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AMD « Little Phoenix », une puce sur mesures pour les Console PC

24 juin 2022 à 17:00

« Little Phoenix » est un nom de code non officiel, il s’agit ici de pures spéculations basées sur des fuites et étayées par de multiples sources. Cela reste néanmoins à prendre avec de grosses pincettes. Ce nouveau processeur prendrait la suite de la solution AMD Aerith présente dans la console-PC Steam Deck de Valve. Cette nouvelle puce devrait apparaitre fin 2023 ou, au pire, en 2024. Elle pourrait avoir un public plus large que la solution actuelle.

AMD a réservé Aerith à la solution Steam Deck. Offrant à Valve un outil à la mesure de ses ambitions pendant que ce dernier portait un système d’exploitation Steam OS au devant de la scène. Little Phoenix pourrait suivre la même voie en se réservant à une console Steam Deck 2 plus puissante que Valve a déjà annoncée ou largement ouvrir ce marché en étant proposé à plus de marques. Et au vu du foisonnement actuel de solutions, cela pourrait faire mouche. D’autant que ni Intel ni Nvidia ne semblent avoir pour le moment de solutions pour  se positionner en face de ce type de puce.

Little Phoenix serait une solution déployée sur 4 coeurs profitant de l’architecture Zen4 d’AMD et d’une gravure en 4 nm. Cette base serait épaulée par un circuit graphique RDNA 3 composé de 8 coeurs. On ne connait pas la fréquence exacte de cette puce mais elle devrait avoisiner les 4 GHz en Turbo. Elle pourrait fonctionner dans un TDP souple et assez bas permettant à la fois une bonne autonomie et une intégration dans des formats très compacts. Little Phoenix devrait prendre en charge des formats de mémoire très rapides de type LPDDR5-6400 et LPDDR5X-8533. 

Bref un véritable outil pour concevoir des engins à la fois compacts et performants. Qu’il s’agisse de Consoles PC ou d’ultra-ultraportables comme le GPD Win Max ou autres. Bien entendu, on ne connait pas le tarif estimé de cette solution et d’ici à leur sortie, il devrait y avoir pas mal d’autres chamboulements sur le marché. On peut néanmoins espérer une proposition taillée sur mesures pour proposer de la performance ultra mobile, quitte à réduire les définitions d’écrans pour lesquelles ce type de solution serait adressée. On se doute qu’AMD ne voudra pas trop empiéter sur son marché gaming traditionnel et pourrait donc créer une puce adaptée à des engins spécifiques.

Mais pour autant, il n’a jamais été dans les habitudes de la marque de vérifier la destination de ses puces. Ses clients les obtiennent et fabriquent ce qu’ils veulent avec, aussi nous pourrions très bien voir des Little Phoenix dans d’autres machines que les Consoles-PC. Aerith a une carrière particulière du fait de son attache avec Valve et sa console. Little Phoenix pourrait avoir une carrière bien différente. Valve ayant montré des compétences limitées en terme de fabrication des consoles et étant plus intéressé par la distribution de jeux sur Steam OS. Opération bien plus rentable pour la société.

Au vu du succès des Consoles PC actuellement, la pression de grandes marques pour arriver sur  ce marché doit être relativement importante.

Source :  Moore’s Law Is Dead

AMD « Little Phoenix », une puce sur mesures pour les Console PC © MiniMachines.net. 2022.

Améliorez (facilement) la dissipation de votre MeLE Quieter2 ou 3

24 juin 2022 à 14:35

Une vidéo de PatriotAstro, un vidéaste habituellement concentré autour de la photo astronomique, nous montre comment améliorer la dissipation thermique des MeLE Quieter2 et MeLE Quieter3 basés sur le même principe de refroidissement.

Les MeLE Quieter sont des minimachines intéressantes. Elles proposent un Celeron différent suivant les générations et les dérivés lancés par le constructeur. On retrouve ainsi des Celeron J4125 au N5105. Des puces aux TDP assez bas entre 6 et 10 watts qui sont dissipés grâce à une plaque d’aluminium posée sur le processeur qui accumule et distribue la chaleur passivement sur une plus grande surface. La partie inférieure du châssis, que l’on peut ôter pour ajouter un SSD M.2 2280 NVMe ou SATA, participe également au refroidissement.

L’ensemble fonctionne bien mais peut monter assez haut dans les températures au fil du temps. Rien de vraiment problématique si l’on s’en tient aux usages logiques de cette minimachine mais qui peut être problématique à la longue si l’on s’intéresse à des usages plus complexes. C’est le cas de PatriotAstro qui se sert de la machine pour piloter des appareils de prise de vues astronomiques.

Il a donc fait un test assez intéressant en ajoutant simplement un dissipateur par dessus de châssis, pourtant en plastique, du Mele Quieter qu’il utilise. Il n’a pas ouvert le boitier, il n’a pas modifié celui-ci ni perdu sa garantie. Non il a juste posé un dissipateur par dessus la coque afin d’augmenter la surface d’échange de celle-ci. C’est évidemment pas du tout optimal puisque le plastique du boitier du MeLE sert ici d’isolant entre la plaque d’aluminium qui coiffe le processeur et le métal du dissipateur. Ce « tampon » doit accumuler lui même de la chaleur en masse avant de commencer à la redistribuer.

Intuitivement, on pourrait se dire que ce n’est pas une bonne idée – et personnellement j’ai toujours hésité à faire ce genre de chose en me disant que ce serait contre productif – et c’est là que la vidéo devient passionnante. Je reprends ses constatations en détails :

La phase initiale et normale de démarrage du système montre un engin qui grimpe immédiatement haut en température. Le lancement du système étant gourmand en ressources il pousse le processeur assez loin… Avant de descendre petit à petit à un peu plus de 50°C. Cette phase de 2 minutes est classique.

La phase suivante est intéressante. Le vidéaste pose le dissipateur directement sur l’engin et regarde son comportement. La température baisse immédiatement. Un épisode de travail un peu plus intensif sur les 13 minutes de cette phase, que l’on voit par une montée de la température et de la consommation de l’engin, n’ont pas d’effet notoire sur la température du processeur qui grimpe au maximum à 60°C. Sinon il redescend à 40°C, ce qui est ce que l’on obtient  en général avec un Celeron de ce type refroidi mécaniquement.

Suit une phase ou le dissipateur supplémentaire est retiré. Et il est étonnant de constater à quel point le système réagit rapidement. J’ai toujours pensé que l’inertie du plastique allait empêcher ce type de solution de fonctionner mais en pratique, sur cet engin du moins, il n’en est rien.

On constate que la température augmente immédiatement. Passant de 40 à 60°C puis  se stabilisant autour des 45°C au bout de 8 minutes. 

Vient ensuite le lancement d’une application de transmission vidéo. Rien de bien méchant en vérité. Il s’agit d’un logiciel qui permet au système d’afficher ce que voit le matériel astronomique sur l’écran. Le dissipateur supplémentaire est toujours absent et on voit la température monter jusqu’à 65°C en 2 minutes.

Une phase de 6 minutes de captures d’images s’en suit. Et on voit le processeur grimper régulièrement en température. Des 65°C de base, on arrive à 75°C. 

