Vue normale

Reçu — 26 mars 2026 Actualités numériques

Oxide 1 Hz : LG commercialise un écran de portable 1-120 Hz

26 mars 2026 à 12:36

L’Oxide 1 Hz c’est la promesse d’un rafraichissement à un seul petit hertz, une fréquence minimaliste que proposent les écrans fabriqués par LG et BOE à destination de nouveaux ordinateurs portables.

En novembre dernier, Intel et BOE indiquaient leur volonté de pousser les fabricants à développer ce type d’affichage. Avec comme idée générale d’économiser beaucoup de ressources énergivores et donc d’économiser sur les batteries. Une manière simple et presque miraculeuse d’augmenter l’autonomie des engins sans changer leurs autres capacités techniques.

Aujourd’hui, on apprend que LG a déjà commencé la production de ces nouveaux écrans Oxide 1 Hz. L’intérêt est évident : un rafraîchissement très bas permet de ne pas avoir à recalculer en permanence l’affichage lorsque votre écran n’a rien de neuf à afficher. Si vous avez une présentation ou un document à lire, cela ne change pas grand-chose tant que vous ne tournez pas de page ou de slide. En cas de mouvement, l’écran rebascule vers un rafraichissement élevé en grimpant au besoin à 120 Hz. Un simple déplacement de souris forcera ainsi un écran ultrafluide.

L'Oxide 1 Hz déjà présent chez Dell

L’Oxide 1 Hz déjà présent chez Dell

Des machines sont déjà en circulation avec ces écrans chez Dell qui met en avant leurs capacités à fonctionner de 1 à 120 Hz. Ce type de produit n’intéressera pas forcément tous les utilisateurs, mais pour certains métiers ce sera évidemment un point intéressant à surveiller.

L’Oxide 1 Hz uniquement compatible Intel pour le moment

La technologie Oxide 1 Hz est directement héritée de BOE et il semble pour le moment que seules les puces Intel compatibles avec la technologie Multi-Fréquence Display peuvent la prendre en charge. En théorie, les écrans BOE sont capables de passer de 1 à 240 Hz mais je suppose que ce dernier chiffre dépend des besoins de chaque constructeur. Chez Dell par exemple, l’objectif n’est pas forcément de proposer des capacités dédiées aux jeux sur ses XPS plutôt pensés pour le travail.

En 2027, LG et BOE devraient présenter une technologie identique pour les écrans OLED. Pour le moment, l’Oxide 1 Hz ne concerne que les écrans IPS et les dalles OLED ne peuvent descendre qu’à 20 Hz. L’année prochaine, des modèles d’affichage OLED 1 Hz devraient être disponibles. 

Reste une question qui me taraude, comment on se sent à la vue de ces écrans. Plus les dalles gagnent en rafraichissement, plus elles sont agréables à utiliser, en général. Un rafraîchissement très rapide donne une illusion de stabilité. Les fréquences très basses ou asynchrones sont souvent désagréables à l’œil. Mais comment percevons-nous une fréquence aussi basse ? L’Oxide 1 Hz donne quoi dans le monde réel ? Une impression désagréable typique des tous premiers écrans LCD TN apparus sur le marché4 ou, au contraire, une sensation de grande stabilité ?

Evidemment, si vous avez regardé la vidéo, LG n’a pas pu s’empêcher de parler d’IA et insiste fortement sur ce point. La technologie Oxide 1 Hz serait la seule manière de compenser la gourmandise des calculs liés à son usage en mobilité… Dire qu’on pourrait gagner de précieuses minutes d’autonomie en plus en n’utilisant pas l’IA ou en déportant son usage vers des solutions décentralisées pour les cas où ce serait vraiment indispensable.  Aucun détail sur l’impact tarifaire de cette technologie n’a émergé pour le moment. On imagine qu’ici la situation est assez triangulaire. LG fabrique sous licence BOE pour Dell. Intel assurant au passage l’emploi de ses puces Core qui prennent en charge le Multi-Fréquence Display nécesssaire à ce déploiement.

Intel et BOE veulent baisser la fréquence des écrans à 1 Hz

Oxide 1 Hz : LG commercialise un écran de portable 1-120 Hz © MiniMachines.net. 2026

Un mini onduleur 1018L à 17€ pour vos périphériques ?

26 mars 2026 à 11:22

Ce mini onduleur 1018L se place entre une alimentation et un routeur, un NAS, un montage sur SBC comme une Raspberry Pi. Il assurera une continuité de service en cas de coupure de courant.

mini onduleur 1018L

mini onduleur 1018L

Ce mini onduleur n’est pas une solution miracle, d’abord parce que son autonomie n’est pas énorme avec une batterie de 10 400 mAh seulement. Il ne proposera probablement pas des heures de fonctionnement supplémentaires à votre matériel. Son objectif est d’éviter de le voir se couper en cas de microcoupure électrique tout en proposant de quelques minutes à quelques dizaines de minutes d’autonomie après la perte de secteur.

Derrière un NAS cela peut être le temps nécessaire à une extinction propre de votre matériel. Sur un serveur domotique cela va éviter de perdre toute votre installation si celui-ci n’est pas capable de se rallumer en cas de coupure de quelques minutes. La grosse différence entre ce type de matériel et une batterie portable classique étant dans le temps de mise en marche. Sur une batterie mobile, il y a souvent un microdélai de réaction qui n’empêchera pas un appareil de se couper. Sur un mini onduleur de ce type, c’est en réalité toujours filtré par la batterie qui va prendre le relais instantanément sans provoquer de coupure de service.

Un mini onduleur pour un mini service

À ce prix, le 1018L ne fournit pas de grosse tension électrique. On retrouve du 5V, du 9V et du 12V. De quoi piloter des produits simples donc, comme un routeur, une caméra IP, un carte de développement RaspberryPi ou autre. Le gros intérêt de ce mini onduleur est donc dans la protection simple des petites coupures et la possibilité de réagir si celles-ci s’éternisent trop longtemps. Avec ce prix très bas et un encombrement minimal, il est possible d’ajouter ce produit à votre matériel sans trop de contrainte.

L’engin propose plusieurs sorties jack et des câbles pour alimenter différents appareils. Une prise USB Type-A peut également servir de source et des ports Ethernet sont également proposés sans que je sache vraiment s’ils permettent de dialoguer avec différents appareils. En général ces prises servent à communiquer avec le matériel protégé pour signaler une coupure de courant ou un problème. Je ne sais pas dans quelle mesure cela sera le cas ici. Par contre le 1018L prend en charge le POE 15V et 24V en 0.6A pour un maximum de 18W. Ce qui peut être suffisant pour des caméras, serrures et sonnettes connectées. 

Avant tout achat, pensez donc à vérifier les besoins du matériel à protéger. Le mini onduleur ne fournira probablement pas assez de courant pour un gros NAS par exemple. Pour un MiniPC par exemple, cette solution n’est pas suffisante, il faut quelque chose de plus costaud

Banggood propose ce mini onduleur à 17.38€ équipé de sa batterie grâce au code BGb42149 à entrer lors de votre paiement. Attention, le stock est en Chine et si les frais de port sont gratuits, la livraison risque de prendre au moins une quinzaine de jours.

Voir l’offre sur Banggood

Si vous êtes à la recherche d’une batterie plus classique, sans gestion de microcoupures a priori, mais parfaite pour alimenter une Raspberry Pi-like ou un routeur en mobilité (pour monter une Piratebox1 / Shareboxx par exemple), ce modèle 31000 mAh Jackery Explorer 100 est à 84€ chez Amazon. C’est une petite batterie parfaite pour ces usages qui saura piloter plusieurs appareils et qui apporte une énorme autonomie à une SBC et permet également de souder avec un fer à souder sur USB par exemple.

Voir l’offre sur Amazon

Un mini onduleur 1018L à 17€ pour vos périphériques 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Prix en hausse et disponibilité en baisse, le marché du processeur se complique

26 mars 2026 à 09:57

L’appétit des datacenters liés au monde de l’IA est tellement vorace qu’il orchestre la production des processeurs. Intel a déjà prévenu, les prix partent à la hausse avec une augmentation annoncée de 10% de ses tarifs. Chez AMD même son de cloche, une augmentation des prix de ses puces serait en préparation.

Certains processeurs ne rentrent pas dans les MiniPC ou les portables

Certains processeurs ne rentrent pas dans les MiniPC ou les portables.

La tension est très nette pour fournir suffisamment en processeurs les différents clients du marché mondial. Proposer assez de puces pour alimenter les serveurs liés à l’IA qui se construisent un peu partout sur la planète remplit un carnet de commandes déjà bien chargé. Cette exigence de livraison s’accompagne d’un atout majeur pour les serveurs : un carnet de chèques illimité. Pour être livré plus vite et sans interruption, les géants de l’IA sont prêts à payer le prix fort sans poser de questions. Encore une fois, comme pour la mémoire vive, personne ne pose la question de la rentabilité de ces investissements et les milliards coulent à flot.

En face, les constructeurs de PC qui doivent vendre leurs machines à des clients qui vont arbitrer leur achat, se retrouvent coincés. Ils ne peuvent pas payer une puce trop cher au risque de se retrouver avec un ordinateur invendable.  Avec d’un côté un marché IA qui demande de plus en plus de wafers et de l’autre un marché de PC traditionnel qui fait la « fine bouche » en n’acceptant pas toutes les hausses de prix, le jeu de dominos s’enclenche dans le sens des premiers.

10% de hausse pour les processeurs… pour le moment.

Cela parait peu de prime abord, mais 10% de hausse en sortie d’usine, c’est un impact important une fois en magasin. Un portable qui voit sa puce passer de 100 à 110$ à l’achat n’aura pas que 10$ de surplus une fois en rayon. D’abord ces 10% s’ajoutent aux autres augmentations de tarifs qui sont déjà là. La mémoire vive qui a explosé. Le stockage. Mais également le transport et la fabrication qui sont indexés au coût de l’énergie. L’ensemble de ce prix en pleine ascension est ensuite lui-même augmenté de la marge des différents acteurs qui ne fait pas dans la dentelle et qui additionne son propre pourcentage aux précédents. Avant que, bien entendu, les diverses taxes comme la TVA  en rajoutent une couche. Le prix final des PC pour le reste de l’année 2026 risque donc d’être fort désagréable.

Des choix de production qui allongent les délais

Vous l’avez sûrement remarqué, les tensions actuelles ne concernent pas que le tarif des processeurs. Certaines gammes sont clairement plus difficiles à obtenir et c’est notamment le cas de l’entrée de gamme. Chez AMD comme chez Intel, certaines références de puces n’ont plus de visibilité me confient plusieurs sources. Impossible de mettre la main sur certains modèles. D’autres sont disponibles si on les commande en quantité et à condition de patienter plusieurs mois avant de les obtenir. De quelques semaines de délais, on est désormais passé à plus de dix. 

Un délai à rallonge qui complique encore les choses car de nombreux fabricants, gros ou petits, ne savent pas quel sera le prix de la mémoire et du stockage à l’horizon de deux mois et demi. Un vrai casse-tête pour construire ses gammes.

Quelques exemples ? Je vois ressurgir des puces étranges sur le marché des MiniPC et des portables. Si les géants du secteur ont toujours du stock, les plus petits acteurs sont obligés de fabriquer au fil de l’eau. On voit ainsi des puces AMD industrielles débarquer sur le segment du MiniPC noname. Les Ryzen V2000 par exemple. Des sauts de puces sont également faits à reculons avec des Ryzen Zen3 et même Zen2 qui reviennent sur le devant de la scène dans de « nouveaux » modèles de MiniPC.

Chez Intel même topo, les processeurs Alder Lake-N ont quasiment disparu de la circulation mais il est également difficile de trouver des Twin Lake. Les fonds de tiroir font encore un peu illusion mais plus aucune machine n’est fabriquée en quantité avec ces puces. À tel point qu’on voit ressurgir dans des MiniPC en 2026 des dinosaures. Des processeurs vieux d’il y a six ans comme les Pentium Gold de génération Tiger Lake que l’on pensait à jamais disparus.

Double effet de cliquet sur les processeurs

Cela amène à une situation délétère pour le marché. D’un côté les serveurs achètent du haut de gamme à tous les prix. Ils augmentent donc les marges d’AMD et Intel sans discontinuer et se pressent pour obtenir leurs processeurs. La moindre disponibilité sur les chaînes de fabrication leur est donc désormais réservée. De l’autre, les fabricants de PC récoltent des miettes de disponibilité et négocient leurs prix. Ce qui n’amène pas les fondeurs à leur faire de cadeaux. Avec des PC dont les prix s’envolent malgré des composants en nette baisse, le public boude et les ventes baissent. Les mois passant, les marques de PC revoient leurs estimations à la baisse et les commandes de puces sont également ajustées… Ce qui libère plus de disponibilité pour les serveurs. La boucle est bouclée.

