Vue normale

Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox

27 février 2026 à 19:33

La Lenovo Tab Plus Gen 2 est une tablette Android de 12.1″ qui fait immédiatement penser aux Yoga Tab dans leur approche. Un engin avec beaucoup de bonnes idées et une approche multimédia.

Lenovo Tab Plus Gen 2

Lenovo Tab Plus Gen 2

La Lenovo Tab Plus Gen 2 propose une dalle 2.5K en face et… un énorme haut-parleur signé JBL dans son dos. Autour de ce haut-parleur, un anneau qui va servir autant à suspendre la tablette que de béquille pour la poser sur une table. On pourra donc savourer un film en laissant le bel écran devant soi. Écouter de la musique ou suspendre l’objet au dos d’un siège en voiture pour que les passagers puissent arrêter de demander quand on arrive.

Lenovo Tab Plus Gen 2

Autour de ce Woofer à l’arrière, on retrouve pas moins de quatre plus petits haut-parleurs sur les côtés, un port USB type-C et probablement un lecteur de cartes MicroSDXC. Une webcam est visible au dos comme en façade.

Pour le moment la tablette n’a pas encore d’existence officielle, comme chaque année, c’est une fuite en provenance des «  » »fameux » » » IF Design Awards qui nous vend la mèche. Repérée par Liliûtong, on découvre donc des clichés de cette solution mais peu d’informations techniques sur ses entrailles.

La Lenovo Tab Plus Gen 2 dans la droite ligne des Yoga Tab

J’ignore si vous vous souvenez des Yoga Tab mais elles ont été la raison pour laquelle j’ai totalement arrêté d’acheter des tablettes Android. J’ai adoré ces tablettes. Elles proposaient les mêmes usages que cette nouvelle version. Une béquille au dos avec un trou pour suspendre l’écran. Un système de haut-parleurs en façade très performant et une approche simple mais efficace. J’ai trouvé le concept absolument génial. La barre plus épaisse permettant en plus une excellente prise en main.

Le problème, c’est que ces modèles, sortis il y a 12 ans maintenant, n’ont pas eu droit à une durée de vie logicielle respectable. Elles n’ont eu droit qu’à quelques mises à jour techniques d’Android avant de devenir obsolètes. Cet « abandon » du constructeur n’est pas une légende, la marque a elle-même reconnu avoir fait peu d’efforts de ce côté. En 2022 pour la sortie de la Lenovo Tab M10 Plus, le constructeur a promis de mieux assurer les mises à jour de ses produits Android dans le futur.

J’adorerais me laisser convaincre pour cette nouvelle Lenovo Tab Plus Gen 2 mais je n’ai pas envie de me retrouver avec un produit logiciellement hors service dans 24 mois. Chat échaudé…

Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Graveuse laser MecPow X3 Pro + Air Assist à 169€

27 février 2026 à 17:21

Stockée en France et livrée gratuitement, la graveuse MecPow X3 Pro est une solution ouverte très classique qui propose un graveur laser 10W précis et facile à mettre en œuvre. La zone de gravure est confortable avec 41 cm sur 40 et la solution est peu encombrante.

Un kit « Air Assist » est livré avec la MecPow X3 Pro. Celui permet de souffler de l’air au niveau où est dirigé le laser. Évitant ainsi la fumée d’obstruer le passage de la lumière et dégageant la zone pour une gravure puissante et fine. Le réglage de la hauteur du laser est rapide grâce à une jauge et une focale fixe. Enfin, un cache de protection vient protéger les yeux de la lumière du laser. Des lunettes de protection sont également incluses dans le colis.

La graveuse MecPow X3 Pro est proposée à 199€ chez Geekbuying mais le code NNNFRMX3PRO réduit la facture de 30€ une fois ajouté dans le panier. Ce qui nous fait un engin livré rapidement, complet et facile d’emploi à 169€.

Voir l’offre sur Geekbuying

Bon Flan : Graveuse laser MecPow X3 Pro + Air Assist à 169€ © MiniMachines.net. 2026

UFS 5.0 : une vitesse max théorique de 10.8 Gb/s pour le stockage

27 février 2026 à 16:29

Le JEDEC, organisme en charge de la publication de la norme, annonce les spécifications de l’UFS 5.0. Et le point phare de cette norme est la vitesse promise par le format. En effet, les débits en écriture et en lecture séquentielles atteindraient les 10.8 Gb/s.

C’est presque deux fois le débit du PCIe 4.0 NVMe employé encore aujourd’hui sur la majorité des PC. L’UFS 5.0 ferait bien mieux que les 5.8 Gb/s de ce format de référence ou que les 4.2 Gb/s de l’UFS 4.0. Une bonne nouvelle sur le papier mais encore très théorique pour trois bonnes raisons.

D’abord, il y a du temps entre l’annonce d’une norme comme cet UFS 5.0 et la sortie d’un éventuel produit commercial. Encore plus de temps si on veut que le produit soit financièrement accessible. Cela nous mène à la seconde raison, qui est que la période est pour le moins compliquée. Les solutions de stockage innovantes et rapides n’ont aucune raison d’être disponibles pour le grand public ni même proposées à un prix abordable. Il faudra donc du temps pour que ce genre de puce soit intégrée et encore plus pour qu’elles descendent des produits les plus haut de gamme vers un milieu de gamme accessible. On se doute que les premiers clients de ce format seront les fabricants de smartphones.

UFS 5.0

Troisième point, est-ce vraiment souhaitable de voir proliférer les stockages de ce type dans des ordinateurs personnels ? Certes un portable en UFS 5.0 sera plus rapide, mais il sera également irréparable en cas de pépin technique sur le stockage. Entre les processeurs, la mémoire et le stockage soudés, l’obsolescence d’un engin ne serait plus liée qu’à la première faille technique d’une des puces.

Les fournisseurs classiques de puces UFS sont sur les rangs. Samsung, SK Hynix, Sandisk, KIOXIA et Mediatek sont d’ores et déjà impliqués. Ce qui veut dire qu’ils ont probablement choisi d’acquérir une licence d’exploitation du format. Kioxia indique avoir déjà expédié des prototypes de puces de 512 Go et 1 To de tout petit format. On parle de modules mesurant 7.5 par 13 mm seulement. De quoi glisser facilement 2,3 ou même 4 To très rapides dans un smartphone ou une tablette. Ces puces sont très en avance sur la production de masse et ne serviront qu’à établir des circuits fonctionnels chez les intégrateurs.

UFS 5.0 : une vitesse max théorique de 10.8 Gb/s pour le stockage © MiniMachines.net. 2026

SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 : une nouvelle mise à jour

27 février 2026 à 15:04

Le SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 est disponible, il pèse un bon gigaoctet et amène plusieurs corrections à la TV Box de la marque.

Le point clé est la mise à niveau du patch de sécurité d’Android correspondant à janvier 2026. Pour un produit dont la première version date de 2015, cela fait un support un poil plus long qu’un smartphone ou une tablette classique. 

Plusieurs bugs sont également corrigés : 

  • Résolution du problème de lecture de Disney+.
  • Résolution du problème de connexion à distance tierce avec Xbox après le mode veille.
  • Résolution d’un problème de crash entraînant l’activation des appareils SHIELD et CEC pendant le mode veille.
  • Résolution de la déconnexion fréquente des télécommandes Bluetooth tierces.
  • Résolution de la fermeture de la page de paramètres lors du déclenchement de NVIDIA Share en haut de la page de paramètres.

Si vous comptez regarder quelque chose avec votre Shield ce soir lancez la mise à jour avant, car si le téléchargement est rapide, l’application du patch a pris quelques longues minutes. 

Comme d’habitude, le patch doit vous être signalé par la TV Box si elle est connectée. Si ce n’est pas le cas, allez dans les paramètres pour forcer la recherche de mises à jour.

SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 : une nouvelle mise à jour © MiniMachines.net. 2026

CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC

27 février 2026 à 12:19

Je découvre depuis avant-hier des dizaines et des dizaines de remontées suite à une simple recherche sur les mots clés CRP DISABLD. Il semble que cela soit un mal qui affecte un nombre incalculable de périphériques PC au format USB : souris, claviers, casques et même webcam, écrans ou vidéo projecteurs. Et cela depuis plus de 10 ans.

De nombreuses marques sont touchées, Asus, Razer, NZXT, LG, Corsair… Avec à chaque fois le même scénario. Un périphérique qui fonctionnait jusque-là parfaitement n’est soudainement plus reconnu par le système. C’est généralement visible après le redémarrage d’une machine ou un changement de port USB. Le système ne réagit plus lorsque vous manipulez le périphérique et il affiche alors soit directement, soit par l’entremise de votre pilote, le message « CRP DISABLD ».

CRP DISABLD

Ce message est accompagné d’un comportement surprenant. Votre souris, votre casque, votre webcam ou votre clavier USB sont vu comme… une clé USB. De fait, vous pouvez découvrir en le branchant qu’il se comporte comme un nouveau stockage dans votre gestionnaire de fichiers. Pas une très bonne affaire car il ne peut contenir que quelques mégaoctets au mieux. Ce stockage qui ne contient en général qu’un seul et unique fichier. Quasiment toujours le même, appelé firmware.bin. Ce fichier est accessible en lecture, il peut être ouvert et le fichier lu. Il est plus rarement possible d’y écrire pour modifier des données ou les remplacer.

10 mois d'attente sans réponse du SAV.

10 mois d’attente sans réponse du SAV.

Pas de réponse de nombreux SAV

J’ai pu retrouver des traces de ce CRP DISABLD sur des forums et des SAV de différents fabricants depuis… 2014. À chaque fois, le même scénario est décrit par les utilisateurs. Leur périphérique ne donne soudainement plus aucun signe de vie. Leur système leur explique même qu’il faut d’abord éjecter les périphériques de stockage avant de les déconnecter alors qu’ils viennent de débrancher leur souris pour « tenter un autre port ».

Un an, zéro réponse

Un an, zéro réponse

Et, très souvent, les questions posées par les internautes aux différents supports sont « sans réponse »1. Les sujets restent ouverts pendant des semaines sans que l’utilisateur ne trouve d’aide. D’autres fois, des internautes tentent d’aider mais « tapent à côté ».

Tout simplement parce qu’il n’y a pas vraiment de réponse possible. La plupart des souris, webcams et autres appareils touchés par le bug ne peuvent pas être réparés. Les internautes posent des questions, s’énervent et abandonnent. Souvent les modérateurs des forums jouent la montre. Au pire, ils font le mort ou ferment les demandes de support sans raison. Au mieux, ils invitent à contacter un service après-vente par téléphone ou via un chat.

Personne ne sait vraiment d’où vient le bug CRP DISABLD

Je n’ai pas encore poussé mon analyse au maximum mais j’ai fait le tour des différents bugs et j’en suis arrivé à une conclusion assez simple. Le problème naît tout bêtement d’une erreur de « firmware » du périphérique. Pour une raison ou une autre, le fichier qui explique à l’ordinateur comment il doit piloter l’appareil n’est plus fonctionnel. Il n’est plus lu comme un « guide de procédure » par la souris ou le clavier mais comme un fichier tout à fait banal par l’ordinateur, sans filtre.

Lorsqu’un périphérique est alimenté par le port USB d’un PC, il est alors piloté par une puce, un microcontrôleur, qui va instantanément lire le firmware embarqué. Celui-ci recense toutes les actions possibles et tout le catalogue des équipements embarqués. Les clics, le défilement de la molette et les déplacements pour une souris. Les touches pour un clavier, la manière de piloter la caméra et le micro pour une webcam. Si ce firmware est absent, illisible ou non pris en compte, le système d’exploitation de votre ordinateur ne peut pas exploiter ces éléments pourtant toujours fonctionnels. Il ne voit que la connexion USB qui mène à la mémoire de l’appareil. Rien d’autre.

Or, il semble assez courant que ce firmware devienne illisible, ce qui mène au bug CPR DISABLD. La raison de cette altération peut être très variable. On pense évidemment à une erreur de mise à jour du périphérique ou à un débranchement de celui-ci pendant cette mise à jour. Il semble évident que les fichiers puissent se corrompre avec le temps ou que différents bugs techniques finissent par les altérer.

Pour avoir lu plus d’une trentaine de descriptions de ce problème chez différentes marques, le scénario évoque toujours la même chose : un matin, ce qui fonctionnait très bien la veille, ne fonctionne plus. Et personne ne sait vraiment pourquoi.

Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent

Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent

Un bug qui n’a pas toujours de solution… économique

Ce qui embête le plus les différents SAV, c’est qu’il n’existe pas de solution. Enfin, pas vraiment de solution économique au problème. Certains appareils peuvent être réparés très facilement. C’est le cas le plus souvent des produits les plus haut de gamme. D’autres ne peuvent tout simplement pas être dépannés. Enfin, façon de parler. Parce qu’en réalité, mécaniquement parlant, les appareils sont parfaitement fonctionnels. Simplement, de nombreux constructeurs ne prévoient pas d’option pour pouvoir reflasher leurs périphériques si le firmware n’est plus reconnu.

