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Reçu — 9 mai 2026 MiniMachines.net

C’est la fête de la mobilité chez Zigbuy.fr : vélo et trottinettes en promo

9 mai 2026 à 16:21

S’il y a bien un moment où il faut investir dans un nouveau mode de mobilité électrique, c’est maintenant. Le mois de mai a bien éloigné les nuages et si vous n’êtes plus très familier avec la pratique du vélo ou de la trottinette, c’est le temps parfait pour vous y remettre. Que vous soyez à la recherche d’un véhicule de loisir pour de longues balades et une remise en forme en douceur. Que vous cherchiez un engin plus léger que les deux tonnes de ferraille qui vous servent à faire 500 m pour aller chercher du pain. Ou que la facture du plein de votre voiture chiffre trop vite en ce moment pour simplement partir travailler, c’est le bon moment pour vous décider.

Zigbuy.fr m’a proposé des remises sur son segment « mobilité électrique » avec, à chaque fois, un petit code promo exclusif. Tous ces engins sont conformes avec notre code de la route et peuvent donc circuler sur la voie publique et emprunter les pistes cyclables1. Tous ces véhicules sont garantis 2 ans par ZigBuy auprès des marques. La livraison est gratuite et se fait depuis son entrepôt Européen en Pologne. Le SAV est assuré directement en France.

Vous rêvez de mobilité électrique ?

Vélo électrique Touroll J2 ST : vélo de ville – 26″ – moteur 250W et 450 w en crête – 45 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 36V 15.6Ah – Autonomie plat 100 km.

Un vélo sobre et discret dans une robe grise, proposant une batterie amovible pour une recharge facilitée avec tout le confort pour une mobilité de trajet simple et tranquille : Phares StVZO, selle confortable, cadre permettant une montée et une descente facile. Porte-bagage arrière pour un sac de courses ou un enfant et une charge globale de 120 Kg, béquille, sonnette, catadioptres. Les garde-boue protègent pour arriver propre, la suspension avant amortit pavé et bosses, les freins à disques assurent une bonne sécurité et les 7 vitesses Shimano de quoi pédaler correctement pour dépasser les 25 Km/h de l’assistance électrique.

Prix affiché : 779€

Prix remisé : 679€ Code Promo : ZBFRMINIMA0506 LIEN PRODUIT

Vélo électrique Pliant Touroll S3 : vélo passe-partout – 20″x3″ – moteur 250W et 450 w en crête – 40 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 36V 13Ah – Autonomie plat 65 km.

Un vélo peu encombrant car pliable mais qui reste assez lourd (28 Kg à vide). Pratique si vous devez vous garer et emmener votre véhicule dans un petit local, il ne mesure que 90 x 53 x 71 cm une fois replié. La batterie est également amovible. Engin confortable avec fourche pneumatique avant, roues épaisses pour des trajets tranquilles, phares StVZO, porte-bagage arrière qui porte 20 Kg, béquille, sonnette, catadioptres et garde-boue. Des freins à disques pour un arrêt rapide et un jeu de 7 vitesses Shimano pour épauler le moteur électrique. 

Prix affiché : 689€

Prix remisé : 649€ Code Promo : ZBFRMINIMAE1 LIEN PRODUIT

 

Vélo électrique Pliant Touroll S2 : vélo passe-partout – 20″x4″ – moteur 250W et 550 w en crête – 55 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 48V 15Ah -Autonomie plat 150 km.

Un modèle un peu plus puissant que le précédent avec une géométrie différente et des pneus plus larges. Toujours pliable pour rentrer sur un balcon, dans un ascenseur, ou se cacher dans un bout de local de ménage, mais beaucoup plus lourd avec 31 Kg à vide. C’est également un vélo à géométrie confortable puisqu’avec sa béquille et son cadre, il est possible de s’arrêter facilement pour faire de petites courses. Pensé pour une mobilité  du quiotidien le S2 ne mesure que 97 x 45 x 74 cm une fois plié. On garde les classiques : fourche pneumatique avant, roues épaisses et larges, phares StVZO, porte-bagage arrière 20 Kg, sonnette, catadioptres et garde-boue. Les freins à disques sont toujours présents ainsi que le système de 7 vitesses Shimano.

Prix affiché : 879€

Prix remisé : 759€ Code Promo : ZBFRMINIMAE5 LIEN PRODUIT

 

Vélo électrique Eleglide T1 ST : vélo 27.5″ type VTC – moteur 250W et 450 w en crête – 45 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 46.8V 13Ah -Autonomie plat 100 km.

Un modèle VTC confortable avec de grandes roues pour de longues balades ou pour aller au boulot. Encore une géométrie confortable avec une potence ajustable et le retour à des pneus VTT classiques 2.1″. L’engin pèse 30 Kg avec sa batterie amovible et propose un porte-bagages pouvant charger 25 Kg. On reste sur un équipement très standard avec 5 niveaux d’assistance électrique de 12 à 25 Km/h. Le reste est classique : une fourche pneumatique avant 80 mm débrayable, phares StVZO, sonnette, catadioptres, garde-boue, freins à disques et 7 vitesses Shimano. À noter sur ce modèle la présence d’un ordinateur de bord plus complet que les précédents avec un écran LCD 1.8″ proposant une mesure de vitesse mais également un port USB pour charger un smartphone monté sur le guidon.

Prix affiché : 879€

Prix remisé : 759€ Code Promo : ZBFRMINIMAE5 LIEN PRODUIT

 

Vélo électrique Eleglide T1 Step-Over : vélo 27.5″ type VTC – moteur 250W et 450 w en crête – 45 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 36V 13Ah -Autonomie plat 100 km.

Changement de cadre avec une offre plus chemin de randonnée ou vélotaf de plus de 20 km. Les grandes roues 27.5″ sont toujours là pour de longues balades ou pour aller au boulot. Des pneus VTT de 2.1″, une fourche débrayable de 80 mm, des freins à disque, une assistance 5 niveaux pilotée par un écran 1.8″ avec port USB. Le poids descend un peu avec 26 Kg et l’engin peut charger jusqu’à 120 Kg. Le reste est standard avec des phares StVZO, des catadioptres, des garde-boue, les classiques freins à disques et un système de 7 vitesses signé Shimano. 

Prix affiché : 869€

Prix remisé : 709€ Code Promo : ZBFRMINIMAY3 LIEN PRODUIT

 

Trottinette électrique Ausom DT2 Pro  : pneus 10 x 3″ increvables – 2 moteurs de 1100W – 45 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 52V 23.4Ah – 1216.8 Wh – Autonomie plat 115 km.

Une trottinette électrique légale avec une limitation à 25 Km/h. Le duo de moteurs puissants est là pour porter jusqu’à 135 Kg dans toutes les conditions et avec une belle autonomie. Attention, cet engin pèse 33 Kg et conviendra plus à des usages où il pourra rouler 100% du temps plutôt qu’une solution combinant un usage multimodal. Ce modèle propose des clignotants avant et arrière pour plus de lisibilité de votre conduite.

On retrouve un équipement confortable avec une double suspension, un double frein hydraulique à disque et de l’E-ABS, pliage sécurisé, deck confortable de 52.5 cm de long et 18 cm de large, éclairages légaux avec signalisation de frein et éclairages LEDs supplémentaires avant et côté pour plus de visibilité. Petit klaxon, écran de contrôle, béquille et même antivol intégré avec débridage par code ou NFC (carte incluse ou smartphone), mode croisière, mode parc, puissance de démarrage ajustable.

Prix affiché : 999€

Prix remisé : 899€ Code Promo : ZBFRMINIMATE1 LIEN PRODUIT

 

Trottinette électrique Ausom Gosoul 2 Pro  : pneus 10 x 2.75″ increvables – 2 moteurs de 1400W – 45 Nm de couple – Vitesse max 25 Km/h – Batterie 48V 18Ah – 864Wh – Autonomie plat 90 km.

Toujours un engin de mobilité légale type EDPM en france avec sa limitation à 25 Km/h. Toujours un duo de moteurs performants pour porter jusqu’à 130 Kg confortablement en ville comme en balade. Cet engin, toujours avec des clignotants, est adapté à une conduite urbaine où vous pourrez signaler votre intention de doubler aux autres usagers. Ce modèle pèse encore une fois très lourd, 32 Kg et ne conviendra donc pas à des trajets où vous devrez la porter plus qu’une petite volée de marches. 

L’équipement reste très confortable avec toujours des suspensions avant et arrière, des freins hydrauliques à disque et un frein électronique, Le pliage est simple et le deck mesure 52 cm de long et 18.5 cm de large. On conserve les éclairages légaux avec signal de freinage ainsi que les LEDs supplémentaires. Le klaxon est toujours là comme l’écran de contrôle, la béquille et l’antivol intégré NFC (carte incluse ou smartphone) ou code. On retrouve les modes croisière, parc et un réglage de la puissance de démarrage ajustable.

Prix affiché : 779€

Prix remisé : 629€ Code Promo : ZBFRMINIMATE1 LIEN PRODUIT

Pour profiter des codes, il faut d’abord entrer les produits dans votre panier sur le site de Zigbuy.fr puis aller dans celui-ci et ajouter le code promo indiqué dans la case dédiée. Une fois celui-ci validé, le prix est réduit du montant indiqué. La livraison est gratuite sur tous les appareils de mobilité électrique chez le marchand.

Voir l’offre mobilité électrique sur Zigbuy.fr

Zigbuy.fr : un nouveau sponsor pour Minimachines

C’est la fête de la mobilité chez Zigbuy.fr : vélo et trottinettes en promo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 8 mai 2026 MiniMachines.net

Valve veut empêcher les Scalpers de ruiner son Controller

8 mai 2026 à 10:16

Scalpers, vous avez sans doute déjà entendu ce terme. Il désigne des gens qui achètent des produits commerciaux de manière à en faire un bénéfice immédiat à la revente. Certains en ont fait un métier à part entière, surtout aux US où cette pratique touche de nombreux secteurs : informatique, jouets, objets variés et cartes à collectionner.

scalpers

Les scalpers sont devenus une plaie dans une économie dont des secteurs entiers sont basés sur la rareté entretenue de produits spécifiques : les cartes Pokémon sont par exemple devenues une cible privilégiée de ce type d’agissement. Mais il arrive que cette pratique déborde le monde des produits de collection pour toucher des objets manufacturés plus génériques. Cela a donc été le cas pour les manettes de jeu Steam Controller.

scalpers

Il s’agit d’un pari, celui que Valve n’aurait pas beaucoup de stock ni de possibilité de le reproduire rapidement. Mixé avec une certaine attente des joueurs, cela a laissé croire aux scalpeurs qu’ils pourraient acheter une manette à 99€ pour la revendre dans la foulée sur une plateforme comme Ebay ou Leboncoin pour plus cher. Certains en ont acheté une, d’autres 5 ou 10 avec l’espoir de doubler la mise à chaque fois. J’espère que les acheteurs ne seront pas assez idiots pour se laisser avoir car la manette ne sera pas indisponible très longtemps.

Steam Controller

De nouvelles règles pour lutter contre les Scalpers

En attendant, et pour que la situation ne se reproduise pas, Valve a mis en place une série de mesures pour lutter contre la pratique, dont voici le détail. Les prochains achats du Steam Controller ne se feront que sur réservation. Il ne sera pas possible de se connecter sur la boutique pour obtenir une manette sans l’avoir réservée auparavant. Chaque réservation sera limitée à l’achat d’un seul Steam Controller par personne.

Une file d’attente sera ainsi dressée dans l’ordre de réservation de la manette. Et quand vous recevrez un e-mail pour signaler que votre tour est venu, vous aurez 72 heures pour vous décider et faire votre achat avant de perdre votre réservation. Tout compte qui a déjà acheté une manette ne peut pas, pour le moment, recommencer. 

A cela s’ajoutent deux autres règles de la part de Valve. Votre compte doit être valide, « en règle » selon Steam. Bien que la marque ne détaille pas vraiment ce que cela veut dire, on imagine qu’il sera nécessaire de n’avoir aucun contentieux avec la marque. Autre point important, votre compte doit avoir effectué un achat avant le 27 avril dernier. Un moyen de « disqualifier » d’emblée les nouveaux comptes qui seraient créés pour acheter uniquement la manette. Ce qui permettra au passage d’empêcher les robots employés par les scalpers de sévir. Robots spécialisés dans ce genre d’achat qui peuvent effectuer des dizaines d’achats en quelques minutes en automatisant les tâches.

