Vue normale

Va-t-on vers une quatrième canicule en France début août 2026 ?

23 juillet 2026 à 15:35

Alors que la France vient déjà de vivre 3 épisodes de forte chaleur depuis le mois de mai 2026, les modèles météo laissent planer le doute : la canicule sera-t-elle de retour fin juillet et début août ? Les prévisionnistes sont prudents, mais partagent leur inquiétude.

La France à 50 °C dès 2050 : pourquoi ce scénario est possible

20 juillet 2026 à 15:46

Un été comme celui de 2003 pourrait bientôt passer pour une saison fraîche : c'est le constat du chercheur Pascal Yiou, spécialiste des épisodes climatiques extrêmes, auprès de Numerama. En plein été 2026, déjà marqué par des épisodes caniculaires remarquables, il nous détaille comment la France doit se préparer à affronter des températures inédites de 50 °C dès le milieu du siècle.

Climatiser les hôpitaux avec des appareils mobiles à 300 € : les limites du plan Wauquiez

17 juillet 2026 à 12:33

La Région Auvergne-Rhône-Alpes veut constituer une flotte de 1 500 climatiseurs mobiles pour répondre rapidement aux canicules dans les hôpitaux, les Ehpad et les écoles. Une solution de répit immédiatement disponible , mais qui soulève une question sur la pérennité d’une telle opération.

En juin, la vague de chaleur aurait causé la mort de 14 000 Européens

Selon une étude statistique menée par “Politico” qui concerne les six pays européens les plus touchés par la canicule du mois de juin, la surmortalité aurait été d’au moins 14 000 cas le mois dernier. Des chiffres encore provisoires, mais déjà très inquiétants.

© PHOTO ELISABETH MANDL/REUTERS

Des passantes dans le centre de Vienne, en Autriche, le 30 juin 2026.

Pour aujourd’hui seulement, ce ventilateur de plafond est à un rapport qualité-prix imbattable

13 juillet 2026 à 09:39

[Deal du jour] Quand les températures grimpent, il n'est pas toujours possible d'installer une climatisation. Un ventilateur de plafond constitue une excellente alternative pour ventiler efficacement une pièce. Ce modèle Hisummer de 106 cm profite actuellement d'une belle réduction.

Quels sont les meilleurs ventilateurs de plafond à choisir cet été ?

4 juillet 2026 à 12:00

La première canicule est passée, mais qu’en est-il de la prochaine ? Météo-France prévoit encore de fortes chaleurs pour l’été 2026 dans tout le pays, et mieux vaut être bien préparé pour affronter les prochaines vagues de chaleur.

On a testé le Shark ChillPill, le meilleur allié possible contre la canicule dans les transports

1 juillet 2026 à 17:00

Connu pour ses aspirateurs et ses appareils capillaires, Shark s'attaque à nos étés avec le ChillPill. Ce n'est pas un simple ventilateur de poche, mais un système de refroidissement nomade 3-en-1 incluant un brumisateur thermique et une plaque cryogénique. Gadget de luxe ou indispensable de canicule ?

On a trouvé des climatiseurs en stock pour braver les prochains pics de chaleur annoncés

1 juillet 2026 à 09:01

Il devient de plus en plus difficile de trouver des climatiseurs chez les revendeurs, que ce soit en magasin ou en ligne auprès des e-commerçants. Alors que de nouveaux pics de chaleur sont annoncés, partir à la recherche du précieux appareil devient un véritable casse-tête. Heureusement, certains sites disposent encore de quelques stocks.

Le bon plan contre la canicule, c’est cette capsule Shark qui souffle, brumise et refroidit

30 juin 2026 à 09:51

[Deal du jour] Pour affronter les nouvelles vagues de chaleur prévues, que ce soit à la maison, dans les transports ou lors de vos balades, le ventilateur modulable Shark ChillPill s’impose comme un allié pratique. Et avec une baisse de prix de 20 €, c’est le moment idéal pour s’équiper.

Climatisation : comment l’idéologie a étouffé les Français

29 juin 2026 à 19:15

La climatisation n’est pas interdite, mais… Après 13 jours d’une canicule peut-être meurtrière, les responsables publics minimisent leur influence sur le sous-équipement des logements. Pourtant, son installation est sciemment entravée par un véritable Léviathan administratif.

