Vue normale

General Motors débranche Chevrolet en Chine après un semestre ridicule

13 août 2026 à 11:54

La Chine a été un eldorado pendant quelques années pour certains constructeurs. Depuis des années, c’est très difficile de s’y maintenir. Dernier constructeur en date à repartir « la queue entre les jambes » de l’Empire du Milieu : Chevrolet qui n’a même pas vendu 50 voitures en six mois en 2026 !

De grosses erreurs tactiques

Plus de 20 ans de présence en Chine réduit à une fin tragi-comique ! Il faut dire que le simple blason ne fait plus vendre en Chine. C’était le cas il y a 20 ans et Chevrolet a même réussi à écouler 767 000 unités sur l’année 2014. Mais, depuis, les constructeurs chinois ont dépassé tout le monde et l’image d’Epinal du véhicule chinois digne des années 90 est périmée.

Il faut dire que GM a tenté d’appliquer « bêtement » les mêmes recettes qu’à l’Europe ou d’autres marchés. Des voitures avec de petits trois-cylindres ont été lancées, et boudées immédiatement. Et une fois l’image de marque écornée, la dégringolade a été rapide.

Base arrière pour de l’exportation

Pour autant, GM Chine va continuer son activité de production. La coentreprise SAIC-GM produira en effet toujours des Chevrolet. Mais ces dernières seront destinées uniquement à l’export, vers des marchés qui continuent de les acheter. Malgré tout, cela reste un volume très faible avec moins de 10 000 unités exportées sur le premier semestre 2026 !

La nouvelle orientation de GM Chine est donc de tout miser sur l’exportation vers des marchés au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique et l’Amérique du Sud en plus de l’Asie-Pacifique. La coentreprise vient d’être renouvelée pour 20 ans.

Pour autant, les constructeurs chinois investissent déjà ces marchés et sont de redoutables concurrents. Il n’est pas certain que Chevrolet arrive a tirer son épingle du jeu. Sauf si SAIC rebadge des véhicules 100 % chinois avec du Chevrolet. Après tout, ce ne serait pas une première. Souvenez-vous des Daewoo (Corée du Sud) rebadgée Chevrolet.

Le service après-vente reste opérationnel pour le moment

Les possesseurs de Chevrolet en Chine (plus de 7 millions d’unités tout de même) ne seront pas laissés tout seuls puisque le réseau de concessionnaires reste pour le moment opérationnel et les pièces de rechange, et les entretiens toujours d’actualité.

Skoda, Mitsubishi, Jeep, etc. La marque au « bowtie » n’est pas la première à quitter la Chine et sans doute pas la dernière. Renault est un cas un peu à part avec l’arrêt des ventes de véhicules thermiques pour se concentrer sur les véhicules électriques.

Les autres marques de General Motors comme Cadillac ou Buick restent pleinement investies en Chine avec des véhicules électriques.

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NVIDIA s’allie à six grands financiers pour tenter de sécuriser 500 milliards de dollars

13 août 2026 à 12:47
Argent magique
NVIDIA s’allie à six grands financiers pour tenter de sécuriser 500 milliards de dollars

Nvidia annonce un partenariat encore hypothétique avec six acteurs de la finance pour proposer une « nouvelle classe d’actifs investissables », selon les mots de son PDG Jensen Huang. Si l’accord est conclu, il pourrait permettre l’entrée de financements extérieurs au secteur de l’IA.

NVIDIA annonce un accord avec Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour que les six institutions financières l’aident à mobiliser 500 milliards de dollars de capitaux pour poursuivre ses investissements dans l’intelligence artificielle. L’annonce a ceci de particulier qu’elle annonce la création d’un nouveau système de financement, que le PDG de NVIDIA Jensen Huang se plait à qualifier de nouvelle « classe d’actifs investissables ».

Alors que la demande en infrastructure continue de s’accroître, et que les institutions bancaires n’aiment pas considérer les puces comme caution de leur investissement, puisque celles-ci se déprécient très rapidement, NVIDIA et ses partenaires proposent de mettre au point un nouveau système de financement. Mais celui-ci ne reste pas sans risque.

