Vue normale

Aucune femme à bord de la mission Artémis III : la Nasa tente d’éteindre l’incendie

11 juin 2026 à 19:30

Après l'annonce de l'équipage de la mission Artémis III, de nombreuses personnes se sont indignées en ligne de l'absence de femmes parmi les astronautes choisis. L'administrateur de la Nasa a tenté de se défendre de toute forme de sexisme.

Débris, radiations, Starlink : le parcours du combattant de la mission Artémis III

11 juin 2026 à 12:14

artémis III

Coincée en orbite terrestre pour sa future mission en 2027, la capsule Artémis III va devoir évoluer avec prudence. Pour protéger son équipage, la NASA a calculé une trajectoire très précise afin de slalomer entre les débris des méga-constellations et les radiations spatiales.

Débris orbitaux, radiations, météorites… : Artémis III ne peut pas voler n’importe où autour de la Terre

11 juin 2026 à 09:19

artémis III

Coincée en orbite terrestre pour sa future mission en 2027, la capsule Artémis III va devoir évoluer avec prudence. Pour protéger son équipage, la NASA a calculé une trajectoire très précise afin de slalomer entre les débris des méga-constellations et les radiations spatiales.

Luca Parmitano (Artémis III) avait des records dans l’ISS, puis Thomas Pesquet est arrivé

10 juin 2026 à 20:44

Longtemps, Luca Parmitano a incarné le sommet du palmarès spatial européen : durée, sorties extravéhiculaires, commandement de l’ISS. Puis Thomas Pesquet est revenu une deuxième fois en orbite et a effacé plusieurs de ses marques. Mais avec son affectation comme pilote d’Artémis III, l’Italien change de terrain.

Thomas Pesquet, bourreau des records spatiaux européens détenus par Luca Parmitano

10 juin 2026 à 18:30

Longtemps, Luca Parmitano a incarné le sommet du palmarès spatial européen : durée, sorties extravéhiculaires, commandement de l’ISS. Puis Thomas Pesquet est revenu une deuxième fois en orbite et a effacé plusieurs de ses marques. Mais avec son affectation comme pilote d’Artémis III, l’Italien change de terrain.

☕️ Changement à la tête du CNRS : Thierry Dauxois est le nouveau PDG

10 juin 2026 à 16:13


Thierry Dauxois est officiellement le PDG (président-directeur général) du CNRS à compter de ce mercredi 10 juin 2026. Il est nommé par le président de la République, sur proposition de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Le ministre connait bien le CNRS où il a passé 16 ans, jusqu’en 2016. Quant au nouveau PDG (dont un résumé de la carrière est disponible dans le communiqué du CNRS), cela fait plus de 30 ans qu’il est au Centre de recherche. Thierry Dauxois prend donc la relève d’Antoine Petit, qui était l’ancien PDG depuis 2018 et qui assurait l’intérim au cours des dernières semaines.

Thierry Dauxois
Thierry Dauxois. Crédits CNRS

Il y a quelques jours, il était passé devant les commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui ont toutes les deux émis un avis favorable à l’unanimité (si on laisse de côté les votes blancs ou nuls).

Il arrive dans une situation tendue avec une baisse importante du budget du Centre. Des chercheurs ont publié une tribune affirmant qu’on « assiste à un net désengagement de l’État. Cette situation touche aussi les universités et l’ensemble des organismes de recherche ».

Le sujet s’était évidemment invité lors son audition pour valider (ou non) sa candidature :

« Le budget du CNRS est déjà beaucoup trop contraint, on ne peut pas promettre des économies supplémentaires. En revanche, on doit mieux mobiliser les ressources existantes et en chercher davantage. Les financements européens sont une source possible. Le CNRS en capte déjà une part importante, mais on peut faire beaucoup mieux en insistant sur la dimension collective du projet. »

Interrogé sur un possible gel des recrutements avec les coupes budgétaires, il affirme que c’est « inimaginable » et développe son propos :

« Chaque année le CNRS recrute 360 ingénieurs et techniciens, et 270 chercheurs. Compte tenu d’un salaire qui, vous l’avez dit, n’est pas très élevé – 70 000 euros par an –, c’est une masse salariale de 40 millions – à comparer aux 500 millions perdus. Geler le recrutement conduirait très vite à fermer des laboratoires de recherche, parce que les doctorants ne commenceraient plus de thèses, les étudiants en master seraient également empêchés ».

