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Vue normale

Le coût caché des retraites, la vraie cause de la dégradation des services publics

15 octobre 2026 à 18:55
Enfin ! Après quatre ans de lutte, l’État reconnaît le coût caché des retraites de ses fonctionnaires. Enfin, il sera impossible de nier la réalité des chiffres. Et enfin, apparaît au grand jour la cause majeure de la dégradation des services publics.L’article Le coût caché des retraites, la vraie cause de la dégradation des services publics est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

La France dépense près de 20 % de plus pour les retraites que la moyenne européenne

15 octobre 2026 à 18:54
3,6 points de PIB. Soit l’équivalent de 83 % du déficit public annuel moyen de la France au XXIᵉ siècle. C’est ce que représente le surcoût de notre système de retraite par rapport à la moyenne européenne.L’article La France dépense près de 20 % de plus pour les retraites que la moyenne européenne est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Bataille sur le budget européen, le retour de bâton»

Dans son ivresse normative, l’Europe a définitivement perdu de vue sa mission protectrice : tout a été mis en œuvre pour abandonner la souveraineté européenne au profit des États-Unis et de la Chine.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle.

François Pierrard : « Pourquoi les agences publiques échappent-elles au débat budgétaire ? »

FIGAROVOX/TRIBUNE - Négligées dans les débats budgétaires, les agences publiques coûtent cher et brouillent la décision de l’État, estime le fondateur de l’observatoire statistique Hexagone.

© Sarah Meyssonnier / REUTERS

« Du point de vue politique, le diagnostic est clair : cette “agencification” de l’État combine les pires travers de la gestion publique »

Meta accusée de détourner des milliards de crédits d’impôts R&D pour ses datacenters IA

15 octobre 2026 à 09:53
6,6 milliards de crédits d'impôt pour faire musemuse ?
Élection brésilienne : Meta sommée de prouver qu’elle ne fait pas d’ingérence

Après une enquête du New York Times, des sénateurs états-uniens questionnent Mark Zuckerberg sur l’utilisation de 6,6 milliards de dollars de crédits d’impôt normalement destinés à la recherche pour équiper des datacenters IA.

Aux États-Unis, sept sénateurs et sénatrices démocrates ont envoyé une lettre à Mark Zuckerberg le questionnant sur un énorme potentiel détournement des crédits d’impôt fédéraux qui s’élèverait à 6,6 milliards de dollars entre 2023 et 2025.

S’appuyant sur un article du New York Times paru fin septembre, la sénatrice Elizabeth Warren et ses collègues écrivent [PDF] à Mark Zuckerberg que, « selon des informations rendues publiques, Meta aurait déclaré à l’Internal Revenue Service [IRS, agence américaine de collecte des impôts] dans ses déclarations fiscales fédérales que les datacenters dédiés à l’intelligence artificielle de l’entreprise constituaient des « modèles pilotes » expérimentaux pouvant bénéficier du crédit d’impôt pour la recherche ».

L’enquête du New York Times expliquait : « Voici comment procède Meta : à des fins fiscales, l’entreprise classe ses gigantesques datacenters, dont la valeur s’élève à plusieurs milliards de dollars, comme des « modèles pilotes » ».

Comme la France avec son Crédit impôt recherche (CIR), les États-Unis ont un mécanisme, mis en place dans les années 80, qui permet aux entreprises de bénéficier de crédits d’impôt sur leurs activités de recherche et d’expérimentation. Avec ce dispositif, elles peuvent aussi bénéficier d’un remboursement sur leurs achats de matériel, à condition qu’il soit utilisé dans un cadre expérimental et non dans les activités commerciales. Le New York Times affirme que Meta fait passer ses achats de puces utilisées en intelligence artificielle (notamment celles de Nvidia) via ce dispositif d’allègement fiscal. L’entreprise aurait ainsi fait baisser ses impôts de 3,9 milliards de dollars rien que pour l’année 2025. Cet abattement aurait été de 700 millions de dollars en 2023 et de 2 milliards en 2024.

Un risque assumé et provisionné par Meta devant les investisseurs

Le journal américain explique que l’entreprise a utilisé cette « astuce comptable » tout en reconnaissant dans une déclaration financière d’ « avantages fiscaux non comptabilisés » (UTB, pour unrecognized tax benefits en anglais) le risque que l’agence américaine la conteste.

Une étude récente montre que les déclarations UTB sont aussi valorisées positivement par les marchés quand elles sont utilisées dans les entreprises dirigées par des patrons jugés « hautement compétents, capables de minimiser les risques fiscaux tout en réduisant les paiements d’impôts ». Ainsi, ces dirigeants peuvent leur montrer quels risques ils prennent en utilisant les différentes niches fiscales existantes. Selon le New York Times, le montant provisionné que déclare Meta concernant ces risques a augmenté de 45 %, passant de 12,9 milliards de dollars en 2024 à 18,74 milliards en 2026. L’entreprise explique dans son rapport financier annuel, toujours selon nos confrères, que « les incertitudes liées à [ses] crédits d’impôt pour la recherche » sont le premier facteur de risque.

