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Reçu — 16 février 2026 MiniMachines.net

RecalBox 10 embrasse les consoles SteamDeck

16 février 2026 à 16:54

Au menu de  cette nouvelle version RecalBox 10 plein de choses concernant de nouvelles prises en charge de consoles et des fonctionnalités de jeu intéressantes… Mais aussi et surtout le support complet des SteamDeck LCD et OLED.

RecalBox 10

RecalBox 10

Tout y est piloté pour pouvoir profiter parfaitement de cette suite d’émulations de jeux vintage qu’est RecalBox 10. On retrouve le pilotage complet du matériel avec la prise en charge de la gestion du son, de la luminosité de l’écran, de la mise en veille sans avoir à sortir du système. Mieux encore, des modes expérimentaux sont en cours de développement pour les Asus ROG Ally et les Lenovo Legion Go.

De nouveaux périphériques plus ou moins exotiques sont également pris en charge : connecteurs RGB pour piloter des écrans CRT en VGA et maitrise des pistolets GunCon 2. Les Raspberry Pi 5 2 Go sont désormaus compatibles ainsi que les Pi 500. Une hausse de compatibilité avec les puces les plus récentes du marché PC est annoncée.

Recalbox 10 disponible et toujours gratuit

Enfin, une refonte de l’interface amène plus de fluidité d’usage afin de compenser l’évolution du nombre de systèmes qui s’est multiplié au fil des versions. De nouvelles techniques de navigation permettent de circuler plus facilement dans l’ensemble en mettant à profit les spécificités des manettes de jeu. Enfin, parmi les autres bonnes nouvelles, on découvre un système de thèmes plus vaste, des prévisualisations pratiques et une installation en un clic, et des mises à jour désormais automatisées.

Pour plus d’infos : Recalbox.com

RecalBox 10 embrasse les consoles SteamDeck © MiniMachines.net. 2026

Nokia bloque les ventes d’Acer et Asus en Allemagne pour une histoire de brevets

16 février 2026 à 16:29

Nokia ne vend plus de matériel mais dispose d’un joli patrimoine de brevets en tous genres. La marque a ainsi déposé des plaintes contre les marques Acer et Asus qu’elle accuse de ne pas respecter ses droits. 

Dans le collimateur de Nokia, les brevets concernant le H.265, le format de compression HEVC. Acer et Asus ainsi que le fabricant de téléviseurs HiSense ne respecteraient pas les droits de Nokia en ne s’acquittant pas de la redevance nécessaire. Hisense aurait d’ores et déjà décidé de passer à la caisse tandis qu’Asus et Acer joueraient de voies plus légales pour tenter d’obtenir de meilleures conditions tarifaires pour leurs licences. En attendant, les acheteurs allemands ne peuvent plus compter sur les magasins de ces marques pour obtenir de nouvelles machines. Les ventes sont stoppées suite à une décision d’un tribunal local.

Rien de grave donc, tout cela va se régler d’une manière ou d’une autre dans les mois qui viennent.

Nokia bloque les ventes d’Acer et Asus en Allemagne pour une histoire de brevets © MiniMachines.net. 2026

KeyGo Gen2 : un autre clavier écran sur Kickstarter

16 février 2026 à 16:10

Le KeyGo Gen2 me fait penser à un précédent projet Kickstarter découvert en novembre 2025, le Kernelcom. Mais à la différence de celui-ci, ce nouveau produit n’est pas un MiniPC embarqué dans un drôle de format. Il s’agit juste d’un accessoire USB pour épauler un PC ou un smartphone en externe.

KeyGo Gen2

KeyGo Gen2

Le KeyGo Gen2 propose un écran de 13″ tactile à la définition « 4K/60Hz ». Impossible de mettre le doigt sur la définition exacte de cet écran, c’est indiqué nulle part. On sait qu’il est tactile avec 10 points de contact, mais impossible de connaître précisément ce qu’il affiche.

Cet affichage est intégré à un châssis par le biais d’une charnière sur 180° pour se rattacher à un clavier de type chiclet rétroéclairé RGB. Au contraire du Kernelcom qui proposait une solution mécanique, ici on retrouve quelque chose de proche d’un ordinateur portable classique. Le tout mesure moins de 2 cm une fois replié pour 32 cm de large et 15 de profondeur avec un châssis en aluminium. Le tout pèsera un kilo.

L’ensemble se connecte par un port USB Type-C qui laissera entrer un signal DisplayPort pour afficher des données sur l’écran, transmettra les informations tactiles et évidemment la frappe au clavier. Au passage, ce port alimentera l’ensemble et fournira également du son pour les enceintes intégrées. Un second port USB Type-C permettra de chainer un autre appareil ou d’alimenter l’engin si votre source n’a pas la puissance requise.

Ce KeyGo Gen2 est, comme son nom l’indique, la seconde solution de ce type développée par la marque. On peut donc imaginer que la marque a gagné en expérience et proposera un objet efficace. Le clavier-écran peut avoir du sens pour certains usages même si des solutions détachables plus classiques seront probablement plus accessibles.

Un KeyGo Gen2 assez cher et à l’usage discutable.

Le ticket d’entrée est en effet assez élevé. Il faut compter 299$ HT pour l’objet en early bird et bientôt 329$… La marque indique un prix de vente en magasin de 658$ HT qui apparaît comme très surgonflé pour faire passer la pilule du tarif Kickstarter. Pour rappel, le Kernelcom complet en version Intel N150  avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD était proposé à 250€ HT… Même en retirant les composants mémoire et stockage, la différence de prix est plus que sensible. 

La livraison est prévue pour le mois de mai si tout va bien. Pour le même budget on peut toucher du doigt un écran tactile 15.6″ FHD (125€) et un clavier type Logitech MX Keys S (77€). Reste que le côté portable de l’ensemble est intéressant, surtout si vous travaillez sur plusieurs postes sans affichage pour différentes tâches. Pour un usage plus classique, je ne suis pas certain de la pertinence de l’offre. Un clavier, ça s’use et en cas de pépin technique vous perdrez l’ensemble de votre investissement. Ensuite parce que les éléments nécessaires à l’usage de ce KeyGo Gen2 sont assez spécifiques : il faut un port USB Type-C avec une alimentation suffisante en plus d’un signal DisplayPort.

Enfin, je trouve assez inquiétant de ne pas avoir linfo de base sur ce qu’on achète, à savoir la  définition de l’écran. On sait que ce sera de l’IPS, qu’il affichera une colorimétrie à 72% de la norme NTSC avvec un contraste de 800:1 et une luminosité de 300 cd au m²… Mais on ne sait pas quelle sera sa définition. Juste qu’il s’agira de « 4K ». Et le 4K chez moi cela veut dire « 3 840 × 2 160 » pixels. Afficher autant de pixels en hauteur sur un écran de cette diagonale si particulière me parait assez compromis.

 

KeyGo Gen2 : un autre clavier écran sur Kickstarter © MiniMachines.net. 2026

Acemagic Retro X5 Mini et Retro X3, deux MiniPC au programme

16 février 2026 à 14:52

C’est au compte-gouttes et avec des informations éparses que les Acemagic Retro X5 Mini et Acemagic Retro X3 sont apparus depuis début janvier. Le premier a donné lieu à un débat sur la pertinence de proposer un engin aussi ressemblant à une console Nintendo… Puis le second a corrigé le tir en changeant de design tout en embarquant un autre processeur.

Acemagic Retro X5 Mini

Acemagic Retro X5 Mini

La communication de la marque n’est pas toujours des plus faciles à lire. Aussi, j’ai cru que le modèle Acemagic Retro X3 remplaçait le Retro X5 Mini. Au final, il n’en est rien. Les deux sont bien prévus à la vente. Le Retro X5 mini est désormais en vente en Chine. Il propose un processeur AMD Ryzen AI 9 HX 370 Strix Point dans un châssis qui s’inspire fortement de la NES. On retrouve le format, les notes colorées ainsi que le bouton de démarrage qui ressemblent fort à la solution de Nintendo. 

On découvre sa connectique complète avec, en façade, un USB 3.2 Type-C et deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage. Sur la partie arrière, une sortie HDMI 2.1, un DisplayPort 2.0, deux Ethernet 2.5 Gigabit, un duo de ports USB 3.2 Type-A supplémentaires, un USB 3.2 Gen2 Type-C et un Antivol type Kensington Lock. La ventilation est placée sous la connectique et il faudra donc veiller à ce que l’extraction de la chaleur ne soit pas gênée.

Proposé en version 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage, le Acemagic Retro X5 Mini est annoncé à 6 499 Yuans en Chine sur le marché local. Soit quelque chose comme 793€… Un prix intéressant pour une machine de ce type mais qu’il faut considérer hors taxes et en vente directe. On arrive a 951€ avec juste 20% de TVA, ce qui est évidemment un peu plus proche de nos prix locaux. Le Beelink Ser9 Pro avec la même configuration est vendu 1029€ aujourd’hui sur Amazon. Avec un boîtier en aluminium, une alimentation et des enceintes intégrées.

Difficile tout de même d’imaginer investir presque 1000€ dans un MiniPC avec un châssis en forme de console. Je comprends parfaitement l’idée pour un MiniPC à 300€ ou un boîtier de Raspberry Pi. Un peu moins pour un engin de ce calibre. D’ailleurs, je ne suis pas certain qu’Acemagic propose ce design ailleurs qu’en Chine… Les risques de se heurter à la sensibilité légendaire des avocats de Nintendo pouvant être élevés.

AceMagic Retro X3

De son côté, le AceMagic Reto X3 est également prévu. Toujours sous Ryzen 7 H 255 et dans un boîtier un peu moins évocateur. Pas encore de prix pour ce modèle dont nous avons eu plus de détails en début de mois.

Acemagic Retro X5 Mini et Retro X3, deux MiniPC au programme © MiniMachines.net. 2026

Le MiniPC AM06 Pro sous Ryzen 5 7430U 16/512 Go à 360€

20 février 2026 à 10:58

Mise à jour du 20/02/2026 : Le AM06 Pro Ryzen 5 7430U 15/512 Go est en promo à 360.79€. Voir en fin de billet.

Avec un châssis très classique, un équipement très confortable et des performances solides, ce MiniPC AM06 Pro se positionne en remplacement d’un vieux PC familial, pour devenir la machine d’un collégien, d’un lycéen, ou intégrer n’importe quel type d’usage non pro. Compact, performant, évolutif et peu gourmand, c’est un PC aux multiples compétences pratiques.

AM06 Pro

AM06 Pro

Le AM06 Pro propose un boîtier très standard, que l’on a déjà croisé à multiples reprises pour d’autres machines sous processeurs AMD. Ici, il abrite un Ryzen 5 7430U. On retrouve une puce d’architecture Zen 3 évoluant dans un TDP de 15 watts. Elle affiche 6 cœurs pour 12 Threads dans un développement de fréquences allant de 2.3 à 4.3 GHz. Avec 16 Mo de cache L3 et un circuit graphique Radeon VEGA 7 cadencé à 1.8 GHz, c’est un processeur sorti au quatrième trimestre 2023 et qui propose un très bon niveau de performances pour les usages classiques d’un MiniPC.

Il est ici accompagné de 16 Go de mémoire vive DDR4-3200 qui ajouteront au confort d’usage de la machine. Monté en double canal sur deux slots SODIMM, il offrira une grande souplesse d’usage en multitâche et permettra d’optimiser les capacités de mémoire du circuit graphique embarqué. La mémoire pourra évoluer au besoin vers 32 ou 64 Go au maximum.

Dans cette configuration, ce type de machine est capable de tout faire correctement : bureautique, web, multimédia, retouche d’images, montage vidéo, conception et modélisation 3D, préparation de fichiers 3D pour impression, programmation… Pour avoir longtemps utilisé une version de processeur plus ancien comme machine multimédia sous un téléviseur, ce type de puce est capable de choses très satisfaisantes en jeu solo ou coop comme en vidéo.

