Fusillade mortelle à l’université de Brown : une deuxième personne recherchée

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Kingston communique à son tour sur les problèmes liés à la pénurie de composants qui sévit sur le marché aujourd’hui. Le fabricant de SSD, par l’intermédiaire de Cameron Crandall qui pilote une partie de sa division SSD, annonce que la situation continue d’empirer.
Kingston ne fabrique pas de puces lui-même mais s’approvisionne auprès de grands acteurs de ce marché. Il est donc totalement dépendant de leur disponibilité. Cameron indique que les tarifs des mémoires allaient exploser encore plus haut dans les semaines à venir. Son analyse est assez simple, le chemin tracé par le prix des puces est une hausse qui atteint presque les 250% depuis le premier trimestre de cette année. Et cette hausse s’est concentrée sur ces deux derniers mois : 70% de cette montée en flèche des prix a eu lieu entre octobre et novembre 2025.
Les prix des composants ont toujours un certain délai entre leur fabrication et leur mise en rayon. Si les prix des puces que Kingston achète en ce moment continuent d’augmenter, les SSD qui vont être produits avec elles seront mécaniquement plus chers que ceux déjà beaucoup plus élevés qui sont disponibles en magasin. Il devient déjà difficile de se procurer des SSD, leur prix augmentent quasiment de jour en jour et certaines références deviennent totalement inabordables.
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Ce Kingston NV3, un SSD très banal au format M.2 2280 NVMe en PCIe 4.0 de 1 To est ainsi passé de 58-60€ début octobre à 123€ aujourd’hui. Un doublement de tarif qui devrait encore s’accentuer. Le modèle 500 Go de même calibre est passé de 39€ au premier octobre à plus de 80€… Quand il est dispo.
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Il y a quelques jours Transcend a communiqué de manière tout aussi inquiétante. Également dépendante des livraisons de composants puisque la marque intègre des puces tierces dans ses différents produits, elle indique qu’elle ne reçoit tout simplement plus assez d’éléments pour assurer sa production. Depuis octobre, la marque n’a pas reçu ses livraisons habituelles de puces de la part de SanDisk et Samsung. Au début du mois, les deux géants ont annoncé qu’ils retarderaient encore leurs prochains arrivages.
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Le SSD externe Transcend 1 To est passé de 99€ en octobre à 104€ aujourd’hui.
Si Transcend a pu continuer de fonctionner grâce à ses stocks, un retard trop conséquent serait catastrophique pour la marque. Cela affecterait évidemment le prix des puces, même de celles stockées précédemment, puisque c’est le seul moyen de continuer à gagner de quoi faire tourner l’entreprise en pleine disette. On s’attend donc à une augmentation des prix des SSD, des clés USB et des cartes MicroSDXC et SDXC de la marque.
Un upgrade avec un SSD Kingston, vous vous souvenez ? C’était le bon temps.
Difficile de voir quand la situation pourrait retourner à la normale, plusieurs facteurs entrent en jeu. Pour Kingston et Transcend, c’est littéralement un risque grave pour leur survie si la situation s’éternise. Comment continuer à payer son personnel, ses dettes et ses investissements si les éléments nécessaires à la fabrication de leurs produits commerciaux n’arrivent plus ou ne permettent pas les volumes nécessaires ?
Si la situation perdure, les fins de mois vont devenir assez rapidement critiques pour de nombreux acteurs de ce marché. Non seulement les tarifs vont continuer d’augmenter mais un vrai risque d’une disparition d’une partie de la concurrence existe.
Un fabricant de MiniPC m’expliquait que pour le moment nous ne sommes pas encore entrés dans le pire de la crise car tout le monde a pu faire des stocks assez opportunément. Mais à moyen terme, la situation devrait être encore pire avec une explosion telle des tarifs de certains composants qu’ils envisageaient de proposer l’ensemble de leur catalogue en version barebone. Une situation loin d’être idéale puisque cela éloigne d’office la majorité des clients potentiels.
Même si la situation revenait à la normale assez rapidement avec une production en hausse ou une baisse de la demande de l’IA, les prix ne devraient pas redescendre aussi vite. Certains doivent déjà « sponsoriser » les prix de la mémoire qu’ils achètent pour continuer à vendre des machines. Un cout qui affecte directement leurs finances et qui devra être rattrapé à terme, quand les prix de la RAM et du stockage baisseront.
SSD : Kingston et Transcend tirent le signal d’alarme © MiniMachines.net. 2025
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La carte EOP4A de Minisforum complète l’offre de la marque sur le segment OCuLink d’une manière assez inattendue. Je me suis assez longuement gratté la tête pour comprendre pourquoi la marque proposait un tel produit.
Minisforum EOP4A
La EOP4A propose de connecter un port PCIe x1, x4, x8 et x16 à un dock OCuLink qui abritera en règle générale une carte graphique externe. Comme Minisforum propose déjà un dock avec le DEG1 qui accueillera celle-ci. Le seul souci, c’est que cette solution n’aura pas vraiment d’intérêt à être externalisée de prime abord. Si une machine propose un port PCIe capable d’accueillir une carte, alors autant monter directement une solution graphique non ?