La subvention des datacenters IA de Meta est « loin de répondre aux exigences » de cette niche fiscale

Tout en prenant leurs précautions, en affirmant qu’ils ignorent « encore exactement comment Meta a pu réduire son assujettissement à l’impôt fédéral de plus de 6,6 milliards de dollars au cours des trois dernières années grâce aux crédits d’impôt fédéraux pour la recherche », le groupe de sénateurs rappelle à Mark Zuckerberg que les crédits d’impôt pour la recherche ne « sont pas destinés aux opérations commerciales courantes ni aux technologies disponibles dans le commerce et déjà utilisées ».

L’entreprise utiliserait cette niche fiscale pour ses datacenters dont elle a besoin pour l’IA générative et non pour les datacenters classiques, selon deux sources du New York Times. L’argument de Meta est que l’entreprise serait encore en phase de test concernant leur infrastructure. Ainsi, l’entreprise pense pouvoir passer différentes configurations physiques pour ses baies de serveurs, en incluant l’achat du matériel, dont les puces, pour de la R&D qui entre dans le dispositif de la niche fiscale. Mais l’IRS a déjà rejeté [PDF] des demandes similaires pour « des équipements et des technologies éprouvés et disponibles dans le commerce ».

« Le crédit d’impôt fédéral pour la recherche peut constituer un outil utile et indispensable pour soutenir l’économie de l’innovation et la recherche de pointe de notre pays. Subventionner la construction de votre datacenter dédié à l’intelligence artificielle est loin de répondre à cette exigence », affirment de leur côté les sénateurs.

Meta accusée de détourner des milliards de crédits d’impôts R&D pour ses datacenters IA

15 octobre 2026 à 09:53
6,6 milliards de crédits d'impôt pour faire musemuse ?
Meta accusée de détourner des milliards de crédits d’impôts R&D pour ses datacenters IA

Après une enquête du New York Times, des sénateurs états-uniens questionnent Mark Zuckerberg sur l’utilisation de 6,6 milliards de dollars de crédits d’impôt normalement destinés à la recherche pour équiper des datacenters IA.

Aux États-Unis, sept sénateurs et sénatrices démocrates ont envoyé une lettre à Mark Zuckerberg le questionnant sur un énorme potentiel détournement des crédits d’impôt fédéraux qui s’élèverait à 6,6 milliards de dollars entre 2023 et 2025.

S’appuyant sur un article du New York Times paru fin septembre, la sénatrice Elizabeth Warren et ses collègues écrivent [PDF] à Mark Zuckerberg que, « selon des informations rendues publiques, Meta aurait déclaré à l’Internal Revenue Service [IRS, agence américaine de collecte des impôts] dans ses déclarations fiscales fédérales que les datacenters dédiés à l’intelligence artificielle de l’entreprise constituaient des « modèles pilotes » expérimentaux pouvant bénéficier du crédit d’impôt pour la recherche ».

L’enquête du New York Times expliquait : « Voici comment procède Meta : à des fins fiscales, l’entreprise classe ses gigantesques datacenters, dont la valeur s’élève à plusieurs milliards de dollars, comme des « modèles pilotes » ».

Comme la France avec son Crédit impôt recherche (CIR), les États-Unis ont un mécanisme, mis en place dans les années 80, qui permet aux entreprises de bénéficier de crédits d’impôt sur leurs activités de recherche et d’expérimentation. Avec ce dispositif, elles peuvent aussi bénéficier d’un remboursement sur leurs achats de matériel, à condition qu’il soit utilisé dans un cadre expérimental et non dans les activités commerciales. Le New York Times affirme que Meta fait passer ses achats de puces utilisées en intelligence artificielle (notamment celles de Nvidia) via ce dispositif d’allègement fiscal. L’entreprise aurait ainsi fait baisser ses impôts de 3,9 milliards de dollars rien que pour l’année 2025. Cet abattement aurait été de 700 millions de dollars en 2023 et de 2 milliards en 2024.

Un risque assumé et provisionné par Meta devant les investisseurs

Le journal américain explique que l’entreprise a utilisé cette « astuce comptable » tout en reconnaissant dans une déclaration financière d’ « avantages fiscaux non comptabilisés » (UTB, pour unrecognized tax benefits en anglais) le risque que l’agence américaine la conteste.

Une étude récente montre que les déclarations UTB sont aussi valorisées positivement par les marchés quand elles sont utilisées dans les entreprises dirigées par des patrons jugés « hautement compétents, capables de minimiser les risques fiscaux tout en réduisant les paiements d’impôts ». Ainsi, ces dirigeants peuvent leur montrer quels risques ils prennent en utilisant les différentes niches fiscales existantes. Selon le New York Times, le montant provisionné que déclare Meta concernant ces risques a augmenté de 45 %, passant de 12,9 milliards de dollars en 2024 à 18,74 milliards en 2026. L’entreprise explique dans son rapport financier annuel, toujours selon nos confrères, que « les incertitudes liées à [ses] crédits d’impôt pour la recherche » sont le premier facteur de risque.

