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Reçu — 10 juin 2026 MiniMachines.net

Une cabine intelligente pour une impression résine plus saine

10 juin 2026 à 12:56

Construire un meuble complet dédié à l’impression résine n’a pratiquement que des avantages. Si on peut déplorer l’espace occupé par le dispositif ainsi que le coût de fabrication et le temps nécessaire à son assemblage, tout le reste est positif.

L’impression résine nécessite l’emploi de produits chimiques qui ne sont pas toujours très sains pour l’environnement. On conseille en général de réserver les solutions de ce type à des pièces correctement ventilées ou à des espaces dédiés comme des garages, des ateliers ou des greniers. Il est évidemment possible de choisir une solution d’extraction. Beaucoup d’imprimantes modernes, FDM ou résine, proposent une gestion des fumées avec un filtre à charbon et la possibilité de les connecter à une gaine. Mais parfois, aucune solution pour faire déboucher cette gaine vers l’extérieur n’est possible.

Ce que propose Allie Katz ici est un meuble entier qui va permettre de positionner à la fois une imprimante résine dans la partie basse du meuble derrière une porte et une solution de lavage à l’alcool au dessus. Un espace pour une machine de durcissement aux UV et des petits matériels nécessaires à toutes ces opérations est également prévu : pinces, gants, entonnoirs et autres éléments.

Le tout est fermé par une porte transparente en acrylique montée sur un meuble Ikea dans la grande tradition des Ikea Hacks. L’intérieur de la chambre ne pouvant pas gérer une évacuation de l’air vers l’extérieur, une autre voie a été choisie. Celle d’un recyclage de l’air avec purification au travers d’un grand filtre à charbon actif qui va retenir les particules. 

Surveiller la chimie dégagée par l’impression résine

Pour vérifier que le système fonctionne et pouvoir ouvrir les portes sereinement, un ingénieux dispositif emploie pas moins de quatre ESP32 pour contrôler et piloter l’ensemble. Le premier est informatif : il indique les données relevées dans la cabine. Les trois autres analysent la qualité de l’air avec des capteurs BME680.

Des capteurs très connus pour leurs capacités à mesurer la température, l’humidité mais également la présence de composés organiques volatils (COV). Le premier mesure évidemment la concentration de COV dans la cabine, le second vérifie d’éventuelles fuites à l’extérieur de l’atelier et le troisième surveille  que la chambre du filtre ne soit pas bouchée.

Évidemment l’ensemble permet de mettre en marche le système et de l’éteindre automatiquement de manière à ne pas avoir à s’en soucier. Le dispositif va faire tourner l’air de la cabine au travers du filtre tant que la concentration en COV ne sera pas à un niveau assez bas. La rotation du ventilateur augmente ou baisse en fonction des relevés. Une fois le seuil convenable atteint, la ventilation s’arrêtera. Élément intéressant, la chambre permet également à l’imprimante 3D FDM située à côté de recycler ses propres émissions.

À noter qu’il est possible d’outrepasser le mode automatique pour forcer la ventilation manuellement via le petit écran. Cela peut être pratique si vous avez voulu jouer avec du sulfure d’ammonium dans un espace fermé… La cabine peut également servir pour peindre des éléments à la bombe et propose un éclairage adapté à toutes ces différentes pratiques. 

Le meuble pour impression résine au complet

Le meuble pour impression résine au complet

Si votre propre lieu d’impression ne dispose pas de possibilité d’évacuation des fumées vers l’extérieur, cette idée est très efficace. Les éléments techniques pour faire votre propre cabinet d’impression résine sont disponibles sur Github. Très détaillées, les informations vont de la programmation du dispositif à l’assemblage du meuble en passant par la calibration de l’ensemble. Les différents éléments à imprimer sont proposés ainsi que les mesures pour découper les panneaux en acrylique.  Cerise en 3D sur plateau, tout le code est totalement open source.

Si ce genre de projet vous intéresse, vous pouvez suivre Allie Katz sur sa chaîne Katz Creates

Une cabine intelligente pour une impression résine plus saine © MiniMachines.net. 2026

GMKtec EVO-X3 : une station de travail Ryzen AI Max+ PRO 395

10 juin 2026 à 11:35

Le GMKtec EVO-X3 a été annoncé au Computex 2026 comme une variation du GMKtec EVO-X2 équipé du même circuit AMD Ryzen Strix Halo Ryzen AI Max+ 395. Si la puce interne ne change pas, le design de la machine évolue énormément. 

GMKtec EVO-X3

Pour le moment, on a du mal à comprendre pourquoi le GMKtec EVO-X3 est si différent du GMKtec EVO-X2 alors qu’il renferme le même équipement. La raison n’est pas encore confirmée, mais le nouveau format permettrait au constructeur d’embarquer les nouveaux processeurs Ryzen AI Max+ Pro 495 accompagnés de… 192 Go de mémoire dans le futur.

La version attendue ce mois-ci sera un 395+, probablement proposée à un prix élevé car accompagnée de pas moins de 128 Go de mémoire vive LPDDR5X-8000. Un ensemble soudé à la carte mère pour proposer une bande passante rapide en 256 Bits et permettre l’exploitation d’une IA locale. La puce 16 cœurs de génération Zen 5 pour 32 Threads étant épaulée par un circuit graphique Radeon 8060S pouvant prendre en charge une grosse quantité de mémoire, c’est devenu un terrain de jeu apprécié pour des exploitations de LLM. Cela en plus des autres qualités du processeur et en particulier de son NPU 50 TOPs intégré.

GMKtec EVO-X3

Les documents fournis par la marque ne sont pas encore très détaillés et ainsi on ne parle que de « multiples » ports au format M.2 PCIe NVMe. Sans préciser leur nombre et leur nature exacte.  La mention d’un format « PCIe Gen4 » est la seule chose spécifiquement indiquée. Le détail précis de la connectique n’est pas proposé. La marque liste pêle-mêle la présence de Wi-Fi et Bluetooth sans plus de précision. L’USB4 est évoqué ainsi que des ports USB rapides et des sorties vidéo. Une image a été postée par le site Wccftech suite à une présentation privée au Computex. 

On y découvre un port Ethernet, un USB Type-A, une sortie HDMI, un USB Type-C, une entrée d’alimentation et un port OCuLink. La face avant propose en plus deux USB Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.

Le GMKtec EVO-X3 « 395 » arrivera en stock le 25 juin

Si le prix de ce nouveau modèle n’est pas encore connu, sa date d’arrivée sur le marché est établie. L’engin devrait être disponible à la commande le 25 juin. Le prix dépendra sans aucun doute des dernières tractations au sujet de la mémoire vive et du stockage.

Le prototype du GMKtec EVO-X3 exposé a été signé par Lisa Su, présidente d’AMD, de la même manière que le GMKtec EVO-X2 l’année dernière. Une manière de montrer les liens entre les deux entreprises. Ce qui n’est pas si innocent que cela. Il ne faut pas voir ce genre de démonstration comme un folklore un peu étrange mais bien comme un signe clair du partenariat des deux entreprises. À un moment où les puces sont compliquées à obtenir, ou pas mal d’acteurs freinent leur production faute de silicium, le fait de s’exposer avec la direction d’AMD est un signe fort de la qualité des relations entre les deux entreprises.

Et cela va de pair avec cette annonce en demi-teinte d’un passage de l’engin au processeur Ryzen AI Max+ Pro 495 évoqué par ce nouveau format. En creux, AMD et GMKtec montrent que quand des puces seront disponibles, il y en aura certainement pour cet engin. Et c’est une manière de montrer qu’entre toutes les marques du marché, toutes ne sont pas au même niveau. Sur scène pour la présentation des nouveaux AMD, Lisa Su exposait différents partenaires. Les plus connus avaient une place d’honneur : HP, Lenovo, Acer, Asus, et Framework.

Mais le second rang exposait également d’autres acteurs : Xiaomi, Corsair, AsRock, EmDoor mais aussi Minisforum, Geekom et… GMKtec.

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale

GMKtec EVO-X3 : une station de travail Ryzen AI Max+ PRO 395 © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : souris verticale Ugreen sans fil 4000 DPI à 16€

10 juin 2026 à 09:30

Souris verticale Ugreen

Souris verticale Ugreen – 4000 points par pouce – sans fil avec dongle 2.4 G portée 10 m – 2 boutons programmable – molette de défilement – pour droitiers  – grande autonomie (1 pile AA pour 12 mois ) – mise en veille automatique. Disponible  à 16.09€ sur Amazon et 15.99€ sur AliExpress. Une version biclasée Bluetooth 5.4 et dongle radio 2.4G existe également à 17.49€.

