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Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable

6 mars 2026 à 16:01

Le Thinkpad T14 Gen 7 et le Thinkpad T16 Gen 5 sont deux nouveaux portables annoncés au MWC 2026. En plus des traditionnelles évolutions techniques, le constructeur s’est fait un point d’honneur d’apporter le plus grand soin à la réparabilité de ces machines.

Thinkpad T14 Gen 7

Thinkpad T14 Gen 7

Le Thinkpad T14 Gen 7 est la nouvelle version d’un des grands classiques du monde professionnel. Un engin acheté en masse par des groupes comme des PME pour sa robustesse et l’ensemble de ses fonctionnalités. C’est également un engin pensé pour être réparé. C’était déjà le cas de la génération précédente, mais ce nouveau modèle atteint des sommets.

Lenovo s’est associé à iFixit pour proposer un engin pensé pour la réparabilité. Il hérite d’un score de 10/10 selon les critères du site de guides et conseils en réparation. Cette nouvelle gamme déployée sous processeurs Intel Core Ultra et AMD Ryzen AI PRO 400 emploient des composants spécifiques pour parvenir à ce résultat.

On retrouve par exemple la fameuse mémoire LPCAMM2 que la marque emploie depuis 2024 et qui permet d’intégrer une belle capacité dans un encombrement minimal avec la possibilité de la faire évoluer. Le reste de la machine est plus classique, son SSD est au format M.2 2280 NVMe par exemple et c’est donc la manière dont est agencé l’engin qui permet de décrocher un si beau score.

Le clavier se retire facilement, par exemple, la coque inférieure se dévisse sans souci. De quoi accéder à l’ensemble des composants classiques avec un tournevis classique. La batterie n’est pas scellée et peut être échangée en un tournemain, sans outil particulier, grâce à un système qui la retient en place de manière simplement mécanique.

Le ventilateur intégré est dissociable du dissipateur et des ailettes sans avoir à tout démonter. Le reste du dispositif peut bien sûr être dévissé et échangé en cas de besoin ou pour le  dépoussièrer.

Mais le point primordial est sans doute le fait que la majorité des ports ne sont pas soudés sur la carte mère. Ils sont connectés avec des systèmes indépendants. Cela permet de pouvoir les changer en cas de besoin très facilement. Quelques vis à retirer pour ôter leur protection et on peut défaire les connecteurs physiques avec un système de port qui rappelle celui d’un SSD M.2. Ce type de port est souvent une cause de pannes importante, tout simplement parce qu’ils sont en première ligne d’accidents classiques. Les jambes qui se prennent dans un câble de recharge, par exemple. Ou la manipulation récurrente d’un port pour connecter plusieurs types d’accessoires. Le fait de pouvoir, en quelques minutes, échanger la prise est une excellente nouvelle, les services en charge pourront les remplacer sans avoir a échanger toute la carte mère. Le coût d’un de ces connecteurs sera sûrement plus acceptable.

Le Thinkpad T14 Gen 7 est un modèle à suivre pour le marché

Ce n’est pas très compliqué à concevoir, un acheteur informatique dans un grand groupe aujourd’hui se pose toujours naturellement la question. Quelle machine acheter pour améliorer son parc. Ici, la réponse est évidente. Si un groupe dispose de quelques dizaines ou centaines d’unités mobiles, un engin comme ce Thinkpad T14 Gen 7 est l’évidence. Il permettra de limiter le temps d’immobilisation en cas de panne, de faire face rapidement aux problèmes les plus courants, de réparer les petits bobos techniques sans passer par la case « retour fournisseur ». Tout cela a du sens économiquement parlant car cela coute cher aux entreprises, même si les machines sont sous garanties.

C’est évidemment un investissement important, ce type d’engin est plus cher qu’une solution classique. Mais suivant les profils d’utilisateurs, le jeu en vaudra sans doute la chandelle. Comment vont répondre les concurrents de Lenovo à cette approche ? Il est possible que cela entraine des modifications chez eux. Si cette décision pousse les groupes a préférer Lenovo à HP ou Dell, ces deux derniers reverront peut-être à leur tour leurs machines sous le même angle. Et cela pourrait être très bénéfique pour tous les autres utilisateurs.

Thinkpad T14 Gen 7

Car les Thinkpad T14 Gen 7 vont rejoindre tôt ou tard les autres modèles pro de la gamme sur le marché de l’occasion. Ils seront alors proposés à plus petit prix avec un matériel tout à fait exploitable. Et, en cas de batterie un peu faible, de port un peu lâche ou de stockage un peu mou, il sera possible de retrouver un engin comme neuf très facilement.

Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable © MiniMachines.net. 2026

L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ ?

6 mars 2026 à 12:46

Si vous êtes à la recherche d’un aspirateur robot-serpillière autonettoyant avec une base automatique capable de le recharger, de vider la poussière, de changer son eau sale pour de l’eau propre et d’éviter les obstacles, le Narwal Freo Z10 Ultra est une solution qui coche toutes les cases.

Ce modèle de robot aspirateur propose une aspiration puissante de 18000 Pa et des balais extensibles pour nettoyer les plinthes et les coins. Il dispose d’une station de vidage automatique pour enchaîner les nettoyages sans intervention. Ses serpillères automatiques permettent de venir à bout des tâches classiques et la station pourra les sécher avec de l’air chaud pour éviter de les laisser macérer. Il se programme facilement via une application et reste compatible avec les assistants vocaux.

Narwal Freo Z10 Ultra

Inspiré de faits réels.

Un des points clés de ce modèle réside dans sa capacité à reconnaitre plusieurs centaines d’objets du quotidien et à adapter son comportement en fonction. Le robot ne foncera pas tête baissée sur une chaussette égarée, un Playmobil ou pire… mais cherchera plutôt à le contourner. CE QUI EST UNE EXCELLENTE CHOSE.

Il pourra aspirer les cheveux longs sans enchevêtrement, les poils d’animaux et les débris classiques. Il sait naviguer sur les tapis en relevant ses serpillères ou en insistant sur une tâche récalcitrante. L’appareil dispose d’une fonction de cartographie pour être plus efficace au bout d’un seul passage et peut respecter toute interdiction de zone pour éviter par exemple de réveiller un enfant en s’approchant de sa chambre certains jours.

Deux promos pour le Narwal Freo Z10 Ultra

Geekbuying propose le Narwal Freo Z10 Ultra à 599€ dans une offre très complète avec différents accessoires offerts. Assez pour intéresser Erwan qui me demande un code pour le payer moins cher. Avec le code NNNFRNZ10U à ajouter dans votre panier, l’engin tombe à 549€. L’engin est stocké en Pologne. À noter que les accessoires seront livrés plus tard.

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La machine seule, sans serpillères supplémentaires, est également disponible sur Amazon au même prix de 549€.

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L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine

6 mars 2026 à 12:05

Je ne suis que de très loin le monde console, mais ce que l’on appelle désormais Project Helix a retenu un peu mon attention. La rumeur voulant que cette nouvelle génération de salon chez Microsoft puisse lancer des jeux PC. 

La rumeur courait depuis un moment, elle est désormais validée. Il y a encore énormément d’inconnues autour de son annonce mais l’essentiel est là, il s’agira d’une minimachine compatible avec le catalogue de jeux PC.

Asha Sharma, à la tête de la division XBox chez Microsoft, explique que la console dont le nom de code est Project Helix sera parfaitement capable de faire tourner des jeux PC. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agira d’un PC. Pas plus qu’elle embarquera un système Windows capable de lancer autre chose que des jeux. Il s’agit plutôt de proposer une réplique à la Steam Machine de Valve qui conserverait l’accès au catalogue XBox.

Je lis partout une traduction des propos de Mme Sharma qui reprend en substance que l’engin pourrait fonctionner comme un PC. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit. La traduction de son message est plutôt : « Le projet Helix […] vous permettra de jouer à vos jeux Xbox et PC. » Ce qui ne veut pas dire que ces jeux seront exactement les mêmes que ceux de votre PC classique. J’en doute même fortement.

La toile bruisse déjà de la rumeur inquiète de l’interface de Windows sur son écran piloté à la manette. Ou de la possibilité de profiter de son catalogue de jeux Steam sur sa console Project Helix, rien de tout cela n’est certain.

Project Helix

Project Helix pourrait disposer de son propre catalogue de jeux PC

Je n’imagine pas les équipes de XBox apporter un Windows dans les salons au sein d’une console. Je vois plutôt une approche totalement différente, liée à des partenariats avec les éditeurs. On imagine mal la lourdeur de l’écosystème Windows dans son salon. Les mises à jour, les problèmes d’installations qui se marchent dessus, les fichiers qui s’accumulent et un système qui perd en performances au fil des mois. Cela n’aurait aucun sens.

Le plus logique pour moi serait que XBox promette de lancer les jeux PC d’un catalogue que la marque aurait soigneusement choisi. Et non pas de la totalité des jeux du monde PC. Une approche de curation de jeux à mi-chemin entre l’offre de Valve avec le Steam Deck et celle de Nvidia avec le GeForce Now. Microsoft pourrait proposer aux joueurs un magasin de jeux PC compatibles Project Helix au travers d’une interface maison. Cela éviterait de devoir aller chercher ses jeux un peu n’importe où ou même de les déployer depuis un stockage externe. La console garderait le contrôle du catalogue de jeux installés et pourrait ainsi non seulement piloter une interface de lancement adaptée mais proposer les meilleurs réglages et surtout piloter les mises à jour.

Si je parle de GeForce Now c’est pour le côté quasi universel de l’offre de Nvidia. On imagine mal Project Helix demander aux joueurs de racheter leurs licences de jeu PC pour les lancer sur la console. Ils pourraient toutefois faire ce que propose Nvidia avec son offre Cloud. Relier son compte XBox avec des services tiers comme ceux de Steam, Ubisoft, Blizzard et Epic Games1 pour certifier que les licences ont bien été acquises par le joueur avant de le laisser télécharger la licence équivalente sur les serveur XBox. Ainsi, la console aurait à sa disposition un catalogue de jeux assez vaste et garderait la main sur l’optimisation et la mise à jour des titres déployés.

On ne sait rien sur les spécifications de la console Project Helix pour le moment. Et, il semble difficile de faire un pari technique pour le moment. Valve a mis en pause sa propre Steam Machine à cause de l’impact actuel de la hausse des prix. Dans ce contexte, le développement de ce produit doit pour le moment se projeter à moyen et long terme. Asha Sharma a indiqué que la suite du projet passe par des négociations avec les studios pour la GDC, la semaine prochaine.

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine © MiniMachines.net. 2026

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

6 mars 2026 à 11:18

Le site Notebookcheck a eu une assez mauvaise surprise en ouvrant un Chuwi Corebook X2. Le marketing de la marque comme les outils de vérification embarqués sont formels, l’engin est vendu avec un Ryzen 5 74030U. Une puce « Barcelo R » lancée en 2023 par AMD de génération Zen 3. Seulement, après ouverture du châssis et examen complet de la puce, sa référence mène plutôt à un Ryzen 5 5500U. Un processeur « Lucienne » lancé en 2021 moins performant.