La subvention des datacenters IA de Meta est « loin de répondre aux exigences » de cette niche fiscale

Tout en prenant leurs précautions, en affirmant qu’ils ignorent « encore exactement comment Meta a pu réduire son assujettissement à l’impôt fédéral de plus de 6,6 milliards de dollars au cours des trois dernières années grâce aux crédits d’impôt fédéraux pour la recherche », le groupe de sénateurs rappelle à Mark Zuckerberg que les crédits d’impôt pour la recherche ne « sont pas destinés aux opérations commerciales courantes ni aux technologies disponibles dans le commerce et déjà utilisées ».

L’entreprise utiliserait cette niche fiscale pour ses datacenters dont elle a besoin pour l’IA générative et non pour les datacenters classiques, selon deux sources du New York Times. L’argument de Meta est que l’entreprise serait encore en phase de test concernant leur infrastructure. Ainsi, l’entreprise pense pouvoir passer différentes configurations physiques pour ses baies de serveurs, en incluant l’achat du matériel, dont les puces, pour de la R&D qui entre dans le dispositif de la niche fiscale. Mais l’IRS a déjà rejeté [PDF] des demandes similaires pour « des équipements et des technologies éprouvés et disponibles dans le commerce ».

« Le crédit d’impôt fédéral pour la recherche peut constituer un outil utile et indispensable pour soutenir l’économie de l’innovation et la recherche de pointe de notre pays. Subventionner la construction de votre datacenter dédié à l’intelligence artificielle est loin de répondre à cette exigence », affirment de leur côté les sénateurs.

☕️ Netflix supprime 1 000 postes sur fond d’essoufflement de l’engagement

15 octobre 2026 à 06:41


C’est la première coupe claire dans les effectifs de Netflix depuis 2022. Le géant américain du streaming va supprimer 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs (l’entreprise comptait 16 000 employés en fin d’année 2025). L’essentiel des suppressions touche les équipes produit, techniques, juridiques et RH.

Dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal, les co-PDG Greg Peters et Ted Sarandos ont justifié cette charrette par « la rigueur nécessaire dans les choix d’affectation des équipes et des ressources » afin de mener à bien la « mission » du groupe : « divertir le monde ».

Image : afra32 (Pixabay)

En 2022, Netflix avait éliminé des centaines de postes après un trimestre difficile durant lequel la plateforme avait perdu 200 000 abonnés. Il ne s’agit pas cette fois d’un problème d’abonnés prenant la poudre d’escampette, mais de leur engagement, croit savoir le WSJ.

Pour les investisseurs, l’engagement est devenu une métrique essentielle pour suivre l’activité de l’entreprise. Elle ne parvient plus à augmenter significativement le nombre d’heures de visionnage, ce qui contribue à un recul de l’action (plus de 40 % par rapport à l’an dernier). En juillet, Netflix a voulu redéfinir ce que signifiait réellement l’engagement, en essayant de faire passer l’idée selon laquelle « toutes les heures ne se valent pas ».

Netflix cherche à faire grimper l’engagement en ajoutant des contenus qu’on ne s’attendait pas nécessairement à voir débarquer, comme TF1+ ou des programmes en direct (télé réalité, compétitions sportives…). D’autres plateformes ont la même stratégie, à l’image de Prime Video qui diffuse l’intégralité de l’offre france.tv.

Cette mise au point n’a manifestement pas eu l’effet escompté sur le cours de Bourse. Il n’y a pourtant pas urgence, le taux de désabonnement dépasse à peine les 2 % aux États-Unis, et les résultats financiers sont toujours dans le vert (3,4 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre). Mais l’entreprise semble considérer que mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on est en bonne santé.

Netflix va « continuer à investir massivement dans les domaines à fort impact », mais cela implique de « faire des choix ciblés dans l’ensemble de l’entreprise pour continuer à répondre aux attentes de nos abonnés, partenaires, salariés et investisseurs », écrivent les deux directeurs généraux.

☕️ Netflix supprime 1 000 postes sur fond d’essoufflement de l’engagement

15 octobre 2026 à 06:41


C’est la première coupe claire dans les effectifs de Netflix depuis 2022. Le géant américain du streaming va supprimer 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs (l’entreprise comptait 16 000 employés en fin d’année 2025). L’essentiel des suppressions touche les équipes produit, techniques, juridiques et RH.

Dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal, les co-PDG Greg Peters et Ted Sarandos ont justifié cette charrette par « la rigueur nécessaire dans les choix d’affectation des équipes et des ressources » afin de mener à bien la « mission » du groupe : « divertir le monde ».

Image : afra32 (Pixabay)

En 2022, Netflix avait éliminé des centaines de postes après un trimestre difficile durant lequel la plateforme avait perdu 200 000 abonnés. Il ne s’agit pas cette fois d’un problème d’abonnés prenant la poudre d’escampette, mais de leur engagement, croit savoir le WSJ.

