Vue normale

Déjà le décret de démantèlement total ? Ça c'est bien, pas mal de temps gagné sur les études, l'instruction et l'administratif.

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Déjà le décret de démantèlement total ? Ça c'est bien, pas mal de temps gagné sur les études, l'instruction et l'administratif.

Quoted post from Le Monde @lemonde.fr:
Fessenheim : feu vert au démantèlement total de la centrale nucléaire, une étape décisive dans la reconversion du site

Fessenheim : feu vert au démantèlement total de la centrale nucléaire, une étape décisive dans la reconversion du site
(www.lemonde.fr) EDF a pour projet de créer près du site de Fessenheim, en réutilisant des bâtiments annexes à la centrale, une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs dont l’ouverture est projetée pour 2031.

?

Alexandra Delbot @alexandradelbot.bsky.social posted:
🤡

"Eric s'est confié au micro d'Europe 1. Il affirme qu'il a bien eu le Premier ministre au téléphone et ajoute : "Il m'a dit qu'il n'y aurait pas de suite aux amendes. Il m'a remercié d'être ouvert, d'avoir joué le jeu et que je n'avais pas à m'en faire, qu'il n'y aurait pas de sanction derrière."

1er-Mai : Sébastien Lecornu appelle un boulanger isérois verbalisé pour avoir ouvert sa boutique
(www.franceinfo.fr) Ce contrôle des inspecteurs du travail intervient alors que le gouvernement souhaite autoriser les boulangers et les fleuristes à travailler le 1er-Mai.

Rendre la vue aux aveugles

3 mai 2026 à 05:27

Ce n’est plus de la science-fiction. Implants, thérapies géniques de la rétine… grâce à la science, des aveugles commencent à voir à nouveau. S’il reste encore du chemin pour que tous recouvrent une vision complète, l’espoir est immense. Et, déjà, s’ouvrent d’autres perspectives : celle d’une vue augmentée.

Alice Charton avait 87 ans quand elle a relu pour la première fois depuis des années. Une heure le matin, une heure l’après-midi. « Cela a littéralement changé ma vie », dit-elle. Ce qui lui a rendu la vue, c’est une puce de 2 millimètres implantée sous sa rétine – un implant photovoltaïque qui transforme la lumière infrarouge en signal électrique et court-circuite les photorécepteurs détruits par sa maladie.

En 2026, rendre la vue aux aveugles n’est plus une chimère de laboratoire. C’est une réalité enthousiasmante qui n’en est qu’à ses débuts. Plusieurs technologies distinctes avancent simultanément sur cette question. Certaines sont déjà dans des salles d’opération réelles. D’autres seront cliniques d’ici cinq ans. Les dernières redéfinissent ce que « voir » pourrait signifier.

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Reçu hier — 2 mai 2026 De tout et de rien

WinePortable [Wiki de sebsauvage.net]

2 mai 2026 à 18:04
ALLEZ ZOU !     WinePortable est disponible  🎉
Il vous permet de jouer aux jeux Windows sous Linux sans avoir à vous emmerder à installer Wine.
1️⃣ Décompressez WinePortable
2️⃣ Copiez vos jeux Windows dedans
3️⃣ Lancez "explorer.sh" et jouez à vos jeux

C'est un Wine portable packagé avec tout le nécessaire pour faire tourner plus de 90% des jeux Windows (dxvk, vkd3d, vcrun2003 à 2026, physx, OpenAL).

Il devrait tourner sur à peu près n'importe quelle distribution Linux. Bonus de performance dans les jeux si vous avez un noyau 6.14+ et une carte graphique compatible Vulkan.
(Permalink)

What is Windows K2? Inside Microsoft’s big plan to save Windows 11 and win back trust from users. | Windows Central

2 mai 2026 à 09:39
Le truc à retenir dans cet article c'est que Microsoft prend SteamOS comme référence en tant que but à atteindre pour faire tourner les jeux Windows de manière aussi performante et fluide que sous Linux.
Je ne peux pas m'empêcher de rire.
Wouais, y'a plus vraiment de raisons de garder Windows pour les jeux, Linux est plus performant.
(Et tant pis pour les quelques jeux qui ne passent pas. D'autant que généralement, ce sont les anti-cheats qui posent problème, et ils sont en soit des saloperies de spywares. Même si j'étais sous Windows, je n'en voudrais pas sur ma machine.)
(Permalink)
Reçu — 1 mai 2026 De tout et de rien

Le 4 mai, Jour de Libération des Actifs

1 mai 2026 à 05:00

Félicitations : le 4 mai, vous aurez cessé de travailler uniquement pour financer les retraités. Il aura fallu attendre quatre mois pour en arriver là. En 50 ans, les actifs ont perdu le fruit de 2 mois de travail sur l’année au profit de la solidarité intergénérationnelle.

