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La Californie prépare un nouveau plan de rabais pour les VE

6 février 2026 à 15:12

La Californie veut compenser la fin du crédit fédéral en lançant 200 millions $ de rabais pour soutenir l’adoption des véhicules électriques.

Les ventes de véhicules électriques restent un enjeu central de la politique automobile et environnementale aux États-Unis, et la Californie entend conserver son rôle de locomotive dans ce domaine. Face à la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, l’État dirigé par Gavin Newsom prépare un dispositif de substitution d’ampleur. Le gouverneur a annoncé son intention de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars afin de soutenir directement l’acquisition de voitures électriques, neuves comme d’occasion, par le biais de nouveaux rabais ciblés sur l’énergie propre.

Cette initiative intervient dans un contexte de transition énergétique accélérée, mais aussi de tensions politiques et budgétaires. La Californie demeure l’un des marchés automobiles les plus dynamiques du pays en matière d’électrification, avec une adoption massive des véhicules zéro émission, qu’il s’agisse de berlines, de SUV ou de crossovers électriques. Pour l’exécutif californien, la fin du soutien fédéral ne doit pas ralentir cette dynamique, jugée essentielle tant pour la qualité de l’air que pour la lutte contre le changement climatique.

Un relais à la disparition du crédit fédéral

Le crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars constituait jusqu’ici un levier majeur pour stimuler la demande de véhicules électriques aux États-Unis. Sa suppression crée un vide que plusieurs États hésitent à combler, mais que la Californie entend assumer pleinement. Selon Gavin Newsom, l’objectif est clair : maintenir l’accessibilité financière des modèles électriques et hybrides rechargeables, tout en encourageant un parc automobile plus propre.

Les contours précis du nouveau programme de rabais restent à définir. Le gouverneur a toutefois indiqué que le principe serait similaire aux dispositifs précédents, avec des aides directes à l’achat destinées aux particuliers. Ces incitations viseraient aussi bien les véhicules neufs que les modèles d’occasion, un point jugé crucial pour démocratiser l’accès à la mobilité électrique et toucher des ménages plus modestes. Dans ses déclarations, Newsom a insisté sur la nécessité de « protéger les Californiens dans un monde plus chaud et plus sec », reliant explicitement la politique automobile à la résilience climatique.

L’héritage des anciens programmes de soutien

La Californie ne part pas d’une page blanche. L’État a déjà mis en œuvre, pendant plus d’une décennie, un programme de rabais pour les véhicules propres qui a soutenu l’achat de près de 586 000 véhicules pour un montant total de 1,49 milliard de dollars. Ce dispositif, largement reconnu pour son efficacité, a contribué à faire de la Californie un leader national en matière de véhicules électriques et hybrides.

Cependant, ce programme a pris fin en 2023, faute de financements suffisants. La montée en puissance rapide des ventes de voitures électriques, combinée à la baisse des recettes fiscales issues de l’essence, avait fragilisé les ressources destinées à l’entretien des infrastructures routières. Cette contrainte budgétaire explique la prudence actuelle des autorités quant au niveau exact des futurs rabais. Le California Air Resources Board (CARB), organisme chargé historiquement de la gestion de ces aides, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour déterminer le montant par véhicule.

Un contexte politique et réglementaire tendu

Au-delà des enjeux budgétaires, le nouveau plan californien s’inscrit dans un environnement politique complexe. L’administration Trump a engagé plusieurs actions visant à réduire ou remettre en cause certaines prérogatives environnementales de la Californie, notamment en matière de normes d’émissions. Le CARB se retrouve ainsi sous pression, alors même qu’il joue un rôle central dans la mise en œuvre des politiques de mobilité propre.

Gavin Newsom a clairement positionné son initiative comme une réponse directe aux coupes fédérales annoncées à l’automne 2025. En réaffirmant son engagement en faveur de « l’air pur et des emplois verts », le gouverneur entend aussi soutenir la filière automobile locale, de plus en plus tournée vers l’électrique, et préserver l’attractivité du marché californien pour les constructeurs et équipementiers.

À moyen terme, ces nouveaux rabais pourraient influencer les stratégies commerciales des marques automobiles, encouragées à maintenir ou renforcer leur offre de véhicules électriques accessibles. Dans un marché où le prix reste un frein majeur à l’adoption, le soutien public demeure un outil clé pour accélérer le renouvellement du parc roulant et atteindre les objectifs climatiques de l’État.

Notre avis, par leblogauto.com

La Californie confirme son rôle de laboratoire de la transition automobile aux États-Unis en cherchant à compenser la fin du crédit fédéral pour les véhicules électriques. L’enveloppe annoncée de 200 millions de dollars reste significative, même si son impact dépendra du montant réel des rabais accordés par véhicule. Ce dispositif pourrait contribuer à stabiliser la demande dans un contexte politique incertain, mais il souligne aussi la dépendance persistante du marché électrique aux aides publiques. Enfin, la pression exercée sur le CARB rappelle que la transition vers une mobilité zéro émission demeure étroitement liée aux arbitrages réglementaires et budgétaires.

Crédit illustration : chargepoint.

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VW mise sur la Chine pour relancer ses véhicules électriques

6 février 2026 à 13:12

Volkswagen augmente ses exportations depuis la Chine face à la guerre des prix des véhicules électriques et vise 15 % de part de marché.

VW intensifie ses exportations depuis la Chine

Volkswagen AG prévoit d’accroître ses exportations de voitures fabriquées en Chine afin de tirer parti des faibles coûts de production du pays asiatique dans un contexte de guerre des prix sur le marché des véhicules électriques. Le constructeur allemand a déjà commencé à expédier des véhicules vers le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est, tout en envisageant des ventes futures en Afrique et en Amérique du Sud. Le PDG Oliver Blume a déclaré à Berlin que les technologies et produits développés en Chine offrent de nouvelles opportunités d’exportation dans des régions difficilement desservies depuis l’Europe, constituant un levier stratégique essentiel pour le groupe.

Le marché chinois des voitures de luxe et de prestige a connu un effondrement rapide de près de 80 %, sans perspectives de reprise à court terme selon Blume. Pour répondre à cette situation, Volkswagen mise sur une nouvelle architecture électronique co-développée avec le constructeur chinois Xpeng. La production du premier modèle basé sur cette plateforme, la berline électrique ID. UNYX 07, a déjà commencé, avec des livraisons prévues cette année.

Adaptation à la concurrence locale et pression sur les prix

La tarification joue un rôle clé pour reconquérir des parts de marché en Chine. La concurrence reste intense, notamment avec les fabricants locaux comme BYD, et les prix se sont en grande partie stabilisés. Volkswagen a adapté sa structure de coûts afin de maintenir la rentabilité sur ses nouveaux modèles malgré l’environnement concurrentiel. La société a également transféré davantage de recherche et développement en Chine et collaboré avec Xpeng pour les logiciels, dans le cadre d’une réorganisation visant à réduire les coûts et à renforcer sa compétitivité locale.

Volkswagen prévoit de lancer 20 nouveaux véhicules électrifiés sur le marché chinois en 2026 pour inverser la baisse des ventes, qui sont passées à environ 2,7 millions l’année dernière contre plus de 4 millions avant la pandémie. Ce ralentissement a particulièrement affecté Porsche AG, la marque de luxe du groupe, qui produit uniquement en Europe et fait face à des obstacles commerciaux aux États-Unis et en Chine.

Objectifs stratégiques et perspectives pour 2030

Le groupe allemand est sous pression en raison du ralentissement chinois, des tarifs américains et de la demande inégale en Europe. Blume a initié une restructuration impliquant la suppression de dizaines de milliers d’emplois et l’introduction de modèles hybrides supplémentaires. Pour la Chine, 2026 est envisagée comme une année de transition : Volkswagen vise à développer ses véhicules électrifiés tout en stabilisant ses volumes de vente. L’objectif à long terme est de rester l’un des trois principaux constructeurs automobiles chinois et d’atteindre une part de marché de 15 % d’ici 2030, contre environ 11 % actuellement.

« Il n’y a aucune autre région au monde où la transformation de notre industrie se déroule de manière plus cohérente, plus dynamique et plus rapide », a déclaré Blume. « Seul celui qui réussit en Chine réussira ailleurs dans le monde. »

Notre avis, par leblogauto.com

Volkswagen mise clairement sur la Chine comme levier stratégique pour ses véhicules électriques et hybrides. L’exportation accrue et la localisation de la R&D montrent une volonté de réduire les coûts et de rester compétitif face à des acteurs locaux comme BYD. La nouvelle architecture électronique et le partenariat avec Xpeng indiquent un virage vers une adaptation fine aux préférences du marché chinois. Cependant, le groupe reste exposé à la volatilité des ventes et à la concurrence intense, ce qui rend la consolidation de sa part de marché à 15 % d’ici 2030 un défi ambitieux mais crucial.

Crédit illustration : VW.

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L’Afrique du Sud révise sa politique pour relancer la production auto

6 février 2026 à 07:12

L’Afrique du Sud prépare des mesures pour stimuler la production locale de véhicules face à la concurrence internationale.

L’Afrique du Sud s’apprête à dévoiler d’ici fin février de nouvelles mesures destinées à relancer sa production locale de véhicules. Cette initiative gouvernementale intervient alors que le pays a perdu sa position de premier producteur automobile du continent au profit du Maroc. Les autorités cherchent à renforcer l’industrie nationale face à des pressions multiples, telles que la transition vers les véhicules électriques et hybrides, les normes d’émissions plus strictes, la concurrence accrue des importations à bas coût en provenance de Chine et d’Inde, et les dynamiques commerciales internationales.

