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Reçu — 23 mars 2026 Actualités numériques

Asus et les fabricants de PC, les yeux pris dans les phares du Macbook Neo

23 mars 2026 à 16:36

Il y a quelques jours, Monsieur S.Y. Hsu, un des principaux dirigeants d’Asus, expliquait que l’annonce du MacBook Neo était un véritable choc. En pleine crise des composants, avec une mémoire vive inaccessible et des hausses de prix en cascade, de nombreux autres acteurs du monde PC ont réagi de la même manière. Si seul un dirigeant d’Asus en a fait l’écho dans les médias, toutes les bases de toute la galaxie PC historique ont tremblé.


« Historiquement, Apple a toujours été positionné sur des prix élevés. Proposer un produit aussi abordable est un choc pour toute l’industrie. » S.Y. Hsu. Asus. 

 

Tout le monde savait qu’Apple préparait un ordinateur « abordable ». La rumeur courait depuis plusieurs trimestres et de nombreuses fuites avaient déjà éventé la surprise. La seule inconnue, je devrais dire le seul espoir, que partageaient encore les industriels du monde PC, était le positionnement de gamme de cet engin. L’annonce d’un MacBook Neo à 599€ pour les étudiants et 699€ pour monsieur tout le monde a finalement été brutale. Ce portable se positionne sur l’entrée de gamme est le seul véritable élément de surprise qui tenait encore un peu la route au moment de l’annonce. Beaucoup d’acteurs espéraient encore une solution de gamme supérieure quelque peu bradée par Apple. Un portable qui aurait donné un peu plus de souffle au monde PC. Un monde qui ne sait plus vraiment comment répondre sur le terrain des machines les plus accessibles. 

Ce choix d’Apple, porté sur l’entrée de gamme, fait donc grincer des dents. On n’a jamais vu un MacBook aussi peu cher. Ce choix tarifaire est précis, il n’est clairement pas né du hasard. Ce prix correspond à une tranche particulièrement visée par les constructeurs de PC classiques sous Windows. Il s’agit d’un budget d’entrée sur le marché. Celui que consentira un jeune couple qui s’installe. Un étudiant qui se lance dans un cursus de FAC ou d’école prépa. C’est également le montant accordé par beaucoup pour un achat informatique en général. C’est le « price point » des gens qui ont besoin d’un ordinateur mais qui ne s’intéressent pas spécialement à l’informatique. Autrement dit, un segment important du marché. Un segment qui peut potentiellement faire très mal aux concurrents sous Windows.

On comprend donc le désarroi des marques comme Asus qui, face à ce nouveau concurrent sur un segment épargné par l’ombre habituelle d’Apple, découvrent qu’ils ne sont plus à l’abri de sa concurrence. Qu’ils vont devoir faire au moins aussi bien, si ce n’est mieux. Et ça ne sera pas facile.

À gauche le EeePC de 2007. À droite le Macbook Neo de 2026

À gauche le EeePC de 2007. À droite le Macbook Neo de 2026

Et pourtant, ce désarroi est difficile à comprendre. Surtout pour Asus.

En 2007, j’étais encore dans le business, je vendais encore des PC. Je côtoyais alors les commerciaux des grandes marques de portables et leurs représentants. J’ai vécu la période de l’annonce des netbooks d’Asus. Ses fameux EeePC 701. Des engins qui se présentaient comme une alternative au monde portable traditionnel avec un tarif jamais vu alors de 299€. Chez les concurrents, j’ai vu passer toutes les étapes du deuil de leurs marges.

D’abord, le déni. Autour d’Asus5 beaucoup n’y ont pas réellement cru. Pendant longtemps, le concept de netbook est resté très nébuleux pour les autres constructeurs. Lorsque les EeePC ont été annoncés comme des prototypes, les responsables des autres marques n’ont pas voulu les voir comme des solutions réellement commerciales mais plutôt comme de la poudre aux yeux. Refusant simplement d’imaginer cette concurrence comme possible. Eux qui proposaient alors essentiellement des portables 15.6″ sous Windows deux à trois fois plus chers, ne pouvaient simplement pas croire qu’il soit commercialement viable de lancer un engin de 7 pouces sous Linux. Encore moins sous « Xandros ». Une distribution Linux totalement inconnue au bataillon. Le nombre de fois où j’ai entendu que le premier EeePC serait forcément un flop commercial s’il venait à sortir du simple fait qu’il ne soit pas livré sous Windows…

Il y a eu ensuite la colère. Je m’en souviens parfaitement parce qu’à l’époque, mon premier billet sur Blogeee.net était un paragraphe très sobre. J’annonçais juste qu’Asus France me confirmait la distribution du netbook dans l’hexagone. À la suite de cela, différents contacts professionnels m’ont demandé des informations. Le prix de l’engin les rendait tous malades. Le EeePC 701 était annoncé à 299€ TTC chez nous. Avec encore quelques traces de déni qui perduraient, j’entendais à cette annonce des responsables de gammes de PC pianoter sur leurs calculettes ou leurs clavier. Ils imaginaient l’impact d’un tel produit sur leurs propres ventes. Et, souvent, cela s’accompagnait d’une montée de colère.  « Ils vont tuer le marché » était la remarque la plus courante. Avec un tel produit, Asus risquait de faire un mal profond au reste de l’industrie ainsi qu’à lui même. Un choix incompréhensible pour tous les autres acteurs car personne n’imaginait qu’Asus pourrait en tirer le moindre avantage.

La troisième étape a été une sorte de négociation technique. Du marchandage pour s’auto-réconforter et se rassurer pour l’avenir. Plusieurs marques essayaient de montrer combien il était plus intéressant de choisir leurs PC portables 15.6″ traditionnels, certes plus chers, mais ô combien plus compétents. Généralement, on cherchait à me rendre « rationnel » en mettant dans la balance la quantité de mémoire vive du EeePC. Sa capacité de stockage ridicule. Son écran « dépassé ». Son processeur « minable » ou… son absence de Windows. Un discours qui s’est poursuivi encore et encore pendant des mois. Même si pendant ce temps, les différents acteurs fourbissaient leurs réponses. Ils imaginaiejnt des portables classiques construits de manière à faire concurrence aux EeePC. Avec des prix qui baissaient mais également des capacités qui s’ajustaient pour tenter d’amortir le choc.

Lors de la sortie des tous premiers netbooks, cela a été électrique. Alors qu’Asus peinait à livrer assez d’engins pour faire face à l’énorme demande du public, alors que des forums se formaient pour indiquer aux autres internautes l’état des stocks des différents revendeurs… les constructeurs ne comprenaient plus. Ce succès a été « un vrai choc » pour certains qui ne vendaient plus grand-chose. La loi immuable des vases communicants reportant dans cet achat d’un netbook le budget normalement alloué pour un nouveau portable. Je me souviens d’un public chauffé à blanc. Tout le monde voulait voir la solution d’Asus. Toucher l’engin pour y croire. La presse ne parlait que des netbooks, la toile bruissait au son des EeePC. C’était la phase clairement dépressive de la concurrence. Dernière étape avant la conclusion de cette arrivée de la gamme EeePC sur le marché français : l’acceptation.

Une acceptation qui s’est finalement traduite par un geste simple : la copie. Les concurrents se sont tous mis à suivre l’exemple d’Asus. Acer en tête avec ses Aspire One avant d’être rapidement suivi par toutes les autres marques du marché : Dell, HP, Lenovo, MSI, Medion, Samsung… Tout le monde a fini par proposer des netbooks entre 299 et 399€. Le segment a rapidement basculé vers cette mode. En quelques trimestres, le marché du PC est passé de l’effarement général à l’embrassement pur et simple de cette nouvelle mode.

Asus se retrouve donc en 2026 dans la situation de ses concurrents en 2007

Le Macbook Neo d’Apple crée donc la surprise. C’est un « choc » pour l’industrie. Exactement comme les premiers netbooks ont été un choc pour les concurrents d’Asus. Comment réagir aujourd’hui alors qu’Apple va réussir à transformer un énorme problème en opportunité ? Peu de constructeurs ont la moindre idée de comment faire. Il faut dire que presque plus personne ne fait d’effort de réflexion autour des usages de leur public.

Asus est un bon exemple car la marque a eu des lueurs de génie par le passé. Je suis sincèrement admiratif de plusieurs de leurs idées. Celle du netbook par exemple. Un appareil qui nous parait aujourd’hui totalement désuet mais qui avait une énorme popularité alors. Pour plein de bonnes raisons. Parce qu’il répondait à des usages simples, à une curiosité et à des besoins qui naissaient. Asus a aussi été la marque capable de proposer des Transformer Book. Des engins qui ont, eux aussi, connu un énorme succès avec la même recette : un ordinateur  abordable pour des utilisateurs qui n’en demandent pas plus.

Le point commun entre ces machines et le MacBook Neo est assez évident. Le succès est lié à une approche commune. Désosser la proposition classique d’un portable moderne et lui enlever les fioritures inutiles. Atteindre la proposition la plus stricte, l’usage élémentaire décrié par les experts mais réellement nécessaire au plus grand nombre. Éliminer le fantasme de la machine capable de tout faire pour se concentrer sur des compromis.

Le MacBook Neo apporte simplement l’essentiel des usages de l’informatique d’aujourd’hui dans un emballage séduisant. L’engin n’est pas parfait mais il va répondre aux besoins et aux questionnementx du grand public. Tout en effaçant la question habituelle du « meilleur choix » possible. Apple rassure, c’est une marque qui jouit d’un gros pouvoir de séduction. Transposez simplement la situation « ordinateur portable » vers d’autres gammes de produits et vous comprendrez le problème. Il y a toujours une marque qui dispose d’une aura particulière, d’une réputation qui fait consensus, qu’il s’agisse de lave-linge, de plomberie ou de champagne. Je suis certain que vous avez à l’esprit des références qui ont fait leurs preuves et qui satisferont tous ceux à qui vous les conseillerez.

Imaginez maintenant que la marque que vous aviez en tête lorsque je vous ai parlé de lave-linge propose désormais un produit efficace au prix des concurrents. Un truc simple, sans fonctions avancées généralement inutile mais qui se contente de faire son boulot bien et longtemps. Quel réflexe auriez-vous si on vous demandait conseil pour un achat ? C’est ce qu’on appelle un « No Brainer ». Un choix que l’on fait par réflexe sans faire appel très longtemps à son cerveau. Si un collègue ou un lointain cousin vous demande quel ordinateur acheter pour son entrée en FAC. Une solution simple pour suivre ses cours toute la journée ? Une demande ponctuée par le classique « J’y connais rien ». La meilleure réponse sera sans doute Apple et son MacBook Neo, surtout si vous êtes trop loin pour l’aider et vous en occuper. C’est exactement là dessus que compte Apple. Concentrer l’intérêt de sa marque sur ce nouveau segment. Là où des utilisateurs peu connaisseurs s’éparpillaient égarés entre quinze marques différentes de PC en errant dans les rayons d’un distributeur, le Neo sera un phare vers lequel tous les néophytes vont se tourner.

Que font les constructeurs de PC depuis des années ? 

Les fabricants de PC sous Windows payent aujourd’hui leur manque flagrant d’intérêt pour les usages réels de leur clientèle. Ils payent également leur confiance aveugle dans un Microsoft complètement perdu. L’éditeur s’est rendu indispensable auprès de toutes les marque et les a conduit dans le mur. En proposant de cofinancer leur marketing, il a totalement transformé leur vision du marché. Aujourd’hui, les constructeurs de PC ne tentent plus de proposer des produits pour leurs utilisateurs. Ils essayent avant tout de rentrer dans les chaussures techniques imposées par Microsoft.

Cela fait maintenant plusieurs années que toute la production PC tourne autour de l’utilisation de Copilot, une IA locale dont tout le monde se fout. Microsoft a bien tenté de l’imposer au chausse pied à chaque utilisateur. En vain, Copilot avait 18.8% de parts de marché en juillet 2025. Un chiffre artificiellement gonflé par les abonnements gratuits liés à l’écosystème Windows. Il s’est réduit de 39% en quelques mois pour passer à 11.5% de parts de marché en janvier. Les chiffres sont terribles pour Microsoft . Avec un utilisateur qui n’a pas d’autres accès que Copilot comme IA, le taux d’adoption est de 68.8%. Mais dès que vous ajoutez ChatGPT dans la balance, cela tombe à 18%. Si vous additionnez Gemini au mix des choix possibles alors le choix de Copilot passe à 8%.

Avec un système qui permet de pousser en avant, souvent avec la même sollicitude qu’un gaveur d’oie,  son IA vers 450 millions d’utilisateurs de Windows, Microsoft est encore à la traine. Seul un utilisateur sur 10 préfère le truc amené sur un plateau avec le système. La drôle d’impression de voir le match Internet Explorer, Chrome et Firefox se répéter encore et encore.

Le problème de cette politique c’est qu’elle a conduit les constructeurs de PC  suivre aveuglément Microsoft dans son délire. Copilot par-ci, Copilot par là. Au fur et à mesure que le système d’exploitation se pourrissait de l’intérieur, les fabricants habitaient son cadavre. Tentant de faire croire à l’intérêt d’une offre IA dont ils justifiaient fort mal les usages. Entre le dégout de certains pour l’IA en général et la volonté d’un choix spécifique d’une IA indépendante qui fonctionne, l’effet sur le public a été dévastateur. 

