Vue normale

Reçu — 1 avril 2026 MiniMachines.net

Bon Flan : Les Amazon Fire TV Stick sont en promo ?

1 avril 2026 à 15:36

Fire TV Stick

Les Fire TV Stick sont des outils simples et parfaits pour épauler un matériel un peu en perte de vitesse. Si votre téléviseur date ou n’a plus toutes les compatibilités de streaming nécessaires pour regarder tous les contenus disponibles en ligne. Ces clés sont des moyens de retrouver un service à la hauteur. Le branchement est simple, on connecte la clé dans son projecteur ou son téléviseur directement sur un port HDMI ou grâce à une petite rallonge fournie.

On connecte ensuite le câble USB type-C à la clé et de l’autre côté soit directement à votre téléviseur s’il possède un port USB assez puissant, ou sinon au chargeur inclus. et on se retrouve avec une nouvelle télécommande en main qui prendra le contrôle de votre télévision. Quatre Stick sont disponibles en promo chez Amazon.

Le modèle de base, Fire Stick TV HD avec télécommande et capacités d’affichage en 1080P est proposé à 26.99€. C’est une solution super intéressante à utiliser en conjonction d’un vidéoprojecteur ou d’un écran de télé aux capacités de streaming inexistantes ou affreusement lentes. Il permettra de retrouver une interface moderne et des possibilités vidéo complètes avec une prise en charge des principaux services assurée et constante. Amazon Prime vidéo bien entendu, mais aussi Netflix, HBO Max, Apple TV+, Disney+, Canal+, M6+, Arte, Youtube, Twitch et bien d’autres. Si votre écran est limité à du FullHD, c’est une super solution de substitution. Il se connecte en HDMI et se contrôle à distance du bout des doigts ou avec des ordres vocaux. Ce modèle emploie du Wi-Fi5.

Voir l’offre sur Amazon

La version Amazon Fire TV Stick 4K Select est proposée à seulement 2 € de plus et proposera un contenu affiché en UltraHD. Il est parfaitement possible d’utiliser ce modèle en FullHD. Le module sans fil est toujours en Wi-Fi5. À noter que ce Wi-Fi5 est suffisant pour un usage UltraHD.

Voir l’offre sur Amazon

La solution Fire TV Stick 4K Plus rajoute à l’UltraHD une prise en charge Wi-Fi6, un signal HDR10+ et des gestions audio plus avancées avec un signal Atmos. Elle grimpe à 37.99€ et c’est la bonne solution si vous avez un système Home cinéma avec une myriade d’enceintes de tous les côtés. C’est le premier modèle a proposer du Picture in Picture d’un signal en direct incrusté.

Voir l’offre sur Amazon

Enfin, le Fire TV Stick 4K Max passe au Wi-Fi6E, double le stockage embarqué avec 16 Go contre 8 Go pour les précédents modèles. Il propose toujours un signal 4K, des formats audio avancés, du Picture in Picture et propose une télécommande plus complète. Il est vendu 47.99€ pour cette promo, il repassera à 79.99€ ensuite.

Voir l’offre sur Amazon

 

Le récapitulatif de l’offre Amazon Fire TV Stick

Bon Flan : Les Amazon Fire TV Stick sont en promo 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Vegas Pro et Sound Forge rachetés par Boris FX

1 avril 2026 à 14:56

J’ai été pendant longtemps un utilisateur du logiciel Sony Vegas, l’ancêtre de Vegas Pro. Pour la bonne raison qu’il était parfois offert avec des offres matérielles. Il permettait un montage simple et efficace qui collait parfaitement avec mes besoins d’alors. Sony assurant derrière un bon travail ergonomique et d’optimisation de son outil.

Vegas Pro

Vegas Pro

Puis, au fil des années j’ai fini par abandonner Sony Vegas. Ne voulant pas renouveler sa licence et découvrant, avec délice, les possibilités folles de l’excellent et gratuit logiciel DaVinci Resolve de Blackmagic. J’ai donc suivi de loin ses aventures avec une revente de Sony pour Magix Software. Et désormais de Magix vers Boris FX. Ce rachat se fait en compagnie d’autres logiciels comme Acid Pro et Sound Forge.

Boris FX propose désormais une large suite de solutions spécialisées dans les effets spéciaux, le montage, le son et la musique assistée par ordinateur. Vegas Pro rajoute une corde à son arc en restant dans son univers pour monter ses projets. Boris FX et Vegas Pro travaillent depuis longtemps main dans la main puisque les effets du premier étaient déjà compatibles avec les précédentes versions éditées par Magix.

Vegas Pro dans le creux de la vague ?

Si on peut désormais considérer Boris FX comme un concurrent de ses principaux partenaires que sont Adobe, Blackmagic et Avid sur le segment du montage vidéo, la marque explique qu’elle continuera de développer ses effets pour l’ensemble de son large écosystème. Vegas Pro est aujourd’hui proposé à 195€ ou 7.33€ par mois. Un prix intéressant mais qui ne fera probablement pas d’ombre à Premiere d’Abobe et encore moins à Resolve qui, encore une fois, est complet et gratuit dans sa version standard. Un logiciel suffisant pour la majorité du public. La version Studio, plus complète mais surtout destinée aux pros, est vendue 255€. Soit 10€ de moins que Vegas Pro Plus.

Si vous voulez essayer Vegas Pro, il est gratuit en mode démo et un cours en ligne de plus de 3 heures est proposé par Boris FX en allant sur cette page

Resolve 17 Studio : Blackmagic joue au Père Noël !

Vegas Pro et Sound Forge rachetés par Boris FX © MiniMachines.net. 2026

Plus de Twin Lake chez Intel, Wildcat Lake en approche

1 avril 2026 à 14:01

« Nous ne fabriquerons plus de MiniPC Twin Lake » me dit pour la seconde fois un fabricant en deux semaines. Je n’ai pas la possibilité de citer mes sources, mais deux parmi les plus grosses marques de MiniPC ont désormais le même discours. Il est impossible de mettre la main sur des puces Twin Lake en quantité suffisante pour lancer des productions massives de machines. Si les petites marques peuvent encore faire illusion pour le moment en trouvant de petites séries de puces, le stock disponible auprès des grossistes est quasiment épuisé. Intel ne livrerait plus du tout de processeurs Twin Lake.

On le sait déjà, les délais d’obtention des puces Intel comme AMD se sont rallongés. Désormais ce sont des gammes entières de processeurs qui semblent être annulées. Les puces Alder Lake-N lancées en 2023 avaient déjà quasiment été remplacées par les Twin Lake qui sont leur Refresh apparu deux ans plus tard en janvier 2025.

Alder lake-N et Twin Lake ont révolutionné l'entrée de gamme chez Intel

Alder lake-N et Twin Lake ont révolutionné l’entrée de gamme chez Intel

Ces Intel N150, N250, Core 3 N350 et N355 ont été au cœur d’une toute nouvelle gamme de minimachines d’un exceptionnel rapport qualité prix. Comme pour les Alder Lake N, elles ont permis de créer des centaines de références de MiniPC solides et efficaces, abordables et d’un excellent niveau de service. Elles ont malheureusement un énorme défaut : leur prix. Pour le fondeur il semble qu’il ne soit plus très rentable de continuer à proposer ces puces qui occupent des usines de fabrication de processeurs sous lithographie Intel 7. Usines qui sont donc capables de fabriquer des solutions beaucoup plus rentables en ce moment, comme des puces Xeon ou autres. Soit en continuant à proposer de l’Intel 7 comme avec des Xeons Sapphire Rapids sortis en 2024 et dont le prix de vente est astronomiquement plus élevé2. Soit en modifiant ses usines Intel 7 dédiées aux Twin Lake vers d’autres capacités de gravure.

Wildcat Lake

Wildcat Lake

Twin Lake est censé être remplacé par Wildcat Lake

On n’a toujours que peu d’infos sur la disponibilité du successeur du Twin Lake qui devrait être Wildcat Lake et dont je vous parlais en 2024. Ces puces sont censées utiliser le nœud de gravure Intel 18A et pourraient à nouveau redéfinir l’entrée de gamme avec un impact similaire à celui des N100 et consorts en Alder Lake-N. Leur architecture est plus moderne, elles sont plus efficaces, leur types de cœurs va changer et leur circuit graphique ferait encore un bond. On ne sait pas comment ni quand Intel va les proposer. Pas  d’infos non plus sur leur fourchette de prix, mais elles ont un potentiel énorme.

Des fuites récentes montrent de nouveaux détails sur les puces Wildcat Lake. Elles font état de plusieurs références qui gomment les notions d’entrée de gamme au profit des solutions Core 3, Core 5 et Core 7. Pas de panique, cela ne signifie pas forcément un saut de tarif obligatoire.

  TDP Cœurs Turbo P (GHz) Turbo LPE Fréquence base Coeurs GFX NPU Cache
Base / Turbo P / LPE 1 cœur / 2 cœurs 1-4 cœurs P / E Xe / Turbo TOPS L3
Core 7 360 15 W / 35 W 2 / 4 4.8 / 4.7 GHz 3.6 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.6 GHz 17 6 Mo
Core 7 350 15 W / 35 W 2 / 4 4.8 / 4.7 GHz 3.6 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.6 GHz 17 6 Mo
Core 5 330 15 W / 35 W 2 / 4 4.6 / 4.5 GHz 3.4 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.5 GHz 16 6 Mo
Core 5 320 15 W / 35 W 2 / 4 4.6 / 4.5 GHz 3.4 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.5 GHz 16 6 Mo
Core 5 315 15 W / 35 W 2 / 4 4.4 / 4.3 GHz 3.3 GHz 1.5 / 1.4 GHz 1 / 2.3 GHz 15 6 Mo
Core 3 304 15 W / 35 W 1 / 4 4.3 3.3 GHz 1.5 / 1.4 GHz 1 / 2.3 GHz 15 6 Mo

Certains responsables de grandes marques m’ont expliqué que les références Intel Nxxx étaient illisibles pour leur clientèle habituée au monde du « Core » étagé en 3, 5, 7 et 9. Il est donc possible qu’une puce comme le Core 3 304 soit positionnée pas très loin d’un processeur comme le N150 mais avec un autre nom. C’est une puce assez intéressante d’ailleurs. Elle propose un cœur Performances, 4 cœurs LPE dans des fréquences très correctes. Son cœur graphique Xe est cadencé bien au-delà des 1.35 GHz des puces Twin Lake les plus puissantes.

Le revers de la médaille est dans le TDP annoncé, la consommation de ces puces devrait être en hausse. Passant d’un TDP de 6W pour un N150 à 15W de base pour le Core 3 304. Ce tableau, non officiel, tiré du site Wccftech depuis une source sur Twitter n’a évidemment rien d’officiel. Mais cela pourrait dessiner l’approche de ces nouvelles puces.

Reste qu’entre ce qui peut être perçu comme un abandon de la part d’Intel du marché low-cost avec un Twin Lake qui semble en rupture et l’arrivée totalement floue des circuits censés les remplacer, il existe désormais un creux de vague assez inquiétant. En 2022, je vous parlais de la fin des Celeron et des Pentium chez Intel. Un enterrement sans fleurs ni couronne de puces qui avait fini par être détestées de tout le monde : clients comme intégrateurs. Aujourd’hui, on me parle de réintégrer des Pentium Gold 7505 « en attendant ». Il va falloir que cette attente soit courte, très courte. Car si pour certains pros ces puces seront suffisantes pour un usage totalement bureautique, c’est tout de même un sacré retour en arrière de ressortir des placards des processeurs de 2020, déclarés en fin de vie, uniquement compatibles avec de la mémoire DDR4 et n’ayant plus pour eux beaucoup d’avantages. Ce Pentium Gold est un double cœur à 15W qui affiche des performances de calcul très légèrement supérieures à un N150 en monocoeur sur 6 petits watts de TDP. Une puce qui est derrière en calcul multicoeur et qui embarque surtout un circuit graphique bien moins compétent.

