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Reçu — 12 février 2026 MiniMachines.net

Bon Flan: Jeu PC Nobody Wants to Die gratuit !

12 février 2026 à 21:21

Après avoir frôlé la mort, le détective James Karra se voit confier une affaire confidentielle, aidé seulement de la jeune officière de liaison Sara Kai. Sur la piste d’un dangereux tueur, le temps dévoilera des secrets jalousement gardés par les hautes sphères de la ville.

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Bon Flan: Jeu PC Nobody Wants to Die gratuit ! © MiniMachines.net. 2026

GeForce Now compatible avec les Fire TV Stick (app dispo en France)

13 février 2026 à 15:13

Mise à jour : l’application GeForce Now est désormais visible sur le catalogue d’Amazon France. Je n’ai pas le temps de tester pour le moment.

Nvidia annonce le lancement de son application GeForce Now sur la clé Fire TV Stick d’Amazon. Un bon moyen d’emporter vos jeux toujours avec vous.

Source Pocketlint

La clé Fire TV Stick ne mesure que 8.6 cm de large pour 3 cm de profondeur et 13 mm d’épaisseur. Elle pèse 32 grammes. Associée à une manette de jeu et un câble USB pour l’alimenter, ce sera le seul matériel nécessaire pour jouer sur GeForce Now.

Avec un prix de base de 44.99€ et des remises régulières sur Amazon, la solution représente désormais le moyen le plus simple et le plus accessible de jouer avec l’offre Cloud de Nvidia. L’application native développée par Nvidia permet de retrouver toutes les fonctions de support de GeForce Now. Ce qui en fait également un excellent moyen de partager son abonnement avec un autre membre de la famille si le PC plus classique est occupé à d’autres tâches. Il suffira de brancher la Fire TV à un téléviseur ou un écran en HDMI pour profiter de son catalogue de jeux calculés dans les nuages.

Le Fire TV Stick devient encore plus complet

Cela fait une option d’usage de plus dans le catalogue de celles déjà proposées par la marque : on a vu apparaitre GeForce Now sur Linux, sur SteamDeck, sur XBox et sur ChromeOS… Cela combiné avec les possibilités de streaming de la clé, un ensemble d’usages assez sympathique. 

Je me dis également que la clé Fire TV Stick devient de plus en plus un couteau suisse intéressant pour les vidéoprojecteurs. Compacte et discrète, connectée, elle accompagnera parfaitement ce type d’appareils. Surtout sur les modèles qui embarquent des versions d’Android pas toujours mises à jour. En apportant ses différents services dans un format discret ainsi qu’une télécommande pratique, elle changera considérablement l’usage de ce type de solution.

Que ce soit la version HD à 44.99€ ou les premières versions « 4K » à 54.99€, les offres gagnent ici en intérêt.

GeForce Now compatible avec les Fire TV Stick (app dispo en France) © MiniMachines.net. 2026

7 ans de développement pour ces docks Switch

12 février 2026 à 15:45

Difficile de faire tenir ces sept années de travail dans une seule vidéo, Hugo s’y emploie dans un format de 38 minutes. Impossible pour moi de tout commenter. D’autant que les consoles Nintendo Switch ne sont pas vraiment mon principal centre d’intérêt.

Je retiens toutefois la qualité du travail développé ici. Hugo présente les étapes de son développement, ses expérimentations et les diverses évolutions qui ont mené à son projet final. Entre les versions de dock sur mesure, les adaptations de sécurité pour éviter les vols en tournois, le minidock de voyage, les différents travaux 3D, d’impression et d’électronique. Deux versions du dock adaptées aux deux générations de Switch de Nintendo. Ici pour la première génération avec le support de quatre manettes GameCube.

Et ici pour la Switch 2 avec le même type de proposition pour des manettes GameCube sur la face avant. Il s’agit d’une intégration assez complexe au final mais qui offre la possibilité de jouer facilement à plusieurs. 

Si le cœur vous en dit, les fichiers STL nécessaires à l’impression des éléments pour la modification d’un dock sont en vente sur cults3D. Les prototypes sont également proposés sur Ebay : ici pour le modèle Switch 1, là pour le Switch 2.

Cent Sept ans de solitude soudure

Je trouve toujours merveilleux de voir autant de passion et d’acharnement dans ce genre de projet. Évidemment, j’aurais préféré que cela se traduise par la réalisation d’un dock de Steam Deck par exemple. Mais c’est tout de même assez incroyable d’observer des particuliers développer autant de compétences. Le mieux étant que cela ne me surprend plus. Je vois des enfants capables de modéliser en 3D des choses incroyables, d’autres qui font des montages de courts métrages. Un couple de jeunes retraités qui se mettent à l’impression 3D et qui finissent en quelques années par m’envoyer des photos de bijoux en métal qu’ils fondent eux-mêmes dans leur garage après avoir appris l’impression résine via des tutos vidéo. Dernièrement, un groupe d’ados m’a envoyé une démo d’un jeu qu’ils développaient ensemble. De 14 à 16 ans, à quatre ils font tout ensemble : code, 3D, 2D, scénario et musique. Pour le fun.

C’est ce qui me semble de plus important dans l’espace tech ces dernières années. Toute cette créativité libérée par des tonnes de possibilités. Entre les cartes de développement, l’impression 3D, la gravure laser, les usines capables de vous sortir des circuits imprimés professionnels pour un prix défiant toute concurrence, des logiciels accessibles pour réaliser tous ses projets. Le monde a énormément changé ces dernières années. 

Je me faisais dernièrement la réflexion que la communauté Maker était le parfait contrepoint des IA génératives et du slop. Face à une vague d’outils qui fabriquent des images sans intelligence justement, qui poussent des vidéos, des programmes, de la musique ou qui inventent des textes en se basant sur des statistiques. On a une autre vague, forcément plus petite mais autrement plus puissante, de gens qui s’investissent pour fabriquer réellement quelque chose. Que ce soit du code, de la vidéo, de l’art ou des objets. Des choses simplement bien à eux, qu’ils partagent ici comme Hugo, avec des traces de pistocolle qu’on ne verra jamais sur un rendu d’IA, et dont ils peuvent être fiers.

7 ans de développement pour ces docks Switch © MiniMachines.net. 2026

Le smartphone de jeu Ayaneo Pocket Play en vidéo

12 février 2026 à 10:48

Le Pocket Play est un smartphone de jeu qu’Ayaneo a dévoilé en décembre 2025. Un engin qui rappelle dans son approche la Xperia Play de Sony et qui reprend même une partie de son nom. En janvier, le constructeur annonçait vouloir se « calmer » sur ses sorties et prendre du recul pour mieux gérer les ventes en cours et livrer les personnes qui attendaient leurs modèles lancés auparavant en financement participatif.

Ayaneo Pocket Play

La Ayaneo Pocket Play donne donc des nouvelles dans un contexte assez étrange puisque la marque ne semble pas avoir ralenti ses annonces. Après la console de jeu PC Ayaneo Next 2 à 2 299$, voilà donc une autre annonce pour ce mois de février. Et c’est parfaitement logique puisque les développements précédents doivent être poursuivis. On imagine mal les salariés d’Ayaneo tout bloquer et prendre des vacances alors que le projet est sur les rails.

On apprend donc de nouvelles choses sur cette solution particulière présentée comme un smartphone pour joueurs. Pour les « True Gamers » selon la marque 2

Ayaneo Pocket Play

On apprend beaucoup de choses sur l’objet. D’abord, la diagonale de son écran, un beau 6.8 pouces OLED en 2400 x 1080 pixels et un rafraichissement atteignant 165 Hz. Pour piloter l’affichage et les jeux, un SoC Mediateck Dimensity 9300. Une puce qui propose un cœur Cortex-X4 à 3.25 GHz, 3 cœurs Cortex-X4 à 2.85 GHz et 4 cœurs Cortex-A720 à 2 GHz. Le tout épaulé par un circuit graphique Mali-G720 Immortalis MP12. Un SoC que l’on retrouve dans des smartphones haut de gamme chez Honor, Vivo et Oppo. Le smartphone tournera sous Android 15.

Il est associé avec un montant non dévoilé de mémoire vive LPDDR5 et un stockage en UFS 4.0. Devant l’absence de visibilité des tarifs de la mémoire, les capacités et le prix du smartphone ne seront sans doute dévoilés qu’à l’approche de son financement. Des détails techniques sont confirmés, comme la présence d’un capteur d’empreintes digitales ou la présence de deux caméras 50 et 16 mégapixels au dos et une 5 mégapixels à l’avant. Une batterie 5000 mAh serait également à l’oeuvre pour alimenter le tout.

Ayaneo Pocket Play

La partie contrôleur qui coulisse n’a pas changé sur le Pocket Play. On retrouve des boutons ABXY, une croix directionnelle, des gâchettes et un double espace de contrôle tactile. Le choix d’un pilotage de ce type, qui rappelle les zones tactiles de la console Steam Deck, au lieu de joysticks sera probablement assez clivant. Certains vont trouver cela parfait, d’autres préfèreront la maniabilité et la précision analogique des joysticks. Il faut tout de même avouer que cela permet de proposer une meilleure interface que le « tout tactile » avec les deux pouces posés sur l’écran et des boutons totalement virtuels. 

Ayaneo Pocket Play

Le Pocket Play est un drôle de pari vu d’ici

Cela ne dure que quelques instants à l’image et c’est flou mais dans la vidéo ci-dessus, à 40 secondes, on s’aperçoit d’un détail. Le Pocket Play est super épais par rapport aux standards actuels des téléphones. L’objet semble largement faire plus d’un centimètre d’épaisseur. C’est logique puisqu’il propose la partie coulissante de ses contrôles, mais c’est pas forcément ce que les utilisateurs d’un smartphone attendent.

Mon principal grief reste cependant le même. Quelle assurance avons-nous quant à la fiabilité du système embarqué ? L’Android 15 qui sera intégré sera maintenu combien de temps et avec quelle régularité ? C’est tout mon problème avec ce genre de solution. L’objet veut être en même temps un smartphone et une machine de jeu. Soit, mais la frontière de ce genre de solution hybride est très mince entre un objet qui joue deux rôles extrêmement bien et un objet qui fait tout très mal. Et, la présence d’un système comme Android rend le second scénario plus que probable à moyen et long terme. 

Pocket Play

Ayaneo Pocket Play

Si l’idée d’un smartphone de jeu qui abrite une manette est séduisante, des solutions alternatives existent déjà avec des accessoires que l’on positionne autour du smartphone. C’est probablement moins pratique en mobilité mais peut-être plus ergonomique. Et, surtout, cela permet de choisir un smartphone d’une marque ayant de l’expérience dans le domaine avec un SAV local et un peu plus d’assurance de recevoir quelques mises à jour techniques et logicielles au fil des mois. Ayaneo est capable de faire de grandes choses techniquement, mais le constructeur va demander aux internautes de parier sur son tout premier smartphone… Le tout depuis une plateforme de financement participatif et avec un SAV à 10 000 km de distance. 

Le smartphone de jeu Ayaneo Pocket Play en vidéo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 11 février 2026 MiniMachines.net

Test : la minimachine de découpe Cricut Maker 4

11 février 2026 à 15:28

Si j’ai déjà utilisé des outils comme cette Cricut Maker personnellement, cela n’a été qu’une expérience trop éphémère pour en tirer suffisamment d’expérience. Aussi, j’ai d’abord hésité avant de dire oui à la marque pour un test. Donnez-moi une imprimante 3D, une graveuse laser ou même une CNC et j’en ferai mon affaire. Mais je manque vraiment trop de pratique pour les découpeuses. Heureusement, je connais quelqu’un qui s’amuse avec ces machines depuis longtemps, comme le montre sa chaine Youtube, Stéphanie Walter. Je lui ai donc proposé de tester l’appareil

L’idée était de profiter de sa grande expérience dans le domaine puisqu’elle réalise déjà de nombreux projets avec ce type d’outil. Après que je lui ai évoqué l’idée d’un test pour Minimachines, elle a été emballée. Je lui ai donc fait livrer la Cricut Maker 4 et elle a pu se lancer dans son analyse. Encore une fois, comme pour le guide d’installation d’un serveur sur MiniPC ou le test du robot de piscine Wybot C2, le texte que vous lirez ici est un travail à quatre mains. Stéphanie est à la base de cette synthèse avec ses analyses et son expérience. C’est également elle derrière les photos et les vidéos. Je me contente de retravailler un peu le texte de mon côté, car elle est déjà formidable d’avoir accumulé autant d’informations. Je ne lui ai pas demandé de rédiger, en plus, une thèse sur l’appareil. 