La méthode est bonne et permettra sans doute de limiter ces mauvaises pratiques. J’espère que les margoulins qui pratiquent ce genre de chose vont se retrouver avec sur les bras plusieurs manettes et qu’il leur sera rapidement impossible de vendre au prix du neuf. Qu’ils seront obligés de les proposer moins cher que leur prix d’achat, de perdre un peu d’argent et l’envie de recommencer. Évidemment, je ne vous encourage pas à vous transformer en gros pigeon et à acheter un objet de ce type plus cher que du neuf. Il est tout à fait possible que Valve refuse tout type de garantie si vous n’avez pas de facture à votre nom pour le produit. Un réapprovisionnement du stock pour l’Europe est prévu dans quelques semaines.

Il est fort possible que cette méthode soit également retenue par Valve pour la commercialisation de sa future Steam Machine. Une manière déviter que certains profitent de la situation au détriment des vrais clients de la marque qui sont avant tout les joueurs.

Les robots de la pénurie

Valve veut empêcher les Scalpers de ruiner son Controller © MiniMachines.net. 2026

Elecrow lance un nouveau kit d’initiation Arduino Nano R4

8 mai 2026 à 09:21

Si vous avez un enfant curieux d’apprendre la programmation, une nièce qui veut s’y mettre ou un ado qui s’intéresse à l’électronique, des valises comme ce kit Arduino Nano R4 sont des outils parfaits pour être certain de proposer quelque chose d’intelligent.

Arduino Nano R4

Arduino Nano R4

À 41,40 € pièce, ce n’est pas la solution la moins chère du marché pour s’initier, mais elle est très complète et répond à un besoin précis. Celui de proposer un vrai produit didactique bordé par un ensemble de guides et de programmes directement exploitables. On me demande souvent qu’est-ce qu’il faut choisir pour un ado ou un primaire passionné d’électronique et je réponds souvent par ce type de petite valisette.

Le contre-argument classique est de me dire que c’est… cher. Et c’est vrai que si on part du principe qu’on peut trouver une carte Arduino entre 5 et 10€ et quelques bricoles électroniques pour 10€ supplémentaires, on peut fabriquer son propre petit kit pour beaucoup moins cher. Le souci est toujours le même, acheter des pièces éparses, des capteurs, des relais, des câbles et une breadboard pour permettre de connecter tout cela ensemble. S’assurer que tout soit vraiment compatible et facile d’emploi. On n’a fait que la moitié du travail.

Car la plus grosse problématique n’est pas dans l’assemblage des composants, même si cela peut déjà être un challenge si on n’a pas les compétences nécessaires. Le point principal est de présenter le tout avec la documentation nécessaire2 pour expliquer comment tout cela fonctionne. Comment les éléments interagissent entre eux et surtout proposer une interface facile à appréhender pour se jeter dans le bain sans être trop intimidé. Un Wiki est disponible ainsi qu’une page Github que vous pouvez d’ailleurs reprendre avec vos propres composants.

Le kit Arduino Nano R4 d’Elecrow propose exactement cela avec une multitude de programmes déjà établis qu’on pourra copier et coller pour les voir fonctionner avant de les adapter et de les modifier selon ses envies. Pas besoin de sortir un fer à souder ou de connecter 50 câbles Dupont immédiatement, pas besoin d’aller se creuser la tête pour comprendre quoi faire avec la montagne de composants non identifiés que l’on a devant soi. Tout est compatible, simple et fonctionnel.

Bien entendu, c’est également limité. Le fait que les éléments soient montés sur une carte au lieu d’être « libres » n’autorise pas tout. Mais c’est beaucoup moins difficile à appréhender qu’une solution plus « sauvage » livrée sans documentation. Et cela n’empêche absolument pas de passer ensuite à l’ajout de composants externes, de modules supplémentaires, de câbles et autres montages plus alambiqués si nécessaire.

Un kit Arduino Nano R4 de base pour se lancer dans le monde de l’électronique.

Comme avec le Crowpie dont je vous parlais en 2025 pour les cartes Raspberry Pi, ce kit permet d’imaginer facilement plein de choses. Un système de détection d’humidité qui va allumer une LED si la terre d’un pot est trop sèche. Un détecteur de passage qui signalera par un petit bruit ou additionnera le nombre de fois où quelqu’un a traversé un lieu. Un système pour allumer une lampe avec une télécommande ou en claquant des mains, un système permettant de construire un petit ascenseur pour robot ou Playmobil en utilisant un moteur pas à pas et les boutons du kit. Un capteur de luminosité qui engagera une interaction avec d’autres éléments du kit. Bref, des dizaines d’interactions possibles qui peuvent être combinées pour proposer des solutions originales.

Associé à une imprimante 3D ou d’un peu de bricolage, l’ensemble des expérimentations réalisées ici peuvent amener à des projets complexes. Par exemple, une fois les éléments de base maîtrisés et prototypés avec la valise Arduino Nano R4, on pourra construire un « robot » pour aquarium. Un capteur de luminosité peut déclencher un relais qui va allumer la pompe et le filtre quand le soleil se lève.

Puis, dans un second temps, un moteur pas à pas pourra faire avancer un tapis roulant (ou une vis sans fin ?) qui transportera de la nourriture au-dessus de l’eau pour nourrir tout le monde. Le capteur de température pouvant de son côté vérifier s’il est nécessaire de lancer un second relais pour allumer le chauffage de l’eau. Le tout en affichant des informations sur un petit écran LCD comme la température de l’eau par exemple.  On peut même imaginer qu’un capteur de luminosité signale clairement qu’il est temps de changer l’eau (même si cela se voit à l’œil nu !).

Tout cet ensemble d’interactions peut être expérimenté sur la valise avant d’être assemblé dans un second temps avec une solution dédiée.

Elecrow CrowPi 3 : une « valise » d’accessoires pour Raspberry Pi 5

Elecrow lance un nouveau kit d’initiation Arduino Nano R4 © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 7 mai 2026 MiniMachines.net

Ploopy Bean : un étrange pointeur sous firmware QMK

7 mai 2026 à 12:42

Le Ploopy Bean s’utilise à plat sur un bureau ou en voyage. Totalement programmable avec un firmware ouvert, modifiable, et documenté, c’est un outil original pour de nombreux usages.

Ploopy Bean

Le Ploopy Bean est un produit de la marque Canadienne du même nom dont je vous ai déjà parlé à deux reprises, avec un casque audio OpenSource en 2023 et une molette  pour PC en 2025. Comme à son habitude, elle vise l’ouverture et permet à ses utilisateurs de programmer ses produits. Car à l’intérieur de ce petit objet on retrouve un microncontrolleur RP2040 de Raspberry Pi qui va porter un firmware QMK. Un outil qui permettra de programmer l’objet pour qu’il exécute tout type d’ordre.

On retrouve d’abord quatre boutons Omron D2LS-21 qui entourent une sorte de Trackpoint habituellement disponible sur les portables de Lenovo. ces boutons sont livrés avec une programmation basique : clics gauche et droite, clic central et défilement. Mais il sera possible de reconfigurer ces boutos très simplement via un outil téléchargé ou en se connectant à une application en ligne. Il sera également possible de réaliser des combinaisons de touches en appuyant par exemple rapidement d’un bouton à l’autre, en restant appuyé longtemps ou avec un double clic.

Des combinaisons peuvent donc être programmées. Appuyer longuement sur un bouton en double-cliquant sur un autre n’aura pas le même comportement que d’appuyer rapidement trois fois sur un troisième. Chaque combinaison peut être programmée pour correspondre à des usages précis. Une remise à zéro du pointeur au centre de l’écran par exemple, un copier-coller ou la navigation dans des plages audio peuvent ainsi être appelés sans difficulté via une simple pression du dispositif. Il faut imaginer les possibilités offertes par quatre boutons et des combinaisons en pensant à l’étendue des possibilités offertes par le code Morse avec un seul bouton… 

Le trackpoint permettra, quant à lui, de piloter facilement un curseur à l’écran. Avec un capteur magnétique Texas Instruments, l’appareil offre une excellente capacité de détection du moindre effleurement. Avec un débattement de 11 mm sur chaque axe, le capteur mesure vos mouvements à un rythme de 20 000 mesures par seconde. Il est capable de détecter des déplacements de trois microns seulement. Cela permettra de piloter finement vos interfaces mais également de jouer sur des effets d’accélération du pointeur suivant la position de l’axe et la durée du déplacement.

Le Ploopy Bean n’est pas un pointeur sans fil

Malheureusement, le petit dispositif ne comprend pas de batterie. Il est pensé pour fonctionner connecté en USB Type-C à un ordinateur classique qui lui fournira son énergie. L’idée est de remplacer un pavé tactile classique ou une souris par un dispositif demandant moins d’espace. Ce qui peut être fort pratique en déplacement, par exemple. C’est également une excellente solution pour piloter un écran dépourvu de tactile dans une station aux usages basiques comme un lecteur de fichiers audio ou un outil de contrôle numérique.

La marque propose son produit à la vente et vous pouvez commander le Ploopy Bean sur leur boutique pour 69.99$ canadiens. Mais, comme d’habitude, les sources nécessaires pour fabriquer votre propre appareil sont fournies. Plans du circuit imprimé, listes de composants, fichiers à imprimer en 3D… tout est dûment répertorié. Il existe même des conseils pour modifier l’appareil. Si vous voulez lui ajouter une batterie par exemple ou augmenter le nombre de boutons, cela est possible. Il faudra juste retrousser vos manches et… oublier votre garantie.

Je me vois bien transformer ce type d’outil en télécommande de contrôle pour interface de canapé ou de PréAO. Un corps un peu plus long, des boutons distribués autour d’un trackpoint et l’idée d’ajouter en plus une gâchette et, pourquoi pas, un petit gyroscope. La combinaison RP2040 et QMKdu Ploopy Bean offre énormément de possibilités de transformations de cette idée de base. Manque juste un peu de temps pour réaliser tout cela.

Source : Liliputing

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Pourquoi un nouveau palier de hausse pour la mémoire ?

7 mai 2026 à 10:58

La mémoire va repartir à la hausse. Samsung a publié, en plus d’excellents résultats trimestriels, une annonce anticipant une forte augmentation des prix de la mémoire vive pour les mois à venir. Comment expliquer ce phénomène alors que nous connaissons déjà une hausse importante depuis le début du mois de Septembre ?

Les constructeurs ont annoncé cette hausse depuis le début de l’année et parfois même avant. La fin de 2025 était plus calme pour eux et ils ne voulaient pas gâcher les ventes des fêtes de fin d’année en étant trop alarmistes mais ils savaient alors déjà que la mémoire allait faire un bon vers le mois de mai.

Pourquoi cette hausse et pourquoi ces dates ? Tout simplement parce que la vente de PC est un commerce comme un autre qui fonctionne avec son propre calendrier. Si Lenovo, Dell, HP ou Asus par exemple, annoncent depuis le début de l’année que les prix vont encore augmenter, c’est pour des raisons de contrats. Des contrats établis sur des périodes avec des engagements et des obligations.

Quand HP ou Asus définissent leurs matériels et lancent des productions de machines, ils le font avec un ensemble d’éléments précis. Des disponibilités techniques pour les assembler. Des disponibilités de pièces détachées comme les processeurs, les pavés tactiles, les dalles d’écran pour les portables, les ventilateurs et… la mémoire vive. Et pour pouvoir définir le prix de leurs machines, ils passent des contrats qui engagent leurs fournisseurs sur un volume et un prix. 

hausse de la mémoire

Ce listing de pièces détachées, mixé avec le coup du montage et de la distribution, saupoudré de marketing et autres frais techniques, définit un prix. Pour que ce prix soit stable, le contrat stipule une certaine durée pour laquelle les fournisseurs s’engagent. En clair, une marque de PC va voir un fournisseur, lui demande X milliers de pièces pour sa gamme de machines pour le trimestre qui vient, le fournisseur lui donne un tarif. Après des négociations financières et techniques, les deux s’entendent, signent un contrat et s’engagent. La marque de PC doit absorber l’ensemble du volume demandé, le fournisseur doit fournir ce volume. Cela permet de définir le prix de chaque engin car sans ce type de contrat ce serait impossible.

Or, pour la mémoire vive, ces contrats prenaient fin pour la majorité d’entre eux fin avril. Le passage au mois de mai annonce donc de nouveaux contrats de négociations pour la mémoire vive. Autrement dit, les prix actuels de la mémoire vive étaient liés à des contrats passés entre les constructeurs de PC et les fabricants de mémoire avant la hausse. Les machines ont certes augmenté en magasin par un effet mécanique, mais les fournisseurs comme Samsung, SK Hynix et Micron continuaient de livrer les acteurs majeurs du monde PC à des prix inférieurs à ceux du marché actuellement.

