet un accès facile à ses composants. Il offrira donc la possibilité de faire facilement évoluer la mémoire avec un processeur qui en acceptera 96 Go au maximum. Le stockage est de son côté confié à un port M.2 22xx de 512 Go NVMe PCIe Gen4. Impossible de répondre aux questions spécifiques sur le format et la marque du SSD. La situation actuelle rend cette information impossible à prévoir. Dans tous les cas, la machine proposera une compatibilité M.2 2230 et M.2.2280 par défaut. Le module embarqué pour la partie sans fil sera soit un Intel AX211 en Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2, soit un RTL8852BE Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Elle aussi sera amovible.

La batterie interne est une solution intéressante. Il s’agit d’une 54 Wh sur 4 cellules qui offre plus de 10H30 d’autonomie en lecture vidéo. Cela revient à dire que la machine offrira de 7 à 8 heures en usage mixte. Pas parfait mais facilement compensable avec une charge rapide qui permet de regonfler la batterie à 80%  de sa capacité en une petite heure sur secteur. Dell a choisi un bloc secteur 65W sur une prise Jack mais il sera possible de recharger l’appareil avec un bloc PowerDelivery… A condition de laisser l’appareil en veille.

La connectique est très correcte avec les éléments classiques de ce genre de machine. Le Dell 14 propose à gauche une sortie HDMI 1.4, un USB 3.2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort et PowerDelivery. Côté gauche on retrouve un lecteur de cartes SDXC, un jack audio combo 3.5 mm, un USB 3.2 Type-A et un Antivol type Kensington Lock.

Dell 14 en QWERTY, le modèle livré sera en AZERTY avec un Windows 11 en Francais

Dell 14 en QWERTY, le modèle livré sera en AZERTY avec un Windows 11 en Francais

Le clavier est en AZERTY, pas comme sur l’image. Il est de type chiclets et propose un rétroéclairage complet. En haut à droite, on peut voir un lecteur d’empreintes mémoire pour s’authentifier facilement sous Windows 11. Le pavé tactile est grand et confortable. L’ensemble est intégré dans un châssis de 31.4 cm de large pour 22.61 cm de profondeur et 18.07 mm d’épaisseur à son point le plus haut. Le Dell 14 pèse 1.54 Kg au total avec un châssis 100% ABS.

Dell 14

Ce modèle, lancé en 2025, propose un écran de 14″ en 1920 x 1200 pixels 60 Hz de type IPS et à la luminosité de 300 nits. Il s’agit de caractéristiques très standard et Dell ne précise pas d’indice colorimétrique. Ce qui me laisse à penser que l’engin ne sera pas idéal pour des usages de travaux graphiques à vocation pro. Sa webcam HD propose un microphone simple pour un passage d’appel.

Le DELL 14 en promo à 499€

Le tout est proposé aujourd’hui à 499€ sur Amazon. Ce prix, compte tenu de la situation actuelle sur les composants, est assez bon. Ce n’est pas la machine de l’année et, à vrai dire, elle ne me fait pas bondir au plafond. Mais si vous cherchez un portable sobre, efficace et compact pour des usages complets, c’est un engin qui fera l’affaire. Avec cet équipement, le Dell 14 peut venir à bout d’énormément de tâches : bureautique, web, retouche d’image, modélisation 3D, montage vidéo léger, programmation et même jeux peu gourmands. Si la vocation première de type de matériel est surtout une exploitation assez élémentaire, cela n’empêchera pas de lancer des programmes assez lourds pour autant. Le risque étant, au pire, de devoir patienter un peu pendant l’exécution et un peu plus pendant les tâches de rendu les plus lourdes.

Voir l’offre sur Amazon

Dell 14 : un 14″ IPS Core 5 120U 16/512 Go à 499€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

La Steam Machine en mode « Papers Please »

12 mars 2026 à 15:13

La validation Steam Machine, comme la validation Steam Deck est un élément très important pour les joueurs et donc, par extension, pour les studios de développement. Dans l’immensité du catalogue de titres disponibles sur Steam, avoir le droit au macaron « compatible Steam Deck » ou « Steam Machine » est un moyen efficace de sortir du lot.

Les joueurs vont repérer ces pastilles et faire leurs emplettes en fonction. Si on possède un Steam Deck aujourd’hui, cet adoubement technique permet tout  simplement de ne voir que les jeux qui tourneront sur sa console PC. Cela ne veut pas dire que d’autres ne seront pas exploitables, mais cela rassure évidemment sur la possibilité de les prendre en charge. Ce travail de validation, assez titanesque au vu de l’étendue du catalogue, a pris pas mal de temps. Aujourd’hui, c’est un sésame indispensable dans cet écosystème particulier. 

« Papers Please » ?

Papers Please est un jeu vidéo, disponible sur Steam, où votre rôle en tant que joueur est de déterminer si une personne a le droit d’entrer dans un pays fictif. L’analyse de documents met à l’épreuve le joueur qui se retrouve face à des situations morales compliquées. Ce travail particulier, c’est en gros ce que va faire Valve avec la validation Steam Machine. Mais avec beaucoup moins d’états d’âme.

Steam Controller 2025

L’idée de base est de vérifier l’expérience du joueur face à la console. Sur le Steam Deck par exemple, on vérifie que les écrans sont lisibles, que l’interface est exploitable mais aussi que les performances sont suffisantes. Parmi les points clés de cette validation, la prise en compte des interfaces. Cela se traduit sur le Deck par les contrôles de la console. Sur la Steam Machine, ce rôle sera relié à la manette spécifiquement développée par Valve. Cela ne veut pas dire qu’il sera impossible de  piloter un jeu avec une manette de jeu standard ou même un clavier. Mais, pour que le jeu ait cette validation, il devra forcément être compatible avec la manette de Valve.

Une validation par étapes

Pour s’assurer de cette compatibilité sur la Steam Machine, Valve va suivre un protocole qu’il communiquera aux studios de développement. Le premier pas passera toujours par un test « Steam Deck » qui orientera le jeu testé vers diverses autres étapes pour déterminer comment il sera jugé. Un jeu vérifié sur Steam Deck et validé sera forcément compatible Steam Machine.
Un jeu uniquement qualifié de « jouable » pour des raisons de lisibilité ou de définition liée à l’écran particulier de la console portable aura également droit à son label Steam Machine. Si un jeu est qualifié de jouable pour d’autres raisons, comme une difficulté à le maitriser sans clavier et souris par exemple, il passera forcément en jouable sur la console de salon. Si le jeu n’est pas compatible SteamOs il deviendra logiquement non supporté par les deux appareils. S’il est compatible SteamOS mais refuse de se lancer sur la console portable, alors, il sera testé sur la Steam Machine.

Les rares jeux qui demanderont un test spécifique s’intéresseront au plus facile à mesurer : les performances. Valve impose une mesure minimum de fluidité de 30 images par seconde en FullHD pour passer le test. Ce qui assurera à la machine des capacités suffisantes pour proposer une interface native fluide et des possibilités de génération d’images en FSR. Encore une fois, cela ne condamne pas certains jeux à ne pas pouvoir s’installer sur la console, mais leur interdira juste la validation du catalogue Steam.

Ce passage au crible a un but évident, ne pas avoir à refaire tout le travail de validation de l’éditeur. Avec cette méthode, Valve va pouvoir établir un catalogue de compatibilité immédiatement disponible pour une bonne partie de son parc. Connaissant le goût pour la statistique de la plateforme, il est plus que probable que les raisons d’un rejet de vérification de certains jeux ont été documentées depuis le lancement du Deck. Il fallait notifier aux studios la raison de l’échec de validation afin de proposer une éventuelle correction. Autrement dit, avec les éléments déjà en possession par Valve, des milliers de jeux seront indiqués comme compatibles le jour de la disponibilité de la nouvelle console.

Aujourd’hui Valve indique que plus de 25 000 titres ont droit à une compatibilité « jouable avec le Steam Deck ». Cela veut dire que la Steam Machine sortira d’office avec 25 000 titres compatibles de la même manière. C’est évidemment un atout majeur pour la plateforme qui met en avant un catalogue énorme face aux produits concurrents. Un atout également pour les joueurs qui peuvent piocher dans une foule de titres qu’une vie entière ne suffirait pas à compléter. Un argument massue pour les studios et éditeurs qui vont avoir toujours plus de mal à regarder à côté de ces périphériques. Avec l’ouverture de SteamOS sur des produits tiers, il va bientôt être aussi rentable de développer des versions de jeux pour SteamOS que de le faire pour des consoles classiques.

Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu

Steam Controller : Valve de retour aux manettes

La Steam Machine en mode « Papers Please » © MiniMachines.net. 2026

Au secours, Rabbit revient avec un netbook « project cyberdeck »

12 mars 2026 à 12:24

Le « project cyberdeck » de Rabbit n’existe pas. Enfin, le projet existe, le produit, non. Pour le moment ce « netbook » est surtout un peu de 3D glissée dans des images pour appâter l’investisseur.

L’objectif de ce « project cyberdeck » serait de construire une sorte de netbook « basique » permettant de piloter des applications de « vibe coding ». Autrement dit, de piloter des IA distantes à l’aide de prompts. Ce type de machine a un autre nom, il s’agit d’un terminal.

Jesse Lyu a déjà un Mac...

Jesse Lyu a déjà un Mac…

L’idée de ce produit est simple, elle vient du PDG génial et ultra-charismatique de Rabbit, Jesse Lyu. Sans grande surprise, après son développement totalement raté d’une IA pour son gadget de poche qui a floppé de manière spectaculaire, il a compris que dans une ruée vers l’or, ce qui était le plus rentable n’était pas de chercher des pépites mais de vendre des pelles.

Il a donc pivoté comme on dit dans les startups en échec. Au lieu de travailler à concevoir l’agent IA promis avec son assistant, agent en totale concurrence avec des petites boîtes comme Google, Anthropic ou OpenAI ne disposant que de tout petits budgets, il a décidé de changer son fusil d’épaule.

L’idée est donc assez simple. Rabbit s’est dit que de plus en plus d’utilisateurs vont utiliser des IA de développement. Claude Code, en premier lieu. Pour ces utilisateurs, l’usage d’un PC puissant n’est pas important, ce qu’il faut c’est leur fournir un engin qui les accompagne partout pour qu’ils puissent « prompter » au sortir de leur douche. Ou prompter après un petit café. Parfois on prompte de manière impromptue, vous savez, c’est comme une crampe. Ça vous vient au cerveau, on se connecte à une IA distante et on lui file les droits sur ses fichiers et dossiers pour qu’elle puisse faire joujou avec. Apres on regrette parfois. Mais c’est le Far West un peu le vibe-coding. Hein, bro.

project cyberdeck

project cyberdeck

Quelle aubaine en tout cas pour Rabbit. Grâce aux bons mots-clés on va pouvoir créer un « project cyberdeck » qui ne sera rien d’autre qu’un cœur de smartphone et un écran assemblés avec un clavier pour permettre de se connecter à son IA depuis n’importe où. On enferme le tout avec une charnière dans un pseudo netbook et on peut enfin vendre des pelles aux chercheurs d’or.

Jesse Lyu détaille son projet autour d’une recherche personnelle sur Engadget. Adepte lui même du Vibe Coding (Surprised Pikachu), il aurait cherché un portable de ce type mais n’aurait rien trouvé à son goût sur le marché. C’est sûr qu’en ayant en ligne de mire les fabuleux VAIO Picturebook de Sony hélas disparus, l’état du marché netbook actuel a dû lui apparaitre un peu maladroit.