Pour les investisseurs, l’engagement est devenu une métrique essentielle pour suivre l’activité de l’entreprise. Elle ne parvient plus à augmenter significativement le nombre d’heures de visionnage, ce qui contribue à un recul de l’action (plus de 40 % par rapport à l’an dernier). En juillet, Netflix a voulu redéfinir ce que signifiait réellement l’engagement, en essayant de faire passer l’idée selon laquelle « toutes les heures ne se valent pas ».

Netflix cherche à faire grimper l’engagement en ajoutant des contenus qu’on ne s’attendait pas nécessairement à voir débarquer, comme TF1+ ou des programmes en direct (télé réalité, compétitions sportives…). D’autres plateformes ont la même stratégie, à l’image de Prime Video qui diffuse l’intégralité de l’offre france.tv.

Cette mise au point n’a manifestement pas eu l’effet escompté sur le cours de Bourse. Il n’y a pourtant pas urgence, le taux de désabonnement dépasse à peine les 2 % aux États-Unis, et les résultats financiers sont toujours dans le vert (3,4 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre). Mais l’entreprise semble considérer que mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on est en bonne santé.

Netflix va « continuer à investir massivement dans les domaines à fort impact », mais cela implique de « faire des choix ciblés dans l’ensemble de l’entreprise pour continuer à répondre aux attentes de nos abonnés, partenaires, salariés et investisseurs », écrivent les deux directeurs généraux.

☕️ L’IA fait tourner ASML à plein régime

15 octobre 2026 à 06:05


Une des entreprises au cœur de la marée montante IA est européenne : il s’agit d’ASML, qui fabrique les machines de lithographie indispensables à la gravure des puces les plus avancées. Elle occupe donc une place de choix sur le marché, et les résultats financiers s’en ressentent, à tel point que le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2030.

Le Twinscan EXE:5000, premier scanner lithographique High-NA d’ASML.

Si ASML ne vend aucune machine en Europe, en revanche le reste du monde s’arrache la production de l’entreprise néerlandaise. À tel point que la hausse de 30 % des capacités en 2027 annoncée au mois de juillet, puis de 30 % supplémentaires en 2028, risque bien de ne pas suffire.

Des commandes jusqu’en 2030

À l’occasion des résultats du troisième trimestre fiscal publiés ce mercredi 14 octobre (PDF), Christophe Fouquet, le directeur général d’ASML, a expliqué que l’entreprise enregistrait « beaucoup de commandes pour 2028, mais aussi un vif intérêt de clients souhaitant déjà passer commande pour 2029, et parfois même pour 2030 ».

Le dirigeant peut être optimiste, les chiffres confirment la très bonne santé de l’activité : 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 4,96 milliards (et une coquette marge brute de 57,5 %). Les prévisions pour le 4ᵉ trimestre sont plus élevées encore : de 14,2 à 15,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes sur l’ensemble de l’exercice fiscal devraient s’établir entre 43 et 45 milliards.

ASML compte parmi ses clients les plus grandes entreprises en charge de l’infrastructure de l’IA générative : TSMC, Samsung, SK Hynix, Micron, et même SpaceXAI et son projet de Terafab – Elon Musk voulant créer sa propre usine de semi-conducteurs. « Dans ce contexte, nous étudions les moyens d’augmenter nos capacités de production pour 2028 au-delà de la hausse de 30 % que nous avions précédemment annoncée », a ajouté Christophe Fouquet.

Dans l’intervalle, ASML entend remédier à la pénurie en améliorant les machines installées, et en commercialisant des versions existantes mises à jour pour produire plus rapidement. Le directeur financier, Roger Dassen, a aussi prévenu ses clients que les prix allaient augmenter à partir de l’année prochaine.

Cette expansion de l’activité d’ASML accompagne logiquement la croissance exponentielle des projets de centres de données, pour lesquels les groupes investissent des centaines de milliards de dollars.

☕️ L’IA fait tourner ASML à plein régime

15 octobre 2026 à 06:05


Une des entreprises au cœur de la marée montante IA est européenne : il s’agit d’ASML, qui fabrique les machines de lithographie indispensables à la gravure des puces les plus avancées. Elle occupe donc une place de choix sur le marché, et les résultats financiers s’en ressentent, à tel point que le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2030.

Le Twinscan EXE:5000, premier scanner lithographique High-NA d’ASML.

Si ASML ne vend aucune machine en Europe, en revanche le reste du monde s’arrache la production de l’entreprise néerlandaise. À tel point que la hausse de 30 % des capacités en 2027 annoncée au mois de juillet, puis de 30 % supplémentaires en 2028, risque bien de ne pas suffire.

Des commandes jusqu’en 2030

À l’occasion des résultats du troisième trimestre fiscal publiés ce mercredi 14 octobre (PDF), Christophe Fouquet, le directeur général d’ASML, a expliqué que l’entreprise enregistrait « beaucoup de commandes pour 2028, mais aussi un vif intérêt de clients souhaitant déjà passer commande pour 2029, et parfois même pour 2030 ».

