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Reçu — 22 janvier 2026 Actualités numériques

GMKtec NucBox K16 : le retour du Ryzen 7 7735HS

22 janvier 2026 à 17:16

Ce NucBox K16 est un bon exemple de la réactivité du marché des MiniPC par rapport à d’autres secteurs informatiques. La souplesse des fabricants et la relative étroitesse de la production permettent plus de choses aux petits acteurs de ce marché qu’aux marques internationales. 

Lorsqu’un HP, un Lenovo ou un Dell conçoivent une machine, ils ont une stratégie à long terme. C’est logique et normal vu le nombre d’unités à produire. En amont, il faut un stock conséquent de matériel, des lignes de production réservées pour des temps longs, signer des contrats avec différents fournisseurs. En aval, il faut former ses équipes, préparer les ventes et le marketing, gérer une énorme logistique… Tout cela demande du temps et des moyens techniques importants. Ce qui crée toujours un décalage entre la conception des machines et leur mise en place sur le marché.

Pour  les fabricants de MiniPC, on n’est pas du tout dans les mêmes métriques. Ce ne sont pas des dizaines de milliers d’unités qui sont négociées pour arroser les stocks de toutes les filiales. Ce sont des lots de 2000 ou 3000 machines qui sont lancés au mieux. Quitte à relancer la production dans la foulée. Il est donc possible de mettre la main sur un « lot » de processeurs et d’activer une production très ponctuelle. 

  Coeurs / Threads Fréquences Cache TDP GPU
Ryzen 7 7735HS 8 / 16 3.2 GHz / 4.75 GHz 20 Mo 35-45W Radeon 680M
(12 x RDNA 2)
Ryzen 7 6800H 8 / 16 3.2 GHz / 4.70 GHz 20Mo 45W Radeon 660M
(12 x RDNA 2)

C’est exactement ce que semble avoir fait GMKtec avec son NucBox K16. Un « nouveau » MiniPC qui embarque un « ancien » processeur AMD Ryzen 7 7735HS. Pour tout vous dire, la dernière minimachine équipée de ce processeur qui est apparue sur le blog date d’il y a un an. Le dernier MiniPC GMK avec cette puce était le NucBox K5 lancé en février 2024

L’intérêt pour GMKtec de relancer un MiniPC de ce type, c’est de pouvoir le proposer à un prix plus abordable. La hausse des tarifs de la mémoire et du stockage conduit à faire des choix. Soit répercuter le prix de ces composants sur un MiniPC « classique » et donc proposer au public des engins de plus en plus chers. Soit baisser un autre poste technique de la machine pour compenser la hausse.

Sur un MiniPC, il n’y a pas un grand choix technique possible. Passer d’un Wi-Fi6 à un Wi-Fi5 ne fait gagner que quelques dollars. Même chose pour un Ethernet moins performant ou un port M.2 en moins. La seule piste possible pour bouger réellement les lignes se retrouve au niveau du processeur. Basculer d’une puce de 2025 vers une puce de 2023 permet sans doute de grappiller quelques dollars. Surtout s’il s’agit d’un vieux stock de puces délaissées par un autre fabricant.

NucBox K16

GMKtec NucBox K16

Ça vaut quoi un NucBox K16 sous Ryzen 7 7735HS ?

Le processeur a été lancé en mai 2023 dans une gamme « Rembrandt Refresh » qui cache très mal le fait qu’il s’agit juste d’un Ryzen 7 6800H un peu remaquillé. C’est donc en réalité une puce de début 2022 qui est intégrée dans ce nouveau MiniPC. Est-ce que c’est grave ? Pas vraiment.

Le Ryzen 7 7735HS propose de bonnes performances globales en FullHD.

Ce NucBox K16 propose donc un processeur à l’architecture Zen 3+ avec 8 cœurs et 16 Threads dans des fréquences allant de 3.2 à 4.75 GHz. Il fonctionne de 35 à 54 W de TDP. Un de ses principaux avantages est la présence d’un circuit graphique Radeon 680M avec 12 cœurs RDNA 2 capable d’atteindre 2.2 GHz. Il est ici secondé par 32 Go de mémoire vive LPDDR5-6400  soudés à la carte mère. Le stockage est confié à 2 ports M.2 2280 PCIe Gen4 x4  NVMe M.2 2280. Un ensemble aux performances toujours convaincantes qui pourra effectuer de nombreuses tâches.

NucBox K16

Le tout est monté dans un châssis impressionnant. 10.7 cm de large, 11.1 cm de profondeur, mais 6.3 cm d’épaisseur. C’est haut pour un MiniPC et la connectique semble un peu noyée dans l’engin. Cela permet surtout à GMKtec de proposer un engin bien ventilé avec une circulation d’air qui se fera sur les côtés pour ne pas être gênée par la connectique arrière. 

On retrouve en façade un USB4, deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un port OCuLink pour profiter d’une solution graphique externe. Un bouton de démarrage est également visible.

Sur la partie arrière, on peut lister un USB 3.2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, un port HDMI 2.0, un DisplayPort 1.4, deux Ethernet 2.5 Gigabit et un Antivol type Kensington Lock. Le module sans fil embarqué propose du Wi-Fi6E et du Bluetooth 5.2.

Et le prix dans tout cela ? 

L’engin est proposé à 619.99€ dans une version équipée de 32 Go de mémoire et 512 Go de stockage. Le code K16OFF15 permet de le faire baisser de 15€ pour un total de 604.99€. Le modèle en 1 To passe de son côté de 669.99€ à 654.99€ avec le même code. La livraison est gratuite depuis un entrepôt Allemand et le paiement est assuré par Paypal.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

GMKtec NucBox K16 : Ryzen 7735HS – 32 Go / 512Go / 1 To – Windows 11
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ évolutions du stockage possible
+ performances évoluées
+ accès simple aux composants
+ connectique USB4 / OCuLink
+ livré prêt à l’emploi sous W11

– prix « élevé2« 
– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine

GMKtec NucBox K16 : le retour du Ryzen 7 7735HS © MiniMachines.net. 2025

Les Bons Flans du jour ! 22/01/2026 ???

22 janvier 2026 à 12:12

Quelques bons flans pour ce 22 janvier : 

bons flans

Un ordinateur portable HP très classique et plutôt à un prix correct aujourd’hui pour du moyen de gamme. On retrouve un écran 15.6″ IPS en FullHD, un processeur Intel Raptor Lake Core 5 120U (10 cœurs + circuit graphique Intel avec 80 EU) accompagné par 24 Go de mémoire vive DDR5-5200 montés sur deux slots (2x12Go) et un SSD de 512 Go en NVMe PCIe 4.0 x4. Le module sans fil est en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 et on retrouve une connectique basique avec deux ports USB 3.2 Type-A, un USB 3.2 Type-C et un HDMI 1.4b. Le tout pèse 1.59 Kg pour 35.98 cm de large, 23.6 cm de profondeur et 1.86 cm d’épaisseur. L’autonomie n’est pas folle avec 6 heures seulement.

Un portable hyper bateau mais plutôt correctement équipé, pas si mal pour un poste semi-sédentaire ou un usage « junior » pour l’école. Ce type de machine n’est pas franchement adapté au jeu mais pourra lancer des titres indépendants ou anciens. A 499.99€ ce n’est pas une mauvaise affaire avec ces caractéristiques. Il sera apte à piloter aussi bien de la retouche d’image que du montage vidéo, de la programmation, de la conception 3D et évidemment les usages classiques de bureautique, de surf et de multimédia.

Voir l’offre chez Cdiscount


Un portable en reconditionné classé « très bon état » sur AFBshop. Le Lenovo ThinkPad T14 Gen 1 à 329€ est une très bonne affaire pour tout type de profil classique. Avec un Intel Core i5 10310U pas tout jeune mais toujours efficace, ce portable est proposé en 16 Go de mémoire et 250 Go de stockage évolutifs. On retrouve le confort d’un Thinkpad au clavier si agréable, un écran 14 pouces FullHD avec traitement anti-reflet et une large connectique qui couvre tous les besoins : HDMI, Ethernet, USB Type-A et C, lecteur de cartes SDXC, Jack… Le tout pèse 1.55 Kg pour 32.9 cm  de large, 22.7 cm de profondeur et 1.79 cm d’épaisseur.

Livré sous Windows 11 Pro, c’est une machine nomade qui n’offrira pas de capacités de traitement folles mais beaucoup de confort dans ses usages : web, bureautique, multimédia, programmation, retouche d’images, multimédia. Ce n’est pas un engin paré pour le jeu 3D mais suffisant pour du travail nomade vraiment correctes. Vendu à un petit prix par AFBShop dont je suis toujours très satisfait, il est garanti par défaut 1 an et peut passer à 2 ans pour 29€ en option.

Voir l’offre chez AFBShop


Un portable Asus Zenbook 14″ avec écran OLED en 1920 x 1200 pixels pour moins de 730€. Le UX3407QA-DRFQD404W propose un SoC Qualcomm Snapdragon X associé à 32 Go de LPDDR5x et 1 To de stockage NVMe PCIe M.2. La machine est ultra complète avec un Wi-Fi6E et du Bluetooth 5.3, un écran avec une très bonne colorimétrie et une luminosité de 600 nits.

La connectique propose un port USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux ports USB 4.0, un HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. Le tout pèse moins d’un kilo pour
31 cm de large, 21.39 cm de profondeur et 1.59 cm d’épaisseur. Son autonomie est excellente avec une recharge hyper rapide. Cet Asus est capable de faire énormément de choses mais il faut garder en tête son exploitation d’un processeur Qualcomm. Si la gestion de ceux-ci sous Windows s’est largement améliorée avec des performances remarquables, il est possible que certains usages soient proscris.

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Un écran MSI de 23.8″, on arrondit à 24″, qui propose un simple FullHD avec une dalle VA à la luminosité de 300 nits. Il offre un temps de réponse rapide. Sa dalle est rafraîchie en 100 Hz quel que soit la méthode de branchement. Sa connectique comprend une entrée DisplayPort 2.2a et une entrée HDMI 1.4b pour connecter aussi bien un PC qu’une console. A noter qu’il propose un support VESA 75×75.

Un petit écran entrée de gamme abordable qui peut se transformer en poste de travail avec un MiniPC sur les épaules, venir s’ajouter à un setup existant ou se connecter à une console. A 59.99€ il n’est pas cher, de grande marque, garanti 2 ans. Si ce n’est pas l’écran le plus récent qui soit, il suffira pour de nombreux usages et projets.

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Un robot aspirateur Narwal Freo Z10 très complet qui propose de laver et d’aspirer vos sols de manière automatique avec de multiples fonctions. Aspiration et vidange, programmation, évitement d’obstacles, auto séchage, accessibilité dans les coins, gestion des poils d’animaux et des cheveux longs. Bref une solution très autonome et efficace proposée à un bon prix en promo. L’aspirateur est stocké en Pologne et sera livré gratuitement en quelques jours pour 399€.

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Un petit casque intra Bluetooth signé JVC à -50% sur Amazon. Ce modèle à réduction de bruit est proposé à 35.09€ dans ses versions noire, rose et verte. Le modèle blanc reste à 75.32€. C’est un petit casque avec trois modes d’écoute, un fonctionnement rapide et sans latence pour le jeu et qui est évidemment fourni avec un boitier de recharge. Les intras offrent 7,5 heures d’autonomie et le boitier permettra de les recharger pour 20,5 heures d’écoute supplémentaires. 

Les JVC proposent des micros pour le passage d’appel et se pilotent grâce à des ordres tactiles d’appuis courts ou longs pour décrocher, mettre en pause, changer de piste musicale ou gérer le volume. Ils sont proposés avec des embouts en mousse qui vont s’adapter à votre oreille et améliorer l’isolation sonore

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Il y aura peut-être une mise à jour de ces bons flans dans la journée.

Les Bons Flans du jour ! 22/01/2026 🍮🍮🍮 © MiniMachines.net. 2025

DockFrame : un dock modulaire sous extensions Framework

22 janvier 2026 à 10:54

L’idée du DockFrame est simple et c’est ce qui en fait toute la beauté. L’appareil reprend les différents accessoires de connectique des portables Framework pour les assembler dans un dock indépendant.