Sony VAIO C1VE

Sony VAIO C1VE

Sony a lancé des ultra-ultraportable VAIO pendant quelques courtes années. Le VAIO Picturebook est l’une d’entre elles, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises lors de la présentation de différents modèles de netbooks comme le GPD Pocket. Il s’agit d’une gamme d’ordinateurs portables de 8 pouces qui a donné des machines quasi mythiques malgré leurs défauts. Pour beaucoup, cela a été l’âge d’or esthétique et technique des ultra-portable pendant quelques années. D’une finition exemplaire, avec des trouvailles incroyables pour l’époque, ils étaient cependant pilotés par des systèmes peu adaptés et équipés de composants discutables3. Ce qui ne les a pas rendus très populaires car ils étaient vendus à des tarifs horriblement chers. Sony  a rapidement jeté l’éponge et les netbooks low-cost les ont enterrés sans fleurs ni couronne.

Le Project Cyberdeck de Rabbit a donc pour ambition de renouveler ce genre. En proposant un engin haut de gamme dans sa conception. Il est décrit comme un mélange entre les Rabbit R1, le VAIO Picturebook et la Nintendo DS sur Engadget. Un engin avec un écran, un clavier et pas moins de quatre ports USB Type-C pour le brancher sur des écrans et périphériques externes. 

Pour le moment, Rabbit serait sur une phase de recherche de composants et de design, ce qui laisse toute amplitude à Jesse Lyu pour changer son discours et se laisser porter au fil des modes et des bons mots-clés à apporter à sa communication. Quelques points sont tout de même, semble-t-il, « établis ». La puce embarquée serait une solution ARM dont les performances seraient proches de celles d’un Raspberry Pi 5. On parle ici de performances décentes pour divers usages locaux donc, mais toujours en ligne de mire une solution essentiellement décentralisée. Pas question d’embarquer une IA pilotée par un ARM Cortex A76  avec quatre cœurs. Même épaulé par 16 Go de mémoire vive, on serait loin du compte du minimum nécessaire pour un travail déconnecté.

L’idée serait surtout de ne pas sentir de ralentissement lorsqu’on se connecterait à une IA tierce sans dépasser un budget maximal pour pas que l’utilisateur n’hésite à s’équiper. Cette puce ARM permettrait donc juste de piloter les outils de la startup mis en place dans RabbitOS. Le gros du budget irait donc dans le reste de l’engin. Divers éléments sont en cours de réflexion. Par exemple un clavier qui serait un « 40% », c’est-à-dire un dispositif occupant 40% de la taille d’un clavier standard. Avec un ensemble de touches mécaniques « low profile » et aux mécanismes interchangeables.

Un écran en cours d’examen est une dalle de 7 pouces OLED haut de gamme. Un affichage dont le rafraichissement atteindrait 165 Hz et la luminosité 815 nits. Des éléments techniques qui peuvent poser quelques petits désagréments d’autonomie sur un engin de cette taille car ils peuvent être gourmands et beaucoup trop tirer sur la batterie forcément limitée sur ce type de machine. 

Vous l’aurez compris, le Project Cyberdeck tel qu’il existe aujourd’hui est surtout un discours d’intention. Une manière d’attirer les regards en empilant promesses et mot clé. Rien n’est réel pour le moment. Jesse Lyu le reconnait lui-même. L’idée est de parler IA et d’égrener des éléments à la mode comme les « cyberdecks » ou le « vibe coding ». Le CEO de Rabbit étant confiant sur les capacités de ses équipes de produire un engin très rapidement une fois l’ensemble des éléments calés. Ce qui sous-entend très fortement le lancement d’un financement participatif pour réunir la somme nécessaire à ce développement.

Je n’y toucherais pas même avec un bâton.

Le « project cyberdeck » est un faux prophète

Je ne suis pas certain que Jesse Lyu ait bien compris la leçon du Rabbit R1. Au premier jour de la présentation de son projet, alors que l’encre électronique de son communiqué de presse n’était pas encore sèche, la moitié de la planète tech avait compris que l’idée d’un assistant personnel IA en plus de son smartphone dans sa poche était complètement idiot. Qui allait vouloir acheter un appareil aux compétences limitées entrant en concurrence frontale avec l’appareil déjà présent et indispensable qu’est le smartphone ? Qui allait s’encombrer d’un engin forcément encombrant, qui faisait tout mal, sur la promesse irréalisable et d’ailleurs non tenue d’un agent conversationnel capable de vous épauler au quotidien ? Le marché n’a pas suivi le Rabbit R1 parce que le moindre smartphone proposait ou allait proposer la même chose.

Qui va acheter un « project cyberdeck » alors qu’il possède déjà un ordinateur portable ? Vous allez me dire que cela peut intéresser le public des gens à la recherche de reconnaissance ou les acheteurs de NFT assez limités pour tomber dans un nouveau panneau. Mais cela ne fait pas vraiment un gros marché. Pour se connecter à une IA en ligne un smartphone, une tablette ou n’importe quel PC suffit.

Pour que ce projet aboutisse, il faudrait pouvoir remplacer dans une certaine mesure un des éléments existant. Et donc être un vrai netbook. Un engin avec assez de ressources pour ne pas dépendre d’un second appareil. Cela veut dire un système d’exploitation abouti, une solution de calcul assez puissante pour le piloter et des composants annexes qui suivent.

Autrement dit, je reste persuadé qu’il y aurait aujourd’hui de quoi refaire un vrai engin à l’image du Sony Picturebook. Proposez au marché un engin sous Linux avec un processeur abordable et compétent, un peu de mémoire et de stockage évolutifs, un écran et un clavier correct pour un prix acceptable avec des distributions localisées et vous en vendrez des tonnes. Essayez de vendre un ersatz de machine qui s’avère être un terminal en doublon avec un autre qui restera indispensable et vous irez droit dans le mur. 

Rabbit R1 : une IA pas au point dans un appareil entrée de gamme

Au secours, Rabbit revient avec un netbook « project cyberdeck » © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 11 mars 2026 MiniMachines.net

Bon Plan : Jeu PC Deponia offert sur STEAM

11 mars 2026 à 21:07

Deponia est loin d’être la destination idéale pour des vacances de rêve… Elle sert de vide-ordure aux riches habitants des planètes alentour et les déchets s’y entassent à perte de vue ! Mais les habitants ne sont pas tous résignés. Rufus, par exemple, en a ras le bol. Rien ne lui tient plus à cœur que de pouvoir, un jour, quitter son village natal. Chaque jour, il tente désespérément de fuir ce trou perdu.

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Bon Plan : Jeu PC Deponia offert sur STEAM © MiniMachines.net. 2026

BMAX B6 Turbo : un MiniPC archéologique (mais pas cher)

11 mars 2026 à 18:27

Face à la crise de la mémoire vive, les plus petites marques sont souvent les plus agiles. Le BMAX B6 Turbo en est un bon exemple. Avec un processeur de 2019 à bord, il peut tirer sur le prix de son processeur pour bien se positionner niveau tarif.

Et ce n’est pas un si mauvais calcul suivant les profils. Le BMAX B6 Turbo embarque un Core i5-8257U de 2019. Une puce Comet Lake composée de 4 cœurs et 8 Threads fonctionnant de 1.4 à 3.9 GHz. Une puce fonctionnant entre 15 et 30% plus rapidement en calcul pur qu’un Intel N150 avec un TDP de 15 watts. Malgré une partie graphique moins pertinente, ce type de puce est à même de remplir de nombreuses tâches du quotidien. C’est d’ailleurs pour ce compromis que la marque l’a choisi.

BMAX B6 Turbo

Associé à 16 Go de DDR4-2400 et évolutif vers 32 Go et livré avec un SSD NVMe de 512 Go en PCIe 3.0 x2 au format M.2 2280. Il dispose d’un second port M.2 2280 compatible avec les normes NVMe PCIe 3.0 x4 et SATA pour proposer plus d’évolution dans le futur. Ces choix de seconde zone d’une mémoire 2400 MHz ou d’un SSD PCIe 3.0 x2 sont clairement des compromis pour proposer un prix plancher. Même si cela va à rebrousse-poil du marché. 

Pour le reste, c’est un grand classique pour BMax puisqu’on retrouve un châssis quasi identique au modèle B6 Pro. La connectique dévoile deux USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en façade, à côté du bouton de démarrage. À l’arrière, deux sorties vidéo en HDMI 1.4b et DisplayPort 1.2, deux USB 2.0 Type-A et un Ethernet Gigabit. Rien de vraiment renversant et des normes assez limitées liées là encore à l’âge du processeur. Le module Wi-Fi, plus indépendant, hérite d’un mode plus récent. On retrouve un protocole Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 presque anachronique puisqu’il est apparu dans sa version finale en 2021, deux ans après la sortie du processeur d’Intel.

Le BMax B6 Turbo propose une ventilation adaptée aux 15W du processeur

Le BMax B6 Turbo propose une ventilation adaptée aux 15W du processeur

Pour qui alors ce BMAX B6 Turbo ? Le petit boitier de 12.5 cm de large, 11.2 cm de profondeur et 3.3 cm d’épaisseur se positionne à 309€ avec un code promo. Il saura prendre en charge Windows 11 et Linux et pourra mener à bien toutes les tâches classiques demandées à un engin familial. Ce ne sera pas un bon engin pour du jeu (les chiffres annoncés par la marque sont totalement fantaisistes) mais suffisant pour du multimédia, du travail bureautique, du surf confortable et même des tâches un peu lourdes qu’il remplira probablement avec plus de bien que de mal. J’aurais tendance à conseiller cet engin uniquement pour des personnes qui cherchent une solution pour des usages vraiment bien identifiés. Typiquement pour remplacer un PC hors service et qui ne peut pas attendre des jours meilleurs.

Avec le code NNNFRBB6T l’engin passe à 309€ sans frais de port depuis un entrepôt Européen. Ce n’est pas la machine dont je rêvais pour 2026 mais cela correspond à un compromis pour proposer une solution efficace et évolutive aujourd’hui.

Voir l’offre sur Geekbuying

 

BMAX B6 Turbo : Core i5-8257U – 16 Go / 512 Go – Windows 11
Mini-Score : D

Mini-Score : D

+ prix « abordable » au vu du contexte
+ larges évolutions techniques possibles
+ accès simple aux composants
+ livré prêt à l’emploi

– processeur de 2019
– mémoire et stockage entrée de gamme
– connectique datée
– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine
– châssis plastique

BMAX B6 Turbo : un MiniPC archéologique (mais pas cher) © MiniMachines.net. 2026

Mémoire vive : une quatrième hausse des prix pour Framework

11 mars 2026 à 15:25

Résumé des épisodes précédents. Le 17 décembre dernier, Framework se pose en défenseur du grand public en expliquant que les grandes marques se gavent avec la hausse des prix en pratiquant des tarifs sans rapport avec la hausse. Plus raisonnable, la marque indiquait alors ne pas pouvoir faire autrement qu’augmenter ses prix mais en étant plus sage et moins gourmand que Dell ou Apple. Deux jours plus tard, elle augmentait à nouveau la mémoire vive une première fois… Avant de remettre le couvert en février avec une troisième hausse.

Aujourd’hui, quasiment un mois plus tard, c’est une quatrième hausse qui est annoncée. Je n’ai rien contre Framework en particulier, je les aime plutôt beaucoup, mais cela illustre extrêmement bien la problématique rencontrée par le marché. Dès le mois de décembre, je vous expliquais que la critique de leur PDG était infondée. Elle s’établissait sur une vision quelque peu étroite.

Framework, avec une production estimée à quelques dizaines de milliers de pièces par trimestre, se comparait à un Dell qui vend en moyenne plus de 110 000 ordinateurs par jour. À chaque fois que Framework commande de la mémoire ou du stockage ces derniers mois, il se voit contraint d’augmenter ses tarifs. Chez Dell, ou Apple, également mis en cause, cette commande mensuelle correspond à quelques heures de leur activité. 

Pour ne pas modifier leurs prix au quotidien, voire pire heure par heure, les grandes marques ont simplement anticipé leurs tarifs à plus long terme et reflété le prix d’un contrat passé avec leurs fournisseurs. Ceux-ci ont établi un prix moyen à long terme et les marques ont répercuté le tout. En décembre, Framework indiquait que le passage de 16 Go à 32 Go de DDR5 coutait 80$ HT chez eux.