Une relance nécessaire face à la concurrence internationale

Les responsables du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence mènent une revue complète de la politique automobile actuelle. Selon Mkhululi Mlota, directeur principal du secteur automobile, les propositions incluent des recommandations de l’industrie et des parties prenantes visant à inverser la baisse de la localisation des véhicules. Une proposition finale devrait être présentée avant la fin février. Le vice-ministre Zuko Godlimpi a précisé que le gouvernement envisage des réformes fiscales pour favoriser la production locale, notamment par la modification de la taxe ad valorem sur les véhicules de luxe et la réévaluation des droits de douane. Ces mesures devraient être discutées prochainement avec le Trésor national.

Le plan directeur automobile sud-africain de 2018 visait à porter la production nationale à environ 1,4 million de véhicules, soit 1 % de la production mondiale, et à augmenter le contenu local des véhicules assemblés à 60 %, contre moins de 40 % actuellement. En 2025, la production locale a atteint 602 302 unités, mais les véhicules légers importés représentaient encore 69,3 % des ventes nationales. Cette situation reflète l’impact des importations bon marché, notamment depuis l’Inde et la Chine, qui continuent de concurrencer les modèles produits localement.

Réformes fiscales et droits de douane en étude

Parallèlement, le gouvernement mène des discussions avec des constructeurs automobiles chinois pour développer la fabrication locale et attirer davantage de capacité de production. Ces démarches ont été renforcées après l’annonce récente de Nissan concernant la vente de ses actifs de fabrication sud-africains à la filiale locale de Chery Automobile, un groupe chinois. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de relance industrielle, combinant mesures fiscales et partenariats étrangers pour stimuler l’investissement et sécuriser des emplois dans le secteur automobile.

Partenariats étrangers pour renforcer la production locale

Les discussions avec les constructeurs chinois, comme le rachat des actifs de Nissan par Chery Automobile, illustrent la volonté du gouvernement d’attirer des investissements étrangers tout en développant la capacité de production nationale. Ces partenariats pourraient accélérer le transfert de technologie et la création d’emplois dans le secteur automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Afrique du Sud montre une stratégie proactive pour relancer son industrie automobile, en combinant réformes fiscales et partenariats internationaux. Le recours aux constructeurs chinois pourrait accélérer la localisation et moderniser les lignes de production, mais la dépendance aux importations reste un défi. Les mesures envisagées sont cohérentes avec les besoins de transition vers les véhicules électrifiés, tout en protégeant les emplois locaux. Cependant, leur succès dépendra de l’exécution rapide et de l’adhésion des acteurs industriels nationaux et étrangers.

Crédit illustration : Robots.

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Waymo prévoit ses premiers robotaxis à Londres en 2026

6 février 2026 à 05:12

Waymo vise un lancement de robotaxis autonomes à Londres en 2026 avec sécurité et capteurs avancés pour passagers et ville.

Waymo annonce le lancement de ses robotaxis à Londres

Waymo, la filiale automobile autonome d’Alphabet, prévoit de déployer un service de robotaxis à Londres d’ici le quatrième trimestre 2026. La société américaine a indiqué que les premières courses payantes pourraient commencer dès septembre, une fois que la réglementation britannique sera adaptée pour autoriser les véhicules autonomes sur la voie publique. Dans le cadre de cette préparation, Waymo prévoit un service pilote dès avril, afin de tester ses véhicules et de former son infrastructure.

Les véhicules de Waymo utilisent actuellement un conducteur de sécurité pour superviser les trajets, cartographier les rues et assurer le contrôle manuel si nécessaire. Cependant, lorsque le service complet sera lancé, aucun humain ne sera présent au volant. Les passagers pourront commander les robotaxis via une application mobile, mais le service n’inclura pas dans un premier temps les courses vers les aéroports. La ministre des Transports locaux, Lilian Greenwood, a souligné que le gouvernement soutient activement Waymo et d’autres opérateurs grâce à des programmes pilotes et à des réglementations pro-innovation, dans le but de rendre les véhicules autonomes une réalité sur les routes britanniques.

Sécurité et technologie : des capteurs à 360 degrés

La sécurité des passagers reste un point central dans le déploiement des robotaxis. Selon Waymo, ses véhicules sont équipés de quatre systèmes de capteurs — lidar, vision, radar et microphone — capables de détecter leur environnement à 360 degrés, jusqu’à trois terrains de football devant eux, y compris par mauvais temps. Ces capteurs collectent des données en continu, qui sont traitées par un ordinateur central pour déterminer les actions et réactions du véhicule en temps réel.

Le gouvernement britannique insiste sur le respect de normes strictes avant l’autorisation complète, incluant la protection contre le piratage et les cybermenaces. Greenwood a affirmé que les voitures autonomes devraient améliorer la sécurité routière, notant que contrairement aux conducteurs humains, elles ne se fatiguent pas, ne se distraient pas et ne conduisent jamais sous influence. Ces éléments technologiques et réglementaires visent à garantir que la conduite autonome se développe de manière sûre et fiable dans un environnement urbain complexe comme Londres.

Impact économique et prix des courses

L’introduction de robotaxis à Londres pourrait avoir un impact économique significatif. Le gouvernement britannique estime que l’industrie des véhicules autonomes pourrait ajouter 42 milliards de livres à l’économie nationale d’ici 2035 et générer près de 40 000 emplois. Ces chiffres incluent à la fois des opportunités pour la recherche, la maintenance des véhicules et les services associés au transport automatisé.

Waymo a précisé que ses tarifs seraient « compétitifs » mais positionnés sur le segment « haut de gamme » et pourraient augmenter lors des périodes de forte demande. L’objectif est de proposer un service premium tout en restant accessible à un large public, favorisant l’adoption des véhicules autonomes et stimulant la mobilité urbaine durable. Le projet repose sur l’innovation technologique et l’intégration harmonieuse dans le paysage londonien, avec un accent sur la sécurité et la fiabilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Waymo confirme son rôle de pionnier dans la mobilité autonome en Europe avec un projet ambitieux à Londres. L’approche par étapes — pilotes, conducteurs de sécurité puis service totalement autonome — montre un déploiement prudent et réaliste. La combinaison de capteurs avancés et de normes de sécurité strictes répond aux enjeux critiques des véhicules autonomes en milieu urbain. Enfin, l’impact économique potentiel souligne l’importance stratégique des robotaxis pour le futur de la mobilité et de l’emploi dans le secteur automobile britannique.

Crédit illustration : Waymo.

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Mercedes met en garde sur les limites des objectifs VE de l’UE

5 février 2026 à 15:12

Le PDG de Mercedes alerte sur les failles des objectifs européens pour voitures électriques après 2035.

Les objectifs assouplis de l’UE inquiètent Mercedes

Le PDG de Mercedes-Benz, Ola Källenius, a exprimé jeudi ses réserves concernant les propositions récentes de l’Union européenne visant à assouplir les objectifs de transition vers les véhicules électriques (VE). Selon lui, les « petits caractères » de ces mesures risquent d’annuler les avantages escomptés pour les constructeurs automobiles et pourraient freiner la transition vers une mobilité plus durable. Ces déclarations interviennent à Stuttgart, avant le lancement de la série S remaniée de Mercedes, un véhicule haut de gamme destiné à relancer la dynamique du constructeur après une année 2025 difficile.

En décembre 2025, la Commission européenne a dévoilé des propositions qui modifient l’interdiction initialement prévue des ventes de nouvelles voitures à moteur à combustion interne à partir de 2035. Cette révision fait suite à la pression de certains États membres, notamment l’Allemagne et l’Italie, ainsi que de grands constructeurs européens, dont Mercedes. Le compromis vise à offrir davantage de flexibilité aux fabricants tout en maintenant un objectif global d’électrification progressive des flottes européennes.

Des exceptions qui pourraient réduire l’impact des VE

Selon Källenius, ces assouplissements introduisent un risque considérable : les constructeurs pourront continuer à vendre des hybrides rechargeables et des véhicules à prolongateur d’autonomie au-delà de 2035. Parallèlement, ils pourront compenser leurs émissions de CO2 résiduelles par l’utilisation d’acier à faible teneur en carbone ou de carburants plus durables, ce qui pourrait réduire la pression sur l’électrification stricte. Cette approche flexible est perçue par certains industriels comme un moyen de sécuriser la compétitivité européenne dans un marché mondial où la transition électrique s’accélère, mais elle pourrait diluer l’effet attendu sur la réduction des émissions et ralentir le remplacement des moteurs thermiques.

Le plan de la Commission européenne, qui doit encore être validé par l’ensemble des États membres, inclut également des objectifs obligatoires d’électrification pour les flottes d’entreprise, ajustés en fonction du PIB par habitant de chaque pays. Cette approche différenciée vise à tenir compte des disparités économiques entre les États membres, mais Källenius avertit qu’elle pourrait créer des inégalités de marché et compliquer la planification industrielle pour les constructeurs automobiles. Il met en garde contre le risque d’un « rétrécissement du marché » si certaines conditions ralentissent l’adoption des véhicules électriques.

Mercedes face à un marché incertain

Ces développements interviennent à un moment où Mercedes cherche à renforcer sa présence dans le segment haut de gamme et à rattraper le retard accumulé après une année difficile pour le constructeur. Le lancement de la nouvelle série S illustre la volonté de la marque de maintenir sa position sur le marché des véhicules premium tout en poursuivant la transition vers des modèles électrifiés. Le constructeur est également confronté à un contexte européen complexe, marqué par la concurrence croissante des marques chinoises et l’adaptation aux politiques environnementales locales.

Källenius, également président de l’association européenne des constructeurs automobiles ACEA, souligne que la transition énergétique nécessite un équilibre délicat entre objectifs environnementaux ambitieux et faisabilité industrielle. La flexibilité offerte par les mesures proposées pourrait représenter un avantage pour la compétitivité, mais elle comporte le risque d’un ralentissement du rythme de transition vers les VE à long terme, notamment pour les flottes d’entreprises et les segments premium.

