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Radxa Dragon Q5E : une micro carte sous SoC Qualcomm

8 juin 2026 à 18:00

Avec la Radxa Dragon Q5E cela commence à faire une belle série de cartes de développement équipées de puces Qualcomm qui se suivent chez le constructeur. Il y a eu la Q6A en 2025, la Q8B il y a quelques jours et cela sans compter les deux Dragonstation également présentées au Computex 2026.

Cette nouvelle Radxa Dragon Q5E propose dans un encombrement réduit les 40 broches habituelles du genre, mais également un double port Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI et des USB Type-A et Type-C. Des ports MIPI CSI et DSI sont présents et le tout est piloté par un Qualcomm Dragonwing Q-6690. Le tout est intégré dans un dispositif de 6.5 cm de large pour 5.6 cm de profondeur seulement.

Radxa Dragon Q5E

Radxa Dragon Q5E

 Le SoC de Qualcomm propose pas moins de 8 cœurs Kryo capables d’atteindre une fréquence de 2.9 GHz. Le circuit graphique Adreno pousse quant à lui à 1.5 GHz et un NPU Hexagon offre 6 petits TOPS pour des calculs IA. La puce est également entourée d’un maximum de 16 Go de mémoire vive LPDDR5-6400 et peut être alimentée en PoE ou via son port USB Type-C.

La Radxa Dragon Q5E est un couteau suisse pour piloter un réseau

Avec ce format minuscule et un équipement complet de ce type, la Radxa Dragon Q5E est une bonne candidate pour devenir un outil réseau complet, comme s’intégrer dans une chaine de SBC plus classique. Le fait qu’elle propose également un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 en plus d’un lecteur RFID ouvre pas mal de perspectives d’usages. J’imagine aussi bien un outil d’analyse permanent ou temporaire a associer à un réseau et alimenté en PoE. Qu’un engin capable de piloter des accès aussi bien physiques que virtuels avec RFID pour ouverture de portes par exemple. Plein de choses sont possibles, d’autant que la carte a de belles ressources de performances.

Comme à son habitude, la marque propose un petit boîtier en alu parfaitement adapté à la carte

Comme à son habitude, la marque propose un petit boîtier en alu parfaitement adapté à la carte

Reste un détail, Radxa n’a pas donné de prix ni de date de disponibilité pour la carte. La Radxa Dragon Q5E confirme en tout cas l’intérêt (réciproque ?) que porte le constructeur  Qualcomm.

Radxa Dragon Q5E : une micro carte sous SoC Qualcomm © MiniMachines.net. 2026

Peut on encore s’intéresser aux produits Chuwi ?

8 juin 2026 à 15:03

Chuwi vous pose problème. Vous êtes plusieurs à me poser la question au sujet de la pertinence d’un achat de produits de la marque. Et entre les influenceurs qui militent pour oublier le passé et les produits proposés, certains semblent à nouveau tentés par un achat.

Petit rappel des faits. Chuwi est une « vieille » marque qui mêle un catalogue à la fois générique et propriétaire. Elle propose également des prix parfois très intéressants sur ses produits. Elle a ainsi proposé des engins qui ont été des Best Seller sur Minimachines. C’est le cas, par exemple, de son MiniPC Herobox qui a été très apprécié de 2020 à 2023 sur le site. Un engin basique sous Celeron N4100, parfait pour un usage en tant que serveur ou solution de lecture multimédia qui proposait deux choses intéressantes. Il était fort peu cher, régulièrement vendu entre 150 et 160€ complet. Et surtout, il était fanless ce qui permettait une installation de salon efficace et absolument inaudible.

Au début 2023, patatras, Chuwi décide – très unilatéralement – de troquer son dissipateur passif pour une solution ventilée plus classique. La machine perd alors énormément en intérêt… La marque fait disparaître tardivement les notions de « fanless » et « zéro décibel » de ses pages en plaidant l’oubli et l’erreur. L’engin revient peu après à des prix défiant toute concurrence sous processeur Alder Lake N100 – 92€ à une époque en 8/256 Go – mais fait alors face à une tonne de produits concurrents en ayant perdu l’avantage du silence en fonctionnement.

Chuwi Corebook X, un ordinateur aux processeurs falsifiés

Plus récemment, en 2026, on apprend qu’au moins trois machines Chuwi ont été livrées avec un processeur maquillé. Des engins annoncés comme équipés de Ryzen 5 74030U « Barcelo R » de 2023 en Zen 3 mais en réalité équipés de Ryzen 5 5500U « Lucienne » lancés en 2021. Il n’y a pas d’autres termes pour décrire le fait que le processeur choisi était moins performant et moins cher que celui indiqué à bord. Le fait que le BIOS ait été altéré pour masquer la réalité du composant AMD embarqué aux logiciels de contrôle comme CPU-Z ne laisse pas de place à l’inattention ou à l’erreur involontaire. Le fabricant a bel et bien échangé une puce par une autre pour obtenir un avantage concurrentiel par rapport à ses concurrentes et a caché les traces de la manœuvre.

Deux théories sont possibles. Soit c’est un acte délibéré de Chuwi qui a voulu vendre plus facilement ses engins avec des puces sorties il y a longtemps. Soit c’est un tour de passe-passe de la part de son fabricant qui aurait fait le changement dans son dos. Impossible de savoir la vérité sur la responsabilité première de l’opération. Une seule chose est certaine, dans les deux cas c’est la marque qui commercialise le produit qui est responsable.

Même si cela s’est fait à l’insu de Chuwi, le fait qu’un sous-traitant puisse sortir sur le marché au moins trois machines ainsi maquillées est un vrai problème. Une des raisons pour lesquelles on achète une marque, Chuwi ou une autre, est liée au fait que cette marque assure un contrôle qualité. Comment faire confiance à une entité qui laisse passer de telles fraudes ? Cela veut dire que personne de chez Chuwi n’était présent pour vérifier les matériels et la chaîne d’assemblage pendant de longues périodes. Et cela sur trois modèles d’engin différents. Quelle envergure une telle fraude peut-elle avoir ?

Lors de la découverte de la première machine touchée, Chuwi à fait le mort. Lorsque la seconde a été relevée avec le même problème, aucun signe d’une quelconque action de leur part n’avait été émis. Il a fallu attendre la troisième pour que Chuwi daigne proposer un protocole de prise en charge fort contraignant pour ses clients. AMD a lui-même dû taper du poing sur la table pour rappeler l’illégalité de la pratique. Et on doit remarquer que les derniers engins proposés par la marque sont désormais tous sous processeurs… Intel.

AuBox Ryzen

Conseiller l’achat d’un MiniPC ou d’un portable Chuwi aujourd’hui ?

Un des arguments phares concernant la marque chez des lecteurs semble être lié au fait qu’il ne s’agit que d’une seule et même puce maquillée pour les trois machines. Ce fameux Ryzen 5 74030U. Que les autres engins ne seraient pas touchés par le problème. Et qu’il faudrait passer l’éponge au même titre que l’on a passé l’éponge sur les problèmes de virus embarqués dans les MiniPC d’autres marques, grandes comme petites. 

La principale différence entre les deux états vient du fait que l’infection virale des systèmes d’exploitation ne rapporte rien à un fabricant si ce n’est des ennuis. Il est très difficile de proposer un engin infecté sans que cela soit repéré immédiatement par des antivirus mis à jour. Le jeu n’en vaut pas la chandelle pour un constructeur. La plupart du temps, l’infection est stoppée dès que les machines sont identifiées comme porteuses du virus. Les constructeurs rappellent leur stock et procèdent à une réinitialisation des stockages vers un système sain. Il y a une action menée très rapidement. 

Pour Chuwi, on comprend bien le gros intérêt de l’opération. On pourra passer devant la concurrence en proposant un engin moins cher que les autres produits à processeur égal. Il a fallu qu’un média soit alerté par un anonyme concernant le souci, puis que ce même média déterre d’autres machines touchées par le même défaut pour que Chuwi communique. Les engins n’ont pas été rappelés à leurs frais et la marque s’est contentée d’une excuse d’erreur de production pour 2 machines sur 3

La première question à se poser est donc la suivante : est-ce qu’il y a chez Chuwi des produits indisponibles chez la concurrence ? La réponse est oui. La marque a dans ses bagages d’excellentes machines très originales. Son récent Unibook en est un bon exemple. Les séries MiniBook de 10.5″ de diagonale sont également exemplaires. Un Corebook Air vient d’être présenté également et il semble très intéressant.

La seconde question est encore plus importante, êtes-vous prêt à prendre le risque d’un achat chez une marque ayant ce contrôle qualité ou de telles pratiques ? Je ne peux pas y répondre à votre place, mais c’est à vous de réfléchir là où vous voulez investir votre argent.

Chuwi Unibook

Chuwi Unibook

Informer et ne pas faire taire

J’ai publié récemment un billet sur l’Unibook de la marque et un autre sur la AuBox X sous Core ultra 7 256V. Je ne me suis pas privé pour signaler les problèmes rencontrés par la marque. Il me semble qu’il s’agit là du comportement le plus élémentaire quand on parle des produits d’une société ayant eu cet historique particulier. Et c’est peut-être le plus alarmant dans les mails que je reçois à ce propos. 

Que certains veuillent conseiller la marque, libre à eux de le faire. Ils en ont bien le droit. Qu’ils choisissent de ne pas éclairer les problématiques de la marque, c’est également leur plus grande latitude. Mais qu’ils discréditent ceux qui tentent de rappeler les faits reprochés au constructeur avec des arguments plus ou moins de bonne foi. Ceux qui effacent tout simplement les commentaires qu’ils jugent « problématiques » parce qu’ils pointent ces problèmes de falsifications ou ceux qui se prennent pour les porteurs de l’unique vérité et qui cherchent à excuser la marque pour garnir leur porte-monnaie en affiliation, cela n’est pas tolérable.

Que vous soyez tenté par l’achat d’un engin chez Chuwi, cela vous regarde. Mais qu’on cherche à vous influencer en passant sous silence les manquements graves de la marque et qu’on fasse taire ceux qui veulent vous les rappeler, c’est autrement plus problématique. 

Comptez sur moi pour vous informer au mieux sur la marque, relever ses nouveaux produits, mais sans glisser la poussière sous le tapis. Du moins tant que l’affaire sera aussi fraîche et que Chuwi n’aura pas donné tous les signes d’une rédemption complète. Et le premier signe d’une rédemption est justement d’accepter cette critique, ce que la marque fait pour le moment sans problème.

Peut on encore s’intéresser aux produits Chuwi ? © MiniMachines.net. 2026

Asus Expert book B5 Flip G2 : un portable hybride pour les pros

8 juin 2026 à 12:35

L’Asus Expert book B5 Flip G2 est un portable 14″ à vocation professionnelle qui répond à un besoin de performance simple. L’idée est de troquer la puissance brute de la machine pour plus de liberté de mouvements.