Les prix de ce marché particulier ont donc été renégociés et cela va entrainer une hausse massive du prix des machines. Non seulement les prix seront plus élevés sur les contrats, mais les fournisseurs de mémoire, de stockage et de processeurs vont limiter la durée de ceux-ci. Cela veut dire qu’au lieu de proposer un prix pour un trimestre ou plus, en s’engageant sur un volume, les constructeurs de PC devront se contenter de contrats beaucoup plus limités. Ce qui entrainera donc de possibles variations de prix à la hausse de mois en mois pour un même portable ou un même MiniPC. Chaque mouvement de prix en amont se répercutera en aval dans une jungle de tarif complexe qui ne va pas faciliter la vie des marques.

Il faut donc s’attendre à des fluctuations de prix, toujours à la hausse, et des machines de plus en plus chères. Non seulement parce que les prix des composants s’envolent, mais aussi parce que les volumes qui vont être accordés par les fabricants de mémoire seront sans doute plus faibles. Ils le sont déjà mais cela pourrait encore s’aggraver car les fournisseurs n’ont plus forcément intérêt à proposer leur mémoire vive au marché PC traditionnel pour le moment. On l’a vu avec Micron lorsqu’il a pris la décision d’abandonner immédiatement sa marque de mémoire Crucial

Une barrette de DDR4 DIMM

Cette frugalité de l’offre va également amplifier la hausse

Moins de mémoire, une demande toujours explosive et les marques de PC vont se battre à coup de carnets de chèques pour obtenir la mémoire dont elles ont besoin. Samsung parle de 21$ HT le prix d’achat par gigaoctet de DDR5 pour le moment. Cela fait 336$ HT pour de 16 Go de RAM, avant même son montage sur un support ou une installation sur une carte mère. Ajoutez simplement 20% de TVA sans même compter les frais et la marge du constructeur qui va intégrer la mémoire et vous obtenez un peu plus de 400€. Cela parait déjà totalement fou par rapport aux prix que nous connaissions il ya juste un an.

« Notre offre est loin d’atteindre la demande de nos clients. En se basant uniquement sur la demande reçue pour 2027, le rapport entre l’offre et la demande pour 2027 est largement plus grand que pour 2026. » indique Kim Jaejune, le responsable du secteur mémoire chez Samsung. Cet écart se creusant, la réponse du marché va être une guerre tarifaire. Imaginez bien que si Lenovo a absolument besoin de mémoire, il va proposer non pas 21 $ HT le Go mais peut-être 21,1 $. En face, HP ou Dell, qui en ont tout aussi besoin, vont s’aligner ou proposer 21.2 $… 

IDC a révisé ses projections qui anticipaient une baisse de - 2.4% des ventes vers une baisse attendue de 11.3% Baisse qui durerait selon l'analyste jusqu'en 2028. Ce qui laisse entendre des tarifs élevés jusqu'en 2029.

IDC a révisé ses projections qui anticipaient une baisse de – 2.4% des ventes vers une baisse attendue de 11.3% Baisse qui durerait selon l’analyste jusqu’en 2028. Ce qui laisse entendre des tarifs élevés jusqu’en 2029.

Pire que cela, le marché des ventes est à la baisse. Moins de volume de machines vendues, cela signifie qu’il faut reporter les frais fixes de chaque entreprise sur un plus petit volume d’engins. Et pour cela, il faut forcément augmenter leurs tarifs. Multipliez tous ces éléments par des hausses massives chez les fabricants de SSD. Par des délais à rallonge et des prix qui s’envolent chez AMD et Intel et vous comprenez qu’en entrant dans ce joli mois de mai, nous entrons dans une toute autre dimension tarifaire pour nos machines.

La hausse de la mémoire vive et des machines en général n’est pas prête de finir.

 

DDRgate² : Une nouvelle augmentation de 30% de la DDR5

Pourquoi un nouveau palier de hausse pour la mémoire ? © MiniMachines.net. 2026

Mecpow M1 : un petit graveur 3.5w basique et pratique à 89€

7 mai 2026 à 06:48

Très compact, le Mecpow M1 propose dans un boîtier sécurisé un petit laser de 3.5 watts capable de graver des surfaces tendres ou de découper des matériaux légers.

Mecpow M1

Antoine m’avait contacté il y a un bon moment pour me demander conseil sur un petit graveur simple et compact, facile à employer, pour son entreprise d’ébénisterie. Je lui avais conseillé d’autres appareils à l’époque mais rien qui ne lui convenait vraiment. C’était soit trop grand, soit trop cher, soit les deux. L’idée pour lui était très simple. Graver la signature de son atelier sur de petits meubles, des cartons d’emballage et autres éléments. Rien de plus.

Le Mecpow M1 semble remplir exactement cette mission. Ce graveur est simple et compact avec 22 cm de large, 26.4 cm de profondeur et 19.4 cm d’épaisseur. Il propose une jupe pour filtrer son laser et protéger les yeux des gens qui gravitent autour. Cette jupe est une grosse évolution par rapport à la version précédente de ce type de graveur. Sur les premiers modèles, la jupe s’encastrait dans le corps de l’appareil et n’était retenue par rien. Il fallait l’ôter pour manipuler l’objet puis la remettre un peu « au petit bonheur ». Ce qui n’est pas des plus rassurant pour une barrière censée protéger la vue.

Sur le Mecpow M1, la jupe en plastique vers se soulève sur un axe et se rabat un peu comme la visière d’un casque de moto. Elle ne se balade plus au hasard et se repositionne toujours au même endroit.

Le graveur embarqué est faible, il s’agit d’un module de 3.5 watts qui ne servira qu’à découper du papier et éventuellement du carton ou à marquer ces matériaux. Il pourra également entamer du bois, suffisamment pour graver des essences assez denses, marquer des objets en bambou ou en MDF. Le laser peut également atteindre du cuir ainsi que des éléments dédiés à la pratique comme des métaux laqués. La découpe de morceaux de bois me parait inaccessible dans de bonnes conditions. Le gros avantage de ce type de laser est sa finesse de gravure, cela permet de dessiner des images complexes sur du bois sans le brûler.

Des options de tête laser en 5 watts offriront plus de puissance, ce qui permettra surtout un travail plus rapide. Un laser infrarouge en 1.2 watts adressera d’autres matériaux plus facilement. Des options pour surélever le laser et installer un outil rotatif existent mais me paraissent un peu inadaptées à ce genre de laser. Non pas que cela ne fonctionnera pas mais ce type d’usage réclame sans doute un appareil plus conséquent pour que cela soit réellement utile. Par défaut, le Mecpow M1 pourra travailler des objets de 4.5 cm d’épaisseur ou moins. Il sera évidemment possible de le placer en hauteur pour atteindre des objets plus épais en veillant bien  à ce que le laser reste enfermé dans la coque de protection.

La surface de gravure est faible : 10 cm sur 10 seulement, cela correspond à la taille nécessaire pour apposer son logo ou une signature ou réaliser un petit transfert d’image facilement via Wi-Fi, USB ou carte MicroSD. Le Mecpow M1 prend en charge les logiciels habituels, dont LaserGRBL et Lightburn. Une évacuation des fumées est prévue par l’arrière et pourra se combiner soit avec un accessoire spécifique Mecpow P50, soit avec un simple montage d’une gaine annelée et d’un petit ventilateur pour évacuer la fumée vers l’extérieur.

Le Mecpow M1 en promo

Le Mecpow M1 est proposé à petit prix : 99€ seulement et peut même s’obtenir à 89€ chez Geekbuying avec le code GKB26MS10 . Le stock est situé en allemagne pour une livraison rapide.

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Reçu — 6 mai 2026 MiniMachines.net

Lattice va racheter les BIOS AMI dans une perspective d’indépendance

6 mai 2026 à 13:49

Une négociation semble plus qu’engagée entre la société Lattice Semiconductor et l’actuel propriétaire des BIOS AMI qu’est THL Partners. L’objectif, obtenir l’exploitation, les brevets et les licences de ces technologies de BIOS, indispensables au monde informatique.

Lattice LOGO

Hier, je vous parlais des BIOS Phoenix Technologies et de leur rachat par Lenovo en concluant que ce serait probablement difficile pour un concurrent du constructeur de racheter un des deux grands acteurs restants. A savoir AMI ou Insyde. Difficile d’imaginer un Dell ou un HP faire la même opération car cela deviendrait compliqué ensuite de faire jouer la concurrence.

AMI BIOS

Aujourd’hui, on apprend donc que c’est un autre acteur qui s’offre les BIOS AMI. La société American Megatrends va probablement tomber aux mains de Lattice basée en Oregon et qui promet des garanties à ses partenaires. Lattice semi est un acteur indépendant, un prestataire qui œuvre à trouver des solutions techniques pour tout type de client dans différents domaines. Son rôle est de remplir un cahier des charges pour résoudre une problématique précise, de développer une solution et d’en assurer le support. La marque est connue pour son ingénierie, notamment en matière de solutions FPGA. Lattice n’est pas lié à une marque plus qu’une autre et travaillera à résoudre aussi bien un souci de communication entre des serveurs que trouver une solution robuste à intégrer dans un véhicule. Dell, HP, Asus ou Acer peuvent venir frapper à sa porte sans avoir l’impression de financer leur concurrent.

Dis, tu veux bien être mon AMI ?

THL Partners, qui détient actuellement AMI BIOS, semble valider la revente de son poulain puisque le site AMI présente la nouvelle. THL est un groupe d’investissement qui gère un portefeuille de sociétés et dont l’objectif est de réaliser ce type de transaction avec des dividendes quand il est propriétaire et des bénéfices quand il est vendeur.

Dans tous les cas, Lattice promet une approche indépendante vis-à-vis des clients et actuels partenaires d’AMI BIOS. Son objectif est donc simple : profiter d’un outil pour améliorer ses propres services en augmentant la fiabilité et la résilience de son offre d’un côté. Établir de nouvelles marges avec la distribution de BIOS de manière classique pour étendre son chiffre d’affaires de l’autre.

Le LOGO d'AMI

AMI BIOS change de main, mais pas de profil

Rien ne change à priori. La distribution des BIOS ne devrait pas être modifiée et leur développement restera identique. Je pense que ce mouvement rapide en réaction du rachat par Lenovo de son principal concurrent a peut-être été poussé par différents acteurs concurrents. Une idée qui permet de sécuriser justement l’approche neutre de cette dépendance indispensable au monde PC. Insyde, qui développe les BIOS du même nom, reste quant à elle indépendante, basée à Taipei avec des bureaux aux US et à Shanghai.

Difficile de voir si le rachat de Phoenix Technologies par Lenovo provoquera un changement d’attitude de ses concurrents. Si ce mouvement entrainera d’autres acteurs à choisir AMI ou Insyde dans le futur. Dans tous les cas, ces évènements ne devraient pas provoquer de remous techniques de notre côté.

Source : Lattice

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo

Lattice va racheter les BIOS AMI dans une perspective d’indépendance © MiniMachines.net. 2026

AceMagic F5A AI 470 : un double choix de mémoire vive

6 mai 2026 à 11:26

Le AceMagic F5A AI 470 est une évolution du modèle Ryzen Strix Point que l’on a recroisé il y a très peu de temps en promo mais qui a été lancé en 2025. Cette nouvelle version diffère avec l’emploi d’un processeur plus récent mais aussi par le choix d’implantation de sa mémoire vive.

AceMagic F5A AI 470

Le AceMagic F5A AI 470 embarque désormais un processeur AMD Ryzen AI 9 HX 470 “Gorgon Point”, tandis que le précédent modèle était équipé de la génération précédente « Strix Point » avec un Ryzen AI 9 HX 370. Deux puces en réalité assez semblables malgré de petites différences techniques. Pour un utilisateur lambda, passer de l’un à l’autre n’entrainera aucun bouleversement majeur. 

Par exemple, le NPU embarqué sur le 470 grimpe à 55 TOPS, le précédent était « limité » à 50 TOPS… Pas sûr que monsieur et madame Tout-le-monde y voient de grosses différences. Les fréquences entre les deux processeurs évoluent quelque peu sur une base commune de 4 cœurs Zen 5 et 8 cœurs Zen 5c pour 24 Threads. La fréquence de base est la même, 2 GHz pour tout le monde mais le mode boost du 370 pour ses cœurs Zen5 atteind 5.1 GHz tandis que le 470 grimpe à 5.2 GHz… Les Zen 5c restent, quant à eux, à 3.3 GHz dans les deux cas. C’est donc une évolution de… 100 Hz en Boost.

Le TDP par défaut est le même à 28 watts, le cache L3 reste à 24 Mo, la gravure est toujours un 4 nanomètres FinFET de TSMC. La seule autre différence est la vitesse de traitement atteinte par le circuit graphique Radeon 890M du HX 470 qui atteint 3.1 GHz pour ses 16 cœurs quand le HX 370 reste à 2.9 GHz. L’évolution la plus significative entre les deux puces est probablement ici, dans ces 200 MHz de différence.