Notre avis, par leblogauto.com

Les propos du PDG de Mercedes mettent en lumière la complexité de la transition vers les véhicules électriques en Europe. Les assouplissements proposés par la Commission européenne offrent une marge de manœuvre pour les constructeurs, mais risquent de limiter l’effet immédiat sur la réduction des émissions. Le maintien des hybrides et l’utilisation de carburants durables pourraient retarder le remplacement complet des moteurs thermiques. Enfin, ces mesures différenciées par PIB pourraient créer des déséquilibres sur le marché européen, compliquant la planification industrielle et la compétitivité des constructeurs.

Crédit illustration : Mercedes.

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Hyundai rappelle 569 000 Palisade pour airbag défectueux

5 février 2026 à 13:12

Hyundai rappelle près de 569 000 SUV Palisade pour un airbag défectueux pouvant ne pas se déployer en cas d’accident.

Hyundai annonce un rappel massif de Palisade

Hyundai Motor America a lancé un rappel affectant près de 569 000 SUV Palisade aux États-Unis. Le problème concerne les airbags de la troisième rangée, qui pourraient ne pas se déployer correctement en cas de collision. Ce défaut soulève des inquiétudes majeures en matière de sécurité automobile, car il empêche les occupants arrière d’être correctement protégés lors d’un accident.

L’avis officiel de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) précise que le rappel concerne certains modèles Palisade produits entre 2020 et 2025. L’agence fédérale indique que ces véhicules ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur aux États-Unis en raison du dysfonctionnement potentiel des airbags latéraux. Le rappel s’inscrit dans la politique de contrôle de qualité stricte des constructeurs automobiles pour éviter tout risque de blessure grave ou de décès.

Origine du problème et mesures correctives

Hyundai a identifié le défaut après avoir effectué des tests de conformité en décembre 2025. Ces essais ont révélé que les airbags de la troisième rangée pouvaient échouer à se déployer, laissant les passagers arrière vulnérables. La NHTSA a confirmé qu’un remède était en cours de développement, mais aucun plan de réparation précis n’avait encore été annoncé au moment de l’avis.

Le constructeur automobile a indiqué que tous les frais liés à la réparation des véhicules concernés seraient remboursés aux propriétaires. Cette démarche inclut les éventuelles dépenses engagées avant la notification officielle. Hyundai a également prévu d’envoyer des lettres de notification aux clients concernés d’ici le 23 mars 2026, afin de garantir que chaque propriétaire soit informé et puisse prendre rendez-vous pour le correctif.

Impact sur les propriétaires et la sécurité automobile

Ce rappel illustre la vigilance croissante des constructeurs et des autorités réglementaires en matière de sécurité automobile. Les SUV Palisade, réputés pour leur confort et leur espace, sont particulièrement populaires auprès des familles, ce qui rend le défaut d’airbag critique. Les experts soulignent que les rappels liés aux systèmes de retenue passifs, comme les airbags, représentent l’une des interventions les plus sensibles pour protéger la vie des passagers.

La communication proactive de Hyundai et l’implication de la NHTSA sont essentielles pour limiter les risques et maintenir la confiance des consommateurs. Les propriétaires de Palisade sont invités à vérifier si leur véhicule est concerné et à suivre attentivement les instructions de Hyundai pour planifier la réparation dès que le correctif sera disponible.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif de Hyundai souligne l’importance de la conformité aux normes de sécurité fédérales pour les constructeurs automobiles. Le problème des airbags de la troisième rangée affecte un composant crucial de la protection des passagers, particulièrement dans les SUV familiaux. Bien que Hyundai ait réagi rapidement en annonçant le remboursement des frais et l’envoi de notifications, le délai pour la mise en œuvre du correctif reste un point à surveiller. Ce cas montre que même les modèles récents peuvent présenter des défauts critiques, renforçant la nécessité d’une surveillance continue et de tests rigoureux dans l’industrie automobile.

Crédit illustration : Hyundai.

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Trois Bugatti ultra rares ont transformé ce lac glacé en piste de drift

5 février 2026 à 10:40
Trois Bugatti ultra rares ont transformé ce lac glacé en piste de drift

Quand performance extrême rencontre décor féerique, le résultat est tout simplement spectaculaire. Au cœur de l’hiver suisse, sur le mythique lac gelé de St. Moritz, Bugatti a livré une démonstration inoubliable. L’occasion ? L’événement automobile The I.C.E. St. Moritz, véritable rendez-vous de prestige pour les passionnés de mécanique et de design. Mais cette année, la marque française a frappé fort en faisant glisser ses hypercars sur une surface aussi improbable que glacée. Et c’était grandiose.

Trois Bugatti ultra rares ont transformé ce lac glacé en piste de drift

Des Bolide rarissimes s’offrent une session drifting sur glace

Seulement 40 Bugatti Bolide existent à travers le monde. Pourtant, trois d’entre elles ont été aperçues dérivant gracieusement sur la glace du lac de St. Moritz, prouvant que certains propriétaires ne se contentent pas de les exposer dans des garages climatisés. Alliant puissance et design radical, ces machines sont pensées pour le circuit — pas pour les températures négatives ni les surfaces glissantes.

Chacune des trois Bolide affichait un look unique : l’une arborait une carrosserie en carbone brut, une autre était ornée d’accents bleus sur fond carbone, tandis que la troisième mélangeait un rouge profond à des touches de noir. Avec leur moteur W16 quadri-turbo de 8 litres développant 1 578 chevaux, couplé à une transmission intégrale et une boîte double embrayage ultra réactive, ces monstres sont capables d’accélérer de 0 à 100 km/h en 2,2 secondes. Mais sur glace, c’est moins la vitesse que la maîtrise qui impressionne.

Malgré plus de 3 000 kg d’appui aérodynamique générés à haute vitesse, inutile de compter sur la force du vent pour coller au sol sur un lac gelé. Pourtant, les Bolide ont drifté sans faiblir, prouvant — si besoin était — que même les pneus neige n’étaient pas nécessaires pour subjuguer les foules. Le tout filmé dans un décor de carte postale, avec les montagnes suisses en toile de fond.

Trois Bugatti ultra rares ont transformé ce lac glacé en piste de drift

Un casting automobile d’exception sur la glace

Si les Bolide ont incontestablement volé la vedette, elles n’étaient pas seules sur le circuit glacé. La participation de Bugatti à The I.C.E. s’est accompagnée de plusieurs modèles tout aussi uniques. Parmi eux, trois Veyron en édition rare ont fait crépiter les flashes : la Grand Sport Vitesse « Soleil de Nuit », la Meo Costantini, et l’exclusive Rembrandt Bugatti — dont seulement trois unités existent au monde.

L’aura de la marque n’est pas seulement portée par ses supercars modernes. De majestueux modèles d’époque faisaient aussi honneur à l’histoire de Bugatti : Type 13, Type 35, Type 37A ou encore une sublime Type 51. Ces icônes aux lignes intemporelles ont défié la glace avec élégance, parfois même sans toit, exposant leurs pilotes aux rigueurs de l’hiver sans broncher.

A noter également, la présence de Mate Rimac, PDG de Bugatti Rimac, qui n’a pas résisté à l’envie de prendre le volant d’un bijou mythique : la Bugatti EB110. Produite dans les années 90, cette supercar emblématique bridait peut-être sa puissance à côté des hypercars modernes, mais elle représentait un passage obligé pour tout amateur éclairé. C’est aussi l’un des maillons essentiels qui relie l’histoire du prestige Bugatti aux innovations d’aujourd’hui.

En plus des Bugatti, des Rimac Nevera — hypercars 100 % électriques — ont également fait leur apparition, ajoutant une touche futuriste à ce spectacle qui mêle tradition et technologie.

Selon Hendrik Malinowski, directeur général de Bugatti, « nos clients les plus exigeants ont été enthousiasmés de participer à cet événement féérique, et de conduire leurs voitures dans un cadre aussi spectaculaire ». Un sentiment partagé par les milliers de visiteurs rassemblés autour du lac gelé pour admirer ce ballet mécanique d’exception.

Chaque année, The I.C.E. St. Moritz donne vie à un tableau surréaliste : des voitures de collection et hypercars modernes lancées à pleine vitesse sur un lac transformé en circuit éphémère. Ce festival unique en son genre attire des dizaines de milliers de curieux et passionnés venus du monde entier. Mais en 2024, avec cet impressionnant déploiement de Bugatti, c’est un niveau de prestige rarement atteint qui a été franchi.

Pour les amateurs de sensations fortes et de voitures rares, difficile de faire plus exclusif et plus visuel. Entre les courbes aériennes des Bolide, les lignes légendaires des Veyron et l’aura intacte des classiques, The ICE a prouvé une fois de plus que l’automobile pouvait rimer avec art, audace et émotion.

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Tesla mise sur l’IA et le Cybercab pour relancer sa croissance

5 février 2026 à 07:12

Tesla investit 2 milliards dans xAI et prépare la production du robotaxi Cybercab pour 2026.

Tesla investit massivement dans l’IA

Tesla a annoncé mercredi un investissement de 2 milliards de dollars dans la société d’intelligence artificielle xAI d’Elon Musk, marquant une étape clé dans la transition de l’entreprise vers l’IA et la robotique. Ce mouvement s’inscrit dans un plan plus large visant à faire passer Tesla d’un simple constructeur de véhicules électriques à une entreprise technologique intégrant des logiciels de conduite autonome et des robotaxis.