Evidemment, cette annonce d’une fin des puces Twin Lake peut être très conjoncturelle et ce discours arranger certains fabricants de MiniPC. Notamment ceux qui, au contraire des marques « noname » doivent construire des gammes assez étoffées en quantités pour être rentables. Si les puces revenaient à être disponibles, la produciton de nouvelles machines reprendrait. En attendant, j’imagine que personne n’a envie de revenir à un Pentium ou un Celeron de son plein gré. Ni les consommateurs ni les fabricants.

Plus de Twin Lake chez Intel, Wildcat Lake en approche © MiniMachines.net. 2026

Khadas Mind : les modèles Panther Lake dans la tourmente

1 avril 2026 à 12:21

En janvier, Khadas Mind annonçait des évolutions techniques des centres nerveux de son écosystème avec un passage par la case Panther Lake. Aujourd’hui c’est un peu la douche froide. 

Non seulement les tarifs augmentent, mais deux modèles voient leur date de sortie repoussée. En cause, toujours la hausse des tarifs et, je suppose, les délais à rallonge que proposent désormais les fournisseurs de puces dont fait partie Intel. L’annonce fait mal, non seulement les prix déjà ambitieux de Khadas grimpent avec une note qui s’alourdit dans des proportions élevées mais les délais sont dorénavant beaucoup plus compliqués.

Khadas Mind

Khadas Mind Pro

La marque indique « absorber une partie de la hausse » en rognant sur ses propres marges, mais le total est tout de même élevé. Le Khadas Mind Pro sous Intel Core Ultra X7 avec 64 Go de mémoire vive grimpe ainsi de 300$. Son prix public bascule ainsi de 1999$ à 2299$… Hors Taxes. La version Intel Core Ultra X9 de l’engin équipée de 96 Go de mémoire vive ainsi que le modèle sous Core Ultra X7 avec 32 Go sont repoussés dans un futur incertain. Cela ressemble à du « damage control » ou la marque a poussé pour ne garder qu’une référence positionnée entre les trois modèles annoncés en termes de performances et de mémoire vive.

Évidemment l’explication est toujours la même. Une augmentation incroyable de la mémoire rend la version avec 96 Go de DDR5-9600 impossible à commercialiser. Aucune information concernant la version 32 Go n’est proposée mais je suppose que le nouveau prix de ce modèle et la marge réalisée dessus ne le rendent pas spécialement plus intéressant que la version 64 Go pour le constructeur comme pour le public. La marque argumente que la version Core Ultra X7 avec 64 Go de mémoire est le meilleur ratio entre performances et prix. 

C’est le genre de société qui a le plus à perdre de ces augmentations de prix. Khadas vit dans un écosystème particulier qui est une sorte de pari sur l’avenir. Depuis le début de son aventure avec le Mind, le constructeur cherche à proposer son propre univers de compatibilité avec des accessoires liés par un port propriétaire. En échange, ses machines proposent des fonctionnalités originales, une finition exemplaire et un bon niveau de performances. Le problème est que pour séduire, le prix de ce type de solution ne doit pas trop s’éloigner du reste du marché. Les acheteurs peuvent accepter un prix plus haut à performances égales si c’est compensé par autre chose. Mais si ce delta devient trop important, le pas aura bien du mal à être franchi. Ce qui amène des doutes concernant un enfermement dans cet écosystème. Est-ce que Khadas sera en mesure de le faire perdurer si la situation sur la mémoire vive, le stockage et les processeurs s’éternise ?

Source : Khadas

La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur

Khadas Mind : les modèles Panther Lake dans la tourmente © MiniMachines.net. 2026

Bigme HiBreak Plus : un smartphone sous E-Ink couleur

1 avril 2026 à 11:10

Un écran de 6.13 pouces Kaleido 3 qui propose 4096 couleurs avec une densité de 150 points par pouce contre 300 lorsqu’il affiche en niveaux de gris. C’est le genre de smartphone pas vraiment fait pour les contenus vidéo, la photo ou le jeu, mais idéal pour les grands consommateurs de contenus.

HiBreak Plus

HiBreak Plus

Le HiBreak Plus n’est pas pour autant à la traîne, notamment pour la lecture web. Avec un rafraîchissement de 52 images par seconde, il ne proposera pas le traitement classique d’un écran à cristaux liquides, mais permettra de faire défiler correctement les pages de vos sites ou vos documents. Pour de gros consommateurs de tableaux, de PDF, ou de ePub, la solution a donc du sens. La marque indique qu’il sera possible de regarder une vidéo avec cet appareil mais je doute que ce soit dans les « meilleures conditions possibles ». Autrement dit, regarder une vidéo de votre série préférée ne sera pas une bonne idée. Regarder un tuto technique vous expliquer comment monter un meuble sera parfaitement faisable. La face avant dispose en plus d’un éclairage frontal pour une lecture en conditions de faible luminosité.

HiBreak Plus

Reste qu’il s’agit d’un smartphone assez éloigné des standards actuels en termes de performances. Il s’agit d’une version « light » du BigMe HiBreak Pro dont nous parlions l’année dernière. Si l’écran passe à la couleur, le reste subit un rabotage assez conséquent. On passe de 8 à 4 Go de mémoire vive, de 256 à 64 Go de stockage. Pas de détails sur le SoC employé si ce n’est qu’il s’agit d’un huit cœurs, ce qui correspond à une majorité des puces ARM pour smartphone aujourd’hui. Le tout fonctionne sous Android 14 avec un accès au Google Play Store. L’authentification sera possible grâce à un bouton de démarrage proposant un lecteur d’empreintes digitales. La batterie reste solide avec un modèle de 4500 mAh qui devrait lui donner une autonomie confortable.

En façade, on retrouve un petit capteur photo non détaillé, sur la partie arrière un second de 20 mégapixels avec une LED Flash. Ce genre d’appareil n’est pas idéal pour la photo évidemment, mais ces capteurs peuvent s’avérer très utiles pour un usage documentaire. Photographier quelques pages d’un livre, un plan, une documentation technique et la transformer en document électronique s’avère souvent être une excellente ressource de terrain.

Un HiBreak Plus moins puissant mais beaucoup moins cher.

Le point intéressant de ce HiBreak Plus, c’est son tarif. Il démarre à 249$ en promo – 289$ avec son stylet et une pochette de protection – ce qui en fait peut-être un appareil idéal pour d’autres tâches que celle d’un smartphone classique. Avec un double lecteur SIM 4G, un GPS intégré, des capacités d’appel, bien entendu, et cet écran d’une lisibilité parfaite en extérieur. L’appareil est idéal pour des missions spécifiques. Il dispose même d’un stylet (optionnel et dont je ne connais pas le protocole) pour pouvoir prendre des notes ou faire ses propres gribouillages à l’écran. Capable de se transformer en GPS et en solution de documentation, de prendre des notes et de surfer. C’est une sorte de couteau suisse parfait pour certains métiers comme certains loisirs. La combinaison cartographie / photo / annotation semble rêvée autant pour l’ornithologue en goguette que l’archéologue en randonnée. C’est également le genre de gadget parfait pour des métiers de terrain qui se retrouvent face à une armoire technique sur le toit d’un immeuble ou un dédale de tuyaux dans sa cave.

Attention, il s’agit de prix hors taxes et l’expédition gratuite n’aura lieu qu’à partir du 20 avril depuis la Chine. Le paiement peut se faire via Paypal. Bigme propose en général ses produits sur Amazon. Le HiBreak Pro en niveau de gris y est vendu à 399.99€. Nul doute que ce Bigme HiBreak Plus y apparaîtra dans quelques semaines.

Si vous voulez voir ce que donne un écran E-Ink Bigme en action, le modèle en niveaux de gris a été présenté dans ce billet de l’année dernière.

Le smartphone E-Ink Bigme HiBreak Pro en action

Bigme HiBreak Plus : un smartphone sous E-Ink couleur © MiniMachines.net. 2026

Mettez à jour votre Gigabyte Control Center immédiatement

1 avril 2026 à 07:09

Si vous possédez un portable, une carte graphique, un SSD, une souris, un ventilateur, un écran, un SSD, un casque ou une carte mère de la marque et que vous employez le logiciel Gigabyte Control Center, il est impératif de réaliser une mise à jour immédiate de celui-ci.

Le constructeur indique avoir repéré une vulnérabilité importante dans son application qui peut mener des attaquants extérieurs à prendre les droits de la machine et à y exécuter du code. Ce qui peut aboutir à divers types d’attaques qui vont du ransomware à la destruction de vos données en passant par une écoute de tout ce qui transite sur votre PC.

Gigabyte Control Center

Le Gigabyte Control Center est un outil comme il en existe des dizaines chez les constructeurs. Il s’agit d’une sorte de tour de contrôle qui va, sous Windows, permettre de régler différents éléments de votre matériel .Des profils de puissance, de gestion de batterie et de refroidissement par exemple, la gestion des éventuelles LEDs RGB, les mises à jour de pilotes et de BIOS et tous les éléments propres à votre machine comme la gestion de la spatialisation audio ou du Wi-Fi. En général, ce type de logiciel est implémenté d’origine par le fabricant pour ses machines complètes sous Windows. ou proposé dans la liste des pilotes pour les cartes mères. Ce n’est pas forcément un élément indispensable, mais il permet de gérer finement votre autonomie de batterie ou le bruit généré par un ventilateur en mode basse consommation.

Gigabyte Control Center

Les versions 25.07.21.01 et plus anciennes de cet outil sont affectées par un défaut de sécurité important. Une fonction du logiciel offre la possibilité de se connecter avec d’autres appareils sur un réseau. Cette fonction ouvre la porte à des attaquants non authentifiés qui vont pouvoir écrire à distance sur le système concerné. En clair, l’application offre les clés d’un contrôle total de la machine sur laquelle elle est installée. Cette vulnérabilité identifiée sous le code CVE-2026-4415 a été révélée par le chercheur en sécurité David Sprüngli de la société SilentGrid. Elle est jugée comme critique avec un score de dangerosité de 9.2 sur 10. 

La mise à jour de Gigabyte Control Center est indispensable

La meilleure chose à faire est donc de télécharger la dernière version du Gigabyte Control Center pour réparer le problème. Je sais par expérience que beaucoup de ces applications systèmes ne sont pas ou presque jamais mises à jour par les utilisateurs. Elles font « partie des meubles » après l’installation de Windows et on les oublie. Il est pourtant souvent nécessaire de procéder à un dépoussiérage régulier des versions de ces outils et surtout de ne pas cocher les options de fin d’alerte de mise à jour. Avec beaucoup de droits sur les systèmes, ces outils sont forcément des cibles privilégiées des attaquants. Il n’y a pas de raisons de paniquer mais maintenant que la faille est dévoilée, il est absolument nécessaire de prendre vos précautions et de procéder à une mise à jour. Un simple téléchargement réglera le problème.

Que vous ayez une machine Gigabyte, Asus, Acer, MSI, HP, Dell, Lenovo ou que sais-je encore. Si vous employez des logiciels de ce type, pensez à réaliser une petite recherche de mise à jour. Et si vous ne les utilisez jamais, regardez tout de même s’ils ne se lancent pas au démarrage de votre session Windows3. Vous pourriez être surpris.

Si vous ne vous en servez réellement pas, il est possible que l’outil fasse tout de même quelque chose pour vous. dans tous les cas, s’il est présent sur votre système, vous savez ce que vous devez faire.

Source : Bleepingcomputers et Gigabyte

Mettez à jour votre Gigabyte Control Center immédiatement © MiniMachines.net. 2026

NES-SY2.0 : Love Hultén rend un hommage à Nintendo

1 avril 2026 à 06:35

Le NES-SY2.0 est une nouvelle construction du designer Suédois Love Hultén. Reprenant la forme globale d’une NES géante, elle cache un double appareil assez classique de son univers.

