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Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone

3 mars 2026 à 19:30

Abxylute M4

Mise à jour : la manette est désormais en vente pour 42.95€ sur le site du fabricant dans différents coloris. Je n’ai pas de code promo mais les frais de port sont gratuits pour la France.

Billet d’origine du 15/11/2025 : Le Abxylute M4 se positionne à l’arrière d’un smartphone placé en mode horizontal. Il déploie en dessous de la diagonale de son écran les éléments classiques d’une console de jeu mobile.

Abxylute M4

Avec le Abxylute M4, on retrouve en quelques secondes deux mini joysticks analogiques, une croix directionnelle et des boutons ABXY. Sous chaque index, deux paires de gâchettes sont idéalement positionnées. Le dispositif va permettre de jouer confortablement en évitant de manipuler l’écran et donc de cacher ce qu’il s’y passe.

Une fois la partie terminée, il suffira de détacher l’accessoire qui se fixe magnétiquement à tout smartphone proposant une charge magnétique. Le dispositif propose en effet un anneau qui va se connecter à ce dispositif pour se fixer à l’appareil. Un usage simple, direct et sans fil puisque la petite manette embarque simplement un module de dialogue en Bluetooth 5.3. Autoalimenté par une batterie 300 mAh qui lui offrira 12 heures d’autonomie en jeu après chaque recharge. Cela veut dire que la manette pourra, par ailleurs, être employée avec d’autres appareils en la gardant en main : tablette posée sur une table, mais aussi PC portable par exemple. La liaison Bluetooth assurant désormais une connexion quasi universelle.

La manette Abxylute M4 mesure 7.5 cm de haut pour 7 cm de large et 1.5 cm d’épaisseur, elle pèse juste 56 g et se rechargera en USB Type-C, bien entendu. Elle est proposée en plusieurs coloris : blanc, noir, orange et dans une livrée très Nintendo GameCube.

La marque Abxylute ne nous est pas étrangère et le produit proposé sur Kickstarter me laisse froid. L’idée est suffisamment simple et bonne pour que l’on voie des clones apparaitre en boutique un jour ou l’autre. La marque n’est d’ailleurs pas spécialement connue pour être une grande innovatrice. Il est possible que cet objet soit en réalité un produit commercial rebadgé pour l’occasion. S’il est proposé à un prix abordable en financement participatif (34€ HT), je préfère passer mon tour pour le moment.

Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC

3 mars 2026 à 17:08

Point clé de la Lenovo Legion Go Fold, un écran pliable POLED de 11.6 pouces qui affiche en 2435 x 1712 pixels. Un écran énorme pour une console de jeu mais qui sera parfait pour un usage de canapé.

En déplacement, la Lenovo Legion Go Fold pourrait compter sur la possibilité de plier l’affichage en deux pour retrouver une solution plus mobile en 7.2 pouces de diagonale. La dalle qui affichera une luminosité de 500 nits et un rafraichissement de 165 Hz. Cet affichage posé sur un système de manettes permettra de jouer de manière optimisée.

L’écran pourra également se détacher totalement des périphériques de jeu pour un usage en mode purement tablette dans les deux diagonales. Ou devenir, avec un clavier détachable, un pseudo portable ultramobile.

Lenovo Legion Go Fold

A l’intérieur de cette Lenovo Legion Go Fold, on retrouvera un processeur Core Ultra 7 256V de la galaxie Lunar Lake d’Intel accompagné par ses 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 intégrés à un processeur qui restera sagement dans un TDP situé entre 17 et 37 watts. Son circuit graphique Arc 140V devrait lui permettre de piloter cette dalle particulière de manière convaincante. Pas d’infos quant aux spécifications du stockage, on sait qu’il s’agira d’une solution de 1 To au maximum mais sans détails sur ses caractéristiques. 

Lenovo Legion Go Fold

La partie écran/tablette est annoncée comme pesant 638 grammes et le double contrôleur 230 grammes. Le tout atteindra donc 868 grammes au total, ce qui est plutôt correct.

Le Lenovo Legion Go Fold est un concept difficile à commercialiser.

Il s’agit ici d’un pur concept de la part de Lenovo. Les processeurs Intel Lunar Lake ne sont plus vraiment d’actualité, Panther Lake a pris le relais. Et Intel a annoncé qu’il ne souhaitait plus réellement les proposer. C’est surtout le concept même de ce projet qui semble assez éparpillé. Le prix d’un tel objet devrait être fort élevé. L’équipement interne, la dalle pliante et l’accessoire de jeu, le tout combiné, on imagine un tarif fort important pour l’ensemble. Est-ce qu’un tel objet trouverait concrètement son public ? Je n’en suis pas certain. Le budget serait sûrement difficile à accepter et la proposition resterait en dessous des attentes d’un joueur PC pour ce type d’investissement.

Difficile de savoir si cette Lenovo Legion Go Fold trouvera un jour les rayons, mais si c’est le cas, ce sera vraiment plus un produit de parade qu’un best-seller.

source : Lenovo

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC © MiniMachines.net. 2026

TCL présente les écrans NXTPAPER AMOLED au MWC 2026

3 mars 2026 à 14:53

La technologie NXTPAPER AMOLED promet une finition différente aux dalles à cristaux liquides classiques. Loin des vrais écrans à encre numérique, elle propose une approche plus douce et moins sujette aux réflexions que les dalles en verre. TCL compte faire évoluer sa technologie vers de nouveaux écrans pour plus de vivacité et de luminosité.

NXTPAPER AMOLED

Les dalles NXTPAPER actuelles sont sous écrans IPS. Elles proposent surtout deux choses importantes qui les rendent plus proches du papier que les autres écrans. Des reflets beaucoup moins importants et plus proches d’un papier glacé que d’une vitre. Mais également une gestion de la lumière étrangement « plate ». Il est difficile de décrire un écran NXTPAPER AMOLED mais ils donnent l’impression que sa lumière s’arrête à la surface de leur dalle. L’image ainsi présentée semble ne pas briller et se comporte un peu comme si c’était la lumière extérieure qui venait se refléter sur du papier.

Cela ressemble un peu à ce que propose l’ulexite, une pierre qui dirige la lumière de manière étonnante, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. La qualité n’est pas très bonne mais elle montre bien l’effet optique de ce minéral particulier.

Evidemment sur l’écran de TCL, ce n’est pas vraiment la même chose, mais en l’absence de tout effet de lueur et de brillance au delà de la surface en verre employée par TCL, l’impression est assez similaire. Comme le rendu global est très dépendant de la technologie d’affichage en dessous, le changement de technologie a du sens. Avec un écran NXTPAPER AMOLED, TCL va bénéficier de noirs très sombre et de forts contrastes de coloris, ce qui aura un effet encore plus saisissant sur l’image. En basculant en niveaux de gris l’affichage, l’effet est encore plus saisissant.

La dalle proposera une luminosité minimale de 1 nit pour les zones les plus sombres et pourra grimper à 3200 nits pour les points très lumineux. Le rafraichissement grimpera à 120 Hz et TCL promet une dalle respectant à 100% la norme DCI-P3. Ces écrans NXTPAPER AMOLED devraient trouver leur chemin vers le grand public d’ici la fin de l’année 2026.

À noter que jusqu’ici, il semble que personne ne se passionne pour la technologie de TCL. Seule la marque propose ses tablettes et smartphones équipés de ces dalles spécifiques.

TCL présente les écrans NXTPAPER AMOLED au MWC 2026 © MiniMachines.net. 2026

Filament et résine, Anycubic propose de faire le plein pour 2026 ?

3 mars 2026 à 13:48

C’est la fête des consommables chez Anycubic. La marque d’imprimantes 3D propose des packs de 20 kilos de matériaux. PLA, PLA+, PLA spéciaux mais aussi ABS, PETG pour les filaments. Résines standard, résine lavable à l’eau, résine « ABS » ou texturée, énormément de choix à partir de 7€ le kilo.

Résine Anycubic standard

Résine Anycubic standard

Le prix au kilo pour ces offre est très intéressant, évidemment, au-delà du coût à l’achat il y a un second élément à prendre en compte. Celui de l’encombrement. Voir 20 bidons de résine ou 20 bobines de filament débarquer n’est pas anodin. Mais si vous avez la place, c’est un investissement qui a beaucoup de sens. La bobine de 1 kilo de filament PLA+ qui va convenir à une impression rapide classique se négocie en général entre 18 et 22€ le kilo suivant les fournisseurs. 

Filaments 20 KG Résines 20 KG
PETG 139€ Résine Standard 165€
PLA Basique 145€ Résine Lavable à l’Eau 2.0 185€
PLA Basic Refill 141€ Résine ABS-Like 2.0 159€
PETG Refill 135€ Résine UV à Base de Plantes 2.0 179€
PLA Haute Vitesse 175€ Résine ABS-Like 3.0 185€
PLA Spécial 145€ Résine Standard V2 189€
PLA+ 165€ Résine ABS-Like Pro 2 209€
PLA Mat 192€ Résine Haute Vitesse 2.0 229€
PLA en Soie 192€ Résine ABS-Like Lavable à l’Eau 3.0 209€
ASA 229€ Résine Texturée 14K 229€
ABS 249€ Résine Artisanale DLP 249€
    Résine Résistante 2.0 259€
Les prix de l’offre Anycubic varient suivant les matériaux mais débutent en dessous des 7€ pour le filament et des 8€ pour la résine !
 
Voiture RC réalisée en PETG Anycubic

Voiture RC réalisée en PETG Anycubic

Pour son offre, Anycubic propose par exemple les 20 kilos de PLA à 165€, soit 8.25€ le kilo. Les 20 kilos de PETG sont à 135€ soit 6.75€ le kilo… Même chose pour la résine. 20 kilos de résine standard est également à 8.25€ le kilo. La résine lavable à l’eau est à 9.25€ le kilo. Idem pour les résines de type ABS.

145€ les 20 Kilos de PLA Basique

145€ les 20 Kilos de PLA Basique

Tout cela avec évidemment du choix dans de multiples coloris à votre gré. Que vous ayez récemment investi dans une nouvelle imprimante 3D ou que vous souhaitiez recharger les stocks d’une solution déjà en place, les filaments et résines Anycubic sont très efficaces et tiennent très bien dans le temps.

Dans cet exemple, j’ai mixé plusieurs couleurs de PLA Basic et avec la livraison gratuite, les 20 kilos tombent automatiquement à 145€ TTC. Les stocks proviennent d’Europe et le délai de livraison est détaillé suivant les références et les coloris.

Voir l’offre sur Anycubic

La conservation des filaments d’impression 3D

Il faudra bien penser à bien protéger les filaments ouverts pour qu’ils ne prennent pas l’humidité. Soit en les protégeant efficacement après ouverture avec un sac dédié de mise sous vide et des sachets de silicate. Soit avec des boîtes de rangement pour les filaments ouverts. Vous pouvez également trouver des boîtes hermétiques de grand format dans des magasins de discount et déposer du gel silicate dans un bocal au fond, cela fonctionne très bien.