Les dépenses en capital de Tesla pour 2026 dépasseront 20 milliards de dollars, soit plus du double des 8,5 milliards dépensés en 2025. Une partie de ces investissements sera consacrée à la production de robots humanoïdes Optimus, mais aussi à la mise en place de l’usine du robotaxi Cybercab, dont la production devrait débuter cette année. Les analystes soulignent que ces initiatives permettront à Tesla de valoriser ses activités logicielles et de robotique, dans un contexte où les ventes traditionnelles de véhicules électriques sont sous pression.

Les ventes de véhicules électriques sous pression

Malgré ces initiatives technologiques, l’activité principale de Tesla reste les véhicules électriques, qui continuent de générer la majorité des revenus. Toutefois, cette activité est confrontée à plusieurs défis : la concurrence croissante de nouveaux modèles souvent moins chers, la fin d’incitations fiscales américaines et l’effet de certaines déclarations publiques du PDG sur l’image de marque.

Le chiffre d’affaires annuel de Tesla a reculé d’environ 3 %, à 94,83 milliards de dollars en 2025, marquant la première baisse annuelle de l’entreprise. Pour soutenir ses volumes, Tesla a misé sur des remises et des versions plus abordables de ses modèles phares. Wall Street anticipe une hausse des livraisons à 1,77 million de véhicules en 2026, soit une augmentation de 8,2 %. Les bénéfices ajustés par action du quatrième trimestre ont atteint 50 cents, dépassant les prévisions de 45 cents, bien que le bénéfice net ait chuté de 61 % à 840 millions de dollars.

La marge brute automobile, hors crédits réglementaires, s’est établie à 17,9 %, contre 13,6 % l’année précédente. L’activité de production et de stockage d’énergie a également enregistré une croissance notable, avec un chiffre d’affaires de 3,84 milliards de dollars, en hausse de 25,5 %, soutenue par la demande en batteries pour réseaux électriques et énergie renouvelable.

Cybercab et robotique : ambitions et défis

Les investisseurs suivent de près les progrès de Tesla dans la conduite autonome et la robotique. Le robotaxi Cybercab, conçu sans volant ni pédales, sera intégré au service de robotaxis Tesla et disponible à l’achat pour le grand public. Musk a prévenu que la production initiale du Cybercab et des robots Optimus sera « atrocement lente », avant de s’accélérer progressivement.

Des contraintes réglementaires existent encore : le plafond actuel autorise seulement 2 500 véhicules par an à déroger aux normes fédérales de sécurité. Des discussions législatives sont en cours pour relever ce plafond. Musk a fixé plusieurs échéances ambitieuses pour les robotaxis ces dernières années, mais l’entreprise n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour le déploiement à grande échelle de véhicules autonomes.

Néanmoins, l’intérêt des investisseurs pour la robotique et l’IA reste élevé. L’investissement dans xAI et le développement du Cybercab offrent à Tesla une opportunité de diversification stratégique, alors que l’activité traditionnelle de véhicules électriques connaît un ralentissement relatif. Les actions de Tesla ont enregistré une progression de 11 % en 2025, portant sa capitalisation boursière à 878 milliards de dollars.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla consolide sa stratégie autour de l’IA et des robotaxis pour compenser la pression sur ses ventes de véhicules électriques. L’investissement de 2 milliards dans xAI marque un tournant vers la technologie et les logiciels embarqués, essentiels pour la vision de conduite autonome. La production du Cybercab et des robots Optimus représente une avancée technologique, mais demeure confrontée à des défis réglementaires et opérationnels importants. Malgré la baisse des revenus traditionnels, la marge brute et les performances du segment énergie confirment la résilience financière de l’entreprise.

Crédit illustration : Tesla.

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Une voiture sur dix vendue en Europe est chinoise

5 février 2026 à 05:12

Les voitures chinoises représentent désormais 9,5 % du marché européen, tirées par les véhicules électriques et hybrides.

Les constructeurs chinois s’imposent sur le marché européen

Les constructeurs automobiles chinois ont fabriqué près d’une voiture sur dix vendue en Europe le mois dernier, établissant une part record qui reflète une croissance rapide sur le continent, portée par les ventes dynamiques de véhicules hybrides et électriques. Avec 9,5 % du marché automobile européen en décembre, les marques chinoises ont dépassé les rivales sud-coréennes, y compris Kia Corp., pour la première fois sur une base trimestrielle, selon les chiffres du cabinet Dataforce. BYD Co. et ses concurrents continuent d’exploiter les avantages compétitifs de la technologie des batteries pour gagner des clients à travers l’Europe, de l’Espagne à la Grèce, en passant par l’Italie et le Royaume-Uni.

Julian Litzinger, analyste chez Dataforce, souligne : « Nous avons été stupéfaits par la rapidité avec laquelle les voitures chinoises ont été adoptées en Europe du Sud. Pour les véhicules électriques, ce n’était pas prévisible. » La croissance est particulièrement forte pour les voitures électrifiées, qui représentent la majorité de la demande supplémentaire. En décembre, les marques chinoises ont représenté 16 % du marché des véhicules électrifiés et 11 % pour l’ensemble de 2025, soit plus du double par rapport à 2024. Zhejiang Leapmotor Technology Co. et Chery Automobile Co. ont rejoint BYD et SAIC Motor Corp. dans cette dynamique.

Impact sur l’industrie automobile européenne

La progression des marques chinoises met en lumière les pressions croissantes sur le secteur automobile européen, une industrie clé qui emploie plus de 13 millions de personnes et contribue à la stabilité économique. Roberto Vavassori, dirigeant de Brembo NV et responsable du groupe Anfia en Italie, avertit : « La progression des voitures chinoises en Europe est massive. Sans mesures urgentes, l’industrie pourrait perdre davantage d’emplois. »

Les constructeurs chinois, confrontés à une surproduction domestique et à l’exclusion du marché américain, intensifient leur expansion en Europe. BYD a annoncé son objectif d’augmenter les livraisons hors de Chine de près de 25 % cette année. Les marques européennes disposent toutefois de nouveaux véhicules électriques compétitifs, comme la Citroën ë-C3 de Stellantis NV et la future Twingo de Renault, leur permettant de maintenir leur position sur certains marchés clés comme l’Allemagne et la France.

Les alliances et usines locales comme levier stratégique

Certaines entreprises chinoises ont déjà acquis des marques européennes emblématiques telles que Volvo, MG et Lotus, et développent des coentreprises sur le continent. BYD, par exemple, construit des usines locales et des centres de conception, tout en s’approvisionnant auprès de fournisseurs européens. Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD en Europe, explique : « Nous ne sommes pas là pour prendre des emplois européens mais pour en créer. Nous espérons compenser partiellement le manque d’emplois dans l’automobile causé par d’autres constructeurs. »

Des partenariats stratégiques se mettent en place : Stellantis prévoit de produire des véhicules Leapmotor à Saragosse, en Espagne, et Chery cherche à fabriquer des véhicules électriques à Barcelone avec un partenaire local. Ces collaborations permettent aux constructeurs européens d’accéder à de nouvelles technologies et à l’expérience des marchés chinois, tout en stimulant l’importation et la commercialisation des véhicules électrifiés.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des constructeurs automobiles chinois en Europe illustre l’évolution rapide du marché des véhicules électrifiés. Leur présence accrue met une pression considérable sur les marques européennes traditionnelles, qui doivent accélérer l’innovation et la production locale. L’investissement dans des usines et partenariats européens pourrait atténuer certaines tensions et créer de nouvelles opportunités pour les fournisseurs locaux. À moyen terme, la concurrence chinoise pourrait transformer la structure du marché européen et favoriser l’électrification.

Crédit illustration : leblogauto.

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Les mineurs australiens visent une hausse de production de lithium

4 février 2026 à 15:12

Les producteurs australiens de lithium prévoient d’augmenter leur production face à la forte hausse des prix et à la demande mondiale.

Une hausse des prix stimule les ambitions des mineurs

Deux des principaux producteurs de lithium d’Australie envisagent d’accroître leur production pour profiter de la flambée des prix du métal de batterie. Mineral Resources Ltd. a relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’année et examine la possibilité de relancer sa mine de Bald Hill, mise en veille fin 2024. De son côté, Liontown Ltd., partiellement détenue par la milliardaire Gina Rinehart, étudie une expansion de son site de Kathleen Valley si les prix restent soutenus.

La production et les prix du spodumène — un minerai riche en lithium — ont connu une augmentation trimestrielle notable. Le lithium a vu son prix doubler depuis novembre, porté par la demande croissante des installations de stockage d’énergie et par des inquiétudes sur l’approvisionnement en Chine, un centre majeur de production. Selon Tony Ottaviano, directeur général de Liontown, le marché du lithium « réécrit les règles » et la société se prépare à investir rapidement dès que les conditions seront jugées favorables.

Des projets d’expansion ambitieux pour répondre à la demande

Liontown prévoit de porter le débit annuel de Kathleen Valley à 4 millions de tonnes, contre 2,8 millions de tonnes d’ici juin 2027. La décision finale d’expansion dépendra de l’évolution durable des prix et des fondamentaux du marché, a précisé Ottaviano.

Mineral Resources, pour sa part, a ajusté ses prévisions de production pour ses mines de Wodgina et Mt Marion afin de tirer parti de l’amélioration des prix. La société étudie également le redémarrage potentiel de sa mine de Bald Hill, qui avait été fermée après un effondrement des prix. Mark Wilson, directeur financier, a indiqué que ces mesures visaient à maximiser les revenus et à répondre à la demande croissante de lithium dans les batteries électriques et le stockage d’énergie.

IGO Ltd., un autre producteur australien, a également rapporté une production accrue de concentré de spodumène au dernier trimestre. L’entreprise a souligné le potentiel d’une hausse de génération de trésorerie grâce aux prix au comptant élevés, tout en avertissant que les prix pourraient se modérer à mesure que l’offre se rééquilibre.