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Il semble qu’il y ait une véritable volonté de triche de la part du constructeur. Le Chuwi Corebook X présente tous les signes d’un maquillage logiciel avec un BIOS qui reporte cette puce à l’utilisateur et qui trompe les utilitaires classiques de vérification comme CPU-Z. Il faut ouvrir et débarrasser la puce de son système de refroidissement pour voir apparaitre la référence physique de la puce sur sa surface. On peut lire alors l’OPN de la puce, son Ordering Part Number qui est en quelque sorte un « numéro de série » permettant de l’identifier. Celui-ci est indiqué « 100-000000375 » ce qui veut bien dire qu’il s’agit physiquement d’un Ryzen 5 5500U et non pas un Ryzen 5 7430U.

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U. Source : Notebookcheck

Points communs entre les deux puces, le même nombre de cœurs, de Threads et une dépense énergétique identique de 15 W. Suffisamment de similarités pour que l’utilisateur final n’y voie alors que du feu. Comme les outils d’inspection classiques sont trompés par le système, l’utilisateur lambda pourra passer à côté de la supercherie facilement. Peu d’acheteurs vont faire l’effort d’ouvrir leur ultraportable pour vérifier.

Pour sa défense, le constructeur semble mettre en avant de mauvais arguments. Le premier évoque des lots différents lors de la production. Ce qui sous entends une livraison de 5500U au lieu de 7430U… Cela ne tient pas la route une seule seconde. Si les deux sont compatibles sur le socket de la carte mère, la marque sait pertinemment ce qu’elle achète et ce qu’elle injecte dans ses machines. Si elle ne le sait pas, c’est peut-être encore pire. 

Chuwi Corebook X

Le Chuwi Corebook X

Le second est que Chuwi n’aurait pas de responsabilité envers ce changement. Sous-entendu, « c’est la faute de notre sous traitant ». Rengaine bien connue mais ô combien injustifiable. D’abord ce scénario d’une fabrication tierce ne dédouane en rien la responsabilité de la marque qui signe le produit. Ensuite et surtout, cela suggère une absence totale de contrôle qualité indépendante du fabricant chez qui on sous-traite ? Cela veut dire qu’il peut employer n’importe quelle puce, n’importe quelle mémoire vive ? Toute sous-marque de stockage ? Voire, faire n’importe quoi avec le système d’exploitation ? Ne pas surveiller les agissements d’un sous-traitant mais lui apporter sa signature en caution n’est jamais une bonne ligne de défense.

Une partie du prix payé aux marques pour leur matériel est alloué à la confiance qu’on leur porte. Chuwi vient de faire dévisser la sienne de plusieurs crans sur le marché informatique. Tout cela est d’autant plus regrettable que la différence de prix entre les deux puces ne doit pas dépasser quelques dollars sur le marché aprticulier où s’approvisionne Chuwi.

Quelques remarques à propos de ce Chuwi Corebook X ?

L’engin a été massivement « testé » par différents médias et vidéastes. La machine en question a été testée par Notebookcheck en septembre 2025 et c’est en mars 2026 qu’elle est identifiée comme ayant ce problème de processeur. Lors de ce test, aucun problème particulier de puissance processeur n’a été détecté. Le 5500U semblait alors offrir des « performances solides pour des usages de tous les jours ».

La machine se plaçait pourtant largement en dessous de la moyenne des Ryzen 5 7430U avec 59.1 points sur le score de performance du site contre 67.5 points de moyenne pour la puce. Évidemment, il est très difficile de savoir s’il s’agit du processeur qui pose problème ou plutôt de la mémoire vive, du système, de sa ventilation ou autre. Surtout, il est quasi impossible de se douter que la puce puisse être en cause avec un BIOS et des outils indiquant la bonne référence.

Mais c’est tout de même extrêmement étrange que dans la foule de testeurs qu’il y a eu de cette machine, personne n’ait relevé la faiblesse de son processeur. La majorité des tests préférant juste évoquer le résultat d’un benchmark sans contexte (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les benchmarks ?) ce qui n’indique finalement rien de précis et de concluant. Evidemment il est possible que la majorité des machines recues aient bien été livrées avec la bonne puce… Mais j’ai du mal a croire que Chwi puisse envoyer à Notebookcheck le « mauvais » processeur et à un vidéaste qui survole les produits la bonne référence.

J’ai depuis longtemps évoqué les « errements » de la marque en terme de choix de processeurs sur ses ordinateurs portables. Par exemple ici avec le Corebook X 2022 Intel, celui de 2020 ou celui de 2021… Mettant ainsi en avant une technique parfois positive mais souvent avec des effets secondaires de choix de puces anciennes pour alimenter ses engins. A tel point que j’ai fini par « laisser tomber » l’actualité de ces modèles en 2023. Après l’apparition d’un engin sous Core i3-1215U. L’extrait ci-dessus explique mes raisons quant à ce choix.

Je soulignais alors le manque de rigueur du constructeur dans ses approvisionnements. Un manque qui s’est d’ailleurs traduit par le passé par des changements de fabrications non documentés et assez pernicieux. Cela a été le cas quand nous avons découvert il y a trois ans que leur gamme de MiniPC Herobook vendus pendant des années comme des engins fanless étaient devenus ventilés… Sans avertir les consommateurs.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur © MiniMachines.net. 2026

NanoPi Neo3 Plus : Le retour du microserveur headless

6 mars 2026 à 10:03

En 2020, FriendlyElec lançait une première version de cette carte de développement particulière : la NanoPi Neo3. Début 2026 c’est au tour de la NanoPi Neo3 Plus de faire son apparition. Pendant les 6 années qui séparent les deux solutions, peu de changements finalement. La puce embarquée évolue, mais pas les usages.

NanoPi Neo3 Plus

La FriendlyELEC NanoPi Neo3 Plus embarque désormais un SoC Rockchip RK3528A quadruple cœur Cortex-A53 à 2 GHz associé à un très inutile circuit graphique Mali-450. Un circuit d’ailleurs inutile puisque la carte ne propose pas de sortie vidéo. Son faible encombrement de 4.8 cm de côté est juste pensé pour venir se glisser à côté d’une box opérateur pour ajouter des services.

La première version de la carte a eu droit à un développement logiciel assez important recensé sur le Wiki de la marque. On peut donc s’attendre au même travail pour cette déclinaison, la marque propose déjà des solutions compatibles. Ce qui mènera vers des usages classiques de microserveur pour, par exemple, supprimer la pub externe de son réseau. Il faudra se logguer sur celui-ci pour le piloter depuis un appareil externe après avoir préparé son système depuis une carte MicroSD. 

NanoPi Neo3 Plus

NanoPi Neo3 Plus

Des éléments nouveaux sont apparus sur ce modèle, comme la présence d’un support pour un module de stockage eMMC. Un stockage en support de la carte mémoire donc, qui sera bienvenu pour certaines applications qui ont tendance à beaucoup écrire de données et à user prématurément les cartes mémoire. On notera également la présence de deux ports USB 3.0, Type-A et C permettront de connecter d’éventuels stockages supplémentaires. Des boutons de pilotage de la carte sont visibles et repris sur le boîtier optionnel. Une alimentation 5V pour un ventilateur et des broches GPIO sont visibles.

NanoPi Neo3 Plus

Le boîtier sur mesure de la NanoPi Neo3 Plus

La NanoPi Neo3 Plus à partir de 24$ HT

Le port Ethernet est Gigabit, il est fait pour piloter des outils logiciels simples et classiques et on note la présence de sorties audio permettant d’éventuellement faire de ce dispositif un serveur musical fanless avec un DAC adapté, ou de lancer des signaux sonores en cas d’alerte suite à des évènements réseau. Vous trouverez tous les détails sur la page de l’objet qui est proposé à 24$ en 1 Go. Un petit boîtier en métal adapté est vendu pour 8$ supplémentaires. Il laisse entrevoir les LEDs témoins, permet de gérer la carte MicroSD ainsi que les boutons de la carte. Des options de stockage eMMC (64 Go à 23$) sont listées. N’oubliez pas que ces tarifs en dollars sont Hors-Taxes.

CPU Model: Rockchip RK3528A
Number of Cores: Quad-core
Frequency: 4 x ARM Cortex-A53 Up to 1.8GHz
GPU ARM Mali-450 GPU
VPU 4K H265/H264 60fps decoding
Memory RAM:1GB/2GB LPDDR4/LPDDR4X
Storage Flash: Supports eMMC Module
1 x MicroSD Slot: MicroSD for external storage up to 128GB
Connectivity 1 x Ethernet: Native Gigabit Ethernet, RTL8211F chips
USB 1 x USB 3.0 Host: 3.0 Type A
1 x USB-C: USB 2.0 Device Type-C
Pin-header 1 x GPIO: 26-pin FPC GPIO connector
1 x Debug UART: 3 Pin 2.54mm header, 3V level, 1500000bps
LED 1 x SYS LED(Red)
1 x LED1(Green)
Button 1 x GPIO Button
1 x MASK Button for eMMC upgrade
Others RTC Battery: 2-Pin 1.27/1.25mm RTC battery input connector for low power RTC IC HYM8563TS
Speaker: 4-Pin 1.27/1.25mm connector for stereo Speakers
Working Temperature: 0℃ to 70℃
Power DC 5V/2A, via USB-C connector or 2.54mm Header
—OS/Software
OS Support Alpine Linux
Buildroot
Debian 12 Core
FriendlyWrt 21.02
FriendlyWrt 23.05
FriendlyWrt 24.10
OpenMediaVault
Proxmox VE
Ubuntu 24.04 Core
Kernel version Linux-6.1-LTS
U-boot-2017.09
  *The firmware is continuously updated, refer to the actual version provided by the WiKi.
—Dimension
PCB 8 Layer
Weight 48x48x1.2mm(without Case) / 54×52.5x25mm(with Case)
Dimension 21.5g(without Case) / 87.2g(with Case)

NanoPI Neo3 : une carte RK3328 pour projets headless

NanoPi Neo3 Plus : Le retour du microserveur headless © MiniMachines.net. 2026

Reçu hier — 5 mars 2026 MiniMachines.net

Micro-8 : un très sympathique nouveau MiniPC 8-Bits

5 mars 2026 à 14:13

Micro-8 est présenté comme un « hobby », j’aurais tendance à voir cela comme un tour de force. L’apprentissage d’un métier artisanal se concluait autrefois par le compagnonnage. Période dans laquelle l’élève développe ses compétences auprès de plusieurs maîtres pour aboutir à une pièce d’artisanat complexe. Un objet réunissant des éléments couvrant tout le spectre du métier, réclamant souvent des centaines d’heures de travail et un savoir encyclopédique.

Et le Micro-8, c’est un peu tout cela. Un réel artisanat déployé sur un projet informatique. La vidéo ci-dessus détaille assez bien l’ensemble des compétences nécessaires à un individu pour parvenir à construire ce type d’engin de A à Z. Et quand je dis Z, cela va jusqu’à la proposition d’un système d’exploitation 8-Bits qui donne son nom à l’objet.

Le PCB de la carte mère Micro-8 photographié est daté de 2024, c'est un projet de longue  haleine

Le PCB de la carte mère Micro-8 photographié est daté de 2024, c’est un projet de longue haleine

Franck Sauer, le papa du projet, y voit sûrement une échappatoire à une hormone de créativité en surdose dans son organisme. Il a également développé la carte mère du Micro-8 avec des composants pilotés par un FPGA et un bon vieux SoC ATMega128 comme puce principale. Une documentation complète et le détail de l’ensemble seront bientôt rendus public. Et le programme est déjà alléchant. On retrouvera des éléments sonores pilotés par un synthétiseur FM Yamaha 2612, un moteur graphique offrant généreusement une palette de 16 couleurs, des interfaces complètes avec gestion d’une souris, de manettes de jeux, des entrées et sorties programmables, une interface MIDI complète, un lecteur de carte MicroSD et des ports vidéo et audio.

