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Reçu — 20 février 2026 MiniMachines.net

Le retour des configurations médiocres ?

20 février 2026 à 15:07

Poussé en avant par son prix, le portable HP 15-fd0165nf n’a absolument rien pour lui. Lancé en 2024, il réunit peut-être un des pire compromis de composants possible. C’est typiquement le genre de machine qui passe sous les radars en France habituellement, pourtant aujourd’hui il est mis en avant comme une bonne affaire.

Crise des composants oblige, ce sont les fonds de tiroirs qui sont poussés en avant par les revendeurs. Les vieilles machines invendables qui peuvent à nouveau séduire. Il suffit de maquiller cela avec la complaisance idiote de quelques commentaires flatteurs et on peut faire passer un engin absolument pitoyable pour une bonne affaire. Le HP 15-fd0165nf est le symbole même de ces vieux clous qui commencent à réapparaître chez certains marchands comme ici à 299.99€ chez CDiscount.

HP 15-fd0165nf

Le HP 15-fd0165nf propose une fiche technique catastrophique

La machine d’HP est sortie, a priori, en 2024. C’est difficile d’être totalement affirmatif parce que c’est le genre de machine qui disparait très vite du catalogue du fabricant. Il s’agit de répondre à un cahier des charges simple : proposer un produit qui va ressembler aux solutions classiques mais pour un prix très bas afin de remplir les catalogues de revendeurs. C’est ce qui sera mis en avant dans votre boite aux lettres comme une bonne affaire parce que l’engin propose un design semblable à des produits plus classiques. Associé à un tarif très bas, ce genre de machine a pour objectif de faire croire à des néophytes qu’ils font une bonne affaire.

Le HP 15-fd0165nf est un portable 15.6″ qui propose un affichage Full HD avec une dalle de type TN. Ce type de dalle offre des angles de vue très faibles auxquels nous ne sommes plus habitués. En général, lorsqu’on s’éloigne un peu trop du centre de l’écran, qu’on n’est plus bien en face, les couleurs commencent à se délaver. Au bout de quelques degrés supplémentaires, la luminosité disparait et l’écran devient noir. C’est très désagréable quand on a été habitué à des écrans de type IPS depuis des années. La luminosité est de 250 cd/M² ce qui est dans la moyenne très basse pour un ordinateur portable. Sa colorimétrie est basique avec 45% du spectre NTSC. Bref, c’est un mauvais écran emballé dans un châssis à bordures fines.

Il est piloté par une puce que j’aime beaucoup, un processeur Intel N100 Alder Lake-N que l’on a retrouvé dans de nombreux MiniPC au fil des ans. C’est un processeur simple aux capacités solides et capable de mener à bien de nombreuses tâches. Enfin, c’est le cas quand il est accompagné par assez de mémoire vive. Ici, ce sont 4 Go de DDR4-3200 qui sont proposés. Sur un support SODIMM et donc évolutif, mais par défaut bien trop faible pour épauler convenablement le processeur. Pour avoir testé le N100 dans à peu près toutes les configurations possibles de mémoire vive, de 4 à 32 Go embarqués en monocanal, les solutions en 4 Go sont fort peu confortables. Encore moins sous Windows 11. La partie graphique absorbe déjà une part de ces 4 Go pour fonctionner, le peu restant est ensuite en grande partie aspiré par Windows. La partie mise à jour du système 

Il suffit de lancer un navigateur web pour mettre la machine à genoux. Avec si peu de mémoire, chaque opération va limiter vos possibilités. Lancer la décompression d’un fichier bloquera une autre tâche. Ouvrir un traitement de texte et une session de navigation aura des conséquences sur la fluidité de l’ensemble. Les performances s’en trouvent fortement amoindries et la machine se met à travailler avec le stockage pour piloter les données à afficher. C’est simplement pénible. Avec 8 Go c’est correct et on peut travailler avec un PC N100 de ce type. Ce n’est pas très agréable mais c’est suffisant. Il faut au minimum 16 Go de mémoire vive pour que le N100 dégage tout son potentiel. Cela ne fera pas une machine capable de calculer plus vite, un fichier mettra autant de temps à se décompresser, par exemple. C’est son chargement et son déplacement qui seront beaucoup, beaucoup plus rapides. On passe d’un engin pénible en 4 Go à un engin exploitable en 8 Go pour une solution confortable en 16 Go. 

HP 15-fd0165nf

« Touche d’accès rapide aux emojis »…

Le stockage du HP 15-fd0165nf est confié à un UFS de 128 Go soudé à la carte mère sans possibilité d’évolution. C’est peu, d’autant que c’est un Windows 11 qui est installé sur l’engin accompagné de la myriade de logiciels HP habituelle. Cela donne fort peu de place au final pour les données de l’utilisateur. Suffisant pour un usage bureautique et web mais pas très confortable ni, encore une fois, des plus rapides.

HP 15-fd0165nf

Le reste est classique, on note une paire d’enceintes stéréo, un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 piloté par un chipset MT7902 et une connectique basique. Deux ports USB 3.2 Type-A, un USB 3.2 Type-C, un HDMI 1.4b et un jack audio combo 3.5 mm. Une webcam HP 720P est présente ainsi qu’un clavier de type chiclets avec pavé numérique. Le pavé tactile est large et profond et un lecteur d’empreintes digitales ajoute une touche de modernité à ce repose poignets.

D’un point de vue autonomie, le portable annonce 7.5 heures d’usage classique grâce à une batterie 41 Wh. 10.75 heures en lecture vidéo. C’est plausible au vu des composants embarqués. La batterie se recharge en 45 minutes d’après le constructeur grâce à un chargeur 45W. L’ensemble pèse 1.59 Kg, mesure 35.98 cm de large pour 23.6 cm de profondeur et 1.86 cm d’épaisseur. Encore une fois, il s’agit de donner l’illusion d’un engin moderne et confortable. Le HP 15-fd0165nf ressemble à un portable 15.6″ classique. 

Pour piloter l’ensemble, HP embarque une licence de Windows 11 S. Une solution qui a quasiment disparu du paysage, limitée en usage mais pouvant être débridée facilement pour passer à un Windows normal. S ou pas, Windows 11 avec 4 Go et un N100 reste une expérience particulière. Il faut avoir une patience infinie pour accepter la réactivité proposée par ce type de solution.

Vous cherchez un portable premier prix ? Regardez plutôt du côté des machines d’occasion de grandes marques comme ce que propose AFBshop. La marque vend des machines reconditionnées issues de grandes entreprises et garanties 1 an. Toutes peuvent passer à 2 ans pour 29€ de plus à l’achat. J’ai acheté plusieurs machines chez eux et encouragé beaucoup de monde à faire de même. Avec toujours d’excellentes prestations. Pour moins cher que ces 299.99€ vous obtiendrez bien mieux. Quelques exemples ? 

Un HP EliteBook 830 G5. Un portable 13,3″ FullHD sous Intel Core i5 8350U, avec 8 Go de mémoire et 250 Go de stockage SSD sous Windows 11 Home est proposé à 229€. La version 850 G5 identique mais en 15.6″ est vendue à 299€.

Un DELL Latitude 5490 de 14″  FullHD également sous Intel Core i5 8350U, 8 Go, 250 Go et Windows 11 est vendu à 289€ en très bon état et 239€ en bon état.

Un LENOVO ThinkPad T14s en 14″ FullHD sous AMD Ryzen 5 4650U toujours en 8 / 250 Go sous Windows 11 est à 259€

Toutes ces machines sont largement plus performantes que ce portable HP 15-fd0165nf. Et de très loin. Elles sont par ailleurs plus évolutives et proposent de meilleures options techniques. Ne cédez pas aux sirènes du design et du prix, même si cela vous est présenté comme une excellente affaire. La crise des composants fait que beaucoup de stocks de vieilles machines invendables il y a encore quelques mois refont progressivement surface. Pensez à prendre le temps d’en examiner les caractéristiques.

Le retour des configurations médiocres 💩 © MiniMachines.net. 2026

AsteroidOS 2.0 : une dose de libre pour montres connectées

20 février 2026 à 10:38

La version 2.0 d’AsteroidOS débarque huit ans après le lancement de la version 1.0 et dix ans après le début de son développement. Ce système vise à remplacer celui installé par défaut sur des montres lancées par différentes marques.

Dans la liste des montres compatibles avec AsteroidOS 2.0, on retrouve des solutions Asus, TicWatch, Oppo, Huawei, LG, Fossil, Moto mais aussi Samsung, Sony et Casio de manière plus expérimentale.

Le système reprend les fonctions les plus classiques de ces différentes montres dans pas moins de 49 langues. Il supporte évidemment les spécificités de chaque montre suivant leur déploiement. Boutons, écrans tactiles capacitifs, pilotage de l’écran pour adapter sa luminosité, contrôle des alarmes et des vibrations. Mais la version 2.0 apporte également son lot de nouvelles fonctionnalités utiles.

AsteroidOS

Affichage permanent de l’heure, détection des mouvements de poignet pour réveiller la montre, mise en veille avec la paume de la main, lecture du rythme cardiaque, contrôle de la musique, Bluetooth, boussole, mode nuit, podomètre et fonction « lampe de poche » avec l’écran. On retrouve évidemment les basiques avec des fonctions d’alarme, de chronomètre, de météo ou de calculatrice. Les notifications et le dialogue avec votre smartphone seront possibles. Certaines de ces fonctions semblent évidentes mais manquaient cruellement à AsteroidOS 1.0.

Evidemment, il faut prendre en compte l’étendue du travail demandé pour porter ces éléments sur un panel si différent de montres. Chaque constructeur a sa propre recette matérielle. Tant sur le plan des composants embarqués que sur la manière dont ils communiquent avec le système. AsteroidOS cherche à faire correspondre un tableau de bord logiciel unique sur différentes solutions. Ce qui ne doit pas être une mince affaire mais plutôt un travail exploratoire de fourmi qui demande aux développeurs d’avoir accès à chaque modèle de montre. 

Le reste doit être du gâteau en comparaison et quand AsteroidOS propose un nouveau menu de gestion interne baptisé QuickPanel pour piloter des raccourcis et adapter l’interface à son goût, cela doit sonner comme une récréation bien méritée.

AsteroidOS

À quoi sert AsteroidOS ?

C’est la bonne question. Qui voudrait changer le système de sa montre connectée ? On se demande bien à quoi cela pourrait servir ? La réponse à cette question est assez simple en réalité. Il suffit d’avoir porté une montre de ce type depuis un moment pour y répondre. Il se trouve que le secteur des montres de ce type est souvent concerné par le fléau de l’enshitification. Plus le temps passe et plus votre produit devient lent et désagréable. Au fil des mises à jour, la montre qui était super fluide à ses débuts se transforme en un outil peu pratique, voire désagréable.