Le dirigeant peut être optimiste, les chiffres confirment la très bonne santé de l’activité : 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 4,96 milliards (et une coquette marge brute de 57,5 %). Les prévisions pour le 4ᵉ trimestre sont plus élevées encore : de 14,2 à 15,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes sur l’ensemble de l’exercice fiscal devraient s’établir entre 43 et 45 milliards.

ASML compte parmi ses clients les plus grandes entreprises en charge de l’infrastructure de l’IA générative : TSMC, Samsung, SK Hynix, Micron, et même SpaceXAI et son projet de Terafab – Elon Musk voulant créer sa propre usine de semi-conducteurs. « Dans ce contexte, nous étudions les moyens d’augmenter nos capacités de production pour 2028 au-delà de la hausse de 30 % que nous avions précédemment annoncée », a ajouté Christophe Fouquet.

Dans l’intervalle, ASML entend remédier à la pénurie en améliorant les machines installées, et en commercialisant des versions existantes mises à jour pour produire plus rapidement. Le directeur financier, Roger Dassen, a aussi prévenu ses clients que les prix allaient augmenter à partir de l’année prochaine.

Cette expansion de l’activité d’ASML accompagne logiquement la croissance exponentielle des projets de centres de données, pour lesquels les groupes investissent des centaines de milliards de dollars.

L’inflation s’accélère aux États-Unis à moins de trois semaines des élections de mi-mandat

L’inflation, alimentée notamment par l’envolée des prix du carburant, s’est accélérée en septembre aux États-Unis, atteignant 3,7 % en un an. Une très mauvaise nouvelle pour Donald Trump et le Parti républicain, à moins de trois semaines des élections de mi-mandat.

© Photo JOE RAEDLE/Getty Images/AFP

Une cliente fait ses courses dans un supermarché à Miami (Floride, États-Unis), le 14 octobre 2026.

Fonderie de Bretagne : 244 emplois menacés, la liquidation judiciaire se profile

14 octobre 2026 à 12:45
Détail de la page d'accueil du site de Fonderie de Bretagne

La Fonderie de Bretagne, implantée à Caudan dans le Morbihan, devrait prochainement fermer ses portes. Faute d’offre de reprise jugée suffisamment solide dans les délais impartis, le tribunal de commerce de Lorient doit examiner jeudi 15 octobre le sort de l’entreprise, fondée par Renault en 1966. Au total, 244 salariés sont concernés.

Chronique d’un gâchis industriel typique.

Aucune offre de reprise suffisamment solide

Fonderie de Bretagne, on vous en parle depuis quelques temps. Non que ce soit une industrie avec des centaines de milliers d’emplois à la clef. Non. Mais c’est un des symboles de la désindustrialisation de la France qui perd ses ateliers et ses emplois.

Ce mercredi 14 octobre, Fabrice Vély, maire de Caudan, a fait part à France Info de son amertume face à cette perspective. Après une visite de l’usine mardi, l’élu a décrit des salariés partagés entre colère et résignation, mais aussi déçus de voir cet outil industriel risquer de disparaître sans retrouver d’activité.

Pourtant, l’avenir industriel du site pouvait être sauvé.

Renault avait versé 4,5 millions d’euros en juillet

En effet, en juillet, Renault avait débloqué 4,5 millions d’euros pour soutenir l’activité de son ancienne filiale. Selon le maire, une partie de cette somme pourrait contribuer à améliorer les conditions de départ des salariés et à faciliter leur retour à l’emploi. Mais pour le site, mystère.

L’élu souhaite notamment que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) offre les meilleures conditions possibles aux personnes concernées. Il estime que les fonds encore disponibles pourraient servir à renforcer les mesures d’accompagnement et à soutenir les démarches de reclassement.

C’est bien joli, mais cela ne créera pas d’emplois et les 250 postes disparaissent. Il y en avait encore plus avant.

Quel avenir pour le site industriel de Caudan ?

Même si la liquidation se confirme, le maire considère que le site conserve un potentiel industriel. Les bureaux et les ateliers de production pourraient accueillir d’autres activités, estime-t-il. Oui, mais quel gâchis !

La Fonderie de Bretagne est l’héritière des nombreuses fonderies (royales ou non) qui existaient en Bretagne. Entre le minerai de fer affleurant, les forêts pour le bois de chauffe, et l’eau pour alimenter les machines (soufflet de forge, marteaux, laminoirs, etc.) la Bretagne a compté une dizaine de grands complexes industriels de fonderie fonte, fer, etc.

Fonderie de Bretagne (anciennement Société bretonne de fonderie et mécanique – SBFM) est l’héritière des Forges d’Hennebont. Ce complexe a vécu 103 ans avant sa liquidation en 1963, faute d’investissement, dépassé par d’autres sites plus modernes. La moitié des salariés restant à Hennebont rejoignent alors le nouveau site de Caudan en 1966.