La Cricut Maker 4

La Cricut Maker 4

C’est quoi exactement une machine de découpe ?

La Cricut Maker 4 est un engin qui déplace une lame très affûtée sur différentes surfaces pour les découper en suivant les ordres initiés par un ordinateur. Ces surfaces peuvent être du papier, du carton, des matériaux synthétiques, du cuir ou autres. Elles adhèrent pendant l’opération de découpe sur un support qui vient les fixer. Ce support se déplace d’avant en arrière, entraîné par un mécanisme assez semblable à celui d’une imprimante traditionnelle. Pendant ce déplacement sur un axe, la lame, montée sur un bras qui va de droite à gauche, permet une gestion de l’autre axe. Les deux combinés permettent de déplacer la lame de manière souple et donc de découper la surface voulue en ligne droite ou en courbes.

Préparation du tapis de découpe de la Cricut Maker 4

Préparation du tapis de découpe de la Cricut Maker 4

La Cricut Maker 4 est donc une de ces machines de découpe. Elle mesure 56.1 cm de large pour 18 cm de profondeur et 15.7 cm de haut. Elle pèse 6.98 Kg et permet d’embarquer un tapis de découpe de 30.4 cm de large pour autant de profondeur. C’est sur cet élément qu’on fixera le matériel à travailler. 

La Cricut Maker 4 arrivée à l'atelier

La Cricut Maker 4 arrivée à l’atelier

La machine est très bien emballée, elle est livrée dans un grand carton qui la protège des chocs. Tant mieux, puisque, comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, le voyage a été assez éprouvant. Il faut dire que Stéphanie habite au Luxembourg. La machine a donc réellement voyagé, au final, sans encombre.

chargeur et câbles

chargeur et câbles

À l’intérieur on va retrouver un ensemble d’accessoires et d’échantillons assez important. À commencer par un adaptateur secteur indépendant avec deux prises électriques. Une au format européen classique et une autre au format UK, cela n’a l’air de rien mais c’est assez appréciable. Les cordons sont assez longs pour s’adapter à des mises en place variées et peuvent permettre de déplacer la machine pour des ajustements. La Cricut étant assez imposante, il sera possible de la déplacer en la laissant branchée. Pour la ranger sur une étagère ou la laisser travailler, il ne sera pas forcément nécessaire de la débrancher. C’est également utile pour pouvoir la déplacer sur un meuble. Sa profondeur et la taille du tapis de découpe, obligent à lui laisser de quoi respirer pour ses manipulations.

Les indispensables accessoires livrés

Les indispensables accessoires livrés

Différents échantillons sont proposés pour tester la machine. Des vinyles amovibles ou thermocollants sont joints au paquet. Un petit accessoire très important est par ailleurs fixé dans l’enveloppe d’échantillons. Il s’agit du « mini weeder » qui s’avère être un outil indispensable. C’est lui permet de retirer facilement les morceaux de vinyle après découpe. Il faut donc bien faire attention à ne pas le jeter avec l’enveloppe. Un petit tiroir intégré à la Cricut permet de le ranger immédiatement. Un feutre de dessin est par ailleurs fourni pour tester cette option particulière.

La maigre documentation

La maigre documentation

Le manuel proposé avec le Cricut Maker 4 est minimaliste, c’est le moins que l’on puisse dire. Il s’agit d’un document de deux pages. Il assure juste de pouvoir se familiariser avec l’ensemble du design avant son lancement. Un petit tour d’horizon et un état des différents voyants et boutons est ainsi lisible. Le véritable manuel est intégré dans le logiciel Cricut Design Studio. Sorte de trousse à outils logicielle indispensable pour piloter la découpeuse qui propose des guides variés suivant les projets que l’on souhaite réaliser.

La Cricut Maker 4 déballée et prête à l'emploi

La Cricut Maker 4 déballée et prête à l’emploi

Au final l’engin est assez imposant. Il donne parfois l’impression que son carénage de plastique entraine une place « perdue ». Cricut masque en effet dans les côtés de la bête, les différents moteurs et mécanismes qui permettent d’entrainer les matériaux à découper et la tête de découpe dans un enrobage assez large. Ce qui donne un côté encombrant à l’ensemble. Cela permet de retrouver un objet qui ne soit pas repoussant tout en étant plutôt discret dans sa forme une fois refermé.

Les deux supports de lames et d'accessoires

La tête propose deux supports différents pour abriter les outils compatibles de la marque. La Cricut Maker 4 est livrée par défaut avec une lame à pointe fine pour découper du papier, du carton fin, du vinyle et d’autres matériaux peu épais. Le second support peut accueillir d’autres outils comme le stylo feutre fourni pour dessiner sur un support ou des lames plus robustes. 

La lame de découpe mise en place dans son support

La mise en place est simplissime. On ouvre le loquet, on place l’outil de son choix et on assure l’ensemble. Différents accessoires sont proposés suivant vos projets. Lame de découpe profonde, lame dédiée aux différents types de tissus, lame pour le carton épais ou le balsa… Mais aussi des outils de transfert de film métallique, de pliage, de rainage, de gravure, un cutter rotatif, des lames de découpe en zigzag et même un système de perforation pour préparer des papiers prédécoupés comme des timbres ou des tickets. Tout un univers d’outils compatibles qui s’adapteront à une multitude de projets.

Le logiciel vous prend en main

Une fois la Cricut déballée et le logiciel téléchargé, la machine est détectée automatiquement par votre ordinateur. Soit par Bluetooth, soit en USB plus classique. Comme souvent, le système profite de votre premier lancement pour faire une mise à jour matérielle. Cela afin d’apporter d’éventuelles corrections et améliorations techniques à l’ensemble. Compatible avec Windows, MacOS, iOS et Android, il est possible de la piloter depuis différentes sources.

Lancement du test de découpe

Après la mise à jour, la prise en main est intuitive. Le logiciel propose un guide pour réaliser sa toute première découpe de vinyle grâce au matériel fourni dans la pochette. Une fois la machine identifiée, un tutoriel présente progressivement les étapes à suivre. La prise en main est très positive. Le fait qu’on soit guidé dans l’installation aide vraiment à comprendre le processus d’utilisation de l’engin. Cela permet de briser rapidement ses appréhensions.

On suit juste ce qui est écrit à l’écran en utilisant le matériel livré avec la machine. C’est très rassurant. On sent que la marque a une grande expérience derrière elle et sait comment guider quelqu’un de tout à fait néophyte. Il est donc possible de confier la machine à une personne qui n’a aucune expérience avec ce type d’engin sans qu’il soit perdu. Pour les plus expérimentés, le tuto permet aussi de comprendre les différentes subtilités techniques proposées.

Test réussi !

La fin de cette découverte de l’engin se fait avec une première découpe qui sert également à valider son bon fonctionnement. L’ensemble se met en marche rapidement et on peut observer une toute première étiquette Cricut apparaitre. Elle montre toute la souplesse de la lame en action. 

Par acquis de conscience, une calibration pas forcément nécessaire est lancée pour être certain que tout est bien calé et observer comment elle fonctionne. Le lancement est également très facile et l’opération se fait via les réglages du logiciel. On commence par sortir une feuille A4 de gabarit avec une imprimante classique et on la positionne sur la découpeuse.

Le test de calibration

La feuille imprimée qui sert de repère est découpée à intervalles réguliers par la Cricut. Et, pour être certain que la machine opérera avec précision, on indique simplement quelles lignes sont les plus alignées lors de la découpe. Ici c’est le chiffre 9 et la lettre N qui offrent le meilleur résultat, on le note juste quand le logiciel en fait la demande. 

De magnifiques stickers

De magnifiques stickers

Premier test de découpe à la Cricut Maker 4, un sticker perso

Dans sa boutique, Stéphanie propose des stickers « Talk to your users » qu’il faut restocker. L’occasion d’un premier test « grandeur nature » de la nouvelle venue. Cela tombe très bien car cette découpe va répondre à une interrogation légitime. Comment se débrouille la Cricut Maker 4 avec des matériaux d’autres marques. 

La longue liste des matériaux compatibles

Pour utiliser des matériaux qui ne sont pas reconnus d’origine par la machine, il faut indiquer leurs caractéristiques dans le logiciel fourni. La découpeuse n’agit pas de la même façon suivant la matière et l’épaisseur de chaque support. Les stickers sont imprimés sur un papier vinyle avant d’être plastifiés à chaud. Il a donc fallu entrer les caractéristiques des différents composants. C’est évidemment fastidieux mais totalement nécessaire et a ne faire qu’une seule fois. Dans le logiciel, on fait défiler une longue liste des éléments déjà existants pour ajouter un nouveau matériau. Il faut ensuite lui donner un nom et ajuster ses caractéristiques. Des guides vidéo sont disponibles sur Youtube pour tester et ajuster les différents matériaux le plus efficacement possible.

Une fois le nouvel élément créé, il est ensuite disponible dans les choix du logiciel et il est possible de le mettre facilement en favori pour le retrouver rapidement.

Toute l’opération étape par étape .

Les choses sérieuses commencent avec une première découpe. Les opérations sont classiques. Le design est importé depuis un logiciel externe directement dans l’outil Cricut. Cela permet de les mettre en forme sur la feuille avant de lancer l’impression. Celle-ci est effectuée sur une feuille de papier autocollant grâce à une imprimante jet d’encre classique. L’étape suivante est un passage par une lamineuse pour lui ajouter un film transparent qui protégera les stickers dans la durée. Puis vient le temps de la découpe.

Un premier essai de découpe parfait !

Le résultat est satisfaisant. La machine découpe simplement le matériel pourtant d’une autre marque. Les stickers se détachent parfaitement. Ce premier résultat est juste idéal, exactement ce que l’on attend d’une de ces machines.

Mon optimisation sur le Canva de Cricut.

Une optimisation sur le Canva de Cricut.

Pour poursuivre l’expérimentation, et restocker quelques stickers « Halloween » et autres dans la boutique, un essai d’optimisation du papier est tenté. Sur ce point, le logiciel Cricut est assez frustrant. C’est lui qui prend en charge le positionnement de la découpe et, par défaut, il ne laisse pas la main sur les opérations. Ci-dessus on retrouve mon optimisation parfaite du papier avec un maximum de stickers sur une seule feuille A4.

La "désoptimisation" du logiciel

La « désoptimisation » du logiciel

Mais en le laissant faire, le logiciel Cricut change la disposition, c’est sa manière de fonctionner. Il dispose tous les stickers bêtement les uns à côté des autres. Ce n’est pas spécialement optimisé. Pour intégrer autant de stickers que sur ma feuille originelle, le logiciel emploierait deux feuilles de papier, ce qui provoquerait un beau gâchis. 

Une méthode de contournement pour éviter le gâchis

Une méthode de contournement pour éviter le gâchis

Pour outrepasser cette problématique, vous devez utiliser la fonction « attach » du logiciel Cricut. Un template déniché sur le net permet de s’assurer que rien ne bougera sur le tapis de découpe. L’optimisation est alors beaucoup plus simple. On importe le template de la taille de son choix, ici du A4, avant de placer chaque petit élément dessus en optimisant au mieux l’espace. Outre le côté zen de l’opération, on évite un gros gâchis de matériaux. Une fois cette optimisation réalisée, on « attach » tout les éléments : le template et les différents éléments deviennent comme un grand ensemble afin que plus rien ne bouge. Le logiciel considérant le template comme un élément à part entière, tous les éléments qui y sont attachés ne sont plus modifiés lors de l’envoi à la Cricut Maker 4. On parvient alors à imprimer tout ce que l’on veut sur le format de son choix et dans la position la plus optimisée possible. 

Un conseil : il ne faut pas optimiser son agencement au moment de l’envoi vers le tapis. Si vous perdez votre connexion avec la machine, vous devrez relancer votre découpe et vous perdrez alors tout votre précieux travail. Attachez donc tout ensemble avant et ne touchez plus à rien dès que vous avez la pré-visualisation de votre tapis. Au milieu de ma seconde découpe, un souci de connexion Bluetooth est apparu. Impossible de se reconnecter depuis ma machine vers la découpeuse. Seule solution, tout redémarrer. Avec un projet bien sauvegardé, il est possible de relancer toute l’opération et de « sauver » sa découpe en la poursuivant.