Difficile de voir une issue positive à ce scénario pour 2026 ainsi que les années à venir. La mémoire, le stockage, les processeurs et l’énergie… Tout part à la hausse sans discontinuer. Les prix vont exploser en magasin sans laisser réellement le temps au public de s’y acclimater. « Ça va trop vite » m’expliquait un responsable de marque. « Le public n’a pas eu le temps d’absorber la hausse des prix qu’on parle déjà de la suivante. »

La fin des années 2020 risque d’être une période noire pour tout le secteur informatique grand public. À part peut-être pour Apple qui risque de rafler la mise avec un MacBook Neo qui pourrait se transformer en bouée de sauvetage pour de nombreuses personnes.

Asus annonce une augmentation de tarifs de 30% à Taiwan

Prix en hausse et disponibilité en baisse, le marché du processeur se complique © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 25 mars 2026 Actualités numériques

Batterie Ugreen Nexode Pro 145W 25000 mAh à 59.99€ ?

25 mars 2026 à 14:27

16 cm de large et 8 cm de profondeur pour 2.7 cm d’épaisseur, la Ugreen Nexode Pro 145W n’est pas anodine au fond d’un sac. Avec son demi kilo, elle n’est pas non plus tout à fait innocente sur la fatigue de vos épaules mais… c’est une vraie 25 000 mAh1 avec des capacités de charge avancées et la possibilité d’être renflouée rapidement. 

Ugreen Nexode Pro 145W

La batterie propose d’excellentes capacités de recharge et sait concentrer jusqu’à 140 Watts sur un seul port pour alimenter un appareil compatible. Avec deux USB Type-C et un USB Type-A, la Ugreen Nexode Pro 145W permettra de recharger trois appareils à la fois. Le tout en restant compatible avec les voyages aériens

Le port 140W est un USB type-C Entrée et sortie au format Power Delivery 3.1. Ce format, rétrocompatible avec les plus anciens Power Delivery et d’autres protocoles de charge, offre un pilotage fin de la batterie qui va s’ajuster aux besoins de l’appareil. Ce port permet également de regonfler à bloc la Nexode en utilisant un chargeur jusqu’à 65 Watts. 

Ces chiffres vous paraissent peut-être incompréhensibles, mais en clair cela suggère qu’un ordinateur portable moderne sera rechargé de 10 à 80% en une demie heure2 et que la batterie Ugreen sera regonflée à bloc en deux heures avec un chargeur 65 watts. Une solution qui permet donc de ne jamais être pris de court. Surtout que ce modèle permet de recharger un appareil d’un côté en étant elle même connectée pour se remettre à flot de l’autre.

L’électronique embarquée est également respectueuse des programmations de chaque appareil. En connectant votre Ugreen Nexode Pro 145W à un produit, un dialogue s’engage au travers du protocole Power Delivery. Si vous lui connectez un produit qui n’accepte que du 20W en entrée, la batterie n’ira pas plus haut. Si elle détecte des possibilités de charge plus rapide, elle montera crescendo. A noter que vous pouvez forcer la Ugreen à entrer en mode charge lente, ce qui peut être très pratique pour les montres connectées, les GPS ou les appareils anciens à batterie délicate. Dans tous les cas de figure, un contrôle permanent de la température des composants est effectué pour vérifier qu’aucune surchauffe n’est détectée.

La batterie présente un petit écran LCD trois chiffres qui permet de savoir en un clin d’œil où en sont ses réserves. Histoire de ne pas transporter un demi-kilo de batterie vide.

Suivant le scénario proposé la recharge se fera de manière différente. Avec un seul appareil, elle peut grimper à 140W sur son port USB Type-C d’entrée et sortie. 22.5W sur son USB Type-A et 65W sur son second port USB Type-C. En connectant deux produits elle pourra soit charger deux appareils en 20W sur ses USB secondaires, soit 45W + 100W sur ses USB Type-C ou en 22.5W sur l’USB Type-A et 100W sur l’USB Type-C primaire. Avec tois ports occupés, la Nexode proposera du 20W sur les deux ports secondaires et 100W maximum sur le primaire.

La Ugreen Nexode Pro 145W en promo

Livrée avec un câble USB type-C capable de tenir les charges annoncées, la Ugreen Nexode Pro 145W est à 59.99€ sur Amazon. Ce n’est pas le même prix qu’une batterie noname de cette capacité. Enfin, de cette capacité annoncée et sans les fonctionnalités de charge rapide. On trouve des batteries à tous les prix sur la toile et en particulier des modèles « 25 000 mAh » qui ne pèsent que 130 grammes et qui ont bien du mal à faire mieux qu’un modèle 5000 mAh de marque.

Voir l’offre sur Amazon

Batterie Ugreen Nexode Pro 145W 25000 mAh à 59.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Asus annonce une augmentation de tarifs de 30% à Taiwan

25 mars 2026 à 10:56

Lors d’une conférence de présentation de ses nouveaux portables Zenbook A16 équipés de SoC Qualcomm, Asus a annoncé la couleur. Au cours du prochain trimestre, la marque annonce une augmentation de ses tarifs de 25 à 30% sur son île, à Taiwan.

Le Zenbook A16 va t-il subir une augmentation ?

Le Zenbook A16

Suivant les gammes de produits, ces augmentations seront différentes. Certaines pourraient même dépasser les 30%. Aucun élément ne serait épargné par la hausse même si celle-ci est liée à l’augmentation des tarifs de la mémoire vive et du stockage. Ainsi que par la pénurie actuelle des processeurs.

Par ricochet, les tarifs des antennes locales d’Asus devraient également augmenter. Et peut-être encore plus fortement puisqu’à la crise des composants s’ajoute désormais une crise énergétique poussée par la guerre en Iran. De nombreux facteurs vont alourdir les coûts de production et de transport des matériels, ce qui va s’ajouter aux problématiques que nous connaissons depuis septembre dernier. Asus confirme également que ces augmentations ne vont pas que toucher ses produits, mais l’ensemble du marché dès le second trimestre. Les concurrents de la marque, taïwanais ou non, vont devoir se résoudre à augmenter tous leurs tarifs rapidement.  

Traduction automatique

Traduction automatique

M Liao Yi-hsiang, General Manager d’ASUS United Technology Systems Business, indique comme exemple le prix d’un module de mémoire vive standard de 32 Go. Il coutait déjà 3 000 Yuans l’année dernière (375€) d’après lui et pourrait se négocier jusqu’à 20 000 Yuans (2500€) au second trimestre de cette année. Ce sont les chiffres donnés par la source initiale de cette info, mais j’ai des doutes sur le relevé de ces tarifs. En 2025, les modules de mémoire de 32 Go ont dépassé les 375€, même si aujourd’hui encore on trouve des barrettes de 32 DDR5 vendues moins chères à la pièce pour de simples particuliers. Asus achetant en quantité et directement chez les fabricants, ses prix doivent être largement plus avantageux, mais la quantité qui lui est nécessaire rend les négociations tendues. On imagine mal cependant dans quel monde le prix de cette mémoire pourrait s’envoler jusqu’à 2500€. 

Prenons l’exemple du Zenbook A16 UX3607OA sous Snapdragon X2 Elite Extreme X2E94100. Un engin qui embarque 48 Go de mémoire vive LPDDR5X directement sur son SoC Qualcomm et… dont le prix public est toujours de 1999.99€. Cette mémoire couterait à elle seule plus de 3000€ !? Cela n’a pas de sens. Soit la source de cette affirmation d’augmentation des tarifs a mal relevé les chiffres donnés par le représentant d’Asus, soit celui-ci s’est trompé… Mais il y a tout de même un problème dans cette annonce. Ou alors le représentant d’Asus est vraiment très confiant dans ses produits. Imaginer des ventes en hausse dans ces conditions parait un peu illusoire.

Une augmentation impossible à absorber pour les fabricants

Quoi qu’il en soit, cette augmentation est tellement forte qu’elle ne pourrait pas être absorbée par les marges des constructeurs et se reflétera entièrement dans le prix de vente.  Il en résultera une hausse globale de 30% des tarifs en 2026 par rapport à 2025… sur l’île. Les exportations vers des pays européens seront évidemment encore plus impactées. Malgré cela, le responsable d’Asus annonce une hausse de 10% de ses ventes cette année. Un optimisme qui fait plaisir à voir dans cette litanie de mauvaises nouvelles… Mais qui colle mal à une telle réalité. Comment imaginer une croissance de ses ventes avec une telle explosion de tarifs ?

Selon l’analyste IDC, aucun scénario n’est positif pour 2026. Le cabinet a publié une étude évaluant l’impact sur les expéditions de PC qui annoncent toutes des chiffres en baisse. -2.4 % pour le scénario optimiste. – 4.9% et jusqu’à -8.9% pour les plus pessimistes…  L’annonce d’Asus d’une augmentation de +10% par rapport à 2025 ressemble plus à la fameuse méthode Coué destinée ici à se rassurer soi-même et à caresser les investisseurs dans le sens du dividende, qu’autre chose.

Cela ne remet pas en cause l’augmentation des prix annoncés par Asus, mais il va sans dire que le marché ne survivrait pas à une hausse si colossale des prix de la mémoire et que les espoirs de la firme taïwanaise ne seraient pas si positifs.

Source : TechPowerUp

+110% pour la RAM, +60% pour les SSD, bienvenue en 2026

Asus annonce une augmentation de tarifs de 30% à Taiwan © MiniMachines.net. 2026

CPU-Z dupé par Chuwi, revient avec un correctif technique

25 mars 2026 à 09:29

CPU-Z passe à la version 2.19. Cet outil de diagnostic fait le point sur l’équipement de votre matériel et s’intéresse surtout au processeur embarqué avant de décliner son expertise autour de la carte mère, de la mémoire vive et du chipset graphique. Proposant dans un second temps un outil d’analyse et de validation.

CPU-Z a été percuté de plein fouet par l’affaire des faux processeurs Ryzen qui ont réussi à le berner. Faisant sans problème passer les puces Ryzen 5 5500U pour des Ryzen 5 7430U d’une autre génération. L’outile n’y voyait que du feu.

Chaque puce s’identifie avec un PNS, bienvenue dans le monde des acronymes, pour Processor Name String. Ce PNS indique au système quelle puce est à son bord. Le BIOS va lire ce PNS au travers d’un protocole d’AMD appelé MSR pour Model Specific Registers. Mais le BIOS peut sans difficulté retranscrire ensuite la référence qu’il veut au système jouant ici le rôle de traducteur. et un traducteur peut être fort peu scrupuleux si on lui graisse la patte. 

CPU-Z 2.18 lit "Ryzen 7 7430U" sur le ChuwiBook Plus.

CPU-Z 2.18 lit « Ryzen 7 7430U » sur le ChuwiBook Plus.

Sur les machines de Chuwi, le BIOS allait donc lire le PNS du processeur, qu’il s’agissait d’un Ryzen 5 5500U mais traduisait ensuite volontairement au système que la puce était un Ryzen 7 7430U de génération plus récente. CPU-Z, comme le reste du système, lisait les informations en provenance du BIOS, comptant sur la bonne foi du fabricant. Le fait que la majorité des autres informations relevées d’une génération à l’autre soient identiques renforçait ensuite la crédibilité de l’échange.

Il fallait se pencher sur certains détails comme la fréquence d’horloge du processeur, la quantité de mémoire cache L3 pour déceler des erreurs. C’ert là que le problème réside d’ailleurs. Comme la foule de processeurs en activité est énorme, même selon la préfecture, il est impossible de connaitre sur le  bout des doigts l’ensemble des chiffres qui les caractérisent. Du coup, le serpent se mord la queue : les spécialistes font justement appel à CPU-Z pour vérifier quelle puce est à bord de chaque machine…

Ce maquillage prouve au passage la volonté très claire des constructeurs de matériel et des développeurs de BIOS de faire passer une puce pour une autre. Cela ne peut pas être une erreur ou une coïncidence, pas plus qu’un changement de puce dans la chaine d’approvisionnement. Le maquillage du BIOS pour tromper les outils de diagnostic procède d’une volonté claire de tromper le client final.

CPU-Z 2.19 affiche désormais deux puces distinctes sur le Ninkear A15 Pro qui semble touché par le même problème.

CPU-Z 2.19 affiche désormais deux puces distinctes sur le Ninkear A15 Pro qui semble touché par le même problème.

CPU-Z passe à la version 2.19 et ne se laisse plus tromper

Piquées au vif, les équipes de développeurs de CPU-Z ont donc changé leur fusil d’épaule. Si le logiciel continue de lire les informations données par le BIOS directement, ils vont au passage également vérifier quelle puce est embarquée en allant lui réclamer son identification par le PNS. Faisant ainsi apparaitre sur l’interface le nom de la puce tel que signalé par chacune des sources.

Sur la capture ci-dessus, deux processeurs sont donc identifiés. En haut le Ryzen 5 5500U est correctement remonté directement par l’interrogation de la puce elle-même. En dessous c’est le processeur signalé par le BIOS qui est affiché. Les deux valeurs sont contradictoires, celle du haut n’est pas falsifiable.

