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« Le sujet est mort » : Dassault ne donne pas cher de la peau du SCAF si Airbus reste intransigeant

5 mars 2026 à 14:58

scaf mort

À l'occasion de la présentation des résultats annuels pour 2025, le patron de Dassault Aviation est inévitablement revenu sur le SCAF lors des questions-réponses avec la presse. Le destin du futur système de combat aérien paraît toujours aussi incertain.

Drones Shahed : Zelensky propose un échange tactique aux États-Unis

5 mars 2026 à 11:05

trump zelensky iran drone

La guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l'Iran offre son lot de surprises. Face à la multitude de drones Shahed tirés par Téhéran, Washington semble vouloir obtenir l'expertise de Kiev, qui connaît très bien le sujet.

Drones Shahed : Zelensky propose un échange tactique aux États-Unis et à Israël

5 mars 2026 à 11:05

trump zelensky iran drone

La guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l'Iran offre son lot de surprises. Face à la multitude de drones Shahed tirés par Téhéran, Washington semble vouloir obtenir l'expertise de Kiev, qui connaît très bien le sujet.

Après le Pentagone, OpenAI vise déjà l’OTAN

4 mars 2026 à 15:49

Quelques jours après avoir annoncé un contrat avec le département américain de la Défense, OpenAI évoque désormais un possible accord avec l’OTAN. L’entreprise avance en terrain miné, profitant d'une ouverture inédite de l'Alliance politico-militaire aux technologies grand public.

Au-delà de la bombe, le plan de l’Élysée pour durcir la dissuasion nucléaire française

3 mars 2026 à 15:19

M51 missile français

Si l’augmentation historique de l’arsenal nucléaire français a capté l’attention, le discours d’Emmanuel Macron prononcé le 2 mars 2026 à l'Île-Longue cache une autre révolution stratégique. Pour garantir la crédibilité de la menace nucléaire, le chef de l'État a insisté sur l'urgence de renforcer nos capacités conventionnelles. Détection spatiale, missiles hypersoniques, frappes en profondeur : décryptage.

Les Américains ont testé sur l’Iran leurs nouveaux drones explosifs LUCAS

3 mars 2026 à 14:51

Lors de leurs premières frappes contre l'Iran fin février, les forces américaines ont inauguré au combat une arme inattendue : les drones kamikazes LUCAS. Leur particularité ? Ces munitions téléopérées low-cost sont des copies quasi exactes des fameux Shahed-136 iraniens. Un retournement aux allures d'arroseur arrosé.

Au-delà de la bombe nucléaire, ce que vous avez raté du discours de Macron sur la dissuasion

3 mars 2026 à 09:53

M51 missile français

Si l’augmentation historique de l’arsenal nucléaire français a capté l’attention, le discours d’Emmanuel Macron prononcé le 2 mars 2026 à l'Île-Longue cache une autre révolution stratégique. Pour garantir la crédibilité de la menace nucléaire, le chef de l'État a insisté sur l'urgence de renforcer nos capacités conventionnelles. Détection spatiale, missiles hypersoniques, frappes en profondeur : décryptage.

Israël fait feu avec ses lasers Iron Beam contre les tirs du Hezbollah (vidéo)

2 mars 2026 à 16:28

laser iron beam

Le Hezbollah a procédé à des tirs contre Israël, en représailles à l'attaque menée par Tel Aviv en Iran. Des tirs qui ont été interceptés notamment par l'Iron Beam, le nouveau système de défense laser du pays.

Le cloud d’Amazon victime de la guerre : un data center prend feu après avoir été percuté par des « objets »

2 mars 2026 à 14:45

Amazon Web Services

En réaction aux attaques américaines et israéliennes lancées fin février, Téhéran a riposté largement dans le golfe Persique. Parmi les victimes collatérales se trouverait un data center d'Amazon aux Émirats arabes unis. Des « objets » sont tombés dessus et l'installation connait une lourde panne depuis le 1er mars.

Israël utilise sa défense laser Iron Beam contre le Hezbollah (vidéo)

2 mars 2026 à 11:43

laser iron beam

Le Hezbollah a procédé à des tirs contre Israël, en représailles à l'attaque menée par Tel Aviv en Iran. Des tirs qui ont été interceptés notamment par l'Iron Beam, le nouveau système de défense laser du pays.

