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Reçu — 27 décembre 2025 Actualités numériques

Bon Flan : Cassette Beasts gratuit

27 décembre 2025 à 20:11

Bienvenue à la Nouvelle-Wirral, une île habitée par les créatures de vos rêves, ou peut-être de vos cauchemars, ainsi que par des aventuriers courageux qui utilisent des cassettes audio pour se transformer au combat. Si vous voulez trouver le moyen de rentrer chez vous, vous devrez explorer le moindre recoin de l’île et enregistrer des monstres sur vos fidèles cassettes audio pour gagner leurs aptitudes!

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Reçu — 26 décembre 2025 Actualités numériques

Bon Flan : We Were Here Together gratuit

26 décembre 2025 à 20:47

Promo terminée
Alors que nous explorons ces terres gelées, le malheur nous frappe encore. À travers le blizzard, une fusée éclaire le ciel, suivie d’un appel brisé à la radio… Personne d’autre ne peut les sauver. Pourrons-nous rentrer, ensemble ?
 

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Asus Memory : Asus à la tête d’une division mémoire ?

26 décembre 2025 à 14:24

Asus Memory, ce serait la solution à tous les problèmes du fabricant de portables en matière de composants mémoire. Cette rumeur nous vient du site Sakhtafzarmag, habitué à lancer des affirmations du genre avec parfois des infos qui s’avèrent exactes et d’autres fois des paris erronés. Dans tous les cas, cela ne résoudrait rien à court terme et pas grand chose à long terme.

Ce serait aujourd’hui le rêve pour Asus, lancer sa propre marque de mémoire vive pour ne plus être dépendant de ses fournisseurs. Devenir fabricant de RAM serait une solution qui lui permettrait de proposer d’abord le composant dans ses portables et PC de bureau. Mais également de lancer une branche type Asus Memory qui fonctionnerait parfaitement bien dans son écosystème. Avec ses filiales comme Republic of Gamers, proposer des déclinaisons de modules DDR serait évidemment très intéressant financièrement. La rumeur est cependant difficile à croire. Entre les investissements colossaux, le calendrier probable et les risques financiers, le lancement d’un tel service parait difficile à envisager.

Asus Memory

Un portable Asus ROG équipé de mémoire Samsung

Etat des lieux

Pour Asus, cela aurait du sens de développer une usine de fabrication de mémoire et cela pour plusieurs raisons. La première est que sans mémoire vive disponible, Asus va être – comme tous les fabricants de PC – en grande difficulté en 2026. Ce n’est pas tant l’augmentation de prix qui est problématique, la marque sait que les clients vont craquer faute de choix alternatifs. C’est la disponibilité des modules qui pose un vrai problème. Même en décidant de fabriquer des portables avec moitié moins de mémoire qu’en 2025, le compte n’y sera pas.

Aujourd’hui, les grandes marques comme les assembleurs reçoivent seulement 20 à 40 % des commandes qu’ils passent. Certains fabricants de barrettes de mémoire vive ont indiqué avoir quasiment épuisé leur stock en réserve et ne pas avoir été livrés depuis des mois par les trois principaux fabricants de puces DDR. Autrement dit, la crise n’est pas encore à son point culminant et nous devrions connaitre une situation encore pire dans quelques semaines.

Pour Asus, l’absence de livraison de mémoire vive se traduit par l’impossibilité de produire et de vendre ses ordinateurs. Ce qui veut dire des usines totalement à l’arrêt avec des charges et des salariés à payer. Mais, cela veut également dire que ses services d’intégration via sa filiale Pegatron (et sa sous filiale ASRock) seraient également impactés. Ses usines de fabrication de cartes mères et autres composants PC seront tout aussi affectées puisque sans mémoire disponible ou vendue à un tarif prohibitif, on sait déjà que l’ensemble du marché va se contracter. 

Idem pour le marché de la carte graphique avec l’impossibilité de sortir ses produits sans mémoire vive. Le constructeur est hyperdépendant de cette ressource pour fonctionner. En investissant dans une usine de fabrication, Asus pourrait non seulement relancer sa production mais s’ouvrir de nouveaux marchés. Il semble donc logique, à première vue, que la marque veuille s’émanciper.

Le complexe de fabrication de semiconducteurs de Samsung à Pyeongtaek.

Le complexe de fabrication de semiconducteurs de Samsung à Pyeongtaek.

Asus Memory : un investissement important en capital et en temps

Reste que le scénario est difficile à envisager pour différentes raisons. La première est évidemment financière. Il est impossible de savoir combien couterait l’implantation d’une usine capable de simplement suffire aux besoins d’Asus en mémoire vive. Mais cela se chiffre en milliards de dollars. Asus annonçait un bénéfice net de 848 millions de dollars en 2024 au total, une année fastueuse puisque le même bénéfice était deux fois moins important en 2023. L’impact financier de l’investissement dans cette usine serait donc colossal. Outre les sommes nécessaires à emprunter pour lancer les opérations, le calendrier assez long de réalisation et l’effet sur les dividendes pourraient inquiéter les principaux porteurs des titres de la société.

La création d’une usine Asus Memory réclamerait également du temps. Il faut d’abord trouver un lieu adapté à cette implantation. Par le passé, on a vu des entreprises de semi-conducteurs pourtant chouchoutées par les gouvernements passer de longs trimestres à négocier ce type de lieu. L’espace et les infrastructures nécessaires sont difficiles à piloter. Il faut des aménagements spécifiques pour le matériel à implanter. De l’eau en quantité, suffisamment d’énergie, un réseau routier, des habitations pour le personnel. Ce n’est pas une mince affaire que d’implanter ce type d’infrastructure.

En France, il faut 17 mois en moyenne pour sortir une usine standard de terre. Pour une usine capable de produire de la mémoire vive au niveau des capacités techniques demandées, il faudrait des années. Pour atteindre une production de masse juste suffisante pour qu’Asus puisse retrouver son niveau d’avant la crise dans ses différentes succursales, il faudrait encore plus de temps.

Les circuits de commandes pour obtenir les différents composants sont également à considérer. Le carnet de réservation des rares marques qui savent fabriquer les outils de gravure sont plein pour de nombreuses années à l’avance. Ces sociétés sont elles-mêmes dans une situation très tendue. Les composants nécessaires à la réalisation physique des puces mémoire ne sont pas mieux. On n’achète pas les wafers de silicium vierges au supermarché du coin. 

Un complexe d'habitation construit par Pegatron au Vietnam pour loger ses salariés

Un complexe d’habitation construit par Pegatron au Vietnam pour loger ses salariés

Outre la partie physique du problème, il y a par ailleurs la fabrication intellectuelle de ces mémoires. Le personnel à former pour exploiter les outils dans l’usine, mais aussi et surtout le développement des processus et des brevets nécessaires à la réalisation de ces composants. On se souvient de la société chinoise CXMT dont nous parlions en novembre. L’entreprise fondée en 2016 débute tout juste son développement de mémoire DDR5 en s’appuyant sur ses propres développements et brevets. Évidemment, Asus Memory pourrait acheter ou obtenir des licences afin de fabriquer de la mémoire vive sur les processus d’un tiers3. Mais cela affecterait son coût de production. En permettant à Asus de fabriquer de la mémoire avec les process de Micron ou Samsung, ces sociétés fragiliseraient leurs propres marges.

Tout cela demanderait donc du temps et énormément d’argent pour un projet dont la rentabilité serait compliquée à cerner.

Les composants DDR5 16Go de Samsung sont gravés en 12 nanomètres

Les composants DDR5 16Go de Samsung sont gravés en 12 nanomètres

Un pari très risqué sur le temps long

Si tout le monde a choisi de ne pas fabriquer ce type de composants, si Intel est le dernier concepteur et fabricant de processeur hyper complexe. Si les divisions Samsung Memory peuvent refuser de livrer la division Samsung Smartphone pour des histoires de rentabilité. Si tout le monde a fait le choix de la sous-traitance, c’est pour de bonnes raisons d’intégration dans l’économie mondiale. En particulier le jeu d’une concurrence féroce qui a fait baisser les prix de tous ces composants hyper complexes au fil des ans. Sans les problèmes très spécifiques liés à l’IA aujourd’hui, les prix seraient encore extrêmement bas. Ce besoin de fabriquer de la mémoire vive pour les constructeurs est donc hyperponctuel et contextuel.