Vient ensuite une phase de test plus longue de 22 minutes, toujours sans dissipateur, qui stabilise la température du processeur entre 76 et 78°C. Rien de véritablement dangereux pour le système mais un chiffre assez élevé qui s’explique par le traitement intensif des images mais également par le fait que le MeLE doit les gérer en enregistrement. Chaque capture doit être sauvegardée sur le système et donc sur un SSD NVMe PCIe. Des solutions qui sont également génératrices de chaleur et qui doivent faire monter la température de base du boitier. Des degrés qui s’accumulent donc les un aux autres.

Minimachines-06-2022

Une pause de 3 minutes est faite pour rétablir une température plus normale. Le logiciel est coupé et  on constate que le processeur ne change pas spécialement d’état. La chaleur reste élevée.

Le dissipateur est ensuite redéposé sur le châssis du MeLE Quieter et on constate immédiatement une baisse de la température qui passe de 80°C pour se stabiliser autour des 65°C en 6 minutes. C’est un résultat assez impressionnant.

Les deux premiers tests sont ensuite répétés, en conservant le dissipateur supplémentaire sur le boitier. Et sur les 6 minutes du premier test on constate que la montée en température est bien moins rapide qu’avec la machine nue. Le processeur est 10°C moins chaud dans cette configuration.

Le second test de 22 minutes montre une température qui s’élève mais pour ne jamais dépasser les 70°C, là encore 10°C de moins que sans le dissipateur supplémentaire. 

En éteignant le programme de capture d’images, on constate une baisse rapide de la température pour revenir à 55-57°C en 8 minutes…

J’ai toujours vécu sur l’idée que ce genre de montage serait tout sauf utile. Que le plastique se transformerait en isolant et que le dissipateur n’aurait aucun effet en étant posé dessus. Pire, pour avoir vu du plastique fondre sur des portables dont le ventilateur était hors-service et le dissipateur rempli de poussière, j’ai toujours pensé que ce genre d’expérience allait tout simplement détruire ce type de machine. Cette expérience est donc une une bonne nouvelle pour tous les possesseurs de MeLE Quieter et autres solutions du même calibre. Il y a là un moyen assez simple de baisser la température de vos processeurs pour un investissement assez faible.

Je suppose qu’en recyclant un vieux dissipateur de processeur ou de carte graphique, on peut parvenir à des résultats. Peut être pas aussi impressionnants qu’ici mais avec un impact réel sur la puce embarquée. 

Attention cependant, ce qui fonctionnera pour un processeur à très faible TDP comme les Celeron et certains Pentiums, ne sera pas forcément vrai pour d’autres puces aux TDP plus élevés. Je doute qu’une solution fonctionnant en 45 Watts apprécie cette expérience et cela pourrait donc être contre productif. Dans tous les cas, je vous invite à faire des essais sous surveillance et à bien analyser le bénéfice obtenu suivant divers types de dissipateurs.

Vous pouvez également rechercher un dissipateur thermique adapté à votre engin, il y’en a des tonnes sur Amazon ou AliExpress (Ce modèle en 120 mm de long semble parfait pour un MeLE Quieter). Il suffit de mesurer la taille du châssis de votre machine et de chercher un modèle compatible. Je vous conseille d’utiliser un pad thermique entre le châssis et le dissipateur pour compenser les micro ailettes dessinées par MeLE dans le cas des Quieter.

MeLE Quieter3Q : une évolution vers le Celeron N5105

Source : FanlessTech

Améliorez (facilement) la dissipation de votre MeLE Quieter2 ou 3 © MiniMachines.net. 2022.

JSAUX présente un dock pour Steam Deck et d’autres accessoires

24 juin 2022 à 12:12

Proposé aux US à 39.99$, le Steam Deck Docking Station de Jsaux est une proposition très proche de celle de Valve. On retrouve un système permettant de positionner sa console debout, face à l’utilisateur, tout en lui apportant une connectique assez large.

A noter que l’offre de Valve a été améliorée par rapport à l’annonce de base et le nouveau dock, toujours pas disponible, devrait proposer 3 ports USB 3.0, un Ethernet Gigabit, un HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4. 

 

 

Le dock propose une surface adhérente pour retenir la console sans l’abimer. L’idée est d’offrir un usage facile qui ne nécessite pas de précautions particulières dans la durée. Combiné à un câble de rechargement coudé en USB Type-C, il offre une connexion facile et fluide.

Au dos de l’objet, on découvre un port USB Type-C 100 Watts que l’on connectera au secteur pour alimenter le dock et recharger la console. Le dock officiel de Valve annonce du 45 Watts de charge. A noter que ce port semble également capable de fournir une sortie vidéo en DisplayPort.

On retrouve également un port HDMI 2.0 pour déporter son signal vers un téléviseur ou un écran, deux ports USB pour connecter des accessoires tels qu’un clavier ou une souris afin d’utiliser le Steam Deck comme un PC. Un port Ethernet non documenté est également disponible sur le côté pour se connecter à un réseau filaire.

L’offre permet donc de retrouver presque tout ce que promet le dock de Valve… mais est déjà disponible à la commande.

La marque JSAUX propose d’autres accessoires pour la solution de Valve comme cette pochette Dock qui permet de jouer n’importe ou de ranger sa console à 29.99$.

Ou cette peau en silicone qui vient épouser la forme du Steam Deck à 16.99$.

A noter que si les frais de port sont offerts pour toute commande de plus de 30$ sur leur site, je n’ai vu aucune mention de règlement de taxes en amont. Il est donc fort possible que le transporteur vous taxe à l’arrivée si vous commandez et saupoudre le tarif de quelques frais de traitement supplémentaires…

JSAUX présente un dock pour Steam Deck et d’autres accessoires © MiniMachines.net. 2022.

2007-2022 : 15 ans de blog !

22 juin 2022 à 23:14

15 ans ! Le 22 juin 2007, je postais mon premier billet sur Blogeee.net. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, je poste toujours… Entre temps, on m’a expliqué à plusieurs reprises que les blogs étaient morts, que les netbooks étaient morts et même, à plusieurs reprises, qu’Intel, Apple, AMD et bien d’autres étaient morts… C’est que, 15 ans, c’est long en informatique !

Paul Cheptea

Illustration par Paul Cheptea

Je profite donc d’avoir toujours un blog pour remercier tous mes lecteurs dont certains me suivent depuis… 15 ans ! Je vous prépare quelques surprises pour bientôt. Des choses se trament en coulisses ! 

J’espère notamment pouvoir remettre en route la plateforme de tests du site, proposer plus de contenus et je pense avoir trouvé une solution pour y parvenir. Cela devrait apporter de nouveaux formats au site, des choses nouvelles avec des formules qui, je l’espère, seront originales et intéressantes.

Plus de nouvelles très bientôt !

Pierre.

2007-2022 : 15 ans de blog ! © MiniMachines.net. 2022.

L’Ogre Apple se goinfre avec 90% du marché PC sous ARM

22 juin 2022 à 16:24

Apple est désormais le meilleur vendeur de PC sous SoC ARM au monde. La marque a avalé la très grande majorité de ce segment. L’architecture est désormais au coeur de 9% des ventes de PC au global.

En 2021, Apple représente 90% des ventes de PC sous ARM annonce Sravan Kundojjala, analyste à Strategy Analytics. Les concurrents comme Acer, Dell ou HP qui ont proposé des solutions ARM sous ChromeOS ou Snapdragon pour Windows se partagent à eux tous les 10% restant. Cette situation était prévisible puisque d’un côté la grande majorité des Chromebook a petit à petit migré vers des solutions x86 chez Intel et AMD et de l’autre les expérimentations de Microsoft sous ARM se sont révélées désastreuses en terme de prix comme en performances.