Deux constats par rapport à cette analyse. D’abord, certains PC et notamment en format Mini-ITX, ne peuvent pas accepter les cartes graphiques les plus imposantes du marché. Elles ne rentrent tout simplement pas dans les châssis. Cette solution permettra de circonvenir à cette problématique de manière temporaire. Elle ajoutera en passant la possibilité de tester des cartes graphiques facilement sur des docks comme le DEG1 pour des pros. Mais aussi et surtout, pour tous ceux qui ont acheté une solution OCuLink avec un boitier externe et une carte dedans, cela ouvre la possibilité de partager un dock avec plusieurs machines : un MiniPC et un engin plus classique.
Minisforum a intégré à sa carte EOP4A un circuit « Redriver » permettant de proposer un signal stable et sans erreur, ne nécessitant pas de pilotes. La carte est proposée à 55€ sur le site du fabricant.
Minisforum EOP4A : une carte d’extension PCIe OCuLink © MiniMachines.net. 2025
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Avec un cahier des charges spécifique, Hervé m’a demandé de trouver son nouvel écran. Il voulait une diagonale assez compacte et une définition élevée. Je lui ai proposé deux modèles et il a fini par opter pour le KTC H27P27.
Le KTC H27P27 est un 27″ proposé à 169.99€ en promo sur Amazon. C’est une solution assez sobre qui propose une définition UltraHD avec une dalle IPS en 3840 × 2160 à 60 Hz. . Pas le modèle le plus performant du monde mais un affichage suffisant pour la grande majorité des usages. Avec des bordures fines, il est pensé pour pouvoir être utilisé en duo et proposer un affichage juste.
KTC H27P27
Sa couverture de couleur est à 95% de la gamme DCI-P3 et 99% de la gamme sRGB avec une colorimétrie calibrée en usine et de grands angles de vision. Le KTC H27P27 propose une fixation de type VESA pour pouvoir le monter sur un pied ou lui accrocher un MiniPC.
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Sa connectique comprend trois entrées avec deux HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4 en plus d’un port casque Jack 3.5 mm stéréo.
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Bref, le KTC H27P27 est un bon « petit » écran de 27 pouces abordable et efficace actuellement à 169.99€ sur Amazon avec deux ans de garantie et une livraison rapide.
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En lice, qui n’a pas été retenu, un écran dans les mêmes contraintes de diagonale en UltraHD, le Dell 27 Plus S2725QC. Vendu 200€ plus cher il affiche toujours en 3840 x 2160 pixels avec une dalle IPS qui monte à 120 Hz compatible Freesync. Il propose également une colorimétrie à 99% de la zone sRGB mais se distingue avec quelques atouts.
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D’abord une connectique USB Type-C en plus de deux ports USB Type-C et Type-A escamotables en façade, une gestion des entrées en espaces de travail très complète, des agencements d’angles et d’orientation plus complets et des enceintes embarquées. Avec deux entrées HDMI et le DisplayPort en USB Type-C il proposera également trois entrées vidéo mais plus de sotie casque.
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Vendu 368.82€ avec un petit « -3% » en ce moment, c’est une alternative un peu différente qui correspond peut-être plus à une solution de bureau à associer avec un portable.
D’autres alternatives de 27″ Ultra HD existent :
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LG 27UP650K-W 27″ Ultrafine UHD 4K IPS Monitor à 214.95€ : intéressant mais livré après Noël
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AOC Gaming U27G4R – 27″ UHD 160 Hz à 269.90€
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LG 27US500 27″ UHD HDR10 IPS à 198.58€
Bon Flan : l’écran KTC H27P27 UltraHD à 169€ de Hervé (🍮) © MiniMachines.net. 2025
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Après avoir critiqué Dell et Apple pour faire leur beurre sur la disette imposée de mémoire vive, Framework annonce à son tour une augmentation de la mémoire vive dans ses options de DDR5. Hausse qui s’associe avec une mise à jour des conditions de ventes de ses machines.
Chez Framework, on estimait le 9 décembre que des entités comme Dell et Apple surfacturaient l’augmentation de la mémoire. Ce qui n’est franchement pas un scoop et qui fait partie intégrante des schémas de commercialisation de ces entreprises. Si la crise actuelle accentue le phénomène, tout le catalogue de Dell et d’Apple sont pensés dans ce sens.
Framework indiquait que son passage de 16 à 32 Go de DDR5 ne coutait que 80$ le 9 décembre. Tout en mettant en avant le fait que ce tarif ne vous offrirait qu’une seule barrette de 16 Go depuis un engin vide chez Dell. Et qu’il vous en couterait le double pour en avoir deux. Je ne vais pas revenir en détail sur les stratégies de chacun, mais cela me parait un peu difficile de comparer Dell, Apple et Framework.