Une performance boursière en hausse malgré la volatilité

Les actions des producteurs de lithium cotés à Sydney ont enregistré des gains importants cette année. Liontown a vu son action grimper de 30 %, Mineral Resources de 12 % et IGO de près de 5 %, malgré un léger recul récent. Cette performance reflète l’optimisme des investisseurs face à la reprise du marché et à la forte demande mondiale de lithium, notamment pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

L’intérêt des investisseurs pour le lithium reste alimenté par la transition énergétique mondiale et la nécessité de sécuriser l’approvisionnement pour les batteries électriques, un secteur stratégique en pleine expansion. Les sociétés australiennes semblent bien positionnées pour répondre à cette demande tout en adaptant leurs capacités de production selon la dynamique des prix.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Australie confirme son rôle central dans l’approvisionnement mondial en lithium, essentiel pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie. Les projets d’expansion de Liontown et Mineral Resources montrent une réactivité rapide face à la volatilité des prix. Cependant, le marché reste sensible aux fluctuations et à l’évolution de l’offre en Chine, ce qui pourrait influencer la rentabilité future. La stratégie des mineurs australiens illustre la manière dont les producteurs s’adaptent aux besoins croissants de la transition énergétique mondiale.

Crédit illustration : carriervibrating.

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Toyota reste n°1 mondial avec des ventes record en 2025

4 février 2026 à 13:12

Toyota conserve sa place de n°1 mondial en 2025 avec 11,3 millions de ventes malgré tarifs américains et concurrence chinoise.

Toyota confirme sa position de leader mondial

Toyota Motor Corp. a conservé son statut de plus grand constructeur automobile au monde en 2025, enregistrant des ventes record malgré un environnement commercial complexe et la montée en puissance des constructeurs chinois. Les ventes mondiales du groupe, incluant les filiales Daihatsu Motor Co. et Hino Motors Ltd., ont atteint 11,3 millions d’unités, en hausse de 4,6 % par rapport à 2024, tandis que la production a augmenté de 5,7 % à 11,2 millions de véhicules. Cette performance permet à Toyota de renforcer son avance sur Volkswagen AG, dont les ventes ont reculé de 0,5 % pour s’établir à 9 millions d’unités.

Malgré les tensions commerciales engendrées par la guerre tarifaire du président américain Donald Trump, Toyota a réussi à maintenir sa croissance. Les véhicules Toyota et Lexus ont vu leurs ventes augmenter de 8 % aux États-Unis, accompagnées d’une hausse de près de 10 % de la production locale, soutenues notamment par la popularité croissante des hybrides essence-électricité. Au Japon, marché représentant environ 18 % des ventes mondiales, Toyota a enregistré une progression de 12 %, consolidant sa position sur son marché domestique.

Croissance soutenue malgré les droits de douane américains

Les droits de douane imposés par Washington ont pesé sur l’ensemble des constructeurs japonais, avec un tarif de 15 % sur toutes les voitures et pièces importées des États-Unis. Si le pire scénario a été évité grâce à des négociations diplomatiques, les marques japonaises ont néanmoins supporté des pertes collectives de plusieurs milliards de yens. La stratégie de Toyota pour atténuer ces effets a consisté à accroître la production sur le sol américain tout en maintenant une partie significative de ses opérations au Japon.

En comparaison, les autres constructeurs japonais ont enregistré des performances contrastées. Honda Motor Co. a vu ses ventes mondiales chuter de 7,5 % à 3,5 millions de véhicules, avec une baisse particulièrement marquée en Chine (-24 %), et sa production a diminué de 9 %. Nissan Motor Co. a quant à elle vendu 3,2 millions de véhicules, soit une baisse de 4,4 % par rapport à 2024.

Défis des véhicules électriques face à la concurrence chinoise

Sur le marché chinois, Toyota a conservé une certaine stabilité, contrairement à ses concurrents confrontés à la domination des marques locales de véhicules électriques, notamment BYD Co., qui a livré 4,6 millions de véhicules en 2025, dont près de la moitié étaient entièrement électriques. Toyota, de son côté, a vendu moins de 200 000 véhicules électriques à batterie, avec seulement 4 227 unités distribuées au Japon, où le marché de la mobilité électrique reste émergent.

Cette performance souligne la résilience du groupe japonais face aux turbulences économiques mondiales, aux tarifs douaniers et à la concurrence accrue des véhicules électriques chinois. Toyota reste ainsi un acteur central de l’industrie automobile mondiale, combinant croissance sur les marchés traditionnels avec un développement progressif de ses modèles hybrides et électriques, tout en s’adaptant aux contraintes géopolitiques et commerciales actuelles.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota confirme sa solidité sur les marchés mondiaux grâce à ses ventes de véhicules hybrides et à sa production stratégique aux États-Unis.
La société résiste mieux que ses concurrents japonais aux droits de douane et aux fluctuations du marché chinois. Les ventes limitées de véhicules électriques montrent que Toyota reste prudente sur ce segment encore émergent. La stratégie globale combine croissance traditionnelle et préparation progressive à l’électrification, garantissant sa position de leader mondial.

Crédit illustration : Toyota.

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Production auto britannique au plus bas depuis 1956

4 février 2026 à 07:12

La production automobile britannique chute à 717 000 unités en 2025, impactée par JLR, cyberattaques et tarifs américains.

La production automobile britannique a atteint son plus bas niveau en près de 70 ans en 2025, plongeant l’industrie dans une situation critique. Selon le groupe de pression Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), la fabrication a reculé de 8 % à 717 371 unités, un chiffre comparable à celui de 1956, époque où des modèles emblématiques comme la Morris Minor et la Ford Popular étaient produits. Cette baisse marque un point d’inflexion historique pour le secteur, illustrant la combinaison de facteurs externes et internes qui ont pesé sur les constructeurs automobiles britanniques.

Impact des fermetures et cyberattaques

La baisse de production est particulièrement marquée pour les véhicules commerciaux, qui affichent une chute de 16 % par rapport à l’année précédente, la plus forte depuis 1952. Plusieurs événements expliquent cette contraction : la fermeture de l’usine de fourgonnettes Vauxhall à Luton par Stellantis NV, mais surtout l’arrêt de l’activité de Jaguar Land Rover (JLR) pendant près de six semaines suite à une cyberattaque majeure. Ces interruptions ont eu un impact direct sur la chaîne d’approvisionnement et les volumes de production annuels, illustrant la vulnérabilité des constructeurs face aux risques numériques et aux perturbations opérationnelles.

Les tarifs américains sur les véhicules importés ont également contribué à cette contraction, en pesant sur la compétitivité des exportations britanniques. Ces droits de douane affectent particulièrement les marques de luxe et les véhicules haut de gamme, dont JLR, qui dépend fortement des marchés étrangers pour ses ventes. La combinaison de cybermenaces, de contraintes tarifaires et de pénuries de semi-conducteurs a transformé 2025 en une année particulièrement difficile pour l’industrie automobile au Royaume-Uni.

Transition vers les véhicules électriques

La transition vers les véhicules électriques (VE) ajoute une dimension supplémentaire aux défis du secteur. Bien que le Royaume-Uni se tienne à des objectifs ambitieux — imposant aux constructeurs d’augmenter progressivement la part de VE pour atteindre 100 % des ventes d’ici 2035 — la mise en œuvre reste cahoteuse. La croissance plus lente des véhicules électriques, couplée à des coûts de production élevés et à la concurrence internationale, rend la transition encore plus exigeante pour les constructeurs de véhicules commerciaux et les marques traditionnelles.

Malgré ces obstacles, la SMMT prévoit un rebond de la production en 2026, estimant une hausse de plus de 10 %. Cette progression pourrait être portée par l’introduction de nouveaux modèles à batterie, comme la dernière Nissan Leaf, ainsi que par une stabilisation des chaînes d’approvisionnement et une adaptation accrue aux normes environnementales. La transformation vers les VE reste donc un élément clé de la stratégie de survie et de compétitivité des fabricants britanniques.

Opportunités et coopération internationale

L’industrie britannique explore également des opportunités de collaboration internationale pour relancer sa production. La popularité croissante des marques chinoises au Royaume-Uni suscite l’espoir que certaines pourraient établir des usines locales. Dans ce contexte, le Premier ministre Keir Starmer devrait discuter avec la société Chery Automobile Co. de projets visant à exploiter une usine britannique liée à JLR. Ces initiatives pourraient renforcer l’investissement étranger dans le secteur et stimuler l’emploi tout en diversifiant l’offre de véhicules électriques et traditionnels produits localement.

En résumé, la production automobile britannique en 2025 reflète les défis structurels et conjoncturels auxquels le secteur est confronté : cyberattaques, fermetures d’usines, tarifs internationaux et transition vers l’électrique. L’année 2026 pourrait marquer un tournant si les investissements et nouvelles collaborations permettent de relancer la production et de répondre aux objectifs environnementaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La chute historique de la production automobile britannique souligne la fragilité du secteur face aux crises numériques et aux contraintes commerciales internationales. Les fermetures de JLR et Vauxhall ont eu un impact direct, mais la transition vers les véhicules électriques reste un enjeu majeur pour les constructeurs. Les discussions avec les marques chinoises montrent que l’ouverture à l’investissement étranger pourrait compenser partiellement les pertes locales. À long terme, le rebond de la production dépendra de la capacité du Royaume-Uni à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et à accélérer la transition énergétique dans l’automobile.

Crédit illustration : JLR.

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McLaren célèbre son dixième titre avec Artura Spider aux couleurs de l’écurie

4 février 2026 à 06:20

L’écurie McLaren est revenue au sommet de la hiérarchie de la F1. Son dixième titre est célébré par une édition limitée de l’Artura Spider. 10 exemplaires seulement.