Les options du Framework Laptop 13

Les options du Framework Laptop 13

Chez Dell, ces 80$ HT étaient exigés pour passer de 0 Go à 16 Go. Aujourd’hui, Framework propose un Laptop 13 vide de mémoire à 1049€ et une option à 156€ pour lui ajouter 8 Go de DDR5. Et 312€ pour passer à 16 Go… Chez Dell, on trouve désormais des portables à 1099€ avec 32 Go de mémoire vive. Les engins ne sont pas comparables mais la situation sur la mémoire s’est totalement inversée.

Framework reste un acteur de troisième plan niveau volumes

Et c’est totalement logique, alors que Framework continue d’acheter sa mémoire vive au « compte-goutte », Dell a sécurisé des contrats à moyen terme qui lui assurent un prix plus stable et des livraisons suffisantes. Cela leur a coûté cher les premiers temps mais c’est maintenant à leur avantage. Apple aurait fait la même chose il y a peu en s’assurant un contrat en béton avec Samsung. Un contrat signé aux exigences de prix du fabricant de mémoire et sans « négocier » sur celle-ci. Car l’obtention d’une mémoire en flux stable, même au plus cher, est plus importante pour la marque que de gagner quelques dollars sur chaque module… Avant de renégocier deux mois plus tard ou risquer de ne pas être livré parce qu’un autre acteur aurait accepté de mettre plus sur la table

Les machines de Framework restent parmi les plus intéressantes du marché actuel et leur modularité est exemplaire. Mais il est toujours très délicat de critiquer ses concurrents de cette manière. La crise de la mémoire vive touche tout le monde mais il semble évident que les plus petits acteurs sont ceux qui peuvent le plus en subir les effets.

Reste un point capital à comprendre : qu’elles soient effectuées d’un coup comme Dell ou Apple, ou par étape comme Framework, ces hausses sont massives et continuent d’enfler. La situation actuelle est légèrement stabilisée car beaucoup de marques vivent encore en partie sur des stocks de composants établis en 2025. Les prochains mois vont aller de mal en pis.

Framework de mauvaise foi avec l’augmentation de la mémoire

Mémoire vive : une quatrième hausse des prix pour Framework © MiniMachines.net. 2026

Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident

11 mars 2026 à 13:59

La taxe sur les petits colis est censée ajouter 2€ de plus sur les livraisons faites en France. Ce dispositif, pensé pour lutter contre l’importation de produits des plateformes comme AliExpress ou Shein, n’a pas tout à fait les effets escomptés.

Au grand jeu du chat et de la souris, les multinationales nées de la mondialisation sont les reines. À la suite de l’apparition de la taxe sur les petits colis, des mesures ont été prises par les entreprises exportatrices. Pour rappel, cette taxe est censée ajouter 2€ pour chaque type d’élément importé dans vos paquets depuis une entreprise hors de l’Union européenne. Par exemple, vous commandez un écran en Chine accompagné de quelques composants électroniques et de quelques feutres pour un montant inférieur à 150€, vous allez payer trois fois 2€. Un par type de produit. Si vous commandez 50 composants électroniques, le montant taxé ne sera que de 2€. L’état cherche à mieux encadrer cette concurrence depuis des années, on se souvient de ses premières pistes en 2019.

Pas de Taxe sur les petits colis à l'entrepôt de la filiale d'AliBaba Cainao à Liège

Pas de Taxe sur les petits colis à l’entrepôt de la filiale d’AliBaba Cainao à Liège

Mais cette taxation étant pour le moment uniquement effectuée par la France, elle est facilement contournable. Il suffit de ne pas faire atterrir ses avions sur le sol français et de choisir un partenaire européen. AliExpress a, par exemple, construit d’immenses entrepôts en Belgique. Si les avions se posent sur le sol belge et que, comme c’est actuellement le cas avec la filiale d’AliBaba CAINAO ils traversent ensuite la frontière, ils ne sont pas taxés. 

Évidemment, cette solution déjà développée par de nombreux gros acteurs depuis des années a été reprise par de nombreux exportateurs. RTL détaille cette nouvelle pratique et explique que la conséquence sur les tarmacs hexagonaux se fait déjà sentir. Les pistes des aéroports de Roissy se vident. Les avions se posent ailleurs, en Belgique et en Hollande notamment. Il est possible que ce choix se répercute également sur les ports français avec moins de trafic de porte containers en provenance d’Asie. La taxation sur les petits colis étant en réalité évaluée sur le montant des commandes et non pas sur la taille des paquets. Une chaise à moins de 150€ sera taxée de cette manière. Si l’évolution des taxes au niveau européen devrait limiter ce contournement à terme, les pays de la zone devant développer le même genre de mesure douanière au premier juillet 2026, cela ne devrait pas non plus être la panacée pour le gouvernement.

De nombreuses plateformes s’intéressent à des pays tiers pour développer une activité de recollection de colis. La Pologne reste une des principales avec de nombreux développements au fil des années. Si des tensions géopolitiques notables ont eu lieu, spécialement en fin d’année dernière à propos de l’Ukraine, sur cette nouvelle route de la soie qui traverse l’Europe pour rallier la Chine à la Pologne par train, elles ont été en grande partie résolues.

Une taxe sur les petits colis difficile à appliquer et facile à contourner

Le développement de sociétés polonaises de Fret circulant sur ces voies, PKP Cargo par exemple, et l’investissement dans des entrepôts énormes va changer la donne. Le dédouanement de millions de colis étant impossible, leur gestion se fera sur documentation et par containers entiers. Une fois débarqués en Europe, la recollection des colis aura lieu localement. Chaque paquet final étant emballé sur le territoire européen avant de passer la frontière française, il ne sera plus frappé par cette Taxe sur les petits colis.

La taxe sur les petits colis se heurte à l'ampleur phénoménale de la tâche

La taxe sur les petits colis se heurte à l’ampleur phénoménale de la tâche

L’autre impact, pour le moment plus difficile à mesurer, est tout simplement la faisabilité de cette taxation. Je commande beaucoup de composants électroniques en Asie et quasiment tout sur AliExpress. La plateforme est en mesure de regrouper parfois 40 références éparses dans un seul paquet. Câbles, résistances, condensateurs, interrupteurs, matériel de soudure, cartes de développement et autres moteurs sont assimilés à une seule catégorie de produit. Mais si j’ajoute un carnet ou un feutre à mon lot de produits, ceux-ci sont également intégrés au même colis. Le tout est enfermé dans un paquet opaque qui intègre tous les autres paquets et dédouané en Chine par des services qui font face à une masse colossale de produits au quotidien. Même en disposant d’entrées précises en termes de déclaration douanière de la part des marchands – ce qui est loin d’être le cas – la gestion de cette taxe apparait comme fort complexe.

Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident © MiniMachines.net. 2026

Les MiniPC Geekom en promo de printemps sur Amazon

11 mars 2026 à 11:33

L’offre de Printemps de Geekom sur Amazon concerne de nombreuses références de MiniPC dans une gamme de prix assez large et, comme toujours, avec 3 années de garantie. Plus de 10 MiniPC sont proposés avec une remise. L’un d’entre eux a même droit à une promo exclusive pour les minimachinistes.

La marque Geekom est un sponsor du blog et propose régulièrement des promotions sur ses produits. C’est un vrai constructeur qui assemble ses machines sur ses propres designs et propose une garantie supérieure à celle imposée par la loi. Présent depuis de longues années sur le segment MiniPC, c’est une marque d’expérience qui propose un matériel fiable et des composants solides. Ce qui explique souvent l’écart de prix par rapport aux produits « noname » de ce marché particulier.

Promotions de Printemps sur les MiniPC Geekom

Pour cette promo de printemps, de nombreuses machines ont droit à une baisse allant de -5% à -14%. 

Printemps

Le Geekom A5 Pro a droit à une attention particulière. Ce modèle au châssis en aluminium compact (11.2 x 11.2 x 3.7 cm) propose un équipement très complet avec un Ryzen 5 7530U développant 6 cœurs AMD Zen 3 et 12 Threads épaulés par 16 Go de mémoire vive DDR5 et 1 To de stockage via un SSD NVMe PCIE Gen3 x4 au format M.2 2280. A noter que cet engin dispose de deux canaux de mémoire SoDIMM et pourra évoluer vers 64 Go. Son stockage de base pourra également évoluer et un second SSD trouvera sa place grâce à un port M.2 2242 au format SATA 3.0.

Pour le reste, on retrouve un engin très complet avec du Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 sur une carte M.2 2230 et une très large connectique. On retrouve en façade une double prise USB 3.2 Gen2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton d’alimentation. À gauche de l’appareil, un lecteur de cartes SDXC. À l’arrière, une alimentation Jack, deux ports HDMI 2.0, deux USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un Ethernet 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un USB 2.0 Type-A. La ventilation se fait au-dessus de la connectique et une large aspiration d’air frais est faite par les côtés de l’engin. Avec une compatibilité VESA, le Geekom A5 Pro peut se positionner à l’arrière d’un écran ou être posé sur un meuble. Il faudra juste veiller à ne pas le coincer à côté d’un autre objet pour qu’il puisse s’aérer.

Le silence est un des points mis en avant par la marque pour ce modèle avec un bruit annoncé inférieur à 30 dB en usage mixte. Le recours à une ventilation optimisée ainsi qu’à une puce embarquée qui ne développe que 15 watts de TDP. La possibilité de piloter jusqu’à quatre écrans est également un atout pour certains utilisateurs.

Livré préinstallé sous Windows 11 Pro, ce MiniPC est testé comme compatible avec des distributions Linux majeures comme Fedora ou Ubuntu. Il proposera à chaque fois des performances solides en mono ou multicœurs avec une large gamme d’usages possibles. Ce type de MiniPC est aussi bien capable de piloter des séances de surf confortables que de lire des films en UltraHD, de lancer des outils bureautiques, de faire de la retouche d’image, du montage vidéo, de la création musicale, de la programmation ou de la modélisation 3D. Sans atteindre les performances d’une machine spécialisée, ce type de MiniPC est à même de gérer de nombreux usages confortablement. Le jeu 3D sera en retrait avec des définitions légères et une qualité de détails allégée, mais sans interdire de nombreux titres du marché.

Le Geekom A54 Pro est proposé à 588.05€ mais le code promo MNMA5PRO permet de réduire la note à 546.89€.

Pour en profiter, après avoir ajouté le produit dans votre panier, au moment du paiement, cliquez sur la phrase « Utiliser une carte-cadeau, un coupon ou un code promotionnel » visible dans la partie gauche de l’écran au moment de valider votre achat. Ajoutez le code promo et validez le paiement. Le prix apparaîtra alors comme réduit dans votre panier.

Voir l’offre sur Amazon

D’autres offres sont également intéressantes :
 
Le Geekom A5 sous AMD Ryzen 5 7430U, avec 16 Go de mémoire DDR4 évolutifs sur deux canaux et 512 Go M.2 2280 NVMe de stockage en plus d’un emplacement 2,5″ et d’un port M.2 2242 libres, toujours sous Windows 11 Pro, est à 408.99€
Le Geekom A6 embarque un plus ancien mais performant Ryzen 7 6800H accompagné de 16 Go de DDR5 sur deux canaux et 1 To de stockage SSD PCIe Gen4 x4.Il est proposé à 521.54€.
 
 
Sa déclinaison Geekom A6 Aurora sous processeur AMD Ryzen 7 6800H toujours en 16 Go DDR5 et 1 To de SSD NVMe PCIe 4.0 est à 513.56€
 
 
Enfin, parmi le reste de l’offre, le Geekom IT13 sous Intel Core i9-13900HK entouré de 16 Go de mémoire DDR4 double SoDIMM et 1 To de stockage sur SSD M.2 22880 NVMe PCIe Gen4 x4 est tout aussi remarquable en termes de compacité et de compétences. Il est proposé à 610.06€.
 