Depuis des années, on ne voit rien de véritablement pertinent se dégager de l’IA locale. Microsoft joue des coudes pour tenter de rattraper son retard sur les services concurrents. Imposant à tous une touche de clavier Copilot qui ne sert pourtant qu’à un utilisateur sur 10 dans le meilleur des cas. Windows exige désormais des fonctionnalités spécifiques avec des puces embarquant un NPU dont une minorité va se servir. Les utilisateurs se sont fait forcer la main sur des paris esthétiques d’interface et de design au dépend de leur véritable intérêt : impossible de trouver certaines diagonales avec une connectique classique. L’important est de proposer une ligne fine. Je ne parlerais pas de Windows 11 dont la qualité a baissé au fil des mois après avoir été imposé par Microsoft en mettant au rebut des machines encore fonctionnelles. Un système qui devient épouvantable, perclus de bugs, avec des menus illisibles et l’apparition de résultats plus publicitaires qu’utiles.

Alors oui, certains constructeurs proposent des nouveautés, des évolutions techniques. Mais ce sont souvent des effets de manche sans grand intérêt pour le public. Un écran qui se déroule ? Un pavé tactile un peu plus grand, la multiplication d’enceintes, l’apparition de LEDs de toutes les couleurs, en pagaille et même au dos des écrans de portable. Des fonctions biométriques en double, en triple même. La disparition des connecteurs du quotidien au profit de solutions peu utiles aux utilisateurs grand public. Qui en France sait réellement tirer parti d’un Wi-Fi7 ou d’un Ethernet 2.5 Gigabit ? Une minorité. Les lignes bougent beaucoup plus lentement que ce que le marché aime à nous faire croire.

Un gros bonbon rose

Un gros bonbon rose

Prendre du recul et mesurer le grand écart de l’offre

Se poser cinq minutes et se rendre compte que proposer un engin sobre et efficace, construit autour d’usages réels, semble être devenu impossible. Il faut de l’IA. Il faut des fonctions gadget. Il faut de l’esbrouffe et des LEDs parce qu’il semble impossible de réinventer la roue. Puisqu’on ne peut pas techniquement faire mieux que les concurrents en se battant avec les mêmes armes alors on va travailler sur d’autres sujets. Le pari fait par Asus en 2007 avec le Netbook était de se dire : « construisons un PC qui réponde à quelques usages précis et utiles identifiés dans ceux du grand public. » Du traitement de texte, de la navigation Web, des e-mails et quelques autres trucs multimédia. Rien d’autre.

Le MacBook Neo répond aux mêmes besoins, mis à jour à la sauce 2026. Que fait un utilisateur lambda avec un ordinateur personnel aujourd’hui ? Du web, des emails, des travaux bureautiques et du multimédia. La marque a évidemment ajouté à cette base les éléments modernes nécessaires tout en collant aux usages promis par son système d’exploitation. Les outils fournis par défaut par Apple pour gérer la vidéo UltraHD, fabriquer de la musique, dessiner, retoucher, apprendre, créer, tous sont là et la puce embarquée saura les piloter sans problème.

On me parle d’un écran au rabais. Je ne sais pas dans quel monde les gens qui disent cela vivent. Regardez la tête des PC portables à ce niveau de prix. Certains ont une dalle OLED mais au détriment de tout le reste de la machine. Ceux qui proposent un tout assez homogène et qualitatif n’ont pas d’écran haut de gamme, loin de là. Il est certain que le Neo sera moins bien loti qu’un Macbook Air ou Pro niveau qualité d’affichage. Mais est-ce une surprise ? Et surtout, est-ce que l’écran « au rabais » sera moins bon ? Non, il sera parfait pour tous les usages visés. Encore une fois, Apple ne promet pas une machine de travail professionelle.

On me parle d’absence de clavier rétro-éclairé. De mémoire trop limitée. D’écran qui ne propose pas du 240 Hz. De l’impossibilité de lancer des jeux 3D modernes, de Chromebooks bien moins cher, de connectique limitée… Si ce dernier point est vrai, le reste m’apparâit à des années lumière des usages réels du grand public. Monsieur et madame Toutlemonde qui entrent dans un magasin d’info. Une de ces enseignes de Zone Commerciale qui propose d’un côté des grilles pain et de l’autre des PC, ne vont pas chercher des machines capables de faire x milliers de points à un benchmarks. Pas plus qu’ils ne s’intéressent à la présence d’un clavier RGB ou un Wi-Fi7. Leur principal objectif est d’avoir une machine solide, rassurante et pas trop compliquée à comprendre pour un budget ferme. Le Neo y répond admirablement bien là où la concurrence a bien du mal à mettre en avant son offre. C’est pour cela que c’est un choc.

Un MacBook Neo très réparable selon iFixit

Un MacBook Neo très réparable selon iFixit

La crise de la mémoire vive et le tas d’or d’Apple

Évidemment, la situation de ces derniers mois est compliquée pour les fabricants de PC qui ne savent pas comment se sortir de la situation actuelle. La pénurie de composants, l’augmentation généralisée des tarifs. Tout cela crée de nombreux problèmes pour un marché en pleine panique.

Et c’est bien tout le souci aujourd’hui. Parce qu’Apple est en train de transformer ce qui aurait dû être un véritable cauchemar en une réussite marketing exemplaire. Il y a quelques semaines vous avez pu lire dans la presse des titres évoquant un Apple aux abois face à un Samsung qui faisait de bonnes affaires. La marque à la pomme aurait accepté de payer le prix demandé par Samsung pour sa mémoire vive. Sans marchander et sans sourciller.

Contrairement aux autres fabricants, Apple a dans ses coffres une fortune colossale. Réellement colossale. Et la marque s’est servi de cette fortune pour assurer sa production. Elle l’a certes payée cher, très cher auprès de Samsung mais elle a assuré une disponibilité pour les mois à venir. Le fabricant ne manquera pas de mémoire vive pour ses smartphones, ses tablettes et ses PC.

Il est évident qu’Apple ne gagnera pas autant d’argent avec son MacBook Neo dans les mois qui viennent qu’avec les autres portables de sa gamme. Mais une chose est sûre, la marque va proposer un nouveau standard de prix et de fonctionnalités. Un standard qui sera fiable et efficace et face auquel les constructeurs de PC vont devoir se mesurer. 

Asus est désemparé parce qu’il se retrouve comme ses concurrents. Face à une offre ayant une grosse popularité à un prix plancher. Un ordinateur qui fera le boulot avec un matériel interne déjà amorti, un système optimisé par Apple, indépendamment d’un éditeur tiers. Et comment faire face ? Microsoft commence tout juste à réagir en annonçant se pencher sur le chantier de la gourmandise en mémoire de Windows 11. En se demandant enfin si le gavage de l’utilisateur à coup de Copilot était une bonne idée. Cela fait des années que les constructeurs de PC ne pensent qu’en augmentant la performance de leur machines pour justifier des tarifs qui ne bougent pas. Comme si on avait besoin chaque année d’alourdir un marteau pour enfoncer le même clou. Apple les prend à revers avec un produit plus accessible et tout le monde panique.

Coup double pour le Neo

Que va faire Apple avec le MacBook Neo ? D’abord faire connaître MacOS à une toute nouvelle génération d’utilisateurs. Jeunes actifs, professionnels ayant besoin d’une machine pour des usages simples, étudiants, lycéens, propriétaires d’un iPhone, utilisateurs de la marque à la recherche d’une machine de voyage. Une véritable moisson de gens qui vont découvrir ou redécouvrir MacOS sur un engin fiable pendant les prochaines années. L’engin est clairement un produit d’appel, facilement réparable et il jouera pour la marque le rôle d’une campagne de communication. Neo veut dire nouveau et il faut bien le comprendre comme « nouveau client » et pas comme « nouveau portable.

L’engin ne sera pas qu’un VRP pour le système d’Apple, ce sera également un étrier pour s’engager plus fermement dans son ecosystème. Si une formation initiale est faite sur un OS, il est toujours difficile d’en changer ensuite. Les premiers pas sur un Neo conduiront sans doute à un Air ou un Pro. L’important ici est de faire adopter MacOS.

Pendant que l’industrie du PC cherchera peut être enfin a proposer des ordinateurs orientés vers de vrais usages et pas sur des idées fantasmées d’IA ou de débauche de gigahertz, pendant que Microsoft fera pénitence sur ses errements copilotés, pendant que la mémoire vive et le stockage continueront d’assécher le marché, Apple va ratisser de nouveaux clients. Et avec ce prix d’appel, la marque va ratisser très large… Jusqu’à la probable apparition d’un Neo de seconde génération.

 

MacBook Neo : la minimachine parfaite d’Apple pour 2026

Asus et les fabricants de PC, les yeux pris dans les phares du Macbook Neo © MiniMachines.net. 2026

ViewDock Gen2 : un étrange MiniPC avec écran rabattable

23 mars 2026 à 12:27

Sale temps pour le financement participatif de minimachines, le ViewDock Gen2 brave pourtant la tempête avec une proposition assez spéciale. Certains pourraient même la qualifier d’osée. Il faut dire que la marque a un sacré passif.

ViewDock

ViewDock Gen1

Le ViewDock Gen2 est, comme son nom l’indique, la deuxième génération de cette minimachine. La première lancée l’année dernière déjà sur KickStarter est censée être terminée mais les retours de cette première campagne de financement participatif ne sont pas glorieux. L’idée du ViewDock de première génération était pourtant plus simple : il s’agissait d’un dock avec un petit écran 720P intégré . On le connectait en USB Type-C à son PC pour obtenir des ports supplémentaires et un affichage DisplayPort externe. Problème, alors que les envois ont débuté en aout dernier, certains n’ont toujours pas reçu leur appareil. D’autres se plaignent de soucis de compatibilité de l’affichage sur leur PC.

ViewDock Gen2

ViewDock Gen2

Que penser alors du lancement de cette seconde campagne de financement participatif, toujours sur Kickstarter du ViewDock Gen2 ? Un produit plus délicat à concevoir puisqu’il comporte non seulement un dock mais également… un MiniPC complet.

Cet engin est censé fonctionner sous processeur AMD Ryzen même si, pour le moment, aucune info précise n’est disponible. Pas moins de cinq puces différentes sont évoquées dans la communication de la marque. On retrouve les puces suivantes : Ryzen 9 6900HX, Ryzen 7 7735H, Ryzen 7 7840HS, Ryzen 7 8845H et Ryzen 5 7640H… C’est, comment dire, vague. D’autant plus que les informations égrenées sur la présentation du projet sont contradictoires. La marque mélange les affirmations concernant la présence d’une puce Zen3+ ou Zen4 ou indique une puce graphique Radeon 680M alors que certains processeurs évoqués sont équipés de circuits Radeon antérieurs.

Le reste du ViewDock Gen2 est plus classique avec deux ports SODIMM de DDR5-5600 pour un maximum de 64 Go de mémoire vive. Le stockage est confié à deux ports M.2 2280 en PCIe 4.0. Les entrailles du système sont refroidies activement par un ventilateur et un module sans fil Intel AX201 proposera du Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Le tout est enfermé dans un boîtier en aluminium de 17.5 cm de large pour 13.8 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur.

Pourquoi cette épaisseur ? Parce que le ViewDock Gen2 propose une vue. Pas sur la mer mais sur un écran qui se déploie sur une charnière frontale à 90° pour afficher des données vers l’avant. On retrouve un affichage de 4.5″ en 854 x 480 pixels qui pourra déployer un vrai signal vidéo depuis le PC. Cela reste une surface gadget et minimaliste vers laquelle on pourra certes étendre son bureau pour porter une application, mais pas grand-chose d’autre. L’avantage certain de cet écran est qu’il suffira à la machine pour un déploiement autonome. Pas besoin d’autres écrans pour une solution orientée réseau, par exemple. Même si tout le reste de la machine ne colle pas vraiment avec cet usage.

À droite de cet écran, une solution de charge sans fil Qi de 15 watts pour regonfler votre batterie de smartphone d’un simple geste. Là encore, il s’agit d’un gadget, des chargeurs de ce type se négocient facilement pour une quinzaine d’euros et le fait de positionner votre smartphone sur un engin qui chauffe n’a finalement pas grand intérêt.

La connectique embarquée est assez large avec une disposition assez classique : On retrouve, en façade, un double port USB 3.1 Type-A, un USB 3.2 Type-C, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage. A noter, à gauche, une indication de LED qui est en fait le bouton Reset de la machine accessible via un trombone déplié. Ce petit détail est un très grand classique des catalogues de MiniPC chinois noname. C’est une erreur reprise d’année en année par les fabricants qui ne comprennent pas que ce logo d’une flèche qui revient en arrière ne colle pas avec l’idée d’une LED témoin. Cela nous indique que le  travail fourni sur ce ViewDock Gen2 s’est probablement limité à ajouter l’écran et le chargeur sans fil par-dessus un MiniPC basique.

A l’arrière, le reste de la connectique est assez complet avec un USB 3.2 Gen2 Type-C, un DisplayPort, un HDI, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit et l’entrée d’alimentation Jack.

Une petite erreur dans la présentation du ViewDock Gen2 ? 