La majorité de ces appareils disposent d’une fonction de flashage de mémoire permettant de les actualiser. Mais, malheureusement, pour que la procédure fonctionne, il faut que l’appareil en difficulté signale sa présence au logiciel de mise à jour installé sur votre PC. Or une souris qui n’a plus de firmware ne communique plus correctement avec le reste du système, elle ne dit plus qui elle est. Le logiciel de la marque ne la voit pas et il est alors impossible de forcer une mise à jour.

Certains constructeurs ont une parade. C’est le cas de NZXT par exemple. Qui propose une solution toute bête : l’utilisateur peut simplement remplacer le fichier firmware.bin défectueux avec un simple copié-collé. Lorsque le bug CRP DISABLD touche un de leurs claviers et qu’il apparait comme une clé USB. Un remplacement de firmware suffit. On débranche ensuite son clavier, on attend un peu pour être certain que la maigre mémoire embarquée soit désalimentée et se vide. Puis on rebranche pour retrouver un clavier fonctionnel. Valve avait proposé la même procédure pour son Steam Controller en 2015.

Pratique mais, au dire de certains, dangereux. Un système aussi libre d’accès serait la porte ouverte à l’envoi discret d’un firmware pouvant contenir un keylogger. Un petit bout de programme permettant d’enregistrer et de transmettre toutes les frappes d’un clavier, par exemple. Ce scénario parait un peu tiré par les cheveux car il supposerait une infection du matériel et du logiciel sur votre machine. D’une part, les protocoles qui pilotent ce type de périphérique sont très limités. Mais surtout, à partir du moment où vous avez un programme sur votre PC dont la tâche serait d’infecter votre périphérique, il n’est pas utile d’aller plus loin. Ce programme peut déjà infecter le système. Tout peut déjà être intercepté. On imagine mal une solution qui rendrait la tâche plus compliquée et moins fiable pour un pirate en doublant l’infection logicielle tout en la rendant sensible à un changement de matériel.

Pour d’autres appareils et d’autres marques, il faut recourir à l’appui sur un bouton ou à une manipulation de touches spécifiques. Manipulations qui vont ouvrir les droits en écriture sur cette mémoire qui n’est que lisible par défaut. Si vous avez déjà travaillé avec un microcontrôleur, c’est l’équivalent du bouton BOOT ou ISP présent sur beaucoup de montages, bouton qui ouvre les droits en écriture pour programmer un appareil. 

Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode "flashage"

Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode « flashage »

Problème, la majorité de ces périphériques ne proposent pas ce bouton. Pour des raisons économiques et peut-être pour des raisons de sécurité, les constructeurs ne les proposent plus. Il existe parfois deux points de contact sur le circuit imprimé de l’appareil qui permettent de remplacer ce bouton, mais ils ne sont pas accessibles sans désosser totalement l’appareil. 

Une folie écologique

Résultat, de nombreux services après-vente n’ont pas d’autre choix que d’assumer la reprise d’une souris, d’un clavier ou d’un casque pourtant parfaitement fonctionnels. Il faut rapatrier l’objet, l’ouvrir, faire le point de contact et forcer le firmware avec un outil spécifique. Puis renvoyer le périphérique vers le client. Un processus coûteux, trop coûteux, surtout pour des objets dont le prix en sortie d’usine ne dépasse rarement que quelques dollars.

Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés

Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés

La « solution » alternative trouvée est donc de forcer le client à jeter sa souris, son clavier ou sa webcam à la poubelle avant de lui renvoyer un autre produit. Et cela malgré le fait que cette erreur CRP DISABLD n’affecte en rien le fonctionnement matériel du produit. Comment forcer un client à jeter une souris à la poubelle à distance ? Rien de plus simple. Vous lui demandez de prendre en photo l’objet avec l’ensemble de ses câbles coupés. Chez Razer, il y a un guide qui décrit comment couper le cordon de sa souris, son enceinte et de bien d’autres appareils

Il faut le faire en suivant un certain protocole : exposer le numéro de série du périphérique défaillant sur la photo, inscrire son numéro de dossier sur un papier et montrer de manière explicite le cordon de l’appareil coupé. Une fois le cliché pris, on l’envoie au SAV de la marque qui valide ensuite l’envoi d’un nouveau périphérique.

On comprend que la procédure est là pour éviter que les internautes ne demandent un nouveau produit en disant que le leur n’est pas fonctionnel, ce qui serait évidemment impossible à assumer pour les marques. En forçant la destruction du produit, le SAV est certain que la procédure ne sera pas utilisée frauduleusement. Mais il y aurait des alternatives en proposant simplement de pouvoir remonter un fichier firmware.bin aussi simplement que le fait NZXT.

Que faire donc si vous rencontrez ce problème de CRP DISABLD ?

Pas grand-chose d’autre que de contacter le fabricant si vous êtes sous garantie. Il vous guidera sur les éventuelles procédures de sauvegarde et proposera de télécharger des outils de mises à jour pour tenter de récupérer votre matériel. Cela échoue souvent mais n’hésitez pas à réclamer dans ce cas un remplacement du produit. Si vous n’êtes plus sous garantie, vous pouvez parcourir le site de votre fabricant pour tenter de trouver une solution de mise à jour de firmware. Mais il y a de fortes chances qu’elle échoue. Comme expliqué plus haut, le logiciel est pensé pour vérifier la présence de votre matériel avant de le flasher, or avec ce bug CRP DISABLD, votre matériel a perdu toute identification.

En désespoir de cause, vous pouvez tenter deux choses supplémentaires qui semblent parfois fonctionner si j’en crois différents témoignages. La première est de trouver un périphérique absolument identique au votre, de le brancher sur votre machine avec celui défaillant à portée mais non connecté. Puis, de tenter de lancer la procédure de mise à jour du firmware. Après que l’outil de mise à jour indique qu’il a bien repéré l’appareil fonctionnel et avant de lancer la procédure, d’intervertir le matériel fonctionnel et le matériel présentant l’erreur CRP DISABLD sur le même port, puis de lancer l’opération. Si j’en juge par divers témoignages, cela marche parfois. A tenter donc si vous voulez racheter le même périphérique après la fin de votre garantie.

L’autre solution consiste à fouiller forums et bas-fonds d’internet pour tenter de trouver un firmware compatible et un outil de programmation forcée échappé d’un centre de SAV. Le tout est généralement accompagné d’une manipulation particulière. Mais attention, cette pratique n’est à exécuter qu’en dernier recours. Le risque de rendre son appareil définitivement hors service est possible.

CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC © MiniMachines.net. 2026

Batterie Ugreen Nexode Pro 55W 10 000 mAh à 35€ ?

26 février 2026 à 14:32

La Nexode Pro subit deux baisses de tarif qui se cumulent. La première est sur son prix frontal qui passe de 59.99€ à 39.99€. La seconde est une réduction qui apparait dans votre panier au moment du paiement et qui la fait tomber à 35.98€.

Nexode Pro

J’ai fait acheter cette batterie à une amie qui voulait un modèle « pas trop gros » pour son sac de tous les jours. Sac qui, au demeurant, est énorme, mais c’est un autre débat. Elle ne la quitte plus depuis. Grosse utilisatrice de son iPhone chai-pas-combien pour son travail, elle utilise la batterie en milieu d’après midi quasiment chaque jour. Elle la recharge tous les soirs et c’est devenu un service au quotidien.

La Nexode Pro est une bonne batterie externe. Elle ne promet pas de miracles en termes de capacités avec 10 000 mAh mais elle les tient vraiment. La question est donc de savoir si vous préférez une fausse batterie de 20 000 mAh ou une vraie d’une capacité inférieure. Autre point clé de ce modèle, une charge vraiment rapide sur de multiples protocoles : Power Delivery 3.0, Quick Charge 3.0, SCP, FCP, Galaxy 45W, POCO 55W…

Vous voyez le bidon de ravitaillement tendu aux cyclistes sur les courses ? Bidon qu’ils vont vider en quelques tours de pédales pour se réhydrater. C’est typiquement l’image que m’évoque la Nexode Pro. L’usage des 10 000 mAh ne permettra pas de recharger 5 fois un smartphone ou autre annonce du genre. Mais il remettra à flot un appareil en détresse vite et bien, sans trop vous encombrer. Le câble intégré mesure 22 cm et permet de recharger tout type d’appareil en USB Type-C. La batterie elle même se rechargera en deux heures si vous la connectez à un chargeur de 35 watts. Avec 9 cm de haut, 5.5 cm de large et 3.3 cm d’épaisseur, l’objet est donc un compagnon de bagage compact et relativement léger avec 249 grammes.

Nexode Pro

Le petit écran en façade vous indique la vitesse de charge employée, jusqu’à 55W et l’autonomie restante dans la batterie. Ce qui évite d’emmener une batterie vide et permet de penser à la recharger. A noter à ce propos que la charge proposée est continue, vous pouvez recharger votre smartphone au travers de la batterie pendant qu’elle même se charge. Des ports USB type-A et Type-C intégrés permettront de charger jusqu’à trois appareils en simultané.

La batterie Nexode Pro en double promo

Bref, si la batterie Externe Nexode Pro n’est pas le modèle avec la plus grande capacité, ni la promesse de fonctions mirobolantes, c’est un outil sérieux et utile pour un usage simple. Recharger des trucs facilement et rapidement quand vous en avez besoin.

La batterie passe à 34.98€ une fois votre panier rempli et ouvert pour la phase de paiement.

Voir l’offre sur Amazon

Anecdote amusante, c’est la personne à qui j’ai conseillé la batterie qui me dit qu’elle est en promo sur Amazon…  Qu’elle l’a payée plus cher mais qu’elle ne regrette rien.

Batterie Ugreen Nexode Pro 55W 10 000 mAh à 35€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

La révolution IA de Jony Ive est une enceinte connectée…

26 février 2026 à 12:54

L’image d’illustration est une radio de Dieter Rams, voir plus loin

Le vieux fantasme d’un assistant à la Jarvis dans Iron Man a la peau dure. Le projet révolutionnaire annoncé par IO, la société de Jony Ive créée après son exfiltration d’Apple, sera une bête enceinte connectée à une IA d’OpenAI. Une révolution de pacotille donc.

Jony Ive avait présenté son projet avec de grands superlatifs. Évoquant un objet plus révolutionnaire que le premier smartphone d’Apple. Au final, il s’agira d’une énième interface entre une IA LLM et un humain. Interface qui pourra enregistrer vos questions et proposer des réponses. En, proposant en prime une petite solution de reconnaissance faciale au travers d’une caméra.

La différence entre ce produit et ceux déjà présentés par d’autres startups du genre comme Rabbit ou Humane. C’est qu’OpenAI dispose de sa propre IA, de ses algorithmes et de ses serveurs. Il ne compte donc pas sur un tiers pour effectuer ce travail à leur place. Pour le reste, c’est sur le papier assez identique. 

Jony Ive et Sam Altman

OpenAI a dépensé 6,5 milliards de dollars pour acquérir IO. Un studio de design qui va proposer peu ou prou la même chose que tout le monde. Une nouvelle interface qui accédera à son service. Au menu des atouts de l’objet, la présence d’une caméra qui pourra analyser son environnement. Une approche semblable aux gadgets des startups précédentes et déjà présente dans…. tous les smartphones. Un micro permettra de comprendre une conversation ou un ordre. Là encore, une fonction déjà intégrée dans l’appareil présent dans votre poche. Petit bonus ? La promesse d’une solution de reconnaissance faciale permettant de valider des achats… Là encore, une fonction biométrique très semblable à ce que les smartphones modernes proposent.

Difficile de trouver de l’intérêt pour le produit annoncé pour 2027. Mis à part qu’il se positionnera chez vous et sera donc encore plus intrusif qu’une enceinte connectée d’Amazon ou Google. OpenAI voit ce produit comme un moyen de proposer des interactions continues avec son LLM. On pourra avoir une conversation avec ChatGPT de manière naturelle, sans recourir à un PC ou un smartphone. De quoi s’enfoncer encore un peu plus dans l’illusion d’une amitié ou d’une véritable écoute.

OpenAI ne s’en cache pas et voit dans ce gagdet une présence permanente dans la maison, un objet qui deviendra vite le recours parfait à toutes les questions du quotidien. Une présence qui posera vite question car elle supprimera ce qui sauve encore un peu les utilisateurs des IA de ce type. La possibilité de contrôler ce qui est proposé. Sans écran ni clavier pour vérifier la réponse proposée par l’interface, l’objet impose de faire confiance à l’IA. Et cela même si elle vous raconte n’importe quoi, comme c’est très souvent le cas.