Ceux qui vous expliquaient il y a quelques mois qu’Intel devait absolument se séparer d’Intel Foundry, sa division de fabrication de processeurs. Ceux-là sont aujourd’hui en train d’expliquer pourquoi Asus devrait absolument avoir sa propre usine de fabrication de mémoire vive. Il y a là un drôle de retournement de situation dans un secteur où chaque décision prise met des années à devenir réalité.

Fabriquer sa mémoire, c’est horriblement cher, très compliqué et fort difficile à rentabiliser. Éponger les milliards de dollars d’investissement dans une usine et les dettes nécessaires à la création de celle-ci ne peut se faire que sur le très long terme. Or rien ne nous dit que d’ici à ce que les premières barrettes de DDR5 Asus Memory sortent un jour, la situation du marché mondial ne se soit pas entièrement retournée.

Que deviendrait Asus Memory si la situation retournait à celle d'aout 2025 ?

Que deviendrait Asus Memory si la situation retournait à celle d’aout 2025 ?

Les scénarios plausibles sont nombreux. Le premier serait un abandon d’un des acteurs de l’IA qui revendrait ses parts à un second acteur qui serait d’un coup riche de tout le matériel nécessaire pour son développement. Pas besoin de rafler toute la mémoire vive en sortie d’usine, le marché reviendrait à une situation plus saine et les prix de la mémoire retomberaient. Ce qui empêcherait une rentabilité des investissements rapide pour Asus Memory. Celle-ci n’étant possible qu’avec un prix de la mémoire vive qui a explosé ces derniers mois.

Le second serait une augmentation de production des principaux acteurs. Samsung, Micron et SK Hynix sont déjà à la tâche. Ils ont déjà lancé le développement de  nouvelles lignes de production avec de nombreuses extensions ou créations d’usines depuis des années. Asus serait donc un nouvel acteur sur un marché dont le calendrier prévoit déjà une embellie le temps que ses propres puces sortent.

Le troisième serait un renforcement de la production mondiale au moment de la sortie des composants Asus. Les géants de la mémoire ne veulent pas augmenter leurs cadences de production parce que la situation d’une mémoire hyperchère les arrange. Ils pourraient décider d’augmenter leur production sur ce marché très volatil afin de rendre la rentabilité d’un nouveau concurrent beaucoup plus compliquée. Si les concurrents fabless payent leur mémoire moins cher qu’Asus, l’avantage recherché deviendrait alors un handicap.

Enfin, en devenant concurrent de ses anciens partenaires, Asus pourrait subir les foudres de ceux-ci et passer en bas de la liste des clients à livrer. HP, Lenovo et Dell absorberaient facilement la totalité des composants que les fabricants voudraient bien leur livrer.

La situation des SSD n'est pas au beau fixe non plus

La situation des SSD n’est pas au beau fixe non plus

Et même si tout fonctionne, Asus Memory prendrait un énorme risque

La rumeur du site Sakhtafzarmag indique une mise en production de mémoire chez Asus d’ici la fin du second trimestre 2026. Un scénario fort peu crédible. Six mois pour établir un tel outil de production n’est absolument pas crédible. Ou alors Asus aurait pris cette décision dans le plus grand secret il y a des années en arrière. S’il suffisait d’une demi-année pour lancer la production mémoire, HP, Dell, Lenovo et Apple auraient déjà communiqué dessus.

En imaginant un scénario parfait, un site d’installation découvert et signé en six mois seulement. Une usine qui sort sans pépins en vingt-quatre mois. Une période de tests qui débute douze mois plus tard et une production en masse qui commence dans la foulée après seulement six mois de tests. Ce scénario idyllique ferait que la première barrette mémoire Asus Memory sortirait en… 2030 ? Qui sait ce qu’il va se passer en attendant ?

On nous parle d’un mouvement de survie pour Asus avec cette volonté de se lancer dans la production de mémoire, mais l’urgence n’est pas 2030, c’est 2026. Si l’année prochaine Asus ne peut produire que 40 % de ses ordinateurs portables et que ses cartes mères ne se vendent plus, cela va être très compliqué pour la marque. Si ces 40 % sont proposés plus chers et avec moins de mémoire qu’en 2025 sur les segments gaming et grand public, le risque de problèmes à très court terme sont réels. Et cela ne concerne pas uniquement la mémoire mais également le stockage. À moins qu’une rumeur nous indique qu’Asus voudrait se lancer dans la fabrication de SSD ?

Outre le fait que la production de la mémoire vive peut se retourner et la mémoire revenir en masse pour plein de raisons différentes, le scénario d’une évolution d’Asus en tant que fabricant de composants parait fort improbable. Asus Memory est une bonne idée aujourd’hui à la veille du CES 2026 en janvier. Mais beaucoup plus complexe sur le temps long.

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

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Reçu — 25 décembre 2025 Actualités numériques

Bon Flan : Disco Elysium – The Final Cut gratuit ?

25 décembre 2025 à 16:52

Interrogez des personnages inoubliables, résolvez des crimes ou acceptez des pots-de-vin. Devenez un héros ou une véritable épave. Disco Elysium est une véritable pépite dans le genre, un jeu multi primé, intelligent et très riche autant scénaristiquement que graphiquement.

Un vrai cadeau de Noël mais pour les adultes 🍮🍮🍮🍮🍮

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Reçu — 24 décembre 2025 Actualités numériques

Joyeux Noël 2025 à toutes et à tous !

24 décembre 2025 à 14:22

Encore un Noël qui s’annonce pour tous les minimachinistes. Une occasion pour chacun de passer un bon moment en famille ou avec ses proches. Comme chaque année, je ne peux pas m’empêcher de profiter de l’occasion pour quelques remerciements.

Il faut d’abord remercier les invisibles et pourtant incontournables personnes qui aident à la bonne marche du site. Rem et sa patiente relecture, Renaud qui trouve toujours le temps de m’aider à la technique. Brice présent pour répondre à mes questions. Et Antoine qui continue de m’aider dans l’ombre. Un énorme merci pour tous les contributeurs du site. Cette année vous avez été nombreux à vous abonner à un système de financement pour aider Minimachines. Mon billet explicatif a permis de faire la lumière sur les difficultés du blog et les possibilités de soutien qui vous sont offertes. Vous avez été nombreux à répondre et je vous en remercie du fond du cœur. J’ai pu travailler sur des billets explicatifs assez longs, des dossiers notamment sur l’augmentation des prix des composants, mais d’autres projets sont en cours de développement. Vous en saurez plus très bientôt.

Le plus beau des sapins de Noël

Le plus beau des sapins de Noël

Un grand merci à tous les commentateurs, visiteurs ainsi qu’aux personnes qui partagent les billets du blog avec leurs proches, leurs collègues et sur leurs réseaux sociaux. Vous n’imaginez pas à quel point vous êtes moteurs pour moi. J’ai eu des retours de tous types ces derniers temps, à travers toute la planète, et de personnes n’étant pas forcément francophones. En cause, probablement la qualité des systèmes de traduction des navigateurs. Mais également les partages faits par mes lecteurs. C’est très intéressant d’avoir les retours d’un Péruvien, d’un Vietnamien et d’un Sénégalais dans la même semaine.

Merci à tous ceux qui passent par le blog et son affiliation pour faire leurs emplettes en ligne, le système que j’ai mis en place d’un listing de boutiques partenaires semble bien fonctionner.

Comme chaque année, je pense par ailleurs aux différents professionnels qui se retrouvent de garde pour assurer nos services. Ceux qu’on a trop vite oublié après la COVID : urgentistes, infirmières, aides-soignantes, travailleurs dans les transports publics, pompiers, gestionnaires des sites qui assurent que tout le monde puisse avoir du courant, de l’eau propre et tous les services du quotidien. Je vous remercie tous.