Avec le Micro-8, Franck Sauer s’est créé un terrain de jeu pour inventer des programmes et des jeux, mais il s’est aussi créé son univers pour les employer. Cela n’a pas l’air de grand-chose face à un PC moderne mais la réalisation est hyper impressionnante.

Merci à tous ceux qui m’ont partagé la news de Linuxfr.org. Gael, Guillaume, Alexandre et Valériane.

Micro-8

Memory

  • 128 KiB flash ROM for the OS
  • 4 KiB internal SRAM for the OS
  • 256 KiB External SRAM for the user (data, graphics and code)
  • Up to 48 KiB RAM available for user’s programs (code and data)
  • Additional internal buffers and registers

Audio

  • A genuine Yamaha 2612 FM Synthesizer chip (6 independent voices)
  • A custom-built two-voice, stereo, subtractive digital synthesizer. It includes: 
    • A multi-mode SVF filter
    • Multiple waveforms and a DPCM percussion bank
    • Two hardware LFOs
    • Two programmable hardware envelopes

Graphics

  • Independent layers system, each with its own 16 colors palette
  • Reprogrammable high resolution text glyphs
  • Memory-mapped bitmap graphics
  • 32 hardware sprites with built-in collision data and sub-pixel positioning. Hardware flipping in X and Y.
  • Hardware tiles system with ultra smooth sub-pixel scrolling
  • Raster interrupts

Interfaces

  • Mouse (included)
  • Two game controllers (included)
  • User port (8 lines of I/O)
  • MIDI in and out
  • Micro SD card (included)
  • Analog and digital video
  • Audio line out

Micro-8 : un très sympathique nouveau MiniPC 8-Bits © MiniMachines.net. 2026

PC low-cost : Gartner prédit la fin de l’entrée de gamme en 2028

5 mars 2026 à 11:07

Je ne suis pas spécialement d’accord avec cette analyse. Je comprends l’argument de Gartner et la logique qui aboutit à cette conclusion concernant la disparition du secteur des PC low-cost. Mais je pense que le marché est assez mal diagnostiqué. En partie parce que Gartner ne scrute pas l’ensemble du marché.

Des PC low-cost qui disparaitraient ?

Des PC low-cost qui disparaitraient ?

Pour Gartner, le secteur PC va traverser une forte crise entre 2026 et 2028. Loin d’une idée de turbulences techniques comme nous en avons connues par le passé, la tension sur les composants risque de durer. Nous avons eu des crises sur la mémoire vive et le stockage. Suite à des catastrophes naturelles, des incendies et autres problèmes techniques. Nous avons connu la pandémie de COVID et les problèmes d’approvisionnement comme de circulation des ressources. Mais pour tous ces évènements, il était possible de prévoir une fin. Une sortie de crise.

La problématique d’aujourd’hui est différente. La hausse spectaculaire des prix de la mémoire et du stockage combinée avec la faiblesse des stocks disponibles devrait durer longtemps. Assez pour faire souffrir tout l’écosystème jusqu’en 2028. Dans cette logique, il semble assez évident que le marché va devoir faire des choix. Et pour Gartner, la réponse est mécanique. Elle tend à augmenter les prix vers plus haut de gamme. Voilà la logique du cabinet d’analyse :

“This sharp increase removes vendors’ ability to absorb costs, making low-margin entry-level laptops nonviable. Ultimately, we expect the sub-$500 entry-level PC segment will disappear by 2028,”

Ce qui peut se traduire par « Cette augmentation importante empêchera les vendeurs d’absorber les coûts [Des composants, ndlr], faisant des ordinateurs entrée de gamme, à faible marge, un marché non viable. A terme, nous estimons que le marché des PC à moins de 500$ aura disparu d’ici 2028. »

Cela s’analyse assez simplement. Comme les constructeurs ne pourront pas encaisser le surcoût lié aux hausses de tarifs de mémoire et de stockage, le prix des PC entrée de gamme va grimper au-dessus de 500$. Ce qui était vendu auparavant 300 ou 400$ ne pourrait plus être proposé qu’à 500$ et plus. Un phénomène que nous constatons en réalité déjà sur plusieurs secteurs avec une belle envolée des prix. Ce mouvement va s’accentuer rapidement désormais puisque les stocks « tampon » constitués par les fabricants avant l’augmentation des prix ont désormais bien fondu.

 

500$ HT = 500€ TTC

500$ HT = 500€ TTC

500$ = 500€ avec 20% de TVA

Cette analyse pourrait être complétée d’ailleurs. On peut estimer que les constructeurs vont naturellement privilégier les machines les plus haut de gamme dans un réflexe de rentabilité. L’indisponibilité de plus en plus chronique de la mémoire vive et du stockage entravent la production de PC entrée de gamme. Ils ne sont plus prioritaires. Pourquoi tenter de fabriquer 1000 machines avec 8 Go de mémoire vive vendues à 500$ si on peut fabriquer 500 machines vendues 1500$ avec 16 Go ? Si la marge réalisée est du même ordre, imaginons 10% pour chaque gamme, il y a plus à gagner à vendre 500 machines plus chères. Ces engins auraient en plus l’avantage de pouvoir beaucoup mieux encaisser d’éventuelles fluctuations passagères de prix.

Reste que le marché informatique est sur un plateau de renouvellement depuis des années. La majorité des particuliers achètent un équipement pour remplacer un modèle jugé trop ancien. Les « premiers achats » informatique existent toujours mais ils sont plus rares, ce sont ceux des étudiants ou des jeunes qui s’installent. Avec la situation actuelle, Gartner prévoit que les clients garderont plus longtemps leurs machines. Et, forcément, que les ventes vont plonger pour les trois années à venir. Il semble évident qu’un client qui a alloué un budget de 400$ pour un PC en 2020 par exemple, ne va pas forcément choisir de remplacer sa machine pour une solution à 1500$ en 2026. Il fera durer au maximum son investissement et trouvera des solutions en cas de panne. Avec une réparation ou un achat d’occasion, par exemple. Le public ne va pas magiquement trouver les ressources nécessaires à l’augmentation de son pouvoir d’achat informatique. Autrement dit, si le marché des ordinateurs à moins de 500$ disparait, il ne sera pas vraiment remplacé par celui situé au-dessus des 500$. Il sera tout simplement perdu.

Les entreprises vont forcément devoir suivre le mouvement à la hausse, faute d’alternatives. Elles feront également durer au maximum leur parc et seront moins sujettes à des changements rapides pour des gains de productivité. Le marché grand public risque de prendre son mal en patience. En procédant à d’éventuelles petites mises à jour ou en mettant simplement son argent de côté en attendant des jours meilleurs. Tout cela se tient. C’est logique et assez clair. Mais cela ne me parait pas tout à fait complet.

MSI Wind U100

MSI Wind U100

La nature commerciale a horreur du vide marketing

Car c’est là qu’entre en jeu un facteur que je pense assez important dans toute cette affaire. L’opportunisme de certaines marques combiné au besoin de certains distributeurs. 

Pendant l’aventure Netbook, avec l’arrivée de la seconde génération de machines en 10 pouces, certains acteurs du monde informatique se sont taillé une brèche opportune sur le marché. MSI par exemple, très connu aujourd’hui, n’avait pas réussi à se faire distribuer en grande surface en France. L’arrivée du MSI Wind a permis de mettre un « pied dans la porte » pour la marque. Cela a été difficile, très difficile. La négociation a été rude, la marque y a laissé une bonne partie de sa marge mais… MSI était en rayon, face au public, sur un marché compliqué. Pour la grande distribution, c’était un pari gagnant parce que les engins avaient le vent en poupe. Ils répondaient à la fois à un besoin mais aussi à une mode. Ils ont servi de produit d’appel avec, parfois là encore, des sacrifices sur le prix de vente.

Comme vous l’aurez compris, pas grand monde n’a gagné d’argent avec les MSI Wind. Les engins étaient proposés peu cher par la marque à une grande distribution qui les vendait également peu cher. Comble de l’opération : MSI en fabriquait aussi pour un de ses concurrents qui était Medion et qui les vendait lui-même à prix cassé. Depuis, MSI a gagné des parts de marché, la marque s’est servi de cette douloureuse entrée pour devenir un acteur reconnu en France sur le secteur des portables.

PC Low-Cost

Quel rapport avec les PC Low-Cost ? Il est assez simple. Le commerce a besoin de ces PC à « 500$ » pour faire vivre leur espace commercial informatique. Sans eux, impossible de vendre l’ensemble des autres éléments de l’offre. Écrans, imprimantes, câbles, souris, claviers, manettes et autres accessoires. Les grands distributeurs, ceux qui sont les premiers à demander aux marques des machines à bas prix, feront tout ce qui sera nécessaire pour continuer à faire vivre leur rayon informatique. Ils gagnent peu avec leurs machines mais se rattrapent en général avec les accessoires supplémentaires. Cette démarche-là a absolument besoin d’un prix d’appel. 

On l’a vu, depuis des années, les fabricants informatiques proposent des formules « à la carte » aux revendeurs. Des machines « exclusives » qui sont composées a partir de composants « communs ». Une version d’un 15 pouces sort chez une marque, elle est alors déclinée avec différents processeurs, plus ou moins de mémoire et de stockage et des options variées. Certains distributeurs jouent sur la mémoire vive, d’autres sur la capacité de stockage. On peut ainsi retrouver de subtiles variations du même ordinateur de base avec une définition d’écran plus ou moins élevée, un système d’exploitation ou non et autres changements pour coller au prix demandé par le distributeur.

Je reste persuadé que certaines enseignes vont tout faire, tous les sacrifices possibles, pour continuer à proposer en rayon des machines abordables. Pas par choix véritable ou goût des petites marges mais parce que ne pas le faire rimerait avec la perte d’une grande partie de leur offre et de leur chiffre d’affaires. Et si les grandes marques ne veulent pas proposer les PC dont ils ont besoin, certaines plus petites verront là une opportunité pour venir s’installer dans les rayons. Pour se faire un nom. Et croyez moi, certaines piaffent d’impatience. Ces marques savent que vendre à marge quasi nulle a un coût, mais que ce coût est inférieur à une campagne de publicité internationale pour exister face aux géants du marché.

Vers une certaine dégadgetisation du marché

Ces dernières années, on a vu des marques ne plus savoir quoi faire pour justifier leurs tarifs : des gadgets sont apparus à la pelle. LEDs à foison, débauche de haut-parleurs, double protection biométrique avec caméra infrarouge et lecteur d’empreintes, pavés tactiles gigantesques, châssis ultra-fins… Les machines ont justifié la fin de la baisse de leurs tarifs en ajoutant de plus en plus de fonctions ou de gadgets externes à leur usage premier.

La course à un affichage de plus en plus rapide est un très bon exemple de ce mouvement. En quelques années, le moindre portable est passé de 60 à 120, 240 ou 265 Hz. Ce qui est très positif à prix constant mais moins apprécié quand les prix s’envolent. L’utilisateur lambda qui cherche un PC à bas coût préfèrera toujours garder son budget intact plutôt qu’acheter une double paire de haut-parleurs, des LEDs qui clignotent, un écran 180 Hz et une double solution biométrique qu’il ne configurera même pas.