Pour rappel, toutes ces machines sont garanties trois ans avec une prise en charge directe par Amazon pendant deux ans et une année supplémentaire via Geekom et son service Européen. Toutes sont évolutives, avec de la mémoire SoDIMM et un stockage sur port M.2. Toutes sont compactes et proposent, malgré cela, une excellente connectique. Geekom est un acteur sérieux qui vous accompagnera dans la durée. 

Les MiniPC Geekom en promo de printemps sur Amazon © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 10 mars 2026 MiniMachines.net

Les graveuses laser Creality Falcon A1 et A1 Pro en promo

10 mars 2026 à 15:00

Geekbuying met en vente les graveuses laser Creality Falcon A1 et Creality Falcon A1 Pro avec une promotion et dans diverses déclinaisons. Comme plusieurs d’entre vous ont eu des sous pour les fêtes et cherchent à investir dans une graveuse, voici des prix actualisés.

Creality Falcon A1

Creality Falcon A1

Ces deux modèles visent un public d’utilisateurs à la recherche d’un outil plus complet qu’une simple graveuse de loisir. Puissantes, précises, rapides et efficaces, ces graveuses sont également plus chères à l’achat. Ce qui n’a d’intérêt que pour un usage poussé. Pour un artisan, un professionnel ou un fablab, pour un particulier ayant des usages complexes et variés, cela a du sens d’investir dans un de ces modèles. Pour un usage irrégulier ou de petits projets, c’est encombrant et beaucoup moins rentable. Même si la Creality Falcon A1 est proposée à moins de 400€, cela reste tout de même beaucoup plus cher qu’une solution entrée de gamme. Cela dit, en échange de cet investissement, ce type de graveuse est autrement plus performant, sécurisé et pratique à l’emploi que les modèles classiques.

La Creality Falcon A1 propose une tête laser de 10 watts de puissance optique qui permettra de graver et de découper différentes surfaces. La puissance embarquée permet de trancher dans 6 mm de bois et plus de 5 mm d’acrylique en un seul passage. Son rôle est surtout de permettre la gravure d’objets simplement et rapidement.

La Creality Falcon A1 Pro propose une tête laser optique deux fois plus puissante avec 20 w ainsi que la possibilité d’interchanger cette tête pour un laser d’un autre type. Un module 2 w Infrarouge qui sera parfait pour la gravure sur plastiques et métaux. La tête 20 w de la Pro proposera une découpe de 10 mm de bois et plus de 8 mm d’acrylique.

Ces modèles sont fermés, ils disposent de vitres ayant subi un traitement spécial pour protéger la vision et offrent donc un regard complet sur le travail de gravure. Cela permet de surveiller comment le travail se déroule mais également de laisser l’engin en activité dans une pièce sans avoir besoin de porter des lunettes spéciales. Les Creality Falcon A1 et A1 Pro peuvent donc être disposées dans des environnements ouverts, face à des utilisateurs, sans risques. Ce qui est idéal dans un atelier à plusieurs, un garage ou même pour travailler et proposer des gravures en face d’un public. Ce n’est pas le cas des graveuses entrée de gamme.

La Creality Falcon A1 mesure 56.7 x 46.8 x 19.6 cm

La Creality Falcon A1 Pro mesure 56.7 x 46.8 x 21.1  cm

Les fonctions de base sont évidemment toutes présentes et les machines sont livrées pré-montées pour une exploitation immédiate. Les matériaux classiques seront mordus par le laser de base embarqué en 10 et 20w : bois, papier, carton, plastiques compatibles, acryliques, cuir, verre, métaux… Suivant le modèle retenu, il faudra une ou plusieurs passes pour les différentes réalisations. Le laser IR optionnel sera réservé à des usages plus spécialisés comme le métal et le plastique.

Les machines proposent une grande surface de gravure de 38.1 x 30.5 cm. Ce qui permet non seulement de travailler de grandes surfaces, mais offre également la possibilité d’un pilotage très aisé de gravures de multiples éléments.

Une caméra est intégrée dans chaque graveuse, celle-ci permet de détecter les objets disposés sur son lit de gravure avec le logiciel proposé. Une fois l’image des zones à graver détectée, il ne reste plus qu’à positionner très simplement dans le logiciel l’image des éléments à graver. On pose huit morceaux de cuir dans la machine, on demande au logiciel d’intégrer le dessin à graver et l’ensemble va venir proposer par-dessus l’image filmée des morceaux de cuir ce qu’il est censé graver. La machine peut même ajuster des éléments qui ne sont pas parfaitement orientés à l’horizontale. Cela très facilement et rapidement, sans ajustements complexes. Quand tout est parfait, il suffit de valider la gravure et le tour est joué.

Une vidéo relativement courte qui présente les points clé de la Creality Falcon A1

Cette solution permet également de positionner précisément votre design sur un objet. Un sac en cuir, un morceau de bois ou autre, vous n’aurez qu’à positionner le rendu de votre dessin à graver exactement où vous le souhaitez pour obtenir le parfait résultat. Enfin, la caméra permet aussi de « scanner » des designs ou des dessins pour les reproduire directement au laser. Rapide et efficace, les graveuses permettent d’obtenir immédiatement des résultats convaincants et facilement répétables pour des séries. 

Creality Falcon A1

Une extraction d’air est proposée et l’engin est livré avec un tuyau pour diriger les fumées vers l’extérieur. Pour une extraction plus complète, il faudra cependant ajouter une évacuation ventilée qui viendra repousser l’air et le filtrer de ses fumées. Par défaut, un équipement « Air Assist » fait partie des éléments livrés. Il permet d’obtenir une meilleure gravure, plus profonde et plus fine de manière assez simple. En soufflant sur la zone à graver, il chasse les fumées qui filtrent la puissance de la lumière du laser. La gravure est alors plus nette et plus profonde.

La version Pro ajoutera des fonctionnalités secondaires. Pas indispensables mais pratiques. Par exemple, la mise au point via un télémètre optique au lieu d’une mesure de hauteur par détection physique comme sur la classique. C’est beaucoup plus rapide mais cela n’a pas vraiment d’incidence sur le résultat des gravures.

Creality Falcon A1 Pro

Creality Falcon A1 Pro

Le modèle Creality Falcon A1 Pro ajoute également un petit écran sur le côté qui permettra une utilisation facile et rapide. C’est l’idéal pour un artisan qui veut pouvoir lancer en boucle des gravures sans passer par la case logicielle. En fixant des cales pour positionner un objet toujours au même endroit, il pourra répéter des séries de gravures sans quitter son atelier. Voire faire appel à des modèles enregistrés dans son historique ou sur une clé USB, ce qui pourra être très pratique pour des signatures, des séries ou autres.

Le petit écran indiquera au passage des informations sur la gravure en cours. Les réglages effectués de vitesse et de puissance de chaque étape, mais aussi le temps restant avant la fin de la tâche. Une autre manière pratique d’optimiser son temps à l’atelier. Les usages depuis un ordinateur ou un smartphone proposés par le modèle Creality Falcon A1 restent évidemment accessibles.

Deux Creality Falcon A1 pour deux profils différents

De nombreuses mesures de sécurité sont intégrées. La détection de toute flamme se fait au travers de la caméra et d’un capteur infrarouge. Cela va arrêter le processus de gravure en cas et le système va alors envoyer une alerte à l’utilisateur.

Minimachines-03-2026

Les modèles de Creality Falcon A1 et A1 Pro sont proposés à différents tarifs sur Geekbuying avec des codes promo attachés suivant les options. Comme c’est assez compliqué, je vous ai fait un petit tableau.

Modèle et Stock Code promo Prix avant promo / après promo
Creality Falcon A1 Pro 10 w – France NNNFRBMPA1 499€ / 399€
Creality Falcon A1 20 w – Allemagne NNNFRFA1P 859€/ 699€
Creality Falcon A1 Pro 20 w +  kit rotatif + lit laser – France NNNFRCFAP 1199€ / 869€
Creality Falcon A1 Pro 20 w +  Extracteur de fumées  + lit laser – France NNNFRCFAP 1199€ / 929€

Minimachines-03-2026

A noter que la Creality Falcon 2 Pro est également en promo dans deux versions.

Modèle et Stock Code promo Prix avant promo / après promo
Creality Falcon 2 Pro 20 w + Extracteur de fumée 150W + lit laser – France NNNFRCFAP 1199€ / 929€
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TrendForce : une hausse de 40% du prix des portables en 2026

10 mars 2026 à 14:19

Après Gartner et sa disparition des machines à moins de 500$, c’est au tour de TrendForce de se suspendre à la sonnette d’alarme. Le cabinet d’analyse estime que les portables pourraient voir leurs prix enfler de 40% rien que pour l’année 2026.

TrendForce

TrendForce

La problématique n’a pas changé, les difficultés d’approvisionnement en mémoire et stockage continuent de peser sur le segment portable. Tellement que le cabinet TrendForce estime que les prix pourraient augmenter de 40% cette année. Un portable « classique » à 1000€ à la rentrée de septembre 2025 pourrait couter 1400€ d’ici quelques mois. Le delta d’augmentation pourrait être inférieur si les constructeurs essayent d’absorber une partie du surcoût.

TrendForce : une hausse de 30% rien que pour la RAM et les SSD

L’impact du prix des composants mémoire et stockage devient de plus en plus grand. En 2025, la part estimée de ces composants sur le prix global d’un ordinateur portable était estimée à 15% en moyenne. Cela pouvait varier suivant les gammes, évidemment, mais cela dans ces proportions. Dès ce premier trimestre, TrendForce estime que cette part aura doublé. Passant à 30% du prix global d’une machine. Si la part du coût de ces composants était très basse ces dernières années, cette augmentation va être aussi brutale qu’importante pour les machines prévues les prochains mois.

Cet impact premier va avoir de multiples répercussions accessoires. Les deux principaux fabricants de processeurs du monde PC ont indiqué à leur tour une hausse des prix. Intel dans un premier temps, et AMD dans la foulée. Les deux peinent à fournir des puces en assez grand nombre. Chez Intel, les solutions entrée de gamme ont depuis plusieurs semaines subi une première hausse. Chez AMD, certaines puces très présentes dans les MiniPC ont tout simplement disparu. Tant et si bien que de nombreux constructeurs de MiniPC font appel à des fonds de catalogue. D’autres évolutions pourraient suivre plus tard dans l’année avec d’autres retards de livraison.

TrendForce

Pour ce premier trimestre, TrendForce  estime que le prix global du trio « moteur » de chaque machine passerait au global à 58% du total d’un ordinateur portable. Il était de 45% à la même période en 2025. Évidemment, pour les MiniPC, cette part est encore plus importante puisque sur les portables le prix total du produit comprend l’écran, la mémoire et un ensemble de postes variés allant de la ventilation à la webcam en passant par des enceintes et des charnières. 

Il est probable que cette première étape de hausse sera rapidement franchie lors des prochaines livraisons. Avant que les tarifs soient réévalués à moyen terme. Notamment pour la période de rentrée scolaire de septembre, qui pourrait être catastrophique sur le marché PC. À la fois en nombre de ventes et en volumes produits. Cet impact aura des répercussions à plusieurs niveaux et les marchés smartphone comme tablette ne seront pas épargnés. 

Ces prix à la hausse qui pourraient également avoir leurs propres conséquences. Certains constructeurs, anticipant une baisse des livraisons suite à la hausse des tarifs et face à des composants moins nombreux, vont drastiquement limiter leur production. Cette baisse de production ne permettra pas de diluer les couts de fabrication et de design dans un nombre important de machines vendues. Si votre usine et vos salariés coutent la même chose pour produire 10 000 machines par mois au lieu du double, c’est une augmentation notable du prix de l’assemblage qui se reflètera sur chaque engin. Ces analyses de TrendForce ont été publiées sans tenir compte de la situation en Iran et de l’impact qu’elle pourra avoir sur les prix de l’énergie. On imagine que l’augmentation des coûts et la difficulté des approvisionnements pourraient par ailleurs se refléter sur les chiffres de ventes et les tarifs.