MacBook Pro M1

L’arrivée des Mac M1 en 2020 a donc largement bousculé la donne. Avec des solutions rapides et d’une efficacité redoutable, retro compatibles avec la logithèque classique via une excellente émulation et proposant des fonctions avancées inconnues des générations précédentes, ces machines ont immédiatement su trouver leur public. Autant les aficionados classiques de la marque que de nouveaux clients intéressés par des fonctions étonnantes notamment en matière de création ou d’autonomie et de confort. Exactement ce que le public aurait été en droit d’attendre d’un système d’exploitation Microsoft sous ARM mais qui ne s’est jamais réalisé. 

Qualcomm semble vouloir poursuivre cette bataille avec l’annonce pour 2023 de SoC pouvant faire jeu égal avec les solutions d’Apple. On imagine qu’Apple poursuivra de son côté son travail d’optimisation et qu’après le M1 annoncé il y a peu, la marque continuera de faire évoluer ses offres. Ce qui laissera toujours une confortable avance technique aux puces ARM/Apple par rapport à la concurrence.

L’épine dans le pied des solutions Windows pour ARM est toujours la même. La comparaison entre l’offre classique sous x86 et l’offre ARM ne séduit pas. Les machines ne proposent pas grand chose de mieux sous SoC ARM que sous x86, sont vendues aussi chères voir parfois plus chères que l’offre concurrente. Elles repoussent également sans cesse leur promesse classique : « La prochaine génération fera aussi bien que l’architecture concurrente ». Promesse qui a été faite plusieurs fois et qui n’a jamais été tenue.

Avec presque 350 millions de PC vendus en 2021 et 80.5 millions au premier trimestre 2022, les parts d’Apple restent malgré tout assez faibles. Il s’est vendu 37 millions de Chromebooks l’année dernière et 5.1 millions de plus le trimestre passé. En face, Apple a proposé 7.2 millions de Mac pour 8.9% de parts de marché.

ARM occupe donc aujourd’hui un joli segment du marché PC classique… mais sans Microsoft.

L’Ogre Apple se goinfre avec 90% du marché PC sous ARM © MiniMachines.net. 2022.

Serpent Canyon : le nouveau NUC gaming sous Intel ARC A770M

22 juin 2022 à 14:40

Le NUC Serpent Canyon reprend la recette des minimachines gaming précédentes de la marque. Intel explore ici de nouvelles solutions en combinant dans un châssis compact un processeur Alder Lake Core i7-14700H et sa toute nouvelle gamme de processeurs graphiques Intel Arc 770M.

Dévoilé sur le réseau social Chinois Baidu, le nouveau NUC 12 Enthusiast ou NUC Serpent Lake continue la tradition de défrichage de la marque. C’est en effet cette gamme qui avait par exemple employé un processeur Kaby Lake-G qui mélangeait un processeur Intel et un circuit graphique AMD Radeon Vega dans le NUC Hades Canyon. Son prédécesseur, le premier NUC Skull Canyon annonçait le format du MiniPC orienté jeu. Ce nouveau venu marque l’histoire de la gamme avec une machine à nouveau 100% Intel.

Le NUC Serpent Canyon change un peu de format par rapport aux précédents modèles qui étaient plutôt peu épais et souvent disposés en largeur. On revient sur une solution un peu plus encombrante que l’on pourra positionner en hauteur grâce à un pied fourni ou conserver dans une position à plat avec un design adapté.

A l’intérieur, on découvrira donc un processeur proposant 14 coeurs, 6 coeurs Performance et 8 coeurs Efficients. Pour un total de 20 Threads et des fréquences pouvant aller jusqu’à 4.7 Ghz. Cette puce annonce un fonctionnement dans une enveloppe de base de 45 watts. Il faudra ajouter à cela la consommation du circuit graphique puisque le ARC 770M est le plus gourmand de la gamme mobile d’Intel avec un fonctionnement dans une fourchette allant de 120 à 150 Watts. En échange, les performances devraient être très confortables. Avec 32  coeurs Xe, 32 unités de ray tracing, 512 unités d’exécution et une fréquence pouvant aller jusqu’à 1.65 GHz. La solution graphique, affublée de 16 Go de GDDR6 devrait proposer un très bon niveau de performances.

Pour encaisser ces watts la solution retenue est évidente, l’augmentation du volume de l’engin en un châssis de 2.5 litres permet de proposer un système de dissipation plus imposant que les machines précédentes tout en restant plus « sage » que les modèles NUC 12 Extreme comme les Dragon Canyon qui occupent un espace de 8 litres. Intel a toujours su ménager un excellent ratio entre encombrement et bruit à l’usage sur ces engins, la nouvelle solution ne devrait pas déroger à cette règle.

On en sait plus sur la connectique proposée également puisque les images dévoilent les différents ports de la machine. En face avant, on constate que le lecteur de cartes SDXC est bien toujours présent, ce qui est une excellente nouvelle. Deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-A sont visibles dont un teinté de jaune qui doit correspondre à un modèle capable de charger un appareil même lorsque le PC est éteint. Un port jack audio 3.5 mm qui combine probablement sortie casque et entrée audio est également visible à côté d’un port Thunderbolt 4. Le bouton de démarrage est bien visible et je suppose que le second hexagone gris clair à côté du lecteur de cartes est un capteur infrarouge.

Sur la partie arrière, on découvre quatre autres ports USB 3.2 Gen2 Type-A supplémentaires, un port Ethernet 2.5 Gigabit, un second Thunderbolt 4, une sortie jack audio proposant une fonction SPDIF Optique, un port HDMI2.1, deux DisplayPort 2.0 et le jack de l’alimentation externe. Un port antivol est également présent.

Nous n’avons pour le moment aucune date de sortie ni aucun tarif pour ce NUC Serpent Canyon. Seule certitude, Intel compte bien le mettre en vente dès cette année.

Source : FanlessTech

Serpent Canyon : le nouveau NUC gaming sous Intel ARC A770M © MiniMachines.net. 2022.

Le DevTerm évolue vers le Compute Module 4

21 juin 2022 à 16:29

C’est en 2020 que l’on a découvert le DevTerm, une solution OpenSource « tout  en un » originale basée sur un petit écran associé à un clavier et une interface sur mesures. Livré sans cerveau, on pouvait lui ajouter un Compute Module 3 pour le faire fonctionner.

En début de l’année, une version baptisée DevTerm R-01 est apparue avec un nouveau cerveau puisque la solution basculait sous SoC Risc-V via un ajout proposé par la marque. Aujourd’hui, ClockWorckPi qui est derrière ce projet propose une nouvelle extension qui permettra de glisser un Raspberry Pi Compute Module 4 dans la solution. Ainsi, avec le même kit de base, ce sont trois évolutions possibles du même engin qui sont disponibles.

Le Compute Module 4 sur la carte d’extension sur la carte mère via un module type-SoDimm :)

La carte proposée permet de composer avec les différences techniques du dernier Compute Module et de le rendre compatible avec la carte mère de l’étrange appareil. Point important, le constructeur ne charge pas outre mesure la note de cet accessoire qui est proposé à 19$ seulement. Un prix sympathique pour une mise à jour des performances de l’ensemble. Surtout si l’on prend en compte la présence d’un petit dissipateur et d’une antenne d’extension pour le module Wi-Fi avec la carte.