Chaque mois, 15 millions d’actifs salariés consultent leur fiche de paie. Ils regardent en priorité le salaire net et éventuellement le brut et le superbrut (aussi appelé “coût total employeur”) quand ils ont le courage d’analyser le document dans son intégralité. Entre ce que paie l’employeur et ce que touche le salarié à la fin du mois s’est installé un gouffre où se perdent des lignes incompréhensibles comme : « assurance vieillesse plafonnée », « complémentaire tranche 1 » et des acronymes qui le sont encore plus « CEG », « CRDS », « CSA ». La fable sociale consiste à expliquer à ce travailleur qu’il doit circuler et qu’il n’y a rien à voir puisque c’est le prix du modèle social et de sa solidarité intergénérationnelle. Jamais n’est explicité combien de temps, exactement, il travaille pour le financer. Pour la première fois, nous avons fait le calcul.

Prenez un salarié français au niveau de vie médian (2200 €). Empilez toutes les cotisations qui financent les retraités : cotisation vieillesse de base (plafonnée et déplafonnée), retraite complémentaire Agirc-Arrco, contribution d’équilibre général, fraction de la CSG affectée au (feu) Fonds de solidarité vieillesse (FSV), contribution solidarité autonomie – le tout en parts salariale et patronale confondues (parce que les deux sont prélevés sur la rémunération totale du travail). Au total : 29,5 % du salaire superbrut. Ajoutez-y la part des dépenses de santé que les personnes âgées absorbent dans les comptes de la Sécu et que les actifs financent par leurs cotisations maladie et leur CSG : nous voilà à 37 % du superbrut qui est de facto amputé sur la fiche de paie pour financer la solidarité intergénérationnelle. C’est un record historique.

Appliquez ce taux aux 1 607 heures légales annuelles, divisez par sept heures (la durée d’une journée type) et vous obtenez 85 jours ouvrés. La transposition est bien sûr symbolique, les cotisations portent sur la rémunération et non sur le temps de travail, mais puisqu’un euro cotisé est un euro qui n’entre pas dans la poche du salarié, la conversion en jours travaillés dit toute la vérité économique et sociale de la situation. Un actif travaille donc en moyenne quatre-vingt-cinq jours non pas pour lui, mais pour financer les dépenses de retraites et de santé des retraités actuels.

Concrètement, cela signifie qu’en 2026, le salarié aura œuvré du 2 janvier au 4 mai uniquement pour financer les besoins de ses aïeux. L’ironie est presque trop parfaite. Le 1er mai, on célèbre les conquêtes du monde du travail. Le 4, on mesure combien ce travail rétribue de moins en moins ceux qui le fournissent. Bienvenue au Jour de Libération des Actifs.

Un jour qui ne cesse de reculer

Le concept n’est pas nouveau : le jour de libération fiscale mesure depuis des années la date à laquelle un contribuable cesse de travailler pour l’État. Notre calcul, lui, applique ce concept à la solidarité intergénérationnelle : non pas sur ce que l’État prélève au total, mais sur ce que les actifs versent spécifiquement pour les retraités. Rappelons qu’en répartition, on ne cotise pas pour soi mais pour financer aujourd’hui les salariés d’hier. Les cotisations ouvrent certes des droits mais ne garantissent aucunement un quelconque niveau de pension futur.

À l’arrivée, le constat est implacable. La solidarité intergénérationnelle pèse de plus en plus lourd sur les épaules des actifs. Et ce jour de libération ne cesse de reculer dans le calendrier. En 1970, il arrivait dès le 27 février. En 1990, il atteignait le 20 mars, décalé sous l’effet de la retraite à 60 ans et de la hausse des cotisations vieillesse. En 2000, après la création de la CSG, du FSV et la montée en charge des retraites complémentaires, il se situait le 17 avril. En 2015, il intervenait à la fin du même mois. Aujourd’hui, le voilà sonnant le 4 mai.