Certes, ce système propose une nouvelle fonction commune avec les nouveaux modèles sortis deux ou trois ans plus tard, mais au prix d’une autonomie divisée par deux ou d’un défilement façon diapositive. J’ai ainsi porté une montre de marque qui a rajouté une fonction parfaitement inutile en transformant radicalement le confort globalement proposé. Il a été possible de revenir en arrière, de réinstaller l’ancien système au prix de quelques manipulations hasardeuses. En revanche, cela n’a plus empêché la montre de me proposer chaque matin au réveil de télécharger une mise à jour dont je ne voulais pas. Ici, le système propose même une option d’installation « temporaire » pour vérifier que votre montre va bien supporter une nouvelle fonctionnalité.

Une autre raison pour avoir envie de basculer vers un outil comme AsteroidOS ? Se détacher d’un possible mouchard technique qui sait où vous allez, vos horaires et peut même relever des éléments concernant votre santé. Avec un système Linux que l’on peut contrôler, dont on peut adapter les outils et l’interface. On est à même de retrouver les éléments de son choix et même de les afficher comme bon nous semble. Il suffit de regarder la vidéo de présentation ci-dessus pour comprendre à quel point l’interface proposée est plus malléable que celle des fabricants.

Comment installer AsteroidOS ?

Pour chaque montre compatible, un énorme travail de prise en main est réalisé. Bien mieux fait que beaucoup de solutions commerciales d’ailleurs. Cela commence par un listing des éléments supportés par chaque montre comme ci-dessus. Le site vous demande ensuite de choisir quelle version du système vous souhaitez, sur quel système tourne actuellement votre montre et depuis quel système vous l’installez. 

Le téléchargement adapté est proposé puis le détail de la méthode d’installation pas à pas. L’idée est de rendre l’opération très facile et sans mauvaises surprises techniques. Vous savez dès le début ce qui risque de marcher ou non.

Le point négatif actuel de ce système est son absence de store, vous ne trouverez pas l’équivalent de ce que propose un WearOS par exemple. Pas de jeux, pas d’applications, aucun loisir de se balader dans un choix de centaines de cadrans. L’équipe en charge du projet y réfléchit mais ce n’est pas pour maintenant.

Le site du projet.

AsteroidOS 2.0 : une dose de libre pour montres connectées © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 19 février 2026 MiniMachines.net

Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase

19 février 2026 à 15:47

Quel est le rendu que vous préférez ? L’image native ? Le DLSS 4.5 ? Ou le FSR ? Vous en avez peut-être entendu parler, l’expérience de ComputerBase fait grand bruit sur la toile. Le site a demandé à ses lecteurs de choisir entre différentes images tirées de différents jeux vidéo mais avec des technologies de rendus différents. Trois grandes solutions ont été mises en concurrence. Un rendu « natif », c’est-à-dire celui calculé par le circuit graphique de la machine. Un rendu piloté par un algorithme signé Nvidia avec le DLSS 4.5. Et enfin un rendu piloté par AMD avec le FSR.

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

La surprise vient du fait que le test, réalisé bien entendu « à l’aveugle » sans que les internautes ne sachent quelle technologie est employée pour chaque image, met en évidence une préférence marquée pour le rendu issu de la technologie DLSS 4.5. On pourrait penser que l’image préférée des internautes serait la plus « juste » possible. Entendez par là celle qui correspond le mieux à ce que les développeurs du jeu proposent. Il n’en est rien, sur toutes les images et quel que soit le jeu, la majorité préfère le rendu DLSS 4.5.

Les résultats sont sans appel : sur les 6 jeux mis au vote, la majorité des internautes préfèrent l’image générée par la technologie de Nvidia. Avec, pour certains titres, des résultats sans équivoque : sur Satisfactory par exemple, c’est presque 61% des suffrages qui désignent le DLSS 4.5. Contre 15.1 et 12.4% pour le rendu natif ou le FSR. 

Premier élément à noter, assez important d’ailleurs, il ne s’agit pas d’un podium. La question importe ici et ComputerBase le rappelle. On demande aux internautes quel est le meilleur rendu dans les différentes propositions. Et non pas de dresser une liste de préférences entre elles. Autrement dit, les votants ont juste choisi l’image qu’ils préféraient pour chaque jeu sans déterminer ensuite s’ils en préféraient une seconde. Si cela permet de mettre explicitement en avant le DLSS cela n’offre pas la possibilité de dire que le natif ou le FSR est second. Si la question d’un tri de préférences des images avait été demandé, on aurait pu établir un classement. Ce n’est donc pas le cas ici.

Jeu Pourcentage de vote
« rendu équivalent »
Date de sortie du jeu
Anno 117 10.7% 2025
ARC Raiders 11.5% 2025
Cyberpunk 2077 22.6% 2020
Horizeon Forbidden West 12.6% 2022
Satisfactory 11.6% 2019
The Last of US Part II 7.8% 2020

Second point qui me parait intéressant : un jeu qui a largement été mis en avant pour ses qualités graphiques, Cyberpunk 2077, est celui où les votes pour l’absence de différence entre les affichages est le plus élevé. Cela veut dire que pour ce titre aux graphismes très léchés, et dont une grande partie de l’intérêt vient de l’univers déployé par les designers, le moteur de jeu impose un rendu précis qui peine à être départagé.

Ce résultat est très net et c’est un des premiers jeux à avoir été embarqué par des IA pour mettre en valeur ces technologies de génération d’images. Sorti en 2020, il fait partie des tous premiers titres pilotés par le FSR d’AMD (lancé en 2021) et le DLSS de Nvidia (2020). Cela veut dire que ces technologies n’avaient pas encore déployé tout leur « savoir faire ». Pour autant, d’autres titres comme Satisfactory ou The Last of US part II sont sortis à la même époque et héritent de notes d’équivalences bien plus faibles. On peut donc se demander dans quelle mesure les développeurs, sachant que les jeux étaient de plus en plus sujets à interprétation de la part des matériels de jeu, ont décidé de relâcher leurs efforts de contrôle sur le rendu de leurs titres. 

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Difficile de leur en vouloir d’ailleurs. Entre un joueur qui va lancer une partie sur un PC portable avec un écran bas de gamme et un circuit graphique de base, un autre qui profitera d’un écran géant OLED porté par une carte graphique très haut de gamme et un troisième, entre les deux, qui profitera des solutions IA que sont les DLSS 4.5 ou FSR 3.1 sur un écran IPS, les équipes de développement sont perdues. Bien malin celui qui saura comment le jeu sera affiché au final. Il faut une volonté de développement très spécifique pour appuyer un rendu précis afin que cela ait un impact. Et peut être que Cyberpunk 2077 est un des seuls à avoir eu cette exigence. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que le jeu a été aussi exigeant lors de sa sortie : il refusait de tourner sur des configurations trop moyennes.

Le DLSS 4.5 en 2026 propose aux jeux ce que les ingénieurs du son ont proposé à la musique dès les années 2000.

Enfin, il n’y a pas de raisons que notre vue soit si différente de nos autres sens. Lorsque les casques, amplis, autoradios, lecteurs de Mp3 en tous genres se sont vus affublés de fonctions d’amplification des Basses, les ventes ont augmenté. Le public a préféré ce son largement amplifié de boom boom au fur et à mesure que la consommation de la musique a quitté les maisons pour envahir les rues. Les basses étant alors la plage de son que l’on entendait le mieux. Lorsque les albums ont été « remasterisés » en masse avec une normalisation à outrance, le public a adhéré et suivi ce travail sonore. A chaque fois, cela colorait largement la volonté originale du ou des auteurs. Et pourtant le marché a suivi.

Dans le domaine de l’image et de la vidéo, même constat. Des fonctions comme le HDR intégrées par défaut dans de nombreuses applications de photo. Ou les fameux algorithmes intégrés dans les téléviseurs qui réussissent à transformer un film tourné en cinémascope en une série télé filmée à la caméra numérique… Ces technologies ont les faveurs du public. Beaucoup de personnes trouvent les rendus originaux trop fades. Qu’ils « manquent de pêche ». 

Cette apparition d’une préférence pour le rendu « IA » du DLSS 4.5 n’est, à mon avis, pas à regarder autrement. Le public apprécie ces images. Ce n’est pas tant que le rendu soit meilleur en DLSS ou en FSR qu’en natif. C’est que les joueurs ont été habitués à regarder leurs jeux de la même manière que le reste, en poussant les niveaux de contraste et de saturation toujours plus haut.

Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase © MiniMachines.net. 2026

Le NAS-PC Beelink Me mini Intel N95 16/64 Go à 237€

19 février 2026 à 14:03

Mise à jour du 19/02/2026 : Le Beelink Me Mini en version Intel N95 avec 16 Go de mémoire et 64Go de stockage eMMC est en promo sur le site de la marque à 237.95€2. Les containers ont quitté les usines et voyagent depuis quelques jours en direction de leur entrepôt européen situé en Allemagne. En attendant, les produits sont disponibles sur leur site en précommande. Les stocks sont assez conséquents mais cette livraison concerne toute l’Europe.

Découvrir l’offre sur Beelink

Billet du 12/05/2025 : Petit cube de 9.9 cm de côté seulement3 le Beelink Me mini est un impressionnant MiniPC qui se prend pour un NAS.

Le Beelink Me mini suit la voie ouverte par d’autres, notamment les Aoostar WTR, qui ont compris que le public était en attente de nouveaux formats de minimachines. Alors que les grandes marques ont tendance à peu expérimenter et visent en général le plus largement possible pour toucher un maximum de public. De plus petites se glissent dans des interstices. Proposent des machines expérimentales « pour voir » et suivent le mouvement si cela fonctionne. C’est clairement le cas pour les NAS-PC. La partie logicielle des NAS a toujours été assurée par des développements privés, des solutions créées sur-mesure par des fabricants de NAS qui ne pouvaient pas débarquer vers d’autres machines. La chasse gardée de leur logiciel permettant à ces marques de conserver leur avantage concurrentiel malgré l’emploi de matériel souvent techniquement identique. Des processeurs, de la mémoire et un stockage de PC.

Mais la donne a changé. Il n’était qu’une question de temps avant que des internautes travaillent et partagent le code de systèmes d’exploitation adaptés à une gestion de NAS évolués. Et ces dernières années, ces logiciels sont devenus de plus en plus nombreux. Et de plus en plus accessibles. On parle de solutions comme  TrueNAS, OpenMediaVault, UnRaid ou encore FreeNAS. Des solutions qui permettent de transformer tout type de machine en NAS potentiel avec des tonnes d’extensions, de services et de possibilités, une grosse communauté et des guides très abordables. Bref, un « bouchon » technique avait sauté.

