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Reçu — 9 juillet 2026 MiniMachines.net

Mecpow X3S : une graveuse laser abordable à partir de 159€

9 juillet 2026 à 16:11

La Mecpow X3S est une graveuse laser très classique, non fermée et accessible. Elle est proposée en deux versions avec une tête laser disponible en 7 ou 12 watts pour des usages de gravure et de découpe simple.

Si la mode est aux modèles de graveuses fermées, avec un cache complet pour un usage d’atelier fixe, tout le monde n’a pas la chance d’avoir assez de place pour ce genre de dispositif. La graveuse Mecpow X3S est donc plus sobre, plus compacte et peut se déplacer facilement ou même être rangée à la verticale contre un mur.

Mecpow X3S

Avec une zone de travail de base de 360 x 360 mm extensible à 360 x 720 mm avec un kit, la Mecpow X3S propose trois choix de tête laser. L’entrée de gamme est une 7 watts, le haut de gamme une 12 watts et une option de laser infrarouge de 1.2 watts est également possible. Chaque laser à ses usages et ses limitations. Le 7 watts est évidemment moins puissant et servira surtout à la gravure et la découpe de matériaux fins comme le papier, le carton, le bois et l’acrylique. Le 12 watts offrira jusqu’à une découpe plus importante et un travail de gravure plus rapide. Tout dépend donc de ce que vous souhaitez réaliser. 

Une bonne mesure consiste à prendre en compte les capacités de découpe de chaque module. Par exemple la version 7 watts indique découper du bois peu dense comme le tilleul sur 6 mm en une seule passe. De l’acrylique noir4 de 2 mm également en un seul passage. La version 12 watts est donnée pour découper 10 mm de bois dans les mêmes conditions et jusqu’à 5 mm d’acrylique noir.

La vitesse de gravure n’est pas différente d’un modèle à l’autre mais, par expérience, la durée de gravure ne sera pas la même. La Mecpow X3S peut graver à une vitesse de 10 000 mm par minute… Ce qui est une manière assez particulière de voir les choses. Quand vous faites passer un laser à pleine puissance de 7 watts à cette vitesse, il ne grave pas grand-chose. Il lui faut plus de temps pour que le laser morde dans la matière. Les 10 000 mm/s sont donc purement indicatifs. Un laser 12 watts avancera donc simplement plus vite pour le même résultat qu’un laser 7 watts. Chaque laser peut également adapter sa puissance en dosant le pourcentage délivré.

Cette logique donne donc une idée de l’action du laser sur différents matériaux. Si les papiers, cartons et autres bois tendres seront facilement entamés, les éléments plus solides demanderont plus de puissance. La marque indique qu’il est possible de graver bois, papier, cuir, carton, tissus, acrylique et même métaux. Sur ce dernier poste, je reste assez dubitatif. Il ne faut pas compter sur un laser qui va entamer un acier solide et une préparation de celui-ci sera sans doute nécessaire. La gravure sur un matériau extrêmement réfléchissant me parait par nature assez compliquée.

D’un point de vue montage, utilisation et sécurité, la Mecpow X3S est pensée pour une utilisation simplifiée. Livrée en kit, son assemblage consiste à suivre différentes étapes simples. La marque n’a pas encore publié de vidéo, mais le principe est le même que pour les autres modèles « X3 » de la marque. L’opération n’a rien de compliqué, il faut juste s’appliquer pendant un bon quart d’heure a suivre les différentes étapes grâce à un guide papier fourni avec la machine.

D’un point de vue utilisation, là aussi l’idée est la simplicité. On ajuste une petite mire fixée sur la tête afin de régler la hauteur du point de focus du laser directement sur l’objet que l’on veut graver. Cette mise au point faite, on peut lancer directement l’opération. La communication avec la graveuse peut se faire localement avec une carte MicroSD. On charge ses fichiers dessus et on lance simplement l’opération.

Attention, la graveuse ne propose qu’une interface rudimentaire et pas d’écran. Il faut donc souvent consacrer une carte à son usage propre pour éviter de se tromper de fichier. L’exploitation peut également se faire en USB Type-B ou en Wi-Fi, le même connecteur que celui d’une imprimante. On pilote alors la graveuse depuis un logiciel de gravure classique : LaserGRBL, Lightburn ou MKSLaser. C’est la solution la plus simple et la plus précise puisqu’elle permet de faire tous les ajustements nécessaires très facilement.

Pour la sécurité des yeux, la Mecpow X3S est pensée pour un usage sous surveillance constante et sans public. Elle protège les yeux de l’utilisateur avec une petite jupe qui filtre les rayons du laser pour un utilisateur debout, mais si quelqu’un veut délibérément voir le laser en action en se penchant dessus, cela reste évidemment possible. Et c’est dangereux pour la vue. Des lunettes de protection sont livrées pour éviter cela. Mais à la différence d’un modèle fermé, qui évitera totalement ce type de danger, une graveuse ouverte doit demander une attention constante. La marque propose des kits de « tente » pour ses graveuses afin de les enfermer dans un espace protégé.

Des solutions de protection sont également présentes pour éviter quelques risques : en cas de choc de la graveuse qui déplacerait la zone de gravure, celle-ci s’arrête. Cela évite de gâcher un modèle gravé sur la première moitié qui se désalignerait sur la seconde. Cela évite aussi de laisser traîner un laser là où il n’est pas censé aller. Un bouton de sécurité est également présent pour couper facilement le courant.

La Mecpow X3S en promo pour son lancement

Geekbuying propose la graveuse dans les deux options avec une promotion :

Le modèle Mecpow X3S avec tête laser 7 watts est à 159.99€ au lieu de 179.99€ grâce au code GKBX3S20
Le modèle Mecpow X3S avec tête laser 12 watts est à 209.99€ au lieu de 229.99€ grâce au même code GKBX3S20

L’expédition est prévue le 16 juillet prochain depuis un entrepôt européen.

Attention, pour info, le modèle Mecpow X3 Pro est toujours à 169€ en ce moment, avec un laser entre deux qui monte à 10 watts, une zone de travail un peu plus grande de 410 x 400 mm et surtout un kit « air assist » pour aider à la gravure. Je préfère largement la Mecpow X3 Pro à la version %ercpow X3S en 7 watts pour 10€de plus !

Voir l’offre sur Geekbuying

Mecpow X3S : une graveuse laser abordable à partir de 159€ © MiniMachines.net. 2026

Le Minisforum MS-03 se précise et met l’accent sur l’IA

9 juillet 2026 à 11:30

Le Minisforum MS-03 change un peu les habitudes. Ces derniers mois nous avons surtout croisé des MiniPC « IA » sous processeur AMD Strix Halo. Ce nouveau modèle propose une puce Intel Panther Lake accompagnée d’un équipement un peu plus évolutif.

 Panther Lake

Chose étrange, en mars dernier, le Minisforum MS-03 était présenté comme équipé d’une puce Panther Lake Core Ultra 7 356H pour son haut de gamme. Désormais il est mis en avant avec un Core Ultra 9 386H plus performant. La machine sera semble t-il déployée avec une belle gamme de puces puisque la vidéo évoque également,le Core Ultra 5 336H.

On n’a pas encore tout à fait le détail du reste de la minimachine mais le MS-03 semble faire appel à de la DDR5-7200 au format SODIMM grâce à deux emplacements sur la carte mère. De quoi embarquer donc, si vous avez quelques réserves monétaires, jusqu’à 128 Go de mémoire, mais également avoir le choix de ne pas le faire. Cela n’a l’air de rien, mais cela permet d’envisager ce genre de machine pour autre chose que de l’IA… Au contraire des solutions AMD Strix Halo qui comptent sur de la LPDDR5 soudée à la carte mère, c’est évidemment une solution plus évolutive.

Minisforum MS-03

Le stockage est bien confié à trois emplacements M.2 2280 avec peu de détails techniques pour le moment, si ce n’est l’évocation d’un format NVMe PCIe 5.0. Une possibilité d’extension du stockage au travers d’une carte PCIe et un stockage au format U.2 sont également évoqués. La connectique réseau est confirmée avec les assez classiques ports Ethernet 2.5 Gigabit et 10 Gigabit mais aussi un double connecteur 10 Gigabit SFP+ sous puce Intel X710.

Minisforum MS-03

Ce MS-03 met largement en avant des usages de LLMs locaux, un des fers de lance des constructeurs de MiniPC actuels. Même si l’argumentaire semble bien moins convaincant que celui d’AMD avec une limitation des modèles liée à la mémoire disponible qui sera bien moins importante. 

La marque met en avant des modèles 35B et une vitesse allant jusqu’à 22.05 Tokens par seconde sous Gemma. On peut supposer qu’il s’agit du résultat le plus démonstratif obtenu par la puce. Et on est loin des solutions Strix Halo. Le GMKtec EVO-X3, dernier MiniPC sous Ryzen Ai Max+ 395 que nous avons croisé, propose des modèles autrement plus larges avec un QWen3 235B. Surtout ses capacités permettent de faire tourner un Qwe3.6 en 35B à… 60 tokens/s.

Il reste des éléments à connaitre pour se faire une idée, le tarif. Si Minisforum propose son MS-03 avec un ticket d’entrée pas trop élevé et la possibilité de faire augmenter la mémoire vive à terme, cela peut avoir du sens. Notamment parce que tout le monde ne cherche pas forcément à faire de l’IA en local et que la  configuration ouverte de cette machine particulière, ses capacités réseau et stockage ainsi que son évolutivité, peuvent séduire pour d’autres usages. Je ne crois pas vraiment aux illustrations de la marque qui indique que cet engin pourrait éventuellement servir à un usage familial… Mais dans un cadre plus professionnel, pourquoi pas.

Dernier détail, ce Minisforum officialise la fin du MS-01 qui est directement remplacé par ce MS-03. Lancé en juin 2024 sous processeurs Raptor Lake et Alder Lake, ce modèle tire sa révérence au bout de deux ans.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur la page de Minisforum France.

Le Minisforum MS-03 se précise et met l’accent sur l’IA © MiniMachines.net. 2026

Nipogi Hype H1 : un autre « nouveau » MiniPC Ryzen 7 7735HS

9 juillet 2026 à 10:33

Le Nipogi Hype H1 est apparu il y a quelques temps sur le marché au prix de 499.99€ dans sa version 16/512 Go. Il est désormais positionné à 449.99€ avec le même équipement et décliné dans différentes versions de mémoire et de stockage. La proposition semble séduire William qui me demande un avis sur l’engin.

Nipogi Hype H1

Nipogi Hype H1

Le Nipogi Hype H1 est une machine que l’on connait déjà, son châssis a été employé à de multiples reprises pour différents modèles proposés par des clones en tous genres. Ici il est décliné avec un Ryzen 7 7735HS, une puce intéressante par son parcours et ses performances. Il s’agit d’un Ryzen 7 6800H boosté aux hormones avec toujours 8 cœurs Zen3+ et 16 Threads mais une fréquence Turbo qui passe de 4.70 à 4.75 GHz et un TDP plus élargi de 35 à 45 W. Son circuit graphique reste l’excellent Radeon 680M avec 12 cœurs RDNA2 à 2.2 GHz qui permet de jouer en FullHD de manière convaincante.

La mémoire est justement impossible a mettre à jour...

La mémoire est justement impossible à mettre à jour…

On retrouve autour de cette puce de 8 à 24 Go de mémoire vive en LPDDR5-5500. Un détail assez important à prendre en compte puisque cette mémoire est soudée à la carte mère. On ne pourra pas la faire évoluer et votre décision d’achat sera donc ferme. Je vous déconseille la version 8 Go de mémoire car elle gâcherait largement les possibilités de la puce graphique. La version 16 Go est la plus adaptée, associée à 512 Go de stockage NVMe PCIE M.2 2280, cela semble la version la mieux équilibrée. La version 24 Go / 1 To peut également s’envisager, mais le prix s’envole trop haut à mon goût à 569€. 

Le Nipogi Hype H1 propose deux emplacements de stockage au format M.2 2280. Les deux sont à la norme PCIe 4.0 mais le SSD livré sera en PCIe 3.0.

Pour le reste, on retrouve un engin très classique avec un châssis en ABS, ajouré sur la partie haute pour laisser une convection naturelle opérer. Une ventilation active est également intégrée avec une ouverture sur les côtés de l’engin et un rejet de la chaleur vers l’arrière. Un fonctionnement classique et efficace, même s’il s’avère assez souvent audible lorsque vous sollicitez beaucoup l’engin. Ce type de ventilation tourne entre 32 (en usage léger) et 40 dB (en jeu).

La connectique est assez large, en plus d’un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 pour des liaisons sans fil rapides, on retrouve en façade un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-C. Ce dernier transporte des datas et un signal DisplayPort pas de Power Delivery.

À l’arrière, sous la ventilation, on retrouve pas moins de quatre ports USB 3.2 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit et des sorties vidéo DisplayPort 1.4 et HDMI 2.0. Sur les côtés de l’extraction d’air chaud, un Antivol type Kensington Lock et le Jack d’alimentation.

Une connectique très complète donc et un MiniPC paré pour de nombreuses tâches. La puce AMD embarquée se comporte très bien sous Windows 11 a partir du moment où elle dispose d’assez de mémoire vive. Avec 16 Go de LPDDR5 vous retrouverez un engin capable de remplir toutes les tâches classiques : bureautique, web, multimédia, mais aussi retouche d’image et de photo, programmation, modélisation 3D, montage vidéo et même du jeu 2D et 3D. L’engin ne sera pas un monstre en jeu et il faudra, suivant les titres, surfer entre le 720 et le 1080P en jouant sur la qualité des graphismes, mais le chipset Radeon reste très convaincant sur ce poste.

Le Nipogi Hype H1 comme minimachine familiale

Le Nipogi Hype H1 ne révolutionne rien donc, mais sera un bon MiniPC pour de multiples usages. Dans sa combinaison 16/512 Go il est pas trop mal positionné financièrement au vu des prix du moment. A 449.99€ livré avec Windows 11 Pro, il conviendra à un usage familial ou pour une rentrée des classes prévue en septembre tout en étant compatible avec d’autres systèmes d’exploitation comme Linux. À noter que sa connectique assez large lui permettra également de remplacer un ancien PC au format tour classique devenu trop lent. Les 6 ports USB permettant de lui connecter pas mal d’accessoires.