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Bon Flan : souris verticale Ugreen sans fil 4000 DPI à 16€ © MiniMachines.net. 2026

Le NAS Minisforum N5 Max sous AMD Strix Halo est officiel (et il n’est pas donné)

10 juin 2026 à 09:08

Le Minisforum N5 Max est un NAS que nous avons découvert en avril avec une communication déjà assez complète mais qui manquait de contexte sur sa disponibilité et surtout son tarif. Si on se doutait qu’il n’allait pas être donné, la facture proposée aujourd’hui par la marque n’en reste pas moins surprenante.

Les baies du NAS Minisforum N5 Max sont cachées derrière une protection magnétique.

Les baies du NAS Minisforum N5 Max sont cachées derrière une protection magnétique.

Équipé d’une puce AMD Ryzen AI Max+ 395 de la gamme « Strix Halo », il propose un excellent processeur 16 cœurs et 32 threads et surtout une puce graphique Radeon 8060S. Un processeur qu’on s’attend plus à trouver dans une machine de jeu que dans un NAS à première vue, mais qui explique son changement de carrière par sa capacité à piloter beaucoup de mémoire vive avec une grosse bande passante. Un détail qui a permis à différents acteurs de l’intégrer dans des solutions pour piloter des IA de manière très efficace.

Et c’est là que la surprise rencontre l’incompréhension. Le Minisforum N5 Max a beau coûter très cher, ce tarif de 2719€ ne concerne qu’une version en 64 Go de mémoire LPDDR5x-8000. Ces derniers trimestres, nous avons souvent croisé des puces Strix Halo de ce type avec 128 Go de mémoire pour profiter pleinement des possibilités IA en montant des LLM très lourds. Ici, cette possibilité est divisée par deux et elle est accompagnée par un SSD de base de 128 Go seulement. Le constructeur proposera sans doute une version 128 Go de LPDDR5X-8000, elle est listée sur leur page, mais reste pour le moment indisponible et on n’en connait pas le prix.

Évidemment, le Minisforum N5 Max propose d’autres éléments particuliers puisqu’il s’agit également d’un NAS et pas d’un simple MiniPC classique. L’engin pourra embarquer jusqu’à 200 To de stockage grâce à ses 5 baies SATA3 compatibles avec des disques durs 3.5″ ou des stockages 2.5″. En interne, on retrouve 5 emplacements SSD M.2 2280 également. Le premier est un NVMe PCIe 4.0 x4 utilisé par le SSD de base du système, les quatre autres sont en PCIe 4.0 x1 seulement pour du stockage des données. Cet ensemble permettra des montages complexes avec des formations RAID 0, 1, 5 et 6.

Ajoutez  à cela un petit port USB 3.2 Gen2 Type-A interne, monté directement sur la carte mère, qui permettra de laisser à demeure une solution de stockage USB ou un dongle spécifique. On imagine des usages variés qui vont de la solution de gestion de clé de chiffrement à des dongles logiciels en passant par une clé USB classique pour pouvoir réinitialiser le système facilement.

La connectique déployée est impressionnante avec des ouvertures réseau rapides. On retrouve ainsi deux ports Ethernet 10 Gigabit pilotés par des puces RTL8127, deux port USB4 V2 en 80 Gbps, un USB4 classique en 40 GBps, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 2.0 Type-A et une sortie HDMI 2.1. Avec les multiples DisplayPort des USB4, l’engin pourra piloter de nombreux affichages en simultané mais toujours 4 au maximum. Un port Antivol type Kensington Lock est également visible pour arrimer le NAS à un meuble.

La carte mère est montée sur un tiroir pour faciliter l’accès aux composants. On y retrouve un dispositif spécifique pour refroidir la puce avec pas moins de cinq caloducs et deux ventilateurs 80 mm. Un troisième ventilateur de 60 mm sera en charge de refroidir spécifiquement les SSD M.2 et deux autres, de 9.2 cm, feront circuler de l’air au niveau des baies de stockage 3.5″. Le constructeur promet un fonctionnement en mode « silence » à 33 dB qui grimpe à 38 dB en mode « équilibré » et… n’évoque pas un éventuel mode « performance » ni sa nuisance sonore…

C’est donc en tout cinq ventilateurs qui seront en fonctionnement sur l’engin en même temps. L’alimentation 250W de l’engin étant intégrée, elle sera également refroidie par le dispositif. On note par ailleurs que la ventilation de la carte mère extrait l’air chaud par l’arrière mais sous les connecteurs de la machine. Ce qui nécessitera une installation réfléchie pour éviter de boucher ceux-ci avec des câbles.

Le châssis mesure 19.9 cm de large, 20.24 cm de profondeur et 25.23 cm de haut. Il pèse 5.8 Kg. Cela fait du Minisforum N5 Max un sacré beau bébé à poser sur un bureau. Le NAS peut être déporté loin de l’utilisateur, les capacités réseau offrent largement de quoi le piloter à distance. On pourra l’employer comme  un mini-serveur ultraperformant, lui demander des tâches complexes et même embarquer une IA locale à bord. D’un autre côté, l’emploi d’une puce Strix Halo comme serveur de fichier parait un peu extravagant.

Un Minisforum N5 Max capable de tout faire ?

La question que je me pose ici est assez simple, à trop vouloir en faire en même temps, est-ce que le Minisforum N5 Max reste totalement cohérent ?  Il y a sûrement des usages que je ne vois pas avec cet engin, mais l’idée du MiniPC qui sert à la fois d’ordinateur personnel classique, de serveur et de support d’IA parait compliquée à justifier. Autant d’un point de vue usages que consommation, encombrement et nuisance. 

Le NAS est compatible aussi bien avec Linux que Windows, il est par ailleurs livré avec un système d’exploitation maison baptisé Minicloud OS qui mélange des éléments comme OpenClaw, une gestion ZFS, une IA locale, un gestionnaire de médias, un gestionnaire de machines virtuelles et autres fonctionnalités spécialisées. Ce type de solution qui sait à la fois faire tourner des jeux, des applications, piloter 200 To de données, lire des films en UltraHD, faire tourner un LLM local, gérer des services de synchronisation de fichiers, abriter un agent IA et piloter des applications dockerisées est excellent sur le papier… Mais pourra-t-il tout faire à la fois ? Et avec quelle consommation ? 

Le Minisforum N5 Max AI NAS est en vente à 2719€ en Europe. La livraison de l’entrepôt allemand de la marque sera effective début juillet, date à laquelle les machines seront expédiées vers toute l’europe.

Deux cadeaux sont offerts avec la machine, le premier est un casque intra-auriculaire Bluetooth « Minisforum ». Le second est assez symptomatique de la situation des constructeurs en ce moment. La marque ne veut pas proposer ce produit sans OS au vu de ses spécificités. Aussi, elle choisit de la livrer avec un SSD « minimal » de 128 Go… qu’à priori, peu de gens conserveront pour cet usage. Les possibilités offertes par l’engin pousseront vers un stockage plus conséquent. Aussi, Minosforum propose d’emblée avec le NAS un boîtier pour SSD M.2 2280 NVMe en USB 3.2 Type-A. Histoire de pouvoir recycler le SSD de 128 Go de base pour un usage mobile…

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Le NAS Minisforum N5 Max sous AMD Strix Halo est officiel (et il n’est pas donné) © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 9 juin 2026 MiniMachines.net

AV2 : le nouveau codec est officiel et VLC est déjà sur le coup

9 juin 2026 à 13:41

30% de produit en plus, c’est, en résumé, la promesse du Codec AV2 par rapport à l’actuel AV1. Le nouveau protocole de codage et décodage a été publié avec des spécifications qui passent à la version 1.0.0

Tout l’intérêt de l’AV2 est de réduire la bande passante occupée par des médias identiques. Que vous ayez un fichier vidéo SD, HD, FullHD ou 4K, à qualité égale, le média pèsera moins lourd. L’Alliance for Open Media qui pilote le projet, annonce des tests intéressants. Le nouveau Codec compresse mieux les données grâce à des changements structurels de son approche. Il utilise des blocs plus grands, une meilleure gestion prédictive et un partitionnement plus efficace.