Guerre en Iran : un data center d’AWS endommagé, des frappes iraniennes suspectées

2 mars 2026 à 09:37

Amazon Web Services

En réaction aux attaques américaines et israéliennes lancées fin février, Téhéran a riposté largement dans le golfe Persique. Parmi les victimes collatérales se trouverait un data center d'Amazon aux Émirats arabes unis. Des « objets » sont tombés dessus et l'installation connait une lourde panne depuis le 1er mars.

Fou, faucon calculateur et Dr Jekyll et M. Hyde : les profils terrifiants des IA quand elles ont des armes nucléaires

27 février 2026 à 08:25

ia nucléaire

Dans le film culte Wargames, un supercalculateur menaçait de lancer une guerre nucléaire. En 2026, la réalité dresse un constat tout aussi plus inquiétant : placées aux commandes de simulations géopolitiques, les intelligences artificielles de pointe comme GPT-5.2 ou Gemini 3 Flash choisissent l'escalade atomique dans 95 % des cas.

Ukraine : la guerre des drones

27 février 2026 à 05:32

7 millions. C’est le nombre de drones que l’Ukraine va fabriquer cette année. Une arme que tout le pays, des start-up aux villages, s’emploie à construire et à soutenir avec frénésie. Au point de changer pour toujours le visage de la guerre ?

Paris, 20 février 2026. Le ministère des Armées vante une avancée de son pacte pour les drones aériens, signé en 2024, délégué à la start-up Harmattan AI. Résultat : 1 000 drones produits à moins de 1 000 euros. Mais à l’heure où la France proclame vouloir être prête à un conflit majeur « d’ici trois ou quatre ans », cette prouesse révèle aussi ses faiblesses. Le même jour, à l’autre bout de l’Europe, les armées ukrainienne et russe auront consommé entre 20 000 et 30 000 drones. Soit, en une matinée, l’équivalent de ce que produit toute l’industrie française en un an.

Kryvyi Rih, Ukraine, le soir même, à 60 kilomètres de la ligne de front. Avant d’aller se coucher dans le froid, une mère de famille laisse son smartphone allumé à la fenêtre de son immeuble. Une contribution à la défense collective de l’Ukraine : son appareil sert de détecteur acoustique au sein du réseau Sky Fortress, qui compte plus de 15 000 capteurs, pour la plupart des téléphones et micros montés sur des poteaux. Ceux-ci détectent des missiles et surtout des drones qui volent parfois trop bas pour les radars militaires. L’imprécision de ces capteurs en termes de localisation est compensée par leur nombre, qui permet – avec l’aide d’une intelligence artificielle – de trianguler rapidement la direction d’engins russes pour les intercepter.

Quelques jours plus tard, un agriculteur ukrainien reconnaît dans le ciel des drones russes fonçant vers Zaporijia et le notifie immédiatement sur l’application mobile ePPO. D’autres signalements de civils aident ainsi la défense à localiser et abattre la plupart des drones avant qu’ils n’atteignent la ville, où ils blesseront plusieurs enfants. Pendant ce temps, sur le front saturé par ces objets volants et des brouillages toujours plus intenses, le système Zvook monte en puissance et permet même de remonter jusqu’aux batteries d’artillerie russes et de les éliminer.

À travers tout le pays, ces remontées de terrain s’ajoutent à celles de quarante types de capteurs différents (radars, renseignement électronique, infrarouge, imagerie satellitaire ou encore flux vidéo). Elles sont ensuite traitées par des logiciels de fusion de données comme Virazh, développé dès 2014 et perfectionné notamment par un usage croissant de l’IA, et par le système d’information tactique Delta, incontournable dans le commandement ukrainien.

Quatre ans après l’invasion à grande échelle de leur pays par la Russie, telle est la base de la résilience des Ukrainiens : une défense totale, qui repose en partie sur la détermination de la population civile, qui vient au secours de l’armée. Et c’est cette approche qui a permis à l’Ukraine d’être aussi pionnière dans la révolution des drones.

Aux origines d’une révolution droniste

Car, dès 2014-2015, face à des moyens limités, ce ne sont pas les structures étatiques traditionnelles qui ont porté la modernisation, mais la société civile qui a impulsé l’acquisition et l’adaptation rapide de drones, dont Kyiv avait déjà perçu l’intérêt pour surveiller le front « gelé » du Donbass et, dès les premières semaines de la guerre, pour contrarier une armée russe bien plus nombreuse.