Avec un SoC Broadcom BCM2711 quadruple coeur Cortex-A72 à 1.5 Ghz, le CM4 propose jusqu’à 8 Go de mémoire vive et un maximum de 32 Go de stockage eMMC en plus d’une connexion qui bascule vers du Wi-Fi6 et du Bluetooth 5.0. A noter qu’il vous  faudra choisir entre le stockage eMMC de votre Compute Module 4 ou le lecteur de cartes MicroSDXC du DevTerm, les deux entités de stockage ne pouvant pas cohabiter.

Le kit de base est toujours en vente a partir de 239 $ chez ClockworkPi et vous pouvez également acheter la carte mère de l’engin pour pour un prix de base de 39$. Le  seul souci sera de trouver un CM4 à un prix correct.

DevTerm : un portable rétro et OpenSource

Le DevTerm évolue vers le Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2022.

Geekom Mini IT8 : un nouveau MiniPC avec un vieux processeur

21 juin 2022 à 12:56

Enfin « nouvel acteur », pas vraiment. C’est d’ailleurs pour cela que je parle de cette marque. Le Geekom Mini IT8 est en réalité la première tentative d’un des grands fabricants de MiniPC actuels du marché de lancer un engin lui même. D’habitude, la marque construit des engins pour d’autres qui vont coller leurs logos dessus. Elle a donc simplement décidé de fabriquer et de distribuer ses propres machines.

 

Le Geekom Mini IT8 devrait donc logiquement vous faire penser à d’autres modèles puisqu’on a déjà croisé ce type d’engin chez d’autres « constructeurs ». Il s’agit d’un MiniPC très classique construit autour d’un processeur d’ancienne génération, un Intel Core i5-8259U. C’est une puce de huitième génération équipée d’un circuit graphique Intel Iris Plus 655 choisi pour sa disponibilité et son tarif généralement assez léger. On l’a croisé chez GMK avec le NucBox2, chez Miniforum avec le UM800 ou chez Beelink avec les SEI i5-8259U et GTI i5-8259U… Des machines sorties en début d’année 2021 et qui ont très bien fonctionné commercialement parlant jusqu’à aujourd’hui.

Le choix de recourir à cette puce assez ancienne permet de tirer les prix vers le bas en proposant un engin accessible tout en gardant un bon niveau de performances. Il s’agit d’un processeur gravé en 14 nanomètres pour un TDP de 28 watts. Le Core i5-8259U propose 4 coeurs et 8 threads dans des fréquences variant de 1.1 à 3.8 GHz. Avec 6 Mo de cache, il propose un circuit graphique Intel Iris Plus 655 assez performant.

 

Il est accompagné ici de 8 à 16 Go de mémoire vive DDR4 double canal sur deux supports SoDIMM. De 256 à 512 Go de SSD en M.2 2280 sur un slot acceptant des NVMe PCIe comme du SATA 3.0 et un emplacement 2.5″ SATA 3.0 pour un stockage supplémentaire. Une description qui correspond beaucoup aux machines listées ci dessus.

La connectique est assez complète avec en face avant un port USB Type-C et un port USB Type-A en USB 3.2 Gen2. Un bouton de démarrage et un port jack audio stéréo. Petit ajout supplémentaire, la présence d’un capteur infrarouge pour piloter la machine à distance via une télécommande.

Sur la face arrière, on découvre trois sorties vidéo avec un Mini DisplayPort, un HDMI 2.0 et un USB Type-C pour données et vidéo. Un port Ethernet Gigabit et deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A. L’alimentation en entrée est assurée par un jack 19 volts. Sur le  côté de l’engin, on découvre un lecteur de cartes SDXC. L’engin propose également du Wi-Fi5 et un module Bluetooth 4.2. L’engin pourra piloter jusqu’à 3 affichages en simultané

La ressemblance avec les NUC de générations antérieures est assez évidente et la marque ne s’est pas spécialement embêtée à imaginer un design très différenciant. On retrouve une large aération de chaque côté de l’engin et une extraction d’air chaud vers l’arrière. 

Le Geekom Mini IT8 est ventilé avec une solution capable de fonctionner 24H/24 et 7J/7 d’après le fabricant. Il peut également reprendre son fonctionnement après une coupure de courant. Il est livré sous Windows 11 Pro mais peut être exploité sous Linux sans soucis. Livré avec un adaptateur VESA, le MiniPC pourra facilement être caché derrière un écran ou un meuble.

La version 8/256 Go est annoncée à 429.89€ sur Amazon. Le modèle 16/512 Go est à 489.99€

L’engin est également disponible sur le magasin Allemand de la marque à 399€ en version 8/256 Go et 469€ la version 16/512 Go.

 

 

Geekom Mini IT8 : un nouveau MiniPC avec un vieux processeur © MiniMachines.net. 2022.

Lenovo ThinkStation P360 Ultra : une version musclée de la P360 Tiny

21 juin 2022 à 12:13

Plus massive et plus puissante mais toujours relativement compacte par rapport à l’idée que l’on se fait en général d’une station de travail. La Lenovo ThinkStation P360 Ultra passe à un volume de 4 litres avec un châssis de 22.3 cm de profondeur pour 20.2 cm de largeur et 8.7 cm d’épaisseur.

La version Tiny était déjà performante, la version Ultra l’est évidemment encore plus. A son bord, on retrouvera toute la gamme de processeurs Intel Core de douzième génération. Du Core i3 au Core i9 avec un maximum de 16 coeurs 125 Watts autour d’un chipset Intel W680. La partie graphique sera confiée à des solutions professionnelles Nvidia avec des cartes RTX A2000  12 Go de VRAM mais pourront aller jusqu’au RTX A5000 16 Go de VRAM dans la gamme mobile de la marque. Il sera également possible de ne pas choisir de carte graphique secondaire et de se contenter d’un chipset graphique Intel intégré.

Lenovo semble avoir travaillé au plus proche des équipes de Nvidia pour développer ce produit afin de tirer partie du maximum des capacités des circuits graphiques embarqués. Ils  seront évidemment inférieurs en vitesse aux solutions classiques de bureau sous la forme de cartes, ces versions mobiles sont moins véloces, mais promettront une excellente performance au vu du format proposé. Les tours des stations de travail de ce type sont, en général, des engins assez encombrants. Avec ce format « 4 litres » la Lenovo ThinkStation P360 Ultra peut se positionner facilement dans n’importe quel bureau.

La Lenovo ThinkStation P360 Ultra offrira des options permettant de monter à 128 Go de mémoire vive DDR5 via 4 slots SoDIMM. La partie stockage est confiée à deux slots M.2 2280 NVMe PCIe pour un maximum de 4 To par slot dans les options proposées par Lenovo. Une baie 2.5″ SATA 3.0 sera également disponible avec un un SSD de 1 To maximum vendu par la marque. A noter que les deux ports M.2 pourront fonctionner en RAID 0/1.

On retrouve d’autres attentions intéressantes dans cette machine avec, par exemple, en face avant deux Thunderbolt 4 et un USB  3.2 Gen 2 Type-A en plus d’un jack  audio combo. Sur la partie arrière, on retrouvera par défaut un double port Ethernet en 1 et 2.5 gigabit. Trois sorties vidéo DisplayPort et quatre ports USB 3.2 Gen2 Type A. Des options pourront permettre d’ajouter des ports supplémentaires avec des solutions HDMI, Série, réseau, Thunderbolt ou même VGA au besoin. Les sorties vidéo de la carte graphique optionnelle seront en plus.