Le MiniPC AM06 Pro propose une belle évolutivité de stockage

Le stockage proposé est de 512 Go sur un port M.2 2280 NVMe PCIe et il sera secondé par un emplacement 2.5 pouces pour ajouter un disque mécanique ou un SSD SATA 3 supplémentaire en cas de besoin. Une formule classique mais efficace, qui apporte là aussi une certaine évolutivité. On retrouvera également un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 également monté sur un port M.2 2230. Bref, un ensemble très évolutif dans un MiniPC de 13.2 cm de large comme de profondeur et 5 cm d’épaisseur. L’accès aux composants se fait simplement par le dessous de l’engin en retirant 4 vis. A noter que le module sans fil est monté sur un port M.2 2242 sur la carte mère.

La connectique est très complète avec une belle panoplie de ports. On retrouve sur la face avant un double port USB 3.0 Type-A, un USB 3.0 Type-C avec DisplayPort et un jack audio combo 3.5 mm. Le bouton de démarrage est intégré dans l’angle de l’engin avec un liseré rouge pour se signaler. Un petit microphone est visible tout à droite pour piloter l’ensemble à la voix ou s’enregistrer pour des vidéoconférences. Ses performances ne devraient toutefois pas être aussi bonnes qu’un micro de webcam.

 À l’arrière, un duo de ports USB 2.0, une sortie DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.0 pour des sorties vidéo classiques et un duo de ports Ethernet avec un modèle Gigabit et un second en 2.5 Gigabit. L’alimentation est assurée par une entrée USB Type-C classique. Un Antivol type Kensington Lock est visible sur la partie arrière. Le MiniPC AM06 Pro pourra donc piloter jusqu’à trois affichages en simultané ainsi que deux réseaux Ethernet séparés en plus d’un Wi-Fi rapide.

Le refroidissement des composants est classique avec un ventilateur qui pousse de l’air frais au travers de la machine pour baisser sa température. L’air frais est aspiré par les côtés et le dessous de l’engin, passe au niveau du stockage et de la mémoire vive avant d’être poussé contre les ailettes d’un dissipateur en cuivre. Celui-ci concentre la chaleur du processeur transmise par un système de caloducs. 

AM06 Pro

AM06 Pro

Un ensemble très convaincant avec des capacités très larges. Tout type d’utilisation sera envisageable, du jeu 2D ou 3D s’il n’est pas trop exigeant puisqu’il ne s’agit pas d’une carte graphique à proprement parler, mais d’un chipset Radeon intégré au processeur. Le MiniPC sera également à l’aise pour des travaux de bureautique, du surf, de la retouche d’image, du montage de vidéo, du streaming, de la lecture multimédia, du travail sonore, de la modélisation 3D ou de la programmation. Ce type de solution est capable de tout faire avec plus ou moins de souplesse. On ne lui demandera pas de piloter des travaux professionnels de montage ou de retouche d’image, pas plus que de prendre en charge la publication et la mise en page d’un roman illustré ou d’assumer 100 000 lignes de code. Mais pour des tâches plus classiques, familiales, cela reste une excellente machine. 

A noter que l’engin est livré avec un support VESA pour s’installer facilement au dos d’un écran. Par ailleurs, le constructeur indique que ce modèle est compatible avec diverses fonctions avancées comme le Wake On LAN pour un allumage à distance. La programmation d’un démarrage à heures fixes et la reprise automatique après une panne de courant.

Le AM06 Pro en version Ryzen 5 7430U est proposé à 409.99€ dans sa version 16/512 Go sur Amazon.

Avec le code promo X69LO22A a indiquer dans votre panier, il passe à 360.79€ TTC. Un bon prix compte tenu des tarifs actuels de la mémoire vive. Dd’autant que ce modèle permettra une évolution facile de son stockage interne avec son emplacement 2.5″ idéal pour recycler un vieux SSD si vous en avez un qui traine.

Voir l’offre sur Amazon

 

AM06 Pro : Ryzen 5 7430U – 16 Go / 512 Go
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ garantie 2 ans
+ SAV en France
+ évolutions techniques possibles
+ performances confortables
+ accès simple aux composants
+ compatibilité logicielle poussée

– conception OEM
– audible en calculs lourds (40 Db)
– aucune mention d’un système d’exploitation

 

Le MiniPC AM06 Pro sous Ryzen 5 7430U 16/512 Go à 360€ © MiniMachines.net. 2026

Acemagic N3A, un nouveau PC-NAS sous Ryzen 7 3750H

16 février 2026 à 10:57

Avec le Acemagic N3A, on découvre un engin qui propose quatre baies de stockage 3.5″ et deux emplacements M.2. Une minimachine qui va donc subir de plein fouet l’évolution à la hausse du prix des composants que nous constatons en ce moment. 

Le Acemagic N3A est le dernier rejeton d’une assez étroite lignée de machines nonames venues concurrencer les NAS traditionnels. Le premier MiniPC grand public de ce type qui est arrivé chez les constructeurs noname est le Aoostar R3 Pro qui débarque en juin 2023 avec ses deux baies 3.5″ et un Ryzen 7 5700U. Il est rejoint en octobre 2023 par la version N100 du même appareil sous l’appellation Aoostar R1. Ces deux modèles font un carton. Le public les accueille à bras ouverts.

Aoostar WTR Pro

Aoostar WTR Pro

Ils se sont fait rejoindre par une galaxie d’autres minimachines du même genre entre 2024 et 2025. Avec, pêle-mêle, le Beelink Me mini sous N150, le Beelink Me Pro, les Minisforum N5, le GMK G9 Pro, l’Asustor Flastor Gen2, les Ugreen NASync et bien d’autres. Et dans le lot, un appareil se démarque assez fortement, le Aoostar WTR Pro sous Intel N100 qui est annoncé en juin 2024. Une solution qui fait mouche. Ses ventes sont excellentes, tellement bonnes que l’appareil est souvent en rupture. Il évolue alors rapidement vers le N150 d’Intel, puis sous Ryzen 5825U.

Cet engouement est porté par un marché particulier. De 2023 à 2025 la mémoire vive est disponible en masse et à bas prix. Le stockage est facilement disponible. On peut trouver des disques durs et des SSD à des prix très abordables. Cette conjoncture matérielle associée au développement continu de solutions logicielles parfaites pour piloter ce genre d’appareil rendent l’offre PC-NAS particulièrement pertinente. Ce qui était un marché de niche quelques mois auparavant devient un élément sur lequel les constructeurs peuvent se concentrer. Des guides « pas à pas » apparaissent sur la toile pour démystifier le montage et l’installation logicielle de ce type d’engin. De plus en plus de particuliers se retrouvent avec un petit PC basse consommation, capable d’héberger aisément plusieurs téraoctets de données et de se comporter comme de véritables mini serveurs perso.

ACEMAGIC N3A

ACEMAGIC N3A

Aujourd’hui on découvre le ACEMAGIC N3A, un MiniPC NAS qui n’est autre qu’un clone du Aoostar WTR Pro. Même design, même fonctionnalités et probablement même fabricants. Le seul « détail » qui change réellement est la présence d’un processeur AMD Ryzen 7 3750H lancé au début de 2019 face au Ryzen 7 5825U lancé en 2022 du Aoostar. Il s’agit donc d’une nouvelle carte mère puisque le plus ancien processeur en Zen+ utilisait un socket FP5 contre un FP6 pour la puce Zen3 plus récente.

Le Acemagic N3A embarque un processeur plus gourmand et moins rapide

Il s’agit là encore d’un moyen de réduire le prix de la machine. Le Acemagic N3A comme le NucBox G3 Pro présenté en fin de semaine dernière, va racler les fonds de tiroirs des fondeurs pour proposer une alternative de processeur plus abordable. L’idée est de compenser la hausse du reste des composants. Avec 35 watts de TDP, ce processeur n’est pas précisément le meilleur choix pour un NAS. La consommation moyenne sera largement en hausse par rapport au 5825U (15W) pour une performance globale plus faible. Il faut dire que passer d’un 8 cœurs Zen3 avec 16 Threads à un 4 cœurs Zen+ et 8 Threads, ce n’est pas vraiment une affaire.

Cela reste néanmoins exploitable et pour un usage classique de MiniPC-NAS, c’est tout à fait envisageable. Le Acemagic N3A sera plus rapide qu’un MiniPC sous Intel N100 ou N150, mais au prix de plus de dépense d’énergie. C’est un peu son souci en réalité. Jusque-là les acheteurs avaient au choix du basse consommation Intel en 6 watts ou du plus performant AMD en 15 watts. Retrouver une nouvelle offre située entre ces deux propositions avec 35 watts n’a pas réellement d’intérêt autre qu’économique.

ACEMAGIC N3A

ACEMAGIC N3A

Pour le moment, le Acemagic N3A n’a pas de prix, c’est cela qui fera toute la différence pour ce modèle. Son lancement est d’ores et déjà compliqué, les tarifs de la mémoire et du stockage ont tellement augmenté que plus personne ne va vouloir acheter un engin de ce type sur un coup de tête, pour expérimenter ou stocker ses photos perso. Si cette nouvelle version est réellement moins chère que les concurrentes, peut-être qu’elle séduira des possesseurs de disques durs et de SSD qui dorment dans des tiroirs. Mais cela n’aurait aucun sens d’acheter un engin de ce type et d’investir énormément en ce moment pour l’équiper en stockage.

Aoostar WTR Pro

Aoostar WTR Pro

Pour le moment, Acemagic n’a pas dévoilé trop de détails sur l’engin. On sait qu’il mesurera 27 par 15 cm de côté pour 18.5 cm de haut. Il prendra en charge la DDR4 avec un maximum de 64 Go sur deux supports SODIMM et accueillera quatre baies 3.5″ SATA en plus de deux ports M.2 NVMe non détaillés. La connectique devrait ressembler en partie à celle du Aoostar. Avec une nuance toutefois puisque la marque indique la présence de deux ports Ethernet aux débits différents. Si le Aoostar propose deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, le AceMagic N5 offrira un port Gigabit et l’autre en 2.5 Gigabit. Le reste devrait ressembler assez fortement à ce que liste Aoostar.

Acemagic N3A, un nouveau PC-NAS sous Ryzen 7 3750H © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 14 février 2026 MiniMachines.net

Le GMKtec NucBox G3 Pro hérite d’un Core i3-10110U

14 février 2026 à 15:23

Le nouveau GMKtec NucBox G3 Pro met en avant la présence d’un Core i3 pour se démarquer des modèles précédents. En août 2024, la marque lançait en effet le premier G3 sous Intel N100 avant de le remplacer par le G3 Plus l’année suivante sous Intel N150.

Pour ce début 2026, nous avons donc droit au GMKtec NucBox G3 Pro. Un modèle qui se distingue des précédents avec un processeur qui passe au Core i3. Et, comme souvent, le premier réflexe est de se dire que ce changement est bénéfique.

Mais entre un Intel N100 « Alder Lake-N », un Intel N150 « Twin Lake » et cette puce Core i3-10110U « Comet Lake » il y a tout de même un monde de différence. A l’annonce du N100 en 2023, je publiais un billet pour expliquer à quel point cette nouvelle génération de puces changeait la donne par rapport aux Celeron et Pentium. Outre les capacités de calcul de la gamme, c’était une montée en gamme de services et de fonctionnalités qui étaient désormais à portée des petits budgets.

Et c’est tout le problème de ce GMKtec NucBox G3 Pro. Le choix de remplacer les puces N100/N150 par un Core i3-10110U donne une impression d’évolution mais, dans les faits, c’est parfois plutôt un recul. Ce processeur Core mobile a été lancé en 2019 dans une gamme qui se voulait alors très sobre. Avec un TDP de 15 watts, il propose 2 cœurs et 4 threads dans des fréquences de 2.1 à 4.1 Ghz. Son circuit graphique est un UHD de 10e Gen avec 23 EU, il propose 0.5 Mo de cache L2 et 4 Mo de cache L3. Il est gravé en 15 nanomètres.

