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Reçu — 15 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

Et si votre Raspberry Pi identifiait les oiseaux de votre jardin ?

15 septembre 2026 à 14:26

Fugleramme est un projet open source très original qui propose d’afficher un cadre photo habité par un écran à encre numérique en niveaux de gris ou couleur. Ce cadre cache un Raspberry Pi et un microphone qui, quand il entend une espèce d’oiseau à proximité, l’identifie et l’affiche.

Si vous vous interrogez sur le nom choisi, Fugleramme est créé par un Norvégien du nom de Arne Giacomo Munthe-Kaas. En norvégien, oiseau se dit Fugl et le mot est construit à la manière de photogramme où une image est générée directement par l’empreinte de l’objet sur un papier réactif. Le but du jeu ici est pour Fugleramme de vous montrer quelles espèces sont présentes dans votre environnement tout en listant l’ensemble des oiseaux qui vous entourent. Pour rendre ce travail esthétique, le projet s’appuie sur des illustrations tirées des planches anciennes tombées dans le domaine public et qui apportent une touche rétro très sympathique. Ces planches ayant en plus le gros avantage de rendre l’identification des espèces plus facile.

Le fonctionnement de Fugleramme est « relativement » simple

Le Raspberry Pi embarqué, un modèle avec 2 Go de mémoire vive, écoute en permanence son environnement. Il est connecté pour cela à un petit micro filaire de type lavalier basique lui même connecté à un câble USB DAC Ugreen qui peut être déporté derrière une fenêtre en le protégeant du mieux possible des intempéries. Sur le Pi le programme de reconnaissance de chant d’oiseau BirdNET-Go est exécuté localement en permanence. Quand une espèce est détectée, Fugleramme prend le relais, trouve l’image correspondant au volatile et la propulse vers un écran à encre numérique. Ici un modèle couleur Pimoroni Inky Impression de 13.3 pouces affichant avec une technologie Spectra 6 E Ink. De la taille d’une feuille de papier A4, cet écran 1600 x 1200 pixels fournit une image détaillée et lisible qui permet d’identifier l’oiseau en plus de ses noms vulgaire et latin.

Le cadre vide au lancement du projet

Le cadre vide au lancement du projet

Le recours à un écran de ce type est évidemment coûteux, l’équipement complet de ce projet est assez cher, mais tout n’est pas indispensable. Ce type de micro est abordable, le Pi 5 peut être récupéré d’un autre projet et vous pouvez utiliser un écran classique HDMI ou même déployer le signalement au travers d’un microserveur intégré sur la carte Raspberry pour l’interroger dans un navigateur.

Le dernier oiseau détecté s'affiche.

Le dernier oiseau détecté s’affiche.

Une nouvelle espèce, jamais recensée par le programme auparavant, apparait.

Une nouvelle espèce, jamais recensée par le programme auparavant, apparait.

La gestion de BirdNET étant locale, le projet n’a pas besoin d’être connecté. Le seul impératif sera de disposer d’une carte mémoire d’au moins 32 Go pour monter les illustrations du système.

Fugleramme après quelques jours d'activité

Fugleramme après quelques jours d’activité

Des images qui participent pour beaucoup à l’idée développée. Le fait d’afficher une branche d’arbre vide quand rien n’est détecté puis d’afficher un tableau comprenant l’ensemble des espèces identifiées au fur et à mesure est une excellente idée. Toutes les espèces de BirdNET ne sont pas illustrées et si vous fabriquez le projet vous-même, vous êtes invités à intégrer une illustration en suivant la méthode proposée.

Vous trouverez toutes les infos sur la page Github du projet qui est une excellente idée à déployer en classe par exemple. Parfait également à offrir à un ornithologue en herbe. En plus du côté didactique du projet, la dimension éducative est excellente pour apprendre à reconnaitre les espèces. C’est également un objet assez charmant dans cette finition haut de gamme avec encre numérique et cadre en bois.

Merci à Nicolas pour le lien !

Et si votre Raspberry Pi identifiait les oiseaux de votre jardin ? © MiniMachines.net. 2026

Ugreen MagFlow Pro : une batterie trop bling-bling ?

15 septembre 2026 à 12:01

La Ugreen MagFlow Pro est une batterie mobile comme il en existe des milliers sur le marché. Pour la distinguer, le constructeur a trouvé une solution assez originale. Au lieu de jouer sur les chiffres – qui ne sont pas ici forcément en sa faveur – il a décidé de jouer sur l’esthétique.

UGREEN MagFlow Qi2

UGREEN MagFlow Qi2

Cette Ugreen MagFlow Pro ne propose pas plus de capacité, ni une puissance de charge révolutionnaire. Il s’agit d’un modèle 10 000 mAh avec une accroche magnétique type MagSafe et une charge QI2 25 Watts. Son câble USB Type-C intégré affiche une charge Power Delivery en 45 watts. Des capacités très communes que l’on trouve sur des dizaines de modèles du marché à des prix très variés. Ici, le constructeur se positionne sur une approche haut de gamme puisque la batterie est proposée à 129.99€ prix public. Un prix très élevé, la même marque n’hésite pas à vendre le modèle ci-dessus, aux capacités quasi équivalentes pour 59.99€ en promo en ce moment même. Toujours 10 000 mAh, toujours QI2 25W mais une charge câblée qui ne grimpe qu’à 35 Watts. Un petit sacrifice pour un prix divisé par deux.

Ce qui change donc ici ce ne sont donc pas les fonctions de base de la batterie ni même sa marque ou sa garantie, ce qui fait la différence entre les deux modèles s’explique en un seul mot : marketing.

J’aime bien Ugreen et j’aime beaucoup leurs produits et c’est exactement pour cela que je garde un certain recul face aux annonces des salons comme l’IFA. Prendre le temps de réfléchir à ce qui est proposé exactement comme le ferait un acheteur potentiel du produit. Au lieu de fondre bouche bée devant les charmes du marketing sur le vif. Bon, à ce stade du billet, je pense qu’il est temps de présenter la Ugreen MagFlow Pro en images pour que vous puissiez mieux comprendre.

UGREEN MagFlow Pro

UGREEN MagFlow Pro

La Ugreen MagFlow Pro et son « refroidissement liquide »

Ce qui différencie cette batterie des autres modèles de la marque, c’est la vision que l’utilisateur a d’un refroidissement liquide en façade. Un ensemble de tubes qui laissent entrevoir la circulation d’un produit via de petites « bulles ». Cette solution baptisée « CryoPulse » par Ugreen est originale et très sympathique mais ne semble pas spécialement plus pertinente qu’un simple bout d’aluminium avec des ailettes. La marque annonce assez fièrement des chiffres. « 10°C de moins » et « 44% d’accumulation de chaleur en moins ». Elle parle d’une « micropompe intelligente » également.

En regardant les astérisques, on découvre que ces 10°C en moins ne mènent à rien. Le test effectué par le constructeur estime que les résultats obtenus peuvent varier. Que le matériel a été testé sur un iPhone 17 Pro Max employé dans une pièce à 25°C sans que cela ne soit reflété par aucune conclusion ni résultat. Les 44% de chaleur en moins ne sont également corrélés à aucun test qui expliquerait ce chiffre. 

Les seules informations tangibles sont que le système est visible, qu’il est séduisant, qu’il consomme très peu d’énergie avec 0.02 watt et qu’il génère un tout petit peu de bruit en fonctionnement. Je doute qu’il y ait la moindre « pompe » dans l’appareil. Il s’agit surtout de repenser le principe de caloduc et de le rendre visible pour l’utilisateur. 

Ce que je veux mettre en évidence, c’est que la batterie Ugreen MagFlow Pro coute probablement assez cher à fabriquer. Et cela parce que la marque a choisi une technologie spécifique pour mettre en valeur un aspect cosmétique plus qu’utile. On paye pour avoir une batterie originale. Pas pour avoir plus de charge. Il faut bien avoir cela en tête avant de se laisser séduire par l’objet.

Cela n’empêche pas la Ugreen MagFlow Pro d’être intéressante sur ses autres postes. Le fait de pouvoir la recharger rapidement avec une entrée 30 Watts Power Delivery qui la remettra totalement sur pied en 2 heures.

La possibilité de charger jusqu’à trois appareils en simultané en utilisant la fonction Qi2, le câble USB type-C et le port USB Type-C est également un gros avantage en mobilité. Même si la capacité limitée de la batterie ne permettra pas de recharger autre chose que de petits accessoires comme un casque ou une montre. La marque promet également des fonctions de surveillance de charge, de nombre de cycles, de chauffe et tout un tas de fonctions de sécurité qui sont également présentes dans ses autres batteries de ce type.

Pour être tout à fait honnête, un point clé de cette offre vient de son petit écran de contrôle situé sur la tranche qui proposera des fonctions intéressantes pour se renseigner sur la vie de la batterie, son état et sa capacité. Ce n’est pas forcément indispensable, mais c’est plus évolué que les 4 LEDs habituelles ou le chiffre qui apparait sur la UGREEN MagFlow Qi2.

Ce qu’il faut donc retenir ici, c’est que la méthode employée par le constructeur s’appuie sur des promesses réalisées dans leur laboratoire sans aucune garantie de fonctionnement dans le monde réel. Ces résultats sont mis en avant par la démonstration visible du fonctionnement de leur produit mais pas par un argumentaire plus scientifique. Le recours à ce fonctionnement « liquide » n’a probablement pas plus d’intérêt qu’un simple morceau de métal plus épais. Cela n’enlève rien au charme particulier de cet objet, mais il faut en avoir conscience. Cette offre est probablement équivalente à l’ajout de 25% sur votre note si vous décidez de vous asseoir en terrasse pour boire un verre au lieu de rester au comptoir. Le cadre est plus sympa mais la boisson reste la même.

La Ugreen MagFlow Pro 10 mAh est proposée en ce moment à 105.99€ au lieu de 129.99€ sur Amazon. Cela reste encore et toujours bien plus cher qu’une version classique de la batterie Ugreen Maflow Q2 en 10 000 mAh à 59.99€ sans le bling-bling…

Ugreen MagFlow Pro : une batterie trop bling-bling ? © MiniMachines.net. 2026

Un MiniPC noname Intel N150 16Go / 512 Go à 175€

15 septembre 2026 à 09:28

Ce type de MiniPC Noname à basse consommation et bien équipé est devenu rare alors que de plus en plus de monde veut utiliser ce genre de machines. Entre les personnes à la recherche d’un PC pour des tâches basiques et ceux qui veulent se monter un petit serveur maison, la demande n’a jamais été aussi forte.

Il faut dire que ces MiniPC, qui pullulaient il y a juste un an, sont devenus extrêmement rares. Leur absence a exacerbé la demande et ma boîte mail ne tarit pas de personnes cherchant des pistes pour trouver ce type de solutions. Ce modèle est donc particulièrement attrayant puisque, malgré des défauts évidents, il propose à peu près tout ce que l’on demande à ce genre de minimachine. Erwan m’envoie le lien en me demandant ce que j’en pense, je vous le livre ici.

La base technique est simple, il s’agit d’un MiniPC sous processeur Intel Twin Lake N150. Une puce quadricoeur cadencée à 3.6 GHz avec 6 Mo de mémoire cache L3 et surtout un circuit graphique Intel proposant 24 Unités d’Execution à 1 GHz. Ce n’est pas un foudre de guerre mais un processeur capable de faire énormément de choses de manière fluide et efficace, dont le gros avantage est l’économie d’énergie. Avec un TDP de 6 watts seulement, il ne demande pas une énorme ventilation et peut ne grignoter que quelques tout petits watts en veille. Cela en fait une puce recherchée pour des services auto-hébergés, par exemple : domotique, serveur de données, gestion multimédia et autres. Tout comme cela permet de construire une machine familiale parfaite pour des usages simples de bureautique, de lecture audio et vidéo ou de navigation en ligne mais aussi de retouche d’image, de programmation, de jeu très léger, d’émulation de consoles anciennes etc.

La ventilation est indiquée comme performante et silencieuse sur une base de double caloducs, d’ailettes et de ventilation. Des ouvertures sont visibles sur les côtés et la grille arrière est bien placée. Mais attention, ce type de schéma de ventilation interne est parfois totalement halluciné par les vendeurs et la machine reçue peut tout à fait contenir une solution bien moins performante. La fiche indique une solution capable de tourner 24H/24 et 7J/7 idéale pour une utilisation serveur, mais encore une fois c’est une promesse qui n’engage pas vraiment quelqu’un quand il s’agit d’un MiniPC noname. Par défaut, sans aucune marque, il n’y a aucune réputation à protéger.

Pour que cette puce Intel N150 donne vraiment tout son potentiel, il lui faut un minimum de mémoire vive. 8 Go reste adapté pour faire un petit serveur Linux, 16 Go comme ici est un gros point positif. 16 Go offre la possibilité de piloter cette machine aussi bien comme un MiniPC classique sous Windows ou Linux que comme un petit serveur capable d’embarquer plusieurs services en parallèle. Ici, l’offre à 175€ est livrée avec un SSD de 512 Go qui sera suffisant pour stocker de nombreux documents. Malheureusement on ne sait pas de quel type de stockage il s’agit ni de quel format : SATA ou NVMe ? Aucune idée. M.2 2242 pi 2280, pas plus d’informations. Ce type de machine totalement générique peut être livré aussi bien avec l’un ou l’autre. On en reparlera plus bas.