Au final, la Cricut Maker 4 achève le travail sans souci et il est finalement possible de retirer tous les stickers du tapis de découpe. Tout est parfait, pas de dépassement ou de manques, pas de morceaux à moitié découpés. Aucune bavure, le produit fini est très réussi et le retrait des stickers a un côté très satisfaisant.

Les découpes imperméables

Une découpe de vinyle imperméables ?

Pour poursuivre les tests, il est temps de s’attaquer aux stickers transparents imprimables et surtout imperméables. Le motif « drink some water » à coller sur une gourde semble idéal. Pour ce type de stickers, Cricut propose un papier imprimable sur lequel on va ajouter un film de plastification. La première étape consiste a imprimer sur le papier qui se reconnait avec son fond vert. Il faut évidemment faire attention à ne pas se tromper de côté. 

Pose du film

Puis vient le moment où on doit plastifier l’impression avec le film imperméable proposé. On les colle simplement l’un sur l’autre. 

Découpe film et stickers dans la Cricut

Puis vient le lancement classique de la découpe. Évidemment on aura choisi dans les réglages les bons matériaux pour que la machine ajuste ses paramètres au mieux et propose le meilleur rendu. Le positionnement est également très important sur le tapis pour ne pas avoir de décalage. 

Un sticker imperméable parfaitement posé sur une gourde

Le résultat est parfait, le vinyle se détache très facilement et le rendu des couleurs est excellent malgré l’épaisse couche transparente. L’ensemble colle très bien sur ma gourde en laissant jouer les transparences. 

L’ensemble des opérations est évidemment un peu chronophage mais l’impression d’avoir sa propre mini imprimerie à la maison est assez satisfaisant. On peut  personnaliser des objets dans des formes et couleurs de son choix. C’est commode pour un créateur qui veut faire des objets uniques, pour tester des prototypes ou pour réaliser des éléments pour de l’événementiel, par exemple.

Interface du logiciel Cricut

Découpe de boucles d’oreilles « ginkgo » avec la Cricut Maker 4

Comme tout se passe bien, l’envie de poursuivre les tests est assez forte. La découpeuse devrait permettre de réaliser des boucles d’oreilles. Des feuilles de ginkgo biloba avec de la dorure à chaud. Il est impossible de réaliser cette dorure avec la machine mais Cricut propose une alternative avec des feuilles de vinyle doré repositionnables. Pour ce type de projet, on utilise deux matériaux. 

D’abord, un papier de tapisserie recyclé par une amie. Ce sera la base des boucles d’oreilles. Par-dessus, l’idée est d’ajouter le vinyle repositionnable qui ajoutera le côté doré à l’ensemble. Comme le design original était conçu pour un tracé au stylo, il a fallu le rendre compatible avec la découpe de vinyle. Cela a essentiellement consisté à épaissir les traits avec un logiciel de dessin vectoriel.

Tout l’intérêt de la Cricut Maker 4 dans ce cas-là est de pouvoir gérer des découpes différentes. Sur le vinyle on doit piloter une coupe de la partie supérieure sans entamer la partie inférieure. Sur le papier peint, il faut attaquer plus en profondeur.

Les boucles réalisées avec la amchine avant la résine

L’envoi des données se fait rapidement. La Cricut Maker 4 attaque les différents matériaux avec précision et l’assemblage se passe sans encombre malgré la finesse des nervures de la feuille en vinyle.

Les boucles finalisées

Là encore l’assemblage est simple et les boucles se montent facilement. L’ajout d’une couche de résine durcissante aux UV permet de les rendre plus solides. Les petits supports de boucle d’oreilles finalisent le tout. On se retrouve avec des objets très convaincants.

Des stickers pour serviettes

Cricut, que fait la police ?

Cricut propose un vinyle repositionnable dans son offre. La marque a ajouté ce produit avec la machine pour la tester. L’occasion de faire des essais et d’étiqueter des porte-serviettes par exemple. C’est également le moment où je découvre un problème du logiciel fourni avec les polices. En effet, il est impossible de faire détecter celle que je veux employer par le logiciel Cricut design space.

Le papier de transfert permet de déplacer le design vers le support

Le papier de transfert permet de déplacer le design vers le support

L’idée est de concevoir la totalité du projet dans ce logiciel. Importer des fichiers extérieurs au format SVG pour identifier chaque type de serviette ne pose aucun problème. Toutefois l’outil refuse de charger la police que je veux employer. Il faut dire que le Mac que j’utilise a en réserve des milliers de polices différentes. C’est lié à mon métier de designeuse combiné avec une légère tendance à l’accumulation de polices.

L’ensemble de ma collection est stocké dans un dossier et un logiciel permet de les activer dans le système pour ne pas en avoir trop simultanément. Ce type de gestionnaire est assez classique et généralement, une fois activées, les polices sont exploitables dans tous les outils : traitement de texte, dessin vectoriel, etc. Mais pour le logiciel Cricut, impossible. Il ne les voit pas. Même après un redémarrage.

Résultat final : des serviettes bien identifiées

Résultat final : des serviettes bien identifiées

Pénible mais pas bloquant, il suffit de réaliser la totalité du design sur un logiciel de dessin vectoriel comme Illustrator, Inkscape ou Affinity Designer. Puis de l’importer dans l’outil Cricut. Ensuite c’est tout bête, comme le logiciel connait le matériau fourni, la découpe se fait simplement et le résultat est parfait. L’emploi d’un papier transfert permet de reporter l’ensemble de la découpe sur un support sans que les éléments ne bougent entre eux. Reste à savoir combien de temps ça va tenir…

La suite arrive avec d'autres matériaux

La suite arrive avec d’autres matériaux

Stéphanie a testé encore beaucoup de choses avec la Cricut Maker 4. Impossible de tout faire tenir dans un seul billet. Il est donc plus sage de le découper en deux parties. La suite avec des tests de découpe de plastique thermorétractable phosphorescent, de cuir, de vinyle permettant le transfert à chaud sur tissu et bien entendu de dessin au feutre arrivera sous peu. Une seconde partie qui sera accompagnée de ses conclusions.

La découpeuse Cricut Maker 4 est en vente à partir de 427.49€ sur Amazon

Un modèle plus complet avec presse à chaud et beaucoup de matériaux est proposé à 549€.

Test : la minimachine de découpe Cricut Maker 4 © MiniMachines.net. 2026

Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11

11 février 2026 à 14:06

Votre vieille imprimante ne sera bientôt plus supportée par Windows 11 !!! Cette annonce indiquant que Microsoft puisse décider du jour au lendemain d’arrêter le support de millions d’appareils est simplement fausse. Je ne suis pas toujours tendre avec l’éditeur mais il faut appeler un chat un chat et cette rumeur est parfaitement infondée. Elle est établie à partir d’une totale incompréhension de l’évolution programmée de Windows 11.

Microsoft a indiqué qu’il allait arrêter de proposer de nouveaux pilotes de générations V3 et V4 à travers son programme Windows Update dès ce mois de janvier. Pour comprendre ce choix, il faut d’abord comprendre ce que sont ces pilotes V3 et V4. 

Un des arguments phares de Microsoft pour mettre en valeur Windows c’est sa simplicité d’usage. Le fait qu’il soit en grande partie « plug’n play ». Pour le cas des imprimantes, c’est assez vrai. Si on possède une imprimante USB3 il y a de très fortes chances qu’elle soit compatible avec Windows nativement. Sans même que vous ayez besoin de télécharger un pilote chez le constructeur de celle-ci. Le pilote officiel sera peut-être plus complet et prendra en charge probablement plus d’options… Mais Windows saura prendre en charge votre vieille imprimante et pourra sortir une page quoi qu’il arrive.

vieille imprimante

Pour parvenir à ce résultat, Microsoft a développé une méthode assez simple qui est d’ailleurs reprise pour une foule d’autres périphériques. L’éditeur a condensé une sorte d’annuaire de références d’imprimantes et de méthodes de dialogue avec elles. Cet annuaire est ce que l’on appelle les Pilotes V3 ou V4. Dans la Version 3 il y a des centaines et des centaines de ces méthodes de dialogue et de reconnaissance des machines. Des modèles parfois très anciens mais utilisés par de nombreux professionnels ou des administrations que les constructeurs ont indiqués comme cruciaux par exemple. Cet annuaire reprend également des points clés génériques de l’impression pour proposer une éventuelle compatibilité avec des imprimantes non listées mais employant une approche similaire.

Dans la Version 4, on retrouve une approche plus récente de Microsoft dans la gestion de l’impression avec des nouveautés liées à l’approche de programmation UWP. Une approche qui a été longtemps exploitée, même si désormais Microsoft privilégie d’autres approches plus sécurisées et souples avec notamment l’IPP (Internet Print Protocol).

Ces pilotes V3 et V4  sont disponibles dans Windows 11 et continueront à l’être. Aucun risque donc qu’après une mise à jour ou une réinstallation de Windows avec une image récente du système votre vieille imprimante ne soit plus reconnue. Tout se passera exactement comme avant, comme l’indique Windows Lastest.

Pourquoi autant de bruit autour de cette obsolescence ?

C’est une mauvaise interprétation de la communication de Microsoft qui a été reprise et amplifiée de news en news qui est à l’origine de la propagation de cette rumeur. Microsoft n’a aucun intérêt à jeter aux oubliettes ces pilotes V3 et V4. Pour son image en tant que système comme pour ne pas froisser inutilement ses clients. D’autant que ce n’est pas ce qui prend le plus de place dans votre stockage, ces éléments sont fortement compressés. 

Ce que Microsoft a expliqué, c’est qu’ils n’amenderaient plus ces listings V3 et V4 avec de nouveaux modèles ou de nouveaux protocoles. L’annuaire sera toujours lisible et il pourra éventuellement être actualisé avec une correction si le pilote d’une vieille imprimante présente un défaut de sécurité par exemple, mais on ne pourra plus ajouter de pilotes pour de nouveaux modèles dedans. Cette décision a été prise en 2023 et, comme toujours quand on mélange une problématique englobant matériel et logiciel, elle prend racine à partir d’un évènement datant de 2014. 

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

En 2014, la très grande majorité des constructeurs d’imprimantes ont lancé le projet MOPRIA. Il s’agit d’une alliance regroupant tous les géants du secteur : HP, Canon, Epson, Brother, Konica, Kyocera, Samsung, Ricoh, Werox, Oki, Riso et… Microsoft. C’est simple, Mopria réunit 24 sociétés et déjà plus de 9500 modèles d’imprimantes pour un parc de plus de 120 millions d’imprimantes installées dans le monde. Comme on se doute qu’il n’est pas sorti 9500 modèles d’imprimantes depuis 2023, on s’aperçoit que l’idée ne date pas d’hier.

Ce regroupement de marques concurrentes au sein d’une alliance a un but simple. Faciliter la prise en charge des imprimantes mais également des scanners en « éliminant le besoin d’installer des logiciels ou pilotes supplémentaires ». L’idée est de travailler à des protocoles universels faisant des pilotes de l’histoire ancienne. Du moins les pilotes de base, ou l’équivalent de ceux intégrés justement dans les séries V3 et V4 que va arrêter d’actualiser Microsoft.

Depuis 2014, des milliers de références sont intégrées dans ce protocole Mopria avec parfois une publication en parallèle dans les pilotes V3 et V4. Des anciens modèles comme de plus récents, un travail de fond a été mené pour en intégrer dans ce système. Il est possible que votre vieille imprimante soit compatible Mopria sans que vous le sachiez. Avec l’arrêt de la mise à jour de ces éléments, Microsoft va désormais obliger les constructeurs à utiliser systématiquement Mopria. Et je parle de Microsoft mais ce sera aussi le moyen trouvé par un smartphone Android ou un Chromebook d’imprimer ou de scanner facilement, puisque ceux-ci sont pareillement compatibles. Google est également membre de l’alliance.

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Votre vieille imprimante restera donc totalement compatible

Si votre vieille imprimante utilise les annuaires de pilotes V3 et V4, elle pourra continuer à le faire. Ils seront toujours distribués par Windows 11. Si elle est passée à la norme Mopria, il est probable qu’aussi vieille qu’elle soit, elle utilise déjà cette norme sous Windows 10 ou Windows 11.

Dans tous les cas, il est plus que probable que le fabricant de votre imprimante propose toujours son pilote d’origine. Celui qui affiche les fonctions spécifiques d’impression ou des options de reconnaissance de caractère au scan, par exemple. 