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À noter une alternative à ce modèle avec le GMKtec NucBox K16 équipé du même processeur, disponible en version 32/512 Go à 529.99€. C’est plus cher et l’équipement est différent, mais son Miniscore est un « A » avec une connectique plus riche et de meilleurs services.

Nipogi Hype H1 : Ryzen 7 7735HS – 16 Go / 512 Go  – Windows 11 Pro
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ distribution certifiée
+ SAV Amazon 2 ans
+ performances pour un usage familial
+ accès simple aux composants
+ bonne connectique
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi

– support minimaliste
– mémoire vive non évolutive
– audible en calculs lourds (40 Db)

Nipogi Hype H1 : un autre « nouveau » MiniPC Ryzen 7 7735HS © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 8 juillet 2026 MiniMachines.net

Wybot A1 : Le robot de nettoyage pour les petites piscines

8 juillet 2026 à 12:17

Le Wybot A1 n’est pas la crème de la crème du design et des fonctionnalités du marché, mais suite au test du robot de piscine Wybot C2 Vision avec caméra et fonctions intelligentes paru l’année dernière, vous avez été nombreux à me demander un produit plus simple et surtout moins cher.

Le Wybot A1

Le Wybot A1

J’ai alors publié un bon plan pour le Wybot B1 en mai à 324€, pensant que cela allait coller à vos besoins. Mais non, beaucoup d’entre vous possèdent des piscines hors sol. Et comme on trouve aujourd’hui des solutions de toutes tailles, il vous fallait le plus petit prix possible. Qu’importent les fonctions avancées du modèle de robot. Le principal étant qu’il puisse nettoyer le fond de l’eau du sable, de la terre, de l’herbe et des feuilles mortes pour éviter de la salir trop vite. Comme ces piscines sont relativement petites, le recours à un système de nettoyage compliqué et intelligent n’est pas nécessaire. Il suffit de lancer le robot dans l’eau et de le laisser travailler.

Le Wybot A1 répond à ce cahier des charges minimaliste avec un prix beaucoup plus doux puisqu’il peut s’obtenir à 169€. Il n’a que 120 minutes d’autonomie mais c’est largement suffisant pour couvrir une belle surface. Il ne fait que le fond de l’eau et pas la ligne de flottaison, il faudra donc encore jouer de l’épuisette. Cela évitera tout de même de patauger dans les débris.

L’utilisation est simple, la recharge est rapide et le Wybot A1 est assez léger pour être immergé et sorti de l’eau par tous. L’entretien comme le nettoyage du filtre sont faciles et l’appareil peut gérer toute forme de piscine à fond plat. Il est programmable pour fonctionner quelques dizaines de minutes par jour et peut donc assurer un nettoyage des débris quotidien pour éviter toute accumulation. Par exemple, 30 minutes le lundi, autant le mercredi et le vendredi avant que vous puissiez faire trempette le weekend.

Attention, je ne pense pas que ce type de robot fonctionne dans des piscines « souples » avec une bâche. L’aspiration aurait vite fait de décoller le fond de la piscine et de bloquer l’appareil. Il convient pour les piscines classiques avec liner, carrelage ou autre fond en dur.

Ce robot est l’équivalent piscine des premiers aspirateurs robots qui se baladaient assez bêtement dans les maisons, c’est évidemment beaucoup moins cher que les modèles plus haut de gamme. Mais d’un point de vue fonctionnement, cela fait le job. En espérant que cela vous convienne, je ne pourrais pas trouver beaucoup moins cher à mon avis. J’ai vu des produits en dessous des 100€ en Chine mais cela ressemble plus à un jouet qu’à autre chose…

Le Wybot A1 est disponible sur ZigBuy France à 179.99€ et perd 10€ une fois le code ZBFRWBA1 ajouté au panier pour tomber à 169.99€. Il est livré gratuitement depuis le stock polonais de la marque et il profite d’une garantie et d’un SAV de 2 ans en France.

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CaractéristiqueS WYBOT A1
Marque WYBOT
Type Robot aspirateur de piscine
Modèle A1
Autonomie 120 min
Temps de charge 2 à 2,5 h
Surface idéale de la piscine Environ 100 m²
Zone de nettoyage Fond uniquement
Revêtements compatibles Toutes surfaces
Filtre Filtre 180 μm + mousse de coton ultrafine
Puissance d’aspiration Environ 8,1 m³/h
Contrôle via application / télécommande Non
Stationnement automatique Oui
Poids 4,5 kg
Dimensions du produit (L × l × H) 345 × 315 × 170 mm
Dimensions de l’emballage (L × l × H) 412 × 350 × 194 mm
Forme de piscine compatible Toutes formes à fond plat (pente < 26,8 %)
Indice d’étanchéité IP68
Profondeur d’eau maximale 2,7 m
Moteur Double moteur à balais
Capacité de la batterie 2600 mAh
Contenu de l’emballage Robot WYBOT A1, chargeur, plaque pivotante, vis, cache décoratif, crochet, manuel d’utilisation et guide de démarrage rapide

 

Wybot A1 : Le robot de nettoyage pour les petites piscines © MiniMachines.net. 2026

Un Homelab entièrement intégré dans des Switchs Linksys des années 2000

8 juillet 2026 à 10:42

Les Switchs Linksys « WRT54G » ont un design assez fort, si vous en avez déjà croisé, la vignette de ce billet vous aura immédiatement rappelé un souvenir. Avec leur coque bleu nuit et leur façade illuminée de LEDs fort lumineuses, ils ont trôné dans pas mal d’environnements dans les années 2000. À une époque, il était impossible de ne pas croiser régulièrement ces WRT54G, de véritables stars des bureaux.

Et Justin a une certaine nostalgie de ces WRT54G, je devrais même dire qu’il a envers cet objet une véritable affection. Assez forte pour le pousser à intégrer dans différents Switchs un Homelab. Il faut dire que les boîtiers sont robustes, ils peuvent être empilés les uns sur les autres puisqu’ils ont été prévus pour ça et qu’ils sont proposés fort peu cher d’occasion. Leur succès commercial s’est également accompagné d’une exploration technique. Des firmwares alternatifs sont nés autour de ces modèles – le célèbre firmware Tomato par exemple – qui ont prolongé largement leur existence. 

WRT54G

Mais l’obsolescence de ces outils a fini par les rattraper. Notamment parce que les débits proposés ne concordent plus vraiment avec les matériels d’aujourd’hui. Le  WRT54G reste coincé avec des ports Ethernet 10/100 et un Wi-Fi 3 bloqué sur un débit de 54 MBit/s dans le meilleur des cas. Petit à petit, ils ont donc pris la poussière ou la direction des petites annonces. LeBonCoin et Ebay regorgent de ces appareils increvables. On peut trouver des switchs Linksys WRT54G pour 5€ en parfait état. Ce qui est moins cher qu’une boite en plastique vide de même taille pour accueillir un montage électronique. Justin a donc décidé d’en faire la brique de construction de son serveur maison et a empilé différents modèles de cet appareil pour aménager celui-ci.

La tour WRT54G infernale

La tour WRT54G infernale

La liste des modifications réalisées est assez impressionnante. Le serveur est ainsi composé de deux Raspberry Pi 5, deux Raspberry Pi 4, un MiniPC GMKtec M6 Mini couplé à une carte graphique Asus GeForce RT 2060. Le tout est configuré autour d’un switch qui réunit ces différents éléments dans un même et unique Homelab.

L’idée est d’obtenir un serveur capable de différentes tâches, principalement faire tourner Kubernetes sous Talos Linux. C’est cet usage qui a poussé Justin a  renommer son serveur « wrtK8s » puisqu’il reprend l’esthétique des WRT54G d’un côté et le surnom « K8s » de Kubernetes. La méthode employée pour détourner les routeurs est dévoilée dans la vidéo au début du billet. L’idée est de faire rentrer le matériel choisi dans chaque switch mais également de recycler les boutons et les LEDs pour refléter l’activité des composants. Cela donne une « tour » assez originale.

En bas, un switch PoE construit autour d’une solution moderne TP-Link LS108P simplement détournée avec une nouvelle coque imprimée en 3D. Ce switch fera le travail de communication entre tous les éléments.

Suivent deux étages composés des quatre Raspberry Pi. Chaque étage propose une plaque imprimée en 3D qui va accueillir les Pi, l’arrière est découpé à la Dremel et une pièce imprimée en 3D vient reprendre un peu l’esthétique générale. Les quatre Pi sont alimentées en PoE par le switch de base au travers d’extensions type HAT classiques. Les LEDs en façade des switchs d’origine sont remplacées par de nouvelles pilotées par les Pi. Les cartes MicroSDXC sont également déplacées vers l’arrière avec des extensions pour plus de facilité d’usage.

Suit un MiniPC intégré dans un Linksys WCG200, un routeur plus épais que les autres qui va servir de fondation à l’intégration d’un GMKtec M6 Mini sous Ryzen 5 6600H. L’intégration est ici un peu moins spectaculaire avec des moyens détournés assez amusants.

Les LEDs témoins d’activité ne sont pas reprises, ce qui est évidemment dommage. Mais le plus drôle est sans conteste le choix fait pour proposer des boutons de démarrage et de reset à l’avant. Pour ne pas avoir à souder des microboutons, le choix fait a été de placer des leviers physiques en façade du switch qui vont appuyer physiquement sur les boutons… Un drôle de choix mais qui fonctionne et qui évite de souder la carte du MiniPC.

Ce GMKtec M6 Mini est également connecté à la carte graphique externe RTX2060 au travers d’un adaptateur M.2 OCuLink. Le boîtier du routeur a été ajouré sur chaque face pour permettre une meilleure circulation d’air. Une plaque a également été imprimée en 3D pour maintenir la carte mère en place sur le châssis courbe du boîtier.

L’étage supérieur est uniquement dédié à l’alimentation de la carte graphique avec une solution HDPlex 250W GaN hyper compacte. Pas assez toutefois pour ne pas déborder des dimensions d’un WRT54G… C’est évidemment dommage, mais pas vraiment d’autre choix possible..

Le dernier étage propose un support PCIe pour connecter la carte graphique à la verticale. La RTX 2060 ea été démontée et peinte en bleu pour s’accorder au reste de la tour. 

Si vous voulez plus d’informations sur le montage et l’usage du Homelab, la fin de la vidéo couvre en partie le sujet. Le projet est également détaillé sur le blog de Justin Garrison. Ce petit homelab semble tourner comme un charme et remplit tous les usages demandés. Ce n’est pas la plus belle intégration que j’ai pu croiser masi si on cherche juste un boîtier pour un projet plus classique, sans carte graphique externe, c’est une excellente idée.

Cela m’amuse toujours de voir des objets de ce type détournés. Il y a souvent de bonnes idées à reprendre dans ce genre de montage et je m’étonne toujours de voir des projets investir dans des boîtiers très laids et très chers pour ce qu’ils sont. Je préfère mille fois voir un de ces vieux switch accueillir ce genre de projet plutôt que des trucs plus ou moins adaptés et surtout hors de prix. Les petites annonces et les tiroirs regorgent de vieux produits parfaits pour devenir une base de travail pour différents projets de ce type. Si vous voulez installer un serveur sur un MiniPC, vous n’êtes pas obligé de conserver le design d’origine. Plein d’expérimentations sont ouvertes. Du hack maison à des projets comme le Mini Rack.

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Un Homelab entièrement intégré dans des Switchs Linksys des années 2000 © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 7 juillet 2026 MiniMachines.net

Le retour du Aoostar GODY sur fond de Steam Machine

7 juillet 2026 à 13:28

En septembre de l’année dernière, nous découvrions déjà cet Aoostar GODY, un MiniPC qui n’a pas spécialement marqué les esprits, alors avec un équipement intéressant mais jugé assez mal positionné. Le billet de l’époque n’avait pas été très commenté et la machine est restée sous les radars de beaucoup de sites.

Juillet 2026, l’Aoostar GODY revient. Son équipement n’a pas changé, son prix a même augmenté mais son marketing a évolué. Il est passé de MiniPC musclé associant un processeur AMD à un chipset graphique Radeon « random » à une solution plus performante et moins chère qu’une Steam Machine…

Et c’est vrai, l’engin est bien équipé avec un Ryzen 9 7940HX, une puce 16 cœurs et 32 threads « Dragon Range » et un circuit graphique Radeon RX 7600 XT accompagné de 8 Go de mémoire GDDR6 dédiés. Une solution qui permettra d’obtenir de très bonnes performances, probablement meilleures que celle d’une Steam Machine mais dans un encombrement plus important et bruyant.

La Aoostar Gody face à la Steam Machine qui ne dit pas son nom

La Aoostar Gody face à la Steam Machine qui ne dit pas son nom

Proposé à 849$, le Aoostar GODY est livré en Barebone, sans mémoire ni stockage. Il pourra accueillir deux barrettes de DDR5-4800 en double canal  etun SSD M.2 NVMe PCIE 4.0 x4. Vous pourrez l’utiliser sous Windows, Linux et même sous SteamOS si vous le désirez.

Rien n’a changé donc, hormis le prix, puisque, en septembre 2025, l’engin était positionné à 999€ en version 32 Go / 1 To avec une licence de Windows 11 et qu’il est aujourd’hui vendu 849$ HT sans mémoire ni stockage mais toujours avec une clé de Windows 11…

C’est assez amusant au final car ce type de comparaison montre à quel point Valve a impacté le marché. Plus des marques vont se référer à la Steam Machine pour positionner leur matériel, plus celle-ci va s’ancrer dans le paysage. Le jour où les composants seront moins chers, ce genre d’engin sera probablement déployé directement sous Steam OS.

L’Aoostar GODY se sert de la Steam Machine pour reprendre des couleurs

En attendant, bien que la Steam Machine soit difficile à obtenir et assez chère à l’achat, les constructeurs lui font déjà une énorme publicité en se positionnant autour de son offre. Aoostar n’est pas le premier, énormément de marques et de revendeurs ont proposé le même calcul en France comme à l’étranger. On imagine l’impact de l’engin si Valve avait pu la lancer à 750$ comme il le souhaitait.

Le petit clip de Michel Gondry pour Microsoft

C’est amusant au final, Microsoft a fait toute une campagne d’influence pour dire que tout était une XBox et cela n’a pas fonctionné auprès du public. Microsoft a jeté l’éponge et fait disparaitre sa campagne « This Is an XBOX » il y a quelques mois en toute discrétion…

Valve n’a rien fait dans ce sens mais se retrouve au centre de toutes les comparaisons. Il faut dire que, de fait, en proposant son système SteamOS à tout le monde, l’éditeur a rendu cette comparaison beaucoup plus évidente.