MiniPC noname

Pour le reste, on retrouve un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 ainsi qu’une connectique complète. En façade, deux ports USB 3.0 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage.

À l’arrière, placé sous l’extraction d’air chaud, ce qui est un bon point, deux USB 3.0 Type-C dont un avec Power Delivery et DisplayPort. Deux sorties HDMI non détaillées, un Ethernet Gigabit et deux USB 2.0 Type-A. Le boîtier mesure 11.22 cm de large comme de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur, soit un format d’un demi-litre, et il ne pèse que 350 grammes.

Le mode d’emploi indique la présence d’un système d’accroche VESA pour le fixer au dos d’un écran. Attention, ce mode d’emploi est plus que générique et il est possible qu’il ne corresponde que partiellement au système. On notera par exemple la présence d’un port SODIMM de DDR sur la documentation, ainsi que d’un SSD M.2, mais aucune information sur leur nature n’est proposée. La présence d’un Windows 11 par défaut comme indiqué est tout à fait possible, même si, pour ce genre d’engin, je ne saurais que vous conseiller de le réinstaller si vous souhaitez le conserver.

Un MiniPC noname à 100%

Ce genre de minimachine n’est pas vraiment ma tasse de thé, il y a un an je ne vous l’aurais même pas présenté. Et je voudrais attirer particulièrement l’attention sur le côté très incertain de cet engin. On ne sait pas grand-chose de la machine, ni de son équipement, ni de la marque qui le fabrique, ni rien d’autre. Les photos proposées des machines par les acheteurs en commentaires ne laissent pas plus d’informations sur le produit. 

L’offre est intéressante en prix en ce moment malgré tout, surtout si vous savez ce que vous faites et si vous êtes à la recherche d’un petit serveur. Le manque de détails sur l’équipement réel n’est pas encourageant et si quelques infos arrivent à transparaître dans la présentation, elles sont à la fois floues et peu fiables. Si vous savez ce que vous faites, que vous recherchez un MiniPC pour des tâches basiques ou pour faire un petit serveur maison, une solution domotique sous Home Assistant par exemple ou encore un jukebox multimédia UltraHD pour couper le réseau à votre téléviseur/espion.

Cela peut également faire un bon MiniPC familial pour des tâches basiques, mais il faut garder à l’esprit la dimension aléatoire de l’appareil et sa garantie limitée. Je considère vraiment ce type de machine noname comme un excellent terrain d’entraînement et de jeu, mais pas forcément LA solution sur laquelle on va stocker sa vie numérique. On ne peut pas « dépendre » de ce type d’engin, c’est trop risqué.

Si vous savez ce que vous faites, vous pouvez tenter l’aventure. Sinon, passez votre chemin.

Les prix !

La version Intel N150 de ce MiniPC noname avec 16 Go de DDR et 512 Go de stockage SSD M.2 est proposée à 195.54€ sur AliExpress et bénéficie du code promo FWFR20 qui le baisse de 20€ soit 175.54€ . Le stock de la machine est situé en Espagne. La TVA  et les frais sont inclus dans ce prix. Le vendeur est très jeune, la boutique a été ouverte en avril de cette année.

Une version 16 Go / 1 To est également disponible à 212.30€ ce qui, avec le même code FWFR20 passe son prix à 192.30€ et qui peut valoir le coup pour certains usages au vu des prix des SSD aujourd’hui.

Ce MiniPC noname est donc une solution très particulière, plus orientée vers des utilisateurs expérimentés qui ne vont pas hésiter à la reprendre totalement en main. Si vous ne savez pas quoi faire avec ce type d’engin et êtes simplement intéressé par son prix, passez plutôt votre chemin. Si vous avez une idée en tête et besoin d’un engin basse conso, cela peut être une bonne piste. Dans le meilleur des cas, ce sera une bonne surprise ou une base de travail pour monter un serveur, dans le pire des cas votre MiniPC fera un aller-retour vers l’Espagne très rapidement.

Voir l’offre sur AliExpress

Un MiniPC noname Intel N150 16Go / 512 Go à 175€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 14 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

L’imprimante 3D Anycubic Kobra S1 Combo à 364€ ?

14 septembre 2026 à 14:56

Mise à jour: La Anycubic Kobra S1 Combo est en promo puisqu’on la voit passer de 599€, son prix d’origine, à 364€ sur le site du fabricant ! La promo dure jusqu’à demain. Voir en bas de page.

La Anycubic Kobra S1 Combo réunit en une seule solution de nombreuses évolutions qui ont marqué ces dernières années dans l’impression grand public.

Anycubic Kobra S1 Combo

Anycubic Kobra S1 Combo

Construction solide et résistante de la structure de base, caisson fermé pour améliorer la performance d’impression avec un espace chaud tout en limitant les nuisances. Vitesse de déplacement et de dépôt de filament, intégration de méthodes de surveillance du travail en cours, amélioration du dialogue de l’imprimante avec l’extérieur grâce à une connexion. Sans compter l’arrivée de la gestion multifilament avec un boîtier externe.

Toutes ces options sont réunies ici dans la nouvelle Anycubic Kobra S1 Combo qui propose un beau volume avec la capacité d’imprimer un objet cubique de 25 cm de côté pour un encombrement de 40 cm de large pour 41 cm de profondeur et 49 cm de haut. La vitesse de traitement est impressionnante avec des accélérations importantes, une vitesse recommandée de 300 mm/s sans traitement particulier et jusqu’à 600 mm/s en adaptant les éléments à produire.

La machine n’est pas la moins bruyante du marché avec entre 44 et 46 dB annoncés, mais cela reste dans la grande moyenne de ce genre de modèles très rapides et capables d’imprimer tous types de filaments. Sa buse d’impression pouvant monter à 320°C, elle sera apte à prendre en charge aussi bien les classiques matériaux PLA mais également les plus délicats PETG, ABS et ASA (Et même du TPU en impression directe). À noter par ailleurs certains raffinements embarqués qui facilitent l’emploi de la machine comme le changement de buse sans outil. Le nivellement automatique, la reprise après coupure de courant, la détection de fin de filament ou la présence d’une caméra embarquée pour surveiller ses impressions à distance.

Le module Combo permet de connecter quatre bobines de filament à l’imprimante et donc de gérer plusieurs couleurs sur un même objet. On peut même additionner deux caissons pour alimenter l’imprimante avec 8 bobines de filament. Je ne suis pas un grand fan du multicouleur à outrance, car ces impressions produisent un volume incroyable de déchets. Par contre, je suis extrêmement content de la possibilité d’embarquer plusieurs coloris et types de filaments dans une machine. Outre le fait que le boîtier permet de conserver ses filaments au bon degré d’humidité, il offre la possibilité de choisir le matériau ou la couleur pour une impression classique très facilement.

Et cela participe à la cohérence de ce modèle qui est une solution pensée pour travailler de manière relativement indépendante. Entre son caisson fermé, sa connectivité réseau et sa gestion multifilaments, c’est un modèle qui peut être intégré dans un atelier ou déplacé loin de son poste de travail. Pour imprimer à distance tout en surveillant le travail en cours et en choisissant parmi les matériaux disponibles.

 

L’imprimante est proposée sur Anycubic depuis l’entrepôt Européen de la marque à 379€. Le code MINIMACHINES à inscrire dans votre panier baisse son tarif de 15€ pour un total de 364€. Attention, ce prix promotionnel ne dure que pour l’anniversaire de la marque qui se terminera demain !

Les frais de port sont offerts et la livraison depuis l’Allemagne sera très rapide.

Découvrir la Anycubic Kobra S1 Combo sur le site Francais de la marque

L’imprimante 3D Anycubic Kobra S1 Combo à 364€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Gorgon Halo va tenter sa chance dans le monde portable

14 septembre 2026 à 12:20

Le Ryzen AI MAX+ Pro 495 « Gorgon Halo » est un petit monstre de performances qui a déjà fait sa place sur différents MiniPC annoncés à l’IFA 2026. Mais la puce tenterait également sa chance dans le monde des machines mobiles au travers de la production du fabricant chinois SixUnited.

Asus ROG Flow Z13 sous Strix Halo

Asus ROG Flow Z13 sous Strix Halo

La course n’est pas gagnée d’avance pour la puce Gorgon Halo. Avant elle, la gamme Strix Halo a totalement manqué le marché mobile. Les très rares solutions sous Ryzen comme l’incroyable Asus ROG Flow Z13 sous Ryzen AI MAX+ 395 ont fait un four. Il faut dire qu’à 2500€ pièce en version 32 Go / 1 To, ils ont échaudé le public avant même que la hausse des prix des composants ne se fasse sentir.

Pourquoi le fabricant SixUnited tente-t-il alors cette aventure d’une puce Gorgon Halo calibrée en 120W dans une machine mobile ? Un engin équipé, qui plus est, de 192 Go de mémoire vive ? Les raisons sont multiples. Il y a d’abord l’arrivée des portables RTX Spark de Nvidia qui rendent un peu les copains nerveux : AMD, Qualcomm et Intel ne savent pas encore comment ces nouveaux seront accueillis par les pros et le grand public. Une de leurs forces vient de leurs capacités de pilotage d’IA mises largement en avant par leurs partenaires. En face, chez Intel et AMD, on cherche des solutions pour répondre à cette proposition. La gamme Gorgon Point a été créée pour cet usage IA, disponible quasi universellement. Associée à 192 Go de mémoire vive, elle ne vise pas l’utilisateur lambda mais bien une utilisation d’agents et de LLM locaux.

Pour répondre à un Nvidia qui se positionne fortement sur ce marché en mobilité, AMD veut sans doute pousser les fabricants à se pencher sur son offre. La marque qui semble avoir répondu à cet appel est SixUnited. Une entreprise qui propose des portables en « marque blanche » que tout un chacun peut commander. Ce sont les portables généralement noname que l’on va retrouver soit revendus par des détaillants, soit par des petites marques qui proposent des engins en série. 

Gorgon Halo

La raison pour laquelle SixUnited est pour le moment le seul à proposer cette combinaison Gorgon Point + 192 Go dans un ordinateur portable est précisément dans son statut. Le fabricant ne prend aucun risque en proposant son produit. La société a certes dû développer une carte mère et un châssis pour encaisser les besoins de la puce AMD mais cela reste une dépense interne auprès de ses salariés. La marque n’investira pas un euro en amont d’une commande ferme et si une société veut proposer un de ces portables Gorgon Halo avec autant de mémoire vive, il faudra qu’elle avance l’argent nécessaire en signant un contrat. Le fabricant Noname est également connu pour ses annonces fracassantes non suivies d’effet. Mettre en avant un rendu 3D pour vendre des modèles beaucoup moins haut de gamme.

Les grandes marques comme Lenovo, HP, Dell ou Asus, devraient de leur côté utiliser leur trésorerie pour acheter des processeurs très onéreux, un maximum de mémoire vive à des prix assez fous et enrober le tout dans un portable aux composants résolument premium. Des étapes nécessaires avant de produire, de stocker et de marketer ces machines pour enfin lancer les ventes. Un engagement lourd financièrement et sans garantie de résultat. Il a fallu plusieurs trimestres à Asus pour débarrasser ses étagères des quelques machines ROG Flow Z13 qui y étaient stockées. Un coût qui n’incite personne chez les grands fabricants à tenter l’aventure pour le moment.

C’est ainsi qu’on retrouve comme premier portable Gorgon Halo un modèle qui n’est même pas destiné à sortir sous son nom de production. Le SixUnited AXN88B sera proposé à des petites marques pour tâter le terrain, même si je doute que beaucoup soient intéressées. Il y aura peut-être quelques annonces pour se faire un peu de pub, mais je ne suis pas certain que des commandes fermes soient possibles.

Sur le papier, ce portable AXN88B semble être une reprise mobile d’un MiniPC tel qu’on en a découvert pendant l’IFA. Il propose un AMD Ryzen AI Max+ Pro 495 développant 16 cœurs et 32 threads Zen 5 et un circuit vidéo Radeon 8065S avec 40 unités de calcul RDNA 3.5. Une solution graphique excellente pour l’IA avec la possibilité d’avaler jusqu’à 160 Go de mémoire vive directement pour cet usage si vous intégrez 192 Go de mémoire vive LPDDR5x au total dans votre portable. Chose que promet la machine de SixUnited. On retrouve associé à cela un duo de ports M.2 2280 PCIe Gen 4 et le tout est intégré dans un châssis assez lourd : 2.1 Kg pour 1.83 cm d’épaisseur. Ce portable est un 16″ en 2560 x 1600 pixels à 120 HZ dont la dalle n’est pas détaillée. Ce qui suggère l’emploi d’une solution IPS et non pas OLED.

Equipé d’une batterie allant de 85 à 99.9 Wh, ce modèle verra son châssis utilisé pour différentes déclinaisons techniques. On y retrouvera une paire de ports USB 3.2 Gen2 Type-C, un USB 3.2 et un autre en USB 3.2 Gen2 Type-A, un HDMI 2.1, un lecteur de cartes MicroSDXC en UHS-II et un Ethernet 2.5 Gigabit. Une carte M.2 proposant du Wi-Fi7 et du Bluetooth 5.4 sera également intégrée.