Logo AV2

Logo AV2

AV2 : pas d’urgence technique.

Le résultat serait donc, dans le meilleur des cas, un gain de 30% de poids d’un fichier par rapport à l’AV1. Reste un petit détail technique. Si la plupart des téléviseurs, smartphones, lecteurs de fichiers, puces graphiques et autres logiciels sont compatibles avec l’AV1, on n’a peu de visibilité sur l’AV2 pour le moment.  Pourtant décoder de l’AV2 est un tout autre challenge que l’AV1. Le changement de régime impose une multiplication des calculs et l’AV2 est considéré comme beaucoup plus difficile à décompresser que l’AV1. Les puces actuellement commercialisées depuis 2020 sont incapables de faire tourner le nouveau Codec correctement.

Il n’est franchement pas certain qu’un acheteur de télé ou de smartphone compatible AV1 ait envie de repasser à la caisse pour faire tourner l’AV2 sur son matériel. Il faudra pourtant un nouvel appareil avec une coûteuse – encore plus encore par les temps qui courent – puce capable de prendre en charge la restitution de ces médias.

D’autant que les grands gagnants de cette évolution ne sont pas forcément les particuliers mais bien les géants des médias qui vont payer moins cher la bande passante utilisée. Quand on s’appelle Netflix, Amazon ou Disney, gagner 30% pour une même qualité de service est évidemment très intéressant. Et je ne suis pas  réellement certain que ces services aient forcément envie de baisser leurs tarifs en fonction des gains réalisés avec ces nouveaux dispositifs. La tendance serait plutôt à l’augmentation des abonnements ces dernières années.

Évidemment, il existe un autre frein à un développement rapide de l’offre. Sans clients capables de décoder ces médias, le format mettra du temps à se déployer. Les géants de la distribution vidéo ne vont pas investir d’un coup pour se mettre à l’AV2 mais l’intégreront au fur et à mesure de l’évolution de leur parc. Certains acteurs ne sont pas passés à l’AV1 pour le moment et ceux-la auront donc un gain important à faire la bascule. Apple TV, Disney+ ou HBO sont toujours en HEVC. Ils sauteront sans doute le pas directement vers le nouveau format dans la durée. Aucune urgence pour les particuliers, donc.

Pas mal non ?

Pas mal non ?

VLC se démarque 

L’Organisation VideoLAN qui gère le développement de VLC media player a déjà validé un décodeur AV2 baptisé dav2d 0.0.1 et qui prend la suite de l’actuel dav1d déjà précuseur sur le format AV1. Elle a montré que le lecteur de vidéo universel pouvait déjà prendre en charge le nouveau Codec AV2. Le tout étant exploitable sur un ordinateur tout à fait standard en s’appuyant sur les capacités de calcul de la machine. Il sera donc possible de profiter rapidement de films de vacances moins lourds à qualité égale sur votre PC.

Difficile de savoir pour autant quel niveau de ressources seront nécessaires pour décoder ces formats suivant les déifnitions embarquées et quel impact pourrait avoir ce travail sur de petites machines.

Vous pouvez aider VideoLan à continuer leur formidable travail avec un don.

Publication du codec vidéo Open Source AV1, plus efficace que l’HEVC ou le VP9

AV2 : le nouveau codec est officiel et VLC est déjà sur le coup © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : NAS UGREEN DH4300 Plus et Onduleur 120W à 438.58€ ?

9 juin 2026 à 10:39

NAS UGREEN DH4300 Plus

UGREEN NASync DH4300 Plus – NAS 4 baies sur SoC ARM Rockchip RK3588C – 8 Go de mémoire vive LPDDR4X – 4 baies verticales  SATA3 3.5″/2.5″ Max 128 To – Ethernet 2.5 Gigabit – NFC—Fonctions de gestion et réorganisation des photos par IA locale (NPU 6 TOPS sur SoC ARM) – USB 3.2 Type-C – HDMI – 2 x USB 3.2 Type-A + Ethernet. Compatible Docker / Jellyfin / Home Assistant – Synchronisation possible locale et en ligne – Synchronisation photo automatique via application smartphone. Le NAS  est livré avec un petit onduleur 120 watts – 12000 mAh qui protégera des coupures électriques et des surtensions l’appareil.

L’ensemble est proposé à 438.58€. Le NAS seul est vendu 399.99€ et 439.99€ avec l’onduleur sur le site français d’Ugreen en direct.

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Bon Flan : NAS UGREEN DH4300 Plus et Onduleur 120W à 438.58€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Le GPD MicroPC 2 évolue vers un Intel N350…

9 juin 2026 à 09:32

Le GPD MicroPC 2 fait partie de cette petite galaxie de minimachines portables ultra compactes dont la marque a le secret. Lancé sous processeurs Intel N250 avec un financement participatif, l’engin a ensuite eu droit à un passage vers le Core I3-N300.

MicroPC 2

GPD MicroPC 2

Désormais, le GPD MicroPC 2 évolue vers un Intel Core 3 N350 de génération Twin Lake, ce qui ne change en réalité pas grand-chose par rapport à son prédécesseur N300. On gagne quelques Mhz de fréquence supplémentaire. Il s’agit d’un 8 cœurs à 3.9 GHz avec 6 Mo de cache et 32 Unités dExecution graphiques à 1.35 GHz. Une puce qui reste sagement dans un TDP de 7 watts. C’est 100 MHz de plus que le N300 pour les 8 cœurs et… 100 MHz de plus pour les 32 EU… Maigre écart. Je suppose que la différence de prix entre les N300 et le N350 est également très faible, l’un ayant remplacé l’autre.  

Ce changement sert surtout à masquer l’autre évolution, majeure, de la micromachine. Le GPD MicroPC 2 change de prix. Lancé à 495$ HT en juillet 2025, juste avant les hausses de la mémoire vive et du stockage, il proposait 16 Go de LPDDR5-4800 et 512 Go de stockage NVMe. L’engin précommandé en juillet a dû laisser un goût amer dans les comptes de la marque puisque la livraison prévue en septembre a totalement changé la donne. GPD s’est retrouvé avec des financements correspondant à des prix « juilletistes » et a dû trouver les ressources pour livrer des machines qui coûtaient bien plus cher à fabriquer. La seconde salve d’engins a bien augmenté de tarif. 

Le GPD MicroPC 2 est désormais proposé à 729.95$ HT en version Core i3-N300 toujours en 16/512 Go. La version N350 passe à 789.95$ HT. Sacrée hausse clairement liée aux mouvements du secteur. Je ne parle pas de l’option 4 To à 1239.95$ HT. 

Évidemment, cela n’enlève rien au côté « couteau suisse » pour administrateur réseau et baroudeur de cet engin qui reste un OVNI dans le paysage informatique actuel. Proposer un outil de ce type à 500€ (TTC, à la louche) est viable parce qu’il propose de résoudre pas mal de problèmes avec sa connectique et son fonctionnement particulier. Mais le basculer à 820€ (TTC, à la louche) rend l’investissement très différent. On passe de gadget utile et sympa pour lequel on craque à un investissement autrement plus pesant dans son budget ou le budget de sa structure.

Le GPD MicroPC 2 reste toujours aussi compact et séduisant.

Le netbook propose un écran 7 pouces en FullHD soit 314 points par pouce. Avec un rafraîchissement de 60 Hz, la dalle est une LPTS avec une luminosité de 500 nits. Sa charnière s’ouvre à 180°, peut tourner sur elle même et propose une surface tactile 10 points pour se transformer en petite tablette. Disponible en 16 Go de LPDDR5 non évolutive, la minimachine se déploie de 512 Go à 4 To grâce à un support de SSD NVMe PCIe Gen 3. Le processeur, que ce soit un N300 ou N350, est ventilé activement.

La connectique propose un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2, un Ethernet 2.5 Gigabit, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et deux USB 3.2 Gen2 Type-C, une sortie HDMI 2.1 et deux Displayport via les prises Type-C. La batterie est une 27.5 Wh. Le GPD Micro PC 2 mesure 17.12 cm de large pour 11.08 cm de profondeur et 2.35 cm d’épaisseur. Il pèse 490 grammes.  Livré sous Windows 11, l’engin est garanti 2 ans par  Droix.net qui le commercialise et qui offre une pochette de transport avec chaque achat.