 

Aoostar GODY : un MiniPC sous Ryzen 9 7940HX et Radeon RX 7600XT

Le retour du Aoostar GODY sur fond de Steam Machine © MiniMachines.net. 2026

GMKtec EVO-X3 : le MiniPC Strix Halo 128 Go n’est plus en promo

17 juillet 2026 à 11:00

Mise à jour : La promo est terminée, le GMKtec EVO-X3 128Go / 2 To est cependant passé de 3299€ à 3499€ aujourd’hui Cela reste plus bas que les 3749€ annoncés par la marque au début juillet. GMKtec annonce cependant une hausse des prix dès le 27 juillet prochain sur tous ses modèles.

Le GMKtec EVO-X3 est un petit gratte-ciel de bureau qui propose un maximum de performances dans un format peu habituel. Tout en hauteur, il trône pour permettre à son système de ventilation d’assumer les tâches demandées.

GMKtec EVO-X3

Le récap GMKtec EVO-X3

À l’intérieur, un équipement qui ne vise que le haut de gamme. Le GMKtec EVO-X3 propose un équipement performant sur une base de processeur AMD Stix Halo. La recette est connue, on retrouve un Ryzen AI Max+ 395 proposant 16 cœurs et 32 Threads associé à un chipset graphique Radeon 8060S avec 40 CU RDNA 3.5 à 2.9 GHz qui avalera goulument les 128 Go de mémoire vive LPDDR5 avec une bande passante de 256 GB/s. L’objectif très clair du dispositif est toujours le même. Si la puce a été imaginée par AMD comme une solution « gaming » grand public à ses débuts, elle s’est reconvertie très rapidement en solution parfaite pour piloter des IA en mode local. Le fait que l’on puisse adresser directement une vaste quantité de mémoire disponible au processeur graphique permettant de lui faire avaler des modèles très larges. Les capacités de calcul proposant ensuite du token à la volée, suffisamment pour se passer d’un coûteux abonnement en ligne. Le NPU XDNA 2 embarqué propose également 50 TOPS de puissance de calcul.

GMKtec EVO-X3

L’objectif est là. Investir en amont pour retrouver un LLM ou autre IA lcoale sans passer à la caisse tous les mois. Expérimenter et préserver ses données de regards intéressés et, pourquoi pas, mutualiser cette capacité à une équipe sur un réseau local. Le GMKtec EVO-X3 rejoint donc une belle collection de minimachines qui veulent toutes séduire avec le même argument. Celui d’un outil de travail pouvant d’ajouter à un équipement existant pour apporter des services en plus. Un équipement qui peut évidemment répondre à un très large cahier des charges en tant que machine classique.

Le prix d’entrée de 3299.99€ concerne donc un GMKtec EVO-X3 équipé de 128 Go de LPDDR5x-8000 avec 2 To de stockage NVMe PCIe 4.0 x4 monté sur un premier emplacement M.2 2280. Un second emplacement sera libre, à moins que vous ne choisissiez la version 4 To… Auquel cas les deux M.2 seront occupés et il vous en coutera 200€ de plus. Petit détail, ces prix sont promotionnels, ils s’obtiennent avec un code promo EVOX350 pendant encore 12 jours. Dès la fin de la promo le MiniPC coûtera 3745€ en 128 Go / 2 To et 3971€ en 128 Go / 4 To. Pfiou.

Le GMKtec EVO-X3 en détail

Le MiniPC mesure 35.3 cm de haut pour 4.1 cm de large et 18.6 cm de profondeur. Il propose un design particulier qui rappelle celui d’une carte mère de portable. L’objectif est certainement d’améliorer le système de refroidissement en préservant le confort de l’utilisateur. Sur beaucoup de MiniPC la configuration de la ventilation se compose d’un unique ventilateur qui devra souffler de l’air frais sur des ailettes métalliques qui servent d’échangeur de chaleur. Plus la température monte, lorsque le MiniPC est en phase de calcul, plus la chaleur augmente. Plus le ventilateur doit assumer cet échange. Le fonctionnement classique est simple. Une sonde de température située dans le processeur transmet l’information de sa température au système qui dicte au ventilateur à quelle vitesse il doit tourner. Cela marche très bien en règle générale, mais sur un MiniPC puissant cela se traduit souvent par un ventilateur unique qui tourne à 100% de sa vitesse en permanence dès que vous le sollicitez.

Le GMKtec EVO-X3 propose donc une alternative, celle qui consiste à doubler le chemin d’échange de température. Trois caloducs transportent la chaleur émise par le processeur vers deux groupes d’ailettes. Deux ventilateurs prennent alors le relais et repoussent l’air chaud en haut et en bas de la machine. Le duo peut alors évacuer beaucoup plus de chaleur en fonctionnant de concert et sans monter forcément très haut dans les tours. Il faut dire que le MiniPC propose trois approches différentes de puissance. 

La puce Strix Halo pourra tourner dans un TDP de 54 W pour des usages classiques performants. C’est le mode « silence » de l’appareil. Un mode équilibré situé à 85 watts permettra de profiter de plus de ressources mais fera grimper  la ventilation de l’appareil dans les tours. Enfin, il sera possible de pousser le processeur à 140 watts pour des usages très gourmands. Cette option issue des racines mobiles de la puce peut s’activer à la volée. La majorité des utilisateurs laisseront l’engin en mode équilibré, mais les utilisateurs de ce type de machine pour l’IA seront tentés par un usage exploitant toutes les capacités du système. Dans ce cas, l’usage en mode déporté semble idéal.

Pour compenser sa hauteur, le MiniPC est monté sur un socle assez large qui le protège du basculement. La connectique en façade est minimale avec deux ports USB Type-A. Le premier en USB 3.2 et l’autre en USB 2 . Un jack audio combo 3.5 mm complète le dispositif. Le bouton de démarrage est situé sur la partie haute. A l’arrière, on retrouve un ensemble de ports avec un Ethernet 2.5 Gigabit RTL8125BG , un USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie vidéo HDM1 2.1, un USB4, un port OCuLink et une alimentation au format Jack. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 RZ717 est intégré à la machine.

La connectique est assez faible au regard des habitudes du secteur. Il faut dire que de nombreux fabricants se sont emparés d’un design de référence assez classique pour construire des solutions Strix Halo plus riches en connectique. Ces clones allant de Colorful à Corsair proposent un peu plus de ports parce que l’optique première de leur carte mère a été de proposer des engins dédiés à un usage de MiniPC de jeu. Ici l’objectif de GMKtec est surtout de s’orienter vers l’IA. Un utilisateur plus classique aura tout intérêt à investir dans un dock USB4 pour étendre les possibilités connectiques à un panel d’usages plus large.

Un MiniPC résolument orienté vers des usages IA

C’est clairement la cible choisie par GMKtec, le rapport performances-prix de l’engin pour d’autres usages n’est pas à la hauteur. On retrouvera de meilleures capacités avec une solution plus classique pour le jeu ou une exploitation créative. Le paradoxe est donc que le GMKtec EVO-X3 se pose aussi comme un engin à tout faire, aussi bien du jeu que des applications lourdes comme la retouche photo, la création 3D ou le montage vidéo, mais que son principal intérêt est, à ce niveau de prix, l’IA locale. Sur ce poste, il sera souvent plus compétent qu’une configuration classique par la simple possibilité que la puce AMD a de monter énormément de mémoire dédiée avec une bonne bande passante.

Sous les LLM grand public adaptés à ce montant de mémoire vive, les résultats sont assez épatants. Un produit comme QWEN3 235B propose du 11 tokens/s. Avec une largeur de modèle en baisse, le rythme des tokens augmente, ce qui permet d’embarquer des solutions très intéressantes pour des usages assez larges. Les traitements de tâches par lot sur des données privées peuvent être envisagés à un rythme assez élevé.

Tout le calcul qui doit être fait ici est dans l’optique de couper un abonnement à un service externe tout en mettant dans la balance des services le fait que vos informations restent en local. Si on considère la possibilité de mutualiser une IA sur un réseau local afin que plusieurs postes puissent en profiter, le jeu en vaut peut-être la chandelle. Et le fait que la solution puisse également proposer des usages classiques performants sous Windows 11 Pro (livré) ou Linux n’est évidemment pas négligeable.

Cela me rappelle la fin des années 90. Lorsque je montais des PC parfois dédiés au montage vidéo qui alignaient leur puissance de calcul pour permettre une certaine fluidité de montage sur des films FullHD. Il fallait parfois des batteries de plusieurs machines pour proposer une solution exploitable. Ce même travail que propose aujourd’hui le moindre smartphone milieu de gamme demandait un investissement assez fou : cartes mères puissantes, processeurs et mémoire très coûteux, lignes SCSI et disques durs à 10 000 tours qui faisaient un bruit assez dingue. Certains clients en achetaient par grappe… On ne voyait alors aucune autre possibilité. 20 ans plus tard, on a tous dans la poche des engins qui proposent de monter des films en trois clics. J’ai souvent fait des tests de montage vidéo sur des machines à moins de 500€ sans rencontrer de difficultés majeures.

Aujourd’hui un engin comme le GMKtec EVO-X3 propose un déportage de modèles d’IA en dehors de son PC avec un circuit spécialisé. Je me demande comment l’informatique sera dans 20 ans, si chaque PC du marché aura un circuit dédié à cet usage et si tout le monde trouvera cela absolument normal.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

GMKtec EVO-X3 : Ryzen AI Max+ 395 128 Go / 2 To – Windows 11 Pro
Mini-Score : B

Mini-Score : B

Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ ventilation et gestion thermique
+ distribution certifiée
+ performance très élevée et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants stockage
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ support et SAV en Europe
+ très intéressant si vous utilisez l’IA

– prix…
– garantie 1 an
– connectique trop sobre
– audible en calculs lourds
– peu intéressant si vous ne pratiquez pas l’IA

 

  Caractéristiques du GMKtec EVO-X3
Processeur AMD Ryzen™ AI Max+ 395
  16 cœurs / 32 threads
  Gravure TSMC FinFET 4 nm
  Fréquence Boost : jusqu’à 5,1 GHz
  Cache L2 : 16 Mo
  Cache L3 : 64 Mo
  Performance IA totale : 126 TOPS
GPU AMD Radeon™ 8060S Graphics
  40 unités de calcul
  Fréquence : jusqu’à 2900 MHz
  Architecture AMD RDNA 3.5
NPU IA AMD XDNA 2
  Performance NPU : 50 TOPS
  Performance IA totale : 126 TOPS
  Optimisé pour l’IA locale, la création et les grands modèles de langage
Modes d’alimentation Silencieux : 54 W
  Équilibré : 85 W
  Performance : 120 W
  Puissance maximale : 140 W
Mémoire LPDDR5X 8000 MT/s
  Configuration : 128 Go
  Maximum : 128 Go
  Jusqu’à 96 Go allouables au GPU pour les charges IA
Stockage SSD NVMe M.2 2280 PCIe 4.0 ×4
  Options : 2 To ou 4 To
  2 × emplacements M.2 PCIe 4.0 ×4
  Stockage maximal : 16 To (2 × 8 To)
  Extension double SSD prise en charge
Affichage Double sortie vidéo
  1 × HDMI 2.1 Type-A FRL
  1 × USB4 avec DisplayPort (4K@60 Hz)
  HDMI + USB4 utilisables simultanément
Réseau Wi-Fi 7
  Module RZ717 / MT7925
  Débit théorique : jusqu’à 2,9 Gbit/s
  Bluetooth 5.4
  Ethernet RJ45 2.5G (Realtek 8125BG)
Connectique avant 2 × USB-A 3.2 Gen 1 (5 Gbit/s)
  1 × prise audio combo 3,5 mm
  Bouton d’alimentation
  Voyant d’alimentation blanc
Connectique arrière 1 × alimentation DC IN (5,5 / 2,5 mm)
  1 × HDMI 2.1
  1 × OCuLink PCIe Gen4 ×4
  1 × USB-A 3.2 Gen 2 (10 Gbit/s)
  1 × USB4 Type-C (100 W PD, DisplayPort 4K@60 Hz, 40 Gbit/s)
  1 × RJ45 2.5G LAN
Alimentation Adaptateur 19,5 V / 11,8 A
  Entrée USB4 PD 3.0 jusqu’à 100 W
  Pile bouton intégrée
Refroidissement 3 caloducs
  Double ventilateur
  Contrôle intelligent des ventilateurs
  Optimisé pour des performances soutenues et silencieuses
Design Mini station de travail compacte
  Châssis métallique
  Conçu pour IA, création, gaming et modèles locaux
Système d’exploitation Windows 11 Pro
  Langue par défaut : anglais
  14 langues prises en charge
  Livré sans Office 365
Contenu de la boîte Mini PC IA GMKtec EVO-X3
  Adaptateur secteur
  Câble HDMI
  Support VESA
  Manuel d’utilisation
  Carte de garantie
Garantie et certifications Garantie : 1 an
  Température de fonctionnement : 0 à 40 °C
  Certifications : CCC, CE, FCC, RoHS, MIC, CEC, efficacité énergétique Chine, rapport UL, rapport d’identification pour transport aérien

GMKtec EVO-X3 : le MiniPC Strix Halo 128 Go n’est plus en promo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 6 juillet 2026 MiniMachines.net

Beelink EQi 304 : un passage délicat au Wildcat Lake

6 juillet 2026 à 16:02

La gamme Beelink EQi 304 se positionne comme des modèles entrée de gamme pour des usages très classiques et basiques. L’ouverture logicielle est large grâce à la présence de puces Wildcat Lake mais ne devrait pas dépasser une expérience très classique.

Beelink EQi

On retrouve avec cet Beelink EQi 304 un modèle assez proche de ce que le marché des MiniPC nous a proposé ces dernières années. Un niveau de performances très correct pour une foule d’usages génériques, un peu plus de difficultés pour passer le cran du dessus, mais du confort. Plus de confort probablement ici avec une puce Wildcat Lake que ce que proposaient les Alder Lake-N et Twin Lake ces dernières années.

Le problème est dans le coût de cette proposition. Le ticket d’entrée de cette gamme Beelink EQi 304 est de 509$ HT soit 464€ TTC au cours du jour. Un prix désormais très éloigné de celui d’un MiniPC tel que nous les connaissions à la même période en 2025. Et c’est d’autant plus frustrant que ce modèle est certes bien équipé mais de manière peu évolutive.