Gorgon Halo est devenu trop spécialisé pour le marché mobile

Le gros problème de cette proposition et le pourquoi les grandes marques ne semblent pas vouloir plonger un orteil dans ce nouveau bain est la spécialisation de cette offre. Le portable de SixUnited n’a de sens que s’il est suréquipé. La puce coûte cher et n’intéressera personne avec moins de mémoire vive en ce moment. En 32 Go de RAM on est sur un prix plus léger mais avec une solution largement en deçà d’une combinaison plus classique comme un processeur AMD ou Intel et un chipset graphique Nvidia RTX pour tous les usages. Avec 192 Go de mémoire embarquée, le portable est parfait pour l’IA locale, mais pour cet usage uniquement. Pour tous les autres, il sera trop cher pour les performances proposées.

Autant sur un MiniPC, l’offre Gorgon Halo peut avoir de l’attrait, souvent parce que, justement, la personne travaille déjà avec un PC fixe ou un portable et veut ajouter des fonctionnalités d’IA locale déportées à son environnement. Mais sur un portable, la première recherche d’usage est la capacité à remplir différents rôles : du travail classique, de la création, du jeu, des usages média, du surf et tout type d’autres paramètres. Autant un utilisateur appréciera des capacités IA liées à un usage d’une puce spécialisée comme les NPU intégrés depuis quelques générations, autant il semble difficile de tout miser sur l’IA au détriment du reste.

L’offre a un impact sur le portefeuille vu les sommes à engager. Sur son confort visuel puisque l’écran 16 pouces ne propose pas une dalle au niveau des concurrents classiques dans ce même niveau de prix. Su le jeu avec une puce pas au niveau d’une solution graphique GeForce ou Radeon plus classique. Sur la création avec le même défaut que pour le jeu. Le problème de Gorgon Point aujourd’hui est vraiment lié à sa superspécialisation. Un point qui peut faire mouche pour un public de niche, mais je ne suis vraiment pas persuadé que ce public veuille investir au bas mot 3000 ou 4000€ dans un portable uniquement pour profiter d’un LLM local dans de bonnes conditions en mobilité.

Source : ITHome

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5

Gorgon Halo va tenter sa chance dans le monde portable © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : le Geekom A6 sous Ryzen 7 6800H 16Go/1To à 449€ ?

14 septembre 2026 à 10:45

Le Geekom A6 coche toutes les bonnes cases. Il est compact, efficace, abordable, musclé et il propose une bonne connectique. Grâce à un code promo exclusif, il corrige peut-être son seul défaut lors de sa sortie : son tarif. Lancé à 899€ il est proposé en ce moment à 599€ en version 16Go/1To et bénéficie en plus d’un code promo qui le palce sour  la version 16/512 Go ! Il va falloir faire vite car le stock n’est pas énorme. Voir en fin de billet.

Geekom A6

Si vous cherchez un MiniPC prêt à l’emploi, garanti 3 ans et performant pour toutes les tâches du quotidien, le Geekom A6 est fait pour vous. Proposé avec une belle  réduction sur son prix d’origine dans une version particulièrement bien équipée, c’est une excellente affaire qui est disponible aujourd’hui.

Le Geekom A6 est construit sur une base de Ryzen 7 6800H, un excellent processeur qui n’est pas aussi « vieux » qu’il n’y parait. Utilisant des cœurs Zen3+ il propose 8 cœurs pour 16 Threads et 16 Mo de mémoire cache. Sa fréquence de base de 3.2 peut atteindre 4.7 GHz en boost et il affiche un TDP moyen de 45 watts pouvant être géré de 35 à 54 Watts. Ce processeur propose un circuit graphique embarqué Radeon 680M très convaincant.

Pourquoi n’est-il pas aussi vieux ? La puce est sortie en 2022 et n’apparait plus au catalogue d’AMD. Cependant, en 2023, AMD a sorti une nouvelle version du 6800H avec le Ryzen 7 7735HS. Une puce en tout point identique au 6800H d’un point de vue caractéristiques globales sauf sur un détail. La fréquence maximale du mode Boost atteint 4.75 GHz sur le 7735HS. C’est donc un avantage de 50 Mhz pour la version 2023… Pas vraiment une révolution.

L’autre détail qui change la donne, c’est le prix. Le 6800H est largement moins cher à l’achat que le 7735HS ce qui permet de bénéficier d’un excellent tarif global sur une machine comme le Geekom A6. Cela permet, par ailleurs, de l’entourer de tout ce qu’il faut pour profiter de bonnes performances. Par exemple 16 Go de mémoire vive montée sur deux slots de DDR5-4800 pouvant évoluer jusqu’à 64 Go.

Le stockage est confié à un port M.2 2280 NVMe PCIE 4.0 X4 avec un module de 1 To qui pourra également évoluer vers des SSD de plus grande capacité en cas de besoin. Un second port M2 2242 sera par ailleurs disponible pour ajouter un SSD SATA secondaire. Le tout est refroidi avec une solution classique et efficace composée d’une base en cuivre qui coiffe le processeur et qui conduit la chaleur vers des ailettes en aluminium. Un ventilateur aspire de l’air frais de l’extérieur via ses côtés et le repousse au travers des ailettes situées vers l’arrière de l’appareil. L’aération est placée au-dessus de la connectique pour éviter tout encombrement et montée en température.

L’ensemble connectique est très complet et pensé pour satisfaire tous les besoins du quotidien. On retrouve en façade des éléments classiques avec une paire de ports USB 3.2 Type-A pour brancher clé USB ou autre élément de stockage rapide. Ainsi qu’un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage décoré d’une LED blanche. Le boitier en aluminium brossé est élégant et participe au refroidissement des composants internes. Sur le côté de la machine, un lecteur de cartes SDXC est disponible, une option devenue assez rare aujourd’hui.

À l’arrière, l’aluminium fait place à un châssis en ABS texturé. Celui-ci étant indispensable pour permettre au Geekom A6 de communiquer en Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 avec son environnement. Le module sans fil pourra d’ailleurs évoluer puisqu’il est monté sur une carte M.2. On retrouve également une connectique très complète avec deux ports USB4 avec DisplayPort, un USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit et deux sorties HDMI 2.0.

L’alimentation est assurée par un bloc secteur externe livré au même titre qu’un support VESA et un câble HDMI court pour positionner le MiniPC derrière un écran. La minimachine pourra alimenter pas moins de quatre écrans en simultané avec ses ports HDMI et USB Type-C.

Livré avec une licence de Windows 11 Pro, Geekom A6 est par ailleurs compatible avec diverses solutions Linux dont Ubuntu. L’engin mesure 11.24 cm de large pour autant de profondeur et 3.7 cm d’épaisseur. Un format tout en aluminium de 0.47 litre robuste qui a subi de nombreux tests de résistance physique.

Le Geekom A6 en promo

Complet, c’est à la fois un objet réussi dans son design et passe-partout pour s’intégrer à différentes décos. Il propose des compétences très avancées. Il pourra aussi bien répondre à des besoins graphiques, de programmation, de vidéo, de bureautique, web et même de jeu en 3D en acceptant des compromis de qualité et de définition.

L’engin est proposé directement sur le site Européen de Geekom avec sa garantie complète de trois années. C’est une très bonne affaire pour qui cherche un MiniPC familial sobre, complet et très efficace. Pour profiter de cette remise de 150€, il faut indiquer le code : GKA6 dans votre panier. 

Deux versions de la machine sont disponibles même si l’offre 1 To est évidemment bien plus intéressante ! 

  • AMD Ryzen 7 6800H 16 Go / 1 To à 599€ – 150€ grâce au code GKA6 = 449€
  • AMD Ryzen 7 6800H 16 Go / 512 Go à 649€ – 150€ grâce au code GKA6  = 499€ 

Voir l’offre sur Geekom.fr

Geekom A6 : Ryzen 7 6800H – 16 Go / 1 To – Windows 11 Pro
Mini-Score : A

Mini-Score : A

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ expedition et SAV Européens
+ évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ Garantie 3 ans

– audible en calculs lourds (38 à 40 Db)
– Processeur de 2022 (toujours efficace)

Bon Flan : le Geekom A6 sous Ryzen 7 6800H 16Go/1To à 449€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Sacrebleu ! Une console physique pour piloter Home Assistant

14 septembre 2026 à 10:14

« Sacrebleu » est une interjection que l’on n’entend plus beaucoup. C’est le mot que l’on disait à la place de « sacre de dieu » ou « sacré dieu » pour éviter le blasphème à une époque. Un peu comme on dit « Merrrrrrrrrr credi » aujourd’hui pour ne pas dire un autre mot quand on fait face à des enfants2.

Mais Sacrebleu, c’est également le nom que s’est donné un studio basé à Washington qui propose des réalisations variées sur une base d’électronique et de menuiserie. Des objets très élégamment finis qui donnent autant envie de sortir le fer à souder que la scie. Et leur toute dernière proposition est une console de contrôle domotique qui s’interface avec Home Assistant. Ce n’est pas la première fois que je vois ce genre d’objet. Des potentiomètres que l’on manipule pour monter ou baisser l’intensité d’une lampe par exemple. Mais ici le degré de finition est absolument incroyable.

Sacrebleu !

Non seulement le studio Sacrebleu a fait un très bel objet, mais il propose en plus des touches de raffinement électronique et logiciel très impressionnantes. La première est dans l’utilisation de potentiomètres motorisés. Si vous avez déjà vu une table de mixage de studio en action, vous avez surement vu des centaines de potentiomètres s’animer devant vous sans que personne ne les touche.

Ici la proposition est la même, les différents éléments de la console se déplacent seuls. L’idée est simple, l’objet doit refléter l’état de ce qu’il contrôle et, pour ne pas avoir un potentiomètre à 100 % de sa course alors que la lampe qu’il contrôle est à 10 % de sa luminosité, les deux dialoguent ensemble. La console Sacrebleu remonte l’info de l’état de la lampe et ajuste le potard automatiquement. Tout simplement parce qu’il est toujours possible de contrôler la luminosité par d’autres moyens. Avec un interrupteur mural, un ordre vocal ou une application par exemple. 

Ce contrôle physique à un pupitre est également très lisible et agréable pour plein d’usages, même s’il n’a rien d’indispensable. Il permet de voir d’un coup d’oeil ou en est l’ensemble de son parc. Évidemment, avec une maison entièrement domotisée, les quatre potentiomètres semblent un peu ridicules et personne n’a envie de monter l’équivalent d’une table de mixage dans son salon pour contrôler des dizaines d’appareils. Mais c’est justement là que l’élégance de la proposition de Sacrevleu se complète d’un excellent logiciel.

La console Sacrebleu permet de piloter des pièces, des objets ou des scénarios.

La console Sacrebleu permet de piloter des pièces, des objets ou des scénarios.

Sacrebleu ! On n’est que lundi Capitaine !

Le gros bouton à droite de la console permet d’afficher des menus sur un petit écran. Il est donc ainsi possible de passer d’un ensemble à un autre pour ensuite le contrôler avec les potentiomètres à glissière. Il est également possible de créer des scénarios rapidement et de les appeler directement. Les quatre boutons de gauche permettent d’appeler des paramètres programmés à l’avance par zone ou plus généraux. Les possibilités sont assez incroyables avec cet ensemble assez compact. Bien entendu, on pourrait trouver le même niveau de finesse avec une application ou un écran tactile. Mais l’usage de ce type d’appareil totalement analogique pourra séduire certains ou rendre service à d’autres : je pense à des personnes assez rétives à la technologie  ou à d’autres en situation de handicap pour qui ce type de domotique pourrait être un vrai service.

Deux solutions ESP32 aux manettes !

Deux solutions ESP32 aux manettes !

Il reste pas mal de travail à faire sur ce projet, il s’agit d’abord de construire un circuit imprimé facile à intégrer. Actuellement le projet est monté autour d’un duo de solutions d’ESP32. Le premier uniquement pour piloter les potentiomètres motorisés, le second pour la gestion de l’écran et le pilotage d’Home Assistant. Le châssis est construit en noyer et en aluminium. Plus d’informations sont disponibles sur le forum d’Home Assistant. Et, s’il vous intéresse, je vous invite à suivre le studio Sacrebleu sur leur chaîne YouTube, leur site web et leur page Instagram. Moi, je suis sous le charme. Il y a ici une vraie ambiance à la Love Hùlten.

 

The DoodleStation : l’étrange synthé de Love Hultén

Sacrebleu ! Une console physique pour piloter Home Assistant © MiniMachines.net. 2026

Lenovo lance des Yoga Tab Gen 2 avec 7 ans de mises à jour

14 septembre 2026 à 09:33

Les Yoga Tab Gen 2 et Yoga Tab Plus Gen 2 sont des tablettes Android haut de gamme que la marque lance sous Android 17. Point clé de ces nouvelles versions, Lenovo veut redorer le blason salement terni de leur suivi logiciel. 

Lenovo Yoga Tab 3 Plus 10

Lenovo Yoga Tab 3 Plus 10

Les Yoga Tab Gen 2 sortent après que la marque ait tué sa propre gamme de tablettes il y a quelques années. Au milieu des années 2010, le constructeur proposait des Yoga Tab très particulières et absolument parfaites pour un usage familial. Compactes, avec une béquille/charnière qui permettait également de les suspendre, un son excellent grâce à des enceintes intégrées dans le cylindre qui leur servait de poignée : ces modèles étaient très agréables à utiliser et à prendre en main. Ils ont eu un gros succès pendant des années jusqu’à ce que le public se lasse du manque de suivi logiciel. Ces tablettes sont rapidement devenues obsolètes faute de mises à jour et ont fini par prendre la poussière alors qu’elles étaient toujours, physiquement parlant, très compétentes.