En 2024, McLaren a mis fin à 25 ans sans titre en F1 et réalise le doublé en 2025 avec son dixième titre, doublé du titre pilote pour Lando Norris. Un résultat qui mérite bien une petite célébration qui prend la forme de l’Artura Spider MCL39 Championship Edition.

La supercar découvrable arbore bien évidemment la couleur orange associée à la marque. Sa combinaison avec un noir profond évoque la monoplace MCL39. Sur les flancs, chaque exemplaire exhibe le nombre 10, entouré par autant d’étoiles. Un motif que l’on retrouvera à bord sur les sièges. Sur chaque seuil de portes, la liste des 14 Grand Prix remportés par Lando Norris et Oscar Piastri durant la saison 2025.

Dommage que cette édition limitée qui sera forcément très recherchée ne repose que sur des éléments de style. Aucune amélioration des performances n’est à l’ordre du jour pour le V6 3.0 hybride de 680 ch.

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Tesla investit 20 milliards pour l’IA et la robotique

4 février 2026 à 05:17

Tesla prévoit 20 milliards de dollars en 2026 pour IA, robots et nouvelles lignes de production, transformant son activité automobile.

Tesla Inc. a annoncé un plan d’investissement massif de plus de 20 milliards de dollars pour 2026, visant à réorganiser ses lignes de production et à soutenir les ambitions d’intelligence artificielle et de robotique de l’entreprise. Ce budget dépasse largement les dépenses de l’an dernier et presque double les attentes des analystes de Wall Street. Elon Musk a indiqué que ces fonds seront utilisés pour augmenter la production de véhicules électriques, de batteries et de robots dans une demi-douzaine d’usines à travers le monde. Dans le cadre de cette réorganisation, Tesla prévoit de retirer de la production ses deux modèles les plus anciens, la berline Model S et le SUV Model X, afin de libérer de l’espace pour le développement des humanoïdes Optimus.

Une transition vers l’intelligence artificielle et la robotique

Cette réorientation stratégique illustre la volonté de Tesla de s’affirmer comme un acteur majeur de l’IA et de la technologie autonome. L’entreprise a annoncé un investissement supplémentaire de 2 milliards de dollars dans xAI, la startup d’intelligence artificielle d’Elon Musk, qui demeure déficitaire. Les deux entreprises collaborent déjà, Tesla ayant fourni des systèmes de stockage d’énergie Megapack à xAI et intégrant le chatbot Grok dans certains véhicules. L’accord vise à renforcer la capacité de Tesla à développer et à déployer des produits d’IA dans le monde physique, notamment pour la future génération de robots humanoïdes. Selon Andrew Rocco, analyste chez Zacks Investment Research, Tesla amorce ainsi un virage majeur, passant « d’une entreprise de véhicules électriques à un pari total sur les robotaxis, l’énergie et Optimus ».

Implications pour la production automobile

Le plan de réorganisation aura des conséquences directes sur la production automobile. L’arrêt des Model S et Model X marque la fin d’une ère pour Tesla, mais ouvre la voie à des lignes de production plus flexibles et adaptées aux nouvelles technologies. La société prévoit d’augmenter la fabrication de batteries et de véhicules électriques dans ses usines existantes, tout en explorant la construction possible d’une usine de semi-conducteurs. Ces initiatives visent à soutenir la demande croissante pour ses véhicules tout en réduisant la dépendance à l’ancienne gamme, qui affichait des ventes en baisse ces dernières années.

Résultats financiers et soutien des investisseurs

Malgré un bénéfice ajusté de 50 cents par action au quatrième trimestre, Tesla a dépassé les attentes des analystes et met fin à une série de résultats trimestriels inférieurs aux prévisions. L’investissement dans xAI et les projets de robotique ont été largement bien accueillis par les investisseurs, qui voient dans ces initiatives un potentiel de croissance à long terme. Matt Maley, stratège chez Miller Tabak + Co., souligne que « si Tesla doit réussir selon les projections des haussiers, ce sera grâce au robotaxi et à la robotique ». L’orientation vers l’IA et les systèmes autonomes pourrait ainsi devenir le principal moteur de rentabilité, parallèlement à l’activité traditionnelle de véhicules électriques.

Avec ces investissements, Tesla cherche non seulement à accroître sa capacité de production et à moderniser ses lignes, mais également à repositionner l’entreprise au cœur de la révolution technologique dans le secteur automobile, en combinant innovation dans les batteries, véhicules autonomes et robots humanoïdes.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla marque un tournant stratégique majeur en réorientant son modèle vers l’intelligence artificielle et la robotique. L’investissement de 20 milliards de dollars reflète l’ambition de Musk de transformer l’entreprise au-delà des véhicules électriques traditionnels. L’arrêt des Model S et Model X montre que Tesla priorise l’innovation sur les anciennes gammes, tout en cherchant à renforcer sa production et ses capacités technologiques. Cette transition pourrait redéfinir la compétitivité de Tesla sur le marché automobile mondial tout en consolidant sa position dans les technologies de demain.

Crédit illustration : Tesla.

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Mozambique : une usine de graphite clé pour les batteries

3 février 2026 à 15:16

Le Mozambique inaugure une usine de graphite stratégique, renforçant son rôle dans la chaîne mondiale des batteries et des véhicules électriques.

Le président du Mozambique, Daniel Chapo, a inauguré vendredi dernier une nouvelle usine de traitement de graphite d’une capacité annuelle de 200 000 tonnes métriques. L’installation est située sur une mine exploitée par une entreprise chinoise et s’inscrit dans la stratégie du pays visant à accroître la valeur ajoutée de ses ressources minières. Cette inauguration intervient dans un contexte de hausse de la demande mondiale de graphite, un matériau essentiel pour les batteries lithium-ion utilisées notamment dans les véhicules électriques et l’électronique mobile.

Une capacité industrielle tournée vers la transformation locale

L’usine inaugurée est implantée sur la mine de graphite de Nipepe, dans la province de Niassa, au nord du Mozambique. Elle appartient à la société chinoise DH Mining, active sur le site depuis 2014. Selon l’entreprise, 200 millions de dollars ont été investis dans les infrastructures minières et les installations de traitement, illustrant l’ampleur industrielle du projet. Avec une capacité de 200 000 tonnes métriques par an, le site vise à renforcer la production transformée localement, au-delà de la simple extraction de minerai brut.

Lors de la cérémonie, le président Daniel Chapo a souligné la volonté du Mozambique de mieux exploiter ses ressources naturelles. Il a déclaré que le pays n’entendait plus se limiter à un rôle de fournisseur de matières premières, mais ambitionnait de devenir un acteur industriel capable de produire, transformer et exporter des matériaux stratégiques. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large de développement industriel et d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Le graphite, un matériau stratégique pour l’automobile électrique

Le graphite est un minéral reconnu pour ses excellentes propriétés de conductivité thermique et électrique. Il est un composant clé des batteries lithium-ion, largement utilisées dans les véhicules électriques, mais aussi dans les téléphones portables et d’autres équipements électroniques. Selon les estimations de l’United States Geological Survey, la production mondiale annuelle de graphite extrait s’élève à environ 1,6 million de tonnes métriques.

Dans ce contexte, le Mozambique figure parmi les principaux producteurs mondiaux de graphite. L’augmentation de ses capacités de traitement renforce sa position sur un marché étroitement lié à la transition énergétique et à l’essor de la mobilité électrique. Le développement de l’industrie automobile électrique mondiale accroît en effet la demande en matières premières critiques, dont le graphite est un élément central pour la fabrication des batteries.

La Chine, qui possède les plus grandes réserves de graphite au monde, domine également l’extraction et la transformation de ce minéral. La présence d’acteurs chinois au Mozambique illustre l’importance stratégique de l’Afrique australe dans l’approvisionnement mondial en matériaux nécessaires aux technologies de stockage d’énergie.

Investissements étrangers et retombées économiques locales

DH Mining a indiqué que la mine de Nipepe emploie actuellement 890 travailleurs. Ce chiffre devrait atteindre environ 2 000 employés lors de la deuxième phase du projet, traduisant un impact significatif sur l’emploi local. Ces investissements étrangers contribuent à structurer le secteur minier mozambicain et à renforcer les capacités industrielles du pays.

Le Mozambique accueille également d’autres acteurs internationaux du graphite. La société australienne Syrah Resources et le groupe néerlandais AMG exploitent des opérations d’extraction dans la province voisine de Cabo Delgado. Par ailleurs, le groupe australien Triton Minerals poursuit le développement de son projet Ancuabe, également situé à Cabo Delgado. Cette concentration d’activités minières souligne le potentiel géologique du pays et son rôle croissant dans l’approvisionnement mondial en matériaux stratégiques.

Plus largement, cette inauguration intervient alors que le Mozambique cherche à tirer parti de ses ressources naturelles dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie. Le pays accueille par exemple la reprise de la construction d’un projet de gaz naturel liquéfié de 20 milliards de dollars mené par le groupe français TotalEnergies, signe d’un regain d’activité dans les grands projets industriels.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette usine de traitement de graphite marque une étape importante pour le Mozambique dans la chaîne de valeur des batteries destinées aux véhicules électriques. En développant la transformation locale, le pays renforce son positionnement industriel face à la croissance du marché automobile électrifié. La présence d’investisseurs chinois et internationaux confirme l’importance stratégique du graphite mozambicain. Reste à observer comment cette montée en puissance industrielle s’inscrira durablement dans l’économie locale et régionale.

Crédit illustration : Syrah Resources.

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Le Renault Captur GPL gagne en puissance : pour quels usages ?