L’engin proposera une connexion Wi-Fi 6 au travers d’un module Intel AX201 avec du Bluetooth 5.0 mais également du Wi-Fi 6E en AX211 en Bluetooth 5.2 avec une gestion vPro.

Prévu pour le début du mois de Juillet aux US, la Lenovo ThinkStation P360 Ultra est annoncée à partir de 1299$.

Lenovo ThinkStation P360 Tiny : une station de travail de poche

Lenovo ThinkStation P360 Ultra : une version musclée de la P360 Tiny © MiniMachines.net. 2022.

Lenovo Mozi : un étrange concept de PC projecteur portable

21 juin 2022 à 11:40

Aperçu sur les pages du site de récompense du Red Dot Design, le Lenovo Mozi est un objet assez étonnant dont on ne sait pas grand chose pour le moment. Il n’est même pas sûr qu’il soit un jour commercialisé.

L’idée de base est de proposer un matériel d’ordinateur portable dans un châssis contenant un vidéo projecteur à courte focale. Le Lenovo Mozi serait donc dépourvu d’écran mais pourrait être placé directement devant une surface de projection afin d’afficher son contenu. C’est un format hyper spécifique – et à mon avis peu pratique – qui peut avoir du sens pour certains usages. Ce type de vidéo projection permettrait d’avoir une belle diagonale en étant assez proche d’un support. Evidemment, la place disponible sur l’appareil lui même n’autorisera pas forcément l’usage d’un système d’éclairage haut de gamme et donc une luminosité extraordinaire.

Cette partie d’affichage est combinée avec un clavier rétractable pour piloter la machine intégrée. Ce clavier enlève encore un peu d’épaisseur au système de vidéoprotection  mais doit permettre une meilleure aération de la lampe. Le tout est intégré au sein d’un châssis qui embarque des composants que l’on imagine assez classiques.

L’idée est donc simple : on se déplace avec le Mozi, on se place devant un mur ou un support quelconque et on projette son affichage dessus pour travailler. L’usage d’une souris ou d’un pointeur de présentation semble quasi obligatoire. Le clavier est maintenu en place par des aimants. Une gestion du son est assurée avec une prise en charge d’un traitement Dolby Atmos par l’appareil.

Je trouve ce concept fort peu pratique. Il est bien présenté comme un ordinateur portable et non pas comme un accessoire de projection, ce que j’aurais trouvé plus pertinent. J’imagine très bien cet objet comme « tout en un » de vidéo projection à courte focale que l’on relie à son smartphone, sa tablette ou un autre ordinateur afin de prendre le contrôle et d’afficher le contenu pour le partager. Mais l’usage en tant qu’ordinateur portable me parait fort alambiqué. 

En déplacement, l’usage du Lenovo Mozi risque d’être compliqué pour un encombrement sensiblement égal à celui d’un portable classique. En train, dans une salle d’attente, chez un client dans une salle de réunion hyper lumineuse, le Mozi ne répond au final qu’a fort peu de cas de figure. Un portable classique sera bien plus polyvalent. Et, au vu des produits de vidéo-projection hyper compacts disponibles aujourd’hui, l’ajout dans son bagage d’un petit vidéoprojecteur en cas de besoin a beaucoup plus de sens.

Le Lenovo Mozi est une production de Hefei LCFC Information Technology Co, le principal centre de R&D de Lenovo. Il est donc fort possible qu’il ne s’agisse que d’un prototype sans réelle valeur commerciale. Les Red Dot Award n’engagent en effet aucune obligation de production des produits récompensés.

Source : Liliputing

Lenovo Mozi : un étrange concept de PC projecteur portable © MiniMachines.net. 2022.

Hisense Touch Lite : un autre baladeur à encre numérique

20 juin 2022 à 12:40

En mai 2021, le Hisense Touch était mis sur le marché avec, comme particularité, de proposer une interface d’écran à encre numérique pour piloter de la lecture audio. Juin 2022, le Hisense Touch Lite se propose de faire la même chose pour un peu moins cher… Problème, le prix public de ces engins n’a jamais été tenu à l’exportation.

Le Touch de l’année dernière était annoncé à 1599 Yuans soit environ 200€ avec 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Il se négocie en général autour des 340€ dans le meilleur des cas avec des frais de port exorbitants. Le nouvel Hisense Touch Lite est proposé au même tarif en importation voir même plus cher à 350€ pour un modèle moins bien équipé. Ce qui enlève tout intérêt au produit. Je ne sais pas si ces tarifs sont liés à des problèmes de stocks ou de disponibilité mais ils tuent littéralement tout appétit autour de ce concept de petit appareil à la fois capable d’afficher des documents en encre numérique et prévu pour la lecture de pistes audio.

Sur le papier, l’idée est bonne, ce Hisense Touch Lite propose un écran de 5.84″ très proche de ce que propose un smartphone dans son format. Il s’agit d’une dalle E Ink avec une lumière frontale ajustable en intensité et en couleur pour s’adapter à tout  environnement. L’engin dispose d’un SoC Qualcomm Snapdragon 460 et de 4 Go de mémoire vive puisqu’il embarque un Android 11 pour fonctionner. Une version du système développée expressément pour son usage avec des fonctions d’adaptation aux dimensions de l’objet et des outils de lecture d’eBooks comme de lecture audio. Mais une version qui n’aura pas droit aux services Google et donc au Play Store, il faudra se contenter de magasins d’applications alternatifs.

Mais là où le modèle de 2021 proposait 128 Go de stockage eMMC, le « Lite » n’embarque que 64 Go de stockage et c’est ce qui est censé le rendre plus attractif niveau tarif. D’autres détails techniques différencient les deux modèles. La batterie interne de 3000 mAh se recharge via un port USB 3.1 Type-C mais sur la version précédente il bénéficiait d’une charge rapide 18 Watts quand elle n’est plus que de 10 Watts cette année. 

Mais, pire encore, le nouveau modèle gomme tout le travail de décodage du son de la version 2021. Le Hisense Touch Lite n’a plus de DAC ES9038 ni d’amplificateur dédié ES9603 qui permettaient au modèle précédent non seulement de lire des fichiers en HiRes Audio 32 Bits et 384 kHz. Mais il ne saura plus non plus piloter de casque exigeant. L’argument en faveur de cette décision pourrait être le tarif et si le prix était vraiment sabré, à la rigueur je serais peut être ravi d’avoir un faux lecteur audio et une vraie liseuse de poche sous Android dans un joli châssis en aluminium. Mais uniquement si le prix se reflétait dans le produit. La marque annonce un prix officiel de 30€ de moins seulement entre les deux produits mais le modèle Lite se retrouve au final plus cher que le modèle de base en importation.

A 170€, le lecteur « MP3 » à encre numérique capable d’afficher des contenus numériques variés sur un écran 5.84″… pourquoi pas. A 350€ + 100€ de frais de port, non merci. Je suppose que Hisense n’a pas envie de gérer ce type de produit à l’international pour des raisons de langue. L’engin est uniquement disponible dans des interfaces anglaise et chinoise et que le régionaliser demanderait un effort financier que la marque ne veut pas assumer. C’est franchement dommage car je suppose qu’il y aurait un bon paquet de gens intéressés par ce format d’objet. Hisense pourrait même trouver un fonctionnement ouvert et des traducteurs fort peu chers en leur envoyant un modèle et un kit logiciel pour effectuer des traductions régionales.

