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Nvidia ne ferme pas la porte à une nouvelle Shield TV

2 février 2026 à 14:59

La Shield TV est un OVNI sur le marché des solutions Android en général et des TV-Box en particulier. Non pas qu’elle propose quelque chose de matériellement exceptionnel aujourd’hui, mais parce qu’elle fête ses 10 ans.

Shield TV

Lancée en 2015 avant d’être mise à jour en 2017 puis en 2019, la Shield TV et un dinosaure égaré dans le cheptel actuel de solutions Android. La grande majorité des fabricants de TV-Box tire un trait sur la mise à jour de leurs produits dès que la production de ceux-ci a cessé. Avec Nvidia sur ce modèle, nous avons découvert qu’avec un peu de bonne volonté, et de moyens, il était possible de continuer à proposer des mises à jour efficaces dans la durée. Et, avec un rythme assez décousu, la TV-Box de la marque a été portée jusqu’en 2026 en restant toujours parfaitement exploitable. Je ne compte pas les tablettes, smartphones, TV-Box et autres appareils sortis ces dix dernières années et qui ont fini à la déchetterie parce que non mis à jour.

Reste que 10 ans, c’est beaucoup. Et pour une puce comme le Tegra X1 ou la version X1+ de 2019, cela fait trop pour ne pas voir un peu du vernis de la Box s’écailler. Des codecs et fonctionnalités sont apparus que Nvidia ne pouvait pas réellement anticiper. On parle de formats comme le AV1 par exemple, mais également de la lecture de certains formats HDR qui ne sont pas pris en charge et ne peuvent pas l’être. Même en ayant toute la bonne volonté du monde, le SoC Tegra n’est tout  simplement pas câblé pour.

Dans un entretien avec Ars Technica, un responsable de l’ingénierie matérielle de Nvidia, annonce qu’il souhaiterait qu’une nouvelle Shield TV sorte un jour. Andrew Bell, c’est son nom, n’indique pas que cela va être le cas. Plutôt que ce serait bien que cela arrive. Un vœu pieu qui peut tout ou ne rien dire.

La seule chose dont je suis certain, c’est que le jour où Nvidia s’engagerait dans une voie de ce type, une clientèle très importante serait attentive à ce mouvement. Celle de tous les acheteurs de la TV-Box première du nom qui, depuis dix ans pour les plus anciens, sont satisfaits de leur Shield TV. Ce qui ferait une assez grosse base de clients et un coussin assez moelleux pour amortir un nouveau développement dans ce sens.

Évidemment, 2026 n’est pas la meilleure période pour lancer ce type de produit. Les consoles actuelles ont de 2 à 3 Go de mémoire vive et de 8 à 16 Go de stockage interne. Des composants qui sont en ce moment hors de prix. On imagine qu’une version plus moderne de la minimachine serait mieux équipée en mémoire et en stockage, ce qui aurait en ce moment un trop fort impact sur le tarif public.

Vers une nouvelle Shield TV ?

Il est difficile de savoir si Andrew Bell a évoqué une nouvelle version de cette TV Box parce que son interviewer l’y a poussé ou parce qu’une actualité se dessine autour d’un tel projet. Le fait qu’il aimerait développer une nouvelle TV Box a pour autant beaucoup de sens. D’abord, parce que la nouvelle venue pourrait partager une puce ARM commune avec le monde PC. On sait qu’un SoC est en préparation sans qu’on ait beaucoup d’informations officielles pour le moment. Si un Nvidia N1 débarque sur PC, on peut imaginer qu’une version « TV-Box » serait un bon moyen de lancer le produit.

Ensuite parce que GeForce Now gagne en traction et qu’un nouveau produit comme une Shield TV pourrait parfaitement coller avec ce service. En plus d’apporter son lot de prises en charges techniques en termes de lecture vidéo et en services. Le succès des Steam Deck est impressionnant et on imagine que Nvidia pourrait porter la même philosophie avec son service GeForce Now dans les salons en proposant un large accès au catalogue de Steam via une distribution Linux et Proton.

Impossible de répondre à la question d’une nouvelle Box aujourd’hui donc, surtout pendant cette période trouble. Il faut juste garder en tête que beaucoup d’éléments semblent pouvoir converger vers ce type de projet.