Intel N100 et N150 proposent la même base de fonctionnalités

Intel N100 et N150 proposent la même base de fonctionnalités

En face, on retrouve le N100 d’Intel, lancé au début de 2023 sur la base des cœurs Efficient « Gracemont » de la gamme Alder Lake. C’est un quadruple cœur sans multi threads qui fonctionne de 0.7 à 3.4 GHz avec un circuit graphique Intel UHD à 750 Mhz beaucoup plus récent qui déploie 24 EU. Son cache est de 2 Mo pour le L2 et 6 Mo pour le L3. Le N150 est une légère optimisation du même processeur. Les deux fonctionnent dans un TDP de 6 watts.

GMKtec met en avant un chiffre sur un logiciel de test, Cinebench R23, avec une note unique. Du pur Cherry Picking. Ce test effectué sur un seul cœur est tout sauf représentatif. Comme le Core i3 est cadencé à 2.1 GHz et le N150 est cadencé à 0.8 GHz, si on ne mesure qu’un seul cœur c’est le Core i3-10110U qui a le plus de chance de gagner sur ce test particulier. Mais si on regarde un peu au delà de cette mise en avant, on change de perspective.

Ici sur Cinebench R23 en simple cœur, on retrouve une note de 1 028 points. Contre un N150 à 920 points et un N100 pas bien loin. Mais en muulti cœur, c’est le N150 qui repasse devant avec 2 556 points contre 2 327 points pour le Core i3.</p,>

Sous Geekbench 6, c’est sur les deux notes que le N150 est devant… Pas de beaucoup en simple cœur, beaucoup plus en multi. C’est tout le souci de cette mise en avant d’un test associée à l’idée que l’on se fait qu’un « Core » sera toujours devant un processeur Alder Lake-N ou Twin Lake. L’autre détail que ne met pas en avant ce test c’est la nuance de TDP entre les puces.

Le Core i3-10110U n’est pas une mauvaise puce mais elle ne proposera finalement pas grand-chose de mieux en monocœur qu’un N100 ou un N150 et sera souvent derrière en multi cœur. Le N150 est presque 30% plus rapide en calcul brut lorsque l’ensemble de ses cœurs est sollicité. Et cela pour une fraction de dissipation en watts. Son circuit graphique est également bien plus performant avec une prise en charge de formats plus nombreux et modernes comme le AV1, le HEVC et le VP9 ainsi des capacités de traitement plus abouties. La puce Core est limitée à de la DDR4-2666, par exemple, et ne prend pas en compte la DDR5.

À vrai dire, c’est pour ce genre de puces Core que la limitation diplomatique de la mémoire d’Intel existe sur ces gamme N. Quand les N100 et N150 sont apparus avec une limitation théorique à 16 Go de mémoire, c’était pour que les Core de ce type trouvent encore une clientèle. Même si, en réalité, ils pouvaient tout à fait piloter 32 Go de mémoire vive. Cela permettait un argumentaire de différenciation pour continuer à proposer des Core i3 de générations précédentes. Choisir cette puce ne pose pas de problème particulier, hormis pour un usage multimédia où l’on voudra profiter de certains codecs. 

GMKtec NucBox G3 Pro

GMKtec NucBox G3 Pro

Pour en revenir au GMKtec NucBox G3 Pro , si vous êtes à la recherche d’une minimachine entrée de gamme pour des travaux basiques de bureautique, surf et autres tâches peu gourmandes. Le choix de ce Core i3 pas très récent n’aura pas d’incidence particulière par rapport à un N100/N150. L’idée pour le constructeur, c’est de trouver une solution de repli face à la montée des prix de la mémoire. Et, je suppose qu’un lot de ces puces Core i3 s’est retrouvé plus intéressant pour le fabricant que des N100/N150, ce qui a permis de mieux tirer sur le tarif.

GMKtec NucBox G3 Pro

Autour de cette puce, on retrouve donc deux emplacements de mémoire vive DDR4-2666 SODIMM pour un maximum de 64 Go. Un emplacement de stockage M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 x4 et un M.2 2242 SATA 3.0. Pas de surprises ici puisque la puce limite les composants externes à ces limitations.

Le refroidissement est assuré par un dispositif très classique composé d’un dissipateur, d’un caloduc pour transporter la chaleur vers des ailettes et d’un ventilateur qui fera circuler de l’air frais. On retrouve toutefois la disposition d’une grille d’évacuation de chaleur située sous la connectique arrière. A noter que le format comme la disposition globale sont identiques aux modèles G3 précédents. On devrait donc retrouver un boîtier de 11.4 cm de large, 10.6 de profondeur et 4.25 cm d’épaisseur. 

La connectique ne bouge pas, on retrouve sur la face avant deux ports USB 3.1 Type-A et le bouton de démarrage. A l’arrière, un port jack audio combo 3.5 mm, deux ports Type-A supplémentaires au même format USB 3.2 Gen1, deux ports HDMI 2.0, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack d’alimentation 12V / 3A. Un port Antivol type Kensington Lock est également visible. La partie sans fil comprend un module Wi-Fi6 et du Bluetooth 5.2.

Le GMKtec NucBox G3 Pro est livré avec un câble HDMI court, un support VESA et une compatibilité assurée vers Windows 11 et Linux.

Il est proposé à partir de 159€ en version barebone sans mémoire ni stockage, 219.99€ en version 8/256 Go et 279.99€ en 16/512 Go. La livraison est gratuite depuis un entrepôt européen.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

Le GMKtec NucBox G3 Pro hérite d’un Core i3-10110U © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 13 février 2026 MiniMachines.net

Corsair change de packaging pour sa mémoire vive

13 février 2026 à 14:25

Afin de lutter contre les voleurs et contre les arnaques, Corsair a décidé de changer l’emballage de sa mémoire vive. Si vous recevez ce nouveau format de mémoire vive inhabituel, pas de panique, c’est tout à fait normal.

La hausse continue des prix de la mémoire pousse certains constructeurs à prendre des mesures contre le vol et la fraude. C’est le cas de Corsair qui annonce un nouveau packaging pour sa mémoire vive. Celui-ci promet de rendre toute ouverture visible et de laisser parfaitement voir les références de mémoire à l’intérieur.

Depuis le début du mois de janvier, les stocks des mémoire vive Corsair double barrette ont été progressivement remplacés. Les références de modèles Vengeance DDR5 sont ainsi affectées. Qu’il s’agisse de séries RS d’entrée de gamme, de variantes classiques ou des modèles à LEDs RGB, toutes ont droit à ce nouvel emballage. L’ancien paquet opaque en carton disparaît. Corsair l’a transformé en une enveloppe de plastique recyclé transparente.

Corsair

Corsair : nouvel emballage au premier plan, ancien emballage au second plan.

Corsair s’adapte au marché

Le plastique rigide est protégé par une large étiquette qui précise les caractéristiques de la mémoire et scelle l’ensemble. Cette étiquette agit comme un sceau de sécurité, une fois ouverte, elle laisse une trace visible sur le paquet. L’idée est d’éviter les arnaques de remplacements. Ces derniers temps, de plus en plus de particuliers comme de revendeurs ont la mauvaise surprise de découvrir des boîtes de mémoire où les barrettes ont été remplacées par d’autres modèles. Un achat de DDR5 qui se solde par de la DDR3 à l’ouverture du paquet. Un margoulin ayant eu la mauvaise idée de remplacer les barrettes dans le paquet.

Problème d’autant plus délicat que la personne victime de ce type d’arnaque peinera à se faire entendre du vendeur, ce dernier ignorant si le client est de bonne foi ou non. Avec ce système de boîte plastique, non seulement on peut vérifier si les composants achetés sont les bons au travers de l’emballage, mais également s’apercevoir immédiatement si celui-ci a été déscellé.

Corsair

Corsair : nouvel emballage

Ce changement va aussi permettre de lutter contre les retours frauduleux. Quand de petits malins commandent de la mémoire vive et demandent un retour quelques jours après en renvoyant d’autres références de mémoire vive. Face au nombre important de retours, certaines enseignes se contentaient de ne vérifier que le poids des emballages pour voir s’ils correspondaient à ce qu’ils avaient envoyé. En substituant de la DDR5 par de la DDR3 on pouvait assez facilement tromper ce type de contrôle. Désormais les vérifications se sont améliorées et le personnel peut comparer directement le design des modules avec une image de référence sans même ouvrir le paquet. Une étape importante pour éviter qu’un autre client se fasse livrer la mauvaise référence à son tour.

RAM d’occasion sur LeBonCoin : attention danger !

Corsair change de packaging pour sa mémoire vive © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Ecran Gawfolk GF340H 34″ IPS 120 Hz à 145€ ?

13 février 2026 à 12:52

Le Gawfolk GF340H fait partie de cette galaxie d’écrans de petites marques qui proposent des dalles IPS de bonne qualité dans des designs assez génériques. Ici, on retrouve une formule assez intéressante avec un affichage en 2560 x 1080 qui correspond à deux formats Full HD côte à côte. L’écran propose d’ailleurs une double entrée et un mode PIP qui permet de diviser l’affichage en deux pour piloter au besoin deux machines. Ce qui est parfait pour une combinaison tour et MiniPC.

GF340H

La dalle du GF340H est de type IPS, ses 34 pouces de diagonale grimpent à 120 Hz avec une colorimétrie réglée en usine à 128% de la gamme sRGB. Sa réactivité est excellente avec 1 ms annoncé. On retrouve une double connectique standard qui propose deux entrées en HDMI 1.4 et DisplayPort 1.2. Pas les formats les plus récents du marché mais suffisant pour piloter facilement la définition proposée. Une sortie audio permettra de brancher un casque. Le port USB présent ne sert qu’à éventuellement mettre à jour le firmware de l’écran.

Un support VESA 75×75 est disponible pour accrocher le GF340H à un éventuel bras si vous voulez plus de souplesse dans les possibilités d’orientation. En effet, le pied de ce modèle est joli mais il est basique. Il ne propose qu’une fonction d’inclinaison verticale mais pas de possibilité de l’orienter en mode portrait par exemple.

Pas de miracle ici, pour 145.75€ on a affaire à un écran classique, assez lumineux avec 350 cd/M² et suffisant pour de nombreux usages très confortablement.  La différence avec les écrans de grandes marques vient de petits détails comme un pied plus ergonomique ou la présence de connecteurs HDMI 2.0 par exemple. Même s’ils n’apporteront pas forcément grand chose sur une dalle de ce type. L’écran est expédié par Amazon et sera couvert par une garantie de 2 années. 

Voir l’offre sur Amazon

Bon Flan : Ecran Gawfolk GF340H 34″ IPS 120 Hz à 145€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Troisième hausse des prix de Framework à cause de la mémoire

13 février 2026 à 11:22

La hausse des prix de la mémoire vive joue des tours à toute l’industrie. Mais pour Framework, c’est particulièrement sensible et révélateur de la dimension de cette entreprise.

hausse des prix

Chaque composant de mémoire a vu son prix augmenter

Le 17 décembre dernier, une première hausse des prix chez Framework s’accompagnait d’un grincement de dents. Son PDG expliquait que les entreprises concurrentes n’étaient pas justes dans leurs augmentations de tarifs. Qu’ils « profitaient » de la crise de la mémoire vive pour augmenter leurs marges. Chose que ne faisait pas Framework. Deux jours plus tard, la même marque annonçait une seconde hausse de mémoire qui rattrapait d’un coup sensiblement l’écart qu’il constatait juste quelques jours avant avec ses concurrents.

Une troisième hausse des prix est désormais annoncée pour Framework, ce 11 février c’est un message laconique qui explique que l’achat de mémoire LPDDR5x qui équipe les ordinateurs portables de la marque continue d’augmenter. Ce qui ne laisse pas d’autres choix pour le constructeur que de refléter cette hausse sur ses tarifs publics. Au passage, les prix de vente proposés pour ces modules LPDDR5x sont dévoilés. En décembre, le gigaoctet de LPDDR5x était positionné à 10$ environ. Un prix HT en gros et avant toute implantation.