Il en est ainsi du Bayraktar TB2, drone tactique turc dernier cri, capable de monter jusqu’à 7 000 mètres et armé de missiles air-sol, acquis en partie grâce à la campagne de crowdfunding « People’s Bayraktar » lancée en juin 2022 par « l’autre Zelensky », le comédien Serhiy Prytula, devenu chef de guerre. Il s’est illustré contre l’ennemi au point que les soldats ukrainiens lui ont dédié une chanson. Hélas, les Russes ont vite trouvé la riposte, notamment grâce à leurs systèmes de brouillage, le rendant vite obsolète. Et le Kremlin a rattrapé son retard et s’est muni de redoutables drones iraniens Shahed, obligeant des milliers de résidents de Kyiv à se réfugier dans les stations de métro pour dormir, souvent par des températures glaciales.

Mais les Ukrainiens ont repris leur avance avec d’autres appareils peu coûteux, dont les performances étonnent rapidement les observateurs occidentaux.

Simplicité technique et génie tactique

C’est notamment le cas avec le UJ-26 Bober (« castor »), d’une portée de près de 1 000 kilomètres, lui aussi financé par les dons de citoyens et produit en masse. En mai 2023, il réussit même l’exploit de frapper Moscou.

Toujours sur la base du système D, l’année suivante, Kyiv recycle des ULM pour en faire des drones capables de porter 500 kilogrammes de charge utile à plus de 1 200 kilomètres. Avant que d’autres ne commencent à matraquer les raffineries russes à plus de 1 300 kilomètres de la frontière l’année suivante.

Ces drones font d’une pierre deux coups : ils affaiblissent sévèrement l’industrie pétrolière adverse et montrent à Poutine la vulnérabilité de son territoire. Les défenses aériennes russes sont dépassées à la fois par les caractéristiques des appareils, difficiles à détecter et à intercepter, et par la dispersion des sites à couvrir sur un territoire immense.

Le mélange de simplicité technique et de génie tactique des dronistes ukrainiens se retrouve dans des exemples moins spectaculaires, mais non moins utiles. Coûtant l’équivalent de 500 euros, le Chaïka (« mouette ») est fait de très léger balsa, utilise un moteur de tondeuse à gazon et s’avère capable de délivrer 3,5 kilogrammes d’explosifs à plus de 700 kilomètres. Les Ukrainiens les recouvrent d’aluminium pour amplifier leur écho radar, au point que les Russes les confondent avec des appareils bien supérieurs. Du bricolage en guise de stratégie efficace.

Il en est de même sur le plan naval. Privée de navires dès le premier jour de la guerre, l’Ukraine leur a substitué une flotte de drones pour conduire la première attaque navale de surface de l’histoire, endommageant plusieurs navires russes.

Parmi les prouesses de cette véritable guerre asymétrique que mène l’Ukraine en mer Noire, en 2025, un drone MAGURA V7 d’une valeur de 250 000 euros a abattu un chasseur russe Su-30 coûtant 50 millions de dollars. La même année, un autre type d’engin a détruit à quai un sous-marin russe de classe Kilo, justifiant la stratégie ukrainienne et sa volonté de valoriser ses entreprises innovantes.

Un écosystème connectant les start-up à l’armée

La mobilisation de ces sociétés a permis à Kyiv de faire exploser sa production de drones. Celle-ci est passée de 5 000 unités en 2022 à 300 000 en 2023, dépassant les 2 millions l’année suivante et les 4,5 millions en 2025, visant une production de 7 millions cette année, contre quelques milliers pour la France, donc. La filière ukrainienne des drones regroupe désormais plus de 900 entreprises de tailles très variables.

Des brigades aux start-up, le savoir-faire des dronistes ukrainiens se perfectionne ainsi grâce à des boucles courtes. Mais leur ennemi n’est pas en reste. Malgré ses rigidités, la Russie s’adapte constamment, opposant rapidement des contre-mesures à la moindre innovation des Ukrainiens, qui doivent rapidement progresser en retour. Ce qui n’est pas toujours suffisant.

La guerre des ondes

Car, s’il est un domaine où la Russie excelle et a vite compliqué la tâche des drones ukrainiens, c’est celui de la guerre électronique, à travers le brouillage de la navigation.

De plus en plus de soldats ukrainiens et russes portent des sacs à dos équipés de brouilleurs avec des antennes réglées sur plusieurs fréquences. C’est aussi le cas de drones terrestres pouvant désorienter ceux de l’ennemi. De quoi conduire les deux belligérants à s’équiper de drones à fibre optique. Une innovation majeure introduite par les forces du Kremlin. Guidés par des câbles, ces appareils résistent au brouillage et sont indétectables par le renseignement électronique, car ils n’émettent pas de signature.