Au fil des années, nous avons pu découvrir de nombreuses créations d’Hultén avec toujours un souci du détail très prononcé et un goût marqué pour les appareils capables de produire du son. au fil des ans, à mesure qu’il gagnait en notoriété, en expérience et en moyens, ses drôles de machines se sont transformées en véritables tours de force.

NES-SY2.0 par Love Hultén

NES-SY2.0 par Love Hultén

Le NES-SY2.0 fait partie de ces nouvelles productions qui ont dépassé le simple côté parfois un peu gadget pour se transformer en véritables sculptures. L’objet ressemble à un coffre en forme de NES mais, une fois ouvert, sa partie avant se déploie pour révéler un clavier de synthétiseur à la manière dont les premiers ordinateurs portables proposaient de quoi pianoter du texte. La charnière qui fait la liaison entre cette partie avant et le reste de la machine relève cette dernière. Cela permet de mieux voir son petit écran ainsi qu’une série de boutons en façade.

NES-SY2.0 par Love Hultén

NES-SY2.0 par Love Hultén

Le NES-SY2.0 s’inspire largement de la culture électronique

On retrouve sur cette NES-SY2.0 des couleurs qui font également référence à la console. Les petits boutons rouges rappellent ceux des joysticks de la marque. Les gris sont du même ton que le plastique de Nintendo. L’inspiration est évidente. 

L’objet se comporte avant tout comme un synthétiseur avec un côté très « Moog » lié à la présence de nombreux potentiomètres pour faire varier les ondes sonores. L’écran reflète en partie les choix de cette structure en adaptant des formes géométriques aux différentes ondes que la machine génère.

NES-SY2.0 par Love Hultén

NES-SY2.0 par Love Hultén

Sur la droite de l’appareil, on découvre des ports qui vont permettre de brancher des manettes de jeu. Le NES-SY2.0 permet en effet de faire tourner des titres Nintendo depuis, apparemment, les cartouches originelles qui sont enfichées dans un lecteur en façade.  Comme d’habitude, le résultat est assez impressionnant. 

NES-SY37 par Love Hultén

NES-SY37 par Love Hultén

Ce n’est pas la première fois que Hultèn rend hommage à Nintendo. Le designer avait déjà produit le NES-SY37 qui proposait le même concept mais dans un format légèrement différent. Nous avons croisé également, au fil des années, de nombreuses créations originales de sa part. Même si cela ne fait qu’effleurer l’étendue de son univers.

NES-SY2.0 : Love Hultén rend un hommage à Nintendo © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 31 mars 2026 MiniMachines.net

Minisforum M1 Lite : un Barebone sous Core Ultra 5 125U

31 mars 2026 à 16:47

Le Minisforum M1 Lite ressemble à une branche de réalité alternative qu’on n’aurait jamais aimé parcourir. On aurait préféré l’autre branche, celle où la mémoire vive et le stockage n’auraient pas explosé. Celle où les constructeurs auraient pu continuer à proposer des machines complètes à un prix raisonnable. Malheureusement, notre destin s’est trompé de chemin et nous voilà face à un Barebone.

Minisforum M1 Lite

Minisforum M1 Lite

Le Minisforum M1 Lite est annoncé en deux déclinaisons sur le site français de la marque. Le premier est à 329€, il s’agit d’un engin assez classique dans son format. Equipé d’un Core Ultra 5 125U, il est donc livré sans mémoire vive, sans stockage et donc, sans système d’exploitation. Une version complète avec 16 Go de DDR5 double canal, 512 Go de stockage et une licence de Windows 11 Pro, est proposée à… 659€. On double donc quasiment le prix de la machine. Pour vous donner une idée, une option de ce type il y a un an, pour passer d’une machine au format Barebone à un engin en 16/512 Go avec Windows, était souvent facturée moins de 120€ chez une marque comme Minisforum.

Le constructeur sait pertinemment que proposer le Minisforum M1 Lite uniquement en version classique, prêt à l’emploi, ne générerait pas suffisamment de ventes. Pour amortir son design, il a donc décidé de proposer un modèle nu afin que chacun puisse l’équiper au mieux de ses besoins. Ce n’est pas nouveau, de nombreux constructeurs font ça depuis des années. Mais la tendance va grandement s’accentuer dans les mois à venir.

Le Minisforum M1 Lite s’architecture donc autour d’un Core Ultra 5 125U. une puce Meteor Lake mobile lancée à la fin de l’année 2023 et gravée en Intel 4. C’est une puce intéressante dans sa construction avec 2 cœurs Performance, 8 cœurs Efficients et 2 cœurs LPE pour un total de 12 cœurs et de 14 Threads puisque seuls les cœurs P le proposent. Leur fréquence Turbo peut atteindre 4.3 GHz quand, à l’autre bout du spectre, les cœurs à basse consommation peuvent atteindre 700 MHz. La puce tourne entre 15 Watts de TDP avec un mode Turbo de 57 Watts, offre 12 Mo de Smart Cache et embarque un circuit graphique Intel proposant 4 cœurs Xe à 1.85 GHz. 

 

Cela donne une puce solide, capable de la très grande majorité des usages avec un recul confortable de puissance. Il faudra évidemment l’accompagner de suffisamment de mémoire vive pour en tirer toute la puissance. Avec deux slots SODIMM pilotant jusqu’à 96 Go de mémoire vive en DDR5-5600, la minimachine proposera de quoi respirer à de nombreux programmes. Avec 16 à 32 Go de mémoire, cet engin pourra venir à bout de tout type de travaux bureautique, de programmation, de retouche d’image, de modélisation 3D, de montage vidéo et autres travaux musicaux. Le seul bémol sera comme toujours le jeu vidéo, même si les cœurs Xe de la puce Intel se débrouillent fort admirablement sur beaucoup de titres.

En FullHD avec des détails sur des configurations de graphismes allant de moyen à haut, la puce graphique se débrouille très bien pour peu que 16 Go de mémoire soient disponibles 4. Un Fortnite titrera 80 ips en moyenne. Toujours en FullHD, un jeu comme Rocket League tous détails activés, proposera de 70 à 90 ips. Le jeu de course GRID Legends dans les mêmes conditions tournera à 60 ips de manière stable. DOTA 2 en 1080P et détails haut restera au-dessus de 70 ips. Counter Strike 2 frôle les 100 ips. Forza Horizon 5 tournera entre 45 et 50 ips en 1080P et dépassera les 60-65 ips avec certains détails réglés sur bas. Fallout 4 en détails élevés et en FullHD tremble à atteindre les 30 images par seconde en extérieur. Il passe à 60 ips en intérieur. En dégradant certains postes, le jeu arrive à rester sur un 40 ips stable en extérieur. Rise of the Tomb Raider en 1080P et High dépasse toujours les 30 ips même dans les scènes complexes. Même chose pour un Witcher III qui se comporte de manière satisfaisante. GTA V, qui commence à prendre de l’âge, tourne très correctement en 1080P et détails haut avec un framerate au-dessus de 60 ips. 

Des titres plus gourmands peuvent devenir jouables mais avec de grosses concessions graphiques. Trop pour que cela ait du sens. Cyberpunk 2077, par exemple, demande une telle dégradation de qualité pour atteindre péniblement 50 ips en 720P que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Pour le jeu, il faut prendre le Minisforum M1 Lite pour ce qu’il est, un MiniPC débrouillard sur des titres assez anciens et qui apportera du confort en jeu moyennant quelques concessions. Ce n’est clairement pas sa destination mais il saura remplir ce rôle sans trop de problème à condition de ne pas trop lui en demander. Ce MiniPC pourra lancer des jeux mais n’est pas pensé pour être une machine de jeu, dans cette optique seule, ce serait un mauvais investissement.

Pour la partie stockage, on retrouve simplement deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 assez classiques. De quoi monter facilement un stockage suffisant pour la majorité des usages. L’accès aux composants se fera sous le châssis avec une plaque amovible permettant de découvrir l’ensemble des composants. La carte réseau, également montée en M.2 au format 2230 pourra évoluer même si la solution Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 semble suffisante. 

Le refroidissement est double avec un premier module pour dissiper la chaleur des composants secondaires que sont la mémoire et le stockage. Et une ventilation de base pour évacuer la chaleur du processeur. Celle-ci est classique avec un jeu d’ailettes qui vont être traversées par un flux d’air frais aspiré de l’extérieur. La chaleur sera collectée au niveau du processeur par un caloduc qui la transportera vers cette surface d’échange. Le positionnement de la carte mère permet une large prise d’air par les deux côtés de l’engin et un rejet vers l’arrière, au-dessus de sa connectique.  Minisforum indique une ventilation 5000 tours que l’on adapte au niveau de puissance désiré. Le BIOS de la machine permettant de pousser le processeur de 15 à 35 W de TDP. Dans ces conditions, l’engin n’atteint pas 45 dB. En mode plus calme et moins performant, il devrait être plus silencieux.

La connectique est sobre mais complète avec sur la face avant un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un bouton de démarrage avec une LED témoin d’activité et l’accès à un bouton Reset en plus d’un petit micro basique.

Sur la partie arrière, on note deux ports USB 2.0 Type-A, un USB4, deux sorties vidéo en HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4 et un Ethernet 2.5 Gigabit sous Intel i226-V. Le tout est alimenté par un boitier externe en 19V au format jack très classique. L’USB4 propose un signal DisplayPort mais également une alimentation en entrée (65W) et en sortie (15W). Au final, le MiniPC pourra piloter trois affichages en UltraHD simultanément.

Le tout entre dans un châssis de 13 cm de large pour 12.6 cm de profondeur et 5.04 cm d’épaisseur et de 600 grammes. La coque n’est pas détaillée et il est difficile de savoir s’il s’agit de plastique ou d’aluminium. Dans le premier cas, la partie extérieure serait montée sur un châssis en acier. Je penche pour une coque plastique avec une seconde peau métallique et le positionnement des antennes Wi-Fi entre les deux. Un support VESA livré avec la machine permettra de le fixer au dois d’un écran ou sur un meuble assez facilement. 

Proposé à 329€ en Barebone, le Minisforum M1 Lite n’a de sens que si vous avez un peu de mémoire vive DDR5 et un SSD dans vos placards. L’achat d’un appareil complet apparaît délicat au double du prix. Si vous êtes à la recherche d’un PC classique, cela peut avoir du sens. Le stock des commandes sera expédié d’ici quelques jours de Hong-Kong et transitera d’abord via un entrepôt local de la marque avant d’être distribué dans toute l’Europe.

Voir l’offre sur Minisforum

 

Minisforum M1 Lite : Format Barebone
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ garantie 2 ans
+ larges évolutions techniques possibles
+ performances très correctes
+ accès simple aux composants
+ connectique USB4

– format Barebone
– SAV et support en Europe
– audible en calculs lourds (45 Db)
– Boîtier en plastique ?

 

Minisforum M1 Lite : un Barebone sous Core Ultra 5 125U © MiniMachines.net. 2026

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu’une baisse

31 mars 2026 à 11:42

Si vous avez été attentifs aux prix sur les mois de février et mars, le marché est arrivé à une certaine stabilisation de la mémoire vive. Le prix des références les plus classiques semble ne plus trop bouger. Certains types de mémoire ont reculé, d’autres n’ont pas augmenté. Le site 3DCenter annonce une moyenne de prix inchangée ces derniers mois. Ce qui fait dire à certains que la mémoire est en baisse.

C’est peut être faire preuve d’un peu d’optimisme. Si une stabilisation de la mémoire vive est nette, déclarer des prix en baisse c’est aller un peu vite en besogne. D’abord 3DCenter analyse uniquement les tarifs des revendeurs en Allemagne, ce qui n’est pas du tout une analyse générale du secteur. Les revendeurs allemands sont, comme nous, un petit marché sur la planète mémoire vive.