Reste à savoir comment le marché PC va suivre. Si les hausses continuent, l’attrait des nouvelles machines va rapidement s’effriter. La plupart des acheteurs qui ont une machine fonctionnelle vont la faire durer au maximum en attendant des jours meilleurs. Une solution serait de renouer avec des propositions Low-Cost débarrassées des options superflues qui se sont accumulées au fil des années lorsque les machines profitaient de composants vendus à très bas prix. Une sorte d’économie d’urgence avec des engins plus sobres, plus simples, concentrés surtout sur l’essentiel. Une proposition que l’on retrouve par exemple dans un MacBook Neo qui, s’il n’a probablement pas été imaginé comme cela, se retrouve propulsé comme le Héraut d’un marché semé d’embûches. 

Qui va nous proposer un 12-13″ avec une puce simple, un peu de mémoire évolutive, 256 Go de SSD accessibles et un bon écran sans fonctions secondaires à un prix plancher le premier ? Face à Apple, il serait temps d’y penser.

TrendForce : une hausse de 40% du prix des portables en 2026 © MiniMachines.net. 2026

YMTC PC550 : un SSD PCIe 5.0 chez le producteur chinois

10 mars 2026 à 10:02

Le YMTC PC550 au format M.2 NVMe PCIe 5.0 vient de sortir sur le marché avec des performances convaincantes. On a parlé de la marque ces derniers temps suite à la hausse des tarifs des SSD des fournisseurs « traditionnels ». Ce constructeur de SSD Chinois apparait pour beaucoup comme une solution « miracle » face à la montée des prix.

Pas d’affolement, vous ne trouverez pas ces YMTC PC550 chez votre revendeur, ils seront proposés uniquement aux fabricants pour des PC de bureau et des portables. Mais si vous vous attendez à ce que cette solution puisse faire baisser le prix de votre futur portable, détrompez-vous. Il faudra encore du temps avant que la production de YMTC puisse atteindre un niveau suffisant pour alléger les prix du marché.

PC550

Ce nouveau modèle est donc surtout intéressant parce qu’il montre l’état de l’art de la marque. Ici, YMTC propose une interface PCIe 5.0 x4 en NVMe 2.0. Les puces de stockage emploient la technologie Xtacking 4.0 développée par la marque et prennent le nom de 3D NAND X4-9070. Pilotés par une architecture sur quatre canaux au lieu de huit traditionnellement chez les concurrents, ces SSD sont censés développer moins de dégagement thermique et donc mieux correspondre aux besoins mobiles. On retrouvera deux formats de M.2 avec des modèles 2242 et 2280 pour répondre aux cahiers des charges classiques des constructeurs. 

PC550

YMTC PC550 un nom encore peu connu mais pas du noname

Les capacités sont classiques, des modules de 512 Go, 1 To et 2 To sont fabriqués avec des débits tout à fait corrects et assez classiques des propositions OEM intégrées aux machines des fabricants. Le point fort est une bonne endurance plutôt qu’un débit extraordinaire. Ainsi, les versions 512 Go assurent 300 TBW, les 1 To grimpent à 600 TBW et les 2 To pas moins de 1200 TBW. C’est plus que correct. Pour les débits, le PC550 2 To est mis en avant avec 10 500 MB/s en lecture séquentielle et 10 000 MB/s en écriture. Pas de quoi rougir face à la concurrence.

Il est donc possible que votre futur portable soit équipé d’un de ces SSD YMTC PC550, cela ne veut pas dire qu’il s’agira de matériel noname. Le marché cherche simplement des solutions pour ne pas suffoquer face au désert de solutions de stockage disponible en ce moment. Avec la levée des sanctions US contre les constructeurs chinois de mémoire vive CXMT et de stockage YMTC, ces marques vont être de plus en plus courantes.

Si vous êtes tombés sur ce billet en entrant YMTC ou PC550 dans votre moteur de recherche suite à l’ouverture de votre nouvelle machine, pas de panique.

Mémoire vive : CXMT l’espoir chinois pour… 2027-2028 ?

YMTC PC550 : un SSD PCIe 5.0 chez le producteur chinois © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 9 mars 2026 MiniMachines.net

MacBook Neo : la minimachine parfaite d’Apple pour 2026

9 mars 2026 à 16:44

Le MacBook Neo d’Apple est un ultraportable de 13 pouces qui s’intègre parfaitement bien dans un marché en crise. A 699€, 100€ de moins pour les étudiants, ce nouveau Mac se positionne parfaitement pour affronter les années qui viennent.

Le MacBook Neo n’est pas né en réaction à la crise des composants actuelle, il est dans les tuyaux depuis des années. C’est un changement assez important dans une politique toujours assez haut de gamme qui n’a jamais vraiment cherché à proposer des produits sur un segment accessible. Un changement qui a d’ailleurs mené immédiatement à une levée de boucliers chez certains puristes.

Mis en cause ? Les choix d’Apple sur certains postes, le recours à un SoC déjà employé dans ses iPhones par exemple, est presque considéré comme un outrage. Des choix techniques à rebrousse-poil des générations de Macbook précédents sont vus comme un retour en arrière. Il me semble que c’est mal comprendre la philosophie de ce nouveau produit.

Une minimachine parfaite ?

Les lecteurs réguliers du blog auront compris que le titre de ce billet est provocateur. Aucune machine n’est parfaite ou plutôt il y a autant de solutions parfaites que de profils existants. Le « parfait » d’un utilisateur en rebutera un autre et annoncer que tel ou tel engin est parfait, c’est imposer son point de vue et ses usages à tout le monde. Le MacBook Neo n’a rien de parfait pour certains mais coche toutes les cases d’une utilisation particulière.

Nous sommes en 2026 et lorsque je me déplace en conférence de presse, j’embarque un ordinateur portable de 12.5″ équipé d’une puce qui a désormais 11 ans. Une véritable éternité en termes d’informatique. Il s’agit d’un processeur Intel Core M3-6Y30 double cœur épaulé par 4 Go de mémoire vive DDR3L et un petit stockage SSD SATA de 128 Go. Cette machine c’est un Xiaomi Notebook Air 12,5″, lancé par la marque en 2017. Il a pour moi tous les avantages possibles. Il est léger, son écran est très beau, il est fanless et son clavier bien que QWERTY est aussi pratique qu’agréable. Je l’ai payé 550€ en 2017 en l’important de Chine. En France, il aurait sans doute été proposé plus cher.

Apple lance un MacBook Neo qui colle admirablement bien à ce profil de portable. On retrouve un engin silencieux, dépourvu de ventilation, avec un clavier confortable, un bien plus bel écran, deux fois plus de mémoire, un processeur plus récent et une autonomie largement plus importante. Pour mon usage, et sur le papier, ce MacBook Neo est donc parfait. Il est proposé à 699€ ou 599€, si on est étudiant ou prof. Pas loin de mon Xiaomi donc, avec une garantie Apple locale.

Le plus étonnant dans l’annonce d’Apple pour ma part ne vient pas de la marque. Mais de mes contacts. Le nombre de messages, mails et autres alertes que j’ai pu recevoir mettant en avant sa philosophie Netbook est étonnant. L’idée que ce n’est pas le meilleur portable du marché dans le sens pas le plus puissant. Plutôt un engin suffisant pour accompagner n’importe qui au quotidien, est régulièrement mis en avant. Je suis parfaitement en phase avec cette idée. C’est évidemment une machine assez chère par rapport à un netbook de l’époque2. Mais en considérant le matériel embarqué, la philosophie est vraiment assez proche.

Le MacBook Neo en détail

A bord de cette machine, un SoC de smartphone. L’A18 Pro, présent dans les iPhone 16 Pro. Est-ce un signe de faiblesse ? À en croire certains, oui. Mais je suppose que pour ceux-là, l’idée qu’ils se faisaient d’un MacBook « low-cost » était le doux rêve de pouvoir obtenir le dernier cri de la marque juste pour moins cher. Ce qui n’a évidemment aucun sens. Apple a décliné un SoC de smartphone dans un portable, est-ce que cela réduit son niveau de performances ? Pas le moins du monde. Les premiers tests et retours de l’engin montrent au contraire que la puce est devant le SoC M1 de la première génération d’Apple Silicon.

Et, c’est amusant car à l’époque de la sortie de ce M1, qualifié de révolutionnaire, la puce était alors parfaite pour un utilisateur classique. Elle était admirable, capable de prouesses extraordinaires par rapport à ce que proposait un Mac sous puce Intel. C’était il y a six ans maintenant. Le SoC qui équipe ce MacBook Neo est, quant à lui, sorti il y a seulement deux ans. Il est plus rapide en monocœur (beaucoup) et en multicœur (moins). Il a toujours dans le ventre assez de performances pour faire face aux usages du quotidien aisément. Il a surtout l’avantage d’avoir été déjà largement amorti par Apple, ce qui permet de le glisser dans une offre plus abordable. Je lis des gens critiquer le choix de cette puce alors qu’ils expliquent doctement qu’on peut aujourd’hui tout faire avec un iPhone. Une sorte de capharnaüm argumentaire toujours étonnant qui semble puiser ses sources dans un puits de mauvaise foi sans fond.

Les premiers tests en ligne du Neo révèlent des capacités de calcul supérieures à celles d’un MacBook Air M1 en simple et multicœur. Ce qui revient à dire que le dépit quant à l’emploi d’une puce de smartphone pour équiper cet engin est purement théorique. Je devrais écrire cosmétique. Si Apple avait choisi de maquiller le nom de la puce employée en inventant une nouvelle gamme, pour ne pas dire qu’ils employaient une puce de smartphone, je suppose que bien moins de monde aurait grommelé sur ce choix. Même avec des performances identiques.

A côté de cet A18 Pro, le recours à 8 Go de mémoire vive. Mémoire unifiée au processeur et donc non évolutive. Là encore, des grincements de dents. Mais le choix de ces 8 Go est simplement le seul possible pour Apple cette année. 4 Go serait évidemment trop juste et 16 Go trop cher. Apple a choisi 8 Go car cela n’interdit absolument aucun usage logique du MacBook Neo. J’ai pu lire que cela empêchera des déploiements d’intelligence artificielle en local ou l’ouverture de multiples programmes créatifs sur l’engin. La réponse à ces critiques est assez simple.

L’objectif d’Apple n’est pas de se tirer une balle dans le pied en sortant un ordinateur portable à 699€ capable de concurrencer ses propres machines haut de gamme. C’est précisément de venir chercher un public différent. L’important pour le Neo c’est de permettre d’ouvrir plusieurs onglets dans son navigateur, un traitement de texte, un tableur et de suivre une éventuelle visioconférence en parallèle. De pouvoir faire de la retouche d’image, du montage vidéo, de la musique… Peut-être pas tout cela simultanément mais avec suffisamment de confort pour que cela soit agréable. Et les 8 Go embarqués sur MacOS devraient le permettre

Le stockage est limité à 256 Go. Une version du MacBook Neo est disponible en 512 Go pour 100€ de plus et offre en prime le TouchID pour sécuriser ses usages avec son empreinte digitale. 256 Go c’est assez peu, mais cela n’est pas incapacitant… Cela dépend fortement de vos usages. Pour un étudiant, un utilisateur classique qui va surtout générer du texte et envoyer des emails, en association avec un stockage en ligne, c’est largement suffisant. Sur mon Xiaomi, je n’ai jamais saturé les 128 Go de base avec ces usages-là. Et, il me restae toujours assez de place pour installer deux ou trois jeux et glisser quelques films. Encore une fois, cet espace limité dépend essentiellement de ce pour quoi le Mac est envisagé. Il forcera peut-être à mettre en place une sauvegarde automatique de ses données, ce qui ne sera pas forcément une mauvaise chose pour le public visé. 