Le Beelink EQi 304 entrée de gamme embarque un processeur Intel Core 3 304, l’entrée de gamme Wildcat Lake. Une puce qui est ici secondée par 16 Go de LPDDR5 directement soudés à la carte mère. Le stockage est lui aussi intégré avec le recours à une puce UFS 3.1 également intégrée au système et non évolutive. Un double port M.2 2280 sera également présent pour épauler cette puce de base. Le premier proposera un PCIe 4.0 x2 et le second un x1.

Les versions plus haut de gamme ne changeront pas de processeur mais évolueront vers 24 ou 32 Go de mémoire vive. Cela permettra de récupérer des slots de DDR5-5600 au lieu de LPDDR5 soudée à la carte mère, mais ne modifiera pas la présence de la puce de stockage UFS. Les prix évolueront également avec un modèle 24+512 Go à 659$ et un 32+512Go à 739$. L’impact de la mémoire DDR5 au format SODIMM est ici massif.

On note d’ailleurs au passage qu’après des années de partenariat exclusif avec Micron et Crucial qui se traduisaient par des illustrations ne mettant en scène que leurs composants dans sa communication, Beelink est revenu à une présentation beaucoup plus neutre. Le fait que Micron ait abandonné Crucial sur la route de l’IA doit probablement y être pour quelque chose. On retrouve bien la marque pour la DDR5 au format SODIMM sur la page, mais la puce UFS semble être signée par YMTC.

Le Beelink EQi 304 propose toujours une alimentation 85 W intégrée pour brancher directement un câble sur le châssis. Sa connectique est assez complète avec, en façade, de bas en haut, un USB 3.2 Gen2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un USB 3.2 Gen2 Type-C, le bouton de démarrage et une LED témoin. Sur la partie arrière, on retrouve de haut en bas l’alimentation, un double port Ethernet en 2.5 et 10 Gigabit, deux USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI et deux ports Thunderbolt 4 avec données et signal DisplayPort. Un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 MT7922 est monté sur un port M.2 glissé sous un des SSD 2280. La ventilation est classique avec un système de caloduc et d’ailettes pour chasser l’air par la partie supérieure du châssis. Le constructeur indique un fonctionnement silencieux à 32 dB.

Le tout est glissé dans un châssis en ABS de 12.6 cm de large comme de profondeur et 4.4 cm d’épaisseur pour 500 g. Le Beelink EQi 304 est prévu pour sortir en plein mois d’août avec un simple câble HDMI et sous Windows 11 Pro. Il proposera une garantie de trois années et Beeelink indique une compatibilité Wake On Lan ainsi qu’un réveil automatique après réglage du BIOS. Il n’y a aucune trace d’un support VESA pour accrocher l’engin au dos d’un écran.

Un Beelink EQi 304 qui a dû faire des choix.

Le gros problème de ce Beelink EQi 304 st donc assez simple, il est dans le même bain que toute l’industrie. Au mois de mai 2025 on pouvait trouver sur le marché des MiniPC de cette même gamme sous Intel N150 en 16/512 Go sous Windows à 220€ comme le EQ14. Ils étaient indubitablement moins performants et moins confortables que ce modèle sous Core 3 304. Mais, soyons honnêtes, ils permettaient de naviguer dans les mêmes eaux. Les mêmes usages globaux. Pour un particulier ou un pro qui cherche un MiniPC afin d’obtenir un poste familial ou bureautique, la différence de performances entre les deux gammes de puce ne sera probablement pas très sensible… Mais le coût de ces engins sera indubitablement différent.

C’est tout le souci des marques en ce moment, difficile de faire passer la pilule de ces nouveaux tarifs. Intel n’avait pas imaginé que sa gamme Wildcat Lake sortirait dans un monde où la mémoire et le stockage auraient tellement explosé en prix. Cet engin aurait pu coûter facilement une centaine d’euros de moins avec de la DDR5 évolutive et un SSD monté en M.2 si le marché n’avait pas déraillé. Cela aurait eu un autre intérêt.

 Beelink EQi 304 – Core 3 304 – 16/512 Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ performances très correctes
+ accès simple au stockage
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ silencieux
+ garantie 3 ans et support Europe

– prix élevé
– mémoire et stockage soudés
– pas de VESA
– coque plastique

 

 Beelink EQi 304 – Core 3 304 – 24-32/512 Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ performances très correctes
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ silencieux
+ garantie 3 ans et support Europe

– prix élevé
– stockage de base soudé
– pas de VESA
– coque plastique

Beelink EQi 304 : un passage délicat au Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

Le plus bel extracteur de fumée que vous verrez aujourd’hui !

6 juillet 2026 à 10:55

L’extracteur de fumée proposé par George Conneely sur Hackaday est évidemment le signe qu’on a beaucoup de temps libre. À moins de considérer le temps dépensé pour la réalisation de l’objet comme une forme d’autoapprentissage. Ou qu’on soit amoureux des objets avec du caractère même lorsqu’on a la tête penchée vers un paquet de trucs à souder.

L’idée de base d’un extracteur de fumée est… d’extraire de la fumée. Ok, c’est simple. Une boite avec un ventilo, une alimentation pour ledit ventilo, un câble pour alimenter l’alimentation et basta. On pourra améliorer l’objet avec un interrupteur pour que ce soit plus pratique. On pourra même lui coller un potentiomètre pour faire varier la puissance de l’aspiration. Rajouter un filtre à charbon pour retenir les fumées avant de les évacuer. On peut améliorer de mille façons l’objet de base, mais on peut également le rendre beaucoup plus beau. Et si ce critère est parfaitement subjectif, on pourra faire comme Georges et, à minima, lui ajouter du caractère. La dernière fois que je vous ai parlé d’un extracteur de fumée c’était en 2020, il était mignon mais pas au niveau.

L' extracteur de fumée et, au premier plan, le filtre du ventilateur.

L’ extracteur de fumée et, au premier plan, le filtre du ventilateur.

Et cela passe par des « détails » techniques. D’abord un caisson imprimé en 3D avec un petit coup de ponçage par-dessus pour améliorer l’effet « fibre » du rendu. Ensuite, un ventilateur protégé par un filtre monté sur glissière pour pouvoir le nettoyer ou le changer. L’ajout d’un interrupteur, évidemment. On n’est pas des sauvages. Et, évidemment, le fameux potentiomètre pour réguler la vitesse du ventilateur interne. S’arrêter là aurait été trop simple. Pour que l’objet ait un look vraiment original, son créateur a poussé le bouchon quelques kilomètres plus loin.

Un extracteur de fumée avec un morceau d’avion dedans

L’ajout de deux tubes Nixies pour indiquer la vitesse de rotation du ventilateur ne sert absolument à rien mais plonge l’appareil dans une ambiance steampunk pas désagréable. Il a fallu de la motivation pour ajouter ces tubes car cela a demandé de construire un circuit de A à Z pour les interfacer avec le potentiomètre et le ventilateur. Mieux encore, un petit interrupteur permet de mettre en marche l’ensemble et juste à ses côtés un voyant tiré d’un avion de la Royal Air Force propose une information supplémentaire. 

En vert le panneau indique « Ready » quand la vitesse de rotation mesurée a atteint l’objectif fixé par le potentiomètre et matérialisé par les tubes. En rouge, le panneau indique qu’il est « Not Ready » et donc que la vitesse de rotation n’est pas encore suffisante. Si je suis persuadé que tout l’objet a été construit suite à la découverte de ce petit indicateur qui habillait la carlingue d’un Panavia Tornado, l’idée derrière cette indication n’est pas idiote. Lorsque l’on soude un appareil par exemple, les fumées dégagées peuvent être très fortes et en allumant son extracteur, il est possible que le volume d’air soit insuffisant. Ici, l’utilisateur va attendre que le voyant passe au vert pour commencer à souder.

Bon, évidemment, on peut également attendre trois secondes que le ventilo monte dans les tours ou allumer simplement l’extracteur de fumée avant le fer à souder, cela fera amplement l’affaire. Mais je suppose que la mécanique complexe qu’il a fallu régler pour mener à bien ce projet fait partie du jeu. Certains font des mots croisés, d’autres se creusent les méninges en résolvant des problèmes d’électronique.

Malheureusement, Georges ne nous donne pas de plans pour son extracteur de fumées. Pas de fichiers 3D, pas de documentation. Les détails disponibles sur Hackaday sont surtout à la gloire du design de l’objet. Je resterais donc avec mon extracteur de fumée maison tout nul. J’en ai acheté récemment un second modèle sur les conseils d’un lecteur, principalement pour pouvoir le déplacer parce qu’il propose une batterie interne et qu’il s’alimente au besoin avec un chargeur USB Type-C ou avec une batterie externe. Il est petit, compact, s’oriente facilement et fait de la lumière, ce qui me va plutôt bien pour mon usage. Il coûte moins de 20€ sur Amazon, mais il n’a pas la classe comme celui de Georges… 

Un petit extracteur de fumées de soudure signé Anavi

Le plus bel extracteur de fumée que vous verrez aujourd’hui ! © MiniMachines.net. 2026

SiPeed NanoKVM-Go : un mini KVM matériel assez inquiétant

6 juillet 2026 à 09:43

Le NanoKVM-Go de SiPeed est un de ces outils qui permet de prendre la main sur son matériel à distance au travers d’une connexion internet. Le gros avantage de ce type de solution, comme je vous l’ai déjà expliqué avec JetKVM ou le SiPeed NanoKVM-Pro, c’est que cela évite de passer par un logiciel sous un système d’exploitation, ce qui permet par exemple d’avoir accès au BIOS de votre ordinateur en cas de pépin.

NanoKVM-Go

Ici, ce nouveau NanoKVM-Go reprend cette idée, l’appareil capture le signal de votre machine au travers d’un unique câble USB type-C qui va alimenter l’appareil et délivrer du DisplayPort. Le son est piloté dans les deux sens et l’objet permet également d’envoyer des signaux à votre engin comme le feraient un clavier et une souris via un classique système HID. Il se comporte également comme un disque virtuel pour monter des images système. Au final, ce type de microboîtier se branche à votre PC d’un côté, à votre Wi-Fi de l’autre (pas d’Ethernet) et permet, par exemple, de remonter un système sur un MiniPC serveur totalement crashé. De prendre la main à distance là où un logiciel de contrôle aurait perdu les pédales suite à un plantage. Et même de basculer d’un système à un autre en changeant l’unité de démarrage.

Le NanoKVM-Go peut également piloter des smartphones et tablettes à distance, ce qui peut être un super outil pour du support familial ou technique.

La combinaison de ce petit boîtier de 4.5 cm sur 4 et 1.5 cm d’épaisseur avec un MiniPC est parfaite au vu de l’encombrement de l’ensemble, cela permet vraiment de glisser un serveur dans une salle distante sans l’encombrer pour pouvoir avoir la main sur un réseau à peu de frais. Le modèle de base propose 256 Mo de LPDDR4x et 16 Go de stockage eMMC pour 59$ en financement participatif sur KickStarter. La version Go+, avec 512 Mo de mémoire et 64 Go de stockage interne est à 20 dollars plus chère…

Les consommations sont très faibles, 1.6 W pour le NanoKVM-Go, 2 W pour le Go+. Le module sans fil est en Wi-Fi6 et assure une latence de 60 ms en 1080P. Il peut également absorber un signal 2K ou 4K mais avec une latence qui augmente respectivement à 80 ms et 100 ms. 

Pourquoi tant d’inquiétude pour ce NanoKVM-Go ?

Sur le papier, cet objet à tout pour me plaire. Il est compact, pratique et efficace. Sauf que SiPeed a décidé de lui ajouter des fonctionnalités assez problématiques. Vous vous souvenez de Recall ? L’option d’enregistrement de votre bureau Windows et de tout ce qui s’y passe afin d’alimenter une IA locale ? La levée de boucliers concernant cette fonction a été majeure en mai 2024 lors de sa présentation. Si bien qu’en octobre de la même année, Microsoft est revenu avec une copie largement modifiée de son projet. Et bien le petit KVM veut faire exactement la même chose avec le PC sur lequel il est connecté.

Proposée sous forme optionnelle pour la version « NanoKVM-Go+ » de l’appareil, cette fonction baptisée « Ambient Screen Intelligence » va enregistrer tout ce que vous faites à l’écran avec un maximum de 180 jours de captures. Tout y sera analysé – toujours en local – par une IA afin de laisser la possibilité à l’utilisateur de faire des recherches. Vous pourrez par exemple demander à trouver toutes les suites de chiffres groupées par quatre… Ou demander à lister les informations suivant des mots comme « nom d’utilisateur » ou « mot de passe »… On pourra instantanément fouiller les emails affichés, les documents lus… Le tout facilité par une recherche absolument transversale de vos données. 

Cette fonction est certes optionnelle et locale, mais elle se combine avec la possibilité de connecter le NanoKVM-Go et son « Ambient Screen Intelligence » à… un agent IA externe. Histoire de pouvoir manipuler la masse de données mais aussi de piloter les fonctions du KVM. De telle sorte que l’on pourra demander à son Agent préféré de rebooter la machine, de lui faire exécuter un ordre, d’installer des outils, d’aller chercher des infos et de les synthétiser. 

Vous confiez littéralement le clavier et la souris d’un PC connecté à un agent IA qui va alors avoir tous les droits sur l’engin. Si l’agent décide de faire quelque chose d’imprévu sur votre réseau, il peut. Si l’agent accepte d’exécuter une action demandée par un tiers, il n’y a aucun garde-fou. Il a totalement la main sur le système.

L’outil supporte également les applications tierces et on pourra y déployer des outils non documentés sans problème. Toute personne capable de prendre la main sur l’appareil pourra y glisser les éléments de son choix… 

Le prix est bon, l’idée est excellente, mais il semble délirant de refuser ce que propose Microsoft d’un côté avec Recall et d’accepter l’option Ambient Screen Intelligence de l’autre. Les fonctions IA et surveillance du bureau sont optionnelles et il est tentant de se dire qu’on peut obtenir le modèle Go+ et ne pas les activer. Pourquoi pas, c’est vrai. Mais je ne serais pas très rassuré de glisser ce produit sur mon réseau si pour une raison ou une autre il devient un vecteur d’attaque privilégié par des groupes aux objectifs peu scrupuleux. L’objet peut facilement passer de véritable miracle pratique à cauchemar industriel. Et si, par le plus grand des hasards, après une mise à jour, certaines options sont activées par défaut, l’objet même dormant sera un vrai loup dans la bergerie.