Que vous soyez avec votre famille, vos proches ou avec vos collègues au travail, je vous souhaite de très bonnes fêtes.

Un très joyeux Noël 2025 à toutes et à tous !

Et si vous désirez réaliser vous aussi la boule de Noël de l’illustration de ce billet, cela se passe par ici :

Une boule de Noël qui permet de jouer à Doom ?

Joyeux Noël 2025 à toutes et à tous ! © MiniMachines.net. 2025

Akasa Skyline 3 Pro : un boitier fanless pour Tinker Board 3

24 décembre 2025 à 11:54

Dans un aluminium anodisé noir, le Akasa Skyline 3 Pro est pensé pour dissiper les watts des cartes ASUS Tinker Board 3 passivement. Son objectif premier est de limiter le taux de pannes en se débarassant des pièces mécaniques mais également d’éviter l’empoussièrage des composants.

Créé sur-mesure pour les cartes d’Asus, le châssis Skyline 3 Pro utilise la convection naturelle de l’aluminium associée à des ailettes pour dissiper les watts du SoC embarqué. Deux petits blocs d’aluminium viennent entrer en contact avec la puce Rockchip RK3566 quadruple cœur Cortex-A55 embarquée ainsi que sur la mémoire vive LPDDR4x. 

Le châssis d’aluminium est découpé pour laisser les connecteurs de la carte opérationnels. L’ensemble des ports est ainsi accessible pour une exploitation identique à un modèle de carte nue. Les broches GPIO peuvent compter sur une fente à la base du boîtier au travers de laquelle on pourra faire circuler une nappe. Les LEDs témoins de la carte sont bien visibles, toutefois aucune solution de bouton n’est disponible.

L’ensemble est clairement pensé pour des usages professionnels et souvent passifs. C’est le genre de matériel que l’on intègre sur un écran connecté qui va renvoyer des informations issues d’un serveur en ligne, pour piloter des outils connectés ou servir des projets industriels. Le boitier est annoncé à 29.99€.

Élément Description
Matériau Aluminium anodisé noir sablé
Dimensions 68,4 × 96 × 37,3 mm
Compatibilité carte mère ASUS Tinker Board 3
ASUS Tinker Board 3S
Ouvertures Entrées/Sorties USB Type-A ×3
USB Micro-B ×1
Ethernet ×1
LED ×3
Entrée DC ×1
HDMI ×1
Audio ×1
Trous de fixation d’antenne ×2
Micro SD ×1
MIPI DSI ×1
Emplacement GPIO ×1
Trous de fixation d’antenne 2
Code produit A-RA17-M1B

Akasa Skyline 3 Pro : un boitier fanless pour Tinker Board 3 © MiniMachines.net. 2025

Nom de code X1013 : une extension 10 ports USB pour RPi

24 décembre 2025 à 11:29

Avec ce nom cryptique de Geekworm X1013, on pourrait se dire que ce hub 10 ports part assez mal dans la vie. Pourtant il propose un équipement intéressant pour tout propriétaire de carte de développement Raspberry Pi en manque de connectique.

Geekworm X1013

Geekworm X1013

 
 

On a déjà croisé la marque Geekworm/SupTronicsX avec d’autres accessoires pour cartes de développement, souvent des extensions de stockage M.2 2280. La carte Geekworm X1013 se connecte uniquement aux cartes Raspberry Pi 5 avec la nappe FPC qui permet d’exploiter sa ligne PCIe 2.0. Cela veut dire qu’il va falloir choisir entre un stockage plus rapide ou plus de connectique.

Geekworm X1013

Geekworm X1013 + RPi 5

Mais si vous choisissez d’étendre le nombre de connecteurs à votre Pi, vous allez être servi. La X1013 propose pas moins de quatre ports USB 3.2 Type-A et six ports USB 2.0 Type-A supplémentaires. De quoi connecter une foule d’accessoires à votre dispositif de base. Si on considère les ports de la carte RPi de base on se retrouve en tout avec 14 ports USB Type-A dont six en USB 3.2 Type-A.

La carte X1013 propose des entretoises pour accueillir la RPi5

La carte X1013 propose des entretoises pour accueillir la RPi5

Évidemment, il ne faudra pas s’attendre à piloter autant de ports au maximum de leur bande passante, celle de la piste PCIe de la carte Pi est limitée. C’est donc plus un outil permettant de contrôler des accessoires externes qu’une solution pour assembler des éléments à large bande passante. Un connecteur d’alimentation Jack en 9-18V permettra à la X103 d’alimenter la Pi via des broches POGO. Un bouton de démarrage est également présent pour pouvoir allumer et éteindre l’ensemble. A noter que par défaut, la carte n’est pas livrée avec une alimentation, mais que tout bloc secteur en Jack 5.5 x 2.1 mm sera compatible. La carte sera à même de convertir le signal en 5.1 v pour alimenter l’ensemble. 

La carte est donnée comme compatible avec Raspberry Pi OS, Ubuntu, OpenWRT et autres. Un des gros points positifs de son développement est la liberté laissée à l’utilisateur d’utiliser les broches HAT de la Pi5 puisqu’elle se connecte par en dessous. Son principal défaut est sans doute le changement d’échelle proposé. L’ensemble de la carte X1013 mesure 10.7 cm de large pour 8.5 cm de profondeur. Ce qui double l’encombrement d’une carte Pi5 d’orgine.

Quels usages pour la Geekworm X1013 ?

Je me souviens de l’email d’un lecteur me demandant des solutions plus stables et pérennes pour piloter un système de scan de livres développé par ses soins. Il utilisait un hub USB pour piloter son appareil qui éclairait et photographiait des pages avant de les tourner avec des servo-moteurs. Problème, son système fonctionnait bien mais le hub finissait toujours par ne plus être alimenté correctement et il fallait redémarrer la carte Pi pour qu’il refonctionne. Ce qui posait un souci de continuité du nom de fichiers pour ses scans de livres. J’ignore si ce genre de solution ne serait pas plus fonctionnelle ?

Pour d’autres usages plus classiques, on pense évidemment à des accessoires en série : claviers, souris, stockages, webcams et autres imprimantes… Mais aussi à des éléments moins courants comme des microscopes, lecteurs de code barre ou des endoscopes USB. Différentes manettes de jeux et tout ce qui peut se connecter à la carte X1013 pour transformer votre Pi en poulPi. 

Des informations des guides logiciels sont disponibles ainsi que des informations techniques et de montage.

La carte est en vente sur AliExpress dans la boutique de Geekworm pour un peu moins de 40€ avec presque 5€ de port

Source : CNX via Liliputing

Nom de code X1013 : une extension 10 ports USB pour RPi © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 23 décembre 2025 Actualités numériques

Bon Flan : Bloodstained: Ritual of the Night gratuit ?

23 décembre 2025 à 16:31

Bloodstained: Ritual of the Night est un jeu de rôle gothique d’horreur et d’action à défilement horizontal qui se déroule dans l’Angleterre du 18ᵉ siècle. Une force paranormale a fait surgir un château infesté de démons, révélant avec lui des éclats de cristal imprégnés d’une puissance magique considérable.

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Bon Flan : Bloodstained: Ritual of the Night gratuit 🍮 © MiniMachines.net. 2025

MiniPC : le retour en force des configurations minables

23 décembre 2025 à 16:16

Elles n’avaient pas tout à fait disparu mais les voilà de retour en force, ce que j’appelle les configurations minables sont de nouveau bien en vue.

Les configurations minables ce sont ces minimachines qui apparaissent ici et là avec un prix défiant toute concurrence et qui viennent progressivement remplacer les MiniPC que nous croisions jusqu’à la rentrée de septembre. Les algorithmes des plateformes de vente adorent nous cataloguer. A grands coups de cookies, elles dressent un profil de nos goûts et déterminent notre pouvoir d’achat. Aussi, quand nous recherchons un produit dans une certaine tranche de prix, elles s’efforcent de nous en proposer d’autres, encore et encore.