La solution la plus efficace reste sans conteste le « séchoir à filament » comme ce Creality SpacePi X4L ( en promo à 109.99€ avec le code NNNFRSPX4L chez Geekbuying ) qui permet de sécher deux compartiments séparés jusqu’à 75°C en le programmant. Ce qui peut être utile si vous avez du filament qui a vraiment pris l’humidité ou en amont de l’impression de certains matériaux spécifiques complexes comme les filaments enrichis de fibres de carbone. A noter que si votre imprimante 3D est en caisson comme les Centauri Carbon et Centauri Carbon 2, vous pouvez rattraper une bobine qui s’est humidifiée en la laissant simplement posée quelques heures sur le plateau chauffé à 60°C porte fermée.

Pour les résines Anycubic et les autres

Les résines sont livrées en bouteilles hermétiques et ont toutes une date de péremption. Celle-ci est indicative et, d’expérience, certaines résines ayant largement passé la date de péremption sont toujours parfaitement exploitables. Il faut juste veiller sur trois éléments.

L’humidité est également un ennemi, les bouteilles doivent être fermées consciencieusement. Si vous fermez correctement une bouteille, alors la résine sera protégée et pourra rester à l’abri.

La lumière, évidemment, les résines réagissent aux UV, c’est leur principe de fonctionnement. Il ne faut pas les stocker ailleurs que dans les bouteilles d’origine. Stocker une résine dans une bouteille en verre transparent peut être tentant mais ce n’est vraiment pas une bonne idée. Pour remettre la résine dans leur bouteille, utilisez un entonnoir dédié1 et des filtres fins pour éviter que des poussières et des débris ne fassent le voyage. Des kits existent avec entonnoir, filtres et spatules

La température. Les résines ne sont pas censées réagir à la chaleur mais cela augmente leur faculté de polymérisation. Il est conseillé de les stocker dans un endroit frais entre 10 et 15°C. Toujours dans des températures sous les 20°C. Les entreposer sous un toit qui va accumuler de la chaleur en été n’est par exemple pas une bonne idée. Un grand bac hermétique dans un cellier, un sous-sol ou un garage isolé, ce sera parfait.

Filament et résine, Anycubic propose de faire le plein pour 2026 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus

3 mars 2026 à 11:48

Microslop est une construction comme savent inventer les internautes en un éclair de génie. Une construction que Microsoft ne supporte pas. L’assemblage de Microsoft et de Slop qui désigne les productions imbéciles des générateurs IA, elle colle déjà à la peau de l’entreprise.

La naissance du mot Microslop date seulement de janvier, comme tous les termes qui font mouche, il est massivement repris par la toile. Sous forme de hashtag, en commentaire et autres blagues au détour d’un message publié ça ou là. Ce n’est pas la première fois que le papa de Windows hérite d’un sobriquet peu flatteur. On connaît bien les termes Micro$oft et autre Microflop qui parsèment le web depuis de nombreuses années. Le problème, c’est que le mot Slop est devenu une star en 2025. Il réussit, en quatre lettres, à décrire toute l’aigreur d’un public affolé par le pourrissement rapide du web. Pourriture liée aux générateurs de textes, de vidéos et d’images qui font que désormais on doute de tous et de tout. Le web aura connu un avant et un après le Slop.

Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest

Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest

Microslop contre Goliath

Le truc avec Microslop, c’est que ce simple mot mène une bataille idéologique à lui tout seul. Le mot englobe toute la dérive des investissements colossaux dans l’IA de Microsoft. Avec Copilot+, avec les tentatives de faire avaler de l’IA dans son système d’exploitation, avec le passage de Windows 11 au forceps et ses comportements erratiques, la proposition bien flippante de Recall, la baisse constante de qualité du système et la mise en avant des possibilités très théoriques des NPU sous Windows. Avec le changement physique des claviers de certaines machines. Microsoft s’est fait une jolie réputation de forceur. Ces courtisans qui ont le compliment un peu trop facile et les intentions trop claires pour qu’on leur fasse confiance.

Sur l’IA, Microsoft est passé de système d’exploitation à acteur et semble ne pas comprendre pourquoi le grand public le boude. Le principe d’un système d’exploitation est de proposer une formule de fonctionnement. Un endroit où installer les programmes de son choix et les piloter tranquillement. Depuis longtemps chez Microsoft cette politique n’est plus assez rentable, alors depuis des années la firme déploie différentes stratégies pour aller plus loin.

Cela a commencé avec Microsoft Office qui a été une réussite autant technique que marketing. Presque tout le monde dit Word pour traitement de texte, PowerPoint à la place de présentation ou Excel au lieu de tableur. Cela a donné envie à l’éditeur de proposer d’autres services. Avec Edge par exemple, pour tenter d’en faire le navigateur web par excellence. Cela n’a pas trop bien marché. Edge a été une bataille coûteuse, très coûteuse. Perdue face à Google Chrome. Depuis, d’autres tentatives de devenir leader sur un secteur en dehors du marché du système d’exploitation sont apparues et la plus importante en date est celle de l’IA. 

L’IA parce qu’un de ses principaux enjeux est de rebattre les cartes actuelles de la recherche en ligne. L’objectif pour les géants mondiaux de l’IA comme OpenAI, Anthropic, Google ou Microsoft, c’est de fournir un service en amont. De garder les utilisateurs sur ses pages au lieu de le voir partir ailleurs. Vous l’avez sûrement vu, désormais les moteurs de recherche et les navigateurs proposent des fonctions IA dont le but est de répondre à vos questions avant de proposer des résultats de recherche. L’objectif de Microsoft est de faire cela au sein même de Windows. Que chaque question ne sorte pas du système mais reste bien enfermée à l’intérieur. L’idéal serait que cela devienne un réflexe utilisateur. De la même manière qu’on appuie sur la touche Windows et qu’on commence à pianoter le début d’un programme à lancer, on appuierait sur la touche Copilot pour interroger l’IA maison.

On comprend mieux pourquoi Microsoft n’aime pas Microslop. Si le grand public venait à déconsidérer les recherches sous Windows et Copilot en général, cela serait catastrophique pour la marque. C’est un peu le risque pourtant quand on cherche à faire rentrer au chausse-pied l’usage de l’IA partout et pour n’importe quoi.

Microslop bannit des serveurs Discord de Copilot.

Il y a peu, des internautes se sont rendus compte que le mot « Microslop » était banni de certains serveurs Discord. La technique est simple, les modérateurs ont des listes de mots qu’ils ne veulent pas voir. En général des insultes, des termes spécifiques qui n’ont pas lieu d’être sur un site public. Une « liste noire » de mots est ainsi tenue par la modération et tout message qui en utiliserait un empêcherait sa publication. L’utilisateur qui emploie le mot recevant un message qui indique qu’il a enfreint les règles du canal comprend donc assez vite où est l’interdit.

Évidemment, comme l’internaute moyen adore tout ce qui est interdit et qu’il suffit de changer une lettre pour que le mot survive à cette modération. La contrainte se transforme rapidement en jeu. Ainsi Microslop se transforme en Microsl0p ou Micro$lop qui, eux, fonctionnent. Devant le nombre de possibilités et l’inventivité des utilisateurs, les modérateurs finissent par limiter l’accès à certains serveurs. Ce qui met précisément le feu aux poudres et renforce l’image sulfureuse du terme et de Copilot. 

Ce que Microslop nous apprend

La stratégie choisie par Microsoft est la pire possible. Elle montre plusieurs choses dans un condensé qui illustre parfaitement le problème lié aux LLM et autres IA génératives.

D’abord, la stratégie consistant à faire disparaitre quelque chose et qui a l’effet absolument inverse est documentée depuis longtemps en ligne sous le nom d’Effet Streisand. Si les équipes de modération avaient laissé couler, le terme aurait sans doute constitué un bruit de fond constant mais n’aurait jamais fait l’actualité. L’irritabilité connue de Satya Nadella quant à ce mot Microslop a certainement poussé certains a faire du zèle et interdire un mot qui aurait dû rester libre d’emploi. La censure joue ici son rôle de combustible.

Ensuite, que Copilot n’aurait jamais pu inventer le terme MicroSlop. Ce qui apparait pourtant comme une évidence dès la première lecture dans son contexte à toute personne connaissant le mot Slop. Il fallait un terme pour ces images générées par une IA qui ne saisit pas ce qu’elle affiche. Les humains avec trois bras, les chiens avec une tête de chaque côté du corps, ces scènes « historiques » où un roi franc est habillé comme Louis XIV ou ces villes romaines où l’on distingue des palettes et des caddies… La contraction Microslop est une invention humaine parce qu’un LLM n’est qu’un faiseur de puzzle qui reprend les mots des autres. Rien de plus. Les IA sont incapables d’inventer des choses poétiques ou des slogans ayant un fort impact. Elles seront aussi bien perdues devant la description du monde par les yeux d’un nouveau courant de peinture que par l’efficacité d’une comptine d’enfant.

Enfin et surtout, en jouant sur la censure du mot, Microsoft nous montre le danger de ces IA. Faire une recherche au travers de Copilot, c’est faire une recherche au travers de la vision du monde de Microsoft. Et, si ce regard sur le monde a pour but de faire disparaitre un mot du paysage, quels autres termes, quels autres angles, quels autres produits sont ou seront également amenés à disparaitre ? Microsoft illustre ici en un seul choix tout le problème de laisser son univers se réduire à la volonté d’un censeur.

Vous avez déjà tenté de faire une recherche sur des logiciels alternatifs à celui que vous utilisez au quotidien ? Une mise à jour a rendu votre logiciel préféré de gestion d’images inexploitable ou moins pratique, et vous entrez dans un moteur de recherche quelque chose comme le nom du logiciel et le mot-clé « alternatives ». Le moteur de recherche propose alors une liste de liens vers des solutions. En général, les premiers résultats sont des listes établies par des logiciels concurrents qui vont mettre en avant leur solution tout en présentant les autres de manière moins flatteuse. Que se passera-t-il si vous faites une recherche d’une alternative aux outils bureautique de Microsoft au travers de Copilot ? Est-ce que celui-ci vous présentera Libre Office ? Vous dira-t-il qu’il est gratuit et suffisant pour la très grande majorité des usages ? 

En censurant Microslop, même sur un service comme Discord, Microsoft nous rappelle qu’une entreprise de ce type est toujours sur la corde raide entre la protection de ses intérêts et l’information libre et non faussée. Cette IA Copilot qui est intégrée au chausse-pied dans Windows reste une boite noire sur laquelle nous n’avons aucun contrôle ni aucune information de fonctionnement. Si demain Microsoft voulait que certaines informations d’actualité ne remontent plus de ses calculs, cela serait tout à fait possible. 