Expert book B5 Flip G2

Expert book B5 Flip G2

Les modèles présentés fonctionnent avec des puces Intel Wildcat Lake allant du Core 3 304 au Core 7 350 en passant par les deux Core 5 315 et 320. De quoi assurer des tâches complètes ne demandant pas un gros niveau de puissance de calcul. Accompagnés par 8 à 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 et de 256 Go à 1 To de stockage M.2 2280 en NVMe PCIe 4.0 x4.

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 315 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,4 GHz 2 2,3 GHz 18 15
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

Cela suppose donc un éventail assez large de performances. Le modèle le plus entrée de gamme en Core 3 304, avec ses 5 cœurs CPU et 1 GPU, accompagné par 8 Go de mémoire et 256 Go de stockage, sera évidemment capable de bien moins de choses qu’un modèle Core 7 350 avec 6 cœurs CPU et 2 GPU, 32 Go de mémoire et 1 To de stockage.

L’idée ici est donc plus dans l’usage mobile de la machine que forcément dans la performance pure. Avec un écran de 14″ en 1920 x 1200 pixels IPS 300 nits de base et une option permettant de passer en 400 nits pour une dalle 100% sRGB. L’Expert book B5 Flip G2 propose une charnière sur 360° pour se transformer en tablette en mobilité. Toutes les versions sont évidemment tactiles et certaines permettront également une saisie par stylet actif MPP 2.0 en option qui s’intégrera dans le châssis nativement. Cela transforme donc l’engin en outil de terrain pour la prise de notes ou la saisie de données.

On retrouve un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 de base et une option Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 pour la gestion réseau, deux webcams frontales au choix avec du 1080P agrémenté ou non d’un module infrarouge pour la reconnaissance faciale. Une paire de microphones sera disponible avec correction de bruit ambiant. On retrouvera en option, une webcam secondaire sur le clavier proposant un capteur 5 mégapixels pour prendre photos et vidéos avec la machine en mode tablette. Cette webcam sera cachée par un capteur de confidentialité à glissière.

La connectique propose deux ports Thunderbolt 4 ou deux USB 3.2 Gen2 Type-C, deux USB 3.2 Type-A, un HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et un Antivol type Kensington Lock Nano. Une paire d’enceintes est évidemment disponible. L’alimentation sera faite en USB Type-C depuis un chargeur 65 watts externe. Deux options de batteries sont proposées. Une 50 Wh et une autre en 63 Wh. Les deux sont des Li-Po en 3 cellules. 

Expert book B5 Flip G2

Le clavier est complet, avec une course de touche chiclet de 1.5 mm et une résistance à l’eau projetée mesurée de 345 centimètres cube. Le rétroéclairage sera par contre optionnel. L’Asus Asus Expert book B5 Flip G2 pèse 1.34 Kg sans sa formule 50 Wh et mesure 31.45 cm de large sur 22.49 cm de profondeur. Il ne fait que 1.49 cm d’épaisseur, ce qui en fait un engin très adapté aux déplacements et à un usage au format tablette. Le pavé tactile est immense et offrira du confort en mode sédentaire si on ne veut pas exploiter le tactile de l’écran.

Expert book B5 Flip G2

L’Asus Expert book B5 Flip G2 s’adapte au marché de 2026

Vous l’aurez compris, avec cet Expert book B5 Flip G2, Asus ne cherche pas à révolutionner le genre mais propose un portable qui s’adapte aux effets de la crise. Cet engin ne serait peut-être pas sorti avec ces options si les composants n’avaient pas autant augmenté. En 8/256 Go, il parait presque anachronique techniquement parlant en 2026. On se souvient du modèle B9 lancé en 2022 qui ne proposait alors que des versions 16 Go et 1 To en France. Ce dispositif d’adapte donc et restera  parfait pour équiper une flotte d’utilisateurs afin de piloter des applications métier.

On pourrait reprocher l’absence d’option 5G sur ces hybrides destinés au terrain, mais en discutant avec un responsable technique en charge de machines de terrain avec un parc assez important, le coût de ce type d’exploitation est désormais surveillé. Le fait que beaucoup de pros partent sur le terrain avec un smartphone d’entreprise permet d’exploiter celui-ci pour se connecter en 5G et cela évite d’avoir deux lignes différentes pour un seul poste.

Au final, cela fait une solution efficace et réactive. Je n’ai toujours pas eu de puce Intel Wildcat Lake en main pour le moment et j’ai du mal à saisir l’ensemble des possibilités offertes par l’offre, mais comme les puces précédentes type Intel N150 moins performantes, suffisent déjà amplement à piloter des usages web, bureautiques et autres, je suppose que ces solutions seront à la hauteur.

L’offre s’adapte donc à des besoins assez différents et si Asus propose ses machines sous Windows 11 en versions Pro ou Home, il sera également possible de l’obtenir sans OS. J’aime beaucoup les Expert book d’Asus, en général ce sont d’excellentes machines, solides et efficaces.

Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées

Pour en savoir plus, direction Asus France

Asus Expert book B5 Flip G2 : un portable hybride pour les pros © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : le KVM Ugreen double écran DisplayPort à 62€ ?

8 juin 2026 à 10:27

Amazon propose le KVM Ugreen 2 écrans Displayport en promo à 62.99€. C’est la solution parfaite pour un duo de PC de bureau. Il propose de connecter clavier et souris USB mais également un éventuel stockage et même une imprimante ou un scanner à deux machines distinctes et d’afficher le contenu de ces machines sur un duo d’écrans. Plein d’usages sont possibles. On pourra par exemple profiter d’un système installé sur un MiniPC d’un côté et d’un PC classique en format tour de l’autre. On peut imaginer deux PC plus classiques pour jongler entre des tâches de calcul lourdes. Ou piloter un PC de jeu et un autre dédié au travail. À chaque fois, un seul appui sur un bouton permettra de passer d’un clavier et une souris uniques et d’un duo d’écrans, vers chaque solution.

KVM UGREEN

KVM UGREEN

C’est la solution parfaite pour une personne qui emploie, par exemple, un PC classique au format tour et un MiniPC en parallèle. On jonglera sur l’affichage de l’un à l’autre. Avec, par exemple, un MiniPC fanless pour du téléchargement, deux solutions sur deux systèmes différents. Un engin de test et un autre de programmation, une machine dédiée à des calculs locaux assez longs et une autre qui prendra le relais pendant ce type de tâche. 

Le modèle DisplayPort est disponible à 62.99€ sur Amazon, la version HDMI est un poil plus chère à 67.49€. Il existe également une version triple écran à 97.49€ chez Ugreen.

Voir l’offre sur Amazon

Bon Flan : Ugreen KVM triple écran HDMI et DisplayPort à 97€ 🍮

Billet mis à jour.

Bon Flan : le KVM Ugreen double écran DisplayPort à 62€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Minisforum ESP4B : une carte PCIe avec 4 NVMe et 1 OCuLink

8 juin 2026 à 10:09

La carte PCIe Minisforum ESP4B n’est pas encore officielle, aussi je ne suis pas certain qu’elle s’appellera définitivement comme cela. Il s’agit d’une carte probablement pensée pour les minimachines de la série « MS » de la marque. Des engins qui permettent l’ajout d’une carte PCIe demi-format.

Minisforum ESP4B

La carte Minisforum ESP4B propose sous un dissipateur et une ventilation conséquente pas moins de quatre ports M.2 2280 NVMe PCIe dont on ne connait pas les caractéristiques précises pour le moment. Le dispositif de refroidissement est classique avec un capot pour guider l’air qui sera expulsé vers l’extérieur du châssis au travers d’une série de longs tunnels créés par les ailettes en aluminium du dissipateur. Sous le dissipateur, un autre dissipateur, plus petit, permettra de maintenir la température de l’ensemble.

Une fois les deux dissipateurs démontés, on peut constater la présence des quatre ports M.2 2280 NVMe PCIe proposés. De quoi monter facilement un ensemble de stockage conséquent. On ne sait pas s’il sera possible de monter des SSD double face sur les différents supports et on note la présence de dissipateurs supplémentaires à gauche. Deux éléments qui abritent probablement les contrôleurs de l’ensemble. Sur les faces arrière des dissipateurs, on peut voir les Pads thermiques qui épousent la forme des puces des SSD pour mieux les refroidir.

Apparte : il serait temps que les constructeurs de SSD réfléchissent à ne plus utiliser d’étiquettes en papier pour leurs SSD, ce matériau fait barrage à la chaleur et ne permet pas d’optimiser le refroidissement. Pourquoi ne pas imprimer sur un matériau qui laisse mieux circuler la chaleur ou limiter la taille de l’étiquette ? Je comprends qu’il faille protéger les puces de toute fraude ou altération, mais ce n’est pas un morceau de papier qui y parviendra le mieux.

La Minisforum ESP4B promet un port OCuLink ou USB Type-C 3.2 x2

Enfin, la Minisforum ESP4B propose à gauche deux connecteurs différents. D’abord un OCuLink pour se connecter à une solution externe type dock de carte graphique. Ensuite, un USB 3.2 Gen2 x2 Type-C proposant 20 Gbps de bande passante. Les deux ne sont pas exploitables en même temps et le petit interrupteur visible en haut à droite de la carte permet de basculer de l’un à l’autre.

La carte promet donc non seulement un stockage interne supplémentaire assez conséquent mais également de communiquer avec l’extérieur. C’est une extension qui pourrait trouver un assez large public dans des configurations Mini-ITX à la recherche de solutions de stockage supplémentaires. Mais également des solutions serveur ou NAS qui développent également des ports PCIe.

Aucune date ni aucun prix n’ont été mentionnés.

Source Nascompares

 

Minisforum ESP4B : une carte PCIe avec 4 NVMe et 1 OCuLink © MiniMachines.net. 2026

la Elegoo Centauri Carbon coiffée par un nouveau capot

8 juin 2026 à 09:23

Repérée par Michel, l’extension proposée par Printed Raw Designs sur Makerworld est gratuite, elle permet d’enfermer les tubes d’alimentation de la Elegoo Centauri Carbon associée à son extension multifilament ou la Centauri Carbon 2 dans un design fermé.

L'extension pour Centauri Carbon 2 proposée ici mesure 17.1 cm de haut seulement.

L’extension pour Centauri Carbon 2 proposée ici mesure 17.1 cm de haut seulement.

Utile pour intégrer la gestion multifilament récemment annoncée par Elegoo pour le premier modèle, mais également beaucoup moins imposante que l’extension proposée pour le second modèle, cela permet de retrouver un design fermé moins encombrant.

L’idée est double : garder une protection complète de votre imprimante, avec une partie technique qui reste bien enfermée et à l’abri de la poussière et des chats d’un côté, et retrouver une chambre d’impression qui pourra stabiliser une température homogène plus facilement pour imprimer des filaments spécifiques.

A noter que l’ajout de cette extension, que ce soit pour le premier modèle ou le second, nécessite des ajustements techniques. Il faut raccourcir notamment quelque peu les tubes PTFE qui guident les filaments vers la buse d’impression. Les fichiers à imprimer permettent d’obtenir la structure globale de l’ensemble. La partie supérieure de la CC1 peut être réemployée mais les « fenêtres » des côtés doivent être achetées. Les fichiers étant conçus aux USA, le studio de design pointe vers des références inaccessibles en France. Mais il est possible de trouver des plaques acryliques de 3 mm d’épaisseur assez facilement et de les découper avec un simple cutter à la bonne mesure. Il est également possible de ne pas avoir une enceinte supérieure entièrement transparente et d’imprimer des parois à la bonne taille avec votre imprimante ou de découper d’autres matériaux. Si vous placez votre imprimante contre un mur, par exemple, il est inutile de mettre une fenêtre côté mur.