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu'une baisse

Et surtout, si on regarde le tableau des prix mis en avant, on se rend compte qu’il s’agit plus d’une correction de tarifs qu’autre chose. Ici la baisse la plus spectaculaire est un -15% sur le kit de 2×32 Go de DDR5/6000. Soit un des kits les plus haut de gamme du tableau et surtout un kit qui est passé de 158€ à 596€ entre juillet et mars… Le reste des baisses est situé entre -2 et -5%, des chiffres qui sont compen,sés par des +5, +7 et mêm +17% sur d’autres modules.

Cela peut se traduire facilement. Les revendeurs allemands ont augmenté leurs prix autant que possible jusqu’à un maximum et, quand un ralentissement trop net des achats s’est fait sentir, ils ont juste réduit la voilure et ajusté légèrement leurs prix. Il arrive toujours un moment où le public bloque, même lorsqu’il n’a pas vraiment le choix. Le problème lorsque le public boude une référence de ce type, c’est que vous avez des milliers et des milliers d’euros qui dorment sur une étagère. La réaction classique est donc de baisser les prix pour que le stock bouge et que vous retrouviez des liquidités.

En agrégeant les prix de différents revendeurs, on ne peut pas obtenir de tendance. Certains ont peut-être fait des promotions, d’autres mis en avant un kit de mémoire noname particulier qui est, ici, mis dans le même panier qu’un kit haut de gamme. L’évolution des tarifs est donc à prendre avec des pincettes.

+0.1% des prix ce n’est pas une baisse, c’est une stabilisation de la mémoire vive

On remarque également que la hausse continue encore sur les références les plus vendues du marché. Les barrettes de DDR5-5600 ont encore gagné 10% Les 16 Go ont soit perdu 2% pour la 5600, soit gagné 3% sur la 6400. Le kit le plus populaire à l’été 2025, soit le 2 x 16 Go de DDR5 est quasi stable. Au final, le tableau ne dit absolument pas que la mémoire baisse mais qu’une stabilisation de la mémoire vive semble être atteinte au global avec une toute petite hausse de 0.1%. Un équilibre qui se fait après une hausse moyenne de 440% par rapport aux prix de juillet 2025.

Il y a énormément de biais possibles dans les relevés de prix des revendeurs. Le marché des pièces détachées est un mauvais témoin des tendances de tarifs. Ce que je crois comprendre de ce tableau est assez simple. Si cela s’est passé comme en France, les revendeurs comme les grossistes et les marques ont tous tendu le fil pour essayer de monter les prix au maximum parce que les marques augmentaient sans cesse les leurs tout en baissant les disponibilités. Les grossistes en amont ont donc proposé des prix de plus en plus élevés et les revendeurs ont suivi. Affichant à leur tour ces tarifs à leurs clients. Semaine après semaine, la mémoire a ainsi augmenté pour tous ceux qui n’avaient pas de contrat spécifique, ce qui concerne probablement la grande majorité des distributeurs.

Les revendeurs n’ont pas vraiment d’autres choix que d’accepter ces hausses car, sans mémoire, ils ne peuvent plus monter de machines. Ce qui est souvent une grosse partie de leur activité. Et pour éviter de se faire dépouiller de leur mémoire vive en pièces détachées sur leur catalogue, certains ont augmenté encore plus haut la mémoire vive sur leur catalogue de manière à ce qu’elle ne soit pas accessible sans débourser une fortune. Ce qui permet de vendre des configurations apparemment moins chères ensuite au global.

Mais il arrive toujours un moment où même cette stratégie ne tient plus la route. Le tarif demandé atteint un point que personne ne veut plus franchir et les ventes s’écroulent totalement. Il faut alors rectifier le tir. C’est pour cela que l’on voit des prix en légère baisse. Soit parce qu’un autre revendeur a mis la main sur un stock moins onéreux, ce qui stoppe la hausse, soit parce que les références en stock ne partent plus du tout.

Il est possible, enfin, qu’en l’absence de tout stock, certains revendeurs jouent à la guerre des faux prix. Loin d’une stabilisation de la mémoire vive, c’est une pratique classique qui permet de mettre des bâtons dans les roues de la concurrence. Quand vous n’avez plus de visibilité à court ou moyen terme sur un produit, vous le passez en « indisponible » et vous le baissez de manière importante tout en demandant aux clients de laisser un e-mail pour être prévenus en cas de retour de stock. Cela permet de « bloquer » les ventes des concurrents et d’être présent sur les listings des sites de comparaison de tarifs. Problème, cela fausse aussi toute la mécanique d’analyse de ce genre de relevé.

Le site PCPartPicker fait le même travail de remontée des prix sur les revendeurs US. On remarque également une stabilisation de la mémoire vive ces dernières semaines sur quelques références et une hausse continue sur d’autres. Ainsi le kit hyper standard et toujours demandé de 2 x 8 Go de DDR4-3200 gagne encore quelques points entre janvier et mars. Les autres références de DDR4 sont majoritairement sur une hausse début janvier puis une stagnation voire un très léger décrochage.

Sur la DDR5, le kit classique de 2 x 16Go est également très stable après une dernière grosse phase de hausse à la mi-janvier. Les autres références suivent la même tendance, à la différence notable du kit de 2×32 Go de DDR5-5600 qui semble décroître après une même augmentation jusqu’à début février.

Il s’agit là encore d’un décrochage lié, à mon sens, plus à une autocorrection que les revendeurs se sont appliquée eux-mêmes après une dernière phase de gourmandise tarifaire. À partir d’un certain prix et peut-être face également à une certaine conjecture économico-politique, les prix ont été jugés trop élevés.

Ces kits en baisse sont toujours des solutions haut de gamme en 2 x 32 Go de DDR5. En Allemagne sur la DDR5-6000, aux US sur la DDR5-5600. Qui achète 64 Go de mémoire vive aujourd’hui ? Des kits à 700€ en Europe et 900$ aux US ? Ce sont les pros. C’est sur ces références, en général très liées à un usage intensif des machines, que les prix décrochent. S’agit-il vraiment d’un retournement de marché ou plutôt que la situation globale actuelle donne moins envie aux pros de renouveler leur parc ou de s’équiper ?

La raréfaction des pièces disponibles a également tendance à figer les prix. Quand un revendeur n’a pas de visibilité précise sur ses disponibilités, il va augmenter son prix de vente pour se « couvrir ». Et les relevés peuvent donc partir à la hausse. Quand il reçoit enfin les pièces commandées, il réajuste son tarif vers un prix plus logique, ce qui fait baisser le relevé qui avait été gonflé artificiellement. Avec des disponibilités de plus en plus compliquées, les relevés jouent ainsi au yoyo ces dernières semaines.

La stabilisation de la mémoire vive se voit nettement en amont

Si on regarde en amont des revendeurs, en examinant le prix des modules de mémoire vive sur le marché avant qu’ils ne soient intégrés dans des barrettes de mémoire vive, la tendance est également à une certaine stabilité ces dernières semaines. Je n’ai pas le droit de vous partager les graphes de DRAMeXchange mais sur les modules mémoire chez Samsung et SK Hynix c’est très net.

Je pense que nous avons atteint le point haut de ce que les datacenters IA ont accepté de payer. Et cela se voit nettement sur les références en baisse. Les barrettes de mémoire les plus denses en quantité, celles les plus prisées par les serveurs, vont à la baisse car les prix ont dû dépasser un certain seuil qui correspondait à ce qu’acceptaient de payer les géants de l’IA. Les barrettes plus classiques, destinées au marché grand public, continuent de monter parce que les chaines tournent en continu pour fabriquer les modèles les plus demandés en densité.

Parler d’une baisse me parait donc inapproprié, on est dans une phase de correction et je doute qu’elle se poursuive sans de meilleures mauvaises nouvelles contre les géants de l’intelligence artificielle. Les évènements actuels en Iran pouvant à tout moment impacter à nouveau à la hausse l’ensemble des composants.

Google TurboQuant ou l’espoir d’être sauvé par ceux qui ont tout déréglé

Vous avez sans doute vu passer des articles concernant Google Research qui a annoncé un algorithme miracle baptisé TurboQuant. Ce nouveau venu est lancé avec un objectif en tête, mieux compresser la mémoire vive nécessaire aux IA pour garder leur cohérence. Cet algorithme n’a qu’un seul travail, augmenter les capacités de compression des données en mémoire pour les modèles d’IA. Avec l’idée d’avoir besoin de moins de RAM pour faire tourner des modèles gourmands tout en gardant la même précision d’exécution. 

La raison pour laquelle les centres de données des acteurs majeurs de l’IA mondiale sont si voraces en mémoire vive est simple. Elle tient en deux éléments. Pour que leurs modèles soient le plus efficaces, il faut que leurs processeurs puissent accéder le plus rapidement possible à leurs modèles de données. Passer par un stockage classique, même en SSD, est souvent trop lent. L’idéal est d’agglomérer suffisamment de gigaoctets de mémoire vive pour piloter la totalité du modèle déployé. C’est pour cela que les différents LLM sont en général proposés avec des « poids » différents. Avec DeepSeek par exemple, on peut télécharger un modèle avec 7 milliards de paramètres et un autre de 67 milliards de paramètres. La mémoire nécessaire pour les deux modèles n’est pas du tout la même.

Mais l’autre élément important est la mémoire de « session ». Un espace de mémoire temporaire qui sert à agglomérer les questions et réponses d’un sujet posé. Histoire de ne pas trop tout mélanger au fur et aà mesure de l’avancée d’une session. Si vous engagez une IA pour la questionner sur un sujet, vous comptez sur le fait qu’elle restera focalisée sur celui-ci quand la conversation avance.

La promesse de TurboQuant est donc de réduire l’impact de cette seconde mémoire de session tout en augmentant la performance d’accès. C’est énorme mais cela ne touche en rien au besoin fondamental de la mémoire centrale qui va charger le LLM de base. L’annonce a évidemment fait grand bruit parce qu’en théorie, un serveur aurait besoin de moins de RAM pour un meilleur résultat avec le « simple ajout » de TurboQuant dans l’équation. Cela pourrait changer la donne et ralentir les besoins des centres d’IA  sur le marché. Avec, comme espoir, une baisse tendancielle des tarifs pour tout le monde, y compris les entreprises classiques et les particuliers.

En pratique, je doute. TurboQuant va probablement changer certaines choses et modifier le comportement des centres IA qui seront compatibles avec cette technologie. Mais un retour de bâton est également possible. Si cela amène une stabilisation de la mémoire vive, cela n’entrainera pas de baisse et surtout, cela pourrait impacter fortement les marchés des processeurs, des circuits graphiques, du stockage et même de la mémoire à nouveau.

Ce type de « techno solutionnisme » a toujours un revers d’optimisation. Que va faire un centre de données avec une mémoire de session mieux compressée ? Réduire ses investissements ou augmenter ses capacités de calcul ? Vous savez probablement que la course en avant menée par les différentes IA actuellement en compétition est assez classique. Le but est d’être le premier pour rafler la mise et obtenir une situation de quasi-monopole. Seul moyen de dégager une rentabilité à terme. Ralentir ne fait donc pas partie du vocabulaire de ces entreprises et tout ce que ce nouvel algorithme de compression va faire est de leur donner envie d’investir encore plus. Si la mémoire de session est divisée par six, alors autant coller plus de processeurs pour augmenter la capacité de calcul et remplir l’espace libéré par TurboQuant. Histoire de tirer un avantage concurrentiel immédiat face aux autres IA.

Ces entreprises ont sécurisé des téraoctets de mémoire vive au prix fort et ont désormais la possibilité d’y accoler plus de stockage et de processeurs, mon humble avis est que c’est ce qu’elles vont faire. Non pas chercher à réduire la voilure en consommant moins de mémoire vive de session mais bien augmenter celle-ci en déployant plus de serveurs. Et qui dit plus de sessions et de serveurs dit également plus de besoins en mémoire globale…

Les autres sujets de Minimachines autour de la crise de la mémoire vive.