Héritière des fonderies de Hennbont, intimement liée à Renault

Ce site, c’est Renault qui le construit. Le constructeur a besoin de collecteurs en fonte pour ses moteurs, mais aussi de fusées de direction. Le site comptera jusqu’à 1 600 salariés avant de décliner peu à peu. Renault le revendra en 1998 à Teksid (propriétaire de la branche fonderie de FIAT). Le site est revendu en 2006 à un autre industriel italien. Mais les affaires ne sont pas bonnes et un plan de cession est ouvert.

Et qui revoilà ? Renault, poussé fortement par l’Etat, les collectivités locales et les syndicats, rachète son ancienne filiale en 2009. C’est là que le nom de Fonderie de Bretagne est créé. Renault investit très lourdement sur le site. Plus de 85 millions en 7 ans. Mais le mal est profond et le remède jamais pris. En difficulté financière lourde, le groupe Renault cède pour 1 € symbolique le site à un fonds d’investissement allemand. L’an dernier, Europlasma s’est porté acquéreur.

Le but était alors de produire des corps d’obus de mortier. La défense et la « souveraineté » de la France en matière de munition étant revenu au premier plan, on se dit que cela peut fonctionner. Un an et demi plus tard, pas un obus n’est sorti, le Directeur Général a été remercié, et on se dirige vers la liquidation.

Est-ce à l’ancien propriétaire de sauver encore le site ?

Du côté des syndicats, on accuse un peu tout le monde : l’Etat, Renault, la météo, etc. Pourquoi Renault ? Car le constructeur est historiquement le propriétaire. Sauf que le Losange a déjà sauvé une première fois le site et que rien de bon n’en est sorti. Pourquoi l’Etat ? Parce qu’en tant qu’actionnaire de Renault, ces syndicats voudraient qu’ils tordent le bras de Renault pour reprendre le site et lui passer des commandes.

Au final, c’est un immense gâchis. Comme à l’époque de la révolution électrique et pétrolière, les anciennes forges n’ont pas anticipé le changement. Les grands sites industriels de l’époque ont tous sombré ! On produisait mieux et moins cher ailleurs. Et la Bretagne n’est pas la seule dans cette situation. Les Fonderies du Poitou ont mis la clef sous la porte en 2022 (aluminium et fonte) par exemple.

Et ce n’est qu’un exemple d’une France désindustrialisée par volonté politique. Exemple, GM&S fondée à La Souterraine en 1963 en tant que Socomec par Bernard Godefroy. Le site produira pour l’automobile et comptera jusqu’à 1 200 salariés. Des bassins d’emplois cruciaux dans des coins « perdus » de la France Métropolitaine. GM&S a également changé plusieurs fois de main, perdant à chaque fois des salariés, connaissant des investissement, des grèves, etc. Là encore on accuse PSA principal client de partir à l’étranger pour produire. Mais là encore le manque d’anticipation a tué les emplois.

Ces usines qui font vivre les territoires

Ces ateliers/usines sont symboliques. En 1983, au tournant de la rigueur, François Mitterrand tourne casaque et désindustrialise. Ce tatcherisme concernera la sidérurgie, les chantiers navals, l’automobile. Pour lui, l’avenir réside dans la haute technologie, l’informatique, le nucléaire et l’aéronautique et surtout les services. Il rêve une France du tertiaire. Sauf que cette France ne peut pas générer autant d’emplois qu’elle en détruit.

Au final, on vit encore les soubresauts de ce virage et l’héritage qu’il a laissé à d’autres politiques qui l’ont continué bon an mal an. Les grands patrons Français comme Serge Tchuruk (Alcatel) théoriseront même une France sans usines, une France de cols blancs et plus de cols bleus. Sauf qu’allez leur dire Monsieur Tchuruk à ces 244 salariés qu’ils vont devenir informaticiens ou autres. Cela les fera sans doute rire jaune.

Certains de nos voisins, on repoussé cette désindustrialisation. Mais, la mondialisation fait que même l’Allemagne qui a protégé son industrie va connaître un coup de bambou monstrueux sous peu. L’industrie allemande a perdu près de 245 500 à 250 000 emplois depuis 2019. Le mouvement continue et rien que le secteur automobile s’attend à une perte cumulée d’environ 225 000 emplois d’ici 2035 depuis 2019.

Le véhicule électrique, bonne et mauvaise chose pour les emplois

Le VE est à la fois une bonne et une mauvais chose pour les emplois en France. Le mauvais côté, c’est que l’on n’a plus besoin de fonte ou si peu. Pas de collecteurs de gaz d’échappement par exemple. Un moteur est moins complexe à monter et demande moins de main d’oeuvre.

Dans le même temps, le prix plus élevé de ces véhicules fait que les constructeurs peuvent de nouveau produire en France en gardant une bonne marge financière. Renault et PSA par exemple produise dans le nord / nord-est de la France. Sauf que ces bassins d’emplois ne remplacent pas totalement ceux qui sont détruits, et surtout, Caudan est loin de Douai par exemple.

Il faut vivre avec son temps parait-il. Faute d’anticipation, on a un nouvel exemple d’une industrie qui disparait et d’humains sur le carreau. Michelin, Renault, Peugeot-Citroën, et bien d’autres délocalisent face à la mondialisation.