Dans le listing des caractéristiques du produit sur Kickstarter, on peut lire « Pourquoi choisir SANJINZY ? » et cette simple phrase fait sens. La marque SANJINZY a plusieurs projets de financement participatif à son actif. Il est donc fort possible que le nom ViewDock soit ici juste un costume destiné à présenter ses produits en financement participatif. Qu’il s’agisse du dock écran de première génération ou de ce qui apparait ici clairement comme une extension sur mesure sur un MiniPC noname, il est fort probable que ce soit la même entité à l’œuvre derrière cette campagne. Les deux profils se ressemblent beaucoup. Ils sont basés tous deux à Hong-Kong, utilisent une adresse email @outlook.com et emploient les mêmes collaborateurs pour booster leurs campagnes.

Non pas que cela soit un problème en soi, mais SANJINZY n’a absolument aucune expérience en termes de MiniPC. En cas de panne, de bugs logiciels ou de problèmes de SAV ils passeront sans doute par un fabricant tiers, ce qui amènera sans doute des déconvenues. Au mieux un gros délai, au pire, aucune solution logicielle ou matérielle à un problème rencontré.

Dernier détail, les options gadget sont floues et vraiment pas données. Le ticket d’entrée pour ce joujou est de 554€ HT. Et pour ce prix, la fiche technique est très vague. Pas d’infos sur le processeur embarqué et donc sur les capacités réelles de l’engin. Pire encore, il s’agit d’un barebone livré sans mémoire vive ni stockage. C’est probablement parce qu’il faudra être très créatif dans son autojustification de cet achat à ce prix que ce modèle nu est vendu sous l’appellation « Creative Edition ».

Les versions équipées sont proposées à des prix encore plus salés : Le modèle 16/512 Go est à 770 € HT. La version 16 Go / 1 To à 866 € HT. Et enfin la version la plus haut de gamme en 32 Go / 1 To est à 1065 € HT. Pour tous ces tarifs, la qualité de la mémoire vive et la norme PCIe du SSD ne sont pas précisées. Cerise sur le gâteau, le Windows 11 associé est en version d’essai. Le plus drôle étant peut-être que le ViewDock Gen2 est censé être à moitié prix à ce tarif…  La livraison est censée se faire en août.

Source : Liliputing

ViewDock Gen2 : un étrange MiniPC avec écran rabattable © MiniMachines.net. 2026

SteamOS 3.8 : une mise à jour de compatibilité

23 mars 2026 à 10:51

Malgré un calendrier salement perturbé par la hausse des composants, l’agenda de Valve se poursuit et la mise à jour SteamOS 3.8 se précise. Pour le moment en sortie « preview », elle apporte son lot d’améliorations pour les Steam Deck mais montre également toute l’ambition de l’éditeur pour son système.

SteamOS 3.8

SteamOS 3.8 promet beaucoup. C’est une étape importante dans le déploiement du système car c’est avec lui que les consoles concurrentes pourront réellement en profiter. Valve a engagé son savoir-faire de développeur pour rendre son système compatible avec les recettes d’Asus et son ROG Ally, de Lenovo avec ses Legion Go et toute la myriade de constructeurs moins connus proposant des consoles mobiles.

Cela transforme de fait le système en véritable concurrent de Windows 11 pour tout un pan du marché qui, s’il reste anecdotique pour le moment, pourrait devenir le pied dans la porte d’un véritable concurrent à celui de Microsoft. 

Meilleure gestion de la mémoire vidéo, prise en charge du HDR et des taux de rafraichissement d’écran variable, passage du bureau sous Wayland… S’il reste encore des barrières infranchissables pour le moment à ce système pour se poser en concurrent de Windows, la volonté d’en faire une solution spécialisée dans le jeu est de plus en plus crédible.

Et Valve a raison de se positionner ainsi. À l’analyse des usages, une bonne partie de la population est à la recherche d’un système spécialisé et optimisé pour le jeu vidéo. Un loisir important qui souffre depuis de longues années des errements techniques de Microsoft. Ici, les chiens sont lâchés contre ce système et les consoles tierces sont désormais largement prises en compte. Dans la liste des évolutions, on note des références précises montrant un travail ciblé sur les miniomachines de jeu déjà disponibles sur le marché.

Le lecteur d’empreintes des consoles ROG Ally, l’écran OLED mal calibré des Zotac, le contrôleur des machines OneXplayer, Lenovo ou GPD, la gestion de l’autonomie pour les Lenovo, tous ces éléments sont désormais pris en charge à 100%. La latence des contrôles, travaillée au fil des mises à jour pour être optimisée sur les Steam Deck, est désormais portée sur les consoles des autres marques. On passe d’un 8 ms dans le pire des cas à du 100 microsecondes dans le meilleur et 500 microsecondes pour la plus lente des interactions. Un bouleversement qui va ravir les joueurs les plus exigeants. 

Valve travaille également la partie audio, SteamOS 3.8 prend désormais en charge un Surround sur HDMI pour une exploitation dockée tirant partie des capacités de tous les appareils. 

Plus spécifiquement, les Steam Deck LCD et OLED reçoivent également de petites attentions. Un mode de mise en veille est déployé sur la version LCD de la console qui permettra d’augmenter au maximum l’autonomie lors d’une mise en veille prolongée. Plus globalement, les consoles ont eu droit à un travail de fond sur le Bluetooth. Ainsi en mode docké, il sera possible de réveiller la console avec une manette Bluetooth et de jouer sans bouger du canapé. Les micro-casques sans fil en Bluetooth sont également désormais pris en charge.

SteamOS 3.8 prépare aussi le terrain de la Steam Machine

Si la date de sortie du petit cube de salon de Valve est toujours incertaine, la partie logicielle poursuit ses évolutions. SteamOS 3.8 apporte son lot d’optimisations spécifiques comme une meilleure prise en charge des très grandes diagonales d’écran TV. L’idée est de piloter des affichages UltraHD  en 60 images par seconde avec une mise à l’échelle efficace et une prise en charge, là encore optimisée, du son sur plusieurs canaux.

Si pour le moment la date de sortie de la console est dans un terrible flou technique, il semble évident que Valve pourrait développer la même stratégie à moyen terme que pour sa console nomade. D’abord sortir sa solution de salon et la laisser faire ses preuves avant de proposer aux concurrents de développer la leur. Un moyen efficace de monter en puissance en douceur face à l’hégémonie double des consoles classiques et de Microsoft.

Cette mise à jour est disponible pour tous, il s’agit pour le moment d’une version Preview qu’il faut demander en activant les mises à jour de ce type dans le système. Comme d’habitude, ce type de mise à jour peut comporter des instabilités. Si vous n’êtes pas certain de les supporter, il est peut être préférable d’attendre la version finale.

Tout le détail de la mise à jour est disponible ici.

Personne ne connait le prix de la Steam Machine

SteamOS 3.8 : une mise à jour de compatibilité © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : aspirateur sans fil JIMMY H9 Pro à 175€ ?

23 mars 2026 à 10:40

Mise à jour : nouveau code promo et baisse à 175€

L’aspirateur Jimmy H9 Pro est à nouveau en promo. Avec 600W, ce petit modèle sans fil à batterie amovible propose une recharge facile sur station ou sur support de batterie pour s’adapter à vos usages. Il est livré avec de nombreux accessoires comme un support flexible et une brosse. 

JIMMY H9 Pro

Son design particulier permet de couder le manche pour atteindre facilement sous les meubles. Sa forte aspiration de 25 000 Pa ne laisse échapper aucune poussière, cheveux ou débris. Il adapte tout seul l’aspiration aux différentes surfaces rencontrées en étant plus doux sur le carrelage ou le parquet et plus vif sur moquette et tapis. Sur ces supports souples et épais, la brosse rotative intégrée permettra de frotter efficacement la surface pour un nettoyage complet. L’autonomie du  Jimmy H9 Pro varie en fonction de la puissance choisie : de 17 petites minutes en usage maximal à 80 minutes pour une aspiration plus douce. Un affichage LED renseigne l’utilisateur en permanence sur l’autonomie restante et la puissance d’aspiration.

Le Jimmy H9 Pro se vide et se nettoie facilement, son réservoir de 600 ml permettant de stocker l’équivalent d’un demi-sac de poussière d’aspirateur classique. Il est parfait pour fonctionner en plus d’un de ces appareils pour ne pas avoir à le sortir pour des nettoyages ponctuels. À noter la présence d’un filtre HEPA également nettoyable pour ne pas simplement renvoyer la poussière à travers les pièces aspirées. Le mode compact permet également un nettoyage plus facile des surfaces inaccessibles à un aspirateur balai classique.

Vendu à 299 il bascule à 175€ avec le code NNNFRH9MS à entrer dans votre panier. Stock Allemagne pour une livraison rapide en une semaine.

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Bon Flan : aspirateur sans fil JIMMY H9 Pro à 175€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B : un boitier RPI CM5 fanless

23 mars 2026 à 09:35

Le CM5-DUAL-ETH-BOX-B est un boîtier métallique compact qui permet d’embarquer un Raspberry Pi Compute Module 5. Parmi ses particularités, on retrouve un fonctionnement dénué de toute ventilation active et la promesse d’un double Ethernet. Le tout piloté par la longue expérience de la marque Waveshare.

CM5-DUAL-ETH-BOX-B

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B

Des éléments qui qualifient le CM5-DUAL-ETH-BOX-B pour de nombreux usages et en particulier comme solution réseau pour intégrer des fonctions particulières sur celui-ci. Évidemment, cela reste une solution Linux tout à fait sympathique pour devenir un MiniPC complet de bureau à la fois sobre, discret et facilement escamotable pour un poste classique mis à la disposition du public, par exemple.

L’objet mesure 10.1 cm de large pour 6.2 cm de profondeur et 2.34 cm de haut. Juste de quoi faire entrer le Compute Module 5 sur la carte mère dédiée intégrée qui va lui fournir toute sa connectique. La partie métallique du boîtier vient alors se positionner sur le SoC de la carte pour le refroidir de manière passive. 

La connectique liste un ensemble intéressant avec en façade un USB 3.2  Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC et un bouton de démarrage. A l’arrière on retrouve un USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI, deux ports Ethernet Gigabit en 1 Gigabit et 2.5 Gigabit aux chipsets non détaillés. En interne on retrouve en plus un port M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x1 également compatible avec des SSD 2230 et 2242. Ainsi que les habituelles 40 broches GPIO pour piloter des modules externes ainsi que des MIPI CSI et DSI pour connecter un écran et une caméra. On remarque également un brochage d’entrée pour une alimentation d’horloge sur batterie qui s’avère être un des points clé de la solution.

Un CM5-DUAL-ETH-BOX-B plein de petites attentions

En plus de tout cela, sur la face avant, on remarque un petit trou estampillé « STAT » qui cache une LED deux couleurs qui va renseigner sur le statut du dispositif. Dépourvu de tout système de ventilation, ce sera le témoin de l’activité de l’engin. A l’arrière, un petit interrupteur « BOOT » permettra d’engager la carte mère en mode de mise à jour de firmware.

Des espaces sont disponibles pour laisser passer les connecteurs nécessaires pour les MIPI (sous la connectique arrière ou les broches (via une trappe sous le boitier) de manière à profiter pleinement du CM5-DUAL-ETH-BOX-B. Je suppose qu’au vu de la connexion en PCIe x1 et de l’étroitesse du châssis, il sera préférable d’intégrer un SSD avec peu de dégagement thermique.

Un Wiki très complet est disponible sur le site de la marque nous détaille plein d’aspects concernant le support logiciel des différents éléments intégrés. On apprend par exemple que tout fanless qu’il soit, ce boîtier permet de piloter un ventilateur qu’on pourra éventuellement disposer par-dessus le châssis. Cela offrira la possibilité de faire face à des cas de températures anormales quand, par exemple en plein été, les relevés de température atteignent des points trop importants. Tout en laissant l’appareil fonctionner passivement le reste du temps. Autre usage décrit, assez intéressant, le pilotage complet de l’ensemble via l’utilisation de son horloge interne. Il sera possible de réveiller ou d’éteindre le CM5 à heures fixes, ce qui colle parfaitement bien avec un usage en public.

L’ensemble n’est pas donné, le boîtier est vendu 72.99$ HT sur le site de la marque. Mais il faut prendre en compte le châssis métallique et la carte mère intégrée. La dépense sera sûrement importante pour un particulier mais pas si délirante pour un pro qui veut intégrer des Compute Module 5. Pour des usages publics, des intégration de panneaux d’information ou pour toute solution nécessitant un fonctionnement le plus discret possible, cela reste un boîtier intéressant.

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B : un boitier RPI CM5 fanless © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 20 mars 2026 Actualités numériques

PhotoGIMP pour habiller GIMP comme Photoshop

20 mars 2026 à 13:36

La transition d’un logiciel à un autre est parfois difficile, surtout si vous l’utilisez depuis longtemps. PhotoGIMP propose de se superposer au logiciel GIMP pour vous proposer une reprise de l’interface d’Adobe Photoshop. 

PhotoGIMP sur GIMP 3.0

PhotoGIMP sur GIMP 3.0

Si vous avez été biberonné par Photoshop depuis tout petit, basculer vers une solution alternative peut s’avérer difficile. Très difficile. Les réglages, les fenêtres, les raccourcis sont devenus autant un réflexe mental qu’une mémoire musculaire pour certains. PhotoGIMP propose donc de se superposer au logiciel de retouche GiMP bien connu des libristes pour retrouver ses marques en douceur.