Les éléments qui font traverser les tubes PTFE de part et d’autre de l’extension sont imprimables en PLA et sont issus du travail de Ruedli sur Printables. Ils permettent un mouvement des tubes au travers de la paroi grâce au montage d’une bille enfermée dans un support.

L'extension de base de la Centauri Carbon 2 est imposante.

L’extension de base de la Centauri Carbon 2 est imposante.

Une extension Centauri a adapter à ses besoins

Si vous avez une Centauri Carbon 2 et que vous voulez raccourcir l’extension supérieure pour qu’elle prenne moins de place, il faudra par contre trouver un plateau supérieur pour la coiffer. Là encore, il est possible de découper ou de faire découper une feuille de plexiglas ou d’acrylique assez facilement en grande surface de bricolage. Possible également de troquer la transparence pour un plateau aveugle en recyclant d’autres matériaux pour limiter le coût.

Il faudra juste bien vérifier l’épaisseur du matériau pour rester dans les 3.175 mm d’épaisseur permis par le design (1/8″). Vous pouvez facilement prendre une feuille de 3 mm d’épaisseur et lui ajouter un peu de silicone en guise de mastic pour la maintenir proprement.

Enfin, ce n’est pas proposé par le design de base, mais vous pouvez également imaginer une solution pour ajouter une ventilation sur un des panneaux latéraux pour aérer le dispositif. Si la température de la pièce où vous utilisez votre Centauri est élevée et que votre enceinte est fermée, il peut être utile de forcer un renouvellement d’air en améliorant la ventilation de l’intérieur de la chambre d’impression, surtout pour certains filaments comme le PLA qui supportent parfois assez mal les grosses chaleurs pendant l’impression et peuvent perdre en finesse et en détails.

L’ajout d’un petit ventilateur de 80 mm de diamètre et d’une gaine d’extraction, peut également être positif pour éviter de laisser des fumées s’accumuler dans votre espace de travail. En ajoutant un petit filtre à charbon à l’ensemble, vous pourrez facilement rejeter l’air extrait vers l’intérieur ou l’extérieur.

Si quelqu’un tente l’aventure, qu’il n’hésite pas a nous partager son expérience en commentaire.

 

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 399€

Elegoo Centauri Carbon : l’imprimante 3D CoreXY à 289€ 🍮

Elegoo CANVAS : le multifilament pour Centauri Carbon à 45€

la Elegoo Centauri Carbon coiffée par un nouveau capot © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 6 juin 2026 MiniMachines.net

Mangmi Air X : la console parfaite pour le streaming à 104€

6 juin 2026 à 06:08

Lancée en septembre 2025, la console Mangmi Air X est une solution qui se présente elle-même comme « Ultra-Budget ». Elle est désormais proposée à 99.99$ avec quelques frais de port pour l’amener à 104.25€ une fois la devise convertie.

Mangmi

L’idée est simple, avec un matériel embarqué pas forcément de dernière génération, on pourra jouer à de nombreux titres en émulation mais aussi lancer un Steam Link pour profiter des jeux de son PC via un réseau Wi-Fi. On retrouve des fondamentaux assez solides pour ce genre de produit. La Mangmi Air X propose un affichage de 5.5 pouces en FullHD IPS tactile, un SoC Qualcomm Snapdragon 662 et 4 Go de mémoire vive. Une puce un peu décevante si on la considère sous un angle moderne mais qui colle bien avec la cible recherchée.

Le SoC de Qualcomm est un quatre cœurs Cortex-A73 à 2.1 Ghz avec quatre cœurs A53 à 2 GHz supplémentaires. Le tout associé à un circuit graphique Adreno 610. Il a été annoncé en 2020 et a largement été dépassé par la suite. Il est tout de même capable de faire tourner un Android 14 qui sera livré préinstallé sur les 64 Gigaoctets de stockage eMMC de la console. J’ai refait un tour sur Youtube et cela déborde de tests de la console dans tous les sens avec des tonnes de jeux et d’émulateurs passés au crible. La console vient d’ailleurs de recevoir une dernière mise à jour en mai.

Mangmi Eco+ ?

Est-ce que ces caractéristiques légères disqualifient la Mangmi Air X ? Pas le moins du monde. Bien sûr, tl ne faudra pas s’attendre à des performances exceptionnelles lors du lancement des jeux 3D Android les plus exigeants. Ils devraient tourner. Mais on ne sera pas au niveau de ce qu’apporte un smartphone d’aujourd’hui.

Là où cette formule peut faire mouche, c’est pour le streaming. On se souvient de la console Logitech G-Cloud sous Snapdragon 720G, elle proposait un écran 7 pouces FullHD et toujours 4 Go de mémoire vive. Elle était jugée parfaite pour streamer des jeux, c’était même son objectif principal plus que de lancer des titres directement avec son SoC. La grosse différence avec la Mangmi ? le tarif. La solution Logitech a été un accident industriel parce que proposée à sa sortie à 359€. Un prix à quelques dizaines d’euros d’un Steam Deck de Valve. 

Ici, avec un prix public de 99.99$, la Mangmi Air X est beaucoup plus accessible. Et son matériel embarqué largement suffisant pour s’atteler à la tâche de piloter des jeux en Streaming. Bien sûr, il sera possible de monter un émulateur de console sur l’engin et de profiter de son lecteur de cartes MicroSDXC pour ajouter un stockage supplémentaire afin de lancer vos jeux rétro préférés. Mais c’est dans le streaming que cette console devrait vraiment trouver ses marques.

De quoi retrouver une jouabilité vraiment mobile au fond de son canapé. Avec en plus la possibilité de faire du streaming direct depuis un PC avec des outils comme Moonlight et ses dérivés. Ou utiliser les outils comme Steam Link et GeForce Now.

Mangmi et Mangmoi sont dans un bateau

Il reste quelques détails techniques à prendre en compte, en particulier concernant l’autonomie de la machine. La batterie est une 5000 mAh avec charge rapide 15 watts. Une charge liée à la solution Qualcomm embarquée. La marque indique une autonomie de 8 heures de fonctionnement avec une simple charge sans qualifier de conditions d’exploitation. En pratique, la console peut effectivement atteindre 7 à 8 heures de jeu avec les émulateurs les plus simples comme celui de la NES ou de la GameBoy. Une émulation PSP fera directement tomber l’autonomie de deux heures. Des usages en streaming comme Steam Link, qui supposent un Wi-Fi actif, offriront entre 5 et 6 heures de jeu. Plus l’émulateur est gourmand, plus l’autonomie tombe. A noter, par ailleurs, que la console se satisfait très bien d’être reliée à une batterie externe via son port USB Type-C pendant q’on joue.

L’interface est qualifiée de correcte avec des contrôles qui ne sont pas aussi précis que sur une manette de grande marque, mais qui restent efficaces et sans défauts majeurs. Pas de drift, des gâchettes qui grincent parfois un peu et qu’il faut adoucir avec une huile de silicone. Mais des boutons et des joysticks qui répondent bien avec une croix directionnelle efficace. 

la qualité logicielle est surprenante. La version d’Android 14 est basique mais la console propose à la fois une panoplie d’outils préinstallés comprenant des émulateurs, une version de Steam Link et des éléments classiques du monde Google : un accès au PlayStore et un navigateur Chrome. Un menu de réglages assez précis peut être appelé à tout moment pour adapter les jeux émulés et faire des réglages d’optimisation. Rien de vraiment extraordinaire selon les testeurs mais un service utile et pratique.

L’interface est minimaliste mais reste correcte. On retrouve les éléments classiques du genre : mini-joysticks, croix directionnelle, boutons ABXY, gâchettes et autres éléments de contrôle de l’interface. La connectique est simple avec un port USB type-C de charge et de données, un jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker vos ROMs. Des enceintes stéréo sont également de la partie et la console propose un module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0 pour se connecter au réseau. Le SoC embarqué est ventilé activement pour éviter que la Mangmi AIR X ne chauffe trop. A noter que cette ventilation n’est pas active en permanence mais régulée par une sonde.

L’écran est annoncé comme très correct avec une définition de 1920 x 1080 sur 5.5 pouces, un rafraichissement de 60 Hz et une colorimétrie établie à 110% de la norme sRGB. 

L’objet mesure 20.34 cm de large pour 8.74 cm de haut et 1.68 cm d’épaisseur, la console pèse 286 grammes et peut être livrée en trois coloris : blanc, noir et « Retro »… Ses plastiques et ses finitions ne sont clairement pas optimum sans pour autant être de mauvaise facture. C’est le genre d’engin parfait pour un usage d’un outil comme Steam Link afin de jouer dans son canapé depuis un titre lancé sur son PC depuis le même réseau Wi-Fi.

Lancée à 99.99$, la Mangmi Air X est remontée pendant quelques mois à 119.99$, elle vient tout juste d’être remise en vente à 99.99$ + 16$ de port soit 104.25€ au total une fois converti par Paypal.

Voir l’offre sur Mangmi 

Mangmi Air X : la console parfaite pour le streaming à 104€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 5 juin 2026 MiniMachines.net

Asus ZenScreen Color ePaper : un écran EInk couleur

5 juin 2026 à 16:11

Asus n’est pas le premier sur ce segment, mais son ZenScreen Color aura sans doute plus de poids que des concurrents. Les solutions Paperlike de Dasun restent quasi impossibles à obtenir en Europe.

ZenScreen Color ePaper

ZenScreen Color ePaper

L’écran Asus ZenScreen Color ePaper MP13UC est un écran de 13.3″ qui emploie une dalle E Ink couleur en proposant un rafraîchissement de 35 Hz. Ce type de dalle propose un affichage très reposant pour la vue et insensible à la lumière extérieure. Des dalles en général hors de prix mais qui peuvent être un vrai confort pour certains utilisateurs.

L’Asus ZenScreen Color ePaper propose de bonnes idées

L’écran, orientable en mode portrait ou paysage, offre une diagonale affichant en 3200 x 2400 pixels en 4:3 pour une densité de 300 points par pouce en niveau de gris et moitié moins en couleurs. Sa colorimétrie est faible, ce qui le destine surtout à un travail du texte, avec 4096 couleurs seulement on n’aura ni beaux dégradés ni justesse d’image pour du travail graphique. Point intéressant, l’accroche du pied de l’écran ZenScreen Stand ATS01D est pensée pour être retirée.

Ainsi, il sera possible d’emmener son ZenScreen Color en balade et de le raccorder simplement à un portable comme écran secondaire ou principal. Alimenté en énergie et en données par ses prises USB Type-C, la connectique se limitera dans la majorité des cas à un unique câble. Cela fait un écran secondaire en déplacement qui peut être très intéressant pour partager des informations. On note au passage le choix d’Asus de conserver une dalle fine en reléguant l’électronique sur un des bords les plus larges de l’affichage. Aucune mention d’un haut-parleur ou d’une batterie qui pourraient y être intégrés n’est faite de la part d’Asus.