Une nouvelle manière d’investir…

Tel que Jensen Huang le présente, ces actifs réunissent en un seul panier l’intégralité de ses équipements : GPU, serveurs DSX et écosystème logiciel CUDA, réunis dans des « plateformes d’usine IA ».

« Les usines IA NVIDIA DSX sont capables d’exécuter la gamme la plus étendue au monde de modèles, de modalités et d’algorithmes d’IA : langage, vision, parole, biologie, IA physique et robotique, écrit le PDG sur X. Une seule usine IA NVIDIA peut prendre en charge de nombreux clients et de nombreuses charges de travail. Cela la rend flexible et interchangeable. » Sur ces bases, chaque génération de logiciels CUDA « améliore la performance, l’efficacité et le coût total de propriété d’une infrastructure déjà installée ».

Pour certains observateurs, Nvidia parvient ici à déplacer le risque financier qu’implique la faible durée de vie des GPU. Son nouvel « actif » permettrait aussi d’ouvrir (un peu) la circularité des contrats constatée jusqu’ici en ouvrant la demande à des financeurs extérieurs à l’industrie. La course financière à l’IA a en effet été critiquée pour le risque qu’elle crée : l’essentiel des fonds accumulés circule en réalité entre une infime poignée d’acteurs, dont Nvidia, OpenAI, Oracle, AMD et Microsoft qui achètent, vendent et investissent dans les services les uns des autres.

Ou un risque financier comme un autre ?

En bon vendeur de pioches (c’est-à-dire d’infrastructure), sur les 14 suivies par la plateforme isaiprofitable.com (dont OpenAI, justement, Amazon ou encore Meta), NVIDIA est actuellement la seule société lancée dans la course à l’intelligence artificielle générative à dégager un profit mesurable. En un an, les revenus de la société ont grimpé de 92 % pour atteindre 75,2 milliards de dollars fin avril 2026.

Pour autant, considérer son nouvel « actif » de nature à bouleverser son financement, voire celui de l’écosystème, peut être relativement précipité. Concrètement, NVIDIA y mélange des actifs à la durée de vie technique et économique tout à fait diverses, rappelle l’Usine Digitale. Or, ce n’est pas parce que CUDA permet de réaffecter des GPU vieillissants à de nouveaux usages, pour maintenir leur fonctionnement, que l’attirail restera nécessairement compétitif.

Quoiqu’il en soit, avant d’être actif, le partenariat entre Nvidia et ses six acolytes financiers doit encore être conclu, et les différents accords, signés.

NVIDIA s’allie à six grands financiers pour tenter de sécuriser 500 milliards de dollars

13 août 2026 à 12:47
Argent magique
NVIDIA s’allie à six grands financiers pour tenter de sécuriser 500 milliards de dollars

Nvidia annonce un partenariat encore hypothétique avec six acteurs de la finance pour proposer une « nouvelle classe d’actifs investissables », selon les mots de son PDG Jensen Huang. Si l’accord est conclu, il pourrait permettre l’entrée de financements extérieurs au secteur de l’IA.

NVIDIA annonce un accord avec Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour que les six institutions financières l’aident à mobiliser 500 milliards de dollars de capitaux pour poursuivre ses investissements dans l’intelligence artificielle. L’annonce a ceci de particulier qu’elle annonce la création d’un nouveau système de financement, que le PDG de NVIDIA Jensen Huang se plait à qualifier de nouvelle « classe d’actifs investissables ».

Alors que la demande en infrastructure continue de s’accroître, et que les institutions bancaires n’aiment pas considérer les puces comme caution de leur investissement, puisque celles-ci se déprécient très rapidement, NVIDIA et ses partenaires proposent de mettre au point un nouveau système de financement. Mais celui-ci ne reste pas sans risque.

Une nouvelle manière d’investir…

Tel que Jensen Huang le présente, ces actifs réunissent en un seul panier l’intégralité de ses équipements : GPU, serveurs DSX et écosystème logiciel CUDA, réunis dans des « plateformes d’usine IA ».