En cinquante-cinq ans, cette date libératoire a donc reculé de plus de deux mois, et ce, malgré la succession des réformes de retraite qui ont rallongé la durée de travail sur la vie sans toutefois pouvoir inverser la tendance face à un vieillissement démographique qui évolue plus vite que les règles de nos institutions collectives.

La France, en queue de peloton européen

Le Jour de Libération des Actifs n’a rien d’une fatalité démographique. C’est un choix politique, comme le démontre clairement une comparaison européenne (voir méthodologie en fin d’article). Un salarié irlandais est libéré dès le 2 mars. Un Suédois le 20. Un Allemand et un Polonais le 27. Un Autrichien le 8 avril. Un Belge le 14. Un Espagnol le 22. Seule l’Italie fait pire que la France, en poussant le délai jusqu’au 15 mai.

L’écart avec l’Allemagne est de 24 jours, un actif allemand récupère donc cinq semaines de travail de plus qu’un Français. Le différentiel est de deux mois pleins avec le Danemark et l’Irlande. Ce gradient n’est pas le fruit du hasard. C’est le produit de trois variables : la nature publique ou privée du système de retraite, sa relative générosité en temps et en pensions, et une démographie qui se dégrade.

Le prix caché : un pays qui n’investit plus dans son avenir

On pourrait envisager qu’il s’agit du prix à payer pour un modèle social « généreux ». Mais cette générosité n’est pas garantie de manière égalitaire pour toutes les générations, par ailleurs elle a un coût d’opportunité que personne ne mesure : chaque euro capté par le système de retraite est un euro qui n’ira pas ailleurs. La France consacre l’équivalent de 14 % de son PIB aux pensions, un record européen. C’est plus que son budget de l’Éducation nationale, de la Défense et de la Recherche réunis. C’est un mur de dépenses contraintes qui absorbe l’essentiel des marges de manœuvre budgétaires et assèche la capacité d’investissement public. Les récents budgets, qui ont coupé dans la recherche tout en revalorisant les pensions, témoignent de cet arbitrage qui s’impose déjà sous de fortes contraintes financières.

Quand un gouvernement veut investir dans la transition énergétique, dans l’intelligence artificielle, dans la réindustrialisation, dans la rénovation des hôpitaux ou dans les salaires des professeurs, il se heurte systématiquement au mur des pensions. Pendant que la dépense sociale emballe la dépense publique et fait gonfler notre dette collective, les universités se paupérisent, les startups cherchent leurs financements à Londres ou à Amsterdam, et les enseignants sont payés en dessous de la moyenne européenne.

Le déclassement des actifs

En réalité, le mal est encore plus profond. Ce n’est pas seulement l’investissement public qui trinque, mais aussi le moral des actifs. Quand un salarié constate qu’après cotisations, impôts et charges, le fruit de son travail ne lui permet plus de vivre dignement et qu’il a désormais un niveau de vie équivalent à ceux qui ne travaillent plus, mais qu’il finance, un irrémédiable sentiment d’injustice et de déclassement s’installe.

Ce sentiment n’est pas un fantasme. Le poids des cotisations retraite écrase littéralement le revenu réel et ne sert pas à revaloriser les rémunérations ni à récompenser la performance. Le résultat ? Des salaires nets comprimés, un sentiment d’inutilité de l’effort, et une désaffection croissante vis-à-vis du travail lui-même. La France n’a pas un problème de paresse, mais de tuyauterie : le travail paie et coûte cher aux entreprises, mais ce n’est pas le salarié qui en profite.

Ne cherchez pas plus loin l’origine du désengagement au travail que les DRH déplorent et que les enquêtes confirment sondage après sondage.

Un calcul fondé sur des hypothèses très prudentes

Nos 85 jours sont en réalité un plancher avec une méthodologie conservatrice. Ils prennent en compte les seules charges sociales visibles, mais ni les transferts intergénérationnels via les collectivités locales (l’APA, les aides sociales départementales), ni l’intégralité des dépenses de la branche autonomie, ni la dette sociale accumulée par la Cades, qui revient de facto à faire financer les besoins de retraités d’aujourd’hui par les actifs de demain. Ils ignorent aussi les avantages fiscaux dont bénéficient les retraités (abattement de 10 % sur l’impôt sur le revenu, taux de CSG plus faible que les actifs) qui réduisent les recettes de l’État et reportent la charge sur les contribuables en activité et sur leurs enfants. Si l’on ajoutait l’ensemble de ces transferts, notre Jour de Libération tomberait bien au-delà du mois de mai.