Au-delà du Slop et de ce qu’il a déjà fait au web à cause des géants de l’IA et des outils mis à la disposition du public, l’enjeu de la censure possiblement exercée par un géant de la tech comme Microsoft est un enjeu beaucoup plus vaste et inquiétant.

Microsoft recule

L’éditeur a depuis fait savoir que la censure du mot Microslop était temporaire et que le serveur Discord Copilot a été fermé pour lutter contre les spams. On ne saura jamais si c’est vrai ou si la réalité d’un effet Streisand est irrévocablement destinée à être rappelée après toute tentative de censure. Toujours est-il que la modération promet une réouverture du canal de discussion et de l’emploi du mot préalablement banni. Je n’épiloguerai pas sur les raisons réelles ou supposées de ce retour à la normale. Le fait que Microsoft, comme toutes les autres IA, puisse remodeler le monde au travers du regard qui leur convient le mieux est évident. C’est notamment pour cela que vous devez pousser vos recherches en ligne au-delà de ce que vous propose une IA par défaut. Qu’un petit tour sur une encyclopédie vous sera toujours plus utile qu’un résumé piloté par un LLM. 

Au moins, vous serez certain d’une certaine complexité de l’analyse, de lire des avis pouvant être contradictoires et en mesure de voir des images fiables. Vous aurez même parfois des explications qui iront contre vos convictions. Choses qu’ont bien du mal à faire les IA aujourd’hui.

Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot

Source : Windows Latest

Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu

3 mars 2026 à 07:07

La Lenovo Legion Tab est une très belle tablette de 8.8″ de diagonale qui affiche en 3040 x 1904 pixels grâce à une dalle IPS. Elle proposera un rafraîchissement de 165 Hz atteignant 600 nits de luminosité. Elle sera propulsée par une puce Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5 refroidie par un système de Vapor Chamber. De quoi faire tourner beaucoup de choses dans un format assez sympathique sous son Android 16..

Legion Tab

L’écran juste sous les 9 pouces ne donne pas encore ses dimensions mais ne pèsera que 360 grammes. Elle embarquera jusqu’à 16 Go de mémoire vive LPDDR5x-10667 et 512 Go de stockage en UFS 4.1. Avec cet équipement, la Legion Tab proposera une batterie de 9000 mAh et deux ports USB Type-C, un de chaque côté. Un détail à applaudir puisque cela évite la traditionnelle séance de retournement de tablette pour la recharger « du bon côté ». C’est une évolution d’un concept de tablette 8″ que le constructeur déploie depuis 2021.

Aucune mention d’un lecteur de cartes MicroSDXC ni de module 5G à bord pour le moment. On retrouvera une caméra de 50 Mégapixels au dos, accompagnée par un petit logo « LEGION » illuminé de LEDs RGB.

La Lenovo Legion Tab, une tablette Android au prix fort

Ticket d’entrée de ce joujou sous Android ? 799€. Pour ce tarif, ce ne sera pas la version 16/512 Go mais un modèle un peu moins bien équipé avec 12 Go de mémoire et 256 Go de stockage. Sans aucune option OLED ou AMOLED. Pas de clavier ni de stylet non plus. Pas de mention de 5G. Pas de traces d’une extension possible du stockage via une carte mémoire. Non, un modèle certes puissant mais probablement pas plus que les concurrentes du marché. Cela va être délicat pour ce modèle, même si tout le monde sent bien la montée des prix de la mémoire et du stockage, il sera difficile de faire passer la pilule d’un pareil investissement. 

Cette Legion Tab 5e Gen est déjà présente sur le site de Lenovo France : A 799€ en version 12/256Go. Sa disponibilité est attendue entre le 7 et le 9 avril.

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu © MiniMachines.net. 2026

Reçu hier — 2 mars 2026 MiniMachines.net

Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran

2 mars 2026 à 17:57

Le Lenovo AI Work Companion est présenté au MWC 2026 comme un concept qui pourrait être commercialisé à l’avenir. Je ne sais jamais sur quel pied danser avec ce type de produit. Principalement parce que je ne connais pas le prix de l’appareil mais aussi parce qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle boite de Pandore. 

Le Lenovo AI Work Companion est un dock, un produit assez complet d’ailleurs puisque dans son dos on retrouve tout l’attirail classique de ce type d’appareil : USB Type-C avec charge 100W, Ethernet, double sortie HDMI, ports USB… Sur le côté, un jack et des ports USB supplémentaires. Comme souvent, on peut utiliser cet engin pour étendre les possibilités d’un ordinateur portable en mode sédentaire tout en le rechargeant.

Sur la partie supérieure de l’objet, un bouton programmable à sa convenance et une molette qui pourra piloter l’usage de votre choix. On pense à des modes variés pour les deux éléments. Un système pour lancer une application, couper le son de son micro ou sa caméra. Un outil pour lancer un mode « ne pas déranger » ou autre. Pour la molette, les usages iront de la gestion du son à la navigation. La partie arrière laisse penser que l’engin pourrait également embarquer des enceintes, même si rien n’a été confirmé à ce niveau.

AI Work Companion

Sur la partie avant, on retrouve un écran d’une diagonale non détaillée qui va faire l’autre partie du boulot de ce gadget. La partie IA. Car le vrai « plus » du produit mis en avant par la marque est bien ici. Le Lenovo AI Work Companion est pensé pour vous épauler dans votre travail. Outre sa fonction horloge, l’appareil permet d’accéder à votre planning et de vous organiser.

Des fonctions de raccourcis sont proposées avec des icônes pour des tâches classiques comme le lancement d’applications, du copier-coller, le lancement ou la mise en pause de médias. Lenovo indique que l’objet pourra aussi vous alerter sur les différentes entrées de votre planning et même vous prémunir d’un excès de travail en signalant le bon moment de faire des pauses. Certains des écrans indiquent le détail des charges délivrées par les différents connecteurs ainsi que l’état de la batterie de votre portable, par exemple si elle est en cours de charge.

Tout cela sera hautement configurable et semble parfait pour entrer dans le flux actuel de la mode d’une destruction systématique de toute entrave entre votre travail et l’IA. Cela suppose donc l’installation d’un outil logiciel sur votre machine pour remonter vers le dock les informations nécessaires. Une ouverture de votre planning, de vos emails, de ce qui circule dans vos copiés-collés et même de vos entrées d’IA. 

Le Lenovo AI Work Companion plonge dans votre vie privée

C’est peut-être cela qui semble le plus étrange avec ce type d’outil. Le Lenovo AI Work Companion se pose comme un gadget qui va accompagner votre travail alors que vous avez énormément de réunions et de vidéoconférences, un moyen de traiter vos tâches pour mieux vous organiser. Mais c’est également une solution qui force à enlever toute barrière entre votre travail et l’analyse d’une IA. 

Extrait de la présentation de l'AI Work Companion

Extrait de la présentation de l’AI Work Companion

Rien n’est spécifié par Lenovo sur ce poste, mais l’icône visible sur l’écran ne laisse pas trop de doute sur la présence d’un outil signé OpenAI comme ChatGPT. Un outil à qui on confierait les clés de son travail en permanence. Ce qui ne parait pas réellement coïncider avec les règles de sécurité d’une grande entreprise. On imagine mal un grand groupe accepter ce type de gadget si l’ensemble de la proposition est fondé sur une décision et une analyse de ChatGPT. Même pour un particulier ou une petite structure, cette idée d’avoir un carnet de contacts et un agenda scrutés en permanence par une entité tierce n’est pas rassurante.

Encore à l’état de concept, ce type de produit est encore sur le fil du rasoir. Il sera probablement applaudi par les plus euphorique de l’IA. Ceux qui conservent un réflexe de protection de leur vie privée auront vite fait de se poser la question des possibilités d’analyse de ce que l’on pourra considérer comme un cheval de Troie rêvé par tous les services secrets du monde. Un mouchard potentiel installé volontairement sur son bureau, à peine caché par les gentils sourires d’une interface malicieuse.

Si cette interface existait comme une application dans une fenêtre permanente sur son écran, beaucoup de monde tirerait la sonnette d’alarme en ayant peur pour ses données. Mais le fait de l’habiller dans un gadget design rigolo à poser sur son bureau semble faire oublier toute la dangerosité d’un tel objet.

Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran © MiniMachines.net. 2026

AYN Thor et Odin : augmentation du prix des consoles

2 mars 2026 à 14:34

Pour les AYN Thor et Odin, la hausse débutera plus tôt que prévu et le constructeur ne semble pas prévoir d’amélioration avant l’année prochaine « au mieux ». Le fabricant de consoles annonce une hausse de quasiment tous les prix de ses appareils dès le 8 mars.

Le fournisseur de composants mémoire et stockage des AYN Thor et Odin a augmenté ses tarifs et la production des nouveaux modèles est donc plus onéreuse, hormis sur la version la plus entrée de gamme de la marque. Modèle qui n’avait pas eu droit à une remise pendant la période précédente et qui conserve donc un tarif inchangé depuis son lancement.

AYN Thor

AYN Thor

L’augmentation était prévue mais se déroule plus tôt que ce qui avait été planifié. En plus des tensions sur le segment mémoire et stockage, le coût des matériaux semble intervenir et les variations sur les taux de change impactent l’ensemble. La marque avait signalé une évolution des prix à la hausse des AYN Thor et Odin pour avril. Au final, la répercussion aura lieu dans quelques jours.

Modèle Prix officiel  Prix actuel Nouveau prix
Thor Lite
8/128 Go
249 $ 249 $ 249 $
Thor Base
8/128 Go
299 $ 309 $ 319 $
Thor Pro
12/256 Go
349 $ 369 $ 399 $

Thor Max
16 Go/1 To

429 $ 449 $ 489 $

Pour les modèles AYN Thor, l’impact n’est pas forcément monstrueux mais tout de même : 60$ de hausse pour la AYN Thor 16 Go / 1 To, 20$ pour la version 8/128 Go. Ce n’est pas négligeable.

Modèle Prix OFFICIEL Nouveau prix
Odin 3 Base
8 / 128 Go
329 $ 339 $
Odin 3 Pro
12 / 256 Go
399 $ 439 $
Odin 3 Max
16 / 512 Go
449 $ 489 $
Odin 3 Ultra
24 Go / 1 To
519 $ Indisponible

Pour la AYN Odin 3, les augmentations vont de 10$ à 40$ suivant les modèles et la version Ultra, la mieux équipée, est en rupture. Cette dernière étant livrée avec des puces de LPDDR5x plus denses, 2 unités de 12 Go, notoirement plus difficiles à obtenir en ce moment, il est possible qu’il soit impossible de la fabriquer faute de pièces.

AYN développe que l’approvisionnement en composants ne devrait pas s’améliorer avant 2027 dans le meilleur des cas. La marque rejoint ainsi la longue cohorte de constructeurs qui sont obligés de revoir leurs tarifs à la hausse. Ce qui indique non seulement la tension du marché mais l’impossibilité de pouvoir encaisser une hausse passagère par la durée estimée de cette crise.