« Les usines IA NVIDIA DSX sont capables d’exécuter la gamme la plus étendue au monde de modèles, de modalités et d’algorithmes d’IA : langage, vision, parole, biologie, IA physique et robotique, écrit le PDG sur X. Une seule usine IA NVIDIA peut prendre en charge de nombreux clients et de nombreuses charges de travail. Cela la rend flexible et interchangeable. » Sur ces bases, chaque génération de logiciels CUDA « améliore la performance, l’efficacité et le coût total de propriété d’une infrastructure déjà installée ».

Pour certains observateurs, Nvidia parvient ici à déplacer le risque financier qu’implique la faible durée de vie des GPU. Son nouvel « actif » permettrait aussi d’ouvrir (un peu) la circularité des contrats constatée jusqu’ici en ouvrant la demande à des financeurs extérieurs à l’industrie. La course financière à l’IA a en effet été critiquée pour le risque qu’elle crée : l’essentiel des fonds accumulés circule en réalité entre une infime poignée d’acteurs, dont Nvidia, OpenAI, Oracle, AMD et Microsoft qui achètent, vendent et investissent dans les services les uns des autres.

Ou un risque financier comme un autre ?

En bon vendeur de pioches (c’est-à-dire d’infrastructure), sur les 14 suivies par la plateforme isaiprofitable.com (dont OpenAI, justement, Amazon ou encore Meta), NVIDIA est actuellement la seule société lancée dans la course à l’intelligence artificielle générative à dégager un profit mesurable. En un an, les revenus de la société ont grimpé de 92 % pour atteindre 75,2 milliards de dollars fin avril 2026.

Pour autant, considérer son nouvel « actif » de nature à bouleverser son financement, voire celui de l’écosystème, peut être relativement précipité. Concrètement, NVIDIA y mélange des actifs à la durée de vie technique et économique tout à fait diverses, rappelle l’Usine Digitale. Or, ce n’est pas parce que CUDA permet de réaffecter des GPU vieillissants à de nouveaux usages, pour maintenir leur fonctionnement, que l’attirail restera nécessairement compétitif.

Quoiqu’il en soit, avant d’être actif, le partenariat entre Nvidia et ses six acolytes financiers doit encore être conclu, et les différents accords, signés.

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « Face à la lourde facture de la canicule, l’État est nu »

Endettée jusqu’au cou, croulant sous les déficits, incapable d’enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n’a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelles.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle.

« Le problème en 2026 ne sera pas la qualité, ce sera le volume » : la vigne paye un lourd tribut à la sécheresse

DÉCRYPTAGE - Commencées avec trois semaines d’avance, les vendanges sont les plus précoces jamais enregistrées en France. La récolte s’annonce en baisse.

© Thierry RYO / ADOBE STOCK

Au 5 août le ministère de l’Agriculture recensait 98 départements placés à un niveau de sécheresse et 57 en niveau « crise ».

L'avion chinois Comac effectue son premier vol international

Air China exploite une première liaison quotidienne entre Pékin et Oulan-Bator en Mongolie avec le C919, sur une route déjà desservie par un Boeing 737 Max d’une compagnie mongole.

© Air China 

Un Comac C919 d’Air China a effectué, ce mercredi, son premier vol sur une liaison internationale, entre Pékin et Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie. 

OpenAI rachète 7 milliards de dollars d’actions à ses salariés avant d’entrer en bourse

12 août 2026 à 07:27
Money money money
OpenAI rachète 7 milliards de dollars d’actions à ses salariés avant d’entrer en bourse

Open AI a proposé le rachat de l’équivalent de 7 milliards de dollars d’actions à ses employés. Une manière pour l’entreprise de re-concentrer ses parts, et pour ses employés de pouvoir réellement profiter de cette partie de leur rémunération.

OpenAI prépare son entrée en bourse pour l’automne pour lever 122 milliards de dollars, ce qui porterait sa valorisation à 852 milliards des dollars, soit au même niveau que sa dernière levée de fonds réalisée en mars auprès de sociétés partenaires et de fonds de capital-risque.