Aujourd’hui, ce même gigaoctet varie entre 12 et 16$ suivant la densité des puces. Les composants de 1 Go, peu denses, sont les moins chers. Si vous construisez un portable avec quatre emplacements de LPDDR5x cela ne permet que de proposer 4 Go de mémoire à vos clients. Si vous voulez 8 Go il vous faut des puces LPDDR5x plus denses de 2 Go. Et ainsi de suite : pour avoir 16 Go il vous faut des puces de 4 Go. Cela va jusqu’à 32 Go avec quatre puces de 8 Go. Les prix de ces composants LPDDR5x de meilleure capacité s’envolent et s’approchent de 16$ le Go.

hausse des prix

Les modules les plus denses de mémoire vive sont plus chers.

Autrement dit, chaque petit composant de 4 Go RAM à souder sur une carte mère pour sortir un portable en 16 Go est passé de 40$ pièce en décembre à 64$ pièce. Un prix Hors Taxes qui a des impacts en cascade, notamment sur la trésorerie des entreprises. Avec cette hausse des prix spectaculaire, le constructeur ne peut plus commander autant de mémoire qu’avant et donc ne peut pas sortir autant de portables qu’avant. 

En décembre, Framework pouvait, en utilisant 10 000$, acheter 250 modules de 4 Go de LPDDR5x à 40$. Désormais, avec des modules à 64$, il ne peut plus que  commander 156 modules pour la même somme. Avec 250 modules, la marque pouvait sortir de ses lignes 62 portables équipés en 16 Go. Avec 156 modules, ce ne sont plus que 39 machines qui peuvent être produites1. Il faut donc payer son personnel, ses locaux, ses charges avec 39 machines vendues pour 10 000 dollars injectés, ce qui a également un impact sur le prix de chaque engin.

Cette hausse des prix s’accompagne chez Framework d’un message indiquant que, non seulement, la marque essayait d’ajuster le prix des composants au plus proche de son prix d’achat, mais qu’elle absorbait une partie de ce tarif pour ne pas le répercuter sur ses clients. En clair, Framework a baissé ses marges. Elle sait pertinemment que si elle ne le fait pas, comme les autres constructeurs du marché, elle va gripper son carnet de commandes. Baisser ses marges n’est pas un choix pour l’industrie aujourd’hui, c’est une mesure de sauvegarde pour ne pas mettre ses ventes à l’arrêt.

hausse des prix

Un module de mémoire Micron

Framework piégé par la hausse des prix

Comme je vous le disais en décembre, Framework a été un peu cavalier de se déclarer plus proche des prix réels de la hausse que ses concurrents. Quand la marque annonçait que Dell et Apple surfacturaient le prix de leur mémoire vive, c’est bien parce que les problématiques en jeu sont différentes. Les échelles de ventes sont très étrangères et les outils industriels ne sont pas dimensionnés de la même façon.

Au final, Framework a sans doute « rattrapé » aujourd’hui la différence de tarif qu’elle reprochait à ses concurrents. Mais lorsque Framework commandait de quoi produire quelques dizaines de milliers de machines en décembre, les grands fabricants de la planète devaient trouver des ressources pour en fabriquer des millions. Dell a sorti 11.7 millions de PC au troisième trimestre 2025. Cela fait 2.92 millions de machines sur la période et donc autant de modules de mémoire vive à obtenir. Framework ne communique pas sur sa production, évoquant juste un nombre « à six chiffres » et donc quelque chose entre 100 000 et 999 999 machines à l’année.

On peut se dire que la capacité d’achat d’un Dell permet de payer moins cher sa mémoire vive et donc d’avoir de meilleurs tarifs qu’un plus petit concurrent. C’est tout à fait vrai lorsque l’offre est plus grande que la demande. Mais dans le cas présent, c’est tout le contraire. Si un fournisseur de mémoire vive comme Micron, Samsung ou SK Hynix ne produit plus assez parce que le gros de sa production est absorbé par des serveurs de calcul d’IA. Il va vous demander de payer plus cher pour obtenir la garantie de recevoir la mémoire vive dont vous avez besoin.

Au final, les prix d’une entité comme Framework ou d’une autre comme Dell vont se retrouver être assez similaires. Framework aura pour lui l’agilité et la possibilité de compléter ses commandes au fil de l’eau par « petits » lots. Saisissant les occasions comme elles se présentent. Dell aura sa force de frappe et l’historique de son carnet de commandes pour négocier sa mémoire.

Chaque lame de serveur d’IA consomme des To de mémoire vive

Comparer ses actions et ses prix sur un marché informatique si spécifique est donc toujours assez dangereux. Au mieux, c’est assez naïf, au pire c’est une pratique commerciale douteuse et teintée de mauvaise foi. Encore une fois, les constructeurs font face à une situation dont ils connaissaient les risques. De nombreux signaux d’alerte ont par le passé déjà fait largement fluctuer les cours de la mémoire.

En 2020 par exemple, une ligne de production Micron tombe en panne et le cours de la mémoire vive s’envole immédiatement. Le flux entre production et demande étant déjà extrêmement tendu. En 2017, ce n’étaient pas les serveurs d’IA qui faisaient monter les cours, mais l’impact de la demande de smartphones de plus en plus gourmands.

La différence aujourd’hui, c’est que les plans d’investissement des géants de l’IA sont absolument sauvages. Ils ne sont pas « auto-régulés » par l’arbitrage d’une clientèle qui est l’acheteur final et vont durer très longtemps. Une usine qui pose problème, à la suite d’une panne ou d’une catastrophe naturelle, cela se répare et les constructeurs peuvent jouer sur leurs stocks pour faire tampon. Le calendrier des investissements liés à l’intelligence artificielle s’étale au contraire sur plusieurs années. Ce qui rend la tension trop longue pour être encaissée.

Quant aux tarifs des produits qui pouvaient limiter la hausse, elle n’existe tout simplement pas. En 2017 quand les smartphones se sont mis à faire flamber les cours, le prix a dû s’arrêter de monter parce que les constructeurs se sont rendus compte que l’impact de cette hausse ralentissait leurs ventes. Les centres de données d’IA n’ont aucune notion de rentabilité à court, moyen et long terme pour le moment. Ils achètent donc de la mémoire pour n’importe quel montant, même le plus délirant. Sans jamais être ralentis par une quelconque question de retour sur investissement.

Et la hausse des prix n’est pas prête de s’arrêter.

 

Troisième hausse des prix de Framework à cause de la mémoire © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 12 février 2026 MiniMachines.net

Bon Flan: Jeu PC Nobody Wants to Die gratuit !

12 février 2026 à 21:21

Après avoir frôlé la mort, le détective James Karra se voit confier une affaire confidentielle, aidé seulement de la jeune officière de liaison Sara Kai. Sur la piste d’un dangereux tueur, le temps dévoilera des secrets jalousement gardés par les hautes sphères de la ville.

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Bon Flan: Jeu PC Nobody Wants to Die gratuit ! © MiniMachines.net. 2026

GeForce Now compatible avec les Fire TV Stick (app dispo en France)

13 février 2026 à 15:13

Mise à jour : l’application GeForce Now est désormais visible sur le catalogue d’Amazon France. Je n’ai pas le temps de tester pour le moment.

Nvidia annonce le lancement de son application GeForce Now sur la clé Fire TV Stick d’Amazon. Un bon moyen d’emporter vos jeux toujours avec vous.

Source Pocketlint

La clé Fire TV Stick ne mesure que 8.6 cm de large pour 3 cm de profondeur et 13 mm d’épaisseur. Elle pèse 32 grammes. Associée à une manette de jeu et un câble USB pour l’alimenter, ce sera le seul matériel nécessaire pour jouer sur GeForce Now.

Avec un prix de base de 44.99€ et des remises régulières sur Amazon, la solution représente désormais le moyen le plus simple et le plus accessible de jouer avec l’offre Cloud de Nvidia. L’application native développée par Nvidia permet de retrouver toutes les fonctions de support de GeForce Now. Ce qui en fait également un excellent moyen de partager son abonnement avec un autre membre de la famille si le PC plus classique est occupé à d’autres tâches. Il suffira de brancher la Fire TV à un téléviseur ou un écran en HDMI pour profiter de son catalogue de jeux calculés dans les nuages.

Le Fire TV Stick devient encore plus complet

Cela fait une option d’usage de plus dans le catalogue de celles déjà proposées par la marque : on a vu apparaitre GeForce Now sur Linux, sur SteamDeck, sur XBox et sur ChromeOS… Cela combiné avec les possibilités de streaming de la clé, un ensemble d’usages assez sympathique. 

Je me dis également que la clé Fire TV Stick devient de plus en plus un couteau suisse intéressant pour les vidéoprojecteurs. Compacte et discrète, connectée, elle accompagnera parfaitement ce type d’appareils. Surtout sur les modèles qui embarquent des versions d’Android pas toujours mises à jour. En apportant ses différents services dans un format discret ainsi qu’une télécommande pratique, elle changera considérablement l’usage de ce type de solution.

Que ce soit la version HD à 44.99€ ou les premières versions « 4K » à 54.99€, les offres gagnent ici en intérêt.

GeForce Now compatible avec les Fire TV Stick (app dispo en France) © MiniMachines.net. 2026

7 ans de développement pour ces docks Switch

12 février 2026 à 15:45

Difficile de faire tenir ces sept années de travail dans une seule vidéo, Hugo s’y emploie dans un format de 38 minutes. Impossible pour moi de tout commenter. D’autant que les consoles Nintendo Switch ne sont pas vraiment mon principal centre d’intérêt.

Je retiens toutefois la qualité du travail développé ici. Hugo présente les étapes de son développement, ses expérimentations et les diverses évolutions qui ont mené à son projet final. Entre les versions de dock sur mesure, les adaptations de sécurité pour éviter les vols en tournois, le minidock de voyage, les différents travaux 3D, d’impression et d’électronique. Deux versions du dock adaptées aux deux générations de Switch de Nintendo. Ici pour la première génération avec le support de quatre manettes GameCube.

Et ici pour la Switch 2 avec le même type de proposition pour des manettes GameCube sur la face avant. Il s’agit d’une intégration assez complexe au final mais qui offre la possibilité de jouer facilement à plusieurs. 

Si le cœur vous en dit, les fichiers STL nécessaires à l’impression des éléments pour la modification d’un dock sont en vente sur cults3D. Les prototypes sont également proposés sur Ebay : ici pour le modèle Switch 1, là pour le Switch 2.

Cent Sept ans de solitude soudure

Je trouve toujours merveilleux de voir autant de passion et d’acharnement dans ce genre de projet. Évidemment, j’aurais préféré que cela se traduise par la réalisation d’un dock de Steam Deck par exemple. Mais c’est tout de même assez incroyable d’observer des particuliers développer autant de compétences. Le mieux étant que cela ne me surprend plus. Je vois des enfants capables de modéliser en 3D des choses incroyables, d’autres qui font des montages de courts métrages. Un couple de jeunes retraités qui se mettent à l’impression 3D et qui finissent en quelques années par m’envoyer des photos de bijoux en métal qu’ils fondent eux-mêmes dans leur garage après avoir appris l’impression résine via des tutos vidéo. Dernièrement, un groupe d’ados m’a envoyé une démo d’un jeu qu’ils développaient ensemble. De 14 à 16 ans, à quatre ils font tout ensemble : code, 3D, 2D, scénario et musique. Pour le fun.

C’est ce qui me semble de plus important dans l’espace tech ces dernières années. Toute cette créativité libérée par des tonnes de possibilités. Entre les cartes de développement, l’impression 3D, la gravure laser, les usines capables de vous sortir des circuits imprimés professionnels pour un prix défiant toute concurrence, des logiciels accessibles pour réaliser tous ses projets. Le monde a énormément changé ces dernières années. 

Je me faisais dernièrement la réflexion que la communauté Maker était le parfait contrepoint des IA génératives et du slop. Face à une vague d’outils qui fabriquent des images sans intelligence justement, qui poussent des vidéos, des programmes, de la musique ou qui inventent des textes en se basant sur des statistiques. On a une autre vague, forcément plus petite mais autrement plus puissante, de gens qui s’investissent pour fabriquer réellement quelque chose. Que ce soit du code, de la vidéo, de l’art ou des objets. Des choses simplement bien à eux, qu’ils partagent ici comme Hugo, avec des traces de pistocolle qu’on ne verra jamais sur un rendu d’IA, et dont ils peuvent être fiers.