Mais que se passe t-il quand l’offre change, par exemple suite à une augmentation de prix importante ? Un internaute qui a été sur une plateforme de eCommerce en septembre pour chercher un MiniPC à 150€ et qui retourne aujourd’hui sur la même plateforme aura une drôle de surprise. Dans les suggestions mises en avant par le site, il découvrira toujours toute une série de MiniPC de 120 à 150€. Simplement, elle aura considérablement évolué, dans le mauvais sens.

configurations minables

Les configurations minables, toute une galaxie de vieux clous

Dans l’offre massivement mise en avant aujourd’hui, des engins que plus personne ne regardait il y a seulement quelques semaines. Des machines sous Celeron, de vieux Athlons et autres configurations équipées de 8 Go de mémoire vive et 128 à 256 Go de stockage. Certains livrés avec un système d’exploitation. D’autres sans.

Dans le lot, on note particulièrement le retour de l’AMD 3020E qui est, avec le 3015E, la puce la plus bas de gamme possible de l’offre AMD compatible avec Windows 11. Le 3020E est sorti en 2020 et propose des performances vraiment ultra-basique. Comptez sur deux cœurs Zen 1 sans multithreads. Une fréquence de 1.2 GHz et un circuit graphique Radeon Vega 3. Cette puce est moitié moins rapide qu’un Intel N150 avec énormément de fonctions en moins pour une consommation équivalente.

Quand on se compare à un Celeron N4020 de 2019...

Quand on se compare à un Celeron N4020 de 2019…

Intégrée dans des MiniPC avec 8 Go de DDR4 (souvent en monocanal) et un stockage de 128 ou 256 Go, elle se vend pour 120-130€ en ce moment. Soit le tarif des MiniPC Intel N150 16/512 Go en aout. Ce machines poussées en avant par des plateformes comme AliExpress, deviennent pour un non initié le nouveau « bon plan » du moment. Si l’engin sera sans doute fonctionnel, son niveau de performance le classera comme un engin très entrée de gamme. Cette puce était déjà pénible à exploiter sous Windows à sa sortie en 2020, elle sera horrible à utiliser en 2025 et bientôt 2026.

Même chose pour ce MiniPC sous Intel Pentium J3710 de… 2016 ! Lui n’est pas compatible avec Windows 11 mais livré avec en outrepassant les solutions de sécurité de Microsoft. Les performances de ce type de puce sont abyssales. C’est clairement un processeur qui n’a de sens aujourd’hui que pour une exploitation monotache avec un usage industriel sous Linux. 

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Ce type de configuration peut se décliner dans différents scénarios et avec de multiples variations. Toutes se basent cependant sur la même logique. Une puce ancienne remontée du fond de vieux stocks comme des Pentiums et Celeron ou ces fameux AMD 3015E et 3020E, qui reprennent du service en ajoutant un peu de mémoire vive et un stockage basique. Pour baisser le prix de l’ensemble, des composants de seconde zone sont embarqués à bord.

Le tout est emballé dans des boitiers à la connectique limitée. En général deux paires d’USB Type-A, deux sorties vidéo dans le meilleur des monde, un Ethernet Gigabit et un Jack. Le module sans fil est souvent confié à une solution Wi-Fi5 et Bluetooth 4.2.

Je ne dis pas que ces configurations minables n’ont aucun intérêt, j’utilise toujours un MiniPC fanless équipé d’un Celeron avec 8 Go de mémoire vive DDR4 comme petit serveur perso. Mais à moins d’avoir une idée réellement précise et identifiée des usages que l’on veut en faire, ce type d’engin ne sera pas assez performant pour utiliser confortablement un système d’exploitation moderne.

Ne vous faites donc pas berner par ces MiniPC entrée de gamme. Cela n’est pas une solution viable pour un usage courant.

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Mangmi Pocket Max : des infos techniques dévoilées

23 décembre 2025 à 12:45

J’avoue, j’espérais mieux. La Pocket Max de Mangmi était présentée comme une solution ambitieuse. Du moins la marque l’avait annoncée comme « not only for gaming ». Ce qui m’a laissé croire à un engin plus généraliste et, peut-être, sous processeur x86.

Mangmi Pocket Max

Mangmi Pocket Max

Au final la Mangmi Pocket Max devrait être une solution Android assez classique sous processeur Snadpdragon 865. Pas une mauvaise puce, loin de là, mais une proposition beaucoup plus classique qu’anticipé. C’est cette puce qu’on retrouve dans les productions de ses concurrentes comme la AYN Thor et la Retroid Pocket Flip2. Elle sera épaulée par 8 Go de mémoire vive LPDDR4X et embarquera un stockage de 128 Go en UFS 3.1.

Des rumeurs couraient au sujet de l’emploi de cette puce depuis un moment. Reste que l’idée d’un usage différent du jeu avec un engin au format console, sous Android, avec ce type de SoC parait un peu tordu. Que faire de ce format sous Android ? Lire des emails ? Téléphoner ? Regarder des vidéos ? Quelle autre exploitation que le jeu ? J’avoue ne pas trop comprendre.

La Mangmi Air X à 90$ s'est révélée être une bonne affaire.

La Mangmi Air X à 90$ s’est révélée être une bonne affaire.

Exit également l’option envisagée d’un clavier coulissant pour retrouver une productivité plus proche d’un petit portable, le design est, semble-t-il, très classique. On devrait donc retrouver une console de jeu très orientée émulation sans grande particularité. La première Mangmi Air X s’est clairement distinguée par son prix ultra agressif de 90$ en import. Un tarif qui permettait d’obtenir une console parfaite pour piloter des jeux sous GeForce Now ou Moonlight par exemple.

 

Toujours pas de date ni de prix pour la Mangmi Pocket Max

La seconde console devrait logiquement être plus chère avec d’autres ambitions. Si la Air X était orientée vers du streaming de jeux en ligne en plus d’une émulation basique avec son Snapdragon 662. La nouvelle Pocket Max devrait offrir plus de puissance et de possibilités de jeu en local. Elle devrait également être plus chère avec le prix en constante augmentation des composants. Je suis d’ailleurs étonné de voir que la console Mangmi Air X soit toujours à 89.90$ aujourd’hui.

Mangmi Pocket Max : une nouvelle console plus ambitieuse

Source : Notebookcheck

Mangmi Pocket Max : des infos techniques dévoilées © MiniMachines.net. 2025

Fontsmith Collection offert aux acheteurs d’Affinity

23 décembre 2025 à 11:29

La Fontsmith Collection est une licence d’exploitation commerciale de 41 familles de polices déclinées dans 442 styles différents. Elle est totalement offerte aux acheteurs des versions V1 et V2 de la suite Affinity.

Fontsmith Collection : Joey

Fontsmith Collection : Joey

Les polices sont nombreuses, très différentes et surtout exploitables commercialement. Même s’il existe des limitations à cette exploitation avec une orientation quasi exclusivement dirigée vers l’impression et non pas des usages en ligne, cette suite de polices Fontsmith Collection est toujours bonne à prendre. Si, comme moi, vous avez acheté les versions V1 et V2 de la suite (ou l’une des deux) une page vous permet de connaitre la marche à suivre pour récupérer les polices proposées

Fontsmith Collection : Silas Slab

Fontsmith Collection : Silas Slab

Les utilisateurs de la nouvelle suite graphique Affinity liée au rachat de l’éditeur par Canva auront également droit à cette suite. Mais, pour ne pas avoir un mauvais karma, les polices ont aussi été proposées aux premiers utilisateurs de ces outils.

Fontsmith Collection :

  • FS Albert Pro · 9 styles
  • FS Albert Narrow Pro · 9 styles
  • FS Aldrin · 14 styles
  • FS Alvar · 3 styles
  • FS Benjamin · 12 styles
  • FS Blake · 8 styles
  • FS Brabo Pro · 12 styles
  • FS Clerkenwell · 4 styles
  • FS Conrad · 2 styles
  • FS Dillon · 6 styles
  • FS Emeric · 22 styles
  • FS Industrie · 70 styles
  • FS Ingrid · 6 styles
  • FS Irwin · 12 styles
  • FS Jack · 9 styles
  • FS Joey Pro · 10 styles
  • FS Kim · 22 styles
  • FS Kitty · 5 styles
  • FS Koopman · 14 styles
  • FS Lola · 10 styles
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Affinity devient gratuit, entre bon plan et inquiétude

Merci à Renaud pour l’info.