3 février 2026 à 15:11

Renault introduit une nouvelle motorisation Eco-G de 120 ch sur le Captur. Ce moteur GPL remplace l’Eco-G 100, sans changement de prix d’accès, et vise à combiner autonomie élevée, émissions contenues et coûts d’usage maîtrisés.

Un nouveau moteur GPL pour le Captur

Renault élargit l’offre du Captur avec l’arrivée du moteur Eco-G 120 ch. De fait, cette motorisation bicarburation essence/GPL succède à l’Eco-G 100. Elle est basée sur le moteur essence TCe 115 1,2 litre turbo à injection directe, à trois cylindres.

La puissance progresse à 120 ch, soit un gain de 20 ch. Le couple atteint désormais 200 Nm, en hausse de 30 Nm par rapport à la version précédente. Le moteur est proposé avec une boîte manuelle à six rapports.

Autonomie et émissions en baisse

Le Captur Eco-G 120 dispose de deux réservoirs distincts : 48 litres pour l’essence et 50 litres pour le GPL. La capacité du réservoir GPL augmente de 25 %, passant de 40 à 50 litres.

Selon les données communiquées, l’autonomie cumulée peut atteindre jusqu’à 1 400 km. En fonctionnement GPL, les émissions de CO₂ sont annoncées à partir de 117 g/km, contre 133 g/km en essence. La consommation débute à 7,2 l/100 km en GPL et 5,9 l/100 km en essence.

Le 0 à 100 km/h est réalisé en 12 ou 12,6 secondes, soit un gain d’une seconde par rapport à l’Eco-G 100.

Un positionnement tarifaire inchangé

Le Captur équipé du moteur Eco-G 120 est proposé à partir de 26 400 € en finition Evolution. Ce tarif est identique à celui de la motorisation Eco-G 100 qu’il remplace.

La gamme Captur reste également disponible avec un moteur essence TCe de 115 ch et une motorisation full hybrid E-Tech de 160 ch.

Un intérêt coût du carburant indéniable !

En France, le GPL bénéficie d’un avantage fiscal. Plus exactement il est moins taxé sur l’essence. Ce faisant, il est en moyenne, à date, à 0,964 €/l. La consommation en GPL est intrinsèquement plus élevée qu’avec de l’essence. Cela donne 6,94 € les 100 km GPL contre 10,10 € les 100 kmSP95 E10.

Les performances sur le papier, sont désormais équivalentes entre le Eco-G 120 et le TCe 115. Mais en plus, ici, Renault positionne le Captur Eco-G 120 ch 600 € moins cher que la version TCe 115 toujours en finition Evolution. Ainsi, dès le premier kilomètre, on économise. Pourquoi prendre le TCe 115 ?

Niveau économies de carburant, le GPL ne vaut pas l’éthanol E85, ni en termes de répartition géographique des pompes compatibles. Cependant comme peu de constructeurs proposent des véhicules flex-fuel en première monte…

Une technologie GPL intégrée en usine

La motorisation Eco-G, elle, est développée en première monte par Renault. Le moteur est conçu dès l’origine pour fonctionner au GPL, avec une intégration réalisée directement en usine. Le réservoir de GPL prend la place de la roue de secours, sans modification du réservoir d’essence.

Niveau usage, au quotidien, si on peut rouler au GPL, le coût d’utilisation chute énormément. Sur long trajet, en partant avec le double plein, on s’évite potentiellement de devoir faire l’appoint en station d’autoroute. On a l’autonomie d’une grande routière gazole. Reste la question de la roue de secours absente.

Évolutions d’équipements et aides à la conduite

En parallèle de cette nouvelle motorisation, la gamme Captur bénéficie d’évolutions en matière d’équipements. Ainsi, de nouveaux rétroviseurs, issus de la Clio 6, affichent un design retravaillé visant à réduire les bruits d’air et à améliorer légèrement l’aérodynamisme. Une projection de logo au sol est proposée en option dans le cadre du pack parking.

Captur et Symbioz intègrent également une caméra intérieure placée sur le montant du pare-brise. Elle permet de détecter les signes de fatigue et de distraction du conducteur.

En conduite semi-autonome, un système d’assistance à l’arrêt d’urgence peut intervenir si le conducteur ne réagit plus, en ralentissant le véhicule jusqu’à l’arrêt complet.

Les aides au stationnement évoluent avec l’arrivée de caméras haute définition pour la caméra de recul et la vision 3D à 360°. Sur les versions à boîte automatique, le mode Perso est remplacé par un mode Smart, qui ajuste automatiquement les réglages entre les modes Eco, Confort et Sport selon le style de conduite.

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GM anticipe 2 milliards de bénéfices supplémentaires en 2026

3 février 2026 à 13:12

GM prévoit jusqu’à 2 milliards de dollars de bénéfices en 2026 et renforce dividendes et rachats d’actions pour ses actionnaires.

General Motors prévoit un bond significatif de ses bénéfices pour 2026, stimulé par la forte demande pour ses véhicules les plus rentables et un environnement réglementaire favorable. Le constructeur automobile basé à Detroit anticipe que ses bénéfices ajustés avant intérêts et impôts se situeront entre 13 et 15 milliards de dollars, en hausse par rapport aux 12,7 milliards de l’année précédente. Ces prévisions illustrent la solidité des ventes de modèles haut de gamme, en particulier les camions et SUV tels que le GMC Sierra et le Cadillac Escalade, qui représentent les marges les plus élevées pour l’entreprise.

Des bénéfices en hausse malgré les défis du marché

Au quatrième trimestre, GM a enregistré un bénéfice par action de 2,51 $, dépassant largement les attentes des analystes qui tablaient sur 2,28 $. Cette performance démontre que le groupe tire parti de la demande pour ses véhicules à forte marge, même alors que le marché américain des voitures neuves pourrait se contracter légèrement cette année. Les droits de douane sur certains véhicules importés représentent toutefois un défi, avec des coûts estimés entre 3 et 4 milliards de dollars pour l’exercice 2026, contre 3,1 milliards l’an dernier.

L’année 2025 avait été marquée par des dépréciations massives dans le segment des véhicules électriques, entraînant une perte nette de 3,3 milliards de dollars au quatrième trimestre. Malgré ces charges, GM prévoit que ses revenus nets pour 2026 atteindront entre 10,3 et 11,7 milliards de dollars, illustrant un rebond significatif et la résilience de son portefeuille de véhicules traditionnels.

Rachats d’actions et dividendes renforcés

GM entend redistribuer une part importante de ses gains aux actionnaires. La société a autorisé de nouveaux rachats d’actions pour un montant de 6 milliards de dollars et a annoncé une augmentation de son dividende trimestriel de 3 cents, le portant à 18 cents par action. Au cours des dernières années, le constructeur a racheté plus de 20 milliards de dollars d’actions, contribuant à soutenir le cours de l’action à des niveaux records.

Selon Alexander Potter, analyste chez Piper Sandler, GM « exécute à un niveau élevé » et le renouvellement de l’autorisation de rachat montre la confiance du groupe dans sa capacité à générer des flux de trésorerie importants, malgré les charges liées aux véhicules électriques. Cette stratégie souligne l’importance accordée aux modèles haut de gamme, qui assurent des marges plus importantes et financent la redistribution de valeur aux actionnaires.

Les perspectives pour les véhicules électriques et les services connectés

GM continue de se concentrer sur la rentabilité de son portefeuille de véhicules électriques. La directrice générale, Mary Barra, a confirmé que l’entreprise travaillait à réduire les coûts afin de rendre les véhicules électriques plus compétitifs et prévoit de lancer « une poignée » de modèles hybrides essence-électrique. Néanmoins, la demande pour les véhicules entièrement électriques reste incertaine, notamment après la fin des subventions fédérales américaines, ce qui complique les prévisions pour le marché EV.

En parallèle, GM enregistre une croissance dans ses services télématiques, notamment Onstar et le système de conduite mains libres Super Cruise. Les revenus différés de ces services, reconnus sur trois ans, devraient augmenter de 2,1 milliards de dollars cette année pour atteindre 7,5 milliards de dollars, contribuant à diversifier les sources de revenus au-delà des ventes de véhicules.

Le marché chinois reste un point sensible pour GM, avec des pertes de 513 millions de dollars au quatrième trimestre et 316 millions sur l’ensemble de l’année 2025, liées à la restructuration de ses activités. Malgré ces défis internationaux, la société anticipe que la solidité du marché américain et les ventes de véhicules haut de gamme soutiendront la croissance des bénéfices et les flux de trésorerie en 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

GM montre une résilience notable en capitalisant sur ses modèles à forte marge et sur un environnement réglementaire favorable aux véhicules énergivores. Les rachats d’actions et l’augmentation du dividende reflètent la confiance du groupe dans ses perspectives financières. La rentabilité des véhicules électriques reste un défi, mais les services connectés et hybrides offrent de nouvelles sources de revenus. À court terme, la croissance des bénéfices repose sur les camions, SUV et la demande américaine, malgré les incertitudes liées aux tarifs douaniers et au marché chinois.

Crédit illustration : GM.

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Marché français janvier 2026: Renault sur un nuage

3 février 2026 à 12:59

Le marché français démarre aussi mal l’année 2026 qu’il avait terminé la précédente. Le bon score de Renault, mais aussi ceux de Mercedes, de Volvo et de Fiat contrastent avec la morosité ambiante. Le marché est en baisse de 6,55% comparé à l’an dernier et de 30,9% comparé à 2019, année de référence avant Covid.

Opel, Fiat et Citroën plus que Peugeot

Opel, Citroën et surtout Fiat démarrent l’année sous de bons  auspices. C’est le mauvais score de Peugeot qui fait baisser le groupe. Chez Fiat, la Panda fait mieux que le 500 et permet à la marque de retrouver des couleurs. Alfa Romeo fait une pause alors que DS est toujours apathique. Citroën retrouve sa médaille de bronze se positionne devant Toyota, Dacia et Volkswagen. Enfin si la 208 gagne la couronne de reine du marché, elle ne devrait pas la conserver bien longtemps. 