Le GPD MicroPC 2 évolue vers un Intel N350… © MiniMachines.net. 2026

GMKtec NucBox M6 Ultra : les MiniPC Ryzen 5 7640HS en promo

23 juillet 2026 à 11:55

Mise à jour du 23 Juillet : Une nouvelle version du GMKtec NucBox M6 Ultra avec 48 Go de mémoire vive DDR5-4800 est apparue à 579€ sur le site du fabricant. 48 Go montés sur deux slots SODIMM et donc deux barrettes de 24 Go. C’est assez intéressant niveau prix et permet surtout d’imaginer une distribution de cette mémoire sur deux engins différents…

Billet original : le NucBox M6 Ultra GMKtec ne révolutionnera pas le marché, mais cette minimachine coche beaucoup de bonnes cases pour tous ceux à la recherche d’un MiniPC efficace et pas trop cher.

GMKtec NucBox M6

Le design du GMKtec NucBox M6 Ultra est hyper classique, il a déjà été employé à plusieurs reprises par la marque. Le boitier mesure 12.7 cm de large pour 12.88 cm de profondeur et 4.78 cm d’épaisseur. Assez pour enfermer une carte mère très complète qui embarque pour commencer un Ryzen 7 7640HS de génération Phoenix (2023).

Il s’agit d’une puce mobile relativement abordable chez AMD qui offre un excellent rapport performances / prix. Elle développe 6 cœurs pour 12 Threads sur un développement Zen4.  Elle est associée à un circuit graphique Radeon 760M portant 8 cœurs RDNA 3 à 2.6 GHz. La puce affiche un TDP situé entre 35 et 54 Watts que le MiniPC pourra solliciter via son BIOS. Par défaut, l’engin est réglé en 45 watts ce qui correspond à un usage équilibré. Les modes « 35w » et « 50w » permettant des usages sobres ou, à l’inverse, les plus gourmands.

La marque promet un fonctionnement silencieux à 35 dB, probablement en mode « discret » à 30 w de TDP. Elle réunit deux ventilateurs pour deux missions séparées. Le premier refroidira les composants situés au-dessus de la machine, le second refroidira des ailettes dans un dispositif de transmission de chaleur très habituel. Pour avoir eu entre les mains ce même boitier avec un processeur au comportement en TDP similaire, la machine reste rarement à 35 dB à moins de ne pas vraiment la solliciter.

En usage très léger sur le web, pour de la décompression audio ou vidéo, le volume reste en général effectivement autour des 35 dB. Un usage intensif poussera la rotation du ventilateur du processeur dans un régime plus soutenu. Et le MiniPC atteint alors des 38-39 dB assez rapidement. Ce qui est encore une fois assez discret et dans la moyenne des MiniPC avec ce type de TDP de processeur (45 w). Il sera sans doute assez facile d’améliorer la finesse du refroidissement avec un élément logiciel de contrôle pour trouver les réglages les plus adaptés à ses besoins.

Dans tous les cas, la puce proposera un équipement suffisant pour énormément de tâches : bureautique et web, travaux graphiques, modélisation 3D, retouche d’image, montage vidéo, musique et même, dans une certaine mesure, les jeux. Ce n’est pas un monstre de performances mais il se situe tout de même dans une belle fourchette d’usages généralistes.

Pour soutenir ce processeur, on retrouve deux slots SODIMM de DDR5-4800 en double canal pour monter jusqu’à 128 Go de mémoire vive. Ainsi que deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen3.0 x4 qui pourront chacun embarquer des SSD de 4 To. Le GMKtec NucBox M6 Ultra est proposé en plusieurs parfums, du modèle barebone à la version 32 Go de mémoire et 1 To de stockage. Il faut donc pouvoir accéder facilement aux composants. Le constructeur résout ce détail assez simplement avec un capot qui se retire en dévissant quatre vis qui traversent la machine de part en part.

La connectique est classique et subit le choix de GMK de proposer une minimachine avec les composants au-dessus du capot. La majorité des câbles vont ainsi venir se positionner devant les aérations de l’engin, il faudra donc optimiser ce poste avec des serre-fils pour éviter toute surchauffe. Ce qui entrainerait une augmentation de la température et du bruit.

En face avant, on retrouve des classiques  : un bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, un port USB4, deux USB 3.2 Gen2 Type-A. Sur la partie arrière, un USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A, un Antivol type Kensington Lock, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.0 et deux Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des circuits RTL8125. L’alimentation se fera avec un port jack 19V/6.32A. C’est un ensemble de ports très correct et la présence d’un USB4 autorisera une prise en charge de trois écrans ainsi que le pilotage éventuel d’un dock plus complet. La partie sans fil est confiée à une puce également signée par MediaTek, un MT7922 qui délivrera du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 sur un port M.2 2230.

Livré avec un support VESA, l’engin peut s’accrocher facilement derrière un écran. Les modèles équipés de stockage sont tous livrés avec un Windows 11 préinstallé.

Sur le site de la marque, le MiniPC est disponible dans trois versions, veillez à bien sélectionner une prise d’alimentation Europe.

Les frais de port sont gratuits et les expéditions de GMKtec sont faites après un passage par les entrepôts allemands de la marque. 

Voir l’offre sur GMKtec Europe

GMKtec NucBox M6 Ultra : Ryzen 5 7640HS – GMKtec
Mini-Score : C Mini-Score : C + distribution certifiée
+ Expedition Europe
+ larges évolutions techniques
+ connectique confortable
+ livré prêt à l’emploi (sauf barebone)

–  SAV Europe et garantie 1 an
– design OEM
– coque plastique
– ventilation mal positionnée

GMKtec NucBox M6 Ultra : les MiniPC Ryzen 5 7640HS en promo © MiniMachines.net. 2026

Touroll S2 Pro, le vélo électrique passe partout à 779€

9 juin 2026 à 05:30

Le Touroll S2 Pro est pensé pour accompagner tout type de trajets avec une belle autonomie, de la souplesse et un peu de nervosité pour plus de confort. Pliant, il se glisse aussi bien dans un ascenseur que dans un espace réduit pour son stockage. Zigbuy le propose en promo.

Touroll S2 Pro

Touroll S2 Pro

Avec de petites roues de 20″ de diamètre et 4″ d’épaisseur, il embarque un moteur sur moyeu arrière de 250 Watts conforme à la réglementation française capable de délivrer jusqu’à  750 watts de puissance en crête. Une puissance qui permet de se dégager d’une situation compliquée en atteignant rapidement au besoin les 25 Km/h légaux. C’est pratique pour démarrer rapidement à un feu rouge et sortir d’un sas vélo rapidement. Pratique également pour atteindre l’équilibre si le porte-bagages est lourd ou démarrer après un stop dans une côte. Le couple sur cette version de l’engin atteint 57 Nm.

Évidemment cette puissance ne veut pas dire que le Touroll S2 Pro pourra dépasser les 25 Km/h. La limitation d’assistance au pédalage s’arrête toujours à cette limite. Vous pourrez rouler plus vite en pédalant, mais pas avec l’aide du moteur. D’autres modes de vitesse assistée seront accessibles et le vélo pourra atteindre 13, 16, 19, 22 ou 25 Km/H suivant les niveaux d’assistance choisis.

Le Touroll S2 Pro propose une belle autonomie

La batterie est une 48V 15 Ah qui offrira jusqu’à 150 km d’autonomie en assistance minimale et sur du plat. Les conditions de tests habituelles en laboratoire. En pratique, cela dépendra de la puissance d’assistance choisie, de la présence de côte et du poids de l’utilisateur. Pour un adulte avec un peu de bagage, qui utilise une assistance moyenne sur un parcours avec un peu de dénivelé, vous aurez au moins une centaine de kilomètres entre deux recharges. Attention à bien recharger d’ailleurs, ce n’est probablement pas un vélo très agréable à piloter à vide. Avec 31 Kg sur la balance et 7 vitesses Shimano, l’absence d’assistance se fera vite sentir et vos mollets vous rappelleront rapidement à l’ordre.