Entre autres parades rudimentaires mais efficaces, les Ukrainiens déploient au sol des duos de pylônes reliés par un fil barbelé, qui tournent grâce à un moteur et coupent les câbles. Une autre solution consiste, pour les combattants, à se déplacer dans des pick-up à toit ouvert et à abattre les drones au fusil à pompe, plutôt que dans des véhicules blindés où ils risquent d’être brûlés vifs. C’est ce que s’acharnait à faire Oleksandr Hordienko, un agriculteur et député du conseil régional de Kherson. Il a abattu plus de 80 drones russes avec son fusil après que les Russes eurent détruit ses tracteurs, sa voiture et sa maison. Il a hélas lui-même été tué par un drone en septembre dernier, alors qu’il travaillait dans ses champs, refusant de quitter ses terres.

Orage d’acier et tempête de drones

Les drones ne représentaient au début de la guerre qu’une infime part de l’origine des pertes humaines et matérielles, la plupart étant dues à l’artillerie. Moins d’un an plus tard, 80 % des morts pouvaient leur être imputées. Mais jusqu’au début de 2024, elles concernaient surtout la ligne de front. La situation a depuis complètement changé.

Désormais, la « kill zone » s’étend jusqu’à 25 kilomètres derrière la ligne de contact entre les deux armées. Le quadrillage permanent du ciel par les drones a débouché sur une transparence du champ de bataille inédite dans l’histoire, compliquant la moindre manœuvre, et plus encore l’idée de surprise tactique. À hauteur d’homme, s’abriter derrière un mur ou un arbre, avancer dans un fossé ou rampant, est de peu de secours face à la mort venue d’en haut, les drones s’immisçant jusque dans les forêts ou les ruines, malgré leurs limites.

Des limites pour combien de temps ?

Car ils rencontrent encore des obstacles et des limites. À commencer par les éléments naturels, ainsi que l’a expliqué le sergent Dimko Zhluktenko à Business Insider en janvier : « La fin octobre a été un désastre. L’Ukraine devient brumeuse en automne, avec des nuages épais et bas […] Ils sont si épais qu’aucune caméra infrarouge ni thermique ne peut voir à travers, et pendant de nombreux jours, il a été totalement impossible de faire voler nos drones. À ce moment-là, les Russes ont profité des nuages, les utilisant pour couvrir leur avance à pied et en véhicules. » Il en est de même de la pluie et de la nuit, faute de matériel adapté en nombre suffisant. D’où le recours de plus en plus constant à l’intelligence artificielle, permettant d’améliorer la navigation des engins et leur capacité de reconnaissance de l’ennemi. Si les Ukrainiens s’interdisent de déléguer à l’IA la décision de tuer, chaque frappe étant validée par un humain, les Russes ne respectent pas cette règle et développent des essaims d’engins intelligents, qui devraient s’avérer redoutables sur le champ de bataille.

Pour le moment, les drones ne remplacent pas les soldats au sol lorsqu’il s’agit de tenir, de prendre ou d’occuper le terrain. Mais cette partie d’échecs entre les deux pays accélère la transition vers un nouvel âge de la guerre. Où les êtres humains seront progressivement marginalisés ?

Aurélien Duchêne est géopoliticien, spécialiste de la Russie. Dernier ouvrage paru : La Russie de Poutine contre l’Occident, Editions Eyrolles, 2024.

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On a simulé des guerres nucléaires gérées par des IA : le résultat fait froid dans le dos

26 février 2026 à 14:02

ia nucléaire

Dans le film culte Wargames, un supercalculateur menaçait de lancer une guerre nucléaire. En 2026, la réalité dresse un constat tout aussi plus inquiétant : placées aux commandes de simulations géopolitiques, les intelligences artificielles de pointe comme GPT-5.2 ou Gemini 3 Flash choisissent l'escalade atomique dans 95 % des cas.

SCAF : après les doutes de l’Allemagne, la Belgique menace de revoir sa position

20 février 2026 à 15:02

scaf ngf

Les remarques du chancelier allemand Friedrich Merz sur le projet de futur avion de combat SCAF entre Paris et Berlin ont causé un mini-séisme dans l'Europe de la défense. L'Espagne et la Belgique, deux pays engagés ou intéressés par le SCAF, ont également réagi.

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