DockFrame

Un prototype du DockFrame

Le DockFrame répond à une question assez simple : que faire des différents modèles de connecteurs Framework quand vous ne vous en servez pas ? Il permet également de construire le dock sur mesure dont vous avez besoin en exploitant les différentes options proposées par la marque.

Framework

De premières images de prototypes ont été publiées en ligne avec les différents connecteurs disponibles : USB Type-A et Type-C, Ethernet, HDMI, DisplayPort, jack audio 3.5 mm. Une des idées fortes de Framework est en effet de proposer une base de connecteurs en USB Type-C et de leur adjoindre une extension qui embarque à la fois la connectique de sortie voulue, mais aussi l’électronique pour convertir ces ports USB Type-C internes au portable vers le format souhaité. Ainsi, un ensemble de petites cartouches propose un composant qui va prendre le signal USB 3.1 du portable et le convertir en HDMI ou en lecteur de cartes SDXC. 

DockFrame

Framework propose plusieurs types de connecteurs différents et encourage sa communauté à en développer d’autres. Ici le DockFrame s’appuie donc sur ces accessoires pour vous permettre de construire une solution sur mesure en assemblant pas moins de quatre extensions. Trop peu ? Pas grave, le dock propose une face supérieure qui reprend le format de connexion des LEGO pour permettre d’empiler plusieurs docks ensemble et passer à huit extensions ou plus.

Le DockFrame avec un connecteur d'alimentation et un multimètre.

Le DockFrame avec un connecteur d’alimentation et un multimètre.

Le DockFrame sera accompagné d’extensions originales

Le créateur de ce dock particulier a décidé d’aller encore plus loin en imaginant des extensions utiles pour son propre usage. En plus de ce projet de base, il a décidé de construire des extensions adaptées à ses propres besoins. On retrouvera ainsi une alimentation ajustable du 3.3 au 12V, un multimètre, un lecteur Mini SSD et même une solution de développement qui s’appuie sur les formats de SEEED.

Évidemment, ce DockFrame n’a pas besoin d’un ordinateur Framework pour être utilisé, il s’agit juste d’une fonctionnalité USB classique et il pourra être connecté à n’importe quel ordinateur compatible avec les formats USB 3.x. Les extensions de type SSD seront évidemment plus rapides si vous le connectez à un port USB4 ou Thunderbolt.

Pas de prix ni de date officielle de lancement, le site du projet permet toutefois de s’inscrire à une liste d’information.

Source : Tomshardware

DockFrame : un dock modulaire sous extensions Framework © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 21 janvier 2026 Actualités numériques

Comment sortir de l’enfer des petites alimentations noname

21 janvier 2026 à 18:07

Willy Tarreau débute son billet au sujet des alimentations noname en parlant d’une histoire bien connue. C’est celle d’un élément défaillant qui casse un montage de multiples appareils pourtant parfaitement bien rôdé. C’est une histoire que l’on a a priori tous connue. Un jour un service ne démarre pas. Cela peut être un switch, un stockage externe, une imprimante ou un bidule connecté. N’importe quoi qui est alimenté avec un de ces vilains petits blocs secteur noir.

La joie des formats d'alimentations noname

La joie des formats d’alimentations noname

Et ce matin là, pour Willy, tout ne fonctionne pas comme cela devrait. Un de ses appareils ne répond pas. La cause est assez vite trouvée, une des alimentations noname a rendu l’âme en pleine nuit. Après des années de bons et loyaux services dans la plus humble discrétion, elle a décidé qu’elle n’en pouvait plus. Pouf, Kaput. Plus de jus. La réponse à ce problème est assez souvent la même. On va chercher son carton de blocs secteurs du même type et on part à la recherche d’un modèle qui va correspondre en voltage et en ampérage. Après avoir repéré quelques blocs compatibles, on vérifie les formats de prises jack à la recherche du bon. 

alimentations noname

Dans le meilleur des cas, on a eu l’intelligence très Bilbonienne de garder toutes les alimentations noname de ce type. Un carton aux câbles emmêlés qui vous permet de sauver votre matinée. Dans le pire des cas, vous n’avez rien de compatible et vous cherchez une alternative à acheter sur internet. Parfois, je l’ai fait, vous greffez la prise jack d’un modèle sur un autre pour obtenir l’hybridation adéquate. Et c’est reparti pour un tour.

Faire disparaître ses alimentations noname

Ce matin-là, Willy en a eu marre. Il a décidé d’éliminer cette source de problèmes et d’inquiétude. Il a eu pour projet de remplacer ces alimentations noname de formats et d’intensités différents par un bloc unique délivrant directement le bon voltage pour chaque appareil. Une sorte de bloc pieuvre avec les adaptateurs Jack nécessaires et des fusibles pour protéger l’ensemble. Pour alimenter le tout, il a recouru à une solution assez intéressante. Un bloc d’alimentation de LED en 12v. Je n’aurais pas pensé à cela de prime abord, mais il est vrai que cela n’a que des avantages.

D’abord, leur voltage est désormais assez stabilisé, elles peuvent être puissantes avec des modules de 500 watts. Elles sont également compactes et surtout, elles sont totalement passives. Le tout pour un prix très bas. Un modèle 12V 500 watts se négocie à 16€ sur AliExpress.

En additionnant deux de ces alimentations de luminaire à un schéma électronique de son cru il se retrouve donc avec un bloc unique déportant autant de câbles que nécessaires pour alimenter les différents switchs, routeurs et autres appareils de son installation. Avec en prime un système de LEDs RGB pouvant changer de couleur pour indiquer l’état du dispositif. D’un vert indiquant un fonctionnement parfait à un rouge pour signaler un problème, en passant par des couleurs allant du bleu à l’orange afin d’indiquer visuellement différents scénarios. Un petit circuit imprimé est réalisé en gravant un PCB avec une graveuse laser.

En pliant une petite tôle et en la découpant, il construit un support pour abriter l’ensemble. Laissant les LEDs et leurs interrupteurs d’alimentations visibles aux côtés d’un ensemble de dix ports Jack et pas moins de huit ports USB. Quatre en USB Type-A et quatre autres en USB Type-C. Cela offrira la possibilité d’alimenter d’autres types d’appareils dans le futur. Le tout permettra de se débarrasser de la multiprise qui abrite généralement les blocs secteurs. Le tout pourra se monter dans un Rack pour prendre moins de place au global.

Je trouve l’idée excellente et Willy est bien modeste sur ses compétences techniques. Si tout n’est pas parfait dans ses découpes, le résultat est très propre et totalement fonctionnel. Le ratio de conversion des blocs d’alimentation fanless est également excellent par rapport aux solutions proposées en général dans ces misérables blocs. Ce qui va éviter de gâcher de l’énergie inutilement.

Reste un détail qui n’a pas été résolu : l’ajout de petits disjoncteurs pour chaque sortie d’alimentation jack. Histoire de ne pas faire sauter l’ensemble en cas de pépin, mais uniquement l’élément concerné. C’est en cours de résolution avec l’ajout des composants nécessaires. Pour en savoir plus : le blog de Willy Tarreau détaille les schémas de son installation. Son blog, au passage, fourmille de billets intéressants.

Attention, si l’envie vous prenait de vouloir faire la même chose, prenez vos précautions. Ce genre de montage en 12 volts n’est pas spécialement dangereux, mais n’oubliez pas les 220 volts qui arrivent en amont. N’oubliez pas non plus de vérifier les polarités de vos prises jack…

Merci à Renaud pour le lien.

Comment sortir de l’enfer des petites alimentations noname © MiniMachines.net. 2025

Moman : un hub USB Type-C de voyage à 10€

21 janvier 2026 à 15:08

Moman, c’est la marque, propose ce petit Hub USB Type-C déployant 7 fonctions dans un format tout en longueur. Testé et approuvé par Gilles, un lecteur de longue date, ce petit hub est une solution parfaite en voyage et en mode sédentaire pour 10.99 euros.

Le Hub de Moman est simple. Un câble USB Type-C que l’on connectera à son MiniPC ou son PC portable et 7 connecteurs pour brancher des accessoires sur un corps en aluminium.

On retrouve d’abord une entrée USB Type-C qui permet de brancher le chargeur de votre portable. Elle accepte jusqu’à 100 watts et pourra transmettre 90 watts vers votre machine. On pourra donc charger son ordinateur au travers du hub sans problème.

moman 7 en 1

On note ensuite un port USB 3.0 Type-A pour brancher une clé USB ou autre, un USB 2.0 Type-A pour un clavier ou une souris, un USB 2.0 Type-C qui permettra de connecter des appareils en direct à ce format, mais malheureusement avec un débit très limité, un double lecteur de cartes SDXC et MicroSDXC et, enfin, une sortie HDMI pour brancher un écran. En usage sédentaire, on pourra donc facilement connecter à ce Hub Moman un chargeur, un clavier, une souris et un écran pour n’avoir qu’à brancher sa machine pour bénéficier d’un poste fixe. En usage mobile, cela permettra de faire face à beaucoup de situations pour un investissement minimal.

Moman, j’ai raté la promo.

Ce genre de hub pullule sur Amazon en général à des prix plutôt autour des 14-15€. Ici Gilles me dit qu’il a acheté le hub surtout pour le lecteur de cartes SDXC… Parce que ce genre de lecteur en USB Type-C coute aussi cher que le Hub en entier et parce qu’il avait besoin d’une sortie HDMI « classique ». Et, surpris de la qualité globale du produit pour le prix, il a pensé partager l’info. Il me précise, par ailleurs, que les lecteurs de cartes sont en USB 2.0 et que le débit n’est donc pas très rapide. Pas un gros défaut pour son usage, mais un détail important à considérer si vous voulez récupérer des vidéos ou des photos.

A découvrir  sur Amazon

Moman : un hub USB Type-C de voyage à 10€ © MiniMachines.net. 2025

Minisforum G7 Pro : RTX 5070 et Core i9 14900HX inside

21 janvier 2026 à 14:59

Troisième modèle de la série au fil des ans, le Minisforum G7 Pro fait suite au G7 PT de juillet 2024 et au G7 Ti sorti un mois plus tard, et dont le nouveau venu s’inspire beaucoup.

En effet, le Minisforum G7 Pro embarque un équipement assez proche, puisque son processeur ne change pas. On reste sur un Core i9-14900HX Raptor Lake. Une puce au demeurant excellente qui compte sur la présence de deux slots de mémoire vive DDR5-5200 pour accueillir jusqu’à 96 Go de mémoire vive. Et, un duo de ports M.2 2280 NVMe PCIe. Le premier en PCIe 5.0 x4 et le second en PCIe 4.0 x4. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégré à l’engin sans précision sur une possible évolutivité de celui-ci.

La différence entre le modèle lancé en août 2024 et celui de ce mois de janvier 2026 ? Le circuit graphique. La version précédente embarquait un circuit Nvidia GeForce RTX 4070. La nouvelle machine bascule sur un GeForce RTX 5070 accompagné de 8 Go de GDDR7 dédiés. Une puce mobile déployant 115 W de TDP au maximum qu’il faudra ajouter aux 120W du processeur en mode Turbo.

G7 Pro

Pour encaisser le tout, Minisforum reprend le même dispositif que précédemment, à savoir un système de double ventilateurs et de six caloducs qui vont repousser l’air chaud en dehors du châssis par l’arrière tout en aspirant de l’air frais via la façade, le haut et le bas de l’engin. Sur le précédent modèle dont le TDP culminait au maximum à 180W, l’appui sur le bouton basculait la ventilation de 2700 tours par minute à 4400 tours. Un changement qui doit se faire sentir au niveau acoustique.