En illustration, un kit de mémoire vive de 2 x 64 Go de DDR5-8000 G.Skill Trident Z5 Royal NEO  avec une finition dorée et de faux cristaux illuminés de LEDS RGB…

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu’une baisse © MiniMachines.net. 2026

ETOE présente un kit d’émission vidéo FullHD sans fil (MAJ)

1 avril 2026 à 10:24

Mise à jour : Nouveau code ajouté. voir en fin de billet.

L’idée est toujours assez simple. On branche l’émetteur ETOE sur une sortie USB Type-C avec DisplayPort d’un côté, on connecte le récepteur de l’autre sur un port HDMI et le signal transite d’un poste à l’autre, sans aucun fil.

ETOE met en avant son produit pour tout type d’usages, du smartphone au portable en passant par certaines caméras qui diffusent nativement du DisplayPort. Mais on se doute que l’idée qui trotte derrière la tête de la marque est de proposer une solution sans fil pour ses propres projecteurs. Avec ce petit appareil, il est possible de diffuser un signal d’un MiniPC ou un portable très simplement vers un écran de télé, un écran de PC ou un vidéoprojecteur. Et cela sans avoir besoin d’aucun câble HDMI. 

L’émetteur s’autoalimente via son port USB Type-C. Le récepteur a besoin de son côté d’une alimentation séparée, en USB Type-C, qui peut être sur secteur ou sur batterie. On peut donc raisonnablement penser que la prise qui servira à alimenter le vidéoprojecteur ou l’écran avec une entrée HDMI pourra également alimenter le boîtier. S’il s’agit d’un montage spécifique, type plafond, le recours à une batterie peut être une solution alternative.

Le transfert du signal prend en charge le son et l’image avec du FullHD. La marque indique un comportement sans ralentissement ni désynchronisation du son. Je ne sais pas dans quelle mesure cela permettrait de jouer sans latence visible, mais le signal d’un film semble en tout cas bien géré. Les formats Miracast et AirPlay sont également pris en charge nativement.

A noter que l’adaptateur ETOE ne se base pas sur le Wi-Fi mais sur un protocole direct, il est donc utilisable en environnement éloigné de tout signal Wi-Fi ou dans un lieu dans lequel vous n’avez pas accès au réseau. Le constructeur indique une portée élevée de 50 mètres. Je doute que cela soit possible en conditions classiques. Je pense que le moindre bout de mur en béton doit largement altérer la transmission. Si l’appareil peut transmettre sur 10 ou 15 mètres en intérieur, ce sera, je pense, le bout du monde.

ETOE

Le système peut transmettre un signal vidéo en UltraHD mais il sera automatiquement adapté en FullHD au moment de la projection. La puce intégrée fera ce travail de transcodage nativement avant la diffusion vers le récepteur de telle sorte qu’il ne sera pas nécessaire de préparer ses fichiers. Le seul travail effectué par la machine émettrice est de diriger le flux vers la sortie USB Type-C / DisplayPort qui est identifiée comme un affichage classique. Pas de réglages ni de pilote, le simple branchement des appareils sera nécessaire.

J’ai trouvé le dispositif intéressant, je vais essayer d’en avoir un en test. L’idée d’avoir une prise HDMI facile d’emploi avec un récepteur qui reste fixé sur un écran ou un projecteur peut être pratique dans de multiples scénarios. Aussi bien pour une entreprise que chez des particuliers. Si la qualité de la transmission est au rendez-vous, cela ferait de cet appareil un allié sympathique autant pour les salons multimédia qui se battent avec des câbles HDMI que pour les salles de réunion.

C’est aussi une solution pour que les « soirées cinéma » rendues populaires par les vidéoprojecteurs mobiles apparus ces dernières années, ne se transforment plus en une installation de câbles partant dans tous les sens. Pas besoin de faire courir un HDMI d’un poste vers le projecteur par-dessus la table basse ou derrière le canapé. Ici on est en sans fil léger et pratique.

L’adaptateur ETOE est en vente sur Geekbuying à 59.99€ depuis son stock en Pologne. La livraison est gratuite et le code NNNPFG permet de baisser son prix de 10€. Cela peut en faire un produit intéressant pour certains scénarios d’usages. Je vais essayer d’en tester un rapidement.

Voir l’offre sur Geekbuying

ETOE présente un kit d’émission vidéo FullHD sans fil (MAJ) © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 30 mars 2026 MiniMachines.net

GMKtec EVO-T2 : Un MiniPC Core Ultra X9 388H au CES 2026 (Dispo)

30 mars 2026 à 16:22

Mise à jour du 30/03/2026 : Le GMK EVO-T52 est désormais disponible sur le site Européen de la marque. Le tarif picote un peu puisque la version Core X7 358H avec 64 Go de mémoire vive et 1 To de stockage est proposée à 1649.99€. Total que vous pourrez diminuer de 60€ pour un prix final de 1589.99€ avec le code EVOT260. Une prome limitée à 20 unités seulement… Premiers arrivés, premiers servis.

Voir l’offre sur GMKtec.de

Billet d’origine du 8/01/2026 : Le constructeur profite du CES 2026 pour annoncer le GMKtec EVO-T2, un MiniPC qui ne change pas trop sur la forme mais plutôt sur le fond. 

Pour faire des économies et probablement parce que le format est adapté et ne nécessite pas de changements, le GMKtec EVO-T2 reprend le flambeau d’un T1 annoncé en mai 2025. Le boîtier est identique mais le processeur Core Ultra 9 285H « Arrow Lake » est remplacé par un tout nouveau Core Ultra X9 388H « Panther Lake« .

Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d'Intel, monsieur Lip-Bu Tan.

Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d’Intel, monsieur Lip-Bu Tan.

Le MiniPC profiterait ainsi des nouvelles puces d’Intel et, en particulier, de leurs nouvelles possibilités graphiques. La marque indique que le GMKtec EVO-T2 serait 50% plus rapide en capacités graphiques. Ce qui la rendrait plus adaptée au jeu mais aussi aux différents travaux créatifs. L’emphase sur l’IA est très logiquement aussi importante. La précédente génération développait 99 TOPS au total pour piloter des usages locaux. La nouvelle passe à 180 TOPS en dérivant la totalité de ses ressources NPU, circuit graphique et cœurs de calcul à cette tâche. La partie calcul pur est plus modestement décrite comme proposant 10% de performances en plus en calcul sur un seul cœur. 

Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1

Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1

D’un point de vue physique, on retrouve les connecteurs de l’année dernière, le GMKtec EVO-T2 propose toujours du Thunderbolt 4, une sortie OCuLink et deux ports Ethernet. Ces derniers évoluent cependant puisque GMKtec a décidé de remplacer les puces 2.5 Gigabit du T1 par un port 10 Gigabit et un autre en 2.5 Gigabit sur ce nouveau modèle. Le constructeur a également décidé de faire évoluer les deux emplacements de stockage interne à la norme PCIe 5.0, le T1 étant en PCIe 4.0.

GMKtec EVO-T2 : Mauvais timing pour la mémoire vive ?

Un autre détail est, par contre, problématique, il sera impossible d’acheter ce MiniPC en version Barebone, c’est à dire sans mémoire vive ni stockage. Le GMKtec EVO-T2 est désormais équipé de mémoire soudée en LPDDR5-9600 quand l’ancien proposait deux emplacements de DDR5 SODIMM-5600. La marque proposera des modèles avec 128 Go de mémoire à bord… Ce qui devrait rendre le prix assez explosif au vu du contexte actuel.

Le GMKtec EVO-T2 est prévu pour ce premier trimestre 2026. Pour le moment, aucun détail sur les prix n’a filtré chez le constructeur.

Le EVO-T1 est en ce moment proposé à 729€ en version barebone sur le site de la marque. La version 64 Go / 2 To est à 859.99€ et un modèle 96 Go / 2 To est proposé à 1159.99€… 

GMKtec EVO-T2 : Un MiniPC Core Ultra X9 388H au CES 2026 (Dispo) © MiniMachines.net. 2026

AMD va augmenter à son tour ses tarifs de 15%

30 mars 2026 à 14:47

Les hausses se succèdent et l’annonce d’Intel la semaine passée est désormais reprise par AMD qui indique vouloir augmenter de 15% le prix de ses puces par rapport à l’année 2025. 


Augmenter de 15% ne signifiera pas que les puces commercialisées par AMD seront vendues au détail seulement 15% plus chères. Cette augmentation aura sans doute de multiples effets en cascade. Il s’agit du prix de vente conseillé par AMD mais lors de ce genre de scénario, les relevés en magasin sont toujours assez spectaculairement plus élevés. Notamment parce que les grossistes ne changent pas forcément l’enveloppe attribuée à l’achat de puces. Avec 15% de hausse c’est 15% de puces en moins et donc moins de processeurs distribués aux détaillants. Là encore, ceux qui mettront le plus sur la table ou feront la plus grosse commande seront livrés et avec moins d’offres, les prix vont également évoluer.

Un des principaux effets de bord de cette crise des composants actuellement est que les clients retiennent leurs investissements. Entre la mémoire vive, les processeurs et le reste, les prix ont largement explosé. Autre problème, la rareté de certains produits comme la mémoire rend beaucoup d’investissements impossibles. Ce qui fait plonger de manière assez abrupte les ventes de matériel.

Les intégrateurs comme Lenovo, HP, Dell et autres vont voir leurs notes augmenter dans une même mesure tout en faisant face à une baisse de leurs ventes, ce qui va les pousser à vouloir compenser l’érosion de leur chiffre d’affaires. Non seulement les puces directement vendues en magasin vont être plus chères, mais même les machines type portables ou autres PC de bureau prémontés vont se retrouver largement au-delà des prix de 2025. Pour un acheteur, cela veut donc dire qu’il faut assumer la hausse de la mémoire vive du stockage et du processeur en plus de la hausse des coûts de transport qui vont commencer à se faire sentir avec la guerre en Iran. La note finale sur l’achat d’une machine complète sera sévère comparée à celle de 2025.

Dès la fin du mois, les tarifs d’Intel et AMD vont donc augmenter. Les délais vont également se rallonger alors que l’accent de la production des deux fabricants se réoriente toujours plus vers le monde des serveurs. On comptait une à deux semaines de délai entre la commande et la réception d’un lot de processeurs à la même période en 2025. Aujourd’hui, il faut compter sur dix à douze semaines pour le même résultat. Un délai devenu incompressible et très problématique pour les fabricants qui doivent désormais faire des paris impossibles.

Augmenter les prix et les délais : la bonne recette pour se planter

Imaginez-vous devoir lancer un produit pour la rentrée des classes de septembre. En commandant des processeurs en avril, vous les recevrez en juin. Il ne vous restera que juillet et aout pour réunir les pièces, lancer la production, tester, emballer, expédier et distribuer les matériels aux détaillants. Les machines prêtes à être expédiées pour le début septembre commencent en général à être stockées chez les revendeurs dès le début du mois d’août et au pire au 15 du mois. Beaucoup d’achats sont faits pendant les courses de rentrée avec les fournitures scolaires. Cela ne laisse donc que juin et juillet pour fabriquer. Et encore, on ne compte que sur juillet que si on accepte un transport rapide par avion. Transport qui fait encore augmenter le prix des machines…

Ajoutez à cela le risque de mal se positionner niveau tarif. Si vous voulez développer un ordinateur portable pour dans 12 semaines, il faut anticiper le prix de la mémoire vive et du stockage pour cette période. Ce qui est en ce moment absolument impossible. Acheter avant une baisse de prix de la mémoire disqualifierait votre matériel, mais commander la mémoire aujourd’hui en pariant qu’elle montera encore dans les 12 semaines qui viennent est également très risqué.