Comme je n'ai pas de photos de l'enceinte de Jony Ive, je vous propose celle de Dieter Rams et de sa petite radio. Une *large* source d'inspiration des appareils modernes...

Comme je n’ai pas de photos de l’enceinte de Jony Ive, je vous propose celle de Dieter Rams et de sa petite radio. Une *large* source d’inspiration des appareils modernes…

Reste qu’il va être difficile de séduire le public, même avec Jony Ive

L’enceinte de Jony Ive devrait être proposée entre 200 et 300 dollars… en plus d’un abonnement au service. Il est impossible pour OpenAI de ne pas proposer un abonnement à OpenAI avec l’objet. Sinon on se retrouvera dans la même impasse que le Rabbit R1. Imaginez que chaque requête effectuée sur l’appareil coûte quelques dollars en calcul aux centres de données d’OpenAI, même vendue à 300 $ pièce, l’enceinte dépasserait la marge réalisée en quelques heures de test. Même avec un abonnement payant, il est difficile d’imaginer une rentabilité à ce type d’appareils. Si le prix de chaque requête effectuée sur un LLM comme OpenAI est secret et qu’il est délicat de l’estimer, il existe. Et un appareil de ce type ne peut donc pas durer sans un abonnement.

Sans même parler du débat écologique lié au coût de l’analyse des questions et du calcul des réponses. Le coût en énergie et en eau d’un déploiement massif de ce type d’appareils semble déjà monstrueux. Il pourrait empirer à terme car OpenAI travaillerait également sur d’autres outils dérivés du même principe. En particulier des lunettes connectées. Et cela en plus d’autres acteurs du monde de l’IA qui seraient en train de réfléchir aux mêmes types d’appareils. Comme Apple, l’ex-employeur de Jony Ive.

Source : 9to5mac

La révolution IA de Jony Ive est une enceinte connectée… © MiniMachines.net. 2026

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée

26 février 2026 à 11:52

Pas démentie, l’information d’un arrêt du support des mises à jour pour le processeur AMD Ryzen Z1 Extreme semble se confirmer. L’histoire est assez classique et nous rappelle une problématique que rencontre typiquement ce genre de machine. 

Le Ryzen Z1 Extreme est un processeur développé sur mesure pour un micromarché alors naissant, celui des Consoles PC. C’est une puce qui est née très vite. La demande des clients d’AMD était claire, il fallait obtenir un produit concurrent de ce que Valve proposait avec son Steam Deck. AMD ne pouvant pas fournir la même puce que celle codéveloppée avec Valve pour des raisons de droits, a cherché une solution alternative.

Ryzen Z1 Extreme

Ryzen Z1 Extreme

Lenovo et Asus ont donc hérité pour leurs consoles d’un processeur AMD Ryzen Z1 Extreme. Il s’agit d’une puce construite sur architecture Zen 4 avec 8 cœurs et 16 Threads et des fréquences allant de 3.3 à 5.1 GHz pour 24 Mo de cache. Son circuit graphique est un RDNA 3 composé de 12 Compute Units. Un processeur très impressionnant compte tenu de son enveloppe thermique. Le TDP de la puce varie en effet de 9 à 30 watts avec un point de travail classique de 15 watts. C’est fort peu au regard des capacités développées.

Toute la magie de cette puce vient de ses résultats en jeu sous Windows. C’était là l’objectif des fabricants de ConsolesPC, pouvoir se frotter aux titres alors en vogue. Dès la sortie de sa console en 2023, Asus mettait en avant un processeur capable de faire tourner Cyberpunk 2077, Battlefield 2042, NBA 2K3, FIFA 23, Monster Hunter Rise, Street Fighter V et Hogwarts Legacy. Des jeux qui envoient des gros pixels pas faciles à encaisser et que la petite machine arrive pourtant à piloter correctement.

Z1 Extreme

Cette sortie de puce raccélérée a ouvert un nouveau relais de croissance pour AMD qui n’a pas fermé son bureau de développement une fois la Z1 Extreme sortie. Non, voyant l’engouement pour ce nouveau format ainsi que les chiffres exacts des ventes de Valve puisqu’AMD lui fournit ses puces, la marque a immédiatement lancé des développements à plus long terme. C’est ainsi que les Ryzen Z2 sont ainsi annoncés en septembre 2024, 17 mois après la sortie des consoles Z1 Extreme. La puce de seconde génération est officialisée en janvier 2025. Les consoles PC de seconde génération chez Asus et Lenovo sortent équipées de ces secondes puces en juin 2025.

Comme toutes les solutions de ce type, les machines à orientation « gaming » pure et dure, l’annonce d’un nouveau processeur sonne comme un couperet sur les ventes. Dès les premières rumeurs d’un processeur Z2 le Z1 parait dépassé. Les ventes des consoles de première génération chutent et si les marques lancent des campagnes de pub et des baisses de prix pour freiner l’érosion de leurs ventes, une bonne part du public attend désormais la seconde génération. Les antennes locales des fabricants arrêtent de commander des consoles en masse et laissent doucement leur stock s’écouler.

Résultat, ce qui était le projet phare d’une marque quelques mois auparavant, parce que bon pour son image, se dirige progressivement vers une voie de garage. Les ingénieurs en charge de l’optimisation des consoles de première génération sous Z1 Extreme se retrouvent à plancher sur la seconde génération sous puces Z2. AMD lui-même, voyant son carnet de commandes diminuer d’un côté, cesse peu à peu tout développement supplémentaire pour se concentrer sur l’avenir. Pour ces puces de première génération, c’est une voie sans issue. AMD sait qu’il n’y aura pas un second marché pour ces appareils jugés trop niche. Les seuls qui pouvaient s’y intéresser, les petites marques innovantes asiatiques, ont fait un autre calcul. Celui du haut, très haut de gamme, avec des puces de portables classiques. Vendre du Z1 serait trop compliqué d’un point de vue marketing et n’aurait de sens qu’avec une distribution mondiale très large. Chose que ne peuvent pas assumer les plus petites marques.

Résultat, deux ans à peine après la sortie de la puce AMD Z1 et des consoles équipées de celle-ci, les ressources allouées au développement de nouveaux pilotes ont fondu comme neige au soleil. Lenovo aurait confirmé qu’aucune mise à jour de la Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme ne serait prévue alors que les pilotes des Asus ROG Ally n’ont pas eu de renouvellement depuis des mois. Un état des lieux peu surprenant si on regarde l’historique de ces processeurs et la probable faiblesse de leurs ventes.

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Plus de mise à jour des Ryzen Z1 Extreme ? Un vrai problème ?

On se doute qu’en cas de faille découverte sur les puces, AMD et les marques réagiraient en proposant une simple mise à jour technique. Comme cela a été le cas par le passé lors de la découverte de ZenBleed, Chimera, Ryzenfall et Masterkey. Un patch permettant de colmater une éventuelle brèche serait publié par AMD et répercuté par les marques pour leurs appareils. Pour le reste, il est probable que les pilotes actuels tirent déjà le maximum des performances de ces puces. Une mise à jour de chaque console visera sans doute à régler des problèmes mineurs liés à son interface particulière ou à des soucis de gestion de jeux. Mais on imagine assez mal qu’un nouveau BIOS change drastiquement les performances du produit. 

Evidemment si un nouveau jeu sort, on peut s’attendre à ce qu’on optimise les performances d’une puce avec un nouveau patch pour le prendre en charge. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’une console PC n’est pas pensée de la même manière qu’un ordinateur classique. Sur un PC portable ou une machine de bureau, les marges de manœuvre sont beaucoup plus larges. On peut jouer sur les fréquences, la chauffe, des réglages précis des différents éléments pour améliorer les résultats. Mais sur une console ces paramètres sont très étroits et… déjà pilotés. Toutes les consoles PC sous Windows sont livrées avec une suite d’outils destinés à améliorer les performances de chaque jeu en jouant sur différents réglages.

Des outils qui permettent d’adapter la vitesse des puces, celle des ventilateurs, de limiter le nombre d’images par seconde et d’enregistrer ces réglages pour chaque jeu dans une bibliothèque de profils. C’est-à-dire ce que proposent réellement les mises à jour des pilotes quand un nouveau jeu sort.

La croyance d’un véritable bond de performances sur un processeur Z1 Extreme enfermé dans un format aussi contraint par la simple mise à jour de pilotes est assez illusoire. En réalité, il est fort probable que les équipes conjointes des fabricants de consoles et d’AMD aient déjà épuisé toutes les ressources disponibles de ces processeurs. Une éventuelle mise à jour ne fera plus de miracle et un jeu tournant à 30 images par seconde ne pourra jamais basculer à 60 par l’optimisation d’un pilote graphique.

Asus ROG Ally sous  Z1 Extreme et grenadine

Asus ROG Ally sous Z1 Extreme et grenadine

La morale de cette histoire : les consoles PC ne sont ni des consoles, ni des PC.

Il y a là, à mon avis, une bonne leçon à retenir. Le grand public a tendance à regarder un objet sous ses facettes les plus avantageuses. Quand certains ont découvert les Consoles PC ils se sont dit qu’ils auraient à la fois la puissance et le catalogue de jeux d’un PC et la durée de vie et de mises à jour des consoles. 

Les industriels que sont Sony, Nintendo et Microsoft voient leurs produits consoles dans un temps plus long et avec des volumes de ventes sans commune mesure avec ceux de ces appareils particuliers chez Lenovo et Asus. Non seulement les consoles classiques se vendent par millions, mais elles rapportent des sommes colossales via la distribution de jeux. Assurer un excellent suivi technique de ces jeux en proposant des mises à jour est donc capital. Le suivi technique des jeux dans le temps long n’a jamais été une priorité des fabricants de PC. C’est au contraire l’obsolescence du matériel qui assure une rente aux marques de PC de jeu. Elles savent que les machines vendues aux joueurs ne peuvent pas tenir la route au vu des exceptionnelles capacités de beaucoup de studios à sous-optimiser leurs jeux.

Il est normal que des engins aussi contraints que des consoles PC ne suivent pas le rythme.

Steam Deck

A ce propos, la voie suivie par Valve est intéressante

Le profil du Steam Deck est tout autre. Valve n’a pas choisi de communiquer spécifiquement sur les performances de ses consoles. Elle  a assuré un certain niveau de calcul et a indiqué les jeux qui seraient exécutables sur la machine. Sans chercher à mettre en avant un nombre d’images par seconde ou de puissance spécifique. Non, le Steam Deck a choisi de valider des jeux compatibles dans son catalogue. Procédant pas à pas à un listing de titres qui devenaient jouables sur SteamOS.

D’un point de vue technique, cela ne change rien. Les joueurs n’ont pas plus de performances en réserve avec cette approche. Ce qui est modifié, c’est l’appétit des joueurs. Appétit qui s’est déplacé d’un focus sur l’attente de quelques images par seconde supplémentaires impossibles à atteindre vers la validation de jeux présents dans son catalogue par le système. Évidemment, c’est beaucoup plus gratifiant de voir que des jeux présents dans sa collection sont désormais jouables que de constater un gain de quelques pouillèmes de performances au prix d’une augmentation de la chauffe de son appareil et une baisse de son autonomie.

Cela me rappelle d’ailleurs un autre « scandale » passé. Lorsqu’en 2023 la presse spécialisée s’émouvait du fait que le Steam Deck ne serait pas compatible avec les jeux du futur. Un détail qui aurait échappé à tous les possesseurs de la console. Outre le fait que même la machine la plus puissante de l’époque n’était pas spécialement « futur proof » puisque le futur n’a évidemment pas de fin. L’objectif du Steam Deck n’était évidemment déjà pas d’assurer que leur matériel pourrait faire tourner les jeux Triple A sortis 10 ans plus tard. C’était de pouvoir faire tourner les jeux sortis 10 ans plus tôt. Une approche qui collait parfaitement avec un autre profil, plus vaste, que celui des joueurs. Un profil d’adulte au sens large comme d’enfants.

Comme je l’écrivais lors du premier anniversaire de la sortie de la console Steam Deck en 2022, le futur choisi par Valve n’est pas celui d’un PC ordinaire. Et on découvre en 2026 avec la fin du support des pilotes de ses concurrents, que cette voie avait finalement plus de sens qu’une course à la performance brute. 

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 25 février 2026 MiniMachines.net

Inkplate 13SPECTRA : une dalle 13″ E-Ink couleur sous ESP32

25 février 2026 à 13:28

Autant commencer par la mauvaise nouvelle, les deux versions de cette dalle Inkplate 13SPECTRA ne sont pas données. L’entrée de gamme qui ne comprend que la dalle est à 309$ avec juste un câble d’alimentation en USB Type-C. Le haut de gamme, qui comprend en plus un châssis imprimé en 3D et une batterie 300 mAh est proposée à 359$. Cela fait une somme qui, même si la dalle 13SPECTRA est aussi superbe qu’espéré, sera parfois difficile à budgéter.