Les prix n’ont effectivement pas encore changé sur leur site

AYN Thor : une console double écran Android sous Snapdragon

AYN Odin 3 : une console à écran AMOLED 6″ sous Android 15

Spécifications AYN THOR 

AYN Thor

AYN Thor

Spécifications AYN ODIN 3

AYN Odin 3

AYN Odin 3

AYN Thor et Odin : augmentation du prix des consoles © MiniMachines.net. 2026

Partage audio sous Windows 11 ? Il faudra bouffer de l’IA

2 mars 2026 à 12:55

Dans sa grande stratégie de service et d’excellence, Microsoft a décidé d’améliorer son partage audio sans fil avec Windows 11. Mais pour en profiter, il faudra non seulement posséder les casques Bluetooth présents dans une liste assez étroite, mais surtout faire avec la présence de Copilot+ sur votre machine.

Partage audio sous Windows 11

Partage audio sous Windows 11 via Neowin

Pour le résumer rapidement, les machines sous Windows 11 proposent désormais une fonction de partage du son sans fil vers plusieurs casques Bluetooth. L’idée est d’avoir un seul poste qui diffuse de la musique ou le son d’un film vers différentes personnes. Aujourd’hui, l’ensemble des liaisons Bluetooth se base sur un seul volume. Ce qui fait que si vous voulez augmenter le son, l’ensemble du volume augmentera chez tout le monde. C’est un problème parce que tout le monde n’a pas la même audition et les casques eux-mêmes ne proposent pas le même volume sonore à partir de la même source. Et cela malgré une liste assez limitée de produits compatibles.

Le partage audio comme méthode de vente

Vous avez peut-être déjà été démarché au téléphone par des vendeurs de canapés ou de tapis. Des magasins éphémères qui vous promettent un mirifique cadeau. Vous avez gagné un service à thé ou un peu de vaisselle et si vous venez le chercher au magasin, vous repartirez avec sans obligation d’achat. Une fois sur place, deux ou trois vendeurs vous font la réclame et vous tiennent pendant tout le temps nécessaire pour vous faire craquer et acheter un truc dont vous n’avez pas besoin. Jouant une pression énorme sur les plus fragiles afin de prendre l’avantage. En général, le « cadeau » est médiocre pour ceux qui partent les mains vides et juste correct pour ceux qui achètent. Bref, une méthode classique de carotte pour vous faire accepter un truc.

Chez Microsoft, on en est réduit exactement à cela. Vous voulez profiter du partage audio pour le système d’exploitation que vous avez acheté ? Il faudra accepter un truc qui n’a absolument rien à voir. Si votre PC n’est pas équipé d’un NPU et d’une estampille Copilot+, alors vous ne pourrez pas installer la mise à jour.

Ce qui est bien pratique pour deux choses. D’abord Microsoft peut très bien recenser toutes les machines ayant installé cette option et donc savoir si votre ordinateur sous Windows 11 est capable de piloter Copilot+ avec son NPU. Ce qui permet de profiler un matraquage publicitaire en bonne et due forme. Mais cela permet aussi de créer de l’intérêt pour la présence d’un NPU et donc pour l’IA et cela même si le rapport entre celle-ci et la gestion de l’audio est difficile à défendre. 

Je ne donne pas longtemps avant qu’un logiciel existe pour faire croire au système Windows 11 qu’un NPU est bien présent à bord, juste pour le leurrer. Parce que si Microsoft continue sur sa lancée, après le partage audio, ce sera autour de certaines définitions d’être réservées au PC Copilot+…

Si vous voulez essayer l’option, vous pouvez suivre les versions de développement ou Beta de Windows 11. Il vous faudra évidemment une machine compatible, la liste est ici et elle est essentiellement composée d’engins sous SoC Qualcomm Snapdragon X :

Surface Laptop, 13.8″ et 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13.8″ and 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 13″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 12″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 12″| Qualcomm Snapdragon X
Samsung Galaxy Book4 Edge | Qualcomm Snapdragon X

et

Samsung Galaxy Book5 360 | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro 360 | Intel Core Ultra Series 200

Partage audio sous Windows 11 ? Il faudra bouffer de l’IA © MiniMachines.net. 2026

Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire

2 mars 2026 à 11:21

Windows 365 est un système dans les nuages, une sorte de tuyau qui permet de piloter un système à distance et qui est largement proposé aux entreprises pour déployer des flottes de machines variées sur le terrain.

Avec Windows 365, on peut se connecter depuis n’importe quel poste et, une fois identifié en ligne, se retrouver sur son bureau qui est streamé depuis un serveur. C’est pratique pour certaines sociétés qui jouent sur le flex-office, la mobilité des équipes ou autres techniques de « management ». C’est également parfait pour garder en un lieu sécurisé des fichiers importants et éviter qu’ils ne se baladent trop dans la nature. Mais, surtout, cela permet de ne pas dépenser des fortunes en matériel puisque n’importe quel engin va pouvoir se connecter au serveur. Même un MiniPC très entrée de gamme.

Et, au regard de la crise actuelle des composants, la logique de Windows 365 semble être une pièce parfaite pour résoudre le casse-tête actuel des entreprises. Au lieu d’acheter 50 postes avec 50 kits de mémoire et de stockage hors de prix, il suffit d’acheter 50 machines basiques et de leur payer un accès à Windows 365. 

Asus annonce donc un « NUC 16 for Windows 365 » qui est un MiniPC très classique de la marque avec une bonne connexion réseau. On parle d’un Ethernet 2.5 Gigabit et d’un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. On retrouve en fait la carcasse d’un Asus N16 Pro allégé et probablement rempli de composants assez basiques. On n’a pas le détail de la configuration mais comme il s’agit uniquement de gérer les périphériques locaux et de faire le pont vers un serveur, je ne serais pas surpris qu’une configuration basique soit intégrée. Un processeur Intel Alder Lake-N ou Twin Lake accompagné de mémoire et de stockage minimum.

Windows 365

Dell suit la même route avec son Dell Pro Dekstop for Windows 365. Avec un tout petit peu plus de détails techniques puisque la marque fait état d’un processeur Intel de série N. Ces machines sont prévues pour le troisième trimestre de cette année.

Windows 365 n’a d’intérêt que pour certains pro

Ce genre de déploiement est également idéal pour des équipes techniques. Le matériel déployé n’a pas grand risque de panne ni d’infection, les postes virtuels sont constamment actualisés et surveillés. En cas de problème, les fichiers sont doublonnés pour éviter toute perte et il est possible de retrouver un système tout neuf en quelques minutes. Avec une bonne équipe technique et un bon matériel serveur, déployer de nouveaux postes ou en supprimer ne prend que quelques clics. Une migration de système se fera facilement et l’installation d’un nouvel outil ou sa mise à jour ne souffriront d’aucun retard. Évidemment, la contrepartie est qu’en général personne ne peut employer ses logiciels de productivité préférés. Tout le monde a accès aux outils choisis par la société.

Évidemment, aucun particulier n’a le moindre intérêt à toucher à ces machines. Inutile d’imaginer faire des mises à jour techniques, le plus probable est que l’ensemble des composants soit au plus bas coût possible. En seconde main, si vous croisez l’étiquette « Windows 365 » ne vous penchez pas trop sur le produit. Non seulement il est plus que certain qu’il s’agira d’un MiniPC avec de la mémoire vive LPDDRx soudée, mais le recours à un stockage également intégré à la carte mère sous la forme d’un eMMC est plus que probable. Il est par ailleurs possible que cette approche très Microsoftienne des minimachines les bloque, via leur BIOS, à toute exploitation d’un autre système.

Le seul intérêt éventuel, par exemple sur le modèle de Dell qui est annoncé comme Fanless, serait d’en faire un MiniPC pour des usages multimédia avec une éventuelle distribution Linux spécialisée. Par exemple un Daphile ou autre, mais évidemment il n’est pas certain du tout que ce soit possible. Si c’était le cas, avec un prix vraiment très très bas, ce genre de configuration pourrait avoir un intérêt. J’ai croisé à une époque des clients légers d’entreprises à 20€ chez un brocker… Des machines sous Atom fanless parfaites pour ce genre de rôle. Mais, j’avais l’assurance d’une compatibilité assez large d’un point de vue logiciel avant de craquer.

Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire © MiniMachines.net. 2026

La Orange Pi Neo dans l’attente d’une mémoire plus abordable

2 mars 2026 à 10:25

La Orange Pi Neo est plus congelée qu’un navire de plaisance en mer Baltique. Manjaro Linux traine des pieds depuis un moment pour lancer sa console de jeu sous Linux. Tellement que cette annonce d’un report indéfini de sa sortie à cause du prix de la mémoire et du stockage ressemble également un peu à une manière d’enterrer le projet sous le tapis.

Orange Pi Neo

Orange Pi Neo

Orange Pi Neo « Le projet est gelé »

Sous des tonnes de glace, l’équipe décrit de cette façon la console sur le forum de la distribution Linux Manjaro. L’appareil annoncé en mai 2023, qui avait pourtant eu droit à des prototypes fonctionnels il y a un an, une certification pour être commercialisée en Europe comme aux US et même un tarif annoncé dans la foulée n’a pas su sortir à temps. Aujourd’hui, avec des prix de composants qui ont explosé, sa commercialisation semble plus que compromise.

La console devait être proposée à 499$ HT en 2024… Un prix pas forcément formidable compte tenu de la concurrence du marché. Un modèle de base en Ryzen 7 7840U, 16 Go de LPDDR5-6400 et 512 Go de stockage NVMe PCIe en M.2 2280. Un second modèle en Ryzen 7 8840U avec 32 Go et 512 Go devait être proposé à 599$ HT.

Orange Pi Neo

Ce n’était pas forcément le modèle le plus intéressant qui soit d’un point de vue technique. Mais la machine avait surtout pour intérêt de proposer une distribution Linux parfaitement adaptée par les équipes de Manjaro. Ce qui lui apportait une plus-value intéressante. Mais, si les tarifs de l’engin devaient suivre la hausse des prix de la mémoire et du stockage, l’intérêt pour cette distribution Linux se heurterait contre l’intérêt de garder un peu de sous sur son compte en banque. Il est probable qu’une console plus chère perde tout potentiel commercial.

Je ne doute pas de la bonne volonté des équipes de sortir le produit mais je pense que quelque chose a coincé quelque part en 2024. La console aurait pu être commercialisée à ce moment là et aurait dû être disponible au début de l’année 2025… L’idée de la sortir en 2026 alors que même Valve n’arrive plus à se fournir en composants semble la reléguer au cimetière des produits espérés. Au vu de la situation actuelle, avec des composants qui ne devraient pas baisser d’ici 2027 – 2028, la Orange Pi Neo risque d’être un autre produit dans la liste de ce que la flambée des prix de la mémoire interdira de sortir.