Il faut bien comprendre ici que le HX 470 est une optimisation du HX 370. Autrement dit, à part pour certains usages très spécifiques, aucune raison de préférer l’un à l’autre. Les gains entre les deux puces sont inférieurs à 10% dans les benchmarks et donc encore moins sensibles face à la réalité des usages du quotidien.

La gestion de la température interne est assurée par une double ventilation. Un premier ventilateur prend en charge le processeur et repousse la chaleur vers l’extérieur via un jeu d’ailettes classiques. Un second ventilateur aspire de l’air frais pour refroidir mémoire vive et SSD. La marque indique un fonctionnement silencieux. Pour avoir entendu le précédent modèle monté dans les mêmes conditions, l’usage classique est très sobre. La lecteure d’un film ne met guère la machine sous pression. Par contre, en jeu, l’engin monte assez vite dans les tours et atteind facilement les 40 dB. À noter qu’il n’oscille pas sans arrêt d’une puissance à une autre mais reste plutôt sur des phases de rotation assez longues, ce qui évite de l’entendre changer de rythme en permanence.

LA grosse différence entre les deux minimachines vient en réalité d’ailleurs. AceMagic propose désormais deux versions de son MiniPC dans une combinaison différente. Le modèle « 370 » est sorti avec deux slots SODIMM de DDR5-5600 classique. Il était ainsi vendu en format barebone sans mémoire ni stockage mais également équipé de barrettes et de SSD M.2 dans différents scénarios. Ce qui offrait de la souplesse de commercialisation pour la marque.

Mémoire LPDDR5 et SODIMM DDR5 pour le AceMagic F5A AI 470

Le Acemagic F5A AI 470 change de méthode. La marque propose toujours une version avec deux ports SODIMM de DDR5-5600 qui ne sera vendue que sous forme de barebone. Laissant à l’utilisateur le soin d’ajouter sa mémoire et son stockage ainsi que le système d’exploitation de son choix.

Mais le constructeur proposera également une solution complète avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de SSD au format M.2 2280. Sauf que dans ce second cas, il sera proposé sous la forme de LPDDR5x-8000 soudée directement sur la carte mère, sans possibilité de faire évoluer cette mémoire. Deux cartes mères donc pour faire face à différents scénarios. Je suppose que Acemagic peut orienter la production suivant les demandes. Proposer de la LPDDR5x soudée lui coutera sans doute moins cher et permettra de tirer un peu les prix vers le bas. Et si d’aventure les prix de la mémoire explosent encore un peu plus, il lui restera la possibilité de pousser ses modèles barebones en avant.

Dans les deux options de mémoire, le stockage du AceMagic F5A AI 470 est confié à une solution comprenant trois ports M.2 2280 en NVMe PCIe 4.0 x4. C’est une nuance par rapport au précédent modèle sous AI HX 370 qui ne proposait que deux ports PCIe 4.0 x4. La marque préfère ici pouvoir intégrer plus de stockage. Une probable remontée des utilisateurs qui préfèrent embarquer facilement jusqu’à 6 To de données avec des SSD simple face dans un format qui ne permet pas d’ajouter de stockage SATA 2.5″. On retrouve également un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 monté sur un port M.2 2230 pour une connexion sans fil rapide.

Pas de surprise sur le poste connectique, les deux châssis étant identiques, les ports sont les mêmes. En façade, on retrouve le classique bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A et un port USB4 avec PowerDelivery et DisplayPort. A l’arrière, c’est également identique avec un Jack d’alimentation, un second port USB4, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, un USB 2.0 Type-A et un USB 3.2 Type-A. Un port OCuLink est toujours présent sur le côté du châssis, caché par un petit opercule de silicone.

Au final, le passage d’une puce à l’autre ne change pas grand-chose pour l’utilisateur lambda à mon avis. Ce modèle est plus rapide et apporte également plus de possibilités de stockage mais d’un point de vue performances, ce n’est pas une évolution majeure.

Au final, ce AceMagic F5A AI 470 est une évolution pragmatique du modèle précédent. Il s’adressera aux mêmes usages et aux mêmes utilisateurs. C’est un MiniPC très complet, efficace et capable de mener à bien la majorité des opérations : du traitement de texte à la création numérique. De la modélisation en 3D au montage de vidéo en passant par le jeu dans des proportions limitées, le web et évidemment le multimédia. À moins de lui adjoindre une carte graphique plus puissante en OCuLink, les usages « temps réel » de la machine seront toujours limités. Les jeux les plus gourmands en 3D par exemple ne pourront pas être aussi fluides que sur un PC classique. Mais ce n’est pas forcément le but rrecherché ici.

Le MiniPC est en prévente sur le site de la marque à 709€ en version barebone. Le code promo ACEFA50 baisse ce tarif à 659€. Le modèle en LPDDR5 tout équipé n’est pas encore listé. Il faudra donc ajouter à cette base de la mémoire SODIMM DDR5 et un stockage M.2 2280 NVMe. Ce qui fera gonfler la note. Cela peut néanmoins avoir du sens pour un utilisateur qui possède déjà ces composants. Les expéditions auront lieu à partir de la fin du mois de mai, depuis un entrepôt européen et avec deux années de garantie. Aucune date ne semble prévue pour la version LPDDR5 pour le moment.

Voir l’offre sur AceMagic.eu

 

AceMagic F5A AI 470 : Barebone 
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ garanti 2 ans

– Modèle Barebone
– SAV et support en Europe
– audible en calculs lourds (40 Db)

AceMagic F5A AI 470 : un double choix de mémoire vive © MiniMachines.net. 2026

Valve joue la carte de la transparence pour le Steam Controller

6 mai 2026 à 10:15

Comme pour le Steam Deck, Valve capitalise sur les attentes des experts pour renforcer l’image de sa nouvelle manette. La marque veut que vous découvriez le Steam Controller deuxième du nom sous toutes les coutures.

Si vous jouez aux jeux-vidéo depuis des années, vous avez sans doute déjà cassé une manette de jeu ou un joystick. Un bouton qui ne marche plus, un élément qui se détache en interne, un joystick qui dérive ou un câble qui s’arrache. C’est bien souvent un élément mineur et qui serait en théorie facilement remplacable.  Il est souvent possible de réparer ces appareils mais le temps passé par rapport au prix des objets rend l’opération fort peu rentable.

Pourquoi ? Parce que le constructeur a cherché à vous compliquer la vie, dès l’ouverture du produit. Avec des boîtiers thermocollés, des références inexistantes sur ls composants, des têtes de soutien en plastique pensées pour être irattrapables même avec de la super superglue, des éléments noyés sous la colle ou la résine … L’objectif n’est pas l’obsolescence programmée mais de faire en sorte que la réparation demande des heures de travail, du matériel spécifique et beaucoup de compétences techniques.

Et c’est énervant. Très énervant de voir un appareil qui fonctionne très bien par ailleurs, impossible à réparer parce qu’un bête composant à 60 cents coincé sous un bouton ou une gâchette se balade dans le boîtier sans que vous puissiez y faire grand-chose.

Valve joue la transparence avec le Steam Controller

La marque vient de publier les fichiers CAO de son produit, directement sur un gitlab hebergé en interne. Tout y est, la manette en détail et son Puck qui sert à la connecter à une machine. Valve avait fait la même opération avec le Steam Deck en proposant le détail de toute la console. Ce qui a rendu la tâche d réparation beaucoup plus facile. Le site de réparation iFixit a même distribué les composants principaux de la console sur son site : carte mère, enceintes, batterie, écrans et joysticks. Rebelote pour le Steam Controller avec le détail étape par étape pour réparer la manette de jeu, toujours chez iFixit.

transparence technique

Les vis même pas cachées remplacent les vices cachés

En interne, on découvre une manette pensée pour être facilement réaparable. Les composants sont retenus par des vis accessibles, chaque matériel est dûment identifié avec un petit QRCode pour plus de transparence, le contrôle de l’électronique est facilité par des points de contact tous dûment identifiés. Tout est fait pour découvrir facilement chaque panne et remplacer le composant problématique.

On découvre également que les liaisons entre les différents éléments ne sont pas soudées ou noyées sous la colle chaude mais remplacées par des nappes et des connecteurs amovibles. Des détails qui vont amplement simplifier la vie des réparateurs. Il sera possible de changer des éléments techniques complexes sans même avoir à faire chauffer son fer à souder.

Ce « détail » d’une documentation technique complète fait clairement partie du prix de la manette. Le Steam Controller vous donne accès à ses entrailles et permet d’être aussi bien réparé que modifié. Pour être tout à fait transparent, il est également possible de faire ce type d’opération sur une manette de Sony Playsation type Dualsense… Mais le niveau technique nécessaire pour tenter l’opération n’est clairement pas le même.

Le guide d’iFixit pour la manette Sony indique qu’il faut 32 étapes pour changer la carte mère de la manette en indiquant un niveau de difficulté élevé et de 1 à 2 heures de travail, il n’en faut que 13 pour la manette de Valve avec un niveau qualifié de modéré et entre 45 et 60 minutes devant soi. Il est uniquement nécessaire de retirer 7 vis Torx 6 facilement accessibles pour ôter la coque arrière du Steam Controller quand il faut 17 étapes complexes pour accéder au même composant chez Sony.

Ce résultat n’est pas dû au hasard, la volonté du constructeur a été de penser un objet pour qu’il soit facilement réparable : cela a un coût technique de recherche et développement mais également un coût de production. Des éléments qui pèsent sur le prix de la manette de Valve. Reste maintenant à savoir si la marque va commercialiser d’une manière ou d’une autre les composants nécessaires à ces réparations : cartes mères, moteurs, boutons, batterie et autres.

Valve joue la carte de la transparence pour le Steam Controller © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 5 mai 2026 MiniMachines.net

Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY

5 mai 2026 à 16:27

Sipersmechatronics, c’est un projet d’une envergure étonnante dans le monde de l’impression 3D. Piloté par un passionné en solo, ce projet consiste à ajouter soi-même un dispositif pour imprimer avec plusieurs filaments sur sa propre imprimante.

On pourrait imaginer des constructeurs industriels capables de proposer cela en ajoutant un ensemble de composants supplémentaires, des moteurs, différents capteurs et toute une mécanique en plus de l’imprimante de base. Mais là où la proposition de Sipersmechatronics est folle c’est qu’il ne s’agit de rien de tout cela. Le projet consiste à ajouter un ensemble d’accessoires purement passifs, sans le moindre bout d’électronique ni le moindre moteur. Le tout imprimé en 3D avec sa propre imprimante.

Le fonctionnement original de Sipersmechatronics 

L’idée de base est de faire des supports de filaments 3D qui vont chacun prendre en charge un matériau et le glisser dans la buse de l’imprimante 3D, une approche classique donc. La trouvaille, c’est d’utiliser pour cette prise en charge non pas un ensemble de moteurs et de capteurs supplémentaires qui vont pousser le filament vers la buse, mais d’exploiter le moteur existant de l’extrudeur pour faire fonctionner ce mécanisme d’entrainement.

Sipersmechatronics

Sipersmechatronics

La tête d’impression de la Bambu Lab A1 propose en effet un arbre de moteur un peu plus long qui fait tourner un petit élément en façade. Cela permet de voir que le moteur, et donc l’engrenage de l’extrudeur, tournent. En supprimant ce « décor » de façade pour le remplacer par un engrenage, la rotation du moteur est exploitable pour  d’autres usages..

Pour changer de filament, l’imprimante stoppe l’impression, retracte le filament utilisé et remonte sa tête pour se positionner précisément sous un des modules de gestion de matériau. Ce faisant, elle ajuste alors un engrenage présent sur la tête dans un autre intégré au châssis pour transmettre un mouvement.

Le moteur de l’extrudeur qui pousse normalement le filament vers la buse est ainsi prolongé pour faire tourner une courroie. Celle-ci est liée à cet autre système d’engrenages qui va, en tournant, déplacer le filament de chaque bobine vers un tube pour le tirer ou le pousser. On peut ainsi rétracter le matériau en place et changer pour un nouveau dans la foulée. Tout cela sans jamais avoir besoin du moindre moteur ni du moindre bout d’électronique. Uniquement un pilotage du moteur existant de l’extrudeur. Le tour de force consiste à donner à l’imprimante la liste des mouvements à effectuer ainsi que le nombre de tours de moteur d’extrudeur à réaliser dans chaque sens.