Fontsmith Collection offert aux acheteurs d’Affinity © MiniMachines.net. 2025

Thunderobot Mix G2 : RTX 5090 et Core Ultra 9 275HX au menu

23 décembre 2025 à 10:55

Le Thunderobot Mix G2 est le dernier joujou annoncé par la marque chinoise. Un MiniPC tout en hauteur aux faux airs de ROG NUC d’Asus. On retrouve ainsi une tour assez étroite, profonde et haute qui mesure 4.5 cm de large, 21.2 cm de profondeur et 33.2 cm de haut. Ce qui correspond assez clairement au format d’un ordinateur portable qu’on aurait posé sur la tranche.

Thunderobot Mix G2

Thunderobot Mix G2

C’est d’ailleurs une évidence quand on regarde l’engin de près. Le Thunderobot Mix G2 est un ordinateur portable dépourvu d’écran, de clavier et du reste des composants classiques de ce type de machine : pas de batterie ni de charnière. La marque a simplement pris le design générique d’une carte mère d’ordinateur portable haut de gamme et l’a intégrée dans un châssis.

Problème pour ce Thunderobot Mix G2, ce qui aurait pu être une recette rencontrant un certain succès il y a quelques mois devient un peu plus compliqué aujourd’hui. Le constructeur a déjà lancé des minimachines de ce type par le passé en comptant sur son public local et sur quelques amateurs à la recherche d’un engin performant et compact. Mais avec l’annonce des évolutions de tarif, ce modèle équipé de 64 Go de mémoire vive ne sera pas des plus abordables. Avec une carte graphique mobile qu’il va être de plus en plus difficile à trouver et un processeur mobile Arrow Lake, le Thunderobot Mix G2 va se retrouver à des prix stratosphériques.

Thunderobot Mix G2

L’engin qui devrait être dévoilé au CES 2026, sera proposé dans sa configuration la plus puissante à 24 999 yuans soit quelque chose comme 3000 € Hors Taxes. Un tarif difficile, voire impossible à accepter pour un engin qui sera certes « disponible » à l’international mais au détriment d’une importation depuis la Chine et avec quelques mois de garantie seulement.

Thunderobot Mix G2

Le Thunderobot Mix G2 ne sera pas sauvé par l’IA au CES 2026

Il ne faut pas être devin pour comprendre que le CES 2026 qui se déroulera début janvier aux US va être morose. Outre les problèmes purement politiques qui sont posés aux intervenants qui tentent de rentrer dans le pays de l’Oncle Sam pour y faire leurs présentations, nous allons découvrir un salon aux mines assez déconfites par la situation.

Thunderobot est un assez bon exemple de ce que le salon nous réserve. Comme la vignette de ce billet nous le montre, la marque a anticipé un CES 2026 classique.  Un stand avec des produits en exposition, un catalogue de machines prêtes à être achetées par des revendeurs et probablement quelques gadgets surprise. Le tout avec une orientation « IA » puisque c’est le bullshit-term à la mode. Coller « IA » sur une image et balancer ses produits avec un slogan comme « AI in gaming » aurait certainement pu faire l’affaire en aout. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. En janvier, mon petit doigt me dit que tous les joueurs du monde vont probablement se mettre à haïr l’Intelligence Artificielle. Enfin, encore plus qu’aujourd’hui. Thunderobot a utilisé le terme pour faire comme tout le monde mais je doute fortement que les deux univers du jeu et de l’IA cohabitent vraiment bien en 2026.

J’ai bien peur que la majorité des machines validées plus tôt dans l’année pour devenir les modèles de ce premier trimestre 2026 vont boire la tasse. Les catalogues de fabricants sont en pleine réimpression en ce moment. Beaucoup de marques avaient anticipé des plaquettes et autres flyers mettant en avant leurs produits 2026 avec énormément de mémoire vive, des gros SSD et autres options du genre. Les marques les plus riches ont tout envoyé au pilon. Préférant réimprimer ces mêmes catalogues sans aucune mention détaillée de RAM ou de stockage. Les fabricants les plus économes ont demandé à leur personnel de faire quelques heures sup’ et de caviarder au marqueur les capacités détaillées…

Entre l’augmentation de la mémoire vive et surtout la pénurie liée. Les flambées du stockage et la disparition pure et simple de presque la moitié des puces graphiques chez Nvidia, les allées du salon vont être plus que moroses.

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

Thunderobot Mix G2 : RTX 5090 et Core Ultra 9 275HX au menu © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 22 décembre 2025 Actualités numériques

Le Beelink ME Pro en précommande a partir de 328€

22 décembre 2025 à 16:16

Annoncé il y a quelques jours, le NAS PC Beelink ME Pro a désormais droit à sa fiche technique détaillée. On découvre, pour le moment, deux versions de cette machine en version double baie sous processeurs Intel.

Le Beelink ME Pro est décliné sous processeurs Intel N95 et Intel N150. Des puces Alder Lake-N pour la première et Twin Lake pour la seconde, parfaitement adaptées aux usages envisagés. Ces puces sont tout à fait aptes à piloter les besoins de ce genre de machine et pourront aussi bien se transformer en serveur d’appoint qu’en MiniPC classique ou en NAS. 

Beelink ME Pro

Beelink ME Pro

Une des particularités de cette solution est qu’elle est censée pouvoir évoluer dans le temps en changeant de carte mère. Un tiroir à la base de la machine permet en effet d’extirper la totalité de celle-ci. On pourra donc éventuellement la remplacer. Beelink évoque des solutions Intel, AMD et même ARM sans plus de détails pour le moment. Dans l’absolu, cela transformerait radicalement la machine et son usage. On imagine un NAS par exemple et, à la suite de l’acquisition d’une unité de stockage plus compétente, la possibilité de basculer le Beelink ME Pro en autre chose. Un MiniPC plus classique avec une puce AMD. Une unité spécialisée avec un SoC ARM ? Ou simplement assurer un SAV de remplacement facilement pour conserver un usage identique en cas de panne.

Tout cela à condition, bien entendu, que les ambitions de la marque soient au rendez-vous. C’est-à-dire que le premier modèle soit suffisamment bien vendu pour que la marque ait envie de poursuivre dans son développement. Qu’elle investisse du temps dans de nouveaux designs et les commercialise ensuite. Sans vouloir être pessimiste, c’est tout de même un produit de niche qui aurait un développement encore plus étroit avec des usagers probablement assez peu nombreux. À mon sens, le produit doit intéresser tel qu’il est présenté aujourd’hui pour investir. Les options d’évolutivité ne doivent être considérées que comme des « bonus » à moyen et long terme et non pas comme les raisons d’un investissement. On a trop vu par le passé, même chez de très grandes marques, des produits ayant un avenir de formidables déclinaisons propriétaires se transformer en solutions totalement placardisées au bout de quelques années.

A noter que ce design permet des usages secondaires intéressants comme le dépoussiérage de l’ensemble assez facilement ainsi que la maintenance du stockage SSD intégré.

Sous la carte mère, on note la présence de trois ports M.2 2280 NVMe PCIE qui seront ainsi simplement accessibles. Le premier sera en PCIe 3.0 x2, les deux autres eb PCIe 3.0 x1. Il faut composer avec le nombre de lignes PCIe assez limité de la plateforme low-cost d’Intel. La mémoire vive est, quant à elle, soudée sur la carte, nous y reviendrons.