C’est vraiment dommage, à mon sens, car il y a de la place sur le marché pour un engin de ce type, un lecteur audio avec une belle autonomie sous Android, c’est déjà une bonne idée. Mais un lecteur de livres à encre numérique de poche c’est encore mieux. Et peu importe si sa diagonale ne fait que 6″ si on peut changer rapidement les pages avec un petit bouton en le gardant à une main.

Mais proposer un lecteur audio sans puces de traitement audio digne de ce nom au prix d’un smartphone milieu de gamme…

HiSense Touch : un lecteur audio à encre numérique sous Android

Sources : GoodEReader et Liliputing

Hisense Touch Lite : un autre baladeur à encre numérique © MiniMachines.net. 2022.

Intel Camden County : l’ultraportable sauce NUC Compute Element

17 juin 2022 à 14:46

L’Intel Camden County est un ultraportable 13.9″ hyper abouti construit autour du système NUC Compute Elements. Vous savez les petites modules au format carte de 9.5 sur 6.5 cm et 6 mm d’épaisseur, interchangeables, qui permettent de passer d’un Celeron entrée de gamme avec 4 Go de mémoire vive à un Core i7-1185G7 avec 16 Go de mémoire vive double canal en quelques minutes.

Minimachines-09-2021

Camden County est donc le réceptacle de ces NUC Compute Element de la gamme « Elk Bay » au même titres que des solutions MiniPC plus classiques comme le Wave de Bleu Jour. Le portable d’Intel cherche ici à séduire les utilisateurs avec une assez large capacité d’évolution mais il dispose également de beaucoup d’autres atouts.

Pour commencer, il s’agit d’un ultraportable de 13.9″ qui a le bon goût de proposer une dalle en 3:2 de 3000 x 2000 pixels. Un affichage parfait pour de nombreux usages et en particulier les tâches productives ou de consultation. Il saura également afficher des contenus haute définition sans soucis.

L’encombrement de l’engin est particulier avec 22.94 cm de profondeur pour 30.36 cm de large. On est assez peu habitués à ces formats avec ce type de ratio en main mais il fonctionne plutôt bien. L’épaisseur de 16.55 mm à son point le plus haut en font un engin plutôt agréable et le poids de 1.5 Kg reste tout à fait raisonnable.

La dalle IPS est travaillée avec une colorimétrie 100% sRGB. Tactile, l’écran propose un rétro éclairage de 400 nits. Malheureusement, le prototype présenté à l’IT Partners n’était pas fonctionnel et je n’ai pas pu apprécier sa qualité.

Il s’agit d’un prototype d’Intel.

Outre le support NUC Compute Element qui embarque de la mémoire vive et un processeur, la machine propose en interne un port M.2 2280 et 2242 compatible à la fois avec des SSD NVMe PCIe x4 Gen3 et SATA3. On pourra donc également faire évoluer ce poste. La partie Wi-Fi est également intégrée à la carte Compute Element avec des modules Wi-Fi6 Intel AX201.

La connectique du Camden County est très complète, on retrouve à droite de l’engin un port Ethernet Gigabit rétractable, un premier port USB 3.2 Gen2 et un jack audio stéréo combo 3.5 mm classique. Un support Antivol Kensington Lock est également présent.

A gauche, un port USB 4.0 Type-C Thunderbolt 4, un seconde ports USB 3.2 Gen2 et une double sortie vidéo en MiniDisplayPort 1.4a et HDMI 2.0b pleine taille. Pas mal pour une machine de 16.55 cm d’épaisseur.

La partie multimédia n’est pas en reste avec une webcam intégrée au dessus de l’écran qui dispose d’un œilleton de sécurité pour empêcher son fonctionnement en l’obturant via une glissière. Elle est couplée avec un module Infrarouge pour une identification faciale sous Windows Hello. Quatre microphones sont également disponibles pour enregistrer votre voix et faire réagir un assistant personnel. Une paire d’enceintes stéréo est également intégrée à la machine.

Le Camden County propose un double support de saisie avec un pavé tactile en verre classique assez large et profond qui propose deux zones cliquables. mais également un petit joystick et trois boutons à la manière des Thinkpad de Lenovo pour piloter la machine quand on manque d’espace. La clavier est rétro éclairé, à membrane, il est à la fois silencieux et résistant aux projections d’eau. On note également en façade un petit panneau de LEDs RGB, sous le pavé tactile, qui pourra réagir à divers outils. Pour des signalements de vote assistant personnel, par exemple. Un lecteur d’empreintes est également disponible sur l’engin.

La batterie est une 77 Whrs avec un module de  charge rapide 65 Watts exploitant le port USB Type-C de l’engin. Enfin, l’ensemble peut piloter jusqu’à 4 affichages en simultané grâce aux ports Thunderbolt, HDMI et DisplayPort.

 

Intel Camden County : l’ultraportable sauce NUC Compute Element © MiniMachines.net. 2022.

Bleu Jour META : un miniPC industriel et fanless

17 juin 2022 à 12:37

Le Bleu Jour Meta est né suite à une demande de professionnels, encore en phase de test ce MiniPC est pensé pour accueillir des puces Core i7 aux TDP assez importants dans un format des plus compacts.

Le Meta emploie le format NUC mais revisite son châssis pour lui permettre de fonctionner sans ventilateurs. Sur le dessus du châssis en métal aux arêtes renforcées, on découvre une série d’ailettes qui vont augmenter la surface d’échange de la chaleur avec l’air ambiant. Si la taille globale de l’engin en prends un coup par rapport à une solution NUC classique, le résultat est un fonctionnement qui peut rester en permanence parfaitement inaudible.

En façade, on retrouve une disposition classique de NUC. Deux ports USB Type-A et un jack audio combinant casque et micro. Le bouton de démarrage est légèrement excentré, en relief, pour être plus facilement accessible au toucher..

Comme vous le voyez sur la photo, l’engin est livré avec des pattes permettant de le positionner facilement dans n’importe quelle position. Le Bleu Jour Meta propose une accroche DIN pour pouvoir être intégré à des tableaux de contrôle par exemple mais on pourra également l’accrocher à un mur ou tout autre meuble.

Sous l’engin, une autre série de pas de vis correspondent à des normes VESA ou industrielles pour d’autres possibilités d’accroche. L’idée étant de pouvoir embarquer le Meta facilement dans tout type de projet. La machine étant relativement peu sensible aux chocs puisque sans pièces mécaniques, elle pourra également fonctionner dans des solutions mobiles. Il faut donc penser en amont à un système de fixation performant.

La connectique arrière montre un équipement assez large et  qui s’adaptera aux différentes cartes NUC compatibles. On retrouvera ainsi deux autres ports USB Type-A, un port Ethernet, deux sorties HDMI et deux ports USB Type-C pouvant correspondre à divers type de connectiques. L’alimentation se fera au travers d’un jack à gauche ou d’une solution de bornier tel qu’on en trouve en général sur les rails DIN.

On retrouve également deux antennes Wi-Fi externes qui passeront le signal au delà de la cage métallique du châssis.