Le pied restant sagement sur votre bureau jusqu'à votre retour. 

Le pied  ZenScreen Stand ATS01D restant sur votre bureau jusqu’à votre retour. 

Pas de prix ni de date de commercialisation pour ce produit pour le moment. Asus n’annonce aucune disponibilité pour le moment. Comme d’habitude avec la marque, il faudra compter sur la volonté des antennes locales pour pousser le produit en magasin. Difficile d’évaluer l’attrait de ce type de produit et le public susceptible d’y investir pour le moment. Il va sans dire que le prix de ces modèles n’est pas donné. 

Le Bigme B13

Le Bigme B13

BigMe, un des acteurs parmi les moins chers de ce secteur, annonçait un modèle B13 de 13,3  » à 599€ prix public il y a tout juste un an. Aujourd’hui il est listé à 643.99€.

Asus ZenScreen Color ePaper : un écran EInk couleur © MiniMachines.net. 2026

Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon

5 juin 2026 à 15:44

La carte de développement Radxa Dragon Q8B apparaît un tout petit peu plus d’un an après la sortie de son modèle Q6A sous processeur Qualcomm QCS6490. Mais là où le précédent modèle se glissait dans le format d’une carte Raspberry Pi traditionnelle, le nouveau change de format.

La Radxa Dragon Q8B a une empreinte plus forte. Avec 10 cm de large pour 7.5 cm de profondeur, elle propose une plus grande connectique, distribuée sur deux côtés et donc pensée pour une intégration dans un format boîtier. À son bord on retrouve donc un Snapdragon 8cx Gen 3. Un SoC lancé par Qualcomm en 2021 et qu ivisait alors une compatibilité avec Windows 11 et qui reste supérieur à la puce précédente. Comme d’habitude chez Qualcomm, il ne faut pas s’attendre à voir son haut de gamme sur des intégrations très éloignées de smartphones. Ce n’est pas son cœur de cible.

Associés à cette puce, on retrouvera de 4 à 32 Go de mémoire vive LPDDR4x-4266 avec des prix débutant à 185€ pour la version 8Go pour atteindre 503€ en version 32 Go. Les modèles de 4, 16 et 32 Go ne sont pour le moment pas disponibles en précommande. La version 8 Go ne sera disponible que fin juillet ou début août après précommande. La version 4 Go n’a pas de tarifs, quant au modèle 16 Go… il est listé à 291€.

La partie stockage sera laissée à votre discrétion avec pas moins de quatre options possibles. En premier lieu un classique lecteur de cartes MicroSDXC qui permettra de booter un système. Une option permettant d’ajouter un module de stockage UFS 3.1 est également présente, tout comme deux ports M.2 2280 en NVMe. Le premier en PCIe 3.0 x4 et le second en PCIe 3.0 x2. 

Un port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte supplémentaire, en général un modèle Wi-Fi pour une communication sans fil. Un port FPC lié au système via une ligne PCIe 3.0, permettra de profiter des nombreuses extensions lancées pour les Raspberry Pi 5.

La connectique avant est sobre puisqu’on ne retrouve que deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-C basiques. À l’arrière, par contre, c’est beaucoup plus complet : deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI, un jack audio 3.5 mm, une entrée micro et un port USB Type-C qui servira a alimenter le tout en 60W. 

La Radxa Dragon Q8B proposera en outre les fameuses 40 broches du format Pi pour piloter des éléments externes en plus de fonctions classiques comme un port pour alimenter un ventilateur piloté, une batterie externe pour conserver une horloge système à l’heure et même deux boutons. Le premier pour démarrer la carte et le second pour des opérations de maintenance.

Dragon Q8B

Une Dragon Q8B capable de piloter Windows et Linux

On manque un peu d’infos sur la partie logicielle de l’offre. La carte est censée accepter plusieurs distributions Linux en plus du système Radxa OS. La marque parle de compatibilité avec Armbian, Ubuntu, Nix OS et Arch Linux. Le fait que la puce de cette Radxa Dragon Q8B soit pilotée par un SoC ayant tourné à bord de plusieurs machines compatibles Windows peut également laisser penser à un portage du système vers la carte. La marque fait d’ailleurs plus que le suggérer. Même si les machines ainsi équipées n’ont pas spécialement brillé par leurs performances, le portage pourrait avoir un certain intérêt pour les utilisateurs.

La Dragon Q8B semble en tout cas très complète, bien construite et Radxa poursuit un travail de développement qui porte ses fruits avec Qualcomm. Sur ce même Computex, le constructeur présente deux minimachines complètes sous la référence Dragonstation. Des propositions originales pour permettre la construction de NAS ou de serveurs.

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon

Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été

5 juin 2026 à 12:39

En décembre 2025, je publiais un papier pour affirmer que personne ne connaissait le prix de la Steam Machine. Pas même Valve. Cela pour une bonne raison, le prix de l’engin était totalement chamboulé par l’explosion du tarif des composants mémoire, stockage et processeurs.

Je reste persuadé que Valve avait, au moment de l’annonce de l’engin en novembre 2025, le doigt qui planait au-dessus du bouton « Go ». Que l’explosion des prix de la mémoire les a pris par surprise comme cela a été le cas pour l’essentiel des fabricants de PC internationaux. Plus que le prix lui-même, c’est le rationnement global des disponibilités qui a créé une crise. Rendant le lancement de la production des machines très compliqué puis impossible. On ne lance pas une production de plusieurs dizaines de milliers de pièces sans savoir si on pourra la mener à bien faute de composants. C’est prendre le risque de commander des millions d’euros de matériel sans pouvoir rien vendre et de laisser déprécier le tout.

Aujourd’hui, Valve annonce une encore énigmatique date de sortie pour cet été. Probablement parce que la marque a dû sécuriser suffisamment de stock de composants pour pouvoir lancer son produit. Estimant également que le besoin de stock a baissé par rapport à ses estimations en 2025. Le prix de la console va sans doute augmenter son tarif, largement, par rapport aux prévisions de Valve l’année dernière. Ce qui devrait baisser l’intérêt de l’objet et donc le besoin de produire des consoles en nombre.

C’est donc cet été qu’une première salve de ce qui devait être un succès commercial en 2025 va être mise en vente. Tout le monde se doute que si Valve garde pour le moment le prix de l’engin encore secret, c’est parce que la situation risque d’être intenable. Toute la problématique de la console est qu’elle mélange deux types de mémoires à forte contrainte: 16 Go de DDR5 et 8 Go de GDDR6 pour la partie graphique. L’impact de ces deux éléments, en plus d’un stockage NVMe, a dû totalement rebattre les cartes de la stratégie tarifaire de l’objet. Je pense que la puce AMD est moins sujette à une augmentation de prix puisqu’elle est née d’un partenariat direct avec les équipes de création de puces Custom d’AMD. Ce qui a sans doute donné lieu à une négociation et un contrat.

Une chose semble assez claire pour moi, si Valve annonce la console pour cet été, c’est parce que la situation devient intenable. Des frais ont été engagés dans un appareil qui n’a pour le moment donné aucun retour sur investissement. Le fait que la température de prix ait monté également partout autour de la console avec des PC de plus en plus chers va permettre également aux acheteurs potentiels de relativiser un peu son tarif. Mais je doute que l’engin arrive à séduire aussi bien le public que ce qui était prévu par la marque au début de sa conception.

Personne ne connait le prix de la Steam Machine

 

Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été © MiniMachines.net. 2026

Arc G3 Extreme, Intel va t-il ouvrir sa puce à plus de PC ?

5 juin 2026 à 11:22

En dévoilant les puces Arc G3 Extreme, Intel se permet de faire un joli pied de nez à AMD. La marque, que certains jugeaient moribonde il y a quelques trimestres seulement, s’offre un revirement spectaculaire.

Lancer une console PC sous processeur Intel en 2025 paraissait être une mauvaise idée, à raison. MSI s’y est essayé et a dû baisser ses tarifs de manière spectaculaire pour les vendre avant de basculer dans le camp d’en face en proposant une solution sous processeur AMD. Les puces AMD Ryzen étaient alors clairement bien mieux placées que les solutions Intel.

Aujourd’hui, la situation s’est inversée, c’est le résultat d’un effort important d’Intel pour se remettre à niveau sur tous les plans : recherche et développement à long terme sur les circuits graphiques, optimisation des processus de fabrication comme des pilotes, sans oublier un gros effort marketing pour réunir plusieurs constructeurs. Un effort massif rendu possible par des investissements extravagants et qu’il va falloir éponger.

Arc G3 Extreme et Arc G3

Intel Arc G3 Extreme : aussi rapide qu’un Ryzen Z2 Extreme pour moitié moins de consommation

La présentation qu’a faite Intel de sa nouvelle gamme de processeurs au Computex 2026 est beaucoup plus détaillée que ce qui avait été présenté auparavant. Les deux puces sont assez proches techniquement parlant et ne diffèrent finalement que sur quelques points. Même nombre de cœurs, fréquence identique à 100 MHz près, même cache et même NPU. La nuance entre les deux puces est principalement liée au circuit graphique puisqu’on passe du fleuron de la gamme qu’est le B390 avec 12 cœurs Xe à un B370 en 10 cœurs. La fréquence de ce second circuit est également inférieure de 100 MHz et le TDP varie de 5 watts en mode Turbo au désavantage de la puce la plus puissante.

Tout cela est très intéressant mais manque de contexte pour se rendre compte des performances proposées. C’est sur ce point qu’Intel a mis l’accent au Computex. Histoire d’enfoncer le clou sur sa proposition.

Une débauche de chiffres sur une large vague de jeux

Les Arc G3 et Arc G3 Extreme sont passés à la moulinette d’un grand nombre de tests de jeux. Ici, poussés en mode 30 et 35 watts, c’est-à-dire au maximum de leurs capacités, ils proposent des performances assez impressionnantes. Surtout si on considère que ces résultats sont obtenus sur un système Windows 11.

Si certains titres sont en dessous des fatidiques 30 images par seconde en FullHD pour le Arc G3, les Arc G3 Extreme sont toujours situés au-dessus avec des scores variables qui vont jusqu’à des 100 images par seconde sur des titres récents comme Arc Raiders. La promesse ici est de proposer de quoi jouer très confortablement au détriment de la batterie. Ce qui sous-entend une exploitation plus proche d’un mode sédentaire sur un dock et un téléviseur que l’emploi en réelle mobilité. 

Il est en tous les cas très intéressant de constater l’énorme impact qu’ont les nuances entre les deux versions de la puce. Les deux cœurs Xe supplémentaires du modèle Arc G3 Extreme font ici une réelle différence.

Face à une autre puce Intel, un processeur Core Ultra 7 258V équipé d’un circuit Arc 140V, la nouvelle gamme a encore largement l’avantage. Nous n’avons pas droit au détail des performances obtenues, les consoles équipées de cette puce Extreme se comportent cependant mieux à définition égale, que les portables équipés de cette puce Lunar Lake.