Chuwi indiquait donc que les personnes ayant une des machines concernées par ces faux Ryzen pouvaient les contacter pour se faire rembourser. Un des soucis était qu’il fallait d’abord authentifier si celle-ci posait problème ou non. Or, en l’absence d’outil logiciel, cette identification passait par l’ouverture des machines et le démontage des systèmes de refroidissement. Une opération très rafraichissante en effet, la majorité des propriétaires de Chuwi étant refroidis par cette première étape. Désormais il sera possible de contrôler son processeur directement avec CPU-Z en téléchargeant la version 2.19 sur leur site.

Tableau d'identification des processeurs fourni par AMD en 2022 pour la sortie des Zen3

Tableau d’identification des processeurs fourni par AMD en 2022 pour la sortie des Zen3

Le Ryzen 5 7430U reste un « drôle » de processeur

Je voudrais d’ailleurs mettre l’accent sur un élément que j’avais identifié lors de la présentation du Chuwi Ubox 7430U également dans la tourmente. AMD a fait un drôle de choix en créant le Ryzen 5 7430U car cela va à l’encontre de ses propres éléments d’identification et de référence. L’image ci-dessus montre comment sont construites les références des processeurs AMD. Chaque chiffre correspond à une référence précise et permet d’identifier « facilement » les puces.

Le Ryzen 7430U est donc, si on lit le code ci-dessus, une aberration. En analysant ce code dans le désordre. Le premier chiffre nous indique une puce de 2023, année des « 7 ». Il est construit avec des cœurs Zen 3 comme l’indique le 3 de son « architecture ». Le « 0 » indique la révision de la puce. Les Zen3, par exemple, sont des « 0 » et les Zen3+ qui sont des versions révisées et améliorées des mêmes cœurs sont des « 5 ». Ce dernier chiffre permet de différencier les versions révisées des puces.

Reste le chiffre 4, le second de la liste. Celui-ci indique qu’un Ryzen 5 7430U est censé être en réalité un Ryzen 3. Et pourtant AMD l’a classé comme un Ryzen 5. Un choix qui m’avait étonné à l’époque et qui pose aujourd’hui problème. Le Ryzen 5 7430U aurait dû, en toute logique et en suivant les éléments indiqués par AMD lui-même, être un Ryzen 3. Est-ce qu’AMD a choisi de le changer de catégorie pour des histoires de marketing ? Est-ce que les ingénieurs de la marque, s’apercevant des bonnes performances de la puce, ont décidé de lui faire sauter une classe ? Si un Ryzen 3 avait montré des performances trop élevées, cela aurait pu être problématique pour le reste des processeurs de la marque ?

Il n’est pas impossible que des constructeurs se soient engouffrés dans cette brèche en repérant que ce processeur spécifique, avec son nom qui ne correspond pas à son état, soit une cible idéale pour brouiller les pistes. Je ne sais pas si un seul constructeur aurait eu envie de glisser un Ryzen 3 7430U à la place d’un Ryzen 5 5500U dans une machine. Peut-être que la volonté d’AMD d’outrepasser ses propres règles a donné des idées à certains.

Source : Notebookcheck que l’on peut applaudir pour son investissement dans cette affaire.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

CPU-Z dupé par Chuwi, revient avec un correctif technique © MiniMachines.net. 2026

Faux Ryzen 5 7430U : Un MiniPC Chuwi également concerné

25 mars 2026 à 06:38

MiniPC Chuwi équipé d’un faux Ryzen 5 7430U a été identifié. Un revendeur a confirmé qu’au moins un engin de la marque en était équipé. Un constat plus qu’alarmant qui laisse un doute important pour tous les clients qui ont pu avoir confiance en Chuwi jusqu’ici.

Un MiniPC Chuwi UBox 7430U équipé d'un faux Ryzen

Un MiniPC Chuwi UBox 7430U équipé d’un faux Ryzen

Après les deux portables aux faux Ryzen, c’est donc le Chuwi Ubox 7430U qui porte décidément très mal son nom. L’engin, censé embarquer un processeur 7430U donc, n’est en réalité équipé que d’un 5500U. Soit, exactement le même tour de passe-passe que pour les deux portables de la marque. La multiplicité des références concernées ainsi que des plateformes ne donne franchement pas une bonne image de la marque. S’il restait encore un espoir de sauver l’image de Chuwi, elle est désormais trop salement ternie pour que l’on puisse lui faire confiance à l’avenir. 

Et c’est vraiment dommage car certains de ses produits sont bons et la Chuwi aurait pu cultiver une plus grande excellence en poursuivant ses efforts comme l’ont fait d’autres constructeurs ces dernières années. Au lieu de cela, elle a choisi la facilité en choisissant de tricher avec ses clients.

Le pire dans cette histoire est que le client typique de Chuwi se moque probablement de la puissance brute de son processeur. La majorité des acheteurs de ces portables et même de son MiniPC AuBox équipé d’un faux Ryzen était plus intéressée par le prix et l’ensemble des services proposés que par l’annonce d’un gain de 20% de performances supplémentaires. Le 5500U véritablement embarqué dans toutes ces machines aurait probablement eu le même succès sans avoir besoin de dire qu’il s’agissait d’une puce 20% plus rapide. 

Chuwi expliquera sans doute qu’il a été berné par son sous-traitant ou, encore une fois, que des puces 5500U ont été glissées par inadvertance dans la ligne de production réclamant des 7430U… Mais quand on appelle littéralement sa machine un Chuwi AuBox 7430U, la moindre des choses est de prendre toutes les précautions possibles pour que le produit qui sorte de chaine embarque au moins un processeur de ce type.

Faux Ryzen, vraies conséquences

Désormais le mal est fait et plus personne ne peut, en toute bonne conscience, croire que la marque est innocente. Je ne conseillerais plus les MiniPC et portables Chuwi à l’achat. Il faudra qu’ils fassent réellement amende honorable et prouvent un large changement d’attitude pour retrouver ma confiance. J’imagine néanmoins qu’en pleine période de crise des composants, ce genre de mésaventure peut s’avérer fatal. La situation d’énormément de fabricants n’est pas glorieuse en ce moment, faire face à ce genre de crise dans cet environnement est plus que délicat. C’est le meilleur moyen de jeter sa marque sous le feu des critiques et de la voir descendre en flammes.

Il y a deux ans à peine, un scandale de virus avait touché des MiniPC chinois. Plusieurs marques en ont fait les frais : Acemagic, Nipogi, T-Bao, Ouvis et d’autres. Les constructeurs ont fait amende honorable, expliqué ce qu’il s’était passé et annoncé avoir pris des contre-mesures. Certaines marques ont eu bien du mal à se sortir de cette impasse, Ouvis a par exemple quasiment disparu des radars. Mais après plusieurs tentatives et tests, les machines des autres marques ont fini par regagner la confiance du public.

Si je conseille toujours de réinstaller son système sur ce type d’engin en suivant le guide de l’époque, je continue de guider certains lecteurs vers ces marques sans crainte. Et, depuis 2024, aucun autre virus n’a été détecté dans ces machines.

Pour Chuwi, la pente à remonter est autrement plus ardue et glissante. Proposer un faux Ryzen donne à penser qu’on est prêt à tout pour vendre ses machines. Comme le disait quelqu’un en commentaire il y a quelques jours, si la marque accepte ce genre de fraude, que penser du reste des composants embarqués ? Mémoire vive, stockage, système et même carte mère, connectique et chipsets. Non seulement la confiance a été rompue entre la marque et les consommateurs, mais son attitude montre que Chuwi en a fait une méthode de vente. Et cela reste difficilement pardonnable.

Source : Notebookcheck

Faux Ryzen 5 7430U : Un MiniPC Chuwi également concerné © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 24 mars 2026 Actualités numériques

Le SSD Samsung 990 Pro 1 To M.2 2280 NVMe à 148.99€ ?

24 mars 2026 à 17:32

Samsung SSD 990 Pro – Format M.2 2280 –  NVMe PCIe 4.0 –  Capacité 1 To – Lecture jusqu’à 7 450 Mo/s. Écriture jusqu’à 6900 Mo/s. Dispo à 148.99€

Voir l’offre sur Amazon

Le SSD Samsung 990 Pro 1 To M.2 2280 NVMe à 148.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

NEXT 2 : Ayaneo suspend les ventes de sa console

24 mars 2026 à 16:29

J’écris une des premières, car la NEXT 2 n’est pas la première. Valve a également stoppé les ventes de son Steam Deck et d’autres consoles de ce type, pour le moment vendues quasiment à perte, pourraient mettre un frein à tout ce nouveau segment du marché PC.

Ayaneo Next 2

Ce qui est plus étrange pour la NEXT 2 c’est qu’il ne s’agissait pas non plus d’une solution « entrée de gamme ». Ayaneo avait de la marge dans laquelle tailler. Le prix d’origine le plus bas était de 2299$ HT. Ce qui en faisait un engin de niche par essence. 

La marque explique que depuis le nouvel an chinois, malgré un prix élevé, la fabrication de l’engin est devenue impossible. Cette console embarque en effet dans un espace contraint un minimum de 32 Go de mémoire vive qui suppose des composants de LPDDR5X très denses. Composants qui sont notoirement plus chers en ce moment que les puces classiques. Il est plus cher d’obtenir 32 Go avec 4 composants de 8 Go soudés qu’avec 16 composants de 2 Go.

La NEXT 2 un peu trop optimiste ?

Mais surtout, les modèles de NEXT 2 sont développés dans des configurations bien plus musclées, son Ryzen AI Max 385 est développé dans une version « de base ». Des modèles en Ryzen AI Max+ 395 avec pas moins de 128 Go de mémoire vive et 2 To de stockage sont également proposés… Le ticket pour ce modèle « premium+++ » : pas moins de 4300$. Des prix élevés, très élevés, mais qui n’arrivent pas à compenser la hausse et surtout la disponibilité des modules. Les machines sont au mieux impossibles à fabriquer par manque de composants, au pire, déficitaires.

Une Ayaneo NEXT 2 toujours très aérienne en image...

Une Ayaneo NEXT 2 toujours très aérienne en image…

Ajoutez à cela un produit « ultra nomade » assez étrange puisqu’il pèse presque 1.43 Kg et vous comprendrez qu’Ayaneo s’est peut-être laissé aller à un peu trop d’enthousiasme. Ce retour à la réalité fait mal mais c’était peut être également un mal nécessaire.

Néanmoins, la NEXT 2 est l’arbre qui cache la forêt. Plusieurs autres fabricants de Consoles PC m’indiquent que, pour le moment, ils font face pour des raisons d’engagement… Mais qu’ils ne gagnent plus d’argent avec leurs ventes depuis un moment. Ce qui pose toujours assez rapidement un petit problème.

Le communiqué de la marque :

NEXT 2 sales suspended.

Dear Backers,

First of all, thank you for your continued attention and support for NEXT 2. Since the project went live on February 10, more than a month has passed. We sincerely appreciate the trust and support you have shown us during this time.

NEXT 2 represents AYANEO’s exploration of the next-generation flagship Windows gaming handheld. It is not only a major leap in performance, but also a comprehensive evolution in design language, ergonomics, control systems, and overall user experience. Centered around the core spirit of “NEXT,” NEXT 2 continues and deepens AYANEO’s vision for the future of handheld gaming devices. While inheriting our brand’s design philosophy, it also pushes forward with new breakthroughs, aiming to deliver a more complete and advanced handheld gaming experience.

In fact, when we launched NEXT 2, storage prices were already at a very high level. At that time, we were already under significant cost pressure. However, considering that many AYANEO fans had been looking forward to this product for a long time, we still decided to release it as planned and open pre-orders so as not to disappoint our supporters.

However, after the Chinese New Year, when we communicated with our suppliers again to confirm the latest storage procurement prices, we found that storage prices had increased to several times higher than before the holiday. Under such circumstances, the overall cost of the product has become far higher than our current selling price. Therefore, after careful consideration, we have decided to suspend the pre-orders of NEXT 2.

In fact, even before the launch of NEXT 2, storage prices had already been rising for several months. At that time, we believed the price might be approaching its peak. Even if it meant making little to no profit—or even a slight loss—we still decided to move forward with the launch. However, what we did not expect was that storage prices would not only continue to rise but would increase even more rapidly. At present, the total cost of the product has far exceeded our selling price, even approaching twice the price we originally set. Under such circumstances, continuing to sell this product is no longer sustainable.

At the same time, we do not want to constantly adjust the selling price due to fluctuations in component costs. We believe that continuing to sell NEXT 2 under the current circumstances could potentially harm the interests of consumers and ultimately affect the long-term development of the brand. Therefore, we have removed the product from all sales channels, and consumers are no longer able to purchase NEXT 2 on Indiegogo.

For Backers who have already pre-ordered NEXT 2, please rest assured that we will continue to move forward with production as planned.
We would also like to clarify that this does not mean the end of the NEXT 2 product lifecycle. We are only temporarily suspending pre-orders. If storage prices return to more reasonable levels in the future, we may consider resuming the sale of NEXT 2. At this time, we cannot predict when storage prices will decline, but we will continue to closely monitor market changes.

Finally, we would like to make a commitment to all Backers:
Regardless of whether NEXT 2 will be available for sale again in the future, the after-sales service for this product will not be affected. We will prepare sufficient spare parts for after-sales support and will provide long-term, reliable service and maintenance for NEXT 2, just as we have done for many previous AYANEO products.
Thank you again for your understanding, trust, and continued support of AYANEO.