Le 24 juin 2026 est devenu la journée la plus chaude jamais enregistrée en France. La température moyenne nationale a été de 29,9 °C sur 24 heures, avec 44,1 °C à Saumur et 72 départements en vigilance rouge simultanément. À Paris, le thermomètre n’est pas descendu sous 27 °C la nuit. Météo-France parle d’une sévérité « au moins équivalente à 2003 », l’année où 15 000 personnes étaient mortes de chaleur en France.

Avec le réchauffement climatique, ces épisodes vont se multiplier. Les Français doivent donc pouvoir refroidir leur logement. À court terme, la climatisation est la seule solution simple, rapide à déployer et relativement abordable. Mais la France a construit un paradoxe absurde : on laisse chacun acheter un climatiseur monobloc mobile, bruyant et peu performant, tandis que les systèmes qui refroidissent vraiment — split fixe ou PortaSplit — sont ceux que les normes, les procédures et les risques juridiques découragent le plus.

Construction, rénovation : ces règles qui limitent la clim

En 2024, à peine 12 % des logements collectifs neufs déclaraient un système de refroidissement, et 7 % des maisons individuelles. Pourtant, 9 sur 10 sont équipées d’une pompe à chaleur réversible. Comment en est-on arrivé à cette aberration ? La fonction froid existe bel et bien, mais elle est désactivée pour rester dans les clous de la réglementation environnementale 2020 (RE2020), monstre réglementaire de plus de 1 800 pages mis en œuvre par décret.

Au cœur du dispositif se trouve le Bbio, l’indicateur qui mesure les besoins bioclimatiques d’un bâtiment. Dès qu’un promoteur déclare une climatisation, le calcul change : le logiciel suppose que les fenêtres resteront fermées en permanence, même la nuit. Il efface donc une partie du rafraîchissement naturel, fait grimper artificiellement le besoin de froid, puis oblige le projet à compenser par plus d’isolation ou de protections solaires, entraînant des surcoûts rarement acceptés par les promoteurs et par leurs clients.

Mais ce n’est pas tout. La RE2020 porte aussi cette obsession française de l’économie d’électricité, fût-elle abondante et bas carbone. Pour mesurer les émissions du froid, elle valorise l’électricité à 64 gCO²/kWh, soit environ le triple du mix français moyen. La climatisation est pénalisée sur une base artificiellement gonflée. Un rapport remis au gouvernement en 2025 proposait deux corrections simples ; il est resté sans suite.

Le biais ne concerne pas seulement le neuf. Coercitif depuis 2025, le diagnostic de performance énergétique (DPE) a été conçu autour du confort d’hiver, poussant à isoler toujours plus, sans traiter sérieusement la question du refroidissement et en pénalisant tous les équipements électriques, pompes à chaleur réversibles comprises. 40 % des logements pourtant classés A ou B sont des « bouilloires thermiques ». La rénovation énergétique a produit un parc mieux protégé du froid, mais trop souvent incapable de protéger ses habitants de la canicule.

Le choix des élus : plutôt fermer que rafraîchir

J’approfondis

Parcours du combattant administratif

Dans l’ancien collectif, dès qu’une climatisation implique une unité extérieure sur une façade ou une partie commune, il faut obtenir un vote à la majorité absolue de tous les copropriétaires, absents compris. La loi ne distingue pas clairement la nuisance réelle du refus de principe, alors qu’aujourd’hui une unité moderne fait le bruit d’un réfrigérateur.

Sans autorisation, les tribunaux peuvent ordonner la dépose aux frais du propriétaire, parfois des années après. En pleine canicule, un locataire a été sommé par son syndic de retirer son PortaSplit, pourtant mobile, sans percement de façade ni travaux sur les parties communes. Son logement, classé F/G sous les toits, ne descendait pas sous les 30 °C la nuit. Quand l’appareil est fixé, en revanche, les tribunaux tranchent sans pitié. La Cour de cassation a validé en 2004 le retrait d’un climatiseur au seul motif qu’il nuisait à l’esthétique de l’immeuble. La règle qui proscrit un étendage de linge est dévoyée pour interdire un dispositif qui peut sauver des vies.

Si les copropriétaires sont d’accord, ou si l’on habite un logement individuel, reste à passer l’obstacle de la mairie. Une unité visible depuis la rue impose une déclaration préalable de travaux, examinée par la commune au regard du plan local d’urbanisme (PLU). D’une ville à l’autre, le même appareil peut être autorisé, habillé, déplacé ou refusé. À Paris, par exemple, le PLU bioclimatique n’admet la climatisation individuelle qu’en dernier recours, après épuisement des solutions passives.