Face aux AMD Ryzen Z2 Extreme et pour une consommation identique de 35W, Intel est encore devant. Des solutions MSI et Asus sont comparées pour obtenir des formats de consoles assez similaires. Encore une fois on pousse les deux modèles au maximum de leurs capacités. Les écarts sont à chaque fois à l’avantage d’Intel même s’il ne faut pas oublier que ce dernier est ici aux commandes des tests et de la présentation de ces résultats.

En termes de puissance, suivant les titres, Intel affiche de 10 à 85% d’images par seconde au-dessus d’un Ryzen Z2 Extreme. Et cela alors que la puce n’est probablement pas totalement optimisée. AMD a eu plus de temps pour peaufiner ses pilotes. C’est là encore un point gagnant pour Intel et sa nouvelle gamme. Un point qui explique l’empressement des constructeurs à s’intéresser à cette gamme de puces.

Mais le résultat le plus intéressant à prendre en compte dans cette débauche de tableaux est sans conteste celui-ci. Intel met en avant une puce Arc G3 Extreme configurée pour fonctionner dans un TDP de 17 W en face d’une solution AMD Z2 Extreme à 35 watts. Autrement dit, une console en mode performances sur batterie en mobilité avec une bonne autonomie en face d’une console dont l’autonomie sera probablement bien moins bonne.

Ce qui devrait être clairement au désavantage complet d’Intel reste assez souvent positif. Certains titres sont mesurés en négatif et un Call of Duty se voit 19 % moins rapide dans ces conditions sous Arc par rapport à la puce AMD. Mais d’autres titres comme Diablo IV ou Fortnite sont 14 ou 34% plus véloces… Si les deux solutions ne sont pas exactement équivalentes, elles laissent entendre que les consoles équipées des puces Intel pourront proposer assez souvent plus de performances et plus d’autonomie à la fois. 

Enfin, la puce Arc G3 Extreme d’Intel est positionnée en 12 watts face à un Z2 Extreme d’AMD dans la même enveloppe. Ce scénario-là est peut-être le plus intéressant de tous car il reflète un usage réel de ces machines particulières que sont ces consoles. Et si les deux engins de MSI et d’Asus sont au coude à coude sur certains titres, force est de constater que des écarts se creusent nettement sur d’autres. On passe de jeux juste « jouables » à des affichages réellement confortables. C’est particulièrement vrai dans le milieu du tableau.

Intel introduit alors une notion d’Endurance Gaming qui colle bien à la catégorie produit. Il s’agit d’aller au-delà des simples performances brutes qui consistent à voir ce que donne un processeur dans le meilleur des cas, en laboratoire. Le résultat d’un benchmark qui ne sert en réalité qu’à se comparer à d’autres benchmarks. L’idée ici est de coller au terrain et de refléter plus précisément ce que peuvent attendre les utilisateurs d’un engin de ce type.

Avec une exploitation en dessous du maximum de ses performances mais proposant une certaine jouabilité, on obtient une console qui peut s’utiliser au-delà de quelques heures, chauffe moins et fait moins de bruit à cause de sa ventilation. Des « détails » que les tests de performances ne prennent pas en compte mais qui changent l’usage de ces appareils du tout au tout.

Personne n’a envie d’une console pensée pour le canapé mais qui partage avec tout le monde un bruit d’avion au décollage. Personne ne veut d’un engin qui va vite mais pendant quelques grosses dizaines de minutes seulement. Personne ne veut sentir un plastique bouillant entre ses mains au bout d’une heure de jeu. Assurer un fonctionnement en 12 watts confortable est donc un point capital pour séduire un large public.

Intel promet que sur une MSI Claw 8 EX AI+ en Arc G3 Extreme, l’activation du mode endurance pousse l’autonomie de 2H47 à 5H51 sur un jeu comme Forza Horizon 6. De 2H31 à 5H55 sur GTA V et de 3H37 à 11H45 sur Team Fortress 2. Cela se fera au détriment de la fluidité d’affichage, bien sûr, mais on peut constater sur le tableau juste au-dessus que deux titres fonctionnent au-delà des 30 images par seconde. Forza à 49 fps et GTA V à 99 fps. 

Des résultats qui changent totalement l’exploitation de ce type de console. Ils autorisent tout simplement une exploitation longue entre deux passages par la prise. Mieux, associés à une bonne batterie externe, ils vont permettre d’assurer un service complet où l’ajout de cet accessoire permettra de recharger la console pendant le jeu au lieu de juste réduire sa perte d’autonomie.

Une gamme de puces trop à l’étroit dans le format console ?

Intel a donc en main une gamme de processeurs tout à fait performants qu’il compte intégrer dans un format de niche. Les consoles PC ont certes un certain poids dans l’actualité informatique ces derniers mois, mais elles ne sont pas au centre des préoccupations de tout le monde. Et, avec la crise des composants, ces produits ultra spécifiques sont devenus encore moins une préoccupation pour la majorité des acheteurs.

Avec des prix en nette hausse et des priorités informatiques réservées, logiquement, à des outils plus essentiels, ces consoles sont passées de solutions de jeu envisagées pour se faire plaisir à des caprices souvent jugés hors de prix. 

La solution la plus évidente pour qu’Intel ait un retour sur investissement rapide, serait que la marque s’intéresse à d’autres formats pour ces processeurs. Je pense en particulier à deux emplois spécifiques. Le premier serait une version Intel Arc Extreme intégrée à un format MiniPC. Une solution capable de concurrencer la Steam Machine qui tarde, avec un prix concurrentiel. En proposant une solution de refroidissement efficace pour tenir un Arc G3 Extreme à 35 Watts en permanence, il y aurait là de quoi proposer une solution très intéressante. Avec un design pensé pour le salon, la puce trouverait sans doute preneur.

L’autre format serait plus évident encore. Une grande partie des clients potentiels de ces puces Arc G3 et Arc G3 Extreme ne sont pas spécialement intéressés par l’objet « console » mais trouveraient sans doute diablement séduisants des ultraportables équipés de ces puces. La problématique pour Intel étant de ne pas cannibaliser le parc de stations de jeux et ses puces haut de gamme. Mais de très nombreux joueurs seraient prêts à craquer pour un format à la fois ludique et capable de rendre des services classiques sous processeur Arc G3 ou Arc G3 Extreme. Et si l’argument d’une interface plus adaptée au jeu grâce au format console semble faire barrage a première vue, il ne faut pas perdre de vue qu’une énorme partie du catalogue de jeux du monde PC nécessite un clavier et un curseur. Et qu’il est plus facile d’ajouter une manette à un engin portable de petite diagonale que de rajouter un clavier et une souris à une console.

En ouvrant son offre à plus d’engins pendant cette période de crise où la clientèle va probablement rester très éloignée des dépenses purement ludiques. Intel aurait moyen de séduire énormément de monde en proposant son offre de jeu pour des machines paradoxalement plus sérieuses.

La psychologie particulière de l’acheteur PC

Pour le moment, les premiers indices indiquent que les consoles dépasseraient les 1500$ en Arc G3 Extreme. Le revendeur américain BestBuy a listé la MSI Claw 8 EX AI+ en version 32 Go et 1 To à 1699$ HT. Un tarif qui ne fonctionnera pas auprès du public.

J’ai pendant longtemps travaillé en tant que vendeur d’ordinateurs, des machines que je montais et dont nous, mon compère de l’époque et moi-même, décidions des composants. Et le jeu d’assemblage que nous pratiquions dépassait la pure logique de performances pour s’intéresser à la psychologie de nos clients. Nous avions très vite compris que le format de certains PC dépassait en réalité toute logique comptable.

Un acheteur de PC dédié au jeu cherche un ordinateur performant. C’est cette performance qu’il achète. Cela parait être une évidence, mais c’est un peu plus complexe que cela. Cette « enveloppe de performance » va au-delà du jeu dans le monde PC. Le client potentiel d’un ordinateur de jeu se dit qu’un PC de ce type peut certes lui permettre de jouer mais il peut également faire tout ce qu’un PC classique sait faire en amont : de la bureautique, du web, des activités créatives et autres.

C’est là qu’entre en jeu l’étrange psychologie de l’acheteur. Il entame une réflexion qui consiste à se dire que sur la totalité de son investissement, une bonne partie est liée à une activité justifiable et sérieuse. Une sorte de coussin psychologique qui éponge une partie de la dépense, le côté ludique étant un plus « pour se faire plaisir ».

Suivant les profils et les machines, cette proportion varie. Sur un ordinateur portable « gaming » dans un prix de milieu de gamme, l’acheteur considère que 60 à 70% du tarif n’ont en réalité rien à voir avec le jeu. Il s’agit avant tout d’un ordinateur et donc d’un investissement qui correspond à un besoin que tout le monde a. Les 30 à 40 % restants sont liés à la partie « ludique » : la carte graphique, le petit bonus de processeur et de mémoire par exemple. L’achat se fait en comparant un ordinateur portable a 700€ « classique » avec un circuit graphique intégré et une machine gamer à 1000€ disposant d’un circuit graphique externe. Et si la dépense totale ne pose pas de problème, l’acheteur gomme alors totalement le prix global de la machine pour ne s’intéresser qu’aux 300€ de différence entre les deux modèles. C’est ce seul montant qui va décider de l’acte d’achat, tout le reste passe à la trappe.

Sur un ordinateur haut de gamme, le ratio sera différent. La partie « achat indispensable » pour des usages classiques tombe à 40 ou 50% du montant total. Le reste est considéré comme un investissement ludique. Il est alors beaucoup plus difficile de craquer en étant juste « raisonnable ». Entre un portable à 700€ qui fera exactement tout ce dont l’utilisateur a besoin et une machine à 2000€ blindée de mémoire, de stockage et avec une carte graphique haut de gamme, il est difficile de justifier un achat purement logique.

Cette manière de voir l’investissement dans l’informatique a d’ailleurs été exploitée par les constructeurs ces dernières années. On a vu apparaître des machines « créatives » dont les composants n’étaient rien d’autre que ceux des machines de joueurs. Les deux étant pilotés par des éléments techniques identiques. L’idée ici était de rajouter un élément de plus dans l’équation d’achat.

En rajoutant un discours expliquant que l’on passe d’un PC entrée de gamme à un PC « créatif et jeu » on change les ratios. Il s’agit de relativiser la partie loisir pur en ajoutant de nouveaux usages : conception 3D, montage vidéo, retouche d’image, création graphique, gestion du son. Sur un ordinateur portable GeForce RTX haut de gamme aujourd’hui, on peut considérer la distribution de l’investissement pour 40% vers un usage classique, 30% vers une exploitation créative et 30% lié à une pratique vidéoludique.