L’affichage est confié à une dalle de 13 pouces en 2 408 par 1 506 pixels. Un affichage confortable avec une densité de 219 pixels par pouce et une luminosité de 500 nits. Pas d’OLED ni d’AMOLED, on reste sur une dalle IPS Liquid Retina assez classique, sans rafraichissement prononcé ni fonctions haut de gamme. Ce qu’il faut pour un usage qui colle au reste de la machine. Apple ne promet pas de réglage colorimétrique pour la dalle mais l’enferme avec le reste des composants dans un châssis en aluminium.

Le point faible de cette machine est probablement sa connectique qui est vraiment décevante. Deux ports USB Type-C dont un seul en USB 3.0. Le second est en USB 2.0 et sera donc réservé à des usages basiques comme le branchement d’une souris. Le port USB 3.0 permettra de sortir un signal DisplayPort pour un écran secondaire en UltraHD 60 Hz maximum. Un jack audio combo 3.5 mm est également présent pour éviter de recourir systématiquement au Bluetooth pour un casque micro. Le reste de l’équipement est assez sobre : des enceintes stéréo Dolby Atmos, une webcam FaceTime FullHD et un module Wi-Fi6E et Bluetooth 6.0. Le clavier ne propose pas de rétroéclairage et le trackpad n’a pas tous les raffinements proposés par les Mac plus haut de gamme.

Enfin, gros point fort, une autonomie annoncée de 16 heures pour l’engin en lecture vidéo malgré un poids modeste de 1,23 kg. Cette autonomie demandera un examen approfondi et une vérification des usages possibles. Ce chiffre obtenu pour un usage de lecture de vidéo contraste avec 11 heures d’usage en navigation web. Avec une autonomie au-delà des 10 à 12 heures d’usage mixte, le MacBook Neo répondra sans doute à un cahier des charges d’étudiant ou de travailleur classique. La batterie est petite, elle propose 36.5 Wh quand un MacBook Air affiche 53.8 Wh et un Pro 72.4 Wh.

MacBook Neo

Le MacBook Neo n’est pas assez bon ?

Beaucoup de critiques sont apparues suite à cette annonce d’Apple. Certaines sont justifiées et en particulier celles sur la connectique de l’engin, tout de même réduite au minimum. D’autres, comme le fait que le MacBook Neo n’est pas livré avec un chargeur3, peuvent tout à fait s’entendre car cela cache forcément une dépense supplémentaire. Mais la majorité des remarques restent absolument hors sol.

Ma réflexion est toujours la même : pourquoi comparer cet engin aux modèles haut de gamme de la marque ? Un MacBook Air débute à 1199€ un MacBook Pro à 1899€. Loin, très loin des 699€/599€ de ce MacBook Neo. Je suis toujours surpris de voir combien certaines critiques tapent à côté du sujet en prenant pour point de départ le postulat que tout le monde va acheter un ordinateur pour faire de la création d’image, de la 3D, du montage vidéo UltraHD ou, désormais, lancer des IA génératives très gourmandes en local. La très grande majorité des ordinateurs du marché servent à surfer, écrire des mails et des fichiers textes, jouer un peu et regarder des vidéos. Calquer son usage propre pour définir ce qui est bon ou mauvais m’apparaît assez contre-productif.

Imaginez-vous entrer chez un vendeur de cycles avec l’envie de vous payer un vélo pour faire des balades le Week-End. Et qu’un autre client du magasin sorte alors d’un rayon et vous explique alors que le vélo à 699€ que vous visez ne serait pas assez bon pour vous parce que le pédalier est également intégré à un autre vélo d’une gamme différente. Pointant alors du doigt un modèle à 1899€ bien meilleur, avec un équipement haut de gamme tout à fait prêt pour la compétition. Je suppose que vous le regarderiez bizarrement. Tellement bizarrement que personne n’aurait en réalité l’audace de vous proposer de dépenser 1900€ si vous annoncez en avoir 700 à disposition.

C’est exactement la même chose pour ce MacBook Neo. Venir expliquer à quelqu’un qui avait jusqu’alors le budget pour un PC entrée ou milieu de gamme de type Chromebook que son MacBook Neo n’est pas assez bon parce qu’équipé d’un SoC de smartphone n’a absolument aucun sens. Bien sûr, personne ne serait contre le fait d’avoir plus de performances. Personne ne rechignerait à profiter d’un MacBook haut de gamme. Mais pas au point de dépenser de l’argent qu’il n’a pas.

 

Le MacBook Neo promet un usage simple

Le MacBook Neo ne promet rien de particulier si ce n’est ce que tout étudiant attend. Pouvoir prendre un engin en main le matin, saisir ses cours, suivre des conférences, travailler du texte, pouvoir créer des illustrations, surfer, regarder un film, suivre ses finances, monter un bout de film. Le tout sans que la machine ne le lâche au milieu de la journée faute de batterie.

Le MacBook Air est vendu comme une machine de montage vidéo

Le MacBook Air est par exemple vendu comme une machine de montage vidéo

Cet usage est simple, il n’a rien de la « noblesse créative » si chère aux Mac habituels et à leurs utilisateurs. Apple ne promet pas que vous serez le nouveau pape de la French Touch, pas le grand reporter en vogue ou un vidéaste accompli. Il promet juste de faire bien des tâches assez classiques. Tout en permettant d’en faire plus au besoin sans problèmes. Si vous regardez la manière qu’a Apple de présenter le MacBook Air ou le Pro vous aurez des écrans mettant en avant des capacités de montage vidéo, de calcul lourd ou de créativité débridée. Ici, c’est beaucoup plus sobre. C’est également beaucoup moins cher.

Le casque de cette jeune fille est à 579€, son MacBook Neo pour étudiante luis sera proposé à 599€

Le casque de cette jeune fille est à 579€, son MacBook Neo pour étudiante lui sera proposé à 599€

La concurrence va devoir réagir et c’est tant mieux pour le marché

Cette image de l’engin dans une chambre de jeune fille est assez parlante. Le casque posé sur les délicates oreilles coûte presque aussi cher que l’engin pour une étudiante. Avec 20€ d’écart entre les deux, ces prix relativisent l’offre d’Apple. Est-ce que le portable est vraiment pas cher ou le casque vraiment trop ? Une chose est sûre, depuis des mois que cette rumeur d’un portable Apple Low-Cost circule, les grandes marques de PC sont aux aguets.

D’autant plus qu’avec la situation actuelle, Apple peut franchement profiter de son MacBook Neo pour gagner de belles parts de marché. Alors que le reste du secteur se creuse la cervelle pour essayer de voir comment continuer à proposer leurs gammes classiques, Apple débarque avec une offre simple et claire. Le MacBook Neo n’est probablement pas la meilleure machine possible, mais dans les temps troublés et incertains qui arrivent, ce sera un repère facile à suivre.

Apple a les moyens de réserver la mémoire et le stockage nécessaires à la production longue de cette machine. Ils vont assurément gagner moins d’argent qu’avec leurs machines Air et Pro. Mais quelle aubaine pour le futur ! Ces engins que les étudiants vont acheter par choix et non pas par dépit sont des chevaux de Troie parfaits pour la marque. Avec cet entrée de gamme qui fera plaisir aux utilisateurs, au contraire d’un Chromebook ou d’un portable Windows entrée de gamme. Car il faut voir ce que propose le secteur pour un étudiant qui a 599€ en poche : un Chromebook Lenovo de 14″, en FullHD, avec un Core i3-N305, 8 Go de mémoire et 256 Go de stockage eMMC ne fait pas beaucoup rêver. En face, un Neo parait vraiment être beaucoup plus adapté.

Il y a quelques jours, je vous parlais de Gartner et de son annonce de la fin des PC à 500$. Un prix HT assez symbolique aux US. L’arrivée de ce portable vendu 599$ HT outre atlantique va sérieusement rebattre les cartes du marché. Tout simplement parce qu’Apple vient de détruire l’analyse de Gartner. Le prix de cette machine est de 499$ HT pour un étudiant aux US. Ce qui va non seulement donner un coup de fouet aux ventes mais obliger les vendeurs de PC à s’aligner. Comment continuer a vendre des PC sous Windows 11 avec une telle concurrence ? Et comment laisser Apple seul sur ce terrain spécifique ? C’est impossible car la marque pourrait devenir la référence d’une génération entière de nouveaux étudiants. Génération à même de se laisser attraper par MacOS et… ne plus en revenir. 

Le MacBook Neo n’est pas un engin parfait, pas encore

A bien regarder cette machine, on peut voir quelque chose de très évident en filigrane. Le MacBook Neo sort assez cabossé par la crise des composants actuels. Je suis prêt à parier que si l’engin était sorti en mars 2025, il aurait été mieux équipé en mémoire et en stockage. Son prix aurait sans doute été le même mais son équipement aurait été plus abouti. 

La marge de réserve est énorme pour faire progresser ce nouveau modèle : tant au niveau de son SoC que le reste de ses composants. Sa batterie, son clavier, sa webcam dépourvue des fonctions plus avancées. Apple n’a qu’a ajouter quelques détails et il pourra relancer ce modèle l’année prochaine sans faire le moindre effort. Le port USB 2.0 qui devient USB 3.0. L’ajout d’enceintes supplémentaires ou d’un rétroéclairage clavier et nous voilà avec un « Neo 2027 » prêt à l’emploi. Renouvelant naturellement l’intérêt de la gamme.

Je suppose qu’Apple n’a pas décidé de lancer cette gamme au hasard. C’est à la fois un excellent moyen de vendre des machines à un nouveau public, et une superbe solution pour pousser les utilisateurs à choisir un iPhone plutôt qu’autre chose. En attendant, son premier modèle de portable Low-Cost rebat clairement les cartes d’un marché en pleine déconfiture côté PC. Et cela risque de durer un bon moment.

La crise que nous connaissons actuellement sur les composants mémoire et stockage a transformé ce Neo. Cela devait être un portable d’étudiant « entrée de gamme », c’est devenu une solution de sauvetage du marché. Un premier pas pour Apple qui pose intelligemment un jalon dans ce secteur plus abordable sans torpiller le reste de son offre. Le MacBook Neo est taillé pour la majorité des usages et des utilisateurs. Il doit correspondre à 95% des usages du quotidien de la majorité des utilisateurs. Je ne parle pas des créatifs et autres professionnels de l’image ou du son, pas plus que des joueurs et autres utilisateurs qui aiment tirer parti de la dernière goutte de performances d’un PC. Mais, sérieusement, aujourd’hui, si vous aviez à choisir un portable pour un étudiant en 2026 ? Il faudrait que le reste du marché se dynamise sérieusement face à cette offre pour que vous préfériez conseiller un portable « Windows ».

Le MacBook Neo est en vente à 699€ sur Amazon avec une livraison gratuite au 12 mars.

Les étudiants pourront profiter de l’offre à 599€ sur le MacBook Store.

MacBook Neo : la minimachine parfaite d’Apple pour 2026 © MiniMachines.net. 2026

Un MiniPC Panther Lake dans un nouveau format pour FEVM

9 mars 2026 à 09:57

Le MiniPC Panther Lake de FEVM se déploie dans un châssis inconnu, un format qui ressemble assez à ce que l’on pourrait obtenir en enfermant une carte mère de portable dans un boitier de MiniPC.

FEVM est une marque chinoise qui propose autant des designs originaux que des modèles issus de constructeurs tiers. Son MiniPC Panther Lake est pour le moment trop flou pour être détaillé puisque la seule source est un tweet assez évasif.

MiniPC Panther Lake

Le boîtier mesure 16.9 cm de large pour 10.8 cm de profondeur et 19 mm d’épaisseur. C’est compact et surtout très peu épais. Pourtant, à l’intérieur, on retrouve un dispositif assez complet avec des puces Panther Lake Intel Core Ultra 300 Series au TDP de 55 watts. Le tout est refroidi très activement par un duo de ventilateurs tel qu’on aurait pu le trouver dans un ordinateur portable classique. 