Touroll S2 Pro

Pour le reste, on est sur une solution très complète avec une petite fourche avec 55 mm de débattement à l’avant pour plus de confort. Un double frein à disque pour ralentir rapidement, une batterie amovible, un porte-bagages capable de porter 20 Kg, et des phares avant et arrière StVZO pour une visibilité de la route en basse luminosité et un garde-boue. Le vélo présente des bandes réfléchissantes qui servent de catadioptres. 3Je ne saurais que vous encourager à rajouter des catadioptres classiques sur les roues, des modèles qui seront mieux « compris » par les automobilistes./efn_note] et un cadre permettant une montée et une descente rapide, une béquille, un avertisseur sonore et un cadre pliant. Une fois totalement replié sur lui-même, le vélo mesure 97 x 45 x 74 cm.

Le Touroll S2 Pro est proposé finalement à 799€ avec une livraison gratuite et une garantie de deux ans chez Zigbuy.fr. Le vélo baisse enfin à 779€ avec le code ZBFRTRS2P ajouté à votre panier.

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Il existe également le Touroll S2 2026 « classique » qui reprend les mêmes éléments techniques mais propose un moteur un peu moins puissant en crête avec 650 Watts « seulement ». Le couple est un tout petit peu réduit à 55 Nm et tout le reste est identique. À part le prix. Ce second modèle est proposé à 779€ et baisse à 739€ avec le code ZBFRTS2 . L’engin est toujours livré gratuitement par un transporteur spécialisé depuis la Pologne gratuitement avec une garantie de 24 mois assurée en France.

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Touroll S2 Pro, le vélo électrique passe partout à 779€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 8 juin 2026 MiniMachines.net

Radxa Dragon Q5E : une micro carte sous SoC Qualcomm

8 juin 2026 à 18:00

Avec la Radxa Dragon Q5E cela commence à faire une belle série de cartes de développement équipées de puces Qualcomm qui se suivent chez le constructeur. Il y a eu la Q6A en 2025, la Q8B il y a quelques jours et cela sans compter les deux Dragonstation également présentées au Computex 2026.

Cette nouvelle Radxa Dragon Q5E propose dans un encombrement réduit les 40 broches habituelles du genre, mais également un double port Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI et des USB Type-A et Type-C. Des ports MIPI CSI et DSI sont présents et le tout est piloté par un Qualcomm Dragonwing Q-6690. Le tout est intégré dans un dispositif de 6.5 cm de large pour 5.6 cm de profondeur seulement.

Radxa Dragon Q5E

Radxa Dragon Q5E

 Le SoC de Qualcomm propose pas moins de 8 cœurs Kryo capables d’atteindre une fréquence de 2.9 GHz. Le circuit graphique Adreno pousse quant à lui à 1.5 GHz et un NPU Hexagon offre 6 petits TOPS pour des calculs IA. La puce est également entourée d’un maximum de 16 Go de mémoire vive LPDDR5-6400 et peut être alimentée en PoE ou via son port USB Type-C.

La Radxa Dragon Q5E est un couteau suisse pour piloter un réseau

Avec ce format minuscule et un équipement complet de ce type, la Radxa Dragon Q5E est une bonne candidate pour devenir un outil réseau complet, comme s’intégrer dans une chaine de SBC plus classique. Le fait qu’elle propose également un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 en plus d’un lecteur RFID ouvre pas mal de perspectives d’usages. J’imagine aussi bien un outil d’analyse permanent ou temporaire a associer à un réseau et alimenté en PoE. Qu’un engin capable de piloter des accès aussi bien physiques que virtuels avec RFID pour ouverture de portes par exemple. Plein de choses sont possibles, d’autant que la carte a de belles ressources de performances.

Comme à son habitude, la marque propose un petit boîtier en alu parfaitement adapté à la carte

Comme à son habitude, la marque propose un petit boîtier en alu parfaitement adapté à la carte

Reste un détail, Radxa n’a pas donné de prix ni de date de disponibilité pour la carte. La Radxa Dragon Q5E confirme en tout cas l’intérêt (réciproque ?) que porte le constructeur  Qualcomm.

Radxa Dragon Q5E : une micro carte sous SoC Qualcomm © MiniMachines.net. 2026

Peut on encore s’intéresser aux produits Chuwi ?

8 juin 2026 à 15:03

Chuwi vous pose problème. Vous êtes plusieurs à me poser la question au sujet de la pertinence d’un achat de produits de la marque. Et entre les influenceurs qui militent pour oublier le passé et les produits proposés, certains semblent à nouveau tentés par un achat.

Petit rappel des faits. Chuwi est une « vieille » marque qui mêle un catalogue à la fois générique et propriétaire. Elle propose également des prix parfois très intéressants sur ses produits. Elle a ainsi proposé des engins qui ont été des Best Seller sur Minimachines. C’est le cas, par exemple, de son MiniPC Herobox qui a été très apprécié de 2020 à 2023 sur le site. Un engin basique sous Celeron N4100, parfait pour un usage en tant que serveur ou solution de lecture multimédia qui proposait deux choses intéressantes. Il était fort peu cher, régulièrement vendu entre 150 et 160€ complet. Et surtout, il était fanless ce qui permettait une installation de salon efficace et absolument inaudible.

Au début 2023, patatras, Chuwi décide – très unilatéralement – de troquer son dissipateur passif pour une solution ventilée plus classique. La machine perd alors énormément en intérêt… La marque fait disparaître tardivement les notions de « fanless » et « zéro décibel » de ses pages en plaidant l’oubli et l’erreur. L’engin revient peu après à des prix défiant toute concurrence sous processeur Alder Lake N100 – 92€ à une époque en 8/256 Go – mais fait alors face à une tonne de produits concurrents en ayant perdu l’avantage du silence en fonctionnement.

Chuwi Corebook X, un ordinateur aux processeurs falsifiés

Plus récemment, en 2026, on apprend qu’au moins trois machines Chuwi ont été livrées avec un processeur maquillé. Des engins annoncés comme équipés de Ryzen 5 74030U « Barcelo R » de 2023 en Zen 3 mais en réalité équipés de Ryzen 5 5500U « Lucienne » lancés en 2021. Il n’y a pas d’autres termes pour décrire le fait que le processeur choisi était moins performant et moins cher que celui indiqué à bord. Le fait que le BIOS ait été altéré pour masquer la réalité du composant AMD embarqué aux logiciels de contrôle comme CPU-Z ne laisse pas de place à l’inattention ou à l’erreur involontaire. Le fabricant a bel et bien échangé une puce par une autre pour obtenir un avantage concurrentiel par rapport à ses concurrentes et a caché les traces de la manœuvre.

Deux théories sont possibles. Soit c’est un acte délibéré de Chuwi qui a voulu vendre plus facilement ses engins avec des puces sorties il y a longtemps. Soit c’est un tour de passe-passe de la part de son fabricant qui aurait fait le changement dans son dos. Impossible de savoir la vérité sur la responsabilité première de l’opération. Une seule chose est certaine, dans les deux cas c’est la marque qui commercialise le produit qui est responsable.

Même si cela s’est fait à l’insu de Chuwi, le fait qu’un sous-traitant puisse sortir sur le marché au moins trois machines ainsi maquillées est un vrai problème. Une des raisons pour lesquelles on achète une marque, Chuwi ou une autre, est liée au fait que cette marque assure un contrôle qualité. Comment faire confiance à une entité qui laisse passer de telles fraudes ? Cela veut dire que personne de chez Chuwi n’était présent pour vérifier les matériels et la chaîne d’assemblage pendant de longues périodes. Et cela sur trois modèles d’engin différents. Quelle envergure une telle fraude peut-elle avoir ?

Lors de la découverte de la première machine touchée, Chuwi à fait le mort. Lorsque la seconde a été relevée avec le même problème, aucun signe d’une quelconque action de leur part n’avait été émis. Il a fallu attendre la troisième pour que Chuwi daigne proposer un protocole de prise en charge fort contraignant pour ses clients. AMD a lui-même dû taper du poing sur la table pour rappeler l’illégalité de la pratique. Et on doit remarquer que les derniers engins proposés par la marque sont désormais tous sous processeurs… Intel.

AuBox Ryzen

Conseiller l’achat d’un MiniPC ou d’un portable Chuwi aujourd’hui ?

Un des arguments phares concernant la marque chez des lecteurs semble être lié au fait qu’il ne s’agit que d’une seule et même puce maquillée pour les trois machines. Ce fameux Ryzen 5 74030U. Que les autres engins ne seraient pas touchés par le problème. Et qu’il faudrait passer l’éponge au même titre que l’on a passé l’éponge sur les problèmes de virus embarqués dans les MiniPC d’autres marques, grandes comme petites. 