Cette histoire me fait grandement penser au fameux « bug de l’an 2000 » qui avait été montée en épingle comme une possible fin du monde alors que dans l’ombre s’activaient des informaticiens professionnels depuis des années. Cette « obsolescence » des imprimantes est donc anticipée depuis 2014 comme une méthode permettant d’éviter de nombreux problèmes. Mopria est plus simple, plus transparent et moins dangereux pour les utilisateurs. Les vieux pilotes d’imprimantes d’il y a 10 ans ne sont que rarement actualisés et si un internaute malveillant y trouvait une faille, il pourrait sans doute l’employer à son avantage sans que le fabricant ne fasse la moindre mise à jour. Et, quand bien même il la ferait, il n’est pas certain que l’utilisateur fasse le nécessaire pour l’installer. Le protocole Mopria permettra de son côté de proposer des corrections au fil de l’eau.

Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11 © MiniMachines.net. 2026

Logitech G Pro X2 Superstrike : une souris au clic différent

11 février 2026 à 11:17

La souris Logitech G Pro X2 Superstrike ne va pas révolutionner l’essentiel du concept de la souris. Ce modèle est globalement identique à ceux que l’on connait tous. Ce qu’elle propose c’est de changer la manière dont chaque clic est déclenché. L’idée n’est pas de vous faire jeter votre souris encore fonctionnelle pour vous jeter sur ce nouveau modèle. Mais d’ajouter une petite graine au fond de votre cerveau pour y penser le jour où vous devrez vous équiper.

La mode actuelle sur le marché des souris de jeu, marché que vise cette Pro X2 Superstrike, c’est de changer la manière dont sont analysés les ordres de clics. La bonne vieille méthode encore majoritaire est le très classique système d’interrupteur. On appuie sur le bouton de sa souris, cela pousse l’interrupteur et le clic est notifié au système. Une autre méthode utilise un faisceau lumineux qui, quand il est coupé par l’appui sur le bouton, signale également le clic. Cette seconde solution permet de proposer un clic moins bruyant et un dispositif moins enclin à une panne mécanique.

Logitech G Pro X2 Superstrike

Logitech propose une autre approche, une technologie baptisée HITS. L’acronyme de Haptic Inductive Trigger System. Lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton de sa souris Superstrike, on transmet un ordre à un actionneur qui est positionné au-dessus d’un capteur inductif.

Entre les deux, un capteur supplémentaire qui va déclencher le clic proprement dit. Quel intérêt de glisser autant de technologie dans une souris ? Proposer une meilleure analyse de chaque clic avec un ordre qui ne sera pas pris en compte seulement comme un message binaire. Cela permet surtout de personnaliser l’ensemble des éléments de chaque ordre : pression, distance, vitesse et même retour sensible de vos déclenchements. Et cela pour les deux pricnipaux boutons de la souris.

Premier point clé, la distance entre l’actionneur et le plateau de contact peut être réglée. Cela veut dire que le clic n’aura pas forcément de la même pression pour chaque bouton. Si votre index est plus puissant que votre majeur, vous pouvez adapter les pressions en fonction. Autre avantage majeur, une baisse drastique de la latence de clic. Cela ne concernera pas l’utilisateur de tableur classique, mais si les 30 ms de baisse annoncés sont bien présents à l’usage, cela peut améliorer la manière de jouer.

Logitech G Pro X2 Superstrike : le clic « haute couture »

Logitech a tendance à dire que le changement d’une souris classique pour une Logitech G Pro X2 Superstrike pourrait mettre à un même niveau un joueur pro et un joueur de passage. Ce n’est évidemment pas le cas, d’autant qu’un peu plus bas la marque affirme que de nombreux joueurs pros utilisent ses équipements. Disons que cela permet d’équilibrer les choses au sens propre, les souris et leur vitesse de traitement, cela ne change rien aux réflexes des joueurs. En pouvant régler le déclenchement de l’action d’un clic et la vitesse de son « retour », c’est-à-dire l’écart entre le début de la pression sur le bouton et le moment où l’absence de pression sera suffisante pour réinitialiser le clic, on peut également parvenir à des ordres hyperprécis.

Logitech G Pro X2 Superstrike

Autre point intéressant, la possibilité d’un retour haptique réglable. L’interrupteur classique génère un retour de clic, on sent physiquement le déclenchement de l’ordre et on entend le clic. Cela n’a l’air de rien mais c’est un élément analysé par la main et le cerveau pour maitriser l’objet. Sans au moins un de ces retours, on peine réellement à savoir si on a cliqué ou non, si l’ordre est bien « parti ». Le dispositif HITS de la  Superstrike est silencieux mais permet de régler un niveau de retour haptique pour compenser l’absence d’interrupteur. Six niveaux d’intensité sont proposés pour avoir le retour le plus adapté possible.

Un autre élément intéressant est la possibilité pour le capteur d’analyser la pression de chaque clic. Ce qui pourrait éventuellement être exploité dans un jeu au même titre qu’une gâchette de manette. Cela parait tout de même compliqué puisque cela supposerait de développer des jeux ou des applications pour une fraction du parc de souris installées. On imagine cependant les possibilités offertes par le système : le réglage de certains outils en exerçant une pression plus faible sur sa souris ou le lancement de jeux qui prendraient un semi-clic en compte pour diverses opérations. 

Pour le reste, la souris Logitech G Pro X2 Superstrike propose les éléments classiques de la marque. Un capteur Hero 2 permettant une précision de déplacement allant jusqu’à 44 000 DPI et 888 IPS, une charge en USB Type-C avec 90 heures d’autonomie entre les recharges. Elle est légère avec 61 grammes et conserve son nano capteur USB dans un compartiment sous son socle.

Dernier point, et pas des moindres : elle n’est pas donnée. A 179.99€ prix public, ce n’est pas le modèle le plus accessible du marché. C’est néanmoins une approche intéressante de la part du constructeur.

Logitech G Pro X2 Superstrike : une souris au clic différent © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 10 février 2026 MiniMachines.net

Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres…

10 février 2026 à 13:22

Microsoft a dressé le portrait de trois PC portables Copilot+ adaptés au jeu. Trois configurations types que la marque conseille de choisir avec au moins 32 Go de mémoire vive. Une communication qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe.

Avant les PC Copilot+ c'était ça

Avant les PC Copilot+ c’était ça

Après avoir vanté les mérites des PC Copilot+ pour l’intelligence artificielle, Microsoft tente de lier la sauce avec le gaming. Il faut dire que si l’IA et les fonctions Copilot n’attirent pas réellement les foules, le marché du jeu reste en croissance. Tenter de lier l’un et l’autre est donc un moyen de mieux vendre les machines que Microsoft cherche absolument à pousser en avant.

Le test est assez simple, je l’ai pratiqué à de nombreuses reprises. Prenez quelqu’un qui cherche à s’équiper ou à remplacer un ordinateur. Présentez lui simplement les choses en lui demandant s’il préfère pouvoir exécuter une IA en local ou le payer moins cher. La réponse est systématiquement la même : pourquoi payer un truc plus cher en local alors que les services sont gratuits en ligne ? Si on explique qu’en local ce sera beaucoup plus cher et gourmand ou alors beaucoup plus lent qu’en ligne, alors l’option IA locale est totalement abandonnée.

Si on ajoute à cela le flou particulièrement vaporeux de ce qu’est censé apporter Copilot+, le couperet tombe sèchement sur la décision. Le choix se reporte immédiatement sur d’autres critères que la présence du logo Microsoftien sur la machine. Et c’est un problème pour l’éditeur qui a pesé de tout son poids pour faire apparaitre cette marque Copilot+ comme un symbole d’excellence et de pérennité.

Copilot+ et la technique du pâté d’alouette

Pour vendre son pâté plus cher, il existe une méthode très connue des charcutiers. Le pâté d’alouette. Vous prenez 20 kilos de pâté classique et quelques dizaines de grammes d’alouette. Le petit oiseau des champs que l’on connait tous grâce à la comptine. Vous pouvez alors affirmer qu’il s’agit d’un « pâté d’alouette » même s’il n’existe qu’une chance homéopathique que le sandwich du client contienne des traces de la viande du petit oiseau5.

L’idée est d’associer un produit ayant une forte notoriété avec un autre moins reconnu. Ici le PC Copilot+ est mélangé avec le PC gaming pour faire passer la pilule IA dont tout le monde se fout. L’argument IA ne fonctionnant pas, on va chercher à dire que l’engin est également capable de jouer. C’est une méthode au final assez classique.

32 Go de RAM c’est mieux

Microsoft propose donc trois profils de portables Copilot+ à destination des joueurs. La première se concentre sur le jeu « léger » avec un profil FullHD. Pour s’amuser en 1080P l’éditeur conseille un processeur AMD Ryzen 5 5600 ou un Core i5-12400 associés au choix avec une GeForce GTX 1660 Super ou une AMD Radeon RX 6600.

Pour un peu plus de puissance et du jeu en 1440P, il faut suivre un profil établi à partir de processeurs AMD Ryzen 5 7600 ou Intel Core i5-13600K. La partie graphique saute au passage quelques générations avec des GeForce RTX 3060 Ti ou 4060 Ti chez Nvidia ou une puce AMD Radeon RX 6700 XT.

Enfin, pour les  joueurs les plus exigeants qui veulent de l’UltraHD, les conseils sont de choisir au moins un Ryzen 7 7800X3D ou Intel Core i7-13700K. Et de les associer à des puces graphiques GeForce RTX 4080 ou Radeon RX 7900 XTX.

Pour accompagner ces recommandations processeur et circuit graphique, Microsoft conseille de choisir un PC avec 32 Go de mémoire vive. Un conseil que tout le monde aimerait pouvoir suivre mais que personne ne peut plus trop se permettre au vu des tarifs actuels. La hausse ayant été provoquée en grande partie par l’appétit d’ogre des centres de données des IA, dont celle de Microsoft, on a ici un très beau profil de conseil toxique.

 

Les PC Copilot+ de 2024

Les PC Copilot+ de 2024

Les PC Copilot+ Qualcomm avec un « gros » NPU ? Soooo 2024.

Vous vous souvenez de 2024 ? Au moment où Microsoft lançait la marque Copilot+, elle n’avait de louanges que pour les puces ARM de son compère Qualcomm. Les slides de l’époque sont drôles. On ne parlait absolument pas de Ryzen ou de Core, pas plus que de Radeon ou de GeForce. Uniquement de puces Qualcomm Snapdragon. Leur super NPU devait se suffire à lui même et Microsoft insistait alors son rôle de passerelle technique. J’avais dû faire un billet pour expliquer que la marque Copilot+ ne serait pas réservée aux solutions ARM tellement la communication de Microsoft avait passé sous silence les solutions AMD et Intel.

Dans l’idée de Microsoft, c’est Copilot+ qui doit traduire la force de calcul des NPU au quotidien, pour que les programmes puissent s’en saisir et proposer… euh, des services ? Des trucs utiles ? Des trucs neufs ? Sur le papier, l’idée est toujours intéressante, mais il faut avouer tout de même que l’on tarde à voir de réelles propositions concrètes d’usages de ces IA en local.

À chaque fois que j’en parle, on me répond la même liste d’arguments : reconnaissance de caractères, reconnaissance biométrique, atténuation de bruit ambiant et floutage d’arrière-plan. C’est vrai, c’est bien, mais c’est en place depuis une dizaine d’années sur certains postes sans NPU. Le fait d’avoir basculé le changement de fond de ma webcam d’un calcul effectué par un circuit graphique vers un NPU est sans doute meilleur pour l’autonomie des machines. Mais est-ce que je rachèterai un PC pour en profiter ? Non. Est-ce que je vais absolument choisir un PC Copilot+ pour avoir accès à ces fonctions si un PC plus classique sait le faire aussi bien ? Non plus.

On en est là donc pour ce début 2026. Microsoft veut que vous voyiez les PC Copilot+ comme des PC de jeu comme les autres. Cela sème le trouble par rapport aux communications précédentes qui affirmaient surtout que cette gamme concernait les machines sous Snapdragon. Ce changement de cible associé à un encouragement pour basculer vers 32 Go de mémoire vive alors que celle-ci flambe ne va pas faciliter l’adoption de ces machines. Il faudrait certainement que Microsoft développe des outils réellement utiles employant les fonctions des NPU qu’il a vendus. Le « coming soon » des promesses de 2024 commence vraiment a tarder.