Tout le monde sait, depuis toujours, qu’appeler un conseiller Dell permet de réduire sa facture d’achat significativement. Les entreprises qui contactent le service client pour acheter quelques machines à l’année bénéficient de réductions et le calcul des composants secondaires est souvent lié à cela. Doubler « gratuitement » sa mémoire vive est un « geste commercial » assez classique chez Dell. Du moins, ça l’était.
Depuis le Apple M1, la mémoire vive est intégrée directement sur le SOC
Apple de son côté embarque directement la mémoire vive dans ses puces et cela rend cette comparaison très étrange. L’impact de l’augmentation de la mémoire et des tensions d’approvisionnement est forcément très différent. Apple achète en amont de la fabrication de ses SoC. Et la marque choisit des grades de mémoire très élevés. Elle n’intègre évidemment que le très haut de gamme dans ses puces pour ne pas générer de couteux déchets de production ou de pannes à moyen terme. Là où un autre constructeur peut tolérer des barrettes défectueuses, Apple ne laissera rien passer. Imaginez vous acheter de la mémoire un peu moins haut de gamme, la monter sur une série de quelques milliers de puces et découvrir ensuite des erreurs en sortie de chaine. Le coût de fabrication d’un SoC Apple avec cette mémoire défectueuse embarquée serait catastrophique. Framework de son côté peut simplement renvoyer les barrettes qui posent un éventuel souci en SAV.
Enfin, les volumes des trois entités sont totalement différents. Les chiffres de Framework ne sont pas connus, mais Dell a distribué 10.3 millions de PC au troisième trimestre 2025. Apple, 6.8 millions. Je doute fortement que l’impact d’une pénurie de mémoire soit le même pour les trois entités. Je ne suis pas là pour défendre Dell ou Apple mais s’ils ont décidé une augmentation de la mémoire vive, c’est en anticipant probablement le scénario que va connaitre toute l’industrie en 2026. Ils le font peut être plus rapidement que d’autres tout simplement parce qu’ils vendent plus que d’autres. C’est par ailleurs lié à leur position particulière dans un calcul permettant de lisser les tarifs pour ne pas avoir à changer les prix en permanence1. Tout simplement parce que pour Dell comme pour Apple, il est difficile de proposer des devis et des contrats professionnels avec des tarifs qui fluctuent.
Ainsi Framework achète sa mémoire avec plus de souplesse que Dell ou Apple, peut changer de fournisseur/fabricant et même utiliser des grossistes au besoin. Son appétit n’est pas tout à fait le même en quantité. Dell et Apple ont dû signer des engagements sur une période plus longue pour obtenir l’approvisionnement nécessaire à leur fonctionnement. Et leurs fournisseurs n’ont évidemment pas décidé de leur faire un cadeau en se basant sur le cours du jour pour déterminer leurs contrats à long terme. S’ils savent que les prix vont monter à l’avenir, ils vont anticiper un tarif moyen sur l’année 2026.
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Au final, Framework monte donc le prix de ses composants à son tour mais uniquement pour les options. La marque a dû sécuriser un assez gros stock de DDR5 avant la hausse qu’elle conservera au prix d’avant la hausse pour ses machines pré-équipées. Comme la marque n’écoule pas 10.3 millions de PC par trimestre comme Dell, ce qui veut dire 3.43 millions de PC par mois entre juillet en septembre, ou 114 333 PC par jour, chaque jour pendant trois mois, elle peut se le permettre. Si elle avait la même distribution que Dell, Apple ou un autre acteur du TOP 10 des vendeurs de PC mondiaux, elle serait dans le même bain.
D’ailleurs ce n’est qu’une question de temps avant que la marque soit obligée d’augmenter tous les tarifs de ses composants mémoire. Le fait que ses composants n’augmentent pas dans ses portables va les rendre plus séduisants et son stock va disparaitre plus vite. Et le constructeur en est pleinement conscient puisqu’il a déjà modifié ses conditions générales de vente pour éviter que de petits malins achètent des portables Framework avec des options mémoire vive et puissent les renvoyer sans cette même mémoire. Désormais il faudra renvoyer la machine telle qu’elle a été livrée, options comprises, pour bénéficier d’un remboursement.
Framework de mauvaise foi avec l’augmentation de la mémoire © MiniMachines.net. 2025
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Difficile de résumer cette longue vidéo, très dense, de la construction de cet improbable Portable C64. Tout y passe. De la conception de la machine mobile à l’intégration de la carte Raspberry Pi en incluant même la réalisation d’un clavier au design et au marquage propre à cette machine Commodore.
Comme j’ignore par quoi commencer, je ne vais même pas essayer de tout détailler dans cette vidéo de Kevin Noki. Je vous encourage à vous y plonger quand vous aurez trente minutes devant vous.
Le Portable C64
La somme de travail et de savoir faire réunie ici est impressionnante. Le design de base de l’objet, la qualité de l’impression 3D, le choix des coloris des matériaux, tout est parfait pour donner l’impression que ce portable C64 est vraiment sorti d’une usine en 1982.