Faire du 4 mai un indicateur de performance

Le Jour de Libération des Actifs n’est pas un outil de remise en cause de la solidarité intergénérationnelle, c’est un thermomètre mesurant concrètement l’ampleur et le coût de cette solidarité trop souvent abstraite pour les actifs d’aujourd’hui, dans un pays qui a fait le choix insoutenable de garantir à ceux qui ne travaillent plus le même niveau de vie que ceux qui travaillent.

Un thermomètre sert à alerter quand la fièvre monte. Sans réforme structurelle et sans rééquilibrage intergénérationnel, le Jour de Libération continuera de reculer et, avec lui, le moral des actifs, notre compétitivité et in fine notre capacité à rester un pays prospère.

Il devrait devenir ce qu’il n’est pas encore : un indicateur avancé de la performance de nos politiques publiques. Stopper son décalage dans le temps et le ramener plus tôt dans l’année (en mars comme en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal voire au Danemark) devrait être un objectif explicite, assumé et mesuré chaque année dans chaque projet de loi de finances de la sécurité sociale.

Les leviers sont connus : indexer plus fermement les pensions sur la dynamique réelle des salaires nets plutôt que sur l’inflation, conditionner aussi ces revalorisations aux équilibres budgétaires, miser sur la solidarité intragénérationnelle pour soulager les actifs, réduire les niches fiscales indues qui égalisent le niveau de vie entre actifs et retraités, construire enfin un étage de capitalisation universel qui complète la répartition pour éviter que les générations aujourd’hui actives soient celles des cotisations fortes et des pensions faibles. Aucune mesure n’est indolore. Mais chaque année de statu quo est une année où le travail paie moins. Ceux qui pensent que le problème se résoudra de lui-même avec la croissance ne voient pas que les conditions de son retour ne seront pas réunies tant que nous ne redonnerons pas la priorité au travail relativement aux retraites. Non pour punir les retraités, mais pour libérer les actifs et redonner au travail un sens économique autant que moral. Pour qu’un salarié qui regarde sa fiche de paie ne se demande plus à qui d’autre que lui profite son effort, mais à quel point cet effort lui revient.

Le 4 mai 2026, les salariés français ont commencé à travailler pour eux-mêmes. Leurs grands-parents, en 1970, y étaient parvenus dès le 27 février. Il serait peut-être temps de se demander à quelle date leurs petits-enfants y arriveront.


Note méthodologique

Ce calcul vise à estimer la part du temps de travail d’un salarié français consacrée, en 2026, au financement des pensions et de la santé des retraités. Deux périmètres sont distingués pour permettre au lecteur de juger de la robustesse du résultat selon le niveau de prudence qu’il retient.

Périmètre 1 — Cotisations retraite stricto sensu : 29,5 % du salaire brut

Le calcul porte sur un salarié rémunéré au niveau de vie médian (autour de 2 200 € bruts mensuels en 2026), donc intégralement sous le plafond de la Sécurité sociale (PASS = 4 005 €/mois en 2026). Sont additionnées toutes les cotisations qui alimentent directement les régimes de retraite, parts salariale et patronale confondues — choix méthodologique assumé : du point de vue économique, les deux parts sont prélevées sur la valeur créée par le travail et réduisent d’autant la rémunération nette potentielle du salarié. Rappelons qu’en répartition, ces cotisations ouvrent des droits pour les cotisants mais n’offrent aucune garantie sur les niveaux de pensions futures.

Ligne de prélèvementPart salarialePart patronaleTotal
Vieillesse plafonnée (CNAV)6,90 %8,55 %15,45 %
Vieillesse déplafonnée (CNAV)0,40 %2,11 %2,51 %
Agirc-Arrco T13,15 %4,72 %7,87 %
Contribution d’équilibre général (CEG) T10,86 %1,29 %2,15 %
Contribution solidarité autonomie (CSA)0,30 %0,30 %
Fraction de CSG affectée au FSV~1,2 % (CSG)~1,2 %
Total≈ 29,5 %

Sources : taux URSSAF 2026, barème Agirc-Arrco 2026 (legisocial), décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 pour la vieillesse déplafonnée.