Le truc que vous avez peut-être vu pendant les dernières soldes, c’est le nombre de PC Snapdragon qui ont été proposés. Des configurations de tous types qui débordaient des rayons en promo des marchands. Parce que voilà le petit problème rencontré. Microsoft propose des PC Copilot+ Snapdragon au prix des PC Gamer AMD/Intel associés à des cartes graphiques secondaires. Ils visent différents profils et ils n’ont pas les mêmes autonomies… Mais, il faut bien avouer que le joueur classique a jusque-là peiné à considérer l’intérêt de cette norme Copilot+ pour son usage.

Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça

Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça

Et toute la volonté de Microsoft est de changer cette vision chez les joueurs. Qu’ils n’aient plus « peur » de la norme Copilot+ qu’ils associent fort logiquement aux Snapdragon. Surtout que désormais les puces concurrentes chez AMD et Intel ont des NPU équivalents aux Snapdragons et atteignent nativement un excellent niveau de performances en jeu, proposent de très bons NPU et affichent des autonomies record.

Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres… © MiniMachines.net. 2026

Ayaneo Next 2 : 2 299$ et 1.426 Kg. Fin de la blague.

10 février 2026 à 11:12

C’est fait, l’ensemble des détails concernant la Console de jeu PC Ayaneo Next 2 ont été publiés sur Indiegogo. On découvre un superbe produit avec des capacités de calcul absolument incroyables liées à la présence d’une puce Strix Halo. 

Ayaneo Next 2

Cela confirme également le prix hallucinant de la ConsolePC. Un ticket d’entrée déjà évoqué de 2 299$ HT pour le modèle entrée de gamme et 4 300$ HT pour la version haut de gamme. Un tarif qu’on situera mal dans un budget moyen même si l’engin semble très séduisant sur le papier. D’abord, parce que la conversion en euros, les frais de port, la TVA et les frais de dédouanement vont faire exploser ces prix. Mais aussi et surtout parce qu’il s’agit d’un engin dont le SAV sera effectué pendant 12 mois à l’autre bout de la planète.

Renvoyer un engin de ce type en cas de panne vers l’Asie, avec l’assurance nécessaire, à un certain coût. Si a priori la personne qui achète une Ayaneo Next 2 en a les moyens, cela n’améliore pas la rentabilité de l’objet. Sans parler du temps de SAV pendant lequel la somme que l’objet représente est immobilisée. Ne vaut-il pas mieux s’offrir un bon PC gaming et une console Steam Deck pour le même prix ? Je peine à voir dans quel scénario le choix d’une Ayaneo Next 2 a du sens. Mais le plus gros problème n’est pas réellement le prix demandé pour la console, c’est son poids.

Ayaneo Next 2

Ayaneo Next 2 : catégorie poids lourd

C’est la question que je me posais depuis la présentation de l’engin. Cela fait des semaines et des semaines que la console est annoncée avec, comme d’habitude, des informations lâchées au compte-gouttes. Un détail restait pourtant systématiquement dans l’ombre, le poids de cet ensemble avec la batterie 116 Wh intégrée. Il est maintenant connu puisque la fiche technique nous informe en détail des caractéristiques de l’engin. 34.16 cm de large, 14.62 cm de haut et 2.61 cm d’épaisseur pour 1 426 grammes. C’est à la fois encombrant – logique our une diagonale de 9.06 pouces – et lourd. Très lourd. Trop lourd même.

Qui va tenir confortablement 1.4 Kg à bout de bras pendant plus de 5 minutes ? Essayez de porter ne serait-ce qu’un kilo, une brique de lait, comme vous porteriez une console pour jouer. Avec toutes les crispations que cela comporte et l’activité générée. Outre l’inconfort en jeu, il y a une sorte de contresens technique dans ce design. L’idée d’une consolePC est de pouvoir jouer en mobilité avec un engin léger et portable. Ici la Ayaneo Next 2 pèse plus du double d’un Steam Deck (640 grammes) et presque le triple d’une Nintendo Switch 2 (534 grammes). Cela rend l’objet beaucoup plus difficile à transporter et à manipuler. Et, cela sans compter le fait qu’il fasse du bruit avec les deux ventilos nécessaires pour refroidir ses entrailles et qu’il coûte une petite fortune.

Les images de la Ayaneo Next 2 sont toutes très aériennes

Les images de la Ayaneo Next 2 sont toutes très aériennes

Entre la casse possible, la ventilation, le prix, le poids au fond du sac ou dans la main, le bilan de cette Ayaneo Next 2 est à l’image de la recherche de performances pure et dure. Trop élevé pour être un investissement viable.

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ?

Ayaneo Next 2 : 2 299$ et 1.426 Kg. Fin de la blague. © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 9 février 2026 MiniMachines.net

La fabrication du Geekom GeekBook X14 de A à Z en vidéo

9 février 2026 à 16:39

La chaine Youtube Satisfacory Process a publié une nouvelle vidéo d’un montage en usine. Apres les MiniPC Beelink qui ont eu droit à deux épisodes l’année dernière, c’est au tour du Geekom Geekbook X14 Pro de se faire ausculter.

Geekom Geekbook X14 Pro

Geekom Geekbook X14 Pro

Je ne détaillerai pas les presque 40 minutes de vidéo, d’autant qu’elles sont assez explicites. On rencontre ici surtout une usine – probablement tierce – qui suit un protocole de montage établi par la marque. Les différentes étapes sont classiques et on assiste à un assemblage pièce par pièce du GeekBook X14.

GeekBook X14 Pro

Quelques éléments sont assez intéressants a souligner néanmoins. Comme la gravure du clavier au laser. On entend souvent que les marques ne peuvent pas proposer de claviers différents des solutions QWERTY parce que ce serait trop complexe a gérer. En réalité le fond du problème n’est pas la complexité de fabrication mais bien de stockage et de distribution. Cette étape de  gravure laser des lettres sur les touches du clavier montre à quel point il serait facile de passer la gravure en AZERTY. 

Des dispositions francophones AZERTY existent pour ces schémas de claviers spécifiques et il serait possible de passer de l’un à l’autre facilement en changeant de programme dans la graveuse. Même chose pour les touches Windows et Copilot qui pourraient recevoir d’autres logos pour des engins sous Linux. C’est assez simple à mettre en place.

Le souci vient de l’étape d’après, lorsque les machines AZERTY comme ce GeekBook X14 doivent être stockées et livrées. Cela suppose un entreposage spécifique et une gestion séparée des engins ensuite. Rien d’impossible bien entendu, mais une procédure coûteuse et moins simple à vendre à l’international puisqu’elle serait quasiment enfermée sur le marché hexagonal. Une marque comme Geekom pourrait peut-être changer d’avis si elle était sûre de pouvoir écouler les machines de ce type. En face, les clients français attendent d’avoir en stock une version AZERTY pour se pencher sur les engins de Geekom. Et la situation reste bloquée.

La partie assemblage de l’écran est également assez intéressante. On note l’emploi de nombreux robots pour un assemblage très automatisé mais aussi des contrôles qualité humains pour détecter tout problème de fixel défectueux. Les processus d’ajustement sont nombreux avec un soin et un contrôle précis. Le tout est pensé pour proposer une dalle parfaitement alignée qui pourra s’intégrer parfaitement dans un châssis. Il faut dire qu’avec des bordures toujours plus fines, l’assemblage n’a plus vraiment le droit à l’erreur.

La partie de mise en forme d’une simple tôle d’aluminium pour devenir le châssis de la machine est aussi étonnante. Avec de nombreuses machines, le métal est découpé, embouti, percé et ajusté pour obtenir le format qui accueillera les composants.

Le traitement de surface est confié à des bras robots qui vont travailler le métal pour qu’il accepte les étapes suivantes. Les éléments du châssis sont ensuite anodisés dans différents bains pour éviter toute corrosion et proposer une bonne résistance aux rayures et une finition « aluminium brossé » devenue une norme dans l’industrie. Ils sont ensuite recouverts d’un « vernis » protecteur fixé grâce à un passage en four.

Viennent ensuite les étapes de préparation des différents composants, leur assemblage, la fixation des charnières, l’intégration de la webcam et de l’écran. L’ajustement et la fixation de ce dernier. Encore et toujours des étapes de traçabilité et de contrôle qualité. La mise en place de la carte mère avec son processeur Intel avec sa mémoire vive intégrée.

Le reste des composants continue d’être ajouté au Geekbook X14 Pro : enceintes, ventilation, nappe et SSD M.2 2280 à installer par étapes pour construire l’engin. Le tout dans un concert de signaux de validation signalant l’inventaire de toutes les pièces intégrées dans la machine. Un élément important pour contrôler les éventuelles pannes techniques et remonter jusqu’à leur source.

Vient ensuite l’étape de « tartinage » du dissipateur de l’engin avant sa pose sur le processeur. Je n’aurais pas imaginé qu’elle puisse être faite à la main, je pensais que la marque avait un robot capable de venir à bout de cette tâche. Indispensable, cette pâte étalée va permettre une excellente communication de la chaleur du processeur vers le métal du dissipateur tout en évitant trop de contraintes physiques sur celui-ci.

Petit détail au passage, le SSD intégré est ici un Crucial P310. Micron a bien arrêté de distribuer la marque au grand public en direct, mais n’a évidemment pas fermé la porte à ses partenaires professionnels. Le Geekom Geekbook X14 Pro reste donc équipé de SSD de la marque.

Vient ensuite l’assemblage des divers autres composants : fixation des nappes du clavier, vissage des ventilateurs, pose de différents supports et ajustement de la batterie. L’assemblage des deux antennes du module Wi-Fi en moins d’une seconde à 30″53 laissera rêveur tous ceux qui se sont déjà battus avec ce type de connecteur  MHF4… J’aime beaucoup également le test à 31’13 qui consiste à retourner le portable pour éviter de laisser traîner une vis dedans… Une méthode que je pratique très régulièrement sans savoir qu’elle était mise en place par les professionnels du montage. 

La partie test de chaque machine prend un peu de temps. L’image de Windows est installée en amont sur le SSD M.2 via un autre dispositif. Cette dernière étape sert par ailleurs à valider la licence de Microsoft pour chaque engin. Une série de logiciels est lancée sur chaque engin pour vérifier que tout fonctionne avec un niveau de performances dans une fourchette précise. Les données sont remontées vers une machine générale qui ordonnera la suite des tests ou un retour pour examen plus approfondi pour chaque modèle.

Une fois le système installé, les différents composants sont testés : clavier, pavé tactile, Wi-Fi, capteurs, connectique, charge, batterie, mise en veille mais aussi webcam et son. Encore quelques vérifications puis vient la partie emballage de l’ensemble suivant un protocole précis.

Comme toujours, ce genre de vidéo a un côté fascinant. Par le nombre de personnes intégrées dans l’opération, la taille des différents locaux employés, le nombre de techniques déployées et l’ensemble des métiers réunis au même endroit.

GeekBook X14 Pro

La toute fin de la vidéo montre des étapes de « torture tests » des machines : ouvertures et fermetures des écrans en série, torsion du châssis, appuis répétés sur les touches du clavier, résistance aux frottements, à la pression, à la manipulation des ports, à la chaleur et au froid… C’est la première fois que je vois un ordinateur congelé encore en marche.

Le GeekBook X14 Pro n’est pas en vente sur le site français de la marque.