7 ans de développement pour ces docks Switch © MiniMachines.net. 2026

Le smartphone de jeu Ayaneo Pocket Play en vidéo

12 février 2026 à 10:48

Le Pocket Play est un smartphone de jeu qu’Ayaneo a dévoilé en décembre 2025. Un engin qui rappelle dans son approche la Xperia Play de Sony et qui reprend même une partie de son nom. En janvier, le constructeur annonçait vouloir se « calmer » sur ses sorties et prendre du recul pour mieux gérer les ventes en cours et livrer les personnes qui attendaient leurs modèles lancés auparavant en financement participatif.

Ayaneo Pocket Play

La Ayaneo Pocket Play donne donc des nouvelles dans un contexte assez étrange puisque la marque ne semble pas avoir ralenti ses annonces. Après la console de jeu PC Ayaneo Next 2 à 2 299$, voilà donc une autre annonce pour ce mois de février. Et c’est parfaitement logique puisque les développements précédents doivent être poursuivis. On imagine mal les salariés d’Ayaneo tout bloquer et prendre des vacances alors que le projet est sur les rails.

On apprend donc de nouvelles choses sur cette solution particulière présentée comme un smartphone pour joueurs. Pour les « True Gamers » selon la marque 2

Ayaneo Pocket Play

On apprend beaucoup de choses sur l’objet. D’abord, la diagonale de son écran, un beau 6.8 pouces OLED en 2400 x 1080 pixels et un rafraichissement atteignant 165 Hz. Pour piloter l’affichage et les jeux, un SoC Mediateck Dimensity 9300. Une puce qui propose un cœur Cortex-X4 à 3.25 GHz, 3 cœurs Cortex-X4 à 2.85 GHz et 4 cœurs Cortex-A720 à 2 GHz. Le tout épaulé par un circuit graphique Mali-G720 Immortalis MP12. Un SoC que l’on retrouve dans des smartphones haut de gamme chez Honor, Vivo et Oppo. Le smartphone tournera sous Android 15.

Il est associé avec un montant non dévoilé de mémoire vive LPDDR5 et un stockage en UFS 4.0. Devant l’absence de visibilité des tarifs de la mémoire, les capacités et le prix du smartphone ne seront sans doute dévoilés qu’à l’approche de son financement. Des détails techniques sont confirmés, comme la présence d’un capteur d’empreintes digitales ou la présence de deux caméras 50 et 16 mégapixels au dos et une 5 mégapixels à l’avant. Une batterie 5000 mAh serait également à l’oeuvre pour alimenter le tout.

Ayaneo Pocket Play

La partie contrôleur qui coulisse n’a pas changé sur le Pocket Play. On retrouve des boutons ABXY, une croix directionnelle, des gâchettes et un double espace de contrôle tactile. Le choix d’un pilotage de ce type, qui rappelle les zones tactiles de la console Steam Deck, au lieu de joysticks sera probablement assez clivant. Certains vont trouver cela parfait, d’autres préfèreront la maniabilité et la précision analogique des joysticks. Il faut tout de même avouer que cela permet de proposer une meilleure interface que le « tout tactile » avec les deux pouces posés sur l’écran et des boutons totalement virtuels. 

Ayaneo Pocket Play

Le Pocket Play est un drôle de pari vu d’ici

Cela ne dure que quelques instants à l’image et c’est flou mais dans la vidéo ci-dessus, à 40 secondes, on s’aperçoit d’un détail. Le Pocket Play est super épais par rapport aux standards actuels des téléphones. L’objet semble largement faire plus d’un centimètre d’épaisseur. C’est logique puisqu’il propose la partie coulissante de ses contrôles, mais c’est pas forcément ce que les utilisateurs d’un smartphone attendent.

Mon principal grief reste cependant le même. Quelle assurance avons-nous quant à la fiabilité du système embarqué ? L’Android 15 qui sera intégré sera maintenu combien de temps et avec quelle régularité ? C’est tout mon problème avec ce genre de solution. L’objet veut être en même temps un smartphone et une machine de jeu. Soit, mais la frontière de ce genre de solution hybride est très mince entre un objet qui joue deux rôles extrêmement bien et un objet qui fait tout très mal. Et, la présence d’un système comme Android rend le second scénario plus que probable à moyen et long terme. 

Pocket Play

Ayaneo Pocket Play

Si l’idée d’un smartphone de jeu qui abrite une manette est séduisante, des solutions alternatives existent déjà avec des accessoires que l’on positionne autour du smartphone. C’est probablement moins pratique en mobilité mais peut-être plus ergonomique. Et, surtout, cela permet de choisir un smartphone d’une marque ayant de l’expérience dans le domaine avec un SAV local et un peu plus d’assurance de recevoir quelques mises à jour techniques et logicielles au fil des mois. Ayaneo est capable de faire de grandes choses techniquement, mais le constructeur va demander aux internautes de parier sur son tout premier smartphone… Le tout depuis une plateforme de financement participatif et avec un SAV à 10 000 km de distance. 

Le smartphone de jeu Ayaneo Pocket Play en vidéo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 11 février 2026 MiniMachines.net

Test : la minimachine de découpe Cricut Maker 4

11 février 2026 à 15:28

Si j’ai déjà utilisé des outils comme cette Cricut Maker personnellement, cela n’a été qu’une expérience trop éphémère pour en tirer suffisamment d’expérience. Aussi, j’ai d’abord hésité avant de dire oui à la marque pour un test. Donnez-moi une imprimante 3D, une graveuse laser ou même une CNC et j’en ferai mon affaire. Mais je manque vraiment trop de pratique pour les découpeuses. Heureusement, je connais quelqu’un qui s’amuse avec ces machines depuis longtemps, comme le montre sa chaine Youtube, Stéphanie Walter. Je lui ai donc proposé de tester l’appareil

L’idée était de profiter de sa grande expérience dans le domaine puisqu’elle réalise déjà de nombreux projets avec ce type d’outil. Après que je lui ai évoqué l’idée d’un test pour Minimachines, elle a été emballée. Je lui ai donc fait livrer la Cricut Maker 4 et elle a pu se lancer dans son analyse. Encore une fois, comme pour le guide d’installation d’un serveur sur MiniPC ou le test du robot de piscine Wybot C2, le texte que vous lirez ici est un travail à quatre mains. Stéphanie est à la base de cette synthèse avec ses analyses et son expérience. C’est également elle derrière les photos et les vidéos. Je me contente de retravailler un peu le texte de mon côté, car elle est déjà formidable d’avoir accumulé autant d’informations. Je ne lui ai pas demandé de rédiger, en plus, une thèse sur l’appareil. 

La Cricut Maker 4

La Cricut Maker 4

C’est quoi exactement une machine de découpe ?

La Cricut Maker 4 est un engin qui déplace une lame très affûtée sur différentes surfaces pour les découper en suivant les ordres initiés par un ordinateur. Ces surfaces peuvent être du papier, du carton, des matériaux synthétiques, du cuir ou autres. Elles adhèrent pendant l’opération de découpe sur un support qui vient les fixer. Ce support se déplace d’avant en arrière, entraîné par un mécanisme assez semblable à celui d’une imprimante traditionnelle. Pendant ce déplacement sur un axe, la lame, montée sur un bras qui va de droite à gauche, permet une gestion de l’autre axe. Les deux combinés permettent de déplacer la lame de manière souple et donc de découper la surface voulue en ligne droite ou en courbes.

Préparation du tapis de découpe de la Cricut Maker 4

Préparation du tapis de découpe de la Cricut Maker 4

La Cricut Maker 4 est donc une de ces machines de découpe. Elle mesure 56.1 cm de large pour 18 cm de profondeur et 15.7 cm de haut. Elle pèse 6.98 Kg et permet d’embarquer un tapis de découpe de 30.4 cm de large pour autant de profondeur. C’est sur cet élément qu’on fixera le matériel à travailler. 

La Cricut Maker 4 arrivée à l'atelier

La Cricut Maker 4 arrivée à l’atelier

La machine est très bien emballée, elle est livrée dans un grand carton qui la protège des chocs. Tant mieux, puisque, comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, le voyage a été assez éprouvant. Il faut dire que Stéphanie habite au Luxembourg. La machine a donc réellement voyagé, au final, sans encombre.

chargeur et câbles

chargeur et câbles

À l’intérieur on va retrouver un ensemble d’accessoires et d’échantillons assez important. À commencer par un adaptateur secteur indépendant avec deux prises électriques. Une au format européen classique et une autre au format UK, cela n’a l’air de rien mais c’est assez appréciable. Les cordons sont assez longs pour s’adapter à des mises en place variées et peuvent permettre de déplacer la machine pour des ajustements. La Cricut étant assez imposante, il sera possible de la déplacer en la laissant branchée. Pour la ranger sur une étagère ou la laisser travailler, il ne sera pas forcément nécessaire de la débrancher. C’est également utile pour pouvoir la déplacer sur un meuble. Sa profondeur et la taille du tapis de découpe, obligent à lui laisser de quoi respirer pour ses manipulations.

Les indispensables accessoires livrés

Les indispensables accessoires livrés

Différents échantillons sont proposés pour tester la machine. Des vinyles amovibles ou thermocollants sont joints au paquet. Un petit accessoire très important est par ailleurs fixé dans l’enveloppe d’échantillons. Il s’agit du « mini weeder » qui s’avère être un outil indispensable. C’est lui permet de retirer facilement les morceaux de vinyle après découpe. Il faut donc bien faire attention à ne pas le jeter avec l’enveloppe. Un petit tiroir intégré à la Cricut permet de le ranger immédiatement. Un feutre de dessin est par ailleurs fourni pour tester cette option particulière.

La maigre documentation

La maigre documentation

Le manuel proposé avec le Cricut Maker 4 est minimaliste, c’est le moins que l’on puisse dire. Il s’agit d’un document de deux pages. Il assure juste de pouvoir se familiariser avec l’ensemble du design avant son lancement. Un petit tour d’horizon et un état des différents voyants et boutons est ainsi lisible. Le véritable manuel est intégré dans le logiciel Cricut Design Studio. Sorte de trousse à outils logicielle indispensable pour piloter la découpeuse qui propose des guides variés suivant les projets que l’on souhaite réaliser.

La Cricut Maker 4 déballée et prête à l'emploi

La Cricut Maker 4 déballée et prête à l’emploi

Au final l’engin est assez imposant. Il donne parfois l’impression que son carénage de plastique entraine une place « perdue ». Cricut masque en effet dans les côtés de la bête, les différents moteurs et mécanismes qui permettent d’entrainer les matériaux à découper et la tête de découpe dans un enrobage assez large. Ce qui donne un côté encombrant à l’ensemble. Cela permet de retrouver un objet qui ne soit pas repoussant tout en étant plutôt discret dans sa forme une fois refermé.

Les deux supports de lames et d'accessoires

La tête propose deux supports différents pour abriter les outils compatibles de la marque. La Cricut Maker 4 est livrée par défaut avec une lame à pointe fine pour découper du papier, du carton fin, du vinyle et d’autres matériaux peu épais. Le second support peut accueillir d’autres outils comme le stylo feutre fourni pour dessiner sur un support ou des lames plus robustes. 

La lame de découpe mise en place dans son support

La mise en place est simplissime. On ouvre le loquet, on place l’outil de son choix et on assure l’ensemble. Différents accessoires sont proposés suivant vos projets. Lame de découpe profonde, lame dédiée aux différents types de tissus, lame pour le carton épais ou le balsa… Mais aussi des outils de transfert de film métallique, de pliage, de rainage, de gravure, un cutter rotatif, des lames de découpe en zigzag et même un système de perforation pour préparer des papiers prédécoupés comme des timbres ou des tickets. Tout un univers d’outils compatibles qui s’adapteront à une multitude de projets.

Le logiciel vous prend en main

Une fois la Cricut déballée et le logiciel téléchargé, la machine est détectée automatiquement par votre ordinateur. Soit par Bluetooth, soit en USB plus classique. Comme souvent, le système profite de votre premier lancement pour faire une mise à jour matérielle. Cela afin d’apporter d’éventuelles corrections et améliorations techniques à l’ensemble. Compatible avec Windows, MacOS, iOS et Android, il est possible de la piloter depuis différentes sources.