Je suppose qu’en ce moment même, une armée d’ingénieurs taille dans les gadgets du monde portable pour réduire la note. Cela passera par des éléments très secondaires et probablement d’autres aspects plus importants des machines mais pas forcément primordiaux de celles-ci. Une légère hausse de la coque, quelques millimètres qui permettront un assemblage moins couteux et une intégration de batteries plus épaisses moins chères à l’achat. La probable disparition des claviers rétroéclairés qui avaient commencé à faire leur apparition sur les portables les plus abordables. Une réduction des surfaces tactiles et autres modifications qui vont tendre vers des engins plus simples et plus abordables. Si une bonne partie du public sera plus sensible à la facture d’un PC low-cost qu’au nombre de gadgets qui serotn embarqués sur son voisin proposé à 100€ de plus, les premiers qui vont réclamer ce mouvement seront les revendeurs eux-même.

L’analyse de Gartner est linéaire

Pour Gartner, les machines sous les 500$ vont disparaître parce que ce marché ne serait plus rentable. C’est assez vrai, proposer un ordinateur portable moderne avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage sous Windows avec une puce Intel ou AMD issue des deux dernières générations derrière parait difficile. Il faut compter dans ces 500$ HT la marge du distributeur, celle du fabricant et de l’éventuel grossiste. Il faut également compter le transport et, évidemment, la fabrication de l’engin. Cela ne laisse pas beaucoup de possibilités pour manœuvrer sur les prix.

Mais, et on l’a déjà vu en action, le marché ne fonctionne pas tout entier comme cela. Sur le segment des MiniPC, segment peut-être le plus agile de l’offre informatique avec une production quasiment à flux tendu et souvent vendue en direct par les marques, la réaction a été rapide. À la suite de la hausse des prix de la mémoire, les fabricants ont immédiatement proposé des engins de type barebone. Une manière de passer entre les gouttes du problème en enlevant mémoire et stockage de l’équation. Puis, assez vite, sont apparues des variantes de leurs machines plus classiques. Des modèles qui ont fait entrer notamment des puces de générations passées. Des processeurs qui avaient disparu des radars ces dernières années chez AMD comme chez Intel sont revenus sur le devant de la scène. 

Les minimachines livrées auparavant systématiquement avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage ont rapidement été déclinées en 12 et 8 Go de RAM. Leur SSD a changé également, passant à 256 ou même 128 Go. Bref, le marché a fait un truc étrange pour les fabricants classiques, il est allé à l’envers. Aujourd’hui, une marque comme Geekom propose un MiniPC avec un processeur lancé il y a 3 ans par AMD, avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage, pour moins de 400€. Si aucune grande marque ne veut proposer ce genre de prix, ce type de constructeur se fera une joie de venir prendre leur place dans les rayons d’un supermarché.

Les fabricants de MiniPC ont été très rapides car ils fabriquent leurs machines en petites séries et pour certains n’ont pas beaucoup d’état d’âme quant à la perception de leur marque. Qu’on considère certaines de leurs machines comme dépassées ne leur fait ni chaud ni froid. Ces engins sont leur seule ressource et ils feront tout pour la faire vivre. Des grands noms du secteur comme HP, Lenovo, Dell, Acer ou Asus ont une gamme plus large de produits et vendent parfois du service. Pour une marque « noname », ne plus vendre de MiniPC abordable signifie simplement disparaitre.

Des bouleversements importants sur le marché des PC low-cost 

L’ensemble de ces éléments me laisse à penser que le marché du PC low-cost va être bouleversé ces prochaines années. Mais loin de disparaître, il peut rebattre des cartes. L’actualité nous fait découvrir un portable MacBook Neo qui sera facturé à partir de 599€ pour un étudiant et 699€ pour un acheteur classique. Apple y déploie les stratégies nécessaires pour baisser la note : puce ancienne, mémoire et stockage en baisses, ajustements techniques. Rien n’empêchera les constructeurs de PC de faire exactement la même chose maintenant que la marque à la pomme a ouvert la voie.

Et ils n’auront d’ailleurs pas d’autres choix. Comment vendre des portables entrée de gamme au-dessus des 500€ à des étudiants si Apple propose une solution à 599€. Je ne vais pas comparer le Macbook Neo à d’autres engins qui n’existent pas encore en réplique dans le monde PC mais il me parait difficile de croire que le marché classique sous Windows va pouvoir gagner à prix égal ou légèrement inférieur. Surtout avec un Windows 11 si délabré.

Le marché des PC low-cost qui disparaitrait serait une fuite en avant importante du secteur tout entier. Certes les prix vont bouger, largement à la hausse. Mais en jouant sur différents postes, les PC Low-cost vont continuer à y exister. Les constructeurs n’ont d’ailleurs pas réellement le choix, toute l’industrie tient sur un certain volume de fabrication et de vente. Arrêter l’entrée de gamme aurait des conséquences sur ce volume en ralentissant énormément le segment, ce qui affecterait également le prix de fabrication des segments plus haut de gamme. Et le public comme les entreprises ne suivraient plus. Un ralentissement trop important de la production aurait un impact monstrueux sur l’ensemble du secteur et mettrait en péril la solidité des marques les mieux établies.

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

PC low-cost : Gartner prédit la fin de l’entrée de gamme en 2028 © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 4 mars 2026 MiniMachines.net

AMD Ryzen AI 400G : une formule parfaite pour PC Mini-ITX ?

4 mars 2026 à 15:55

Seconde phase de déploiement pour AMD. Les Ryzen AI 400G reprennent la formule mobile annoncée en début d’année dans un remix au format AM5. Ces processeurs de PC de bureau, montés sur socket, vont se déployer dans toute une gamme de puces à plus haut TDP.

Similaire sur bien des points aux versions mobiles, les Ryzen AI 400G sont des variations adaptées au PC de bureau qui développent plus de muscles. Il faut dire que la protéine de leur régime se base surtout sur la possibilité de déployer plus de watts. Quand les puces mobiles sont contenues dans une dépense d’énergie de 28 watts au maximum, la contrainte de départ de ces modèles de bureau est de 35 watts et peut aller jusqu’à 65 watts. Il faut dire qu’un ordinateur de bureau a différentes contraintes. Pas de soucis d’autonomie de batterie et en général une place suffisante pour déployer un dissipateur conséquent.

Ryzen AI 400G

Ryzen AI 400G

On retrouve les cœurs Zen 5 et les NPU XDNA qui vont proposer 50 TOPS de capacité de calcul. Gros point fort de cette offre, la présence d’un circuit graphique AMD Radeon 800M et donc de cœurs RDNA 3.5. Un ensemble qui va produire des solutions très intéressantes pour des machines compactes et évolutives. Si les circuits graphiques proposés ne seront pas au niveau de ce que peut proposer une carte graphique dédiée, ils seront suffisants pour beaucoup d’utilisateurs et n’empêchent pas les fabricants de cartes mères de proposer des ports PCIe. 

Ryzen AI 400G

Cœurs
Threads
Fréquences
Boost / Base
TDP Cache Circuit graphique
AMD Ryzen AI 7 450G 8 / 16 5,1 GHz / 2,0 GHz 65 W 24 Mo AMD Radeon 860M 8 cœurs
AMD Ryzen AI 5 440G 6 / 12 4,8 GHz / 2,0 GHz 65 W 22 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 5 435G 6 / 12 4,5 GHz / 2,0 GHz 65 W 14 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 7 450GE 8 / 16 5,1 GHz / 2,0 GHz 35 W 24 Mo AMD Radeon 860M 8 cœurs
AMD Ryzen AI 5 440GE 6 / 12 4,8 GHz / 2,0 GHz 35 W 22 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 5 435GE 6 / 12 4,5 GHz / 2,0 GHz 35 W 14 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs

Tous ces modèles Ryzen AI 400G ont des versions identiques estampillées « Ryzen AI 400G Pro » avec des performances équivalentes.

Reste à savoir comment ces puces vont être proposées. Les deux géants que son HP et Lenovo les voient d’un très bon oeil pour commercialiser des PC de bureau compacts et performants pour des tâches classiques. Des modèles devraient être disponibles dès ce second trimestre. Il est possible que des cartes mèrs Mini-ITX très interessantes sortent avec ces puces en ligne de mire. Et ce serait une excellente idée pour construire des engins de bureau compacts, silencieux et efficaces pour des tâches assez larges du quotidien.

Des engins de ce type pourraient également être des alternatives tout à fait séduisantes aux MiniPC classiques. Par leurs possibilités d’évolution notamment. Réservant les modèles mobiles en Zen 5 au marché des portables et MiniPC tout en proposant des solutions un peu plus évolutives pour le marché « desktop ». Si AMD propose ces Ryzen AI 400G à l’achat et que les fabricants de cartes mères et de boîtiers se penchent sur ce segment, il y a probablement d’excellentes solutions à imaginer. Pour ma part, je vais interroger les fabricants de MiniPC qui proposent déjà des cartes mères avec des puces mobiles pour savoir si le développement de solutions AM5 est envisagé. Il y a des chances que certains d’entre eux soient déjà sur le qui-vive et que des cartes soient disponibles très rapidement.

Source : AMD

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5

AMD Ryzen AI 400G : une formule parfaite pour PC Mini-ITX ? © MiniMachines.net. 2026

ACEMAGIC Retro X5 : la machine annoncée en Europe à 959€ !

4 mars 2026 à 12:25

J’ai toujours le sentiment d’un grand écart cognitif en regardant ce genre d’annonce. Le Retro X5 d’Acemagic a le prix d’une machine de bureau classique plutôt sérieuse mais un look de gadget assez proche de la blague.

Sans vouloir remettre en cause les performances embarquées, l’engin est plutôt bien équipé, ce genre d’annonce me parait toujours un peu bancal. Si à bord de Retro X5 on retrouve bien de quoi faire tourner des jeux assez exigeants et que son design le positionnera naturellement sous un téléviseur, je n’arrive pas a imaginer l’achat d’un tel appareil à ce tarif.

L’engin est sérieusement bien équipé cependant : on retrouve un Ryzen AI 9 HX 370 « Strix Point », pas moins de 32 Go de mémoire vive DDR5-5600 évolutifs, un SSD de 1 To rapide en NVMe PCIe 4.0. Tout ce qu’il faut pour faire tourner de nombreux jeux et programmes. Mais je n’arrive pas à me sortir de l’idée que l’enrobage est très « gadget ». Trop pour dépenser les 959€ demandés par la marque.

Cette image n'a aucun sens, le MiniPC Retro X5 est posé sur le bureau mais c'est manifestement l'ordinateur portable qui pilote l'écran...

Cette image n’a aucun sens, le MiniPC Retro X5 est posé sur le bureau mais c’est manifestement l’ordinateur portable qui pilote l’écran…

J’adorerais craquer pour ce type de design, même si je préfère celui du Acemagic Retro X3, mais pour une configuration qui ne dépasserait pas forcément les 300-400€. Un engin plus léger de salon qui piloterait un PC distant, par exemple. Ou de lancer des jeux issus d’une ancienne console en émulation. Je n’ai pas besoin qu’un engin destiné à lancer les derniers titres 3D du marché ressemble à une console d’il y a 30 ans. Même si c’est évidemment sympathique. 