En prévision, l’entreprise vient de conclure un accord de reprise de l’ordre de 7 milliards de dollars de parts détenues par ses employés, d’après les informations de Bloomberg. Une manière, pour elle, de récupérer la main sur une fraction de ses parts sans les racheter à des investisseurs extérieurs. Au passage, elle participe à la création d’une vague de millionaires dont la richesse est encore plus importante que celle produite à l’époque des entrées en bourse des géants du numérique.

Transformer des actions en « vrai » argent

Côté employés, une telle transaction permet de sécuriser la valeur des parts revendues, alors que les entrées en bourse de grandes sociétés du numérique ne garantissent pas la hausse du cours. Depuis son entrée en bourse en juin, l’action de SpaceX est par exemple passée par un pic à 225 dollars quatre jours après son arrivée sur le NASDAQ, avant de redescendre jusqu’à 104 dollars ce 5 août. Elle remonte actuellement aux alentours de 138 dollars, soit trois dollars de plus qu’à son introduction.

Il s’agit, aussi, de matérialiser une forme de rémunération difficilement activable tant qu’elle n’est pas transformée en cash. Par le passé, OpenAI s’est livrée à une ardente guerre des recrutements avec plusieurs de ses concurrents. Chez Meta, cette lutte s’est traduite par des packages faramineux, quelquefois directement proposés par Mark Zuckerberg.

Une vague de millionnaires inégalée

Pour OpenAI, permettre la revente d’actions est une manière de faire face. La société s’est déjà tournée vers des investisseurs comme Thrive Capital ou SoftBank Group pour proposer ce genre d’opérations. En octobre 2025, certains employés sont devenus millionnaires du jour au lendemain alors que Sam Altman leur proposait de racheter jusqu’à 30 millions de dollars de leurs parts dans OpenAI, pour une dépense totale de 6,6 milliards de dollars. Pour près des trois quarts des 600 personnes concernées, ce montant a été atteint, selon le Wall Street Journal.

Ce type de transactions illustre d’une nouvelle manière la course financière dans laquelle le secteur de l’intelligence artificielle est lancé. Si des employés de Microsoft, Google ou Facebook ont gagné des millions lorsque leurs sociétés sont entrées en bourse, aucun n’a accumulé aussi rapidement la richesse évoquée ici. En octobre, certains ont d’ailleurs décidé de donner le reste de leurs actions à des fonds philanthropiques — des outils qui garantissent que l’argent soit utilisé pour des œuvres charitables, tout en les rendant éligibles aux réductions d’impôts correspondantes.

OpenAI rachète 7 milliards de dollars d’actions à ses salariés avant d’entrer en bourse

12 août 2026 à 07:27
Money money money
OpenAI rachète 7 milliards de dollars d’actions à ses salariés avant d’entrer en bourse

Open AI a proposé le rachat de l’équivalent de 7 milliards de dollars d’actions à ses employés. Une manière pour l’entreprise de re-concentrer ses parts, et pour ses employés de pouvoir réellement profiter de cette partie de leur rémunération.

OpenAI prépare son entrée en bourse pour l’automne pour lever 122 milliards de dollars, ce qui porterait sa valorisation à 852 milliards des dollars, soit au même niveau que sa dernière levée de fonds réalisée en mars auprès de sociétés partenaires et de fonds de capital-risque.

En prévision, l’entreprise vient de conclure un accord de reprise de l’ordre de 7 milliards de dollars de parts détenues par ses employés, d’après les informations de Bloomberg. Une manière, pour elle, de récupérer la main sur une fraction de ses parts sans les racheter à des investisseurs extérieurs. Au passage, elle participe à la création d’une vague de millionaires dont la richesse est encore plus importante que celle produite à l’époque des entrées en bourse des géants du numérique.