Lancement du test de découpe

Après la mise à jour, la prise en main est intuitive. Le logiciel propose un guide pour réaliser sa toute première découpe de vinyle grâce au matériel fourni dans la pochette. Une fois la machine identifiée, un tutoriel présente progressivement les étapes à suivre. La prise en main est très positive. Le fait qu’on soit guidé dans l’installation aide vraiment à comprendre le processus d’utilisation de l’engin. Cela permet de briser rapidement ses appréhensions.

On suit juste ce qui est écrit à l’écran en utilisant le matériel livré avec la machine. C’est très rassurant. On sent que la marque a une grande expérience derrière elle et sait comment guider quelqu’un de tout à fait néophyte. Il est donc possible de confier la machine à une personne qui n’a aucune expérience avec ce type d’engin sans qu’il soit perdu. Pour les plus expérimentés, le tuto permet aussi de comprendre les différentes subtilités techniques proposées.

Test réussi !

La fin de cette découverte de l’engin se fait avec une première découpe qui sert également à valider son bon fonctionnement. L’ensemble se met en marche rapidement et on peut observer une toute première étiquette Cricut apparaitre. Elle montre toute la souplesse de la lame en action. 

Par acquis de conscience, une calibration pas forcément nécessaire est lancée pour être certain que tout est bien calé et observer comment elle fonctionne. Le lancement est également très facile et l’opération se fait via les réglages du logiciel. On commence par sortir une feuille A4 de gabarit avec une imprimante classique et on la positionne sur la découpeuse.

Le test de calibration

La feuille imprimée qui sert de repère est découpée à intervalles réguliers par la Cricut. Et, pour être certain que la machine opérera avec précision, on indique simplement quelles lignes sont les plus alignées lors de la découpe. Ici c’est le chiffre 9 et la lettre N qui offrent le meilleur résultat, on le note juste quand le logiciel en fait la demande. 

De magnifiques stickers

De magnifiques stickers

Premier test de découpe à la Cricut Maker 4, un sticker perso

Dans sa boutique, Stéphanie propose des stickers « Talk to your users » qu’il faut restocker. L’occasion d’un premier test « grandeur nature » de la nouvelle venue. Cela tombe très bien car cette découpe va répondre à une interrogation légitime. Comment se débrouille la Cricut Maker 4 avec des matériaux d’autres marques. 

La longue liste des matériaux compatibles

Pour utiliser des matériaux qui ne sont pas reconnus d’origine par la machine, il faut indiquer leurs caractéristiques dans le logiciel fourni. La découpeuse n’agit pas de la même façon suivant la matière et l’épaisseur de chaque support. Les stickers sont imprimés sur un papier vinyle avant d’être plastifiés à chaud. Il a donc fallu entrer les caractéristiques des différents composants. C’est évidemment fastidieux mais totalement nécessaire et a ne faire qu’une seule fois. Dans le logiciel, on fait défiler une longue liste des éléments déjà existants pour ajouter un nouveau matériau. Il faut ensuite lui donner un nom et ajuster ses caractéristiques. Des guides vidéo sont disponibles sur Youtube pour tester et ajuster les différents matériaux le plus efficacement possible.

Une fois le nouvel élément créé, il est ensuite disponible dans les choix du logiciel et il est possible de le mettre facilement en favori pour le retrouver rapidement.

Toute l’opération étape par étape .

Les choses sérieuses commencent avec une première découpe. Les opérations sont classiques. Le design est importé depuis un logiciel externe directement dans l’outil Cricut. Cela permet de les mettre en forme sur la feuille avant de lancer l’impression. Celle-ci est effectuée sur une feuille de papier autocollant grâce à une imprimante jet d’encre classique. L’étape suivante est un passage par une lamineuse pour lui ajouter un film transparent qui protégera les stickers dans la durée. Puis vient le temps de la découpe.

Un premier essai de découpe parfait !

Le résultat est satisfaisant. La machine découpe simplement le matériel pourtant d’une autre marque. Les stickers se détachent parfaitement. Ce premier résultat est juste idéal, exactement ce que l’on attend d’une de ces machines.

Mon optimisation sur le Canva de Cricut.

Une optimisation sur le Canva de Cricut.

Pour poursuivre l’expérimentation, et restocker quelques stickers « Halloween » et autres dans la boutique, un essai d’optimisation du papier est tenté. Sur ce point, le logiciel Cricut est assez frustrant. C’est lui qui prend en charge le positionnement de la découpe et, par défaut, il ne laisse pas la main sur les opérations. Ci-dessus on retrouve mon optimisation parfaite du papier avec un maximum de stickers sur une seule feuille A4.

La "désoptimisation" du logiciel

La « désoptimisation » du logiciel

Mais en le laissant faire, le logiciel Cricut change la disposition, c’est sa manière de fonctionner. Il dispose tous les stickers bêtement les uns à côté des autres. Ce n’est pas spécialement optimisé. Pour intégrer autant de stickers que sur ma feuille originelle, le logiciel emploierait deux feuilles de papier, ce qui provoquerait un beau gâchis. 

Une méthode de contournement pour éviter le gâchis

Une méthode de contournement pour éviter le gâchis

Pour outrepasser cette problématique, vous devez utiliser la fonction « attach » du logiciel Cricut. Un template déniché sur le net permet de s’assurer que rien ne bougera sur le tapis de découpe. L’optimisation est alors beaucoup plus simple. On importe le template de la taille de son choix, ici du A4, avant de placer chaque petit élément dessus en optimisant au mieux l’espace. Outre le côté zen de l’opération, on évite un gros gâchis de matériaux. Une fois cette optimisation réalisée, on « attach » tout les éléments : le template et les différents éléments deviennent comme un grand ensemble afin que plus rien ne bouge. Le logiciel considérant le template comme un élément à part entière, tous les éléments qui y sont attachés ne sont plus modifiés lors de l’envoi à la Cricut Maker 4. On parvient alors à imprimer tout ce que l’on veut sur le format de son choix et dans la position la plus optimisée possible. 

Un conseil : il ne faut pas optimiser son agencement au moment de l’envoi vers le tapis. Si vous perdez votre connexion avec la machine, vous devrez relancer votre découpe et vous perdrez alors tout votre précieux travail. Attachez donc tout ensemble avant et ne touchez plus à rien dès que vous avez la pré-visualisation de votre tapis. Au milieu de ma seconde découpe, un souci de connexion Bluetooth est apparu. Impossible de se reconnecter depuis ma machine vers la découpeuse. Seule solution, tout redémarrer. Avec un projet bien sauvegardé, il est possible de relancer toute l’opération et de « sauver » sa découpe en la poursuivant.

Au final, la Cricut Maker 4 achève le travail sans souci et il est finalement possible de retirer tous les stickers du tapis de découpe. Tout est parfait, pas de dépassement ou de manques, pas de morceaux à moitié découpés. Aucune bavure, le produit fini est très réussi et le retrait des stickers a un côté très satisfaisant.

Les découpes imperméables

Une découpe de vinyle imperméables ?

Pour poursuivre les tests, il est temps de s’attaquer aux stickers transparents imprimables et surtout imperméables. Le motif « drink some water » à coller sur une gourde semble idéal. Pour ce type de stickers, Cricut propose un papier imprimable sur lequel on va ajouter un film de plastification. La première étape consiste a imprimer sur le papier qui se reconnait avec son fond vert. Il faut évidemment faire attention à ne pas se tromper de côté. 

Pose du film

Puis vient le moment où on doit plastifier l’impression avec le film imperméable proposé. On les colle simplement l’un sur l’autre. 

Découpe film et stickers dans la Cricut

Puis vient le lancement classique de la découpe. Évidemment on aura choisi dans les réglages les bons matériaux pour que la machine ajuste ses paramètres au mieux et propose le meilleur rendu. Le positionnement est également très important sur le tapis pour ne pas avoir de décalage. 

Un sticker imperméable parfaitement posé sur une gourde

Le résultat est parfait, le vinyle se détache très facilement et le rendu des couleurs est excellent malgré l’épaisse couche transparente. L’ensemble colle très bien sur ma gourde en laissant jouer les transparences. 

L’ensemble des opérations est évidemment un peu chronophage mais l’impression d’avoir sa propre mini imprimerie à la maison est assez satisfaisant. On peut  personnaliser des objets dans des formes et couleurs de son choix. C’est commode pour un créateur qui veut faire des objets uniques, pour tester des prototypes ou pour réaliser des éléments pour de l’événementiel, par exemple.

Interface du logiciel Cricut

Découpe de boucles d’oreilles « ginkgo » avec la Cricut Maker 4

Comme tout se passe bien, l’envie de poursuivre les tests est assez forte. La découpeuse devrait permettre de réaliser des boucles d’oreilles. Des feuilles de ginkgo biloba avec de la dorure à chaud. Il est impossible de réaliser cette dorure avec la machine mais Cricut propose une alternative avec des feuilles de vinyle doré repositionnables. Pour ce type de projet, on utilise deux matériaux. 

D’abord, un papier de tapisserie recyclé par une amie. Ce sera la base des boucles d’oreilles. Par-dessus, l’idée est d’ajouter le vinyle repositionnable qui ajoutera le côté doré à l’ensemble. Comme le design original était conçu pour un tracé au stylo, il a fallu le rendre compatible avec la découpe de vinyle. Cela a essentiellement consisté à épaissir les traits avec un logiciel de dessin vectoriel.

Tout l’intérêt de la Cricut Maker 4 dans ce cas-là est de pouvoir gérer des découpes différentes. Sur le vinyle on doit piloter une coupe de la partie supérieure sans entamer la partie inférieure. Sur le papier peint, il faut attaquer plus en profondeur.

Les boucles réalisées avec la amchine avant la résine

L’envoi des données se fait rapidement. La Cricut Maker 4 attaque les différents matériaux avec précision et l’assemblage se passe sans encombre malgré la finesse des nervures de la feuille en vinyle.

Les boucles finalisées

Là encore l’assemblage est simple et les boucles se montent facilement. L’ajout d’une couche de résine durcissante aux UV permet de les rendre plus solides. Les petits supports de boucle d’oreilles finalisent le tout. On se retrouve avec des objets très convaincants.

Des stickers pour serviettes

Cricut, que fait la police ?

Cricut propose un vinyle repositionnable dans son offre. La marque a ajouté ce produit avec la machine pour la tester. L’occasion de faire des essais et d’étiqueter des porte-serviettes par exemple. C’est également le moment où je découvre un problème du logiciel fourni avec les polices. En effet, il est impossible de faire détecter celle que je veux employer par le logiciel Cricut design space.

Le papier de transfert permet de déplacer le design vers le support

Le papier de transfert permet de déplacer le design vers le support

L’idée est de concevoir la totalité du projet dans ce logiciel. Importer des fichiers extérieurs au format SVG pour identifier chaque type de serviette ne pose aucun problème. Toutefois l’outil refuse de charger la police que je veux employer. Il faut dire que le Mac que j’utilise a en réserve des milliers de polices différentes. C’est lié à mon métier de designeuse combiné avec une légère tendance à l’accumulation de polices.

L’ensemble de ma collection est stocké dans un dossier et un logiciel permet de les activer dans le système pour ne pas en avoir trop simultanément. Ce type de gestionnaire est assez classique et généralement, une fois activées, les polices sont exploitables dans tous les outils : traitement de texte, dessin vectoriel, etc. Mais pour le logiciel Cricut, impossible. Il ne les voit pas. Même après un redémarrage.