Quand on demande à une IA de génerer une image pour sa promo marketing, on essaye d'enlever les pieds du bureau.

Quand on demande à une IA de génerer une image pour sa promo marketing, on essaye d’enlever les pieds du bureau.

Et, surtout, si l’engin propose ce design, je ne peux pas accepter de dépenser les 959€ demandés. C’est plus fort que moi, je n’y arrive pas. Je ne dis pas qu’il ne les vaut pas, c’est à peu près le prix demandé pour les produits concurrents avec cet équipement Strix Point et les services rendus. Ce type de design m’empêchera toujours de craquer. Même si j’avais le budget pour.

Un design trop connoté pour le Retro X5 ?

Mais je ne suis pas le centre du monde et peut-être que cela chiffonne moins certains d’entre vous. Acemagic fait d’ailleurs beaucoup d’efforts sur sa communication, plus ou moins adroitement au vu des images générées par IA, mais tout de même. On note par exemple la disponibilité de Windows 11 avec la machine avec l’affichage des logos Ubuntu et Manjaro pour la compatibilité Linux. La proposition d’un système d’émulateurs préinstallés par le fabricant sur la machine. Le détail de mémoire SODIMM et des multiples stockages M.2 2280. Le tout avec un équipement très correct en termes de connectique.

Le MiniPC occupe un encombrement correct avec 13.87 cm de larg et 12.8 cm de profondeur pour 4.5 cm d’épaisseur. Je ne fais jamais ça mais pour une fois… cela m’intéresse. Pour vous, ce n’est pas un problème d’investir autant d’argent dans un design aussi « gadget » ?

Acemagic Retro X5 Mini et Retro X3, deux MiniPC au programme

ACEMAGIC Retro X5 : la machine annoncée en Europe à 959€ ! © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 3 mars 2026 MiniMachines.net

Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone

3 mars 2026 à 19:30

Abxylute M4

Mise à jour : la manette est désormais en vente pour 42.95€ sur le site du fabricant dans différents coloris. Je n’ai pas de code promo mais les frais de port sont gratuits pour la France.

Billet d’origine du 15/11/2025 : Le Abxylute M4 se positionne à l’arrière d’un smartphone placé en mode horizontal. Il déploie en dessous de la diagonale de son écran les éléments classiques d’une console de jeu mobile.

Abxylute M4

Avec le Abxylute M4, on retrouve en quelques secondes deux mini joysticks analogiques, une croix directionnelle et des boutons ABXY. Sous chaque index, deux paires de gâchettes sont idéalement positionnées. Le dispositif va permettre de jouer confortablement en évitant de manipuler l’écran et donc de cacher ce qu’il s’y passe.

Une fois la partie terminée, il suffira de détacher l’accessoire qui se fixe magnétiquement à tout smartphone proposant une charge magnétique. Le dispositif propose en effet un anneau qui va se connecter à ce dispositif pour se fixer à l’appareil. Un usage simple, direct et sans fil puisque la petite manette embarque simplement un module de dialogue en Bluetooth 5.3. Autoalimenté par une batterie 300 mAh qui lui offrira 12 heures d’autonomie en jeu après chaque recharge. Cela veut dire que la manette pourra, par ailleurs, être employée avec d’autres appareils en la gardant en main : tablette posée sur une table, mais aussi PC portable par exemple. La liaison Bluetooth assurant désormais une connexion quasi universelle.

La manette Abxylute M4 mesure 7.5 cm de haut pour 7 cm de large et 1.5 cm d’épaisseur, elle pèse juste 56 g et se rechargera en USB Type-C, bien entendu. Elle est proposée en plusieurs coloris : blanc, noir, orange et dans une livrée très Nintendo GameCube.

La marque Abxylute ne nous est pas étrangère et le produit proposé sur Kickstarter me laisse froid. L’idée est suffisamment simple et bonne pour que l’on voie des clones apparaitre en boutique un jour ou l’autre. La marque n’est d’ailleurs pas spécialement connue pour être une grande innovatrice. Il est possible que cet objet soit en réalité un produit commercial rebadgé pour l’occasion. S’il est proposé à un prix abordable en financement participatif (34€ HT), je préfère passer mon tour pour le moment.

Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC

3 mars 2026 à 17:08

Point clé de la Lenovo Legion Go Fold, un écran pliable POLED de 11.6 pouces qui affiche en 2435 x 1712 pixels. Un écran énorme pour une console de jeu mais qui sera parfait pour un usage de canapé.

En déplacement, la Lenovo Legion Go Fold pourrait compter sur la possibilité de plier l’affichage en deux pour retrouver une solution plus mobile en 7.2 pouces de diagonale. La dalle qui affichera une luminosité de 500 nits et un rafraichissement de 165 Hz. Cet affichage posé sur un système de manettes permettra de jouer de manière optimisée.

L’écran pourra également se détacher totalement des périphériques de jeu pour un usage en mode purement tablette dans les deux diagonales. Ou devenir, avec un clavier détachable, un pseudo portable ultramobile.

Lenovo Legion Go Fold

A l’intérieur de cette Lenovo Legion Go Fold, on retrouvera un processeur Core Ultra 7 256V de la galaxie Lunar Lake d’Intel accompagné par ses 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 intégrés à un processeur qui restera sagement dans un TDP situé entre 17 et 37 watts. Son circuit graphique Arc 140V devrait lui permettre de piloter cette dalle particulière de manière convaincante. Pas d’infos quant aux spécifications du stockage, on sait qu’il s’agira d’une solution de 1 To au maximum mais sans détails sur ses caractéristiques. 

Lenovo Legion Go Fold

La partie écran/tablette est annoncée comme pesant 638 grammes et le double contrôleur 230 grammes. Le tout atteindra donc 868 grammes au total, ce qui est plutôt correct.

Le Lenovo Legion Go Fold est un concept difficile à commercialiser.

Il s’agit ici d’un pur concept de la part de Lenovo. Les processeurs Intel Lunar Lake ne sont plus vraiment d’actualité, Panther Lake a pris le relais. Et Intel a annoncé qu’il ne souhaitait plus réellement les proposer. C’est surtout le concept même de ce projet qui semble assez éparpillé. Le prix d’un tel objet devrait être fort élevé. L’équipement interne, la dalle pliante et l’accessoire de jeu, le tout combiné, on imagine un tarif fort important pour l’ensemble. Est-ce qu’un tel objet trouverait concrètement son public ? Je n’en suis pas certain. Le budget serait sûrement difficile à accepter et la proposition resterait en dessous des attentes d’un joueur PC pour ce type d’investissement.

Difficile de savoir si cette Lenovo Legion Go Fold trouvera un jour les rayons, mais si c’est le cas, ce sera vraiment plus un produit de parade qu’un best-seller.

source : Lenovo

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC © MiniMachines.net. 2026

TCL présente les écrans NXTPAPER AMOLED au MWC 2026

3 mars 2026 à 14:53

La technologie NXTPAPER AMOLED promet une finition différente aux dalles à cristaux liquides classiques. Loin des vrais écrans à encre numérique, elle propose une approche plus douce et moins sujette aux réflexions que les dalles en verre. TCL compte faire évoluer sa technologie vers de nouveaux écrans pour plus de vivacité et de luminosité.

NXTPAPER AMOLED

Les dalles NXTPAPER actuelles sont sous écrans IPS. Elles proposent surtout deux choses importantes qui les rendent plus proches du papier que les autres écrans. Des reflets beaucoup moins importants et plus proches d’un papier glacé que d’une vitre. Mais également une gestion de la lumière étrangement « plate ». Il est difficile de décrire un écran NXTPAPER AMOLED mais ils donnent l’impression que sa lumière s’arrête à la surface de leur dalle. L’image ainsi présentée semble ne pas briller et se comporte un peu comme si c’était la lumière extérieure qui venait se refléter sur du papier.

Cela ressemble un peu à ce que propose l’ulexite, une pierre qui dirige la lumière de manière étonnante, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. La qualité n’est pas très bonne mais elle montre bien l’effet optique de ce minéral particulier.

Evidemment sur l’écran de TCL, ce n’est pas vraiment la même chose, mais en l’absence de tout effet de lueur et de brillance au delà de la surface en verre employée par TCL, l’impression est assez similaire. Comme le rendu global est très dépendant de la technologie d’affichage en dessous, le changement de technologie a du sens. Avec un écran NXTPAPER AMOLED, TCL va bénéficier de noirs très sombre et de forts contrastes de coloris, ce qui aura un effet encore plus saisissant sur l’image. En basculant en niveaux de gris l’affichage, l’effet est encore plus saisissant.

La dalle proposera une luminosité minimale de 1 nit pour les zones les plus sombres et pourra grimper à 3200 nits pour les points très lumineux. Le rafraichissement grimpera à 120 Hz et TCL promet une dalle respectant à 100% la norme DCI-P3. Ces écrans NXTPAPER AMOLED devraient trouver leur chemin vers le grand public d’ici la fin de l’année 2026.

À noter que jusqu’ici, il semble que personne ne se passionne pour la technologie de TCL. Seule la marque propose ses tablettes et smartphones équipés de ces dalles spécifiques.

TCL présente les écrans NXTPAPER AMOLED au MWC 2026 © MiniMachines.net. 2026

Filament et résine, Anycubic propose de faire le plein pour 2026 ?

3 mars 2026 à 13:48

C’est la fête des consommables chez Anycubic. La marque d’imprimantes 3D propose des packs de 20 kilos de matériaux. PLA, PLA+, PLA spéciaux mais aussi ABS, PETG pour les filaments. Résines standard, résine lavable à l’eau, résine « ABS » ou texturée, énormément de choix à partir de 7€ le kilo.

Résine Anycubic standard

Résine Anycubic standard

Le prix au kilo pour ces offre est très intéressant, évidemment, au-delà du coût à l’achat il y a un second élément à prendre en compte. Celui de l’encombrement. Voir 20 bidons de résine ou 20 bobines de filament débarquer n’est pas anodin. Mais si vous avez la place, c’est un investissement qui a beaucoup de sens. La bobine de 1 kilo de filament PLA+ qui va convenir à une impression rapide classique se négocie en général entre 18 et 22€ le kilo suivant les fournisseurs. 

Filaments 20 KG Résines 20 KG
PETG 139€ Résine Standard 165€
PLA Basique 145€ Résine Lavable à l’Eau 2.0 185€
PLA Basic Refill 141€ Résine ABS-Like 2.0 159€
PETG Refill 135€ Résine UV à Base de Plantes 2.0 179€
PLA Haute Vitesse 175€ Résine ABS-Like 3.0 185€
PLA Spécial 145€ Résine Standard V2 189€
PLA+ 165€ Résine ABS-Like Pro 2 209€
PLA Mat 192€ Résine Haute Vitesse 2.0 229€
PLA en Soie 192€ Résine ABS-Like Lavable à l’Eau 3.0 209€
ASA 229€ Résine Texturée 14K 229€
ABS 249€ Résine Artisanale DLP 249€
    Résine Résistante 2.0 259€
Les prix de l’offre Anycubic varient suivant les matériaux mais débutent en dessous des 7€ pour le filament et des 8€ pour la résine !
 