J’aimerais beaucoup voir la tête d’un responsable informatique dans un grand groupe si un jour un utilisateur venait lui proposer d’activer ce genre d’outil dans son réseau…

SiPeed NanoKVM-Go : un mini KVM matériel assez inquiétant © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 5 juillet 2026 MiniMachines.net

Fiido C11 Pro : un chouette vélo électrique en promo à 999€

5 juillet 2026 à 13:21

Le Fiido C11 Pro est un vélo électrique adapté à la ville comme aux chemins de balade et qui ressemble à un modèle classique. Cadre pas trop massif, pneus robustes sans être exubérants, cadre ouvert pour plus de praticité, selle ajustable pour différentes tailles, guidon confortable, motorisation efficace, ordinateur de bord simple et efficace et bonne autonomie. 

Fiido C11 Pro

Avec un capteur de couple Mivice S200 , le moteur du Fiido C11 Pro assiste les déplacements avec une puissance de 55 Nm et 250 W. Cela permet une adaptation à l’effort musculaire pour vous assister précisément dans la durée, augmenter l’autonomie du vélo et conserver une bonne fluidité dans le trafic. Comme la loi l’exige, l’assistance bloque à 25 Km/h et ajustera votre effort à la puissance demandée dans toute la plage de 1 à 25 Km/h.

Cela veut dire qu’en mode de base, l’effort à fournir sera plus important pour pédaler, le moteur ne vous secondera pas énormément. Sur le dernier mode, au moment de rentrer d’une longue journée fatigante par exemple, le moteur pourra être poussé pour vous aider au maximum et soulager votre effort. La batterie détachable est une 499 Wh promise pour 104 km d’autonomie en laboratoire avec un cycliste de 80 Kg sur du plat. Elle sera probablement moins efficace sur le terrain avec des pentes, du vent et d’autres variables de température comme des arrêts et des redémarrages. Mais elle proposera suffisamment de réserve pour parcourir une belle distance même pour les forts gabarits.

Le petit ordinateur de bord du Fiido C11 Pro est simple et lisible avec un écran de 1.47″, il propose un port USB qui va permettre de recharger un smartphone qui servira de guide, de GPS pour améliorer votre confort de navigation. L’ordinateur propose les fonctions de base, indique la vitesse actuelle, l’autonomie de charge, la distance parcourue et propose de basculer dans les différents modes d’assistance : moteur coupé, mode éco, normal, Turbo et Turbo+.

Un mode d’aide à la poussée à 6 Km/h est également proposé pour, par exemple, atteindre un train dans une gare ou traverser une zone totalement piétonne. Le vélo pèse 24.5 Kg à vide et peut être équipé d’un porte-bagages avant (optionnel à 61€) et arrière (fourni) pour une charge totale de 120 Kg. Un siège enfant peut y être adapté tant que le bambin pèse moins de 25 kg. Après il faudra lui trouver un vélo et – éventuellement – le tracter ! Une remorque peut également être ajoutée.

Fiido C11 Pro

Le Fiido C11 Pro est un vélo très classique

Le fonctionnement est classique sur ce type d’engin, un dérailleur SHIMANO TY300D permet de profiter de 7 vitesses. Une fourche avant avec un jeu de 4 cm seulement servira à absorber les petits chocs des montées de trottoir bas pour aller se garer ou les creux et pavés de la chaussée. Ce n’est pas un VTT qui va permettre de faire de la descente en montagne, mais l’équipement est assez bon pour vous aider à vous balader sans finir avec les bras en compote. La suspension peut être bloquée par l’utilisateur.

Les freins sont des solutions à disques hydrauliques double piston pour une distance de freinage minimale, ils sont couplés à une solution qui coupe l’assistance électrique automatiquement pour éviter de freiner quand le moteur pousse encore le pédalage. Les roues, grand format en 27.6″ ne font qu’un 1.57″ de diagonale. Bien moins que les Fat Bike qui sont devenus la cible des forces de l’ordre. Leur dégagement est rapide et la jante comme le moyeu est en aluminium. L’ensemble est à la norme IP54 pour résister à la pluie, aux éclaboussures et à la poussière. Je ne vous conseille pas de débarbouiller le dérailleur ou la chaîne avec un appareil sous pression, mais un tour dans les chemins boueux pourra être réglé avec un arrosage au tuyau et un coup d’éponge. Une béquille et des garde-boue sont fournis pour préserver la stabilité du vélo à l’arrêt et votre dos quand vous traversez des flaques.

La sécurité est respectée avec des phares avant et arrière, un avertisseur sonore électronique et des catadioptres. Le freinage est signalé par le phare arrière pour prévenir ceux qui vous suivent. Pour ma part, je vous encouragerais à acquérir des bandes réfléchissantes supplémentaires pour bien signaler le vélo aux automobilistes parce que les catadioptres de ce type sont surtout efficaces en roulant puisqu’elles dessinent des cercles. À l’arrêt, elles peuvent être beaucoup moins visibles. Il suffit d’un porte-bagages arrière pour ne laisser qu’un petit rectangle réfléchissant. Un jeu de bandes autocollantes ne coûte que quelques euros. Et peut-être également une petite sonnette classique, plus sympa que le « bip » électronique de l’ordinateur de bord. Cela amène de la convivialité avec les autres usagers de la piste. Je pense notamment aux piétons qui acceptent plus volontiers le tintement adaptable d’une sonnette que le bip impersonnel de ce genre de système. La différence de réaction est énorme pour se signaler à des piétons.

La selle est classique, peut-être l’élément le moins confortable de l’appareil, l’ajout d’une housse en gel pourra résoudre facilement le problème. Le siège est monté sur une potence réglable pour que le Fiido C11 Pro puisse servir à plusieurs personnes facilement et confortablement en ajustant sa géométrie. Un antivol intégré est également fourni et la batterie peut être désactivée avec la clé qui servira à la libérer. L’ajout d’un second antivol avec câble type Kryptonite est cependant indispensable si vous laissez le Fiido C11 Pro longtemps seul, mais pour descendre chercher du pain ou un colis rapidement, le petit antivol de roue est suffisant. Enfin, pour quelques minutes et si vous gardez l’œil sur le vélo.

Pour finir, le Fiido C11 Pro est garanti 24 mois par la marque qui assure des certifications EN15194, UN38.3 et MSDS sur le cycle. La batterie est elle-même conforme aux normes Européennes.

Le Fiido C11 Pro est en promo sur le site français du fabricant. Proposé à 999€ au lieu de 1799€ (prix public) avec garde boue et porte bagage arrière , il est bien placé. Attention toutefois, si « Bert » me signale ce tarif, cet engin est très régulièrement proposé juste sous les 1000€ et le prix public n’est donné qu’à titre indicatif. Cela n’empêche pas le vélo d’être très bien noté et de proposer des garanties valables. C’est un engin qui peut aussi bien servir pour du loisir avec de longues balades ou pour aller travailler sans avoir à le recharger quotidiennement. Il est sécurisant, garanti, bien construit et intelligemment équipé.

Les frais de port sont gratuits et l’article est transporté par une société spécialisée depuis un entrepôt Européen. Par défaut le site de la marque vous propose une garantie de 20€ supplémentaire pour assurer la livraison. Que vous choisissiez de payer via Paypal ou une carte de crédit classique, ce service de garantie est déjà inclus dans les prestations de paiement. Vous n’avez donc pas a souscrire à la proposition de la marque.

Une fois que vous supprimez l’option, le total retombe bien à 999€. Un prix raisonnable, surtout si vous envisagez de profiter de l’engin pour faire un peu de sport au lieu de payer un abonnement à la salle et qui vous évitera également de passer à la pompe.

Voir l’offre sur Fiido France

Le montage du vélo à réception est très simple, tous les éléments nécessaires sont fournis.

Fiido C11 Pro : un chouette vélo électrique en promo à 999€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 4 juillet 2026 MiniMachines.net

Souris Logitech G G502 HERO 25K dispo à 30€ ?

4 juillet 2026 à 16:10

Eric me demande une bonne souris pour « moins de 30€ » : Logitech G G502 HERO – Souris Gamer Filaire Haute Performance – Capteur Gaming HERO 25K – 25600 PPP – LEDs RVB – Poids ajustable – 11 Boutons Programmables avec mise en mémoire intégrée – pour PC et Mac. Dispo à 29.99€ 

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Souris Logitech G G502 HERO 25K dispo à 30€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 3 juillet 2026 MiniMachines.net

ONEXPLAYER X2 : la tablette sous Intel Arc G3 Extreme

3 juillet 2026 à 13:48

La ONEXPLAYER X2 est une tablette de jeu avec des manettes détachables, un format qui se veut pratique aussi bien pour consulter des données, jouer que travailler.

Avec la ONEXPLAYER X2 , le constructeur retourne dans le giron d’Intel. Son premier modèle OneXplayer X1 annoncé en 2023 devait sortir sous puce Meteor Lake. Le constructeur avait pourtant fini par commercialiser une version AMD en juin 2024 avant de finir par proposer une version X1 Air sous Lunar Lake en juillet 2025 puis une version Super X sous Strix Halo en décembre de la même année.

Cette ONEXPLAYER X2 qui s’associe au processeur Intel Arc G3 Extreme semble donc répondre à un unique cahier des charges, celui du meilleur choix possible en ce moment. Meilleures performances, meilleure disponibilité et meilleure autonomie pour construire ce type d’appareil. One Netbook, qui est aux commandes, ne semble pas avoir trop d’états d’âme concernant ses partenaires et va où le meilleur vent le porte.

ONEXPLAYER X2

Une ONEXPLAYER X2 qui ressemble encore énormément aux précédents modèles

On garde donc exactement les mêmes éléments qu’auparavant. Une tablette de 10.95 pouces de diagonale qui affiche en 2560 x 1600 pixels avec un rafraîchissement de 120 Hz et une colorimétrie à 100% de la norme DCI-P3. Des accessoires de jeu permettent de l’enfermer dans un format très spécifique. Il est toujours possible de détacher les deux poignées pour les réunir dans un format manette détachée de l’écran. Cela permet également d’employer la tablette comme solution classique ou de la positionner sur un support magnétique proposant également un clavier pour pianoter. Le tout fonctionnant sous Windows 11, on pourra retrouver l’univers classique du système d’exploitation.

L’unique différence semble donc venir des entrailles de l’engin avec, pour ce modèle 2026, l’emploi d’une puce Intel Arc G3 Extreme. Processeur que l’on a croisé jusqu’ici dans des consoles de jeu mobiles. Le choix est logique puisque ce sont les mêmes enjeux qui sont en place ici. La proposition d’Intel fonctionne dans une enveloppe de 8 à 35 watts de TDP ce qui est parfait pour le format tablette. Cette puce développe 2 cœurs Performance, 8 cœurs Efficaces et 4 coeurs à très basse consommation et surtout une solution graphique Arc B390 12 coeurs. La puce est évidemment refroidie activement.

La tablette rassemble 48 Go de mémoire vive LPDDR5x et stocke ses données sur un port M.2 2280 qui accueille un SSD de 1 To en format NVMe PCIe 4.0 x4. La batterie intégrée est une 65 Wh qui ne donne pas de détails d’autonomie réelle. Des éléments comme une petite webcam avec infrarouge ou un capteur d’empreintes sont également intégrés pour de la reconnaissance biométrique.

La connectique est assez large pour un format tablette avec deux ports USB4 permettant de recharger la ONEXPLAYER X2 mais aussi de déporter un signal vidéo en DisplayPort. Un USB 3.2 Type-A est présent ainsi qu’un lecteur de cartes MicroSDXC rapide. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est également disponible.

Évidemment le prix n’est pas des plus accessibles avec un ticket d’entrée de 1899$ HT pour la seule et unique version en 48 Go / 1 To. Cela nous donne quelque chose comme 1990€ avec juste une conversion et un ajout de 20% de TVA. Les expéditions sont prévues ce début juillet, dès que l’engin sera réellement en stock, son tarif devrait grimper à 2099€.

Si le prix est compréhensible au vu de la situation des composants, cela fait quand même un engin assez compliqué à acheter. Avec 835 grammes, un encombrement assez conséquent de 25.2 x 16.3 cm sans compter les accessoires que sont les manettes et un système de ventilation qui promet – honnêtement d’ailleurs – un bruit de 47 dB, l’engin est à la fois très spécialisé et peu accessible pour son usage. 

Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées

ONEXPLAYER X2 : la tablette sous Intel Arc G3 Extreme © MiniMachines.net. 2026

Taxe petits colis : la double peine européenne

3 juillet 2026 à 11:34

Sans surprise, la promesse d’une taxe petits colis « indolore » pour les acheteurs mais qui aurait forcé les plateformes à revoir leur modèle économique n’a pas fait long feu. Ce sont bien les clients finaux qui ont vu les prix augmenter de manière importante sur leurs achats. La taxe promettait d’impacter les plateformes sans impacter les consommateurs, mais évidemment cette promesse n’avait aucun sens économique.

Si vous faites vos emplettes de matériel électronique en ligne, vous connaissez probablement AliExpress. Le temple de la vente internationale, la place de marché planétaire, le lieu de pèlerinage des composants. Un site souvent cité dans le lot des trois que l’on met en avant pour justifier la taxe sur les petits colis avec Shein et Temu. Mais AliExpress propose bien davantage que des vêtements et des gadgets. Le site est la référence en électronique pour trouver des composants absolument indisponibles en France. Des références exotiques qu’aucune boutique ne propose plus.

Ce chargeur de batterie commandé en mai 2026 à 1.52€ les deux pièces pour un projet a largement augmenté de tarif. Ce type de produit est proposé dans ces eaux tarifaires depuis de nombreuses années.

En novembre 2019 par exemple, lors d’une promo, j’ai acheté 10 unités identiques de ce même produit pour 1.86 €. Chacun de ces modules ne coûtait que quelques centimes.

La taxe petits colis fait mal

Le même chargeur chez le même commerçant que pour ma dernière commande est passé à 5.29€ les deux pièces. La taxe petits colis « indolore » est bien passée par là.