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée

Les avantages de cette idée sont nombreux puisque le projet Sipersmechatronics promet la gestion de 4 filaments par défaut et jusqu’à 8 avec tubes permettant d’engager deux matériaux différents. L’ensemble est entièrement imprimé en 3D et la seule partie qui ne pourra pas être fabriquée par sa propre imprimante est très accessible. En effet, les tubes PFE qui guident les filaments vers la buse devront être achetés. Pour le reste, il faut du PLA pour le corps et les engrenages et du TPU souple pour la courroie. 

L’ajout de ce kit est totalement reversible, il ne modifie en rien l’usage de l’imprimante de base et peut donc être retiré pour un SAV par exemple. Expérimenter est totalement possible ici. Le pilotage de la solution se fait dans Bambu Studio, le logiciel de découpage de la marque Bambu Lab. des réglages doivent être effectués pour prendre en compte les différents mouvements supplémentaires pour les déplacements de la tête et les mouvements de filaments. 

Pour le moment, seules les Bambu Lab A1 sont concernées par ce développement et la A1 Mini est en cours de finalisation. Le site va proposer l’ensemble des éléments pour parvenir au résultat sous la forme d’un dossier payant : documentation, code, générateur de code nécessaire, fichiers de réglages et évidemment, l’ensemble des fichiers à imprimer. 

Je ne pense pas que cette solution soit la plus efficace possible en termes de déchets de purge ni en temps d’impression. Les mouvements supplémentaires initiés par la manipulation du filament auront sans doute un impact important sur ce dernier poste. Mais je salue l’idée proposée et le résultat annoncé. D’autant que le développeur pense pouvoir adapter son idée à des modules AMS. Ce qui multiplierait encore le nombre de matériaux et coloris possibles.

Je suis assez épaté de la qualité du projet et du travail mené. Il manque encore pas mal d’informations à son sujet mais le résultat est déjà assez incroyable. La complexité de la programmation de l’ensemble, le jeu des engrenages et la prise en charge de l’ensemble des éléments est vraiment un casse-tête spectaculaire. 

Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY © MiniMachines.net. 2026

Rakuten France : une disparition de l’enseigne cet été ?

5 mai 2026 à 14:35

Possible fin de partie pour la plateforme de vente Rakuten France ? C’est un scénario plus que probable qui est en train de se profiler. Je ne sais pas si Rakuten a eu une activité bénéficiaire depuis le rachat d’un PriceMinister déjà déficitaire en 2010. Mais la gestion de la plateforme m’a toujours paru préoccupante.

Minimachines vit en grande partie de l’affiliation et Rakuten France a depuis toujours proposé une généreuse plateforme de ce type. Pourtant, je n’ai que très rarement mis en avant ses offres. Une recherche sur le site ne liste que sept billets mentionnant Rakuten, souvent pour des offres vraiment spécifiques et parfois pour parler e-commerce. Pourquoi ce désamour pour le site ? C’est assez simple. Je n’aime pas son fonctionnement, je n’ai jamais aimé cette place de marché. Trop de problèmes, trop de déboires, trop de permissivité avec des vendeurs qui apparaissent et qui disparaissent du jour au lendemain. Des garanties qui s’évanouissent, un service client qui ne répond pas et surtout, surtout, une concurrence qui fait aussi bien voir mieux.

Parfois des prix « Rakuten » sont plus intéressants que les prix des concurrents. Cela ne joue jamais à grand chose. 1, 2 ou 5€ de moins sur des factures de 300€. J’ai passé l’âge de me dire que je vais acheter un truc chez un vendeur de place de marché pour le payer 278€ au lieu de 279€ chez une boutique à laquelle je suis habitué. Et, apparemment, je ne suis pas le seul.

Rakuten France pullule de produits illégaux

Rakuten France pullule de produits illégaux

Rakuten France ou la course au prix cassé

Le problème de Rakuten France, c’est qu’ils n’ont rien construit. La marque n’a pas de réputation pour sa place de marché. Ou plutôt, sa réputation n’est pas glorieuse. Malgré d’excellentes positions dans divers médias, une marque forte dans le sport, la réputation des excellentes liseuses Kobo et la force d’une plateforme publicitaire avec un gros réseau, tout ce que l’on retient de Rakuten France en tant que place de marché n’est pas glorieux. Sa seule force était ses tarifs et si je parle au passé, c’est parce qu’à jouer sur les prix, l’enseigne s’est faite doubler par de nouveaux acteurs. Ce que Rakuten appelle un marché en « rapide mutation » est en réalité la trace d’une marque qui n’a pas su fidéliser ses clients.

En ne jouant que sur les prix, soit en direct, soit en proposant des offres de cashback, Rakuten France a tenté de court-circuiter les magasins traditionnels. Tant et si bien que ces magasins ont fini par s’en servir comme plateforme publicitaire et secondaire pour écouler leurs produits : Darty, Auchan, Intermarché, Décathlon, Zalando, LIDL, Carrefour et bien d’autres ont fini par poser leurs valises chez le vendeur… via la plateforme publicitaire de la marque. Probablement pour  essayer de sauver les meubles.

Proposer un site de vente dont la promesse est de faire des économies en achetant ailleurs est tout de même une révolution dans le commerce…

Depuis PriceMinister la marque n’a pas bougé. Elle est restée ce qu’elle est : un casseur de prix ne fournissant qu’un maigre service. Et la clientèle n’a aucune raison de préferer ce type d’enseigne à une autre si le seul argument est le prix d’achat. Impossible de retenir un client si la seule stratégie est d’être un euro moins cher. Il suffit que le concurrent soit au même niveau pour vous battre. Fautes de marges, la plateforme a continué à perdre beaucoup d’argent sans sembler vraiment compter changer de stratégie.

Et sans changer ses méthodes de marketing abusées de toutes parts. Un exemple « d’aventure » personnelle que j’ai eue avec Rakuten fut assez édifiant. Je cherchais en 2023 un jeu de société d’occasion sur LeBonCoin et je tombe sur un article neuf à prix « cassé ». Je contacte le vendeur qui m’explique tout simplement qu’il peut me générer des codes Rakuten proposant 10€ de réduction sur le site. Il faut simplement avoir un email jamais utilisé. Lui empoche une affiliation parce qu’il apporte de « nouveaux clients » à la plateforme. L’acheteur économise 10€… Et le site perd probablement une fortune. Surtout qu’au vu du profil du vendeur LeBonCoin, sa stratégie touchait plusieurs dizaines de références où il se « placait » mieux que les produits d’occasion. Un gouffre de pertes possible probablement exploité de manière industrielle.

Le « Cash-Back » ou la verroterie du XXIe siècle

Un des gros arguments de la plateforme. Le Cash-Back, est une solution qui permet de cumuler des points qui vont se transformer en remise. Pratique classique des magasins qui veulent retenir leur clientèle, du supermarché au vendeur de pizza, c’est également une stratégie limitée. Chaque achat sur Rakuten France rapporte des « points » qui vont pouvoir être monnayés pour de futurs achats.

L’idée est à peu près toujours la même. Le vendeur de pizza s’assure que vous n’irez pas chez un concurrent en tamponnant votre petite carte de fidélité. Le supermarché veut que vous poussiez toujours ses caddies. Rakuten France transforme une fraction de sa marge sur certains produits en remises sur ses rayons. L’idée étant comme toujours d’attraper des clients en leur faisant miroiter de formidables baisses qui se traduisent en réalité péniblement par quelques maigres pourcents de moins sur un total qui n’est alors plus analysé.

1% de cash back !

1% de cash back ! Wow !

En générant 5€ de remise en cash-back, le magasin en ligne crée des œillères au client qui sera moins sujet à l’analyse et à la comparaison de prix. Il voudra un retour sur investissement, pressé par un email lui expliquant la prochaine limite de validité de ses avantages. Il paiera ainsi peut-être un produit remisé plus cher que chez un concurrent ou achètera un produit dont il n’a pas besoin pour ne rien « perdre ».

Évidemment des « baisses » de 10 ou 20% sur vos achats au travers d’une génération de Cash-back ne sont pas financièrement possibles. Les 10% promis étant exploitables de manière universelle sur le site, ils reviennent à financer des concurrents dans la majorité des cas. Si vous vendez une perceuse avec 20% de remise en cash-back, il y a peu de chance que l’acheteur se serve de ce cadeau pour en acheter une seconde le mois suivant. Aussi les remises sont en général « rattrapées » par les prix de base. Comme les vendeurs étrangers intègrent le prix des frais de port dans leurs tarifs, le  Cash-Back est en réalité souvent intégré dans le prix de vente de base des produits.

 

Une érosion massive de trafic

Les chiffres donnés par la direction sont édifiants : « Le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur cette même période », indique-t-elle. Une Bérézina qui montre que cette course aux prix n’est pas une excellente stratégie. Surtout que pour la tenir, Rakuten a ouvert ses portes aux pires vendeurs possibles. 

Entre ceux qui proposent des EDPM illégaux capables de grimper à 70 Km/h sans aucun certificat de conformité, le marché gris de licences, les annonces de produits rocambolesques, les produits non conformes et le Dropshipping déguisé, la plateforme a tout fait pour échauder ses clients. Quelle surprise pour un acheteur lambda de découvrir que le matériel commandé à un vendeur « français » a en fait été expédié de Chine, taxes à l’appui. Quelle stupeur de voir que le produit reçu hors-service n’a droit à aucun SAV car la boutique qui l’a expédié a tout simplement disparu. Quel choc pour un client de constater l’étendue de l’imagination de différents profils de vendeurs pour vendre des produits pas adaptés à notre pays.

Il est facile de comprendre pourquoi Rakuten a vu sa clientèle disparaitre. Un acheteur échaudé ne va pas retenter l’expérience deux fois. Sur les forums et autres groupes où je traîne, la proposition d’un produit sur Rakuten se solde toujours de la même façon. Suite à la proposition d’un lien c’est en général toujours en gros la même remarque qui est faite : « Rakuten, merci mais non merci. »

Rakuten France

Rakuten France

Rakuten France à la recherche d’un repreneur

L’idée qu’un repreneur puisse surgir et sauver le site In-extremis semble compromise. Il y aura peut être quelques offres farfelues pour tenter de reprendre quelques éléments de l’enseigne. Certains s’intéresseront sans doute à son carnet d’adresse même s’il est disponible sur le Dark Web… Mais je ne vois pas l’intérêt de sauver le site dans l’état. Les plateformes de e-commerce sont nombreuses, les places de marché encore plus. 

Si personne ne se porte acquéreur, l’enseigne fermera sans doute ses portes cet été.

Rakuten France : une disparition de l’enseigne cet été ? © MiniMachines.net. 2026

Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve

5 mai 2026 à 10:35

Impossible de savoir si le stock du Steam Controller était important ou non, seule certitude, entre le moment de sa mise en vente et le moment où il est passé en rupture, ça n’aura pas duré longtemps.

Steam Controller

Cela ne veut pas dire que le stock de la manette était trop limité, les chiffres de Steam sont régulièrement colossaux, avec très souvent des millions de joueurs simultanés sur la plateforme. La marque a ici employé tout son savoir-faire marketing pour mettre en avant son produit et si les taux de transformation mis en place pour les alertes de sorties de jeu fonctionnent aussi bien avec son matériel, ce sont probablement des centaines de milliers de clients potentiels qui ont reçu un message les prévenant de la disponibilité du Steam Controller au même moment.

Il est possible que la quantité de manettes écoulées en quelques minutes corresponde à la totalité du nombre de manettes d’une marque classique en un trimestre. Début janvier, plus de 40 millions de joueurs étaient connectés en simultané sur Steam. Des millions de Steam Decks ont été vendus et de nombreux utilisateurs ont installé des systèmes comme Bazzite sur des PC de salon pour retrouver l’écosystème de SteamOS. Si un très faible pourcentage de ces clients potentiels ont décidé de passer commande, les ventes ont un potentiel colossal.

Le stock a donc immédiatement fondu, avec la patience d’un flocon de neige sur une poêle bien chaude. Valve avait annoncé un stock « conséquent », ce qui ne veut pas dire grand-chose. Mais si un million de personnes se connectent pour acheter une manette, ou juste pour voir si le stock est bien réel, aucun entrepôt rempli à ras-bord n’aurait pu faire face à un tel appétit.

Cette vidéo hypnotisante présentait comment Valve avait géré la production de sa première manette Steam. Impossible de savoir si aujourd’hui la marque a décidé de fabriquer ses manettes ou a confié la production à un sous-traitant. Rassuré sur ses ventes, la production pourrait repartir à la hausse et les stocks revenir dans le vert assez rapidement. L’éditeur communiquera peut être, avec des chiffres sur ses ventes pour ce bref moment de commercialisation. C’est en tout cas un excellent ballon d’essai pour Valve qui va sans doute être rassuré sur l’appétit actuel de sa plateforme. Un bon moyen de prendre la température avant la toujours très hypothétique sortie de sa Steam Machine. C’est également un excellent moyen marketing. La première salve a disparu d’un claquement de doigt, si vous tenez a obtenir une manette, il ne faudra pas trop traîner lors de sa remise en stock.