L’article Fonderie de Bretagne : 244 emplois menacés, la liquidation judiciaire se profile est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Le salaire de la peur : les équipages des pétroliers payés à prix d’or pour franchir Ormuz

En septembre, les exportations de pétrole en provenance du golfe Arabo-Persique semblaient reprendre. Mais depuis, l’Iran a décidé d’intensifier ses attaques contre les navires se hasardant à travers le détroit d’Ormuz. Les armateurs tentent de séduire des “mercenaires de la mer” avec de grasses rémunérations alors que 24 marins ont été tués depuis le début de la guerre, en février.

© PHOTO IRIB/REUTERS

Capture d’écran d’une vidéo, rendue publique le 15 septembre 2026, du pétrolier “El Gaia”, battant pavillon panaméen, dans le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution ont affirmé qu’il avait heurté une mine sous-marine, les États-Unis qu’il avait été visé par un missile iranien.

Le marché des smartphones recule lui aussi de 20 % au troisième trimestre

13 octobre 2026 à 14:03
Les smartphones, ces PC comme les autres
Le marché des smartphones recule lui aussi de 20 % au troisième trimestre

Quelques jours après les chiffres sur le marché des PC, ceux des smartphones révèlent une réalité quasi identique : un fort recul, entrainé largement par la hausse spectaculaire des prix de la mémoire vive.

Le 9 octobre, nous indiquions que le marché des PC avait plongé de 20 %, chiffre que l’on retrouvait chez plusieurs cabinets d’analyse, dont IDC et Omdia (anciennement Canalys). Ce chiffre correspondait au recul des expéditions mondiales, comparé à celui du troisième trimestre 2025. Ce recul brutal était expliqué en grande partie par le prix de la RAM et, dans une moindre mesure, par celui de la NAND (utilisée dans les SSD). Selon Omdia, le prix du duo RAM-NAND représente 40 % de celui d’un PC neuf en moyenne, contre 15 % un an plus tôt.

PC, smartphones, même combat

Sans trop de surprise, la situation est identique pour les smartphones. Les chiffres publiés par Counterpoint montrent la même ampleur : le troisième trimestre a enregistré une chute de 20 % des expéditions mondiales par rapport au même trimestre l’année dernière. Le cabinet d’analyse met amplement en avant les tarifs de la RAM comme facteur principal, avec à la clé une augmentation moyenne de 20 % des prix des smartphones depuis le début.

La situation est semblable sur d’autres points. Sur le marché PC, cette dégringolade n’a entraîné aucun remaniement dans le classement des plus gros constructeurs. Il en va de même pour les smartphones, Samsung restant en première place avec 23 % de parts de marché, Apple étant juste derrière avec 22 %. Les deux entreprises ont perdu des plumes, mais moins que leurs concurrents. Xiaomi, par exemple, chute lourdement avec une baisse de plus de 30 % sur un an.

Pour Apple, les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises, car c’est la première fois que la société de Cupertino dépasse la barre des 20 % à l’échelle mondiale sur un troisième trimestre. Deux raisons sont avancées par Counterpoint. D’abord, l’absence d’iPhone 18 non Pro, se traduisant par des approvisionnements moindres des distributeurs et donc des livraisons moindres. Ensuite, la hausse des prix n’est arrivée qu’en fin de trimestre. Les iPhone 18 Pro et Pro Max ayant connu un meilleur démarrage que leurs prédécesseurs (surtout en Chine), Apple arrive à s’en sortir.

Counterpoint confirme également que le haut de gamme s’en sort mieux que l’entrée et le milieu de gamme. En aout dernier, nous indiquions déjà que la crise de la mémoire plombait ces segments. À eux seuls, la RAM et la NAND peuvent représenter les deux tiers du prix d’un appareil, privilégiant les constructeurs ayant investi le secteur premium, dont Samsung et Apple.

Horizon bouché

Peut-on apercevoir une embellie à l’horizon ? Pas vraiment. Si l’on en croit Trendforce, le marché de la NAND pourrait commencer à entrevoir une petite amélioration durant le second semestre 2027, mais celui de la RAM restera très tendu jusqu’à nouvel ordre.

Les habitudes de la clientèle évoluent également, selon Counterpoint : « Les consommateurs conservent leurs appareils plus longtemps que prévu, envisageant de plus en plus les appareils reconditionnés et privilégiant les appareils de plus grande valeur, tandis que les fabricants ajustent leurs portefeuilles, leurs prix et leurs stratégies de marché pour protéger leur rentabilité ».

Mais le cabinet est pessimiste sur la suite pour l’instant : « Une reprise significative des volumes globaux est peu probable tant que les coûts des composants et les conditions d’approvisionnement ne s’amélioreront pas ».

Le marché des smartphones recule lui aussi de 20 % au troisième trimestre

13 octobre 2026 à 14:03
Les smartphones, ces PC comme les autres
Le marché des smartphones recule lui aussi de 20 % au troisième trimestre

Quelques jours après les chiffres sur le marché des PC, ceux des smartphones révèlent une réalité quasi identique : un fort recul, entrainé largement par la hausse spectaculaire des prix de la mémoire vive.