Il terminait enfin par un mot sur les questions de souveraineté, affirmant que le CNRS s’y intéresse beaucoup : « Mais la souveraineté scientifique ne se décrète pas, et ne se fait pas sans concertation. La France doit appuyer la recherche fondamentale libre et exigeante menée au CNRS pour développer des idées de souveraineté et sur la défense nationale ».

« Le CNRS est un organisme exceptionnel, dont la mission n’a jamais été aussi nécessaire. Je m’attacherai à lui donner les moyens d’agir, au service d’une recherche fondamentale ambitieuse qui demeure la première condition de notre souveraineté scientifique comme de notre rayonnement international », indique-t-il dans le communiqué de presse.

☕️ Changement à la tête du CNRS : Thierry Dauxois est le nouveau PDG

10 juin 2026 à 16:13


Thierry Dauxois est officiellement le PDG (président-directeur général) du CNRS à compter de ce mercredi 10 juin 2026. Il est nommé par le président de la République, sur proposition de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Le ministre connait bien le CNRS où il a passé 16 ans, jusqu’en 2016. Quant au nouveau PDG (dont un résumé de la carrière est disponible dans le communiqué du CNRS), cela fait plus de 30 ans qu’il est au Centre de recherche. Thierry Dauxois prend donc la relève d’Antoine Petit, qui était l’ancien PDG depuis 2018 et qui assurait l’intérim au cours des dernières semaines.

Thierry Dauxois
Thierry Dauxois. Crédits CNRS

Il y a quelques jours, il était passé devant les commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui ont toutes les deux émis un avis favorable à l’unanimité (si on laisse de côté les votes blancs ou nuls).

Il arrive dans une situation tendue avec une baisse importante du budget du Centre. Des chercheurs ont publié une tribune affirmant qu’on « assiste à un net désengagement de l’État. Cette situation touche aussi les universités et l’ensemble des organismes de recherche ».

Le sujet s’était évidemment invité lors son audition pour valider (ou non) sa candidature :

« Le budget du CNRS est déjà beaucoup trop contraint, on ne peut pas promettre des économies supplémentaires. En revanche, on doit mieux mobiliser les ressources existantes et en chercher davantage. Les financements européens sont une source possible. Le CNRS en capte déjà une part importante, mais on peut faire beaucoup mieux en insistant sur la dimension collective du projet. »

Interrogé sur un possible gel des recrutements avec les coupes budgétaires, il affirme que c’est « inimaginable » et développe son propos :

« Chaque année le CNRS recrute 360 ingénieurs et techniciens, et 270 chercheurs. Compte tenu d’un salaire qui, vous l’avez dit, n’est pas très élevé – 70 000 euros par an –, c’est une masse salariale de 40 millions – à comparer aux 500 millions perdus. Geler le recrutement conduirait très vite à fermer des laboratoires de recherche, parce que les doctorants ne commenceraient plus de thèses, les étudiants en master seraient également empêchés ».

Il terminait enfin par un mot sur les questions de souveraineté, affirmant que le CNRS s’y intéresse beaucoup : « Mais la souveraineté scientifique ne se décrète pas, et ne se fait pas sans concertation. La France doit appuyer la recherche fondamentale libre et exigeante menée au CNRS pour développer des idées de souveraineté et sur la défense nationale ».

« Le CNRS est un organisme exceptionnel, dont la mission n’a jamais été aussi nécessaire. Je m’attacherai à lui donner les moyens d’agir, au service d’une recherche fondamentale ambitieuse qui demeure la première condition de notre souveraineté scientifique comme de notre rayonnement international », indique-t-il dans le communiqué de presse.

Artémis III revue à la baisse : La Nasa prévoit une mission encore plus « simple » que prévu

10 juin 2026 à 11:25

nasa lune orion artémis

La Nasa a donné des détails sur le déroulé de la mission Artémis III. Finalement, la version du Starship qui sera mobilisée n'est pas si différente de ce qui est testé actuellement, ce qui rend la mission plus simple, et surtout moins ambitieuse.

Artémis : SpaceX vient-il de donner le coup de grâce à la méga-fusée de la NASA ?