Résultat final : des serviettes bien identifiées

Résultat final : des serviettes bien identifiées

Pénible mais pas bloquant, il suffit de réaliser la totalité du design sur un logiciel de dessin vectoriel comme Illustrator, Inkscape ou Affinity Designer. Puis de l’importer dans l’outil Cricut. Ensuite c’est tout bête, comme le logiciel connait le matériau fourni, la découpe se fait simplement et le résultat est parfait. L’emploi d’un papier transfert permet de reporter l’ensemble de la découpe sur un support sans que les éléments ne bougent entre eux. Reste à savoir combien de temps ça va tenir…

La suite arrive avec d'autres matériaux

La suite arrive avec d’autres matériaux

Stéphanie a testé encore beaucoup de choses avec la Cricut Maker 4. Impossible de tout faire tenir dans un seul billet. Il est donc plus sage de le découper en deux parties. La suite avec des tests de découpe de plastique thermorétractable phosphorescent, de cuir, de vinyle permettant le transfert à chaud sur tissu et bien entendu de dessin au feutre arrivera sous peu. Une seconde partie qui sera accompagnée de ses conclusions.

La découpeuse Cricut Maker 4 est en vente à partir de 427.49€ sur Amazon

Un modèle plus complet avec presse à chaud et beaucoup de matériaux est proposé à 549€.

Test : la minimachine de découpe Cricut Maker 4 © MiniMachines.net. 2026

Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11

11 février 2026 à 14:06

Votre vieille imprimante ne sera bientôt plus supportée par Windows 11 !!! Cette annonce indiquant que Microsoft puisse décider du jour au lendemain d’arrêter le support de millions d’appareils est simplement fausse. Je ne suis pas toujours tendre avec l’éditeur mais il faut appeler un chat un chat et cette rumeur est parfaitement infondée. Elle est établie à partir d’une totale incompréhension de l’évolution programmée de Windows 11.

Microsoft a indiqué qu’il allait arrêter de proposer de nouveaux pilotes de générations V3 et V4 à travers son programme Windows Update dès ce mois de janvier. Pour comprendre ce choix, il faut d’abord comprendre ce que sont ces pilotes V3 et V4. 

Un des arguments phares de Microsoft pour mettre en valeur Windows c’est sa simplicité d’usage. Le fait qu’il soit en grande partie « plug’n play ». Pour le cas des imprimantes, c’est assez vrai. Si on possède une imprimante USB3 il y a de très fortes chances qu’elle soit compatible avec Windows nativement. Sans même que vous ayez besoin de télécharger un pilote chez le constructeur de celle-ci. Le pilote officiel sera peut-être plus complet et prendra en charge probablement plus d’options… Mais Windows saura prendre en charge votre vieille imprimante et pourra sortir une page quoi qu’il arrive.

vieille imprimante

Pour parvenir à ce résultat, Microsoft a développé une méthode assez simple qui est d’ailleurs reprise pour une foule d’autres périphériques. L’éditeur a condensé une sorte d’annuaire de références d’imprimantes et de méthodes de dialogue avec elles. Cet annuaire est ce que l’on appelle les Pilotes V3 ou V4. Dans la Version 3 il y a des centaines et des centaines de ces méthodes de dialogue et de reconnaissance des machines. Des modèles parfois très anciens mais utilisés par de nombreux professionnels ou des administrations que les constructeurs ont indiqués comme cruciaux par exemple. Cet annuaire reprend également des points clés génériques de l’impression pour proposer une éventuelle compatibilité avec des imprimantes non listées mais employant une approche similaire.

Dans la Version 4, on retrouve une approche plus récente de Microsoft dans la gestion de l’impression avec des nouveautés liées à l’approche de programmation UWP. Une approche qui a été longtemps exploitée, même si désormais Microsoft privilégie d’autres approches plus sécurisées et souples avec notamment l’IPP (Internet Print Protocol).

Ces pilotes V3 et V4  sont disponibles dans Windows 11 et continueront à l’être. Aucun risque donc qu’après une mise à jour ou une réinstallation de Windows avec une image récente du système votre vieille imprimante ne soit plus reconnue. Tout se passera exactement comme avant, comme l’indique Windows Lastest.

Pourquoi autant de bruit autour de cette obsolescence ?

C’est une mauvaise interprétation de la communication de Microsoft qui a été reprise et amplifiée de news en news qui est à l’origine de la propagation de cette rumeur. Microsoft n’a aucun intérêt à jeter aux oubliettes ces pilotes V3 et V4. Pour son image en tant que système comme pour ne pas froisser inutilement ses clients. D’autant que ce n’est pas ce qui prend le plus de place dans votre stockage, ces éléments sont fortement compressés. 

Ce que Microsoft a expliqué, c’est qu’ils n’amenderaient plus ces listings V3 et V4 avec de nouveaux modèles ou de nouveaux protocoles. L’annuaire sera toujours lisible et il pourra éventuellement être actualisé avec une correction si le pilote d’une vieille imprimante présente un défaut de sécurité par exemple, mais on ne pourra plus ajouter de pilotes pour de nouveaux modèles dedans. Cette décision a été prise en 2023 et, comme toujours quand on mélange une problématique englobant matériel et logiciel, elle prend racine à partir d’un évènement datant de 2014. 

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

En 2014, la très grande majorité des constructeurs d’imprimantes ont lancé le projet MOPRIA. Il s’agit d’une alliance regroupant tous les géants du secteur : HP, Canon, Epson, Brother, Konica, Kyocera, Samsung, Ricoh, Werox, Oki, Riso et… Microsoft. C’est simple, Mopria réunit 24 sociétés et déjà plus de 9500 modèles d’imprimantes pour un parc de plus de 120 millions d’imprimantes installées dans le monde. Comme on se doute qu’il n’est pas sorti 9500 modèles d’imprimantes depuis 2023, on s’aperçoit que l’idée ne date pas d’hier.

Ce regroupement de marques concurrentes au sein d’une alliance a un but simple. Faciliter la prise en charge des imprimantes mais également des scanners en « éliminant le besoin d’installer des logiciels ou pilotes supplémentaires ». L’idée est de travailler à des protocoles universels faisant des pilotes de l’histoire ancienne. Du moins les pilotes de base, ou l’équivalent de ceux intégrés justement dans les séries V3 et V4 que va arrêter d’actualiser Microsoft.

Depuis 2014, des milliers de références sont intégrées dans ce protocole Mopria avec parfois une publication en parallèle dans les pilotes V3 et V4. Des anciens modèles comme de plus récents, un travail de fond a été mené pour en intégrer dans ce système. Il est possible que votre vieille imprimante soit compatible Mopria sans que vous le sachiez. Avec l’arrêt de la mise à jour de ces éléments, Microsoft va désormais obliger les constructeurs à utiliser systématiquement Mopria. Et je parle de Microsoft mais ce sera aussi le moyen trouvé par un smartphone Android ou un Chromebook d’imprimer ou de scanner facilement, puisque ceux-ci sont pareillement compatibles. Google est également membre de l’alliance.

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Votre vieille imprimante restera donc totalement compatible

Si votre vieille imprimante utilise les annuaires de pilotes V3 et V4, elle pourra continuer à le faire. Ils seront toujours distribués par Windows 11. Si elle est passée à la norme Mopria, il est probable qu’aussi vieille qu’elle soit, elle utilise déjà cette norme sous Windows 10 ou Windows 11.

Dans tous les cas, il est plus que probable que le fabricant de votre imprimante propose toujours son pilote d’origine. Celui qui affiche les fonctions spécifiques d’impression ou des options de reconnaissance de caractère au scan, par exemple. 

Cette histoire me fait grandement penser au fameux « bug de l’an 2000 » qui avait été montée en épingle comme une possible fin du monde alors que dans l’ombre s’activaient des informaticiens professionnels depuis des années. Cette « obsolescence » des imprimantes est donc anticipée depuis 2014 comme une méthode permettant d’éviter de nombreux problèmes. Mopria est plus simple, plus transparent et moins dangereux pour les utilisateurs. Les vieux pilotes d’imprimantes d’il y a 10 ans ne sont que rarement actualisés et si un internaute malveillant y trouvait une faille, il pourrait sans doute l’employer à son avantage sans que le fabricant ne fasse la moindre mise à jour. Et, quand bien même il la ferait, il n’est pas certain que l’utilisateur fasse le nécessaire pour l’installer. Le protocole Mopria permettra de son côté de proposer des corrections au fil de l’eau.

Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11 © MiniMachines.net. 2026

Logitech G Pro X2 Superstrike : une souris au clic différent

11 février 2026 à 11:17

La souris Logitech G Pro X2 Superstrike ne va pas révolutionner l’essentiel du concept de la souris. Ce modèle est globalement identique à ceux que l’on connait tous. Ce qu’elle propose c’est de changer la manière dont chaque clic est déclenché. L’idée n’est pas de vous faire jeter votre souris encore fonctionnelle pour vous jeter sur ce nouveau modèle. Mais d’ajouter une petite graine au fond de votre cerveau pour y penser le jour où vous devrez vous équiper.

La mode actuelle sur le marché des souris de jeu, marché que vise cette Pro X2 Superstrike, c’est de changer la manière dont sont analysés les ordres de clics. La bonne vieille méthode encore majoritaire est le très classique système d’interrupteur. On appuie sur le bouton de sa souris, cela pousse l’interrupteur et le clic est notifié au système. Une autre méthode utilise un faisceau lumineux qui, quand il est coupé par l’appui sur le bouton, signale également le clic. Cette seconde solution permet de proposer un clic moins bruyant et un dispositif moins enclin à une panne mécanique.

Logitech G Pro X2 Superstrike

Logitech propose une autre approche, une technologie baptisée HITS. L’acronyme de Haptic Inductive Trigger System. Lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton de sa souris Superstrike, on transmet un ordre à un actionneur qui est positionné au-dessus d’un capteur inductif.

Entre les deux, un capteur supplémentaire qui va déclencher le clic proprement dit. Quel intérêt de glisser autant de technologie dans une souris ? Proposer une meilleure analyse de chaque clic avec un ordre qui ne sera pas pris en compte seulement comme un message binaire. Cela permet surtout de personnaliser l’ensemble des éléments de chaque ordre : pression, distance, vitesse et même retour sensible de vos déclenchements. Et cela pour les deux pricnipaux boutons de la souris.

Premier point clé, la distance entre l’actionneur et le plateau de contact peut être réglée. Cela veut dire que le clic n’aura pas forcément de la même pression pour chaque bouton. Si votre index est plus puissant que votre majeur, vous pouvez adapter les pressions en fonction. Autre avantage majeur, une baisse drastique de la latence de clic. Cela ne concernera pas l’utilisateur de tableur classique, mais si les 30 ms de baisse annoncés sont bien présents à l’usage, cela peut améliorer la manière de jouer.

Logitech G Pro X2 Superstrike : le clic « haute couture »

Logitech a tendance à dire que le changement d’une souris classique pour une Logitech G Pro X2 Superstrike pourrait mettre à un même niveau un joueur pro et un joueur de passage. Ce n’est évidemment pas le cas, d’autant qu’un peu plus bas la marque affirme que de nombreux joueurs pros utilisent ses équipements. Disons que cela permet d’équilibrer les choses au sens propre, les souris et leur vitesse de traitement, cela ne change rien aux réflexes des joueurs. En pouvant régler le déclenchement de l’action d’un clic et la vitesse de son « retour », c’est-à-dire l’écart entre le début de la pression sur le bouton et le moment où l’absence de pression sera suffisante pour réinitialiser le clic, on peut également parvenir à des ordres hyperprécis.

Logitech G Pro X2 Superstrike

Autre point intéressant, la possibilité d’un retour haptique réglable. L’interrupteur classique génère un retour de clic, on sent physiquement le déclenchement de l’ordre et on entend le clic. Cela n’a l’air de rien mais c’est un élément analysé par la main et le cerveau pour maitriser l’objet. Sans au moins un de ces retours, on peine réellement à savoir si on a cliqué ou non, si l’ordre est bien « parti ». Le dispositif HITS de la  Superstrike est silencieux mais permet de régler un niveau de retour haptique pour compenser l’absence d’interrupteur. Six niveaux d’intensité sont proposés pour avoir le retour le plus adapté possible.

Un autre élément intéressant est la possibilité pour le capteur d’analyser la pression de chaque clic. Ce qui pourrait éventuellement être exploité dans un jeu au même titre qu’une gâchette de manette. Cela parait tout de même compliqué puisque cela supposerait de développer des jeux ou des applications pour une fraction du parc de souris installées. On imagine cependant les possibilités offertes par le système : le réglage de certains outils en exerçant une pression plus faible sur sa souris ou le lancement de jeux qui prendraient un semi-clic en compte pour diverses opérations. 