Évidemment, la machine proposera de bonnes performances. On pourra compter sur le Minisforum G7 Pro pour jouer en 1080P et 1440P, travailler, retoucher des images, dessiner, faire de la musique, du montage, de la 3D et même de la programmation. Les capacités de calcul combinées de l’ensemble devraient même lui offrir de belles performances en IA. I

G7 Pro

Pour le reste, ce Minisforum G7 Pro est une version identique à la précédente avec la même connectique et les mêmes fonctionnalités. On retrouvera donc en façade deux boutons. Le premier pour démarrer l’engin, le second pour basculer d’une configuration classique dans un TDP de 150W à un mode jeu libérant jusqu’à 200W. Un mode qui fera entrer la ventilation en mode forcé, mais qui permettra de profiter de toute la puissance de la machine. Plus bas, on note la présence d’un port USB 3.2 Type-A, de deux USB 3.2 Type-C, d’un jack audio combo 3.5 mm et d’un lecteur de cartes MicroSDXC. 

G7 Pro

A l’arrière, entre les deux évacuations d’air chaud, on retrouve une connectique assez maigre : un USB4, un port HDMI 2.1, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un Ethernet 2.5 Gigabit sous puce Realtek RTL8125. 

C’est typiquement la connectique prévue sur un ordinateur portable classique. Le port USB4 permettra de l’étendre avec un dock sans trop de problèmes, mais cela n’empêche pas l’offre d’être assez peu fournie. Il n’est, par exemple, pas possible de connecter deux écrans HDMI ou de piloter deux réseaux Ethernet sans accessoires. Sachant que l’engin mesure 38.5 cm de haut pour 23.7 cm de profondeur et 3.3 cm d’épaisseur sans son pied, on aurait pu s’attendre à un peu plus de possibilités.

La raison de cette connectique en demi-teinte est probablement toujours la même. L’engin est avant tout une carte mère de portable détournée pour la transformer en un MiniPC particulier.

Le Minisforum G7 Pro est proposé à un tarif difficilement justifiable.

Le problème étant que Minisforum propose cet engin à 1399€… en mode barebone. C’est-à-dire sans mémoire vive, stockage SSD, ni système. La version du Minisforum G7 Pro avec 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage avec Windows 11 Pro est annoncée à 1759€. Des tarifs qui seront sans doute jugés bien trop élevés. Les deux variantes ne sont pas en stock et ne seront expédiées depuis Hong-Kong qu’à la fin du mois de janvier. Ce qui veut dire qu’une taxation de ces tarifs devrait s’ajouter au prix de l’engin. En plus de frais forfaitaires de dédouanement du transporteur. Gloups.

Je suppose que cette machine a été décidée et anticipée avant la hausse du prix des composants. Avec des portables 16″ de marque, avec un SAV et une garantie de 2 ans en France. Avec une licence de Windows 11 sous Ryzen Ai 350, RTX 5070, 32 Go de mémoire et 1 To de SSD pour 1699€ TTC… Cela fait drôlement relativiser l’offre de Minisforum.

Minisforum G7 Pro : Core i9 14900HX – GeForce RTX 5070 8Go
Mini-Score : D

Mini-Score : D

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants

– prix très élevé
– garantie 1 an
– importation HT
– SAV en Asie
– support en Asie
– fonctionnement bruyan
– connectique limitée

AtomMan G7 Ti : un MiniPC sous Core i9-14900HX et RTX 4070

Minisforum G7 Pro : RTX 5070 et Core i9 14900HX inside © MiniMachines.net. 2025

Kioxia annonce des hausses importantes de prix jusqu’en 2027

21 janvier 2026 à 13:05

Shunsuke Nakato vous connaissez ? Moi non plus. Ce haut responsable chez le fabricant de composants de stockage Kioxia est le triste porteur de très mauvaises nouvelles pour l’industrie informatique.

Un wafer de puces NAND de Kioxia

Un wafer de puces NAND de Kioxia

Un peu de contexte. Chez Kioxia comme chez les autres fabricants de stockage flash ou de mémoire vive, on fabrique des wafers. Des disques de siliciums qui embarquent des centaines de puces qui seront ensuite découpés pour devenir autant de composants NAND ou DRAM. Cette production est limitée. Chaque fabricant sait exactement combien il va pouvoir produire au maximum de wafers par an. Il peut y en avoir moins de produits pour diverses raisons techniques (panne électrique, tremblement de terre, problèmes divers) mais jamais plus. A moins d’étendre ses capacités avec de nouvelles machines et souvent d’ajouter des mètres carrés à ses usines, rien ne peut permettre d’augmenter cette production. On peut éspérer un meilleur rendement avec des optimisations de processus mais cela ne fait pas spécialement varier la capacité de production de manière significative. Les usines tournent déjà 24H sur 24, elles sont très automatisées et fonctionnent en continu.

SSD NVMe M.2 2280 KIOXIA

SSD NVMe M.2 2280 KIOXIA

Kioxia, comme les autres, sait donc faire une multiplication assez peu complexe. On entre le nombre de wafers dans une colonne de son tableur puis on le multiplie par le nombre de puces obtenues en moyenne par wafer en comptant le taux de pertes classique dans une autre colonne. On obtient alors le nombre de puces qui seront produites à l’année. Ce chiffre correspond à ce que la marque peut vendre, trimestre après trimestre.

Les clients de Kioxoa se positionnent donc pour obtenir ces composants non pas en sortie d’usine mais sur ce catalogue de production. Ils commandent par exemple 100 000 puces NAND sur toute l’année 2026. La marque leur établit alors un calendrier de livraison par trimestres. Elle reserve ensuite les 100 000 pièces par lots tout au long de l’année. 25 000 composants par trimestre. 

La mauvaise nouvelle de Kioxia

Ce qu’annonce Shunsuke Nakato est assez simple. Chez Kioxia, la totalité de la production de composants NAND nécessaires à la fabrication de SSD a déjà été vendue à ses clients. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de composants disponibles pour 2026 mais bien qu’aucune autre puce ne pourra être achetée en plus de celles déjà vendues. Et nous sommes toujours au mois de janvier. Si Kioxia révèle cette information c’est parce que sur l’année 2025 par exemple, les commerciaux de Kioxia ne posaient pas leurs pieds sur le bureau pour doomscroller dès ce mois de janvier. Ils bossaient toute l’année pour écouler les puces produites par la marque auprès de leur client. En d’autres termes, la demande a été totalement folle et on peut se douter que, dès aujourd’hui, les clients du fabricant se positionnent pour la production de puces en… 2027.

30% d’augmentation sur le prix catalogue de Kioxia

Les fabricants de stockages SSD sont probablement sur la liste des acquéreurs de ces puces NAND et des SSD grand public seront évidemment disponibles sur le marché. Mais entre une année 2025 où l’offre était supérieure à la demande et une année 2026 où c’est totalement l’inverse, les tarifs ne seront pas les mêmes. Les centre de données liés à l’IA ont raflé une bonne partie du catalogue de la production anticipée pour cette année. Laissant le reste aux clients historiques de la marque  et à des prix largement plus importants qu’auparavant.

Et encore, la marque se targue d’une approche commerciale basée sur une relation à long terme. Kioxia n’a pas cédé à la pratique concernant à livrer les clients aux plus hautes enchères. Préférant proposer à ses partenaires historiques de la disponibilité sur cette année plutôt que de ramasser le plus gros pactole possible2

Chez Kioxia, cela se traduit par une hausse de 30% des tarifs à la source. Cette augmentation correspond en gros à ce qu’acceptent de payer les infrastructures nécessaires aux centre de données des IA aujourd’hui. Pour un fabricant de SSD grand public, il faut s’aligner là dessus. A ce prix, le catalogue de 2026 a été ouvert.

Cela ne veut pas dire que les prix des SSD ne vont augmenter que de 30% bien évidemment. C’est juste l’impact des prix sur le catalogue de Kioxia. Derrière vont se repercuter l’ensemble des impacts du marché. La rareté des puces va pousser les fabricants de SSD à monter leurs prix, simplement pour avoir une marge leur pemettant de survivre avec un plus faible volume de produits à vendre. Ensuite ce seront les mêmes échos qui se repercuteront sur toute la chaine. Les grossistes et les revendeurs auront eux aussi des salaires et des loyers à payer malgré une disponibilité de pièces inférieures. Ils augmenteront à leur tour leurs marges. Idem chez les fabricants de PC qui devront bien trouver l’argent nécessaire pour fonctionner avec moins de composants et donc moins de machines.

Sur la note du client final, je ne serais pas surpris de voir les tarifs plus que doubler d’ici la fin de l’année à capacité égale. Le pire étant que si le catalogue de Kioxoa est complet pour l’année 2026 dès ce mois de janvier, il est fort possible que la situation s’enlise ensuite plus durablement. Qui sait si les wafers de 2027 ne sont pas déjà en train d’être réquisitionnés par les centre de données d’IA ? Apprendrons nous en février que l’ensemble de la production de l’année prochaine a déjà été vendue ?

Si on regarde le marché aujourd’hui, le constat est déjà assez amer. On constate des hausses qui vont de 40 à plus de 120% entre les prix des SSDs de novembre 2025 et ceux de janvier 2026. 

Un espoir tout de même ?

Chez Kioxia, la hausse de la demande a été anticipée de deux manières. D’abord par l’augmentation de la production avec de nouvelles unités qui devraient entrer en service cette année. Le temps de roder tout cela et de l’optimiser au mieux, cela devrait permettre d’étendre les disponibilités du fabricant… l’année prochaine. 

La technologie BiCS Flash de 8e Génération de Kioxoa

Autre source d’espoirs ? L’évolution des technologies de la marque qui devrait permettre une augmentation des capacités des puces. Si la totalité des wafers de Kioxia n’aura surement pas droit à ces technologies, cette augmentation de densité des composants est une autre possibilité pour répondre à la demande.

Avec les autres acteurs de ce marché particulier qui cherchent des solutions du même type, on peut s’attendre à une embellie pour 2027 ? 2028 ? Peut être avant si le marché de l’IA ne répond pas aux ambitions et promesses de rentabilité promises. 

Source : TomsHardware

Kioxia annonce des hausses importantes de prix jusqu’en 2027 © MiniMachines.net. 2025

Beelink SER10 : Ryzen AI 9 HX 470 et Ethernet 10 GbE

21 janvier 2026 à 10:52

Pas de grosse révolution à venir donc pour ce Beelink SER10 qui est une redite du Beelink SER9. Beelink ne s’en cache pas et suit simplement le mouvement imposé par AMD qui va lâcher la production du Ryzen AI 9 HX 370 au profit de la « nouvelle » génération Ryzen AI 9 HX 470. Exactement ce qu’ils ont fait d’ailleurs avec le SER9 qui était une redite technique du SER8 sous Ryzen 7 8845HS… avec toput de même de réelles évolutions.

Le Beelink SER10 ne va donc pas révolutionner ni le marché ni l’offre de la marque puisque la différence entre les deux puces, nous l’avons vu, est insignifiante. On parle d’un passage d’une fréquence maximum de 5.1 GHz pour du 5.2 GHz et d’un NPU qui gagne… 5 TOPS. Qu’à cela ne tienne, cela mérite effectivement un changement de nom et de gamme pour Beelink.

D’un point de vue technique et performances, il sera difficile de trouver des différences entre les deux modèles. Peut être qu’un bench vous sortira un meilleur chiffre sur les Beelink SER10 mais dans la  réalité pratique, cela sera totalement négligeable. La vraie différence entre ces deux modèles de MiniPC se situera sur la connectique proposée. Les nouveaux venus basculent sur des composants réseau Ethernet 10 Gigabit quand il étaient proposés en 2.5 Gigabit sur les précédents modèles.

La connectique du Beelink SER10 sera sans doute identique à ce Beelink SER9 mais en Ethernet 10 Gigabit.

La connectique du Beelink SER10 sera sans doute identique à ce Beelink SER9 mais en Ethernet 10 Gigabit.

L’autre évolution importante sera probablement située au niveau des prix… Les nouveaux venus devraient couter beaucoup plus chers que les anciens. La faute à un marché mémoire et stockage qui est totalement sorti de la norme. Lors de l’annonce du tarif du Beelink SER9 en 2024, le prix était déjà assez élevé : 999$ pour un modèle en 32 Go et 1 To. Nul doute que ce prix public sera revu à la hausse cette année.