Périmètre 2 — Inclusion de la santé des seniors : 37 % du salaire brut

À ce socle s’ajoute la part des dépenses d’assurance maladie consommée par les retraités et financée par les actifs via leurs cotisations maladie patronales et la CSG affectée à la branche maladie. Selon la DREES, les personnes de 65 ans et plus concentrent environ la moitié de la consommation de soins et de biens médicaux remboursés, alors qu’elles ne représentent qu’un cinquième de la population. En appliquant cette clé de répartition au total des prélèvements maladie sur le brut (≈ 15 points : 13 % patronale + ~2 points de CSG-maladie affectée), on obtient environ 7,5 points de salaire brut consacrés au financement de la santé des seniors.

29,5 % + 7,5 % ≈ 37 %.

Si l’assurance maladie garantie par la sécurité sociale répond à une logique universelle, son financement se concentre principalement sur les actifs alors que les premiers bénéficiaires, les retraités, ne paient pas directement de cotisation maladie sur leurs pensions.

Ce second périmètre est économiquement justifié par le fait que les actifs financent ces dépenses sans en bénéficier eux-mêmes au même niveau.

De 37 % à 85 jours

Les 1 607 heures annuelles légales × 37 % = 595 heures, soit 85 jours ouvrés (sur la base de 7 heures par jour). Décomptés à partir du 2 janvier 2026 et en excluant week-ends, jours fériés et 1ᵉʳ mai, le 85ᵉ jour ouvré tombe le lundi 4 mai 2026.

Cette conversion temps/euros est symbolique (les cotisations portent sur la rémunération, pas sur les heures), mais elle traduit fidèlement le coût d’opportunité subi par le salarié : un euro de cotisation est un euro de pouvoir d’achat qu’il ne percevra pas à la fin du mois.

Comparaisons européennes

Les dates étrangères ont été calculées selon la même méthode, à partir des taux nationaux de cotisations vieillesse publique (Eurostat, OCDE Pensions at a Glance 2023) et de la part de la santé consommée par les seniors dans chaque pays.

Évolution historique 1970-2026

La rétrospective est reconstituée à partir des barèmes successifs de l’assurance vieillesse et des régimes complémentaires, intégrant les principales réformes (création de la CSG en 1991, élargissement du financement complémentaire, montée en charge progressive des taux Agirc-Arrco). Elle ne corrige pas des effets de structure (féminisation de l’emploi, montée du temps partiel) qui affectent à la marge la lecture en jours ouvrés.

Limites assumées

Le calcul ne comptabilise ni les transferts via les collectivités locales (APA, aides sociales départementales), ni la totalité de la branche autonomie, ni la part de la dette sociale Cades imputable aux retraités, ni les niches fiscales propres aux pensions (abattement de 10 %, demi-part des veufs, taux de CSG réduit). Leur intégration ferait reculer d’autant plus la date du Jour de Libération des Actifs.

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Reçu — 30 avril 2026 De tout et de rien

WinePortable... bientôt ?

30 avril 2026 à 14:45
Ces derniers jours j'ai commencé à bricoler un truc qui pourrait être un Wine en version portable. En gros de quoi faire fonctionner les jeux Windows sous Linux sans avoir à installer et configurer Wine au préalable (ce qui est assez fastidieux si vous avez suivi mon guide: ajouter les clés du dépôt Wine, ajouter le dépôt Wine, apt update, apt install, configuration, installation des dépendances via winetricks, etc.)

Là ça serait nettement plus simple:
1) Décompresser WinePortable
2) poser les jeux Windows dedans,
3) lancez "explorer.sh" qui vous affiche un explorateur de fichiers Windows. Vous n'avez plus qu'à lancer les jeux.

Il suffit d'un Linux 64 bits.  (Recommandé : un noyau 6.14+ et une carte graphique compatible Vulkan pour de meilleures performances dans les jeux.)

Ça semble fonctionner sur diverses distributions (Debian, Ubuntu, LinuxMint, Manjaro, Arch...). Dès que j'ai quelquechose d'assez propre, je vous le met bien entendu à disposition.