Pour autant, c’est bien un affichage très séduisant. La dalle 13″ à encre numérique propose 6 couleurs et une définition de 1600 x 1200 pixels. Elle embarque une solution de microcontrôleur ESP32-S3 et pourra donc être programmée pour différentes tâches et activités. Commercialisée par Soldered Electronics, elle devrait être livrée pour la fin du mois de juin.

13SPECTRA : une dalle superbe mais pas très vive

La dalle utilise la technologie Spectra 6 de E-Ink. Une solution qui propose pas moins de 6 éléments colorés différents. Les traditionnels blanc et noir qui, associés, proposent différents tons de gris. Mais également du rouge, du jaune, du vert et du bleu qui vont se mélanger pour proposer différentes nuances colorées. L’ajout d’autant de couleurs permet de proposer des nuances assez vives et détaillées mais à un coût technique important. Les dalles Spectra 6 ne sont pas réputées pour leur réactivité. Il faut en moyenne près de 20 secondes pour rafraichir totalement une dalle de ce type. 

13SPECTRA

L’idée ici est donc de proposer des usages ne nécessitant pas un rafraichissement trop rapide. On parle d’une solution qui affichera la météo, l’heure, les messages en attente ou les rendez-vous de la journée. Et qui s’actualisera tous les quarts d’heure. Cela peut également être une solution qui indiquera quel album est joué avec, en illustration, sa pochette. Un panneau qui fera le détail d’une installation domotique avec le détail de températures, l’état des différents appareils et autres informations n’ayant pas spécialement besoin d’un rafraîchissement important.

Attention, la dalle ne propose aucune solution tactile. Ni en capacitif, ni en résistif, elle ne sert que de témoin à d’autres appareils et sa faible réactivité n’en fait pas un support idéal pour suivre un éventuel curseur à l’écran. C’est vraiment un objet permettant un affichage régulier de données. Ce qu’on peut envisager de plus réactif ici, c’est de disposer un capteur de présence classique pour réveiller la 13SPECTRA à votre approche. Puis de se remettre en veille au bout d’un certain temps d’inactivité. 

Au dos de l’écran, on retrouve donc une solution de microcontrôleur ESP32-S32 qui permettra au 13SPECTRA de fonctionner de manière autonome. Cette puce propose un module Wi-Fi 4 et du Bluetooth 5 LE pour se connecter à différents appareils. 32 Mo de mémoire flash sont disponibles et 16 Mo de PSRAM pourront faire tourner des programmes Arduino ou MicroPython classiques.

Un écosystème logiciel sera proposé par Soldered Electronics qui prévoit de documenter les sources logicielles de l’ensemble ainsi que les informations matérielles nécessaires à la programmation fine de la dalle sur ses archives Github. Des GPIO permettront également de connecter différentes solutions externes sur mesures.

Les ports QWIIC de la 13SPECTRA permettront de connecter des capteurs

Les ports QWIIC de la 13SPECTRA permettront de connecter des capteurs

Un port USB Type-C servira à la fois d’alimentation et de transport de données. Autour de la dalle, on retrouve également un lecteur de cartes MicroSD et trois ports QWICC pour des connexions avec diverses extensions. La batterie 3.7 volts optionnelle est connectée avec un JST standard du marché, elle devrait fournir une énorme autonomie à l’ensemble.

Plus d’infos sur CrowdSupply
Source : CNX Software

E Ink Spectra 6 : l’encre couleur nouvelle génération

Inkplate 13SPECTRA : une dalle 13″ E-Ink couleur sous ESP32 © MiniMachines.net. 2026

SanDisk Extreme : le SSD portable passe à l’USB4

25 février 2026 à 16:42

Je le répète souvent ces derniers temps, mais un produit comme le SanDisk Extreme ne se conçoit pas en deux semaines sur un coin de table. Si le calendrier de sortie en pleine crise des composants mémoire et stockage parait inapproprié, le bouton qui a déclenché la mise en production de ce SSD externe a dû être appuyé il y a un bon moment. À une époque où les composants n’étaient pas aussi chers.

Le  constructeur annonce donc une série SanDisk Extreme de troisième génération. Des modèles qui veulent effacer les déboires de la génération précédente. La seconde génération de l’appareil a connu son lot de problèmes avec des mises à jour de firmwares pas au point et même des stockages qui devenaient inopérants du jour au lendemain. Un drame quand il s’agit d’un élément de stockage crucial pour des données, qu’elles soient sensibles ou non. L’idée est ici de faire table rase du passé et de repartir de bases saines pour proposer un nouveau SSD fiable. Un modèle qui sera à nouveau respecté. Une obligation sur un marché concurrentiel qui tolère assez peu l’idée d’une défaillance technique.

La marque capitalise donc encore sur le design de son appareil. L’objet est toujours ce drôle de galet enrobé de silicone caoutchouteux qui vient protéger les composants internes. Il conserve une petite anse si pratique pour rester attachée à une lanière au fond d’un sac et découvre sur sa face supérieure le dernier logo en date de la marque. Chaque modèle a sa finition bien à lui pour pouvoir facilement les différencier : picot ou stries sur la surface, anse externe ou intégrée au châssis. À l’intérieur des boîtiers, tout a été repensé.

SanDisk Extreme

SanDisk Extreme

Le SanDisk Extreme double son débit, deux fois.

La V2 du SSD propose actuellement un débit soutenu théorique de 1000 Mo/s. Le nouveau SanDisk Extreme V3 passe à un USB 3.2 Gen 2×2. Sa limitation de débit théorique devient donc 2000 Mo/s. Si votre machine propose ce type de port USB, vous allez simplement doubler les échanges avec le SSD. Évidemment, cela ne concernera pas les séries de petits fichiers, mais si vous devez déplacer des gros fichiers qui pourront pleinement atteindre ces débits, alors le temps gagné sera effectivement important. En clair, cela ne sert à rien si vous téléchargez 1000 fichiers de quelques Ko, l’objet atteindra tout son potentiel pour des fichiers de plusieurs centaines de Mo ou de Go. Ce SSD est annoncé en 1, 2 et 4 To et une version 500 Go est également au calendrier.

SanDisk Extreme Pro

SanDisk Extreme Pro

Si votre usage d’un SSD externe concerne le déplacement ou l’enregistrement de données extrêmement lourdes comme des rushes non compressés de films UltraHD issus d’une caméra ou d’un reflex numérique en format non compressé, alors le SanDisk Extreme Pro V3 sera parfait. Ce format embarquera une interface USB4 pour atteindre 4000 Mo/s théoriques. Avec une capacité de base de 2 To, un second modèle de 4 To et une version prévue en 8 To mais pas encore disponible. Ces modèles deviennent des alliés intéressants pour ce genre d’usage.

Si les vidéastes font plus confiance à des solutions dédiées et spécialisées pour leurs tournages, ils seront probablement ravis de pouvoir transporter leurs rushes et vider les stockages SSD de leurs caméras vers ce type d’appareil. Le constructeur indique qu’il faudra moins d’une minute pour déplacer 10 minutes de vidéo « 12K » avec ce modèle. Ces deux versions Extreme sont pensées pour résister à une chute de 3 mètres sans dommage et proposent un indice IP65. Un système de chiffrement matériel par mot de passe est également de la partie au format AES 256 bits.

Sandisk Portable

Sandisk Portable

Un modèle entrée de gamme avec le Sandisk Portable

Le marché de ce type de stockage ne se construit pas en saisissant la pyramide par le haut. On se doute que le modèle USB4 de 8 To ne va pas se vendre par millions et qu’il est impossible de ne pas conserver une version plus accessible. Le constructeur annonce donc un nouveau produit entrée de gamme avec le « SanDisk Portable ». Toujours en USB 3.2 Gen 2 mais avec des composants qui limiteront ses débits à 1000 Mo/s théoriques, ce modèle sera proposé en 500Go, 1To et 2 To.

Ce modèle plus entrée de gamme reste compatible avec les tests de résistance initiaux de la marque, soit des chutes de 2 mètres sans dommages, mais n’offre plus de résistance à l’eau et à la poussière IP65 comme les autres. Il conserve évidemment sa connectique USB Type-C disponible sur toute la série. 

Une série avec des tarifs qui sentent bon 2026

La majorité de ces modèles sont prévus pour la seconde moitié de l’année. Une seule déclinaison est disponible à des tarifs qui picotent un peu la nuque. L’ensemble des prix n’a pas été communiqué, la date de sortie réelle de la majorité des SSD étant encore assez lointaine, le marché a largement encore le temps de faire des folies. On découvre donc un prix public de 259.99$ pour la version 1 To du Sandisk Extreme aux US. Le modèle 2 To est à 459.99$. Et le modèle 4 To atteint un très joli 919$. Des prix HT donc, dont la conversion n’est pas forcément facile du fait des taxes spécifiques en France comme la copie privée. 

Cela ne sera pas très simple de trouver des clients avec ces prix. Même si les concurrents vont probablement subir le même sort. Le public n’est psychologiquement pas prêt à investir autant dans ce type d’appareil. Un constat qui sera amplifié par le fait que les autres appareils vont également couter plus cher. Smartphones, ordinateurs et autres cartes mémoire vont subir le même gonflement de tarif et le budget « stockage mobile » s’en trouvera amputé d’autant.

J’ai bien peur qu’une des conséquences de l’augmentation des prix des SSD soit une augmentation des pertes de données suite à différents accidents très classiques. Le recours à une sauvegarde Cloud semble être une alternative à considérer même si les débits ne seront pas forcément toujours aussi bons que ceux d’un SSD de ce type. 

Mise à jour à 17H42 : le billet a été actualisé pour enlever toute mention de Western Digital. Les deux sociétés ont fait scission en février 2025 et cela m’était sorti de la tête.  Je m’en excuse auprès des lecteurs.

SanDisk Extreme : le SSD portable passe à l’USB4 © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 24 février 2026 MiniMachines.net

D’où vient la limitation à 2 To de stockage sur les MiniPC ?

24 février 2026 à 14:46

Vous l’avez sûrement remarqué, énormément de marques de MiniPC indiquent une limitation à 2 To de stockage pour leurs minimachines. Un détail qui ne cesse d’étonner puisque de nombreux SSD au format M.2 NVMe et SATA comme en format 2.5″ sont proposés dans de plus grandes capacités. 

C’est en général un petit message sibyllin du type « Max 2 To » ou « Maximum 2 To » qui apparait sur les présentations des machines. Un message assez angoissant si l’on souhaite pouvoir faire évoluer sa machine. En réalité, il n’y a pas de quoi s’alarmer, il suffit de comprendre pourquoi certaines marques préfèrent indiquer cette « limitation » toute théorique.

La réponse, ou plutôt les réponses sont assez simples. Cette limitation ne vient pas en général d’un souci technique de prise en charge informatique de composants de ce type mais de deux autres éléments qui n’ont que peu à voir avec les compétences des cartes mères ou des puces embarquées.

Une limitation à 2 To par manque d’espace.

Les MiniPC font forcément des compromis entre fonctionnalités et compacité. Cela implique de limiter en partie les possibilités d’évolutions techniques des composants en interne. Les SSD au format M.2 sont parfois très proches des autres composants ou du châssis. Ils couvrent également très souvent d’autres périphérique comme les ports M.2 2230 ou 2242 des modules sans fil Wi-Fi. Cette promiscuité implique assez régulièrement d’employer des SSD M.2 où les composants seront installés sur une seule face.

Or, ce type de SSD est fort rarement employé sur des SSD de haute capacité. Le SSD en image ci-dessus est un Samsung 990 EVO Plus 1 To. Une unique puce de stockage de 1 To est soudée sur une seule face et on peut remarquer qu’un emplacement pour un composant supplémentaire est disponible.