La Orange Pi Neo dans l’attente d’une mémoire plus abordable © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 28 février 2026 MiniMachines.net

Bon Flan : MUSTOOL DM7 un microscope numérique USB à 21€

28 février 2026 à 15:34

C’est le genre d’engin apprécié des réparateurs en électronique et des numismates. A 21.27€, le MUSTOOL DM7 fera également le bonheur de beaucoup de monde : philatélistes, entomologistes, maquettistes, peintres de figurines ou autres personnes ayant besoin d’une observation très agrandie.

MUSTOOL DM7

MUSTOOL DM7

L’idée du MUSTOOL DM7 est simple, un pied supporte une « webcam » 1080P améliorée par une lentille qui va zoomer sur le sujet placé en dessous. Le retour de la caméra est fait sur un petit écran de 4.3″ placé directement au-dessus. Cela permet de « voir ce que l’on fait » directement. Pratique, très pratique, pour les soudures délicates ou la peinture de détails. L’écran n’est pas de grande qualité, sa définition est en général très limitée mais cela ouvre cette perspective d’une visualisation « en direct ». 

Il est aussi possible de brancher le microscope à un ordinateur et d’avoir un retour de la caméra sur grand écran. Ce qui permet d’autres usages. On pourra toujours utiliser cet écran géant pour du maquettisme ou autre, mais on n’aura pas les mains en dessous. Par contre en termes d’observation, c’est génial : le retour permet de détailler des objets, de prendre des clichés et même des vidéos. Possible, ainsi, de filmer un détail technique ou un défaut et d’intégrer ce bout de film dans une explication plus large d’un problème. Possible aussi de voir un gros plan d’un élément : insecte, fleur, feuille, etc. Pour le détailler. L’objet est illuminé par une couronne de 8 LEDs autour de la caméra pour une bonne visibilité de l’objet. La mise au point se fait en positionnant la webcam plus ou moins haut sur sa petite colonne puis via une molette de mise au point.

Le Zoom est de x50 maximum en optique f4.5, ce qui agrandit déjà pas mal ce que l’on fait. Des options d’agrandissement jusqu’à « x1000 » sont possibles mais cela se fera en numérique. C’est à dire par un agrandissement de l’image via le logiciel après la capture en x50. Autrement dit, ne vous attendez pas à des miracles de finesse sur ce poste, un tel agrandissement ne servira dans la plupart des cas à rien. Mais jusqu’en x200 – x300, pour poser un fer à souder à un endroit très précis ou rajouter un mascara coquin à un Ogre du Chaos, c’est utile.

Le MUSTOOL DM7 est alimenté par un câble USB Type-C et peut se satisfaire d’une batterie externe. Ce qui le rend transportable en extérieur et donc parfait pour aller faire de l’observation dehors. Près d’une mare, dans un champ, sous un arbre. Avec une petite coupelle qui ferme pour voir des insectes ou des plantes, c’est assez génial. On ne pourra pas forcément observer des détails directement comme avec un microscope classique x100 ou x150 mais en combinant avec un agrandissement numérique, on obtient de bons résultats. On pourra, par exemple, refaire la fameuse expérience de l’épiderme d’oignon qui est sans doute pratiquée dans beaucoup de classes de sciences aujourd’hui. A noter également que le microscope, s’il ne fait qu’un avec l’écran, peut être utilisé sans le pied. Possible donc d’observer des écorces, roches ou autres éléments en le posant directement sur un objet.

En 2019, j’avais publié un billet au sujet d’un microscope de ce type monté sur une imprimante 3D. Cette vidéo donne une bonne idée du rendu de ce type de capteur avec son grossisement initial.

Le MUSTOOL DM7 comme outil technique en électronique

Un très petit composant sur une carte qui pose problème peut ainsi être agrandi de manière importante pour faciliter le travail.

Le même composant affiché sur l’écran de l’appareil est beaucoup plus simple à dessouder, par exemple. Les valeurs des petites résistances peuvent être lues sans difficulté. Les pistes problématiques facilement détectées, etc.

Je n’ai pas ce MUSTOOL DM7 moi-même, mais j’ai acheté il y a longtemps déjà un microscope de ce type. C’est vraiment l’idéal pour les petites soudures comme les bornes des montages ESP32 et autres microcontrôleurs. Idéal aussi pour certaines réparations. Le fait de pouvoir séparer le corps du pied est commode. En effet, il est possible de le monter sur un bras qui va être positionné pile où l’on veut, sans entraves : par exemple au-dessus d’une carte mère. Ce n’est pas un appareil de haute qualité, qu’on soit bien clairs là-dessus, cela reste un gadget par rapport à un vrai matériel d’électronicien. Mais ce type de petit appareil m’a rendu maintes et maintes fois service par le passé et continue à se rendre utile aujourd’hui.

Le MUSTOOL DM7 est en promo à 21.27€ chez Banggood. La livraison est à 0.04€… 

Voir l’offre sur Banggood

Si l’idée de ce type d’objet vous intéresse mais que vous voulez un appareil plus « sérieux », le Mustool DM13 est une alternative à 62.99€. Il propose un pied plus grand, de plus grandes sources lumineuses et un écran de 10.1″. Il est évidemment beaucoup moins portable.

Bon Flan : MUSTOOL DM7 un microscope numérique USB à 21€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 27 février 2026 MiniMachines.net

Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox

27 février 2026 à 19:33

La Lenovo Tab Plus Gen 2 est une tablette Android de 12.1″ qui fait immédiatement penser aux Yoga Tab dans leur approche. Un engin avec beaucoup de bonnes idées et une approche multimédia.

Lenovo Tab Plus Gen 2

Lenovo Tab Plus Gen 2

La Lenovo Tab Plus Gen 2 propose une dalle 2.5K en face et… un énorme haut-parleur signé JBL dans son dos. Autour de ce haut-parleur, un anneau qui va servir autant à suspendre la tablette que de béquille pour la poser sur une table. On pourra donc savourer un film en laissant le bel écran devant soi. Écouter de la musique ou suspendre l’objet au dos d’un siège en voiture pour que les passagers puissent arrêter de demander quand on arrive.

Lenovo Tab Plus Gen 2

Autour de ce Woofer à l’arrière, on retrouve pas moins de quatre plus petits haut-parleurs sur les côtés, un port USB type-C et probablement un lecteur de cartes MicroSDXC. Une webcam est visible au dos comme en façade.

Pour le moment, la tablette n’a pas encore d’existence officielle, comme chaque année, c’est une fuite en provenance des «  » »fameux » » » IF Design Awards qui nous vend la mèche. Repérée par Liliûtong, on découvre donc des clichés de cette solution mais peu d’informations techniques sur ses entrailles.

La Lenovo Tab Plus Gen 2 dans la droite ligne des Yoga Tab

J’ignore si vous vous souvenez des Yoga Tab mais elles ont été la raison pour laquelle j’ai totalement arrêté d’acheter des tablettes Android. J’ai adoré ces tablettes. Elles proposaient les mêmes usages que cette nouvelle version. Une béquille au dos avec un trou pour suspendre l’écran. Un système de haut-parleurs en façade très performant et une approche simple mais efficace. J’ai trouvé le concept absolument génial. La barre plus épaisse permettant en plus une excellente prise en main.

Le problème, c’est que ces modèles, sortis il y a 12 ans maintenant, n’ont pas eu droit à une durée de vie logicielle respectable. Elles n’ont eu droit qu’à quelques mises à jour techniques d’Android avant de devenir obsolètes. Cet « abandon » du constructeur n’est pas une légende, la marque a elle-même reconnu avoir fait peu d’efforts de ce côté. En 2022 pour la sortie de la Lenovo Tab M10 Plus, le constructeur a promis de mieux assurer les mises à jour de ses produits Android dans le futur.

J’adorerais me laisser convaincre pour cette nouvelle Lenovo Tab Plus Gen 2 mais je n’ai pas envie de me retrouver avec un produit logiciellement hors service dans 24 mois. Chat échaudé…

Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Graveuse laser MecPow X3 Pro + Air Assist à 169€

27 février 2026 à 17:21

Stockée en France et livrée gratuitement, la graveuse MecPow X3 Pro est une solution ouverte très classique qui propose un graveur laser 10W précis et facile à mettre en œuvre. La zone de gravure est confortable avec 41 cm sur 40 et la solution est peu encombrante.

Un kit « Air Assist » est livré avec la MecPow X3 Pro. Celui permet de souffler de l’air au niveau où est dirigé le laser. Évitant ainsi la fumée d’obstruer le passage de la lumière et dégageant la zone pour une gravure puissante et fine. Le réglage de la hauteur du laser est rapide grâce à une jauge et une focale fixe. Enfin, un cache de protection vient protéger les yeux de la lumière du laser. Des lunettes de protection sont également incluses dans le colis.

La graveuse MecPow X3 Pro est proposée à 199€ chez Geekbuying mais le code NNNFRMX3PRO réduit la facture de 30€ une fois ajouté dans le panier. Ce qui nous fait un engin livré rapidement, complet et facile d’emploi à 169€.

Voir l’offre sur Geekbuying

Bon Flan : Graveuse laser MecPow X3 Pro + Air Assist à 169€ © MiniMachines.net. 2026

UFS 5.0 : une vitesse max théorique de 10.8 GB/s pour le stockage

27 février 2026 à 16:29

Le JEDEC, organisme en charge de la publication de la norme, annonce les spécifications de l’UFS 5.0. Et le point phare de cette norme est la vitesse promise par le format. En effet, les débits en écriture et en lecture séquentielles atteindraient les 10.8 GB/s.

C’est presque deux fois le débit du PCIe 4.0 NVMe employé encore aujourd’hui sur la majorité des PC. L’UFS 5.0 ferait bien mieux que les 5.8 GB/s de ce format de référence ou que les 4.2 GB/s de l’UFS 4.0. Une bonne nouvelle sur le papier mais encore très théorique pour trois bonnes raisons.

D’abord, il y a du temps entre l’annonce d’une norme comme cet UFS 5.0 et la sortie d’un éventuel produit commercial. Encore plus de temps si on veut que le produit soit financièrement accessible. Cela nous mène à la seconde raison, qui est que la période est pour le moins compliquée. Les solutions de stockage innovantes et rapides n’ont aucune raison d’être disponibles pour le grand public ni même proposées à un prix abordable. Il faudra donc du temps pour que ce genre de puce soit intégrée et encore plus pour qu’elles descendent des produits les plus haut de gamme vers un milieu de gamme accessible. On se doute que les premiers clients de ce format seront les fabricants de smartphones.

UFS 5.0

Troisième point, est-ce vraiment souhaitable de voir proliférer les stockages de ce type dans des ordinateurs personnels ? Certes un portable en UFS 5.0 sera plus rapide, mais il sera également irréparable en cas de pépin technique sur le stockage. Entre les processeurs, la mémoire et le stockage soudés, l’obsolescence d’un engin ne serait plus liée qu’à la première faille technique d’une des puces.