Renault sur un nuage, Dacia à la traine

Renault est sur un nuage. La Clio V garde la cote, la VI démarre fort et la R5 se porte à merveille. Et le losange flirte avec les 20% du marché. C’est heureux, car les nouvelles ne sont pas bonnes du côté de chez Dacia. La marque recule assez nettement depuis plusieurs mois et sa part de marché dégringole. 

Fiat, Volvo et Mercedes à l’avantage

Fiat comme on l’a vu plus haut, mais également Mercedes, démarrent l’année sur les chapeaux de roues. Mini tout comme Skoda continuent sur leur bonne lancée avec des fondamentaux solides. Volvo est de retour aux affaires, en compagnie de Polestar qui fait ses débuts. Cupra passe devant Seat. On notera les 307 X-Peng G6 vendues et la bonne progression de ce dernier, tout comme celle de BYD

Tesla en tête des perdants

Les ventes de Tesla continuent à chuter vertigineusement. L’abandon de certains modèles d’une part et les priorités du patron d’autres part Tesla ne sera plus S3XY…Le début d’année n’est pas bon pour BMW, il est vrai habitué aux records depuis des mois. Même flottement coté Porsche. Pour Ford et le groupe Hyundai, les chiffres sont inquiétants quand Toyota continue à patiner. MG marque le pas et pourrait bien se faire rattraper par BYD prochainement.

Carton électrique

Avec 28,3% des ventes les modèles 100% électrique font un carton. C’est deux fois plus que les motorisations à essence. Le Diesel au plus bas est même dépassé par le GPL. Avec plus de 80% des ventes, les modèles à batterie ont plié le match dès le premier mois de l’année. Le marché du neuf a basculé en faveur des modèles électrifiés. Mais les acheteurs se font toujours attendre. La baisse de près de 10% du marché de l’occasion en témoigne. Il est devenu urgent de ne pas changer de voiture et de conserver son ancien véhicule.

Top 10 marques. Volume et part de marché janvier 2026

Renault21 40219,97%
Peugeot17 70716,52%
Citroën9 4938,86%
Toyota9 1648,55%
Volkswagen6 9216,80%
Dacia6 5966,15%
Skoda3 0752,87%
Audi2 6982,51%
BMW2 6802,50%
Hyundai2 3922,23%

Top 10 modèles – janvier 2026

Peugeot 208   6 437
Renault Clio V   4 429
Peugeot 2008   4 015
Renault 5   3 952
Peugeot 3008   2 876
Clio VI   2 849
Dacia Sandero   2 829
Citroën C3   2 817
Renault Captur   2 684
Toyota Yaris   2 684

VIA AAA Data et PFA

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La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

3 février 2026 à 10:45
La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

La Lamborghini Miura est un monument de l’histoire automobile. Première vraie supercar de série, elle incarne à elle seule la naissance du mythe Lamborghini dès les années 60. Insaisissable, sacrée, presque intouchable, cette légende n’a jamais été réellement réinterprétée d’une manière qui fasse l’unanimité. Mais cela pourrait bien changer.

Andrea Sassano, designer automobile italien à la tête de Sassano Design, a dévoilé sa vision d’une Miura moderne façon « SVR ». Entre hommage respectueux et audace stylistique, ce restomod numérique fait tourner toutes les têtes.

La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

Un restomod digne de Singer, signé Sassano Design

Réinterpréter une icône comme la Miura sans la trahir, c’est l’ambitieux défi qu’a relevé Andrea Sassano. À travers une série de rendus ultra-détaillés, le designer imagine ce que pourrait être une Miura contemporaine, si Lamborghini la confiait à sa division la plus radicale : SVR (Sport Veloci Racing).

Loin d’un simple lifting ou d’un concept rétro, cette Miura SVR est pensée comme une supercar millimétrée et agressive, dans l’ADN des Aventador SVR ou Diablo SVR. Le résultat : un bolide spectaculaire qui conserve les proportions iconiques du modèle original — ligne basse, cockpit reculé, poupe fuselée — tout en intégrant des éléments ultra-modernes comme les LEDs, les jantes aérodynamiques et une signature lumineuse réinventée à l’arrière.

Sassano a su préserver les incontournables : les célèbres persiennes noires à l’arrière de l’habitacle, les larges phares ronds et l’allure en forme de coin qui ont fait de la Miura une référence du design automobile. Chaque angle du véhicule respire la performance pure, sans tomber dans le piège du pastiche.

La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

Une interprétation moderne d’une icône intouchable

Andrea Sassano ne cache pas son admiration pour la Miura originale. Dans un échange avec le média Motor1, il résume ainsi son approche : « La Miura est une icône intemporelle, où le design a primé sur l’ingénierie. C’est ce caractère unique qui m’a poussé à vouloir la réinterpréter avec les codes d’aujourd’hui. »

Pour lui, chaque coup de crayon du projet Miura SVR a été guidé par un objectif clair : préserver l’essence stylistique de la voiture tout en y insufflant une nouvelle âme, plus radicale et tournée vers la performance. Un pari visuel réussi, tant cette proposition moderne conserve l’âme de l’originale.

Mais Sassano reste lucide : « Ressusciter la Miura serait une décision fascinante, mais extrêmement complexe pour Lamborghini. Ce n’est pas juste une voiture : c’est un symbole fort de l’histoire de la marque. » Et il n’a pas tort. Même Lamborghini s’y est essayé en 2006 avec un concept Miura stylisé par Walter de’Silva. Si séduisante qu’elle ait été, l’idée fut rapidement enterrée par le PDG de l’époque, Stephan Winkelmann, qui déclarait : “La Miura était un hommage au passé. Lamborghini regarde vers l’avenir.”

Ce refus du rétro chez Lamborghini rend le projet de Sassano d’autant plus intrigant. Il ne s’agit pas d’un produit officiel, mais d’une œuvre de passion, pensée par un designer pour qui la Miura n’a pas besoin d’un successeur physique pour continuer à rayonner. « La flamme allumée par la Miura brûle encore. Elle continue d’inspirer les passionnés du monde entier », conclut Sassano.

Alors que certaines icônes comme la Countach ou la GTO ont récemment fait leur retour, cette Miura SVR ne verra peut-être jamais le jour. Mais ce qu’a imaginé Andrea Sassano n’est pas qu’un simple exercice de style. C’est une lettre d’amour au plus mythique des taureaux de Sant’Agata.

Et comme souvent dans ces projets non officiels, l’impact visuel remue plus de choses qu’un concept marketing. Car au fond, ce qui rend cette vision aussi forte, c’est qu’elle parvient à faire rêver tout en respectant un mythe que personne n’ose toucher.

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Comment une Renault 4L a-t-elle pu frôler les 100.000 euros aux enchères ?

3 février 2026 à 10:33

Le marché des voitures anciennes continue de surprendre. Lors d’une vente Artcurial Motorcars en marge de Rétromobile, une Renault 4L Plein Air a été adjugée 95 360 euros, bien au-delà de son estimation initiale.

Une estimation largement dépassée

Estimée entre 20 000 et 30 000 euros, cette Renault 4L a finalement été vendue plus de trois fois au-dessus de sa fourchette annoncée. Le résultat tranche avec les standards habituels du modèle, pourtant très diffusé à l’origine.

La vente s’est tenue dans le cadre d’Artcurial Motorcars, organisé en parallèle du salon Rétromobile, un rendez-vous majeur pour les amateurs de véhicules anciens.

Une version particulière de la 4L

Le modèle concerné n’était pas une 4L classique, mais une 4L Plein Air. Cette déclinaison décapotable se distingue par l’absence de toit et de portes latérales. Elle fait partie des versions limitées et atypiques développées autour de la 4L.

Selon les estimations, environ 600 exemplaires de cette version auraient été produits. Aussi, cela contribue à sa rareté sur le marché des collectionneurs.

Un record pour la Renault 4L

Avec un prix final de 95.360 euros, cette 4L Plein Air établit un record : celui de la Renault 4L la plus chère jamais vendue. Cependant elle n’atteint toute fois pas le montant fou de plus de 140 000 € déboursés pour acquérir une Citroën 2CV Charleston.

Ce résultat intervient dans une vente comprenant pourtant des modèles beaucoup plus prestigieux. Il y avait une Mercedes 300 SL Gullwing adjugée à plus de 4,4 millions d’euros. A noter que cet exemplaire est dans son jus, recouvert de poussière grasse et avec des bosses.

Dans la même vente « Automobile Legends » d’autres véhicules n’ont pas atteint leur cote. C’est le cas d’une Jaguar Type E Série 1 vendue à 59 600 €. Elle était estimée entre 70 et 90 000 € ! La Ferrari F92A de Jean Alesi a atteint 2,9 millions pour une cote entre 3 et 5 millions.

D’autres enchères ont en revanche dépassées les attentes.

Un historique et un état recherchés

La valeur atteinte par cet exemplaire s’explique aussi par son historique. La voiture est restée dans la même famille depuis sa sortie d’usine et affiche un kilométrage très faible. Deux critères particulièrement prisés par les collectionneurs de véhicules anciens.

Pour autant, elle n’est pas « état concours » puisqu’elle a presque sa patine d’origine. Artcurial précise qu’elle a reçu un « voile de peinture » pour la rafraîchir un peu. Le tachymètre ne fonctionne plus et donc, le kilométrage ne peut être certifié.

Récemment, elle avait reçu pour 5 000 € d’entretien. Un très bon investissement qui a dû permettre aux enchères de s’envoler encore un peu plus.

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