Je n’ai aucune idée de la généalogie globale d’outils comme ce Beelink Me mini dévoilé  en mars dernier ou autres engins du genre. Mais je suis prêt à parier qu’un groupe d’ingénieurs frais émoulus de l’école a eu un jour l’idée de faire le rapprochement entre des communautés très actives en ligne autour de ces logiciels et les matériels sur lesquels ils planchaient au boulot. Se disant qu’au vu des tarifs des nouvelles minimachines et de leur faible encombrement, il y aurait sans doute moyen d’imaginer des solutions prêtes à l’emploi. Cela a commencé assez timidement avec des MiniPC proposant deux espaces 3,5 « . Puis, progressivement, au fur et à mesure que les chiffres de ventes enflaient, cela s’est développé. On a pu noter l’apparition de solutions de plus en plus évoluées. Des cartes mères orientées vers ces usages proposant jusqu’à six ports SATA pour autant de disques. Des boîtiers variés, des PC qui ressemblaient de plus en plus à des NAS avec des baies amovibles. Ou des solutions de poche avec juste des SSD M.2 2280.

Beelink Me Mini

Beelink Me Mini

Aujourd’hui, on peut commencer à voir débarquer des engins franchement séduisants comme ce Beelink Me Mini. Une minimachine qui propose dans un encombrement réduit, pour comparaison un Rubik’s Cube original mesure 5.6 cm de côté, pas moins de six emplacements de stockage au format M.2 2280. Lancé en  mai 2025 à 389$, ce nouveau PC-NAS proposait un équipement très complet.

Articulés autour de processeurs Intel N95 ou Intel N150 à très basse consommation, il propose de 12 à 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée à la carte mère, 64 Go de stockage de base en eMMC et pas moins de six ports M.2 compatibles du 2230 au 2280 NVMe. Le premier que l’on pourra réserver au système si on ne veut pas utiliser le eMMC pourra être occupé par un SSD M.2 2280 PCIe 3.0 x2.

Autour de lui, cinq autres emplacements du même ordre en M.2 2280 PCIe 3.0 x1. Au total, la solution pourra accueillir pas moins de 24 To de données avec 6 SSD de 4 To. À noter également, la présence d’une carte Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 intégrée qui embarque un module Intel AX101 dans un format M.2 2242.

Pour fonctionner en NAS, le MiniPC propose deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et une connectique assez légère par rapport à ce que propose habituellement un MiniPC : un USB 3.2 Type-A en façade accompagné d’un second USB 3.2 Type-C et d’un bouton d’alimentation entouré de deux petites LEDs témoins. À l’arrière, une sortie HDMI et un USB 2.0 Type-A. Cela fait peu mais c’est assez logique, Beelink s’est servi des lignes PCI de la connectique classique pour pouvoir exploiter les ports M.2 en interne. On note au passage la prise bipolaire du système directement visible au dos de l’engin.

Beelink s’est fait une spécialité de ce type d’intégration de l’alimentation de ses MiniPC dans leurs châssis. Ici le petit bloc 45 watts occupe une place toute en hauteur à l’instar des SSD. Le tout profite d’un refroidissement intelligent basé sur une structure en aluminium et la circulation d’air poussé par un ventilateur. Le constructeur promet un refroidissement silencieux et pour avoir eu sous le nez ses dernières machines de la gamme « EQ » avec une alimentation intégrée, le résultat est vraiment assez bluffant.

A noter que le MiniPC est livré sans système d’exploitation. Encore une fois, comme je vous le disais en introduction de ce billet, je suppose que les constructeurs se sont rendus compte d’une manière ou d’une autre que leur public était également constitué de personnes à même de profiter de distributions spécialisées. La marque a même calibré la présence de son eMMC en 64 Go pour accepter les systèmes les plus légers à cet égard. 

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Le NAS-PC Beelink Me mini Intel N95 16/64 Go à 237€ © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Le MiniPC Geekom A8 Ryzen 7 8745HS 16Go / 1 To à 667€ ?

19 février 2026 à 12:29

Le Geekom A8 sous processeur AMD Ryzen 7 8745HS épaulé par 16 Go de mémoire vive et 1 To de stockage est en promotion exclusive pour les lecteurs de Minimachines. 

Geekom A8

Geekom A8

Le Geekom A8 est un MiniPC haut de gamme construit dans un châssis en aluminium. Il utilise la série de processeurs AMD Hawk Point basée sur une architecture Zen 4  pour la partie calcul et RDNA 3 pour le circuit graphique. Un duo d’une efficacité redoutable qui propose des performances permettant la quasi-totalité des usages d’un PC aujourd’hui. Seuls les programmes les plus extrêmes demanderont un peu d’aménagement pour être pilotés.

  Cores / Threads Boost/Base Frequency Cache TDP cTDP NPU
AMD Ryzen 7 8845HS 8C/16T 5.2 GHz / 4.0 GHz 24MB 45W 35 – 54W Oui
AMD Ryzen 7 88745HS 8C/16T 5.1 GHz / 3.8 GHz 24MB 45W 35 – 54W Non

Le Ryzen 7 8745HS embarqué ici est un processeur 8 cœurs Zen 4 développant 16 Threads dans des fréquences allant de 3.8 à 5.1 GHz et qui dispose de 24 Mo de mémoire cache. Il embarque un excellent circuit graphique Radeon 780M composé de 12 cœurs RDNA 3 cadencés à 2.7 GHz. Ce processeur fonctionne dans un TDP oscillant de 35 à 54 Watts avec une base de 45 watts. La seule différence entre ce 8745HS et un 8845HS est l’absence notable d’un NPU à bord.

Cette puce peut adresser tous les usages d’un PC moderne : création de contenu graphique, 2D et 3D, montage vidéo, développement logiciel, composition et arrangement musical, conception assistée par ordinateur, bureautique avancée et évidemment, usages web comme multimédia. Cette machine saura tout faire et même des jeux 3D récents à partir du moment où l’on ne dépasse pas le FullHD avec des détails trop élevés. Le circuit graphique Radeon 780M est excellent pour sa taille et sa faible consommation.

Sans surprise, il ne parviendra pas à égaler les performances d’une carte graphique classique type GeForce RTX. Ce type de solution dédiée est forcément plus rapide puisqu’elle reste beaucoup plus encombrante, beaucoup plus onéreuse et consomme énormément plus d’énergie. Il s’agit d’un compromis sur le prix, l’espace occupé et la facture d’énergie qui font que ce Geekom A8 assurera tous les services que l’on demande à un ordinateur familial classique sans exploser votre budget ou encombrer votre bureau.

D’un point de vue nuisance sonore, le Geekom A8 bénéficie d’un soin tout aussi important que pour son design. Outre le châssis en aluminium qui va permettre de dissiper naturellement une partie de la chaleur, l’engin est percé d’une multitude de petits trous sur les côtés qui vont aspirer de l’air frais vers le cœur du châssis. Air qui sera ensuite repoussé vers l’arrière, au-dessus des connecteurs et des câbles, en passant à travers d’ailettes métalliques. Le dissipateur souffle un volume d’air adapté à la chaleur à encaisser. Il sera donc plus audible lorsque vous solliciterez fortement la minimachine avec un jeu ou un travail de rendu vidéo par exemple.

Et l’engin restera quasiment inaudible lorsque vous surferez en ligne, ferez des travaux bureautiques ou que vous lirez une vidéo. Cette partie est importante pour le confort d’usage de ce genre d’engin. Avec le système Geekom IceBlast mis en place ici, que j’ai pu tester sur un processeur ayant la même consommation en watts, le MiniPC sait se faire oublier au quotidien et ne se réveille que pour des besoins qui sollicitent vraiment la machine. En jeu, le volume de la ventilation peut être important, en plaçant le MiniPC un peu à l’écart, il peut toutefois largement être étouffé.

Il est parfois utile de positionner son MiniPC de manière stratégique pour optimiser son confort. Et quand ce n’est pas le cas, le recours à un casque pour jouer par exemple permet de le rendre inaudible. Pour ma part, j’ai choisi de déporter la machine sous mon bureau et d’employer un dock USB pour connecter mes périphériques. Même lors de fortes sollicitations comme le rendu vidéo, ma machine passe inaperçue.

Sur ce Geekom A8, le processeur est proposé dans une configuration cohérente. Le Ryzen 7 8745HS est livré avec 16 Go de mémoire vive DDR5-5600 et profite de deux emplacements SODIMM en double canal. Le stockage est effectué sur un SSD NVMe PCIe Gen4 x4 au format M.2 2280 de 1 To lui aussi évolutif. Le tout entre dans un boîtier de 11.24 cm de large comme de profondeur pour 3.7 cm d’épaisseur seulement. Un objet à poser sur votre bureau ou à accrocher en mode VESA derrière un écran ou sur un meuble par exemple. Une manière de gagner de la place qui permet de ne plus voir du tout la machine.

Autour de ces composants de base, on retrouve un ensemble bien pensé avec une très bonne connectique. En façade, on note un double port USB 3.2 Gen2 Type-A pour connecter clé USB ou autres solutions de stockage, un jack audio combo 3.5 mm pour un casque-micro et le bouton d’alimentation décoré d’une LED pour signaler la mise en marche du MiniPC.

Sur la partie arrière, le Geekom A8 trouve la place de glisser un port USB 3.2 Gen2 Type-A, un port USB 3.2 Gen2 Type-C, un USB 2.0 Type-A pour connecter une souris ou un clavier, deux sorties vidéo HDMI 2.0, un Ethernet 2.5 Gigabit, un port USB4 et un port d’alimentation de type Jack pour le bloc secteur fourni. Invisible sur cette image et présent sur le flanc de l’engin, un lecteur de cartes SDXC bien pratique est également présent. Au total, l’engin peut piloter quatre écrans UltraHD avec les deux sorties HDMI et les fonctions DisplayPort des ports USB Type-C. Le port USB4 permet par ailleurs une charge PowerDelivery d’un appareil en 15 watts comme un smartphone. Il assure par ailleurs la possibilité de branchements externes de type dock graphique ou stockage rapide.

Enfin, un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 est monté sur un port M.2 2230. Les antennes sont placées sur la tranche arrière en ABS du MiniPC pour éviter la barrière du châssis métallique. Le tout fonctionne sous un Windows 11 Pro préinstallé avec une licence. Le MiniPC est testé en usine et il est livré avec un adaptateur secteur, une plaque de support VESA et la visserie nécessaire pour le fixer derrière un écran. Chaque machine profite d’une garantie de 3 années complètes directement assurée par la marque.

Le Geekom A8 en promo pour les lecteurs de Minimachines

Le Geekom A8 Ryzen 7 8745HS 16Go/1To est vendu à 759€ sur Amazon.fr. Un prix qui a très logiquement flambé depuis septembre 2025 à cause de la mémoire vive et du stockage. La marque m’a cependant proposé un code promo pour bénéficier d’une ristourne très sympathique. 