Transformer des actions en « vrai » argent

Côté employés, une telle transaction permet de sécuriser la valeur des parts revendues, alors que les entrées en bourse de grandes sociétés du numérique ne garantissent pas la hausse du cours. Depuis son entrée en bourse en juin, l’action de SpaceX est par exemple passée par un pic à 225 dollars quatre jours après son arrivée sur le NASDAQ, avant de redescendre jusqu’à 104 dollars ce 5 août. Elle remonte actuellement aux alentours de 138 dollars, soit trois dollars de plus qu’à son introduction.

Il s’agit, aussi, de matérialiser une forme de rémunération difficilement activable tant qu’elle n’est pas transformée en cash. Par le passé, OpenAI s’est livrée à une ardente guerre des recrutements avec plusieurs de ses concurrents. Chez Meta, cette lutte s’est traduite par des packages faramineux, quelquefois directement proposés par Mark Zuckerberg.

Une vague de millionnaires inégalée

Pour OpenAI, permettre la revente d’actions est une manière de faire face. La société s’est déjà tournée vers des investisseurs comme Thrive Capital ou SoftBank Group pour proposer ce genre d’opérations. En octobre 2025, certains employés sont devenus millionnaires du jour au lendemain alors que Sam Altman leur proposait de racheter jusqu’à 30 millions de dollars de leurs parts dans OpenAI, pour une dépense totale de 6,6 milliards de dollars. Pour près des trois quarts des 600 personnes concernées, ce montant a été atteint, selon le Wall Street Journal.

Ce type de transactions illustre d’une nouvelle manière la course financière dans laquelle le secteur de l’intelligence artificielle est lancé. Si des employés de Microsoft, Google ou Facebook ont gagné des millions lorsque leurs sociétés sont entrées en bourse, aucun n’a accumulé aussi rapidement la richesse évoquée ici. En octobre, certains ont d’ailleurs décidé de donner le reste de leurs actions à des fonds philanthropiques — des outils qui garantissent que l’argent soit utilisé pour des œuvres charitables, tout en les rendant éligibles aux réductions d’impôts correspondantes.

La Turquie se fait une place en Afrique grâce aux infrastructures et à la coopération militaire

Si la Chine est depuis une quinzaine d’années le premier partenaire commercial du continent, la Turquie la concurrence désormais directement en alliant un secteur privé très actif dans le bâtiment à une offre sécuritaire qui fait aujourd’hui l’objet d’une forte demande.

© ABUUKAR MOHAMED MUHIDIN/Anadolu/AFP

Entrée de l’hôpital Recep-Tayyip-Erdogan, financé par la Turquie, à Mogadiscio (Somalie), le 4 avril 2026.

☕️ Windows OEM, Microsoft 365 : des hausses de prix qui tombent mal pour l’industrie PC

11 août 2026 à 14:46


Les prix des ordinateurs n’en finissent plus de grimper en raison de la crise de la mémoire, mais voilà que Microsoft n’arrange pas la situation. Certains constructeurs de PC auraient en effet subi une hausse importante des frais de licence OEM pour Windows, selon le site taïwanais UDN.

Chaque année, Microsoft augmente le coût de la licence, qui permet aux fabricants (ASUS, Acer, Dell, HP, Lenovo, etc.) de commercialiser des PC fonctionnant sous Windows. Mais habituellement, la hausse est de quelques pourcents. Depuis juillet, le relèvement tourne en moyenne entre 7 à 10 %.

Le prix de la licence varie en fonction de nombreux critères, parmi lesquels la taille du constructeur, le volume d’unités, le type de licence voulue, le marché visé, le pays, la catégorie de machines, et bien sûr les conditions négociées dans le contrat. Les grands OEM peuvent bénéficier d’une remise liée à un engagement sur les volumes.

Le coût de la licence est en partie facturé au client final, mais le constructeur peut en absorber une partie en rognant sur ses marges. Mais voilà, avec les prix de plus en plus élevés pour la RAM et les SSD, ces marges sont prises d’assaut, en particulier sur l’entrée de gamme. La problématique est la même que sur les smartphones bon marché.

Au bout du compte, ce n’est pas la licence OEM de Windows qui va plomber les comptes, mais bien plutôt ces mémoires toujours plus chères. Microsoft pourrait jouer la carte de l’opportunisme ici, pour faire passer une hausse plus élevée qu’à l’accoutumée.