Avec un Adobe qui fait absolument tout pour dégouter l’utilisateur de sa suite de programmes, la transition vers des alternatives est de plus en plus d’actualité. Je vous ai parlé depuis longtemps d’Affinity qui propose des fonctions très proches de celles des programmes d’Adobe. Désormais disponible dans une version totalement gratuite, elle remplace Photoshop, Illustrator et Indesign. 

PhotoGIMP s'installera dans la langue de votre système

PhotoGIMP s’installera dans la langue de votre système

Mais il existe également des programmes libres comme GIMP qui est un des logiciels les plus connus du monde libre pour la retouche d’images. Un des reproches faits à GIMP est un des reproches classiques faits aux logiciels libres. Son interface n’est pas aussi « bien » pensée que sur les logiciels commerciaux. La raison n’est pas étrangère au fait que les produits commerciaux classiques embauchent des designers dont le métier tout entier consiste à améliorer les interfaces proposées. 

Et c’est, en gros, la mission de PhotoGIMP, que je découvre aujourd’hui. L’idée n’est pas de remplacer GIMP mais de proposer une interface « à la Photoshop » par-dessus.  Compatible avec Windows, macOS et bien sûr Linux, ce que l’on peut considérer comme une extension permettra de retrouver un univers connu. Passer de Photoshop à GIMP n’est, en soi, pas un souci mais cela peut poser un problème de productivité. Ce qui est, en général, un gros frein pour toute personne ayant un besoin intensif de son application.

Attention, PhotoGIMP n’est pas parfait

Plusieurs choses sont à prendre en compte avant de basculer. La première est liée à l’omniprésence d’Adobe dans le monde professionnel. Si vous travaillez avec des imprimeurs ou d’autres personnes qui vont reprendre vos fichiers après votre travail, GIMP n’est pas forcément la meilleure solution. Et PhotoGIMP n’y changera rien. Vos fichiers pourraient être mal interprétés, mal reconnus ou pire mal lus et poser de gros problèmes en fin de chaîne. 

Second souci, PhotoGIMP écrasera vos réglages GIMP sans aucun complexe. Il faut donc absolument penser à en faire une sauvegarde avant l’installation puis les récupérer après l’installation. Cela est dû notamment au fait que vous allez retrouver tous vos raccourcis Photoshopiens. Il sera possible de tout reparamétrer ensuite à la main si certains éléments proposés ne vous correspondent pas. L’interface n’est pas du tout figée et il est possible de revenir à l’interface de base de GIMP.

Plus d’infos sur PhotoGIMP ici
Pour télécharger PhotoGIMP cela se passe là
Le site de référence sur le logiciel GIMP

PhotoGIMP pour habiller GIMP comme Photoshop © MiniMachines.net. 2026

ZimaCube 2 : passage de seconde pour le NAS Alder Lake

20 mars 2026 à 12:34

Le ZimaCube 2 est une mise à jour technique d’un NAS que l’on a découvert en 2023. A l’époque, on découvrait la première génération de ces machines équipées de puces Intel N100 présentées sous Kickstarter pour un financement participatif.

ZimaCube 2

ZimaCube 2

En 2023, le ZimaCube 2 revient donc avec assez peu de bouleversements techniques, si ce n’est un changement de processeur pour des puces plus « puissantes ». La puissance n’est pas forcément ce qui est le plus recherché sur ce type d’engin, l’Intel N100 y aurait toujours sa place, sauf qu’il est de plus en plus délicat à trouver. Le remplacer par un Intel N150 serait également possible mais le choix a été porté sur des solutions alternatives.

ZimaCube 2

Ici, il est question d’un Intel Core i3-1215U pour le ZimaCube 2 ce qui n’est pas une révolution technique par rapport au N100 mais cela apporte tout de même son lot d’évolutions. En plus des 4 cœurs Efficients du N100 on retrouve 2 cœurs Performants pour un total de 8 Thrads. Les fréquences sont également en hausse (4.4 contre 3.4 GHz) et le circuit graphique est plus rapide. On passe d’un Intel UHD à 750 MHz avec 24 EU à une solution à 1.1 GHz en 64 EU. Évidemment, la contrepartie se lit sur la dépense énergétique avec un TDP qui passe de 6 watts pour le N100 à 15 watts pour le  Core.

Pour le reste, les éléments annexes évoluent. La mémoire vive démarre désormais à 8 Go de DDR5-4800 extensible à 64 Go quand le précédent modèle était en DDR4 limité à 32 Go. Le plus important vient de la différence de stockage. La puce Core i3-1215U disposant de plus de lignes PCIe, elle offre plus de possibilités à l’engin. La connectique évolue également mais les dimensions ne changent pas.

 

ZimaCube 2 Pro

ZimaCube 2

ZimaCube 2
Creator Pack

Processeur Intel Core i5-1235U
10 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
Intel Core i3-1215U
6 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
Intel Core i5-1235U
10 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
GPU NVIDIA RTX PRO 2000
Mémoire (RAM) 16 Go DDR5 4800 MT/s (8 Go x2)
Max 64 Go
8 Go DDR5 4800 MT/s (8 Go x1)
Max 64 Go
64 Go DDR5 4800 MT/s (32 Go x2)
Max 64 Go
Stockage système 256 Go SSD NVMe 256 Go SSD NVMe 1 To SSD NVMe
Extension PCIe 1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
Ports M.2 4 x M.2 3200 MB/s  4 x M.2 800 MB/s 4 x M.2 3200 MB/s 
Éclairage personnalisable 13 LED RGB 13 LED RGB 13 LED RGB
Emplacements M.2 1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
1 x M.2 supplémentaire
1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
Baies de disques 4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
Réseau 2 x Intel i226 2,5 GbE
1 x Marvell AQC113 10 GbE
2 x Intel i226 2,5 GbE 2 x Intel i226 2,5 GbE
1 x Marvell AQC113 10 GbE
Thunderbolt 4 2 x USB-C arrière 2 x USB-C arrière 2 x USB-C arrière
USB 4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
Compatibilités PCIe Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Autres 1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
Couleur Noir Argent Noir
Dimensions (L x P x H) 240 x 221 x 220 mm 240 x 221 x 220 mm 240 x 221 x 220 mm
Alimentation 19V / 13A / 247W 19V / 13A / 247W 19V / 13A / 247W
Prix 1 122€ HT 1 122€ HT690€ HT 2 158€ HT

Le ZimaCube 2 en profite pour embarquer un nouveau système de refroidissement et fait évoluer sa connectique avec plusieurs ajouts comme du ThunderBolt 4. Un nouveau contrôleur SATA est à bord piloté par le système ZimaOS. On retrouvera évidemment tout l’intérêt de flexibilité de l’engin qui pourra accepter des cartes PCIe externes : de la carte graphique aux extensions de calcul IA en passant par des solutions de stockage supplémentaires. La compatibilité fournie par les puces Intel proposant également d’installer le système d’exploitation de son choix.

ZimaCube 2

Les différents modèles de ZimaBoard sont en précommande pour le moment. La version de base en 8/256 Go est à 690€ HT, auxquels il faudra ajouter 55 $ HT de frais de port. Difficile de savoir le montant global de cette offre. 

ZimaCube : un NAS 6 baies sous Intel N100 sous Kickstarter

ZimaCube 2 : passage de seconde pour le NAS Alder Lake © MiniMachines.net. 2026

Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (?)

20 mars 2026 à 11:43

Le Vidéoprojecteur ETOE E3 Pro est arrivé dans le stock français de Geekbuying. Ce modèle en FullHD proposera un service basique mais complet de projection FullHD avec le gros avantage d’une certification Google TV.

ETOE E3 Pro - code promo

ETOE E3 Pro

Les caractéristiques sont classiques mais, au vu du prix très bas de la solution, le ETOE E3 Pro n’a pas à rougir de ses performances. On est bien sur du FullHD avec la possibilité de lire des contenus UltraHD. Le projecteur sait proposer une image confortable de 40 à 100 pouces de diagonale avec 600 lumens ANSI de luminosité. 

ETOE E3 Pro

La mise au point de l’image comme la correction trapézoïdale sont automatiques ou réglables à la télécommande. Une fonction de zoom numérique permettra de réduire l’écran de moitié ou, au contraire, de l’agrandir à 100%. Les sources d’affichage peuvent être du streaming classique depuis un Android en Français avec une prise en charge des mastodontes du secteur : Netflix, HBO, Disney+, Prime Vidéo, Arte, Canal+, Molotov, Youtube. Tout ce qui passe par une certification Google pourra être projeté sur le ETOE E3 Pro au travers de son système Android.

Il sera également possible de streamer des contenus locaux avec le module Wi-Fi5 de l’appareil ou  de lui pousser des vidéos avec sa fonction Chromecast intégrée. Enfin, si ses 8 Go de stockage ne sont pas énormes compte tenu de la présence du système embarqué dessus, l’appareil propose une prise USB pour lire des films depuis une clé USB.  Une entrée HDMI permettra enfin de lui ajouter une source externe comme un MiniPC ou autre FireTV.

Pour la gestion du son, la sortie audio jack pourra permettre de connecter des enceintes externes si on ne veut pas utiliser les enceintes 2 x10W en interne. Une connexion Bluetooth vers des enceintes sans fil sera également possible. Dernier point technique, la prise Jack audio est également une entrée A/V classique qui permettra de produire un signal depuis certains appareils. Je pense notamment à toute une génération de caméscopes familiaux qui proposaient ce format.

La télécommande propose un contrôle complet de l’appareil ainsi qu’un pilotage à la voix sous Android. Bluetooth, elle permet de ne pas avoir a viser l’appareil pour le piloter ce qui correspond bien à un usage de projection derrière les utilisateurs.

Le ETOE E3 Pro est un vidéoprojecteur simple pour des usages simples

Le ETOE E3 Pro est un petit vidéoprojecteur facile a déplacer et à utiliser, de préférence en soirée ou rideaux tirés. Parfait pour des projections streaming classiques ou pour piloter des films sur une clé USB. Très bien pour une soirée en famille, pour regarder un match tranquille dans une autre pièce, un film dans sa chambre ou un dessin animé un dimanche trop pluvieux. Il a également l’avantage d’une optique scellée qui évite un encrassement des composants de projections interne. 

Geekbuying stocke le ETOE E3 Pro en France désormais pour une livraison sous une semaine. Le vidéoprojecteur est proposé à 159€ mais baisse à 129€ avec le code NNNFRE3.

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Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (🍮) © MiniMachines.net. 2026

La Legion GamePad G9 transforme les tablettes en consoles

20 mars 2026 à 11:09

Si la Lenovo Legion GamePad G9 existe, c’est parce que le constructeur est un des rares qui continue de proposer des tablettes vraiment orientées jeu de petit format. La Lenovo Legion Tab et, plus récemment, la Legion Y700. Des modèles déployés en 24 Go de mémoire vive et 1 To de stockage censés pouvoir piloter des jeux Android exigeants, comme être employés pour du streaming.

Lenovo GamePad G9

Lenovo GamePad G9

 

Le nouveau Lenovo Legion GamePad G9 est donc une coque dans laquelle on vient intégrer sa tablette pour la transformer en console. Une fois le port USB Type-C connecté, on retrouve tous les contrôles classiques de ce type de formats : double joystick analogique, croix directionnelle, boutons et gâchettes. Cette version 2026 du dispositif évolue par rapport au modèle précédent avec la prise en charge de la nouvelle tablette mais également un design repensé au niveau des contrôles.

Lenovo Legion Tab

Lenovo Legion Tab

La Lenovo GamePad G9 reste reservée aux tablettes de la marque

L’idée de Lenovo ne change pas, fournir une tablette de jeu capable de piloter différentes applications qui puisse prendre le format d’une vraie console. Le format est sympathique et si vous êtes accro à des jeux Android c’est évidemment un plus… Reste que c’est un format totalement propriétaire, aucune autre tablette que les Lenovo ne pourra entrer dans la coque du GamePad G9. A moins qu’un autre fabricant ne s’intéresse exactement aux dimensions précises de cette coque, il faudra toujours acheter les tablettes 8.8″ premium de la marque.

Lenovo GamePad G9

Ce qui pose la question d’une simple manette Bluetooth ou filaire avec la tablette posée sur un support. C’est certes moins portable et pratique que ce système mais cela permet d’utiliser la manette avec plus d’appareils et de ne pas être dépendant d’une marque unique. On peut également se poser la question de la praticité de l’objet si on est amené à le monter et à le démonter régulièrement de sa coque pour des usages plus classiques.

La GamePad G9 2026 n’est pas inabordable, en Chine elle est vendue à 499 Yuans HT. Soit une soixantaine de nos euros auxquels il faudrait ajouter 20% de TVA pour mieux en estimer le prix. Au vu des tarifs des tablettes compatibles chez Lenovo, cela ne semble pas énorme. La dernière et cinquième génération de Legion Tab devrait être disponible en avril. Le modèle 12/256 Go y est proposé à 799€…

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu

La Legion GamePad G9 transforme les tablettes en consoles © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 19 mars 2026 Actualités numériques

Arctic Senza AI 370 : Le MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 32Go/1To fanless à 991€

9 avril 2026 à 06:41

Mise à jour du 09/04/2025 : Seil signale en commentaire que le MiniPC Arctic Senza AI 370 est disponible en version Ryzen AI 9 HX 370 32Go/1To sous Windows 11 Pro à 991.99€ sur Amazon. Un très bon prix pour un engin de ce calibre en fanless.