 

En entrant le code MINIA812 dans votre panier, le prix baisse de 91.08€ pour tomber à 667.92€. C’est une excellente affaire à mon sens avec un MiniPC pratique, fiable, performant et compact. Il remplira le cahier des charges d’un PC familial sans souci. Si on considère la qualité des matériaux employés, les finitions globales et la garantie, c’est une très bonne affaire à mon avis.

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La version Ryzen 7 8745HS 16Go/1To est également vendue à 799€ sur Geekom.fr.  En entrant le même code MINIA812 dans votre panier, le prix baisse de 95.88€ pour tomber à 703.12€ au total. Le stock est situé en Europe et la livraison devrait normalement prendre entre une petite semaine et 10 jours. Cela peut être une solution de secours quand le stock Amazon France aura disparu. Parce que, oui, ces offres sont dans la limite des stocks disponibles. Si vous recherchez un bon PC bien garanti et performant, ne tardez donc pas trop !

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Vol de données, RIB et IBAN dans la nature, quels risques ?

19 février 2026 à 11:02

Mise à jour du 19/02/2026 : Suite au vol de données bancaires d’1.2 million de comptes annoncé par le ministère de l’Économie, la Direction générale des finances publiques indique un ensemble important d’informations. Dans ces éléments dérobés, on note la présence des coordonnées bancaires (RIB et IBAN, ainsi que l’identité du titulaire, son adresse et même parfois son identifiant fiscal. La même DGFIP indique que ces données ne permettent pas de consulter les soldes des comptes bancaires ni de faire des opérations. C’est vrai, en l’absence de mot de passe pour accéder aux comptes, la consultation de ceux-ci est impossible.

Reste qu’en croisant ces données avec d’autres et si vous utilisez le même mot de passe partout, cela devient très dangereux. Et, surtout, cela me rappelle la mésaventure que j’ai vécu en 2024. Je remonte donc ce billet des entrailles du blog. D’autant que vu le nombre de fuites récentes que recense le site Bonjourlafuite.eu.org, il devient possible de créer des intitulés de prélèvements extrêmement ciblés.

Billet original du 24/10/2024 : Depuis des mois, le vol de données est devenu un sujet récurrent. Ils se succèdent en France, chez des marchands en ligne, des organisations variées et dernièrement des opérateurs et même des agences gouvernementales. À chaque fois, les mêmes éléments sont récupérés par des groupes et organisations variés qui vont en faire commerce ou opérer avec.

J’entends souvent les utilisateurs râler après un vol de données. Pester – à juste titre – contre le partenaire qui a laissé une faille suffisante dans son système. Prestataire qui ne s’encombre souvent même pas d’excuses minimales d’ailleurs. Je ne vois toutefois pas grand monde faire quelque chose pour se prémunir d’une catastrophe. Je connais même des utilisateurs qui n’ont pas changé de mot de passe après avoir reçu l’information d’une fuite. Mot de passe qu’ils ont pourtant utilisé de manière identique sur des dizaines et des dizaines d’autres services. La problématique est connue, le commun des mortels n’a pas envie de changer ses habitudes pour chaque site. Même s’il sait pertinemment que c’est comme s’il écrivait le code d’ouverture de sa porte affiché sur sa maison. Un manque de courage dangereux mais dont certains font l’impasse.

L’idéal est comme toujours d’avoir une technique de mémorisation permettant de créer un mot de passe différent facilement pour chaque site ou d’utiliser une application de gestion de mot de passe multiplateforme. Ce n’est souvent pas gratuit (encore que KeePass soit libre, open source, léger et gratuit) mais c’est peu cher par rapport à un vol de données effectivement utilisé par un groupe mafieux. L’emploi d’un Passkey est également une solution très intéressante dans laquelle investir du temps.

Le vol de données bancaire est inquiétant

Si je vous parle de tout cela, c’est parce que la présence d’IBAN ou de RIB dans les dernières affaires de ce genre me rappelle une mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques temps. Je n’ai jamais su d’où venait le problème, mais toujours est-il qu’un malandrin s’est retrouvé en possession de mes coordonnées personnelles et de mon IBAN. Et s’il avait été plus malin et moins gourmand, il aurait pu ponctionner mon compte pendant longtemps.

Les RIB sont des outils dangereux en cas de vol de données

Je me suis rendu compte d’un souci avec mon compte bancaire suite à un débit de 120€ dont je n’avais absolument aucun souvenir. L’intitulé indiquait une formation étrange depuis un service tout aussi bizarre. Évidemment, j’ai mené ma petite enquête et je me suis rendu compte que depuis trois mois des débits du même genre apparaissaient dans mes relevés pour des montants de 9.90€.

En analysant mes relevés, je suis remonté jusqu’à un service de vente de formations en ligne, un site a priori légitime, exploité de manière tout à fait illégitime par des escrocs. Ce site permet de proposer des formations à n’importe qui, sur n’importe quel sujet. C’est juste une de ces fameuses plateformes de « mise en relation » entre divers acteurs. Plateforme qui prend bien sûr une commission au passage en tenant le rôle de tiers de confiance. Problème, cette plateforme n’a aucun moyen de vérifier si la formation est réelle et même si elle est simplement délivrée. 

Résultat, une formation peut très bien s’intituler « ENERGIE » ou « ASSURANCE » pour tromper les relevés. Et comme il est également très simple de savoir quel est le nom de votre établissement bancaire à partir de votre IBAN, un escroc peut parfaitement générer un intitulé autour de ce nom pour les faire passer pour des frais de gestion. Aucune limitation sur le nom de la formation n’est imposée et on peut choisir n’importe quel intitulé qui sera automatiquement lié avec le mois en cours dans votre relevé bancaire. Mais, le pire, c’est que le margoulin qui lance la formation bidon peut ensuite utiliser ce même site et vous créer un profil à votre nom, prénom et adresse, en changeant évidemment juste votre email pour le sien. Pour le paiement de la formation, rien de plus simple, il suffit d’entrer… votre RIB ou votre IBAN.

Voilà comment une personne peut commencer à prélever régulièrement des sommes sur votre compte de manière totalement anonyme et en proposant un intitulé discret si vous ne faites pas attention à votre compte. En se faisant simplement passer pour vous qui demandez un service en ligne. Et le vol de données bancaires complètes telles qu’on les rencontre aujourd’hui, peut grandement faciliter ces opérations.

C'est amusant cette iconographie du piratage non ? C'est devenu l'image d'illustration classique pour les histoires de vol de données. Comme si les voleurs éteignaient la lumière avant de pirater un serveur à plusieurs milliers de kilomètres de distance...

C’est amusant cette iconographie du piratage non ? C’est devenu l’image d’illustration classique pour les histoires de vol de données. Comme si les voleurs éteignaient la lumière avant de pirater un serveur à plusieurs milliers de kilomètres de distance…

Contactée, ma banque a récupéré les sommes prélevées et a recrédité mon compte. Le problème est que si la personne qui avait récupéré mes informations et mon RIB avait été un peu plus précautionneuse, je n’aurais probablement pas fait attention à ces débits pendant des mois. Le temps pour cette personne de ponctionner mon compte et pour moi de perdre pas mal de sous.

La réglementation bancaire impose à toutes les banques de rembourser jusqu’à 13 mois après le prélèvement une opération de prélèvement de ce type effectuée sans autorisation validée de votre part. C’est-à-dire un prélèvement qui utilise simplement un RIB ou un IBAN sans une signature et un contrat. Techniquement, la banque n’a pas besoin de cette autorisation de prélèvement pour opérer. Et assez peu de banques vont réellement réclamer cette autorisation de manière systématique.

Surtout pour les petites sommes comme les prélèvements d’abonnements variés que nous avons tous. Pour autant, avec un intitulé de prélèvement qui peut changer de mois en mois, en modifiant simplement le nom de la prestation de formation ou avec un terme ressemblant à des prélèvements légitimes, la traque aux opérations frauduleuses peut s’avérer complexe et chronophage.

Un conseil donc, si votre RIB ou votre IBAN a fuité, n’hésitez pas à éplucher vos comptes de manière systématique pendant les mois qui viennent. Et traquez vos prélèvements d’un mois sur l’autre pour détecter toute anomalie. Et, si vous avez des proches qui ne font pas attention à ce genre de détails, n’hésitez pas à leur demander si vous pouvez jeter un coup d’œil à leurs comptes. Vous pourriez être surpris.

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Reçu — 18 février 2026 MiniMachines.net

La DDR5 CXMT a disparu des produits bannis par les US

18 février 2026 à 19:25

Nous nous étions étonnés du rapprochement entre HP et le fabricant CXMT pour s’approvisionner en mémoire vive. Désormais des rumeurs font état d’un Apple qui irait également piocher dans la DDR5 CXMT pour se fournir. Un étonnement d’autant plus vif que l’entreprise chinoise était totalement bannie par le BIS, le Bureau of Industry and Security du gouvernement US.

 DDR5 CXMT

Cela semble être du passé et la DDR5 CXMT ou ChangXin Memory Technologies. Mais aussi les composants de stockage NAND de YMTC pour Yangtze Memory Technologies Corporation, ne semblent plus être interdits à l’importation aux US.

Une mise à jour des documents du BIS ne fait plus apparaitre leurs noms dans le listing des sociétés interdites. La présence de ces deux entités a souvent été jugée comme du protectionnisme américain plus qu’un véritable enjeu militaire. La raison de ce bannissement est généralement motivée par des raisons stratégiques. Soit parce que les sociétés sont suspectées d’être en lien avec le Parti communiste chinois. Soit parce qu’elles seraient engagées dans des activités militaires. Pour CXMT et YCMT qui produisent des puces de mémoire vive, cette interprétation est compliquée. Leur cœur de métier est de proposer des composants qui serviront de briques à fabriquer…  n’importe quelle machine ayant besoin de mémoire vive.

 DDR5 CXMT

La DDR5 CXMT ne suffira pas

Le vieil adage est toujours vrai. Alors que les géants de la distribution d’ordinateurs personnels et de smartphones sont en passe de connaitre la plus grande crise que le secteur ait connu, une période qui rappellera les pénuries Covidiennes comme « le bon temps », il est utile de pouvoir diversifier ses sources d’approvisionnement. Le relâchement exercé sur les deux fabricants chinois est donc un assez joli pied de nez aux techniques anticoncurrentielles américaines.

Ce nouveau tapis rouge pour les sociétés chinoises ne sera cependant qu’une petite rustine sur un pneu déjà largement crevé, les capacités de production de ces fabricants étant bien en dessous des besoins nécessaires à l’industrie. Cela limitera sans doute un peu la pénurie mais absolument pas la hausse continue des tarifs du secteur. Surtout que désormais de nombreux fabricants semblent se tourner vers la production de ce quatrième larron. La DDR5 CXMT intéresserait désormais HP, Apple mais aussi Acer, Asus et Dell. Beaucoup de monde pour un petit nombre de gâteaux wafers. 