Source : Ars Technica

Nvidia ne ferme pas la porte à une nouvelle Shield TV © MiniMachines.net. 2025

La bourse n’a rien compris à Google Genie 3 et l’éditeur de GTA 6 en subit les conséquences

31 janvier 2026 à 08:19

Google Genie 3 n'est pas là pour remplacer les studios de jeux vidéo. Mais la Bourse ne l'a pas très bien compris et de grands éditeurs en font les frais.

DeepSeek : la Chine autorise l’achat de puces Nvidia pour écraser la concurrence

30 janvier 2026 à 15:53

La Chine aurait autorisé la start-up d'IA chinoise DeepSeek a acquérir des puces H200 de Nvidia, selon un article de Reuters daté du 28 janvier 2026. En parallèle, ByteDance, Alibaba et Tencent auraient également reçu une autorisation similaire, pour plus de 400 000 GPU H200.

GeForce Now Linux branche son tuyau de jeu vers le libre

30 janvier 2026 à 12:18

C’est au tour de Nvidia de se pencher sur le berceau du monde libre avec son déploiement de GeForce Now Linux. Pour le moment, la solution retenue est un module Flatpak uniquement compatible avec les systèmes 64 bits. De nombreuses distributions pourront donc profiter de ce système GeForce Now Linux même si Nvidia met en avant Ubuntu. 

L’idée est ici probablement de communiquer vers le plus grand nombre puisque Ubuntu est massivement déployé et que de nombreuses autres distributions en sont dérivées. Le téléchargement se fait depuis le site de Nvidia, pour le moment aucune forme de décentralisation ne semble être prévue.

GeForce Now Linux

Pour rappel, avec GeForce Now Linux, il s’agit ni plus ni moins de piloter à distance un système dans un centre de données de Nvidia qui pilotera vos jeux en suivant vos ordres locaux avant de vous retransmettre le rendu de vos actions sur votre écran en streaming. Si votre liaison internet est solide, à la fois en débit et en latence, le fait de déporter ces calculs est absolument imperceptible. On profite au passage des avancées permises par les puces Nvidia GeForce RTX avec le RayTracing et le DLSS 4, de la possibilité de jouer immédiatement sans avoir à télécharger un jeu s’il est présent dans les bibliothèques compatibles comme Steam ou EPIC. 

Pouvoir lancer un jeu en très haute définition, avec un rendu de très bonne qualité et une réactivité assez folle depuis un MiniPC basique est toujours quelque chose d’assez impressionnant. Le fait de pouvoir le faire depuis une machine Linux, même pas forcément récente, est évidemment une excellente nouvelle.

GeForce Now Linux et ailleurs

GeForce Now Linux : une version bêta à surveiller

Je n’ai pas eu le temps de tester l’application, mes journées sont un peu trop courtes en ce moment. Mais les premiers échos que j’en ai sont assez bons. Les principaux désagréments rencontrés sont liés à différents ajustements d’affichages de l’application en local. Sur certains engins, cela ne pose absolument aucun problème. Les machines avec un équipement très standard répondent au doigt et à l’œil. Sur des machines plus exotiques, l’application GeForce Now Linux semble avoir plus de mal à trouver ses marques d’affichage. Entre des écrans noirs qui nécessitent un redémarrage avant de répondre correctement ensuite, des définitions pas immédiatement respectées et un mode fenêtré qui ne veut pas bouger… On reconnait là des problèmes de jeunesse qui devraient rapidement être réglés. Il s’agit encore, pour le moment, d’une version BETA. Une chose est toutefois unanimement reconnue. Une fois que cela fonctionne, plus de problèmes. Dès que le tuyau est branché, les jeux fonctionnent admirablement bien.

Comme toujours avec GeForce Now, je vous encourage à tester l’application et le service via la formule gratuite proposée. Je n’ai aucune idée du succès futur de la formule Linux. Les griefs entre Nvidia et les développeurs Linuxiens sont encore assez vifs… Mais malgré tout je vois cela comme une bonne nouvelle pour l’univers du libre. Comme pour GoG et sa volonté de débarquer sur Linux. Comme pour Valve avec SteamOS. On sent que la digue du jeu sur Linux est plus que fissurée et qu’il ne faut plus grand-chose pour qu’elle saute totalement. Cela sera le cas quand plus de studios proposeront des jeux optimisés nativement pour cet écosystème.