Résultat, lorsque l’on parle de tablettes Android Lenovo, c’est toujours la même rengaine. Les commentaires font état de leur déception passée et confirment que les acheteurs ne s’y laisseront plus prendre. La marque a totalement grillé son image en « oubliant » de proposer un suivi logiciel correct de son parc.

C’est donc par là que les Yoga Tab Gen 2 débutent, en promettant de ne pas abandonner ses clients en cours de route. Les nouvelles offres sont proposées sous Android 17 mais sont surtout pensées pour bénéficier de sept années de suivi logiciel. Les mises à jour sont garanties par Lenovo jusqu’en 2033 et la version 24 d’Android. On se rapproche ici de la communication de Google sur ses modèles « Pixel » qui capitalisent très fortement sur cette confiance technique avec l’utilisateur.

L’effet positif de la crise de la mémoire sur les Yoga Tab Gen 2 ?

Le problème pour Lenovo et ses Yoga Tab Gen 2 est donc simple. Il s’agit de produits plus chers que d’habitude du fait de l’augmentation des tarifs des composants. Si la marque pouvait espérer vendre des tablettes au grand public en comptant uniquement sur un prix d’appel et de bonnes caractéristiques auparavant, cela devient difficile aujourd’hui. Proposer ces modèles en oubliant le facteur suivi n’est simplement plus possible au prix où elles sont proposées. Sans cette promesse de durabilité logicielle, l’investissement dans ces nouvelles versions devient, au mieux, douteux.

Avec la garantie d’un suivi jusqu’en 2033, l’utilisateur peut au moins se dire que son investissement va durer. Même si, évidemment, les performances techniques de l’appareil ne suivront pas forcément les besoins réels des applications.

Yoga Tab Gen 2

Yoga Tab Gen 2

Le modèle de base, la Yoga Tab Gen 2 est une solution de 11.1 pouces en 3840 par 2560 pixels. Soit une densité de pixels très élevée de 415 points par pouce. Son rafraîchissement est adaptatif et va de 30 à 144 Hz tout en proposant une luminosité de 1100 nits maximum. Cet affichage, compatible Dolby Vision, offrira une excellente base pour cet outil. Permettant de regarder films et séries en UltraHD, précis pour des images et des textes, agréable pour jouer avec un fort rafraîchissement et suffisamment puissant pour lutter avec un environnement très lumineux. 

Yoga Tab Gen 2

Yoga Tab Gen 2

La tablette est également livrée par défaut avec un stylet actif Lenovo Tab Pen Pro 2 qui permet de dessiner ou de prendre des notes. La tablette propose également des ports POGO au dos pour ajouter un clavier qui sera quant à lui optionnel à 79€ tout comme la protection pliable en béquille à 29€.

Yoga Tab Gen 2

Yoga Tab Gen 2

La tablette est équipée d’un SoC MediaTek Dimensity 9500s, de 8 à 12 Go de mémoire vive LPDDR5x et de 256 Go de stockage UFS 4.1 épaulé par un lecteur de cartes MicroSDXC compatible avec des cartes de 2 To.Deux webcams sont à bord, une 8 MP en façade et une 13 MP au dos. La batterie est une 2 cellules Li-Ion de 11000 mAh qui offre une recharge rapide en 68 W. Attention cependant, la tablette est livrée par défaut avec un chargeur de 15 watts, le modèle 68 watts est optionnel.

Yoga Tab Gen 2

Yoga Tab Gen 2

Avec 4 haut-parleurs, elle proposera une écoute spatialisée Dolby Atmos ainsi que la possibilité de brancher un casque sur sa prise USB Type-C et une exploitation de casque sans fil avec sa connectique sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0. Avec un poids de 480 grammes, elle mesurera 25,1 cm sur 17,3 cm et 0,62 cm d’épaisseur.

Yoga Tab Plus Gen 2

Yoga Tab Plus Gen 2

La version Yoga Tab Plus Gen 2 est une version du même concept développée sur une diagonale plus grande de 13″. Pilotée par un SoC Qualcomm Snapdragon 8 Elite, elle embarque de 12 à 16 Go de mémoire vive et de 256 à 512 Go de stockage UFS 4.1 toujours secondé par un lecteur de cartes MicroSDXC. La batterie grimpe à 12700 mAh et l’épaisseur du châssis passe à 8.27 mm pour 605 grammes, tandis que l’encombrement de la tablette atteint presque le format A4 : 29.18 par 20.04 cm.

Yoga Tab Plus Gen 2

Yoga Tab Plus Gen 2

Une webcam macro de 2 MP à focale fixe apparaît au dos de l’engin, qui garde la même définition d’affichage et les mêmes caractéristiques techniques d’écran.

La Yoga Tab Gen 2 est en vente à 649€ directement chez Lenovo. Le modèle Yoga Tab Plus Gen 2 est proposé à 1049€. Les deux modèles bénéficient d’une garantie de 2 années complètes avec un retour pris en charge directement par Lenovo en cas de pépin via un service de course.

Lenovo lance des Yoga Tab Gen 2 avec 7 ans de mises à jour © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 11 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

OpenTrailPaper : un GPS de vélo pensé pour l’encre numérique

11 septembre 2026 à 12:43

Construit autour d’un écran à encre numérique, OpenTrailPaper permet de retrouver toutes les fonctions d’un GPS de vélo sur un dispositif qui ne craint pas la lumière directe.

OpenTrailPaper en action

OpenTrailPaper en action

OpenTrailPaper permet de retrouver d’un seul coup d’œil toutes les informations nécessaires à la navigation. On retrouve la vitesse instantanée, la distance parcourue, le temps passé a pédaler ainsi que les données de santé via différents capteurs associés en Bluetooth. La solution permet de suivre une carte préalablement téléchargée grâce au standard GPX. Les données récoltées sont exportables et peuvent donc permettre de suivre des entraînements ou de noter des parcours. En roulant, vous trouverez toutes les fonctions nécessaires à un voyage à vélo : la carte complète de votre trajet qui, couplée à votre positionnement, permettra d’avoir un suivi précis de la route à suivre avec des indications classiques pour tourner. Attention cependant, sans altimètre, le système ne pourra pas calculer ni afficher les dénivelés. 

LILYGO T5 E-Paper S3 Pro

LILYGO T5 E-Paper S3 Pro

OpenTrailPaper s’appuie sur un LILYGO T5 E-Paper S3 Pro. Il s’agit d’un écran à encre numérique de 4.7 pouces en 960 x 540 qui lui offre tout l’espace nécessaire pour afficher des données. Tactile, l’écran offre un éclairage frontal. Le Lilygo embarque un SoC ESP32-S3 avec un module Wi-Fi 4 et du Bluetooth 5.0, une connexion LoRa et un module GNSS. Sa mémoire est de 8 Mo et son stockage de base de 16 Mo est épaulé par un lecteur de cartes MicroSD. Une batterie de 1500 mAh est intégrée et offre 8 heures d’autonomie à OpenTrailPaper. Il se recharge en USB Type-C ou en Magsafe pour augmenter considérablement cette autonomie avec une simple batterie externe ou un branchement sur un vélo électrique.

Le Lilygo mesure 12.9 cm de haut pour 6.9 cm de large et 1.1 cm d’épaisseur. Toute la doc technique est détaillée sur Github et il faut garder en tête un « léger » détail. Le dispositif n’est pas référencé avec la moindre norme IPX ce qui signifie qu’il n’est pas résistant à la pluie. Le laisser exposé sur votre vélo ne sera donc pas forcément idéal en cas de pluie. L’idéal serait de lui construire une housse pour le protéger des chocs et de l’humidité.

L'application OpenTrailPaper

L’application OpenTrailPaper

OpenTrailPaper en est à ses balbutiements

OpenTrailPaper est épaulé par des applications pour Android et iOS et propose également des outils pour gérer sa cartothèque. Le smartphone n’est pas nécessaire pendant la durée du trajet, l’ordinateur de bord est autosuffisant. L’application proposera de créer des parcours, de rajouter des cartes supplémentaires, de sauvegarder ses parcours et de mettre à jour le firmware une fois le premier installé. 

Le projet est entièrement documenté sur Github et reste en cours de développement. Un site dédié a également été mis en place pour détailler son avancement. Si vous voulez essayer le logiciel, le plus simple est de vous procurer une solution LILYGO T5-4.7-S3. Cela vous coûtera 96€ en France sur Amazon avec l’option GPS plus 12€ de frais de port. L’engin vient probablement de Chine au vu de la date de livraison étalée jusqu’à la fin du mois. Il est également possible de le commander directement chez Lilygo pour 84$ environ plus 14$ de port et une plus que probable taxe de 3€. Cela fait 98$ soit 87€ en ajoutant la taxe petit colis. Aucune idée du délai de livraison et vérifiez bien de prendre la version avec firmware Lilygo originale.

La mise en place d’OpenTrailPaper se fait via la page d’installation qui va permettre de flasher le nouveau firmware avec un câble USB. Les cartes de navigation devront donc être installées sur la MicroSD avant de commencer a pédaler. Même si vous pouvez le faire avec un simple smartphone et sans recourir au moindre câble.

OpenTrailPaper : un GPS de vélo pensé pour l’encre numérique © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Intra Huawei Freebuds SE 2 Bluetooth à 19.99€

11 septembre 2026 à 09:57

FreeBuds SE 2

HUAWEI FreeBuds SE 2 – Casque intra-auriculaire Bluetooth 4.2  – Portée annoncée 10 mètres – Fonction de suppression du bruit ambiant – Charge ultra rapide : 10 minutes pour 3 heures et jusqu’à 40 heures d’autonomie avec le boîtier de recharge – IP54 – 3.8 grammes – contrôle tactile. Disponible à 19.99€ en trois coloris.

Probablement pas le casque le plus performant du marché ni le meilleur son mais un modèle pas cher et efficace pour une utilisation extérieure ou intérieure. Le passage d’appel est également possible. Exploitable sur Android, iOS ou Windows/Linux. 

Voir l’offre Freebuds SE 2 sur Amazon

Bon Flan : Intra Huawei Freebuds SE 2 Bluetooth à 19.99€ © MiniMachines.net. 2026

CHUWI UniBox AI495 Pro : un autre MiniPC sous Gorgon Halo

11 septembre 2026 à 09:30

Le CHUWI UniBox AI495 Pro est une nouvelle annonce de MiniPC sous Ryzen AI MAX+ PRO 495, la puce dédiée à l’IA qui peut accepter jusqu’à 192 Go de mémoire LPDDR5 à bord.

CHUWI UniBox AI495 Pro

CHUWI UniBox AI495 Pro

La recette n’est pas spécialement nouvelle puisque nous avons croisé à l’IFA déjà trois constructeurs de ce type de machine : AceMagic, GMKtec et Minisforum. On n’a toujours pas le détail complet de l’engin, mais il est assez facile d’en dresser un portrait-robot.

Le CHUWI UniBox AI495 Pro mise d’abord sur son design avec un boîtier assez travaillé qui ressemble à une sorte de tour gaming aux proportions réduites. On peut se demander pourquoi Chuwi a choisi ce type de design pour cet engin, cela n’a pas trop de sens. Le châssis n’est pas spécialement pratique pour un pro qui ne pourra que difficilement le racker ou l’empiler. Je ne pense pas qu’un utilisateur de MiniPC à la recherche d’une solution pour exploiter une IA locale soit spécialement à la recherche d’un design esthétique mais plutôt d’une solution efficace.

Les dimensions du CHUWI UniBox AI495 Pro sont d’ailleurs assez conséquentes : 20.96 cm de haut comme de profondeur pour 6.7 cm de large. À l’intérieur, on retrouve donc un AMD Ryzen AI Max+ PRO 495 avec ses 16 cœurs Zen 5 et son chipset graphique Radeon 8065S déployant 40 cœurs RDNA 3.5. Le tout associé à 192 Go de LPDDR5x-8533 256 bits garantissant une bande passante de 273 Go/s. Un point clé de cette offre particulière qui offre jusqu’à 160 Go de mémoire que l’on peut dédier au circuit graphique.