AYANEO TEAM

NEXT 2 : Ayaneo suspend les ventes de sa console © MiniMachines.net. 2026

Processeurs falsifiés : Chuwi va « rembourser » les acheteurs

24 mars 2026 à 16:01

Ce sont coup sur coup deux ordinateurs portables Chuwi qui ont été falsifiés. D’abord le Corebook X et dans la foulée le CoreBook Plus. À chaque fois le même constat, un processeur Ryzen 5 7430U était remplacé par un Ryzen 5 5500U de génération antérieure. Le BIOS, maquillé, laissait voir la bonne puce pour le client final.

AMD n’a pas aimé cette histoire de processeurs falsifiés et a décidé de faire sa propre enquête. Plusieurs constructeurs de MiniPC et de portables ont également commencé à aiguiser leurs fourches. La gronde a été forte, assez pour que Chuwi s’explique sur son blog.

Chuwi Corebook X, un ordinateur aux processeurs falsifiés

La marque y met en cause une « erreur de production » avec un mélange de références de processeurs pour ses CoreBook X et CoreBook Plus. Peu de machines auraient été touchées, assure la marque. La chaine de production aurait été livrée avec des Ryzen 5 5500U à la place des Ryzen 5 7430U et pas de bol, le BIOS serait resté configurés en 7430U… On peut croire ou ne pas croire à cette version de l’histoire, l’important étant que Chuwi a décidé de faire un geste pour les personnes touchées par le problème.

Si votre machine est affectée par cette « erreur », vous pouvez écrire à service@chuwi.com pour signaler le souci ou contacter votre vendeur. Cette prise de contact avec leurs services doit être faite avant le 31 mai prochain. Et cela afin d’obtenir votre remboursement… en échange d’un retour de votre matériel. Évidemment cela pose de nombreux problèmes. 

Aucun doute sur la falsification du processeur

Identifier les processeurs falsifiés et retourner son PC en Asie ?

Comment savoir si on est affecté par le changement de processeur ? C’est le premier souci posé par la demande de Chuwi. Pour être certain d’être équipé de la mauvaise puce, les solutions sont limitées. Comme on ne sait pas exactement comment fonctionne le maquillage du BIOS, il est possible que les informations récupérées à l’écran par divers programmes ne soient pas les bonnes. Possible également que certains tests évoqués par le passé ne fonctionnent pas pour des raisons de CODECs ou autres. Du coup, la méthode la plus sûre reste la vérification « in situ ». En démontant l’appareil et en regardant physiquement la puce… Chose qui va limiter d’emblée le nombre de personnes ayant le courage de cette opération.

Second problème, une fois correctement identifiés comme proposant des processeurs falsifiés, les machines concernées devront être renvoyées dans leur emballage d’origine avec avec tous leurs accessoires. Ce qui signifie de retourner un ordinateur dont vous vous servez à travers la planète jusqu’en Asie et de patienter ensuite pour savoir si vous allez être remboursé ou non… Ce qui est un autre gros défaut dans l’offre de Chuwi. Qui va pouvoir patienter plusieurs semaines dans l’attente qu’on lui valide un remboursement ? Qui va payer ce retour si ce n’est le client final ? Le prix des engins, très bas, se heurte ici à la réalité des tarifs de transport. Renvoyer un engin avec une assurance en Chine peut facilement compter un tiers du prix de la machine… Ce qui enlève tout intérêt à l’opération.

J’aurais largement préféré une compensation financière entre le prix des deux puces sous présentation d’une preuve d’achat et de possession d’un de ces engins. Les numéros de série pouvant permettre de vérifier si les modèles sont dans la période concernée par ce problème. Surtout si Chuwi indique qu’elle est à la fois courte et circonscrite à peu de modèles.

J’ai bien peur pour la marque que cette réponse soit jugée comme insuffisante par le grand public. Difficile de dépasser sa défiance face à ce genre de diplomatie qui cache mal sa réelle ambition : compter sur le découragement du public face à l’ensemble de ces démarches. Cela ressemble juste à un moyen de faire taire toute polémique, mais fort peu à une réelle tentative de réparer ses torts.

Processeurs falsifiés : Chuwi va « rembourser » les acheteurs © MiniMachines.net. 2026

Le MiniPC GMKtec K13 accueille Ubuntu et OpenClaw

24 mars 2026 à 11:20

Le GMKtec K13 dénote par son format particulier, tout en largeur ainsi que par l’emploi d’une puce Lunar Lake d’Intel. On en avait parlé lors de sa sortie en février. Pour se démarquer encore un peu plus, le constructeur annonce deux nouveautés du côté de son offre logicielle : un double boot et la préinstallation d’OpenClaw

Le GMKtec K13 sera désormais livré sous Windows 11 Pro et Ubuntu dans un déploiement de double boot. L’utilisateur pourra choisir au démarrage son environnement. Ne conserver que celui qui lui convient ou démarrer sur l’un et rebooter sur l’autre. L’idée est de proposer le choix aux utilisateurs suivant leurs besoins. Avec la baisse des prix des licences OEM de Microsoft et l’appétit pour les solutions Linux, c’est une politique qui a du sens.

Plus problématique est l’annonce d’une préinstallation de l’agent OpenClaw directement sur la machine. S’il n’est pas réellement préinstallé, le système est configuré pour que cela se fasse d’un seul clic. Pour rappel, OpenClaw est un agent IA capable de mener à bien divers types de tâches sur votre machine pour peu que vous lui en donniez les clés. Je ne suis pas certain que ce type d’outil, capable techniquement d’énormément de choses positives comme négatives sur un poste, soit la meilleure solution à laisser déployer sur un simple clic.

OpenClaw sur GMKtec K13 : pour quoi faire ?

Il s’agit d’un « assistant » par IA avec des droits assez larges et des actions autonomes. Une sorte de Jarvis pour votre PC. OpenClaw est un produit Open source que vous installez sur votre PC pour un usage local. Il ne dépend pas d’un serveur externe ni d’une connexion internet. C’est un outil qui va tourner en permanence en tâche de fond pour  diverses tâches et des opérations de suivi ou de surveillance.

Dans un contexte pro, ce type d’outil permet, par exemple, de suivre des travaux au long cours. En générant des messages et des rappels, entre autres. Il dispose d’une certaine mémoire contextuelle pour poursuivre des objectifs de session en session. C’est un outil « Open Source » et l’utilisateur peut avoir des retours sur son comportement et ses actions… tant qu’il y pense. C’est le revers de la médaille de ce genre de programme. Quand tout fonctionne bien, on a tendance à laisser la machine faire et lui donner de plus en plus de travail pénible pour se concentrer sur des tâches plus intéressantes.

Ce qui veut dire qu’on finit par donner les clés d’accès à ses emails, à ses systèmes de communication comme WhatsApp ou Slack, à son agenda et même à son navigateur. Les plus joueurs finissent par lui donner accès aux fichiers et programmes locaux ce qui permet à l’agent de manipuler les données présentes sur la machine… et d’exécuter des programmes. Il est également possible de connecter l’outil à des programmes externes en ligne au travers d’API par exemple.

Outre le fait qu’OpenClaw a déjà été maintes fois détourné par des hackers qui ont pris le contrôle de machines qui l’exécutaient, il y a la forte possibilité de le voir faire des actions non prévues initialement. Cela va de la suppression d’emails à la disparition de fichiers. En passant par des remplacements de rendez-vous sur des agendas ou la sollicitation de ressources payantes en ligne. Le pire étant la distribution de « solutions miracles » via des extensions qui se sont avérées être des outils extrêmement dangereux pour les données personnelles de l’utilisateur. Les histoires croustillantes avec OpenClaw sont déjà nombreuses et assez impressionnantes.

Je n’ai rien contre l’outil en soi, c’est un programme comme un autre et il a le bon goût de tourner en local. Reste que donner l’accès à cet outil quasi « magique » pour un néophyte sur des postes classiques ne m’apparait pas forcément comme la meilleure idée. Un minimum de formation et de compétences est nécessaire pour en profiter réellement tout en comprenant les véritables risques qu’il engendre. Ce qui ne sera pas forcément le cas ici.

Le GMKtec K13

Le GMKtec K13

OpenClaw pour vendre plus de MiniPC

OpenClaw est relativement gourmand en mémoire pour être efficace et si le GMKtec K13 est limité sur ce poste, ce n’est pas un probème pouir l’ambition de la marque. Le processeur Lunar Lake employé embarque directement de la mémoire vive, c’est une des spécificités de cette gamme.. Il ne sera donc pas possible de dépasser ces 16 Go de LPDDR5x. Il s’agira donc plus d’expérimentation que de productivité réelle. L’idée d’imaginer un poste de ce type capable de piloter une IA productive et un système d’exploitation en parallèle reste assez illusoire.

Il faut donc voir l’offre de GMKtec de manière différente. La marque veut se positionner à la fois comme fournisseur de MiniPC « classiques » mais également vendre des minimachines comme des supports d’agents IA autonomes. Un engin que vous ajoutez à votre poste de base pour qu’il pilote OpenClaw en dehors de votre système. Cela permet de le cadrer en lui laissant moins d’accès aux fichiers et d’éviter en théorie de trop grosses pertes en cas de problèmes. Sauf que, là encore, cela demande une mise au pas de l’ensemble et une intégration assez poussée. Un besoin évident de formation technique existe là encore et l’installation en « un clic » promise par GMKtec est ici presque contreproductive.

Le Mac Mini d'Apple

Le Mac Mini d’Apple

Le GMKtec K13 comme tête de pont d’un déploiement OpenClaw plus massif

Cette idée d’une intégration OpenClaw est plus générique désormais chez GMKtec et ne touchera pas que le K13. L’image envoyée par leur service de presse laisse entrevoir un déploiement sur plus de machines avec la mention des gammes G / M / K et EVO de la marque. Je suppose que l’idée derrière la tête de GMK  est de se positionner comme alternative aux Mac Mini qui sont très prisés pour ce rôle.

Pour le moment, la mention de ce double boot n’est pas précisée sur la boutique européenne de la marque. Je suppose que seuls les nouveaux modèles seront configurés en usine avec cette image système. Le tarif n’a pas bougé pour ce K13, le modèle 16/512 Go est à 609€ et il passe à 659.99€ pour la version 16Go/1To. toutes deux sous Windows 11 Pro.

GMKtec K13 : le MiniPC Core Ultra 7 256V est disponible

Le MiniPC GMKtec K13 accueille Ubuntu et OpenClaw © MiniMachines.net. 2026

Le Minisforum MS-A2 accueille de nouveaux Ryzen

24 mars 2026 à 09:43

Le MS-A2 c’est avant tout un format. L’engin est d’abord apparu en 2023 sous la référence 01 avec un processeur Intel. Machine qui a évolué en 2024 sous le nom A1 avec une puce AMD. En avril 2025, il y a presque un an, le MS-A2 premier du nom basculait vers un Ryzen 9 9955HX « Fire Range ». C’était alors un temps d’euphorie que nous ignorions. Nous n’avions aucune idée que quelques mois plus tard les tarifs de la mémoire vive et du stockage allaient exploser. 

Minisforum MS-A2

Minisforum MS-A2

Mars 2026 donc, nous découvrons une gamme Minisforum MS-A2 moins ambitieuse avec trois nouveaux processeurs à son bord. L’objectif de ce retour vers des puces AMD « Dragon Range » est clair, faire baisser la note. Lancé l’année dernière à 689€ en version Barebone et allant jusqu’à 1199€ en version 96Go/2To, le modèle 9955HX n’est plus du tout dans les mêmes eaux tarifaires aujourd’hui.

Pour rendre le format à nouveau attractif et continuer de « bouger des cartons », Minisforum accueille donc désormais quatre puces déjà apparues sur le magasin français du constructeur. Désormais ce format particulier, plus proche du Mini-ITX que du MiniPC classique, propose des Ryzen 7 7745HX, Ryzen 9 7945HX et Ryzen 9 8945HX. Le Ryzen 9 9955HX est toujours disponible.

Les prix dévissent grandement. Le MS-A2 Brebone sous Ryzen 7 7745HX est positionné à 459€, soit 230€ de moins que le précédent barebone de ce même modèle. Un excellent moyen pour le constructeur de sortir ses châssis de son stock en changeant simplement ses puces. Le tableau ci-dessous vous résume l’offre actuelle et la disponibilité des versions.