Nvidia a compris que pour le moment il ne pouvait pas espérer pénétrer si facilement le marché du hardware pour ConsolesPC qui semble se diriger de plus en plus vers SteamOS et donc vers AMD. Proposer la solution GeForce Now Linux est un moyen de mettre en avant une alternative viable et accessible à tout le monde sans racheter de matériel. Cela fait également écho à l’arrivée du service directement sur les Steam Deck.

Le prix des abonnements ne varie pas et oui, passé l’offre gratuite, cela représente une certaine somme. Mais à partir de 10.99€ pour un mois et 21.99€ pour un mois dans d’excellentes conditions sur un PC basique, c’est bien moins cher qu’un ticket de cinéma pour 120 minutes de film. J’ai pas mal de connaissances qui ne prennent que des pass mensuels, notamment pour les vacances scolaires. Cela permet de retrouver l’équivalent d’un PC gaming hors de prix et de découvrir des jeux dans des conditions exceptionnelles… Quitte à les poursuivre ou les relancer après en plus basse définition quand leur PC leur permet.

GeForce Now Linux branche son tuyau de jeu vers le libre © MiniMachines.net. 2025

A propos de la rumeur d’un SoC Nvidia N1 pour PC

29 janvier 2026 à 16:50

Dernièrement les choses s’agitent et le nom de code Nvidia N1 a été propulsé sur la toile. Vous êtes très nombreux à m’interpeller et à me demander mon avis sur ces « leaks » autour d’une puce de ce type et des partenariats supposés avec des constructeurs.

Bien sûr je pourrais agiter les bras et vous tartiner un billet sur un listing tiré des entrailles d’internet pour vous dire des choses entourées de plein de conditionnels. Mais le moment est trop complexe pour prétendre y voir clair. Si on a des traces et des annonces de l’intérêt de Nvidia pour le marché PC depuis de nombreuses années, l’actualité rend les prévisions trop hasardeuses pour s’y risquer. De mon côté, je n’ai aucune idée de calendrier probable, pas plus que de certitudes à partager.

Mediatek et Nvidia à la manœuvre pour le Nvidia N1 ?

Nvidia et le marché PC : ce que l’on sait

Nvidia est un acteur majeur du monde PC grand public et professionnel. Ses cartes graphiques forment l’écrasante majorité des puces spécialisées vendues dans le monde. La marque a donc encore un gros intérêt à rester présente sur ce segment. Même si ces dernières années, son regard semble largement avoir dérivé vers les puces spécialisées dans l’IA. Le monde PC n’est plus la première source de revenus de la boite, loin de là, mais cela reste un filet de sécurité complet et un relais de croissance.

On sait également que Nvidia travaille depuis un bon moment avec Mediatek pour développer une solution ARM mâtinée de cœurs CUDA. La dernière rumeur en date, en juin 2025, évoquait une puce développant sous ARM quelque chose de proche d’une RTX 4070. Une rumeur d’autant plus forte que les premiers signes d’un rapprochement des deux marques débutent en 2023. L’objectif étant pour Nvidia de venir concurrencer un Qualcomm qui a bénéficié d’une exclusivité de support de Windows jusqu’en 2024.

On sait également que Nvidia a mis un pied dans la porte chez Intel, en investissant pas moins de 5 milliards de dollars. Ce qui devrait conduire à terme à la création de puces hybrides Intel et Nvidia. Chose qui montre l’intérêt de la boite de prendre encore et toujours des positions sur le marché PC malgré sa réussite sur le marché IA. À moins que cela ne soit au final qu’une stratégie d’engagement envers le service Intel Foundry pour avoir une possibilité de profiter des capacités de fabrication de silicium d’Intel. On sait que Nvidia est devenu le premier client de TSMC devant Apple, mais on ne sait pas quelle est la force de son appétit futur.

Ces éléments dessinent la volonté existant depuis probablement plus de trois ans pour Nvidia de venir contrer Qualcomm sur ce segment. Volonté peut être émoussée par le succès actuel de ses puces IA qui rend le besoin de croissance du segment « ordinateur personnel » moins primordial. Et cela d’autant plus que la situation actuelle du marché est impossible pour Nvidia.

Nvidia Blackwell et pas Nvidia N1

Nvidia Blackwell

Nvidia N1 : Les deux pieds dans les deux plats

Sur le segment IA, Nvidia est évidemment partie prenante. Une majorité du problème actuel des composants du marché PC est lié au centre de données qui les absorbent en masse. Nvidia n’a aucun intérêt à un quelconque ralentissement des investissements des géants de la tech dans ces centres de traitement, ils lui rapportent littéralement des milliards de dollars. Limiter ces rentrées massives d’argent pour lancer un SoC qu’il va falloir pousser pendant quelques longues années avant qu’il ne soit rentable ne semble donc pas être la bonne solution.