Le clavier maison du Portable C64
Le travail mené autour du clavier est assez impressionnant. Celui de la machine originale est réellement particulier avec des touches d’un format particulier qui comprenaient une double sérigraphie. Non seulement la police utilisée est spécifique, mais le marquage de la partie avant de chaque touche fait partie de l’objet d’origine. La création de décalcomanies avec du papier transfert de l’ensemble du clavier et la pose de celles-ci, après découpe au plotter, est un vrai tour de force.
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Pour ajouter une poignée au Portable C64, comme c’était parfois le cas des machines transportables dans les années 80, l’auteur a mis en place un système original. La poignée imprimée peut se rétracter dans le châssis en recyclant une solution utilisée en menuiserie. Cela permet de monter et de descendre la poignée facilement. On la pousse légèrement pour qu’elle se déploie et quand on l’enfonce de nouveau, elle reste affleurante au châssis.
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Le cœur de la machine est un Raspberry Pi associé à un HAT pour lui ajouter un SSD NVMe. Mais beaucoup d’autres composants secondaires sont présents autour de cette base. L’auteur veut absolument pouvoir utiliser des périphériques originaux de la marque avec son portable C64. Cela passe donc par la création de petits circuits secondaires pour ajouter différents accessoires : joysticks, magnétophone, lecteur de disquettes… Tout cela passe par des ports propriétaires à la machine d’origine implantés autour de solutions Arduino classiques. D’autres connecteurs sont plus modernes comme de l’USB et du HDMI qui serviront à programmer la machine, par exemple.
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Pour alimenter l’engin, un jack est positionné vers l’extérieur en relais d’une solution de batterie intérieure. Là encore une solution assez intéressante a été trouvée avec une sorte d’onduleur constitué de 6 cellules 18650 et d’une électronique qui redistribue le courant. Il s’agit d’une solution livrée sans batterie à moins de 10€ qui propose plusieurs sorties en 5, 9 et 12 volts et qu’on alimente en 12V. Elle propose également des LEDs indiquant l’état de charge des 6 cellules 18650 et un interrupteur.
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J’ai trouvé cette solution très intéressante pour de nombreux projets. Comme elle n’est pas trop chère, je suppose qu’elle pourrait convenir à beaucoup de monde. Une partie de la vidéo montre comment Kevin Noki modifie cet accessoire pour permettre un affichage de ses LEDs vers l’extérieur tout en informant la carte Raspberry Pi de l’état de la batterie. Un petit convertisseur supplémentaire permet d’ajuster les 9V vers du 5 volts. Mieux encore, la solution est détournée pour que les cellules soient accessibles via une trappe sous l’appareil. Ce qui permettra de les changer facilement en cas de besoin sans avoir à tout démonter.
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L’écran retenu affiche sur une diagonale de 10 pouces en 4:3 et en 1024 x 768 pixels qui ne convient pas tout à fait à Kevin. Il veut pouvoir ajuster son contraste simplement grâce à une molette sur le côté du Portable C64. Un détail qui ajoute encore une correspondance avec l’écran de la machine originale et rend l’ensemble encore plus cohérent. Comme si cela ne suffisait pas, le firmware de la carte contrôleur est également modifié pour faire disparaitre les messages « HDMI IN » de l’écran d’origine. Encore une fois beaucoup de travail de recherche pour obtenir un résultat qui ne brouillera pas l’ambiance globale de l’engin au démarrage.
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Le passage de câble se fait par la base au travers d’un espace dans la grosse charnière de l’engin. Des ergots coulissants sont mis en place pour permettre à l’écran de rester sagement refermé sur sa base. Le résultat est bluffant, à tous points de vue. Je n’ai aucune idée du temps de travail injecté dans ce projet, mais c’est un des plus aboutis que j’ai pu voir à ce jour. A la fois dans le design et l’esprit global de la machine, mais également par les différentes solutions trouvées pour rendre l’objet cohérent.
Kevin Noki ne publie pas beaucoup de vidéos mais c’est toujours un régal de les suivre. Je vous avais présenté en 2024 sa vidéo du FlatMac qui était déjà exceptionnelle. (abonnez vous !)
Un portable C64 totalement imprimé en 3D sur une base de RPi © MiniMachines.net. 2025

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Le FEVM FA-EX1 n’est pas un MiniPC FEVM. Dans le sens où cette marque ne fabrique rien mais ne fait que proposer des designs génériques sur lesquels elle accroche son logo. On l’a bien vu avec le FEVM FA-EX9, déjà sous processeur AMD Strix Halo, avec une carte mère qui a été reprise par de nombreux constructeurs, de Colorful à Corsair en passant par AOKZOE ou PELADN.