Sur le dessus de l’engin, on distingue nettement les quatre réserves faite dans les ailettes pour pouvoir positionner un petit ventilateur au besoin. C’est, paradoxalement, là encore une demande industrielle des mêmes qui cherchent une machine fanless. Suivant les implantations, l’engin pourra recevoir une solution de ventilation optionnelle pour pallier à des montées en températures trop importantes.

Si le châssis pourra dissiper sans soucis toute une gamme  de TDP – pour le moment non communiquée parce que encore dans une phase de test – il est prévu pour fonctionner dans un environnement précis. C’est à dire à une température ambiante maximale. Le souci étant que ce type d’engin, souvent coincé dans une armoire électrique, un meuble ou sous certaines conditions quand la température externe monte trop haut, le recours à une ventilation supplémentaire peut être nécessaire. Le Bleu Jour Meta saura donc prendre en charge une ventilation même si elle ne l’activera que quelques jours par an.

Pas de date de commercialisation pour le moment ni, évidemment, de prix.

Bleu Jour META : un miniPC industriel et fanless © MiniMachines.net. 2022.

Bleu Jour UNIC : un boitier pour carte Computer Element-H

16 juin 2022 à 16:25

UNIC, c’est avant tout un produit né d’une possibilité technique offerte par un industriel. Vous avez peut être déjà vu comment fonctionnent des machines qui manipulent des tiges de métal pour en tirer des formes, mais cela fait partie des robots industriels les plus hypnotisants qui soient.

Il s’agit de pousser un tube métallique dans une mâchoire pendant que des éléments vont le pousser, le tordre, le tourner et le plier pour faire naitre une forme à partir d’une simple tige. Cette technologie a un effet assez magique, surtout quand les robots sont très rapides dans leur manipulation, car on a vraiment l’impression de voir se construire un objet à partir de quasi rien. 

Un exemple de ce type de robot au travail avec une création qui ressemble un peu à ce que propose l’UNIC de Bleu Jour. La forme finale est totalement tirée d’un tube de métal et permet de créer des objets en volume. Pour l’anecdote, l’industriel qui réalise ce produit pour Bleu Jour est également un fabricant de… cintres.

Le résultat de cette réalisation est donc une tige d’acier, pleine, qui vient créer un châssis entièrement réalisé en métal. Si celui-ci doit participer à la dissipation de la chaleur dégagée par les composants internes, cela n’est pas un caloduc mais bien juste un élément de structure. Cela en fait, au passage, un engin très lourd. Le poids est véritablement sureprenant une fois en main.

Sur la façade, on retrouve une petit pièce de bois qui vient donner un contrepoint au « tout métal » de la solution. Connaissant Bleu Jour, il sera sans doute possible d’obtenir des finitions différentes sur ce poste puisqu’il s’agit ici d’un élément usiné assez basique. 

Si les deux exemplaires exposés étaient de prototypes, les finitions sont déjà bonnes et l’assemblage globale réussi.  les pieds qui surélèvent le châssis du sol sont, par exemple, des tiges de métal extrudées d’une manière différentes à plusieurs reprises. Des tiges métalliques viennent également resserrer l’ensemble et lui donner plus de structures en étant soudées sous le boitier.

A l’arrière, on retrouve une plaque métallique percée pour accueillir une carte Compute Element-H, celle des NUC Extreme. Au fond du dispositif, une carte d’accueil permettra de connecter l’ensemble et de profiter de sa connectique.

Une fois en place, on découvre un produit véritablement construit sur mesures pour accueillir ce type de carte avec une alimentation externe qui viendra se connecter en bas et, comme toujours chez Bleu Jour, une prise en compte de la problématique d’un module Wi-Fi connecté à des enceintes externes pour pallier à la barrière du châssis en métal.

Le résultat est un châssis vraiment très compact pour piloter ce type de carte Compute Element-H. Bien entendu, il ne sera pas possible de lui adjoindre une carte graphique supplémentaire mais la solution offrira un niveau de performances élevé dans un encombrement réduit. Le design particulier de l’ensemble ne plaira sans doute pas à tout le monde mais l’offre est très originale.

Pas encore de prix ni de date de commercialisation.

Intel Compute Element : Du projet à l’écosystème

Bleu Jour UNIC : un boitier pour carte Computer Element-H © MiniMachines.net. 2022.

La Anbernic Win600 en émulation Nintendo Wii

16 juin 2022 à 15:34

Testée sous divers jeux Wii, la console mobile Anbernic Win600 semble parfaitement à son aise. Cette solution entrée de gamme qui devrait aussi bien supporter Windows que SteamOS devrait être proposée à un des tarifs les plus abordables du marché.

Pour le moment, nous n’avons pas d’informations officielle ni aucune véritable fuite sur les caractéristiques de cet engin. On ne connait pas  la diagonale exacte de l’écran pas plus que son processeur embarqué. De faibles rumeurs parlent de Celeron 7305 ou d’AMD Mendocino mais sans aucune source sérieuse pour les appuyer. La mémoire vive comme le stockage ne sont pas mieux évoqués. Anbernic n’est pas connu pour ses montages très haut de gamme mais plutôt pour sa recherche de solutions low-cost sous ARM. Il est probable que pour cette première incursion dans le monde du x86, la marque ne cherche pas à venir jouer sur les plate-bandes des concurrents mais cherche plutôt une formule abordable.

Les jeux exécutés sont The Legend of Zelda: Skyward Sword, New Super Mario Bros et  Xenoblade Chronicles pour Wii. Le rendu semble efficace sur grand écran et le fait de pouvoir piloter des Nunchuck rend le tout assez agréable.

Pour rappel, on avait vu la même console tourner sous Windows 10 et SteamOS il y a quelques temps.

Mais également des titres émulés de PS2 et de PSP de manière plutôt satisfaisante. 

Si la marque arrive à maintenir la Win600 à un tarif abordable avec un bon niveau de finition et une autonomie convenable, la petite console pourrait faire son chemin sur le marché malgré une offre de plus en plus touffue de ses concurrents.

Anbernic Win600 : une console PC mobile en cours de développement

La Anbernic Win600 en émulation Nintendo Wii © MiniMachines.net. 2022.

CrowPi L : une nouvelle solution portable autour d’un Raspberry Pi

16 juin 2022 à 13:55

Le CrowPi L est un petit ordinateur portable d’apparence très classique mais qui, du haut de ses 11.6 pouces de diagonale, n’est que l’écrin d’une carte de développement Raspberry Pi 4 Model B. 

Minimachines-06-2022

Il y a probablement eu un léger moment de flottement particulièrement problématique durant les mois de confinement. Pendant que la production de composants était à l’arrêt, menant au chaos dans les lignes d’assemblage et de production et à la flambée des prix que l’on connait aujourd’hui sur les cartes Raspberry Pi. Pendant ce même temps, il me semble que des ingénieurs en électronique ont eu tout le loisir de réfléchir à des solutions novatrices au lieu de rester chez eux à tourner en rond, coincés par le confinement. Résultat des courses, on découvre des solutions hyper intéressantes comme ce CrowPi L aujourd’hui.