Ici, la version du même SSD Samsung 990 EVO Plus mais en 4 To. Elle comporte cette fois-ci deux puces de 2 To (mémoire flash NAND TLC 3D à 236 couches SEC 410 K9DYGB8 J1BCCK0). Ce SSD est donc déployé sur une seule face et il pourra donc entrer dans un MiniPC portant la mention d’une limitation à 2 To sans aucun problème. Samsung utilisant des puces de stockage Samsung, il peut embarquer les composants qui l’arrange et, au moment de la conception de cette gamme, un arbitrage économique et technique a été fait pour embarquer des composants de 1 To ou 2 To chacun.

www.thessdreview.com

www.thessdreview.com

Mais ce n’est pas le cas de tous les SSD. Ci dessus un SSD BiWin NV7400 de 4 To avec quatre puces NAND de signées Micron de 1 To chacune. Ce design est toujours sur une seule face. Il sera également compatible avec un emplacement simple face.

www.thessdreview.com

www.thessdreview.com

Mais d’autres SSD n’ont pas ce design. Par exemple, le Corsair MP510 ci dessus qui existe en 480 Go, 960 Go, 1920 Go et 4 To. Ici la version 960 Go qui embarque deux puces Toshiba 3D BiCS3 de NAND TLC de 480 Go en plus d’une puce de mémoire DDR4 de 512 Mo signée SK Hynix. Ce modèle est incompatible avec un emplacement estampillé « 2 To » de MiniPC.

www.thessdreview.com

www.thessdreview.com

Car si vous le retournez, vous pouvez voir une seconde puce de mémoire vive DDR4 de 512 Mo SK Hynix. Cette épaisseur supplémentaire empêchera le SSD de s’installer dans un emplacement de ce type. Évidemment, les versions 1920 Go et 4 To, qui proposent deux puces NAND de stockage à gauche, seront également incompatibles.

Le Corsair MP510 a posé de désagréables surprises à de nombreux propriétaires de portables qui voulaient mettre à jour leur machine. Le côté « double face » du SSD leur posait le même problème avec une installation impossible même avec une faible capacité du fait de la puce mémoire embarquée.

Deux slots et donc deux limitation à 2 To…

Deux slots et donc deux limitation à 2 To…

On comprend ici que cet avertissement de capacité de stockage est en réalité une manière d’indiquer que les MiniPC ne peuvent pas accepter des M.2 double face. Pourquoi ne pas indiquer tout simplement cette limitation physique ? Pour deux raisons. D’abord parce que c’est compliqué. Beaucoup plus que d’indiquer « 2 To » comme limitation « technique ».

Ensuite, parce que certains fabricants de MiniPC noname ont pendant longtemps préféré embarquer des SSD entrée de gamme qui cumulaient beaucoup de puces NAND sur deux faces même pour proposer des SSD de petite densité. C’est beaucoup moins vrai depuis 2024 mais cela a été une forte tendance à une époque où des fabricants se « débarrassaient » de leurs puces NAND de petites capacités.

A noter par ailleurs que, simple ou double face, quelle que soit la taille en Go de votre SSD M.2, s’il est muni d’un dissipateur, il ne rentrera pas dans un emplacement de MiniPC.

L’autre raison est que le format M.2 n’est pas le seul à être contraint. Les stockages au format 2.5″ sont également concernés. La grande majorité des marques qui fournissent toujours ce type d’emplacement ne proposent que des épaisseurs maximales de 7 mm. Certains indiquent aller jusqu’à 9 mm et d’autres comme Intel avec ses NUC proposaient jusqu’à 11 mm d’épaisseur. Or, les stockages 2.5″ ont eu longtemps besoin de cette hauteur pour proposer de fortes densités de stockage. Soit parce que l’espace manquait pour embarquer les puces NAND nécessaires. Soit parce qu’il fallait absolument dissiper la chaleur dégagée par les composants et notamment le contrôleur. La limitation des 7 mm n’existe plus vraiment aujourd’hui et on trouve des SSD SATA entrée de gamme en 4 To et 7 mm.

Le SSD WD Red NAS SA500 de 4To mesure 7 mm d'épaisseur

Le SSD WD Red NAS SA500 de 4To mesure 7 mm d’épaisseur

Indiquer une limitation à 2 To du stockage fait donc d’une pierre deux coups : elle permet de prévenir le client de l’impossibilité d’actualiser son stockage aussi facilement qu’il ne le pense sur les SSD aux formats M.2 et 2.5″.

 

La deuxième raison de cette indication est… une certaine forme de léthargie

Vous l’aurez sans doute remarqué, les marques et fabricants de MiniPC ne sont pas forcément des plus révolutionnaires en termes de technique. Certaines marques sortent du lot, d’autres ne sont que des noms collés sur des boîtiers fabriqués par un tiers. Et une des recettes préférées de ces marques est de copier-coller des descriptifs « qui ont fait leurs preuves ».  Je ne plaisante pas. À chaque fois que j’ai remonté des incohérences techniques sur des fiches de ce type, on m’a rétorqué que la description était « suffisante » et qu’ils l’utilisaient pour différentes machines sur différentes plateformes et dans plusieurs langues. Sous  entendu : « changer serait compliqué ».

Cela se remarque d’ailleurs assez souvent quand on creuse un peu les fichetechs. Certains MiniPC ont des spécifications qui ne correspondent à rien. Comme la présence d’un écran ou d’une batterie, le détail d’un nombre de ports USB qui ne correspond à rien et autres éléments de ce type. 

La seconde réponse à cette indication qui revient en boucle est donc que le « modèle » qui sert à générer les fiches techniques en est toujours à indiquer cette limitation à 2 To de stockage. Même si cela n’est plus vraiment d’actualité. Et, tant que ce modèle perdurera, il date des Celeron et Pentium et donc d’avant 2022, vous aurez droit à cette mise en garde de limitation à 2 To.

Que retenir ?

Regardez l’intégration de chaque MiniPC et la manière qu’il a de faire évoluer son stockage. Si vous comptez le basculer vers un autre SSD, achetez simplement un modèle simple face si vous optez pour le format M.2 et de 7 mm d’épaisseur pour un format 2.5″. Vous ne rencontrerez aucun souci de compatibilité avec des stockages de 4 ou 8 To, les puces embarquées sont, de leur côté, parfaitement capables de les prendre techniquement en charge. 

Source des images de certains SSD :  www.thessdreview.com

 

D’où vient la limitation à 2 To de stockage sur les MiniPC ? © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : NiPoGi AM06 Pro Ryzen 7 7730U 32Go/1To à 543.99€

24 février 2026 à 10:57

Une énième déclinaison du MiniPC NiPoGi AM06 Pro est disponible sur Amazon France avec un gentil code promo qui réduit la facture de presque 100€. C’est un engin assez classique dans son genre mais, ici, livré avec beaucoup de mémoire et pas mal de stockage. On n’a plus l’habitude.

NiPoGi AM06

NiPoGi AM06 Pro

Ce NiPoGi AM06 Pro est un copié-collé de la version Ryzen 5 7430U déjà en promo en 16/512 Go. Il bascule ici sur un processeur AMD Ryzen 7 7730U. Architecturé en Zen 3, ce processeur propose 8 cœurs à 2 GHz et un mode Boost capable de grimper à 4.5 GHz. Il décompose 16 Threads et embarque un processeur graphique Radeon  Vega 8 à 2 GHz pour un petit TDP de 15 watts. Sorti en 2023, le 7730U est une puce très capable qui arrive à piloter de nombreux outils logiciels.

Ici accompagné par 32 Go de mémoire vive DDR4 avec deux barrettes SODIMM de 16 Go en double canal, il sera à même de lancer tout type d’application avec beaucoup de confort. Retouche d’image, montage vidéo, création 2D, programmation, musique assistée par ordinateur, modélisation 3D, bureautique, surf, multimédia… et jeu. Évidemment, la machine ne sera pas à la hauteur d’un PC de bureau équipé d’une carte graphique secondaire pour les tâches les plus gourmandes, mais saura se tirer de la majorité des situations avec brio si tant est qu’on ne pousse pas ses exigences trop loin.

Monter une vidéo de 15 minutes en FullHD, pas de souci. Un film d’une heure en UltraHD sera un peu plus compliqué. Lancer un jeu très récent en 3D en 1440P avec les détails en Ultra ne sera pas fluide, un titre plus ancien en 720 ou 1080p avec des réglages sur « moyen » ne posera pas de problèmes. Lancer un rendu 3D d’une scène gigantesque et hyperdétaillée demandera des heures de travail, une scène plus petite et moins complexe ne posera pas de problèmes.

Le Teraoctet livré au format M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 permettra d’installer de nombreux programmes et pourra être étendu avec un second stockage au format 2.5″ SATA. A noter que le port M.2 est également compatible SATA 3.0, vous pourrez donc éventuellement échanger le SSD interne contre un M.2 SATA au besoin. Le module sans fil est aussi monté en M.2 2242 avec une solution Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 très classique. Le tout sera accessible par le dessous du NiPoGi AM06 Pro.

La connectique ne change pas sur ce modèle avec en façade un jack audio combo 3.5 mm, deux ports USB 3.0 Type-A, un USB 3.0 Type-C prenant en charge le DisplayPort. On retrouve le bouton de démarrage intégré en haut à gauche dans le châssis du MiniPC. 

Sur la partie arrière, l’ensemble est complété par deux ports USB 2.0, une sortie vidéo DisplayPort 1.4 et une autre en HDMI 2.0. On retrouve par ailleurs un double port Ethernet avec un modèle Gigabit et un second en 2.5 Gigabit. La charge sera assurée par un port USB Type-C et un système d’accroche Antivol type Kensington Lock est présent. Ce MiniPC NiPoGi AM06 Pro prendra donc en charge trois réseaux distincts et autant d’affichages en simultané.

On note au passage que la ventilation sera assurée par un système classique d’aspiration d’air depuis le dessous et les côtés de l’engin. Flux qui passera par un ventilateur très classique avant d’être repoussé vers des ailettes métalliques qui dissiperont les 15 watts du processeur. L’air ainsi réchauffé ressortira par l’arrière, au-dessus de la connectique.

Cette version de la machine conserve les fonctions classiques de la gamme : du Wake on LAN pour un allumage à distance. Une programmation de réveil à heures fixes dans le BIOS et une reprise possible après une panne de courant. Le MiniPC est livré avec un support VESA pour se positionner à l’arrière d’un écran compatible et un petit câble HDMI pour s’y connecter directement. Une licence de Windows 11 Pro est préinstallée en usine et la marque annonce une compatibilité Linux.

Un NiPoGi AM06 Pro bien équipé et en promo

Le MiniPC en 32Go/1To est proposé aujourd’hui à 639.99€ sur Amazon France dans cette version Ryzen 7 7730U. Mais un code promo permet de le baisser de près d’une centaine d’euros.

En ajoutant le code TVSCSTCY dans votre panier, le prix dévisse de 96€ pour atteindre 543.99€ au final. Un tarif correct pour une machine de ce type. Surtout si vous cherchez un modèle avec beaucoup de mémoire vive pour des usages spécialisés. Sinon, le modèle Ryzen 5 7430U en 16/512 Go de ce même MiniPC est toujours en promo à 360.79€ sur ce précédent billet.

Voir l’offre sur Amazon

 

NiPoGi AM06 Pro : Ryzen 7 7730U – 32 Go / 1 To
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ garantie 2 ans
+ SAV en France
+ évolutions techniques possibles
+ performances très confortables
+ accès simple aux composants
+ compatibilité logicielle poussée

– conception OEM
– audible en calculs lourds (40 Db)

 

Bon Flan : NiPoGi AM06 Pro Ryzen 7 7730U 32Go/1To à 543.99€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 23 février 2026 MiniMachines.net

Elegoo Mars 5 Ultra : l’imprimante résine à 279€ ?

23 février 2026 à 15:35

La Elegoo Mars 5 Ultra est en promo sur le site du constructeur. Une imprimante résine qui passe de 362 € prix public à 279 € avec une définition d’impression élevée, un volume convaincant et une foule de détails pour faciliter son usage.

Elegoo Mars 5 Ultra

Elegoo Mars 5 Ultra

Dans un châssis de 45.15 cm de haut pour 26 de large et 26.8 cm de profondeur, la Elegoo Mars 5 Ultra propose un volume d’impression de 15.33 cm de large pour 7.77 cm de profondeur et 16.5 cm de haut. C’est un volume parfait pour de petits sujets ultra-détaillés, de la bijouterie, des figurines, des maquettes et autres besoins très précis.

Parmi les points-clés de ce modèle, une vitesse d’impression de 150 mm chaque heure, une facilité d’emploi avec un nivellement automatique et un écran tactile de contrôle de 4″ de diagonale en français. Des fonctions de surveillance par webcam en cas de déformation ou de décrochage de la pièce comme la mesure du volume de résine restant avec alarme en cas de manque évitent les erreurs. La reprise en cas de pause ou de panne aide également à la manipulation. Mais le principal atout vient de l’écran très haute définition qui illumine la résine pour la polymériser. La dalle 7″ affiche en 8520 x 4320 ce qui permet de réaliser des sujets aux détails très impressionnants.

C’est un modèle parfait pour débuter dans la gravure résine en évitant tous les écueils des modèles entrée de gamme. Elle se connecte en USB comme en Wi-Fi et permet une prise en main rapide de ce format. Elle pourra être mise à jour facilement par OTA et elle propose un design qui, à défaut d’être compact, reste relativement discret et plutôt réussi esthétiquement. Enfin, l’imprimante propose une détection de la surchauffe et un mode de mise en pause pour baisser sa température automatiquement. Elle offre aussi la possibilité de se connecter à un épurateur d’air si vous voulez l’utiliser dans une pièce à vivre et non pas dans un garage ou un atelier, par exemple.