1799€ pour un portable 15″ gaming, plus puissant et compétent qu’une console PC

Cela permet pour quelqu’un qui s’apprête à dépenser 2000€ dans un PC « premium » de relativiser généreusement son achat. J’ai entendu des clients penser à haute voix leur réflexion d’achat et cela donne un discours très lisible : « j’ai besoin d’un portable. Je peux mettre raisonnablement une certaine somme pour avoir une machine qui va correspondre à mon besoin immédiat parce que mon ancien modèle donne de sérieux signes de faiblesse. Mais j’ai envie d’un portable de jeu, une machine puissante qui va durer longtemps. L’avantage de cette machine à 2000€ c’est qu’elle va permettre de trier et retoucher mes photos, faire des montages vidéos, me permettre de faire de la 3D et les 1000 autres trucs que je ne pouvais pas faire avec mon ancien modèle. En plus de cela, elle correspond pile à la liste des composants du prochain jeu que je guette depuis des années et qui vient de sortir. »

Au final, dans la tête de l’acheteur, il y a deux choix : le premier consiste à dépenser 800€. Le second à investir 2000€. Mais au lieu de se dire « je me fais plaisir en dépensant 1200€ en plus pour jouer », il estime que la part de jeu est limitée à ce que la partie créative ne propose pas. Et cela brouille suffisamment les pistes pour que le client ne garde dans le pire des cas que la moitié des 1200€ restants comme un achat « loisir ».

Ce qui permet encore une fois de relativiser la dépense parce qu’après tout, le jeu vidéo est un loisir comme un autre, qu’on a le droit de se faire plaisir. Sans compter l’argument très valable de la pérennité de l’achat. Et du discours qui va souvent avec : « ma dernière machine, je l’ai gardée 10 ans ». Et l’acheteur de se faire croire que sur les 2000€ de dépense, il n’y a finalement que 600€ réellement liés au jeu. C’est cette manière de penser qui fait que le marché du gaming « premium » existe aujourd’hui.

Là où le bât blesse pour les consoles PC c’est qu’elles ne peuvent pas prétendre à cette gymnastique

Il existe des gens pour qui les 1699$ annoncés pour la console MSI sous Arc G3 Extreme ne sont pas un problème. Mais ils sont assez peu nombreux. Pour connaitre le budget qu’un joueur lambda considérera comme normal a injecter dans un objet purement ludique, ce n’est pas très compliqué. Il suffit de regarder le prix d’une console Nintendo Switch 2 ou d’un Steam Deck avant leurs hausses respectives. À savoir entre 450 et 600€. Au-delà de ce tarif, on entre déjà dans des eaux assez troubles. 

Le problème pour ces consoles PC c’est qu’elles ne peuvent absolument pas jouer sur la perspective du monde PC. Qui va, en toute bonne foi, se dire qu’en mettant 1700$ HT dans une console de ce type, il va également pouvoir remplir sa feuille d’impôts, faire de la bureautique, télétravailler, calculer son budget vacances et surfer confortablement. Bien entendu, il sera possible de le faire en ajoutant un clavier, une souris, un écran secondaire et un éventuel hub pour améliorer cette interface. Mais on est loin, très loin d’un format idéal pour ces usages tel que le promet un portable créatif. Personne ne va emmener une console en réunion, aucun parent ne consentira à investir dans l’objet pour qu’un enfant démarre le lycée ou entame des études supérieures.

Injecter une telle somme dans une ROG Ally, une Acer Predator Atlas ou une MSI Claw cela restera considéré comme une dépense. Mettre la même somme dans un portable ou une tour est considéré comme un investissement. Et cela fait toute une différence. Intel doit également considérer les reproches de performances et d’interfaces faits aux consoles qui ne sont pas sous SteamOS. Elle peut, en changeant d’objet, en faire un avantage. Windows 11 est bourré de défauts, mais cela reste un outil de production. Intel peut choisir de mettre cela en avant dans un format plus classique.

Les puces Intel ARC G3 et Arc G3 Extreme, si elles restent cantonnées à ces dispositifs de consoles PC à des prix au-delà des 1500€, risquent fort de ne pas se vendre. En les basculant dans un marché plus classique, pourquoi pas en ultraportable au vu de leur excellent comportement en basse consommation, elles pourraient au contraire revigorer le marché. Je suis bien certain qu’Intel et ses partenaires en ont conscience.

Arc G3 Extreme, Intel va t-il ouvrir sa puce à plus de PC ? © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 4 juin 2026 MiniMachines.net

Bon Plan : Jeu Rogue Waters offert sur Epic

4 juin 2026 à 16:17

Dans Rogue Waters, devenez le Capitaine Cutter, un pirate embarqué dans une lutte mortelle, en quête de pouvoir et de vengeance. Naviguez dans des eaux dangereuses, réveillez des créatures marines légendaires et déjouez vos ennemis, à la poursuite de trésors légendaires et de sombres secrets.

Au carrefour de la loyauté, de la trahison et de la vengeance, percez les mystères de la prophétie du Berger des mers et affrontez l’immortel Capitaine Blackbone.

  • Améliorez votre navire et choisissez votre équipage avant chaque sortie, depuis le confort de votre Caverne de pirate (HUB).
  • Chaque run génère de nouvelles rencontres : il vous faudra naviguer prudemment pour vous rapprocher du Capitaine Blackbone.
  • Profitez d’une aventure riche et scénarisée en 3 actes, avec une rejouabilité infinie.

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Bon Plan : Jeu Rogue Waters offert sur Epic © MiniMachines.net. 2026

Bon Plan : Jeu PC Songs of Conquest offert sur Epic

4 juin 2026 à 16:12

Dans Songs of Conquest, levez de puissantes armées, maniez la magie ancienne et forgez un empire. dans ce jeu de stratégie au tour par tour qui allie les prises de décisions stratégiques, les combats tactiques et la gestion de royaumes.

Incarnez de puissants magiciens, les thaumaturges, et explorez des terres inconnues. Affrontez les armées qui se dressent contre vous, partez à la recherche de puissants artéfacts, et étendez votre territoire. Vous avez tout un monde à conquérir, vous n’avez qu’à tendre le bras !

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Un mini radar qui liste les avions commerciaux sous ESP32

4 juin 2026 à 10:27

Petit projet croisé par hasard, ce petit radar piloté par un ESP32 permet de lister et de surveiller tous les vols commerciaux qui passent au-dessus d’un point géographique. Cela ne sert pas à grand-chose mais l’interface est amusante, le projet est assez ludique et sa réalisation plutôt simple.

Vous trouverez tout le détail du code, les fichiers STL à imprimer et des instructions de montage ainsi que toutes les infos de mise en place sur cette page Github. Le projet est construit autour d’un ESP3-C33 doté de 4 Mo et d’un bouton Boot et d’un petit écran de 1.28″ rond GC9A01 en 240 x 240 pixels. La puce se connecte à un réseau Wi-Fi pour aller chercher sur internet les informations des vols commerciaux et les met à jour ensuite en temps réel sur le petit écran.

Différentes options de distance de surveillance sont possibles avec jusqu’à 25 km de rayon. Les avions sont symbolisés par des triangles surmontés de leur code avec une flèche qui donne leur direction. La hauteur des vols est indiquée, comme traditionnellement, en pieds. 

Bravo à Mateusz Juszczyk pour cette réalisation.

Un mini radar qui liste les avions commerciaux sous ESP32 © MiniMachines.net. 2026

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon

4 juin 2026 à 09:54

La Dragonstation n’a pas dévoilé ses détails techniques, mais la marque connue pour ses cartes de développement introduit bel et bien une machine complète. Radxa ajoute une corde à son arc en préparant des MiniPC complets d’un côté et même des NAS avec l’annonce d’un mystérieux DragonBay. Tous deux sont équipés d’une puce Snapdragon de Qualcomm.

La Radxa DragonStation ne détaille pas quel Snapdragon dormira dans sa montagne solitaire mais fait le point sur le trésor qu’elle abrite. Il s’agira d’un MiniPC débordant de stockage. L’objet proposera pas moins de six ports M.2 NVMe PCIe, probablement tous en 2280. Au total, le maximum de stockage serait donc de 48 To si vous ajoutez 6 SSD de 8 To en interne. Un choix qui rendrait d’ailleurs jaloux Smaug s’il venait à être mis au courant des prix actuels des SSD. La connectique proposera au moins deux ports Ethernet 10 Gigabit pour des débits réseaux très performants. 

Dragonbay à gauche et DragonStation à droite

Radxa met également en avant la possibilité d’ajouter des accélérateurs IA optionnels pour pouvoir fournir jusqu’à 320 TOPS de puissance de calcul et promet la possibilité de gérer des modèles d’IA très gourmands, mettant en avant des solutions très riches en paramètres (120B). Cela sans toutefois préciser quelle mémoire vive sera adossée à la puce Qualcomm. 

On comprend ici l’objectif de la marque pour cette Dragonstation, coller à la mode actuelle des IA agentiques qu’on embarque en local. Le constructeur annonce la possibilité de disposer de ce type d’engin comme d’un serveur de stockage maison, d’un assistant personnel et même d’une IA créative. Un discours qui va petit à petit s’imposer dans le narratif de beaucoup de marques désormais. Nvidia, pas Qualcomm, étant en train de paver la voie d’une idée d’un supercalculateur IA dans chaque foyer avec les RTX Spark.

Dragonbay

Radxa Dragonbay

En parallèle de cette Dragonstation, Radxa annonce également un NAS baptisé Dragonbay. 

Le Radxa DragonBay semble basé sur la même idée mais troque son patrimoine génétique NVMe pour du SATA3 avec la possibilité d’adjoindre jusqu’à quatre éléments de stockage au format 3.5″. L’ensemble conserve des ports M.2 pour le système mais déploiera donc des données sur un dispositif plus traditionnel et de plus haute capacité : jusqu’à 140 To actuellement. Ce ralentissement du stockage se solde également par une baisse des débits : les deux ports Ethernet basculent de 10 à 2.5 Gigabits. 

Lae constructeur a fait de gros efforts de sobriété quant à la réalisation de ses châssis. Les images proposées montrent des boîtiers sobres et à l’esthétique assez intemporelle. Réalisés en aluminium, ils cachent leurs façades derrière un panneau avant magnétique de manière à ne pas ressembler trop à des outils informatiques.

Dernier détail, les systèmes pour le moment prévus en Chine seront livrés avec Feiniu FnOS, un système d’exploitation chinois, inconnu au bataillon, qui sert spécifiquement à déployer des NAS. Ce système gratuit vient d’être porté officiellement pour ARM depuis avril dernier et semble pouvoir gérer de nombreux services.  mais n’a pas l’air d’avoir été traduit pour le moment. Il supporte de nombreuses cartes de chez NanoPi et Radxa. Difficile d’imaginer ce type de distribution en Europe ou aux US et la marque devrait donc choisir un système différent pour les versions exportées de ses Dragonstation et Dragonbay. Ces produits sont prévus pour le quatrième trimestre.

La marque annonce également de nouvelles cartes. En avril dernier, elle mettait en avant un modèle déjà équipé d’une puce Qualcomm avec le Dragon Q6A et son QCS6490. Elle annonce donc désormais une Dragon Q8B sous Snapdragon 8cx Gen3. J’y reviens dans un prochain billet.