Sur le segment PC, l’absence de mémoire vive à bas prix rend le lancement d’un supposé Nvidia N1 non pas impossible, mais tout au moins fort compliqué. La tendance du marché pour 2026 va être très clairement d’éviter de prendre des risques ou d’expérimenter outre mesure. Quand on aura assez économisé pour compenser la hausse de prix par rapport à 2025, si on a encore envie d’investir, on le fera dans une valeur sûre. Pas dans un SoC à l’arrière-goût de prototype.

  • Ideapad Slim 5 14N1V11 : Nvidia N1
  • Ideapad Slim 5 16N1V11 : Nvidia N1
  • Yoga pro 7 15N1V11 : Nvidia N1
  • Yoga Yro 7 15N1X11 : Nvidia N1
  • Yoga 9 2-in-1 16N1X11 : Nvidia N1X
  • Legion 7 15N1X11 : Nvidia N1X

Il est possible que des partenaires de Nvidia aient anticipé cette sortie. On parle de Lenovo et d’une liste de machines sous Nvidia N1 et N1x reportée ci dessus. Liste dévoilée par un internaute chinois avant d’être retirée. Mais même en imaginant un inventaire de RAM réservé à ces puces particulières, le moment ne parait pas franchement idéal. Comment justifier des prix « épargnés » par la hausse pour ces puces alors que le reste du marché flambe ? Comment vendre les nouveaux portables sous Nvidia N1 dans des conditions sereines, avec une mémoire qui est désormais au minimum vendue trois fois au prix de ce qui était anticipé en juillet 2025 ? Comment réserver de la DDR pour des machines particulières alors que les usines tournent en sous-régime à cause d’un inventaire qui n’arrive pas à se renouveler ?

Que faire pour Nvidia ? Tenter l’aventure ? Respecter un calendrier de sortie dans les pires conditions possibles ? Ou temporiser au maximum ? Difficile d’être certain de la stratégie qui va être suivie. Le nombre de paramètres en jeu en plus des problématiques classiques liées à la rumeur me semble bien trop complexe et aléatoire pour me livrer à une quelconque spéculation. Certains croient être sûrs que Nvidia profiterait de l’arrivée de Windows on ARM pour lancer des puces Nvidia N1 grand public et Nvidia N1X plus puissantes. Avec Lenovo et Dell comme principaux partenaires. 

Il est possible que ce soit ce qui a été anticipé, il est également possible que cela se concrétise. Mais il y a aussi beaucoup de chances que tout calendrier programmé soit retardé. 

A propos de la rumeur d’un SoC Nvidia N1 pour PC © MiniMachines.net. 2025

Nvidia se retrouve accusé d’utiliser la bibliothèque pirate Anna’s Archive pour entraîner ses IA

21 janvier 2026 à 17:04

nvidia piratage

Tous les coups sont-ils permis dans la course effrénée à l'intelligence artificielle ? La question se pose avec des documents judiciaires qui allèguent que Nvidia aurait activement cherché à récupérer le contenu d'Anna's Archive (une célèbre bibliothèque clandestine d'ouvrages piratés) pour entraîner ses IA. Et cela, en toute connaissance de cause.

La fin des chauffeurs VTC ? On a vu le taxi autonome de Uber en vrai

7 janvier 2026 à 06:58

Au CES 2026, Uber expose son robotaxi conçu en partenariat avec Lucid et Nuro pour rivaliser avec Waymo, Zoox et Tesla. L'action de l'entreprise a fait un bond dans la foulée de l'annonce, alors qu'Uber compte s'appuyer sur Alpamayo, le modèle open source de conduite autonome de Nvidia.

Avec Nvidia, Mercedes explore une alternative crédible au FSD de Tesla

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Pour contrer les pénuries de RAM, une vieille carte graphique de Nvidia pourrait faire son grand retour

5 janvier 2026 à 16:57

Face à la pénurie de RAM, Nvidia s'apprêterait à relancer la production de la GeForce RTX 3060. Celle-ci repose sur de la mémoire GDDR6, une technologie plus ancienne, généralement moins sous tension que la GDDR7 en termes de disponibilité et de prix.

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