 Le Beelink ME Pro est très compact. 16.6 cm de profondeur par 12.1 cm de large et 11.2 cm de haut. Le tout pèse 2.1 kg. En plus de son tiroir à carte mère, il embarque donc deux baies d’extension SATA au format 3.5″ compatibles avec des SSD de 2.5″. Le constructeur insiste sur les précautions menées autour d’un système antivibration des vis qui maintiennent les disques en place et censées éliminer une partie du bruit de la machine. Pas d’informations en revanche sur les connecteurs SATA et d’une éventuelle possibilité d’un branchement à chaud. Il s’agira donc vraisemblablement d’une solution basique capable toutefois d’encaisser jusqu’à 30 To par disque.

Les processeurs embarqués sont censés pouvoir tourner en continu à 25 watts de TDP, ce qui ne sera pas forcément très utile sur un NAS mais pourrait servir pour des tâches plus gourmandes de temps en temps. Le Beelink ME Pro ne promet cependant pas la lune, passer de 12 à 25 watts ne fait gagner que 6% de performances en plus. Pas certain que le jeu en vaille la chandelle.

Le MiniPC NAS propose un système de refroidissement actif avec un ventilateur au-dessus de la carte mère qui repoussera la chaleur vers l’extérieur de la machine. À la fois celle du processeur mais aussi celle générée par les disques durs. 

 

Le Beelink Me Pro propose une connectique légère pour un MiniPC

L’engin propose un design original à mi-chemin entre le minuscule ampli de guitare avec sa signature en face avant et un MiniPC plus traditionnel. On retrouve une connectique assez complète pour un NAS, un peu plus maigre pour un MiniPC. En façade, un unique port USB 3.2 Type-A et le bouton de démarrage. 

A l’arrière, on note deux ports Ethernet en 2.5 et 5 Gigabit, une sortie HDMI unique, une paire d’USB 2.0 Type-A et un USB 3.2 Type-C en plus du traditionnel jack audio combo 3.5 mm. La machine embarque une solution sans fil en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 non détaillée. Il faudra probablement recourir à un hub ou un dock en USB Type-C pour un usage MiniPC complet.

Au final, on a un produit assez intéressant comme solution NAS mais qui se heurte assez clairement au marché actuel. Avec le choix d’une mémoire soudée, le constructeur n’a pas la possibilité de proposer une version barebone qui aurait été plus abordable. Le Beelink ME Pro est donc assez cher à l’achat pour le moment. Il est décliné en deux versions principales.

Soit un Intel N95 avec 12 Go de LPDDR5x-4800 et trois versions de stockage en 128 Go, 512 Go ou 1 To NVMe à partir de 324€. Soit une version Intel N150 avec cette fois-ci 16 Go de LPDDR5x-4800 et 512 Go ou 1 To de stockage NVMe qui débute à 470€ au cours du jour. Des tarifs évidemment assez élevés qui reflètent la situation compliquée de la mémoire et du stockage. Les deux machines sont prévues sous Windows 11 Home pour une livraison en janvier de l’année prochaine depuis les antennes locales en Europe du constructeur.

Voir l’offre chez Beelink

Beelink Me Pro : Intel N95/N150 – 12/16 Go – M2.2280 – Windows 11
Mini-Score : B

Mini-Score NAS/Serveur : B

Mini-Score : C

Mini-Score MiniPC : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ accès simple aux SSD
+ fonctionnalités NAS
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ support BIOS / documentation

– garantie 1 an
– SAV en Europe
– RAM soudée
– connectique limitée en usage MiniPC
– Bruit ?

Catégorie Détails
Processeur Intel Twin Lake N95 : 4 cœurs / 4 threads, 6 Mo de cache, fréquence turbo max. 3,4 GHz
Intel Twin Lake N150 : 4 cœurs / 4 threads, 6 Mo de cache, fréquence turbo max. 3,6 GHz
GPU Intel Graphics 1000 MHz, 24 unités d’exécution (N150)
Intel UHD Graphics 1200 MHz (N95)
Mémoire 12 Go ou 16 Go
LPDDR5 4800 MHz
Emplacements M.2 NVMe M.2 2280 PCIe 3.0 x2 (max. 4 To) ×1
M.2 2280 PCIe 3.0 x1 (max. 4 To) ×2
Emplacements SATA Disques SATA 2,5″ / 3,5″ ×2
Jusqu’à 30 To maximum par disque
Dimensions & Poids 166 × 121 × 112 mm
Poids : 2,1 kg
Ports USB-C 10 Gbit/s ×1
USB 3.2 10 Gbit/s ×1
USB 2.0 480 Mbit/s ×2
HDMI ×1 (4K max. 60 Hz)
Ethernet Realtek RTL8126 5 GbE
Ethernet Intel i226-V 2,5 GbE
Réseau sans fil Wi-Fi 6
Bluetooth 5.4
Environnement d’exploitation Température : -10 °C à 45 °C
Humidité : 30 % à 90 %
Environnement de stockage Température : -20 °C à 60 °C
Humidité : 10 % à 90 %
Alimentation (entrée adaptateur) 19 V, 6,32 A
200–240 V, 50–60 Hz
Système d’exploitation Windows 11 Famille

Le Beelink ME Pro en précommande a partir de 328€ © MiniMachines.net. 2025

La Lenovo Legion Go 2 sous pavillon Steam OS en 2026

22 décembre 2025 à 11:06

La Legion Go 2 de Lenovo est sortie sous Windows 11 en septembre. Console haut de gamme, elle déploie un AMD Ryzen Z2 Extreme, jusqu’à 32 Go de mémoire vive LPDDR5X et 2 To de stockage sur un SSD NVMe PCIe. Ce modèle devrait donc être également déployé sous Steam OS dès le mois prochain si on en juge par l’annonce de Windowslatest.

Legion Go 2

Legion Go 2

Difficile d’y voir autre chose qu’un essai de diversification pour le moment. Sans retour des chiffres de vente du modèle Windows 11 de la Legion Go 2, il serait imprudent de qualifier ce premier trimestre de commercialisation. Une chose est cependant établie : la marque « Steam OS » est désormais reconnue. Suffisamment pour que le premier constructeur mondial de PC l’embarque dans un produit. Certes il s’agit d’une gamme de minimachines hyperspécialisée, mais avec un peu de recul seulement, c’est un grand pas qui est franchi.

Vendre un produit PC à destination du grand public sous Linux n’était franchement pas une évidence il y a seulement quelques années encore. La simple évocation d’un système d’exploitation indépendant de Microsoft provoquait des crises d’urticaire chez les représentants des grandes marques. Ce basculement vers Steam OS de la Legion Go 2 est donc un petit évènement à lui seul. Valve y travaille depuis décembre 2024 et compte bien sur de nouvelles marques externes pour faire vivre cet écosystème.

La console déploiera donc une alternative intéressante aux propositions de Valve. Avec un écran de 8.8″en 1920 x 1200 pixels, un processeur performant et des options de mémoire élevées et probablement très couteuses, la console aura sans doute un calendrier compliqué pour le début d’année prochaine. En espérant que les analyses de ces ventes de ces modèles soient lues correctement. Que le marasme actuel dans la tech lié à l’augmentation des prix des composants ne soit pas analysé comme un échec du système.

Legion Go 2 Windows 11

Legion Go 2 Windows 11

 

Aucune idée des caractéristiques exactes de cette nouvelle version de la console ni de son prix. Seule certitude, Steam OS s’avère plus efficace pour jouer sur ce genre de format que Windows 11. D’un point de vue interface bien sûr, mais aussi pour le pilotage technique des jeux. La combinaison des spécificités de cette console, en particulier de ses manettes détachables dont une peut se transformer en une sorte de souris, ouvrira les portes à d’autres types de jeux.

Legion Go 2 Steam OS

Une version retouchée d’une Legion Go 2 Steam OS avec deux zones tactiles ?

La seule question que je me pose concerne un possible ajout d’une seconde zone tactile sur la manette de gauche. Les Steam Deck proposent cette solution de double zone tactile très pratique. Il est tout à fait envisageable que Lenovo distingue sa Legion Go 2 Steam OS en proposant dans la boite une version modifiée de son contrôleur gauche pour correspondre exactement à la manette originale. Cela distinguerait les deux consoles tout en apportant un regard neuf sur le modèle Steam OS de 2026.