  Barebone 32 Go / 1 To / Win11
MS-A2 Ryzen 7 7745HX
Dispo mi avril
459 € 959 €
MS-A2 Ryzen 9 7945HX
Dispo
599 € non disponible
MS-A2 Ryzen 9 8945HX
Dispo début avril
619 € 1199 €
MS-A2 Ryzen 9 9955HX
Dispo
839 € 1299 €

Le changement de puce devrait être indolore avec des processeurs qui sont tous sur le même moule technique. Tous évoluent dans un TDP de 55 watts qui sera géré par le système de dissipation thermique mis en place dans le Minisforum. Le reste de la construction n’a pas bougé et je vous invite à relire le billet concernant ce modèle de l’année dernière pour avoir plus de détails

Le Minisforum MS-A2 est un excellent produit réseau

Très sommairement, l’idée du constructeur ici est de proposer une puce solide de chez AMD avec un port PCIe x16 pour étendre ses capacités avec une carte graphique low-profile, une carte son ou toute autre extension du genre. Le boîtier propose une très large connectique et permet de faire évoluer ses composants. Avec deux ports SODIMM de DDR5-5600 et deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 en plus d’un M.2 2230 pour le module sans fil embarqué.

Minisforum MS-A2

Minisforum MS-A2

La connectique est assez large avec, en particulier, la présence de quatre ports Ethernet. Deux au format 10 Gigabit SFP+ sous Intel X710. Et deux en Ethernet 2.5 Gigabit. Le premier, sous chipset Intel i226-V et le second piloté par un RTL8125. Ce qui en fait une plateforme très sympathique dans sa version la plus entrée de gamme pour piloter des services réseau exigeants.

Les différents modèles sont en cours de transport vers l’Europe ou en stock. Tous font la promesse d’une expédition depuis l’entrepôt allemand de la marque avec deux années de garantie. 

Voir l’offre sur Minisforum

Le Minisforum MS-A2 accueille de nouveaux Ryzen © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 23 mars 2026 Actualités numériques

Asus et les fabricants de PC, les yeux pris dans les phares du Macbook Neo

23 mars 2026 à 16:36

Il y a quelques jours, Monsieur S.Y. Hsu, un des principaux dirigeants d’Asus, expliquait que l’annonce du MacBook Neo était un véritable choc. En pleine crise des composants, avec une mémoire vive inaccessible et des hausses de prix en cascade, de nombreux autres acteurs du monde PC ont réagi de la même manière. Si seul un dirigeant d’Asus en a fait l’écho dans les médias, toutes les bases de toute la galaxie PC historique ont tremblé.


« Historiquement, Apple a toujours été positionné sur des prix élevés. Proposer un produit aussi abordable est un choc pour toute l’industrie. » S.Y. Hsu. Asus. 

 

Tout le monde savait qu’Apple préparait un ordinateur « abordable ». La rumeur courait depuis plusieurs trimestres et de nombreuses fuites avaient déjà éventé la surprise. La seule inconnue, je devrais dire le seul espoir, que partageaient encore les industriels du monde PC, était le positionnement de gamme de cet engin. L’annonce d’un MacBook Neo à 599€ pour les étudiants et 699€ pour monsieur tout le monde a finalement été brutale. Ce portable se positionne sur l’entrée de gamme est le seul véritable élément de surprise qui tenait encore un peu la route au moment de l’annonce. Beaucoup d’acteurs espéraient encore une solution de gamme supérieure quelque peu bradée par Apple. Un portable qui aurait donné un peu plus de souffle au monde PC. Un monde qui ne sait plus vraiment comment répondre sur le terrain des machines les plus accessibles. 

Ce choix d’Apple, porté sur l’entrée de gamme, fait donc grincer des dents. On n’a jamais vu un MacBook aussi peu cher. Ce choix tarifaire est précis, il n’est clairement pas né du hasard. Ce prix correspond à une tranche particulièrement visée par les constructeurs de PC classiques sous Windows. Il s’agit d’un budget d’entrée sur le marché. Celui que consentira un jeune couple qui s’installe. Un étudiant qui se lance dans un cursus de FAC ou d’école prépa. C’est également le montant accordé par beaucoup pour un achat informatique en général. C’est le « price point » des gens qui ont besoin d’un ordinateur mais qui ne s’intéressent pas spécialement à l’informatique. Autrement dit, un segment important du marché. Un segment qui peut potentiellement faire très mal aux concurrents sous Windows.

On comprend donc le désarroi des marques comme Asus qui, face à ce nouveau concurrent sur un segment épargné par l’ombre habituelle d’Apple, découvrent qu’ils ne sont plus à l’abri de sa concurrence. Qu’ils vont devoir faire au moins aussi bien, si ce n’est mieux. Et ça ne sera pas facile.

À gauche le EeePC de 2007. À droite le Macbook Neo de 2026

À gauche le EeePC de 2007. À droite le Macbook Neo de 2026

Et pourtant, ce désarroi est difficile à comprendre. Surtout pour Asus.

En 2007, j’étais encore dans le business, je vendais encore des PC. Je côtoyais alors les commerciaux des grandes marques de portables et leurs représentants. J’ai vécu la période de l’annonce des netbooks d’Asus. Ses fameux EeePC 701. Des engins qui se présentaient comme une alternative au monde portable traditionnel avec un tarif jamais vu alors de 299€. Chez les concurrents, j’ai vu passer toutes les étapes du deuil de leurs marges.

D’abord, le déni. Autour d’Asus5 beaucoup n’y ont pas réellement cru. Pendant longtemps, le concept de netbook est resté très nébuleux pour les autres constructeurs. Lorsque les EeePC ont été annoncés comme des prototypes, les responsables des autres marques n’ont pas voulu les voir comme des solutions réellement commerciales mais plutôt comme de la poudre aux yeux. Refusant simplement d’imaginer cette concurrence comme possible. Eux qui proposaient alors essentiellement des portables 15.6″ sous Windows deux à trois fois plus chers, ne pouvaient simplement pas croire qu’il soit commercialement viable de lancer un engin de 7 pouces sous Linux. Encore moins sous « Xandros ». Une distribution Linux totalement inconnue au bataillon. Le nombre de fois où j’ai entendu que le premier EeePC serait forcément un flop commercial s’il venait à sortir du simple fait qu’il ne soit pas livré sous Windows…

Il y a eu ensuite la colère. Je m’en souviens parfaitement parce qu’à l’époque, mon premier billet sur Blogeee.net était un paragraphe très sobre. J’annonçais juste qu’Asus France me confirmait la distribution du netbook dans l’hexagone. À la suite de cela, différents contacts professionnels m’ont demandé des informations. Le prix de l’engin les rendait tous malades. Le EeePC 701 était annoncé à 299€ TTC chez nous. Avec encore quelques traces de déni qui perduraient, j’entendais à cette annonce des responsables de gammes de PC pianoter sur leurs calculettes ou leurs clavier. Ils imaginaient l’impact d’un tel produit sur leurs propres ventes. Et, souvent, cela s’accompagnait d’une montée de colère.  « Ils vont tuer le marché » était la remarque la plus courante. Avec un tel produit, Asus risquait de faire un mal profond au reste de l’industrie ainsi qu’à lui même. Un choix incompréhensible pour tous les autres acteurs car personne n’imaginait qu’Asus pourrait en tirer le moindre avantage.

La troisième étape a été une sorte de négociation technique. Du marchandage pour s’auto-réconforter et se rassurer pour l’avenir. Plusieurs marques essayaient de montrer combien il était plus intéressant de choisir leurs PC portables 15.6″ traditionnels, certes plus chers, mais ô combien plus compétents. Généralement, on cherchait à me rendre « rationnel » en mettant dans la balance la quantité de mémoire vive du EeePC. Sa capacité de stockage ridicule. Son écran « dépassé ». Son processeur « minable » ou… son absence de Windows. Un discours qui s’est poursuivi encore et encore pendant des mois. Même si pendant ce temps, les différents acteurs fourbissaient leurs réponses. Ils imaginaiejnt des portables classiques construits de manière à faire concurrence aux EeePC. Avec des prix qui baissaient mais également des capacités qui s’ajustaient pour tenter d’amortir le choc.

Lors de la sortie des tous premiers netbooks, cela a été électrique. Alors qu’Asus peinait à livrer assez d’engins pour faire face à l’énorme demande du public, alors que des forums se formaient pour indiquer aux autres internautes l’état des stocks des différents revendeurs… les constructeurs ne comprenaient plus. Ce succès a été « un vrai choc » pour certains qui ne vendaient plus grand-chose. La loi immuable des vases communicants reportant dans cet achat d’un netbook le budget normalement alloué pour un nouveau portable. Je me souviens d’un public chauffé à blanc. Tout le monde voulait voir la solution d’Asus. Toucher l’engin pour y croire. La presse ne parlait que des netbooks, la toile bruissait au son des EeePC. C’était la phase clairement dépressive de la concurrence. Dernière étape avant la conclusion de cette arrivée de la gamme EeePC sur le marché français : l’acceptation.

Une acceptation qui s’est finalement traduite par un geste simple : la copie. Les concurrents se sont tous mis à suivre l’exemple d’Asus. Acer en tête avec ses Aspire One avant d’être rapidement suivi par toutes les autres marques du marché : Dell, HP, Lenovo, MSI, Medion, Samsung… Tout le monde a fini par proposer des netbooks entre 299 et 399€. Le segment a rapidement basculé vers cette mode. En quelques trimestres, le marché du PC est passé de l’effarement général à l’embrassement pur et simple de cette nouvelle mode.

Asus se retrouve donc en 2026 dans la situation de ses concurrents en 2007

Le Macbook Neo d’Apple crée donc la surprise. C’est un « choc » pour l’industrie. Exactement comme les premiers netbooks ont été un choc pour les concurrents d’Asus. Comment réagir aujourd’hui alors qu’Apple va réussir à transformer un énorme problème en opportunité ? Peu de constructeurs ont la moindre idée de comment faire. Il faut dire que presque plus personne ne fait d’effort de réflexion autour des usages de leur public.

Asus est un bon exemple car la marque a eu des lueurs de génie par le passé. Je suis sincèrement admiratif de plusieurs de leurs idées. Celle du netbook par exemple. Un appareil qui nous parait aujourd’hui totalement désuet mais qui avait une énorme popularité alors. Pour plein de bonnes raisons. Parce qu’il répondait à des usages simples, à une curiosité et à des besoins qui naissaient. Asus a aussi été la marque capable de proposer des Transformer Book. Des engins qui ont, eux aussi, connu un énorme succès avec la même recette : un ordinateur  abordable pour des utilisateurs qui n’en demandent pas plus.

Le point commun entre ces machines et le MacBook Neo est assez évident. Le succès est lié à une approche commune. Désosser la proposition classique d’un portable moderne et lui enlever les fioritures inutiles. Atteindre la proposition la plus stricte, l’usage élémentaire décrié par les experts mais réellement nécessaire au plus grand nombre. Éliminer le fantasme de la machine capable de tout faire pour se concentrer sur des compromis.

Le MacBook Neo apporte simplement l’essentiel des usages de l’informatique d’aujourd’hui dans un emballage séduisant. L’engin n’est pas parfait mais il va répondre aux besoins et aux questionnementx du grand public. Tout en effaçant la question habituelle du « meilleur choix » possible. Apple rassure, c’est une marque qui jouit d’un gros pouvoir de séduction. Transposez simplement la situation « ordinateur portable » vers d’autres gammes de produits et vous comprendrez le problème. Il y a toujours une marque qui dispose d’une aura particulière, d’une réputation qui fait consensus, qu’il s’agisse de lave-linge, de plomberie ou de champagne. Je suis certain que vous avez à l’esprit des références qui ont fait leurs preuves et qui satisferont tous ceux à qui vous les conseillerez.

Imaginez maintenant que la marque que vous aviez en tête lorsque je vous ai parlé de lave-linge propose désormais un produit efficace au prix des concurrents. Un truc simple, sans fonctions avancées généralement inutile mais qui se contente de faire son boulot bien et longtemps. Quel réflexe auriez-vous si on vous demandait conseil pour un achat ? C’est ce qu’on appelle un « No Brainer ». Un choix que l’on fait par réflexe sans faire appel très longtemps à son cerveau. Si un collègue ou un lointain cousin vous demande quel ordinateur acheter pour son entrée en FAC. Une solution simple pour suivre ses cours toute la journée ? Une demande ponctuée par le classique « J’y connais rien ». La meilleure réponse sera sans doute Apple et son MacBook Neo, surtout si vous êtes trop loin pour l’aider et vous en occuper. C’est exactement là dessus que compte Apple. Concentrer l’intérêt de sa marque sur ce nouveau segment. Là où des utilisateurs peu connaisseurs s’éparpillaient égarés entre quinze marques différentes de PC en errant dans les rayons d’un distributeur, le Neo sera un phare vers lequel tous les néophytes vont se tourner.

Que font les constructeurs de PC depuis des années ? 

Les fabricants de PC sous Windows payent aujourd’hui leur manque flagrant d’intérêt pour les usages réels de leur clientèle. Ils payent également leur confiance aveugle dans un Microsoft complètement perdu. L’éditeur s’est rendu indispensable auprès de toutes les marque et les a conduit dans le mur. En proposant de cofinancer leur marketing, il a totalement transformé leur vision du marché. Aujourd’hui, les constructeurs de PC ne tentent plus de proposer des produits pour leurs utilisateurs. Ils essayent avant tout de rentrer dans les chaussures techniques imposées par Microsoft.