10 juin 2026 à 09:45

sls lune mort

C'est une petite phrase de SpaceX qui peut changer fortement les plans du programme Artémis. Le 9 juin, SpaceX a déclaré que sa fusée géante Starship pourrait tout à fait assurer la propulsion de la capsule Orion jusqu'à la Lune à l'avenir. Une capacité qui apparaît déjà comme une sérieuse menace pour le devenir du lanceur SLS de la NASA.

Un Européen est à bord : voici les 4 astronautes d’Artémis III qui vont tester les futurs atterrisseurs lunaires

9 juin 2026 à 16:23

L'attente est terminée. L'agence spatiale américaine a enfin annoncé les quatre astronautes qui s’envoleront en 2027 avec la mission Artémis III. Un Européen a été sélectionné.

AI1 : SpaceX dévoile les spécificités de son tout premier satellite taillé pour l’IA

9 juin 2026 à 14:21

À l'aube d'une introduction en Bourse historique, SpaceX a dévoilé AI1 , sa première génération de satellites d'intelligence artificielle. Une solution radicale pour déporter la puissance de calcul dans l'espace et contourner la crise énergétique qui menace les data centers terrestres.

C’est le booster le plus increvable de SpaceX, et il est à l’aube d’un nouvel exploit

9 juin 2026 à 14:18

falcon 9 booster propulseur

En bouclant avec succès sa 35e mission, le booster B1067 s’impose comme le propulseur le plus tenace de la flotte de SpaceX. Alors que ce vétéran enchaîne les tirs à une cadence infernale, l’objectif des 40 vols d'ici la fin de l’année 2026 devient hautement plausible.

La Nasa a déjà réussi Artémis III, mais ça s’appelait Apollo 9 

9 juin 2026 à 11:15

Le module lunaire utilisé pour Apollo 9

La mission Artémis III doit avoir lieu en 2027, comme une grande répétition générale en orbite terrestre avant de vraiment se poser sur la Lune. Un scénario qui ressemble beaucoup à celui d'une mission parfois considérée comme secondaire, mais pourtant majeure dans l'histoire de la conquête spatiale : Apollo 9.

Tests Suggest Russian Satellites Can Jam GPS On a Continental Scale

Par : BeauHD
9 juin 2026 à 11:00
Researchers say mysterious, seconds-long GPS interference bursts detected across Europe appear to come from Russian EKS early-warning satellites, making this "a rare example of human-made GPS interference coming from space," reports Ars Technica. The signals may be tests of space-based jamming capability, short satellite communications, or something else, but experts say they raise troubling questions about whether GPS disruption could eventually be weaponized on a continental scale. From the report: The discovery came from an investigation detailed in a June 2 preprint paper by Todd Humphreys and his student Zach Clements at The University of Texas at Austin, along with Argyris Krizise at Stanford University in California. By sifting through public data from ground-based stations with global navigation satellite system (GNSS) receivers, they identified a pattern of high-powered interference lasting less than 10 seconds each time but simultaneously detectable by ground stations across Europe from Norway to Spain to Poland, and even reaching as far west as Greenland and Canada. By analyzing the ground station data from January 2019 to April 2026, the researchers found 75 days with at least one widespread GNSS interference event overlapping with the GPS L1 frequency band centered on 1575.42 megahertz. That represents the main band used for signal transmission by the US-made GPS satellite constellation and GNSS constellations from other countries. Such interference patterns happened mostly on Tuesdays, Wednesdays, and Thursdays during business hours in Europe, Humphreys told the YouTube channel Veritasium. Because such "continental-scale" interference was simultaneously affecting GPS receivers across Europe and beyond, Humphreys and his colleagues calculated that the source had to be at least 1,200 kilometers above the Earth. [...] In the Veritasium video, Humphreys speculated that the Russians may have been testing the satellites' GPS interference capabilities only briefly on a neighboring frequency adjacent to the typical GPS band. "And then in the eventual future when there is a hot conflict, they go ahead and tune their transmitter down to the GPS band, but it's much more damaging now that it lies right on that band," he said. Incidentally, the raw data also revealed a second interference burst from the Russian satellites in a lower-frequency band used by China's BeiDou navigation system. "I can no longer say this is accidental with confidence," Humphreys told Veritasium. He also described the Russian satellites' quiet demonstration as a "massive escalation in the electronic warfare background conflict that is going on right now." Richard Bowden, division head of assured and resilient PNT at the multinational technology company GMV in Spain, wrote in a LinkedIn comment: "These signals are, without a doubt, intentional and placed on or around GNSS signals, and have the potential to disrupt legitimate use of GNSS services. But from our side at least, we can't be sure they are intentionally malicious or intended as an EW [electronic warfare] weapon."