Dans les zones protégées, la démarche est encore plus incertaine, puisque l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) peut bloquer une unité extérieure visible. Dans les cas les plus courants, son avis défavorable vaut refus automatique. Or, un tiers des logements de France métropolitaine se trouvent dans ces périmètres, et 44 % du parc locatif privé.

Même installée, la clim reste attaquable

Même avec l’accord de la copropriété, de la mairie et de l’ABF, un propriétaire n’est pas toujours au bout de ses peines, car l’installation reste contestable. Sur le fondement du trouble anormal de voisinage, un seul voisin peut, avec une expertise acoustique, faire condamner un propriétaire sans prouver de faute. Les tribunaux ordonnent alors travaux, dommages-intérêts, parfois la dépose aux frais du propriétaire. Le risque vise surtout les appareils mal posés, mais transforme parfois une installation conforme en bataille d’expertise sur plusieurs années.

Des locataires sans espoir

Pour les locataires, le droit de se protéger de la chaleur dépend d’abord du bailleur, qui peut refuser sans justification. Passer outre expose à une dépose à leurs frais, voire à la perte du dépôt de garantie.

Déjà peu incités par le parcours du combattant administratif, les propriétaires le sont encore moins dans les villes où les loyers sont encadrés : si les mensualités atteignent le plafond, ce qui est fréquent en zone tendue, ils ne peuvent compenser les sommes engagées par une augmentation.

Il y a pourtant encore plus mal lotis que les locataires du parc privé : les millions de Français en HLM. Toute transformation est interdite sans accord écrit de l’organisme gestionnaire et seul ce dernier peut déposer la déclaration en mairie. Or, l’Ancols, régulateur public du secteur, constate que les bailleurs sociaux appliquent « unanimement une politique de non-climatisation des logements », au nom de l’écologie et du coût pour les locataires.

Cette vision a été résumée dès le lendemain de la journée la plus chaude jamais enregistrée par David Belliard, président de la RIVP, gestionnaire de 68 000 logements sociaux parisiens. Sur BFMTV, il annonçait sans ambages son refus de climatiser son parc : un milliard d’euros sur dix ans pour rénover, mais pas un euro pour rafraîchir l’été.

Tout financer… sauf la clim

La France subventionne l’adaptation à la chaleur, mais presque jamais la climatisation. MaPrimeRénov’ exclut en geste isolé la pompe à chaleur air-air, pourtant l’équipement le plus accessible. Pour être aidé, il faut une rénovation d’ampleur, un gain de deux classes DPE, un audit et un accompagnateur agréé.

Le Fonds vert applique la même logique aux bâtiments publics : sa ligne « confort d’été » exclut la climatisation électrique, jugée « énergivore », et privilégie les solutions passives. Un maire peut financer des stores pour une école, pas un vrai refroidissement.

Ce refus dépasse les clivages. Le plan de 6,6 milliards d’euros de la Région Île-de-France pour ses 470 lycées vise explicitement un confort thermique « sans recours à la climatisation ». Tant pis si les canicules se succèdent.

L’ADEME, négaWatt : quand la clim devient péché

J’approfondis

Sortir de l’impasse décroissante

Tous ces freins ne sont pas dus au hasard. Ils procèdent d’une même défiance envers le refroidissement actif, nourrie depuis des années par l’anti-nucléarisme et l’obsession de réduire la consommation électrique, même quand cette électricité est abondante et bas carbone. La décroissance s’est installée dans l’appareil d’État. En 2020, la Convention citoyenne pour le climat appelait déjà à « limiter le recours au chauffage et à la climatisation ». Depuis, la ligne n’a guère changé : le Haut Conseil pour le Climat et l’ONERC, l’observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, qualifient la climatisation de « mal-adaptation », Santé publique France a longtemps hébergé une page intitulée « Pourquoi éviter la climatisation ? », et les politiques publiques financent encore l’ombre, les rideaux et les stores bien plus volontiers que le froid.

Il faut sortir de cette impasse mortifère. Reconnaître un droit à se protéger de la chaleur, y compris avec une unité extérieure. Un droit fondamental qu’aucun voisin de copropriété, aucun maire au nom du PLU ni aucun architecte des Bâtiments de France ne puisse arbitrairement bloquer. Ramener le facteur carbone du froid à la réalité du mix électrique français. Ouvrir MaPrimeRénov’ et le Fonds vert au rafraîchissement actif. Faciliter l’accord entre bailleurs et locataires. Et surtout cesser de traiter la climatisation comme un caprice de confort, alors qu’elle devient, canicule après canicule, une protection sanitaire élémentaire. La vie des plus fragiles en dépend.