À la hausse des prix de la licence OEM s’ajoutent celles des abonnements professionnels pour Microsoft 365. Elles avaient été annoncées en décembre dernier, pour une mise en œuvre à partir du 1ᵉʳ juillet. Les augmentations varient entre 8 et 33 % pour les différentes formules de la suite, exception faite d’Office 365 E1 qui reste à 10 dollars. Pour les abonnements Microsoft 365 destinés au secteur public, eux aussi ont subi une hausse comprise entre 5 et 13 %, sauf là encore pour la formule E1 d’Office 365.

Tout cela ne va pas aider le marché du PC à sortir la tête de l’eau. Counterpoint Research a ainsi calculé qu’au second trimestre, les livraisons de PC ont reculé de 4 %, seuls Asus (+ 4 %) et Apple (+ 13 %) tirant leur épingle du jeu. Cette baisse intervient après cinq trimestres consécutifs de hausse. Face à la flambée des coûts de la mémoire, les constructeurs n’ont pas d’autre choix que d’augmenter le prix de leurs produits, ce qui a un impact sur les consommateurs sensibles aux prix. La maison d’analyses retient néanmoins que la demande dans le secteur commercial devrait rester stable car elle est portée par le cycle de renouvellement lié à la fin du support de Windows 10.

☕️ Windows OEM, Microsoft 365 : des hausses de prix qui tombent mal pour l’industrie PC

11 août 2026 à 14:46


Les prix des ordinateurs n’en finissent plus de grimper en raison de la crise de la mémoire, mais voilà que Microsoft n’arrange pas la situation. Certains constructeurs de PC auraient en effet subi une hausse importante des frais de licence OEM pour Windows, selon le site taïwanais UDN.

Chaque année, Microsoft augmente le coût de la licence, qui permet aux fabricants (ASUS, Acer, Dell, HP, Lenovo, etc.) de commercialiser des PC fonctionnant sous Windows. Mais habituellement, la hausse est de quelques pourcents. Depuis juillet, le relèvement tourne en moyenne entre 7 à 10 %.

Le prix de la licence varie en fonction de nombreux critères, parmi lesquels la taille du constructeur, le volume d’unités, le type de licence voulue, le marché visé, le pays, la catégorie de machines, et bien sûr les conditions négociées dans le contrat. Les grands OEM peuvent bénéficier d’une remise liée à un engagement sur les volumes.

Le coût de la licence est en partie facturé au client final, mais le constructeur peut en absorber une partie en rognant sur ses marges. Mais voilà, avec les prix de plus en plus élevés pour la RAM et les SSD, ces marges sont prises d’assaut, en particulier sur l’entrée de gamme. La problématique est la même que sur les smartphones bon marché.

Au bout du compte, ce n’est pas la licence OEM de Windows qui va plomber les comptes, mais bien plutôt ces mémoires toujours plus chères. Microsoft pourrait jouer la carte de l’opportunisme ici, pour faire passer une hausse plus élevée qu’à l’accoutumée.

À la hausse des prix de la licence OEM s’ajoutent celles des abonnements professionnels pour Microsoft 365. Elles avaient été annoncées en décembre dernier, pour une mise en œuvre à partir du 1ᵉʳ juillet. Les augmentations varient entre 8 et 33 % pour les différentes formules de la suite, exception faite d’Office 365 E1 qui reste à 10 dollars. Pour les abonnements Microsoft 365 destinés au secteur public, eux aussi ont subi une hausse comprise entre 5 et 13 %, sauf là encore pour la formule E1 d’Office 365.

Tout cela ne va pas aider le marché du PC à sortir la tête de l’eau. Counterpoint Research a ainsi calculé qu’au second trimestre, les livraisons de PC ont reculé de 4 %, seuls Asus (+ 4 %) et Apple (+ 13 %) tirant leur épingle du jeu. Cette baisse intervient après cinq trimestres consécutifs de hausse. Face à la flambée des coûts de la mémoire, les constructeurs n’ont pas d’autre choix que d’augmenter le prix de leurs produits, ce qui a un impact sur les consommateurs sensibles aux prix. La maison d’analyses retient néanmoins que la demande dans le secteur commercial devrait rester stable car elle est portée par le cycle de renouvellement lié à la fin du support de Windows 10.