Voir l’offre sur Elegoo à 279€

Voir l’offre sur Amazon à 319.99€

Test : Anycubic Photon M3 Plus

Elegoo Mars 5 Ultra : l’imprimante résine à 279€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Un Cyberdeck de A à Z à partir d’un Compute Module 5

23 février 2026 à 12:49

Et, quand je dis de A à Z, c’est quasiment l’ensemble de l’engin qui est sorti de son esprit. Tout a été imaginé, assemblé et détaillé : châssis, clavier, et assemblage de l’ensemble des éléments. Seules les parties impossibles à fabriquer pour un particulier viennent de l’extérieur.

C’est un travail de longue haleine qui a demandé des mois de recherche et de documentation. Proposer un montage de A à Z de ce type de machine est assez impressionnant et montre, encore une fois, l’appétit de certains pour des formats compacts. 

La base de ce montage est un écran 12.3″ choisi pour sa connexion MIPI-DSI qui rendait l’interfaçage avec le Compute Module 5 plus facile ainsi que sa couche tactile capacitive. Cet écran sera connecté à une base de clavier mécanique low-profile maison par l’intermédiaire de petites charnières adaptées. Le tout est combiné à une batterie pilotée par un adaptateur pour Raspberry Pi 5.

De A à Z

Le fil de la vidéo est super intéressant parce qu’il détaille l’ensemble du projet. Les choix, les adaptations et le contournement des différents problèmes rencontrés au fur et à mesure de la progression de ce gros travail. L’ensemble des éléments nécessaires à la fabrication d’un deck de ce type est disponible sur Github. Avec les sources pour le clavier sous QMK, les fichiers STL pour imprimer le châssis, le détail de tous les circuits imprimés.

Que vous n’ayez jamais pensé réaliser ce genre de projet ou si vous avez quelque expérience dans le domaine, la vidéo vaut le coup d’œil. Elle est en anglais mais se comprend assez aisément et vous pouvez la sous-titrer. Cela vous donnera des pistes si vous voulez vous jeter dans le grand bain un de ces jours. L’approche pragmatique de Salim est ici particulièrement salvatrice. Le fait qu’il ne cherche pas à réinventer la roue mais profite de circuits développés par d’autres pour les intégrer à sa propre solution. Que ce soit en conception de son propre circuit ou grâce à des produits commerciaux existants, cela résout des problèmes de manière intéressante.

Bref, si ce genre de montage vous intéresse, la vidéo vaut le coup d’œil et les ressources mises à disposition sont précieuses. Des détails comme les solutions trouvées pour monter les charnières, chercher des infos dans les publications des constructeurs ou comment imprimer différents éléments, peuvent être particulièrement utiles pour vos futurs projets.

L'Apple 1 de 1976 construit lui aussi dans un garage.

L’Apple 1 de 1976 construit lui aussi dans un garage.

De A à Z dans son garage, de 1976 à 2026.

50 ans ont passé entre l’Apple 1 ci dessus et le Cyberdeck présenté en vidéo. Bien sûr, le monde a évolué entre-temps et les deux engins ne se ressemblent pas. Il est assez étonnant de voir à quel point le prototypage s’est démocratisé en un demi-siècle. Des particuliers peuvent aujourd’hui commander des centaines de milliers de composants, faire fabriquer le circuit imprimé de leur choix avec une finition incroyable. Ils peuvent profiter de logiciels professionnels et concevoir des objets qui sortiront de leur propre imprimante en quelques heures. 

Un ordi créé de A à Z

Le résultat obtenu ici parle de lui-même. Bien entendu, la base de ce cyberdeck est une solution signée Raspberry Pi 5 et le montage se fait en grande partie grâce à des services externes, mais il y a quelques dizaines d’années encore, ce genre de service était inaccessible à un particulier et les composants étaient proposés à des tarifs hors de prix au détail. Parvenir à ce résultat tout seul « dans son garage » est finalement aussi logiquement incroyable que l’évolution informatique sur ces 50 dernières années.

Salim a peu d’abonnés sur sa chaine en comparaison de son travail, vous pouvez vous y abonner. Je vous avais déjà parlé de ce créateur pour un projet de Pi Terminal en 2023. Et, suite à sa présentation de l’Ocreeb MK2, un système macropad magnétique en 2024.

Un Cyberdeck de A à Z à partir d’un Compute Module 5 © MiniMachines.net. 2026

Pourquoi je ne parle pas des « portables Nvidia » ?

23 février 2026 à 11:36

Petit état des lieux : des rumeurs quant à la sortie de portables Nvidia circulent depuis novembre 2025. Alimentées par le fait que Nvidia travaille avec Mediatek depuis mai 2023. Rumeur soutenue par le fait que la fin de l’exclusivité accordée à Qualcomm pour développer des puces compatibles Windows est désormais actée. En juin 2025, une nouvelle pièce dans la machine à rumeurs laissait entendre l’arrivée d’une puce ARM capable de proposer un niveau de performances digne d’une GeForce RTX 4070.

Cet ensemble, lié à d’autres rumeurs provenant de différentes sources, a mis progressivement le cerveau de beaucoup de monde en ébullition. La machine s’est largement emballée quand un anonyme a publié en ligne un listing de références de portables signés Lenovo sous processeur Nvidia N1 ou Nvidia N1X.

Des portables Nvidia signés Lenovo ?

Un listing qui serait lié à une fuite d’informations de la chaine d’approvisionnement Lenovo mais dont la véracité peut difficilement être prouvée. On parle d’une capture d’écran de texte blanc sur fond noir. Chose que n’importe qui peut fabriquer de ses mains en quelques minutes seulement. Cela serait cependant la preuve de la sortie imminente de toute une gamme de machines sous ces nouveaux SoC N1. 

Le Nvidia GB10 du DGX Spark

Le Nvidia GB10 du DGX Spark

Ce Nvidia N1X serait, d’après la rumeur toujours, une déclinaison des puces Nvidia GB10 des stations DGX Spark orientées vers l’IA. On parle de 20 cœurs ARM  et de 6144 cœurs CUDA « Blackwell ». Le Spark étant une puce de machine de bureau avec un TDP de 120W, la révision mobile N1X serait sensiblement moins gourmande et dissipatrice.

Des portables Nvidia signés Dell ?

Le truc amusant, c’est la manière dont tout cela est construit. Parce que Lenovo ne serait pas le seul constructeur à se pencher sur ce nouveau processeur et à proposer des portables Nvidia. Le 12 janvier, c’est une machine de Dell qui apparait avec la puce avec encore une fois une rumeur en provenance de Twitter et une capture d’écran qui ne prouve pas grand-chose. Mais ce qui est pris avec des pincettes en janvier devient une info sûre et vérifiée le 23 janvier… Lors de l’annonce des machines Lenovo. Toute précaution autour de la source, de la fiabilité de celle-ci et de la possibilité d’une erreur d’interprétation ou de simple envie de troller a disparu en… 11 jours. Et cela malgré des années et des années de pratique où on a fini par s’apercevoir qu’un bon pourcentage des annonces de ce type étaient totalement farfelues.

Générer une image IA d'une puce avec une IA lui donne t-elle plus de poids ?

Générer une image IA d’une puce avec une IA lui donne t-elle plus de poids ?

Des portables Nvidia sous N1X pour cette année !

Et le tout s’emballe assez rapidement. De nouvelle en nouvelle, de reprise en reprise, les hypothèses se transforment en affirmations. Certains proposent toujours un peu de conditionnel mais ils sont repris par d’autres qui ne s’embarrassent pas des pincettes de leur collègues. Ainsi une phrase comme « des ordinateurs portables Nvidia semblent se profiler pour la fin de 2026 » se transforme en « des ordinateurs portables Nvidia sont prévus pour la fin de 2026 » un clic plus loin. 

Les dates de sorties établies par d’anciennes rumeurs qui ont été dépassées – comme celle prévue au Computex 2025 qui n’a bizarrement pas eu lieu – deviennent des confirmations de la recherche d’un meilleur alignement calendaire avec les sorties des nouvelles mises à jour techniques de Windows. Avec la même foi renouvelée que celle des disciples déçus par l’absence pourtant prévue de la visite d’une civilisation extraterrestre par leur gourou. Gouou qui va rattraper le coup en expliquant que « personne n’est prêt ».

Et on embraye directement avec une nouvelle rumeur censée prouver la validité des plus anciennes. Le Nvidia N1 est tellement vrai, tellement prévu pour cette année que la marque AURAIT déjà planifié un SoC N2 pour la fin de l’année 2027. Source ? Rien. Au pif, au doigt mouillé. Certains sites allant même jusqu’à reprocher à Nvidia de n’être pas très clair sur son calendrier parce qu’il n’aurait pas réfuté ou étayé ces « informations » ?

Et pour couronner le tout, des IA génératives pondent des images comme celle ci-dessus, censées représenter des puces totalement sorties du chapeau.

Pourquoi je ne parle pas des portables Nvidia, c’est simple

Vous l’aurez compris, cela ne sert à rien de parler de ces rumeurs. A part générer du clic… Nvidia n’a jamais confirmé quoi que ce soit et ses représentants se refusent de le faire parce que c’est la politique maison. Les jalons établis par la marque, son partenariat signé avec Mediatek par exemple, ont bien été documentés. Mais le reste n’est pas assez solide pour établir la moindre théorie sérieuse. C’est juste l’équivalent d’une presse people adapté au matériel informatique. Le Voici du Hardware. Les papiers sont faciles à écrire puisqu’il est inutile de vérifier quoi que ce soit. Tout le monde peut dire que le Nvidia N3 serait prévu pour 2028 et qu’il apporterait un niveau de performances équivalent à une GeForce RTX 5070 Ti. Vous voyez, cela ne m’a demandé aucun effort. 

Le Nvidia N3 prévu chez Asus. Source, un éditeur de texte et un outil de capture.

Le Nvidia N3 prévu chez Asus. Source, un éditeur de texte et un outil de capture.

De deux choses l’une. Soit vous savez réellement des choses tangibles sur des portables Nvidia et le futur de ses puces. Et dans ce cas là vous êtes sous NDA. Vous ne pouvez absolument pas en parler. Vous risquez votre travail ou d’être grillé comme média.

Soit vous n’en savez rien. Rien de concret, rien d’autre que des bruits de couloir, des infos provenant de sources anonymes ou des cachoteries faites lors d’un rendez-vous avec quelqu’un du milieu sans preuves. Bref rien de suffisamment tangible pour parler avec assez d’assurance du futur. A-t-on vu un seul cliché d’une de ces fameuses puces N1 soi-disant prêtes depuis le Computex en mai 2025 ? Non, bizarrement aucune. Un portable Dell ou Lenovo équipé N1 ou N1X ? Pas plus. Tout ce que vous avez pu lire sur le sujet est bâti sans aucune preuve formelle. Ce sont juste des pixels sur des écrans, rien que du vent.

Jensen Huang

Jensen Huang

Est-ce que cela veut dire qu’il n’y aura pas de portable N1, N2 ou que sais-je signé Nvidia ?

Non, évidemment pas. Si je ne peux pas affirmer que ces puces et ces portables Nvidia existent, je ne peux pas non plus affirmer que ces puces et ces machines n’existent pas. Je veux juste expliquer pourquoi je n’en parle pas. Il ne me semble pas opportun d’entretenir une série de rumeurs basées sur des sources beaucoup trop maigres de ce type. Il est possible que demain des engins équipés de telles puces soient annoncés effectivement. Tout comme il est possible que l’annonce de Nvidia prévue pour la GTC 2026 le mois prochain les concerne. 

Le PDG de la marque, Jensen Huang, a en effet indiqué que Nvidia allait dévoiler une puce qui allait « surprendre le monde » à un journal économique Coréen. Mais ma position ne change pas. Ce n’est pas rendre service à mes lecteurs que d’écrire « L’annonce de Nvidia en mars pourrait correspondre à la sortie du Nvidia N1 » parce que, au final, je n’en sais absolument rien. 

Pourquoi je ne parle pas des « portables Nvidia » ? © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 21 février 2026 MiniMachines.net

Bon Flan : Samsung Odyssey G5 34″ UWQHD 165 Hz à 266€

21 février 2026 à 08:28

SAMSUNG ODYSSEY G5

Samsung Odyssey G5 : Ecran 34″ UWQHD 3440 x 1440 pixels – 165 Hz – 1 ms – Dalle VA incurvée 1000R – Contraste 2500:1 – 1 HDMI 2.0 – 1 DisplayPort 1.4 – Jack audio 3.5mm – VESA 75×75 – Freesync Premium. Dispo à 266€.