L’article Climatisation : comment l’idéologie a étouffé les Français est apparu en premier sur Les Électrons Libres.

Les prévisions d’une nouvelle canicule en juillet 2026 sont-elles fiables ?

29 juin 2026 à 15:20

La première canicule de l'année subie par la France métropolitaine en juin 2026 régresse. Et, déjà, des annonces du retour de la chaleur pour la semaine du 6 juillet émergent. Ces prévisions météo sont-elles vraiment fiables ?

Si vous redoutez la canicule, c’est le moment d’installer ce ventilateur de plafond à prix réduit

29 juin 2026 à 09:54

[Deal du jour] Avant le retour des vagues de chaleur, Amazon réduit le prix du ventilateur de plafond Mellerware, un appareil élégant, silencieux et surtout bien pratique, qui passe de 129,99 € à 97,99 €.

Câbles brûlants, écrans illisibles et humains en surchauffe : les limites des stations de recharge face aux fortes températures

28 juin 2026 à 06:26

La canicule transforme chaque recharge en petite épreuve. Et si le vrai problème des bornes n’était plus la puissance… mais l’endroit où l'on attend ? C'est un édito pour la newsletter Watt Else du 25 juin 2026 un peu coup de gueule.

“Pas besoin de clim” : les secrets d’une architecture fraîche

Alors que la France suffoque depuis près d’une semaine, pour rester au frais sans climatisation les stratégies relèvent surtout du système D (du type couvertures de survie scotchées aux fenêtres et ventilateurs). Pourtant, du Burkina Faso au Cameroun en passant par l’Inde, les architectures traditionnelles recèlent des trésors de fraîcheur.

© Photo Alamy

Le centre culturel Third Space, à Udaipur, en Inde, construit par le cabinet d’architecture Studio Saar en 2023. Alors que la France suffoque depuis près d’une semaine, pour rester au frais sans climatisation les stratégies relèvent surtout du système D (du type couvertures de survie scotchées aux fenêtres et ventilateurs). Pourtant, du Burkina Faso au Cameroun en passant par l’Inde, les architectures traditionnelles recèlent des trésors de fraîcheur.

“Ma chambre est un hammam” : les Libanais de France en quête désespérée de fraîcheur

Dormir avec une bouteille glacée, se réfugier au bureau, dans une salle de sport ou dans un supermarché climatisé… Biberonnés à l’air conditionné, les expatriés libanais tentent par tous les moyens de s’adapter à la vague de chaleur qui frappe l’Hexagone, raconte le quotidien “L’Orient-Le Jour”.

© PHOTO DMITRY KOSTYUKOV/NYT

Une personne se rafraîchit dans une fontaine de la place des Vosges, à Paris, jeudi 25 juin 2026.

Les ventilateurs pourraient empirer la situation lorsque la température ambiante dépasse 35 °C

Le meilleur ami de beaucoup d’Européens qui subissent de plein fouet la canicule pourrait en fait être inutile, voire dangereux, d’après “New Scientist” et “The Telegraph”.

© photo Tom Nicholson/REUTERS

Dans un magasin d’électroménager de Paris, le 28 mai 2026.

Fin de la canicule : des éclairs intra-nuageux ont été observés au Havre la nuit dernière

26 juin 2026 à 11:05

Alors que la majorité de la France suffoque encore sous la canicule, les orages sont attendus. Ils sont souvent synonymes de rafraichissement. Mais ils restent des phénomènes dangereux et imprévisibles, comme le rappelle une vidéo spectaculaire d'éclairs intra-nuageux observés au Havre.

La SNCF autorise l’annulation et l’échange gratuits des billets TGV et OuiGo face à la canicule

25 juin 2026 à 13:18

Vous avez prévu de prendre le train, alors que la France traverse un intense épisode caniculaire, en cette mi-juin 2026 ? Plus d'une semaine après le début du phénomène, la SNCF a confirmé qu'il est possible d'annuler ou échanger gratuitement son billet de TGV ou Ouigo.

La canicule perturbe le trafic ferroviaire français : pourquoi ?

25 juin 2026 à 07:05

La canicule extrême de cette mi-juin 2026 déclenche une cascade de problèmes. Les trajets en train sont très impactés, avec des retards conséquents et même des annulations de la part de la SNCF. Mais pourquoi la chaleur empêche-t-elle les trains de rouler normalement ?

❌