Enfin, le nouveau venu est annoncé en quatre coloris. On l’a vu, Beelink fabrique ses boitiers et impose un traitement chimique complet à l’aluminium qui constitue son châssis. Il lui suiffit d’adapter un bain spécifique pour anodiser les boitiers d’une couleur spécifique pour obtenir les quatre teintes proposées. On retrouvera donc un aluminium neutre, un modèle un peu plus sombre, un vert et un orange. Tous les coloris ne seront pas disponibles pour les  deux versions de l’engin. Bref exactement comme pour le SER9

Le système MSC2.0 de Beelink

Le système MSC2.0 de Beelink

A l’intérieur, vraiemblablement aucune différence avec les modèles précédents puisque le TDP de la puce Ryzen AI 9 HX 470 ne change pas. On reste sur une plage allant de 15 à 54 watts. Le système de dissipation avec Vapor Chamber et ventilation devrait donc être le même. Le boitier aura toujours cette particularité d’embarquer son alimentation en interne au lieu de dépendre d’un boitier externe.

Deux modèles de Beelink SER10 en préparation

L’ensemble des détails techniques n’a pas été dévoilé pour le moment mais je doute que ces modèles soient réellement différents techniquement des précédents. Pour le moment, le constructeur a dévoilé quelques détails sur les deux minimachines en préparation.

  SER10 Pro SER10 Max
Couleurs Orange ambré
Vert émeraude
Argent givré
Gris sidéral
Argent givré
Gris sidéral
Type de Mémoire vive LPDDR5X soudée DDR5 SODIMM 
Configurations mémoire 32 Go / 1 To
64 Go / 1 To 
32 Go  /1 To
64 Go  / 1 To
Connectique Microphones et haut-parleurs intégrés
Ethernet 10 Gbit/s
Ethernet 10 Gbit/s

On note que le SER 10 PRO sera livré avec de la mémoire LPDDR5X soudée à la carte mère, dans les quatre coloris et avec un système audio plus avancé. Le Beelink SER10 MAX sera quant à lui proposé avec des slots SODIMM de DDR5 dans des capacités identiques mais n’aura pas droit au hauts parleurs internes ni au micro. Un prix finalement peu cher payé si on considère la possibilité d’évolution proposée en échange. 

A titre d’information, le Beelink SER9 PRO en 32Go / 1 To est proposé à partir de 1029€ sur Amazon aujourd’hui. Il se négocie à 1399€ en 64Go / 2 To

Beelink SER10 : Ryzen AI 9 HX 470 et Ethernet 10 GbE © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 20 janvier 2026 Actualités numériques

Samsung Galaxy Book 6 : des prix en très forte hausse

20 janvier 2026 à 16:26

Les machines comme les Galaxy Book 6 de Samsung ont été conceptualisées il y a un an environ. C’est le temps nécessaire pour qu’un produit passe d’un logiciel de design à une commercialisation effective. Ces machines ont été définies lorsque la mémoire vive était proposée à un prix ridiculement bas.

Samsung Galaxy Book 6

Samsung Galaxy Book 6

Aujourd’hui le piège se referme sur les marques qui ont toutes choisi la solution de composants mémoire soudés directement sur la carte mère, comme c’est le cas des Samsung Galaxy Book 6. Avec des engins qui sont tous proposés en 32 Go de LPDDR5x, on sent nettement que leur conception technique date d’avant le début de la crise de la mémoire vive.

  NT960UJH-XD72Y NT960UJH-XC72Y NT960XJG-KD72G
Division Galaxy Book 6 Ultra Galaxy Book 6 Ultra Galaxy Book 6 Pro
Usage recommandé Montage vidéo haute définition, jeux Montage vidéo haute définition, jeux Multitâche haut de gamme
Écran tactile Non Non Oui
Couleur Gris Gris Gris
Taille de l’écran 40,6 cm (16”) 40,6 cm (16”) 40,6 cm (16”)
Processeur Intel Core Ultra 7 (Série 3) Intel Core Ultra 7 (Série 3) Intel Core Ultra X7 (Série 3)
Carte graphique NVIDIA RTX 5070 (portable) NVIDIA RTX 5060 (portable) Intel Arc
Mémoire 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X
Stockage SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To
Prix de référence 4 930 000 W
2 844 €
4 630 000 W
2 671 €
3 510 000 W
2 024 €

Pas de retour en arrière possible pour Samsung, il faut avancer. Toute la gamme de Galaxy Book 6 Ultra et Galaxy Book 6 Pro est équipée en 32 Go de mémoire vive de ce type. Il est bien entendu possible de revenir vers des solutions moins bien fournies en changeant de composants lors de leur intégration, mais en attendant, les prix de ces modèles s’envolent à la hausse.

  NT960XJG-KD72S NT940XJG-KD72G NT940XJG-KD72S
Division Galaxy Book 6 Pro Galaxy Book 6 Pro Galaxy Book 6 Pro
Usage recommandé Multitâche haut de gamme Portabilité Portabilité
Écran tactile Oui Oui Oui
Couleur Argent Gris Argent
Taille de l’écran 40,6 cm (16”) 35,6 cm (14”) 35,6 cm (14”)
Processeur Intel Core Ultra X7 (Série 3) Intel Core Ultra X7 (Série 3) Intel Core Ultra X7 (Série 3)
Carte graphique Intel Arc Intel Arc Intel Arc
Mémoire 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X 32 Go LPDDR5X
Stockage SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To SSD NVMe 1 To
Prix de référence 3 510 000 W
2 024 €
3 410 000 W
1 967 €
3 410 000 W
1 967 €

On parle de tarifs qui, une fois convertis, dépassent les 380 euros les prix anticipés. L’habitude du constructeur étant de coller à des tarifications identiques entre chaque modèle de ses gammes précédentes. Je vous en avais parlé avec le billet sur HP, les constructeurs n’additionnent pas les composants au hasard pour obtenir une addition à la fin. Ils choisissent spécifiquement les composants pour coller à un prix psychologique. Ces prix sont habituellement toujours les mêmes et correspondent à une recherche marketing précise de la part de chaque constructeur. Pour Samsung en 2025, le Galaxy Book 5 Pro était proposé à 1600€ HT sur le marché local Coréen. En 2026, le même modèle équipé de composants de gamme équivalente avec autant de mémoire et de stockage, débutera à 1960€ HT…

Les prix explosent, il n’y a plus de sonnette d’alarme à tirer

Si cette hausse vous choque, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Samsung est dans une position très particulière sur le marché puisque le constructeur est un des principaux fabricants de mémoire vive au monde. La marque ne fait pas de cadeaux à ses propres divisions et on a appris que Samsung Memory avait déjà refusé de livrer Samsung Computer pour des raisons de rentabilité. Mais le groupe reste un groupe et il sait très bien que priver la branche portales de toute mémoire vive serait trop coûteux. Les composants de DDR finiront donc toujours par affluer dans la division responsable des Galaxy Book 6. 

Mais pour d’autres marques, comment faire ? Certaines ont simplement accepté de payer le prix fort. D’autres ont dû chercher des débouchés comme HP qui se rapproche du fabricant CMXT pourtant sous le coup de sanctions américaines. Le résultat de ces choix va se faire sentir tout au long de l’année dans une augmentation continue des tarifs. Un feu doux sous les prix qui fait grimper la température petit à petit en jouant sur le stock restant de composants encore présents dans les usines. Stock qui permet de compenser une hausse brutale… mais qui va en s’amenuisant.

Un acteur comme Samsung nous fait ressentir ce qu’une hausse brutale veut dire. Samsung Memory proposant des composants en flux presque tendu à Samsung Computer, la montée de prix se fait sans paliers. A terme donc, les prix devraient tous grimper de cette manière chez l’ensemble des fabricants au cours de l’année. Les Samsung Galaxy Book 6 ne grimpent « que » d’une vingtaine de points avec cette hausse  attendue. Le marché pourrait voir les prix atteindre une hausse de 30 à 40% cette année si l’on en croit plusieurs analystes.

Samsung Galaxy Book 6

Est ce que le public va suivre ?

Le marché pro va continuer d’investir dans un renouvellement de parc informatique s’il n’a pas d’autres moyens de contournement. Impossible de ne pas acheter une nouvelle machine pour un collaborateur. D’actualiser d’anciens matériels devenus obsolètes. Surtout, pour les pros, le surcoût de 400 ou 500€ sur un engin n’est pas une si grave problématique face aux frais fixes d’un poste classique à l’année.

Mais est-ce que le grand public va accepter ces hausses ? Difficile à dire pour le moment. Avec une montée des tarifs qui se fait par étape, face à un changement qui semble inéluctable, il est fort possible que les particuliers continuent de s’équiper s’ils n’ont pas d’autres choix. Les achats « plaisir » ou non indispensables risquent par contre de baisser de manière importante. 

Pour Samsung c’est un autre pari. C’est l’histoire de la marmite qui chauffe petit à petit pour que personne ne se rende vraiment compte de la montée en température. Si on plonge le public face à une hausse de prix aussi spectaculaire d’un modèle à l’autre, cela risque d’être un autre pari.

Une seule chose est sûre aujourd’hui auprès de la majorité de mes contacts. Les marchands nous ont habitués à faire varier les tarifs des machines du jour au lendemain au gré de leurs promos. Demain, les marques comme les grossistes vont jouer au même jeu. La durée de validité d’un devis va sans doute être écourtée et les prix seront volatils dans la journée.

Source : Videocardz

Samsung Galaxy Book 6 : des prix en très forte hausse © MiniMachines.net. 2025

Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D

20 janvier 2026 à 13:07

L’Asus ROG GR70 présenté au CES 2026 est un petit monstre de performances… si on le considère sous l’angle de sa compacité. L’engin mesure 28.2 cm de haut pour 18.8 cm de profondeur et 5.66 cm de large. Si on le ramène à un format classique de type « feuille A4 », on est proche d’une ramette de papier de 500 pages positionnée debout.

ROG GR70

ROG GR70

A l’intérieur de ce format, le ROG GR70 propose un équipement de machine mobile haut de gamme. Cela commence par l’emploi d’un AMD Ryzen 9 9955HX3D. Une puce Fire Range 16 cœurs Zen5 extrêmement performante. Puce équipée par défaut d’un circuit graphique basique Radeon 610M et pensée pour être associée à un processeur bien plus puissant. Chose faite ici par Asus avec l’emploi d’une puce mobile GeForce RTX 5070 8 Go. 

La puce AMD proposera un TDP de 70W et la solution Nvidia un TDP de 100W avec 15W de Dynamic Boost. L’ensemble sera épaulé par 32 Go de DDR5-5600 monté sur deux slots de mémoire vive SODIMM avec une possibilité d’évolution jusqu’à 96 Go. Le stockage choisi est un SSD de 1 To par défaut en NVMe PCIe 4.0. Mais deux ports M.2 2280 sont intégrés. Le second ne sera capable que de piloter des SSD au format PCIe 5.0 en cas d’évolution.

Le refroidissement proposé est important, double ventilation pour les composants processeur et graphique, il faut bien ça pour refroidir les 185 watts possibles dégagés par les puces. Un troisième ventilateur sera chargé de rafraichir le reste de la machine : mémoire et stockage. Difficile de savoir l’impact auditif de ces choix, le recours à de larges et épais ventilateurs pouvant permettre de déplacer beaucoup d’air sans forcément tourner à haut régime. Une seule certitude, la machine ne sera pas silencieuse en charge prolongée.

ROG GR70

Pour le reste, on retrouve une configuration complète avec Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique proposant en façade : des USB 3.2 Gen Type-A et type-C et un jack audio combo 3.5 mm. Un bouton de démarrage et des systèmes de LEDs sont également visibles.

ROG GR70

Au dos de l’engin, on retrouve un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-A, quatre sorties vidéo avec deux paires de HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1 et un Antivol type Kensington Lock. L’engin pourra piloter cinq affichages en parallèle grâce à sa sortie USB4 et son signal DisplayPort.

L’Asus ROG GR70 reste un format compliqué à justifier

La problématique rencontrée par l’acheteur devant ce type de minimachine est toujours la même. Pourquoi choisir ce format ultracompact si l’objectif d’usage est le jeu ? Le MiniPC se retrouve coincé entre trois offres concurrentes aujourd’hui.