Voir l’offre sur Amazon

En 2024, Arctic sortait le premier Senza. Un engin qui faisait les mêmes promesses mais avec des puces assez datées. En 2026, la marque revient avec l’Arctic Senza AI 370. Une redite du système qui se débarrasse d’un Ryzen 7 5700G pour basculer sur un Ryzen AI 9 HX 370.

Le principe du Arctic Senza AI 370 est le même. Il s’agit d’un MiniPC très particulier qui est pensé pour s’accrocher au fond de votre bureau. Non pas au-dessus mais  en dessous de celui-ci. Il disparait ainsi totalement de votre vue et laisse la place à un environnement impeccable. Une connectique minimale est déportée vers l’avant du bureau – ou vers bon vous semble – pour avoir sous la main le bouton de démarrage du PC, des ports USB et un jack audio combo 3.5 mm.

Arctic Senza AI 370

Arctic Senza AI 370

Deuxième point clé, le dispositif reste totalement dépourvu de ventilation. Le principe de cette machine est d’embarquer des caloducs qui vont se déployer sur les côtés du châssis afin d’entrer en contact avec des ailettes constituant le boîtier lui-même. L’ensemble propose une énorme surface d’échange à l’air et permet un refroidissement passif du processeur. Avec 53.6 cm de large pour 18 cm de profondeur et une épaisseur de 5 cm, le Arctic Senza AI 370 bien calé au fond de votre bureau, ne provoquera aucun bruit à l’usage. Arctic promet une exploitation en jeu avec un processeur à 50°C, ce qui reste assez flou d’un point de vue usages mais qui promet une exploitation plutôt complète des capacités de l’engin.

Ici équipé d’un Ryzen AI 9 HX 370, ce MiniPC particulier peut résoudre énormément de problèmes posés à une solution informatique. On retrouve ici un processeur fonctionnant dans un TDP situé entre 15 et 54 watts et proposant un total de 12 cœurs pour 24 Threads dans une configuration en Zen5 et Zen5c. La solution graphique propose, de son côté, 16 cœurs RDNA 3.5 cadencés à 2.9 GHz. Le tout est complété par un NPU XDNA de 50 TOPS.

Sur la carte mère, forcément très particulière sur ce MiniPC, le Arctic Senza AI 370 accueille 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 en double canal. Non évolutifs donc, mais entourés par un SSD M.2 NVMe M.2 2280 de 1 To en PCIe Gen4 x4. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.3 est également présent. L’ensemble propose une solution stable et pensée pour résister pour les années qui viennent.

L’Arctic Senza AI 370 promet tous les usages d’un MiniPC classique

La connectique est assez complète avec, pour commencer, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.3 complété par un Ethernet 2.5 Gigabit. L’extension proposera un USB4, un USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage caché derrière le logo Arctic. Sous ce boitier, un bouton accessible via un petit trou permettra également de faire un Reset de la machine. 

Sur le boîtier principal, on retrouve deux autres prises jack 3.5 mm, deux USB 2.0 Type-A, le port Ethernet, un second USB4 avec DisplayPort, deux USB 3.2 Type-A, un HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.1 et une entrée d’alimentation 19V. A noter que le boîtier déporté est désormais détachable. L’impression est assez grande que le constructeur a écouté les doléances des utilisateurs ou des potentiels acheteurs du premier modèle pour concevoir et fabriquer cette seconde version.

Ce nouvel Arctic Senza AI 370 est livré sous Windows 11 Pro, son prix est de 1199€ depuis la boutique de la marque avec, en ce moment, une baisse de 170€ et 5.99€ de frais de port vers l’Europe via DHL. Un total de 1035.98€ donc, ce qui n’est pas si mal par les temps qui courent pour un engin de ce type.

Arctic Senza AI 370 : Le MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 32Go/1To fanless à 991€ © MiniMachines.net. 2026

DLSS 5 : Il n’y a pas de magie dans l’IA de Nvidia

19 mars 2026 à 11:56

L’histoire est assez simple. Pour le lancement de son système de génération d’images DLSS 5, Nvidia a proposé différentes vidéos mettant en scène des jeux avec et sans son filtrage. Les exemples proposés sont spectaculaires et on peut voir des univers totalement changer d’ambiance une fois l’algorithme activé.

Visages redessinés, textures appuyées, décors et ambiances bouleversées… Les jeux passés à la moulinette de l’IA du DLSS 5 ont causé un certain émoi chez les joueurs. Quand on passe des dizaines d’heures dans un univers spécifique, quand on apprécie le travail mené par les équipes créatives d’un jeu et qu’on voit ce travail bouleversé par un filtre, il est absolument normal de s’inquiéter.

Quand on mélange cela avec l’ambiance qui règne en ce moment autour de l’IA, cette inquiétude devient viscérale. On a déjà parlé à plusieurs reprises des errements de ces algorithmes qui ont tendance à manier le pinceau de la retouche avec la grâce d’un dinosaure et à jouer avec les réglages des différents effets les plus lourdingues avec des gants de boxe. Impossible de ne pas voir la pose d’un « nouveau visage » sur un personnage de jeu vidéo autrement que comme un masque grotesque. 

Image native sans DLSS 5

Image native sans DLSS 5

L’erreur de Nvidia est d’avoir cru au classique effet « wahou »

Nvidia a roulé sa bosse en termes de technologie et de communication avec le public. La marque est présente depuis des années sur ce terrain. Mais, souvent, son approche marketing se limite à deux aspects. De l’évangélisation technique avec l’explication de ses technologies qui sont très souvent assez complexes à appréhender. Puis, dans un second temps, l’exposition de l’intérêt de celles-ci avec des démonstrations techniques. Et, il faut l’avouer, depuis presque 30 ans que les GeForce sont en vente sur le marché PC, cette seconde phase suffit généralement à convaincre tout le monde. 

Voir pour la première fois le décor d’un jeu se refléter fidèlement sur une carcasse de voiture. Découvrir une illumination d’objet qui s’adapte au mouvement de l’éclairage que porte un personnage ou observer les comportements physiques d’un univers se mettre en scène dans une logique de pesanteur ou de fluidité, tout cela pose son petit effet Wahou sur les rétines de l’observateur. Que l’on comprenne ou pas comment tout cela fonctionne, le fait est que l’impact dans le jeu est suffisant pour convaincre. Et d’ailleurs, moins on comprend, plus cet effet est « magique » pour le joueur.

Image retravaillée par le DLSS 5

Image retravaillée par le DLSS 5

On ne touche pas aux doudous des joueurs !

Problème, cet effet a été considéré comme un argument suffisant pour la présentation du DLSS 5. Et cela du seul point de vue technique. Pour un ingénieur de chez Nvidia ou pour toute personne qui s’intéresse aux technologies employées dans le système plus qu’au jeu lui-même, cette démonstration est éblouissante. Le rendu apporté en temps réel par le DLSS 5 dans les titres mis en scène est techniquement incroyable. 

Mais du point de vue d’un joueur, ce n’est absolument pas ce qui est retenu. Chez Nvidia, la confiance dans le système a été portée sur la capacité et l’expertise du DLSS 5 comme système d’optimisation et d’affichage en tant que tel. Cela a certainement été conforté par les récents tests sur le DLSS 4.5 qui indiquaient que les joueurs préféraient le rendu généré au rendu natif.

En réalité, loin de l’aspect technologique, ce que le joueur lambda a vu, c’est le maquillage outrancier d’un univers qu’il connaissait déjà. Pour certains, changer le visage de son héros avec qui il a passé des dizaines et des dizaines d’heures est atroce. C’est comme si on échangeait un doudou pour un autre ou qu’on changeait un acteur par un autre au milieu d’un film. Ce n’est simplement pas intelligible.

Dès que ces vidéos ont été publiées, il est devenu impossible de nuancer ce qui était proposé par le DLSS 5. Dans la vidéo ci-dessus, on ne reconnait plus le personnage mis en scène par rapport à sa version native sans DLSS. Et c’est vraiment le principal problème de cette annonce. Tout le monde a immédiatement pensé à une IA hors de contrôle. Comme si un magicien malicieux prenait place dans votre carte graphique pour affubler les jeux de ces rendus pilotés par une IA sans supervision. Impossible d’expliquer ensuite si oui ou non ce « masque » porté par le personnage a été généré uniquement par l’IA ou en collaboration avec le studio de développement. Impossible de se dire que cela provient d’un travail de fond mené par les designers du jeu qui ont imposé leurs choix artistiques pour l’entrainement du DLSS 5. On ne peut plus y voir qu’une Sloperie2 de la part d’une machine sans goût ni sentiment.

C’est d’autant plus flagrant pour moi que cette image m’en a rappelé une autre que je vous proposais il y a quelques temps pour parler d’IA et de VPC. Les deux images se sont superposées immédiatement dans mon regard. Provoquant ainsi un rejet quasi épidermique de la proposition. Impossible pour moi de continuer à regarder ces images sereinement. Il a fallu que je laisse un peu de temps à mon cerveau pour refroidir et essayer d’appréhender le sujet de manière plus réfléchie. Et, à bien y regarder, en écoutant les arguments des différents acteurs mis en scène dans toute cette histoire, la proposition de Nvidia avec le DLSS 5 est un peu plus intéressante que cette simple histoire de maquillage de personnages à la truelle.

Le gros problème de cette démonstration technique est d’avoir pris des jeux existants. Des jeux qui ont déjà gagné le cœur des joueurs, et d’avoir poussé le côté technique de la démonstration au lieu d’ajuster un mélange entre avancées technologiques et ambiance connue.

L’effet est logiquement le même que la découverte d’une personne en face à face alors qu’elle use et abuse de filtres IA pour paraitre différente sur ses photos en ligne. Ou la découverte d’un lieu ultra-touristique photographié sur les réseaux sociaux et qui s’avère être un cadrage d’un angle précis. Cadrage qui cache la réalité de la scène toute entière souvent moins étonnante ou esthétique. L’aspect totalement artificiel de ce qui est proposé par le DLSS 5 parait non seulement faux mais également totalement incongru au joueur qui connait déjà le jeu présenté.

Il n’y a pas de magie dans ce rendu

Nvidia l’affirme, les visages générés par l’algorithme, les décors léchés et les textures appliquées, sont bien réalisés en partenariat avec les éditeurs de jeu. Sous leur propre direction artistique. Cela veut dire que l’IA ne fantasme pas le visage de tel ou tel personnage à partir de rien. Qu’il ne changera pas d’une machine à l’autre ou d’une partie à l’autre. Le « masque » est décidé en amont et restera le même pour tout le monde. Il est généré par les équipes qui construisent l’âme graphique du jeu. À bien y regarder, toutes proportions gardées, l’approche de cette métamorphose IA ressemble à une version « premium » d’un pack de textures « 4K » proposées au téléchargement après la sortie d’un jeu lancé en FullHD. Bref, ce n’est pas un sortilège jeté à votre jeu vidéo, c’est juste une option comme une autre.

Nvidia n’aurait dû présenter qu’une démo purement technologique du DLSS 5

Employer des jeux déjà commercialisés a été une erreur. L’attachement des joueurs pour les personnages est trop fort pour qu’une réaction autre qu’épidermique puisse exister. Nvidia propose de changer des souvenirs. Des émotions. C’est totalement impossible. La marque n’aurait dû faire ce que fait un moteur de jeu comme Unreal pour présenter ses technologies. Telle que la démo que vous voyez ci-dessus. Proposer soit un jeu à venir, soit un jeu qui n’existe pas mais qui permet de mettre en scène ses nouveautés. Cela aurait permis de mettre en avant la participation des studios dans le développement des effets générés par l’IA mais surtout de se détacher du côté émotionnel que chacun entretient avec les jeux.

Nvidia l’a fait, la vidéo ci-dessus est une de ces présentations technologiques. Mais ce n’est pas celle-là qui a été retenue. Elle n’a quasiment pas été publiée ni reprise sur les réseaux sociaux. C’est logique puisqu’elle n’évoque rien à personne, ni en positif, ni en négatif. C’est juste une démo technique où on peut apprécier la technologie mise en avant.

Ne proposer que cette démo n’aurait pas impacté Nvidia puisque les éléments présentés ne tournent pour le moment que dans des conditions très particulières. On parle de solutions graphiques employant un matériel que personne ne possède combinant deux cartes GeForce haut de gamme. Le DLSS 5 n’est pas encore prêt à trouver sa voie chez la majorité des joueurs.  Le moteur est prévu pour cet automne, mais il faudra probablement beaucoup plus de temps avant que ce système se déploie véritablement auprès du grand public. Et d’ici là, les jeux concernés seront différents de ceux présentés.