Mémoire vive : CXMT l’espoir chinois pour… 2027-2028 ?

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Bon Flan : Le petit Ampli AK-45 Bluetooth est à 22€ ?

18 février 2026 à 14:38

La question d’un internaute dans les commentaires pour sonoriser un atelier a réveillé mes neurones. Il y a quelque temps, un copain me vantait les mérites de son ampli AK-45. Un produit noname qui ne paye pas de mine mais qui propose un son très correct et une foule de fonctionnalités.

ampli AK-45

L’ampli AK-45 est en promo à 22.85€ en ce moment sur Banggood, ce qui me semble vraiment pas cher payé pour le service qu’il rend. Associé à une paire d’enceintes stéréo classiques, recyclées, récupérées ou achetées d’occasion, il fournira une amplification suffisante pour un local secondaire comme un garage, un atelier ou autre. Ce n’est pas un produit haut de gamme ni un ampli audiophile à glisser dans un salon. Il s’agit d’un outil permettant de profiter d’un son très correct mais pas forcément de haute qualité. Attention également, le blindage de l’appareil est franchement limite et le Bluetooth pas formidable. Ce qui pose un petit souci d’usage. Si vous utilisez un autre appareil Bluetooth à proximité, cela crée des interférences… C’est pour cela que je le conseille pour des emplacements secondaires comme une salle de sport ou un garage. Moins comme outil de bureau. A noter qu’en exploitant ses entrées RCA, ce problème disparait.

ampli AK-45

L’ampli AK-45 sait presque tout faire

Ce qu’il a pour lui par contre c’est qu’il ouvre des possibilités assez pratiques. D’abord, la possibilité de l’utiliser en Bluetooth pour connecter un service en ligne. Il offre également la possibilité de lui connecter une clé USB ou une carte SD avec des fichiers MP3. Les éléments seront pilotés directement depuis la façade grâce à un petit écran LCD et des boutons. Une télécommande permettra aussi de circuler dans une arborescence de fichiers. L’ampli offrira une fonction FM pour écouter la radio, une entrée RCA pour connecter une source externe et deux prises jack pour brancher des micros avec une amplification séparée. Si vous avez envie de faire un une réunion .. ou un karaoké.

Le tout dans un châssis assez basique – la construction n’est clairement pas premium – mais très compact qui propose une paire de bornes pour deux enceintes stéréo. La construction n’est pas haut de gamme mais le son comme l’amplification sont corrects. A 22.85€ avec 1.27€ de frais de port, c’est une bonne affaire. On le trouve en général pour 35-36€ sur Amazon.

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Le XeSS 3 d’Intel apporte du souffle aux puces Arc

18 février 2026 à 13:59

Avec un premier pilote graphique lancé fin janvier, le XeSS 3 a officialisé la nouvelle recette de technologies d’upscaling d’Intel. D’abord réservée à Panther Lake annoncé au CES début janvier, cette technologie servait de faire valoir aux nouvelles puces de la marque.

Dès son annonce, le XeSS 3 a bien été présenté comme une technologie couvrant une assez large base de puces graphiques. Si Intel l’a d’abord réservé à ses dernières puces c’est pour marquer les esprits sur la présence de circuits graphiques de nouvelle génération. Moins d’un mois après, c’est donc au tour des autres puces graphiques Intel d’en profiter.

Depuis le 13 février, les propriétaires d’une solution Intel Arc peuvent profiter de cette fonctionnalité. Et cela fait un paquet de puces concernées. On note évidemment les cartes graphiques de la marque. Celles de séries Battlemage et Alchemist qui vont profiter du XeSS 3 à plein. Mais également les circuits graphiques intégrés d’une ribambelle de processeurs. De Meteor Lake à Lunar Lake en passant par Arrow Lake-H et bien sûr Panther Lake, ces différentes générations de puces pourront améliorer leur expérience en jeu avec cette technologie.

Pour rappel, le XeSS 3 regroupe plusieurs technologies. D’abord une méthode d’upscaling ou de « mise à l’échelle ». Cela consiste a prendre une image calculée en définition de base et de l’afficher en plus haute définition en temps réel. Il ne s’agit pas ici « d’étirer » les pixels de manière bien baveuse mais d’inventer les pixels manquants, par exemple entre un jeu calculé en 1280 x 720 pixels et affiché en 1920 x 1080 pixels. La seconde version de l’XeSS ajoutait à cela la génération d’une image générée entièrement par IA locale entre les images calculées par le circuit graphique. Ce qui permettait d’augmenter considérablement la fluidité des jeux. On calcule 30 images par seconde et l’IA en affiche 30 supplémentaires, résultat on affiche 60 images par seconde et on passe d’un jeu qui saccade à une ambiance bien plus fluide.

XeSS 3 ajoute le Multi Frame Generation qui va permettre, comme son concurrent Nvidia, d’intégrer non pas une seule image mais deux, trois et même quatre. On calcule deux images avec le circuit graphique intégré et on en injecte trois au milieu avec l’IA pour avoir cinq images affichées pour le joueur. Imaginez un circuit graphique capable de fournir 30 images par seconde qui passe à 90 images… Un jeu qui tourne à 50 ips qui bascule dans une parfaite fluidité en 150 ips. C’est le genre de détail qui a surtout du sens dans les jeux compétitifs, les titres nécessitant de larges mouvements panoramiques, par exemple. Ou les jeux extrêmement gourmands en ressources.

Comme d’habitude avec ces technologies, ce type d’affichage demande un « entrainement » préalable des IA sur les jeux. Les serveurs d’Intel font tourner en boucle les nouveaux titres pendant des heures pour apprendre à XeSS 3 ce qui est l’image la plus probable après telle ou telle action du joueur pour que l’ensemble soit cohérent. Le nombre de jeux compatibles grandit donc plus lentement que le catalogue de jeux Steam et toutes les sorties ne sont pas assurées d’être prises en charge. Intel assure cependant que son XeSS 3 sera rétrocompatible avec les jeux XeSS 2.

XeSS 3

XeSS 3 : l’IA magique au pays des licornes ?

Le XeSS 3 n’est pas magique et ne transformera pas un PC classique sous processeur Meteor Lake en bête de course d’un claquement de pilotes. Cette intégration n’est pas magique et a des défauts. D’abord, elle affectera la qualité des rendus 3D qui ne seront pas forcément aussi détaillés ou « propres » que s’ils étaient calculés par votre circuit graphique de manière classique. Les éléments les plus fins, les éléments détaillés peu récurrents, les effets volumétriques peuvent ainsi être dégradés à l’écran.

Ensuite, il peut y avoir une certaine latence à l’usage. C’est-à-dire un délai entre l’ordre que vous donnez avec votre périphérique de contrôle et le rendu à l’écran. Pas un gros problème en général, mais un élément qui peut avoir des conséquences en jeu compétitif. Il est possible de paramétrer finement chaque jeu pour compenser ce problème sans faire de miracle pour autant. 

L’approche la plus intelligente si vous avez une puce concernée est sans doute de « laisser sa chance au produit » en téléchargeant le dernier pilote Intel en date et en regardant ce qu’il a dans le ventre. 

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ITG Cube : une Steam Machine DIY boostée à l’OCuLink

18 février 2026 à 11:09

16.5 cm de côté, l’ITG Cube porte bien son nom. Dans ce boitier très compact et imprimé en 3D se cache en réalité l’assemblage de deux solutions. Un MiniPC commercial classique d’un côté et une carte graphique externe en OCuLink de l’autre. C’est la seconde Steam Machine imprimée en 3D que nous croisons.

L’ITG Cube a choisi comme base de travail un MiniPC Aoostar GEM12. Un MiniPC très classique qui propose un processeur AMD Ryzen 7 8745HS et qui peut évoluer assez largement en mémoire vive et stockage. L’idée n’est pas simplement d’intégrer un petit boitier dans une boite plus volumineuse pour ressembler à une Steam Machine. Le projet consiste à enfermer ce MiniPC avec une carte graphique externe connectée en OCuLink.

La carte HP RTX 4060 de l'ITG Cube et son dock OCuLink

La carte HP RTX 4060 de l’ITG Cube et son dock OCuLink

Le choix a été porté sur une solution assez spécifique : une carte graphique signée HP qui propose un encombrement réduit avec un format Low-Profile. Il s’agit d’une Nvidia GeForce RTX 4060 qui fonctionne avec un unique ventilateur. Le tout est relié ensemble par un dock OCuLink ultra-compact qui n’est pas vraiment donné. À lui seul, ce connecteur coûte presque 190€. La carte est malheureusement impossible à trouver en France, un modèle approchant pourrait être la PNY GeForce RTX 5060.

Le ventilateur à côté du MiniPC d'origine

Le ventilateur à côté du MiniPC d’origine

Pour refroidir l’ensemble, un ventilateur de 12 cm est positionné sur la partie haute de l’engin, il aspirera la chaleur résiduelle interne pendant que les ventilations d’origine des deux composants fonctionneront en extraction en expulsant la chaleur vers l’arrière de l’ITG Cube. L’auteur de la vidéo indique un fonctionnement « discret » niveau bruit. Je ne doute pas de la bonne foi de l’auteur mais je sais que le terme « discret » est hautement subjectif suivant les utilisateurs. La discrétion de certains sera insupportable pour d’autres.

Cela, d’autant plus que l’alimentation de la carte graphique est assurée par une solution Apevia Mini-ITX de 400W qui est certes compacte mais qui fonctionne avec un ventilateur de 4 cm. Modèles qui ne sont pas spécialement réputés pour leur silence.

ITG Cube

La carte comme le MiniPC s’encastrent dans le boitier de manière à pouvoir être retirés facilement. Si cela n’est pas forcément idéal d’un point de vue dissipation, cela permet de ne pas altérer les éléments. Et, donc, de pouvoir les extraire pour les réemployer dans leurs usages d’origine.

ITG Cube

Le boîtier est imprimé en 3D avec un filament ASA qui résistera logiquement bien à la chaleur des composants. Ce type de filament est en général fondu par les imprimantes 3D entre 240 et 280°C. Bien au-dessus de ce que peut atteindre la chaleur interne d’un engin de ce genre. Les jeux ne poussent pas le processeur AMD au-delà de 60°C et la partie graphique reste sagement à 74°C. 

L’ITG Cube propose de solides performances dans un design imparfait

Seul « défaut » de ce boitier : la connectique OCuLink du Aoostar étant placée à l’avant, il faut un câble qui sort de l’ITG Cube pour repartir sous l’engin afin de le connecter au dock à l’arrière. Ce n’est évidemment pas très esthétique. Une solution aurait pu être trouvée en enfonçant le MiniPC un peu plus profondément dans le cube et en rajoutant des rallonges USB et jack audio en façade tout en déportant le bouton de démarrage ailleurs. L’auteur a choisi la simplicité tout en conservant un châssis plus compact.