Read more of this story at Slashdot.

AI1 : voilà la toute première génération de satellite IA de SpaceX

9 juin 2026 à 09:45

À l'aube d'une introduction en Bourse historique, SpaceX a dévoilé AI1 , sa première génération de satellites d'intelligence artificielle. Une solution radicale pour déporter la puissance de calcul dans l'espace et contourner la crise énergétique qui menace les data centers terrestres.

For All Mankind rempile pour un énorme succès avec son spin-off soviétique

8 juin 2026 à 15:27

La plateforme à la pomme passe à la vitesse supérieure. Réputée pour ses productions soignées mais isolées, Apple TV cède à son tour à la fièvre des franchises pour fidéliser ses abonnés en ce milieu d'année 2026. Pour ouvrir le bal, le streamer a choisi de miser sur son plus ancien fleuron de science-fiction, For All Mankind, qui avec sa saison 5 devient top 1 en termes de succès sur la plateforme.

Trump démantèle le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé

8 juin 2026 à 12:14
Casser le thermomètre, littéralement
Trump démantèle le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé

Donald Trump continue sa politique consistant à couper les budgets de la recherche états-unienne. Visant particulièrement les recherches sur le changement climatique, son administration vient de décider le démantèlement d’un réseau de bouées particulièrement crucial pour la récolte de données sur le sujet.

La recherche, et notamment celle sur le climat, continue d’être attaquée par l’administration Trump. En effet, après les coupes dans les budgets et dans les effectifs mises en place depuis l’année dernière, la National Science Foundation (NSF) a annoncé le 21 mai dernier le démantèlement d’une grande partie du réseau d’instruments scientifiques du projet Ocean Observatories Initiative (OOI) qu’elle a financé depuis 10 ans.

« Ce plan prévoit le retrait de toutes les infrastructures sous-marines de la mer d’Irminger, ainsi que des réseaux de la station Papa, d’Endurance et de Pioneer, sous réserve des contraintes liées au calendrier des navires et d’autres contraintes opérationnelles. Tout le matériel récupéré sera conservé par l’organisme responsable de l’exploitation dans l’attente de nouvelles instructions », explique la NSF, la principale agence de financement de la recherche aux États-Unis. Cette annonce a été faite moins d’un mois après que Donald Trump a viré tous les membres du conseil d’administration de l’agence (qui étaient des chercheurs ou ingénieurs).

Selon le New York Times, ce n’est pas moins de 900 instruments d’observation qui vont être enlevés. Et la NSF prévoit d’envoyer des bateaux pour les récupérer dès ce mois de juin.

Le fonds ajoute garder pour l’instant le « réseau câblé régional » du projet qui se situe au large de Portland ainsi que le data center de l’OOI pour les opérations en cours. Ironiquement, dans son communiqué, la NSF continue à souligner l’importance du projet : « Nous encourageons la communauté à exploiter les données de l’OOI, accumulées depuis plus de dix ans, en les intégrant dans leurs propositions, publications, présentations et échanges avec leurs collègues. Cet engagement continu met en évidence l’impact scientifique et les applications très variées rendues possibles par l’OOI et ses données, soulignant ainsi son importance en tant que ressource pour la communauté océanographique ».

Le système d’observation océanique le plus avancé au monde

Ce réseau d’instruments scientifiques qui a coûté 365 millions de dollars est un outil très utile pour comprendre le changement climatique. L’OOI est le « système d’observation océanique en fonctionnement continu le plus avancé au monde », estime Jim Edson, qui en était responsable en 2022, au New York Times. Comme l’explique l’Institut océanographique de Woods Hole, dans l’océan Austral par exemple, « les premiers déploiements de balises OOI en 2015 ont permis d’obtenir les premières séries chronologiques jamais enregistrées sur les mouvements de chaleur et de masses d’eau dans la région — des données qui revêtent un intérêt particulier pour la population chilienne, alors que le pays est confronté à une sécheresse persistante due à l’évolution des régimes de vent et de pression atmosphérique au-dessus de l’océan ».