FEVM FA-EX1
Au mieux, le FEVM FA-EX1 aura donc un boitier unique et original avec une carte mère générique. Au pire, ce sera juste un logo sérigraphié sur une coque disponible chez d’autres marques. Dans tous les cas, l’objet sera probablement trop mal garanti pour être réellement intéressant pour nous. Annoncé en Chine pour 10 999 Yuans HT en version 64 Go de LPDDR5x-8533 soudée à la carte mère, sans stockage ni système, il devrait donc couter 1325€ HT et 1590€ avec juste 20% de TVA. Une version 128 Go sera également proposée mais on ne sait ni quand ni à quel tarif.
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Pour ce prix, le FEVM FA-EX1 propose surtout un châssis extrêmement compact. Un volume d’environ 1 litre avec 22 cm de large, 13.3 cm de profondeur et 3.5 cm d’épaisseur. Entièrement construit en aluminium, le boitier est largement aéré sur le dessus et embarque un système de double ventilation pour encaisser les watts dégagés par la puce AMD. Le processeur Ryzen AI Max+ 395 avec ses 16 cœurs et son circuit Radeon 8060S 40 cœurs pouvant dégager un TDP de 120 watts à lui seul par défaut. FEVM indique que son MiniPC pourrait ainsi encaisser un total de 160 watts en prenant en compte la totalité des composants : mémoire et SSD compris.
A l’intérieur du boîtier, on retrouvera pas moins de trois ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 dont un sera occupé par une extension prenant en charge la sortie OCuLink de la machine. Extension qu’on pourra retirer pour la remplacer par un stockage, au besoin. Un quatrième port M.2 2230 embarquera un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.3.
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On ne découvre absolument aucun connecteur en façade, ce qui est souvent le signe d’un design de carte mère industrielle copié pour un usage détourné. On retrouve sur le côté gauche un port USB4, un jack audio combo 3.5 mm et la sortie OCuLink, à droite un lecteur de cartes SDXC et le bouton de démarrage illuminé par une LED.
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À l’arrière, le reste de la connectique s’étale tout en largeur sous une grande ouïe de ventilation pour repousser l’air chaud. On note une entrée d’alimentation au format Jack, un second USB4, des ports vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 2.0, deux USB 3.2 Type-A et deux ports Ethernet Gigabit. Le premier en 10 Gb et le second en 2.5 Gb. Le boîtier cache également quelques petites surprises. Invisibles sur les images, le constructeur indique qu’une paire d’enceintes stéréo et deux microphones sont intégrés dans le châssis. Sous l’engin, on aperçoit quatre trous qui laissent entendre la possibilité d’accrocher la minimachine en mode VESA.
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Le précédent modèle de la marque ne s’est pas exporté et, avec trois mois de garantie locale seulement, le FEVM FA-EX1 ne risque pas de séduire grand monde en Europe. Il faudra néanmoins surveiller l’existence de ce boitier et probablement d’autres minimachines avec une carte mère identique dans les mois qui viennent. Pour ma part, je trouve l’engin assez étrange avec un mélange des genres très peu attirant.
L’intérêt de ce genre d’engin est dans la présence d’un circuit graphique intégré au processeur suffisant pour jouer et travailler correctement. Pourquoi forcer un OCuLink dédié à l’usage de solution graphique externe ? La connectique est faible pour un usage de PC généraliste. Pourquoi ne pas proposer un boitier plus épais qui autorisera des ventilateurs plus costauds et moins bruyants ainsi que plus de ports ? Cela ressemble vraiment plus à une opportunité saisie par FEVM autour d’une carte mère pensée au départ pour une intégration industrielle qu’autre chose.
Source : Notebookcheck
FEVM FA-EX1 : un autre MiniPC sous Ryzen AI Max+ 395 © MiniMachines.net. 2025
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Le Beelink ME Pro débarque après le joli succès du Beelink ME Mini lancé en début d’année. Il reprend la même idée de construire un MiniPC NAS mais la développe avec d’autres atouts. On retrouve, en particulier, une véritable volonté d’évolution mais également un pas de côté en terme de stockage.
Source : NASCompares
Le Beelink ME Pro prend ainsi la suite d’un très bon Beelink ME Mini. Un MiniPC un peu particulier qui proposait d’embarquer pas moins de six SSD au format M.2 2280. Problème pour Beelink, en cette fin 2025 et pour l’année qui vient au moins, il faudra sacrifier son PEL pour remplir un MiniPC avec autant de stockage de ce type neuf. Changement de vision donc, la marque va s’orienter vers une autre voie. Et c’est là que le Beelink ME Pro se démarque.
Au lieu de s’orienter vers des SSD M.2 comme au temps de notre jeunesse insouciante de février 2025, lorsque les Gigaoctets coulaient à flots. Quand le TeraOctet ne coutait qu’une soixantaine d’euros. Le constructeur va proposer un NAS qui embarquera deux ou quatre baies au format 3.5″. Le bon vieux gros format de disque mécanique qui est censé être moins sensible à la hausse.