La principale différence entre les deux états vient du fait que l’infection virale des systèmes d’exploitation ne rapporte rien à un fabricant si ce n’est des ennuis. Il est très difficile de proposer un engin infecté sans que cela soit repéré immédiatement par des antivirus mis à jour. Le jeu n’en vaut pas la chandelle pour un constructeur. La plupart du temps, l’infection est stoppée dès que les machines sont identifiées comme porteuses du virus. Les constructeurs rappellent leur stock et procèdent à une réinitialisation des stockages vers un système sain. Il y a une action menée très rapidement. 

Pour Chuwi, on comprend bien le gros intérêt de l’opération. On pourra passer devant la concurrence en proposant un engin moins cher que les autres produits à processeur égal. Il a fallu qu’un média soit alerté par un anonyme concernant le souci, puis que ce même média déterre d’autres machines touchées par le même défaut pour que Chuwi communique. Les engins n’ont pas été rappelés à leurs frais et la marque s’est contentée d’une excuse d’erreur de production pour 2 machines sur 3

La première question à se poser est donc la suivante : est-ce qu’il y a chez Chuwi des produits indisponibles chez la concurrence ? La réponse est oui. La marque a dans ses bagages d’excellentes machines très originales. Son récent Unibook en est un bon exemple. Les séries MiniBook de 10.5″ de diagonale sont également exemplaires. Un Corebook Air vient d’être présenté également et il semble très intéressant.

La seconde question est encore plus importante, êtes-vous prêt à prendre le risque d’un achat chez une marque ayant ce contrôle qualité ou de telles pratiques ? Je ne peux pas y répondre à votre place, mais c’est à vous de réfléchir là où vous voulez investir votre argent.

Chuwi Unibook

Chuwi Unibook

Informer et ne pas faire taire

J’ai publié récemment un billet sur l’Unibook de la marque et un autre sur la AuBox X sous Core ultra 7 256V. Je ne me suis pas privé pour signaler les problèmes rencontrés par la marque. Il me semble qu’il s’agit là du comportement le plus élémentaire quand on parle des produits d’une société ayant eu cet historique particulier. Et c’est peut-être le plus alarmant dans les mails que je reçois à ce propos. 

Que certains veuillent conseiller la marque, libre à eux de le faire. Ils en ont bien le droit. Qu’ils choisissent de ne pas éclairer les problématiques de la marque, c’est également leur plus grande latitude. Mais qu’ils discréditent ceux qui tentent de rappeler les faits reprochés au constructeur avec des arguments plus ou moins de bonne foi. Ceux qui effacent tout simplement les commentaires qu’ils jugent « problématiques » parce qu’ils pointent ces problèmes de falsifications ou ceux qui se prennent pour les porteurs de l’unique vérité et qui cherchent à excuser la marque pour garnir leur porte-monnaie en affiliation, cela n’est pas tolérable.

Que vous soyez tenté par l’achat d’un engin chez Chuwi, cela vous regarde. Mais qu’on cherche à vous influencer en passant sous silence les manquements graves de la marque et qu’on fasse taire ceux qui veulent vous les rappeler, c’est autrement plus problématique. 

Comptez sur moi pour vous informer au mieux sur la marque, relever ses nouveaux produits, mais sans glisser la poussière sous le tapis. Du moins tant que l’affaire sera aussi fraîche et que Chuwi n’aura pas donné tous les signes d’une rédemption complète. Et le premier signe d’une rédemption est justement d’accepter cette critique, ce que la marque fait pour le moment sans problème.

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Asus Expert book B5 Flip G2 : un portable hybride pour les pros

8 juin 2026 à 12:35

L’Asus Expert book B5 Flip G2 est un portable 14″ à vocation professionnelle qui répond à un besoin de performance simple. L’idée est de troquer la puissance brute de la machine pour plus de liberté de mouvements.

Expert book B5 Flip G2

Expert book B5 Flip G2

Les modèles présentés fonctionnent avec des puces Intel Wildcat Lake allant du Core 3 304 au Core 7 350 en passant par les deux Core 5 315 et 320. De quoi assurer des tâches complètes ne demandant pas un gros niveau de puissance de calcul. Accompagnés par 8 à 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 et de 256 Go à 1 To de stockage M.2 2280 en NVMe PCIe 4.0 x4.

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 315 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,4 GHz 2 2,3 GHz 18 15
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

Cela suppose donc un éventail assez large de performances. Le modèle le plus entrée de gamme en Core 3 304, avec ses 5 cœurs CPU et 1 GPU, accompagné par 8 Go de mémoire et 256 Go de stockage, sera évidemment capable de bien moins de choses qu’un modèle Core 7 350 avec 6 cœurs CPU et 2 GPU, 32 Go de mémoire et 1 To de stockage.

L’idée ici est donc plus dans l’usage mobile de la machine que forcément dans la performance pure. Avec un écran de 14″ en 1920 x 1200 pixels IPS 300 nits de base et une option permettant de passer en 400 nits pour une dalle 100% sRGB. L’Expert book B5 Flip G2 propose une charnière sur 360° pour se transformer en tablette en mobilité. Toutes les versions sont évidemment tactiles et certaines permettront également une saisie par stylet actif MPP 2.0 en option qui s’intégrera dans le châssis nativement. Cela transforme donc l’engin en outil de terrain pour la prise de notes ou la saisie de données.

On retrouve un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 de base et une option Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 pour la gestion réseau, deux webcams frontales au choix avec du 1080P agrémenté ou non d’un module infrarouge pour la reconnaissance faciale. Une paire de microphones sera disponible avec correction de bruit ambiant. On retrouvera en option, une webcam secondaire sur le clavier proposant un capteur 5 mégapixels pour prendre photos et vidéos avec la machine en mode tablette. Cette webcam sera cachée par un capteur de confidentialité à glissière.

La connectique propose deux ports Thunderbolt 4 ou deux USB 3.2 Gen2 Type-C, deux USB 3.2 Type-A, un HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et un Antivol type Kensington Lock Nano. Une paire d’enceintes est évidemment disponible. L’alimentation sera faite en USB Type-C depuis un chargeur 65 watts externe. Deux options de batteries sont proposées. Une 50 Wh et une autre en 63 Wh. Les deux sont des Li-Po en 3 cellules. 

Expert book B5 Flip G2

Le clavier est complet, avec une course de touche chiclet de 1.5 mm et une résistance à l’eau projetée mesurée de 345 centimètres cube. Le rétroéclairage sera par contre optionnel. L’Asus Asus Expert book B5 Flip G2 pèse 1.34 Kg sans sa formule 50 Wh et mesure 31.45 cm de large sur 22.49 cm de profondeur. Il ne fait que 1.49 cm d’épaisseur, ce qui en fait un engin très adapté aux déplacements et à un usage au format tablette. Le pavé tactile est immense et offrira du confort en mode sédentaire si on ne veut pas exploiter le tactile de l’écran.

Expert book B5 Flip G2

L’Asus Expert book B5 Flip G2 s’adapte au marché de 2026

Vous l’aurez compris, avec cet Expert book B5 Flip G2, Asus ne cherche pas à révolutionner le genre mais propose un portable qui s’adapte aux effets de la crise. Cet engin ne serait peut-être pas sorti avec ces options si les composants n’avaient pas autant augmenté. En 8/256 Go, il parait presque anachronique techniquement parlant en 2026. On se souvient du modèle B9 lancé en 2022 qui ne proposait alors que des versions 16 Go et 1 To en France. Ce dispositif d’adapte donc et restera  parfait pour équiper une flotte d’utilisateurs afin de piloter des applications métier.

On pourrait reprocher l’absence d’option 5G sur ces hybrides destinés au terrain, mais en discutant avec un responsable technique en charge de machines de terrain avec un parc assez important, le coût de ce type d’exploitation est désormais surveillé. Le fait que beaucoup de pros partent sur le terrain avec un smartphone d’entreprise permet d’exploiter celui-ci pour se connecter en 5G et cela évite d’avoir deux lignes différentes pour un seul poste.

Au final, cela fait une solution efficace et réactive. Je n’ai toujours pas eu de puce Intel Wildcat Lake en main pour le moment et j’ai du mal à saisir l’ensemble des possibilités offertes par l’offre, mais comme les puces précédentes type Intel N150 moins performantes, suffisent déjà amplement à piloter des usages web, bureautiques et autres, je suppose que ces solutions seront à la hauteur.