  UniBox AI495 Pro UniBox AI395
Processeur AMD Ryzen AI Max+ PRO 495
16 cœurs / 32 threads
Jusqu’à 5,2 GHz en Boost
Architecture Zen 5
AMD Ryzen AI Max+ 395
16 cœurs / 32 threads
Jusqu’à 5,1 GHz en Boost
Architecture Zen 5
GPU AMD Radeon 8065S Graphics
40 cœurs graphiques
Architecture RDNA 3.5
Fréquence graphique : 3000 MHz
AMD Radeon 8060S Graphics
40 cœurs graphiques
Architecture RDNA 3.5
Fréquence graphique : 2900 MHz
Moteur IA Jusqu’à 131 TOPS au total
Jusqu’à 55 TOPS pour le NPU
Jusqu’à 126 TOPS au total
Jusqu’à 50 TOPS pour le NPU
Mémoire Jusqu’à 192 Go LPDDR5X-8533 de mémoire unifiée
Jusqu’à 160 Go de VRAM allouables
Bus 256 bits — Bande passante : 273 Go/s
Jusqu’à 128 Go LPDDR5X-8000 de mémoire unifiée
Jusqu’à 96 Go de VRAM allouables
Bus 256 bits — Bande passante : 256 Go/s
Stockage

SSD 2 To
3 × emplacements M.2 2280 PCIe x4

SSD 2 To
3 × emplacements M.2 2280 PCIe x4
Alimentation Adaptateur secteur 240 W20 V / 12 A Adaptateur secteur 240 W20 V / 12 A
Connectivité Wi-Fi 7
Bluetooth 5.4
Double Ethernet 10 GbE
Wi-Fi 7
Bluetooth 5.4
Double Ethernet 10 GbE
Système d’exploitation Windows 11 Pro Windows 11 Pro
Dimensions 209,6 × 209,6 × 67 mm
Volume : 2,9 L
209,6 × 209,6 × 67 mm
Volume : 2,9 L
LLM locaux Jusqu’à 300 milliards de paramètres
Quantification 4 bits
Jusqu’à 235 milliards de paramètres
MoE, quantification faible précision

L’idée là encore de proposer l’exploitation de grands LLM avec toujours la naïveté des constructeurs de tenter de faire croire au pilotage de modèles à 300 milliards de paramètres. Naïveté qui se rapproche d’ailleurs de l’erreur marketing puisque les acheteurs potentiels de ces engins, forcément hors de prix avec autant de mémoire vive, seront évidemment assez renseignés pour ne pas tomber dans le panneau. Annoncer qu’on peut « gérer » 300 milliards de paramètres quand on le fait avec une vitesse d’escargot, c’est un peu comme mentir sur son CV en annonçant avoir reçu un prix Nobel, ça se voit. Et ça ne fait pas très sérieux. La connectique n’est pas totalement détaillée encore, mais il est fait état de ports USB4, d’un OCuLink et de deux Ethernet 10 Gigabit.

CHUWI UniBox AI495 Pro

CHUWI UniBox AI495 Pro

Pourquoi le CHUWI UniBox AI495 Pro est une mauvaise nouvelle ?

L’arrivée de ce nouveau modèle est un assez bon indice du futur de ce marché très particulier. Et, comme je vous le disais à propos du modèle AceMagic F9A-PRO495 avec le même équipement, c’est une solution ultra-niche vers laquelle les constructeurs se réfugient pour tenter de vendre des machines. Vous ne trouverez pas cette puce Gorgon Halmo avec moins de mémoire vive que les 192 Go qui sont intégrés ici avant un bon moment3. 

Cela veut dire que des milliers de MiniPC vont sortir avec ce montant de mémoire vive pour ne s’adresser qu’à une minorité d’utilisateurs. Les mathématiques sont assez simples. Prenez 192 Go de LPDDR5 et divisez ce chiffre par 16 Go et vous avez 12 machines « classiques » en 16 Go qui auraient pu être proposées à la place. Ou 6 MiniPC en 32 Go. Multipliez ce phénomène par le nombre de fabricants qui vont utiliser ces puces dans ce scénario « IA » et vous avez des milliers et des milliers de fois 192 Go. Un phénomène qui va donc mettre encore plus en tension le reste du secteur.

Le Corsair AI Workstation 300

Le Corsair AI Workstation 300

Mais, pire que cela, le design de ce CHUWI UniBox AI495 Pro a dû rappeler quelque chose aux plus attentifs de mes lecteurs. La disposition de sa connectique est identique aux séries de modèles noname de MiniPC auparavant sous Strix Halo. Bouton de démarrage, LEDs, lecteur de cartes SDXC, USB type-C, USB, USB, Jack. Cette disposition, on l’a retrouvée aussi bien chez Corsair que chez Colorful, FEVM, AOKZOE ou PELADN et bien d’autres encore.

La raison est simple, c’est le design de base proposé par AMD pour embarquer la puce Strix Halo et qui a été repris par des fabricants « noname » qui se cachent derrière les petites marques de MiniPC. Cela veut dire que la majorité des nombreuses marques qui ont sorti des MiniPC Strix Galo avec 128 Go de mémoire vive depuis un an vont lancer des machines sous Gorgon Halo avec 192 Go désormais… Et là encore cela creuse un peu plus le déficit de mémoire.

Les aventures récentes de Chuwi, qui a sorti plusieurs machines avec un BIOS trafiqué pour afficher un processeur différent de celui embarqué en réalité, n’ont pas plus à AMD. La marque a largement réduit la voilure de ses partenariats si on en croit le catalogue de la marque. L’offre AMD a pratiquement totalement disparu. À la place, de nombreux MiniPC Intel ont pris leur place. Je soupçonne donc que Chuwi a fait appel à ce type de fabricants noname pour lui fournir la carte mère avec le processeur Ryzen AI MAX+ PRO 495 et outrepasser la sorte « d’embargo » d’AMD. Ce qui signifie donc bien que toutes les petits marques noname vont avoir la possibilité de proposer également cette combinaison de puce et de mémoire.

J’en suis presque à espérer que le format ne séduise pas les dompteurs d’IA pour éviter de voir la mémoire augmenter encore en prix et devenir toujours plus difficile a obtenir.

CHUWI UniBox AI495 Pro : un autre MiniPC sous Gorgon Halo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 10 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

Bon Plan : Jeu Luftrausers offert sur EPIC

10 septembre 2026 à 16:12

Excellent jeu, Luftrausers est un shoot ’em up original qui vous propose de changer votre avis sur ce genre. J’avais bien aimé ce titre à sa sortie pour son originalité et la qualité de sa jouabilité.

Le ciel s’embrasera et les mers seront jonchées d’épaves dans Luftrausers, un jeu de tir arcade au style unique ! Choisissez parmi plus de 125 combinaisons d’armes, de fuselages et de systèmes de propulsion, puis envolez-vous pour affronter des avions de chasse ennemis, des cuirassés, des sous-marins et des rivaux hors pairs, dans une quête de gloire, d’honneur et de meilleurs scores.

Dispo gratuitement sur Epic

PEGI 3 – Audio en anglais – Texte en anglais – Windows

Retrouvez tous mes bons plans sur Mistermatos.com

Bon Plan : Jeu Luftrausers offert sur EPIC © MiniMachines.net. 2026

RevoPoint MetroY Ultra : un scanner pour numériser le réel

10 septembre 2026 à 15:54

Les scanners 3D comme le RevoPoint MetroY Ultra sont des outils qui permettent de construire un pont entre réel et virtuel. Ils servent à capturer précisément les formes et objets qui vous entourent pour en faire des données numériques exploitables.

Le RevoPoint MetroY Ultra

Encore largement réservés à des professionnels, ces outils ne sont pas franchement donnés. Le MetroY Ultra par exemple, coûte tout de même presque 1700€ en promo. Ce qui le rend un peu abrupt pour un achat de simple particulier. Mais au sein d’un PME, d’un FabLab, partagé entre plusieurs personnes ou tout simplement intégré dans un projet de grande envergure, il devient plus accessible.

Le dispositif propose une capture ultra-rapide avec 90 images par seconde avec un niveau de détail élevé. Il peut s’utiliser en intérieur comme en extérieur et peut fonctionner pour des pièces de petite et moyenne taille. Différents modes de captures permettent de parfaire le volume relevé suivant le relief, la couleur ou la réflexion des objets. Enfin, l’appareil peut fonctionner à l’extérieur sous certaines conditions de luminosité. Plus l’ambiance est lumineuse, plus la capture est complexe avec ce type d’engin. La page du produit présente plusieurs scans réalisés et permet de les manipuler en 3D. 

RevoPoint MetroY Ultra

Le scanner mesure 21.1 de haut pour 9.4 cm de profondeur et 4.7 cm de large. Il pèse 450 grammes et il est livré avec une poignée servant de support et de batterie 5500 mAh offrant 2.5 heures d’utilisation continue.

L’idée de ces appareils est toujours la même, utiliser la capture de pour compenser l’absence de tout support technique. L’exemple donné par RevoPoint est dans cette vidéo  ci-dessus. Pour la création d’une moto custom basée sur une Honda de 1984, le vidéaste Ki Hestad a exploité un MetroY Ultra afin de capturer l’existant et d’adapter des accessoires. En l’occurrence, le châssis de la moto est déjà construit et l’étape suivante est de fabriquer son siège sur mesure. Il existe évidemment plein de méthodes empiriques pour y parvenir, mais la solution « numérique » a été préférée. À bien regarder la vidéo et l’ambiance qui se dégage des lieux de tournage, on comprend assez vite que l’approche meuleuse et fibre de verre n’est pas trop le truc de l’auteur. La capture 3D a un côté plus chirurgical qui semble mieux coller au personnage.

Le scan est réalisé avec des capteurs positionnés sur l'objet et son support.

Le scan est réalisé avec des capteurs positionnés sur l’objet et son support.

Pour réaliser la capture, et obtenir un siège qui s’adapte parfaitement au châssis, la solution retenue est donc d’utiliser un scanner 3D. Ayant déjà le châssis quasi complet de l’engin en 3D mais pas encore numérisé le garde-boue arrière, il faut commencer par entrer ce dernier paramètre dans le logiciel. C’est là que le scan est pertinent. Ce garde-boue n’est pas documenté. Il n’y a pas de fichiers existants et le réaliser en 3D n’est pas forcément évident. Il est courbe et complexe à modéliser. L’idée de le scanner devient donc une voie possible. Une fois qu’il sera intégré dans les éléments d’un logiciel, il sera possible de réaliser un siège complet et parfaitement adapté en utilisant un service d’impression 3D personnel ou professionnel.

Le logiciel Revo Metro récupère les données en temps réel

Le logiciel Revo Metro récupère les données en temps réel

L’opération est classique, on dispose l’objet dans un environnement neutre et on le constelle de petits éléments témoins qui vont aider le scanner à bien positionner la capture dans l’espace. Reste à faire voyager le scanner 3D autour pour récupérer ensuite un modèle exploitable en 3D. L’opération se fait en deux temps puisqu’il faut capturer le recto et le verso de l’objet. Couplé à un smartphone, l’opérateur peut voir le scan se dérouler petit à petit pendant que le téléphone transmet les données à un logiciel sur PC. Après assemblage des deux faces et nettoyage de l’ensemble, on peut ajouter le garde-boue 3D à la modélisation de base. Ce qui permet de concevoir la pièce manquante, le siège , pour qu’il s’ajuste parfaitement à l’espace existant.

Une fois scanné, l'objet peut être intégré à un logiciel de 3D classique : ici Blender.

Une fois scanné, l’objet peut être intégré à un logiciel de 3D classique : ici Blender.

Cela n’est qu’un exemple d’usage et évidemment pour tout un tas de projets où la modélisation est possible mais très coûteuse en temps, ce type de scanner devient un outil redoutablement efficace. Un artisan a qui on va demander de restaurer des éléments précis pourra scanner l’objet à restaurer et ajuster une pièce parfaitement sur mesure. Ou dupliquer un élément pour remplacer un autre manquant. Tout cela est possible sans scanner, le souci est toujours le même, cela prend énormément de temps. Si l’opération de scan et de nettoyage se fait en quelques heures au lieu de prendre quelques jours et que le coût horaire est pris en compte, la méthode MetroY Ultra est très rapidement plus rentable.

Une pièce de moteur qui nécessite des accessoires peut être scannée…

Une pièce de moteur qui nécessite des accessoires peut être scannée…

Et le fichier partagé

Et le fichier partagé avec d’autres internautes.

RevoPoint met en avant d’autres usages du même type avec la réalisation d’éléments techniques à partir de pièces détachées qui ne sont pas ou mal documentées. Des éléments moteur ou de décoration. Une fois scannés et nettoyés, ils peuvent être partagés avec d’autres utilisateurs au sein de systèmes d’échange de fichiers 3D connus.

Le MetroY Ultra montre que cette technologie évolue

Bref, ce type de technologie dont je vous parlais il y a peu à l’annonce du Creality Pika, se démocratise petit à petit. Pas forcément côté tarif, soyons très clairs. Ces engins restent chers. Mais côté technologie et utilisation, les appareils sont de plus en plus simples à manipuler. Ils sont également beaucoup plus ouverts puisqu’ils n’enferment plus les utilisateurs dans des fichiers propriétaires. Pour avoir vu des démos de ce type d’objet sur des salons pro il y a une dizaine d’années, c’est le jour et la nuit en termes de confort. Il y a 10 ans, ces appareils avaient un fil à la patte qui les reliait à un PC. Ils étaient 5 fois plus chers et demandaient vraiment un scan d’une lenteur très mesurée. Généralement les scanners 3D n’étaient pas donnés, mais ils étaient en plus très souvent fournis avec une formation assez longue et coûteuse pour se servir de l’appareil. Et cette étape-là semble avoir en grande partie disparu. 

Pour en savoir plus, rendez-vous chez Revopoint.

Aparte : Revopoint m’a contacté pour réaliser un publireportage sur cet appareil. Je ne fais pas de publireportages et j’ai donc décliné l’offre. Cependant le produit m’intéressait d’un point de vue technique. J’ai donc utilisé la source proposée par la marque pour présenter le MetroY Ultra, à savoir la vidéo en intro. Je préférais vous le signaler car le point de vue que vous pouvez avoir sur la vidéo proposée peut changer avec cet éclairage.

RevoPoint MetroY Ultra : un scanner pour numériser le réel © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : 10 Kg de filament PETG gris Kingroon à 59.59€

10 septembre 2026 à 11:35

Un lot de 10 Kg de filament PETG KINGROON pour imprimante 3D – format standard 1,75 mm – Gris – PETG haute résistance – Température d’impression recommandée : 230–250°C – Température recommandée du lit chaud : 70–90°C – Livraison gratuite – Stock Europe.