(Je me suis basé sur un Wine packagé sous forme d'AppImage auquel j'ai ajouté quelques scripts et surtout un préfixe préparé à l'avance avec tout le nécessaire : VCrun Microsoft (plusieurs versions), dxvk, vkd3d, corefonts, DotNet4, XNA 4, OpenAL et Physx.)

Je ne prétend absolument pas concurrencer des logiciels comme Lutris ou Bottles, mais juste fournir un environnement minimaliste mais pleinement fonctionnel, sans prise de tête, sans dépendances et installable même sans connexion internet.
Pas de deb, de Flatpak ou snap avec des dépendances. Juste une archive à décompresser.
(Permalink)

Hadopi (2009–2026) – La Quadrature du Net

30 avril 2026 à 13:11
Woaouu... après tout ce temps !   Merci La Quadrature et ses amis.

Extraits : "le système de surveillance de la Hadopi (opéré depuis 2021 par l’Arcom) n’est pas compatible avec le respect des droits fondamentaux protégés par l’Union européenne. [...] Concrètement, cela signifie que la riposte graduée est grippée. L’Arcom ne peut plus vous envoyer devant la justice, puisque les exigences requises par la CJUE ne sont pas remplies. [...] Cela ne veut pas dire pour autant que la Hadopi est définitivement morte. "
(Permalink)

Copy Fail — CVE-2026-31431

30 avril 2026 à 06:14
Wow merde... cette faille de sécurité Linux est assez grave.
C'est du "privilege escalation", en gros si vous avez accès à un shell sur une machine, vous pouvez passer root. Il y a juste un petit script Python à lancer.

EDIT: Article : https://www.theregister.com/2026/04/30/linux_cryptographic_code_flaw/

EDIT: Protection en attendant le correctif : https://www.bortzmeyer.org/copyfail.html
(Permalink)
Reçu — 29 avril 2026 De tout et de rien

Toutes les 8 secondes, une vie sauvée. Et certains s’y opposent…

29 avril 2026 à 19:29

La rougeole est de retour aux États-Unis. La coqueluche explose. Des millions de parents doutent. La vaccination, l’une des plus grandes inventions de l’histoire humaine, est remise en cause comme jamais. Non par ignorance, mais par quelque chose de plus insidieux : son propre succès.

Une vie sauvée toutes les huit secondes. Oui, toutes les huit secondes. Pendant que vous lisiez cette phrase, trois personnes ont échappé à la mort. Elles ne le sauront jamais. Et c’est peut-être là le problème.

C’est une histoire qui commence par une victoire si totale qu’elle en est devenue invisible.

1952. Les États-Unis comptent 57 879 cas de polio, dont plus de 21 000 formes paralytiques, en une seule année. Des centaines d’enfants enfermés dans des poumons d’acier, ces caissons métalliques qui respirent à leur place. Les piscines ferment l’été. Les parents interdisent à leurs enfants d’aller jouer dehors. La peur est partout, concrète, quotidienne. Puis Jonas Salk met au point son vaccin. Dix ans plus tard, la polio a pratiquement disparu du continent américain. En 1979, elle était officiellement éradiquée des États-Unis.

Pourtant, aujourd’hui, un homme politique américain parmi les plus puissants du monde affirme que les vaccins sont responsables de l’autisme. Et des millions de personnes le croient.

Bienvenue dans l’ère du grand paradoxe de la vaccination, la plus étrange des victoires à la Pyrrhus : l’humanité a si bien gagné qu’elle en a oublié pourquoi elle s’est battue.

Le piège du silence

On trouve actuellement un visuel qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux. Un cercle vicieux en cinq étapes : 1. Des maladies horribles dévastent la population. 2. On vaccine tout le monde. 3. Les maladies disparaissent presque. 4. « Euh… pourquoi on vaccine déjà ? » 5. Arrêtons de vacciner. Et on recommence.

Un schéma ironique, mais surtout parfaitement exact.

Le problème avec les victoires en matière de santé publique, c’est qu’elles deviennent invisibles. Qui a encore peur de la polio aujourd’hui ? Qui se souvient des plages fermées l’été, des piscines vidées, des enfants sous poumon d’acier ? Qui frémit encore en entendant le mot « diphtérie », ce croup qui étouffait les nourrissons dans leur berceau ? Qui connaît quelqu’un mort de la variole, de la rougeole, du tétanos ?