Les fournisseurs classiques de puces UFS sont sur les rangs. Samsung, SK Hynix, Sandisk, KIOXIA et Mediatek sont d’ores et déjà impliqués. Ce qui veut dire qu’ils ont probablement choisi d’acquérir une licence d’exploitation du format. Kioxia indique avoir déjà expédié des prototypes de puces de 512 Go et 1 To de tout petit format. On parle de modules mesurant 7.5 par 13 mm seulement. De quoi glisser facilement 2,3 ou même 4 To très rapides dans un smartphone ou une tablette. Ces puces sont très en avance sur la production de masse et ne serviront qu’à établir des circuits fonctionnels chez les intégrateurs.

UFS 5.0 : une vitesse max théorique de 10.8 GB/s pour le stockage © MiniMachines.net. 2026

SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 : une nouvelle mise à jour

27 février 2026 à 15:04

Le SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 est disponible, il pèse un bon gigaoctet et amène plusieurs corrections à la TV Box de la marque.

Le point clé est la mise à niveau du patch de sécurité d’Android correspondant à janvier 2026. Pour un produit dont la première version date de 2015, cela fait un support un poil plus long qu’un smartphone ou une tablette classique. 

Plusieurs bugs sont également corrigés : 

  • Résolution du problème de lecture de Disney+.
  • Résolution du problème de connexion à distance tierce avec Xbox après le mode veille.
  • Résolution d’un problème de crash entraînant l’activation des appareils SHIELD et CEC pendant le mode veille.
  • Résolution de la déconnexion fréquente des télécommandes Bluetooth tierces.
  • Résolution de la fermeture de la page de paramètres lors du déclenchement de NVIDIA Share en haut de la page de paramètres.

Si vous comptez regarder quelque chose avec votre Shield ce soir lancez la mise à jour avant, car si le téléchargement est rapide, l’application du patch a pris quelques longues minutes. 

Comme d’habitude, le patch doit vous être signalé par la TV Box si elle est connectée. Si ce n’est pas le cas, allez dans les paramètres pour forcer la recherche de mises à jour.

SHIELD Experience Upgrade 9.2.4 : une nouvelle mise à jour © MiniMachines.net. 2026

CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC

27 février 2026 à 12:19

Je découvre depuis avant-hier des dizaines et des dizaines de remontées suite à une simple recherche sur les mots clés CRP DISABLD. Il semble que cela soit un mal qui affecte un nombre incalculable de périphériques PC au format USB : souris, claviers, casques et même webcam, écrans ou vidéo projecteurs. Et cela depuis plus de 10 ans.

De nombreuses marques sont touchées, Asus, Razer, NZXT, LG, Corsair… Avec à chaque fois le même scénario. Un périphérique qui fonctionnait jusque-là parfaitement n’est soudainement plus reconnu par le système. C’est généralement visible après le redémarrage d’une machine ou un changement de port USB. Le système ne réagit plus lorsque vous manipulez le périphérique et il affiche alors soit directement, soit par l’entremise de votre pilote, le message « CRP DISABLD ».

CRP DISABLD

Ce message est accompagné d’un comportement surprenant. Votre souris, votre casque, votre webcam ou votre clavier USB sont vu comme… une clé USB. De fait, vous pouvez découvrir en le branchant qu’il se comporte comme un nouveau stockage dans votre gestionnaire de fichiers. Pas une très bonne affaire car il ne peut contenir que quelques mégaoctets au mieux. Ce stockage qui ne contient en général qu’un seul et unique fichier. Quasiment toujours le même, appelé firmware.bin. Ce fichier est accessible en lecture, il peut être ouvert et le fichier lu. Il est plus rarement possible d’y écrire pour modifier des données ou les remplacer.

10 mois d'attente sans réponse du SAV.

10 mois d’attente sans réponse du SAV.

Pas de réponse de nombreux SAV

J’ai pu retrouver des traces de ce CRP DISABLD sur des forums et des SAV de différents fabricants depuis… 2014. À chaque fois, le même scénario est décrit par les utilisateurs. Leur périphérique ne donne soudainement plus aucun signe de vie. Leur système leur explique même qu’il faut d’abord éjecter les périphériques de stockage avant de les déconnecter alors qu’ils viennent de débrancher leur souris pour « tenter un autre port ».

Un an, zéro réponse

Un an, zéro réponse

Et, très souvent, les questions posées par les internautes aux différents supports sont « sans réponse »2. Les sujets restent ouverts pendant des semaines sans que l’utilisateur ne trouve d’aide. D’autres fois, des internautes tentent d’aider mais « tapent à côté ».

Tout simplement parce qu’il n’y a pas vraiment de réponse possible. La plupart des souris, webcams et autres appareils touchés par le bug ne peuvent pas être réparés. Les internautes posent des questions, s’énervent et abandonnent. Souvent les modérateurs des forums jouent la montre. Au pire, ils font le mort ou ferment les demandes de support sans raison. Au mieux, ils invitent à contacter un service après-vente par téléphone ou via un chat.

Personne ne sait vraiment d’où vient le bug CRP DISABLD

Je n’ai pas encore poussé mon analyse au maximum mais j’ai fait le tour des différents bugs et j’en suis arrivé à une conclusion assez simple. Le problème naît tout bêtement d’une erreur de « firmware » du périphérique. Pour une raison ou une autre, le fichier qui explique à l’ordinateur comment il doit piloter l’appareil n’est plus fonctionnel. Il n’est plus lu comme un « guide de procédure » par la souris ou le clavier mais comme un fichier tout à fait banal par l’ordinateur, sans filtre.

Lorsqu’un périphérique est alimenté par le port USB d’un PC, il est alors piloté par une puce, un microcontrôleur, qui va instantanément lire le firmware embarqué. Celui-ci recense toutes les actions possibles et tout le catalogue des équipements embarqués. Les clics, le défilement de la molette et les déplacements pour une souris. Les touches pour un clavier, la manière de piloter la caméra et le micro pour une webcam. Si ce firmware est absent, illisible ou non pris en compte, le système d’exploitation de votre ordinateur ne peut pas exploiter ces éléments pourtant toujours fonctionnels. Il ne voit que la connexion USB qui mène à la mémoire de l’appareil. Rien d’autre.

Or, il semble assez courant que ce firmware devienne illisible, ce qui mène au bug CPR DISABLD. La raison de cette altération peut être très variable. On pense évidemment à une erreur de mise à jour du périphérique ou à un débranchement de celui-ci pendant cette mise à jour. Il semble évident que les fichiers puissent se corrompre avec le temps ou que différents bugs techniques finissent par les altérer.

Pour avoir lu plus d’une trentaine de descriptions de ce problème chez différentes marques, le scénario évoque toujours la même chose : un matin, ce qui fonctionnait très bien la veille, ne fonctionne plus. Et personne ne sait vraiment pourquoi.

Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent

Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent

Un bug qui n’a pas toujours de solution… économique

Ce qui embête le plus les différents SAV, c’est qu’il n’existe pas de solution. Enfin, pas vraiment de solution économique au problème. Certains appareils peuvent être réparés très facilement. C’est le cas le plus souvent des produits les plus haut de gamme. D’autres ne peuvent tout simplement pas être dépannés. Enfin, façon de parler. Parce qu’en réalité, mécaniquement parlant, les appareils sont parfaitement fonctionnels. Simplement, de nombreux constructeurs ne prévoient pas d’option pour pouvoir reflasher leurs périphériques si le firmware n’est plus reconnu.

La majorité de ces appareils disposent d’une fonction de flashage de mémoire permettant de les actualiser. Mais, malheureusement, pour que la procédure fonctionne, il faut que l’appareil en difficulté signale sa présence au logiciel de mise à jour installé sur votre PC. Or une souris qui n’a plus de firmware ne communique plus correctement avec le reste du système, elle ne dit plus qui elle est. Le logiciel de la marque ne la voit pas et il est alors impossible de forcer une mise à jour.

Certains constructeurs ont une parade. C’est le cas de NZXT par exemple. Qui propose une solution toute bête : l’utilisateur peut simplement remplacer le fichier firmware.bin défectueux avec un simple copié-collé. Lorsque le bug CRP DISABLD touche un de leurs claviers et qu’il apparait comme une clé USB. Un remplacement de firmware suffit. On débranche ensuite son clavier, on attend un peu pour être certain que la maigre mémoire embarquée soit désalimentée et se vide. Puis on rebranche pour retrouver un clavier fonctionnel. Valve avait proposé la même procédure pour son Steam Controller en 2015.

Pratique mais, au dire de certains, dangereux. Un système aussi libre d’accès serait la porte ouverte à l’envoi discret d’un firmware pouvant contenir un keylogger. Un petit bout de programme permettant d’enregistrer et de transmettre toutes les frappes d’un clavier, par exemple. Ce scénario parait un peu tiré par les cheveux car il supposerait une infection du matériel et du logiciel sur votre machine. D’une part, les protocoles qui pilotent ce type de périphérique sont très limités. Mais surtout, à partir du moment où vous avez un programme sur votre PC dont la tâche serait d’infecter votre périphérique, il n’est pas utile d’aller plus loin. Ce programme peut déjà infecter le système. Tout peut déjà être intercepté. On imagine mal une solution qui rendrait la tâche plus compliquée et moins fiable pour un pirate en doublant l’infection logicielle tout en la rendant sensible à un changement de matériel.

Pour d’autres appareils et d’autres marques, il faut recourir à l’appui sur un bouton ou à une manipulation de touches spécifiques. Manipulations qui vont ouvrir les droits en écriture sur cette mémoire qui n’est que lisible par défaut. Si vous avez déjà travaillé avec un microcontrôleur, c’est l’équivalent du bouton BOOT ou ISP présent sur beaucoup de montages, bouton qui ouvre les droits en écriture pour programmer un appareil. 

Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode "flashage"

Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode « flashage »

Problème, la majorité de ces périphériques ne proposent pas ce bouton. Pour des raisons économiques et peut-être pour des raisons de sécurité, les constructeurs ne les proposent plus. Il existe parfois deux points de contact sur le circuit imprimé de l’appareil qui permettent de remplacer ce bouton, mais ils ne sont pas accessibles sans désosser totalement l’appareil. 

Une folie écologique

Résultat, de nombreux services après-vente n’ont pas d’autre choix que d’assumer la reprise d’une souris, d’un clavier ou d’un casque pourtant parfaitement fonctionnels. Il faut rapatrier l’objet, l’ouvrir, faire le point de contact et forcer le firmware avec un outil spécifique. Puis renvoyer le périphérique vers le client. Un processus coûteux, trop coûteux, surtout pour des objets dont le prix en sortie d’usine ne dépasse rarement que quelques dollars.

Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés

Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés

La « solution » alternative trouvée est donc de forcer le client à jeter sa souris, son clavier ou sa webcam à la poubelle avant de lui renvoyer un autre produit. Et cela malgré le fait que cette erreur CRP DISABLD n’affecte en rien le fonctionnement matériel du produit. Comment forcer un client à jeter une souris à la poubelle à distance ? Rien de plus simple. Vous lui demandez de prendre en photo l’objet avec l’ensemble de ses câbles coupés. Chez Razer, il y a un guide qui décrit comment couper le cordon de sa souris, son enceinte et de bien d’autres appareils

Il faut le faire en suivant un certain protocole : exposer le numéro de série du périphérique défaillant sur la photo, inscrire son numéro de dossier sur un papier et montrer de manière explicite le cordon de l’appareil coupé. Une fois le cliché pris, on l’envoie au SAV de la marque qui valide ensuite l’envoi d’un nouveau périphérique.

On comprend que la procédure est là pour éviter que les internautes ne demandent un nouveau produit en disant que le leur n’est pas fonctionnel, ce qui serait évidemment impossible à assumer pour les marques. En forçant la destruction du produit, le SAV est certain que la procédure ne sera pas utilisée frauduleusement. Mais il y aurait des alternatives en proposant simplement de pouvoir remonter un fichier firmware.bin aussi simplement que le fait NZXT.

Que faire donc si vous rencontrez ce problème de CRP DISABLD ?

Pas grand-chose d’autre que de contacter le fabricant si vous êtes sous garantie. Il vous guidera sur les éventuelles procédures de sauvegarde et proposera de télécharger des outils de mises à jour pour tenter de récupérer votre matériel. Cela échoue souvent mais n’hésitez pas à réclamer dans ce cas un remplacement du produit. Si vous n’êtes plus sous garantie, vous pouvez parcourir le site de votre fabricant pour tenter de trouver une solution de mise à jour de firmware. Mais il y a de fortes chances qu’elle échoue. Comme expliqué plus haut, le logiciel est pensé pour vérifier la présence de votre matériel avant de le flasher, or avec ce bug CRP DISABLD, votre matériel a perdu toute identification.

En désespoir de cause, vous pouvez tenter deux choses supplémentaires qui semblent parfois fonctionner si j’en crois différents témoignages. La première est de trouver un périphérique absolument identique au votre, de le brancher sur votre machine avec celui défaillant à portée mais non connecté. Puis, de tenter de lancer la procédure de mise à jour du firmware. Après que l’outil de mise à jour indique qu’il a bien repéré l’appareil fonctionnel et avant de lancer la procédure, d’intervertir le matériel fonctionnel et le matériel présentant l’erreur CRP DISABLD sur le même port, puis de lancer l’opération. Si j’en juge par divers témoignages, cela marche parfois. A tenter donc si vous voulez racheter le même périphérique après la fin de votre garantie.

L’autre solution consiste à fouiller forums et bas-fonds d’internet pour tenter de trouver un firmware compatible et un outil de programmation forcée échappé d’un centre de SAV. Le tout est généralement accompagné d’une manipulation particulière. Mais attention, cette pratique n’est à exécuter qu’en dernier recours. Le risque de rendre son appareil définitivement hors service est possible.

CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 26 février 2026 MiniMachines.net

Batterie Ugreen Nexode Pro 55W 10 000 mAh à 35€ ?

26 février 2026 à 14:32

La Nexode Pro subit deux baisses de tarif qui se cumulent. La première est sur son prix frontal qui passe de 59.99€ à 39.99€. La seconde est une réduction qui apparait dans votre panier au moment du paiement et qui la fait tomber à 35.98€.

Nexode Pro

J’ai fait acheter cette batterie à une amie qui voulait un modèle « pas trop gros » pour son sac de tous les jours. Sac qui, au demeurant, est énorme, mais c’est un autre débat. Elle ne la quitte plus depuis. Grosse utilisatrice de son iPhone chai-pas-combien pour son travail, elle utilise la batterie en milieu d’après midi quasiment chaque jour. Elle la recharge tous les soirs et c’est devenu un service au quotidien.

La Nexode Pro est une bonne batterie externe. Elle ne promet pas de miracles en termes de capacités avec 10 000 mAh mais elle les tient vraiment. La question est donc de savoir si vous préférez une fausse batterie de 20 000 mAh ou une vraie d’une capacité inférieure. Autre point clé de ce modèle, une charge vraiment rapide sur de multiples protocoles : Power Delivery 3.0, Quick Charge 3.0, SCP, FCP, Galaxy 45W, POCO 55W…

Vous voyez le bidon de ravitaillement tendu aux cyclistes sur les courses ? Bidon qu’ils vont vider en quelques tours de pédales pour se réhydrater. C’est typiquement l’image que m’évoque la Nexode Pro. L’usage des 10 000 mAh ne permettra pas de recharger 5 fois un smartphone ou autre annonce du genre. Mais il remettra à flot un appareil en détresse vite et bien, sans trop vous encombrer. Le câble intégré mesure 22 cm et permet de recharger tout type d’appareil en USB Type-C. La batterie elle même se rechargera en deux heures si vous la connectez à un chargeur de 35 watts. Avec 9 cm de haut, 5.5 cm de large et 3.3 cm d’épaisseur, l’objet est donc un compagnon de bagage compact et relativement léger avec 249 grammes.

Nexode Pro

Le petit écran en façade vous indique la vitesse de charge employée, jusqu’à 55W et l’autonomie restante dans la batterie. Ce qui évite d’emmener une batterie vide et permet de penser à la recharger. A noter à ce propos que la charge proposée est continue, vous pouvez recharger votre smartphone au travers de la batterie pendant qu’elle même se charge. Des ports USB type-A et Type-C intégrés permettront de charger jusqu’à trois appareils en simultané.

La batterie Nexode Pro en double promo

Bref, si la batterie Externe Nexode Pro n’est pas le modèle avec la plus grande capacité, ni la promesse de fonctions mirobolantes, c’est un outil sérieux et utile pour un usage simple. Recharger des trucs facilement et rapidement quand vous en avez besoin.

La batterie passe à 34.98€ une fois votre panier rempli et ouvert pour la phase de paiement.

Voir l’offre sur Amazon

Anecdote amusante, c’est la personne à qui j’ai conseillé la batterie qui me dit qu’elle est en promo sur Amazon…  Qu’elle l’a payée plus cher mais qu’elle ne regrette rien.

Batterie Ugreen Nexode Pro 55W 10 000 mAh à 35€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

La révolution IA de Jony Ive est une enceinte connectée…

26 février 2026 à 12:54

L’image d’illustration est une radio de Dieter Rams, voir plus loin

Le vieux fantasme d’un assistant à la Jarvis dans Iron Man a la peau dure. Le projet révolutionnaire annoncé par IO, la société de Jony Ive créée après son exfiltration d’Apple, sera une bête enceinte connectée à une IA d’OpenAI. Une révolution de pacotille donc.

Jony Ive avait présenté son projet avec de grands superlatifs. Évoquant un objet plus révolutionnaire que le premier smartphone d’Apple. Au final, il s’agira d’une énième interface entre une IA LLM et un humain. Interface qui pourra enregistrer vos questions et proposer des réponses. En, proposant en prime une petite solution de reconnaissance faciale au travers d’une caméra.

La différence entre ce produit et ceux déjà présentés par d’autres startups du genre comme Rabbit ou Humane. C’est qu’OpenAI dispose de sa propre IA, de ses algorithmes et de ses serveurs. Il ne compte donc pas sur un tiers pour effectuer ce travail à leur place. Pour le reste, c’est sur le papier assez identique. 

Jony Ive et Sam Altman

OpenAI a dépensé 6,5 milliards de dollars pour acquérir IO. Un studio de design qui va proposer peu ou prou la même chose que tout le monde. Une nouvelle interface qui accédera à son service. Au menu des atouts de l’objet, la présence d’une caméra qui pourra analyser son environnement. Une approche semblable aux gadgets des startups précédentes et déjà présente dans…. tous les smartphones. Un micro permettra de comprendre une conversation ou un ordre. Là encore, une fonction déjà intégrée dans l’appareil présent dans votre poche. Petit bonus ? La promesse d’une solution de reconnaissance faciale permettant de valider des achats… Là encore, une fonction biométrique très semblable à ce que les smartphones modernes proposent.

Difficile de trouver de l’intérêt pour le produit annoncé pour 2027. Mis à part qu’il se positionnera chez vous et sera donc encore plus intrusif qu’une enceinte connectée d’Amazon ou Google. OpenAI voit ce produit comme un moyen de proposer des interactions continues avec son LLM. On pourra avoir une conversation avec ChatGPT de manière naturelle, sans recourir à un PC ou un smartphone. De quoi s’enfoncer encore un peu plus dans l’illusion d’une amitié ou d’une véritable écoute.

OpenAI ne s’en cache pas et voit dans ce gagdet une présence permanente dans la maison, un objet qui deviendra vite le recours parfait à toutes les questions du quotidien. Une présence qui posera vite question car elle supprimera ce qui sauve encore un peu les utilisateurs des IA de ce type. La possibilité de contrôler ce qui est proposé. Sans écran ni clavier pour vérifier la réponse proposée par l’interface, l’objet impose de faire confiance à l’IA. Et cela même si elle vous raconte n’importe quoi, comme c’est très souvent le cas.

Comme je n'ai pas de photos de l'enceinte de Jony Ive, je vous propose celle de Dieter Rams et de sa petite radio. Une *large* source d'inspiration des appareils modernes...

Comme je n’ai pas de photos de l’enceinte de Jony Ive, je vous propose celle de Dieter Rams et de sa petite radio. Une *large* source d’inspiration des appareils modernes…

Reste qu’il va être difficile de séduire le public, même avec Jony Ive

L’enceinte de Jony Ive devrait être proposée entre 200 et 300 dollars… en plus d’un abonnement au service. Il est impossible pour OpenAI de ne pas proposer un abonnement à OpenAI avec l’objet. Sinon on se retrouvera dans la même impasse que le Rabbit R1. Imaginez que chaque requête effectuée sur l’appareil coûte quelques dollars en calcul aux centres de données d’OpenAI, même vendue à 300 $ pièce, l’enceinte dépasserait la marge réalisée en quelques heures de test. Même avec un abonnement payant, il est difficile d’imaginer une rentabilité à ce type d’appareils. Si le prix de chaque requête effectuée sur un LLM comme OpenAI est secret et qu’il est délicat de l’estimer, il existe. Et un appareil de ce type ne peut donc pas durer sans un abonnement.