L’engin propose peu ou prou les performances d’un ordinateur portable. Il sera sans doute plus évolutif avec de la mémoire non soudée et un SSD facilement accessible. Mais ses composants sont les mêmes qu’un portable gamer haut de gamme. Il est possible que la machine s’en tire mieux d’un point de vue refroidissement avec le gros avantage d’une épaisseur de 5.66 cm qui n’est évidemment pas tolérable sur un ordinateur mobile.

Mais dans l’absolu on sera dans le même bateau technologique. Le souci pour ce type de format, c’est que le côté niche de ce marché du MiniPC gamer compense mal le surcoût des composants annexes du format portable. En clair, Asus ne fabrique et ne vend pas assez de ces engins spécifiques pour que le prix du clavier, de l’écran et des accessoires d’une gamme de portables plus massivement vendue ne soit réellement différent. On ne connait pas le prix de cette machine pour le moment mais il va sans dire qu’il ne sera pas forcément très éloigné d’un ordinateur portable de mêmes capacités. Il va donc être difficile de justifier cette machine face à la propre offre d’Asus en terme de solutions mobiles.

Un dock graphique Thunderbolt signé Razer

Un dock graphique Thunderbolt signé Razer

Second concurrent pour ce type d’engin, un portable classique épaulé par un dock graphique en mode sédentaire. Si la facture peut être plus élevée, le résultat sera également très différent. D’abord, parce qu’on retrouvera alors un véritable ordinateur portable léger et autonome. Ensuite, parce que l’offre d’un dock permet d’intégrer dans l’équation un circuit graphique de bureau et donc de retrouver des performances supérieures ainsi qu’une évolutivité plus importante. La majorité des portables sortis pour ce CES 2026 proposent soit un USB4 soit un Thunderbolt4 ou supérieur. Ce qui ouvre la porte à des exploitations simples de ce type de dock.

Enfin, troisième concurrent, la mini tour ITX classique. Construite sur mesure ou achetée chez un fabricant, elle permettra de retrouver des performances proches d’une tour grand format, de l’évolutivité et une ventilation souvent plus aboutie. L’encombrement sera certes plus imposant que ce ROG GR70 mais sans être monstrueusement différent. La possibilité d’une plus large évolution sera également appréciée.

Sans connaitre le prix exact de cet engin, il est difficile d’avoir un avis tranché. On parle de 2000€ HT pour le modèle le plus évolué. Hormis pour un scénario d’usage vraiment tenu par ce format compact, ce type de MiniPC risque d’être extrêmement compliqué à commercialiser. Les produits concurrents seront également très chers à l’achat, encore plus en ce moment au vu de la situation du marché des composants, mais proposeront toujours plus de possibilités.

Source : Asus

Asus ROG GR70 : le minipc dopé au Ryzen 9 9955HX3D © MiniMachines.net. 2025

Acer Swift 16 AI : un touchpad comme tablette tactile

20 janvier 2026 à 10:56

Le Acer Swift 16 AI (SF16-71T) sera disponible au mois de mars prochain et propose une approche originale d’un problème assez ancien. Comment dessiner, signer, corriger ou retoucher sur un ordinateur portable. La solution est évidente, avec une fonction de tablette tactile.

Le Acer Swift 16 AI propose un énorme pavé tactile qui peut s’utiliser comme une tablette graphique avec un stylet. Cette idée n’est pas franchement nouvelle, mais a beaucoup de potentiel. En avril 2009, sur feu Blogeee.net, j’explorais des pistes pour redynamiser le marché des netbooks qui s’essoufflait déjà beaucoup. Je mettais en avant des solutions ultra-spécialisées puisque le prix de ces engins avait déjà tendance à la spécialisation.

Parmi ces idées de développement, on pouvait trouver un SecureBook avec l’emploi d’un TPM et de solutions de chiffrement. Un PhotoBook, avec un écran calibré en usine pour une retranscription fidèle d’images et un lecteur multicartes, un AudioBook avec une connectique d’entrée de qualité et une carte son interne proposant un bon échantillonnage.

Et, finalement, un SketchBook qui proposait une tablette graphique avec stylet en lieu et place du clavier qui serait, quant à lui, déporté en externe. Ce dernier point correspondant au besoin lié au format très compact des netbooks de l’époque. Cela aurait permis de dessiner sur le pouce, de faire des relevés, des croquis et autre avec un engin à prix très abordable et qui pourrait se transformer en une solution de productivité classique en plaçant un simple clavier magnétique par-dessus la zone tactile. Évidemment, un an plus tard, en mars 2010 sortait le premier iPad qui rendait cette idée un peu caduque.

Mais ce concept d’un engin capable d’embarquer une tablette graphique a eu d’autres échos au fil du temps, et il me semble que le dernier en date est le HoloBook de Compal présenté il y a presque un an. En mars 2025, le constructeur présentait un prototype de portable qui embarquait cette même idée d’un énorme pavé tactile proposant une compatibilité stylet. Chez Compal ce n’était qu’un concept en 3D, chez Acer cela parait évidemment beaucoup plus concret.

Acer Swift 16 AI

Acer Swift 16 AI

Le Acer Swift 16 AI est donc un portable 16″ avec une dalle OLED en 1920 x 1200 pixels 250 nits ou décliné en 2880 x 1800 pixels 340 nits. Ces écrans 16:10 120 Hz seront certifiés pour une colorimétrie correspondant à 100% à la norme DCI-P3 et proposeront une surface tactile multipoints.

À leur bord, des processeurs pouvant atteindre le Core Ultra X9 388H, la puce Panther Lake la plus haut de gamme qui embarque un circuit graphique Intel Arc B390. La mémoire vive sera soudée pour un maximum de 32 Go de LPDDR5x et le stockage monté sur un port M.2 non détaillé en format pour atteindre 2 To maximum en sortie d’usine. 

On retrouvera donc dans un châssis de 35.52 cm de large pour 24.54 cm de profondeur un engin assez complet. J’attire au passage l’attention sur le fait que ce genre de 16″ ne pèse que 1.55 kg pour 1.48 cm d’épaisseur à son point le plus haut. On est loin, très très loin des 15.6″ des années 2009 dont je parlais plus haut. Quand le moindre portable 15.6″ dépassait les 2 Kg pour une épaisseur atteignant parfois les 3.5 cm. À l’intérieur de cet Acer Swift 16 AI, on retrouve pourtant une batterie pouvant atteindre les 70 Wh qui promet au moins 14 heures d’usage en navigation web ou en exploitation bureautique et 24H en lecture vidéo.

La connectique comporte l’ensemble des éléments demandés avec deux ports Thunderbolt 4, deux USB 3.2 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un module  Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est intégré ainsi qu’une webcam FHD avec fonction infrarouge pour la reconnaissance faciale et un oeilleton de confidentialité. Trois micros sont disponibles pour l’enregistrement audio.

Des enceintes stéréo proposant une compatibilité DTS:X Ultra sont intégrées pour un son spatialisé. Acer précise au passage que la solution audio est montée pour que l’ensemble ne puisse pas entrer en résonance avec le châssis et ne créera donc jamais de vibrations parasites. 

Un pavé tactile / tablette graphique pour le Acer Swift 16 AI

Le clavier est très classique avec un retro-éclairage blanc, il occupe la partie supérieure du châssis bas. En dessous, on découvre un très imposant pavé tactile de 17.55 cm de large pour 10.97 cm de haut. Ce dernier, couvert par un verre Gorilla Glass de Corning est évidemment multipoints mais permet également de piloter l’engin grâce à un stylet. Acer a choisi le protocole MPP 2.5 ce qui rendra le Acer Swift 16 AI compatible avec n’importe quel stylet exploitant ce protocole. On pourra donc dessiner ou retoucher une image pour les métiers créatifs mais également signer des documents ou prendre des notes assez facilement.

De manière étonnante, le Acer Swift 16 AI n’embarque pas le stylet dans son châssis, il ne dispose pas de chambre pour venir le loger et sera donc à stocker à part. Il faudra donc y faire attention pour ne pas l’oublier ou le perdre, l’idéal serait que la marque propose cette machine avec une pochette sur mesure destinée à le déplacer et à embarquer stylet et chargeur. Pourquoi pas en bundle pour le lancement de l’engin prévu pour mars prochain ? Pas de prix annoncé pour les différents modèles de cet Acer Swift 16 AI pour le moment. Nul doute que le plus haut de gamme sous Intel Core Ultra X9 388H avec écran WQXGA+ et 32 Go de mémoire vive et cette option de tablette tactile ne sera pas donné. Mais l’offre est originale et sans réelle concurrence sur le marché.

Acer Swift 16 AI : un touchpad comme tablette tactile © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 19 janvier 2026 Actualités numériques

MSI Prestige 13 A3M : un portable Panther Lake de 899 grammes

19 janvier 2026 à 12:12

Le MSI Prestige 13 A3M joue sur un tableau différent de la performance brute. S’il évolue désormais dans la division Panther Lake, il n’embarque pas les puces tout en haut du classement pour se concentrer sur d’autres aspects.

MSI Prestige 13 A3M

La charnière de l’écran bascule vers l’arrière pour surélever légèrement l’engin.

Le MSI Prestige 13 A3M propose un écran de 13.3″ de diagonale, avec des bordures fines et une dalle OLED en 2880 x 1800 pixels 16:10. Un affichage très confortable avec une colorimétrie couvrant totalement la norme DCI-P3 donc pour des usages mobiles mais désormais assez classique. Ce qui le rend original, c’est qu’il est couplé avec deux autres éléments importants. D’abord, il se décline dans la gamme Intel Panther Lake et propose des puces allant jusqu’au Core Ultra 9 386H. Pas le processeur le plus puissant de la nouvelle offre, mais une solution 16 cœurs en 25 W de TDP épaulée par un circuit graphique Intel Graphics 4 cœurs qui suffira à la majorité des usages.

Ensuite et surtout, un format incroyable avec un poids plume de 899 grammes pour 29.9 cm de large, 21 cm de profondeur et 1.59 cm d’épaisseur à son point le plus haut. C’est, à deux millimètres près, un format de feuille A4. MSI a choisi un châssis en alliage magnésium et aluminium pour parvenir à ce poids plume. Cette combinaison de puissance de calcul et de mobilité en fait un engin assez exceptionnel sur le marché, même si cela s’accompagne évidemment d’un certain nombre de concessions techniques.

MSI Prestige 13 AI+ A3M

C’est quoi ce logo ???

La mémoire vive, par exemple, sera soudée à la carte mère avec des modules LPDDR5x allant jusqu’à 64 Go. Le stockage sera également limité à un seul emplacement M.2 NVMe PCIe Gen4 qui sera probablement fort peu accessible. Ce ne sont pas là des concessions particulièrement rares et des machines bien plus encombrantes ont les mêmes. Ce qui va surtout impacter ce modèle, c’est la batterie embarquée.

Un modèle 3 cellules de 53.8 Whr qui ne devrait pas proposer l’autonomie la plus impressionnante du marché. Même si la gamme de processeurs Panther Lake est moins gourmande que la précédente, il est difficile d’imaginer dépasser l’autonomie des modèles embarquant une batterie de plus de 70 Whr avec ce MSI Prestige 13 A3M. 

MSI Prestige 13 A3M : une autonomie en deux temps

Le constructeur annonce une autonomie de 19 heures dans des conditions de test bien particulières. La marque a testé l’engin en lecture de vidéo 1080p plein écran avec une luminosité basse, sans Wi-Fi, un volume sonore à 15% en mode le plus économe en énergie dans les profils disponibles. Si vous n’utilisez pas votre portable au quotidien comme si vous regardiez une série au fond de votre lit sans volonté de réveiller votre voisin, la véritable autonomie ne devrait pas dépasser les 10 heures. 

Cela sera néanmoins suffisant pour une bonne partie des utilisateurs et le fait que ce type de minimachine puisse être épaulé par une batterie externe en Power Delivery 3.0 libérera ceux ayant besoin de plus de capacités. Le recours à une solution de batterie mobile pouvant allégrement prolonger l’usage de ce type de portable en voyage, par exemple. Le MSI accepte une recharge très rapide en 100W.