Minimachines-06-2022 

L’idée de base n’est pas nouvelle, construire un portable classique mais n’en garder que les éléments externes comme le clavier, l’écran, la batterie, le pavé tactile ou les haut-parleurs. Puis, à l’intérieur, aménager un espace pour pouvoir glisser une carte Raspberry Pi en lieu et place de « cerveau ». C’est à vrai dire la troisième itération d’une même équipe qui avait déjà lancé les CrowPi 1 et 2 par le passé. Mais, grosse nuance, le CrowPi L n’est plus lancé en financement participatif comme ses prédécesseurs mais disponible directement à l’achat et une distribution qui démarrera début juillet. 

Le nouveau CrowPi L vise le grand public tout en proposant des solutions éducatives avec des cours  de programmation à destination des débutants. Des cours pour apprendre à programmer un jeu, une introduction au Python puis des cours pour piloter des éléments externes livrés dans un kit.

Proposé à 203$ pièce sur Elecrow, il est livré sans sa carte de développement, ce qui pousse son prix actuel à un niveau assez élevé et inattendu. Pour commander une carte avec le kit, il faudra compter 150$ de plus quand elle devrait en couter 40…

Pour ce tarif, on a néanmoins un engin assez sympathique avec, pour commencer, un écran 11.6″ malheureusement en 1366 x 768 pixels. Même si il s’agit d’une dalle IPS aux angles larges, le recours à une solution FullHD n’aurait sans doute pas été un luxe superflu sur une diagonale de ce type. On retrouve un clavier – QWERTY – et un pavé tactile, une batterie de 5000 mAh offrant environ 3 heures d’utilisation, une webcam de 2 mégapixels, des enceintes stéréo et un jack audio 3.5 mm. La carte Raspberry Pi devra être montée par vos soins et un ventilateur viendra aider à compenser toute éventuelle chauffe. 

En option, un kit d’extension permettra de profiter des fameuses 40 broches de la carte Raspberry Pi pour des montages externes. L’équipe de Crowpi propose une solution baptisée  Crowtail Starter Kit à 51$ qui comporte divers éléments externes : capteurs d’humidité, à effet Hall, de lumière, boutons, LEDs, capteur infrarouge, petit écran LCD , moteur, servo et d’autres accessoires afin de développer des outils.

A découvrir sur Elecrow

CrowPi L : une nouvelle solution portable autour d’un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2022.

Kubb Mini : une série limitée taillée dans la masse

16 juin 2022 à 12:06

Petite star sous un écrin de plexiglass, le Kubb Mini reprend l’idée originale du Kubb de base mais la décline dans un format beaucoup plus compact. Avec 7 cm d’arête, ce petit cube d’aluminium sort directement d’une CNC qui le taille dans la masse pour qu’il puisse dissiper correctement ses composants.

     Bleu Jour Kubb Mini

Le Kubb Mini est construit autour d’un Celeron N5105 d’Intel, une puce qui annonce un TDP de 10 watts que les ailettes d’aluminium et la masse globale de métal vont encaisser de manière passive. Ce n’est pas la première fois que nous voyons un MiniPC de ce gabarit avec ce processeur mais dans les cas précédents, le GMTek NucBox 5 ou le ZX01 par exemple, ils étaient refroidis avec des ventilations actives.

Ici, le processeur quadruple cœur fonctionnant de 2 à 3.3 GHz qui propose 4 Mo de mémoire cache et surtout un circuit graphique Intel UHD embarquant 24 EU sera totalement passif. Et son principal intérêt, en plus de sa miniaturisation, sera sa capacité à faire tourner tout type de programme bureautique, d’outils de navigation ou de lire des fichiers multimédia sans un souffle. Le tout dans un encombrement vraiment minimaliste.

Bleu Jour Kubb Mini

Autour de ce processeur on retrouve 8 Go de mémoire vive LPDDR4 soudés sur la carte mère, au vu du format il aurait été difficile d’intégrer un slot de mémoire. Par contre, le stockage est confié à un SSD M.2 2242 qui embarquera 128 Go via une solution SATA 3.0. De quoi proposer des performances très correctes pour des usages basiques avec un chargement rapide des applications. Sous le  châssis, une plaque de métal maintenue par 4 vis qui viennent protéger les composants. On pourra accéder ici au SSD embarqué sur un slot M.2.

Bleu Jour Kubb Mini

La coque est percée de multiple parts avec, en façade, un double port USB 3.0 en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC et un LED pour signaler la bonne mise en route de l’objet qui, ne faisant aucun bruit, ne donnera aucun signe de fonctionnement autrement.

Bleu Jour Kubb Mini

A l’arrière, on retrouve un second duo de prises USB 3.0, un jack audio 3.5 mm combinant casque et micro, une prise HDMI et le bouton de démarrage tout à fait accessible mais positionné en retrait dans la masse d’aluminium pour ne pas le manipuler par erreur. Une prise USB Type-C servira à alimenter l’ensemble et deux antennes Wi-Fi externes permettent de percer la coque métallique qui ne laisserait passer aucun signal sans fil. Pas de port Ethernet sur cet engin, le nombre de ports USB 3.0 permettra d’ajouter un adaptateur au besoin.

A l’usage, sous un téléviseur par exemple, le Kubb Mini permettra de lire tout type de fichiers en UltraHD mais également de faire du streaming sans difficulté. Sans un bruit et dans un encombrement vraiment minimaliste. Un simple câble d’alimentation en USB, un câble HDMI pour se relier au téléviseur ou à un ampli A/V et un dongle USB pour piloter l’engin avec un clavier ou une télécommande et c’est parti. Pas besoin de plus.

Bleu Jour Kubb Mini

Kubb Mini : une série limitée pour des raisons très simples

Quatre heures, c’est le temps qu’il faut à la CNC d’une société Française partenaire de Bleu Jour pour usiner le châssis le Kubb Mini à partir d’un bloc d’aluminium de base. Cela fait très peu d’unités par jour pour un prix de revient assez élevé. Le souci étant que le fabricant des châssis ne peux pas réserver la production de ses machines uniquement à ces MiniPC. Si la demande est forte autour de ces produits, le petit PC pourra éventuellement être reproduit mais, à priori, on est bien parti pour une série limitée de 200 unités, 10 par année d’existence de Bleu Jour. Et si j’ai bien suivi les évènements au Salon IT Partners, la demande est déjà là et beaucoup de pièces ont été réservées.

Bleu Jour Kubb Mini

On distingue ici très nettement le passage de l’outil de fraisage de l’aluminium de la CNC sur le bloc de métal. Cette finition « brute » est volontaire sur ce prototype.

Le succès vient du format de l’objet mais également de son approche. Beaucoup des gens intéressés par la minimachine le sont parce que le Kubb  Mini fera un excellent prestataire technique pour faire des… salons. Autour du stand de Bleu Jour à l’IT Partners, une foule de professionnels qui font un bon paquet d’évènements par an et qui présentent leurs produits. Parfois grâce à des démos technologiques mais souvent en faisant tourner des vidéos. Et beaucoup sont très intéressés par la formule proposée : un engin robuste, sans pièce mécanique, au design ultra compact, voilà qui changera les professionnels autour du stand  de leurs habituelles solutions dédiées à ces prestations.

Le prix public de cette minimachine reste assez élevé, cela est du en partie aux contraintes techniques liées à sa production. Comptez sur 350€ TTC pour la machine complète livrée sous Linux. C’est environ 100€ de plus qu’un modèle ventilé en plastique en importation. Ici, on comprend très bien pourquoi.

Kubb Mini : une série limitée taillée dans la masse © MiniMachines.net. 2022.

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