Le 9 octobre, nous indiquions que le marché des PC avait plongé de 20 %, chiffre que l’on retrouvait chez plusieurs cabinets d’analyse, dont IDC et Omdia (anciennement Canalys). Ce chiffre correspondait au recul des expéditions mondiales, comparé à celui du troisième trimestre 2025. Ce recul brutal était expliqué en grande partie par le prix de la RAM et, dans une moindre mesure, par celui de la NAND (utilisée dans les SSD). Selon Omdia, le prix du duo RAM-NAND représente 40 % de celui d’un PC neuf en moyenne, contre 15 % un an plus tôt.

PC, smartphones, même combat

Sans trop de surprise, la situation est identique pour les smartphones. Les chiffres publiés par Counterpoint montrent la même ampleur : le troisième trimestre a enregistré une chute de 20 % des expéditions mondiales par rapport au même trimestre l’année dernière. Le cabinet d’analyse met amplement en avant les tarifs de la RAM comme facteur principal, avec à la clé une augmentation moyenne de 20 % des prix des smartphones depuis le début.

La situation est semblable sur d’autres points. Sur le marché PC, cette dégringolade n’a entraîné aucun remaniement dans le classement des plus gros constructeurs. Il en va de même pour les smartphones, Samsung restant en première place avec 23 % de parts de marché, Apple étant juste derrière avec 22 %. Les deux entreprises ont perdu des plumes, mais moins que leurs concurrents. Xiaomi, par exemple, chute lourdement avec une baisse de plus de 30 % sur un an.

Pour Apple, les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises, car c’est la première fois que la société de Cupertino dépasse la barre des 20 % à l’échelle mondiale sur un troisième trimestre. Deux raisons sont avancées par Counterpoint. D’abord, l’absence d’iPhone 18 non Pro, se traduisant par des approvisionnements moindres des distributeurs et donc des livraisons moindres. Ensuite, la hausse des prix n’est arrivée qu’en fin de trimestre. Les iPhone 18 Pro et Pro Max ayant connu un meilleur démarrage que leurs prédécesseurs (surtout en Chine), Apple arrive à s’en sortir.

Counterpoint confirme également que le haut de gamme s’en sort mieux que l’entrée et le milieu de gamme. En aout dernier, nous indiquions déjà que la crise de la mémoire plombait ces segments. À eux seuls, la RAM et la NAND peuvent représenter les deux tiers du prix d’un appareil, privilégiant les constructeurs ayant investi le secteur premium, dont Samsung et Apple.

Horizon bouché

Peut-on apercevoir une embellie à l’horizon ? Pas vraiment. Si l’on en croit Trendforce, le marché de la NAND pourrait commencer à entrevoir une petite amélioration durant le second semestre 2027, mais celui de la RAM restera très tendu jusqu’à nouvel ordre.

Les habitudes de la clientèle évoluent également, selon Counterpoint : « Les consommateurs conservent leurs appareils plus longtemps que prévu, envisageant de plus en plus les appareils reconditionnés et privilégiant les appareils de plus grande valeur, tandis que les fabricants ajustent leurs portefeuilles, leurs prix et leurs stratégies de marché pour protéger leur rentabilité ».

Mais le cabinet est pessimiste sur la suite pour l’instant : « Une reprise significative des volumes globaux est peu probable tant que les coûts des composants et les conditions d’approvisionnement ne s’amélioreront pas ».

Jean-Pierre Robin : « La France a perdu son privilège exorbitant de “fille aînée” de la zone euro »

ANALYSE - En tant que deuxième économie européenne, sans qui l’union monétaire ne pourrait fonctionner, notre pays a longtemps bénéficié d’une mansuétude toute particulière des marchés financiers. Mais ce temps est révolu.

© tanaonte - stock.adobe.com

«La dégradation est rapide, considérable et lourde de conséquences».

Pour le FMI, une chute des cours de l’IA menacerait la stabilité financière mondiale - Next

13 octobre 2026 à 11:19
On est à la lisière d'une crise financière mondiale. Et la question n'est pas de savoir SI elle va arriver, mais QUAND. Parce qu'elle va arriver. On y échappera pas. Et on va tous *méchamment* morfler à cause de ces connards obsédés de l'IA.
Ça tombe bien, c'est pas comme si la misère était le lisier de l'extrême-droite, hein.
(Permalink)

France : une “cyberattaque d’ampleur” vise les installations frigorifiques de centaines de supermarchés

Une cyberattaque ayant eu lieu dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre et visant les équipements frigorifiques de nombreux distributeurs français a entraîné la destruction de milliers de denrées alimentaires. Des hackeurs encore non identifiés auraient fait surchauffer les frigos de plusieurs centaines de supermarchés sur tout le territoire.

© Photo RICCARDO MILANI/Hans Lucas/AFP

Un client se sert dans un congélateur d’un supermarché, à Paris, le 11 octobre 2024.
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