Voiture RC réalisée en PETG Anycubic

Voiture RC réalisée en PETG Anycubic

Pour son offre, Anycubic propose par exemple les 20 kilos de PLA à 165€, soit 8.25€ le kilo. Les 20 kilos de PETG sont à 135€ soit 6.75€ le kilo… Même chose pour la résine. 20 kilos de résine standard est également à 8.25€ le kilo. La résine lavable à l’eau est à 9.25€ le kilo. Idem pour les résines de type ABS.

145€ les 20 Kilos de PLA Basique

145€ les 20 Kilos de PLA Basique

Tout cela avec évidemment du choix dans de multiples coloris à votre gré. Que vous ayez récemment investi dans une nouvelle imprimante 3D ou que vous souhaitiez recharger les stocks d’une solution déjà en place, les filaments et résines Anycubic sont très efficaces et tiennent très bien dans le temps.

Dans cet exemple, j’ai mixé plusieurs couleurs de PLA Basic et avec la livraison gratuite, les 20 kilos tombent automatiquement à 145€ TTC. Les stocks proviennent d’Europe et le délai de livraison est détaillé suivant les références et les coloris.

Voir l’offre sur Anycubic

La conservation des filaments d’impression 3D

Il faudra bien penser à bien protéger les filaments ouverts pour qu’ils ne prennent pas l’humidité. Soit en les protégeant efficacement après ouverture avec un sac dédié de mise sous vide et des sachets de silicate. Soit avec des boîtes de rangement pour les filaments ouverts. Vous pouvez également trouver des boîtes hermétiques de grand format dans des magasins de discount et déposer du gel silicate dans un bocal au fond, cela fonctionne très bien.

La solution la plus efficace reste sans conteste le « séchoir à filament » comme ce Creality SpacePi X4L ( en promo à 109.99€ avec le code NNNFRSPX4L chez Geekbuying ) qui permet de sécher deux compartiments séparés jusqu’à 75°C en le programmant. Ce qui peut être utile si vous avez du filament qui a vraiment pris l’humidité ou en amont de l’impression de certains matériaux spécifiques complexes comme les filaments enrichis de fibres de carbone. A noter que si votre imprimante 3D est en caisson comme les Centauri Carbon et Centauri Carbon 2, vous pouvez rattraper une bobine qui s’est humidifiée en la laissant simplement posée quelques heures sur le plateau chauffé à 60°C porte fermée.

Pour les résines Anycubic et les autres

Les résines sont livrées en bouteilles hermétiques et ont toutes une date de péremption. Celle-ci est indicative et, d’expérience, certaines résines ayant largement passé la date de péremption sont toujours parfaitement exploitables. Il faut juste veiller sur trois éléments.

L’humidité est également un ennemi, les bouteilles doivent être fermées consciencieusement. Si vous fermez correctement une bouteille, alors la résine sera protégée et pourra rester à l’abri.

La lumière, évidemment, les résines réagissent aux UV, c’est leur principe de fonctionnement. Il ne faut pas les stocker ailleurs que dans les bouteilles d’origine. Stocker une résine dans une bouteille en verre transparent peut être tentant mais ce n’est vraiment pas une bonne idée. Pour remettre la résine dans leur bouteille, utilisez un entonnoir dédié1 et des filtres fins pour éviter que des poussières et des débris ne fassent le voyage. Des kits existent avec entonnoir, filtres et spatules

La température. Les résines ne sont pas censées réagir à la chaleur mais cela augmente leur faculté de polymérisation. Il est conseillé de les stocker dans un endroit frais entre 10 et 15°C. Toujours dans des températures sous les 20°C. Les entreposer sous un toit qui va accumuler de la chaleur en été n’est par exemple pas une bonne idée. Un grand bac hermétique dans un cellier, un sous-sol ou un garage isolé, ce sera parfait.

Filament et résine, Anycubic propose de faire le plein pour 2026 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus

3 mars 2026 à 11:48

Microslop est une construction comme savent inventer les internautes en un éclair de génie. Une construction que Microsoft ne supporte pas. L’assemblage de Microsoft et de Slop qui désigne les productions imbéciles des générateurs IA, elle colle déjà à la peau de l’entreprise.

La naissance du mot Microslop date seulement de janvier, comme tous les termes qui font mouche, il est massivement repris par la toile. Sous forme de hashtag, en commentaire et autres blagues au détour d’un message publié ça ou là. Ce n’est pas la première fois que le papa de Windows hérite d’un sobriquet peu flatteur. On connaît bien les termes Micro$oft et autre Microflop qui parsèment le web depuis de nombreuses années. Le problème, c’est que le mot Slop est devenu une star en 2025. Il réussit, en quatre lettres, à décrire toute l’aigreur d’un public affolé par le pourrissement rapide du web. Pourriture liée aux générateurs de textes, de vidéos et d’images qui font que désormais on doute de tous et de tout. Le web aura connu un avant et un après le Slop.

Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest

Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest

Microslop contre Goliath

Le truc avec Microslop, c’est que ce simple mot mène une bataille idéologique à lui tout seul. Le mot englobe toute la dérive des investissements colossaux dans l’IA de Microsoft. Avec Copilot+, avec les tentatives de faire avaler de l’IA dans son système d’exploitation, avec le passage de Windows 11 au forceps et ses comportements erratiques, la proposition bien flippante de Recall, la baisse constante de qualité du système et la mise en avant des possibilités très théoriques des NPU sous Windows. Avec le changement physique des claviers de certaines machines. Microsoft s’est fait une jolie réputation de forceur. Ces courtisans qui ont le compliment un peu trop facile et les intentions trop claires pour qu’on leur fasse confiance.

Sur l’IA, Microsoft est passé de système d’exploitation à acteur et semble ne pas comprendre pourquoi le grand public le boude. Le principe d’un système d’exploitation est de proposer une formule de fonctionnement. Un endroit où installer les programmes de son choix et les piloter tranquillement. Depuis longtemps chez Microsoft cette politique n’est plus assez rentable, alors depuis des années la firme déploie différentes stratégies pour aller plus loin.

Cela a commencé avec Microsoft Office qui a été une réussite autant technique que marketing. Presque tout le monde dit Word pour traitement de texte, PowerPoint à la place de présentation ou Excel au lieu de tableur. Cela a donné envie à l’éditeur de proposer d’autres services. Avec Edge par exemple, pour tenter d’en faire le navigateur web par excellence. Cela n’a pas trop bien marché. Edge a été une bataille coûteuse, très coûteuse. Perdue face à Google Chrome. Depuis, d’autres tentatives de devenir leader sur un secteur en dehors du marché du système d’exploitation sont apparues et la plus importante en date est celle de l’IA. 

L’IA parce qu’un de ses principaux enjeux est de rebattre les cartes actuelles de la recherche en ligne. L’objectif pour les géants mondiaux de l’IA comme OpenAI, Anthropic, Google ou Microsoft, c’est de fournir un service en amont. De garder les utilisateurs sur ses pages au lieu de le voir partir ailleurs. Vous l’avez sûrement vu, désormais les moteurs de recherche et les navigateurs proposent des fonctions IA dont le but est de répondre à vos questions avant de proposer des résultats de recherche. L’objectif de Microsoft est de faire cela au sein même de Windows. Que chaque question ne sorte pas du système mais reste bien enfermée à l’intérieur. L’idéal serait que cela devienne un réflexe utilisateur. De la même manière qu’on appuie sur la touche Windows et qu’on commence à pianoter le début d’un programme à lancer, on appuierait sur la touche Copilot pour interroger l’IA maison.

On comprend mieux pourquoi Microsoft n’aime pas Microslop. Si le grand public venait à déconsidérer les recherches sous Windows et Copilot en général, cela serait catastrophique pour la marque. C’est un peu le risque pourtant quand on cherche à faire rentrer au chausse-pied l’usage de l’IA partout et pour n’importe quoi.

Microslop bannit des serveurs Discord de Copilot.

Il y a peu, des internautes se sont rendus compte que le mot « Microslop » était banni de certains serveurs Discord. La technique est simple, les modérateurs ont des listes de mots qu’ils ne veulent pas voir. En général des insultes, des termes spécifiques qui n’ont pas lieu d’être sur un site public. Une « liste noire » de mots est ainsi tenue par la modération et tout message qui en utiliserait un empêcherait sa publication. L’utilisateur qui emploie le mot recevant un message qui indique qu’il a enfreint les règles du canal comprend donc assez vite où est l’interdit.

Évidemment, comme l’internaute moyen adore tout ce qui est interdit et qu’il suffit de changer une lettre pour que le mot survive à cette modération. La contrainte se transforme rapidement en jeu. Ainsi Microslop se transforme en Microsl0p ou Micro$lop qui, eux, fonctionnent. Devant le nombre de possibilités et l’inventivité des utilisateurs, les modérateurs finissent par limiter l’accès à certains serveurs. Ce qui met précisément le feu aux poudres et renforce l’image sulfureuse du terme et de Copilot. 

Ce que Microslop nous apprend

La stratégie choisie par Microsoft est la pire possible. Elle montre plusieurs choses dans un condensé qui illustre parfaitement le problème lié aux LLM et autres IA génératives.

D’abord, la stratégie consistant à faire disparaitre quelque chose et qui a l’effet absolument inverse est documentée depuis longtemps en ligne sous le nom d’Effet Streisand. Si les équipes de modération avaient laissé couler, le terme aurait sans doute constitué un bruit de fond constant mais n’aurait jamais fait l’actualité. L’irritabilité connue de Satya Nadella quant à ce mot Microslop a certainement poussé certains a faire du zèle et interdire un mot qui aurait dû rester libre d’emploi. La censure joue ici son rôle de combustible.

Ensuite, que Copilot n’aurait jamais pu inventer le terme MicroSlop. Ce qui apparait pourtant comme une évidence dès la première lecture dans son contexte à toute personne connaissant le mot Slop. Il fallait un terme pour ces images générées par une IA qui ne saisit pas ce qu’elle affiche. Les humains avec trois bras, les chiens avec une tête de chaque côté du corps, ces scènes « historiques » où un roi franc est habillé comme Louis XIV ou ces villes romaines où l’on distingue des palettes et des caddies… La contraction Microslop est une invention humaine parce qu’un LLM n’est qu’un faiseur de puzzle qui reprend les mots des autres. Rien de plus. Les IA sont incapables d’inventer des choses poétiques ou des slogans ayant un fort impact. Elles seront aussi bien perdues devant la description du monde par les yeux d’un nouveau courant de peinture que par l’efficacité d’une comptine d’enfant.

Enfin et surtout, en jouant sur la censure du mot, Microsoft nous montre le danger de ces IA. Faire une recherche au travers de Copilot, c’est faire une recherche au travers de la vision du monde de Microsoft. Et, si ce regard sur le monde a pour but de faire disparaitre un mot du paysage, quels autres termes, quels autres angles, quels autres produits sont ou seront également amenés à disparaitre ? Microsoft illustre ici en un seul choix tout le problème de laisser son univers se réduire à la volonté d’un censeur.

Vous avez déjà tenté de faire une recherche sur des logiciels alternatifs à celui que vous utilisez au quotidien ? Une mise à jour a rendu votre logiciel préféré de gestion d’images inexploitable ou moins pratique, et vous entrez dans un moteur de recherche quelque chose comme le nom du logiciel et le mot-clé « alternatives ». Le moteur de recherche propose alors une liste de liens vers des solutions. En général, les premiers résultats sont des listes établies par des logiciels concurrents qui vont mettre en avant leur solution tout en présentant les autres de manière moins flatteuse. Que se passera-t-il si vous faites une recherche d’une alternative aux outils bureautique de Microsoft au travers de Copilot ? Est-ce que celui-ci vous présentera Libre Office ? Vous dira-t-il qu’il est gratuit et suffisant pour la très grande majorité des usages ? 