L’utilisateur classique se contentera sans doute d’une autonomie de 10 heures et pourra éventuellement soit épauler l’engin d’une batterie mobile supplémentaire, soit s’équiper d’un second chargeur type GaN à laisser sur son poste de travail

Pour le reste, cela ressemble à un sans faute. La connectique est très complète, puisqu’en plus d’une solution Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0, on retrouve deux ports Thunderbolt 4.0, deux USB 3.2 Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC, un jack audio combo 3.5 mm et une sortie HDMI 2.1. On a ici une distribution classique combinée à une solution USB Type-C qui permet de marier le meilleur des deux mondes.

Pas besoin de balader un adaptateur en mobilité, les ports USB type-A peuvent facilement accueillir tout type d’accessoire et la sortie HDMI est là pour se connecter à n’importe quel écran. De retour à un bureau, le Thunderbolt assurera la connexion du portable à un poste sédentaire confortable avec un seul câble. Seul bémol, le fait de ne pas avoir distribué les ports de charge de chaque côté du châssis obligera sans doute parfois à faire voyager son câble USB.

Le reste de la machine est également intéressant. On retrouve un clavier rétroéclairé blanc, une caméra FullHD avec infrarouge pour la reconnaissance faciale et œilleton de confidentialité. Caméra qui proposera une fonction de réduction de bruit en usage dans de faibles conditions de luminosité. Une paire d’enceintes stéréo 2W, une capacité d’enregistrement spatialisé avec triple micro. Un capteur de luminosité saura piloter le rétroéclairage de l’engin et un lecteur d’empreinte digitale est par ailleurs intégré. Enfin, un Antivol type Kensington Lock est disponible pour pouvoir sécuriser le MSI Prestige 13 A3M à un poste.

Le tout est livré sous Windows 11 Home ou Pro à des tarifs non encore officiels.

MSI Prestige 13 A3M : un portable Panther Lake de 899 grammes © MiniMachines.net. 2025

Asus NUC 16 Pro : Asus muscle le jeu avec l’Intel Arc B390

19 janvier 2026 à 10:32

L’Asus NUC 16 Pro embrasse très logiquement la dernière grande famille de processeurs Panther Lake d’Intel. Les MiniPC seront déployés dans toute une gamme de processeurs allant jusqu’au Core Ultra X9 388H.

NUC 16 Pro

NUC 16 Pro

Ce qui fait dire à la marque que cette gamme de NUC 16 Pro sera 20% plus rapide que la gamme NUC 15 Pro sous Arrow Lake tout en étant 50% plus performante en graphismes 3D dans ses versions les plus haut de gamme. Le tout en étant moitié moins gourmand en termes de consommation. Les puces retenues sont des choix assez évidents, du milieu et haut de gamme qui vont du Core Ultra 5 325 au Cora Ultra X9 pour répondre à un éventail très large de besoins. 

  Cœurs Fréq. max GPU NPU TDP
Core Ultra X9 388H 16 – 4P+8E+4LPE 5,1 GHz Arc Pro B390
(12 cœurs)
50 TOPS 65 W
Core Ultra X7 358H 16 – 4P+8E+4LPE 4,8 GHz Arc Pro B390
(12 cœurs)
50 TOPS 65 W
Core Ultra 7 356H 16 – 4P+8E+4LPE 4,7 GHz Intel Graphics
(4 cœurs)
50 TOPS 65 W
Core Ultra 5 325 8 – 4P+4LPE 4,5 GHz Intel Graphics
(4 cœurs)
47 TOPS 45 W

Certains détails doivent cependant être notés. Les modèles sous Intel Arc Pro B390 seront équipés d’origine de plus de mémoire vive avec des options pouvant aller jusqu’à 96 Go en LPDDR5x-9600 soudés à la carte mère. Les modèles sous Intel Graphics resteront épaulés par deux slots de DDR5 et pourront grimper jusqu’à 128 Go. Le stockage sera toujours monté sur une solution de double support M.2 2280 NVMe. Le premier en PCIe 5.0 x4 et le second en PCIe 4.0 x4.

Aucune version haute de ce NUC 16 Pro n’a été annoncée, contrairement aux habitudes d’Intel reprises par Asus précédemment : un seul modèle semble être proposé en 4.2 cm de haut. Aucun NUC 16 Pro avec une baie 2.5″ SATA3 ne semble être prévu pour le moment. Le boitier mesurera 14.4 cm de large pour 11.7 cm de profondeur. A noter que l’ancien modèle « Slim » mesurait 3.7 cm d’épaisseur et que la version haute était à 5.4 cm avec sa baie 3.5″. Ce modèle de 4.2 cm semble donc être un compromis favorisant autant l’encombrement que le refroidissement de l’engin.

Refroidissement qui sera assuré par une solution très complète, puisqu’on retrouve un duo de ventilateurs qui expulseront l’air chaud depuis les côtés vers l’arrière. La chaleur sera concentrée de manière classique vers des ailettes métalliques par un trio de caloducs. Le second ventilateur fera circuler de l’air frais au niveau des composants secondaires : mémoire et stockage pour les versions ayant un processeur au TDP de 65 watts. Les performances globales devraient être excellentes pour les modèles les plus haut de gamme.

Comme pour sa gamme Expercenter PN55, on retrouvera un dispositif permettant une ouverture sans outil avec une petite gâchette permettant de débloquer la partie inférieure du boîtier. Un port Antivol type Kensington Lock empêchant de faire cette manipulation une fois mis en place.

NUC 16 Pro

Le NUC 16 Pro est pensé pour l’entreprise

On retrouve une connectique très évoluée avec, en façade, deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-A et un USB 3.2 Gen 2 Type-C en plus du bouton de démarrage éclairé d’une LED.

A l’arrière, on distingue pas moins de deux ports Thunderbolt 4, deux sorties vidéo supplémentaires variant entre HDMI 2.1 ou DisplayPort 2.1 suivant les modèles, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A et deux Ethernet 2.5 Gigabit. Asus fait donc l’impasse sur le bon vieux port Jack audio pour cette gamme NUC 16 Pro. Il faudra faire appel à un DAC USB vers Jack audio pour retrouver ces fonctions. Ces MiniPC pourront afficher en UltraHD sur quatre écrans simultanément, ils se débarrassent au passage du dernier port USB 2.0 encore présent sur la version précédente.

NUC 16 Pro

Il manque les câbles…

Le reste est très classique avec un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 pour des liaisons sans fil rapides en plus de la gestion du double réseau filaire. L’engin est livré avec un bloc secteur assez classique – et imposant – de 120 à 150 watts suivant les modèles de processeurs choisis. Un support VESA sera proposé avec la minimachine.

Pas de date ni de prix pour le moment. Asus pousse ces modèles NUC 16 Pro comme des MiniPC d’entreprise. Au vu du contexte actuel sur les prix de la mémoire et du stockage, le choix de proposer les modèles les plus haut de gamme avec de la LPDDR5 soudée risque de faire exploser les tarifs. Difficile de voir s’il sera possible pour un particulier de choisir un engin de ce type. Cela pourrait même être un défi pour les finances d’une profession libérale de choisir un engin de ce type avec 96 Go de LPDDR5 embarqué.

Asus NUC 16 Pro : Asus muscle le jeu avec l’Intel Arc B390 © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 16 janvier 2026 Actualités numériques

GMKtec NucBox M6 Ultra : le MiniPC Ryzen 5 7640HS en promo

16 janvier 2026 à 16:46

Avec le NucBox M6 Ultra GMKtec ne révolutionnera pas le marché, mais cette minimachine coche beaucoup de bonnes cases pour tous ceux à la recherche d’un MiniPC efficace et pas trop cher.

GMKtec NucBox M6

Le design du GMKtec NucBox M6 Ultra est hyper classique, il a déjà été employé à plusieurs reprises par la marque. Le boitier mesure 12.7 cm de large pour 12.88 cm de profondeur et 4.78 cm d’épaisseur. Assez pour enfermer une carte mère très complète qui embarque pour commencer un Ryzen 7 7640HS de génération Phoenix (2023).

Il s’agit d’une puce mobile relativement abordable chez AMD qui offre un excellent rapport performances / prix. Elle développe 6 cœurs pour 12 Threads sur un développement Zen4.  Elle est associée à un circuit graphique Radeon 760M portant 8 cœurs RDNA 3 à 2.6 GHz. La puce affiche un TDP situé entre 35 et 54 Watts que le MiniPC pourra solliciter via son BIOS. Par défaut, l’engin est réglé en 45 watts ce qui correspond à un usage équilibré. Les modes « 35w » et « 50w » permettant des usages sobres ou, à l’inverse, les plus gourmands.

La marque promet un fonctionnement silencieux à 35 dB, probablement en mode « discret » à 30 w de TDP. Elle réunit deux ventilateurs pour deux missions séparées. Le premier refroidira les composants situés au-dessus de la machine, le second refroidira des ailettes dans un dispositif de transmission de chaleur très habituel. Pour avoir eu entre les mains ce même boitier avec un processeur au comportement en TDP similaire, la machine reste rarement à 35 dB à moins de ne pas vraiment la solliciter.

En usage très léger sur le web, pour de la décompression audio ou vidéo, le volume reste en général effectivement autour des 35 dB. Un usage intensif poussera la rotation du ventilateur du processeur dans un régime plus soutenu. Et le MiniPC atteint alors des 38-39 dB assez rapidement. Ce qui est encore une fois assez discret et dans la moyenne des MiniPC avec ce type de TDP de processeur (45 w). Il sera sans doute assez facile d’améliorer la finesse du refroidissement avec un élément logiciel de contrôle pour trouver les réglages les plus adaptés à ses besoins.

Dans tous les cas, la puce proposera un équipement suffisant pour énormément de tâches : bureautique et web, travaux graphiques, modélisation 3D, retouche d’image, montage vidéo, musique et même, dans une certaine mesure, les jeux. Ce n’est pas un monstre de performances mais il se situe tout de même dans une belle fourchette d’usages généralistes.

Pour soutenir ce processeur, on retrouve deux slots SODIMM de DDR5-4800 en double canal pour monter jusqu’à 128 Go de mémoire vive. Ainsi que deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen3.0 x4 qui pourront chacun embarquer des SSD de 4 To. Le GMKtec NucBox M6 Ultra est proposé en plusieurs parfums, du modèle barebone à la version 32 Go de mémoire et 1 To de stockage. Il faut donc pouvoir accéder facilement aux composants. Le constructeur résout ce détail assez simplement avec un capot qui se retire en dévissant quatre vis qui traversent la machine de part en part.

La connectique est classique et subit le choix de GMK de proposer une minimachine avec les composants au-dessus du capot. La majorité des câbles vont ainsi venir se positionner devant les aérations de l’engin, il faudra donc optimiser ce poste avec des serre-fils pour éviter toute surchauffe. Ce qui entrainerait une augmentation de la température et du bruit.

En face avant, on retrouve des classiques  : un bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, un port USB4, deux USB 3.2 Gen2 Type-A. Sur la partie arrière, un USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A, un Antivol type Kensington Lock, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.0 et deux Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des circuits RTL8125. L’alimentation se fera avec un port jack 19V/6.32A. C’est un ensemble de ports très correct et la présence d’un USB4 autorisera une prise en charge de trois écrans ainsi que le pilotage éventuel d’un dock plus complet. La partie sans fil est confiée à une puce également signée par MediaTek, un MT7922 qui délivrera du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 sur un port M.2 2230.

Livré avec un support VESA, l’engin peut s’accrocher facilement derrière un écran. Les modèles équipés de stockage sont tous livrés avec un Windows 11 préinstallé.

Sur le site de la marque, le MiniPC est disponible dans trois versions, veillez à bien sélectionner une prise d’alimentation Europe.

Dans le premier cas, pour le modèle barebone vous pouvez retirer 20€ de votre panier avec le code proposé. Les frais de port sont gratuits et les expéditions de GMKtec sont faites après un passage par les entrepôts allemands de la marque.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

GMKtec NucBox M6 Ultra : Ryzen 5 7640HS – GMKtec
Mini-Score : C Mini-Score : C + distribution certifiée
+ Epedition Europe
+ larges évolutions techniques
+ connectique confortable
+ livré prêt à l’emploi (sauf barebone)

–  SAV Chine et garantie 1 an
– design OEM
– coque plastique
– ventilation mal positionnée

GMKtec NucBox M6 Ultra : le MiniPC Ryzen 5 7640HS en promo © MiniMachines.net. 2025

Minisforum N5 Air : un NAS très complet sous Ryzen 7 255

16 janvier 2026 à 16:09

Le Minisforum N5 Air est le troisième modèle de cette série chez le constructeur. Une version « Air » qui doit son nom à un changement mineur de son équipement technique probablement en lien avec la hausse des tarifs des composants.