Beelink ME Pro
Cette évolution seule ne serait pas vraiment remarquable face au marché actuel. Des marques comme Aoostar proposent ce type de solution depuis un moment. Pour se détacher du reste de l’offre, le Beelink ME Pro va proposer un boitier permettant de remplacer sa carte mère. À la base de l’engin, un tiroir offre la possibilité d’extraire la totalité du dispositif. Le propriétaire peut alors le faire évoluer en rajoutant un SSD par exemple.
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Mais il pourra également remplacer la totalité de sa carte mère par un autre modèle. On imagine que Beelink veut créer une lignée de cartes propriétaires qui assurerait à ses clients d’évoluer dans la durée. La marque promet même différentes plateformes. Des cartes mères AMD, ARM et Intel étant annoncées spécifiquement pour ce NAS. Pour le moment, peu d’informations sur la commercialisation de telles cartes. On imagine cependant assez facilement l’idée de pouvoir faire évoluer son engin dans la durée suivant ses besoins.
Le tout est intégré dans des boitiers de tailles modestes, 16.6 cm de haut et de profondeur pour 14.6 cm de large pour le modèle quatre baies. Et 16.6 cm de profondeur, 12.1 cm de hauteur et 11.2 cm de large pour la version 2 baies.
Sur certains passages la mémoire vive est soudée sur le Beelink ME Pro
Ces solutions n’ont pas été détaillées et on ignore la capacité de la mémoire vive LPDDR5 soudée sur les cartes. On ignore également quel type de mémoire. Beelink est un acteur qui a signé depuis des années un contrat avec Crucial. Le fabricant lui fournit la totalité de ses puces mémoire et de ses stockages. Mais avec le retrait de la marque du grand public, il est difficile de savoir si ce contrat va durer ou non. Micron n’a pas mis fin à Crucial, le constructeur arrête seulement de distribuer en direct ces produits. Reste à savoir si les contrats avec un acteur de la taille de ce constructeur de MiniPC résisteront.
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La partie SSD semble assez complète avec pas moins de trois ports M.2 2280 NVME PCIe disponibles sous la carte mère. Et deux au dessus, à côté du processeur. Si on additionne les options de la version la plus complète du Beelink ME Pro, on arrive donc à pas moins de 5 SSD M.2 NVMe et 4 baies 3.5″. Attention cependant, Beelink prévient que suivant les cartes mères, la mémoire vive et le stockage M.2 ne seront forcément pas identiques.
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Sur d’autres passages de la vidéo, on peut voir en effet que la partie inférieure embarque deux emplacements M.2 2280 NVMe seulement associés à une paire de barrettes de mémoire vive DDR5 au format SODIMM très classiques.
Le détail de la connectique est mieux connu. On retrouvera à bord un double port Ethernet avec un 5 Gigabit piloté par un circuit RTL8126 et un 2.5 Gigabit sous Intel i226-V. Pour le reste, la connectique est classique pour un NAS de ce type avec un USB 3.2 Gen 2 Type-A et un autre en format Type-C, deux USB 2.0 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et une sortie vidéo HDMI.
| Beelink ME Pro Intel | |
|---|---|
| Modèle | Beelink ME Pro NAS |
| Format | NAS de bureau compact 2 baies SATA 3,5/2,5 pouces 3 emplacements M.2 NVMe |
| Processeur | Intel N95 / Intel N150 |
| Mémoire | 12 Go LPDDR5 (N95) ou 16 Go LPDDR5 (N150) |
| Stockage système | SSD 512 Go (N95) ou SSD 1 To (N150) |
| Dimensions | 165,905 × 121 × 115,95 mm |
| Ethernet | 1× 5 GbE (Realtek RTL8126) 1× 2,5 GbE (Intel i226-V) |
| USB | 1× USB 3.2 (10 Gbit/s) 2× USB 2.0 1× USB Type-C (10 Gbit/s, données/vidéo) |
| Sortie vidéo | 1× HDMI, jusqu’à 4K à 60 Hz |
| Configuration M.2 | 1× PCIe 3.0 x2 2× PCIe 3.0 x1 |
| Wi-Fi | Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 MediaTek MT7920 format M.2 2230 |
| Système d’exploitation | Aucun |
| Disponibilité | Prévue pour décembre 2025 |
Pas d’info réelle de prix ni de disponibilité pour le moment. Pas plus de détails sur l’équipement de toutes les cartes mères non plus. NASCompares indique que des versions Intel N95 avec 12 Go de mémoire vive et des modèles N150 avec 16 Go de RAM seront proposés. Dans les deux cas de la mémoire LPDDR5 soudée à la carte mère. Des SSD en 512 Go et 1 To. Des rumeurs parlent de puces Intel Alder Lake-N et Twin Lake mais il est difficile de savoir quelles puces seraient embarquées avec les solutions AMD et Qualcomm. Pour AMD, la solution retenue par Aoostar avec le WTR Pro et son Ryzen 7 5825U pourrait être une solution. Chez Qualcomm, on imagine assez mal un haut de gamme type Snapdragon X2 pour des histoires de coûts et cela reste donc assez flou pour le moment. Pas d’idée de prix ni de date de disponibilité à cette heure.