Voir l’offre sur Amazon

Découvrez tous les Bons Flans du site sur Mistermatos.com

 

Bon Flan : Samsung Odyssey G5 34″ UWQHD 165 Hz à 266€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 20 février 2026 MiniMachines.net

Le retour des configurations médiocres ?

20 février 2026 à 15:07

Poussé en avant par son prix, le portable HP 15-fd0165nf n’a absolument rien pour lui. Lancé en 2024, il réunit peut-être un des pire compromis de composants possible. C’est typiquement le genre de machine qui passe sous les radars en France habituellement, pourtant aujourd’hui il est mis en avant comme une bonne affaire.

Crise des composants oblige, ce sont les fonds de tiroirs qui sont poussés en avant par les revendeurs. Les vieilles machines invendables qui peuvent à nouveau séduire. Il suffit de maquiller cela avec la complaisance idiote de quelques commentaires flatteurs et on peut faire passer un engin absolument pitoyable pour une bonne affaire. Le HP 15-fd0165nf est le symbole même de ces vieux clous qui commencent à réapparaître chez certains marchands comme ici à 299.99€ chez CDiscount.

HP 15-fd0165nf

Le HP 15-fd0165nf propose une fiche technique catastrophique

La machine d’HP est sortie, a priori, en 2024. C’est difficile d’être totalement affirmatif parce que c’est le genre de machine qui disparait très vite du catalogue du fabricant. Il s’agit de répondre à un cahier des charges simple : proposer un produit qui va ressembler aux solutions classiques mais pour un prix très bas afin de remplir les catalogues de revendeurs. C’est ce qui sera mis en avant dans votre boite aux lettres comme une bonne affaire parce que l’engin propose un design semblable à des produits plus classiques. Associé à un tarif très bas, ce genre de machine a pour objectif de faire croire à des néophytes qu’ils font une bonne affaire.

Le HP 15-fd0165nf est un portable 15.6″ qui propose un affichage Full HD avec une dalle de type TN. Ce type de dalle offre des angles de vue très faibles auxquels nous ne sommes plus habitués. En général, lorsqu’on s’éloigne un peu trop du centre de l’écran, qu’on n’est plus bien en face, les couleurs commencent à se délaver. Au bout de quelques degrés supplémentaires, la luminosité disparait et l’écran devient noir. C’est très désagréable quand on a été habitué à des écrans de type IPS depuis des années. La luminosité est de 250 cd/M² ce qui est dans la moyenne très basse pour un ordinateur portable. Sa colorimétrie est basique avec 45% du spectre NTSC. Bref, c’est un mauvais écran emballé dans un châssis à bordures fines.

Il est piloté par une puce que j’aime beaucoup, un processeur Intel N100 Alder Lake-N que l’on a retrouvé dans de nombreux MiniPC au fil des ans. C’est un processeur simple aux capacités solides et capable de mener à bien de nombreuses tâches. Enfin, c’est le cas quand il est accompagné par assez de mémoire vive. Ici, ce sont 4 Go de DDR4-3200 qui sont proposés. Sur un support SODIMM et donc évolutif, mais par défaut bien trop faible pour épauler convenablement le processeur. Pour avoir testé le N100 dans à peu près toutes les configurations possibles de mémoire vive, de 4 à 32 Go embarqués en monocanal, les solutions en 4 Go sont fort peu confortables. Encore moins sous Windows 11. La partie graphique absorbe déjà une part de ces 4 Go pour fonctionner, le peu restant est ensuite en grande partie aspiré par Windows. La partie mise à jour du système 

Il suffit de lancer un navigateur web pour mettre la machine à genoux. Avec si peu de mémoire, chaque opération va limiter vos possibilités. Lancer la décompression d’un fichier bloquera une autre tâche. Ouvrir un traitement de texte et une session de navigation aura des conséquences sur la fluidité de l’ensemble. Les performances s’en trouvent fortement amoindries et la machine se met à travailler avec le stockage pour piloter les données à afficher. C’est simplement pénible. Avec 8 Go c’est correct et on peut travailler avec un PC N100 de ce type. Ce n’est pas très agréable mais c’est suffisant. Il faut au minimum 16 Go de mémoire vive pour que le N100 dégage tout son potentiel. Cela ne fera pas une machine capable de calculer plus vite, un fichier mettra autant de temps à se décompresser, par exemple. C’est son chargement et son déplacement qui seront beaucoup, beaucoup plus rapides. On passe d’un engin pénible en 4 Go à un engin exploitable en 8 Go pour une solution confortable en 16 Go. 

HP 15-fd0165nf

« Touche d’accès rapide aux emojis »…

Le stockage du HP 15-fd0165nf est confié à un UFS de 128 Go soudé à la carte mère sans possibilité d’évolution. C’est peu, d’autant que c’est un Windows 11 qui est installé sur l’engin accompagné de la myriade de logiciels HP habituelle. Cela donne fort peu de place au final pour les données de l’utilisateur. Suffisant pour un usage bureautique et web mais pas très confortable ni, encore une fois, des plus rapides.

HP 15-fd0165nf

Le reste est classique, on note une paire d’enceintes stéréo, un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 piloté par un chipset MT7902 et une connectique basique. Deux ports USB 3.2 Type-A, un USB 3.2 Type-C, un HDMI 1.4b et un jack audio combo 3.5 mm. Une webcam HP 720P est présente ainsi qu’un clavier de type chiclets avec pavé numérique. Le pavé tactile est large et profond et un lecteur d’empreintes digitales ajoute une touche de modernité à ce repose poignets.

D’un point de vue autonomie, le portable annonce 7.5 heures d’usage classique grâce à une batterie 41 Wh. 10.75 heures en lecture vidéo. C’est plausible au vu des composants embarqués. La batterie se recharge en 45 minutes d’après le constructeur grâce à un chargeur 45W. L’ensemble pèse 1.59 Kg, mesure 35.98 cm de large pour 23.6 cm de profondeur et 1.86 cm d’épaisseur. Encore une fois, il s’agit de donner l’illusion d’un engin moderne et confortable. Le HP 15-fd0165nf ressemble à un portable 15.6″ classique. 

Pour piloter l’ensemble, HP embarque une licence de Windows 11 S. Une solution qui a quasiment disparu du paysage, limitée en usage mais pouvant être débridée facilement pour passer à un Windows normal. S ou pas, Windows 11 avec 4 Go et un N100 reste une expérience particulière. Il faut avoir une patience infinie pour accepter la réactivité proposée par ce type de solution.

Vous cherchez un portable premier prix ? Regardez plutôt du côté des machines d’occasion de grandes marques comme ce que propose AFBshop. La marque vend des machines reconditionnées issues de grandes entreprises et garanties 1 an. Toutes peuvent passer à 2 ans pour 29€ de plus à l’achat. J’ai acheté plusieurs machines chez eux et encouragé beaucoup de monde à faire de même. Avec toujours d’excellentes prestations. Pour moins cher que ces 299.99€ vous obtiendrez bien mieux. Quelques exemples ? 

Un HP EliteBook 830 G5. Un portable 13,3″ FullHD sous Intel Core i5 8350U, avec 8 Go de mémoire et 250 Go de stockage SSD sous Windows 11 Home est proposé à 229€. La version 850 G5 identique mais en 15.6″ est vendue à 299€.

Un DELL Latitude 5490 de 14″  FullHD également sous Intel Core i5 8350U, 8 Go, 250 Go et Windows 11 est vendu à 289€ en très bon état et 239€ en bon état.

Un LENOVO ThinkPad T14s en 14″ FullHD sous AMD Ryzen 5 4650U toujours en 8 / 250 Go sous Windows 11 est à 259€

Toutes ces machines sont largement plus performantes que ce portable HP 15-fd0165nf. Et de très loin. Elles sont par ailleurs plus évolutives et proposent de meilleures options techniques. Ne cédez pas aux sirènes du design et du prix, même si cela vous est présenté comme une excellente affaire. La crise des composants fait que beaucoup de stocks de vieilles machines invendables il y a encore quelques mois refont progressivement surface. Pensez à prendre le temps d’en examiner les caractéristiques.

Le retour des configurations médiocres 💩 © MiniMachines.net. 2026

AsteroidOS 2.0 : une dose de libre pour montres connectées

20 février 2026 à 10:38

La version 2.0 d’AsteroidOS débarque huit ans après le lancement de la version 1.0 et dix ans après le début de son développement. Ce système vise à remplacer celui installé par défaut sur des montres lancées par différentes marques.

Dans la liste des montres compatibles avec AsteroidOS 2.0, on retrouve des solutions Asus, TicWatch, Oppo, Huawei, LG, Fossil, Moto mais aussi Samsung, Sony et Casio de manière plus expérimentale.

Le système reprend les fonctions les plus classiques de ces différentes montres dans pas moins de 49 langues. Il supporte évidemment les spécificités de chaque montre suivant leur déploiement. Boutons, écrans tactiles capacitifs, pilotage de l’écran pour adapter sa luminosité, contrôle des alarmes et des vibrations. Mais la version 2.0 apporte également son lot de nouvelles fonctionnalités utiles.

AsteroidOS

Affichage permanent de l’heure, détection des mouvements de poignet pour réveiller la montre, mise en veille avec la paume de la main, lecture du rythme cardiaque, contrôle de la musique, Bluetooth, boussole, mode nuit, podomètre et fonction « lampe de poche » avec l’écran. On retrouve évidemment les basiques avec des fonctions d’alarme, de chronomètre, de météo ou de calculatrice. Les notifications et le dialogue avec votre smartphone seront possibles. Certaines de ces fonctions semblent évidentes mais manquaient cruellement à AsteroidOS 1.0.

Evidemment, il faut prendre en compte l’étendue du travail demandé pour porter ces éléments sur un panel si différent de montres. Chaque constructeur a sa propre recette matérielle. Tant sur le plan des composants embarqués que sur la manière dont ils communiquent avec le système. AsteroidOS cherche à faire correspondre un tableau de bord logiciel unique sur différentes solutions. Ce qui ne doit pas être une mince affaire mais plutôt un travail exploratoire de fourmi qui demande aux développeurs d’avoir accès à chaque modèle de montre. 

Le reste doit être du gâteau en comparaison et quand AsteroidOS propose un nouveau menu de gestion interne baptisé QuickPanel pour piloter des raccourcis et adapter l’interface à son goût, cela doit sonner comme une récréation bien méritée.

AsteroidOS

À quoi sert AsteroidOS ?

C’est la bonne question. Qui voudrait changer le système de sa montre connectée ? On se demande bien à quoi cela pourrait servir ? La réponse à cette question est assez simple en réalité. Il suffit d’avoir porté une montre de ce type depuis un moment pour y répondre. Il se trouve que le secteur des montres de ce type est souvent concerné par le fléau de l’enshitification. Plus le temps passe et plus votre produit devient lent et désagréable. Au fil des mises à jour, la montre qui était super fluide à ses débuts se transforme en un outil peu pratique, voire désagréable.

Certes, ce système propose une nouvelle fonction commune avec les nouveaux modèles sortis deux ou trois ans plus tard, mais au prix d’une autonomie divisée par deux ou d’un défilement façon diapositive. J’ai ainsi porté une montre de marque qui a rajouté une fonction parfaitement inutile en transformant radicalement le confort globalement proposé. Il a été possible de revenir en arrière, de réinstaller l’ancien système au prix de quelques manipulations hasardeuses. En revanche, cela n’a plus empêché la montre de me proposer chaque matin au réveil de télécharger une mise à jour dont je ne voulais pas. Ici, le système propose même une option d’installation « temporaire » pour vérifier que votre montre va bien supporter une nouvelle fonctionnalité.

Une autre raison pour avoir envie de basculer vers un outil comme AsteroidOS ? Se détacher d’un possible mouchard technique qui sait où vous allez, vos horaires et peut même relever des éléments concernant votre santé. Avec un système Linux que l’on peut contrôler, dont on peut adapter les outils et l’interface. On est à même de retrouver les éléments de son choix et même de les afficher comme bon nous semble. Il suffit de regarder la vidéo de présentation ci-dessus pour comprendre à quel point l’interface proposée est plus malléable que celle des fabricants.

Comment installer AsteroidOS ?

Pour chaque montre compatible, un énorme travail de prise en main est réalisé. Bien mieux fait que beaucoup de solutions commerciales d’ailleurs. Cela commence par un listing des éléments supportés par chaque montre comme ci-dessus. Le site vous demande ensuite de choisir quelle version du système vous souhaitez, sur quel système tourne actuellement votre montre et depuis quel système vous l’installez. 