Augmenter les prix

Sur le marché des MiniPC, tout le monde fait grise mine. Les engins ont déjà beaucoup changé de prix. Mais aussi et surtout les composants les plus abordables ont quasiment disparu des catalogues. Impossible de mettre la main, même plus cher, sur des puces basiques chez AMD comme chez Intel. Certains se réfugient sur des puces alternatives, d’autres réduisent simplement la voilure de leurs commandes.

Et chaque semaine qui passe semble encore plus compliquer la situation.

Prix en hausse et disponibilité en baisse, le marché du processeur se complique

AMD va augmenter à son tour ses tarifs de 15% © MiniMachines.net. 2026

Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu

30 mars 2026 à 13:08

Avec Wine 11, le jeu sous Linux vient de connaître un bouleversement important. Imaginez un jeu qui fonctionne à un respectable 50 images par seconde sous Linux qui passe d’un coup à plus de 300. Rien n’a changé dans votre machine. Le jeu n’a pas eu de patch C’est simplement un « bout de code » qui a été mis à jour. Cela laisse rêveur ? C’est pourtant exactement ce qui arrive avec l’apparition de NTSYNC au cœur de Wine 11.

Wine 11

Je ne reprendrai pas la théorie de A à Z mais, à très gros traits, Wine 11 est un outil qui va lire, comprendre et traduire sous Linux le code écrit pour Windows afin de le rendre exploitable. Le nom Wine est une espèce de mise en abîme tautologique assez fine qui veut dire « Wine Is Not an Emulator ». Pas un émulateur donc, au sens des logiciels qui émulent de vieilles consoles par exemple. Non, une réinterprétation du code à la racine pour l’executer autrement.

La nuance est assez importante car elle protège de Wine 11 de toute attaque de son écriture pour des raisons légales. Wine, en ne copiant pas le fonctionnement du code, se préserve d’un point de vue droit. Cela pose par contre d’assez lourds problèmes techniques. Essayer de faire ce que fait Microsoft et qui a été optimisé pour Windows sans les mêmes outils, c’est évidemment compliqué. Surtout pour le jeu vidéo qui a été littéralement bâti pour Windows autour d’outils comme DirectX.

Le jeu sur Linux part donc de très loin. Les premières versions de Wine que j’ai pu tester ne cherchaient pas à refaire le monde mais à lancer simplement des outils de base qui n’existaient pas encore sous Linux. Souvent pour des raisons de droit et de gestion de fichiers. Cela n’allait pas très vite, on relevait souvent des bugs, mais le tout rustinait quelques problèmes à l’époque5.

Si pendant longtemps Wine était un outil réservé à des usages professionnels ou du moins « basiques » pour une informatique moderne, un gros changement a eu lieu en 2018 avec l’apparition de Proton, la solution de Valve pensée pour le jeu et le Steam Deck sous Linux. Valve lâche alors un gros morceau technique qui va permettre de jouer sous Linux avec des titres Windows. C’était déjà possible avant Proton mais ce n’était pas forcément de tout repos ni très optimisé. Cette évolution technique posée, Wine va prendre ses aises et gagner en performances au fur et à mesure de ses évolutions. Ce ne sera pas miraculeux mais un énorme travail de  correction de bugs et de mises à jour va être fait. Souvent dans l’ombre de Patchnotes longues comme le bras, une armée de développeurs s’attaquent a rendre le nouveau vaisseau capable de prendre en charge de plus en plus de programmes écrits pour Windows.

 

Wine 11 change la donne

Des centaines de bugs, des milliers de lignes réécrites, c’est en général ce qu’indique Wine dans ses mises à jour. Ce n’est pas super spectaculaire ni facile à mettre en avant pour un outil informatique. Pour Wine 11 c’est encore le cas, le travail de développement est massif mais il s’accompagne d’une jolie surprise. Elle n’est toujours pas simple à mettre en avant avec un nom imprononçable. Mais Wine 11 met en avant NTSYNC. Un outil qui a demandé un développement sur plusieurs années et qui change drastiquement la manière dont Wine fonctionne afin d’optimiser des tâches hypergourmandes pour faire tourner les jeux modernes. Ce changement va se faire en cascade, tous les outils qui emploient Wine comme base de construction vont en profiter. 

Depuis des années, Wine fonctionne avec les solutions « winesync », « esync » et « fsync ». Ces outils permettent au système Linux de faire tourner des jeux en prenant en compte des multitudes de calculs. Pour construire leur univers, les jeux modernes font appel à toute la puissance des processeurs et à tous leurs cœurs. Certains vont piloter les évènements du jeu, d’autres la partie audio. La gestion physique des interactions du monde et toute la logistique de pilotage des textures à charger, des fichiers à diriger, les dialogues du réseau… Le tout doit être orchestré dans un temps précis. Ainsi, si une tâche nécessite une texture en particulier, il faut nécessairement qu’elle soit chargée avant de lancer l’affichage. Même chose pour le son, on ne peut pas entendre un bruit de choc avant que l’évènement se déroule à l’écran. Cette logique se pousse milliseconde après milliseconde avec précision. On n’imagine pas qu’un élément puisse être manipulé dans deux états différents simultanément.

Construits pour Windows, les jeux utilisent des technologies propres au système pour gérer cette énorme partition d’évènements en temps réel. Les différents chefs d’orchestre sont des routines intégrées au système de Microsoft et les développeurs de jeux dialoguent avec elles pour optimiser au mieux le résultat. L’opération se passe donc au travers d’une symphonie qui a eu droit à des présentations en bonne et due forme et de longues années d’entrainement et de répétitions. Wine ne peut pas faire cela. À la place, le logiciel présente chaque évènement à un chef d’orchestre créé pour l’occasion qui doit se débrouiller comme il peut pour donner le tempo.

Ce qui pose rapidement un petit souci car la méthode est compliquée. Elle demande un travail incessant au système qui doit gérer des milliers et des milliers d’évènements chaque seconde. Et, parfois, lorsque le système est débordé, elle génère des ralentissements. Si le nombre d’images par seconde est correct, Wine marque des ralentissements, des manques d’images ou des « sauts » techniques qui vous téléportent en jeu.

Esync et Fsync ont tenté de mieux jouer chaque symphonie en s’appuyant sur des solutions présentes dans les systèmes Linux pour les orchestrer. Esync développé chez CodeWeavers par Elizabeth Figura a été une superbe solution malgré ses limitations. Fsync, de la même développeuse a notablement amélioré les performances globales avec d’autres méthodes. Des outils qui demandaient des fonctions qui n’ont jamais été intégrées dans le noyau Linux global. Ce qui limitait fortement son usage aux utilisateurs les plus expérimentés. Pas vraiment l’idéal pour le grand public.

Wine 11 passe à NTSYNC

Esync et Fsync étaient donc des rustines techniques. Ecxellentes mais limitées. NTSYNC change d’approche. Sans trop rentrer dans les détails, l’outil est un nouveau chef d’orchestre, robuste et diligent, qui se positionne en remplaçant celui de Windows. Le nouveau venu sait exactement quoi faire, connait parfaitement son solfège et se positionne comme le donneur de tempo parfait pour Linux. Développé, encore, par Elisabeth Figura, il change le comportement de Wine

NTSYNC est un développement de longue haleine par une personne de grand talent. Si bien que le web Linuxien remonte le genre de meme que vous voyez juste au-dessus. Tout le monde s’accorde à dire que le travail mené est impressionnant. 

NTSYNC versus WineSync

NTSYNC versus WineSync

Et le jeu en valait la chandelle. Les résultats sont vraiment spectaculaires. Un benchmark du jeu Dirt3 lui fait exploser les compteurs. Le jeu passe de 100 images par seconde sou Winesync à plus de 800 sur la même machine, sans rien changer d’autre. Le jeu Call of Juarez explose de 100 a 220 ips. Certains titres plus récents passent de médiocres à jouables Resident Evil 2 par exemple grimpe d’un faible 25 à plus de 70 images sur le même matériel. Call of Duty: Black Ops I devient exploitable sur Linux. Le gain depuis Esync est très notable, il l’est moins depuis Fsync mais au contraire de celui-ci, NTSYNC est directement intégré dans le noyau Linux 6.14. Ce qui apporte donc une excellente jouabilité sur un plateau à beaucoup plus utilisateurs. 

Ces gains sont directement liés à la manière dont chaque jeu fonctionne et, comme expliqué en début de billet, au nombre de travaux à piloter en simultané. Toutes les distributions vont pouvoir en profiter. Ubuntu, Fedora et… SteamOS. Valve a déjà ajouté NTSYNC sous SteamOS 3.7.20 beta ce qui signifie qu’à terme, toutes les console Steam Deck et toutes les distributions exploitant SteamOS vont en profiter également.

Attention cependant, point trop d’optimisme. Les chiffres donnés sont très évocateurs et donnent l’impression d’une évolution quasi magique. C’est le cas mais dans certaines conditions. Passer de Fsync à NTSYNC ne fera pas évoluer autant vos résultats en jeu. Sur SteamOS par exemple, Fsync est déjà implémenté et les résultats obtenus après la mise à jour ne seront donc pas aussi spectaculaires. 

Ce qu’il faut retenir ici n’est donc pas la puissance obtenue par NTSYNC mais son déploiement vers le noyau de Linux qui fait que toutes les distributions vont pouvoir en profiter. Le commun des mortels, même non technophile, aura droit à un gain de performances équivalent à ce qu’un expert pouvait obtenir en patchant son système avec Fsync. Les annonces qui expliquent que chaque jeu va doubler ses performances ou qu’un jeu sous Windows serait systématiquement plus performant sous Linux avec NTSYNC ne sont pas sérieuses.

Les studios communiquent désormais sur la compatibilité Linux et Steam Deck de leurs jeux.

Les studios communiquent désormais sur la compatibilité Linux et Steam Deck de leurs jeux.

Linux devient encore plus opérationnel

L’alignement de planètes est impressionnant pour Linux en ce moment. La crise des composants fait que de plus en plus de particuliers comme de professionnels vont chercher à optimiser leur matériel au mieux et le plus longtemps possible. Des milliers de postes ont été mis au placard suite au passage forcé de Windows 10 à Windows 11 et beaucoup d’utilisateurs particuliers comme professionnels regardent avec envie ces machines anciennes souvent bien dopées en mémoire vive qui dorment dans un coin. Leur retour sur le devant de la scène sous Linux est devenu quelque chose.

Il va sans dire que pour un particulier, pouvoir installer un Linux efficace, peu gourmand, parfaitement fonctionnel, sécurisé et optimisé pour des machines dont ne veut plus Microsoft est plus que séduisant. Mais si en plus ces machines permettent de lancer des jeux Windows très correctement avec Wine 11, le basculement pourrait changer de philosophie. Passer d’un mouvement nécessaire à un choix clairement volontaire.

Le jeu est une excellente publicité pour le système. On l’a vu avec Steam OS et le succès du Steam Deck. Imaginez l’impact sur les joueurs si demain les distributions Linux communiquent en expliquant que, suite à leur prochaine mise à jour, une nouvelle galaxie de jeux deviendront exploitables sur leurs systèmes ? Pas besoin d’acheter de matériel supplémentaire, pas besoin de rajouter de la mémoire hors de prix ou de changer de carte graphique. Une simple mise à jour et un jeu qui trainait à 20-25 images par seconde frôlera désormais les 70.

Pour en savoir plus sur Wine
Pour plus de détais techniques

Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 28 mars 2026 MiniMachines.net

Bon Plan : Jeu PC Havendock offert sur EPIC Games

28 mars 2026 à 14:57

Havendock est un jeu de simulation de colonie cosy situé au cœur de l’océan, où vous construirez une ville prospère à partir de zéro. Accueillez de nouveaux colons, gérez les ressources, explorez de nouvelles terres et vivez votre meilleure vie. Faites évoluer votre humble colonie en une société high-tech. 