Dans tous les cas, il est tout de même super intéressant de voir la marque Beelink se développer sur le temps long. On a pu assister à son éclosion au fil des années. Elle a su évoluer au fur et à mesure que l’engouement pour les MiniPC évoluait. D’un fabricant assez classique qui fonctionnait surtout en OEM c’est devenu une marque réellement identifiée avec un vrai savoir-faire, un suivi logiciel, un design travaillé et de bons réflexes techniques. Une vraie signature sur ce marché particulier.
Beelink ME Pro : un MiniPC NAS modulaire et multi processeurs © MiniMachines.net. 2025

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Sur le papier, difficile de voir de réelles différences entre le Geekom A7 Max et le A7 « tout court » annoncé en juillet 2024. On retrouve le même processeur AMD Ryzen 9 7940HS, un équipement accessoire tout à fait correct et des possibilités d’usages complètes et variées.
Ce qui change, c’est ce que l’on ne voit pas en dehors du listing des principaux composants. D’abord l’emballage du MiniPC et ensuite son prix. Le premier est voulu par le constructeur, le second est conjoncturel.
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Le Geekom A7 Max reprend donc un équipement équivalent à son prédécesseur. Un Ryzen 9 7940HS « Phoenix » qui développe 8 cœurs Zen4 dans des fréquences de 4 à 5.2 GHz et 16 Threads avec 40 Mo de cache au total. Il propose également un circuit graphique Radeon 780M développant 12 cœurs RDNA3. Le tout dans un TDP situé entre 35 et 45 watts. Une puce musclée, donc, qui est ici proposée avec 16 Go de DDR5-5600 en double canal alors que le précédent modèle en proposait le double. Le stockage est confié à un port M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 et il est question ici d’un stockage de base de 1 To.
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Ce qui change vraiment, c’est le boîtier qui emballe l’engin. On retrouve un bloc d’aluminium de 13.5 cm de large pour 13.2 cm de profondeur et 4.59 cm d’épaisseur. Entièrement en aluminium, il propose en façade pas moins de quatre ports USB 3.2 Gen 2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton d’alimentation. Sur sa tranche droite, on note la présance d’un Antivol type Kensington Lock et à gauche un lecteur de cartes SDXC.
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A l’arrière, le dispositif est complété par une alimentation 19V au format Jack qui pourra être remplacée par une alimentation USB Type-C via la première prise USB4 de la machine qui en comporte deux. Ces ports permettront également d’alimenter deux écrans en DisplayPort en plus des deux sorties vidéo HDMI 2.0 plus classiques. Un double port Ethernet Gigabit 2.5 Gigabit est intégré en plus du module M.2 2230 en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 pré-installé.
La bonne liaison Wi-Fi sera assurée par la présence d’antennes positionnées sur cette partie arrière de l’engin qui est la seule à être en plastique pour laisser passer les ondes sans fil.
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On note au passage le bon positionnement du processeur, au-dessus de la carte mère. Cela permet de ne pas gêner l’évacuation de l’air chaud de la machine avec les câbles. Sous le boîtier, le Geekom A7 Max propose une solution classique comprenant des éléments métalliques en contact avec le processeur et les MOSFET. Ceux-ci conduiront la chaleur au travers de deux caloducs qui la distribueront vers des ailettes en métal orientées vers l’arrière de l’engin. Un ventilateur repoussera de l’air frais aspiré par les côtés, au travers des ailettes. Une solution très classique qui suffira amplement à dissiper la chaleur émise par le processeur.
Ce genre de MiniPC, compact et évolutif en mémoire comme en stockage, peut se fixer derrière un écran grâce à un support VESA livré. Il est capable de remplacer des machines bien plus volumineuses dans quasiment tous les rôles d’un ordinateur moderne : surf, bureautique, création musicale, programmation, retouche d’image, conception 3D ou architecturale, développement photo numérique, montage vidéo et même jeu FullHD.
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Livré sous Windows 11 Pro, le Geekom A7 Max est proposé à 799€ sur le site de la marque. Le code GKA7MAX permettra de réduire son prix de 5% au moment du paiement. Cela fait un total de 759.05€ TTC avec une livraison gratuite depuis l’entrepôt français ou allemand du constructeur avec 3 ans de garantie. On notera tout de même qu’à une époque, le Geekom A7 classique avec le même processeur dans un boitier différent était proposé à 699€ en version 32 Go / 1 To en février. L’augmentation de la RAM a déjà fait des ravages et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Il est plus que probable que cela soit encore pire en 2026.
Geekom A7 Max : un nouvel écrin pour le Ryzen 9 7940HS © MiniMachines.net. 2025
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Mise à jour du 16/12/2025 : Samsung a démenti tout arrêt de sa production de SSD SATA. Le fait est que celle-ci reste en baisse constante depuis des années. Et ce n’est clairement plus la préoccupation première de la marque. Mais prendre les pincettes de rigueur avec cette rumeur était donc un bon calcul et cela n’enlève rien au marasme actuel du marché.