L’offre s’adapte donc à des besoins assez différents et si Asus propose ses machines sous Windows 11 en versions Pro ou Home, il sera également possible de l’obtenir sans OS. J’aime beaucoup les Expert book d’Asus, en général ce sont d’excellentes machines, solides et efficaces.

Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées

Pour en savoir plus, direction Asus France

Asus Expert book B5 Flip G2 : un portable hybride pour les pros © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : le KVM Ugreen double écran DisplayPort à 62€ ?

8 juin 2026 à 10:27

Amazon propose le KVM Ugreen 2 écrans Displayport en promo à 62.99€. C’est la solution parfaite pour un duo de PC de bureau. Il propose de connecter clavier et souris USB mais également un éventuel stockage et même une imprimante ou un scanner à deux machines distinctes et d’afficher le contenu de ces machines sur un duo d’écrans. Plein d’usages sont possibles. On pourra par exemple profiter d’un système installé sur un MiniPC d’un côté et d’un PC classique en format tour de l’autre. On peut imaginer deux PC plus classiques pour jongler entre des tâches de calcul lourdes. Ou piloter un PC de jeu et un autre dédié au travail. À chaque fois, un seul appui sur un bouton permettra de passer d’un clavier et une souris uniques et d’un duo d’écrans, vers chaque solution.

KVM UGREEN

KVM UGREEN

C’est la solution parfaite pour une personne qui emploie, par exemple, un PC classique au format tour et un MiniPC en parallèle. On jonglera sur l’affichage de l’un à l’autre. Avec, par exemple, un MiniPC fanless pour du téléchargement, deux solutions sur deux systèmes différents. Un engin de test et un autre de programmation, une machine dédiée à des calculs locaux assez longs et une autre qui prendra le relais pendant ce type de tâche. 

Le modèle DisplayPort est disponible à 62.99€ sur Amazon, la version HDMI est un poil plus chère à 67.49€. Il existe également une version triple écran à 97.49€ chez Ugreen.

Voir l’offre sur Amazon

Bon Flan : Ugreen KVM triple écran HDMI et DisplayPort à 97€ 🍮

Billet mis à jour.

Bon Flan : le KVM Ugreen double écran DisplayPort à 62€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Minisforum ESP4B : une carte PCIe avec 4 NVMe et 1 OCuLink

8 juin 2026 à 10:09

La carte PCIe Minisforum ESP4B n’est pas encore officielle, aussi je ne suis pas certain qu’elle s’appellera définitivement comme cela. Il s’agit d’une carte probablement pensée pour les minimachines de la série « MS » de la marque. Des engins qui permettent l’ajout d’une carte PCIe demi-format.

Minisforum ESP4B

La carte Minisforum ESP4B propose sous un dissipateur et une ventilation conséquente pas moins de quatre ports M.2 2280 NVMe PCIe dont on ne connait pas les caractéristiques précises pour le moment. Le dispositif de refroidissement est classique avec un capot pour guider l’air qui sera expulsé vers l’extérieur du châssis au travers d’une série de longs tunnels créés par les ailettes en aluminium du dissipateur. Sous le dissipateur, un autre dissipateur, plus petit, permettra de maintenir la température de l’ensemble.

Une fois les deux dissipateurs démontés, on peut constater la présence des quatre ports M.2 2280 NVMe PCIe proposés. De quoi monter facilement un ensemble de stockage conséquent. On ne sait pas s’il sera possible de monter des SSD double face sur les différents supports et on note la présence de dissipateurs supplémentaires à gauche. Deux éléments qui abritent probablement les contrôleurs de l’ensemble. Sur les faces arrière des dissipateurs, on peut voir les Pads thermiques qui épousent la forme des puces des SSD pour mieux les refroidir.

Apparte : il serait temps que les constructeurs de SSD réfléchissent à ne plus utiliser d’étiquettes en papier pour leurs SSD, ce matériau fait barrage à la chaleur et ne permet pas d’optimiser le refroidissement. Pourquoi ne pas imprimer sur un matériau qui laisse mieux circuler la chaleur ou limiter la taille de l’étiquette ? Je comprends qu’il faille protéger les puces de toute fraude ou altération, mais ce n’est pas un morceau de papier qui y parviendra le mieux.

La Minisforum ESP4B promet un port OCuLink ou USB Type-C 3.2 x2

Enfin, la Minisforum ESP4B propose à gauche deux connecteurs différents. D’abord un OCuLink pour se connecter à une solution externe type dock de carte graphique. Ensuite, un USB 3.2 Gen2 x2 Type-C proposant 20 Gbps de bande passante. Les deux ne sont pas exploitables en même temps et le petit interrupteur visible en haut à droite de la carte permet de basculer de l’un à l’autre.

La carte promet donc non seulement un stockage interne supplémentaire assez conséquent mais également de communiquer avec l’extérieur. C’est une extension qui pourrait trouver un assez large public dans des configurations Mini-ITX à la recherche de solutions de stockage supplémentaires. Mais également des solutions serveur ou NAS qui développent également des ports PCIe.

Aucune date ni aucun prix n’ont été mentionnés.

Source Nascompares

 

Minisforum ESP4B : une carte PCIe avec 4 NVMe et 1 OCuLink © MiniMachines.net. 2026

la Elegoo Centauri Carbon coiffée par un nouveau capot

8 juin 2026 à 09:23

Repérée par Michel, l’extension proposée par Printed Raw Designs sur Makerworld est gratuite, elle permet d’enfermer les tubes d’alimentation de la Elegoo Centauri Carbon associée à son extension multifilament ou la Centauri Carbon 2 dans un design fermé.

L'extension pour Centauri Carbon 2 proposée ici mesure 17.1 cm de haut seulement.

L’extension pour Centauri Carbon 2 proposée ici mesure 17.1 cm de haut seulement.

Utile pour intégrer la gestion multifilament récemment annoncée par Elegoo pour le premier modèle, mais également beaucoup moins imposante que l’extension proposée pour le second modèle, cela permet de retrouver un design fermé moins encombrant.

L’idée est double : garder une protection complète de votre imprimante, avec une partie technique qui reste bien enfermée et à l’abri de la poussière et des chats d’un côté, et retrouver une chambre d’impression qui pourra stabiliser une température homogène plus facilement pour imprimer des filaments spécifiques.

A noter que l’ajout de cette extension, que ce soit pour le premier modèle ou le second, nécessite des ajustements techniques. Il faut raccourcir notamment quelque peu les tubes PTFE qui guident les filaments vers la buse d’impression. Les fichiers à imprimer permettent d’obtenir la structure globale de l’ensemble. La partie supérieure de la CC1 peut être réemployée mais les « fenêtres » des côtés doivent être achetées. Les fichiers étant conçus aux USA, le studio de design pointe vers des références inaccessibles en France. Mais il est possible de trouver des plaques acryliques de 3 mm d’épaisseur assez facilement et de les découper avec un simple cutter à la bonne mesure. Il est également possible de ne pas avoir une enceinte supérieure entièrement transparente et d’imprimer des parois à la bonne taille avec votre imprimante ou de découper d’autres matériaux. Si vous placez votre imprimante contre un mur, par exemple, il est inutile de mettre une fenêtre côté mur.

Les éléments qui font traverser les tubes PTFE de part et d’autre de l’extension sont imprimables en PLA et sont issus du travail de Ruedli sur Printables. Ils permettent un mouvement des tubes au travers de la paroi grâce au montage d’une bille enfermée dans un support.

L'extension de base de la Centauri Carbon 2 est imposante.

L’extension de base de la Centauri Carbon 2 est imposante.

Une extension Centauri a adapter à ses besoins

Si vous avez une Centauri Carbon 2 et que vous voulez raccourcir l’extension supérieure pour qu’elle prenne moins de place, il faudra par contre trouver un plateau supérieur pour la coiffer. Là encore, il est possible de découper ou de faire découper une feuille de plexiglas ou d’acrylique assez facilement en grande surface de bricolage. Possible également de troquer la transparence pour un plateau aveugle en recyclant d’autres matériaux pour limiter le coût.