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Bon Flan : 10 Kg de filament PETG gris Kingroon à 59.59€ © MiniMachines.net. 2026

Acemagic F9A-PRO495 : le MiniPC Ryzen AI Max+ Pro 495 à 6399€

28 septembre 2026 à 11:47

Mise à jour du 28/09/2026 : Le prix du F9A-PRO495 est officialisé. Le MiniPC sous Ryzen AI Max+ Pro 495 avec 192 Go de LPDDR5 avec 2 To de stockage est prévu pour la fin du mois d’octobre à 6399 €. Un prix « promotionnel » avec 600€ de réduction pour son lancement. Comme les autres modèles du genre, la facture des modules de mémoire vive pour atteindre ce maximum de 192 Go explose totalement les tarifs.

Billet original du 10/09/2026 : Le F9A-PRO495 d’Acemagic embarque un processeur AMD Ryzen capable de piloter 192 Go de mémoire vive et c’est, comme nous l’avons vu avec le GMKtec EVO-X5 Pro et le Minisforum MS-S1 MAX-P495, sa principale évolution technique par rapport au précédent modèle.

À la toute fin du mois de juillet, la marque annonçait un F9A sous Ryzen AI Max+ 395 et 128 Go de mémoire vive. Retenant son frein pour annoncer la véritable évolution de son offre qui devait être annoncée comme les autres à l’IFA 2026. C’est donc pour le salon allemand que l’Acemagic F9A-PRO495 « Gorgon Halo » est présenté, même s’il s’agit d’une machine purement et simplement identique extérieurement.

Acemagic F9A-PRO495

On retrouve donc un boîtier identique, un format qui tient dans 2 litres, enrobé d’aluminium et qui cache un petit monstre technique. La puce est la même que chez les concurrents, pas de surprise de ce côté. On retrouve les 16 cœurs Zen 5 et leurs 32 Threads associés à un chipset graphique Radeon 8065S et ses 40 Compute Units à 3 GHz. Surtout on découvre une mémoire vive qui atteint 192 Go de mémoire LPDDR5-8533. C’est la principale nouveauté puisque AMD a ouvert ce processeur à la prise en charge de 64 Go de plus que l’ancien. Passer de 128 à 192 Go de mémoire permet au nouveau « 495 » d’orienter jusqu’à 160 Go vers la puce graphique. Ce qui autorise le déploiement de LLM plus importants en nombre de paramètres. Et c’est pratiquement son seul intérêt tant les différences de performances révèlent que le passage de la série « 395 » Strix Halo à la série « 495 » Gorgon Halo est plus une légère optimisation technique qu’autre chose.

AceMagic fait d’ailleurs un bilan assez clair de l’évolution proposée par la puce sur son F9A-PRO495 :

Catégorie SpécificationS Ryzen™ AI MAX+ 395 Ryzen™ AI MAX+ PRO 495 Évolution
CPU Architecture / Cœurs Zen 5 / 16 cœurs – 32 threads Zen 5 / 16 cœurs – 32 threads Identique
  Fréquence de base 3,0 GHz 3,1 GHz ↑ +0,1 GHz
  Fréquence Boost Jusqu’à 5,1 GHz Jusqu’à 5,2 GHz ↑ +0,1 GHz
  Cache L2 + L3 16 Mo + 64 Mo 16 Mo + 64 Mo Identique
Mémoire Capacité maximale 128 Go 192 Go ↑ +64 Go
  Vitesse mémoire LPDDR5x-8000 LPDDR5x-8533 ↑ +533 MT/s
  Allocation maximale de VRAM 96 Go 160 Go ↑ +64 Go
Interface PCIe Version / Nombre de lignes PCIe 4.0 ×16 PCIe 4.0 ×16 Identique
  NVMe RAID RAID 0 / RAID 1 RAID 0 / RAID 1 Identique
GPU intégré Modèle / Architecture Radeon 8060S
RDNA 3.5 / 40 CU
Radeon 8065S
RDNA 3.5 / 40 CU
Évolution optimisée
Performances de niveau RTX 5060
  Fréquence GPU 2 900 MHz 3 000 MHz ↑ +100 MHz
Moteur IA (NPU) Architecture NPU XDNA 1 XDNA 2 NPU de nouvelle génération
  Performances NPU 50 TOPS 55 TOPS ↑ +5 TOPS
Performances IA totales Calcul IA total de la plateforme ~126 TOPS 131 TOPS ↑ +5 TOPS
Support des LLM en local Capacité des modèles IA Modèle 70B en Q4
Jusqu’à 200B pour les modèles MoE
Modèle 120B en Q4
Jusqu’à 300B pour les modèles MoE
Prise en charge de modèles IA plus importants
Jusqu’à +60 %

100 MHz de plus par-ci, 100 MHz de plus par là. 5 TOPS de plus au total grâce à un NPU de seconde génération, l’évolution la plus significative est donc bien l’augmentation de la capacité de la mémoire vive et son changement de vitesse par le processeur. Si vous n’avez pas d’intérêt à exploiter des LLM plus lourds, on parle ici d’un passage de modèle 70B à 120B, le changement n’est donc pas forcément utile. 

Acemagic F9A-PRO495

Pour le reste, on retrouve des classiques avec un double emplacement SSD M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 qui offre la particularité de proposer une fonction RAID 0 et RAID 1. La gestion du sans fil est confiée à un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 non détaillé mais probablement sur une base de chipset AMD. La connectique est assez large avec une distribution proposant deux USB4, trois USB 3.2 Gen2 Type-A, un HDMI 2.1 et un DisplayPort, une sortie OCuLink, deux Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. Une touche Copilot est également visible en façade.

Le refroidissement du F9A-PRO495 est assuré par une solution active non détaillée, la marque précise juste que le dispositif comprend pas moins de 5 caloducs pour distribuer la chaleur vers des ailettes. Le dissipateur processeur est en cuivre massif et il est coiffé par un ventilateur « turbine ». Une appellation qui n’inspire pas forcément la sérénité d’usage.

Enfin, le MiniPC propose, comme le modèle précédent, un jeu de quatre microphones en façade pour enregistrer vos ordres vocaux jusqu’à 3 mètres de distance. Il pourra même nativement y répondre grâce à une paire d’enceintes stéréo 2 W intégrées à la machine. L’ensemble mesure 15.85 cm de large comme de profondeur sur une épaisseur assez importante de 8.1 cm. Ce qui n’empêchera apparemment pas la possibilité de le monter en mode VESA au dos d’un écran4.

Pas de date précise ni de prix pour le moment pour ce F9A-PRO495.

Acemagic F9A-PRO495

Le Acemagic F9A-PRO495 vise un marché ultra-niche 

Ce changement met la focale sur l’évolution du marché MiniPC depuis un an. Le haut de gamme était constitué de machines capables de « tout faire », plus ou moins abordables et généralement assez compactes. On est passé à des outils tellement fortement spécialisés qu’ils n’intéressent plus qu’une partie des utilisateurs d’IA locales. Ce changement s’explique pour beaucoup par la hausse des tarifs des composants et de la mémoire. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre.

Vendre un MiniPC avec ce type de processeurs Ryzen, qu’il s’agisse du 395 ou du 495, est devenu très compliqué avec 32 Go de mémoire « seulement ». Les machines haut de gamme n’existaient pas en 16 Go il y a un an. Les 16 Go de mémoire étaient réservés aux solutions très entrée de gamme. En août 2025, un MiniPC sous Intel N150 avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage se négociait neuf entre 190 et 200 €. Les machines plus performantes étaient souvent livrées d’office avec 32 Go de mémoire et proposaient des options pour les acheter en 64 Go.

Aujourd’hui, avec 32 Go de mémoire vive, un processeur haut de gamme comme le Ryzen AI 9 HX 470, un MiniPC se négocie autour des 1000 €. Et c’est assez difficile à vendre. Beaucoup plus difficile qu’il y a un an quand le même MiniPC ne dépassait pas les 600€… La solution pour les fabricants est donc de pousser l’achat vers des solutions de niche comme cet Acemagic F9A-PRO495. L’idée est, depuis un an, de se dire que les amateurs d’IA locale ont finalement assez peu de choix. Acheter ce type d’engin reste rentable et intéressant pour eux, ils permettent des services que les autres modèles ne peuvent pas fournir. L’alternative est dans les propositions de marques équipées de puces Nvidia ou dans les PC de bureau avec de grosses cartes graphiques. Des PC encore plus onéreux.

Très logiquement, les marques préfèrent proposer des engins survitaminés et gonflés à bloc en mémoire vive coûteuse, même s’ils ont une faible quantité de clients potentiels. Il est plus facile de vendre un produit ayant un usage ultra niche, précis et avec peu de concurrence que des MiniPC qui se heurtent désormais à des propositions plus classiques du côté des portables et des PC de bureau. Moins de clients potentiels mais un marché beaucoup plus captif.

Acemagic F9A-PRO495 : le MiniPC Ryzen AI Max+ Pro 495 à 6399€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 9 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

LattePanda Mu Ultra : une minuscule carte x86 pour embarquer de l’IA

9 septembre 2026 à 16:04

La LattePanda Mu Ultra est une solution dans la lignée des précédentes cartes de la marque. L’idée d’une solution de développement facile à intégrer et à adapter à ses projets portée par un processeur x86. L’idée est de permettre à l’utilisateur de piloter tout type d’écosystème en profitant de la compatibilité de la plateforme autant pour des environnements Linux que sous Windows. 

Le processeur Lunar Lake de la LattePanda Mu Ultra

Le processeur Lunar Lake de la LattePanda Mu Ultra

Le gros point fort de cette LattePanda Mu Ultra vient de son recours à des puces Intel Lunar Lake. Les fameux processeurs où le fondeur a intégré directement de la  mémoire vive. La carte se décline ainsi en deux versions avec le Core Ultra 5 226V et le Core Ultra 7 256V. Des puces ayant l’avantage de proposer jusqu’à 115 TOPS de performances IA au maximum dans un format plus que compact.

Ce qui positionne ce type de carte comme des solutions parfaites pour intégrer des services de ce type dans différents scénarios embarqués. Le constructeur évoque des usages en robotique, en reconnaissance d’image et dans d’autres secteurs où ce type de service performant peut avoir un fort impact. L’emploi d’un NPU proposant 47 TOPS étant évidemment un argument majeur à lui seul.

La carte permet d’utiliser des capacités de calcul pour des travaux locaux, sans recourir à une connexion ni déployer ses données vers l’extérieur. Elle propose également d’intégrer des modèles de données internes avec un rythme assez élevé. Les tests ont montré qu’une LattePanda Mu Ultra peut proposer une génération de texte avec un modèle comme Qwen3.5-9B à 18 tokens/s. Sous Qwen3.5-2B, beaucoup moins brillant il est vrai, la carte offre jusqu’à 55 tokens/s. Ce sera sans doute suffisant pour piloter des usages spécialisés.

Encore une fois LattePanda met en avant la possibilité de piloter un agent IA local, sans partager ses données, pour des tâches simples comme de la gestion de documents, de la prise de notes ou un pilotage à la voix. Typiquement, ce type de carte pourrait servir dans des appareillages d’assistance aux malades, dans des outils de gestion de stock ou autres. La carte est également ouverte sur différents univers de programmation nativement.

L’approvisionnement de mémoire se fait au travers de la proposition d’Intel. Les processeurs sont livrés avec 16 Go de LPDDR5X-8533 intégrés. Un total qui peut être réparti jusqu’à proposer 11.6 Go de mémoire directement au circuit graphique. De quoi soutenir des modèles assez gourmands de données et proposer une bande passante très correcte.

La LattePanda Mu Ultra reste compatible avec l’écosystème de la marque

La carte mesure 6.96 cm de large pour 6 cm de haut, elle s’insère sur une carte mère à la manière d’un brochage SODIMM pour pouvoir être échangée ou remplacée facilement. Gros avantage technique de cette solution, outre sa taille, elle ne consomme que très peu d’énergie. En veille, la LattePanda Mu Ultra reste sagement cantonnée à 2.5 watts. Ce qui permet d’imaginer un déploiement sur batterie sans avoir à considérer une charge permanente.

Avec un format identique au précédent modèle, il va être possible aux détenteurs de ce type de solution de mettre à jour très facilement leur parc. Le format « Mu » de LattePanda est respecté et les différentes cartes pouvant l’accueillir sont toutes compatibles avec la nouvelle venue. D’un point de vue pratique, on retrouvera depuis la carte tout l’ensemble des connecteurs nécessaires : USB 3.2 Gen2, USB 2.0, sorties HDMI, DisplayPort et eDP. Des GPIO sont également disponibles pour interagir avec l’extérieur. 

Le kit LattePanda Mu Ultra complet

Le kit LattePanda Mu Ultra complet

D’un point de vue tarifs, les cartes sont proposées en solo ou en kit de développement. La carte nue est proposée à 510.68€ en 226V et 595.93€ en version 256V.  Mais ces cartes nues ne pourront pas être exploitées sans une carte fille. Et cela d’autant plus que les versions « kit » ne sont pas beaucoup plus chères. On les trouve respectivement à 548.19€ pour la 226V et 624.92€ pour la 256V. Dans tous les cas, 16 Go de mémoire vive sont évidemment intégrés. Chaque carte vendue en kit est livrée avec un support « Mini Carrier » pour en exploiter l’interface et un ventilateur adapté est également fourni. Une alimentation adaptée en 12V 60W est proposée, en plus, à moins de 14€. L’ensemble est en vente chez le distributeur officiel de la marque : DFRobot.