Bon, je ne dis rien mais le meilleur moyen de retrouver une « prise de tête » c’est de refabriquer une société High-Tech. Je ne sais pas moi, pourquoi faire ? Si on peut repartir de zéro et juste vivre sa petite vie pépère sur une île au bout du monde, à quoi bon vouloir ajouter du silicium dans l’équation ? Enfin, bref.

Dispo gratuitement sur EPIC

PEGI 3 – Audio en Anglais et Texte en Français – Windows et MacOS

Retrouvez tous mes bons plans sur Mistermatos.com

Bon Plan : Jeu PC Havendock offert sur EPIC Games © MiniMachines.net. 2026

Bon Plan : Jeu PC Hyper Echelon offert sur EPIC Games

28 mars 2026 à 14:48

Hyper Echelon n’est pas un simulateur de salariat où vous grimperiez les échelons à force de travail. Ici il s’agit de la force spatiale royale qui a besoin de vous ! De méchants extraterrestres au nom d’EXODON ont semé le chaos dans la galaxie Cyan. Moins nombreuse et moins bien armée, la flotte royale n’a aucune chance dans un affrontement direct avec cette gigantesque flotte. Seule votre précision tactique peut garantir la victoire. Vous devez vous frayer courageusement un chemin à travers les hordes ennemies et vaincre leurs chefs. Je ne sais pas si le scénario prévoit que vous mettiez à bas votre propre roi à la fin, le jeu n’est malheureusement pas en français alors j’ai un doute.

Dispo gratuitement sur EPIC

PEGI 7 – Audio et Texte en Anglais – Windows

Retrouvez tous mes bons plans sur Mistermatos.com

Bon Plan : Jeu PC Hyper Echelon offert sur EPIC Games © MiniMachines.net. 2026

Chargeur GaN Baseus Enercore USB Type-C 67W rétractable ?

28 mars 2026 à 14:31

Baseus Enervore

Baseus Enervore

Baseus met en vente sur Amazon un petit chargeur GaN 67 Watts pratique et compact avec câble USB Type-C rétractable. Parfait pour recharger n’importe où portable, smartphone, casque Bluetooth ou autre. Charge rapide, câble toujours intégré et protégé avec magnétisme du port + deux ports USB Type-C internes. Chargeur 10,5 × 5,6 × 3,6 cm et 182 grammes – 8 préréglages de longueur de câble – 80 cm max – Puissance max 67 W – Puissance répartie en 45 + 10 + 10 W max. Le Baseus Enercore est dispo à 20.99€.

Voir l’offre sur Amazon

Chargeur GaN Baseus Enercore USB Type-C 67W rétractable 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Ayaneo stoppe la production d’autres consoles

28 mars 2026 à 09:11

Après la suspension de la Ayaneo NEXT 2 sous processeur AMD Strix Halo, ce sont maintenant d’autres consoles PC qui sont mises au frais par la marque. En cause ? La flambée des tarifs des composants et… un développement tous azimuts.

La Ayaneo NEXT 2 était déjà au congélo. Bientôt six autres modèles de consoles PC vont la rejoindre. Les raisons évoquées sont simples : les composants sont trop chers pour que ces produits puissent être rentables. Les Pocket S Mini et Pocket Vert ne seront plus produites, elles partent à la retraite et dès que leur stock aura fondu, elles ne seront plus jamais disponibles. La Pocket DS est toujours en précommande avec 200 unités disponibles. Une fois ce montant atteint, il n’est pas sûr qu’une autre précommande soit lancée pour ce modèle.

Ayaneo Pocket DS

Ayaneo Pocket DS

Les KONKR Pocket FIT Gen 3 et FIT 8 Elite pourraient être relancées si une demande est notifiée par le fabricant La marque finalise en ce moment l’envoi des 8 Elite déjà dans les tuyaux d’une commande. Enfin, la KONKR Fit « tout court » va être lancée en production et la marque va arrêter les précommandes pour ne fabriquer que les modèles déjà validés.

Ce que cela nous dit de cette marque est assez clair. Entre les volumes de machines limités à 200 unités et une production qui part dans tous les sens, AYANEO n’est pas vraiment un grand industriel. Le constructeur propose des lots de petits volumes et ne vit qu’en additionnant des modèles de niche les uns aux autres. En début d’année, sous le feu des critiques à cause d’une gestion « complexe » de ses produits, la marque avait promis de limiter son catalogue pour se concentrer sur des séries spécifiques. Il aura fallu attendre trois mois et une situation catastrophique du marché des composants pour voir cette promesse tenue.

Ayaneo est dur à suivre

AYAneo est une société que je pense sérieuse d’un point de vue technique. Ses ingénieurs sont compétents et elle dispose d’un savoir-faire impressionnant sur de nombreux postes qui la rendent très séduisante. Elle profite également à plein d’une immersion totale dans l’usine du monde qu’est la Chine. Je connais de nombreux industriels français qui rêveraient de pouvoir mettre en œuvre un produit aussi complexe que la Pocket DS en tirant une rentabilité pour 200 unités produites. À vrai dire, en France ou partout en Europe, avec 200 unités, vous ne pouvez pas rentabiliser un seul élément du moule de la coque de ce produit. Il faut produire des milliers et des milliers de consoles pour dégager un minimum de marge de ce type de production.

Cette « chance » de pouvoir fabriquer des petites séries est aussi un piège pour le constructeur. Avec, à sa tête, une direction véritablement passionnée par le sujet, elle cherche à couvrir tous les espaces possibles du genre. Avec un développement dans tous les sens, elle a, en quelques années, accumulé beaucoup trop de références. Cela a pesé sur son image comme sur sa capacité à en tirer des bénéfices.

Comment amortir des gammes de 200 machines ? Même en payant son développement peu cher et sa fabrication des clopinettes, la méthode parait hasardeuse. Cela provoque une réaction de rejet de la part du public. À force de voir des consoles sortir en pagaille, les aficionados font la fine bouche et se disent qu’ils peuvent attendre quelques mois pour voir sortir un meilleur modèle. 

Arthur Zhang : le PDG d'Ayaneo

Arthur Zhang : le PDG d’Ayaneo

Le marché des Consoles PC est essentiellement un marché capricieux. Personne n’investit dans ces produits en se disant que ce sera « rentable » ou « utile ». C’est du loisir pur. Mis à part l’exception Valve pour qui on peut ajouter une dimension de calcul financier parce que tous les joueurs PC ou presque pensent, à raison, qu’ils vont enfin pouvoir faire fructifier un catalogue de jeux Steam long comme le bras. Tout le monde ne craque pour ces consoles que par caprice.

Ayaneo en a fait une marque de fabrique en devenant capable de proposer du caprice « sur-mesures » avec des déclinaisons dans tous les sens.  Des gammes toutes plus spécialisées les unes que les autres. C’est une bonne idée pour se démarquer, mais cela se heurte forcément à une problématique industrielle. Vendre un T-Shirt ou un gadget pour suivre une mode est quelque chose de simple. Vendre un produit électronique dont les composants peuvent varier suivant les évènements mondiaux, c’est autre chose. Beaucoup plus hasardeux et délicat à faire fructifier.

Je dirais même que c’est un problème. Ayaneo donne l’impression de jouer à la cavalerie financière permanente du Crowdfunding. On a la forte impression d’une boîte qui ne semble fonctionner qu’avec des financements participatifs d’internautes sans avoir de fonds propres. Sans investisseurs ou clients directs, aucun produit ne sort sans la raison d’être « pile » le produit recherché par une toute petite minorité d’internautes. Personne n’achète la marque en faisant des compromis. On ne crque que si la machine colle parfaitement à ses attentes. Résultat, là où Lenovo, Asus, GPD, Valve ou MSI  ont construit une image sur des modèles certes moins précis mais plus solides en termes d’image, Ayaneo n’a pas trouvé de clientèle. 

Je connais pas mal de personnes qui ont craqué pour un Steam Deck de première génération et qui ont acheté un Steam Deck OLED dans la foulée. Je ne connais personne qui a acheté une seconde console Ayaneo. Ces sorties en série dévaluent constamment les modèles précédents et ne donnent pas l’impression d’une marque qui va investir dans un développement dans la durée.

Difficile de savoir comment le constructeur va s’en sortir pour les années à venir. La situation devient vraiment difficile pour les petits acteurs du marché et cela ne va pas aller en s’améliorant. Le problème rencontré par la NEXT 2 va se répéter encore et encore. Proposer une console à plus de 2000$ n’était déjà pas une bonne idée de base. Parce qu’un achat « caprice » ne se fait que dans une fourchette d’investissement relativement raisonnable. Plus le temps va passer et plus ces consoles PC vont devenir chères. Et moins elles vont séduire le public. Rendant le principe même de fonctionnement d’Ayaneo impossible à tenir.

Peut-être qu’en assagissant son offre, forcée par un marché difficile à tenir, la marque pourrait y gagner en reconnaissance du public ?

Ayaneo stoppe la production d’autres consoles © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 27 mars 2026 MiniMachines.net

Dell Pro 5 Micro : Les MiniPC pro sous Intel Panther Lake

27 mars 2026 à 15:08

Le Dell Pro 5 Micro fait partie de la grande famille de PC pros développés par la marque. Avec un encombrement réduit, des possibilités d’évolution et des performances convaincantes, il vise un marché large d’entreprises à la recherche d’un poste classique. La machine à tout faire qui va équiper par dizaines une entreprise du plus petit au plus grand poste administratif.

Les nouveaux Dell Pro 5 Micro ne sont pas aussi compacts que des MiniPC classiques. Avec 18.2 cm de large pour 17.8 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur, ils se rapprochent plus d’un format nettop ou de clients Edge traditionnels que des solutions 11 x 11 cm développées ces dernières années. Mais en échange de ce format un peu plus grand, ces engins proposent des fonctions assez complètes, une belle évolutivité et un fonctionnement généralement très doux.

Dell Pro 5 Micro

Ainsi, les Dell Pro 5 Micro proposeront dès la fin du mois la prise en charge de deux puces mobiles Intel Panther Lake. Un entrée de gamme en Core Ultra 5 335 vPro  et comme point culminant le Core Ultra 7 366H vPro. Des puces qui pourront compter sur la présence de deux slots de mémoire vive au format DDR5 SODIMM pour atteindre 64 Go. Le stockage de base sera un SSD M.2 2280 PCIe 4.0 x4 de 256 Go à 1 To accompagné d’un second port M.2 aux caractéristiques identiques. Un troisième port M.2 2230 proposera une option réseau sans fil avec des capacités pouvant atteindre le Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0.

À ce propos, il va falloir se réhabituer à quelque chose qui avait un peu disparu ces dernières années. Le choix d’une mémoire vive en termes de capacité mais également en termes de vitesse. Les constructeurs comme Dell, HP ou Lenovo ne laissaient pas le choix à leurs clients sur la vitesse des barrettes embarquées ? La raison en était simple, le coût de la mémoire vive était tombé si bas que trouver une mémoire compatible pour toutes les puces était plus rentable à stocker et utiliser que multiplier les références. Certains PC de grandes marques proposaient ainsi des modules qui étaient sous-exploités par les systèmes. 

Le retour de configurations plus précises sur ces postes est annoncé. Les constructeurs vont offrir le choix – payant – des capacités et des qualités de mémoire employée. Leur prix fait qu’il est à nouveau plus rentable de les intégrer finement dans les configurations.

Dell embrasse pleinement le discours Copilot de Microsoft. Livré avec Windows 11, l’engin est qualifié de premier ordinateur de cette gamme à être certifié  Copilot+. Mettant en avant que les puces embarquées proposent au moins 47 TOPS de performances de calcul IA pour le Core Ultra 5 355 vPro et jusqu’à 50 TOPS pour le Core 7 366H vPro. 