Catbus: "capitalism is increasingly the 'how much sawdust can we add to this sausage before people notice?' experiment, but for EVERYTHING" - jorts.horse

11 août 2026 à 08:16
Traduction : "Le capitalisme, c'est de plus en plus «Combien de sciure de bois je peux ajouter dans cette saucisse avant que les gens ne s'en rendent compte?» mais pour TOUT."

C'est un bon raccourci de la merdification.
(Permalink)

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Commerce mondial, les mauvais calculs de Donald Trump»

Avec la mondialisation s’est installée une mécanique des fluides qui résiste aux vieux modèles. Les partenaires de droits de douane et les entreprises font preuve d’une extraordinaire résilience dans la tempête.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle. 

Le Japon veut réduire la TVA sur l’alimentation, au risque de creuser sa dette

Afin d’augmenter le pouvoir d’achat des Japonais, la Première ministre conservatrice, Sanae Takaichi, se mobilise pour baisser la taxe sur la consommation de produits alimentaires, qui équivaut à la TVA en France. Problème, alors que la dette publique du pays s’élève à plus de 200 % de son PIB, cette mesure pourrait avoir des effets contre-productifs, avertit la presse japonaise.

© PHOTO Manami Yamada/REUTERS

Les prix des légumes dans un supermarché à Tokyo, le 28 juillet 2026.

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « La hausse du chômage, tout sauf un hasard »

Courant après les demandes des Français et s’abstenant de toute réforme d’un modèle social ruineux, les politiques ont pris l’habitude de distribuer un argent public qui n’existe pas.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle.

El Niño menace de faire s’envoler les prix des denrées agricoles

Les conséquences des sécheresses et des pluies diluviennes provoquées, selon les régions, par ce phénomène météorologique cyclique risquent d’être plus graves que d’habitude, notamment à cause de la hausse des prix de l’énergie et de la pénurie d’engrais. Le “super El Niño” en cours pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du secteur agroalimentaire et, à terme, sur l’économie mondiale.

© Photo Christian Bruna/REUTERS

Un épi de blé photographié dans un champ à Herrnleis, en Autriche, le 11 juillet 2026.

☕️ Les profits de Nintendo en forte hausse malgré le recul des ventes de Switch 2

6 août 2026 à 13:33


Des ventes de consoles et un chiffre d’affaires en baisse, mais des profits en forte hausse : c’est le bilan à grands traits du premier trimestre fiscal de Nintendo (le deuxième du calendrier). Le constructeur japonais a écoulé 3,82 millions de Switch 2 entre avril et juin, soit 2 millions d’unités en moins (ou - 34,4 %). Il n’y a pourtant rien d’étonnant ni d’inquiétant : la nouvelle génération de la console hybride ayant été lancée en juin 2025, la comparaison n’est logiquement pas très favorable.

Ce volume n’en demeure pas moins important, ce malgré la hausse de prix de la Switch 2 au Japon au mois de mai (ce sera le 1ᵉʳ septembre pour le reste du monde). En tout, la Switch 2 a atteint 23,68 millions d’unités – soit davantage que la GameCube dont les ventes ont plafonné à 21,7 millions sur l’ensemble de sa carrière.

La base installée de joueurs consomme du jeu vidéo : 9,46 millions de copies de jeux Switch 2 se sont écoulées sur le trimestre (+ 9,2 %). La Switch 1, toujours dans le commerce (0,6 million d’unités vendues), a enregistré une belle performance en termes de jeux avec 33,81 millions de copies, soit + 38,6 % par rapport à l’an dernier. Le phénomène Tomodachi Life: Living the Dream, jouable sur les deux générations de consoles, y a largement participé avec 7,94 millions de copies.