Tout le monde commande au même endroit, tout le monde est taxé

AliExpress facture de la TVA aux acheteurs européens avant de la reverser aux différents pays concernés. La place de marché joue le jeu depuis des années en laissant apparaitre sur chaque commande le prix des taxes suivant les pays. La différence principale entre un achat en France ou en Europe dans un magasin d’électronique et un achat sur AliExpress, c’est que le site européen se fournit en amont chez un des fabricants qui vend lui directement sur AliExpress… Vous évitez donc un intermédiaire.

Une société qui revend du matériel stocké en Europe, cela a du sens, et suivant notamment la disponibilité de ce que vous achetez, il est parfois valable de commander dans une boutique spécialisée plus locale. Pour un projet urgent ou un dépannage rapide, commander en Chine va poser un souci de délai avec souvent entre 10 et 15 jours entre la commande et la réception de votre composant. Avoir un relais qui stocke les pièces et qui vous livre en 2 ou 3 jours est donc parfaitement justifié, et cela entre en ligne de compte pour comprendre le prix proposé. Ainsi, il n’est pas rare de voir des éléments vendus 1 ou 2 € les 10 unités sur AliExpress se retrouver à 5 ou 6 € en local. On paye le fait que le produit soit proche. Une boutique comme MC Hobby en Belgique est également une mine d’or de conseils et de compétences. Éléments dont il faut apprendre à se passer ailleurs. Tout cela justifie leurs tarifs.

Mais pour beaucoup d’autres produits, notamment en électronique, on fait du réassort. On va commander un paquet de résistances, de condensateurs, d’interrupteurs, de LEDs et autres. Et là, la distance n’est plus un problème. 

Depuis l’entrée en vigueur de la taxe Européenne sur les petits colis, les prix d’AliExpress ont largement augmenté. Les 3 € de taxe par type de produit que doivent payer les marchands se font sentir… Et les paniers ont explosé. Si les chantres de la Fast Fasion sont finalement peu impactés avec des vêtements qui sont passés de 12 € en moyenne à 15 €, les vendeurs de composants et leurs clients sont beaucoup plus exposés.

Un projet électronique classique avec une dizaine de composants vendus quelques euros chacun il y a un mois est désormais surtaxé de dix fois 3 € supplémentaires. Un panier de produits qui coûtait 15 € au total est passé à… 45 €. Le fait que le législateur ait choisi de taxer aveuglément les produits de 3 € par type de produit a un impact énorme sur certains achats et presque aucun sur d’autres. 

L'idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.

L’idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.

La double peine de la taxe petits colis et de la TVA

Mais le pire est que cette augmentation de prix pratiquée par les vendeurs pour absorber la taxe petits colis est largement amplifiée par la TVA qui apparait par-dessus. Ainsi mon projet qui ne coutait que 15 € de composants en juin 2026 avec 20% de TVA coute désormais 45 € en juillet 2026 avec… toujours 20% de TVA. Je paye largement plus de taxes que de produits et je paye en plus une taxe sur cette taxe.

Pire que cela, les vendeurs n’ayant aucune idée de comment gérer cette taxe, le client final est impacté même si les produits ne devraient pas être taxés.

 

Un exemple ? En février dernier, j’ai commandé ces LEDs WS2812 pour un projet. Elles étaient proposées à 3,09 € les 5 pièces. TVA comprise.

Aujourd’hui, les mêmes LEDs du même vendeur sont proposées à 6.19€ TTC. La taxe petits colis a largement fait augmenter le prix.

Mais si je rajoute un autre lot de LEDs du même type, vendues par un autre commerçant qui a lui-même appliqué une hausse de tarif pour compenser la nouvelle taxe, je me retrouve donc à devoir la payer deux fois. Je ne peux pas y échapper alors que le texte prévoit bien que ces deux produits identiques devraient être taxés une seule et unique fois. Le fait que les vendeurs aient appliqué l’augmentation sur le prix des produits en amont ne me laisse pas le choix. 

L’impact de cette taxe sur les petits colis est particulièrement visible lorsque l’on achète des lots. Si la plateforme AliExpress n’a pas – pour le moment – la possibilité de gérer les produits en provenance de plusieurs commerçants pour fusionner les taxes sur des éléments de nomenclature identiques, les vendeurs ont de leur côté bien compris le procédé. Ci-dessus, un module de chargement de batterie 18650. À la pièce, il est proposé à 4.09€. Il y a encore quelques jours, il était vendu entre 50 et 70 cents.

Mais si j’en commande 10 unités, la taxe petit colis est diluée dans le lot. Et là, le prix à la pièce « fond » à 0,74 centimes. Et c’est logique puisque les 3 € de taxe sont divisés par 10, cela n’impacte donc plus que de 30 cents chaque produit. Pour 20 unités, le prix de chaque élément est de 55 centimes… Et on tombe à 0,44 centimes par 100.

Le mécanisme de la taxe vise à côté et ne résoud rien

Rien n’est prévu dans le mécanisme de cette taxe pour améliorer la surveillance des produits entrant dans l’Union européenne. Les 3 € par colis sont dérisoires par rapport à leur trafic. Les 5.8 milliards de colis de ce type réceptionnés dans l’UE en 2025 ne vont pas diminuer et la taxe ne suffira jamais à permettre aux agents de vérifier la qualité des produits importés. Le résultat de ce changement est donc uniquement une entrée d’argent pour les États membres.

La taxe sera plus ou moins visible sur les paniers, mais ne va vraiment pas impacter les secteurs de la même manière. Je reste persuadé qu’une entreprise de Fast Fashion comme Shein ou de gadgets comme TEMU ne sera pas empêchée par l’apparition de la taxe petits colis. Encore une fois, leurs prix vont augmenter de manière bien moins visible que d’autres secteurs parce qu’ils vendent essentiellement des produits finis. Et surtout ces marques ont la possibilité de cumuler les éléments identiques, taxés une unique fois, en mettant en avant l’intérêt d’en commander plusieurs via des incitations et des réductions. Autrement dit, si le prix de leurs produits vont bien augmenter de manière marginale, ils peuvent finalement faire de la taxe petits colis un argument d’achat pour augmenter leurs ventes.

Acheter un pantalon à 15 € le premier et, en ajoutant, un second pantalon à 15 €, voir apparaitre une « ristourne » de 3 € sur le second qui sera uniquement liée au fait que la taxe petits colis ne s’applique qu’une seule fois par type de produit. Ou proposer un T-shirt à 15 € pièce et en faire la promotion pour une paire à… 27 €. Tout cela ne prendra probablement que quelques jours pour être mis en place par la Fast Fashion si ce n’est pas déjà fait.

Pour les composants électroniques ou l’informatique et autres produits vendus sur AliExpress, la donne est différente. Chaque produit a augmenté de manière importante et la TVA est collectée sur la totalité de ceux-ci. Le résultat de cette taxe petits colis risque donc de ne pas donner les résultats espérés. On aura d’un côté les acteurs principalement visés parce qu’ils vendent des produits non conformes à nos règles, qui ne vont pratiquement rien sentir. Et de l’autre, des vendeurs annexes  qui payent la TVA et qui fournissent déjà les boutiques Européennes de composants qui vont impacter énormément les Européens.

Non seulement cette taxe petits colis ne va probablement rien résoudre au problème de la Fast Fashion et des produits non conformes, mais il commence déjà à coûter très cher au client final qui paye plusieurs fois ces 3 € de manière injustifiée. Le seul moyen de compensation est assez triste, il consiste à diluer la taxe en achetant plus de produits que nécessaire… Soit en augmentant le nombre des éléments pour répartir la taxe, soit en dépassant les 150€ à partir desquels elle n’est plus en vigueur. Au vu de l’impact de ces 3 € multipliés à l’infini sur les paniers d’électronique, il va être rapidement beaucoup rentable de commander énormément de produits plutôt que projet par projet. Et donc faire transiter encore plus de produits…  Pas vraiment, je suppose, le résultat escompté.

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens

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Taxe petits colis : la double peine européenne © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 2 juillet 2026 MiniMachines.net

Acemagic G3A : le MiniPC 3.5l sous i9-13900F et RTX 2000

2 juillet 2026 à 15:40

Le Acemagic G3A est un MiniPC un peu plus imposant que d’habitude puisqu’il propose d’embarquer un équipement évolutif plus proche des solutions Mini-ITX que des boîtiers les plus compacts. Apparu en mai de manière énigmatique, il est désormais totalement détaillé.

Acemagic G3A

Acemagic G3A

On retrouve à son bord un processeur Raptor Lake Core i9-13900F monté sur un socket Intel LGA1700 et associé à une solution graphique PCIe Nvidia GeForce RTX 2000 ADA avec 16 Go de mémoire GDDR6. A ces éléments, la marque ajoute pas moins de 32 Go de mémoire vive DDR5-5600 en double canal et un stockage de 1 To. Vous vous en doutez, les prix de cet Acemagic G3A ne sont donc pas des plus abordables. Le modèle 32Go/1 To est ainsi présenté à 2099€ sur le site du fabricant.

Euuuuuuuuuuuh

Euuuuuuuuuuuh

Dans le détail, on découvre un engin qui ressemble à une petite tour compressée. Avec 21.2 cm de profondeur et 19 cm de hauteur pour 9.6 cm de largeur, l’Acemagic G3A propose un fonctionnement assez proche d’un PC classique. Le schéma de refroidissement proposé a été probablement pondu par une IA puisqu’il inverse totalement le flux réel de chaleur. Ici la face arrière est censée repousser le flux d’air réchauffé par les composants pendant que la face avant aspire de l’air extérieur. Les flux « bleus » sont censé être en orange et inversement. L’air n’a également aucune raison de sortir par les ports Ethernet de la machine comme cela est suggéré…

Il n’empêche que l’on devine ici le comportement logique de l’engin. Il manque la carte graphique GeForce en bas du châssis qui va repousser de l’air réchauffé par la baie en bas. Au-dessus, le ventilateur en extraction se concentre pour refroidir le processeur. Un ventilateur situé en face avant devrait repousser de l’air frais dans le boîtier. Il faut tout de même encaisser 135 watts de TDP au maximum pour les composants processeur et circuit graphique.

Le graphiste a mélangé les icônes...

Le graphiste a mélangé les icônes…

Le reste des composants est classique avec deux SODIMM pouvant accueillir jusqu’à 64 Go de DDR5. Le stockage est composé de deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 et un emplacement 2,5″ SATA. Le SSD de 1 To livré par la marque sera au format PCIe. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 est également monté en interne sans que l’on sache s’il est soudé ou proposé sur un port M.2.

La face avant présente une connectique assez complète avec des sorties jack casque et micro séparées, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-C. Le bouton d’allumage est secondé par des LEDs témoin de mise en fonction et d’accès aux stockage.

La face arrière est plus surprenante avec d’abord des ports vidéo DisplayPort 1.4 et HDMI 2.0 qui sont censés gérer les flux en provenance du circuit graphique… Sauf que le Core i9-13900F n’a pas de circuit graphique interne. Ces deux ports seront donc probablement inactifs. Il faudra employer un des quatre MiniDisplayPort embarqués avec la carte graphique Nvidia. Suivent deux ports COM, deux USB 2.0 Type-A, deux USB 3.2 Type-A, un Ethernet Gigabit et un autre en 2.5 Gigabit. Un port Antivol type Kensington Lock est également visible.

Je soupçonne très clairement que cet Acemagic G3A a été construit en recyclant une carte mère industrielle déjà existante. Soit en récupérant un stock et en construisant un boîtier autour, soit en se basant sur son design. Avec une préférence pour le premier scénario puisque la machine est proposée avec des ports COM qui semblent assez peu utiles au vu des usages envisagés.

Cela ne veut pas dire que c’est un mauvais produit même si la présentation frise l’amateurisme à bien des égards. C’est d’autant plus dommage que cette machine est proposée à un tarif assez élevé. 2099€ tout de même dans cette unique version 32 Go / 1 To. Le duo Core i9-13900F et GeForce RTX ADA 2000 devrait proposer beaucoup de possibilités techniques avec de belles compétences en calcul et en affichage. Même si on a du mal a imaginer cet engin comme une solution viable pour un professionnel de la CAO, un graphiste ou un architecte. À moins d’avoir un véritable besoin d’intégration spécifique, l’emploi d’une station de travail mobile apparaît comme plus efficace.

Acemagic G3A

Processor Intel® Core™ i9-13900F Processor, 24 Cores / 32 Threads
(Intel 7 Process Technology, 36 MB Intel® Smart Cache, Base Clock 2.0 GHz, Turbo Boost up to 5.6 GHz, 65W TDP, LGA1700 Socket)
Graphics NVIDIA RTX™ 2000 Ada Generation
(16 GB GDDR6 VRAM, Tensor Performance up to 191.9 TFLOPS)
Memory 32 GB DDR5 Dual-Channel Memory (2 × 16 GB DDR5-5600 MHz)
2 × DDR5 SO-DIMM Slots, expandable up to 96 GB
Storage 1 TB M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 ×4 SSD
2 × M.2 2280 Slots, supports NVMe PCIe 3.0/4.0 SSDs
1 × SATA Slot for 2.5-inch SSD
Maximum Storage Capacity: Up to 4 TB (M.2 SATA SSD not supported)
Wireless Connectivity Wi-Fi 6E + Bluetooth 5.2
Video Output Mini DisplayPort 1.4a ×4 (Driven by dedicated NVIDIA GPU)
HDMI 2.0 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
DisplayPort 1.4 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
USB 3.2 Gen 2 Type-C ×1 (Supports video output)
Audio 3.5 mm Audio-Out Jack ×1 (Front)
3.5 mm Mic-In Jack ×1 (Front)
Ports & Buttons RJ45 Ethernet Port ×1 (10/100/1000 Mbps / 2.5 Gbps Adaptive)
RJ45 Ethernet Port ×1 (10/100/1000 Mbps Adaptive)
USB 3.2 Gen 2 Type-A ×2 (10 Gbps, Front)
USB 3.2 Gen 1 Type-A ×2 (5 Gbps, Rear)
USB 2.0 Type-A ×2 (Rear)
USB 3.2 Gen 2 Type-C ×1 (10 Gbps, Front)
DC-IN ×1
DisplayPort 1.4 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
HDMI 2.0 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
Mini DisplayPort 1.4a ×4 (Driven by dedicated NVIDIA GPU)
COM Port ×2
3.5 mm Mic-In Jack ×1 (Front)
3.5 mm Audio-Out Jack ×1 (Front)
Power Button ×1
Power Supply DC 20V / 11.5A
Operating System Windows 11 Pro
Dimensions 212 × 190 × 86 mm
Ultra-Compact 3.5L Chassis

Acemagic G3A : le MiniPC 3.5l sous i9-13900F et RTX 2000 © MiniMachines.net. 2026

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif

2 juillet 2026 à 13:49

Le Rootboard cherche un financement sur Kickstarter, malheureusement les annonces pour ce genre de projet se suivent et commencent à se ressembler… 

Le Rootboard se présente comme un appareil assez classique avec un clavier 70 touches que l’on maniera avec les pouces, placé en dessous d’un petit écran non tactile de 3.5″. Il est complet, peut lancer un système d’exploitation très capable, émettre du son et propose une assez belle connectique. Malgré tout il a un air assez prononcé de déjà-vu.