La partie du projet située en mer d’Irminger a permis, elle, de mieux comprendre le fonctionnement de l’Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC), le système de circulation océanique profonde situé dans l’Atlantique à l’origine des courants. « Ce vaste système de courants marins, dont fait partie le Gulf Stream, joue un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial, notamment en transportant de la chaleur des tropiques vers l’Atlantique Nord », explique le CNRS.

Quel pays sera capable de développer un réseau similaire ?

« Cela témoigne une fois de plus du manque de compréhension de la valeur et du mérite scientifiques dont fait preuve l’administration actuelle », se lamente au New York Times Craig McLean, le chercheur qui était le responsable scientifique de la National Oceanic & Atmospheric Administration lors du premier mandat de Donald Trump. « En démantelant un tel système, nous reléguons une nouvelle fois les États-Unis au second plan dans le domaine du leadership scientifique mondial », ajoute-t-il.

Le problème est que le projet n’est pas seulement abandonné mais qu’il est aussi démantelé. Ainsi, pour qu’un autre pays reprenne le relais, il lui faudrait redéployer un réseau d’outils très onéreux.

En mai 2025, en France, des chercheuses et chercheurs tiraient la sonnette d’alarme devant les sénateurs pour que notre pays propose une alternative pour héberger les données menacées par Trump. Le directeur général délégué à la science du CNRS, Alain Schuhl, affirmait que les bases de données étaient « l’urgence absolue ». Mais le sénateur Pierre Ouzoulias (PCF) attirait aussi l’attention sur « les bouées de surface dans l’hémisphère nord [qui mesurent paramètres météorologiques et océanographiques], c’est 50 % ».

«Si on perd ces bouées, on est incapables de prévoir des phénomènes extrêmes. Je ne parle même pas du Pacifique, où là, on est totalement dépendants des données météorologiques américaines et nous serions incapables de prévoir des cyclones à Mayotte, à la Réunion ou en Polynésie. Il y a un souci majeur », expliquait-il.

Mais depuis, la France a continué à baisser, elle aussi, les budgets de recherche. Ainsi, l’océanographe et directrice de recherche au CNRS Katell Guizien se plaignait de ne plus pouvoir payer les contrats de travail de chercheurs de son équipe à cause des restrictions budgétaires au sein de l’organisme de recherche. Et le gouvernement a annoncé récemment des coupes budgétaires plus importantes touchant les universités, la recherche et France 2030.

Trump démantèle le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé

8 juin 2026 à 12:14
Casser le thermomètre, littéralement
Trump démantèle le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé

Donald Trump continue sa politique consistant à couper les budgets de la recherche états-unienne. Visant particulièrement les recherches sur le changement climatique, son administration vient de décider le démantèlement d’un réseau de bouées particulièrement crucial pour la récolte de données sur le sujet.

La recherche, et notamment celle sur le climat, continue d’être attaquée par l’administration Trump. En effet, après les coupes dans les budgets et dans les effectifs mises en place depuis l’année dernière, la National Science Foundation (NSF) a annoncé le 21 mai dernier le démantèlement d’une grande partie du réseau d’instruments scientifiques du projet Ocean Observatories Initiative (OOI) qu’elle a financé depuis 10 ans.

« Ce plan prévoit le retrait de toutes les infrastructures sous-marines de la mer d’Irminger, ainsi que des réseaux de la station Papa, d’Endurance et de Pioneer, sous réserve des contraintes liées au calendrier des navires et d’autres contraintes opérationnelles. Tout le matériel récupéré sera conservé par l’organisme responsable de l’exploitation dans l’attente de nouvelles instructions », explique la NSF, la principale agence de financement de la recherche aux États-Unis. Cette annonce a été faite moins d’un mois après que Donald Trump a viré tous les membres du conseil d’administration de l’agence (qui étaient des chercheurs ou ingénieurs).

Selon le New York Times, ce n’est pas moins de 900 instruments d’observation qui vont être enlevés. Et la NSF prévoit d’envoyer des bateaux pour les récupérer dès ce mois de juin.