Pratiquement personne. Parce que les vaccins ont fait leur travail. Et le propre d’un travail bien fait consiste à se faire oublier. C’est ce que les promoteurs de la tribune Pasteur — publiée à l’occasion de la semaine de la vaccination et signée par 300 personnalités — appellent « le privilège ingrat des victoires silencieuses ». Quand les maladies disparaissent, leur souvenir s’efface avec elles. Et dans ce silence, d’autres voix s’engouffrent.

Le mauvais signal américain

Les États-Unis sont le laboratoire grandeur nature de ce qui advient quand la confiance vaccinale s’effondre. Un retour des maladies, confirmé par les données du CDC (Centers for Disease Control and Prevention).

L’Afrique, victime de la défiance américaine

J’approfondis

En 2025, les États-Unis ont enregistré plus de 2 200 cas de rougeole et trois décès, dont deux enfants. C’est la pire épidémie depuis 33 ans. La maladie a pourtant été officiellement éliminée du territoire américain en l’an 2000. Elle est simultanément de retour dans 25 États. Mais également au Canada, qui a officiellement perdu son statut de « pays sans rougeole » en novembre 2025, avec plus de 5 000 cas constatés. Même le Mexique est touché.

Mais la rougeole n’est pas seule. La coqueluche, que l’on croyait reléguée aux manuels de médecine ancienne, a explosé : 35 435 cas en 2024, contre 7 063 l’année précédente. Une multiplication par cinq en douze mois. En 2025, le rythme continu de cette augmentation laisse craindre que le record absolu depuis l’introduction du vaccin en 1948 ne soit battu. Les oreillons aussi reviennent sur les campus. Pire, en 2022, un homme du comté de Rockland, dans l’État de New York, a développé une paralysie due à un retour de cette polio disparue depuis 1979.

Comment en est-on arrivé là ? La réponse tient en un chiffre : 3,6 %. C’est le taux d’exemptions scolaires aux vaccins atteint en 2024-2025, un record absolu, contre 2,5 % en 2019. En cinq ans, la proportion de parents qui refusent de vacciner leurs enfants à l’école a quasiment doublé. Ces refus se concentrent dans les mêmes zones géographiques, créant des poches de non-immunité où il suffit d’un voyageur porteur d’un virus pour déclencher une épidémie en cascade.

La couverture vaccinale nationale américaine est tombée à 92,5 %. Le seuil minimum pour garantir l’immunité collective contre la rougeole, la plus contagieuse des maladies humaines, est de 95 %. On est en dessous. Et dans certains comtés, comme celui de Rockland pour la polio, on tombe à 60 %, avec les conséquences que l’on connaît.

RFK Jr. et la politique comme accélérateur de doute

Ce recul n’est pas spontané. Il a des causes, et des visages. Le Covid-19 a été un détonateur : les recommandations contradictoires, la communication chaotique des gouvernements, la vitesse inédite du développement des vaccins ARNm ont installé une méfiance durable dans des franges de population qui n’étaient pas antivax avant 2020. Aux États-Unis, 53,5 % des comtés ont vu leurs taux d’exemptions non médicales augmenter d’au moins 1 % entre 2020 et 2024.

Mais le phénomène a pris une dimension institutionnelle inédite depuis janvier 2025. Avec la nomination de Robert F. Kennedy Jr. au poste de secrétaire à la Santé de Donald Trump. Avocat, anciennement démocrate, il a fondé l’un des plus puissants lobbys antivax : Children’s Health Defense, en 2019. Depuis lors, les recommandations vaccinales fédérales ont été allégées. En juin 2025, Kennedy a licencié les 17 membres du Comité consultatif sur les pratiques d’immunisation du CDC, le comité qui détermine le calendrier vaccinal américain, pour les remplacer par des personnalités dont six seulement avaient une expertise réelle dans le domaine. En janvier 2026, le calendrier vaccinal infantile est passé de 17 à 11 maladies couvertes, sans vote formel du comité d’experts. L’American Medical Association a parlé d’enfants mis en position de « risque inutile ».