  LattePanda Mu Ultra 226V LattePanda Mu Ultra 256V
Processor Intel Core Ultra 5 Processor 226V Intel Core Ultra 7 Processor 256V
CPU 8 cores / 8 threads
Up to 4.5 GHz
8 cores / 8 threads
Up to 4.8 GHz
Memory 16 GB LPDDR5X8533 MT/s
GPU Intel Arc 130V GPU7 Xe-cores
up to 1.85 GHz
Intel Arc 140V GPU8 Xe-core
up to 1.95 GHz
NPU Intel AI Boost
40 TOPS (INT8)
Intel AI Boost
47 TOPS (INT8)
Overall Peak TOPS 97 TOPS (INT8) 115 TOPS (INT8)
Operating System Windows 11
Ubuntu 24.04
Expansion Up to 4 × PCIe 4.0 x1 lanes
Up to 4 × PCIe 4.0 x2 lanes
Up to 2 × PCIe 4.0 x4 lanes
2 × USB 3.2 Gen 2
6 × USB 2.0
1 × CNVio3
3 × UART
3 × I²C
14 × GPIO
Display 3 × HDMI or DisplayPort
1 × eDP
Up to 3 independent displays simultaneously
Dimensions 60 × 69.6 mm
 

Mini Carrier Board

Compatible Compute Module LattePanda Mu
LattePanda Mu Ultra
Input Voltage 12–20 V
Minimum Power Supply 50 W with LattePanda Mu Ultra
Power Supply Methods USB-C PDDC 5.5 × 2.5 mmDC 4-pinUPS Expansion Board
Top I/O 1 × M.2 E-Key slot — PCIe ×1 optional CNVio 2230
1 × M.2 M-Key slot — up to PCIe 4.0 ×2, 2230/2280
1 × 3.5 mm microphone/headphone combo jack — Realtek ALC269
1 × DC 5.5 × 2.5 mm power jack
1 × Power button with LED
1 × HDMI 2.0 port
1 × 2.5 Gb Ethernet port — Intel I226-V
1 × OCuLink port — up to PCIe 4.0 ×4
1 × PWR MGMT port — for LattePanda UPS Expansion Board
2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A ports
2 × Full-featured USB Type-C ports USB 3.2 Gen 2, USB 2.0, PD, DP
Bottom I/O 1 × LattePanda Mu / Mu Ultra slot
1 × CPU FAN connector
Header Pins & Jumpers 1 × DC_IN connector — PH2.0-4 pin
1 × F_PANEL header
1 × GPIO header
1 × GPIO_LEVEL jumper
1 × R_USB_PWR jumper
1 × AUTO_PWR jumper
2 × Speaker output connectors
Dimensions 110 × 94 mm

LattePanda Mu Ultra : une minuscule carte x86 pour embarquer de l’IA © MiniMachines.net. 2026

Un cas d’école de fraude au MiniPC avec un BIOS maquillé

9 septembre 2026 à 11:34

« Trop beau pour être honnête », l’adage est toujours vrai. Cette fraude au MiniPC maquillé est vraiment emblématique de la situation actuelle. Une fiche technique très alléchante, un vendeur qui ne risque pas grand-chose et un produit qui va mettre toutes les chances de son côté pour passer sous le radar suffisamment de temps pour que l’affaire se fasse.

fraude au MiniPC

L’aventure commence quand Oandrade du site Aplose.fr repère un MiniPC vraiment pas cher sur AliExpress. Il s’agit d’un modèle noname « 2026 » équipé au choix de plusieurs puces. Son choix se porte sur une version Core i9-10980HK « Comet Lake » sortie en 2020 mais toujours assez performante. Le processeur est ici associé à 16 Go de mémoire DDR4, la seule mémoire que cette puce puisse gérer, et 256 Go de stockage. Proposé à moins de 200€ c’est sur le papier une véritable affaire en ce moment.

Le doute d’une fraude au MiniPC est déjà présent lors de l’achat. Au vu de la conjoncture et des prix actuels, il est difficile de comprendre comment le vendeur de cet appareil censé être « neuf » arrive à proposer ce tarif. Mais, la curiosité étant le meilleur défaut, la commande est passée et l’attente commence. Le but du jeu pour le fraudeur est simple, il utilise une plateforme pour proposer ses produits à la vente. Ici c’est la place de marché AliExpress mais cela pourrait être n’importe quel autre service du même genre.

On trouve ce type d'annonces par dizaines sur AliExpress

On trouve ce type d’annonces par dizaines sur AliExpress

Son objectif est donc de vous faire commander le produit et, à réception, que vous validiez celui-ci. Cela déclenche la fin de la vente et donc sa rémunération. Tant que vous ne validez pas la transaction, il ne touche pas son argent. L’utilisateur lambda reçoit son MiniPC et l’installe. Celui-ci démarre et fonctionne normalement. S’il est livré avec un système, celui-ci se mettra à jour, ce qui ne laisse pas beaucoup d’espace pour voir ce qu’il a dans le ventre. S’il n’est pas livré avec un système, il faut en installer un et là encore, il est difficile de sentir la puissance de calcul délivrée par la machine. 

Et de rares commentaires qui se rendent compte de la supercherie...

Et de rares commentaires qui se rendent compte de la supercherie…

En attendant, à réception du colis, vous avez reçu un message de la plateforme qui indique que la livraison a été faite et qui enclenche au mieux un compte à rebours de quelques jours avant de valider la transaction, au pire qui la valide automatiquement. Si cette validation s’effectue, l’argent est viré et vous ne pourrez plus rien y faire.

Une fraude au MiniPC super simple à réaliser

Parce que le problème de cette commande, ce n’est pas que l’engin ne fonctionne pas, c’est que le Core i9 de 10ᵉ génération est en fait un Core i3 de 6ᵉ génération… Que les 16 Go de DDR4 sont en réalité 8 Go… des composants beaucoup moins chers et beaucoup moins performants. Alors on pourrait croire qu’il s’agit d’une erreur du vendeur qui proposait également cette configuration dans son offre. Mais non, il y a un détail qui montre clairement la tentative de fraude. La falsification du BIOS. 

Ici il s’agit d’une carte mère équipée d’un BIOS American Megatrends ou AMI, une des grandes marques de BIOS du marché. Au démarrage, l’écran d’accueil liste les composants principaux et leur état. Il indique bien la présence d’un Core i9-10980HK et 16 Go de mémoire vive. Un uitilisateur qui s’arreterait donc ici serait persuadé d’avoir recu le bon materiel.

Mais en passant juste à la page de description avancée du processeur, on découvre un autre processeur. Le fameux Core i3-6100U Skylake de 2015. La mémoire s’avère limitée elle aussi à 8 Go. La méthode utilisée par le fort peu scrupuleux vendeur est de maquiller le BIOS avec des outils assez classiques pour modifier la page d’accueil de celui-ci. Ne plus le laisser identifier la puce embarquée tout seul mais directement inscrire l’information que l’on veut. C’est possible grâce à des utilitaires normalement reservés aux intégrateurs pour personnaliser le BIOS en suivant leurs besoins. En général cela permet d’ajouter un logo, des informations ou de supprimer l’accès aux très nombreux sous-menus des BIOS. Le vendeur/fraudeur aurait d’ailleurs pu supprimer l’accès aux caractéristiques avancées du processeur…

Encore une fois l’objectif n’est pas de faire croire longtemps que la puce est la bonne, l’utilisateur verra très vite la différence de performance proposée entre les deux machines. Non, le seul intérêt de cette fraude au MiniPC assez minable est de vous faire valider la vente. Le vendeur se fiche totalement que vous découvriez le pot aux roses un quart d’heure après. Il aura reçu son argent. Il se fiche de sa note d’une étoile sur la plateforme, sa boutique aura disparu dans une semaine et il en recréera une autre. C’est de l’arnaque de base et elle vise clairement les gens les moins au courant des fluctuations de prix.

J’ai retrouvé des traces de cette arnaque précise qui datent de plus de 3 mois. Des témoignages qui indiquent que si on se rend compte de la supercherie assez vite, on peut se faire rembourser. Ci-dessus on découvre un internaute qui ne comprend pas comment l’alimentation toute entière du MiniPC ne puisse délivrer que 35 watts. Il décide donc d’enquêter immédiatement sur le matériel reçu et découvre un Core i3-7020U à son bord au lieu et place du fameux Core i9. Il décide donc de renvoyer le matériel et finit par se faire rembourser par la plateforme.

Une fraude au MiniPC qui rapporte avec des centaines de ventes.

Une fraude au MiniPC qui rapporte… avec des centaines de ventes.

Pour être certain de la qualité des composants à réception, outre le petit tour du propriétaire dans le BIOS, l’idéal est d’utiliser des outils logiciels précis qui vont identifier les performances. Aptose revient sur certains d’entre eux en utilisant une distribution Live Linux sur clé USB afin d’outrepasser un éventuel Windows également trafiqué. Le recours à des outils logiciels qui vont directement interroger le processeur et lui demander son identité est la meilleure voie à suivre. Un petit test de performance rapide permet également de comparer les résultats obtenus avec d’autres puces du marché. 

Dans tous les cas, ne validez jamais votre commande auprès de la plateforme sans avoir vérifié précisément l’état de votre machine. Évitez de croire au père Noël quand un site propose un produit à des années-lumière des prix du marché. Qu’il s’agisse de stockage, de mémoire vive, d’accessoires réseau ou autres, un écart disproportionné de prix n’est pas le synonyme d’une bonne affaire, c’est plutôt exactement l’inverse.

Merci à Nicolas pour l’info.

Un cas d’école de fraude au MiniPC avec un BIOS maquillé © MiniMachines.net. 2026

GMKtec EVO-X5 Pro : le MiniPC Ryzen AI Max+ PRO 495 à partir de 6249€

28 septembre 2026 à 10:48

Mise à jour de prix : Le GMKtec EVO-X5 Pro est lancé, les 30 premières commandes pourront bénéficier d’une remise de 350€ en employant le code X5SUPER2T. Ce qui baisse le prix de 6599€ à 6249€ pour le modèle Ryzen AI Max+ PRO 495 avec 192 Go de mémoire vive et 2 To de stockage. C’est moins cher que le Minisforum MS-S1 MAX-P495 annoncé à 7799€ avec les mêmes composants. Mais cela fait tout de même un petit trou dans son budget.

Billet du 09/09/2026 : L’objectif affiché pour ce GMKtec EVO-X5 Pro est de proposer assez de muscles pour se transformer en agent IA de bureau. La recette n’est pas nouvelle mais l’offre est montée en puissance ces dernières années. Avec l’aide d’AMD, les constructeurs ont désormais accès à un matériel pensé pour piloter des solutions d’intelligence artificielle très performantes. Capable de briller assez fortement pour ces tâches comme pour toutes les autres.

GMKtec EVO-X5 Pro

Équipé d’un AMD Ryzen AI Max+ PRO 495 « Gorgon Halo » et épaulé par 192 Go de mémoire vive, le GMKtec EVO-X5 Pro est un monstre de foire. Avec seulement quelques trimestres de recul, il aurait été difficile de comprendre le simple intérêt de ce type d’engin. En 2024 et même au début 2025, les IA agentiques n’étaient pas un sujet. Leur explosion a lieu au cours de l’année 2025 et avec celle-ci a débuté une course à la performance assez folle dans des engins compacts. Le but du jeu étant de réunir d’un côté un moteur rapide pour des calculs IA et de l’autre une énorme capacité de mémoire pour embarquer de forts modèles de langage.

L’engin ressemble beaucoup au Minisforum MS-S1 MAX-P495 présenté également à l’IFA. La recette est la même et les résultats devraient être assez proches. On parle d’une solution qui propose un très beau niveau de performances en IA locale en échange d’un fort joli prix. 

On retrouve donc ici la plateforme AMD « classique » pour l’IA locale. Le Ryzen Ai Max Pro+495 est une solution qui n’est qu’une optimisation légère du Strix Halo. On reste sur 16 cœurs Zen 5 et 32 threads. Il est associé à un chipset Radeon 8065S juste un peu plus rapide que le 8060S. Mais ce ne sera pas une révolution en termes de performances. Pour rappel, la puce 395 actuelle grimpe à 5.1 GHz en Boost et passe à 5.2 GHz sur les 495. Les premiers retours de calcul parlent d’une évolution de performances de 3% en monocœur et 4 % en multicœur. Ce n’est pas vraiment une révolution. Ce qui change sur le papier, c’est donc surtout cette capacité à gérer jusqu’à 192 Go de mémoire vive au lieu de 128 Go.

GMKtec annonce donc son EVO-X5 Pro sous 192 Go de mémoire et c’est probablement ce qui fera le plus de différence avec les précédents modèles. Comme partout, il s’agit de mémoire vive soudée à la carte mère, ici avec de la LPDDR5X-8533. Un total de mémoire pilotable et orientable vers la puce graphique qui rend l’engin techniquement capable de prendre en charge des modèles très gourmands avec 300 milliards de paramètres. Et ici, il faut un peu revenir sur terre.