Cela fait maintenant plusieurs années que toute la production PC tourne autour de l’utilisation de Copilot, une IA locale dont tout le monde se fout. Microsoft a bien tenté de l’imposer au chausse pied à chaque utilisateur. En vain, Copilot avait 18.8% de parts de marché en juillet 2025. Un chiffre artificiellement gonflé par les abonnements gratuits liés à l’écosystème Windows. Il s’est réduit de 39% en quelques mois pour passer à 11.5% de parts de marché en janvier. Les chiffres sont terribles pour Microsoft . Avec un utilisateur qui n’a pas d’autres accès que Copilot comme IA, le taux d’adoption est de 68.8%. Mais dès que vous ajoutez ChatGPT dans la balance, cela tombe à 18%. Si vous additionnez Gemini au mix des choix possibles alors le choix de Copilot passe à 8%.

Avec un système qui permet de pousser en avant, souvent avec la même sollicitude qu’un gaveur d’oie,  son IA vers 450 millions d’utilisateurs de Windows, Microsoft est encore à la traine. Seul un utilisateur sur 10 préfère le truc amené sur un plateau avec le système. La drôle d’impression de voir le match Internet Explorer, Chrome et Firefox se répéter encore et encore.

Le problème de cette politique c’est qu’elle a conduit les constructeurs de PC  suivre aveuglément Microsoft dans son délire. Copilot par-ci, Copilot par là. Au fur et à mesure que le système d’exploitation se pourrissait de l’intérieur, les fabricants habitaient son cadavre. Tentant de faire croire à l’intérêt d’une offre IA dont ils justifiaient fort mal les usages. Entre le dégout de certains pour l’IA en général et la volonté d’un choix spécifique d’une IA indépendante qui fonctionne, l’effet sur le public a été dévastateur. 

Depuis des années, on ne voit rien de véritablement pertinent se dégager de l’IA locale. Microsoft joue des coudes pour tenter de rattraper son retard sur les services concurrents. Imposant à tous une touche de clavier Copilot qui ne sert pourtant qu’à un utilisateur sur 10 dans le meilleur des cas. Windows exige désormais des fonctionnalités spécifiques avec des puces embarquant un NPU dont une minorité va se servir. Les utilisateurs se sont fait forcer la main sur des paris esthétiques d’interface et de design au dépend de leur véritable intérêt : impossible de trouver certaines diagonales avec une connectique classique. L’important est de proposer une ligne fine. Je ne parlerais pas de Windows 11 dont la qualité a baissé au fil des mois après avoir été imposé par Microsoft en mettant au rebut des machines encore fonctionnelles. Un système qui devient épouvantable, perclus de bugs, avec des menus illisibles et l’apparition de résultats plus publicitaires qu’utiles.

Alors oui, certains constructeurs proposent des nouveautés, des évolutions techniques. Mais ce sont souvent des effets de manche sans grand intérêt pour le public. Un écran qui se déroule ? Un pavé tactile un peu plus grand, la multiplication d’enceintes, l’apparition de LEDs de toutes les couleurs, en pagaille et même au dos des écrans de portable. Des fonctions biométriques en double, en triple même. La disparition des connecteurs du quotidien au profit de solutions peu utiles aux utilisateurs grand public. Qui en France sait réellement tirer parti d’un Wi-Fi7 ou d’un Ethernet 2.5 Gigabit ? Une minorité. Les lignes bougent beaucoup plus lentement que ce que le marché aime à nous faire croire.

Un gros bonbon rose

Un gros bonbon rose

Prendre du recul et mesurer le grand écart de l’offre

Se poser cinq minutes et se rendre compte que proposer un engin sobre et efficace, construit autour d’usages réels, semble être devenu impossible. Il faut de l’IA. Il faut des fonctions gadget. Il faut de l’esbrouffe et des LEDs parce qu’il semble impossible de réinventer la roue. Puisqu’on ne peut pas techniquement faire mieux que les concurrents en se battant avec les mêmes armes alors on va travailler sur d’autres sujets. Le pari fait par Asus en 2007 avec le Netbook était de se dire : « construisons un PC qui réponde à quelques usages précis et utiles identifiés dans ceux du grand public. » Du traitement de texte, de la navigation Web, des e-mails et quelques autres trucs multimédia. Rien d’autre.

Le MacBook Neo répond aux mêmes besoins, mis à jour à la sauce 2026. Que fait un utilisateur lambda avec un ordinateur personnel aujourd’hui ? Du web, des emails, des travaux bureautiques et du multimédia. La marque a évidemment ajouté à cette base les éléments modernes nécessaires tout en collant aux usages promis par son système d’exploitation. Les outils fournis par défaut par Apple pour gérer la vidéo UltraHD, fabriquer de la musique, dessiner, retoucher, apprendre, créer, tous sont là et la puce embarquée saura les piloter sans problème.

On me parle d’un écran au rabais. Je ne sais pas dans quel monde les gens qui disent cela vivent. Regardez la tête des PC portables à ce niveau de prix. Certains ont une dalle OLED mais au détriment de tout le reste de la machine. Ceux qui proposent un tout assez homogène et qualitatif n’ont pas d’écran haut de gamme, loin de là. Il est certain que le Neo sera moins bien loti qu’un Macbook Air ou Pro niveau qualité d’affichage. Mais est-ce une surprise ? Et surtout, est-ce que l’écran « au rabais » sera moins bon ? Non, il sera parfait pour tous les usages visés. Encore une fois, Apple ne promet pas une machine de travail professionelle.

On me parle d’absence de clavier rétro-éclairé. De mémoire trop limitée. D’écran qui ne propose pas du 240 Hz. De l’impossibilité de lancer des jeux 3D modernes, de Chromebooks bien moins cher, de connectique limitée… Si ce dernier point est vrai, le reste m’apparâit à des années lumière des usages réels du grand public. Monsieur et madame Toutlemonde qui entrent dans un magasin d’info. Une de ces enseignes de Zone Commerciale qui propose d’un côté des grilles pain et de l’autre des PC, ne vont pas chercher des machines capables de faire x milliers de points à un benchmarks. Pas plus qu’ils ne s’intéressent à la présence d’un clavier RGB ou un Wi-Fi7. Leur principal objectif est d’avoir une machine solide, rassurante et pas trop compliquée à comprendre pour un budget ferme. Le Neo y répond admirablement bien là où la concurrence a bien du mal à mettre en avant son offre. C’est pour cela que c’est un choc.

Un MacBook Neo très réparable selon iFixit

Un MacBook Neo très réparable selon iFixit

La crise de la mémoire vive et le tas d’or d’Apple

Évidemment, la situation de ces derniers mois est compliquée pour les fabricants de PC qui ne savent pas comment se sortir de la situation actuelle. La pénurie de composants, l’augmentation généralisée des tarifs. Tout cela crée de nombreux problèmes pour un marché en pleine panique.

Et c’est bien tout le souci aujourd’hui. Parce qu’Apple est en train de transformer ce qui aurait dû être un véritable cauchemar en une réussite marketing exemplaire. Il y a quelques semaines vous avez pu lire dans la presse des titres évoquant un Apple aux abois face à un Samsung qui faisait de bonnes affaires. La marque à la pomme aurait accepté de payer le prix demandé par Samsung pour sa mémoire vive. Sans marchander et sans sourciller.

Contrairement aux autres fabricants, Apple a dans ses coffres une fortune colossale. Réellement colossale. Et la marque s’est servi de cette fortune pour assurer sa production. Elle l’a certes payée cher, très cher auprès de Samsung mais elle a assuré une disponibilité pour les mois à venir. Le fabricant ne manquera pas de mémoire vive pour ses smartphones, ses tablettes et ses PC.

Il est évident qu’Apple ne gagnera pas autant d’argent avec son MacBook Neo dans les mois qui viennent qu’avec les autres portables de sa gamme. Mais une chose est sûre, la marque va proposer un nouveau standard de prix et de fonctionnalités. Un standard qui sera fiable et efficace et face auquel les constructeurs de PC vont devoir se mesurer. 

Asus est désemparé parce qu’il se retrouve comme ses concurrents. Face à une offre ayant une grosse popularité à un prix plancher. Un ordinateur qui fera le boulot avec un matériel interne déjà amorti, un système optimisé par Apple, indépendamment d’un éditeur tiers. Et comment faire face ? Microsoft commence tout juste à réagir en annonçant se pencher sur le chantier de la gourmandise en mémoire de Windows 11. En se demandant enfin si le gavage de l’utilisateur à coup de Copilot était une bonne idée. Cela fait des années que les constructeurs de PC ne pensent qu’en augmentant la performance de leur machines pour justifier des tarifs qui ne bougent pas. Comme si on avait besoin chaque année d’alourdir un marteau pour enfoncer le même clou. Apple les prend à revers avec un produit plus accessible et tout le monde panique.

Coup double pour le Neo

Que va faire Apple avec le MacBook Neo ? D’abord faire connaître MacOS à une toute nouvelle génération d’utilisateurs. Jeunes actifs, professionnels ayant besoin d’une machine pour des usages simples, étudiants, lycéens, propriétaires d’un iPhone, utilisateurs de la marque à la recherche d’une machine de voyage. Une véritable moisson de gens qui vont découvrir ou redécouvrir MacOS sur un engin fiable pendant les prochaines années. L’engin est clairement un produit d’appel, facilement réparable et il jouera pour la marque le rôle d’une campagne de communication. Neo veut dire nouveau et il faut bien le comprendre comme « nouveau client » et pas comme « nouveau portable.

L’engin ne sera pas qu’un VRP pour le système d’Apple, ce sera également un étrier pour s’engager plus fermement dans son ecosystème. Si une formation initiale est faite sur un OS, il est toujours difficile d’en changer ensuite. Les premiers pas sur un Neo conduiront sans doute à un Air ou un Pro. L’important ici est de faire adopter MacOS.

Pendant que l’industrie du PC cherchera peut être enfin a proposer des ordinateurs orientés vers de vrais usages et pas sur des idées fantasmées d’IA ou de débauche de gigahertz, pendant que Microsoft fera pénitence sur ses errements copilotés, pendant que la mémoire vive et le stockage continueront d’assécher le marché, Apple va ratisser de nouveaux clients. Et avec ce prix d’appel, la marque va ratisser très large… Jusqu’à la probable apparition d’un Neo de seconde génération.

 

MacBook Neo : la minimachine parfaite d’Apple pour 2026

Asus et les fabricants de PC, les yeux pris dans les phares du Macbook Neo © MiniMachines.net. 2026

ViewDock Gen2 : un étrange MiniPC avec écran rabattable

23 mars 2026 à 12:27

Sale temps pour le financement participatif de minimachines, le ViewDock Gen2 brave pourtant la tempête avec une proposition assez spéciale. Certains pourraient même la qualifier d’osée. Il faut dire que la marque a un sacré passif.

ViewDock

ViewDock Gen1

Le ViewDock Gen2 est, comme son nom l’indique, la deuxième génération de cette minimachine. La première lancée l’année dernière déjà sur KickStarter est censée être terminée mais les retours de cette première campagne de financement participatif ne sont pas glorieux. L’idée du ViewDock de première génération était pourtant plus simple : il s’agissait d’un dock avec un petit écran 720P intégré . On le connectait en USB Type-C à son PC pour obtenir des ports supplémentaires et un affichage DisplayPort externe. Problème, alors que les envois ont débuté en aout dernier, certains n’ont toujours pas reçu leur appareil. D’autres se plaignent de soucis de compatibilité de l’affichage sur leur PC.

ViewDock Gen2

ViewDock Gen2

Que penser alors du lancement de cette seconde campagne de financement participatif, toujours sur Kickstarter du ViewDock Gen2 ? Un produit plus délicat à concevoir puisqu’il comporte non seulement un dock mais également… un MiniPC complet.

Cet engin est censé fonctionner sous processeur AMD Ryzen même si, pour le moment, aucune info précise n’est disponible. Pas moins de cinq puces différentes sont évoquées dans la communication de la marque. On retrouve les puces suivantes : Ryzen 9 6900HX, Ryzen 7 7735H, Ryzen 7 7840HS, Ryzen 7 8845H et Ryzen 5 7640H… C’est, comment dire, vague. D’autant plus que les informations égrenées sur la présentation du projet sont contradictoires. La marque mélange les affirmations concernant la présence d’une puce Zen3+ ou Zen4 ou indique une puce graphique Radeon 680M alors que certains processeurs évoqués sont équipés de circuits Radeon antérieurs.

Le reste du ViewDock Gen2 est plus classique avec deux ports SODIMM de DDR5-5600 pour un maximum de 64 Go de mémoire vive. Le stockage est confié à deux ports M.2 2280 en PCIe 4.0. Les entrailles du système sont refroidies activement par un ventilateur et un module sans fil Intel AX201 proposera du Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Le tout est enfermé dans un boîtier en aluminium de 17.5 cm de large pour 13.8 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur.