Pour le reste, la souris Logitech G Pro X2 Superstrike propose les éléments classiques de la marque. Un capteur Hero 2 permettant une précision de déplacement allant jusqu’à 44 000 DPI et 888 IPS, une charge en USB Type-C avec 90 heures d’autonomie entre les recharges. Elle est légère avec 61 grammes et conserve son nano capteur USB dans un compartiment sous son socle.

Dernier point, et pas des moindres : elle n’est pas donnée. A 179.99€ prix public, ce n’est pas le modèle le plus accessible du marché. C’est néanmoins une approche intéressante de la part du constructeur.

Logitech G Pro X2 Superstrike : une souris au clic différent © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 10 février 2026 MiniMachines.net

Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres…

10 février 2026 à 13:22

Microsoft a dressé le portrait de trois PC portables Copilot+ adaptés au jeu. Trois configurations types que la marque conseille de choisir avec au moins 32 Go de mémoire vive. Une communication qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe.

Avant les PC Copilot+ c'était ça

Avant les PC Copilot+ c’était ça

Après avoir vanté les mérites des PC Copilot+ pour l’intelligence artificielle, Microsoft tente de lier la sauce avec le gaming. Il faut dire que si l’IA et les fonctions Copilot n’attirent pas réellement les foules, le marché du jeu reste en croissance. Tenter de lier l’un et l’autre est donc un moyen de mieux vendre les machines que Microsoft cherche absolument à pousser en avant.

Le test est assez simple, je l’ai pratiqué à de nombreuses reprises. Prenez quelqu’un qui cherche à s’équiper ou à remplacer un ordinateur. Présentez lui simplement les choses en lui demandant s’il préfère pouvoir exécuter une IA en local ou le payer moins cher. La réponse est systématiquement la même : pourquoi payer un truc plus cher en local alors que les services sont gratuits en ligne ? Si on explique qu’en local ce sera beaucoup plus cher et gourmand ou alors beaucoup plus lent qu’en ligne, alors l’option IA locale est totalement abandonnée.

Si on ajoute à cela le flou particulièrement vaporeux de ce qu’est censé apporter Copilot+, le couperet tombe sèchement sur la décision. Le choix se reporte immédiatement sur d’autres critères que la présence du logo Microsoftien sur la machine. Et c’est un problème pour l’éditeur qui a pesé de tout son poids pour faire apparaitre cette marque Copilot+ comme un symbole d’excellence et de pérennité.

Copilot+ et la technique du pâté d’alouette

Pour vendre son pâté plus cher, il existe une méthode très connue des charcutiers. Le pâté d’alouette. Vous prenez 20 kilos de pâté classique et quelques dizaines de grammes d’alouette. Le petit oiseau des champs que l’on connait tous grâce à la comptine. Vous pouvez alors affirmer qu’il s’agit d’un « pâté d’alouette » même s’il n’existe qu’une chance homéopathique que le sandwich du client contienne des traces de la viande du petit oiseau5.

L’idée est d’associer un produit ayant une forte notoriété avec un autre moins reconnu. Ici le PC Copilot+ est mélangé avec le PC gaming pour faire passer la pilule IA dont tout le monde se fout. L’argument IA ne fonctionnant pas, on va chercher à dire que l’engin est également capable de jouer. C’est une méthode au final assez classique.

32 Go de RAM c’est mieux

Microsoft propose donc trois profils de portables Copilot+ à destination des joueurs. La première se concentre sur le jeu « léger » avec un profil FullHD. Pour s’amuser en 1080P l’éditeur conseille un processeur AMD Ryzen 5 5600 ou un Core i5-12400 associés au choix avec une GeForce GTX 1660 Super ou une AMD Radeon RX 6600.

Pour un peu plus de puissance et du jeu en 1440P, il faut suivre un profil établi à partir de processeurs AMD Ryzen 5 7600 ou Intel Core i5-13600K. La partie graphique saute au passage quelques générations avec des GeForce RTX 3060 Ti ou 4060 Ti chez Nvidia ou une puce AMD Radeon RX 6700 XT.

Enfin, pour les  joueurs les plus exigeants qui veulent de l’UltraHD, les conseils sont de choisir au moins un Ryzen 7 7800X3D ou Intel Core i7-13700K. Et de les associer à des puces graphiques GeForce RTX 4080 ou Radeon RX 7900 XTX.

Pour accompagner ces recommandations processeur et circuit graphique, Microsoft conseille de choisir un PC avec 32 Go de mémoire vive. Un conseil que tout le monde aimerait pouvoir suivre mais que personne ne peut plus trop se permettre au vu des tarifs actuels. La hausse ayant été provoquée en grande partie par l’appétit d’ogre des centres de données des IA, dont celle de Microsoft, on a ici un très beau profil de conseil toxique.

 

Les PC Copilot+ de 2024

Les PC Copilot+ de 2024

Les PC Copilot+ Qualcomm avec un « gros » NPU ? Soooo 2024.

Vous vous souvenez de 2024 ? Au moment où Microsoft lançait la marque Copilot+, elle n’avait de louanges que pour les puces ARM de son compère Qualcomm. Les slides de l’époque sont drôles. On ne parlait absolument pas de Ryzen ou de Core, pas plus que de Radeon ou de GeForce. Uniquement de puces Qualcomm Snapdragon. Leur super NPU devait se suffire à lui même et Microsoft insistait alors son rôle de passerelle technique. J’avais dû faire un billet pour expliquer que la marque Copilot+ ne serait pas réservée aux solutions ARM tellement la communication de Microsoft avait passé sous silence les solutions AMD et Intel.

Dans l’idée de Microsoft, c’est Copilot+ qui doit traduire la force de calcul des NPU au quotidien, pour que les programmes puissent s’en saisir et proposer… euh, des services ? Des trucs utiles ? Des trucs neufs ? Sur le papier, l’idée est toujours intéressante, mais il faut avouer tout de même que l’on tarde à voir de réelles propositions concrètes d’usages de ces IA en local.

À chaque fois que j’en parle, on me répond la même liste d’arguments : reconnaissance de caractères, reconnaissance biométrique, atténuation de bruit ambiant et floutage d’arrière-plan. C’est vrai, c’est bien, mais c’est en place depuis une dizaine d’années sur certains postes sans NPU. Le fait d’avoir basculé le changement de fond de ma webcam d’un calcul effectué par un circuit graphique vers un NPU est sans doute meilleur pour l’autonomie des machines. Mais est-ce que je rachèterai un PC pour en profiter ? Non. Est-ce que je vais absolument choisir un PC Copilot+ pour avoir accès à ces fonctions si un PC plus classique sait le faire aussi bien ? Non plus.

On en est là donc pour ce début 2026. Microsoft veut que vous voyiez les PC Copilot+ comme des PC de jeu comme les autres. Cela sème le trouble par rapport aux communications précédentes qui affirmaient surtout que cette gamme concernait les machines sous Snapdragon. Ce changement de cible associé à un encouragement pour basculer vers 32 Go de mémoire vive alors que celle-ci flambe ne va pas faciliter l’adoption de ces machines. Il faudrait certainement que Microsoft développe des outils réellement utiles employant les fonctions des NPU qu’il a vendus. Le « coming soon » des promesses de 2024 commence vraiment a tarder.

Le truc que vous avez peut-être vu pendant les dernières soldes, c’est le nombre de PC Snapdragon qui ont été proposés. Des configurations de tous types qui débordaient des rayons en promo des marchands. Parce que voilà le petit problème rencontré. Microsoft propose des PC Copilot+ Snapdragon au prix des PC Gamer AMD/Intel associés à des cartes graphiques secondaires. Ils visent différents profils et ils n’ont pas les mêmes autonomies… Mais, il faut bien avouer que le joueur classique a jusque-là peiné à considérer l’intérêt de cette norme Copilot+ pour son usage.

Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça

Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça

Et toute la volonté de Microsoft est de changer cette vision chez les joueurs. Qu’ils n’aient plus « peur » de la norme Copilot+ qu’ils associent fort logiquement aux Snapdragon. Surtout que désormais les puces concurrentes chez AMD et Intel ont des NPU équivalents aux Snapdragons et atteignent nativement un excellent niveau de performances en jeu, proposent de très bons NPU et affichent des autonomies record.

Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres… © MiniMachines.net. 2026

Ayaneo Next 2 : 2 299$ et 1.426 Kg. Fin de la blague.

10 février 2026 à 11:12

C’est fait, l’ensemble des détails concernant la Console de jeu PC Ayaneo Next 2 ont été publiés sur Indiegogo. On découvre un superbe produit avec des capacités de calcul absolument incroyables liées à la présence d’une puce Strix Halo. 

Ayaneo Next 2

Cela confirme également le prix hallucinant de la ConsolePC. Un ticket d’entrée déjà évoqué de 2 299$ HT pour le modèle entrée de gamme et 4 300$ HT pour la version haut de gamme. Un tarif qu’on situera mal dans un budget moyen même si l’engin semble très séduisant sur le papier. D’abord, parce que la conversion en euros, les frais de port, la TVA et les frais de dédouanement vont faire exploser ces prix. Mais aussi et surtout parce qu’il s’agit d’un engin dont le SAV sera effectué pendant 12 mois à l’autre bout de la planète.

Renvoyer un engin de ce type en cas de panne vers l’Asie, avec l’assurance nécessaire, à un certain coût. Si a priori la personne qui achète une Ayaneo Next 2 en a les moyens, cela n’améliore pas la rentabilité de l’objet. Sans parler du temps de SAV pendant lequel la somme que l’objet représente est immobilisée. Ne vaut-il pas mieux s’offrir un bon PC gaming et une console Steam Deck pour le même prix ? Je peine à voir dans quel scénario le choix d’une Ayaneo Next 2 a du sens. Mais le plus gros problème n’est pas réellement le prix demandé pour la console, c’est son poids.

Ayaneo Next 2

Ayaneo Next 2 : catégorie poids lourd

C’est la question que je me posais depuis la présentation de l’engin. Cela fait des semaines et des semaines que la console est annoncée avec, comme d’habitude, des informations lâchées au compte-gouttes. Un détail restait pourtant systématiquement dans l’ombre, le poids de cet ensemble avec la batterie 116 Wh intégrée. Il est maintenant connu puisque la fiche technique nous informe en détail des caractéristiques de l’engin. 34.16 cm de large, 14.62 cm de haut et 2.61 cm d’épaisseur pour 1 426 grammes. C’est à la fois encombrant – logique our une diagonale de 9.06 pouces – et lourd. Très lourd. Trop lourd même.

Qui va tenir confortablement 1.4 Kg à bout de bras pendant plus de 5 minutes ? Essayez de porter ne serait-ce qu’un kilo, une brique de lait, comme vous porteriez une console pour jouer. Avec toutes les crispations que cela comporte et l’activité générée. Outre l’inconfort en jeu, il y a une sorte de contresens technique dans ce design. L’idée d’une consolePC est de pouvoir jouer en mobilité avec un engin léger et portable. Ici la Ayaneo Next 2 pèse plus du double d’un Steam Deck (640 grammes) et presque le triple d’une Nintendo Switch 2 (534 grammes). Cela rend l’objet beaucoup plus difficile à transporter et à manipuler. Et, cela sans compter le fait qu’il fasse du bruit avec les deux ventilos nécessaires pour refroidir ses entrailles et qu’il coûte une petite fortune.

Les images de la Ayaneo Next 2 sont toutes très aériennes

Les images de la Ayaneo Next 2 sont toutes très aériennes

Entre la casse possible, la ventilation, le prix, le poids au fond du sac ou dans la main, le bilan de cette Ayaneo Next 2 est à l’image de la recherche de performances pure et dure. Trop élevé pour être un investissement viable.

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ?

Ayaneo Next 2 : 2 299$ et 1.426 Kg. Fin de la blague. © MiniMachines.net. 2026

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