Specifications du GeekBook X14 Pro

CPU Ultra 5 125H / Ultra 9 185H processor, TDP 45W
Memory LPDDR5
Storage 1 × M.2 Type 2280 Key M SSD, support PCI-e Gen4
GPU Intel® Arc™ XE-LPG + A130T
NPU Intel AI Boost,UP TO 33TOPS (CPU+NPU+GPU)
Display Panel 14.0 inch OLED
Resolution: 2880RGB x 1800,AMOLED,DCI-P3 100%,Typ 400nits,60/120Hz
Interface: eDP
I/O Ports 1 × HDMI 2.1
2 × USB 4.0 (40Gbps)
1 × USB-A 3.2 Gen1 (5Gbps)
1 × φ3.5mm Headphone / mic combo
Camera ON/OFF slide switch
System Status Indicator Power light: Power On: White / MS: Breathing White / Charging: orange(power off) / Low battery: blinking orange(<10%)
Keyboard backlight: Support White backlight & 4 level brightness adjustment (0,20%,40%,65%,100%)
Indicator in keyboard: Caps Lock key and Fn key with white LED light
Camera Resolution: 2M 1080P
Light sensor: Support, 1 × Light sensor in camera module
LED indicator: Support, 1 × LED indicator in camera module
Mic 2 × Digital Mics integrated in camera module
Speaker Quantity: 2 × speakers, 2×3813 (4Ω×2W) build in body
Audio Codec: ALC269QN-VC3-GR
Certificate: DTS: X Ultra
Power Key & Fingerprint Fingerprint: Support, one-click login
Position: Integrated in power button
Touch Pad Dimension: 120 × 71mm
Material: Mylar
Position: Middle
Interface: I2C, Dualpoint button
Keyboard 78Key 1.2±0.2mm / Height 3.5±0.2mm (with backlight)
White LED light in Caps Lock and Fn key
Language: Default US
Battery Type 70Wh
Wireless LAN PCI-E or CNVI interface, IEEE802.11 a/b/g/n/ac support
WiFi 6E – BT 5.4
TPM Support fTPM/TPM 2.0 (Optional, Default not support)
Sensor Hall sensor: Support, 1 × hall sensor in I/O board
Light sensor: Support, 1 × Light sensor in camera module
Operating System Support Windows 11 64 bits
Other Software Office
Adapter 65W、100W PD GaN Fast Charge, USB-C to USB-C
Cable USB-C TO USB-C cable, 1.8m,white,PVC
Certification CCC / CE / CB / FCC / EAC+FAC / Rohs

Geekom GeekBook X14 Pro, un portable Meteor Lake assez classique

La fabrication du Geekom GeekBook X14 de A à Z en vidéo © MiniMachines.net. 2026

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ?

9 février 2026 à 13:04

J’avais tiré le signal d’alarme en décembre, la Ayaneo Next II n’allait pas être tendre avec votre portefeuille. Les tarifs de la console ont été dévoilés et le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur n’a pas froid aux yeux.

Ayaneo Next II

Ayaneo Next II

De toute évidence, la Ayaneo Next II allait forcément être chère au vu du matériel embarqué. Mais c’est devenu un vrai problème aujourd’hui. Il y a une différence entre « cher » et « hors de prix ». Et, c’est bien ce deuxième stade d’évolution qui est atteint par la console. En cause, le petit « sursaut » lié à la « légère » hausse de la mémoire vive et du stockage. On est donc passé d’un produit « cher » à une solution « hors de prix ». Surtout pour un engin de ce type.

Le ticket d’entrée sera donc de 1799$ pour quelques pièces en « Early bird » avant que la console passe à 1999$. Attention, pour ce prix, c’est le modèle Ryzen AI Max+ 385 qui sera proposé. Avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage.

Le modèle suivant, sous Ryzen Ai Max+ 395 en 64 Go et 1 To débutera à 2299$ et atteindra rapidement les 2699$. Enfin, le modèle le plus haut de gamme avec ce même Ryzen Ai Max+ 395 mais épaulé par 128 Go de LPDDR5x et 2 To de stockage. Ces prix sont bien évidemment indiqués hors taxes. 

Ayaneo Next II EARLY Retail Conversion5 +20% TVA
Ryzen AI Max+ 395 / 128 Go / 2 To 3 499 $ / 4 299 $ 3 623 € 4 348 €
Ryzen AI Max+ 395 / 64 Go / 1 To 2 299 $ / 2 699 $ 2 275 € 2 730 €
Ryzen AI Max+ 385 / 32 Go / 1 To 1 799 $ / 1999 $ 1 685 € 2 022 €

Ces tarifs, avec 20% de TVA qui ne comprennent pas les frais de dédouanement qui seront ajoutés par le transporteur, rendent l’engin délicat à envisager. À la fois parce que le ratio prix/service est compliqué à justifier. Mais aussi et surtout parce que l’engin aura toutes les complications du format ConsolePC. Fragilité, convoitise, risque de perte, chauffe et… poids.

Ooooooooooooh le beau bébé, combien il pèse ?

Ooooooooooooh le beau bébé, combien il pèse ?

On ne connait toujours pas le poids de la Ayaneo Next II 

Un poids qui n’est toujours pas communiqué par le constructeur qui a pourtant libéré toutes les caractéristiques de la console. Pour rappel, la Next II est la seule console sous Strix Halo à embarquer en interne une batterie non amovible. Ses concurrents ont décidé de l’externaliser. La raison est assez simple, elle développe 115 Wh et doit peser quelques centaines de grammes. Un poids qui, additionné au reste de la machine, va peser dans la décision d’achat. Si le total est trop élevé, l’utilisation même de l’engin risque d’être problématique. Pour vous donner un exemple, la console GPD Win 5 avec le même processeur est annoncée à 590 grammes seule. Sa batterie détachable de 80 Wh – donc moins lourde que celle de la Next II en 115 Wh – est indiquée comme pesant 350 grammes. Un total de 940 grammes qu’on est censé porter à bout de bras… ou qu’on pourra choisir de diviser. La solution de GPD permettra de garder la batterie au bout d’un câble dans sa poche. 

Chez Ayaneo toutefois, on devrait logiquement atteindre des poids équivalents, ou encore plus proches du kilo, mais sans pouvoir le diviser en deux. Porter un kilo à bout de bras pour jouer n’est pas réellement confortable. La marque le sait et reste donc absolument silencieuse sur ce détail crucial pour le moment. Elle donnera probablement l’information au tout dernier moment. Quand les plus enthousiastes peu refroidis par le prix annoncé de l’engin seront prêts à l’action.

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ? © MiniMachines.net. 2026

Radxa Cubie A7S : un ordinateur dans le creux de votre main

9 février 2026 à 10:51

La Radxa Cubie A7S est construite autour d’un SoC Allwinner A733, une puce particulière si ce n’est qu’elle mélange des cœurs ARM et un cœur RISC-V en plus de son circuit graphique et d’un micro-NPU.

 Radxa Cubie A7S

Radxa Cubie A7S

Le SoC qui équipe cette Radxa Cubie A7S est une solution assez originale pensée au départ par Allwinner pour équiper smartphones et tablettes. On retrouve deux Coeurs ARM Cortex-A76 à 2 GHz, six Coeurs Cortex-A55 à 1.8 GHz, un circuit graphique Imagination PowerVR BXM-4-64 MC1 et un NPU développant 3 TOPS. En plus de tout cela, la puce propose un cœur Alibaba XuanTie E902 RISC-V à 200 MHz. Une combinaison sympathique même si, à ma connaissance, fort peu de développements ont été faits pour prendre en charge cette solution RISC-V. Radxa est cependant un acteur assez important dans cet écosystème et des développements pourront certainement être suivis.

 Radxa Cubie A7S

La puce est ici intégrée sur une carte de 5.1 cm de côté qui propose quasiment tous les éléments nécessaires à la constitution d’une minimachine : de la mémoire vive LPDDR5 de 4 à 16 Go. Un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 Quectel FCU760K et une assez large connectique. La partie stockage est confiée à un lecteur de cartes MicroSDXC et un support de module eMMC. La Radxa Cubie A7S pourra être livrée sans ou avec des modules allant jusqu’à 256 Go. Un bouton permettra de choisir sur quelle unité démarrer, la carte proposera de le faire en USB, sur le lecteur de carte, via son connecteur FPC et évidemment son module eMMC.

On retrouve sur la carte un ensemble de ports assez complet. L’alimentation se fera au travers d’un USB 2.0 Type-C, un second Type-C en USB 3.2 proposera le partage de données et un signal vidéo DisplayPort. Pour le reste, on liste un USB 2.0 Type-A, un Ethernet Gigabit et le lecteur de cartes MicroSDXC.

La carte ne s’arrête cependant pas là avec un connecteur FPC pour une solution PCIe 3.0 x1 externe comme un des nombreux supports NVMe nés dans le sillage des Raspberry Pi 5. Un connecteur MIPI-CSI, un premier jeu de 30 broches GPIO suivi par un second de 15 broches séparé et une alimentation pour un ventilateur. Une prise d’antenne IPEX est présente pour déporter le signal sans fil. Aucune solution audio ne semble être présente, mis à part la sortie DisplayPort qui transmettra le signal en plus de la vidéo et le Bluetooth qui pourra jouer ce rôle.

La Radxa Cubie A7S est poussée comme une carte de développement IA.

Je n’ai aucune idée du support Linux de cette solution. Ni des évolutions poussées sur le SoC AllWinner, ni de l’emploi de ce cœur RISC-V aujourd’hui. La carte est évidemment mise en avant comme une solution IA. Mais, ce n’est plus vraiment un signe aujourd’hui puisqu’en supermarché on trouve du déodorant et des chaussettes « IA » désormais.

A l’heure où j’écris ces lignes, la carte est en précommande chez Arace à 30.95€ en version 4 Go. Elle est également annoncée en version 6 et 8 Go.

Radxa Cubie A7S : un ordinateur dans le creux de votre main © MiniMachines.net. 2026

Disparition de Marc Prieur, créateur du site Hardware.fr

9 février 2026 à 09:44

Marc Prieur est décédé en fin de semaine dernière. Avec lui disparait une longue partie de ma vie sociale de jeune adulte. Je ne m’étendrai pas plus que cela sur Hardware.fr, je l’avais déjà fait dans un long billet lorsque Marc avait annoncé la fin de son aventure éditoriale.

Je voulais juste rendre hommage à l’adolescent que j’avais connu et à l’homme qu’il était devenu. À sa passion pour le partage des connaissances qui m’a inspiré et qui a, j’en suis certain, été la vague de fond qui a conduit tant de personnes à publier sur le matériel informatique en France.

Marc Prieur tel qu'il restera dans mon souvenir

Marc Prieur tel qu’il restera dans mon souvenir

Je ne dirai qu’une seule chose au sujet de Marc. Quand énormément de personnes ont choisi la voie d’un succès basé sur les attentions forcées, les titres grossièrement aguicheurs et le matraquage d’une autorité de pacotille. Il avait choisi de rester dans l’ombre, préféré la justesse et l’honnêteté éditoriale. Les années Hardware.fr ont été une traversée journalistique irréprochable et tout son travail a été marqué par l’excellence et la recherche de l’information la plus juste possible au service de ses lecteurs.

Je connais peu de personnes qui ont touché autant de monde, rendu service à tant de personnes dans une parfaite modestie. Je n’ai pas honte de dire qu’aujourd’hui j’ai plus que la larme à l’œil et que Marc m’a appris au moins autant de choses que mes meilleurs professeurs.

Mes très sincères condoléances à ses proches et ses amis.

Pierre

Disparition de Marc Prieur, créateur du site Hardware.fr © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 8 février 2026 MiniMachines.net

Le jeux vidéo rendent violent et la soupe ça fait grandir

8 février 2026 à 15:11

La violence et les jeux vidéo, c’est un très vieux débat. Face à l’actualité dramatique du moment, les politiques semblent toujours chercher la solution la plus simple et surtout la plus économique. Tisser un lien direct entre les évènements avec une bonne vieille philosophie de comptoir est tout de même plus facile que de repenser les véritables causes d’un problème.

La violence causée par les jeux vidéo, c’est un marronnier de notre époque. On se souvient des gros titres suite à la fusillade de Columbine en 1999 qui faisait déjà ce rapprochement. Mais ce n’est absolument pas une nouvelle façon de penser. Si on regarde les produits culturels apparus derrière nous, on s’aperçoit que tout a toujours été qualifié comme incitant à la violence ou à la « libération des mœurs ». La musique avec le Rap, le Rock, le Punk et même le Jazz ou l’opérette. Le cinéma avec à peu près tous les genres.

Du Seigneur des anneaux à Dark Souls en passant par le jeu de rôle, les nouveaux médiums ont toujours eu une certaine violence.

Du Seigneur des anneaux à Dark Souls en passant par le jeu de rôle, les nouveaux médiums ont toujours eu une certaine violence.

La littérature, évidemment, source d’un échauffement des méninges. La bande dessinée jugée soit bêtifiante ou alors bien trop crue. Et puis, évidemment, la télévision, le jeu de rôle, les dessins animés, le vélo, la danse, les mangas… Suivant les périodes, tout ce qui pouvait apparaitre comme « différent » ou simplement « nouveau » a toujours été pointé du doigt comme un danger. Dire que c’est là la pensée la plus caverneuse qui soit serait assez insultant pour nos ancêtres néandertaliens. Disons que c’est un réflexe classique. Le même qui fait pointer du doigt le chat dans la maison quand on rentre et qu’une assiette est brisée, même si on oublie qu’on a soi-même posé l’assiette au bord de la table en partant.