Sources : CNXSoftware et Liliputing

 

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

Les PC sous Nvidia N1x vendus à partir de 2899$ ? Vraiment ?

4 juin 2026 à 05:15

La rumeur veut que des analystes de Morgan Stanley aient sillonné les travées du Computex 2026 et en aient remonté une fourchette de tarifs pour les portables sous puces Nvidia RTX Spark. Les engins d’entrée de gamme sous Nvidia N1 ne seraient jamais proposés en dessous de 1 799$ HT. Quant aux modèles sous Nvidia N1X, ils débuteraient leur carrière à… 2 899$ HT. Et on parlerait ici des puces les moins véloces dans chaque catégorie…

  NVIDIA N1X NVIDIA N1X NVIDIA N1 NVIDIA N1
Cœurs CPU BIG 10 × Cortex-X925 9 × Cortex-X925 8 × Cortex-X925 7 × Cortex-X925
Cœurs CPU LITTLE 10 × Cortex-A725 9 × Cortex-A725 4 × Cortex-A725 3 × Cortex-A725
GPU Streaming Multiprocesseurs 48 SM 40 SM 20 SM 16 SM
Cœurs CUDA 6 144 5 120 2 560 2 048
Mémoire 16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
PCI Express 12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
TDP 45 à 80 W 45 à 80 W 18 à 45 W 18 à 45 W

Des tarifs qui correspondraient à des modèles d’entrée de gamme pour chaque puce, équipés de 16 Go de LPDDR5 et 512 Go de stockage NVMe pour le Nvidia N1 et 32 Go de mémoire LPDDR5 et 1 To de stockage NVMe pour le Nvidia N1X. Des modèles plus performants avec jusqu’à 128 Go de mémoire et 4 To de stockage dépasseraient donc très largement ces tarifs.

Sauf qu’il est impossible de trouver la trace de ce rapport de Morgan Stanley. Le dernier document publié parlant de Nvidia sur leur site date du 17 mai. Aucune remontée d’un Soc Spark n’est présente dans leurs publications. Aucun document ne traite du Computex 2026 pour le moment, un podcast du 3 juin parle bien d’IA mais pour couvrir d’autres domaines. Il est bien évident que la banque ne publie pas librement toutes ses analyses. Il faut être client et payer un accès pour les obtenir.

Morgan Stanley

Morgan Stanley simplement cité sans source

Reste qu’il faut donc faire confiance à l’unique personne qui affirme que ces chiffres proviennent d’un « rapport de Morgan Stanley » : Max Weinbach sur Twitter. Son tweet, qui ne source pas sa citation, a été relayé par Wccftech avant de faire le tour de la planète et d’être repris par tout le monde. Mais si on remonte la piste, elle s’arrête donc rapidement au bout de 2 petits clics. Bien loin de toute trace officielle de cette banque, tout se base sur cette simple citation sans contexte ni source. Certains sites, allant jusqu’à indiquer que M. Weinbach ferait partie de Morgan Stanley, ne prennent pas beaucoup de gants pour affirmer que ces chiffres sont officiels, ce qui est absolument faux.

Il est donc possible que ces tarifs soient réellement indiqués et remontés par Morgan Stanley. Possible également qu’ils soient parfaitement justes, mais il me semble important de rappeler que cette source d’information n’est absolument pas étayée pour le moment. Les tarifs avancés doivent donc être pris avec beaucoup de précautions.

Six marques ont annoncé des engins sous RTX Spark au Computex : Microsoft, Asus, Dell, HP, MSI et Lenovo. Nvidia, de son côté, a annoncé que plus de 30 modèles d’ordinateurs portables et 10 PC de bureau sont attendus à l’automne 2026. On peut espérer que l’arrivée de modèles plus nombreux, notamment d’Acer et Gigabyte qui se sont engagés dans cette voie, entraîne une certaine concurrence. Il paraît difficile, voire impossible, de faire nager toutes ces marques dans le même aquarium. Comment choisir entre Lenovo, Dell ou HP, entre Acer, Asus et MSI, si leurs machines sont absolument calibrées dans les mêmes fourchettes de prix ?

À regarder l’image ci-dessus, l’impression d’une guerre de clones est déjà fort présente. Sans aucun moyen de se distinguer, on voit mal l’argumentaire de ces marques fonctionner. On n’achète pas un PC de ce type parce qu’un pavé tactile est 1 cm plus grand ou parce que les enceintes proposent 0,5 watt de plus. Il me semble que la liberté laissée aux marques de positionner leurs machines est un facteur important pour la réussite du lancement de cette nouvelle architecture mixant ARM et CUDA. Et Nvidia a absolument besoin que sa solution fonctionne. Il serait donc à mon sens contreproductif d’empêcher les constructeurs de se concurrencer sur le prix.

La gamme de tarif évoquée semble en tout cas se placer en concurrence frontale des Macbook Pro. Il faudra donc juger sur pièce de la performance de ces machines et de la réussite de l’écosystème proposé par Microsoft face à MacOS pour savoir si ces nouvelles puces ont une chance d’écorner un secteur créatif et premium où Apple est toujours bien en place.

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

Les PC sous Nvidia N1x vendus à partir de 2899$ ? Vraiment ? © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 3 juin 2026 MiniMachines.net

Minisforum N4 : un Intel Wildcat Lake dans un NAS 4 baies

3 juin 2026 à 15:43

Promettant ce double usage, le Minisforum N4 embarquera un Core 7 350 « Wildcat Lake » d’Intel. Une puce 6 cœurs avec 2 coeurs Performants et 4 cœurs Efficients tournant au maximum à 4.8 GHz. Peu gourmande en énergie et doublée par un circuit graphique Xe3 sur 2 Unités à 2.6 GHz, elle proposera des performances très intéressantes pour ce type d’engin. 

La puce, accompagnée par 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée sur le châssis, sera suffisante pour des usages de MiniPC bureautique classique et même des actions plus abouties de traitement créatif ou de jeu léger. Associée à deux ports M.2 2280 en PCIe 4.0 x1 de stockage de base, elle offrira également un accès à 4 baies 3.5″/2.5″ SATA via le dessus du châssis. De quoi proposer des fonctions de NAS pour stocker en masse des données réseau.

©Nascompares

©Nascompares

La ventilation traverse le châssis de bas en haut avec une aspiration d’air frais par le dessous. Cela permettra de refroidir activement l’engin en usage lourd et de compter sur la convection naturelle de la chaleur vers le haut en veille. Le châssis du Minisforum N4 est de plus entièrement réalisé en métal. 

 Minisforum N4

Minisforum N4

Mais la  combinaison des deux éléments proposera aussi la possibilité d’un usage en tant que Mini serveur très complet. De quoi piloter de nombreux services allant de la gestion de médias à de l’hébergement de sites web et pourquoi pas le pilotage d’outils domotiques. Le constructeur ne peut pas s’empêcher de classer l’objet comme un « Agent IA » en pensant à OpoenClaw mais je suppose qu’aujourd’hui, si on ne glisse pas IA dans son pitch produit, on passe pour un gros ringard qui n’a rien compris à la vie.

Le Minisforum N4 propose toute la connectique nécessaire avec en particulier des ports Ethernet 2.5 et 10 Gigabit, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, un USB4, un USB 3.2 Type-A et un USB 2.0 Type-A et une sortie HDMI.

Un Minisforum N4 encore au stade du développement

Le site NASCompares en a fait une courte vidéo qui présente l’objet au Computex 2026. Pas d’idée de prix ni de date de sortie. L’engin est également susceptible « d’ajustements » me dit-on chez Minisforum. Après le Minisforum M5, la gamme de NAS PC de la marque s’étoffe et d’autres modèles vont encore apparaître sur ce segment. Une gamme qui a décidément énormément gagné en traction depuis les errements récents de Synology. De nombreux fabricants comme Ugreen se sont engouffrés dans la brèche de cette citadelle Synology que l’on jugeait il y a encore quelques années, totalement imprenable.

L’évolution logicielle des systèmes de gestion de données open source associés à l’apparition de puces ARM et x86 adaptées à ces usages ont largement transformé le paysage des NAS pour les particuliers.

Minisforum N4 : un Intel Wildcat Lake dans un NAS 4 baies © MiniMachines.net. 2026

TWO TREES TTC6050 : une CNC 500w en promo à 949€ ?

3 juin 2026 à 14:18

Geekbuying propose une belle promo pour cette TWO TREES TTC6050, un modèle de CNC capable de travailler le bois, l’acrylique ou le métal dans un espace assez large.

Une barrière infrarouge invisible à l'avant bloque la TWO TREES TTC6050 en cas de franchissement.

Une barrière infrarouge invisible à l’avant bloque la TWO TREES TTC6050 en cas de franchissement.

La TWO TREES TTC6050 propose un châssis en métal et des rails linéaires pour piloter un moteur de 500 watts au-dessus d’une surface de 60 x 50 cm. La fraise sera entrainée sur une hauteur de travail maximale de 10 cm ce qui ouvre la porte à de nombreux travaux en épaisseur comme à la découpe de panneaux épais en multiples passages.

Livrée avec un petit boîtier à écran 3.5″ de contrôle déporté, protégée par un système de sécurité infrarouge et disposant d’un bouton d’arrêt d’urgence, elle peut être intégrée dans un meuble sur mesure pour se protéger efficacement de la poussière. La TWO TREES TTC6050 se calibre simplement avec une petite sonde qui évaluera la hauteur de votre outil précisément, ce qui permet d’embarquer tout type de mèche de 0.5 à 7 mm sous mandrin de type ER11. Avec une rotation maximale de 12000 tours par minute, la CNC pourra également proposer des fonctionnements plus lents pour emboutir et graver du métal grâce à une mèche non perçante.

La tête propose un éclairage de la surface de gravure et elle est compatible avec les systèmes d’aspiration de sciure classiques. Des systèmes de fixation sont proposés et la surface de protection en bois livrée est facilement remplaçable en cas d’usure avec des chutes de medium.

Pilotable avec des outils type GRBL, ce joli joujou de 36 Kg mesure 81.1 cm sur 76.9 cm et 53 cm de haut. Actuellement vendu 1245€ par Geekbuying, il baisse à 949€ avec le code GKB26MTR6 ajouté dans votre panier. La livraison est assurée par un transporteur spécialisé et sera assurée gratuitement en quelques jours depuis la Pologne. 

Cela représente un bel investissement, d’autant que pour accueillir ce joujou, il faut de la place. Mais si vous avez un garage ou un atelier suffisamment grand et que vous pouvez enfermer ce genre d’outil dans un caisson ou le lier à un aspirateur de poussières dédié, c’est un outil qui ouvre de nombreux usages. Avec l’usinage du bois, du métal et de nombreux matériaux plastiques, il offre des capacités qui vont de la réalisation de pièces en série à la décoration de mobilier. À noter par ailleurs que ce modèle est compatible avec un porte-objet rotatif et même une tête laser. Même si je ne suis pas certain que la gravure laser s’entende forcément très bien avec la poussière générée par un CNC. Peut-être qu’une graveuse séparée sera plus utile pour un pro qui n’aura pas envie de tout nettoyer entre deux usages.