Le téléchargement adapté est proposé puis le détail de la méthode d’installation pas à pas. L’idée est de rendre l’opération très facile et sans mauvaises surprises techniques. Vous savez dès le début ce qui risque de marcher ou non.

Le point négatif actuel de ce système est son absence de store, vous ne trouverez pas l’équivalent de ce que propose un WearOS par exemple. Pas de jeux, pas d’applications, aucun loisir de se balader dans un choix de centaines de cadrans. L’équipe en charge du projet y réfléchit mais ce n’est pas pour maintenant.

Le site du projet.

AsteroidOS 2.0 : une dose de libre pour montres connectées © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 19 février 2026 MiniMachines.net

Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase

19 février 2026 à 15:47

Quel est le rendu que vous préférez ? L’image native ? Le DLSS 4.5 ? Ou le FSR ? Vous en avez peut-être entendu parler, l’expérience de ComputerBase fait grand bruit sur la toile. Le site a demandé à ses lecteurs de choisir entre différentes images tirées de différents jeux vidéo mais avec des technologies de rendus différents. Trois grandes solutions ont été mises en concurrence. Un rendu « natif », c’est-à-dire celui calculé par le circuit graphique de la machine. Un rendu piloté par un algorithme signé Nvidia avec le DLSS 4.5. Et enfin un rendu piloté par AMD avec le FSR.

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

La surprise vient du fait que le test, réalisé bien entendu « à l’aveugle » sans que les internautes ne sachent quelle technologie est employée pour chaque image, met en évidence une préférence marquée pour le rendu issu de la technologie DLSS 4.5. On pourrait penser que l’image préférée des internautes serait la plus « juste » possible. Entendez par là celle qui correspond le mieux à ce que les développeurs du jeu proposent. Il n’en est rien, sur toutes les images et quel que soit le jeu, la majorité préfère le rendu DLSS 4.5.

Les résultats sont sans appel : sur les 6 jeux mis au vote, la majorité des internautes préfèrent l’image générée par la technologie de Nvidia. Avec, pour certains titres, des résultats sans équivoque : sur Satisfactory par exemple, c’est presque 61% des suffrages qui désignent le DLSS 4.5. Contre 15.1 et 12.4% pour le rendu natif ou le FSR. 

Premier élément à noter, assez important d’ailleurs, il ne s’agit pas d’un podium. La question importe ici et ComputerBase le rappelle. On demande aux internautes quel est le meilleur rendu dans les différentes propositions. Et non pas de dresser une liste de préférences entre elles. Autrement dit, les votants ont juste choisi l’image qu’ils préféraient pour chaque jeu sans déterminer ensuite s’ils en préféraient une seconde. Si cela permet de mettre explicitement en avant le DLSS cela n’offre pas la possibilité de dire que le natif ou le FSR est second. Si la question d’un tri de préférences des images avait été demandé, on aurait pu établir un classement. Ce n’est donc pas le cas ici.

Jeu Pourcentage de vote
« rendu équivalent »
Date de sortie du jeu
Anno 117 10.7% 2025
ARC Raiders 11.5% 2025
Cyberpunk 2077 22.6% 2020
Horizeon Forbidden West 12.6% 2022
Satisfactory 11.6% 2019
The Last of US Part II 7.8% 2020

Second point qui me parait intéressant : un jeu qui a largement été mis en avant pour ses qualités graphiques, Cyberpunk 2077, est celui où les votes pour l’absence de différence entre les affichages est le plus élevé. Cela veut dire que pour ce titre aux graphismes très léchés, et dont une grande partie de l’intérêt vient de l’univers déployé par les designers, le moteur de jeu impose un rendu précis qui peine à être départagé.

Ce résultat est très net et c’est un des premiers jeux à avoir été embarqué par des IA pour mettre en valeur ces technologies de génération d’images. Sorti en 2020, il fait partie des tous premiers titres pilotés par le FSR d’AMD (lancé en 2021) et le DLSS de Nvidia (2020). Cela veut dire que ces technologies n’avaient pas encore déployé tout leur « savoir faire ». Pour autant, d’autres titres comme Satisfactory ou The Last of US part II sont sortis à la même époque et héritent de notes d’équivalences bien plus faibles. On peut donc se demander dans quelle mesure les développeurs, sachant que les jeux étaient de plus en plus sujets à interprétation de la part des matériels de jeu, ont décidé de relâcher leurs efforts de contrôle sur le rendu de leurs titres. 

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Difficile de leur en vouloir d’ailleurs. Entre un joueur qui va lancer une partie sur un PC portable avec un écran bas de gamme et un circuit graphique de base, un autre qui profitera d’un écran géant OLED porté par une carte graphique très haut de gamme et un troisième, entre les deux, qui profitera des solutions IA que sont les DLSS 4.5 ou FSR 3.1 sur un écran IPS, les équipes de développement sont perdues. Bien malin celui qui saura comment le jeu sera affiché au final. Il faut une volonté de développement très spécifique pour appuyer un rendu précis afin que cela ait un impact. Et peut être que Cyberpunk 2077 est un des seuls à avoir eu cette exigence. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que le jeu a été aussi exigeant lors de sa sortie : il refusait de tourner sur des configurations trop moyennes.

Le DLSS 4.5 en 2026 propose aux jeux ce que les ingénieurs du son ont proposé à la musique dès les années 2000.

Enfin, il n’y a pas de raisons que notre vue soit si différente de nos autres sens. Lorsque les casques, amplis, autoradios, lecteurs de Mp3 en tous genres se sont vus affublés de fonctions d’amplification des Basses, les ventes ont augmenté. Le public a préféré ce son largement amplifié de boom boom au fur et à mesure que la consommation de la musique a quitté les maisons pour envahir les rues. Les basses étant alors la plage de son que l’on entendait le mieux. Lorsque les albums ont été « remasterisés » en masse avec une normalisation à outrance, le public a adhéré et suivi ce travail sonore. A chaque fois, cela colorait largement la volonté originale du ou des auteurs. Et pourtant le marché a suivi.

Dans le domaine de l’image et de la vidéo, même constat. Des fonctions comme le HDR intégrées par défaut dans de nombreuses applications de photo. Ou les fameux algorithmes intégrés dans les téléviseurs qui réussissent à transformer un film tourné en cinémascope en une série télé filmée à la caméra numérique… Ces technologies ont les faveurs du public. Beaucoup de personnes trouvent les rendus originaux trop fades. Qu’ils « manquent de pêche ». 

Cette apparition d’une préférence pour le rendu « IA » du DLSS 4.5 n’est, à mon avis, pas à regarder autrement. Le public apprécie ces images. Ce n’est pas tant que le rendu soit meilleur en DLSS ou en FSR qu’en natif. C’est que les joueurs ont été habitués à regarder leurs jeux de la même manière que le reste, en poussant les niveaux de contraste et de saturation toujours plus haut.

Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase © MiniMachines.net. 2026

Le NAS-PC Beelink Me mini Intel N95 16/64 Go à 237€

19 février 2026 à 14:03

Mise à jour du 19/02/2026 : Le Beelink Me Mini en version Intel N95 avec 16 Go de mémoire et 64Go de stockage eMMC est en promo sur le site de la marque à 237.95€2. Les containers ont quitté les usines et voyagent depuis quelques jours en direction de leur entrepôt européen situé en Allemagne. En attendant, les produits sont disponibles sur leur site en précommande. Les stocks sont assez conséquents mais cette livraison concerne toute l’Europe.

Découvrir l’offre sur Beelink

Billet du 12/05/2025 : Petit cube de 9.9 cm de côté seulement3 le Beelink Me mini est un impressionnant MiniPC qui se prend pour un NAS.

Le Beelink Me mini suit la voie ouverte par d’autres, notamment les Aoostar WTR, qui ont compris que le public était en attente de nouveaux formats de minimachines. Alors que les grandes marques ont tendance à peu expérimenter et visent en général le plus largement possible pour toucher un maximum de public. De plus petites se glissent dans des interstices. Proposent des machines expérimentales « pour voir » et suivent le mouvement si cela fonctionne. C’est clairement le cas pour les NAS-PC. La partie logicielle des NAS a toujours été assurée par des développements privés, des solutions créées sur-mesure par des fabricants de NAS qui ne pouvaient pas débarquer vers d’autres machines. La chasse gardée de leur logiciel permettant à ces marques de conserver leur avantage concurrentiel malgré l’emploi de matériel souvent techniquement identique. Des processeurs, de la mémoire et un stockage de PC.

Mais la donne a changé. Il n’était qu’une question de temps avant que des internautes travaillent et partagent le code de systèmes d’exploitation adaptés à une gestion de NAS évolués. Et ces dernières années, ces logiciels sont devenus de plus en plus nombreux. Et de plus en plus accessibles. On parle de solutions comme  TrueNAS, OpenMediaVault, UnRaid ou encore FreeNAS. Des solutions qui permettent de transformer tout type de machine en NAS potentiel avec des tonnes d’extensions, de services et de possibilités, une grosse communauté et des guides très abordables. Bref, un « bouchon » technique avait sauté.

Je n’ai aucune idée de la généalogie globale d’outils comme ce Beelink Me mini dévoilé  en mars dernier ou autres engins du genre. Mais je suis prêt à parier qu’un groupe d’ingénieurs frais émoulus de l’école a eu un jour l’idée de faire le rapprochement entre des communautés très actives en ligne autour de ces logiciels et les matériels sur lesquels ils planchaient au boulot. Se disant qu’au vu des tarifs des nouvelles minimachines et de leur faible encombrement, il y aurait sans doute moyen d’imaginer des solutions prêtes à l’emploi. Cela a commencé assez timidement avec des MiniPC proposant deux espaces 3,5 « . Puis, progressivement, au fur et à mesure que les chiffres de ventes enflaient, cela s’est développé. On a pu noter l’apparition de solutions de plus en plus évoluées. Des cartes mères orientées vers ces usages proposant jusqu’à six ports SATA pour autant de disques. Des boîtiers variés, des PC qui ressemblaient de plus en plus à des NAS avec des baies amovibles. Ou des solutions de poche avec juste des SSD M.2 2280.

Beelink Me Mini

Beelink Me Mini

Aujourd’hui, on peut commencer à voir débarquer des engins franchement séduisants comme ce Beelink Me Mini. Une minimachine qui propose dans un encombrement réduit, pour comparaison un Rubik’s Cube original mesure 5.6 cm de côté, pas moins de six emplacements de stockage au format M.2 2280. Lancé en  mai 2025 à 389$, ce nouveau PC-NAS proposait un équipement très complet.

Articulés autour de processeurs Intel N95 ou Intel N150 à très basse consommation, il propose de 12 à 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée à la carte mère, 64 Go de stockage de base en eMMC et pas moins de six ports M.2 compatibles du 2230 au 2280 NVMe. Le premier que l’on pourra réserver au système si on ne veut pas utiliser le eMMC pourra être occupé par un SSD M.2 2280 PCIe 3.0 x2.

Autour de lui, cinq autres emplacements du même ordre en M.2 2280 PCIe 3.0 x1. Au total, la solution pourra accueillir pas moins de 24 To de données avec 6 SSD de 4 To. À noter également, la présence d’une carte Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 intégrée qui embarque un module Intel AX101 dans un format M.2 2242.

Pour fonctionner en NAS, le MiniPC propose deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique assez légère par rapport à ce que propose habituellement un MiniPC : un USB 3.2 Type-A en façade accompagné d’un second USB 3.2 Type-C et d’un bouton d’alimentation entouré de deux petites LEDs témoins. À l’arrière, une sortie HDMI et un USB 2.0 Type-A. Cela fait peu mais c’est assez logique, Beelink s’est servi des lignes PCI de la connectique classique pour pouvoir exploiter les ports M.2 en interne. On note au passage la prise bipolaire du système directement visible au dos de l’engin.

Beelink s’est fait une spécialité de ce type d’intégration de l’alimentation de ses MiniPC dans leurs châssis. Ici le petit bloc 45 watts occupe une place toute en hauteur à l’instar des SSD. Le tout profite d’un refroidissement intelligent basé sur une structure en aluminium et la circulation d’air poussé par un ventilateur. Le constructeur promet un refroidissement silencieux et pour avoir eu sous le nez ses dernières machines de la gamme « EQ » avec une alimentation intégrée, le résultat est vraiment assez bluffant.

A noter que le MiniPC est livré sans système d’exploitation. Encore une fois, comme je vous le disais en introduction de ce billet, je suppose que les constructeurs se sont rendus compte d’une manière ou d’une autre que leur public était également constitué de personnes à même de profiter de distributions spécialisées. La marque a même calibré la présence de son eMMC en 64 Go pour accepter les systèmes les plus légers à cet égard. 

Découvrir l’offre sur Beelink

Le NAS-PC Beelink Me mini Intel N95 16/64 Go à 237€ © MiniMachines.net. 2026

❌