Pourquoi cette épaisseur ? Parce que le ViewDock Gen2 propose une vue. Pas sur la mer mais sur un écran qui se déploie sur une charnière frontale à 90° pour afficher des données vers l’avant. On retrouve un affichage de 4.5″ en 854 x 480 pixels qui pourra déployer un vrai signal vidéo depuis le PC. Cela reste une surface gadget et minimaliste vers laquelle on pourra certes étendre son bureau pour porter une application, mais pas grand-chose d’autre. L’avantage certain de cet écran est qu’il suffira à la machine pour un déploiement autonome. Pas besoin d’autres écrans pour une solution orientée réseau, par exemple. Même si tout le reste de la machine ne colle pas vraiment avec cet usage.

À droite de cet écran, une solution de charge sans fil Qi de 15 watts pour regonfler votre batterie de smartphone d’un simple geste. Là encore, il s’agit d’un gadget, des chargeurs de ce type se négocient facilement pour une quinzaine d’euros et le fait de positionner votre smartphone sur un engin qui chauffe n’a finalement pas grand intérêt.

La connectique embarquée est assez large avec une disposition assez classique : On retrouve, en façade, un double port USB 3.1 Type-A, un USB 3.2 Type-C, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage. A noter, à gauche, une indication de LED qui est en fait le bouton Reset de la machine accessible via un trombone déplié. Ce petit détail est un très grand classique des catalogues de MiniPC chinois noname. C’est une erreur reprise d’année en année par les fabricants qui ne comprennent pas que ce logo d’une flèche qui revient en arrière ne colle pas avec l’idée d’une LED témoin. Cela nous indique que le  travail fourni sur ce ViewDock Gen2 s’est probablement limité à ajouter l’écran et le chargeur sans fil par-dessus un MiniPC basique.

A l’arrière, le reste de la connectique est assez complet avec un USB 3.2 Gen2 Type-C, un DisplayPort, un HDI, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit et l’entrée d’alimentation Jack.

Une petite erreur dans la présentation du ViewDock Gen2 ? 

Dans le listing des caractéristiques du produit sur Kickstarter, on peut lire « Pourquoi choisir SANJINZY ? » et cette simple phrase fait sens. La marque SANJINZY a plusieurs projets de financement participatif à son actif. Il est donc fort possible que le nom ViewDock soit ici juste un costume destiné à présenter ses produits en financement participatif. Qu’il s’agisse du dock écran de première génération ou de ce qui apparait ici clairement comme une extension sur mesure sur un MiniPC noname, il est fort probable que ce soit la même entité à l’œuvre derrière cette campagne. Les deux profils se ressemblent beaucoup. Ils sont basés tous deux à Hong-Kong, utilisent une adresse email @outlook.com et emploient les mêmes collaborateurs pour booster leurs campagnes.

Non pas que cela soit un problème en soi, mais SANJINZY n’a absolument aucune expérience en termes de MiniPC. En cas de panne, de bugs logiciels ou de problèmes de SAV ils passeront sans doute par un fabricant tiers, ce qui amènera sans doute des déconvenues. Au mieux un gros délai, au pire, aucune solution logicielle ou matérielle à un problème rencontré.

Dernier détail, les options gadget sont floues et vraiment pas données. Le ticket d’entrée pour ce joujou est de 554€ HT. Et pour ce prix, la fiche technique est très vague. Pas d’infos sur le processeur embarqué et donc sur les capacités réelles de l’engin. Pire encore, il s’agit d’un barebone livré sans mémoire vive ni stockage. C’est probablement parce qu’il faudra être très créatif dans son autojustification de cet achat à ce prix que ce modèle nu est vendu sous l’appellation « Creative Edition ».

Les versions équipées sont proposées à des prix encore plus salés : Le modèle 16/512 Go est à 770 € HT. La version 16 Go / 1 To à 866 € HT. Et enfin la version la plus haut de gamme en 32 Go / 1 To est à 1065 € HT. Pour tous ces tarifs, la qualité de la mémoire vive et la norme PCIe du SSD ne sont pas précisées. Cerise sur le gâteau, le Windows 11 associé est en version d’essai. Le plus drôle étant peut-être que le ViewDock Gen2 est censé être à moitié prix à ce tarif…  La livraison est censée se faire en août.

Source : Liliputing

ViewDock Gen2 : un étrange MiniPC avec écran rabattable © MiniMachines.net. 2026

SteamOS 3.8 : une mise à jour de compatibilité

23 mars 2026 à 10:51

Malgré un calendrier salement perturbé par la hausse des composants, l’agenda de Valve se poursuit et la mise à jour SteamOS 3.8 se précise. Pour le moment en sortie « preview », elle apporte son lot d’améliorations pour les Steam Deck mais montre également toute l’ambition de l’éditeur pour son système.

SteamOS 3.8

SteamOS 3.8 promet beaucoup. C’est une étape importante dans le déploiement du système car c’est avec lui que les consoles concurrentes pourront réellement en profiter. Valve a engagé son savoir-faire de développeur pour rendre son système compatible avec les recettes d’Asus et son ROG Ally, de Lenovo avec ses Legion Go et toute la myriade de constructeurs moins connus proposant des consoles mobiles.

Cela transforme de fait le système en véritable concurrent de Windows 11 pour tout un pan du marché qui, s’il reste anecdotique pour le moment, pourrait devenir le pied dans la porte d’un véritable concurrent à celui de Microsoft. 

Meilleure gestion de la mémoire vidéo, prise en charge du HDR et des taux de rafraichissement d’écran variable, passage du bureau sous Wayland… S’il reste encore des barrières infranchissables pour le moment à ce système pour se poser en concurrent de Windows, la volonté d’en faire une solution spécialisée dans le jeu est de plus en plus crédible.

Et Valve a raison de se positionner ainsi. À l’analyse des usages, une bonne partie de la population est à la recherche d’un système spécialisé et optimisé pour le jeu vidéo. Un loisir important qui souffre depuis de longues années des errements techniques de Microsoft. Ici, les chiens sont lâchés contre ce système et les consoles tierces sont désormais largement prises en compte. Dans la liste des évolutions, on note des références précises montrant un travail ciblé sur les miniomachines de jeu déjà disponibles sur le marché.

Le lecteur d’empreintes des consoles ROG Ally, l’écran OLED mal calibré des Zotac, le contrôleur des machines OneXplayer, Lenovo ou GPD, la gestion de l’autonomie pour les Lenovo, tous ces éléments sont désormais pris en charge à 100%. La latence des contrôles, travaillée au fil des mises à jour pour être optimisée sur les Steam Deck, est désormais portée sur les consoles des autres marques. On passe d’un 8 ms dans le pire des cas à du 100 microsecondes dans le meilleur et 500 microsecondes pour la plus lente des interactions. Un bouleversement qui va ravir les joueurs les plus exigeants. 

Valve travaille également la partie audio, SteamOS 3.8 prend désormais en charge un Surround sur HDMI pour une exploitation dockée tirant partie des capacités de tous les appareils. 

Plus spécifiquement, les Steam Deck LCD et OLED reçoivent également de petites attentions. Un mode de mise en veille est déployé sur la version LCD de la console qui permettra d’augmenter au maximum l’autonomie lors d’une mise en veille prolongée. Plus globalement, les consoles ont eu droit à un travail de fond sur le Bluetooth. Ainsi en mode docké, il sera possible de réveiller la console avec une manette Bluetooth et de jouer sans bouger du canapé. Les micro-casques sans fil en Bluetooth sont également désormais pris en charge.

SteamOS 3.8 prépare aussi le terrain de la Steam Machine

Si la date de sortie du petit cube de salon de Valve est toujours incertaine, la partie logicielle poursuit ses évolutions. SteamOS 3.8 apporte son lot d’optimisations spécifiques comme une meilleure prise en charge des très grandes diagonales d’écran TV. L’idée est de piloter des affichages UltraHD  en 60 images par seconde avec une mise à l’échelle efficace et une prise en charge, là encore optimisée, du son sur plusieurs canaux.

Si pour le moment la date de sortie de la console est dans un terrible flou technique, il semble évident que Valve pourrait développer la même stratégie à moyen terme que pour sa console nomade. D’abord sortir sa solution de salon et la laisser faire ses preuves avant de proposer aux concurrents de développer la leur. Un moyen efficace de monter en puissance en douceur face à l’hégémonie double des consoles classiques et de Microsoft.

Cette mise à jour est disponible pour tous, il s’agit pour le moment d’une version Preview qu’il faut demander en activant les mises à jour de ce type dans le système. Comme d’habitude, ce type de mise à jour peut comporter des instabilités. Si vous n’êtes pas certain de les supporter, il est peut être préférable d’attendre la version finale.

Tout le détail de la mise à jour est disponible ici.

Personne ne connait le prix de la Steam Machine

SteamOS 3.8 : une mise à jour de compatibilité © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : aspirateur sans fil JIMMY H9 Pro à 175€ ?

23 mars 2026 à 10:40

Mise à jour : nouveau code promo et baisse à 175€

L’aspirateur Jimmy H9 Pro est à nouveau en promo. Avec 600W, ce petit modèle sans fil à batterie amovible propose une recharge facile sur station ou sur support de batterie pour s’adapter à vos usages. Il est livré avec de nombreux accessoires comme un support flexible et une brosse. 

JIMMY H9 Pro

Son design particulier permet de couder le manche pour atteindre facilement sous les meubles. Sa forte aspiration de 25 000 Pa ne laisse échapper aucune poussière, cheveux ou débris. Il adapte tout seul l’aspiration aux différentes surfaces rencontrées en étant plus doux sur le carrelage ou le parquet et plus vif sur moquette et tapis. Sur ces supports souples et épais, la brosse rotative intégrée permettra de frotter efficacement la surface pour un nettoyage complet. L’autonomie du  Jimmy H9 Pro varie en fonction de la puissance choisie : de 17 petites minutes en usage maximal à 80 minutes pour une aspiration plus douce. Un affichage LED renseigne l’utilisateur en permanence sur l’autonomie restante et la puissance d’aspiration.

Le Jimmy H9 Pro se vide et se nettoie facilement, son réservoir de 600 ml permettant de stocker l’équivalent d’un demi-sac de poussière d’aspirateur classique. Il est parfait pour fonctionner en plus d’un de ces appareils pour ne pas avoir à le sortir pour des nettoyages ponctuels. À noter la présence d’un filtre HEPA également nettoyable pour ne pas simplement renvoyer la poussière à travers les pièces aspirées. Le mode compact permet également un nettoyage plus facile des surfaces inaccessibles à un aspirateur balai classique.

Vendu à 299 il bascule à 175€ avec le code NNNFRH9MS à entrer dans votre panier. Stock Allemagne pour une livraison rapide en une semaine.

Voir l’offre sur Geekbuying

Bon Flan : aspirateur sans fil JIMMY H9 Pro à 175€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B : un boitier RPI CM5 fanless

23 mars 2026 à 09:35

Le CM5-DUAL-ETH-BOX-B est un boîtier métallique compact qui permet d’embarquer un Raspberry Pi Compute Module 5. Parmi ses particularités, on retrouve un fonctionnement dénué de toute ventilation active et la promesse d’un double Ethernet. Le tout piloté par la longue expérience de la marque Waveshare.

CM5-DUAL-ETH-BOX-B

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B

Des éléments qui qualifient le CM5-DUAL-ETH-BOX-B pour de nombreux usages et en particulier comme solution réseau pour intégrer des fonctions particulières sur celui-ci. Évidemment, cela reste une solution Linux tout à fait sympathique pour devenir un MiniPC complet de bureau à la fois sobre, discret et facilement escamotable pour un poste classique mis à la disposition du public, par exemple.

L’objet mesure 10.1 cm de large pour 6.2 cm de profondeur et 2.34 cm de haut. Juste de quoi faire entrer le Compute Module 5 sur la carte mère dédiée intégrée qui va lui fournir toute sa connectique. La partie métallique du boîtier vient alors se positionner sur le SoC de la carte pour le refroidir de manière passive. 

La connectique liste un ensemble intéressant avec en façade un USB 3.2  Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC et un bouton de démarrage. A l’arrière on retrouve un USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI, deux ports Ethernet Gigabit en 1 Gigabit et 2.5 Gigabit aux chipsets non détaillés. En interne on retrouve en plus un port M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x1 également compatible avec des SSD 2230 et 2242. Ainsi que les habituelles 40 broches GPIO pour piloter des modules externes ainsi que des MIPI CSI et DSI pour connecter un écran et une caméra. On remarque également un brochage d’entrée pour une alimentation d’horloge sur batterie qui s’avère être un des points clé de la solution.

Un CM5-DUAL-ETH-BOX-B plein de petites attentions

En plus de tout cela, sur la face avant, on remarque un petit trou estampillé « STAT » qui cache une LED deux couleurs qui va renseigner sur le statut du dispositif. Dépourvu de tout système de ventilation, ce sera le témoin de l’activité de l’engin. A l’arrière, un petit interrupteur « BOOT » permettra d’engager la carte mère en mode de mise à jour de firmware.

Des espaces sont disponibles pour laisser passer les connecteurs nécessaires pour les MIPI (sous la connectique arrière ou les broches (via une trappe sous le boitier) de manière à profiter pleinement du CM5-DUAL-ETH-BOX-B. Je suppose qu’au vu de la connexion en PCIe x1 et de l’étroitesse du châssis, il sera préférable d’intégrer un SSD avec peu de dégagement thermique.