Le mythe du lien entre vaccin et autisme

J’approfondis

Les conséquences de cette politique sont déjà modélisées. Une étude publiée dans le JAMA prédit que si la couverture vaccinale baisse de 50 %, les États-Unis pourraient connaître 51,2 millions de cas de rougeole, 9,9 millions de rubéole et 4,3 millions de polio sur 25 ans. Soit 159 200 décès évitables.

La France n’est pas immunisée contre le doute

On pourrait se rassurer en pensant ce phénomène circonscrit à l’Amérique et ne nous concernant pas. Ce serait une erreur.

Dans notre pays, selon les données de Santé publique France, la proportion de Français « très favorables » à la vaccination est passée de 37,3 % en 2020 à 24,8 % en 2024. En quatre ans, la part de nos compatriotes les plus convaincus de l’utilité des vaccins a donc chuté d’un tiers. La proportion reste favorable dans l’ensemble, environ 80 % des Français se disant favorables à la vaccination en général, mais les antivax convaincus, minoritaires (2 à 3 % de la population), sont surreprésentés sur les réseaux sociaux, dont les algorithmes amplifient les contenus anxiogènes.

Le département des Alpes-de-Haute-Provence est désormais le moins vacciné de France métropolitaine. L’immunologue Alain Fischer, ancien « Monsieur Vaccin » du gouvernement, s’inquiète ouvertement de l’influence de la politique américaine sur le débat hexagonal.

En Italie, la donne a également déjà changé négativement depuis l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni. Et en Espagne, les mouvements antivax gagnent du terrain, prouvant qu’il s’agit aussi d’un phénomène européen.

Le paradoxe a une solution : rappeler ce qui a été évité

Face à ce nouveau danger, la tentation est grande de hausser le ton, d’agiter les statistiques comme des trophées, de traiter les hésitants de complotistes. C’est précisément ce que la tribune de l’Institut Pasteur évite habilement. Elle ne tance pas, elle rappelle. Elle ne condamne pas, mais raconte.

La solution tient peut-être dans cette méthode. Car le problème ne vient pas de la bêtise. Il prend sa source dans le fait que les maladies vaincues n’ont plus de visage, plus de nom, plus d’histoire. Pendant des siècles, chaque famille comptait un enfant mort de la diphtérie, une grand-mère défigurée par la variole, un voisin paralysé par la polio. Ces récits transmis de génération en génération étaient la mémoire immunitaire de la société. Or, cette mémoire s’est effacée en même temps que les maladies.

Il faut donc la reconstruire, en rendant visible ce qui ne l’est plus : les millions de personnes qui l’ignorent, mais rentrent chez elles le soir et embrassent leurs proches sans se douter de ce qu’elles doivent à un geste inventé il y a plus de deux cents ans.

Des initiatives allant dans ce sens existent déjà. Comme le projet European Vaccine Hub, lancé en mai 2025 par l’Institut Pasteur avec le soutien de l’Union européenne. Il vise à accélérer la réponse vaccinale face aux futures pandémies tout en restaurant la confiance du public. Des plateformes de communication grand public sont également en cours de développement dans plusieurs pays pour rendre les données vaccinales accessibles et interactives, comme le fait déjà Our World in Data, dont les graphiques permettent à n’importe quel citoyen de visualiser ce que la vaccination a évité, pays par pays, décennie par décennie.

Et puis il y a les soignants : médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, vétérinaires. La tribune de l’Institut Pasteur leur adresse un message direct : « Vous êtes, pour les patients, le visage de la confiance. Chaque vaccination administrée est un geste d’espoir. Chaque explication donnée est une victoire contre le doute. »

N’oublions pas…

Une vie sauvée toutes les huit secondes.

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What Google thinks you're worth | Proton

29 avril 2026 à 12:04
Proton a essayé d'estimer, en parcourant les enchères publicitaires, combien un utilisateur rapporte à Google. C'est bien sûr très variable selon les profils (un ado avec son smartphone rapporte moins qu'un cadre bien payé avec son ordinateur).
Attention, ces valeurs sont pour un utilisateur américain. On sait que les prix varient par pays.

TLDR:
- un utilisateur américain rapporte en moyenne 1605 dollars par an à Google en publicité.
- max : 17929 dollars (35-44 ans, état du Montana, PC, haut niveau de vie)
- min : 31 dollars (14-24 ans, état de l'Arkansas, Android, père, faible niveau de vie)
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