 

Emmanuel Macron veut donc lancer une étude pour étayer ou défaire la corrélation entre jeu vidéo et violence des enfants. Ce ne sera pas la première et c’est bien là tout le problème. Le magazine scientifique Epsiloon a publié un dossier sur le sujet. En réaction à l’actualité, ils l’ont passé en accès libre. Il s’agit d’une étude qui démontre en 16 points que l’impact du medium n’est pas celui que dessinent les faits divers. Violence, bien-être, sédentarité, dépendance… Les maux que l’on pose comme diagnostics sur les joueurs sont éloignés un à un en coupant net toute relation ou conséquence directe de la pratique du jeu vidéo. Si l’impact sur le sommeil reste sujet à débats, c’est surtout lié à la durée de la pratique plutôt qu’au contenu qu’ils véhiculent. Le seul problème direct véritablement rencontré est le renfort de stéréotypes et clichés. 

Le dossier fait également la liste des points positifs qu’amènent les jeux vidéo. Et, ils sont assez nombreux : meilleure attention, amélioration de la perception visuelle, orientation spatiale, concentration, créativité, mémoire, adaptation, sociabilité, ouverture d’esprit… Pour ma part, je remarque notamment que les joueurs ont en général une meilleure appréhension d’une notion qui semble quasiment avoir disparu chez d’autres jeunes. L’idée de « cause à effet ». Comprendre qu’une action peut avoir des conséquences. Qu’elles soient éloignées géographiquement ou temporellement. Qu’un acte aussi anodin qu’il soit dans une séquence du jeu aura un impact dans son avenir est une leçon importante pour mieux comprendre l’histoire, la biologie ou les mathématiques.  Je ne parle pas des progrès en langues que le jeu vidéo peut apporter aux plus jeunes.

Le scientifique appelé à la rescousse pour statuer sur la violence des jeunes

Le scientifique appelé à la rescousse pour analyser la violence des jeunes

Les études existent déjà, pourquoi en refaire d’autres ?

Nous avons donc à notre disposition des études et même des méta-analyses de centaines de données qui démontrent que la violence et la pratique du jeu vidéo ne sont pas corrélées. Comme nous en avons eu pour les autres loisirs cités plus haut par le passé. Une autre évidence se devine face aux faits divers violents qui existaient avant le jeu vidéo ou pendant sa période démineur/Tetris. Ce qui tend à décorréler le medium de toute incitation. Si le jeu vidéo avait poussé des générations de personnes à empiler des caisses ou à méticuleusement fouiller leur jardin à la recherche de mines, nous l’aurions remarqué.

Notre président de la République n’est pas idiot, s’il annonce vouloir lancer une nouvelle étude, ce n’est absolument pas pour en observer le résultat. Il le connait déjà. Il s’agit donc de lancer un écran de fumée qui va désigner un vaporeux coupable qui satisfera l’appétit du moment. Les gens à qui ils s’adressent sont déjà confortés dans cette idée que le jeu vidéo est violent parce que la presse en a fait un sujet au fil des ans. Comme elle a pu faire ce même sujet sur le jeu de rôle, le Rap ou le cinéma auparavant. Comme elle associe encore en page « faits divers » la musique électronique avec la drogue et en page « culture », certains de nos musiciens stars avec notre fabuleux rayonnement culturel.

Cet écran de fumée est destiné à éteindre un incendie naissant plutôt qu’à en corriger les causes. Les gens qui s’émeuvent de toute tragédie qu’ils vont lier au jeu vidéo ne liront pas les conclusions d’une telle étude. L’annonce est cependant suffisante pour les conforter dans leur opinion avec ce bon vieil adage imbécile de la fumée et du feu. « S’ils font une étude, c’est bien qu’ils savent que les deux ont un rapport. » se diront-il avant de retourner à leurs occupations. De deux choses l’une, soit l’étude analysera les mêmes comportements que ceux déjà maintes fois analysés par le passé et en tirera les mêmes conclusions. Ce qui n’apportera rien à personne puisqu’avec une analyse scientifique déjà menée, on en est toujours à en redemander une nouvelle. Soit l’étude apportera une réponse contraire et trouvera miraculeusement une corrélation entre jeu vidéo et violence. Ce qui permettra aux politiques de jouer à un de leurs sports favoris : le cherry picking. C’est-à-dire à ne choisir qu’une seule et unique analyse qui va dans leur sens parmi des centaines d’autres qui disent l’inverse.

Imaginons qu’un lien se tisse entre jeu vidéo et violence, que se passerait-il ?

Dans deux ans, au terme d’une étude clinique sérieuse, le couperet tombe. Des chercheurs prouvent que le jeu vidéo peut amener à des comportements violents. Que se passerait t-il ? La réponse est simple. Rien, ou si peu. On aurait probablement une décision du gouvernement pour apposer une étiquette sur les copies des jeux physiques et un écran de recommandation au lancement de chaque partie. Un sticker sur la boite pour dire que le jeu est interdit aux moins de 18 ans ? Non, il existe déjà une recommandation PEGI qui s’en charge. Ce label n’est qu’une recommandation et un enfant de 12 ans peut acheter un jeu interdit aux moins de 18 ans,

Imaginera-t-on alors une interdiction de la vente de jeux vidéo violents aux plus jeunes ? Fini Fortnite pour les moins de 12 ans ou GTA pour les moins de 18 ans ? Même en ayant une volonté forte de la part des politiques, il faut vraiment être naïf pour croire que cela arrêtera les joueurs les plus jeunes d’accéder à ces jeux. Cela encouragera le piratage tout au plus. On arrive déjà très mal à empêcher les enfants d’accéder aux cigarettes, à l’alcool et à la drogue. On peine à empêcher l’accès aux contenus pornographiques. Comment supposer que l’État pourrait empêcher un enfant de jouer à Fortnite du jour au lendemain avec une loi ?

Le gouvernement pourrait également lancer un processus de contrôle « à la chinoise ». Trois heures de jeu par week-end maximum pour les moins de 18 ans depuis 2021. Une méthode choc qui pose un petit souci dans l’hexagone puisqu’elle se heurte à la protection de la vie privée des mineurs. Pour imposer cette règle, il faudrait sérieusement muscler notre arsenal de surveillance. Ce qui serait la porte ouverte à la commercialisation mafieuse de jeux pirates et d’accès détournés.

Cette étude a donc le même intérêt que nos fameux « numéros verts »

Cela aurait été d’ailleurs une autre solution qu’aurait pu choisir M Macron. Proposer un « numéro vert » pour signaler tout comportement dangereux ou violent supposément en rapport avec une « addiction » au jeu vidéo. Le problème étant que cela aurait demandé de répondre à beaucoup d’appels puisqu’encore une fois c’est la pensée résurgente la plus courante de la part des personnes concernées par des comportements violents. Une pensée pavlovienne née de patientes années de rabâchage médiatique sur le sujet.

L’étude est donc moins coûteuse et plus facile à déployer… et à enterrer au besoin. Comme énormément d’autres études, assemblées, Grenelle ou autres conventions citoyennes. Si le résultat ne plait pas au message politique que l’on veut faire passer, l’étude finira au fond du panier. En attendant, l’annonce a son petit effet bien utile. Les « gens concernés » vont s’en satisfaire même si cela ne changera rien dans le monde réel. Les joueurs vont se dire que le président est à côté de la plaque mais cela n’aura pas trop d’incidence sur leur vote. 

Et les faits divers violents continueront. Évidemment, puisque le jeu vidéo n’est pas la cause du problème. Il faudrait voir plutôt du côté des classes surchargées, du nombre de profs disponibles, de leur motivation, des problématiques rencontrées par les jeunes. De la souffrance mentale qui leur pèse. Et de voir les chiffres publiés par le gouvernement. Chiffres qui évoquent la dépression chez les lycéens et les collégiens. Qui parlent de troubles du sommeil, de l’impossibilité de voir un psychologue rapidement ou de l’achat de médicaments psychotropes en constante hausse ces dernières années. Chiffres qui évoquent la toxicité des réseaux sociaux sur lesquels notre président s’exprime et que ces mêmes jeunes identifient souvent comme une source de leur mal être.

Il y aurait beaucoup à faire pour les jeunes en France, des choses concrètes pour améliorer leur sort. On peut, par exemple, imaginer que l’image d’impunité véhiculée en permanence dans les médias a un impact fort. Plus fort sur les conséquences d’une crise de violence que le fait de dézinguer virtuellement un personnage de pixels déguisé en poulet dans un décor de dessins animés. Voir des policiers tenter de renverser un motard s’en sortir avec une tape sur les doigts, voir un animateur de télévision condamné pour détournement de mineurs toujours à l’antenne ou découvrir, stupéfait, que dans la liste des personnes éclaboussées par le scandale Epstein, la majorité est toujours à son poste. Ce sentiment d’une justice qui ne fonctionne plus a peut-être plus tendance à déboussoler le sens moral des jeunes. Plus sans doute que le fait de jouer le rôle d’un soldat numérique au milieu d’un scénario virtuel, aussi réaliste soit-il.

Informer les enfants, leur faire prendre conscience de certains aspects délétères du jeu vidéo d’un point de vue physique, social et évolutif est une bonne chose. En 2019, j’écrivais à ce propos en découvrant l’effet social et culturel de Fornite sur les plus jeunes. Beaucoup d’enfants se rendent cependant vite compte que trop jouer a un impact négatif sur leur scolarité et certains reconnaissent y voir une forme d’addiction qui doit être encadrée. Mais cela passe par autre chose qu’une énième étude qui donnera des résultats que l’on connaît déjà et dont les conclusions ne seraient dans tous les cas pas suivies d’effets.

Panorama des joueurs en France édité par le SELL

Panorama des joueurs en France édité par le SELL en septembre 2025

Enfin, d’un simple point de vue pragmatiquement politicien, la majorité des Français jouent désormais. Il serait certainement temps pour la classe politique de remettre à jour son propre logiciel de réflexion numérique. 

Le jeu vidéo n’est plus un médium de niche partagé par quelques accros séparés les uns des autres. C’est un loisir et une industrie de masse qui vont rapidement représenter l’essentiel de l’électorat et prendre une part de plus en plus importante des métriques économiques dans l’Hexagone. Et, du reste, quand on regarde les chiffres du jeu vidéo en France et l’ensemble de la population qui joue, si une corrélation entre violence et pratique était réelle le pays serait sans doute un terrible champ de bataille.

Le jeux vidéo rendent violent et la soupe ça fait grandir © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 7 février 2026 MiniMachines.net

Bon Flan : Hub Novoo MST6-EN-1 double HDMI à 17.57€ ?

7 février 2026 à 11:11

Novoo MST6-EN-1

Novoo MST6-EN-1

L’idée est toujours la même, pouvoir piloter une machine en mode sédentaire en lui connectant un simple câble USB Type-C. Que ce soit un portable ou un MiniPC dont on voudrait étendre la connectique, le hub Novoo MST6-EN-1 offre une foule de possibilité.

Avec une alimentation 100W en entrée, le Novoo MST6-EN-1 propose de recharger votre portable jusqu’à 85W. Cela veut dire pour un ordinateur portable qu’en branchant votre alimentation d’origine sur le Hub et en branchant le hub sur votre machine, vous pourrez la recharger en Power Delivery très facilement. Une fois connecté, l’accessoire offre alors une connectique complète. D’abord deux sorties HDMI. Cela va permettre sur un ordinateur portable de piloter deux écrans externes en plus de l’affichage de base. Une solution qui permettra de retrouver un bureau complet. Le dock propose également un USB 3.2 Type-A pour un périphérique  ayant besoin de débits rapides comme un disque externe. Et deux USB 2.0 Type-A pour connecter un clavier, une souris ou une imprimante par exemple.

Le hub est en promo à 17.57€ sur Amazon et répondra à certains usages spécifiques. La marque commercialise toute une série de hubs qui vont crescendo en compétences. Lecteurs de cartes, Ethernet, nombre de ports USB ou sorties vidéo. C’est assez rare de voir des modèles à ce niveau de prix qui gèrent de multiples écrans en haute définition.

Voir l’offre sur Amazon

Bon Flan : Hub Novoo MST6-EN-1 double HDMI à 17.57€ 🍮 © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 6 février 2026 MiniMachines.net

Bon Flan: Botany Manor gratuit !

6 février 2026 à 13:21

Bienvenue à Botany Manor, majestueux manoir dans l’Angleterre du XIXe siècle. Vous incarnez Arabella Greene, botaniste à la retraite. Explorez votre domaine truffé d’indices pour déterminer les habitats idéaux de vos mystérieuses plantes.
 