Le fonds ajoute garder pour l’instant le « réseau câblé régional » du projet qui se situe au large de Portland ainsi que le data center de l’OOI pour les opérations en cours. Ironiquement, dans son communiqué, la NSF continue à souligner l’importance du projet : « Nous encourageons la communauté à exploiter les données de l’OOI, accumulées depuis plus de dix ans, en les intégrant dans leurs propositions, publications, présentations et échanges avec leurs collègues. Cet engagement continu met en évidence l’impact scientifique et les applications très variées rendues possibles par l’OOI et ses données, soulignant ainsi son importance en tant que ressource pour la communauté océanographique ».

Le système d’observation océanique le plus avancé au monde

Ce réseau d’instruments scientifiques qui a coûté 365 millions de dollars est un outil très utile pour comprendre le changement climatique. L’OOI est le « système d’observation océanique en fonctionnement continu le plus avancé au monde », estime Jim Edson, qui en était responsable en 2022, au New York Times. Comme l’explique l’Institut océanographique de Woods Hole, dans l’océan Austral par exemple, « les premiers déploiements de balises OOI en 2015 ont permis d’obtenir les premières séries chronologiques jamais enregistrées sur les mouvements de chaleur et de masses d’eau dans la région — des données qui revêtent un intérêt particulier pour la population chilienne, alors que le pays est confronté à une sécheresse persistante due à l’évolution des régimes de vent et de pression atmosphérique au-dessus de l’océan ».

La partie du projet située en mer d’Irminger a permis, elle, de mieux comprendre le fonctionnement de l’Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC), le système de circulation océanique profonde situé dans l’Atlantique à l’origine des courants. « Ce vaste système de courants marins, dont fait partie le Gulf Stream, joue un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial, notamment en transportant de la chaleur des tropiques vers l’Atlantique Nord », explique le CNRS.

Quel pays sera capable de développer un réseau similaire ?

« Cela témoigne une fois de plus du manque de compréhension de la valeur et du mérite scientifiques dont fait preuve l’administration actuelle », se lamente au New York Times Craig McLean, le chercheur qui était le responsable scientifique de la National Oceanic & Atmospheric Administration lors du premier mandat de Donald Trump. « En démantelant un tel système, nous reléguons une nouvelle fois les États-Unis au second plan dans le domaine du leadership scientifique mondial », ajoute-t-il.

Le problème est que le projet n’est pas seulement abandonné mais qu’il est aussi démantelé. Ainsi, pour qu’un autre pays reprenne le relais, il lui faudrait redéployer un réseau d’outils très onéreux.

En mai 2025, en France, des chercheuses et chercheurs tiraient la sonnette d’alarme devant les sénateurs pour que notre pays propose une alternative pour héberger les données menacées par Trump. Le directeur général délégué à la science du CNRS, Alain Schuhl, affirmait que les bases de données étaient « l’urgence absolue ». Mais le sénateur Pierre Ouzoulias (PCF) attirait aussi l’attention sur « les bouées de surface dans l’hémisphère nord [qui mesurent paramètres météorologiques et océanographiques], c’est 50 % ».

«Si on perd ces bouées, on est incapables de prévoir des phénomènes extrêmes. Je ne parle même pas du Pacifique, où là, on est totalement dépendants des données météorologiques américaines et nous serions incapables de prévoir des cyclones à Mayotte, à la Réunion ou en Polynésie. Il y a un souci majeur », expliquait-il.

Mais depuis, la France a continué à baisser, elle aussi, les budgets de recherche. Ainsi, l’océanographe et directrice de recherche au CNRS Katell Guizien se plaignait de ne plus pouvoir payer les contrats de travail de chercheurs de son équipe à cause des restrictions budgétaires au sein de l’organisme de recherche. Et le gouvernement a annoncé récemment des coupes budgétaires plus importantes touchant les universités, la recherche et France 2030.

Artémis III : suivez en direct la présentation des astronautes de la Nasa

9 juin 2026 à 07:25

artémis iii

La Nasa s'apprête à dévoiler le nom des quatre astronautes qui s'envoleront pour la mission Artémis III. Ils n'iront pas sur la Lune, mais testeront les futurs atterrisseurs géants en orbite terrestre. Voici comment suivre cette annonce historique en direct le mardi 9 juin 2026.

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