Dell Pro 5 Micro : une machine à tout faire

La connectique correspond aux besoins habituels de ce type de poste avec en plus la présence d’un USB 3.2 Gen2 Type-C déployant un signal DisplayPort et du Power Delivery 100W. Un port suffisant pour recharger un smartphone par exemple, mais aussi de plus en plus souvent un ordinateur portable ou alimenter un écran. Une petite touche pas désagréable pour un poste de travail donc.

On retrouvera également un USB 3.2 Gen2 Type-C, trois USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, des sorties vidéo en HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4a, un Ethernet Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. Comme souvent sur ce type de machine, le Dell Pro 5 Micro proposera un connecteur  « métier » configurable pour répondre à des besoins (Et surtout des cahiers des charges les demandant) comme une sortie HDMI ou DisplayPort supplémentaire ou un Ethernet secondaire. Ce sera aussi le lieu des connecteurs devenus plus obscurs mais indispensables dans certains métiers comme les ports série, les PS/2 ou un bon vieux VGA.

Une intégration élégante

Une intégration élégante

Comme toujours, la machine est livrée avec tout ce qu’il faut pour la protéger en entreprise. Antivol type Kensington Lock, passe-câbles, solution anti-ouverture et autres. Dell propose une série de solutions d’utilisation qui vont de la pose à plat ou debout sur le bureau en passant par une fixation en dessous ou une accroche de type VESA.

Le Dell Pro 5 Micro sera livrable sous Windows 11 et Pro mais également sous Ubuntu 24.04 LTS. Un point me chiffonne par contre, le logo DELL monté en façade ne semble pas être orientable. C’est une faute de goût impardonnable.

Source : Dell

Dell Pro 5 Micro : Les MiniPC pro sous Intel Panther Lake © MiniMachines.net. 2026

Le MiniPC Geekom A5 sous Ryzen 7 5825U 16/512 Go évolutif à 379€ !

27 mars 2026 à 12:09

Ici propulsé par un Ryzen 7 5825U, avec un système de dissipation silencieux, le Geekom A5 5825U est dans ce format bien équipé en mémoire et en stockage, une solution parfaite pour un poste multimédia complet, discret et efficace.

Le Geekom A5 5825U revient souvent en promotion, il faut dire qu’il propose un excellent compromis entre qualité de fabrication, encombrement réduit, fonctionnement discret et garantie. Avec un équipement sérieux et bien pensé, c’est une valeur sûre du marché des miniPC actuel.

Geekom A5 5825U

Ici le Geekom A5 est équipé d’un Ryzen 7 5825U, une puce sous architecture Zen3 avec 8 cœurs et 16 Threads. Ses fréquences oscillent entre 2 et 4.5 GHz et il embarque 16 Mo de cache L3. Sa partie graphique est un très bon Radeon Vega 8 avec 8 Compute Units à 2 GHz. L’ensemble a le bon goût de fonctionner dans un TDP très léger, 15 watts, qui sera parfaitement assumé par le dispositif de dissipation du MiniPC.

C’est un point important de cette offre car si le Ryzen 7 5825U n’est pas le processeur le plus puissant disponible aujourd’hui sur ces gammes, il est tout à fait à l’aise sur la plupart des usages sans avoir besoin d’être refroidi par un système de ventilation bruyant. Il ne rencontre pas de résistance pour déployer ses performances sur  ce type de machin. Pas de baisse de régime suite à une trop grosse montée en température, par exemple. 

Autour de lui, on retrouve 16 Go de mémoire vive en DDR4-3200. Deux emplacements sont disponibles au format SODIMM sur la carte mère. Ce qui va permettre de faire évoluer le stockage facilement au besoin. Idem pour le stockage avec un SSD de 512 Go suffisant pour un système classique de ce type et qui pourra également évoluer au besoin.

Le Geekom A5 5825U embarque un port M.2 2280 NVMe PCIe Gen3 x4 et peut aussi accueillir un stockage au format 2.5″ SATA3 de 7 mm d’épaisseur supplémentaire. Enfin, un port M.2 2242 au format SATA3 est présent pour encore faire évoluer son stockage au besoin. 

La connectique est également un point fort de cette machine. Non pas à cause de ports aux performances particulièrement élevées, mais parce que l’engin propose des fonctions pratiques au quotidien. En façade, on pourra connecter deux périphériques USB 3.2 Gen2 Type-A rapides comme une clé USB ou un SSD externe. Un port jack audio combo 3.5 mm est également disponible pour brancher un casque rapidement et rejoindre une conférence, par exemple. Le bouton de démarrage est accessible avec un léger relief.

A l’arrière, sous la ventilation du dispositif d’évacuation de l’air chaud et donc sans gêner les opérations, on retrouve deux sorties vidéo HDMI 2.0 pour piloter deux écrans classiques, mais également deux USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort pour piloter deux écrans supplémentaires. Un Ethernet 2.5 Gigabit est présent pour épauler le module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 interne et deux ports USB supplémentaires sont visibles. Un USB 2.0 Type-A classique pour brancher un clavier ou une souris et un USB 3.2 Gen2 Type-A pour un autre poste rapide. Sur les côtés, on retrouve d’abord un Antivol type Kensington Lock à droite ainsi qu’un lecteur de cartes SDXC à gauche. Pas besoin d’un adaptateur pour vider son appareil photo numérique ou autre. L’alimentation est une solution externe en 65 W, 19V et 6.32A.

La "double coque" du Geekom A5 5825U

La « double coque » du Geekom A5 5825U

Le tout entre dans un boîtier double couche de 11.7 cm de large pour 11.2 cm de profondeur et 4.92 cm de profondeur. Ce boitier comprend d’abord une coque interne en métal qui est ensuite recouverte d’un capot en ABS. Elle permet d’accéder aux composants et protège efficacement l’ensemble. Les antennes Wi-Fi sont placées de manière à ne pas subir de brouillage de la part de la coque métallique. Le tout peut se poser sur un bureau ou s’accrocher en VESA facilement au dos d’un écran avec le dispositif fourni.

Garanti 3 ans par le constructeur, ce MiniPC Geekom A5 5825U est une valeur sûre tant d’un point de vue technique que de fonctionnement pratique. Ce n’est pas le moins cher des MiniPC, ce n’est pas non plus un engin flamboyant avec des LEDs et des fonctions avancées comme le Thunderbolt ou le Wi-Fi7. Mais c’est une minimachine solide et qui fera bien tous les travaux classiques d’un MiniPC tout en restant accessible et évolutive.

Geekom A5 5825U

Livré avec Windows 11 Pro préinstallé, il est compatible avec diverses distributions Linux sans problème. Il fera aussi bien office de poste de travail bureautique que de PC d’appoint pour tout travaux : retouche d’image, création 2D, programmation, montage vidéo, modélisation et impression 3D. Pour le jeu vidéo, ce sera comme toujours en demi-teinte avec des prestations confortables pour des titres anciens ou en 2D relativement peu gourmands. Les jeux « Triple A » ou en 3D récents ne seront pas les bienvenus à bord. Les prestations multimédia seront parfaitement exécutées, le Geekom A5 5825U est parfaitement capable de décoder un flux UltraHD local ou en streaming dans d’excellentes conditions.

Le Geekom A5 5825U en promo sur Amazon

L’engin est proposé à 379.99€ sur Amazon aujourd’hui. Un bon prix pour ce modèle qui satisfera la très grande majorité des usages dans un grand confort et avec une excellente garantie. A noter qu’Amazon garantit de son côté deux années la machine, mais que la troisième année de garantie supplémentaire est assumée par Geekom France. Le support technique est également pris en charge par Geekom France.

Voir l’offre sur Amazon

 

Geekom A5 5825U : Ryzen 7 5825U – 16 Go / 512 Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : A

Mini-Score : A

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ garantie 3 ans
+ SAV France
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ fonctionnement silencieux
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi

– prix plus élevé
– coque externe en plastique

Le MiniPC Geekom A5 sous Ryzen 7 5825U 16/512 Go évolutif à 379€ ! © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 26 mars 2026 MiniMachines.net

Oxide 1 Hz : LG commercialise un écran de portable 1-120 Hz

26 mars 2026 à 12:36

L’Oxide 1 Hz c’est la promesse d’un rafraichissement à un seul petit hertz, une fréquence minimaliste que proposent les écrans fabriqués par LG et BOE à destination de nouveaux ordinateurs portables.

En novembre dernier, Intel et BOE indiquaient leur volonté de pousser les fabricants à développer ce type d’affichage. Avec comme idée générale d’économiser beaucoup de ressources énergivores et donc d’économiser sur les batteries. Une manière simple et presque miraculeuse d’augmenter l’autonomie des engins sans changer leurs autres capacités techniques.

Aujourd’hui, on apprend que LG a déjà commencé la production de ces nouveaux écrans Oxide 1 Hz. L’intérêt est évident : un rafraîchissement très bas permet de ne pas avoir à recalculer en permanence l’affichage lorsque votre écran n’a rien de neuf à afficher. Si vous avez une présentation ou un document à lire, cela ne change pas grand-chose tant que vous ne tournez pas de page ou de slide. En cas de mouvement, l’écran rebascule vers un rafraichissement élevé en grimpant au besoin à 120 Hz. Un simple déplacement de souris forcera ainsi un écran ultrafluide.

L'Oxide 1 Hz déjà présent chez Dell

L’Oxide 1 Hz déjà présent chez Dell

Des machines sont déjà en circulation avec ces écrans chez Dell qui met en avant leurs capacités à fonctionner de 1 à 120 Hz. Ce type de produit n’intéressera pas forcément tous les utilisateurs, mais pour certains métiers ce sera évidemment un point intéressant à surveiller.

L’Oxide 1 Hz uniquement compatible Intel pour le moment

La technologie Oxide 1 Hz est directement héritée de BOE et il semble pour le moment que seules les puces Intel compatibles avec la technologie Multi-Fréquence Display peuvent la prendre en charge. En théorie, les écrans BOE sont capables de passer de 1 à 240 Hz mais je suppose que ce dernier chiffre dépend des besoins de chaque constructeur. Chez Dell par exemple, l’objectif n’est pas forcément de proposer des capacités dédiées aux jeux sur ses XPS plutôt pensés pour le travail.

En 2027, LG et BOE devraient présenter une technologie identique pour les écrans OLED. Pour le moment, l’Oxide 1 Hz ne concerne que les écrans IPS et les dalles OLED ne peuvent descendre qu’à 20 Hz. L’année prochaine, des modèles d’affichage OLED 1 Hz devraient être disponibles. 

Reste une question qui me taraude, comment on se sent à la vue de ces écrans. Plus les dalles gagnent en rafraichissement, plus elles sont agréables à utiliser, en général. Un rafraîchissement très rapide donne une illusion de stabilité. Les fréquences très basses ou asynchrones sont souvent désagréables à l’œil. Mais comment percevons-nous une fréquence aussi basse ? L’Oxide 1 Hz donne quoi dans le monde réel ? Une impression désagréable typique des tous premiers écrans LCD TN apparus sur le marché4 ou, au contraire, une sensation de grande stabilité ?

Evidemment, si vous avez regardé la vidéo, LG n’a pas pu s’empêcher de parler d’IA et insiste fortement sur ce point. La technologie Oxide 1 Hz serait la seule manière de compenser la gourmandise des calculs liés à son usage en mobilité… Dire qu’on pourrait gagner de précieuses minutes d’autonomie en plus en n’utilisant pas l’IA ou en déportant son usage vers des solutions décentralisées pour les cas où ce serait vraiment indispensable.  Aucun détail sur l’impact tarifaire de cette technologie n’a émergé pour le moment. On imagine qu’ici la situation est assez triangulaire. LG fabrique sous licence BOE pour Dell. Intel assurant au passage l’emploi de ses puces Core qui prennent en charge le Multi-Fréquence Display nécesssaire à ce déploiement.

Intel et BOE veulent baisser la fréquence des écrans à 1 Hz

Oxide 1 Hz : LG commercialise un écran de portable 1-120 Hz © MiniMachines.net. 2026

❌