Steam Controller

Le Steam Controller fantôme

Le Steam Controller montre que le marché ne sera pas tendre en 2026-2027

C’est un point important à prendre en compte, il me semble. La manette a été jugée trop chère par de nombreux commentateurs qui ne voyaient pas là un investissement intéressant. C’est un point de vue parfaitement défendable et qui a du sens pour beaucoup de monde. A 99€ pièce, la manette est plus de quatre fois plus chère qu’une solution sans fil très correcte comme la Gamesir Nova 2 que j’utilise et qui fonctionne admirablement bien. Et pourtant, la manette de Valve est partie sans problème.

C’est un élément assez clair désormais sur le marché informatique. Les prix élevés ne font plus fuir tout le monde. On l’a vu lors de la crise des cartes graphiques avec le COVID, les prix avaient beau avoir totalement explosé sur les puces les plus puissantes, des acheteurs faisaient toujours la queue pour se les procurer. Aujourd’hui plusieurs constructeurs m’indiquent que le seul frein sur les ventes n’est pas lié au tarif mais à la disponibilité des composants. Malgré des prix en nette hausse, quasiment tout ce qui est proposé est vendu.

À 99€ pièce, la manette Steam Controller paraissait trop chère pour certains, tout comme la mémoire vive ou le stockage paraissent excessivement onéreux pour d’autres. Pourtant les produits se vendent sans problème. Les « tièdes », ceux qui n’arrivent pas à sauter le pas d’un investissement sont en réalité « ceux qui ont le choix de ne pas le faire » m’explique un commercial d’une grande marque de PC. Les autres, les entreprises, les industriels, mais aussi les particuliers qui subissent une panne ou qui ont le jeu comme loisir principal, ne regardent finalement pas trop à la dépense. Ce qui, évidemment, n’incitera pas les constructeurs à baisser leurs tarifs quand ils le pourront.

Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ ?

5 mai 2026 à 09:44

Mise à jour de prix : passage de 349€ à 299€.

Billet original : La mode est aux vidéoprojecteurs compacts et mobiles, des outils que l’on va balader de pièce en pièce suivant ses besoins. Le ETOE Seal Pro propose ce type d’usage avec une belle luminosité, un décodage UltraHD et une image 1920 x 1080 pixels.

 ETOE Seal Pro

ETOE Seal Pro

Salon, chambre ou salle de jeu, les vidéoprojecteurs mobiles sont devenus des alliés plus courants au fur et à mesure que leurs tarifs ont baissé. Le ETOE Seal Pro rejoint ce mouvement avec un prix plus élevé que des solutions entrées de gamme, mais des atouts intéressants dans son fonctionnement. D’abord sur la forme, l’objet est pensé pour être mobile avec une anse de transport qui servira à le déplacer de pièce en pièce facilement. Le cœur de l’appareil comme son optique sont également scellés pour ne pas être sensibles à la poussière. Le ETOE Seal Pro propose par ailleurs des enceintes intégrées Dolby Audio en 2 x 10 watts pour une prise en charge du son totalement autonome. 

S’ajoutent à cela des fonctions de lecture multimédia complètes avec une certification Android TV 11.0 et une prise en charge des DRM lui ouvrant la porte à des programmes variés : Netflix, Prime Vidéo, Youtube, Disney+, HBOmax ou Hulu sont lus sans souci. Une compatibilité avec les fonctions Chromecast et Google Assistant est aussi de la partie et il sera possible de télécharger des applications présentes sur le magasin Google : VLC, Plex, Kodi, Molotov ou autres.

L’image projetée est en FullHD mais la lecture de programmes UltraHD est possible, ils seront simplement adaptés à la bonne définition. Les contenus HDR sont pris en charge et la projection est assurée avec une riche luminosité de 1000 nits. La marque annonce une diagonale maximale de 200 pouces ce qui est par expérience la limite extrême de ce type de solution. En réalité, pour une image nette et efficace, il vaut mieux rester dans des diagonales plus sobres de 150 à 160 pouces au maximum et la marque indique proposer la meilleure image en 100″ ce qui est déjà énorme par rapport à un téléviseur classique.

Des fonctions de zoom permettent par ailleurs d’ajuster l’image à 50% de sa taille au besoin pour adapter facilement le positionnement du projecteur sans avoir à le reculer ou le rapprocher de la surface de projection. Le réglage du focus et de la correction trapézoïdale sont automatiques avec un réglage manuel au besoin. La correction des angles peut se faire automatiquement jusqu’à 40°. L’usage d’un écran de projection est évidemment recommandé, mais avec 1000 ANSI Lumens, la projection est suffisamment lumineuse pour ne pas en avoir systématiquement besoin.

L’objet en lui-même embarque un SoC Mediatek 9630 avec un circuit Mali G52. Une puce pensée pour ce type de dispositif vidéo avec quatre cœurs Cortex A53 à 1.5 GHz et des capacités de décodage complètes : les formats AV1, AVS2, HEVC, VP9 et H.264 sont gérés nativement. Le SoC est accompagné par 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage de base et il est intégré dans un châssis qui mesure 25.7 cm de haut sur 19.2 cm de large et 17.8 cm de profondeur. Son poids est de 4.7 Kg.

Une connexion sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 est disponible et différents connecteurs sont visibles à l’arrière du châssis : Un jack d’alimentation, un USB 2.0 pour embarquer des clés ou autres avec vos propres contenus, une entrée HDMI 2.1 pour lui brancher une console, un PC ou autre. Un port Jack audio 3.5 mm pour déporter le signal vers des enceintes ou un ampli, mais qui fait également office d’entrée A/V pour un vieil appareil (limité en 480p si mes souvenirs sont bons). La télécommande livrée exploite le Bluetooth afin de dicter des ordres à la machine ou de faire des recherches plus facilement.

L’utilisation directe via une interface située au-dessus du projecteur est aussi possible. Bref, on retrouve un petit vidéoprojecteur facile à balader, facile à installer, lumineux et autonome pour la gestion d’un son spatialisé. Parfait pour venir squatter une chambre, projeter un film dans le salon ou servir d’écran de jeu géant pour une soirée entre amis. Connecté à un PC portable, une console ou même en direct à un smartphone avec ses fonctions de partage Chromecast ou sa lecture autonome sur USB, c’est un engin aux multiples possibilités.

Il est sorti à 349€ et baisse aujourd’hui à 299€ chez Geekbuying. Stocké dans des entrepôts Français, il sera chez vous très rapidement après votre commande sans frais de port. La marque ETOE n’est pas très connue en Europe mais propose de nombreux projecteurs de ce type avec de très bons retours.

Voir l’offre chez Geekbuying

Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo

5 mai 2026 à 09:27

On ne connait pas le montant du rachat de Phoenix Technologies par Lenovo mais le changement est stratégique pour le constructeur. La marque Phoenix est l’un des rares développeurs de BIOS/UEFI du marché avec AMI et Insyde. Ce groupe restreint détient les clés du dialogue initial des PC avec les systèmes d’exploitation. Le BIOS étant, en quelque sorte, la « cartographie » du matériel embarqué dans votre PC qui se dévoile au démarrage.

Phoenix Technologies, c’est un vieil acteur du monde PC. La marque existe depuis la fin des années 70 et a développé de nombreuses innovations  indispensables aujourd’hui. Avec des dizaines de brevets en poche, des marques fortes et des développements majeurs comme SecureBoot qui pilote la sécuité des solutions UEFI, mais aussi des fonctionnalités de pilotage de serveur (ServerBMC) ou la sécurité du code même des BIOS/UEFI (FirmCare). C’est également un acteur majeur dans le développement et la gestion et la certification de l’UEFI.

Enfin, ces dernières années, la société a mis son savoir faire au service d’industriels du monde de l’IA. Développant les BIOS de solutions embarquées dans des datacenters autour de puces à faible coût énergétique pour l’IA tout en gardant un pied dans le monde industriel en proposant des adaptations de ses technologies à des solutions embarquées.

Phoenix Technologies

Lenovo, premier client de la marque ?

Pour Lenovo, acheter Phoenix Technologies est un moyen de concentrer un peu plus son savoir-faire. La marque ne coupera probablement pas les ponts avec ses autres clients mais en rachetant les brevets et les hommes, le constructeur s’offre les moyens de développements sur mesure tout en évitant de devoir passer à la caisse pour chaque machine vendue.

Phoenix Technologies gagne de l’argent sur chaque BIOS installé, une somme dérisoire mais multipliée par des millions d’unités chaque année pour le numéro un mondial de cette industrie. Chaque trimestre, des dizaines de millions de PC Lenovo ne paieront plus leur dîme pour simplement pouvoir démarrer. C’est également un moyen intéressant pour développer des outils pour le futur. Et la marque en a le potentiel.

Luca Rossi, président de la section « Intelligent Devices » de Lenovo indique que cette internalisation va permettre au constructeur de proposer un meilleur contrôle sur son matériel. Proposer une sécurité accrue et affiner les capacités de ses machines. La marque Phoenix Technologies est partenaire de Lenovo depuis plus de vingt années. Les deux entreprises se connaissent bien et on imagine que le scénario de ce rapprochement dans la même structure a été pesé sous tous ses aspects.

Outre la possibilité de proposer des BIOS adaptés aux enjeux de l’IA locale, on imagine des développements permettant d’allouer un maximum de mémoire vive pour les circuits graphiques par exemple, au delà des actuelles propositions des développeurs. 

Phoenix Technologies est le premier… et le dernier ?

Difficile de faire de même pour les concurrents dorénavant. Phoenix Technologies a été le premier de ces développeurs sur lesquels comptent les industriels du monde informatique à se faire racheter, mais il est quasi impossible qu’un autre suive la même voie. On imagine assez mal qu’un développeur de BIOS comme AMI ou Insyde puisse tomber désormais dans l’escarcelle de Dell ou HP. Et c’est un élément majeur de ce rachat.

C’est un excellent moyen pour le fabricant et le gouvernement Chinois de récupérer une entité qui lui est absolument indispensable. Entité qui pourrait faire partie d’une salve de restrictions techniques ou commerciales imposée par son grand rival de l’autre côté du Pacifique. On a vu en octobre dernier que le gouvernement Chinois poussait sa propre solution de gestion en remplacement de l’UEFI avec la technologie UBIOS. En empochant Phoenix Technologies, Lenovo dispose d’une alternative complète à ce premier mouvement. On imagine facilement que l’administration Américaine pourrait faire pression sur ce type de point névralgique, en mettant des restrictions sur les exportations de BIOS et les partenariats, pour paralyser Lenovo et toute l’économie informatique Chinoise. C’est désormais chose impossible.

On aurait eu du mal à imaginer qu’après 20 ans de partenariat, Lenovo rachète AMI. La marque, dont le nom est littéralement American Megatrends, restera donc américaine. Et restera absolument neutre. Et puis, l’image du phoenix correspond sans doute beaucoup mieux à l’imaginaire et à la culture chinoise. L’idée de cet oiseau qui renait de ses cendres est, littéralement, née en Asie.

Source : Lenovo

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 4 mai 2026 MiniMachines.net

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale

4 mai 2026 à 16:30

C’est la fuite classique. Le Ryzen AI Max+ PRO 495 apparaît au détour d’un test de performance Passmark publié en ligne. On découvre une puce « Refresh » qui ne change pas grand chose par rapport aux solutions actuellement commercialisées par AMD. A quelques petits détails près.

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 ressemble donc énormément aux puces Strix Halo actuelles avec quelques petits bonus techniques. On reste sur une architecture Zen 5 semblable à celle des Ryzen AI Max+ PRO 395. 16 Coeurs, 32 Threads et un circuit graphique Radeon 8065S et des fréquences juste un poil boostées par rapport aux puces actuelles. On passe de 3.0 GHz de base et 5.1 GHz en Boost sur les 395 à 3.1 et 5.2 GHz sur les 495. En pratique, peu de différence en termes de performances de calcul brut. Les tests Passmark évoquent un gain de 3% en monocœur et 4 % en multicœur…

Ryzen AI Max+ PRO 495

Ryzen AI Max+ PRO 495

Rien de neuf à se mettre sous la dent ?

L’évolution de cette puce Ryzen AI Max+ PRO 495 s’explique entièrement par la manière dont le marché se structure pour 2026-2027. AMD sait pertinemment qu’en termes de PC grand public classique, les années à venir seront catastrophiques. Il ne sert à rien de proposer des processeurs radicalement nouveaux. Le public ne pourra probablement pas en profiter. Autant garder de nouvelles fonctionnalités pour un futur où le marché sera plus sage et plus accessible.