Sans même parler du débat écologique lié au coût de l’analyse des questions et du calcul des réponses. Le coût en énergie et en eau d’un déploiement massif de ce type d’appareils semble déjà monstrueux. Il pourrait empirer à terme car OpenAI travaillerait également sur d’autres outils dérivés du même principe. En particulier des lunettes connectées. Et cela en plus d’autres acteurs du monde de l’IA qui seraient en train de réfléchir aux mêmes types d’appareils. Comme Apple, l’ex-employeur de Jony Ive.

Source : 9to5mac

La révolution IA de Jony Ive est une enceinte connectée… © MiniMachines.net. 2026

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée

26 février 2026 à 11:52

Pas démentie, l’information d’un arrêt du support des mises à jour pour le processeur AMD Ryzen Z1 Extreme semble se confirmer. L’histoire est assez classique et nous rappelle une problématique que rencontre typiquement ce genre de machine. 

Le Ryzen Z1 Extreme est un processeur développé sur mesure pour un micromarché alors naissant, celui des Consoles PC. C’est une puce qui est née très vite. La demande des clients d’AMD était claire, il fallait obtenir un produit concurrent de ce que Valve proposait avec son Steam Deck. AMD ne pouvant pas fournir la même puce que celle codéveloppée avec Valve pour des raisons de droits, a cherché une solution alternative.

Ryzen Z1 Extreme

Ryzen Z1 Extreme

Lenovo et Asus ont donc hérité pour leurs consoles d’un processeur AMD Ryzen Z1 Extreme. Il s’agit d’une puce construite sur architecture Zen 4 avec 8 cœurs et 16 Threads et des fréquences allant de 3.3 à 5.1 GHz pour 24 Mo de cache. Son circuit graphique est un RDNA 3 composé de 12 Compute Units. Un processeur très impressionnant compte tenu de son enveloppe thermique. Le TDP de la puce varie en effet de 9 à 30 watts avec un point de travail classique de 15 watts. C’est fort peu au regard des capacités développées.

Toute la magie de cette puce vient de ses résultats en jeu sous Windows. C’était là l’objectif des fabricants de ConsolesPC, pouvoir se frotter aux titres alors en vogue. Dès la sortie de sa console en 2023, Asus mettait en avant un processeur capable de faire tourner Cyberpunk 2077, Battlefield 2042, NBA 2K3, FIFA 23, Monster Hunter Rise, Street Fighter V et Hogwarts Legacy. Des jeux qui envoient des gros pixels pas faciles à encaisser et que la petite machine arrive pourtant à piloter correctement.

Z1 Extreme

Cette sortie de puce raccélérée a ouvert un nouveau relais de croissance pour AMD qui n’a pas fermé son bureau de développement une fois la Z1 Extreme sortie. Non, voyant l’engouement pour ce nouveau format ainsi que les chiffres exacts des ventes de Valve puisqu’AMD lui fournit ses puces, la marque a immédiatement lancé des développements à plus long terme. C’est ainsi que les Ryzen Z2 sont ainsi annoncés en septembre 2024, 17 mois après la sortie des consoles Z1 Extreme. La puce de seconde génération est officialisée en janvier 2025. Les consoles PC de seconde génération chez Asus et Lenovo sortent équipées de ces secondes puces en juin 2025.

Comme toutes les solutions de ce type, les machines à orientation « gaming » pure et dure, l’annonce d’un nouveau processeur sonne comme un couperet sur les ventes. Dès les premières rumeurs d’un processeur Z2 le Z1 parait dépassé. Les ventes des consoles de première génération chutent et si les marques lancent des campagnes de pub et des baisses de prix pour freiner l’érosion de leurs ventes, une bonne part du public attend désormais la seconde génération. Les antennes locales des fabricants arrêtent de commander des consoles en masse et laissent doucement leur stock s’écouler.

Résultat, ce qui était le projet phare d’une marque quelques mois auparavant, parce que bon pour son image, se dirige progressivement vers une voie de garage. Les ingénieurs en charge de l’optimisation des consoles de première génération sous Z1 Extreme se retrouvent à plancher sur la seconde génération sous puces Z2. AMD lui-même, voyant son carnet de commandes diminuer d’un côté, cesse peu à peu tout développement supplémentaire pour se concentrer sur l’avenir. Pour ces puces de première génération, c’est une voie sans issue. AMD sait qu’il n’y aura pas un second marché pour ces appareils jugés trop niche. Les seuls qui pouvaient s’y intéresser, les petites marques innovantes asiatiques, ont fait un autre calcul. Celui du haut, très haut de gamme, avec des puces de portables classiques. Vendre du Z1 serait trop compliqué d’un point de vue marketing et n’aurait de sens qu’avec une distribution mondiale très large. Chose que ne peuvent pas assumer les plus petites marques.

Résultat, deux ans à peine après la sortie de la puce AMD Z1 et des consoles équipées de celle-ci, les ressources allouées au développement de nouveaux pilotes ont fondu comme neige au soleil. Lenovo aurait confirmé qu’aucune mise à jour de la Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme ne serait prévue alors que les pilotes des Asus ROG Ally n’ont pas eu de renouvellement depuis des mois. Un état des lieux peu surprenant si on regarde l’historique de ces processeurs et la probable faiblesse de leurs ventes.

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Plus de mise à jour des Ryzen Z1 Extreme ? Un vrai problème ?

On se doute qu’en cas de faille découverte sur les puces, AMD et les marques réagiraient en proposant une simple mise à jour technique. Comme cela a été le cas par le passé lors de la découverte de ZenBleed, Chimera, Ryzenfall et Masterkey. Un patch permettant de colmater une éventuelle brèche serait publié par AMD et répercuté par les marques pour leurs appareils. Pour le reste, il est probable que les pilotes actuels tirent déjà le maximum des performances de ces puces. Une mise à jour de chaque console visera sans doute à régler des problèmes mineurs liés à son interface particulière ou à des soucis de gestion de jeux. Mais on imagine assez mal qu’un nouveau BIOS change drastiquement les performances du produit. 

Evidemment si un nouveau jeu sort, on peut s’attendre à ce qu’on optimise les performances d’une puce avec un nouveau patch pour le prendre en charge. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’une console PC n’est pas pensée de la même manière qu’un ordinateur classique. Sur un PC portable ou une machine de bureau, les marges de manœuvre sont beaucoup plus larges. On peut jouer sur les fréquences, la chauffe, des réglages précis des différents éléments pour améliorer les résultats. Mais sur une console ces paramètres sont très étroits et… déjà pilotés. Toutes les consoles PC sous Windows sont livrées avec une suite d’outils destinés à améliorer les performances de chaque jeu en jouant sur différents réglages.

Des outils qui permettent d’adapter la vitesse des puces, celle des ventilateurs, de limiter le nombre d’images par seconde et d’enregistrer ces réglages pour chaque jeu dans une bibliothèque de profils. C’est-à-dire ce que proposent réellement les mises à jour des pilotes quand un nouveau jeu sort.

La croyance d’un véritable bond de performances sur un processeur Z1 Extreme enfermé dans un format aussi contraint par la simple mise à jour de pilotes est assez illusoire. En réalité, il est fort probable que les équipes conjointes des fabricants de consoles et d’AMD aient déjà épuisé toutes les ressources disponibles de ces processeurs. Une éventuelle mise à jour ne fera plus de miracle et un jeu tournant à 30 images par seconde ne pourra jamais basculer à 60 par l’optimisation d’un pilote graphique.

Asus ROG Ally sous  Z1 Extreme et grenadine

Asus ROG Ally sous Z1 Extreme et grenadine

La morale de cette histoire : les consoles PC ne sont ni des consoles, ni des PC.

Il y a là, à mon avis, une bonne leçon à retenir. Le grand public a tendance à regarder un objet sous ses facettes les plus avantageuses. Quand certains ont découvert les Consoles PC ils se sont dit qu’ils auraient à la fois la puissance et le catalogue de jeux d’un PC et la durée de vie et de mises à jour des consoles. 

Les industriels que sont Sony, Nintendo et Microsoft voient leurs produits consoles dans un temps plus long et avec des volumes de ventes sans commune mesure avec ceux de ces appareils particuliers chez Lenovo et Asus. Non seulement les consoles classiques se vendent par millions, mais elles rapportent des sommes colossales via la distribution de jeux. Assurer un excellent suivi technique de ces jeux en proposant des mises à jour est donc capital. Le suivi technique des jeux dans le temps long n’a jamais été une priorité des fabricants de PC. C’est au contraire l’obsolescence du matériel qui assure une rente aux marques de PC de jeu. Elles savent que les machines vendues aux joueurs ne peuvent pas tenir la route au vu des exceptionnelles capacités de beaucoup de studios à sous-optimiser leurs jeux.

Il est normal que des engins aussi contraints que des consoles PC ne suivent pas le rythme.

Steam Deck

A ce propos, la voie suivie par Valve est intéressante

Le profil du Steam Deck est tout autre. Valve n’a pas choisi de communiquer spécifiquement sur les performances de ses consoles. Elle  a assuré un certain niveau de calcul et a indiqué les jeux qui seraient exécutables sur la machine. Sans chercher à mettre en avant un nombre d’images par seconde ou de puissance spécifique. Non, le Steam Deck a choisi de valider des jeux compatibles dans son catalogue. Procédant pas à pas à un listing de titres qui devenaient jouables sur SteamOS.

D’un point de vue technique, cela ne change rien. Les joueurs n’ont pas plus de performances en réserve avec cette approche. Ce qui est modifié, c’est l’appétit des joueurs. Appétit qui s’est déplacé d’un focus sur l’attente de quelques images par seconde supplémentaires impossibles à atteindre vers la validation de jeux présents dans son catalogue par le système. Évidemment, c’est beaucoup plus gratifiant de voir que des jeux présents dans sa collection sont désormais jouables que de constater un gain de quelques pouillèmes de performances au prix d’une augmentation de la chauffe de son appareil et une baisse de son autonomie.

Cela me rappelle d’ailleurs un autre « scandale » passé. Lorsqu’en 2023 la presse spécialisée s’émouvait du fait que le Steam Deck ne serait pas compatible avec les jeux du futur. Un détail qui aurait échappé à tous les possesseurs de la console. Outre le fait que même la machine la plus puissante de l’époque n’était pas spécialement « futur proof » puisque le futur n’a évidemment pas de fin. L’objectif du Steam Deck n’était évidemment déjà pas d’assurer que leur matériel pourrait faire tourner les jeux Triple A sortis 10 ans plus tard. C’était de pouvoir faire tourner les jeux sortis 10 ans plus tôt. Une approche qui collait parfaitement avec un autre profil, plus vaste, que celui des joueurs. Un profil d’adulte au sens large comme d’enfants.

Comme je l’écrivais lors du premier anniversaire de la sortie de la console Steam Deck en 2022, le futur choisi par Valve n’est pas celui d’un PC ordinaire. Et on découvre en 2026 avec la fin du support des pilotes de ses concurrents, que cette voie avait finalement plus de sens qu’une course à la performance brute. 

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée © MiniMachines.net. 2026

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