Si on observe la fiche technique d’un Minisforum N5 Air et d’un Minisforum N5, on ne verra pas de différences à priori. Même processeur AMD Ryzen 7 255 en 8 cœurs épaulé d’un circuit Radeon 780M, même proposition de stockage évolutif avec 5 baies 3.5″ SATA 3.0 compatible avec des unités 2.5″. Même nombre de ports M.2 avec trois unités NVMe PCIe 4.0. Un support de mémoire DDR5 avec deux slots SODIMM jusqu’à 96 Go.

Tout semble parfaitement identique, sauf que le nouveau Minisforum N5 Air ne propose que 64 Go de stockage de base pour son système d’exploitation installé sur un M.2 2230. Alors que les Minisforum N5 et N5 Pro embarquent 128 Go sur ce poste. Autre petite nuance importante, le modèle Air est lancé à 539€ en barebone alors que le N5 classique, quand il est disponible, est proposé en promo à 659€ dans les mêmes conditions. On a donc une différence de prix importante pour 64 Go de stockage en moins.

Un Minisforum N5 Air plus léger

Pour le reste, les machines sont identiques mis à part un détail assez anecdotique. Les N5 et N5 Pro sont proposés avec une coque en métal qui porte leur poids à 5Kg. Le Minisforum N5 Air fait exactement les mêmes dimensions mais avec une coque en ABS. Ce qui le rend plus léger avec 4 Kg sur la balance. Évidemment, le poids plume d’un NAS n’est pas un très bon argument, ce n’est pas le genre de machine que l’on va déplacer tous les jours. Mais cela explique en partie la baisse du prix de ce nouveau modèle.

Minisforum N5 Air

Minisforum N5 Air

Le Minisforum N5 Air est disponible sur le site français de la marque à partir de 539€ en version barebone avec 64 Go de SSD de base mais sans mémoire vive. Une version 16Go de DDR5-5600 + 64 Go de stockage est proposée à 719€… ce qui est malheureusement assez intéressant en ce moment puisqu’il s’agit des prix du marché. Le MiniPC est garanti 2 ans et sera livré depuis un entrepôt Européen.

Voir l’offre sur Minisforum

 

Caractéristiques

N5 Pro N5 N5 Air
Prix de vente À partir de 1199€ À partir de 659€ À partir de 539€

Processeur

AMD Ryzen AI 9 HX PRO
2 cœurs / 24 threads
jusqu’à 5.1 GHz
AMD Ryzen 7 255
8 cœurs / 16 threads jusqu’à 4.9 GHz
AMD Ryzen 7 255
8 cœurs / 16 threads jusqu’à 4.9 GHz
Circuit graphique AMD Radeon 890M AMD Radeon 780M AMD Radeon 780M
NPU Jusqu’à 50 TOPS N/A N/A
Mémoire vive DDR5-5600 SO-DIMM x2
(ECC pris en charge)
jusqu’à 96 Go
DDR5-5600 SO-DIMM x2 (non ECC)
jusqu’à 96 Go
DDR5-5600 SO-DIMM x2 (non ECC)
jusqu’à 96 Go
Stockage 5 x HDD 3.5″/2.5″ SATA 3.0
1 x M.2 NVMe SSD 2230/2280/22110 PCIe 4.0 x1
2 x U.2/M.2 NVMe SSD 2280/22110 PCIe 4.0 x1 et x2
RAID 0/1/5/6
Livré avec 128 Go M.2 2230
5 x HDD 3.5″/2.5″ SATA 3.0
1 x M.2 NVMe SSD 2230/2280/22110 PCIe 4.0 x1
2 x U.2/M.2 NVMe SSD 2280/22110 PCIe 4.0 x1 et x2
RAID 0/1/5/6
Livré avec 128 Go M.2 2230
5 x HDD 3.5″/2.5″ SATA 3.0
1 x M.2 NVMe SSD 2230/2280/22110 PCIe 4.0 x1
2 x U.2/M.2 NVMe SSD 2280/22110 PCIe 4.0 x1 et x2
RAID 0/1/5/6
Livré avec 64 Go M.2 2230
Connectivité sans fil N/A N/A N/A
Contrôleur Ethernet 10GbE (AQC113)
5GbE (RTL8126)
10GbE (AQC113)
5GbE (RTL8126)
10GbE (AQC113)
5GbE (RTL8126)
LEDs Statut x1
Réseau x2
HDD x5
Statut x1
Réseau x2
HDD x5
Statut x1
Réseau x2
HDD x5
Sortie vidéo HDMI x1 (8K@60Hz / 4K@144Hz)
USB4 x2
HDMI x1 (8K@60Hz / 4K@144Hz)
USB4 x2
HDMI x1 (8K@60Hz / 4K@144Hz)
USB4 x2
Sortie audio HDMI x1
USB4 x2
HDMI x1
USB4 x2
HDMI x1
USB4 x2
Entrée audio N/A N/A N/A
Ports I/O USB4 x1
USB 3.2 Gen2 x1
HDMI 2.1 x1
OCuLink x1
10GbE x1
5GbE x1
USB 2.0 x1
PCIe x16 (4.0 x4)
USB4 x1
USB 3.2 Gen2 x1
HDMI 2.1 x1
OCuLink x1
10GbE x1
5GbE x1
USB 2.0 x1
PCIe x16 (4.0 x4)
USB4 x1
USB 3.2 Gen2 x1
HDMI 2.1 x1
OCuLink x1
10GbE x1
5GbE x1
USB 2.0 x1
PCIe x16 (4.0 x4)
Autres fonctionnalités Bouton alim LED, reset, Kensington, haut-parleur Bouton alim LED, reset, Kensington, haut-parleur Bouton alim LED, reset, Kensington, haut-parleur
Alimentation DC 19V / 14.73A – 280W DC 19V / 14.73A – 280W DC 19V / 14.73A – 280W
OS supportés MinisCloud OS / Windows 11 Pro / Linux MinisCloud OS / Windows 11 Pro / Linux MinisCloud OS / Windows 11 Pro / Linux
Dimensions 199 × 202 × 252 mm 199 × 202 × 252 mm 199 × 202 × 252 mm
Poids 5 kg 5 kg 3.98 kg

Les Minisforum N5 Desktop NAS à nouveau en promo 📉

Minisforum N5 Air : un NAS très complet sous Ryzen 7 255 © MiniMachines.net. 2025

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : l’étrange IA de monsieur Upton

16 janvier 2026 à 13:40

L’AI HAT+ 2 est une nouvelle solution destinée à proposer des fonctions d’Intelligence Artificielle aux cartes Raspberry Pi 5. L’extension est pensée pour fonctionner sans consommer trop de ressources et localement. Elle fonctionne avec un NPU plus performant que les précédentes versions et elle est pensée pour prendre en charge aussi bien des applications de détection d’objets que de piloter des LLM.

Raspberry Pi AI HAT+ 2

L’extension Raspberry Pi AI HAT+ 2 m’apparait toutefois assez étrange, car si elle proposera plus de fonctions, elle ne semble pas du tout révolutionner les possibilités offertes par la carte de base qu’est la Pi 5. La nouvelle venue embarque bien un NPU Hailo-10H qui développe 40 TOPS d’inférence INT4. Elle est également proposée avec un module de 8 Go de mémoire vive LPDDR4x soudé. Ce qui lui donne un prix assez élevé, probablement à cause de la mémoire vive qu’elle embarque. On la trouve en Europe aux environs de 140€.

Sur le papier, le jeu en vaut la chandelle. L’ajout de la mémoire vive dédiée permet de ne pas venir amputer la mémoire vive de la carte Raspberry Pi 5. Avec 8 Go, on peut monter plusieurs modèles de LLM basiques directement sur cette mémoire et donc les exploiter en laissant tranquille ceux du système Linux embarqué. L’idée étant également de pouvoir profiter des compétences combinées des deux puces assemblées. La Broadcom du Raspberry 5 et la Hailo-10H de son HAT.

HAilo met en avant plusieurs LLM compatibles avec cette formule. Des modèles « basiques » avec 1.5 milliards de paramètres. On parle ici de DeepSeek-R1-Distill, de Llama3.2 et des séries Qwen2.5-Coder, Qwen2.5-Instruct et Qwen2. Et les résultats proposés ont l’air assez bons en termes de vitesse de traitement, comme le montre la vidéo en intro de ce billet. Les usages de ces LLM sont très variés : du chatbot à la rédaction de courriers, du traitement de données comme l’organisation de tableaux et même la promesse d’une aide au code. Et cela toujours en usage totalement local.

En pratique, pour avoir essayé ces LLMs avec d’autres matériels, les résultats proposés ne sont pas extraordinaires. Voir médiocres. Certains traitements simples sont excellents comme la fabrication de tableaux ou la mise en forme de données. D’autres sont simplement mauvais avec des informations erronées, des réponses hallucinées et des résultats souvent tellement catastrophiques qu’on passe plus de temps à vérifier ce qui est proposé qu’à rédiger la réponse sans aide… Les options de traduction Llama3.2, par exemple, sont assez ridicules. Les contresens sont nombreux, certaines formulations classiques sont comprises de travers et l’utilisation de  simples métaphores provoquent fréquemment de vrais fous rires.

Mais ce n’est pas vraiment le plus gros problème de cette proposition. On peut très bien imaginer l’intérêt de ce que propose ce Raspberry Pi AI HAT+ 2 ailleurs. Il y a quelques années, je vous expliquais pourquoi monter un cluster de Raspberry Pi était intéressant. Non pas parce que monter 10 cartes de ce type permettait une alternative à un véritable serveur beaucoup plus couteux. Non, plutôt de se faire la main sur ce type d’infrastructure. Un moyen de simuler le déploiement d’outils de supervision sur un matériel réel et très formateur. Il en est de même ici : la carte va permettre d’apprendre à piloter ce type de solution IA et donc de mener à bien des projets. D’acquérir de l’expérience et pouvoir en répliquer la logique sans avoir à acheter ou à louer des serveurs hors de prix.

D’un point de vue pratique, le Raspberry Pi AI HAT+ 2 embarque un Hailo-10H, un NPU plus puissant que les NPU Hailo-8 précédents. Ce qui lui offre deux autres avantages en plus de sa mémoire vive embarquée. Il est plus rapide en traitement et il est capable de piloter un LLM en plus d’un traitement de flux vidéo en même temps. L’extension reprend le format des modèles précédents. On a d’abord eu droit à un HAT Raspberry Pi AI Kit développant 13 TOPS sous Hailo 8L en juin 2024, puis, en octobre de la même année, à deux autres modèles : un en 13 TOPS toujours sous Hailo 8L et un en 26 TOPS avec le choix d’un Hailo 8

Toutes se ressemblent physiquement. Les extensions se montent grâce à des entretoises par-dessus la carte RPi5 en s’appuyant sur ses broches GPIO. Le  Raspberry Pi AI HAT+ 2 ne les exploite pas mais ne fait que les reporter un étage plus haut pour que l’utilisateur puisse les connecter. La liaison entre le NPU et la carte de base se est possible par la classique nappe fournie. L’extension nécessitera absolument la mise en place d’un système de refroidissement passif : la puce devra être couverte par un petit dissipateur en aluminium fourni. Il faudra également prévoir un peu d’aération au-dessus de celui-ci pour une intégration dans un projet. 

Je n’ai pas de Raspberry Pi AI HAT+ 2 sous la main mais Jeff Gerling en a reçu un et ses conclusions sont assez claires. Les performances apportées par l’extension ne sont pas révolutionnaires. À vrai dire, le Hailo-10H est moins performant dans tous les usages que le SoC Broadcom du Pi 5 quand il est également épaulé par 8 Go de mémoire vive LPDDR4x…

La seule différence vient de l’efficience de la solution externe qui consomme moins de watts pour arriver au même résultat, même si elle le fait plus lentement. Cela est lié à la consommation générale plus importante de la puce Broadcom qui n’est pas explicitement spécialisée dans le calcul d’IA.