Il faudra faire attention à l’avenir à la présence de ce filtre dans les démos de jeu

Ce que je redoute au final, ce n’est pas le maquillage façon clown d’anniversaire des prochains jeux. C’est plutôt la tendance qui risque d’apparaitre de démonstrations de jeu sous leur meilleur angle avec le DLSS 5. Exactement comme la carte postale présentant une vision « Instagram » d’un lieu touristique. Vision qui, une fois sur place, n’est pas tout à fait aussi glamour. Les studios et les éditeurs de jeu auront certainement tendance à mettre en avant des jeux au réalisme poussé au travers du processus proposé par Nvidia. Et si l’approche esthétique sera bien pilotée en interne, elle ne concernera pendant très longtemps qu’une minorité de joueurs.

Or, si on vous met en scène un jeu « sublimé » par un filtre que vous ne pouvez pas appliquer, vous allez acheter autre chose que le produit présenté. Encore une fois, s’il n’y a pas de magie dans l’algorithme, il y’en a toujours une dose dans le marketing.

DLSS 5 : Il n’y a pas de magie dans l’IA de Nvidia © MiniMachines.net. 2026

Anti-triche : Electronic Arts va t-il enfin s’intéresser à Linux ?

19 mars 2026 à 09:42

L’offre d’emploi fait référence à deux sujets. D’abord ouvrir la voie aux systèmes de lutte contre la triche d’Electronic Arts sur les PC Windows équipés de puces ARM. Et, dans un second temps, que ce système puisse être pris en charge sous Proton et Linux.

Ce n’est pas anodin. La triche est un fléau pour les joueurs et, par conséquent, pour les éditeurs de jeu comme Electronic Arts. Si votre dernier jeu permet à des tricheurs de devenir invincibles sans aucune compétence de jeu, votre titre est foutu. Aucun joueur ne va accepter de payer un jeu où un type se met à gagner sans effort chaque partie. Ratatinant ses adversaires sans merci et sans aucun fun. Si un jeu devient un repaire de tricheurs, il perd tout son attrait.

Electronic Arts, comme d’autres éditeurs de jeux, a donc mis au point un logiciel complexe pour empêcher la triche. Baptisé Javelin, il permet de surveiller ce qu’il se passe sur les machines des joueurs et d’empêcher qu’ils utilisent des programmes améliorant leurs compétences. Problème, Javelin, est un pur produit « Windows x86 ». Il ne s’exécute pas sous ARM et ne fonctionne pas non plus sous Linux.

 

L’anti-triche et Linux ne peuvent plus être balayés sous le tapis

Le fait est que le monde ARM évolue sous Windows. Qualcomm y est présent depuis des années et des rumeurs persistantes annoncent une arrivée prochaine de Nvidia. C’est donc une partie du parc Windows qui est en train de se tourner vers ce type de processeurs. On peut également se dire sans trop s’avancer que si les différents systèmes anti-triche étaient portés sur ces engins, alors leurs ventes seraient plus importantes. L’idée de ce développement commence ici à avoir du sens. Si demain Nvidia lance une puce ARM pour Windows avec de grosses capacités de jeu en 3D et que les machines se multiplient, l’idée de ne pas avoir de support de cette plateforme devient problématique.

Ce n'est pas un système Anti-triche, juste une capture d'écran de Battlefield.

Ce n’est pas un système Anti-triche, juste une capture d’écran de Battlefield.

Autre sujet, Proton. Le système d’émulation Linux qui permet aux consoles Steam Deck de lancer des jeux Windows. Là encore, pas de support de Javelin. Si on ne connaît pas officiellement les ventes de ces Steam Deck, on devine que cela se chiffre en millions. Ne pas avoir de support pour ces engins devient un problème pour Electronic Arts comme pour ses concurrents. Avec un système anti-triche disponible, cela créerait un parc supplémentaire de machines susceptibles d’accepter les jeux de l’éditeur. Surtout que Proton devient de plus en plus employé par diverses distributions Linux et même par les applis d’émulation Mac. Le parc en question n’est plus le pré carré de quelques barbus comme le voudrait la légende. C’est devenu un système de plus en plus répandu et apprécié par des millions d’utilisateurs.

Difficile de voir l’impact d’une telle annonce à court, moyen et long terme. Mais la volonté d’Electronic Arts est bien présente. Si la marque ouvre son système de cette manière, des cartes vont être rebattues et les grands noms du marché du jeu comme Rockstar vont probablement s’y pencher à leur tour. J’ai lu à plusieurs reprises que l’écosystème SteamOS et les compétences du Steam Deck étaient désormais pris en compte dans le développement de nombreux jeux. Preuve que les studios de développement et les éditeurs s’intéressaient à la plateforme. L’étape suivante la plus logique est un élargissement de leur offre à tout le monde Linux. Des rapprochements avec des éditeurs célèbres de systèmes pourraient permettre d’ajouter aux distributions des déclinaisons anti-triche pour leurs distributions.

On imagine assez facilement l’impact de l’arrivée de jeux sportifs sous licences Electronic Arts sur une console comme le Steam Deck. Pouvoir jouer un match de Foot  ou de Basket en face à face avec un jeu sur-mesure pour la console serait évidemment un bon moyen de faire des ventes.

Source : Gaming On Linux via Charles.

Anti-triche : Electronic Arts va t-il enfin s’intéresser à Linux ? © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 18 mars 2026 Actualités numériques

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen

18 mars 2026 à 17:20

Le 6 mars dernier débutait le Chuwigate :  nous apprenions qu’un ordinateur Chuwi Corebook X annoncé sous processeur AMD Ryzen 5 7430U était en fait livré avec un Ryzen 5 5500U plus ancien et moins rapide. Le BIOS de la machine avait, semble t-il, été maquillé pour indiquer la présence d’une autre puce. Quelques jours plus tard, c’était au tour du Chuwi Corebook Plus de subir le même examen et d’être également disqualifié pour le même motif.

Chuwigate

Ce Chuwigate a fait beaucoup de bruit et la marque semble avoir demandé à différents sites de retirer ces informations de leurs pages. Aujourd’hui, c’est au tour d’AMD de faire un premier point sur la situation. AMD communique ainsi :

« Nous avons récemment appris que CHUWI avait frauduleusement indiqué un produit AMD Ryzen 5 5500U comme un Ryzen 5 7430U sans autorisation. AMD n’a en aucun cas autorisé ou validé ce type de comportement. Pas plus qu’il n’a pris part dans l’étiquetage ou la décision promotionnelle de ce type de communication. AMD est totalement étranger à ce problème.

AMD a des règles strictes et claires concernant l’usage, l’appellation et l’étiquetage de ses différents produits. Une utilisation non autorisée de ses appellations et l’usage de fausse étiquettes pouvant provoquer des perturbations dans le fonctionnement normal du marché tout en trompant le consommateur.

Nous avons toujours attaché une grande importance à la transparence et à l’authenticité des informations produit. Et nous sommes déterminés a protéger un marché équitable et juste ainsi qu’a protéger les droits et intérêts des utilisateurs. Notre société a pris ce problème très au sérieux et se réserve le droit de toute action en justice contre les parties concernées.« 

 

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le Chuwigate pose de multiples problèmes

J’enquête en ce moment sur cette affaire et Chuwi doit m’envoyer une communication officielle sur celle-ci. D’apres plusieurs sources locales, le fabricant de Chuwi pour sa gamme de portables est un industriel indépendant qui agit pour de nombreuses autres marques Chinoises. Il propose des designs que l’on va retrouver chez d’autres fabricants et se charge des opérations de A à Z. Cela ne concerne pas tout le catalogue de la marque et certaines de ses machines portables sont fabriquées par d’autres acteurs. Ses MiniPC sont issus d’autres sources.

La grande question est donc de savoir si Chuwi a bien été au cœur de la pratique consistant à maquiller un processeur pour un autre ou si la marque a été elle même flouée par un fabricant peu scrupuleux. Entendons nous bien, qu’ils aient ou non été les commanditaires de la décision de ce changement de puce, leur responsabilité reste pleine et entière. C’est la marque qui signe les produits.

Mais si ils ont bien une responsabilité en tant que marque, ils ont également pu être floués par un fabricant peu scrupuleux. Savoir si c’est Chuwi qui a choisi cette méthode ou si elle en subit les conséquences change la perspective de responsabilité. On passe d’un défaut de tromperie volontaire sur la marchandise à un manque de suivi et de vérification des machines vendues. Un manque de rigueur sur le contrôle de la production. Si le premier est impardonnable, le second peut éventuellement être réparé d’une manière ou d’une autre.

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Ce que cela indique, c’est que d’autres portables chinois d’autres marques pourraient également être « touchés » par ce problème et au lieu d’un Chuwigate on se retrouve avec une multitude de modèles de différents constructeurs empêtrés dans ce scandale. La marque Ninkear serait également fabriquée par le même constructeur et si, pour le moment, aucune machine de cette marque ne semble concernée, certains revendeurs semblent bien se mélanger les pinceaux quand aux références de puces embarquées…

Il est certain qu’AMD est hors de cause. En tant que développeur des processeurs Ryzen, AMD n’a absolument aucun intérêt a laisser le marché proposer des processeurs maquillés de cette manière. Cela affecte non seulement son image avec des puces moins performantes que ce qu’elles devraient êtres. Mais cela pose surtout le problème d’une perte de confiance des clients finaux comme des partenaires. Il est impossible de lutter contre un contrefacteur qui va pouvoir baisser les prix de manière totalement artificielle par rapport à ses concurrents.

J’espère qu’AMD pourra faire toute la lumière sur ce Chuwigate. Interroger les dirigeants de Chuwi mais aussi l’entreprise responsable de la fabrication et ses grossistes et fournisseurs. Il serait également intéressant de se pencher sur la société AMI dont les BIOS ont permis le maquillage d’un Ryzen pour un autre. Il y a là un vrai sujet à creuser et une réflexion à mener pour sécuriser les futures machines.

Si AMD se réserve toute la voie légale sur ce problème, cela pourrait créer suffisamment de remous pour que les BIOS sachent enfin mieux protéger les consommateurs de ce genre de manipulations. Enfin, AMD, comme Intel, pourraient également trouver un moyen pour que des programmes puissent interroger directement les puces sans passer par des outils tiers comme les BIOS. Un  moyen simple d’identifier simplement et précisément ce qui est au cœur d’une machine.

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen © MiniMachines.net. 2026

Nouvelle hausse des prix chez Minisforum prévue pour avril

18 mars 2026 à 15:02

Mise à jour du 18/03/2026  :Minosforum indique que l’ensemble des prix de son catalogue sera à nouveau impacté à la hausse dès la fin du mois. La marque indique que seuls les produits sans mémoire ni stockage – type barebones – seront épargnés par cette hausse. Les prix actuels seront respectés jusqu’à début avril.

Billet du 30/10/2025 : Des prix à la hausse à cause de la flambée des prix de la mémoire. Après Raspberry Pi et GMKtec, le scénario se répète chez Minisforum qui prévient que tout son catalogue va être bousculé dès ce 4 novembre.

C’est la DDR5 qui est touchée ici et la marque de préciser que la hausse ne concernera que les engins équipés de ce type de composants. Les modèles en DDR4 qui persistent ainsi que les machines au format barebone – c’est-à-dire celles vendues sans mémoire vive – ne seront pas affectées.

Ce sont trois arbres qui cachent la forêt désormais. Les prix des MiniPC, portables, PC et autres composants vont logiquement continuer à augmenter encore et encore ces prochains mois. Certains analystes tirent même la sonnette d’alarme en prédisant une hausse sur des années puisque la demande des serveurs des grandes fermes d’IA ne fait qu’augmenter. Les projections d’investissements dans ces projets sont tellement colossales que de nombreux fabricants de mémoire y voient une assurance de bénéfices à long terme. Ils orientent donc leur production dans le sens des priorités de ces bons clients. Délaissant la production plus commune.

Les produits très « entrée de gamme » devraient paradoxalement être moins affectés. Ils utilisent souvent des composants mémoire de grade inférieur (Grade C avec une latence supérieure) qui sont des « rebuts » des productions destinées au marché haut de gamme qu’est celui des serveurs. Marché qui préfère évidemment les « grades A » à latence plus faible. Si la production de mémoire s’oriente vers les serveurs et que le taux de produits n’atteignant pas les prérequis pour intégrer ce marché reste le même, alors on devrait être inondé de ces mémoires de « seconde zone ».

Il est rare qu’un composant de mémoire passe de Grade A à Grade B, le choix le plus souvent employé sur le marché grand public. Il est plus généralement dégradé directement vers du Grade C. Aussi, ne vous étonnez pas si certaines marques qui emploient des composants de qualité augmentent leurs prix (Minisforum, Beelink, Geekom…) et que d’autres, moins haut de gamme, ne le font pas. L’explication est justement dans la qualité des produits employés.

Il est également fort possible que tout le monde augmente ses tarifs, par simple effet d’aubaine. Si les marques plus connues augmentent leur prix, les marques moins conçues peuvent très bien suivre le mouvement. Leur positionnement étant savamment calculé par rapport aux autres, toute hausse pourrait être compensée… et la différence empochée.

Le communiqué de presse de la marque :

Notice of Upcoming Price Adjustment

Dear Valued Customers,

Due to rising global raw material costs—especially for memory and storage—which have led to a significant increase in our overall costs, MINISFORUM will implement a modest price adjustment across its product lineup effective November 4, 2025 (PST). Please note that barebone (bare system) models and products without DDR5 memory and/or SSD will not be affected by this adjustment currently.