Steam Deck : la solution de jeu mobile de Valve

La Lenovo Legion Go 2 sous pavillon Steam OS en 2026 © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 19 décembre 2025 Actualités numériques

Bon Flan : le SSD externe Crucial X9 1To à 79.99€

19 décembre 2025 à 17:09

Le Crucial X9 est un SSD externe USB 3.2 très classique en promo à 79.99€ en ce moment sur Amazon. Un prix moins élevé qu’avant la hausse et peut-être lié au fait que Micron abandonne le marché grand public.

Crucial X9

Crucial X9

La marque n’abandonne pas pour autant son SAV et tous les achats effectués de ses produits seront couverts par leur garantie habituelle. Ce qui fait que ce SSD externe Crucial X9 compact et résistant peut être une bonne solution pour transporter vos données.

Trois modèles sont disponibles sur Amazon tous avec 1050 Mo/s de vitesse de lecture :

Crucial X9 1 To à 79.99€ au lieu de 99.99€ Prix public.

Crucial X9 2 To à 132.99€ au lieu de 149.99€ Prix Public

Crucial X9 4 To à 239.99€ au lieu de 279.99€ Prix Public

Voir l’offre chez Amazon

Bon Flan : le SSD externe Crucial X9 1To à 79.99€ © MiniMachines.net. 2025

Bon Flan : Jeu PC Eternights gratuit ?

19 décembre 2025 à 16:18

Un jour, quelque chose ou quelqu’un a transformé les êtres humains en monstres terrifiants. Ils sont désormais obsédés par la violence et le pouvoir. Ils représentent l’ultime rempart entre un remède, votre monde utopique et vous. Le plus important ? Vous ne vous battez pas uniquement pour votre survie, mais aussi pour celles de vos proches.

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Bon Flan : Jeu PC Eternights gratuit 🍮 © MiniMachines.net. 2025

Framework augmente – encore – ses tarifs

19 décembre 2025 à 15:39

Framework mettait en cause Dell et Apple en expliquant qu’ils exagéraient sur le prix de leurs options mémoire. Je vous expliquais il y a deux jours pourquoi comparer la marque Framework à Dell et Apple était assez maladroit. Les dimensions des trois entités étant totalement différentes.

Aujourd’hui Framework est contraint d’augmenter à nouveau ses tarifs. Ce sont les unités de stockage qui grimpent cette fois-ci. Voilà donc deux hausses en une semaine seulement. Ce qui donne une bonne idée des problématiques en jeu. Si la marque pensait pouvoir échapper en passant entre les gouttes grâce à plus de souplesse que de grands industriels comme Dell et Apple, elle se fait probablement rattraper par des volumes beaucoup plus faibles. C’est le problème quand on critique la concurrence, on devient la cible d’une analyse plus poussée.

Source Notebookcheck

L’augmentation est sensible, l’ajout d’un SSD WD Black SN7100 de 500 Go coutait 79€ auparavant, il passe à 92€. Un 1 To bascule de +115€ à +150€. Un 2 To passe de +229€ à +259€. Plus on monte en gamme et en capacités, plus la hausse se ressent.

La marque indique que les prix devraient encore augmenter pendant le premier semestre 2026. Ce qui pourrait mettre à mal sa communication de base. Celle qui grinçait des dents sur les options d’Apple et de Dell. Ces grands groupes pouvant être mieux protégés sur le long terme que certains plus petits concurrents.

Toujours impossible de voir jusqu’où les tarifs vont grimper, mais la situation empire de jour en jour aux dires des revendeurs, grossistes et marques que j’ai pu interroger.

Framework de mauvaise foi avec l’augmentation de la mémoire

Framework augmente – encore – ses tarifs © MiniMachines.net. 2025

Emmabuntüs 6 : la distribution de recyclage passe la sixième

19 décembre 2025 à 14:12

Emmabuntüs c’est un ensemble de développeurs qui ont eu l’idée de mettre leurs compétences en commun pour développer un système d’exploitation libre avec une idée très précise en tête. Sauver les machines données à l’organisme de collecte Emmaüs.

La solution d’Emmabuntüs ? Proposer un système léger et accessible, simple d’emploi et complet qui puisse tourner sur des machines anciennes. Ce qui rime souvent avec des processeurs plus très véloces, peu de mémoire et de stockage. La distribution s’appuie depuis 2016 sur Debian et vient de passer à Trixie, la version 13.2 de Debian. Cela veut dire que les machines sur lesquelles la nouvelle mouture sera installée devront obligatoirement fonctionner en 64 bits. Les PC 32 bits pourront toujours utiliser la version 5 qui continue d’être proposée.

Pour des raisons d’optimisation et de préservation des ressources disponibles, Emmabuntüs s’appuie sur l’environnement de bureau Xfce 4.20 et peut également basculer sur le très ascétique LXQt, au besoin.

Emmabuntüs 6

Emmabuntüs 6

Cette nouvelle mouture a largement mis l’accent sur l’accessibilité. Avec l’ajout d’une synthèse vocale, d’un système de zoom d’écran, de réglage plus fin des contrastes. Une meilleure prise en charge multilangue, plus de souplesse dans la gestion des profils et même une gestion OCR permettant ensuite une synthèse vocale. La liste des outils installés par défaut est très importante et on découvre un système quasiment tout en un pour la bureautique, l’image, le son, la comptabilité, l’éducation, la vidéo et le surf.

Déchet sous Windows, ressource sous Emmabuntüs

Déchet sous Windows, ressource sous Emmabuntüs

Emmabuntüs à une mission plus que jamais d’actualité

Les autres missions remplies sont nombreuses et parmi celles les plus importantes, on peut citer deux éléments qui vont de pair. Éviter un gaspillage énorme de ressources dictées par l’obsolescence décidée de certains matériels. Le passage forcé vers Windows 11 en est un bon exemple. Beaucoup de matériel a été mis de côté alors qu’il était totalement fonctionnel et de nombreux particuliers et entreprises ont décidé de réinvestir dans des machines neuves. Au mieux, celles-ci ont été données au personnel ou à des organismes de redistribution. Au pire, elles sont parties vers la déchetterie du coin. Entre les deux, des milliers de machines sont venues s’entasser dans des cagibis ou des stocks. Même si tout le monde sait pertinemment que plus personne ne fera appel à elles.

L’autre mission d’Emmabuntüs est de proposer un système à des personnes qui n’ont pas les moyens d’en obtenir un. Cela même alors que de plus en plus de services passent par une informatisation généralisée. Difficile aujourd’hui pour un collégien ou un lycéen de faire simplement ses devoirs sans un ordinateur. Alors quand plusieurs enfants qui vivent sous le même toit finissent par travailler autour d’un même smartphone, cela complique grandement la tâche. Apporter un ordinateur dans ces foyers, c’est peut-être radicalement changer le trajet de vie de certaines personnes. Ce n’est pas rien face à l’idée de revendre un ordinateur pour quelques dizaines d’euros seulement.

Le but est donc simple, inciter les entreprises qui ont un ou des vieux PC qui traînent à se rapprocher d’un centre de redistribution plutôt que de les laisser moisir inutilement au fond d’un placard. Inciter les particuliers à faire don de leurs vieux coucous. Si vous avez un vieux PC que vous n’avez pas allumé depuis des mois qui vous encombre, vous pouvez télécharger une image ISO d’Emmabuntüs sur leur site, la monter sur une clé USB et l’installer. Je suis certain que si vous ne disposez pas de ressourcerie à proximité, vous connaissez un voisin ou votre enfant a un camarade à qui cela pourrait rendre un immense service. Après tout, c’est bientôt Noël.

Source : Next

Emmabuntüs 6 : la distribution de recyclage passe la sixième © MiniMachines.net. 2025

G-Skill ou les conséquences de la pénurie de composants

19 décembre 2025 à 12:21

Le métier de G-Skill est sur le papier assez simple. La marque achète des composants mémoire à différents fabricants. Elle les monte sur un PCB et les revend ensuite comme produit fini à destination des utilisateurs ou des assembleurs. Ces derniers peuvent ainsi les monter dans leurs machines.