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Geekbuying propose également deux autres produits en promo en ce moment : 

La CNC TWO TREES TTC450 46 x 46 cm avec aspirateur à 539€ au lieu de 749€ avec le code NNNG4OC.

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La graveuse laser fermée Creality Falcon2 Pro 40 W de classe 1 avec caméra intégrée pour 949€ au lieu de 1079€ avec le code NNNE744F.

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Les graveuses laser Creality Falcon A1 et A1 Pro en promo

TWO TREES TTC6050 : une CNC 500w en promo à 949€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Asus NUC 16, un MiniPC Wildcat Lake pensé pour le grand public

3 juin 2026 à 13:05

Les nouveaux Asus NUC 16 sont des MiniPC construits autour de la proposition Wildcat Lake d’Intel. Des MiniPC aux compétences très vastes, pensés pour une utilisation quotidienne dans des champs très étendus et qui pourront répondre aux usages classiques d’un PC familial ou de bureau et même d’en faire un peu plus.

NUC 16

Le NUC 16 d’Asus se positionne comme le MSI Cubi NUC WCG que nous avons déjà croisé. Un engin simple, plus simple que le NUC 16 Pro annoncé en janvier et proposé sous Panther Lake. Et cela même si, esthétiquement, les deux machines se ressemblent beaucoup. On retrouve un même boitier noir, plus large que profond, exploitable sans outils et qui mesure 14.4 cm sur 11.7 cm pour 42 mm de hauteur.

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

À l’intérieur, Asus proposera des puces plus entrée de gamme. Des processeurs destinés à des tâches moins complexes et urgentes que Panther Lake et son Arc 390. La gamme Wildcat Lake sera accessible sous processeurs Core 3 304, Core 5 320 et jusqu’au Core 7 350, l’avant-dernier étage de la fusée Wildcat Lake d’Intel. Cette puce 6 cœurs qui propose deux cœurs graphiques Xe3 à 2.6 GHz. Une gamme qui permet également de profiter d’une ribambelle d’avantages ici exploités par Asus.

On note ainsi que le NUC 16 aura accès au Thunderbolt 4 ainsi qu’à du Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0. L’intégration de ces éléments étant facilitée par l’architecture même de la solution Wildcat Lake. Nuance importante par rapport aux modèles 16 pro, la mémoire vive sera limitée à du monocanal. Cette particularité de la gamme n’est cependant pas spécialement gênante au vu des usages projetés. D’autant qu’Asus a le bon goût de ne pas souder la mémoire mais de permettre son évolution avec un port CSO-DIMM capable d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR5-6400.

Plus embêtant par contre, le choix de ne proposer qu’un seul port M.2 2280 en PCIe Gen 4×4 pour le stockage. Si celui-ci pourra également évoluer, il ne sera pas possible d’ajouter un second stockage à terme autrement que par une connexion extérieure. On pourra pour se faire exploiter la nombreuse connectique de la machine mais il est dommage d’avoir enlevé cette option présente dans les versions NUC 16 Pro de l’engin.

On retrouve ici donc, un Thunderbolt 4, un USB 3.2 Gen 2 x2 Type-C pour un débit de 20 Gbps, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux autres en USB 2.0, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit sous chipset Intel i226-V, deux sorties vidéo HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. L’engin pourra piloter trois affichages en simultané avec le Thunderbolt 4 et les HDMI. Un port Antivol type Kensington Lock est présent sur le côté de l’engin.

A noter qu’Asus introduit ici un système Power Sync basé sur la norme HDMI CEC qui permet de réveiller le MiniPC non pas en appuyant sur son bouton de démarrage mais en allumant son écran. Cette idée colle bien à la possibilité de positionner l’engin en mode VESA derrière l’écran afin d’éviter de se contorsionner pour atteindre son bouton de démarrage. 

La carte mère nue NUC16WCB

La carte mère nue NUC16WCB

Le NUC 16 repond à un cahier des charges très complet d’usages

Pas de date précise pour le moment, pas plus que de gamme de prix. On sait juste que, dans la tradition Intelienne des NUC, la carte mère de ce modèle sera également proposée nue sous la référence NUC16WCB. Ce qui pourrait donner des idées d’intégration à certains.

Le NUC 16 se positionne donc comme un MiniPC très classique avec des capacités de pilotage de très nombreux logiciels. Ses limitations seront surtout liées à la productivité déployée. On imagine mal l’emploi de ce type de machine pour un graphiste pro, même si un particulier pourra y trouver largement son compte pour des retouches photos sans contrainte de temps de production. Pour tous les usages du quotidien, bureautique, web, multimédia et autres, l’engin devrait faire face à toutes les demandes.

 

Asus NUC 16, un MiniPC Wildcat Lake pensé pour le grand public © MiniMachines.net. 2026

Asus Ascent QN10 : un MiniPC sous Snapdragon X2 Elite

3 juin 2026 à 11:30

Décidément l’Asus Ascent QN10 montre à quel point la situation actuelle est paradoxale. Alors que le marché PC vit une phase très difficile, les constructeurs en profitent pour lancer de nombreux produits « exotiques ». On aurait pu penser qu’au vu des prix de la mémoire vive et du stockage, avec les difficultés actuelles de production des processeurs, le marché se serait limité dans ses expérimentations, c’est tout le contraire.

Asus Ascent QN10

Asus Ascent QN10

Vous avez été plusieurs à me signaler l’Asus Ascent QN10, un MiniPC de 13 cm de côté pour 4 cm de haut qui ressemble à la majorité des propositions de ce type. Sauf qu’il s’agit de la toute première solution fixe de ce calibre qui embarque un Qualcomm Snapdragon X2 Elite X2E-88-100

Cette puce ARM propose 18 cœurs dont 12 cœurs « Prime » avec une fréquence maximale de 4.7 GHz sur un ou deux cœurs et un travail en multi pouvant grimper à 3.4 GHz. Son circuit graphique est un Adreno X2-90 à 1.7 GHz et elle dispose d’un total de 53 Mo de mémoire cache. Cette solution développe un total de 80 TOPS de puissance de calcul d’IA grâce à un NPU Hexagon.

Un Asus Ascent QN10 très bien équipé

La puce Qualcomm est ici intégrée avec 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-9600 sur une bande passante de 152 Go/s et l’Asus Ascent QN10 proposera deux ports M.2 2280 pour son stockage. Le premier au format PCIe 5.0 et le second en PCIE 4.0. L’engin sera commercialisé en trois parfums de stockage avec des options en 512 Go, 1 To et 2 To dans un format PCIe non identifié. À noter que la puce Qualcomm est censée pouvoir gérer deux ports PCIe 5.0.

La minimachine propose une ribambelle de connecteurs avec en façade un USB 3.2 Type-A et un USB 2.0 Type-A, deux USB4 en plus du bouton de démarrage et d’un jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, on retrouvera deux USB 3.2 Gen2 Type-A supplémentaires, un USB4, une sortie HDMI 2.1, un Ethernet 2.5 Gigabit et un port d’alimentation. En tout, le MiniPC pourra donc piloter jusqu’à quatre affichages en simultané. On note par ailleurs un changement de matériaux entre le châssis et le panneau arrière, un espace probablement en ABS pour laisser fonctionner le module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 LE également intégré au SoC avec un Foxconn NCM820A.

Dernier détail, l’engin est largement ajouré de part et d’autre avec une grille d’aspiration d’un côté et un dispositif en ailettes de l’autre, ce qui signale une ventilation interne. Un large évent d’aération est également visible sous la machine, il est possible qu’une seconde ventilation soit à l’œuvre pour les composants secondaires de stockage. Aucun port Antivol type Kensington Lock n’est visible sur les images pour sécuriser cet engin en entreprise.

Quand le développeur fait une tête de vignette Youtube, c'est qu'il est vraiment impressionné...

Quand le développeur fait une tête de vignette Youtube, c’est qu’il est vraiment impressionné…

Cet Asus Ascent QN10 est calibré pour faire tourner Windows 11 dans des versions pro ou familiale et se positionne plus comme un engin de développement que comme une solution pour monsieur et madame tout le monde. Le constructeur met en avant sa capacité à prendre en charge des IA locales, arguant que son format est idéal pour expérimenter. De son côté, Qualcomm aimerait le pousser en avant comme un engin plus classique destiné à une production créative ou à la gestion de multitâche intensif autant que pour du développement en entreprise. 

C’est tout le paradoxe de ce moment particulier. Alors que le marché foisonne de nouvelles solutions, les factures ne donnent pas vraiment envie de tenter d’aventures dans des eaux aussi étranges. On ne connait pas encore le prix de cet engin mais le tarif ne devrait pas être franchement abordable. Comme beaucoup d’autres, Asus met en avant des agents IA du type OpenClaw et compte dessus pour séduire des utilisateurs plus grand public. Mais je doute de l’attrait de cette offre face aux produits concurrents déjà présents, probablement moins chers et beaucoup moins exotiques.

Caractéristique Détails
Nom commercial ASUS Ascent QN10
Code projet QN10
Logo ASUS Oui
Couleur Argent
Système d’exploitation Windows 11 64 bits / Windows® 11 Pro 64 bits
Processeur Snapdragon X2 Elite Platform X2E-88-100
Architecture CPU Qualcomm Oryon de 3ᵉ génération, 18 cœurs
Chipset Intégré
Carte graphique Qualcomm Adreno X2-90
NPU (IA) Qualcomm Hexagon – 80 TOPS
Mémoire vive 1 × LPDDR5x-8533/9600 MHz (16 Go ou 32 Go), jusqu’à 32 Go
Stockage 512 Go, 1 To ou 2 To (jusqu’à 4 To au total)
Emplacements SSD 1 × M.2 2280 PCIe Gen5 NVMe
1 × M.2 2280 PCIe Gen4 NVMe
Wi-Fi Wi-Fi 7 (Foxconn NCM820A)
Bluetooth Bluetooth 5.4
Réseau filaire Realtek 2.5G LAN (10/100/1000/2500 Mbps)
Audio Qualcomm WCD9378C
TPM fTPM 2.0
Lecteur de cartes Aucun
Ports avant Bouton d’alimentation
2 × USB4 Type-C (DP 1.4 / PD, 40 Gbps)
1 × USB 3.2 Type-A (10 Gbps)
1 × USB 2.0 Type-A (5 Gbps)
prise audio combo
Ports arrière 1 × USB4 Type-C (DP 1.4 / PD, 40 Gbps)
2 × USB 3.2 Type-A (10 Gbps)
1 × HDMI 2.1 FRL1
1 × RJ45 2.5G
1 × DC-IN
Alimentation Adaptateur secteur 180 W
Température de fonctionnement 0 °C à 40 °C
Température de stockage -40 °C à 60 °C
Dimensions (L × P × H) 130 × 130 × 40 mm
Poids 720 g
Contenu de la boîte ASUS Ascent QN10, adaptateur secteur, cordon d’alimentation, guide de sécurité/réglementation, carte de garantie

Asus Ascent QN10 : un MiniPC sous Snapdragon X2 Elite © MiniMachines.net. 2026

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