Lancé sur Kickstarter en financement participatif pour 102€ HT, le Rootboard a pour lui son ouverture technique avec un travail mené dès sa conception pour proposer un objet sans code caché, sans firmware propriétaire et évidemment documenté pour vous aider à le modifier à votre convenance. Un autre de ses atouts vient de son clavier particulièrement complet. Les 70 touches proposent par exemple des chiffres complets et une vraie ponctuation en plus d’une disposition QWERTY classique.

Rootboard

Un clavier qui sera idéal pour piloter des lignes de commande, programmer et prendre le contrôle de serveurs distants. On se doute que le choix du nom Rootboard vient de cette proposition. 

Piloté par la famille des cartes Raspberry Pi Zero (zero, Zero W et Zero 2 W) qu’il faudra fournir, et qui assure une compatibilité avec Rasperry Pi OS, l’engin pourra également s’étoffer de solutions externes comme des microcontrôleurs pour du développement de projets. Ses GPIO sont accessibles. L’alimentation est assurée par une batterie 18650 classique en 3.7 volts même si celle-ci n’est pas accessible par défaut1

Le Rootboard fait la promesse d’être Opensource et Openhardware

Prévu pour novembre prochain, le Rootboard est un engin complet avec de nombreux avantages techniques et qui devrait proposer une documentation complète de son code, de ses entrailles et des éléments nécessaires à sa fabrication sur Github. J’aime beaucoup ce type de projet, mais j’ai tout de même un peu l’impression de tourner en rond en les décrivant. D’abord parce qu’on m’en envoie beaucoup, ensuite parce que l’histoire est un peu toujours la même.

La page Kickstarter ne détaille pas précisément l’objet : son clavier est encore en cours de développement, sa connectique n’est pas précisément identifiée et on n’a ni les dimensions ni le poids du Rootboard pour le moment.

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif © MiniMachines.net. 2026

ETOE Dolphin 2 : un vidéoprojecteur Laser 1080P à 779€ ?

2 juillet 2026 à 13:04

Le ETOE Dolphin 2 est un vidéoprojecteur laser qui propose une image pouvant aller jusqu’à 120 pouces en FullHD. Il est capable de prendre en charge de nombreux formats, de décoder des contenus UltraHD et de streamer des sources comme Netflix, Prime Video ou tout ce qui nécessite une certification Google. La marque Etoe propose une gamme assez large de produits vidéo, ce modèle et son dernier-né.

Le ETOE Dolphin 2 décode du "4K" mais n'affiche qu'en "FullHD"

Le ETOE Dolphin 2 décode du « 4K » mais n’affiche qu’en « FullHD »

Le principal atout de ce vidéoprojecteur ETOE Dolphin 2 est l’usage d’une projection laser RGB. Plus précise, plus lumineuse, elle permet également de profiter d’une image à la colorimétrie plus aboutie. Ici on retrouve une image certifiée dans une gamme de couleurs à 110% de la norme BT.2020, une gestion HDR10 et une luminosité de 800 Lumens ANSI.

La projection est également pilotée par un moteur interne qui règle automatiquement le signal : la mise au point est automatique, la correction trapézoïdale est faite automatiquement, les éventuels obstacles sont évités et l’appareil va optimiser la diagonale disponible. De telle sorte qu’en plaçant votre ETOE Dolphin 2 plus ou moins face à une surface, le réglage de l’image sera fait de manière à ce que vous en profitiez au mieux.

Le bloc optique utilise un DLP de 0.23″ et un laser RVB enfermés dans un bloc étanche à la durée de vie annoncée de plusieurs dizaines de milliers d’heures. Insensible à la poussière, ce bloc ne s’encrassera pas et préservera donc une image nette dans la durée. La projection laser étant moins gourmande en énergie pour un rendu lumineux supérieur, les vidéoprojecteurs qui l’utilisent sont en général moins bruyants. La chaleur dégagée étant inférieure, les systèmes de ventilation n’ont pas besoin d’être aussi musclés.

Le ETOE Dolphin 2 propose une solution audio Dolby Digital Plus avec une paire d’enceintes 5 watts. On pourra les seconder avec le module Bluetooth 5.1 embarqué ou en connectant des enceintes à sa sortie Jack 3.5 mm stéréo. Un module Wi-Fi5 est également embarqué. Il sera suffisant pour lire des contenus UltraHD locaux ou streamer films et séries depuis un réseau. 

ETOE Dolphin 2

Avec une certification Netflix et Google TV, le projecteur permet de profiter de tous les services qui s’appuient sur ces technologies : services de streaming comme Arte, M6+, Prime vidéo, Youtube, Twitch et autres. L’entrée HDMI 2.1 permettra également de connecter un MiniPC, un portable ou un autre appareil de streaming type Fire TV. La télécommande livrée propose un micro pour donner des ordres de recherche à l’appareil via son logiciel interne en Bluetooth. On pourra par exemple lancer une vidéo Youtube en demandant son titre. Les fonctions de streaming direct comme Miracast, AirPlay ou Google Cast sont également prises en charge pour diffuser depuis un smartphone ou une tablette. Enfin, un lecteur USB 2.0 permettra d’aller lire vidéos et images issues d’une clé USB par exemple.

Le ETOE Dolphin 2 mesure 18.5 cm de large pour 17.9 cm de profondeur et 5.8 cm d’épaisseur. Il propose un petit système de surélévation pour l’orienter efficacement depuis une table basse par exemple. Avec 1.3 Kg il peut être facilement déplacé de pièce en pièce et alimenté en USB Type-C via son chargeur 100 Watts. Dernier détail, l’objet embarque une batterie de 54 Wh qui lui offre environ 2 heures d’autonomie loin d’une prise de courant. Suffisant pour diffuser une vidéo quelque part avant de réintégrer le salon.

Le ETOE Dolphin 2 en promo pour son lancement

Pour son lancement en précommande, le vidéoprojecteur laser ETOE Dolphin 2 est proposé à 779€ avec l’emploi du code DOLPHIN20 dans votre panier. Les appareils sont actuellement en route vers l’entrpôt Polonais de Geekbuying et leur expédition débutera le 16 juillet prochain pour une livraison dans la semaine qui suivra. La livraison est gratuite.

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ETOE Dolphin 2 : un vidéoprojecteur Laser 1080P à 779€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US

2 juillet 2026 à 10:33

Omdia annonce des chiffres assez durs. De crise en crise, le marché de l’informatique personnelle accuse encore le coup. Après le COVID, après les cryptos, le secteur est désormais confronté à une augmentation de tarifs de ses composants clés : mémoire vive bien sûr, mais aussi cartes graphiques, stockage et processeurs. Les centres de données aspirant au prix fort la production mondiale de tout ce qui embarque un peu de silicium.

Le résultat sur le terrain se traduit par une érosion très nette des livraisons de PC. Une baisse de 7% pour ce premier trimestre 2026 d’après le cabinet d’analyse Omdia. Un recul très fort avec 15.8 millions d’ordinateurs expédiés, tous types confondus et hors marché tablette. On n’avait pas vu un tel recul depuis 2023 et son troisième trimestre.

Si Omdia met en lumière la crise actuelle des composants, d’autres facteurs sont probablement à l’œuvre. L’inflation générale des prix, l’incertitude géopolitique et bien sûr la problématique de la hausse du carburant. Un cocktail qui empêche probablement d’investir aussi facilement qu’auparavant dans un nouveau PC. C’est probablement pour cela que le secteur des particuliers est en plus net recul (-9.5%) que celui des pro (-5%).

Les entreprises ont également été plus fortement et directement incitées à finir leur basculement de Windows 10 à Windows 11 tandis que les particuliers ont trouvé des alternatives : soit en restant sous Windows 10, soit en basculant sous Windows 11 malgré les réticences microsoftiennes ou en changeant de système. Les directeurs informatiques des grandes entreprises ont également su lire le marché et comprendre la hausse pour anticiper peut-être un peu plus les augmentations à venir. Le marché pro est souvent dans l’anticipation en prévoyant les changements de marché alors que celui des particuliers est dans la réaction. Le grand public n’investit souvent qu’en cas de panne.

Le fait que le prix moyen des machines augmente de mois en mois est probablement un autre facteur de différenciation entre pros et particuliers. Omdia indique que ce premier trimestre a vu les prix augmenter de 4% supplémentaires en moyenne. Mais cette moyenne n’est probablement pas du tout la même sur les deux segments. Si les PC bureautique classiques n’ont pas beaucoup bougé, les machines plus musclées et en particulier le segment réservé aux joueurs et à la création a explosé. Cette hausse devrait se poursuivre et rajouter encore 12 % supplémentaires en moyenne pour le second trimestre. La fin des contrats de livraison de mémoire et stockage encore existants chez les grands fabricants ayant pris fin entre mai et juin, les prix de rentrée des ordinateurs vont probablement atteindre des sommets en septembre.

Omdia note des disparités assez fortes chez les marques : HP est en plein naufrage avec une baisse de 21.6% de ses livraisons sur ce trimestre. Dell en profite pour devenir leader du marché US avec une légère croissance de 1.1% pour atteindre un quart des livraisons du pays. Lenovo le tenaille avec une hausse de 1.2% pour s’accaparer 20% des livraisons. Apple dévisse de 1.6%, Acer  de 5.6%…

Les prévisions d’Omdia sont pessimistes pour 2026 avec une baisse de presque 15% des livraisons sur l’année entière. Cela reflète mécaniquement les problèmes de disponibilité des composants et les actions menées par différentes marques. Plusieurs fabricants m’ont confirmé en off que leurs contrats de livraison de mémoire n’étaient livrés qu’à 40% de ce qui était commandé. Sur 100 modules attendus, ils n’en recevaient que 40. Ce qui pose évidemment un problème de fabrication et donc de livraison. La parade la plus simple a été de diviser la mémoire pour mieux al répartir. Ce qui explique le choix de certaines marques de multiplier les machines en 8 Go de mémoire vive et pourquoi Microsoft trouve que finalement 8 Go cela suffit pour faire tourner Windows 11. Les grands fabricants préfèrent largement proposer deux machines en 8 Go plutôt qu’une seule en 16 Go de DDR5.

Cela explique également pourquoi le gouvernement US a finalement normalisé en quelques mois les relations entre ses marques de PC US et les nouveaux fabricants de mémoire vive chinois auparavant sur liste noire. Il y a clairement le feu au lac et deux sociétés qui ont passé des accords d’achat avec le Chinois CXMT sont HP et Apple, deux marques en baisse de livraisons.

omdia

Omdia et la boule de crystal ?

Le reste de l’analyse d’Omdia est à prendre avec des pincettes. On ne voit pas trop pourquoi le marché pourrait reprendre des couleurs en 2027 avec une hausse estimée à +10% ce qui ferait tout de même une augmentation des livraisons de 24% par rapport à 2026… La plupart des acteurs semblent confirmer que l’année prochaine ne sera pas une année de rupture en termes de prix sur les composants. Que l’appétit des ogres de l’IA ne sera pas encore rassasié. Quant aux années 2028,; 2029 et 2030, cela ressemble plus à une manière de rassurer le marché qu’autre chose. Bien malin sera celui qui pourra anticiper à 4 ans quelque chose en informatique.

omdia

Omdia fait par contre un autre constat, celui d’un secteur qui s’oriente vers des prix plus élevés. Ce n’est ici pas forcément difficile à anticiper quand on voit qu’un engin comme la Steam Machine de Valve avait été anticipée à 750$ par ses ingénieurs et a dû finalement sortir au-dessus des 1000$. Les prix montent en flèche pour tout le monde et les nouveaux contrats sur les composants ne vont pas aider à améliorer la situation.

Il ne faut pas oublier que pour le moment le marché est pris dans une guerre aux moyens totalement asymétriques. Comme je vous l’expliquai en début de crise, augmenter les tarifs a un impact direct pour les marchands de PC. Celui que l’on voit ici. Au-delà d’un certain prix, les acheteurs ne veulent plus investir et changer de matériel. En face, les centres de données n’ont absolument aucun problème pour faire monter les enchères. La course à l’armement des IA se poursuit avec un budget illimité et sans contrainte de vendre les produits achetés à qui que ce soit. Même en augmentant leurs prix pour pouvoir acheter plus de mémoire vive aux fabricants, les marques PC traditionnelles ne pourront jamais rattraper les portefeuilles sans fond des investissements IA. 

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 1 juillet 2026 MiniMachines.net

xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau

1 juillet 2026 à 16:14

La xTool Omni Printer est un joli bébé, certes un poil plus grand qu’une imprimante jet d’encre classique, mais aux possibilités infiniment plus nombreuses. Cette solution est ce qu’on appelle une imprimante UV. Un système qui polymérise avec de la lumière ultraviolette une sorte de vernis qui vient durcir en surface de ce que vous imprimez.

xTool Omni Printer

xTool Omni Printer

Cette technologie n’est pas nouvelle, mais si vous avez déjà vu des machines capables de ce genre de chose, vous savez qu’elles ont plus la taille d’un grand bureau que celle d’un engin qu’on pose par-dessus. Dire qu’il s’agit d’une minimachine peut donc sembler paradoxal puisque l’objet fait tout de même un joli volume… mais comparé à celui d’une professionnelle, c’est vraiment un engin des plus réduits.

La xTool Omni Printer est proposée avec plusieurs options. Un modèle simple tête pour imprimer sur des surfaces rigides, un second avec deux têtes d’impression et  plus de possibilités de matériaux, dont des éléments flexibles comme la toile ou le cuir. Et un troisième avec une fonctionnalité spécifique pour l’impression en transfert grâce à des encres spécifiques.