Le chiffre d’affaires a reculé de 9,5 % à 517,8 milliards de yens, soit 2,8 milliards d’euros. En revanche, le résultat opérationnel a bondi de 150,5 % à 142,5 milliards de yens (770 millions d’euros), avec une marge opérationnelle de 27,5 % contre 9,9 % un an plus tôt.

Nintendo a bénéficié d’un coup de pouce providentiel de la part du gouvernement américain : un remboursement des droits de douane de 300 millions de dollars. Ces tarifs, finalement annulés, ont été absorbés par l’entreprise « plutôt que répercutés sur les consommateurs par une hausse des prix des produits », explique Nintendo… qui a tout de même augmenté les tarifs sur plusieurs appareils et accessoires aux États-Unis.

La société a été très claire sur un point : il n’est pas question de reverser cette somme aux consommateurs car ils ont acheté les produits qu’ils souhaitaient acquérir et qu’ils ont « effectivement reçus », s’est-elle défendue face à une plainte de clients mécontents.

Ce remboursement étant un événement ponctuel, les résultats du troisième trimestre montreront une image plus juste des performances réelles de Nintendo. Mais le succès du constructeur au printemps repose aussi sur un mix favorable entre les ventes de logiciels et celles numériques.

☕️ Les profits de Nintendo en forte hausse malgré le recul des ventes de Switch 2

6 août 2026 à 13:33


Des ventes de consoles et un chiffre d’affaires en baisse, mais des profits en forte hausse : c’est le bilan à grands traits du premier trimestre fiscal de Nintendo (le deuxième du calendrier). Le constructeur japonais a écoulé 3,82 millions de Switch 2 entre avril et juin, soit 2 millions d’unités en moins (ou - 34,4 %). Il n’y a pourtant rien d’étonnant ni d’inquiétant : la nouvelle génération de la console hybride ayant été lancée en juin 2025, la comparaison n’est logiquement pas très favorable.

Ce volume n’en demeure pas moins important, ce malgré la hausse de prix de la Switch 2 au Japon au mois de mai (ce sera le 1ᵉʳ septembre pour le reste du monde). En tout, la Switch 2 a atteint 23,68 millions d’unités – soit davantage que la GameCube dont les ventes ont plafonné à 21,7 millions sur l’ensemble de sa carrière.

La base installée de joueurs consomme du jeu vidéo : 9,46 millions de copies de jeux Switch 2 se sont écoulées sur le trimestre (+ 9,2 %). La Switch 1, toujours dans le commerce (0,6 million d’unités vendues), a enregistré une belle performance en termes de jeux avec 33,81 millions de copies, soit + 38,6 % par rapport à l’an dernier. Le phénomène Tomodachi Life: Living the Dream, jouable sur les deux générations de consoles, y a largement participé avec 7,94 millions de copies.

Le chiffre d’affaires a reculé de 9,5 % à 517,8 milliards de yens, soit 2,8 milliards d’euros. En revanche, le résultat opérationnel a bondi de 150,5 % à 142,5 milliards de yens (770 millions d’euros), avec une marge opérationnelle de 27,5 % contre 9,9 % un an plus tôt.

Nintendo a bénéficié d’un coup de pouce providentiel de la part du gouvernement américain : un remboursement des droits de douane de 300 millions de dollars. Ces tarifs, finalement annulés, ont été absorbés par l’entreprise « plutôt que répercutés sur les consommateurs par une hausse des prix des produits », explique Nintendo… qui a tout de même augmenté les tarifs sur plusieurs appareils et accessoires aux États-Unis.

La société a été très claire sur un point : il n’est pas question de reverser cette somme aux consommateurs car ils ont acheté les produits qu’ils souhaitaient acquérir et qu’ils ont « effectivement reçus », s’est-elle défendue face à une plainte de clients mécontents.

Ce remboursement étant un événement ponctuel, les résultats du troisième trimestre montreront une image plus juste des performances réelles de Nintendo. Mais le succès du constructeur au printemps repose aussi sur un mix favorable entre les ventes de logiciels et celles numériques.

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