Les images du MiniPC Panther Lake ne montrent aucune aération visible. Pas d’ouvertures pour faire circuler l’air, je suppose que tout se passe en dessous de l’engin. La finesse de la minimachine rime également avec de la connectique en mode « pieuvre ». Des ports sont visibles sur trois ou quatre côtés de l’engin suivant les versions.

Plusieurs modèles semblent en effet exister, le premier avec deux ports USB3 sur le côté droit du MiniPC. Le second avec un port OCuLink sur le côté gauche en plus des deux USB. Le troisième avec rien à gauche mais un USB et un OCuLink à droite… Tout le reste de la connectique est identique avec des ports Thuinderbolt 4, 5 USB, jack audio combo 3.5 mm, deux Ethernet en 10 et 2.5 Gigabit, des sorties HDMI et DisplayPort et une entrée d’alimentation au format Jack assez incongrue sur ce design. Le châssis semble être construit en aluminium.

Un MiniPC Panther Lake FEVM ou Noname ?

Il est possible que ce design soit signé FEVM ou qu’il sorte des usines d’un fabricant tiers, auquel cas il devrait être déployé par d’autres marques. Je ne suis pas certain que ce format soit le plus pertinent sur le marché. Le côté « 19 mm » d’épaisseur est sympathique, mais si on doit le poser sur un support pour le laisser s’aérer par en dessous tout en exploitant une connectique avec des câbles de chaque côté, cette finesse ne sera finalement appréciable que « sur le papier ».

Je préfère un boîtier un peu plus épais, avec une connectique plus centralisée vers l’arrière et l’avant et surtout une ventilation qui ne s’étouffera pas sur elle-même. Avec cette épaisseur, un autre point m’inquiète. Le châssis mesure 16.9 cm de large et embarque deux ventilateurs qui doivent logiquement se déployer de part et d’autre d’un système de dissipation avec caloduc. Cela ne laisse que peu de place pour évoluer. J’ai bien peur que ce dispositif embarque de la mémoire soudée et des ventilateurs très peu épais. Des modèles qui peuvent vite monter dans les tours et faire beaucoup de bruit pour dissiper un engin au TDP de 55 watts non limité par le fait d’être sur batterie. 

Enfin, le fait d’avoir trois versions de la même machine sur quatre images me laisse à penser qu’il s’agit surtout de concepts 3D pour le moment et non pas d’un produit fini. Aucune mention de mémoire ou de stockage a été faite autour de ce modèle à l’heure actuelle, ce qui va dans le sens d’un produit encore dans les labos, la marque communiquera probablement sur le prix du produit et ses capacités à l’approche de sa sortie. FEVM est d’ailleurs assez mal distribué en Europe, son MiniPC Strix Halo FA-EX9 basé sur une carte mère générique n’a, par exemple, jamais été disponible à l’export hors de Chine.

Un MiniPC Panther Lake dans un nouveau format pour FEVM © MiniMachines.net. 2026

Le Khadas Mind Graphics 2 débarque sous RTX 5060 Ti

9 mars 2026 à 09:19

Le Mind Graphics 2 embarque une solution graphique RTX 5060 Ti, il vient remplacer le premier modèle qui proposait une solution GeForce RTX 4060. Les deux extensions sont connectées à un MiniPC particulier via un port propriétaire.

Lors de la présentation du concept Khadas Mind en 2023, je me demandais pourquoi quelqu’un irait s’enfermer dans l’écosystème proposé ? La solution Mind Graphics 2 montre de manière très claire toute la problématique de cette solution. Pour reprendre brièvement le concept de cette minimachine, on a affaire à un MiniPC de base avec une connectique limitée : deux Thunderbolt 4, un HDMI 2.1, deux USB 3.2 Gen2 Type-A. Un boîtier qui propose sur sa partie inférieure un connecteur spécifique. Connecteur qui va lui permettre de se poser sur un dock qui lui offrira une interface basique avec USB, HDMI, Ethernet et autres. Il pourra également se positionner au dos d’un écran propriétaire pour le transformer en tablette et s’utiliser comme un portable avec un simple clavier. Ou se poser sur un boîtier plus imposant qui lui servira alors de dock graphique.

Sur la page du produit, la marque ne fait explicitement pas l’emphase sur ce connecteur propriétaire. Aucune image de celui-ci n’est proposée. On reste dans un flou artistique concernant la connexion avec ses accessoires. Tout se fait « comme par magie ».

Khadas Mind Graphics 2

Khadas Mind Graphics 2

Sur le papier, l’idée est séduisante, le côté « un seul PC pour trois usages différents » est intéressant. Le problème est qu’il s’agit à chaque fois d’accessoires propriétaires et que la connexion utilise un connecteur inconnu du marché.

Le prix du Khadas Mind Graphics 2 explose

Et aujourd’hui, après le lancement d’un Khadas Mind sous Core Ultra en 2024 et une version Panther Lake en début d’année, voici le Mind Graphics 2. La seconde génération de dock graphique de ce produit particulier. Et c’est aussi là que le piège du propriétaire se referme. Le prix de ce dock graphique sous GeForce RTX 5060 ti avec 16 Go de mémoire GDDR7 est de 1 349$ HT soit environ 1400€ avec 20% de TVA. Sachant qu’on trouve des cartes graphiques GeForce RTX 5060 Ti 16 Go à 589€ TTC en France et qu’un dock externe en USB4 coute entre 200 et 300€, cela fait entre 800 et 900€ pour obtenir un boitier « noname ». Une solution compatible avec tout type de machine, MiniPC comme portable ou PC de bureau, évolutif avec une carte graphique équivalente en performances. 

Khadas Mind Graphics 2

Il est tout mimi le concept

Le boitier Khadas Mind Graphics 2 a certes des avantages, il propose une paire d’enceintes intégrées, deux micros, un lecteur d’empreintes et une connectique censée venir épauler l’absence de connecteur de base du MiniPC de la marque : HDMI 2.1b, DisplayPort 2.1b, USB Type-A et Type-C, lecteur de cartes SDXC, Ethernet 2.5 Gigabit et jack audio combo 3.5 mm. Mais sur n’importe quel autre MiniPC classique, ces connecteurs sont fournis par défaut sur le châssis de base.

Il propose également une vraie connexion PCIe 4.0 x8 plus rapide que les connecteurs OCuLink ou Thunderbolt 4. Mais le prix à payer est cet enfermement dans un concept qui vous lie entièrement aux prix exigés par la marque. Le bénéfice proposé par le système Khadas d’un module exploitable avec d’autres accessoires propriétaires est toujours bien présent, cependant il se paye désormais au prix fort et dans une plage évolutive limitée. La puce GeForce RTX 5060 Ti est très intéressante, mais si vous recherchez une puce graphique plus performante, vous passerez votre tour. Des versions en 5070, 5080 ou 5090 ne sont pas prévues au programme pour le moment. Pour rappel, de 2023 à 2026, seule la version 4060 a été proposée. Il est fort possible que seul le 5060 soit disponible dans les années à venir.

En règle générale, j’évite tous les enfermements techniques. Ne serait-ce que pour des raisons de compatibilité. Mais avec la crise actuelle des composants, il est plus que possible que certaines marques souffrent énormément financièrement parlant. Si, pour une raison ou une autre, un constructeur avec un matériel propriétaire venait à disparaître, votre parc serait alors condamné à l’obsolescence.

Le Khadas Mind Graphics 2 débarque sous RTX 5060 Ti © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 6 mars 2026 MiniMachines.net

Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable

6 mars 2026 à 16:01

Le Thinkpad T14 Gen 7 et le Thinkpad T16 Gen 5 sont deux nouveaux portables annoncés au MWC 2026. En plus des traditionnelles évolutions techniques, le constructeur s’est fait un point d’honneur d’apporter le plus grand soin à la réparabilité de ces machines.

Thinkpad T14 Gen 7

Thinkpad T14 Gen 7

Le Thinkpad T14 Gen 7 est la nouvelle version d’un des grands classiques du monde professionnel. Un engin acheté en masse par des groupes comme des PME pour sa robustesse et l’ensemble de ses fonctionnalités. C’est également un engin pensé pour être réparé. C’était déjà le cas de la génération précédente, mais ce nouveau modèle atteint des sommets.

Lenovo s’est associé à iFixit pour proposer un engin pensé pour la réparabilité. Il hérite d’un score de 10/10 selon les critères du site de guides et conseils en réparation. Cette nouvelle gamme déployée sous processeurs Intel Core Ultra et AMD Ryzen AI PRO 400 emploie des composants spécifiques pour parvenir à ce résultat.

On retrouve par exemple la fameuse mémoire LPCAMM2 que la marque emploie depuis 2024 et qui permet d’intégrer une belle capacité dans un encombrement minimal avec la possibilité de la faire évoluer. Le reste de la machine est plus classique, son SSD est au format M.2 2280 NVMe par exemple et c’est donc la manière dont est agencé l’engin qui permet de décrocher un si beau score.

Le clavier se retire facilement, par exemple, la coque inférieure se dévisse sans souci. De quoi accéder à l’ensemble des composants classiques avec un tournevis classique. La batterie n’est pas scellée et peut être échangée en un tournemain, sans outil particulier, grâce à un système qui la retient en place de manière simplement mécanique.

Le ventilateur intégré est dissociable du dissipateur et des ailettes sans avoir à tout démonter. Le reste du dispositif peut bien sûr être dévissé et échangé en cas de besoin ou pour le  dépoussièrer.

Mais le point primordial est sans doute le fait que la majorité des ports ne sont pas soudés sur la carte mère. Ils sont connectés avec des systèmes indépendants. Cela permet de pouvoir les changer en cas de besoin très facilement. Quelques vis à retirer pour ôter leur protection et on peut défaire les connecteurs physiques avec un système de port qui rappelle celui d’un SSD M.2. Ce type de port est souvent une cause de pannes importante, tout simplement parce qu’ils sont en première ligne d’accidents classiques. Les jambes qui se prennent dans un câble de recharge, par exemple. Ou la manipulation récurrente d’un port pour connecter plusieurs types d’accessoires. Le fait de pouvoir, en quelques minutes, échanger la prise est une excellente nouvelle, les services en charge pourront les remplacer sans avoir à échanger toute la carte mère. Le coût d’un de ces connecteurs sera sûrement plus acceptable.

Le Thinkpad T14 Gen 7 est un modèle à suivre pour le marché

Ce n’est pas très compliqué à concevoir, un acheteur informatique dans un grand groupe aujourd’hui se pose toujours naturellement la question. Quelle machine acheter pour améliorer son parc. Ici, la réponse est évidente. Si un groupe dispose de quelques dizaines ou centaines d’unités mobiles, un engin comme ce Thinkpad T14 Gen 7 est l’évidence. Il permettra de limiter le temps d’immobilisation en cas de panne, de faire face rapidement aux problèmes les plus courants, de réparer les petits bobos techniques sans passer par la case « retour fournisseur ». Tout cela a du sens économiquement parlant car cela coute cher aux entreprises, même si les machines sont sous garantie.

C’est évidemment un investissement important, ce type d’engin est plus cher qu’une solution classique. Mais suivant les profils d’utilisateurs, le jeu en vaudra sans doute la chandelle. Comment vont répondre les concurrents de Lenovo à cette approche ? Il est possible que cela entraine des modifications chez eux. Si cette décision pousse les groupes à préférer Lenovo à HP ou Dell, ces deux derniers reverront peut-être à leur tour leurs machines sous le même angle. Et cela pourrait être très bénéfique pour tous les autres utilisateurs.

Thinkpad T14 Gen 7

Car les Thinkpad T14 Gen 7 vont rejoindre tôt ou tard les autres modèles pro de la gamme sur le marché de l’occasion. Ils seront alors proposés à plus petit prix avec un matériel tout à fait exploitable. Et, en cas de batterie un peu faible, de port un peu lâche ou de stockage un peu mou, il sera possible de retrouver un engin comme neuf très facilement.

Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable © MiniMachines.net. 2026

L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ ?

6 mars 2026 à 12:46

Si vous êtes à la recherche d’un aspirateur robot-serpillière autonettoyant avec une base automatique capable de le recharger, de vider la poussière, de changer son eau sale pour de l’eau propre et d’éviter les obstacles, le Narwal Freo Z10 Ultra est une solution qui coche toutes les cases.

Ce modèle de robot aspirateur propose une aspiration puissante de 18000 Pa et des balais extensibles pour nettoyer les plinthes et les coins. Il dispose d’une station de vidage automatique pour enchaîner les nettoyages sans intervention. Ses serpillères automatiques permettent de venir à bout des tâches classiques et la station pourra les sécher avec de l’air chaud pour éviter de les laisser macérer. Il se programme facilement via une application et reste compatible avec les assistants vocaux.

Narwal Freo Z10 Ultra

Inspiré de faits réels.

Un des points clés de ce modèle réside dans sa capacité à reconnaitre plusieurs centaines d’objets du quotidien et à adapter son comportement en fonction. Le robot ne foncera pas tête baissée sur une chaussette égarée, un Playmobil ou pire… mais cherchera plutôt à le contourner. CE QUI EST UNE EXCELLENTE CHOSE.

Il pourra aspirer les cheveux longs sans enchevêtrement, les poils d’animaux et les débris classiques. Il sait naviguer sur les tapis en relevant ses serpillères ou en insistant sur une tâche récalcitrante. L’appareil dispose d’une fonction de cartographie pour être plus efficace au bout d’un seul passage et peut respecter toute interdiction de zone pour éviter par exemple de réveiller un enfant en s’approchant de sa chambre certains jours.

Deux promos pour le Narwal Freo Z10 Ultra

Geekbuying propose le Narwal Freo Z10 Ultra à 599€ dans une offre très complète avec différents accessoires offerts. Assez pour intéresser Erwan qui me demande un code pour le payer moins cher. Avec le code NNNFRNZ10U à ajouter dans votre panier, l’engin tombe à 549€. L’engin est stocké en Pologne. À noter que les accessoires seront livrés plus tard.

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La machine seule, sans serpillères supplémentaires, est également disponible sur Amazon au même prix de 549€.

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L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine

6 mars 2026 à 12:05

Je ne suis que de très loin le monde console, mais ce que l’on appelle désormais Project Helix a retenu un peu mon attention. La rumeur voulant que cette nouvelle génération de salon chez Microsoft puisse lancer des jeux PC. 

La rumeur courait depuis un moment, elle est désormais validée. Il y a encore énormément d’inconnues autour de son annonce mais l’essentiel est là, il s’agira d’une minimachine compatible avec le catalogue de jeux PC.

Asha Sharma, à la tête de la division XBox chez Microsoft, explique que la console dont le nom de code est Project Helix sera parfaitement capable de faire tourner des jeux PC. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agira d’un PC. Pas plus qu’elle embarquera un système Windows capable de lancer autre chose que des jeux. Il s’agit plutôt de proposer une réplique à la Steam Machine de Valve qui conserverait l’accès au catalogue XBox.

Je lis partout une traduction des propos de Mme Sharma qui reprend en substance que l’engin pourrait fonctionner comme un PC. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit. La traduction de son message est plutôt : « Le projet Helix […] vous permettra de jouer à vos jeux Xbox et PC. » Ce qui ne veut pas dire que ces jeux seront exactement les mêmes que ceux de votre PC classique. J’en doute même fortement.

La toile bruisse déjà de la rumeur inquiète de l’interface de Windows sur son écran piloté à la manette. Ou de la possibilité de profiter de son catalogue de jeux Steam sur sa console Project Helix, rien de tout cela n’est certain.

Project Helix

Project Helix pourrait disposer de son propre catalogue de jeux PC

Je n’imagine pas les équipes de XBox apporter un Windows dans les salons au sein d’une console. Je vois plutôt une approche totalement différente, liée à des partenariats avec les éditeurs. On imagine mal la lourdeur de l’écosystème Windows dans son salon. Les mises à jour, les problèmes d’installations qui se marchent dessus, les fichiers qui s’accumulent et un système qui perd en performances au fil des mois. Cela n’aurait aucun sens.

Le plus logique pour moi serait que XBox promette de lancer les jeux PC d’un catalogue que la marque aurait soigneusement choisi. Et non pas de la totalité des jeux du monde PC. Une approche de curation de jeux à mi-chemin entre l’offre de Valve avec le Steam Deck et celle de Nvidia avec le GeForce Now. Microsoft pourrait proposer aux joueurs un magasin de jeux PC compatibles Project Helix au travers d’une interface maison. Cela éviterait de devoir aller chercher ses jeux un peu n’importe où ou même de les déployer depuis un stockage externe. La console garderait le contrôle du catalogue de jeux installés et pourrait ainsi non seulement piloter une interface de lancement adaptée mais proposer les meilleurs réglages et surtout piloter les mises à jour.

Si je parle de GeForce Now, c’est pour le côté quasi universel de l’offre de Nvidia. On imagine mal Project Helix demander aux joueurs de racheter leurs licences de jeu PC pour les lancer sur la console. Ils pourraient toutefois faire ce que propose Nvidia avec son offre Cloud. Relier son compte XBox avec des services tiers comme ceux de Steam, Ubisoft, Blizzard et Epic Games3 pour certifier que les licences ont bien été acquises par le joueur avant de le laisser télécharger la licence équivalente sur les serveur XBox. Ainsi, la console aurait à sa disposition un catalogue de jeux assez vaste et garderait la main sur l’optimisation et la mise à jour des titres déployés.

On ne sait rien sur les spécifications de la console Project Helix pour le moment. Et, il semble actuellement difficile de faire un pari technique. Valve a mis en pause sa propre Steam Machine à cause de l’impact actuel de la hausse des prix. Dans ce contexte, le développement de ce produit doit pour le moment se projeter à moyen et long terme. Asha Sharma a indiqué que la suite du projet passe par des négociations avec les studios pour la GDC, la semaine prochaine.

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine © MiniMachines.net. 2026

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

6 mars 2026 à 11:18

Le site Notebookcheck a eu une assez mauvaise surprise en ouvrant un Chuwi Corebook X4. Le marketing de la marque comme les outils de vérification embarqués sont formels, l’engin est vendu avec un Ryzen 5 74030U. Une puce « Barcelo R » lancée en 2023 par AMD de génération Zen 3. Seulement, après ouverture du châssis et examen complet de la puce, sa référence mène plutôt à un Ryzen 5 5500U. Un processeur « Lucienne » lancé en 2021 moins performant.

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Il semble qu’il y ait une véritable volonté de triche de la part du constructeur. Le Chuwi Corebook X présente tous les signes d’un maquillage logiciel avec un BIOS qui reporte cette puce à l’utilisateur et qui trompe les utilitaires classiques de vérification comme CPU-Z. Il faut ouvrir et débarrasser la puce de son système de refroidissement pour voir apparaitre la référence physique de la puce sur sa surface. On peut lire alors l’OPN de la puce, son Ordering Part Number qui est en quelque sorte un « numéro de série » permettant de l’identifier. Celui-ci est indiqué « 100-000000375 » ce qui veut bien dire qu’il s’agit physiquement d’un Ryzen 5 5500U et non pas un Ryzen 5 7430U.

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U. Source : Notebookcheck

Points communs entre les deux puces, le même nombre de cœurs, de Threads et une dépense énergétique identique de 15 W. Suffisamment de similarités pour que l’utilisateur final n’y voie alors que du feu. Comme les outils d’inspection classiques sont trompés par le système, l’utilisateur lambda pourra passer à côté de la supercherie facilement. Peu d’acheteurs vont faire l’effort d’ouvrir leur ultraportable pour vérifier.

Pour sa défense, le constructeur semble mettre en avant de mauvais arguments. Le premier évoque des lots différents lors de la production. Ce qui sous entend une livraison de 5500U au lieu de 7430U… Cela ne tient pas la route une seule seconde. Si les deux sont compatibles sur le socket de la carte mère, la marque sait pertinemment ce qu’elle achète et ce qu’elle injecte dans ses machines. Si elle ne le sait pas, c’est peut-être encore pire. 

Chuwi Corebook X

Le Chuwi Corebook X

Le second est que Chuwi n’aurait pas de responsabilité envers ce changement. Sous-entendu, « c’est la faute de notre sous traitant ». Rengaine bien connue mais ô combien injustifiable. D’abord ce scénario d’une fabrication tierce ne dédouane en rien la responsabilité de la marque qui signe le produit. Ensuite et surtout, cela suggère une absence totale de contrôle qualité indépendante du fabricant chez qui on sous-traite ? Cela veut dire qu’il peut employer n’importe quelle puce, n’importe quelle mémoire vive ? Toute sous-marque de stockage ? Voire, faire n’importe quoi avec le système d’exploitation ? Ne pas surveiller les agissements d’un sous-traitant mais lui apporter sa signature en caution n’est jamais une bonne ligne de défense.

Une partie du prix payé aux marques pour leur matériel est alloué à la confiance qu’on leur porte. Chuwi vient de faire dévisser la sienne de plusieurs crans sur le marché informatique. Tout cela est d’autant plus regrettable que la différence de prix entre les deux puces ne doit pas dépasser quelques dollars sur le marché particulier où s’approvisionne Chuwi.

Quelques remarques à propos de ce Chuwi Corebook X ?

L’engin a été massivement « testé » par différents médias et vidéastes. La machine en question a été testée par Notebookcheck en septembre 2025 et c’est en mars 2026 qu’elle est identifiée comme ayant ce problème de processeur. Lors de ce test, aucun problème particulier de puissance processeur n’a été détecté. Le 5500U semblait alors offrir des « performances solides pour des usages de tous les jours ».

La machine se plaçait pourtant largement en dessous de la moyenne des Ryzen 5 7430U avec 59.1 points sur le score de performance du site contre 67.5 points de moyenne pour la puce. Évidemment, il est très difficile de savoir s’il s’agit du processeur qui pose problème ou plutôt de la mémoire vive, du système, de sa ventilation ou autre. Surtout, il est quasi impossible de se douter que la puce puisse être en cause avec un BIOS et des outils indiquant la bonne référence.

Mais c’est tout de même extrêmement étrange que dans la foule de testeurs qu’il y a eu de cette machine, personne n’ait relevé la faiblesse de son processeur. La majorité des tests préférant juste évoquer le résultat d’un benchmark sans contexte (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les benchmarks ?) ce qui n’indique finalement rien de précis et de concluant. Evidemment, il est possible que la majorité des machines recues aient bien été livrées avec la bonne puce… Mais j’ai du mal à croire que Chuwi puisse envoyer à Notebookcheck le « mauvais » processeur et à un vidéaste qui survole les produits la bonne référence.

J’ai depuis longtemps évoqué les « errements » de la marque en terme de choix de processeurs sur ses ordinateurs portables. Par exemple ici avec le Corebook X 2022 Intel, celui de 2020 ou celui de 2021… Mettant ainsi en avant une technique parfois positive mais souvent avec des effets secondaires de choix de puces anciennes pour alimenter ses engins. A tel point que j’ai fini par « laisser tomber » l’actualité de ces modèles en 2023. Après l’apparition d’un engin sous Core i3-1215U. L’extrait ci-dessus explique mes raisons quant à ce choix.

Je soulignais alors le manque de rigueur du constructeur dans ses approvisionnements. Un manque qui s’est d’ailleurs traduit par le passé par des changements de fabrications non documentés et assez pernicieux. Cela a été le cas quand nous avons découvert il y a trois ans que leur gamme de MiniPC Herobook vendus pendant des années comme des engins fanless étaient devenus ventilés… Sans avertir les consommateurs.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur © MiniMachines.net. 2026

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