L’impression UV standard offre déjà de nombreuses possibilités. Suivant les accessoires choisis, vous pourrez imprimer sur des objets cylindriques et dans tous les cas vos modèles pourront être déployés en relief. C’est un des principaux intérêts de cette technologie avec le fait que la surface est vernie par un polymère en fin de traitement. La technologie est simple, chaque couche d’encre est liée à ce polymère qui réagit aux UV.

Une fois que l’encre est projetée, la lumière la fige en épaisseur, ce qui permet d’abord d’offrir une adhérence parfaite même sur des matériaux non poreux. Cela offre ensuite la possibilité d’imprimer à nouveau par-dessus ce premier relief. On peut ainsi donner une épaisseur de plusieurs millimètres, de la forme que l’on veut, à ce que l’on imprime. Cela va de lettres en relief à la forme d’un coup de pinceau sur un tableau en passant par des effets originaux.

Le modèle double tête propose d’embarquer des encres pour tissus en plus des encres classiques. La xTool Omni Printer offre lors la possibilité d’imprimer véritablement sur mesure. Coton, Polyester, cuir, toile rigides et autres matériaux souples, les encres pénètrent en profondeur et résistent aussi bien au froissement qu’au lavages.

La dernière technique accessible est celle du transfert DTF. Il s’agit d’imprimer sur un vinyle avec une base spéciale qui va offrir la possibilité de positionner ce film sur un autre objet pour y déplacer l’impression. Il est ainsi possible de décorer les formes les plus variées. Cette technologie peut s’imprimer sur des rouleaux que l’on découpera suivant ses besoins. Il est ainsi possible de créer des « stickers » dont l’image sera réellement déposée sur l’objet a imprimer.

xTool Omni Printer

xTool Omni Printer

Toutes ces fonctionnalités offrent également des possibilités originales comme des effets lenticulaires : ces fameuses cartes avec deux images imprimées sur les deux faces d’un même relief et qui semblent s’animer suivant l’angle de vision. La possibilité d’ajouter des encres phosphorescentes, des finitions métalliques et d’imprimer sur des mugs offre encore plus d’usages à la xTool Omni Printer.

La xTool Omni Printer facilite la vie de l’utilisateur au maximum

Pour faciliter l’usage de la machine, un système de caméra est embarqué. Celle-ci va « voir » la surface de travail et vous la retransmettre sur votre logiciel de préparation. Vous n’aurez plus qu’à déposer l’image à imprimer avec ses caractéristiques pour que l’imprimante fasse le reste. Quant au relief éventuel des objets, un système de détection de la hauteur par laser permet de cartographier automatiquement les endroits inaccessibles.

Cette solution xTool Omni Printer est d’abord un outil semi-professionnel. Si elle facilite énormément l’usage de ce type de solution, cela n’en reste pas moins un engin avec un objectif de production. Il ne sera pas possible d’amortir un objet de ce type uniquement pour une fabrication uniquement personnelle. L’idée est par contre très intéressante pour un pro ou dans l’optique de proposer des services.

Créer par exemple des badges originaux pour un salon, vendre des T-shirts sur mesure en série limitée, signer des objets ou plus prosaïquement ajouter un service de personnalisation à des produits que l’on commercialise. Pour une entreprise qui n’a pas vocation première de proposer des services d’impression mais qui offre des prestations évènementielles, cette machine peut permettre d’améliorer son offre ou de la préciser. Le fait qu’elle n’occupe pas trop de place, qu’elle ne demande pas de compétences particulières et que son système d’autonettoyage facilite son entretien permettra de l’employer facilement.

Reste évidemment que ce genre de joujou a un coût ! Les prix de lancement sont importants par rapport à une imprimante jet d’encre traditionnelle et c’est évidemment assez logique. Comptez 1549€ pour le modèle de base et entre 2499 et 2549€ pour les versions les plus évoluées. Ces prix ne s’obtiennent qu’en versant un acompte remboursable de 50€. Acompte qui se finalisera en août avec l’expédition prévue des machines. Acompte qui peut être remboursé si vous changez d’avis entre-temps.

A noter également le prix des encres qui profite d’une remise pour le lancement mais qui a un certain coût à la fabrication. Comme toutes les solutions de ce gabarit, la xTool Omni Printer n’acceptera pas les encres « noname » pas plus que les matériaux tiers. Il faudra passer par la marque pour faire le plein. C’est un autre élément à bien garder en tête avant de se lancer. Encore une fois, ce type de machine n’est pas fait pour n’être utilisé que deux ou trois fois avant d’être rangé dans un placard. C’est un outil dans lequel investir quand on a vraiment une idée en tête.

Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir la machine sur cette page. J’avoue que j’adorerais tester ce genre de joujou, cela ferait un bon complément à une graveuse laser

Caractéristique Édition UV + DT Fabric Édition UV à double tête Édition UV simple
Idéal pour Les créateurs ayant des besoins d’impression sur vêtements et sur supports rigides Les créateurs axés sur les applications UV avancées et les effets néon exclusifs Les makers débutants pour la personnalisation de matériaux rigides
Zone de travail Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Plateau DTG : 300 × 390 mm
Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Tête d’impression Epson F1080 ×2 Epson F1080 ×2 Epson F1080
Résolution d’impression 720 × 1440 dpi 720 × 1440 dpi 720 × 1440 dpi
Canaux d’encre Mode UV : CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV)
Mode DT Fabric : CMJN + Double Blanc (CMYKWW)
CMJN + Blanc + Vernis + encres spéciales (Blanc rigide, Blanc flexible, Rouge fluorescent, Jaune fluorescent) CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV)
Capacité d’encre Encre standard : 125 ml
Encre blanche haute capacité : 290 ml
Encre standard : 125 ml
Encre blanche haute capacité : 290 ml
Encre standard : 125 ml
Matériaux compatibles Rigides et tissus : acrylique, bois, métal, coton, polyester, etc. Rigides et flexibles : acrylique, cuir, bois, toile, etc. Supports rigides : acrylique, bois, métal, verre, céramique, etc.
Hauteur d’impression en relief 7 mm 7 mm 7 mm
Résolution du système de vision 1440 × 1200 dpi 1440 × 1200 dpi 1440 × 1200 dpi
Précision de positionnement ±0,2 mm ±0,2 mm ±0,2 mm
Sécurité et certifications Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Certifié OEKO-TEX
Encre textile DT
Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Entretien automatisé Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Logiciels compatibles macOS, Windows macOS, Windows macOS, Windows
Gestion à distance Nettoyage et contrôle à distance via l’application Nettoyage et contrôle à distance via l’application Nettoyage et contrôle à distance via l’application

xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau © MiniMachines.net. 2026

GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme

1 juillet 2026 à 09:46

Le GPD Win Max 3 est annoncé. Cet engin très particulier proposera deux puces AMD Strix Halo entourées de beaucoup de mémoire vive et de stockage dans un châssis qui a fait un énorme compromis technique.

Le GPD Win Max 2

Le GPD Win Max 2

Le GPD Win Max 3 descend d’une lignée de minimachines portables assez intéressantes. Son prédécesseur, le GPD Win Max 2 lancé en décembre 2024 proposait déjà la même approche. Réunir dans un châssis compact un clavier, un dispositif de jeu avec joystick, boutons et gâchettes pour proposer un niveau de performances suffisant pour jouer en mobilité grâce à un processeur AMD « Strix Point ». Le Ryzen AI 9 HX 370 et son circuit Radeon 890M entouré de 64 Go de mémoire vive.

Dans la logique classique des constructeurs de PC, le nouveau GPD Win Max 3 se devait donc d’être plus performant. Il a donc recours aux puces Strix Halo qu’il entourera de 32 à 128 Go de mémoire vive… La première version sera équipée d’un Ryzen AI Max+ 388 et la seconde d’un Ryzen AI Max+ 395… Des puces très performantes mais également hors de prix et très gourmandes en énergie.

Un choix qui a mené à des aménagements très particuliers pour un engin dont la volonté première est d’être très portable. Le châssis baisse en largeur depuis le Win Max 2. Il faut dire que l’écran diminue de diagonale. On passe d’un 10.1 pouces en 2560 x 1600 pixels 60 Hz à un 9.06 pouces en 2400 x 1504 pixels 165 Hz AMOLED.  La luminosité explose avec une évolution de 400 à 650 nits. Cela affecte la taille de l’engin qui mesurait 22.7 cm de large pour 16 cm de profondeur et 2.3 cm d’épaisseur à un nouveau GPD Win Max 3 qui ne fait plus que 20.7 cm de large pour 14.7 cm de profondeur et 3.4 cm d’épaisseur… 

Un GPD Win Max 3 plus lourd et plus imposant malgré une dalle plus petite

Mais ces mesures sont assez trompeuses car elles ne concernent que l’objet sans sa batterie… Si on ajoute celle-ci, amovible, au dispositif. On passe à 20.7 cm de large pour 18 cm de profondeur et toujours la même profondeur. Ce qui rend le netbook plus profond et plus épais que son prédécesseur pour un écran plus faible. Un choix étrange qui s’explique probablement par la gourmandise des processeurs embarqués. La puce AMD Strix Point du GPD Win Max 2 tournait entre 15 et 35 Watts de TDP tandis que les puces Strix Halo du GPD Win Max 3 fonctionnent de 45 à 110 watts de TDP. Outre la chaleur qu’il faut dissiper, les puces consomment beaucoup plus d’énergie pour fonctionner. Et cela d’autant plus sur une machine a priori dédiée au jeu. Il sera donc possible pour le client d’ajouter une batterie supplémentaire dans son bagage pour augmenter son autonomie… Mais cela voudra dire également augmenter le poids de l’ensemble. L’engin pèse 815 grammes sans sa batterie mais 1.22 Kg avec. L’ancien modèle culminait à tout juste 1 Kg.

Pire, pour compenser la chaleur dégagée par les puces Strix Halo, le GPD Win Max 3 a également externalisé une part de sa ventilation. Un module embarquant un système de refroidissement secondaire sera proposé, il pèse à lui seul 180 grammes. Au total donc, l’engin de base avec une batterie, une seconde batterie dans son sac et le module indispensable pour jouer, pèse en tout 1.8 Kg au fond d’un bagage. Je ne compte pas le poids du chargeur 100 W Power Delivery.

GPD Win Max 3

GPD Win Max 3

Pour le reste, on retrouve une excellente connectique avec un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-C, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un jack audio 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 sera également présent ainsi qu’une webcam 5 mégapixels et des enceintes stéréo. Pas mal pour un si petit engin…

Mais cette volonté d’aller toujours plus loin en performances est mortifère pour le GPD Win Max 3. Les puces comme cet AMD Ryzen AI Max+ 395 Strix Halo et leurs 16 cœurs Zen5 et accompagnées d’un circuit Radeon 8060S avec 40 cœurs RDNA 3.5 sont très performantes, mais on peut se demander si elles ont leur place dans ce type de minimachine ? Ici accompagnées par 32, 64 ou 128 Go de LPDDR5x-8000 et épaulées par trois solutions de stockage, elles vont faire exploser le prix de cet engin bien au-delà du raisonnable. Si on ajoute la possibilité de monter trois stockages différents dans le petit châssis avec un port M.2 2280 en PCIe 4.0 x4, un M.2 2232 en PCIe 4.0 x2 et un Mini SSD de BiWin en PCIe 4.0 x1, on a un cocktail de composants qui fixera l’engin probablement au-delà des 3000€ dans sa version la plus musclée…

Si les constructeurs comme GPD s’acharnent à intégrer des composants toujours plus puissants dans leurs productions, c’est probablement parce que celle-ci est faible en volume. Chaque machine doit être vendue assez cher et compter réellement dans leurs bénéfices. Pas question de faire des engins abordables et de multiplier les ventes, ce type de marque n’a pas les reins assez solides pour adresser correctement un vaste marché international. La seule solution pour rentabiliser le développement de ce type de machine, les moules et la production des engins, consiste donc à monter en gamme. Jusqu’à l’absurde.

J’adore le format de ce netbook de joueur, mais on a compris depuis un moment qu’il n’était pas nécessaire, voire pas souhaitable, d’embarquer une puce de ce type pour s’amuser. Imaginez le même design avec un processeur moins puissant, moins gourmand, comme celui d’un Steam Deck par exemple ou un Intel Arc G3. Une puce qui offrirait une belle autonomie et une jouabilité suffisante pour de nombreux titres. Sans les défauts de chauffe, de prix, d’autonomie d’un processeur Strix Halo entré au chausse-pied dans une carcasse trop petite pour lui.

Je ne rentre pas dans les considérations de jouabilité et d’ergonomie proposées. Qui va sérieusement lancer un jeu moderne, un triple A gourmand, sur un engin de 1.22 Kg, tenu à bout de bras avec une interface telle que celle-ci ? On n’a pas encore le prix de cet engin, mais il va sans dire qu’il sera cher, très cher. Les puces embarquées ne sont vraiment pas bradées et la mémoire vive a atteint les sommets que l’on sait… Personnellement, je n’ai pas envie de découvrir un beau jeu sur un GPD Win Max 3 de 9″ de diagonale avec des enceintes stéréo et une interface peu ergonomique. Ces engins ne sont pas faits pour coller à l’actualité du jeu vidéo mais plutôt pour accompagner les joueurs dans des titres à approfondir et redécouvrir. C’est ce que Valve a très bien compris avec le Steam Deck et qui semble encore et toujours échapper aux autres marques.

GPD Win Max 3

Processor AMD Ryzen AI Max+ 395 / AMD Ryzen AI Max+ 388
Graphics AMD Radeon 8060S, RDNA 3.5, 40 CUs, 2560 shader units
Memory 32GB / 64GB / 128GB LPDDR5x 8000 MT/s, quad-channel
Storage M.2 2280 / M.2 2230 / Mini SSD 1517, 512GB–4TB configuration dependent
Display 9.06-inch AMOLED, 2400 × 1504, 165Hz, HDR10, 313 PPI
Ports USB4, USB 3.2 Gen 2 Type-C, 2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A, HDMI 2.1 FRL, 3.5mm audio
Battery 97Wh external swappable battery module
Cooling External 110W fan module
Charging 180W DC adapter / 100W PD 3.0 fast charge
Dimensions 207 × 147 × 34mm without modules; 207 × 180 × 34mm with modules
Weight 815g without modules; 1220g with battery; 985g with fan

 

GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme © MiniMachines.net. 2026

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