Le plus gênant reste cependant que l’usage de ces modèles de LLM très léger reste indéniablement médiocre. La vidéo de Jeff est on ne peut plus claire. Les résultats proposés ne sont pas utiles. C’est très mignon de proposer une extension qui va pouvoir les embarquer, mais au-delà de la phase d’installation et de l’apprentissage des usages du dispositif, leur exploitation est finalement contre productive. 

C’est pour moi le syndrome du « piano désaccordé ». Vous allez apprendre le solfège, maitriser la technique des accords et même apprendre à jouer par cœur des morceaux sur votre piano totalement désaccordé. Mais jamais vous ne vous enregistrerez dessus, pas plus que vous donnerez un récital avec. Ces petits LLM sont là pour se faire la main et apprendre leur mécanique d’installation pour le jour où vous devrez travailler sur un grand modèle. Ce jour-là, vous donnerez votre récital sur un magnifique piano à queue en provenance d’un grand fabricant. C’est-à-dire un LLM beaucoup plus complet et riche en paramètres monté sur une machine autrement plus chère.

Jeff est tout aussi perplexe que moi

C’est tout le paradoxe de cette offre de Raspberry Pi. Un Pi 5 avec 16 Go de mémoire vive sera finalement plus compétent que cette extension avec 8 Go dédié. A la fois en vitesse mais aussi et surtout en pertinence des résultats. Reste la possibilité de fabriquer votre propre LLM en l’entrainant vous-même. Dans ce cas précis, l’extension pourrait avoir tout son sens. Mais il ne s’agit plus ici d’un emploi « out of the box » du HAT. Plutôt d’un travail de longue haleine avec des besoins extrêmement spécifiques et souvent le besoin de matériel supplémentaire autrement plus cher pour conduire cet entraînement.

Le principal intérêt du Raspberry Pi AI HAT+ 2 est donc ailleurs

La gestion des VLM ou « modèle vision-langage » est excellente avec le Hailo-10H. Il s’agit de faire analyser ce que voit le système avec une caméra pour en déduire des choses en langage naturel. Les précédents modèles d’extensions IA de Raspberry Pi étaient déjà capables de multiples choses du genre : compter des personnes dans une pièce, reconnaitre des objets, lire des plaques d’immatriculation ou faire des statistiques de trafic routier.

Le module Raspberry Pi AI Camera

Le module Raspberry Pi AI Camera

La nouvelle extension permet de voir le monde et de reconnaitre des objets en temps réel avec une vitesse assez impressionnante. On pourra analyser une scène vue par l’oeil d’une webcam et en dresser le listing en format texte. Il sera par exemple possible de faire réagir le système si certaines correspondances sont trouvées dans une liste. Un lecteur est, par exemple, en train de monter un système qui analyse les entrées et sorties devant une de ses ruches dans l’espoir d’entrainer une IA pour reconnaitre et différencier ses abeilles d’éventuels prédateurs comme le frelon asiatique. Son objectif étant de pouvoir les chasser en les aspergeant dès qu’ils seront reconnus. Ce travail est fait grâce à une solution Raspberry Pi AI Camera. Module à 80€ et qui fonctionne déjà extrêmement bien. Son NPU permet un traitement VLM à 30 images par seconde. Ce type de traitement très spécifique est impossible pour la puce Broadcom seule à cette vitesse. On tournera au mieux à 1 ou 2 images par seconde. 

Ce qui sera donc intéressant, ici, est la capacité de cette extension à ouvrir la porte à un pilotage des deux usages en parallèle. Par exemple la vision et l’identification d’objets et le traitement de ces données par un LLM. Une fois bien entrainé, on peut imaginer une solution assez simple de vérification visuelle et la gestion d’un rapport synthétique de cette analyse.

Raspberry Pi AI HAT+ 2

Raspberry Pi AI HAT+ 2

Pour le moment la partie logicielle semble en retrait pour cette extension et je suppose que cela a tout à voir avec la nouvelle vision de Raspberry Pi. La fondation des débuts est désormais remplacée par une société classique qui se préoccupe plus de ses clients industriels que des simples particuliers. Or ces clients professionnels  vont trouver très rapidement un intérêt à ce type de produit qu’ils vont entrainer pour des tâches hyper spécifiques. Les particuliers, de leur côté, ont pour la majorité besoin d’une solution clés en main qui n’existe pas pour le moment. 

Quand un industriel va construire une machine qui exigera le suivi d’un protocole ou la présence de certains éléments avant son actionnement, on comprend tout l’intérêt de ce type de produit. Un ascenseur qui ne doit pas accueillir plus de x personnes refusera de se mettre en marche s’il en détecte une de plus. Un vendeur qui veut une vérification de la présence de l’ensemble des produits d’une commande dans un colis pourra coller une caméra sur un tapis roulant et analyser en temps réel la correspondance des produits vendus par rapport à la liste de colisage. Des milliers d’usages professionnels sont imaginables avec ce Raspberry Pi AI HAT+ 2.

L’exemple donné par Hailo pour une exploitation des LLM et VLM en parallèle avec ses puces 10H est assez parlant. La marque met en avant un système de caisse autonome qui va surveiller ce que l’utilisateur fait, ce qu’il pose dans son panier et ce qu’il paye. Tout cela pour contrôler et déduire si le client n’oublie pas de payer des produits. C’est quelque chose de très spécifique qui demandera des aménagements précis et une programmation sur mesure. Les industriels n’ont donc pas besoin d’un développement logiciel, ils vont s’en charger eux-mêmes. 

Les particuliers, quant à eux, vont devoir attendre que les solutions fonctionnent, soit parce que Raspberry Pi proposera des mises à jour, soit parce que Hailo s’en chargera. Aujourd’hui, la cohabitation VLM et LLM sur l’extension ne semble pas fonctionnelle. Peut-être que la solution viendra des utilisateurs et développeurs chevronnés toujours très présents sur la plateforme. Dans quel délai et avec quelles performances ? Impossible à dire.

Il y a sans doute plein de choses à imaginer avec ce kit Raspberry Pi AI HAT+ 2 et la combinaison des deux IA peut avoir beaucoup de sens. En robotique par exemple, on peut très bien imaginer des prises de décision ou d’adaptation à l’environnement grâce à cet équipement local et peu gourmand en énergie. Mais pour les usages qui ne mixent pas ces deux univers LLM et VLM, il paraît plus utile de choisir entre un duo Raspberry Pi 5 16 Go pour le premier et Raspberry Pi 5 8 Go associé à une Raspberry Pi AI Camera pour le second.

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : l’étrange IA de monsieur Upton © MiniMachines.net. 2025

Asus ExpertCenter PN55 : un NUClike au parfum Ryzen AI

16 janvier 2026 à 11:16

Equipé de processeurs Gorgon Point d’AMD, le nouvel Asus ExpertCenter PN55 reste très compact et performant. Pensé pour de multiples usages, il propose le profil parfait pour une intégration en entreprise.

La minimachine ne mesure que 13 cm de côté pour 3.4 cm de haut, dans la prolongation des précédents MiniPC de cette gamme chez Asus. L’ExpertCenter PN55 est en effet l’évolution logique des PN54 sous Ryzen AI 300 lancés il y a tout juste un an pour le CES 2025. Puis repris dans une version Hawk Point en PN54-S1 en octobre dernier.

ExpertCenter PN55

ExpertCenter PN55

L’Asus ExpertCenter PN55 compte sur l’ajout à cette gamme de puces plus rapides avec la possibilité de choisir des solutions Ryzen AI 400 allant jusqu’au Ryzen AI 9 HX 470. Une puce 12 cœurs Zen5 et 24 Threads composée de 4 cœurs Zen5 et 8 cœurs Zen 5c dans un TDP oscillant entre 15 et 54 W. Une solution qui profite d’un excellent circuit graphique AMD Radeon 890M avec 16 cœurs et un NPU XDNA2 développant 55 TOPS. 

Le MiniPC sera également proposé en version Ryzen AI 5 430 et Ryzen AI 7 445. Des modèles qui ne seront donc pas franchement plus rapides que ceux de l’année passée

ExpertCenter PN55

On retrouvera à bord de belles capacités d’évolution avec deux slots SODIMM de DDR5-5600 capables d’accueillir jusqu’à 96 Go de mémoire vive. Les possibilités de stockage sont réduites au minimum avec un unique port M.2 2280 en NVMe PCIe 4.0. Un module sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est aussi présent.

Le refroidissement est, semble-t-il, très latéral avec deux larges ouïes d’aération sur les côtés de l’engin pour laisser de l’air s’évacuer. En dessous de la machine, on découvre une large ouverture destinée à aspirer de l’air frais. On notera au passage un système de fixation VESA mais aussi la possibilité d’ouvrir l’engin sans outil.

Un loquet et une gâchette permettront de libérer facilement la plaque inférieure pour faire face à la mémoire, au stockage et à la carte sans fil. Cette option est limitée par la présence d’un antivol qui bloquera l’ouverture.

ExpertCenter PN55

L’Asus ExpertCenter PN55 propose une connectique complète et une option idiote

La connectique est plutôt complète avec en face avant deux ports USB 3.2 Type-A et un port USB Type-C de même capacité ainsi qu’un jack audio combo 3.5 mm. Un petit bouton au centre abrite un petit micro. Asus poursuit l’exploitation d’un double bouton en façade. A gauche le bouton de démarrage de la machine très classique, à droite, l’option totalement imbécile d’un bouton « Copilot ». Je ne comprends toujours pas l’intérêt de ce bouton.

J’imagine que pour Asus c’est une économie, parce que Microsoft va sponsoriser le bouton et une partie du marketing pro d’Asus derrière. Mais pour l’utilisateur, cela n’a aucune espèce d’intérêt. Encore une fois, qui va lâcher sa souris pour appuyer sur le bouton de son MiniPC souvent planqué derrière son écran en VESA alors que l’icône Copilot est désormais partout sous Windows 11. La bonne question serait d’ailleurs plutôt : qui va cliquer sur Copilot tout court ?

Asus explique en gros « le bouton sert à activer Copilot et donc à poser une question orale à la machine »… Ce que j’aimerais BEAUCOUP voir en pratique dans un Open Space. Le souci de ces engins, c’est qu’ils sont employés là où les entreprises manquent de place en général. Dans des lieux comme des bureaux partagés, où plusieurs collaborateurs vont travailler côte à côte. Quelle espérance de vie aurait un collègue qui se mettrait à interroger à l’oral son poste de travail sous Copilot pour lui demander la météo, de lancer une recherche quelconque ou à connaitre l’heure à laquelle il est censé prendre son train ? Elle ne serait pas énorme à mon avis. Ses « collègues » seraient ravis de lui expliquer comment bien se comporter en groupe. Surtout si cela suppose que le MiniPC lui réponde ensuite via des haut parleurs…

Au-dessus du châssis, on distingue par contre, un lecteur d’empreintes digitales bien utile pour une identification facile de son poste.

Sur la partie arrière, on retrouve un USB4 avec signal DisplayPort, deux sorties DisplayPort 1.4, une sortie HDMI 2.1, un USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Type-A, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et un jack d’alimentation. L’ Asus ExpertCenter PN55 est alimenté par un bloc secteur de 120 watts. Sur le côté droit de la minimachine, on distingue la présence de son Antivol type Kensington Lock.

Asus ExpertCenter PN55 : un NUClike au parfum Ryzen AI © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 15 janvier 2026 Actualités numériques

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15 janvier 2026 à 16:03

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15 janvier 2026 à 15:36

Je fais remonter cette promo suite à un message de Geekbuying qui me prévient : « Touroll MA2 is currently priced at €699, the same as our Black Friday offer, with a price adjustment planned to increase for February. » On retrouve donc la promo du Black Friday mais surtout l’annonce d’une remontée du prix de ce vélo dès la fin du mois de janvier.

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