Les performances en jeu sont très correctes, ce qui n’est pas surprenant en considérant l’association de composants qui est proposée. Reste à savoir si cela a vraiment du sens d’un point de vue pratique. Si l’offre Steam Machine a pour elle une ingénierie sur mesure qui lui offre une cohérence maximale. Celle-ci est beaucoup plus bricolée. Elle propose certes un système compact et non destructif, avec une bien plus belle connectique que la solution de Valve, mais au prix d’un assemblage qui semble un peu étrange.

L’auteur liste tous les fichiers nécessaires à l’impression d’un boitier ITG Cube sur Printables où il détaille ses conseils d’impression 3D.

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Bit-Brick K1, de nouvelles cartes de dev sous RISC-V ou ARM

18 février 2026 à 07:34

9 cm de large, 8 cm de profondeur, les Bit-Brick K1 et Bit-Brick K1 Pro sont deux cartes compactes qui proposent les traditionelles 40 broches GPIO en plus d’une large connectique.

Bit-Brick K1

Bit-Brick K1

Principal intérêt de ces modèles, l’approche double architecture proposée. La Bit-Brick K1 embarque un SoC SpacemiT K1 RISC-V. SoC que l’on a déjà vu par le passé chez Banana-Pi et d’autres. La Bit-Brick K1 Pro est, de son côté,  équipée d’un SoC ARM Rockchip RK3576. Les deux solutions embarquent un même materiel de base avec de la mémoire vive LPDDR4x ainsi que deux ports M.2 NVMe pour le stockage.

Deux versions de la carte Bit-Brick K1

Le modèle RISC-V SpacemiT Bit-Brick K1 embarque huit cœurs T X60 RISC-V et un circuit graphique Imagination BXE-2-32. Le tout est associé à un petit NPU 2 TOPS. Les performances globales de ce modèle sont proches d’un SoC Arm Cortex-A55. Petit détail pas du tout anodin, la puce RISC-V est surtout pensée pour des systèmes d’exploitation pour le moment surtout localisés en chine. On parle d’une version Linux tirée d’Ubuntu mais adaptée à l’architecture baptisée Bianbu. Et d’une solution Harmony de Huawei. Des versions d’OpenHarmony, OpenWRT et OpenMediavault sont également proposées. Mais beaucoup semblent être disponibles en chinois et le support en ligne est également basé en Chine. Elle est proposée pour le moment en version 8 Go de RAM à 109.99€sur AliExpress.

La version Bit-Brick K1 Pro est pilotée par quatre cœurs ARM Cortex-A72 et quatre Cortex-A53 dans une configuration très classique. Un circuit Mali-G52 MC3 assurera les tâches graphiques et un NPU proposera 6 TOPS. De son côté, il sera livré avec des images de Debian, d’Ubuntu et d’Android 14 tout en proposant une assez vaste panoplie de systèmes Linux. Elle est disponible sur AliExpress à 111.99€en version 4/32 Go et à 146.69€en version 8/64 Go.

La connectique commune est assez vaste : on retrouve des USB 2.0 et 3.0 Type-A, un USB 2.0 Type-C, , une sortie HDMI 2.1, un jack audio 3.5 mm, deux ports M.2 2280 NVMe, un M.2 2242 Key-E pour un module sans fil. Un lecteur de cartes MicroSD est présent et pourra servir au boot pour la version ARM. Des MIPS CSI et DSI sont visibles et un ensemble de GPIO sur 40 broches est accessible.

Il va sans dire que ce type de carte est ultra niche et si vous ne savez pas exactement ce que vous faites, il semble assez peu intéressant d’investir dans ce type de solution.

Bit-Brick K1, de nouvelles cartes de dev sous RISC-V ou ARM © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 17 février 2026 MiniMachines.net

Guide : protéger son serveur personnel Linux avec Fail2ban

17 février 2026 à 17:43

Avoir un serveur sur un MiniPC c’est bien, l’ouvrir vers l’extérieur c’est mieux. Si des usages locaux sont évidemment nombreux, le véritable intérêt d’un serveur est de proposer des usages en ligne, accessibles depuis n’importe quel point du globe avec une simple connexion internet. Fail2Ban permet de repousser les attaques de base.

Fail2ban

Au sommaire de cette seconde partie, nous allons reprendre le travail effectué lors de l’installation du serveur en décembre et le compléter. La première étape consistera à installer Fail2ban pour sécuriser le système. Puis nous ouvrirons l’accès au serveur sur Internet. Une fois cela fait, nous pourrons installer la plateforme Docker et enfin profiter de celui-ci pour installer facilement un premier service en déployant Adguard.

Installation de Fail2Ban, une protection indispensable avant connexion

Avant de rendre totalement accessible notre serveur sur internet, il est préférable de le protéger du mieux possible. Pour cela nous allons utiliser Fail2ban qui fait partie de la trousse à outils de base de tout serveur en ligne. L’idée de Fail2Ban est d’éviter les attaques les plus classiques des robots en ligne. Les attaques du type « bruteforce » qui vont simplement tenter de se connecter en essayant des listes et des combinaisons de mot de passe. Le principe de cette protection et simple, elle consiste à bannir l’adresse IP provenant d’un nombre déterminé de tentatives de connexion échouées. Si un robot tente, par exemple, trois mots de passe erronés, le serveur va empêcher son IP de recommencer pendant un certain temps. C’est une méthode assez classique et simple qui évitera les attaques les plus primitives.

Ne croyez pas que parce que vous êtes un particulier qui installe un serveur anonyme sur la toile vous n’allez pas subir de tentative d’intrusions. Des dizaines de milliers de robots se baladent en permanence en ligne à la recherche de la moindre faille possible pour tenter d’y pénétrer. Votre petit serveur perso subira les mêmes tentatives qu’un grand serveur d’entreprise.

Fail2ban se base sur des « logs » ou des journaux des différents outils logiciels disponibles. Ici, nous allons utiliser une règle qui concernera les connexions SSH. Cette règle est quasiment prête à l’emploi, ce qui est pratique, mais il est possible d’en faire des personnalisées ou de trouver d’autres exemples sur internet.

On va commencer par se connecter à notre serveur en SSH de la même manière que pendant la phase d’installation du serveur.

On ouvre un terminal depuis un PC sur le même réseau que son MiniPC/serveur et on pianote ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 en adaptant évidemment le login et l’IP en fonction des réglages effectués auparavant. Si vous avez suivi la première partie du guide, votre PC a déjà un login, une connexion SSH et une IP fixe.

Une fois cela fait, règle d’usage classique, on va charger la liste des mises à jour disponibles depuis la dernière connexion en pianotant sudo apt update.

Il y a logiquement un bon nombre de paquets à actualiser, on va donc le faire rapidement avec la commande :sudo apt upgrade.

Il suffit d’appuyer sur entrée pour poursuivre. Une règle existe pour ce type de question de la part du système : la lettre en majuscule proposée est celle qui sera validée par la touche entrée. Ici le « O » est en majuscule pour « Oui » et le « n » reste en minuscule pour « non ». On appuie donc sur entrée.

Le système se met rapidement à jour et nous allons pouvoir partir sur cette base « saine » pour installer Fail2ban. Ce n’est pas très complexe, on pianote :

 sudo apt install fail2ban

On confirme notre intention d’installer le service avec la touche entrée. L’installation débute et se termine très rapidement. Une fois celle-ci terminée, il va falloir mettre en place une configuration adaptée à nos besoins. Pas besoin d’être un expert pour y arriver, on va se contenter pour le moment de partir sur les bases par défaut de l’outil. Pour cela, on va copier et coller le fichier de configuration fourni par défaut. Pour cela, on va utiliser la commande cp qui sert à copier des fichiers avec cette syntaxe : cp [Original] [Destination]. La destination indique l’endroit où le fichier original sera copié et sous quelle forme. Il est tout à fait possible de prendre un fichier et de changer son extension, c’est ce que nous allons faire ici

sudo cp /etc/fail2ban/jail.conf /etc/fail2ban/jail.local

Ici, on a pris le fichier « jail » ou « prison » avec une extension « .conf » qui correspond à la configuration standard et nous l’avons transformé en jail.local pour qu’il soit lu comme la configuration spécifique (locale) de notre serveur. Nous allons maintenant adapter cette configuration locale en éditant ce fichier avec l’ordre.

sudo vim /etc/fail2ban/jail.local

Une fois le fichier ouvert, il nous faut chercher une section particulière de son contenu. Pour cela, il y a une astuce toute bête dans l’éditeur de texte vim. On appuie sur la touche « slash » : / suivi directement du texte que l’on recherche. Vim prend alors le relais et affiche la première occurrence qu’il trouve. Évidemment, il ne faut pas être en train d’éditer le texte sinon le « / » s’inscrirait dans le fichier. Pour éviter cela il faut appuyer sur la touche ESC/Exhap située en haut à gauche de son clavier. Ici nous allons rechercher « sshd » et donc pianoter « /sshd » qui doit se trouver aux alentours de la ligne 274.

Une fois la séquence trouvée il faut enclencher le mode édition de Vim avec la touche « i ». On peut alors modifier le contenu de la section de la manière suivante :

[sshd]

enabled = true
port = 21422 # Port SSH pour se connecter à notre serveur
filter = sshd
maxretry = 3 # Nombre d’essais autorisés avant de bannir l’IP
bantime = 3h # Durée du bannissement
findtime = 600 # Intervalle (en secondes) durant lequel les 3 tentatives doivent avoir lieu pour entrainer un bannissement.
logpath = %(sshd_log)s # ne pas toucher
backend = %(sshd_backend)s # ne pas toucher

 

Après modification, votre fichier édité doit ressembler à cela. Si tout est dans l’ordre, alors appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.

Pour que le système prenne en compte ces modifications, il faut redémarrer le service fail2ban. Pour cela on pianote :

sudo systemctl restart fail2ban

On vérifie ensuite que le service est bien en cours de fonctionnement avec la commande

sudo systemctl status fail2ban.service

Et on obtient normalement ceci :

Vous devez avoir un retour d’écran qui ressemble à la capture ci-dessus. Si c’est le cas c’est que Fail2ban fonctionne.

Si vous avez à l’écran un status indiquant « Failed » comme ci-dessus, il y a manifestement un problème. Pas de panique.

Jetez un coup d’œil au journal qui liste les informations (log), vous y découvrirez sûrement un souci de syntaxe dans votre fichier (ligne en double…). Ici par exemple, l’édition du fichier était mal exécutée, la ligne logpath était entrée deux fois… Après correction, on relance fail2ban et le problème est résolu.