Les puces AMD Strix Halo

Les puces AMD Strix Halo actuelles

Ce qui a des chances de fonctionner pour les trimestres qui viennent par contre, c’est l’IA. Et en particulier le développement de solutions locales. Choses dans lesquelles les Ryzen AI Max+ PRO 395 montrent d’excellentes capacités actuellement. La puce Strix Halo est certes sortie pour équiper des ordinateurs portables haut de gamme, mais a fini par devenir un véritable moteur d’IA locale. Et c’est sur cette voie qu’AMD capitalise

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 enfonce le clou de l’IA.

Cela peut sembler totalement contre-intuitif au vu des tarifs actuels mais la nouvelle puce d’AMD vise précisément des configurations aux énormes capacités mémoire. Si les puces Strix Halo ont pu séduire des utilisateurs d’IA locale, c’est parce qu’ils permettent de piloter jusqu’à 128 Go de LPDDR5x et d’en allouer la grande majorité à leur circuit graphique Radeon. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est quasiment impossible de trouver une puce Strix Halo qui ne soit pas épaulée par défaut de 128 Go de mémoire soudée.

Le Ryzen AI Max+ Pro 495 pousse l’aventure encore un peu plus loin avec un maximum de mémoire qui pourra atteindre 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. 8 modules de 24 Go semblent exploités autour de la puce. Cela va permettre de piloter des LLM plus importantes et donc d’optimiser encore les capacités de la plateforme. Car, contrairement aux joueurs essorés par les prix actuels des composants, les personnes interessées par ces usages n’ont pas les mêmes limites budgétaires. PME, laboratoires, chercheurs, ceux qui veulent une IA locale pour travailler ou développer des outils vont voir les machines sous Ryzen AI Max+ PRO 495 comme un investissement et non pas comme une dépense.

Évidemment, l’arrivée de ce genre de puces hyper gourmandes va pousser les marques à développer des machines toujours mieux équipées en mémoire. Et comme il s’agit de mémoire soudée à la carte mère, elle sera preinstallée par défaut. Un détail qui ne risque pas d’émélioer la situation de tension actuelle mais qui, au contraire, pourrait la rendre encore un peu plus tendue. 

Les grandes marques se sont en effet laissées surprendre par cet usage quelque peu détourné des puces Strix Halo. Gageons qu’elles ne rateront pas le train pour les Ryzen AI Max+ PRO 495.

Pourquoi les puces AMD Strix Halo ont fait dérailler leur propre marché

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale © MiniMachines.net. 2026

L’offre Clé USB à 3€ sous ChromeOS Flex de Back Market a t-elle du sens ?

4 mai 2026 à 11:54

La clé USB à 3€ de Back Market est présentée comme une solution miracle pour basculer un PC sous Windows 10, non éligible à un passage vers Windows 11 vers un système d’exploitation alternatif : ChromeOS Flex.

Vous en avez certainement entendu parler puisqu’il s’agit avant tout d’une opération marketing, la Clé USB à 3€ de Back Market ne propose rien de moins que de transformer les ordinateurs « coincés » sous Windows 10 vers des engins sous Chrome OS Flex. Les Numériques a testé cette fameuse clé et vous êtes plusieurs à m’envoyer des messages à ce propos. Me demander si c’est une alternative intéressante pour un « vieux PC » sous Windows 10.

L’idée n’est pas nouvelle et le monde du libre propose cette alternative depuis des années et des années. On prend une clé USB basique, on installe un système dessus avec les logiciels mis à disposition par différents développeurs comme Rufus ou Balena Etcher. Et on démarre son PC avec la clé branchée pour démarrer dessus et… on se laisse guider.

Chez Back Market, l’idée est donc de surfer sur la problématique de l’abandon prochain des mises à jour de sécurité de Windows 10 par Microsoft, après l’extension obtenue par l’Europe, et de l’impossibilité de passer à Windows 11. En choisissant leur clé, sur laquelle ils ne doivent pas gagner d’argent mais qui leur fait une belle publicité, on peut basculer sous ChromeOS Flex.

ChromeOS Flex : les éléments indispensables

ChromeOS Flex : les éléments indispensables

ChromeOS Flex n’est pas un magicien

Premier constat, si des problématiques techniques subsistent, le système de remplacement proposé n’est pas un cadeau. Le site Back Market met en garde l’utilisateur sur les éventuelles problématiques liées à l’installation. Qu’on soit face au mur d’un accès au BIOS pour un néophyte ou d’un conflit materiel pour un utilisateur avancé, le choix de basculer vers un nouveau système n’est pas forcément anodin. Surtout pour ChromeOS Flex. Le support n’est pas aussi ouvert et complet qu’une distribution Linux, si votre matériel est un peu exotique, la bascule peut s’avérer problématique. Voire impossible. La clé Back Market propose de tester l’installation en « Live » pour evaluer le comportement du système sur votre machine. Une proposition classique des distributions Linux qui permet de prendre en main son materiel en conditions presque réelles avant de sauter véritablement le pas.

Cela permet de voir si tout est « reconnu » dans votre PC. Les éléments de base, évidemment, comme le clavier, la souris ou le pavé tactile, l’écran et ses définitions, le système audio, le sans-fil mais également les éléments à côté comme la webcam, le micro, le lecteur d’empreintes… C’est généralement sur ces détails plus ou moins exotiques que les choses se corsent. 

Et c’est un point assez important car là où vous allez avoir des tonnes de documentation, des forums d’aide et de l’écoute côté Linux, vous n’aurez que peu de retours face à vos problèmes sur ChromeOS Flex. Les ressources sont bien plus faibles que  sur Ubuntu, Fedora, Debian et dérivés. C’est « ça marche ou ça casse » plus que « ça va finir par marcher ».

Cela reste néanmoins une solution efficace sur bien des postes et, il faut bien le dire, assez souvent compatible avec les machines nées « sous Windows 10 ». C’est à dire des machines proposées depuis 2015 et normalement assez bien pourvues en mémoire vive et en stockage. Si le système est plus à l’aise avec un SSD et un minimum de 8 Go de mémoire vive, il s’en sort correctement avec 4 Go de ram et un disque mécanique. Google dresse une liste, non exhaustive, de machines certifiées.

D’un point de vue purement mécanique, il y a donc du pour et du contre. Le système peut être intéressant d’un point de vue technique pour remettre d’aplomb un PC assez standard. Même s’il pourra poser des soucis techniques ou ne pas fonctionner dès le départ. Aquel cas, l’essai d’une distribution Linux pourra être une alternative tout à fait valide.

ChromeOS Flex n’est pas gratuit

Si vous voulez essayer de votre côté ChromeOS Flex sur un PC en préparant une clé USB c’est tout à fait possible. Il suffit de suivre les étapes assez classiques de préparation d’une clé USB de 8Go ou plus. On comprend alors vraiment que la démarche de Back Market est avant tout publicitaire. Certes, le site ne vend pas les clés à des tarifs délirants et cela colle bien à leur approche visant a recycler des produits, mais il n’est absolument pas nécessaire d’acheter leur produit pour tenter l’aventure.

Et c’est bien le point central de cette offre. Si ChromeOS Flex vous est proposé gratuitement, Google n’est pas une organisation à but philantropique. Au contraire des distributions Linux classiques qui vous donnent les clés de leur système sans contrepartie autre que celles que vous voudrez bien leur donner, Google va aspirer toute votre vie numérique à la racine. Le système échange sa gratuité contre un profilage profond et permanent de tous vos faits et gestes. Il va limiter l’installation des outils à ceux reconnus par Google, qualifier votre profil et le monnayer en permanence. 

On parle souvent d’écosystème Google en mettant en avant un univers où vous êtes déjà plongé par l’emploi d’un ou plusieurs outils : service d’email, navigateur, traitement de texte et autres. C’est généralement un discours qui se conjugue avec le fait que votre « smartphone » est possiblement sous Android. Cette idée du « j’y suis déjà jusqu’au cou alors un peu plus ou un peu moins » est assez pernicieuse en réalité. 

Est-ce que la bonne méthode quand on sait qu’on a mis le doigt dans l’engrenage d’un système qui vous piste et influe sur votre vision du monde est d’y abandonner toute la main et puis le bras en se disant « au point où j’en suis ». Où est-il préférable de lutter au maximum et de ne pas se laisser aller à une certaine fatalité. Et cela commence par se dire que si on est enfermé dans un système comme Android d’un côté, il est possible de garder une certaine confidentialité de ses données au travers d’un système plus anonyme de l’autre. Cela n’empêchera pas éventuellement d’accéder à des services Google comme un client email ou des documents en ligne au travers d’un navigateur. Mais cela vous laissera le choix du navigateur sans être pisté dès la seconde où vous démarrez votre machine.

En bref, il faut prendre l’offre Back Market pour ce qu’elle est, une offre publicitaire de clé USB 8 Go à 3€, totalement parrainée par Google qui garde une idée derrière la tête. Si vous avez le courage de tenter l’aventure ChromeOS Flex, vous pouvez essayer celle d’un Linux Mint4, d’une solution Debian ou d’un Ubuntu.

L’offre Clé USB à 3€ sous ChromeOS Flex de Back Market a t-elle du sens ? © MiniMachines.net. 2026

Topfeel Deskone : la Steam Machine stimule les constructeurs de petits PC

4 mai 2026 à 08:32

Le Topfeel Deskone est une des solutions qui commencent à fleurir sur le marché des « petits PC » de jeu à destination du salon. D’un format compact, le boîtier ne fait que 5 litres grâce à un tour de passe-passe, il est pensé comme une véritable minimachine de jeu complète et évolutive. 

La sortie de la Steam Machine de Valve est encore très floue, aucune date précise ni aucun tarif n’ont pour le moment été évoqués. Mais des détails ont emergé qui font que de multiples constructeurs se mettent sur les rangs pour proposer des alternatives. Le Topfeel Deskone en est une.

Lors de l’annonce de la Steam Machine le marché n’a pas beaucoup réagi. Certains fabricants de MiniPC ont bien essayé de surfer sur la vague, mais pour la plupart, les constructeurs sont restés assez éloignés du format. Sans prix de référence, sans idée concrète des performances de l’engin, sans calendrier pour se positionner, les constructeurs n’ont pas proposé de solution à positionner en face. Il faut dire que, déjà, une autre problématique émergeait : les premières tensions sur le marché des composants poussaient même Valve à retarder le lancement de sa solution. Quelques mois plus tard, alors que Valve donne quelques signes d’une sortie avec l’annonce de sa manette de jeu Steam Controller, les choses évoluent.

Est-ce parce que l’idée d’un prix d’appel est passée à la trappe pour la Steam Machine ? Est-ce parce que tout le monde a eu du temps pour réfléchir à des alternatives compactes ? Toujours est-il que de nombreux projets sont en train d’émerger pour concurrencer la solution de Valve et le Topfeel Deskone en est un.

Topfeel Deskone

Topfeel Deskone W1

Topfeel Deskone : un format très condensé

Equipée d’une carte mère au socket AM5, la petite machine ne mesure que 19.8 cm de haut et autant de profondeur pour 12.5 cm de large. Un format qui reste très modeste mais qui permet d’embarquer des processeurs jusqu’aux Ryzen 9000 dans une posture parfaitement évolutive. Deux supports de barrettes UDIMM DDR5  et trois ports M.2 sont disponibles. Les deux premiers ports sont dédiés au stockage avec du PCIe 5.0 et le second, au dos de la carte mère en PCIe 4.0. Le troisième port en M.2 2230 permettra de choisir sa carte sans fil.

Un port PCIe permettra de glisser, certes au chausse-pied, une carte graphique dans le boîtier. Celle-ci devra rester sagement dans une longueur de 18.8 cm maximum mais pourra être de pleine hauteur sur deux slots. Il existe quelques cartes AMD et Nvidia dans ce format et le Topfeel Deskone pourra donc les piloter sans problèmes. A une restriction près.

Une alimentation externe

Pour tout faire tenir dans son petit boitier et assurer une dissipation correcte des composants, le constructeur emploie un bloc d’alimentation externe et non pas une solution classique. Cela permet de dégager de la place et de laisser l’engin respirer. Cela veut également dire qu’il existera des contraintes techniques liées à la gourmandise des puces embarquées, aucun processeur de plus de 150 W de TDP ne sera piloté par la carte. Un Ryzen 7 9800X3D pourra être pris en charge mais les solutions les plus gourmandes d’AMD comme le Ryzen 9 9950X3D2 a 200 W de TDP ne pourront pas trouver leur chemin à bord. 