Pour G-Skill, le seul challenge habituellement est de proposer un produit qui va séduire les clients. Cela passe par diverses stratégies. Choisir les composants les plus haut de gamme afin d’atteindre des vitesses très élevées pour créer des barrettes de mémoire vive « Gamer ». Ajouter des LEDs ou des dissipateurs designs pour séduire ce même public. Proposer des contrôleurs de grande qualité pour se démarquer de la concurrence. Bref, essayer d’attirer les projecteurs sur des produits dont ils ne fabriquent pas le composant principal avec des fonctionnalités supplémentaires et sur un marché hautement concurrentiel.

Quand le prix du composant principal, la puce de mémoire elle-même, s’envole pour doubler ou tripler en quelques semaines, le métier de G-Skill devient plus compliqué. Mais, à priori, il est aussi compliqué pour les concurrents de la marque sur le même segment. 

Sauf que pour G-Skill, la sanction risque d’être plus lourde. La marque indique dans un communiqué que les prix de la mémoire sont en ce moment extrêmement volatils. Pointant du doigt au passage les besoins des serveurs d’IA qui absorbent une grande part de la production mondiale de ces composants. Pour le constructeur, cela se traduit par des tarifs en hausse à l’achat des puces mais également de nouvelles contraintes d’approvisionnement. Et, inévitablement, les produits commercialisés reflètent cette hausse des composants. G-Skill précise donc que les prix peuvent donc considérablement varier et être modifiés sans préavis suivant les conditions du marché.

La mémoire G.Skill TridentZ Royal Elite

Ceci n’est pas la maquette d’une boite de nuit, mais la G.Skill TridentZ Royal Elite.

Des couts de fonctionnement en hausse pour G-Skill

Ce que ne dit pas G-Skill ou qu’il laisse entendre à demi-mot en parlant d’une « augmentation des frais d’approvisionnement », c’est que la situation est pire que prévue. Outre la hausse globale du tarif des puces, l’indisponibilité de celles-ci devient extrêmement compliquée à anticiper. Imaginez la situation pour un assembleur comme G-Skill habitué à recevoir habituellement des milliers de puces pour son travail d’assemblage. Si du jour au lendemain les contrats habituels de livraison de milliers de pièces disparaissent. C’est la fin d’une routine qui permet de tirer les prix vers le bas.

En n’ayant plus accès aux mêmes composants régulièrement, la marque doit faire des changements constants de ses chaines de production. Là où l’assembleur pouvait compter sur la mise en place d’une production régulière pour assembler des dizaines de milliers de kits de mémoire identiques dans la foulée, il doit désormais changer en permanence de profils. 

Autre contrainte, les achats. D’une gestion constante des achats par rapport aux prix du marché il y a quelques mois. Achats qui consistaient à surveiller l’offre des différents fabricants et revendeurs sur les puces nécessaires à la production de G-Skill. On est passé à une recherche frénétique de stocks bien plus chers. Le coût d’acquisition des composants a augmenté en conséquence.

La pénurie elle-même est un autre facteur de coût. S’il vient à manquer des puces pour que la production se fasse en continu, cela veut dire que les lignes de production peuvent tomber à l’arrêt. Ce qui entraine à son tour une augmentation du prix de revient des produits fabriqués.

Enfin, il est fort possible que ces marques soient aujourd’hui forcées de faire appel à leur trésorerie ou à des capitaux extérieurs pour pouvoir continuer d’acheter les composants nécessaires à leur fonctionnement. Ce qui aura un impact dans la durée et empêchera toute baisse rapide des tarifs même si le prix des puces de base venait à baisser subitement. Impossible de perdre de l’argent sur tous les tableaux.

G-Skill n'est qu'un exemple, le même scénario se répète chez ses concurrents.

G-Skill n’est qu’un exemple, le même scénario se répète chez ses concurrents.

Ce sont des points à bien prendre en compte car ces problématiques se répètent d’un bout à l’autre de la chaine jusqu’au consommateur final. Si G-Skill ne fournit pas ses propres clients en continu, le problème se répète encore et encore. Les revendeurs de composants et assembleurs de PC doivent se démener pour trouver la mémoire vive dont ils ont besoin pour leurs clients. Des arrivages au compte-goutte les empêchent de faire tourner leurs équipes d’assemblage au maximum de leurs capacités et il faut jongler en permanence pour tenir les tarifs sur lesquels ils essayent de communiquer. Si vous multipliez cela par la totalité des marques semblables à G-Skill tout en ajoutant au passage des problématiques identiques pour les SSD et d’autres composants en hausse… Vous obtenez un cocktail bien explosif sur les prix en magasin.

G-Skill ou les conséquences de la pénurie de composants © MiniMachines.net. 2025

AYANEO Pocket Play : un smartphone avec manette coulissante

19 décembre 2025 à 10:45

Certains verront immédiatement les similitudes entre cette console AYANEO Pocket Play et le Xperia Play de Sony. Lancée en 2011, la solution de Sony proposait un écran et une interface de jeu coulissante que l’on déployait en dessous.

La AYANEO Pocket Play veut exactement proposer la même chose et si, pour le moment, tous les détails de l’objet n’ont pas été communiqués, on peut reconnaitre de nombreuses similitudes entre les deux engins.

Sony Xperia Play

La Sony Xperia Play

Nous n’avons aucune information technique sur cette minimachine. Il s’agit d’une sorte de smartphone et on peut imaginer assez facilement un développement autour d’Android. Pour le reste, les constructeurs marchent sur des oeufs en ce moment et on imagine que l’information centrale du cœur de cette console n’a pas encore été délibérée. Quel SoC, combien de mémoire et combien de stockage vont dépendre de l’état du marché.

AYANEO Pocket Play

AYANEO Pocket Play

Ce qu’il reste, c’est l’ergonomie proposée au travers de rendus 3D de l’objet. On découvre un écran tout en largeur dont la diagonale et la définition restent flous. Et, en dessous, un mécanisme qui déploie une sorte de manette de jeux. On reconnait immédiatement un profil même s’il ne ressemble pas aux dispositifs habituels. Une croix directionnelle, une série de boutons ABXY, des gâchettes et deux zones circulaires qui se positionnent comme des mini-joysticks. Ce sont de petits pavés tactiles qui vont simuler l’usage d’une paire de ces contrôleurs ou se transformer en zones de contrôle dans l’esprit d’un Steam Deck.

AYANEO Pocket Play

Un mauvais moment pour commercialiser la AYANEO Pocket Play ?

On ignore encore beaucoup de choses autour de cette AYANEO Pocket Play. Si l’alimentation sera assurée par un USB Type-C, pas d’infos sur la batterie et l’autonomie embarquée. On ignore évidemment de quoi la solution sera capable en jeu et le confort proposé par l’ensemble. Au dos de l’objet, on pourra compter sur deux capteurs photos et un flash LED pour des usages plus classiques.

On devine également que des enceintes stéréo seront bien montées à bord. Mais pas d’informations sur la possibilité de passer un appel par exemple même si un petit trou dans la coque laisse présager cette possibilité.

AYANEO Pocket Play

Dans l’état actuel du marché, ce type de gadget risque d’être difficile à positionner. Sans assez de mémoire et de stockage, il restera limité en usages. Avec trop de ces composants, la AYANEO Pocket Play sera probablement invendable pour toute l’année 2026. Le timing est compliqué pour la marque qui risque de se retrouver face à des joueurs qui vont préférer l’ajout d’une manette de poche à leur smartphone actuel pendant un bon moment. La crise actuelle des composants va recentrer les usages sur des besoins plus immédiats et importants tout en reléguant les gadgets, ce qu’est franchement cette AYANEO Pocket Play, au second plan.

AYANEO va passer par la traditionnelle étape du financement participatif pour commercialiser la console, ce qui lui permettra au passage de prendre la température.

AYANEO Pocket Play : un smartphone avec manette coulissante © MiniMachines.net. 2025

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