Si vous avez sous la main une autre machine, vous pouvez tester de vous auto-bannir pour vérifier que le service est parfaitement fonctionnel.  Après plusieurs essais de connexion, Fail2ban refuse la connexion depuis l’IP qui a été bannie. Ca fonctionne !

Pour récupérer l’IP bannie pour cet essai, vous pouvez lancer la commande :

sudo fail2ban-client unban 192.168.1.21

Il est aussi possible d’en bannir une manuellement avec la commande : 

sudo fail2ban-client ban 192.168.1.21

Cela peut être pratique de configurer ainsi Fail2ban si vous repérez une IP aux agissements particuliers.

Maintenant que le serveur est un peu plus résistant aux attaques, on va pouvoir l’ouvrir sur Internet

Pour pouvoir accéder à l’ensemble des services qui seront mis à disposition sur le serveur, nous allons le rendre accessible sur internet. Pour cela nous allons d’abord utiliser une IP avant de simplifier la démarche en utilisant un nom de domaine.

L’ensemble de ces manipulations est beaucoup plus simple si votre fournisseur propose une adresse IP fixe. Certains fournisseurs d’accès proposent cela par défaut comme Bouygues. Free demande une petite manipulation détaillée ici. Chez SFR et Orange, c’est une option. Si votre opérateur ne propose pas cette option  il faudra utiliser un service tiers. Un autre serveur en ligne qui fera le lien vers votre machine. Plusieurs sociétés proposent cela comme Cloudflare ou no-ip.com.

Pour comprendre ce qu’il se passe il faut s’intéresser à la manière dont fonctionne cette requête HTTP particulière

Ci-dessus vous pouvez voir le principe de fonctionnement de notre recherche de serveur en ligne de manière très simplifiée. Même si des administrateurs système vont surement trouver que le schéma est trop simpliste, on comprend ici ce qu’il se produit lors d’une requête en ligne de ce type.

Depuis un navigateur, un internaute appelle la page garage.mondomaine.com. Un serveur de DNS va répondre à cet appel parce que cette adresse pointera chez lui. Il répondre au navigateur en lui disant d’aller voir une adresse IP précise, ici : 1.2.3.4 pour l’exemple. Cette adresse ne correspond pas à votre serveur directement mais plus globalement à votre point de destination, la ligne tout entière de votre fournisseur d’accès. Avec cette information en mémoire, le navigateur change donc de destination et va toquer à la porte de l’IP 1.2.3.4. Et donc de votre box internet. Il se présente comme un navigateur et interroge sur le serveur pour savoir où trouver la page correspondant à garage.mondomaine.com. Au passage, il montre patte blanche en indiquant qu’il propose une liaison sécurisée de type HTTPS sur le port 443.

La Box internet va interroger ses règles de transmission de portgénéralement indentifiées dans ses réglages comme du « port forwarding ». Si une règle s’applique à cette requête, alors elle exécutera le transfert des données. Comme nous allons indiquer à la Box de transférer toutes les requêtes du port 443 vers le serveur que nous avons monté. Les informations en HTTP non sécurisées se feront via le port 80 qui sera également piloté par la Box.

Sur le serveur maison, il va falloir installer un outil baptisé « Caddy ». Une sorte de chef d’orchestre qui triera les requêtes de l’extérieur et les redirigera vers le bon service. On appelle cela un « Reverse proxy ». Caddy pilotera les différentes enquêtes vers des services intégrés dans une sorte de portefeuille de services piloté par un autre outil logiciel appelé « Docker ». Ce dernier fournira une réponse qui remontera ensuite de Caddy vers lme routeur puis du roteur au navigateur.

Imaginez que vous appellez un standard pour avoir en ligne Marcel Machin, le responsable réparation de la société Mongarage SARL (l’équivalent de votre serveur) au téléphone. Vous décrochez votre combiné, comme vous ne connaissez pas le numéro vous demandez un opérateur (Le serveur DNS), vous lui dites que vous voulez telle société, l’opérateur regarde dans son annuaure et vous met en ligne (indication de l’IP). Là vous tombez sur une personne qui décroche au standard (votre BOX), vous lui dites a qui vous voulez parler, elle vous passe l’atelier ou une personne décroche (Caddy) avant de gueuler « MARCEL, TELEPHONE » (Le service Docker voulu). Marcel répond « Allô, non pour demain c’est pas possible » et vous etes connecté.

Il va falloir monter ces services sur le  serveur. Cela a l’air compliqué mais pas de panique. Avec un peu d’aide c’est à la portée de tout le monde. Voilà ce qu’il nous reste a faire : 

  1.  Configurer un nom de domaine et l’ensemble de ses sous-domaines pour indiquer notre ip fixe
  2.  Configurer notre routeur pour activer le transfert des ports 443 et 80 vers notre serveur
  3.  Installer Caddy pour faire office de reverse proxy
  4. Tester notre tout premier service (une page html toute simple)

Et nous verrons cela dans le prochain épisode qui ne devrait pas tarder.

A propos de Kevin :

Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Guide : protéger son serveur personnel Linux avec Fail2ban © MiniMachines.net. 2026

le clavier Logitech Pebble Keys 2 K380s disponible à 25.97€ ?

17 février 2026 à 13:16

Le Pebble Keys 2 K380s de Logitech est un petit clavier Bluetooth sympathique et compact. Il est capable de piloter différents appareils et disposant de multiples touches de raccourcis programmables. Fin et discret, il pourra aussi bien se connecter à un PC qu’une TV-Box, une tablette ou un smartphone. Jusqu’à 3 appareils en simultané.

Avec une grosse autonomie et une mise en veille automatique, c’est le clavier parfait pour tous les usages mixtes. Par exemple pour piloter un MiniPC qui fait office de serveur, une minimachine sous la télé et connecter un iPad ou un smartphone Android si nécessaire.

Pebble Keys

Les touches de fonction sont très pratiques pour piloter par exemple une source audio branchée sur un ampli. En gris, les trois touches de basculement permettent de passer d’une machine à une autre très facilement. Le design des touches est particulier et le clavier est un peu trop particulier pour pianoter une relecture en glagolitique ancien de Guerre et Paix de ce bon vieux Léon, mais cela reste un clavier d’appoint de bonne qualité.  A 25.97 € c’est un investissement plus que correct pour le service proposé. Avec 27.9 cm de large pour 12.4 cm de profondeur et 1.6 cm d’épaisseur, il propose un interrupteur et ne pèse que 415 grammes avec ses deux piles AA intégrées.

Pebble Keys

C’est aussi lui que l’on a retrouvé dans ce super mod Steam Deck pour transformer la console de jeu en outil de productivité très sympathique avec une petite impression 3D. Un objet assez sympathique en complément d’une solution plus classique ou en solo.

Voir l’offre sur Amazon

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Février et Western Digital a déjà vendu sa production 2026

17 février 2026 à 12:30

Toute la production de Western Digital pour l’année 2026 est réservée. Vendue avant même d’être produite. Les nouvelles commandes concerneront des stockages livrables au minimum en 2027. 

Le PDG de Western Digital, M Irving Tan, indique avoir épuisé toutes les capacités de production de la marque pour les 10 mois encore à venir de 2026. Bien entendu, cela ne devrait pas s’arrêter là et les prochains mois, ceux de 2027, doivent déjà être en cours de négociation.

Les sept plus gros clients de la marque se sont partagé ce gros gâteau de plusieurs millions d’unités. M Tan indique que trois d’entre elles ont pris des engagements pour les années 2027 et 2028. Et la majorité de ce catalogue réservé semble se diriger vers les entreprises et non pas les particuliers. Ces derniers ne représentnt plus que 5% du marché de la marque.

Une usine Western Digital

Une usine Western Digital

L’indisponibilité de disques Western Digital aura d’autres effets

Si les achats de disques mécaniques sont effectivement moins populaires auprès du grand public, les acheteurs de NAS et autres solutions de stockage USB vont faire grise mine. Le prix de ces éléments va flamber. Les petites structures qui se sont lancées dans le marché du NAS ou du PC-NAS vont également souffrir de ce type d’annonce. Car on se doute que les autres acteurs de ce segment, concurrents de Western Digital, doivent être dans la même situation. Il va devenir très difficile de proposer des produits qui ont besoin de disques devenus introuvables et hors de prix.

Si Western Digital ne livre plus le grand public, les autres acteurs vont aussi se retrouver en tension et les tarifs vont flamber. Plus de demande que d’offre, des acteurs qui vont vouloir sécuriser à leur tour leurs stocks… Cela peut aller très vite.

Un NAS sans disque disponible, c'est ravissant mais pas très utile.

Un NAS sans disque disponible, c’est ravissant mais pas très utile.

Ce nouvel engouement pour le stockage mécanique pointe toujours les mêmes responsables. Des sociétés développant des IA très gourmandes en composants qui font main basse sur tout le stock disponible et à venir. L’idée est de construire toujours plus de centres de données dans une course assez folle pour devenir le numéro un de ce segment et entrer dans une sorte de monopole. Ces entreprises raflent désormais les contrats de tous les fabricants en proposant des prix d’achat que les constructeurs de PC et distributeurs de pièces détachées ne peuvent évidemment pas suivre.

Les prix des disques durs sont déjà légèrement aprtis à la hausse

Les prix des disques durs sont déjà légèrement aprtis à la hausse

Les conséquences négatives s’accumulent pour les acheteurs grand public mais également les plus petites structures d’entreprises. Entre indisponibilités chroniques et prix qui s’envolent à la hausse, l’année 2026 et les années 2027 et 2028 vont être particulièrement redoutables.

Février et Western Digital a déjà vendu sa production 2026 © MiniMachines.net. 2026

Les Steam Deck OLED impactées par la crise des composants

17 février 2026 à 11:54

Les Steam Deck OLED sont bel et bien impactées par les problèmes de pénuries et la hausse de la mémoire vive et du stockage. Valve le confirme explicitement sur son site.

Malgré un stock conséquent de composants mémoire et stockage, Valve ne pense pas pouvoir faire face très longtemps aux pénuries qui se poursuivent. Je vous disais dès le début du mois de décembre qu’il fallait envisager une pénurie sur la durée et c’est exactement le scénario que nous rencontrons aujourd’hui.

Valve a stocké des composants Flash et NAND en masse avec un réassort continu de nouvelles puces pour que ce stock permette de continuer à produire au cas où la marque rencontre un problème quelconque. Le COVID a laissé des traces et les grandes marques ont désormais pris l’habitude de stocker suffisamment de composants pour continuer la production pendant quelques semaines ou quelques mois suivant leur taille. Pour un acteur comme Valve dont les produits se limitent seulement à quelques références, cela veut dire un stock de mémoire vive très spécifique et des SSD au format M.2. Beaucoup plus simple que pour un acteur comme Lenovo ou HP qui ont des dizaines de références de machines à construire. 