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Bon Flan: Botany Manor gratuit ! © MiniMachines.net. 2026

+110% pour la RAM, +60% pour les SSD, bienvenue en 2026

6 février 2026 à 13:06

Avec une hausse estimée à plus de 300% entre juillet 2025 et ce mois de février 2026, la mémoire vive a connu une véritable explosion de tarif. Si ces dernières semaines les augmentations semblent avoir atteint un plateau, la hausse devrait reprendre de plus belle. Jusqu’à +100% pour certains modules.

Minimachines-02-2026

Ce ne sont pour le moment que des estimations, mais les chiffres annoncés font peur. La hausse ne devrait pas s’arrêter et on devrait connaitre une évolution des prix de la mémoire vive de type DDR4 et DDR5 assez forte dans les mois qui viennent. La hausse devrait rapidement repartir et atteindre entre +105 et +110% ce premier trimestre 2026 par rapport aux prix relevés à la fin du quatrième trimestre 2025. 

Les composants soudés de mémoire de type LPDDR4x et LPDDR5x seront un peu moins affectés, avec des augmentations tout de même très spectaculaires. On parle d’une hausse de 88% pour les premiers et 93% pour les seconds. Enfin, la demande de puces NAND continue de connaitre de fortes tensions et plusieurs analystes annoncent une hausse de 55 à 60 % sur la même période. 

Cette évolution à la hausse ne semble pas vouloir se calmer et aucune solution d’augmentation de l’offre semble être possible avant la fin 2027 ou le début de l’année 2028. Ce qui implique comme effet rebond une hausse continue des tarifs des pièces détachées de stockage SSD et de la mémoire, mais également des ordinateurs et autres équipements embarquant ces composants.

À plus court terme, le principal effet de cette hausse va probablement être la limitation pure et simple de la production de PC. Les derniers chiffres que j’ai pu récupérer indiquent un réassort de mémoire vive allant de 30 à 40% au mieux. Ce qui veut dire que 30 à 40% des commandes sont honorées et que… 30 à 40% des machines seulement peuvent être assemblées. Sachant que certains grands assembleurs ont des contrats professionnels qui les engagent, la tension va être extrêmement forte sur le secteur grand public.

110% en plus de ces tarifs ?

110% en plus de ces tarifs ?

+110% sur un prix qui a déjà explosé ?

Difficile de savoir si cette hausse de 110% sur la DDR5 va totalement repousser le grand public. Il semble clair qu’en ce moment beaucoup de consommateurs reculent tout achat informatique neuf et préfèrent laisser passer l’orage. Préférant garder leur argent de côté pour faire face à une éventuelle panne technique plutôt que d’acheter du neuf. Faire durer sa machine jusqu’en 2028 va être un challenge pour énormément de monde. 

Difficile également de voir comment vont se positionner les marques d’ici la fin de l’année. Pour le moment, les machines proposées ont été établies en 2025. Qu’il s’agisse de portables, de MiniPC ou de PC assemblés plus traditionnels, leurs configurations datent d’un monde où la mémoire vive et le stockage n’étaient pas un sujet. Mais pour la seconde moitié de 2026 le retour à des configurations plus légères n’est clairement plus un tabou. On devrait revoir émerger des engins en 8 et 4 Go de mémoire vive, soit le minimum requis pour faire tourner Windows 11 selon Microsoft. L’arrivée sur le marché des modules de mémoire de 12 Go en 2024 devrait aussi connaitre un nouvel essor. De plus en plus d’engins devraient apparaitre avec des montants de mémoire moins courants en 6, 12 et 24 Go. Une sorte d’entre deux technique pour compenser la hausse.

Pour rappel, à leur sortie en 2024, les kits Crucial de 12 Go au format SODIMM étaient proposés avec une tarification assez intéressante. 60€ pour 12 Go de DDR5-5600 contre 72€ pour le module de 16 Go de même qualité. Les deux barrettes de 16 Go en DDR5-5600 étaient proposées à 123€. Aujourd’hui, une barrette de DDR5-5600 Crucial est proposée à 147€. La 12 Go est à 181€ et la 2 x 16 Go est vendue 400€.

Parcourir les catalogues de pièces détachées au rayon mémoire vive a plus de chance de vous donner des sueurs froides qu’une série d’horreur sur Netflix. D’ailleurs, on y croise de plus en plus de zombies. Certains revendeurs désossent des composants d’occasion de leurs machines pour les proposer à la pièce. 

+110% pour la RAM, +60% pour les SSD, bienvenue en 2026 © MiniMachines.net. 2026

Intel embauche l’ex-Qualcomm Eric Demers pour sa division graphique

6 février 2026 à 11:32

Le nouveau PDG d’Intel, M Lip-Bu Tan, a bien embauché M Eric Demers comme nouveau chef de sa division GPU pour aider l’entreprise à continuer ses évolutions technologiques. 

M Demers a commencé sa carrière chez Silicon Graphics avant d’entrer en 2000 chez ATI et a fait partie des meubles lors du rachat de ce dernier par AMD en 2006. Il grimpe alors les échelons pour devenir directeur technique de la division graphique. En 2012, il se fait débaucher par Qualcomm qui emploie ses talents pour développer les puces Adreno et notamment celle embarquée sur les derniers Snapdragon X2. Il était responsable de la division matérielle et architecture de ces puces graphiques. Le point intéressant de son profil est là. C’est autant un architecte matériel qu’un dirigeant de service qui sait conduire l’avancée des efforts de grandes équipes.

Intel Panther Lake

Intel Panther Lake

Comme chaque embauche de ce type, on ne verra pas d’effets techniques de terrain rapidement. Les arrivées de Jim Keller, Tom Peterson, Darren McPhee ou de Raja Koduri chez Intel n’ont eu d’effets que sur le long terme. Parfois après le départ de certains d’entre eux. L’arrivée de Eric Demers marque tout de même un point intéressant pour Intel. Sa volonté très claire de poursuivre sa stratégie graphique dans un moment assez complexe.

Intel a énormément de chantiers pour un profil comme celui d’Eric Demers

Complexe parce qu’Intel est sur beaucoup de sujets simultanément. S’ils se complètent en partie, certains rendent la démarche du fondeur assez floue. Premier sujet, ses propres cartes graphiques qui montent en gamme mais qui peinent à satisfaire tous leurs objectifs. L’arrivée d’un architecte comme Eric Demers est donc un point rassurant pour ce poste. Le marché a plus que jamais besoin d’un troisième acteur pour ce marché. AMD et Nvidia sont pour le moment seuls et peuvent décider de son orientation et de ses tarifs. Intel veut accélérer sur ce segment et si la donne a pu changer dernièrement à cause des problématiques de mémoire, la marque évoquait en fin d’année dernière son intention d’accélérer la commercialisation de nouveaux circuits graphiques. Proposer une puce par an serait l’objectif à court terme.

Eric Demers

Eric Demers

De cette évolution de circuits graphiques externes découleront les circuits graphiques internes des puces Intel. Les évolutions des deux marchés sont différentes évidemment mais les avancées de l’un jouent sur les progrès de l’autre. Là encore, une stratégie pensée à long terme est importante pour la marque. Le récent B390 de de la gamme Panther Lake a montré une très nette évolution des capacités 3D des puces intégrées.

Un autre sujet d’importance est sur la table même si, pour le moment, nous n’en avons pas eu beaucoup d’échos. Intel est censé travailler avec Nvidia pour proposer une gamme de processeurs « Intel x86 RTX« . Des puces Intel Core avec un circuit graphique Nvidia intégré. Cette alliance annoncée en septembre 2025 devrait à elle seule créer une division graphique chez Intel puisque les processus seront très différents de ceux de ses circuits Arc. Les technologies mises en place sur Panther Lake pour assembler des composants différents sur le même SoC seront probablement à l’œuvre.

On imagine que cette arrivée aura également un impact fort sur les technologies internes des puces graphiques afin de répondre à des enjeux de calcul d’IA. Pour Intel, ce relais de croissance est un peu en demi-teinte et il est donc plus que probable que ce nouvel architecte établisse des ponts techniques pour porter plus efficacement ce type de calcul. Lip-Bu Tan n’en fait d’ailleurs pas mystère et confirme que cette embauche est aussi là pour répondre à ces enjeux.

Enfin, la partie fonderie est également au cœur de la stratégie de la marque puisque celle-ci cherche activement à récupérer des industriels qui gravent leurs puces chez TSMC pour qu’ils viennent dans ses usines. Et pour y parvenir, pour séduire notamment des marques comme Nvidia, la meilleure recette est sans doute de proposer des circuits maison présentant tous les avantages de ses services de fonderie. Avoir un excellent rendement aussi bien industriel que technique sur ses puces graphiques serait sans conteste la meilleure publicité possible.

Bref, Intel accueille Eric Demers et si pour le moment la nouvelle ne risque pas de faire de vagues, elle aura surement un impact à moyen et long terme. 

Source : Wccftech

Intel embauche l’ex-Qualcomm Eric Demers pour sa division graphique © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 5 février 2026 MiniMachines.net

Chuwi AuBox X1 : un MiniPC Core Ultra 5 226V prévu pour mars

5 février 2026 à 17:03

Comme le GMKtec K13, le Chuwi AuBox X1 fait main basse sur une puce Lunar Lake en embarquant un Core Ultra 5 226V. Le constructeur a probablement choisi ces puces pour la même raison. Avec leur mémoire embarquée, les puces d’Intel se révèlent désormais plus intéressantes qu’autrefois.

Le Chuwi AuBox X1 est mis en avant comme un MiniPC très orienté IA. La marque reprend en effet le discours d’Intel qui cumule les capacités de calcul des différents composants de son circuit. Avec un NPU capable de proposer 40 TOPS Int8 et un circuit graphique Intel Arc 130V qui développe 53 TOPS Int8 tout en ajoutant les possibilités du circuit de base composé de 4 cœurs P et 4 cœurs LPE, l’ensemble parvient à un maximum théorique de 97 TOPS Int8.

Ce résultat n’est uniquement possible que si l’on exploite la machine à aucune autre tâche que du calcul d’IA. Si on pilote un programme 2D, 3D, un jeu ou de la vidéo, les performances seront tout à fait différentes. 

 Chuwi AuBox X1

Chuwi AuBox X1

Difficile de dire exactement comment le Chuwi AuBox X1 va se présenter au public car si ses capacités sont intéressantes, le goulet d’étranglement d’un usage de type LLM se situera au niveau de la mémoire vive embarquée. La puce Lunar Lake propose 16 Go de LPDDR5x-8533 et ne souffrira aucune évolution. Or cette capacité est très limitée pour un usage d’IA générative. C’est probablement pour cela que Chuwi met en avant la solution Copilot pour son MiniPC. Esperant ainsi trouver un public à la recherche de ce type d’usages. Le stockage sera confié à deux ports M.2 2280, le premier en NVMe PCIe 5.0 x4 et le second en NVMe PCIe 4.0 x2.

On ne sait pas grand chose d’autre pour le moment sur le MiniPC si ce n’est qu’il est prévu pour mars sous Windows 11 a un prix encore flou se situant entre 600 et 700$ HT. L’engin mesurera 12.84 cm de large comme de profondeur pour 4 cm d’épaisseur. Sa connectique devrait proposer un port USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-A, quatre USB 3.2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, deux HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. L’alimentation de l’ensemble se fera par une prise USB Type-C dédiée.

Chuwi AuBox X1 : un MiniPC Core Ultra 5 226V prévu pour mars © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : la batterie Cuktech 15 SE 20 000 mAh 65W à 35€ ?

5 février 2026 à 15:16

Avec 20 000 mAh et la possibilité de charger en 65 W, cette batterie Cuktech offre du souffle supplémentaire à tous vos appareils : smartphone, portable ou console. Elle propose un écran qui affichera sa capacité de charge restante et embarque trois connecteurs pour piloter divers besoins. Le port USB Type-C de base permet une charge en 65 W, les USB Type-A et Type C secondaires de fournir du 35 W. La batterie est également capable de s’adapter aux appareils nécessitant une recharge plus lente. La Cucktec sera remise à flots très rapidement, moins de deux heures pour passer de 0 à 100%, si vous l’alimentez avec une puissance de 65 W en Power Delivery 3.0. La batterie mesure 15.2 cm de long pour 4.4 cm de large et de profondeur. Elle pèse 489 g. Elle est livrée avec un câble USB Type-C performant pour 35.14€.

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