Le GMKtec EVO-X5 Pro se positionne face aux gros modèles d’IA

L’IA locale est à la fois un défi et un puzzle. Défi car trouver les bons paramètres pour obtenir une solution viable est complexe. Puzzle parce qu’assembler ces paramètres n’est pas si simple. Si on écoute les marques, on a l’impression de voir la poule aux œufs d’or à la moindre machine. Ici GMKtec annonce un chiffre assez hallucinant, 300 milliards de paramètres, c’est énorme. La majorité des utilisateurs d’IA locales n’ont pas accès à ce type de modèle. Mais pouvoir charger un LLM de ce type et pouvoir l’utiliser sont deux notions différentes. Imaginez une bibliothèque qui vous annonce qu’elle a à sa disposition pas moins de 300 millions de livres. Mais imaginez qu’il lui faut plusieurs jours pour vous amener physiquement le livre que vous voulez consulter. Moins génial.

Le GMKtec EVO-X5 Pro avec 160 Go de mémoire alloués à la partie graphique

Le GMKtec EVO-X5 Pro avec 160 Go de mémoire alloués à la partie graphique

C’est à peu près ce à quoi ressemblent ces 300 milliards de paramètres. Il sera effectivement possible de les faire gober au système avec un circuit graphique pouvant charger 160 Go de mémoire, mais il aura bien du mal à les digérer. En pratique, cela veut dire que l’engin ne saura pas faire recracher des réponses à ce type de LLM à une vitesse satisfaisante. Et il y a vraiment peu de choses d’aussi frustrantes que d’attendre après un modèle d’IA qui crache un pauvre mot toutes les 15 secondes. Les performances de cette nouvelle génération ne doivent pas être la raison pour laquelle vous allez faire évoluer des modèles de génération précédente. Et passer de 128 à 192 Go ne doit pas être la paire de phares qui vous aveugle si vous décidez de vous équiper. Cet engin culmine à 131 TOPS de performances globales en comptant les capacités de son NPU 55 TOPS.

Pour en revenir au GMKtec EVO-X5 Pro, on retrouve un engin d’allure assez classique. Le châssis est entièrement usiné en métal. Sur la face avant on retrouve deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A et deux USB4. On retrouve également un port jack audio combo 3.5 mm, un bouton de démarrage avec lecteur d’empreinte intégrée et un bouton « F-Mode »… Je suppose qu’on retrouve ici une formule servant à augmenter manuellement et « temporairement » la ventilation comme c’était le cas sur beaucoup de modèles de génération « 395 ». Ce F-Mode est la formule qui permet de basculer dans plusieurs « Fan Mode » : Silencieux, équilibré ou Turbo.

Sur l’arrière de la machine, on découvre d’abord la place laissée à l’évacuation d’air. Des ailettes très hautes vont permettre au système un débit important. L’aspiration se fait sur une des faces où on retrouvera trois ventilateurs qui aspireront de l’air frais avant de le recracher vers l’extérieur au travers de ces ailettes. Trois ventilateurs sont intégrés. Deux pour le processeur AMD coiffant une « vapor chamber » et soufflant la chaleur dérivée par des caloducs. Un troisième pour évacuer la chaleur résiduelle du stockage.

La connectique est assez complète avec, de haut en bas, un Antivol type Kensington Lock, une entrée d’alimentation non détaillée pour le moment, deux ports Ethernet probablement en 2.5 ou 10 Gigabit, deux USB Type-A non identifiés, deux USB4 V2, une sortie HDMI et un second port jack audio combo 3.5 mm.

Sous la machine à plat, on peut voir deux grands rubans de caoutchouc pour empêcher le boîtier de déraper et une très large aération. On se rend compte que le châssis est monobloc et donc que le seul moyen d’atteindre les composants – pour ajouter du stockage par exemple – sera de dévisser la partie arrière où l’on peut voir six vis, pour extraire l’ensemble. On retrouve en effet en interne trois ports M.2 2280 PCIe 4.0 pouvant chacun accueillir des SSD de 8 To pour un total de 24 To de stockage. Des patins sont également visibles sur le côté moins épais pour pouvoir le positionner debout.

GMK annonce un design capable d’être piloté à distance grâce à la prise en charge DASH ajoutée par AMD à sa puce. Et le tout est intégré dans un format qui permet de le laisser tourner 24H/24 et 7J/7. Un élément intéressant pour un déploiement éloigné, piloté via un réseau Ethernet rapide et qui permet de laisser un agent IA travailler en arrière-plan.

C'est précisément ce modèle de GMKtec EVO-X5 Pro qui s'est fait voler à l'IFA 2026

C’est précisément ce modèle de GMKtec EVO-X5 Pro qui s’est fait voler à l’IFA 2026

Que conclure ? Ce MiniPC GMKtec EVO-X5 Pro est, comme le Minisforum ou le Framework, un des fers de lance d’une nouvelle génération de machines dédiées à des usages variés mais surtout à de l’IA locale. Avec moins de mémoire vive, ce seraient d’excellents MiniPC « classiques ». En 32 Go de DDR5, dans un monde où celle-ci n’aurait pas explosé, ce type de machine serait probablement beaucoup plus abordable et grand public. Dans notre monde actuel, ces engins aux tarifs très élevés sont réservés à des usages hyper spécialisés. Pour l’instant, nous n’avons pas de prix à nous mettre sous la dent, mais les séries précédentes sous AMD Strix Halo 395 comme le GMKtec EVO-X3 128Go / 2 To sont proposées à 3499€. Et je doute que nous soyons face à une machine plus économique dans le futur.

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale

GMKtec EVO-X5 Pro : le MiniPC Ryzen AI Max+ PRO 495 à partir de 6249€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 8 septembre 2026 ⏭ MiniMachines.net

GMKtec s’est fait voler ses MiniPC à l’IFA 2026

8 septembre 2026 à 13:22

Après un salon très positif où GMKtec a présenté plusieurs machines en partenariat avec AMD, la marque rapporte le vol d’une grande quantité de machines dans la nuit du 6 au 7 septembre.

Les équipes de GMKtec avaient quitté le salon à la fermeture le 6 pour, comme c’est souvent la coutume, démonter les stands et récupérer leur matériel le lendemain. Mauvaise surprise, malgré la présence d’un gardiennage sur le salon, le stand a été « visité » pendant la nuit et une majorité de machines ont été volées. 

Dans le lot, un GMKtec EVO-X5 Pro de préproduction ainsi que d’autres MiniPC haut de gamme. Cet EVO‑X5 Pro4 est fonctionnel mais n’a pas été finalisé par les équipes et était présent uniquement sur le salon en démonstration. Gagnant d’une paire de prix « Best of IFA 2026”, il embarquait un Ryzen AI Max+ PRO 495 issu directement du partenariat de la marque avec AMD.

GMKtec est évidemment affecté par le vol et la disparition de sa machine, mais reste très positif face à l’accueil de la presse et du public européen vis-à-vis de ses machines. La marque met apparemment les bouchées doubles pour sortir ses nouveautés en temps et en heure malgré ce contretemps.

GMKtec s’est fait voler ses MiniPC à l’IFA 2026 © MiniMachines.net. 2026

Les Lenovo Yoga 9n accueillent le RTX Spark en souplesse à l’IFA 2026

8 septembre 2026 à 12:44

Deux machines sous RTX Spark ont été présentées par Lenovo à l’IFA. Les Yoga Pro 9n et Yoga 9n 2-en-1 sont les fers de lance de la marque sur ce nouveau marché à défricher. Ils proposent une approche complète de l’utilisation de Windows sous puces Nvidia.

On n’a pas encore tous les détails, il manque des notions importantes pour jauger cette offre par rapport au marché, le prix des engins n’a par exemple pas fuité. Mais force est de constater que la proposition Lenovienne est cohérente et s’inscrit bien comme une nouvelle facette dans une offre de plus en plus large. On est passé ces dernières années du duo AMD/Intel à un trio avec Qualcomm et désormais à un Quatuor avec l’arrivée de Nvidia.

Yoga Pro 9n

Yoga Pro 9n

Le Lenovo Yoga Pro 9n comme porte-étendard RTX Spark

Pour convaincre, Nvidia doit commencer par séduire les acteurs professionnels. Surtout pendant cette période compliquée où les tarifs ont explosé. C’est peut-être la pire saison pour lancer un nouveau matériel PC aussi complexe à installer qu’une nouvelle offre processeur comme le RTX Spark. Le marché Pro ne sera pas simple a convaincre mais peut se laisser tenter par des arguments clés et c’est bien là-dessus que comptent les deux marques.

On découvre donc un Yoga Pro 9n sous  RTX Spark N1X haut de gamme. Le modèle 20 cœurs « Grace » associé à 6144 cœurs CUDA « Blackwell » dans un TDP situé entre 45 et 80 Watts et surtout capable d’encaisser de 16 à 128 Go de mémoire LPDDR5x-9400 sur 16 canaux. Il va sans dire qu’un tel modèle avec 128 Go serait en ce moment assez inabordable, mais ce serait également un bon moyen de montrer toutes les possibilités de cette nouvelle plateforme. Le fait que la mémoire puisse être aiguillée vers le système graphique ayant évidemment un gros intérêt pour des usages d’IA locaux. Mais Lenovo veut également pouvoir vendre son Yoga Pro 9n à un public un peu plus large et laisse entendre une seconde version de RTX Spark N1X 18 cœurs et 5120 cœurs CUDA. Si elle aussi est capable de piloter 128 Go de mémoire, on peut supposer que le fabriquant la bridera dans une version plus sage et plus accessible.

L’affichage sera haut de gamme, du moins dans sa plus importante déclinaison. On peut supposer là encore que le constructeur ne proposera pas que du très haut de gamme et donc des affichages moins luxueux. Ici on parle d’une dalle OLED de 15.3 pouces en 2560 x 1600 pixels. Un écran qui proposera une luminosité de 1100 cd/m², une colorimétrie à 100% des normes sRGB et DCI-P3 et un rafraichissement adaptatif pouvant atteindre 165 Hz. Le châssis n’a pas détaillé toutes ses dimensions mais mesure 16,7 mm d’épaisseur pour 1,65 kg ce qui laisse entendre une finition aluminium ou un alliage de magnésium.

Le stockage embarqué grimpera à un maximum de 4 To dans une distribution assez peu commune. Un duo de ports M.2 2242 est intégré au lieu d’une solution plus traditionnellement composée d’au moins un 2280 sur un portable de 15″. Le Yoga Pro 9n proposera donc un maximum de 4 To sur deux ports, mais avec une petite subtilité. Le premier 2242 sera en PCI Gen 5 tandis que le second restera en Gen 4. La connectique est assez complète puisqu’on retrouve deux ports USB4 permettant de recharger la batterie 92,5 Wh. Deux autres ports en USB 3.2 Gen2 Type-A seront disponibles, accompagnés d’un lecteur de cartes SDXC à la norme UHS-II pour des transferts rapides et d’un port vidéo HDMI 2.1 encore indispensable dans le milieu pro. 

Le choix a été fait de ne pas proposer de pavé numérique mais de mettre en valeur un système audio frontal. Le clavier est de son côté très classique chez Lenovo avec des touches AccuFeel Chiclet arrondies sur le dessous. Le pavé tactile est immense et le confort semble être au rendez-vous. Le constructeur n’a pas détaillé la partie audio, mais on peut supposer une solution spatialisée assez traditionnelle.

Yoga 9n 2-en-1

Yoga 9n 2-en-1

Le Yoga 9n 2-en-1 ajoute un côté convertible à la proposition

Avec presque le même équipement technique, le Yoga 9n 2-en-1 propose une charnière s’ouvrant sur 360°. Cela offre d’autres usages puisque l’engin pourra s’utiliser en mode tablette en poussant les faces inférieure et supérieure dos à dos. Ajoutez à cela la présence d’un écran tactile et compatible avec les stylets actifs et vous aurez un engin dédié aussi bien à la prise de note qu’à la création.

Évidemment il y a des contreparties, cette version est plus limitée en termes de consommation et son TDP sera plafonné à 70 watts. Sa mémoire vive ne dépassera pas non plus les 64 Go de LPDDR5x-9400 et un stockage divisé par deux. Un seul emplacement M.2 2242 de 2 To maximum et en PCIe Gen4 QLC. Des choix qui s’expliquent sans doute par les objectifs différents de cette machine de terrain. 

La dalle augmente de taille pour passer à 16 pouces. toujours en OLED pour sa version la plus aboutie, elle affichera en 2880 x 1800 pixels à 120 Hz maximum. Pas d’informations précises sur la qualité de la colorimétrie, mais on peut espérer là encore une couverture DCI-P3 étant donné les avantages créatifs du format. Petit bémol, le Yoga 9n 2-en-1 est plus lourd que le modèle précédent avec 1.94 Kg. La faute à une coque plus épaisse de 17.5 mm, une diagonale plus grande et une batterie plus imposante. Avec 99.9 Wh, ce second Lenovo sous RTX Spark devrait pouvoir offrir une autonomie conséquente.

Pour ce modèle Yoga 9n 2-en-1 de 16 pouces tactile et souple, Lenovo a intégré un pavé numérique complet. La connectique semble identique au précédent modèle, mais le dispositif cache une petite surprise dans son pavé tactile. Une icône est visible en bas à droite, celle d’un stylet. On peut donc imaginer que la zone pourra servir de tablette avec le même stylet que l’écran.

Pas de prix, pas de date précise. Nvidia promet une disponibilité des machines RTX Spark en octobre prochain. Sans détails sur les modèles qui seront réellement disponibles sur nos marchés.

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

Les Lenovo Yoga 9n accueillent le RTX Spark en souplesse à l’IFA 2026 © MiniMachines.net. 2026

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