Steam Deck OLED

Les Steam Deck OLED se vendent plus qu’elles ne peuvent être fabriquées

Malgré tout cet effort, le stock fait face à une pénurie trop importante de composants. Si un stock « tampon » existe, il se vide plus vite qu’il ne peut se remplir. Les derniers échos que j’ai pu recevoir parlent d’une livraison de 20 à 40% de ses commandes chez des grands constructeurs. Ce qui veut dire que quand une des principales marques du marché PC commande 100 composants mémoire, on ne lui en livre qu’entre 20 et 40 unités seulement. Le « manque », les 60 à 80 unités qui ne sont pas livrées, s’accumulant ensuite dans les retards. Une hémorragie intenable à moyen et surtout à long terme qui va avoir de nombreux effets.

Et, cela sans même parler de la hausse des composants. Si Valve pouvait faire une moyenne des tarifs de ses composants Flash et NAND entre les prix d’achat de son stock en 2025 et ceux d’aujourd’hui tout en jouant sur sa marge pour éviter une hausse, ce scénario ne devrait pas tenir très longtemps. Valve avertit désormais ses clients d’une possible pénurie et ne devrait pas tarder à augmenter ses tarifs…

Les Steam Deck OLED impactées par la crise des composants © MiniMachines.net. 2026

Microsoft bloque Fido pour empêcher l’usage de Rufus

17 février 2026 à 11:16

Fido et Rufus sont des outils de préparation de clé USB bootables pensés pour installer des systèmes d’exploitation. Ils offrent également des possibilités supplémentaires et notamment le contournement de certains impératifs de Microsoft. On en a parlé au fil des mois, mais pour un bref rappel, le logiciel Rufus prépare, par exemple, votre clé USB pour faire sauter des restrictions d’installation ou permet d’installer des versions spécifiques de Windows.

Fido

Et cela ne semble pas plaire à Microsoft qui a décidé de bannir le logiciel. La moindre approche de celui-ci sur les serveurs de téléchargement de Windows est détectée et bloquée. Rufus utilise un script appelé Fido, également développé par Pete Batard. Ce script ne sert qu’à aller chercher les images de Windows sur les serveurs de Microsoft. Totalement open source, il est facilement identifiable par un gestionnaire de serveur et peut donc être bloqué aisément.

Ce qui empêche donc le logiciel Rufus de télécharger facilement et directement les données nécessaires à la préparation de la clé USB. Pour Pete Batard, cela signale une stratégie délibérée des gestionnaires des serveurs de Microsoft. Ce genre d’action n’est simplement pas menée au hasard. Microsoft, en bloquant Fido, veut bloquer Rufus et ses options qui nuisent à sa stratégie.

Contourner le blocage de Fido par Microsoft est très simple

Rufus permet de sélectionner l'ISO de son choix sur le stockage

Rufus permet de sélectionner l’ISO de son choix sur le stockage

Le contournement de cette restriction de Microsoft est évidemment d’une simplicité enfantine : une fois Rufus téléchargé et installé, il suffit de récupérer l’image ISO du système Windows 11 puis de l’appeler avec Rufus dans un second temps. Le bouton « Sélection » qui va chercher une image ISO déjà présente sur votre stockage sert exactement à cela. Plus besoin de Fido et donc plus de blocage.

On prépare ses réglages spéciaux pour Windows 11

On prépare ses réglages spéciaux pour Windows 11

Une fois l’image .ISO importée, un appui sur la touche Démarrer pour lancer l’installation ouvre toujours la bonne vieille fenêtre de « préparation » de Windows 11 qui permet de contourner certains prérequis matériels comme le TPM 2.0, l’identification par un compte Microsoft en ligne et autres joyeusetés comme le refus de la collecte de données.

Rufus fonctionne alors parfaitement

Rufus fonctionne alors parfaitement

On aura juste perdu quelques clics en remplaçant humainement Fido et il faudra éventuellement penser à effacer l’ISO téléchargé une fois la clé préparée.

L’espace disque coûte cher ces temps-ci.

 

Rufus contourne certaines « incompatibilités » de Windows 24H2

 

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Reçu — 16 février 2026 MiniMachines.net

RecalBox 10 embrasse les consoles SteamDeck

16 février 2026 à 16:54

Au menu de  cette nouvelle version RecalBox 10 plein de choses concernant de nouvelles prises en charge de consoles et des fonctionnalités de jeu intéressantes… Mais aussi et surtout le support complet des SteamDeck LCD et OLED.

RecalBox 10

RecalBox 10

Tout y est piloté pour pouvoir profiter parfaitement de cette suite d’émulations de jeux vintage qu’est RecalBox 10. On retrouve le pilotage complet du matériel avec la prise en charge de la gestion du son, de la luminosité de l’écran, de la mise en veille sans avoir à sortir du système. Mieux encore, des modes expérimentaux sont en cours de développement pour les Asus ROG Ally et les Lenovo Legion Go.

De nouveaux périphériques plus ou moins exotiques sont également pris en charge : connecteurs RGB pour piloter des écrans CRT en VGA et maitrise des pistolets GunCon 2. Les Raspberry Pi 5 2 Go sont désormaus compatibles ainsi que les Pi 500. Une hausse de compatibilité avec les puces les plus récentes du marché PC est annoncée.

Recalbox 10 disponible et toujours gratuit

Enfin, une refonte de l’interface amène plus de fluidité d’usage afin de compenser l’évolution du nombre de systèmes qui s’est multiplié au fil des versions. De nouvelles techniques de navigation permettent de circuler plus facilement dans l’ensemble en mettant à profit les spécificités des manettes de jeu. Enfin, parmi les autres bonnes nouvelles, on découvre un système de thèmes plus vaste, des prévisualisations pratiques et une installation en un clic, et des mises à jour désormais automatisées.

Pour plus d’infos : Recalbox.com

RecalBox 10 embrasse les consoles SteamDeck © MiniMachines.net. 2026

Nokia bloque les ventes d’Acer et Asus en Allemagne pour une histoire de brevets

16 février 2026 à 16:29

Nokia ne vend plus de matériel mais dispose d’un joli patrimoine de brevets en tous genres. La marque a ainsi déposé des plaintes contre les marques Acer et Asus qu’elle accuse de ne pas respecter ses droits. 

Dans le collimateur de Nokia, les brevets concernant le H.265, le format de compression HEVC. Acer et Asus ainsi que le fabricant de téléviseurs HiSense ne respecteraient pas les droits de Nokia en ne s’acquittant pas de la redevance nécessaire. Hisense aurait d’ores et déjà décidé de passer à la caisse tandis qu’Asus et Acer joueraient de voies plus légales pour tenter d’obtenir de meilleures conditions tarifaires pour leurs licences. En attendant, les acheteurs allemands ne peuvent plus compter sur les magasins de ces marques pour obtenir de nouvelles machines. Les ventes sont stoppées suite à une décision d’un tribunal local.

Rien de grave donc, tout cela va se régler d’une manière ou d’une autre dans les mois qui viennent.

Nokia bloque les ventes d’Acer et Asus en Allemagne pour une histoire de brevets © MiniMachines.net. 2026

KeyGo Gen2 : un autre clavier écran sur Kickstarter

16 février 2026 à 16:10

Le KeyGo Gen2 me fait penser à un précédent projet Kickstarter découvert en novembre 2025, le Kernelcom. Mais à la différence de celui-ci, ce nouveau produit n’est pas un MiniPC embarqué dans un drôle de format. Il s’agit juste d’un accessoire USB pour épauler un PC ou un smartphone en externe.

KeyGo Gen2

KeyGo Gen2

Le KeyGo Gen2 propose un écran de 13″ tactile à la définition « 4K/60Hz ». Impossible de mettre le doigt sur la définition exacte de cet écran, c’est indiqué nulle part. On sait qu’il est tactile avec 10 points de contact, mais impossible de connaître précisément ce qu’il affiche.

Cet affichage est intégré à un châssis par le biais d’une charnière sur 180° pour se rattacher à un clavier de type chiclet rétroéclairé RGB. Au contraire du Kernelcom qui proposait une solution mécanique, ici on retrouve quelque chose de proche d’un ordinateur portable classique. Le tout mesure moins de 2 cm une fois replié pour 32 cm de large et 15 de profondeur avec un châssis en aluminium. Le tout pèsera un kilo.

L’ensemble se connecte par un port USB Type-C qui laissera entrer un signal DisplayPort pour afficher des données sur l’écran, transmettra les informations tactiles et évidemment la frappe au clavier. Au passage, ce port alimentera l’ensemble et fournira également du son pour les enceintes intégrées. Un second port USB Type-C permettra de chainer un autre appareil ou d’alimenter l’engin si votre source n’a pas la puissance requise.

Ce KeyGo Gen2 est, comme son nom l’indique, la seconde solution de ce type développée par la marque. On peut donc imaginer que la marque a gagné en expérience et proposera un objet efficace. Le clavier-écran peut avoir du sens pour certains usages même si des solutions détachables plus classiques seront probablement plus accessibles.

Un KeyGo Gen2 assez cher et à l’usage discutable.

Le ticket d’entrée est en effet assez élevé. Il faut compter 299$ HT pour l’objet en early bird et bientôt 329$… La marque indique un prix de vente en magasin de 658$ HT qui apparaît comme très surgonflé pour faire passer la pilule du tarif Kickstarter. Pour rappel, le Kernelcom complet en version Intel N150  avec 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD était proposé à 250€ HT… Même en retirant les composants mémoire et stockage, la différence de prix est plus que sensible. 

La livraison est prévue pour le mois de mai si tout va bien. Pour le même budget on peut toucher du doigt un écran tactile 15.6″ FHD (125€) et un clavier type Logitech MX Keys S (77€). Reste que le côté portable de l’ensemble est intéressant, surtout si vous travaillez sur plusieurs postes sans affichage pour différentes tâches. Pour un usage plus classique, je ne suis pas certain de la pertinence de l’offre. Un clavier, ça s’use et en cas de pépin technique vous perdrez l’ensemble de votre investissement. Ensuite parce que les éléments nécessaires à l’usage de ce KeyGo Gen2 sont assez spécifiques : il faut un port USB Type-C avec une alimentation suffisante en plus d’un signal DisplayPort.

Enfin, je trouve assez inquiétant de ne pas avoir linfo de base sur ce qu’on achète, à savoir la  définition de l’écran. On sait que ce sera de l’IPS, qu’il affichera une colorimétrie à 72% de la norme NTSC avvec un contraste de 800:1 et une luminosité de 300 cd au m²… Mais on ne sait pas quelle sera sa définition. Juste qu’il s’agira de « 4K ». Et le 4K chez moi cela veut dire « 3 840 × 2 160 » pixels. Afficher autant de pixels en hauteur sur un écran de cette diagonale si particulière me parait assez compromis.

 

KeyGo Gen2 : un autre clavier écran sur Kickstarter © MiniMachines.net. 2026

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