This adjustment will help us maintain the same high standards of quality, innovation, and service that you have come to expect from MINISFORUM.

If you are planning to purchase or upgrade your device, we recommend completing your order before the price adjustment takes effect.

We sincerely appreciate your understanding and continued support. Our commitment remains steadfast—to deliver high-performance AI Mini workstation, AI Mini PC, Mini Gaming PC, and AI NAS that offer exceptional value for our customers worldwide.

Thank you for being a part of the MINISFORUM community.

Warm regards,
MINISFORUM

 

Nouvelle hausse des prix chez Minisforum prévue pour avril © MiniMachines.net. 2026

ASRock AI BOX-A395 : un Strix Halo au bout de la poignée

18 mars 2026 à 10:24

Avec son look de valise en métal, le ASRock AI BOX-A395 se pense comme un MiniPC capable de venir résoudre différents problèmes à différents postes. 

ASRock AI BOX-A395

ASRock AI BOX-A395

Cet ASRock AI BOX-A395 reprend la recette qui avait fait fureur l’année dernière avant que la crise des composants nous tombe dessus. On se souvient de l’annonce d’une ribambelle de ces machines qui embarquaient toutes le même moteur : un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395 « Strix Halo » qui, avec ses 16 cœurs et 32 Threads proposait un haut niveau de performances classiques mais surtout un circuit graphique Radeon 8060S 40 cœurs et la possibilité d’embarquer jusqu’à 128 Go de mémoire vive. Une solution qui pouvait alors proposer de très bonnes performances dans la gestion de LLM de taille conséquente en local. Le NPU de 50 TOPS à bord de la puce n’était pas spécialement sollicité mais la possibilité de piloter les cœurs du circuit graphique pour des tâches d’inférence avec un maximum de mémoire vive allouée rendait la solution très intéressante. 

Depuis la situation s’est quelque peu dégradée. Ces machines n’étaient déjà pas données l’année dernière. Avec la hausse des tarifs des composants mémoire, intégrer de la LPDDR5 dans un châssis de ce type est souvent devenu compliqué et onéreux pour que le jeu en vaille la chandelle. Ici, le ASRock AI BOX-A395 propose 128 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000. On ne connait pas le prix de l’engin, le constructeur ne l’a pas communiqué. Mais il va sans dire que ce poste mémoire seul doit avoir un impact non négligeable sur la note.

Le boîtier mesure 10 cm de large pour 20 cm de profondeur et 23.2 cm de haut sans la poignée qui reste totalement optionnelle et amovible. Le processeur est refroidi activement avec un système de dissipateur et de six caloducs pour proposer une utilisation sans contrainte. Son alimentation 400 watts est intégrée dans le châssis, ce qui rend son transport plus simple. 

Un ASRock AI BOX-A395 bien équipé et une probable carte mère Mini-ITX 

Pour le reste, on retrouve des éléments assez classiques avec deux ports M.2 2280 PCIe Gen4 x4, un autre port M.2 2230 pour un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et presque toute sa connectique est rassemblée à l’arrière du châssis. On retrouve deux USB 3.2 Gen 2 Type-A en haut du boitier à côté du bouton de démarrage. La façade est vide de tout port et le reste est sur l’arrière. On note la présence de deux USB4 avec DisplayPort 2.1, deux sorties HDMI 2.1, des jacks 3.5 mm audio pour micro et casque séparés. Un port USB 3.2 Gen 2 Type-C avec DisplayPort 2.1 est présent, deux USB 2.0 Type-A pour clavier et souris et deux ports Ethernet pour conclure. Le premier en 10 Gigabit piloté par un circuit Marvell AQC113. Le second en 2.5 Gigabit avec un Realtek RTL8125BG.

En tout, l’engin pourra piloter quatre affichages en simultané même s’il offre pas moins de cinq ports capables de piloter des écrans. Les supports d’antennes prépercés pour le module Wi-Fi sont visibles et le format de la carte mère semble être un Mini-ITX puisqu’on voit un backpanel amovible. Ce qui, connaissant ASRock, laisse supposer que la carte mère sera également disponible.

La mention ASRock Industrial ne manquera pas de dissuader toute velléité d’achat pour un particulier. Cet engin sera proposé aux professionnels qui accepteront de payer le prix fort. Il pourra avoir son intérêt pour des usages d’IA en local mais au vu du contexte et des tensions sur les tarifs, je doute qu’il s’invite dans des chambres d’ado pour lancer des jeux en 2026. Ce qui, pour rappel, était l’ambition première de la puce d’AMD

Source : ASRock

ASRock AI BOX-A395 : un Strix Halo au bout de la poignée © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 17 mars 2026 Actualités numériques

Le vélo électrique Engwe L20 3.0 Boost en promo à 1299€

17 mars 2026 à 13:39

Le Engwe L20 3.0 Boost est un vélo électrique aux roues 20 pouces pensé pour être facile à manier comme à garer. Conforme aux normes françaises, il développe un moteur de 250 watts, aide au pédalage jusqu’à 25 Km/h et propose un cadre pliant pour ne pas être encombrant.

Engwe L20 3.0 Boost

Le Engwe L20 3.0 Boost est une machine assez intéressante pour toute personne à la recherche d’un engin de loisir comme de transport quotidien. Autonome avec une assistance dépassant les 100 km sur une seule charge, il propose de se plier pour ne pas vous gêner au quotidien. Que ce soit sur un balcon, au fond d’un garage ou en mode multimodal en le positionnant dans un autre mode de transport, ce vélo compact offre en même temps de la robustesse et du confort.

Point clé de ce modèle : un moteur de moyeu qui propose 250 watts d’assistance avec un capteur de couple intégré. Ce dispositif vous aidera à atteindre la vitesse souhaitée naturellement et jusqu’à 25 Km/h. Une fonction Boost permettra en outre de pousser la puissance du moteur au maximum en atteignant 75 Nm de couple. Cela n’affectera pas la vitesse du vélo mais permettra de franchir un obstacle comme une côte sans avoir à redoubler d’efforts.

La présence d’un dispositif 7 vitesses Shimano permettra d’adapter le pédalage en toutes circonstances et de ménager vos efforts comme votre autonomie. En effet, suivant la puissance d’assistance enclenchée, l’autonomie du vélo ne sera pas la même. Établie sur trois niveaux, elle poussera votre trajet de 85 Km en mode maximum à 120 Km dans le mode le plus économique ou à 100 km sur la version intermédiaire. En laboratoire, le vélo atteint même 135 Km d’autonomie mais ce type de test n’est généralement pas très réaliste.

Malgré un poids élevé, 33 Kg avec sa batterie, le Engwe L20 3.0 Boost propose une approche multimodale intéressante. Plié il peut entrer dans un coffre de voiture ou se hisser dans un train pour effectuer un trajet en étapes. Son cadre bas permet un enjambement facile et son format compact de se faufiler facilement. C’est un engin qui peut se garer dans un espace contraint, par exemple sur son lieu de travail.

Ce sera également un bon vélo de balade, assez confortable avec ses doubles suspensions. Pas dédié à une pratique sportive, il pourra accompagner des virées sur routes et chemins. Avec des freins hydrauliques à disque, un éclairage complet avant et arrière avec témoin de frein, des pneus anti-crevaison, un klaxon, une selle sur suspension ergonomique et même un petit porte bagage, c’est un moyen de transport simple et complet qui peut aussi bien servir à de grands parcours qu’à aller chercher du pain.

 Le chargeur livré est un modèle compact et rapide. La batterie amovible 13.5 Ah est rechargeable en 8A ce qui amène à faire le plein en 2 heures seulement. Combiné à une excellente autonomie, cela fait de ce modèle un vélo très adapté à un usage quotidien. Son ordinateur de bord, couplé à une application complète, prendra soin de noter vos kilomètres parcourus et de vous renseigner sur l’autonomie restante.

Le Engwe L20 3.0 Boost en promo

Le Engwe L20 3.0 Boost est proposé sur Geekbuying à 1399€ mais avec le code NNNGHBC il passe à 1299€ TTC en version noire ou dorée, avec une livraison gratuite effectuée depuis des entrepôts européens. Le montage de ce type de vélo est simple à la réception. Il s’agit de fixer le guidon avec une clé Allen fournie. Les pédales, pliantes pour un gain de place, sont déjà montées. Le temps nécessaire avant la première balade est uniquement contraint par une première charge complète de la batterie. Comptez une demi-heure avant de pouvoir donner votre premier coup de pédale.

Voir l’offre sur Geekbuying

Le vélo électrique Engwe L20 3.0 Boost en promo à 1299€ © MiniMachines.net. 2026

A qui appartiennent vraiment les produits Bose ?

17 mars 2026 à 12:02

La mise à jour 8.2.20 des derniers produits Bose QuietComfort Ultra intra comme casque et autres enceintes Bose SoundLink ne passe pas bien. Comme un éditeur de logiciel qui décide de supprimer ou de modifier des fonctions, le fabricant a décidé de procéder à des changements techniques importants.

En février, Bose a décidé de déployer une nouvelle mise à jour technique de ses casques et enceintes. Plusieurs modèles sont concernés, comme les QuietComfort Ultra ou les enceintes Soundlink Flex, Micro, Plus et Max. Des produits Bluetooth assez haut de gamme avec beaucoup de fonctions avancées de gestion du son et de l’environnement. Parmi les points clés de cette mise à jour, des avancées techniques assez importantes. La prise en charge du format Lossless Audio pour un meilleur rendu sonore. Un nouveau procédé de gestion vocale pour un usage sur ordinateur est également de mise. Des évolutions évidemment appréciées car elles jouent sur de nouveaux services en plus des anciens ou sur la qualité des propositions existantes.

La FAQ de Bose indique toujours des fonctions qui ont disparu.

La FAQ de Bose indique toujours des fonctions qui ont disparu.

Bose impose également des modifications d’usages problématiques

Mais dans le « package » de cette mise à jour, on retrouve quelques changements techniques qui vont bouleverser les habitudes des utilisateurs. Si vous avez acheté un casque Bose parce qu’il offrait la possibilité de basculer facilement d’un appareil Bluetooth à un autre en appuyant sur un bouton, cela n’est plus possible. Auparavant, on pouvait par exemple écouter la musique de son PC directement sur son casque et, si on le désirait, on pouvait basculer la source du PC vers son smartphone. Pour obtenir ce même résultat, il faut désormais utiliser… son application smartphone.

Problème, c’est lent. Lorsqu’on écoute de la musique sur son PC et qu’on reçoit un appel sur son smartphone, la possibilité de basculer le son simplement de l’un à l’autre était un gros point positif. Devoir ouvrir une application au lieu de décrocher son appel est évidemment impossible, la personne aura raccroché avant que vous puissiez le faire. Même constat pour la fonction qui permet de connaitre la charge de votre batterie. Désormais l’appareil ne donne plus cette indication en appuyant dessus. Il faut obligatoirement lancer l’application.

Bose

Pas de retour en arrière possible

C’est un vrai souci pour de nombreux utilisateurs qui se retrouvent avec des appareils qui fonctionnent non pas moins bien mais différemment. L’achat d’un casque ou d’une enceinte peut être déterminé par de nombreux paramètres, dont la présence de ce type de fonction. Typiquement, pouvoir basculer entre plusieurs sources audio de manière naturelle est un gros point clé de ces produits Bose. Les voir disparaître enlève un argument d’achat important.

Il est impossible, chez Bose, de rebasculer un appareil de ce type vers une ancienne mise à jour. Le rétablissement de ces fonctions dépend donc surtout de la grogne des utilisateurs et des échos faits en ligne. 

Reste que cela pose explicitement la question de la propriété de ce type d’appareil. Est-ce qu’il s’agit bien du client final, celui qui a acheté un objet pour des fonctions spécifiques ? Ou est-ce que Bose est toujours l’architecte logiciel et le véritable chef d’orchestre des usages possibles de l’objet ? Les mises à jour des appareils Bluetooth sont plus que poussées en avant par les marques et leurs applications avec finalement fort peu de détails au sujet des fonctionnalités qui vont changer. Avoir un déploiement plus précis et pourquoi pas des fonctions « à la carte » poussées par les applications serait un grand point positif pour ces appareils.

Apparemment, vous êtes assez nombreux à avoir acheté un casque Bose QuietComfort ou une enceinte Soundlink dans les bons plans et à être déçus par ce changement de fonctionnement. Il serait intéressant que la marque s’intéresse à ses retours et considère ses clients plus comme des propriétaires de leurs appareils que comme des locataires de leurs produits.

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BRIX BRU9-386H : un MiniPC Gigabyte sous Panther Lake

17 mars 2026 à 09:37

Le nouveau BRIX BRU9-386H semble être le fer de lance d’une nouvelle gamme de MiniPC Panther Lake chez Gigabyte. Ce nouveau modèle ne sort pas forcément au moment le plus favorable et il sera assez couteux d’en tirer tout le parti. Mais cela reste un appareil assez impressionnant d’un point de vue compacité et usages.