En censurant Microslop, même sur un service comme Discord, Microsoft nous rappelle qu’une entreprise de ce type est toujours sur la corde raide entre la protection de ses intérêts et l’information libre et non faussée. Cette IA Copilot qui est intégrée au chausse-pied dans Windows reste une boite noire sur laquelle nous n’avons aucun contrôle ni aucune information de fonctionnement. Si demain Microsoft voulait que certaines informations d’actualité ne remontent plus de ses calculs, cela serait tout à fait possible. 

Au-delà du Slop et de ce qu’il a déjà fait au web à cause des géants de l’IA et des outils mis à la disposition du public, l’enjeu de la censure possiblement exercée par un géant de la tech comme Microsoft est un enjeu beaucoup plus vaste et inquiétant.

Microsoft recule

L’éditeur a depuis fait savoir que la censure du mot Microslop était temporaire et que le serveur Discord Copilot a été fermé pour lutter contre les spams. On ne saura jamais si c’est vrai ou si la réalité d’un effet Streisand est irrévocablement destinée à être rappelée après toute tentative de censure. Toujours est-il que la modération promet une réouverture du canal de discussion et de l’emploi du mot préalablement banni. Je n’épiloguerai pas sur les raisons réelles ou supposées de ce retour à la normale. Le fait que Microsoft, comme toutes les autres IA, puisse remodeler le monde au travers du regard qui leur convient le mieux est évident. C’est notamment pour cela que vous devez pousser vos recherches en ligne au-delà de ce que vous propose une IA par défaut. Qu’un petit tour sur une encyclopédie vous sera toujours plus utile qu’un résumé piloté par un LLM. 

Au moins, vous serez certain d’une certaine complexité de l’analyse, de lire des avis pouvant être contradictoires et en mesure de voir des images fiables. Vous aurez même parfois des explications qui iront contre vos convictions. Choses qu’ont bien du mal à faire les IA aujourd’hui.

Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot

Source : Windows Latest

Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu

3 mars 2026 à 07:07

La Lenovo Legion Tab est une très belle tablette de 8.8″ de diagonale qui affiche en 3040 x 1904 pixels grâce à une dalle IPS. Elle proposera un rafraîchissement de 165 Hz atteignant 600 nits de luminosité. Elle sera propulsée par une puce Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5 refroidie par un système de Vapor Chamber. De quoi faire tourner beaucoup de choses dans un format assez sympathique sous son Android 16..

Legion Tab

L’écran juste sous les 9 pouces ne donne pas encore ses dimensions mais ne pèsera que 360 grammes. Elle embarquera jusqu’à 16 Go de mémoire vive LPDDR5x-10667 et 512 Go de stockage en UFS 4.1. Avec cet équipement, la Legion Tab proposera une batterie de 9000 mAh et deux ports USB Type-C, un de chaque côté. Un détail à applaudir puisque cela évite la traditionnelle séance de retournement de tablette pour la recharger « du bon côté ». C’est une évolution d’un concept de tablette 8″ que le constructeur déploie depuis 2021.

Aucune mention d’un lecteur de cartes MicroSDXC ni de module 5G à bord pour le moment. On retrouvera une caméra de 50 Mégapixels au dos, accompagnée par un petit logo « LEGION » illuminé de LEDs RGB.

La Lenovo Legion Tab, une tablette Android au prix fort

Ticket d’entrée de ce joujou sous Android ? 799€. Pour ce tarif, ce ne sera pas la version 16/512 Go mais un modèle un peu moins bien équipé avec 12 Go de mémoire et 256 Go de stockage. Sans aucune option OLED ou AMOLED. Pas de clavier ni de stylet non plus. Pas de mention de 5G. Pas de traces d’une extension possible du stockage via une carte mémoire. Non, un modèle certes puissant mais probablement pas plus que les concurrentes du marché. Cela va être délicat pour ce modèle, même si tout le monde sent bien la montée des prix de la mémoire et du stockage, il sera difficile de faire passer la pilule d’un pareil investissement. 

Cette Legion Tab 5e Gen est déjà présente sur le site de Lenovo France : A 799€ en version 12/256Go. Sa disponibilité est attendue entre le 7 et le 9 avril.

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 2 mars 2026 MiniMachines.net

Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran

2 mars 2026 à 17:57

Le Lenovo AI Work Companion est présenté au MWC 2026 comme un concept qui pourrait être commercialisé à l’avenir. Je ne sais jamais sur quel pied danser avec ce type de produit. Principalement parce que je ne connais pas le prix de l’appareil mais aussi parce qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle boite de Pandore. 

Le Lenovo AI Work Companion est un dock, un produit assez complet d’ailleurs puisque dans son dos on retrouve tout l’attirail classique de ce type d’appareil : USB Type-C avec charge 100W, Ethernet, double sortie HDMI, ports USB… Sur le côté, un jack et des ports USB supplémentaires. Comme souvent, on peut utiliser cet engin pour étendre les possibilités d’un ordinateur portable en mode sédentaire tout en le rechargeant.

Sur la partie supérieure de l’objet, un bouton programmable à sa convenance et une molette qui pourra piloter l’usage de votre choix. On pense à des modes variés pour les deux éléments. Un système pour lancer une application, couper le son de son micro ou sa caméra. Un outil pour lancer un mode « ne pas déranger » ou autre. Pour la molette, les usages iront de la gestion du son à la navigation. La partie arrière laisse penser que l’engin pourrait également embarquer des enceintes, même si rien n’a été confirmé à ce niveau.

AI Work Companion

Sur la partie avant, on retrouve un écran d’une diagonale non détaillée qui va faire l’autre partie du boulot de ce gadget. La partie IA. Car le vrai « plus » du produit mis en avant par la marque est bien ici. Le Lenovo AI Work Companion est pensé pour vous épauler dans votre travail. Outre sa fonction horloge, l’appareil permet d’accéder à votre planning et de vous organiser.

Des fonctions de raccourcis sont proposées avec des icônes pour des tâches classiques comme le lancement d’applications, du copier-coller, le lancement ou la mise en pause de médias. Lenovo indique que l’objet pourra aussi vous alerter sur les différentes entrées de votre planning et même vous prémunir d’un excès de travail en signalant le bon moment de faire des pauses. Certains des écrans indiquent le détail des charges délivrées par les différents connecteurs ainsi que l’état de la batterie de votre portable, par exemple si elle est en cours de charge.

Tout cela sera hautement configurable et semble parfait pour entrer dans le flux actuel de la mode d’une destruction systématique de toute entrave entre votre travail et l’IA. Cela suppose donc l’installation d’un outil logiciel sur votre machine pour remonter vers le dock les informations nécessaires. Une ouverture de votre planning, de vos emails, de ce qui circule dans vos copiés-collés et même de vos entrées d’IA. 

Le Lenovo AI Work Companion plonge dans votre vie privée

C’est peut-être cela qui semble le plus étrange avec ce type d’outil. Le Lenovo AI Work Companion se pose comme un gadget qui va accompagner votre travail alors que vous avez énormément de réunions et de vidéoconférences, un moyen de traiter vos tâches pour mieux vous organiser. Mais c’est également une solution qui force à enlever toute barrière entre votre travail et l’analyse d’une IA. 

Extrait de la présentation de l'AI Work Companion

Extrait de la présentation de l’AI Work Companion

Rien n’est spécifié par Lenovo sur ce poste, mais l’icône visible sur l’écran ne laisse pas trop de doute sur la présence d’un outil signé OpenAI comme ChatGPT. Un outil à qui on confierait les clés de son travail en permanence. Ce qui ne parait pas réellement coïncider avec les règles de sécurité d’une grande entreprise. On imagine mal un grand groupe accepter ce type de gadget si l’ensemble de la proposition est fondé sur une décision et une analyse de ChatGPT. Même pour un particulier ou une petite structure, cette idée d’avoir un carnet de contacts et un agenda scrutés en permanence par une entité tierce n’est pas rassurante.

Encore à l’état de concept, ce type de produit est encore sur le fil du rasoir. Il sera probablement applaudi par les plus euphorique de l’IA. Ceux qui conservent un réflexe de protection de leur vie privée auront vite fait de se poser la question des possibilités d’analyse de ce que l’on pourra considérer comme un cheval de Troie rêvé par tous les services secrets du monde. Un mouchard potentiel installé volontairement sur son bureau, à peine caché par les gentils sourires d’une interface malicieuse.

Si cette interface existait comme une application dans une fenêtre permanente sur son écran, beaucoup de monde tirerait la sonnette d’alarme en ayant peur pour ses données. Mais le fait de l’habiller dans un gadget design rigolo à poser sur son bureau semble faire oublier toute la dangerosité d’un tel objet.

Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran © MiniMachines.net. 2026

AYN Thor et Odin : augmentation du prix des consoles

2 mars 2026 à 14:34

Pour les AYN Thor et Odin, la hausse débutera plus tôt que prévu et le constructeur ne semble pas prévoir d’amélioration avant l’année prochaine « au mieux ». Le fabricant de consoles annonce une hausse de quasiment tous les prix de ses appareils dès le 8 mars.

Le fournisseur de composants mémoire et stockage des AYN Thor et Odin a augmenté ses tarifs et la production des nouveaux modèles est donc plus onéreuse, hormis sur la version la plus entrée de gamme de la marque. Modèle qui n’avait pas eu droit à une remise pendant la période précédente et qui conserve donc un tarif inchangé depuis son lancement.

AYN Thor

AYN Thor

L’augmentation était prévue mais se déroule plus tôt que ce qui avait été planifié. En plus des tensions sur le segment mémoire et stockage, le coût des matériaux semble intervenir et les variations sur les taux de change impactent l’ensemble. La marque avait signalé une évolution des prix à la hausse des AYN Thor et Odin pour avril. Au final, la répercussion aura lieu dans quelques jours.

Modèle Prix officiel  Prix actuel Nouveau prix
Thor Lite
8/128 Go
249 $ 249 $ 249 $
Thor Base
8/128 Go
299 $ 309 $ 319 $
Thor Pro
12/256 Go
349 $ 369 $ 399 $

Thor Max
16 Go/1 To

429 $ 449 $ 489 $

Pour les modèles AYN Thor, l’impact n’est pas forcément monstrueux mais tout de même : 60$ de hausse pour la AYN Thor 16 Go / 1 To, 20$ pour la version 8/128 Go. Ce n’est pas négligeable.

Modèle Prix OFFICIEL Nouveau prix
Odin 3 Base
8 / 128 Go
329 $ 339 $
Odin 3 Pro
12 / 256 Go
399 $ 439 $
Odin 3 Max
16 / 512 Go
449 $ 489 $
Odin 3 Ultra
24 Go / 1 To
519 $ Indisponible

Pour la AYN Odin 3, les augmentations vont de 10$ à 40$ suivant les modèles et la version Ultra, la mieux équipée, est en rupture. Cette dernière étant livrée avec des puces de LPDDR5x plus denses, 2 unités de 12 Go, notoirement plus difficiles à obtenir en ce moment, il est possible qu’il soit impossible de la fabriquer faute de pièces.