Pour refroidir l’ensemble, le Topfeel Deskone propose plusieurs éléments techniques. D’abord, un système de dissipation sur-mesure avec une ventilation d’un bloc à ailettes avec 6 caloducs pour le processeur. Une large ouverture sur le côté pour laisser la carte graphique respirer et une circulation interne assurée par un duo de ventilateurs de châssis de 12 cm.

La connectique proposée par le Backpanel liste par défaut des sorties HDMI et DisplayPort, des USB variés, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et même un port OCuLink. Une solution qui conviendra à ceux qui ne veulent pas enfermer de carte graphique dans un si petit boitier ou qui en veulent une plus imposante, mais qui n’a pas beaucoup de sens. Le recours à une solution Mini-ITX étant alors plus pertinent que ce que proposera le Topfeel Deskone.

Cette machine n’a pas encore de prix et ne sortira probablement jamais en Europe. Néanmoins, elle reflète très bien ce à quoi nous pourrons nous attendre au vu des catalogues de produits poussés en avant en ce moment par énormément de petites marques. L’idée est encore et toujours de proposer une alternative plus « classique » et évolutive à la solution de Valve… dès que ce dernier aura dévoilé ses dernières cartes : son calendrier de sortie et son prix. 

Source : VideoCardz

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Reçu — 2 mai 2026 MiniMachines.net

Nvidia Jeston : fin de vie anticipée pour certains modules sur fond de crise de la mémoire

2 mai 2026 à 09:48

Entre des prix trop élevés et des disponibilités impossibles pour un développement industriel, la gamme de cartes Jetson voit ses modèles LPDDR4 totalement abandonnés par Nvidia.

Jetson Xavier NX

Jetson Xavier NX

Comme la majorité des constructeurs de cartes de développement, la gamme de cartes de développement Jetson de Nvidia souffre de la situation de la mémoire vive et, en particulier, de la pauvreté de l’offre en mémoire DDR4/LPDDR4. De Raspberry Pi à Radxa en passant par Friendly Elec et la myriade d’autres constructeurs qui vivent autour de ces produits, grands comme petits, ce secteur va assez mal en ce moment et tous les tarifs augmentent en flèche.

Les cartes Nvidia Jetson équipées de mémoire LPDDR4 sont donc particulièrement touchées. Chez beaucoup de constructeurs, la disparition est passée sous silence, les boutiques ne sont simplement plus livrées. Nvidia informe surtout ses partenaires industriels des mouvements qu’il pratique. La marque communique donc sur « une accélération de la fin de vie de certains modules spécifiques ».

Les Nvidia Jetson sont la partie émergée de l’Iceberg

La liste est donc la suivante :

Les Nvidia Jetson TX2 NX en 4 et 8 Go
L’ensemble des Nvidia Jetson TX2i
Les Nvidia Jetson AGX Xavier de type industriel et les versions 32 Go
La Nvidia Jetson Xavier NX

Ce sont de « vieux » modules, mais qui sont encore largement implantés dans des produits industriels. Tous datent d’avant 2021 et vont suivre un calendrier précis de distribution EOL (End Of Life / fin de vie). Les dernières commandes se feront dans les mois qui viennent et jusqu’au 15 juillet prochain. Elles ne pourront plus être annulées ni retournées. Cela laisse un peu de temps pour les industriels pour faire des réserves avant de changer de modèle vers des solutions de type Nvidia Orin ou compatibles.

Au 15 juillet 2027, Nvidia cloturera les derniers achats de cartes Jetson intégrées dans des produits. A partir de cette date, il ne sera plus jamais possible de commander ces produits.

La majorité des cartes de développement suivent actuellement une voie encore plus brutale. Les prix des composants ont tellement explosé et la quantité de mémoire disponible en format LPDDR4/LPDDR4x a tellement diminué qu’il n’est plus rentable de les produire. Sur une carte de développement imaginée pour une commercialisation à 30$ HT avec 1 Go de mémoire vive, il n’est pas tenable d’acheter le module de mémoire seul à 15$ HT. La réception par ces industriels d’une faible quantité de mémoire par rapport à leurs besoins les oblige à faire des choix et leurs boutiques sont désormais vides.

NanoPi R3S

NanoPi R3S

Je regardais ce matin les disponibilités de certaines cartes sur le marché. Une NanoPi R3S lancée en 2024 avec 1 Go de LPDDR4 était listée à 30$ HT. L’option 32 Go de eMMC était facturée 5$ HT. Aujourd’hui le produit a disparu des pages de son catalogue et on la trouve sur AliExpress en 1 Go sans eMMC à 41.59€ TTC. Les versions avec eMMC ont simplement disparu.

La faiblesse des ventes entraine évidemment une baisse des achats et un renchérissement des autres composants pour les marques. Au final, la situation devient totalement invivable. Le marché des cartes de développement tout entier est dans une crise majeure et je ne  serais pas surpris qu’on voie disparaitre pas mal d’acteurs à moyen terme. Et cela malgré un marché en demande, mais des industriels comme des particuliers qui ont découvert ces produits dans une approche économique qui ne correspond plus à la situation actuelle. On est passé de produits ayant un gros attrait de par leur prix très abordable en amont à des solutions qui ne valent plus forcément l’investissement nécessaire en aval pour le développement et leur support logiciel.

Source : CNX Software

Nvidia Jeston : fin de vie anticipée pour certains modules sur fond de crise de la mémoire © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 30 avril 2026 MiniMachines.net

Colorful HM770 : une carte MoDT avec un Core i9-13900HX

30 avril 2026 à 12:36

La Colorful HM770 est la première du genre chez le constructeur, une carte MoDT telle qu’on en a surtout croisé chez Aoostar et Minisforum pour le moment, même si ce n’est pas le seul acteur du marché.

Colorful HM770

Colorful HM770

De son nom complet Colorful BATTLE-AX HM770M-K WIFI D5 V20, cette carte reprend à son compte et dans un format Micro-ATX, une approche qui semble de plus en plus populaire. En soudant sur la carte un processeur mobile au lieu d’un processeur de bureau, les fabricants proposent une solution quasi prête à l’emploi. La Colorful HM770 déploie ainsi les performances d’un MiniPC classique sous Core i9-13900HX mais ouvre des perspectives d’évolutions différentes avec le recours au format Micro-ATX.

On retrouve donc un processeur Intel Raptor Lake performant, le Core i9-13900HX, celui-là même utilisé par Minisforum pour une de ses cartes MiniITX. La puce développe 24 cœurs avec 8 cœurs P et 16 cœurs E pour 32 Threads. Des fréquences allant de 3.9 à 5.4 GHz et 36 Mo de mémoire cache proposeront de bonnes performances globales. Son circuit graphique Intel UHD avec 32 EU et à 1.65 GHz suffira également à de nombreux usages. Mais le gros intérêt du format MoDT ici est la possibilité de pousser son TDP assez haut.

Par défaut, le Core tourne à 55 watts de TDP et peut atteindre 157 Watts en mode Turbo. Intel indique une puissance minimale de 45 Watts. Il s’agit là de mesures liées à une intégration mobile, c’est-à-dire dans l’épaisseur classique d’un châssis de portable. Avec un dispositif de ventilation  de PC de bureau, même au format Micro-ATX, la puce va pouvoir tourner bien plus haut sans pour autant faire de bruit. 

Une carte Colorful HM770 très complète

Autour de cette puce, la carte Colorful HM770 propose deux slots de mémoire vive au format DDR5-6400 avec un maximum de 96 Go au total en double canal. La partie stockage est confiée à deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 et la carte abrite également deux ports SATA3.0. Un slot PCIe 4.0 x16 permettra d’ajouter une solution graphique et un slot PCIe 3.0 x1 est disponible pour diverses extensions.

La connectique est classique avec sur le backpanel :
– 2 ports USB 2.0
– 4 ports USB 3.2 Gen 1 Type-A
– 1 port HDMI 2.0
– 1 port DP 1.2 
– 1 port Ethernet Gigabit Realtek RTL8111H
– 2 supports d’antenne Wi-Fi pour la puce Intel AX101 ( Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 )
– 3 ports audio (entrée/sortie audio/microphone)

La carte proposera également en interne un connecteur pour ventilateur de processeur, deux pour des ventilateurs de châssis, des broches USB 2.0 et USB 3.2 Gen 1, une gestion de LEDs ARGB, un frontpanel avec audio et HP et un jeu de broches pour port série.

Pas encore de prix ni de date de sortie. 

Colorful HM770 : une carte MoDT avec un Core i9-13900HX © MiniMachines.net. 2026

Minisforum AI NAS N5 MAX : un Ryzen AI Max+ 395 et 200 To

30 avril 2026 à 11:57

Le « N5 MAX » fait suite aux N5, N5 Pro et N5 Air lancés l’année dernière et cette année par Minisforum. Ce nouveau modèle va plus loin en proposant plus de puissance de calcul et une énorme capacité de stockage.

Minisforum AI NAS N5 MAX

Le Minisforum AI NAS N5 MAX

Le Minisforum AI NAS N5 MAX propose, en réalité, une double compétence. D’abord, c’est un PC complet construit autour d’un processeur AMD « Strix Halo ». Avec à son bord un Ryzen AI Max+ 395 . Une puce dévelloppant 16 cœurs Zen 5 et 32 Threads. Elle propose 64 Mo de cache L3 et des fréquences oscillant de 3 à 5.1 GHz pour un TDP de 55 watts. C’est une des puces les plus puissantes du marché mobile avec de nombreuses capacités annexes : un NPU de 50 TOPS mais aussi et surtout un chipset graphique Radeon 8060S qui embarque 40 cœurs graphiques de génération RDNA 3.5 fonctionnant à 2.9 GHz.

Associé à cette base, un déploiement de 64 Go de mémoire vive LPDDR5-8000 soudés à la carte mère et un déploiement de 5 ports M.2. Le système sera monté sur un M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 et il sera accompagné par 4 emplacements de stockage de base en format M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x1 pour des données.

Le format particulier de ce N5 MAX comprend pas moins de 5 baies 3.5″ au format SATA pour additionner des disques mécaniques pouvant cumuler jusqu’à 200 To de stockage. Ces emplacements, compatibles avec un format 2.5″, permettront d’acceder à de grandes capacités de données.

Pour communiquer, le N5 Max propose un port M.2 2230 pour ajouter un module sans fil mais aussi et peut-être surtout, un ensemble de deux ports Ethernet RJ45 en 10 Gbit/s. Un accès très rapide sur réseau filaire qui lui permettra de déployer ses données facilement vers d’autres machines. On retrouvera également deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, un port USB4, deux ports USB4 v2 80 Gbit/s, deux USB 3.2 Type-A et une sortie vidéo au format HDMI 2.1. Les ports USB4 proposant un signal DisplayPort, l’engin pourra piloter quatre écrans en simultané. L’alimentation interne est une 250 Watts qui sera connectée directement via un câble tripolaire.

A noter la présence d’un port USB Type-A en interne pour monter un système bootable qui pourra éventuellement servir temporairement pour de la maintenance, par exemple. Il suffira d’y monter une clé USB dédiée et de démarrer le système dessus.

Le Minisforum AI NAS N5 MAX débarquera plus tard

Pas encore de tarif pour cet engin qui risque d’être vendu à un prix élevé. La marque cherche à séduire des utilisateurs à la recherche d’une solution capable de tout faire : aussi bien se comporter comme un PC standard, une solution multimédia et créative, une machine capable de piloter une IA et un stockage. Le choix de « limiter » la mémoire vive à 64 Go est original. La majorité des constructeurs intégrant des puces Ryzen AI Max+ 395 préfèrent monter leurs systèmes avec 128 Go de mémoire pour obtenir le plus de capacité possible pour le circuit graphique afin d’en profiter avec des LLM gourmands. Minisforum fait un autre pari, peut-être pour toucher plus de monde, peut-être parce que la mémoire est vraiment devenue inaccessible… Ou simplement parce que de plus en plus de modèles d’IA moins gourmands sont désormais disponibles.

Le NAS Minisforum AI N5 MAX est livré par défaut avec une distribution Linux maison baptisée Miniscloud OS qui semble être une solution construite autour d’OpenClaw, d’un assistant IA local, d’un serveur de fichiers et de compétences variées entre serveur et gestion multimédia. Les systèmes Windows 11 et Linux classiques sont également compatibles.

Je doute d’un tarif qui soit très abordable.

Minisforum N5 Air : le NAS Ryzen 7 255 en promo sur Amazon

Source : Minisforum

Minisforum AI NAS N5 MAX : un Ryzen AI Max+ 395 et 200 To © MiniMachines.net. 2026

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