Billet original du 15/12/2025 : Cela fait un moment que les producteurs de SSD SATA 2.5″ réduisent la voilure. Il faut dire que depuis plus de trois ans l’énorme majorité des constructeurs de portables proposent uniquement des SSD au format M.2. Mis à part quelques rares exceptions, le format a largement été mis de côté par ce segment de l’industrie.
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Même combat chez les fabricants de cartes mères qui proposent quasiment toutes des port M.2 par défaut. Les grandes marques de PC prêts à l’emploi ont également de plus en plus recours à ces SSD NVMe plus rapides et efficaces, un petit tour chez les géants du secteur donne un éclairage assez évident de la situation. Même sur les machines professionnelles les plus populaires du marché, le recours au NVMe est devenu quasi systématique. Si le format SATA3 est toujours présent, il sert surtout désormais à proposer la possibilité d’ajouter des disques mécaniques pour certains utilisateurs. Mais la très grande majorité des machines n’embarquent plus du tout de SSD SATA.
Les baies 2.5″ pour SSD SATA ont quasiment disparu des MiniPC
Reste les machines plus anciennes ou celles qui veulent étendre leur stockage en n’ayant pas d’autre choix qu’une solution au format 2.5″. Cela représente un certain marché dont le volume décroit sans cesse depuis des années. Un marché surtout opéré par des pros pour des raisons de coût. Plus vraiment par choix.
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Source HDin Research
Et cela se traduit en chiffres par une baisse mécanique du secteur depuis des années. Ce tableau indique que si les SSD SATA détenaient 70% du marché en 2017, ils n’ont plus que 15% de celui-ci en 2024. Ils sont même considérés comme un marché de niche lié à son avantage de coût. Bénéfice qui s’est largement estompé au fil du temps d’ailleurs. Avec l’arrivée des dernières générations de formats PCIe 4.0 et 5.0, les générations de SSD PCIe 3 ont vu leur prix baisser et se positionner face et parfois en dessous de celui des SSD SATA.
Face à ce recul dans un marché où Samsung n’est pas le plus important fabricant, on pourrait aisément comprendre un changement de position de la marque. Samsung serait en train de largement baisser, voire de stopper totalement sa production de ces produits qui se vendent moins bien. Pour orienter ses lignes de production vers ce que les clients demandent, des SSD NVMe. On retrouve ici le B-A-BA du commerce en général : on produit ce que les gens veulent en majorité. Et surtout, on anticipe vers quoi le marché tend pour l’avenir. Avec la disparition plus ou moins complète des baies 2.5″ des portables, on sent bien que le moment n’est pas venu d’investir dans une nouvelle ligne de production à ce format. Tirer la sonnette d’alarme en annonçant un possible mouvement de Samsung va amplifier une crise des composants déjà là semble surtout vouloir jeter de l’huile sur le feu.
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Les constructeurs ont totalement anticipé ce mouvement puisque c’est tout simplement lui qui l’a initié. Dire l’inverse me parait grotesque. Je sais qu’il est vendeur de souffler sur les braises des crises pour faire du clic, mais il suffit de regarder autour de soi pour voir que le secteur du SSD SATA est en érosion constante depuis des années.
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Ce portable Lenovo Ideapad Slim, qui date de 2023, est actuellement le modèle le moins cher de la marque sur Amazon. Même ce modèle ancien et très abordable est équipé d’un SSD M.2 2242. Les SSD SATA ont quasiment disparu de la production des principaux constructeurs mondiaux : Lenovo, HP, Dell, Apple et Asus. Il faut écumer des pages et des pages de références pour trouver la moindre offre commerciale pour les pros comme les particuliers avec ce type de stockage par défaut.
Sur les segments qui nous occupent le plus, les MiniPC, les portables et même les formats de PC utilisant des cartes mères Micro-ATX et Mini-ITX, les SSD SATA sont en nette voie de disparition. Les constructeurs préférant proposer deux ou trois emplacements M.2 plutôt qu’un seul associé à une baie 2.5″. Sur les portables, même de grande diagonale, c’est devenu évident. Quant aux cartes mères, les ports SATA ressemblent souvent plus à un reliquat du passé qu’à une option totalement exploitée.
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Les SSD SATA sont donc en plein déclin, depuis longtemps. Et cela n’a rien à voir avec la crise des composants actuelle. Du reste, si Samsung recentre bien sa stratégie autour de nouvelles puces de stockage, c’est peut-être justement pour proposer des solutions en forte demande. Chercher à anticiper une hausse constante des commandes au lieu de continuer à produire des SSD SATA qui se vendent beaucoup moins. Si Samsung ne réagit pas assez tôt, on connait le scénario le plus probable. Une surproduction de SSD SATA qui va conduire à une baisse de leur tarif d’un côté. Une sous-production de SSD NVMe qui conduira à une augmentation des prix de l’autre.
Samsung sucre les SSD SATA ? Pas si vite ! © MiniMachines.net. 2025