Gigabyte BRIX BRU9-386H

Gigabyte BRIX BRU9-386H

Le BRIX BRU9-386H propose d’embarquer un Core Ultra 9 386H dans un boîtier de 11.26 cm de large, par 11.94 cm de profondeur et 3.44 cm d’épaisseur. Un châssis compact et peu épais pour cette puce Intel qui déploie 16 cœurs dans une formule 4 P, 8 E et 4 LPE pour 16 Threads au total et un TDP de base de 25 Watts que la marque permettra d’exploiter à 28 watts. Une puce qui propose 4 cœurs Xe dans un circuit graphique Intel à 2.5 GHz et un NPU 50 TOPS.

Gigabyte BRIX BRU9-386H

Autour de cette base, on retrouvera plusieurs éléments intéressants. D’abord, la présence de deux espaces de stockage avec deux slots M.2 2280 NVMe PCIe. Le premier en Gen5x4 et le second en Gen4x4. Un troisième port M.2 2230 embarquera une carte réseau RTL8922AE proposant du Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4. Ensuite, la possibilité de monter 96 ou 128 Go de mémoire vive à bord. La carte mère supportera les deux normes SODIMM et CSODIMM. Dans le premier cas, elle pourra additionner deux barrettes de 48 Go en 5600 MHz. Dans le second, deux barrettes de 64 Go en 6400 MHz. De quoi effectuer de nombreux travaux différents.

Le reste est plus classique avec une très large connectique promettant quatre sorties vidéo, de l’Ethernet 2.5 Gigabit piloté par un chipset Intel I226LM et une ribambelle de ports avant et arrière.

Gigabyte BRIX BRU9-386H

Un BRIX BRU9-386H orienté vers le marché pro…

On imagine que ce modèle est clairement pensé pour une intégration VESA. Il sera d’ailleurs livré avec un support VESA 75×75 et 100×100. Son bouton de démarrage est situé sur le haut du châssis, dans l’angle droit, de manière à pouvoir être facilement manipulé par 90 % de la population2. L’aspiration par les côtés et l’évacuation de l’air chaud par l’arrière permettront de refroidir le processeur. Un support Antivol type Kensington Lock offrira de quoi sécuriser l’appareil et empêcher son ouverture.

Gigabyte BRIX BRU9-386H

Pas de date de disponibilité ni de prix pour le moment. Il est vraisemblable d’espérer des versions déclinées dans d’autres puces Panther Lake à terme, mais pour le moment aucune trace chez le fabricant d’autres versions Panther Lake. Avec autant de mémoire vive et de stockage possibles, l’appareil semble tourné vers des usages entreprise et probablement un accent sur l’IA. Sauf que, encore une fois, le montant à débourser pour ajouter 128 Go de mémoire dans ce BRIX BRU9-386H est aujourd’hui totalement contre productif et qu’il sera encore une fois plus pertinent d’attendre des jours meilleurs avec un recours à des outils en ligne.

Un marché pro qui change de moeurs

Comme beaucoup d’acteurs professionnels me le confirment en ce moment. Il n’y a aucune urgence à changer de matériel. Toute l’industrie a revu ses plans d’évolutions techniques à la baisse ou a même stoppé toute ambition d’évolution pourtant programmée pour cette année. Un industriel qui devait changer son parc dans ses laboratoires en 2026 a complètement revu son plan à plus long terme. La seule nuance entre le premier trimestre 2025 et ce premier trimestre 2026 vient de la gestion technique du parc existant.

En 2025, les machines jugées obsolètes étaient remplacées facilement avec plusieurs politiques. Certaines étaient offertes ou vendues au personnel de l’entreprise. D’autres écoulées chez un brocker sans trop se poser de questions. En 2026, les machines en panne sont identifiées, analysées et réparées avant d’être renvoyées au travail. L’entreprise ne se débarrasse plus des engins bons pour la réforme mais les désosse pour en inventorier les composants. Mémoire vive, stockage mais également alimentation, carte mère, carte Wi-Fi, et autres composants sont classés et un travail d’inventaire des pièces fonctionnelles est tenu. Ce qui était remplacé systématiquement il y a un an est désormais encadré dans une gestion plus classique.

Les prix à la hausse de l’ensemble des machines ont fait évoluer les mentalités. Certains postes techniques qui se contentaient d’être des logisticiens de matériel informatique ont retrouvé leur raison première avec un vrai travail de réparation et d’optimisation des coûts. Les « petits bobos techniques » liés à une machine sous Windows posant des soucis de bugs ou autres sont d’abord traités de manière logicielle avant de déclencher un éventuel changement matériel. Bref, la hausse des prix a changé la manière dont certaines sociétés gèrent leurs ressources informatiques. On est passé en quelques mois du tout jetable ou remplaçable à une gestion beaucoup plus sage de ce poste de dépense. L’anticipation de la durée de la crise des composants et de la montée continue des prix a fait réaliser à beaucoup de monde que leur gestion informatique n’était pas du tout optimisée.

Le BRIX BRU9-386H de Gigabyte, comme beaucoup d’autres appareils du genre, va se positionner sur un marché dans lequel très peu de monde aura envie d’investir.

 

BRIX BRU9-386H Détails
Dimensions 112.6 x 34.4 x 119.4 mm (W x H x D), design châssis slim
Carte mère 105 mm x 114.49 mm
Processeur (CPU) Intel Core Ultra 9 386H, 16 cœurs (4P + 8E + 4 LPE), 28W
Mémoire (RAM) 2 x SO-DIMM DDR5 jusqu’à 5600 MHz (max 96 Go)
ou 2 x CSO-DIMM DDR5 jusqu’à 6400 MHz (max 128 Go)
Réseau (LAN) 2.5GbE (Intel I226LM)
Wi-Fi Realtek Wi-Fi 7 RTL8922AE
Graphiques Intel Graphics, 2.5 GHz, 40 TOPs
Sorties vidéo 2 x HDMI 2.1 (7680×2160 @60Hz, FRL, CEC)
2 x USB4 Type-C (DisplayPort 2.1)
Audio Realtek ALC245
Slots d’extension 1 x M.2 2280 PCIe Gen5x4
1 x M.2 2280 PCIe Gen4x4
1 x M.2 2230 (Wi-Fi & Bluetooth)
Ports avant 1 x Jack casque
2 x USB 3.2 Gen2 Type-A
1 x USB4
Ports arrière 2 x HDMI
1 x USB4
1 x USB 3.2 Gen2 Type-C (Power Delivery IN)
1 x USB 3.2 Gen2 Type-A
1 x USB 2.0 Type-A
1 x RJ45
Ports latéraux 1 x Kensington Lock
Alimentation Entrée : AC 100–240V
Sortie : DC 28V/5A, 140W (USB-C PD)
VESA Compatible VESA 75 x 75 mm et 100 x 100 mm
Systèmes supportés Windows 11 64 bits, Ubuntu 25.10
Température Fonctionnement : 0°C à +35°C
Stockage : -20°C à +60°C
NPU Jusqu’à 50 TOPS

BRIX BRU9-386H : un MiniPC Gigabyte sous Panther Lake © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 16 mars 2026 Actualités numériques

Tronsmart Fiitune X30 : l’enceinte Bluetooth 360° baisse à 109€ ?

16 mars 2026 à 13:33

Mise à jour : La Tronsmart Fiitune X30 est en grosse promo avec un cadeau offert. voir en fin de billet.

Billet du 18/09/2025 : Tronsmart propose des enceintes Bluetooth très intéressantes depuis de nombreuses années. La marque passe souvent sous le radar face aux signatures majeures du monde audio avec un capital de reconnaissance évidemment moins important que des marques connues. Face à Bose, Marshall, B&O ou autres Sony, une solution comme Tronsmart apparait comme moins évidente.

Pourtant ces produits sont excellents et, n’en déplaise aux puristes, conviennent parfaitement à leur objectif pour une dépense bien inférieure. La Fiitune X30 se présente ainsi comme un engin capable aussi bien de piloter une ambiance musicale en soirée que de venir épauler un vidéoprojecteur pour proposer un son plus puissant et spatialisé sur 360°.

Fiitune X30

Fiitune X30

Évidemment, ce type d’enceinte « triche » et joue sur des effets de délais et d’écho pour proposer cette profondeur de son. Avec 5 hauts parleurs et 4 solutions passives, la Fiitune X30 provoque une profondeur tout à fait artificielle de l’espace sonore. Cela n’empêche pas le cerveau de se laisser prendre et de réagir comme si l’ambiance musicale provenait de sources gauche ou droite et avant ou arrière. Pas avec la même netteté d’un son provenant d’un vrai ensemble 5.1 mais avec l’avantage de pouvoir être transportable et donc d’accompagner, par exemple, un petit projecteur de pièce en pièce.

L’autre point clé est dans l’autonomie proposée : avec 14 heures d’autonomie en réglant le son à 50% de son maximum, il est possible de profiter d’une ambiance musicale en extérieur ou en mobilité sans se soucier de la recharge. Alimentée par un port USB Type-C, la batterie 13200 mAh pourra être remise à flot facilement. La transmission Bluetooth est assurée par une solution 5.3 reconnaissant les modes A2DP et AVRCP et proposant une portée maximale de 15 mètres. Le recours à un câble audio jack 3.5 mm classique est, bien évidemment, possible. Et l’enceinte est également à la norme IPX5 pour résister aux intempéries et à la rosée en cas d’oubli en extérieur.

Bref, il s’agit ici d’une version plus « classique » et moins Bling-Bling que les solutions « Bang » précédentes de la marque. Solutions très efficaces, mais qui ne conviennent pas forcément à tous les intérieurs.

La Tronsmart Fiitune X30 est proposée à 179.99€ mais tombe à 109€ avec le code NNNFRX30TR. Le stock est situé en République Tchèque pour une livraison en quelques jours. A noter que les plus rapides auront droit en prime à un casque intra-auriculaire Bluetooth Tronsmart offert.

Voir l’offre chez Geekbuying

Tronsmart Fiitune X30 : l’enceinte Bluetooth 360° baisse à 109€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

MSI : vers une hausse de tarifs des PC et cartes graphiques

16 mars 2026 à 13:21

Tout le matériel MSI va suivre la hausse actuelle des prix : ordinateurs portables, PC de bureau, cartes graphiques. Tout ce qui embarque un peu de mémoire, du stockage ou même un processeur, va être revu à la hausse. Et pas qu’un peu. Pour MSI qui prévient ses investisseurs, la note grimpera de 13 à 30% d’ici cet été. Avec pour résultat, un recul du marché PC qui reculerait de 10 à 20% en 2026.

MSI met en cause la hausse de la mémoire vive et la baisse de ses stocks de réserve. Comme beaucoup d’autres marques, je suppose que MSI a fait des achats massifs dès les premiers signes d’une augmentation des prix en septembre. Mais aujourd’hui le constructeur ne compte plus que sur un à deux mois de stock. Un constat fait par d’autres marques plus rapidement, notamment les leaders de cette industrie qui écoulent beaucoup plus de matériel et qui ont vu leur stock fondre plus vite.

Pour MSI, ce stock n’est plus que d’un à deux mois seulement. Ensuite, les prix vont s’envoler. Les fournisseurs en mémoire du constructeur ne s’engagent plus sur un prix stable ni même sur de la disponibilité. Ce qui mène à un effet boule de neige. Non seulement la mémoire vive est plus chère, mais les livraisons ne suivent plus. Ce qui entraîne une surenchère de la part des constructeurs pour obtenir de la mémoire vive et donc à proposer plus que le prix demandé pour avoir leur quota. Ce qui amenuise encore la disponibilité et… la boucle est bouclée.

Les cartes graphiques entrée de gamme ne vont pas connaitre une hausse de tarifs, elles vont disparaitre.

Les cartes graphiques entrée de gamme ne vont pas connaitre une hausse de tarifs, elles vont disparaitre.

MSI prévoit ce qui s’apparente plus à du « Damage Control » qu’à des contre-mesures. Faute d’avoir la moindre contre-mesure à pouvoir proposer. La production de cartes graphiques va s’orienter par exemple sur les modèles les plus haut de gamme. Il est plus simple de vendre une GeForce RTX 5070, 5080 ou 5090 à 30% plus cher que son prix précédent en 2025 qu’une RTX 5050. Ces modèles plus haut de gamme dégagent également de meilleures marges. 

Hausse de tarifs : un problème généralisé en 2026-2027

C’est donc un autre constructeur, MSI, qui s’ajoute à la déjà longue liste de marques faisant face au même problème. Ce n’est d’ailleurs pas réellement une surprise puisque MSI comme HP, Dell, Acer, Samsung, Lenovo et Asus fonctionnent exactement sur le même principe. Ils assemblent des produits fabriqués par d’autres et sont donc touchés de la même manière. Tant que l’offre en termes de mémoire vive ne sera pas améliorée, que la majorité de la production mémoire s’orientera vers les serveurs IA, la situation ne bougera pas. Conséquence logique de cette problématique, les constructeurs vont à leur tour changer de cible. MSI indique donc qu’il va s’intéresser lui aussi aux serveurs pour fournir des solutions aux centres de données…

Comme anticipé depuis début décembre 2025, les conséquences sur le marché informatique de ces pénuries et hausses vont avoir des impacts sur le temps long. Et ces impacts vont à leur tour entrainer des hausses. Un emballement qui n’a aucune visibilité de ralentissement en 2027 et très peu en 2028.

+110% pour la RAM, +60% pour les SSD, bienvenue en 2026

 

Source : Digital Trends

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