Un Wiki très complet est disponible sur le site de la marque nous détaille plein d’aspects concernant le support logiciel des différents éléments intégrés. On apprend par exemple que tout fanless qu’il soit, ce boîtier permet de piloter un ventilateur qu’on pourra éventuellement disposer par-dessus le châssis. Cela offrira la possibilité de faire face à des cas de températures anormales quand, par exemple en plein été, les relevés de température atteignent des points trop importants. Tout en laissant l’appareil fonctionner passivement le reste du temps. Autre usage décrit, assez intéressant, le pilotage complet de l’ensemble via l’utilisation de son horloge interne. Il sera possible de réveiller ou d’éteindre le CM5 à heures fixes, ce qui colle parfaitement bien avec un usage en public.

L’ensemble n’est pas donné, le boîtier est vendu 72.99$ HT sur le site de la marque. Mais il faut prendre en compte le châssis métallique et la carte mère intégrée. La dépense sera sûrement importante pour un particulier mais pas si délirante pour un pro qui veut intégrer des Compute Module 5. Pour des usages publics, des intégration de panneaux d’information ou pour toute solution nécessitant un fonctionnement le plus discret possible, cela reste un boîtier intéressant.

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B : un boitier RPI CM5 fanless © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 20 mars 2026 Actualités numériques

PhotoGIMP pour habiller GIMP comme Photoshop

20 mars 2026 à 13:36

La transition d’un logiciel à un autre est parfois difficile, surtout si vous l’utilisez depuis longtemps. PhotoGIMP propose de se superposer au logiciel GIMP pour vous proposer une reprise de l’interface d’Adobe Photoshop. 

PhotoGIMP sur GIMP 3.0

PhotoGIMP sur GIMP 3.0

Si vous avez été biberonné par Photoshop depuis tout petit, basculer vers une solution alternative peut s’avérer difficile. Très difficile. Les réglages, les fenêtres, les raccourcis sont devenus autant un réflexe mental qu’une mémoire musculaire pour certains. PhotoGIMP propose donc de se superposer au logiciel de retouche GiMP bien connu des libristes pour retrouver ses marques en douceur.

Avec un Adobe qui fait absolument tout pour dégouter l’utilisateur de sa suite de programmes, la transition vers des alternatives est de plus en plus d’actualité. Je vous ai parlé depuis longtemps d’Affinity qui propose des fonctions très proches de celles des programmes d’Adobe. Désormais disponible dans une version totalement gratuite, elle remplace Photoshop, Illustrator et Indesign. 

PhotoGIMP s'installera dans la langue de votre système

PhotoGIMP s’installera dans la langue de votre système

Mais il existe également des programmes libres comme GIMP qui est un des logiciels les plus connus du monde libre pour la retouche d’images. Un des reproches faits à GIMP est un des reproches classiques faits aux logiciels libres. Son interface n’est pas aussi « bien » pensée que sur les logiciels commerciaux. La raison n’est pas étrangère au fait que les produits commerciaux classiques embauchent des designers dont le métier tout entier consiste à améliorer les interfaces proposées. 

Et c’est, en gros, la mission de PhotoGIMP, que je découvre aujourd’hui. L’idée n’est pas de remplacer GIMP mais de proposer une interface « à la Photoshop » par-dessus.  Compatible avec Windows, macOS et bien sûr Linux, ce que l’on peut considérer comme une extension permettra de retrouver un univers connu. Passer de Photoshop à GIMP n’est, en soi, pas un souci mais cela peut poser un problème de productivité. Ce qui est, en général, un gros frein pour toute personne ayant un besoin intensif de son application.

Attention, PhotoGIMP n’est pas parfait

Plusieurs choses sont à prendre en compte avant de basculer. La première est liée à l’omniprésence d’Adobe dans le monde professionnel. Si vous travaillez avec des imprimeurs ou d’autres personnes qui vont reprendre vos fichiers après votre travail, GIMP n’est pas forcément la meilleure solution. Et PhotoGIMP n’y changera rien. Vos fichiers pourraient être mal interprétés, mal reconnus ou pire mal lus et poser de gros problèmes en fin de chaîne. 

Second souci, PhotoGIMP écrasera vos réglages GIMP sans aucun complexe. Il faut donc absolument penser à en faire une sauvegarde avant l’installation puis les récupérer après l’installation. Cela est dû notamment au fait que vous allez retrouver tous vos raccourcis Photoshopiens. Il sera possible de tout reparamétrer ensuite à la main si certains éléments proposés ne vous correspondent pas. L’interface n’est pas du tout figée et il est possible de revenir à l’interface de base de GIMP.

Plus d’infos sur PhotoGIMP ici
Pour télécharger PhotoGIMP cela se passe là
Le site de référence sur le logiciel GIMP

PhotoGIMP pour habiller GIMP comme Photoshop © MiniMachines.net. 2026

ZimaCube 2 : passage de seconde pour le NAS Alder Lake

20 mars 2026 à 12:34

Le ZimaCube 2 est une mise à jour technique d’un NAS que l’on a découvert en 2023. A l’époque, on découvrait la première génération de ces machines équipées de puces Intel N100 présentées sous Kickstarter pour un financement participatif.

ZimaCube 2

ZimaCube 2

En 2023, le ZimaCube 2 revient donc avec assez peu de bouleversements techniques, si ce n’est un changement de processeur pour des puces plus « puissantes ». La puissance n’est pas forcément ce qui est le plus recherché sur ce type d’engin, l’Intel N100 y aurait toujours sa place, sauf qu’il est de plus en plus délicat à trouver. Le remplacer par un Intel N150 serait également possible mais le choix a été porté sur des solutions alternatives.

ZimaCube 2

Ici, il est question d’un Intel Core i3-1215U pour le ZimaCube 2 ce qui n’est pas une révolution technique par rapport au N100 mais cela apporte tout de même son lot d’évolutions. En plus des 4 cœurs Efficients du N100 on retrouve 2 cœurs Performants pour un total de 8 Thrads. Les fréquences sont également en hausse (4.4 contre 3.4 GHz) et le circuit graphique est plus rapide. On passe d’un Intel UHD à 750 MHz avec 24 EU à une solution à 1.1 GHz en 64 EU. Évidemment, la contrepartie se lit sur la dépense énergétique avec un TDP qui passe de 6 watts pour le N100 à 15 watts pour le  Core.

Pour le reste, les éléments annexes évoluent. La mémoire vive démarre désormais à 8 Go de DDR5-4800 extensible à 64 Go quand le précédent modèle était en DDR4 limité à 32 Go. Le plus important vient de la différence de stockage. La puce Core i3-1215U disposant de plus de lignes PCIe, elle offre plus de possibilités à l’engin. La connectique évolue également mais les dimensions ne changent pas.

 

ZimaCube 2 Pro

ZimaCube 2

ZimaCube 2
Creator Pack

Processeur Intel Core i5-1235U
10 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
Intel Core i3-1215U
6 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
Intel Core i5-1235U
10 cœurs jusqu’à 4,40 GHz
GPU NVIDIA RTX PRO 2000
Mémoire (RAM) 16 Go DDR5 4800 MT/s (8 Go x2)
Max 64 Go
8 Go DDR5 4800 MT/s (8 Go x1)
Max 64 Go
64 Go DDR5 4800 MT/s (32 Go x2)
Max 64 Go
Stockage système 256 Go SSD NVMe 256 Go SSD NVMe 1 To SSD NVMe
Extension PCIe 1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
1 x PCIe 4.0 x4 (slot x16)
1 x PCIe 3.0 x2 (slot x8)
Ports M.2 4 x M.2 3200 MB/s  4 x M.2 800 MB/s 4 x M.2 3200 MB/s 
Éclairage personnalisable 13 LED RGB 13 LED RGB 13 LED RGB
Emplacements M.2 1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
1 x M.2 supplémentaire
1 x M.2 pour OS
4 x M.2 
Baies de disques 4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
4 x M.2
6 x SATA3 (3,5″ & 2,5″)
Réseau 2 x Intel i226 2,5 GbE
1 x Marvell AQC113 10 GbE
2 x Intel i226 2,5 GbE 2 x Intel i226 2,5 GbE
1 x Marvell AQC113 10 GbE
Thunderbolt 4 2 x USB-C arrière 2 x USB-C arrière 2 x USB-C arrière
USB 4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
4 x USB-A 3.0
1 x USB-C 3.0
Compatibilités PCIe Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Cartes GPU SFF
Cartes AI
Cartes U.2
Extensions SSD
Autres 1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
1 x DP 1.4
1 x HDMI 2.0
1 x Jack audio 3,5 mm
Couleur Noir Argent Noir
Dimensions (L x P x H) 240 x 221 x 220 mm 240 x 221 x 220 mm 240 x 221 x 220 mm
Alimentation 19V / 13A / 247W 19V / 13A / 247W 19V / 13A / 247W
Prix 1 122€ HT 1 122€ HT690€ HT 2 158€ HT

Le ZimaCube 2 en profite pour embarquer un nouveau système de refroidissement et fait évoluer sa connectique avec plusieurs ajouts comme du ThunderBolt 4. Un nouveau contrôleur SATA est à bord piloté par le système ZimaOS. On retrouvera évidemment tout l’intérêt de flexibilité de l’engin qui pourra accepter des cartes PCIe externes : de la carte graphique aux extensions de calcul IA en passant par des solutions de stockage supplémentaires. La compatibilité fournie par les puces Intel proposant également d’installer le système d’exploitation de son choix.

ZimaCube 2

Les différents modèles de ZimaBoard sont en précommande pour le moment. La version de base en 8/256 Go est à 690€ HT, auxquels il faudra ajouter 55 $ HT de frais de port. Difficile de savoir le montant global de cette offre. 

ZimaCube : un NAS 6 baies sous Intel N100 sous Kickstarter

ZimaCube 2 : passage de seconde pour le NAS Alder Lake © MiniMachines.net. 2026

Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (?)

20 mars 2026 à 11:43

Le Vidéoprojecteur ETOE E3 Pro est arrivé dans le stock français de Geekbuying. Ce modèle en FullHD proposera un service basique mais complet de projection FullHD avec le gros avantage d’une certification Google TV.

ETOE E3 Pro - code promo

ETOE E3 Pro

Les caractéristiques sont classiques mais, au vu du prix très bas de la solution, le ETOE E3 Pro n’a pas à rougir de ses performances. On est bien sur du FullHD avec la possibilité de lire des contenus UltraHD. Le projecteur sait proposer une image confortable de 40 à 100 pouces de diagonale avec 600 lumens ANSI de luminosité. 

ETOE E3 Pro

La mise au point de l’image comme la correction trapézoïdale sont automatiques ou réglables à la télécommande. Une fonction de zoom numérique permettra de réduire l’écran de moitié ou, au contraire, de l’agrandir à 100%. Les sources d’affichage peuvent être du streaming classique depuis un Android en Français avec une prise en charge des mastodontes du secteur : Netflix, HBO, Disney+, Prime Vidéo, Arte, Canal+, Molotov, Youtube. Tout ce qui passe par une certification Google pourra être projeté sur le ETOE E3 Pro au travers de son système Android.

Il sera également possible de streamer des contenus locaux avec le module Wi-Fi5 de l’appareil ou  de lui pousser des vidéos avec sa fonction Chromecast intégrée. Enfin, si ses 8 Go de stockage ne sont pas énormes compte tenu de la présence du système embarqué dessus, l’appareil propose une prise USB pour lire des films depuis une clé USB.  Une entrée HDMI permettra enfin de lui ajouter une source externe comme un MiniPC ou autre FireTV.

Pour la gestion du son, la sortie audio jack pourra permettre de connecter des enceintes externes si on ne veut pas utiliser les enceintes 2 x10W en interne. Une connexion Bluetooth vers des enceintes sans fil sera également possible. Dernier point technique, la prise Jack audio est également une entrée A/V classique qui permettra de produire un signal depuis certains appareils. Je pense notamment à toute une génération de caméscopes familiaux qui proposaient ce format.

La télécommande propose un contrôle complet de l’appareil ainsi qu’un pilotage à la voix sous Android. Bluetooth, elle permet de ne pas avoir a viser l’appareil pour le piloter ce qui correspond bien à un usage de projection derrière les utilisateurs.

Le ETOE E3 Pro est un vidéoprojecteur simple pour des usages simples

Le ETOE E3 Pro est un petit vidéoprojecteur facile a déplacer et à utiliser, de préférence en soirée ou rideaux tirés. Parfait pour des projections streaming classiques ou pour piloter des films sur une clé USB. Très bien pour une soirée en famille, pour regarder un match tranquille dans une autre pièce, un film dans sa chambre ou un dessin animé un dimanche trop pluvieux. Il a également l’avantage d’une optique scellée qui évite un encrassement des composants de projections interne. 

Geekbuying stocke le ETOE E3 Pro en France désormais pour une livraison sous une semaine. Le vidéoprojecteur est proposé à 159€ mais baisse à 129€ avec le code NNNFRE3.

Voir l’offre sur Geekbuying

Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (🍮) © MiniMachines.net. 2026

❌