AYN développe que l’approvisionnement en composants ne devrait pas s’améliorer avant 2027 dans le meilleur des cas. La marque rejoint ainsi la longue cohorte de constructeurs qui sont obligés de revoir leurs tarifs à la hausse. Ce qui indique non seulement la tension du marché mais l’impossibilité de pouvoir encaisser une hausse passagère par la durée estimée de cette crise.

Les prix n’ont effectivement pas encore changé sur leur site

AYN Thor : une console double écran Android sous Snapdragon

AYN Odin 3 : une console à écran AMOLED 6″ sous Android 15

Spécifications AYN THOR 

AYN Thor

AYN Thor

Spécifications AYN ODIN 3

AYN Odin 3

AYN Odin 3

AYN Thor et Odin : augmentation du prix des consoles © MiniMachines.net. 2026

Partage audio sous Windows 11 ? Il faudra bouffer de l’IA

2 mars 2026 à 12:55

Dans sa grande stratégie de service et d’excellence, Microsoft a décidé d’améliorer son partage audio sans fil avec Windows 11. Mais pour en profiter, il faudra non seulement posséder les casques Bluetooth présents dans une liste assez étroite, mais surtout faire avec la présence de Copilot+ sur votre machine.

Partage audio sous Windows 11

Partage audio sous Windows 11 via Neowin

Pour le résumer rapidement, les machines sous Windows 11 proposent désormais une fonction de partage du son sans fil vers plusieurs casques Bluetooth. L’idée est d’avoir un seul poste qui diffuse de la musique ou le son d’un film vers différentes personnes. Aujourd’hui, l’ensemble des liaisons Bluetooth se base sur un seul volume. Ce qui fait que si vous voulez augmenter le son, l’ensemble du volume augmentera chez tout le monde. C’est un problème parce que tout le monde n’a pas la même audition et les casques eux-mêmes ne proposent pas le même volume sonore à partir de la même source. Et cela malgré une liste assez limitée de produits compatibles.

Le partage audio comme méthode de vente

Vous avez peut-être déjà été démarché au téléphone par des vendeurs de canapés ou de tapis. Des magasins éphémères qui vous promettent un mirifique cadeau. Vous avez gagné un service à thé ou un peu de vaisselle et si vous venez le chercher au magasin, vous repartirez avec sans obligation d’achat. Une fois sur place, deux ou trois vendeurs vous font la réclame et vous tiennent pendant tout le temps nécessaire pour vous faire craquer et acheter un truc dont vous n’avez pas besoin. Jouant une pression énorme sur les plus fragiles afin de prendre l’avantage. En général, le « cadeau » est médiocre pour ceux qui partent les mains vides et juste correct pour ceux qui achètent. Bref, une méthode classique de carotte pour vous faire accepter un truc.

Chez Microsoft, on en est réduit exactement à cela. Vous voulez profiter du partage audio pour le système d’exploitation que vous avez acheté ? Il faudra accepter un truc qui n’a absolument rien à voir. Si votre PC n’est pas équipé d’un NPU et d’une estampille Copilot+, alors vous ne pourrez pas installer la mise à jour.

Ce qui est bien pratique pour deux choses. D’abord Microsoft peut très bien recenser toutes les machines ayant installé cette option et donc savoir si votre ordinateur sous Windows 11 est capable de piloter Copilot+ avec son NPU. Ce qui permet de profiler un matraquage publicitaire en bonne et due forme. Mais cela permet aussi de créer de l’intérêt pour la présence d’un NPU et donc pour l’IA et cela même si le rapport entre celle-ci et la gestion de l’audio est difficile à défendre. 

Je ne donne pas longtemps avant qu’un logiciel existe pour faire croire au système Windows 11 qu’un NPU est bien présent à bord, juste pour le leurrer. Parce que si Microsoft continue sur sa lancée, après le partage audio, ce sera autour de certaines définitions d’être réservées au PC Copilot+…

Si vous voulez essayer l’option, vous pouvez suivre les versions de développement ou Beta de Windows 11. Il vous faudra évidemment une machine compatible, la liste est ici et elle est essentiellement composée d’engins sous SoC Qualcomm Snapdragon X :

Surface Laptop, 13.8″ et 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13.8″ and 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 13″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 12″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 12″| Qualcomm Snapdragon X
Samsung Galaxy Book4 Edge | Qualcomm Snapdragon X

et

Samsung Galaxy Book5 360 | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro 360 | Intel Core Ultra Series 200

Partage audio sous Windows 11 ? Il faudra bouffer de l’IA © MiniMachines.net. 2026

Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire

2 mars 2026 à 11:21

Windows 365 est un système dans les nuages, une sorte de tuyau qui permet de piloter un système à distance et qui est largement proposé aux entreprises pour déployer des flottes de machines variées sur le terrain.

Avec Windows 365, on peut se connecter depuis n’importe quel poste et, une fois identifié en ligne, se retrouver sur son bureau qui est streamé depuis un serveur. C’est pratique pour certaines sociétés qui jouent sur le flex-office, la mobilité des équipes ou autres techniques de « management ». C’est également parfait pour garder en un lieu sécurisé des fichiers importants et éviter qu’ils ne se baladent trop dans la nature. Mais, surtout, cela permet de ne pas dépenser des fortunes en matériel puisque n’importe quel engin va pouvoir se connecter au serveur. Même un MiniPC très entrée de gamme.

Et, au regard de la crise actuelle des composants, la logique de Windows 365 semble être une pièce parfaite pour résoudre le casse-tête actuel des entreprises. Au lieu d’acheter 50 postes avec 50 kits de mémoire et de stockage hors de prix, il suffit d’acheter 50 machines basiques et de leur payer un accès à Windows 365. 

Asus annonce donc un « NUC 16 for Windows 365 » qui est un MiniPC très classique de la marque avec une bonne connexion réseau. On parle d’un Ethernet 2.5 Gigabit et d’un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. On retrouve en fait la carcasse d’un Asus N16 Pro allégé et probablement rempli de composants assez basiques. On n’a pas le détail de la configuration mais comme il s’agit uniquement de gérer les périphériques locaux et de faire le pont vers un serveur, je ne serais pas surpris qu’une configuration basique soit intégrée. Un processeur Intel Alder Lake-N ou Twin Lake accompagné de mémoire et de stockage minimum.

Windows 365

Dell suit la même route avec son Dell Pro Dekstop for Windows 365. Avec un tout petit peu plus de détails techniques puisque la marque fait état d’un processeur Intel de série N. Ces machines sont prévues pour le troisième trimestre de cette année.

Windows 365 n’a d’intérêt que pour certains pro

Ce genre de déploiement est également idéal pour des équipes techniques. Le matériel déployé n’a pas grand risque de panne ni d’infection, les postes virtuels sont constamment actualisés et surveillés. En cas de problème, les fichiers sont doublonnés pour éviter toute perte et il est possible de retrouver un système tout neuf en quelques minutes. Avec une bonne équipe technique et un bon matériel serveur, déployer de nouveaux postes ou en supprimer ne prend que quelques clics. Une migration de système se fera facilement et l’installation d’un nouvel outil ou sa mise à jour ne souffriront d’aucun retard. Évidemment, la contrepartie est qu’en général personne ne peut employer ses logiciels de productivité préférés. Tout le monde a accès aux outils choisis par la société.

Évidemment, aucun particulier n’a le moindre intérêt à toucher à ces machines. Inutile d’imaginer faire des mises à jour techniques, le plus probable est que l’ensemble des composants soit au plus bas coût possible. En seconde main, si vous croisez l’étiquette « Windows 365 » ne vous penchez pas trop sur le produit. Non seulement il est plus que certain qu’il s’agira d’un MiniPC avec de la mémoire vive LPDDRx soudée, mais le recours à un stockage également intégré à la carte mère sous la forme d’un eMMC est plus que probable. Il est par ailleurs possible que cette approche très Microsoftienne des minimachines les bloque, via leur BIOS, à toute exploitation d’un autre système.

Le seul intérêt éventuel, par exemple sur le modèle de Dell qui est annoncé comme Fanless, serait d’en faire un MiniPC pour des usages multimédia avec une éventuelle distribution Linux spécialisée. Par exemple un Daphile ou autre, mais évidemment il n’est pas certain du tout que ce soit possible. Si c’était le cas, avec un prix vraiment très très bas, ce genre de configuration pourrait avoir un intérêt. J’ai croisé à une époque des clients légers d’entreprises à 20€ chez un brocker… Des machines sous Atom fanless parfaites pour ce genre de rôle. Mais, j’avais l’assurance d’une compatibilité assez large d’un point de vue logiciel avant de craquer.

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La Orange Pi Neo dans l’attente d’une mémoire plus abordable

2 mars 2026 à 10:25

La Orange Pi Neo est plus congelée qu’un navire de plaisance en mer Baltique. Manjaro Linux traine des pieds depuis un moment pour lancer sa console de jeu sous Linux. Tellement que cette annonce d’un report indéfini de sa sortie à cause du prix de la mémoire et du stockage ressemble également un peu à une manière d’enterrer le projet sous le tapis.

Orange Pi Neo

Orange Pi Neo

Orange Pi Neo « Le projet est gelé »

Sous des tonnes de glace, l’équipe décrit de cette façon la console sur le forum de la distribution Linux Manjaro. L’appareil annoncé en mai 2023, qui avait pourtant eu droit à des prototypes fonctionnels il y a un an, une certification pour être commercialisée en Europe comme aux US et même un tarif annoncé dans la foulée n’a pas su sortir à temps. Aujourd’hui, avec des prix de composants qui ont explosé, sa commercialisation semble plus que compromise.

La console devait être proposée à 499$ HT en 2024… Un prix pas forcément formidable compte tenu de la concurrence du marché. Un modèle de base en Ryzen 7 7840U, 16 Go de LPDDR5-6400 et 512 Go de stockage NVMe PCIe en M.2 2280. Un second modèle en Ryzen 7 8840U avec 32 Go et 512 Go devait être proposé à 599$ HT.

Orange Pi Neo

Ce n’était pas forcément le modèle le plus intéressant qui soit d’un point de vue technique. Mais la machine avait surtout pour intérêt de proposer une distribution Linux parfaitement adaptée par les équipes de Manjaro. Ce qui lui apportait une plus-value intéressante. Mais, si les tarifs de l’engin devaient suivre la hausse des prix de la mémoire et du stockage, l’intérêt pour cette distribution Linux se heurterait contre l’intérêt de garder un peu de sous sur son compte en banque. Il est probable qu’une console plus chère perde tout potentiel commercial.

Je ne doute pas de la bonne volonté des équipes de sortir le produit mais je pense que quelque chose a coincé quelque part en 2024. La console aurait pu être commercialisée à ce moment là et aurait dû être disponible au début de l’année 2025… L’idée de la sortir en 2026 alors que même Valve n’arrive plus à se fournir en composants semble la reléguer au cimetière des produits espérés. Au vu de la situation actuelle, avec des composants qui ne devraient pas baisser d’ici 2027 – 2028, la Orange Pi Neo risque d’être un autre produit dans la liste de ce que la flambée des prix de la mémoire interdira de sortir.

La Orange Pi Neo dans l’attente d’une mémoire plus abordable © MiniMachines.net. 2026

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