Il faudra juste bien vérifier l’épaisseur du matériau pour rester dans les 3.175 mm d’épaisseur permis par le design (1/8″). Vous pouvez facilement prendre une feuille de 3 mm d’épaisseur et lui ajouter un peu de silicone en guise de mastic pour la maintenir proprement.

Enfin, ce n’est pas proposé par le design de base, mais vous pouvez également imaginer une solution pour ajouter une ventilation sur un des panneaux latéraux pour aérer le dispositif. Si la température de la pièce où vous utilisez votre Centauri est élevée et que votre enceinte est fermée, il peut être utile de forcer un renouvellement d’air en améliorant la ventilation de l’intérieur de la chambre d’impression, surtout pour certains filaments comme le PLA qui supportent parfois assez mal les grosses chaleurs pendant l’impression et peuvent perdre en finesse et en détails.

L’ajout d’un petit ventilateur de 80 mm de diamètre et d’une gaine d’extraction, peut également être positif pour éviter de laisser des fumées s’accumuler dans votre espace de travail. En ajoutant un petit filtre à charbon à l’ensemble, vous pourrez facilement rejeter l’air extrait vers l’intérieur ou l’extérieur.

Si quelqu’un tente l’aventure, qu’il n’hésite pas a nous partager son expérience en commentaire.

 

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 399€

Elegoo Centauri Carbon : l’imprimante 3D CoreXY à 289€ 🍮

Elegoo CANVAS : le multifilament pour Centauri Carbon à 45€

la Elegoo Centauri Carbon coiffée par un nouveau capot © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 6 juin 2026 MiniMachines.net

Mangmi Air X : la console parfaite pour le streaming à 104€

6 juin 2026 à 06:08

Lancée en septembre 2025, la console Mangmi Air X est une solution qui se présente elle-même comme « Ultra-Budget ». Elle est désormais proposée à 99.99$ avec quelques frais de port pour l’amener à 104.25€ une fois la devise convertie.

Mangmi

L’idée est simple, avec un matériel embarqué pas forcément de dernière génération, on pourra jouer à de nombreux titres en émulation mais aussi lancer un Steam Link pour profiter des jeux de son PC via un réseau Wi-Fi. On retrouve des fondamentaux assez solides pour ce genre de produit. La Mangmi Air X propose un affichage de 5.5 pouces en FullHD IPS tactile, un SoC Qualcomm Snapdragon 662 et 4 Go de mémoire vive. Une puce un peu décevante si on la considère sous un angle moderne mais qui colle bien avec la cible recherchée.

Le SoC de Qualcomm est un quatre cœurs Cortex-A73 à 2.1 Ghz avec quatre cœurs A53 à 2 GHz supplémentaires. Le tout associé à un circuit graphique Adreno 610. Il a été annoncé en 2020 et a largement été dépassé par la suite. Il est tout de même capable de faire tourner un Android 14 qui sera livré préinstallé sur les 64 Gigaoctets de stockage eMMC de la console. J’ai refait un tour sur Youtube et cela déborde de tests de la console dans tous les sens avec des tonnes de jeux et d’émulateurs passés au crible. La console vient d’ailleurs de recevoir une dernière mise à jour en mai.

Mangmi Eco+ ?

Est-ce que ces caractéristiques légères disqualifient la Mangmi Air X ? Pas le moins du monde. Bien sûr, tl ne faudra pas s’attendre à des performances exceptionnelles lors du lancement des jeux 3D Android les plus exigeants. Ils devraient tourner. Mais on ne sera pas au niveau de ce qu’apporte un smartphone d’aujourd’hui.

Là où cette formule peut faire mouche, c’est pour le streaming. On se souvient de la console Logitech G-Cloud sous Snapdragon 720G, elle proposait un écran 7 pouces FullHD et toujours 4 Go de mémoire vive. Elle était jugée parfaite pour streamer des jeux, c’était même son objectif principal plus que de lancer des titres directement avec son SoC. La grosse différence avec la Mangmi ? le tarif. La solution Logitech a été un accident industriel parce que proposée à sa sortie à 359€. Un prix à quelques dizaines d’euros d’un Steam Deck de Valve. 

Ici, avec un prix public de 99.99$, la Mangmi Air X est beaucoup plus accessible. Et son matériel embarqué largement suffisant pour s’atteler à la tâche de piloter des jeux en Streaming. Bien sûr, il sera possible de monter un émulateur de console sur l’engin et de profiter de son lecteur de cartes MicroSDXC pour ajouter un stockage supplémentaire afin de lancer vos jeux rétro préférés. Mais c’est dans le streaming que cette console devrait vraiment trouver ses marques.

De quoi retrouver une jouabilité vraiment mobile au fond de son canapé. Avec en plus la possibilité de faire du streaming direct depuis un PC avec des outils comme Moonlight et ses dérivés. Ou utiliser les outils comme Steam Link et GeForce Now.

Mangmi et Mangmoi sont dans un bateau

Il reste quelques détails techniques à prendre en compte, en particulier concernant l’autonomie de la machine. La batterie est une 5000 mAh avec charge rapide 15 watts. Une charge liée à la solution Qualcomm embarquée. La marque indique une autonomie de 8 heures de fonctionnement avec une simple charge sans qualifier de conditions d’exploitation. En pratique, la console peut effectivement atteindre 7 à 8 heures de jeu avec les émulateurs les plus simples comme celui de la NES ou de la GameBoy. Une émulation PSP fera directement tomber l’autonomie de deux heures. Des usages en streaming comme Steam Link, qui supposent un Wi-Fi actif, offriront entre 5 et 6 heures de jeu. Plus l’émulateur est gourmand, plus l’autonomie tombe. A noter, par ailleurs, que la console se satisfait très bien d’être reliée à une batterie externe via son port USB Type-C pendant q’on joue.

L’interface est qualifiée de correcte avec des contrôles qui ne sont pas aussi précis que sur une manette de grande marque, mais qui restent efficaces et sans défauts majeurs. Pas de drift, des gâchettes qui grincent parfois un peu et qu’il faut adoucir avec une huile de silicone. Mais des boutons et des joysticks qui répondent bien avec une croix directionnelle efficace. 

la qualité logicielle est surprenante. La version d’Android 14 est basique mais la console propose à la fois une panoplie d’outils préinstallés comprenant des émulateurs, une version de Steam Link et des éléments classiques du monde Google : un accès au PlayStore et un navigateur Chrome. Un menu de réglages assez précis peut être appelé à tout moment pour adapter les jeux émulés et faire des réglages d’optimisation. Rien de vraiment extraordinaire selon les testeurs mais un service utile et pratique.

L’interface est minimaliste mais reste correcte. On retrouve les éléments classiques du genre : mini-joysticks, croix directionnelle, boutons ABXY, gâchettes et autres éléments de contrôle de l’interface. La connectique est simple avec un port USB type-C de charge et de données, un jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker vos ROMs. Des enceintes stéréo sont également de la partie et la console propose un module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0 pour se connecter au réseau. Le SoC embarqué est ventilé activement pour éviter que la Mangmi AIR X ne chauffe trop. A noter que cette ventilation n’est pas active en permanence mais régulée par une sonde.

L’écran est annoncé comme très correct avec une définition de 1920 x 1080 sur 5.5 pouces, un rafraichissement de 60 Hz et une colorimétrie établie à 110% de la norme sRGB. 

L’objet mesure 20.34 cm de large pour 8.74 cm de haut et 1.68 cm d’épaisseur, la console pèse 286 grammes et peut être livrée en trois coloris : blanc, noir et « Retro »… Ses plastiques et ses finitions ne sont clairement pas optimum sans pour autant être de mauvaise facture. C’est le genre d’engin parfait pour un usage d’un outil comme Steam Link afin de jouer dans son canapé depuis un titre lancé sur son PC depuis le même réseau Wi-Fi.

Lancée à 99.99$, la Mangmi Air X est remontée pendant quelques mois à 119.99$, elle vient tout juste d’être remise en vente à 99.99$ + 16$ de port soit 104.25€ au total une fois converti par Paypal.

Voir l’offre sur Mangmi 

Mangmi Air X : la console parfaite pour le streaming à 104€ © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 5 juin 2026 MiniMachines.net

Asus ZenScreen Color ePaper : un écran EInk couleur

5 juin 2026 à 16:11

Asus n’est pas le premier sur ce segment, mais son ZenScreen Color aura sans doute plus de poids que des concurrents. Les solutions Paperlike de Dasun restent quasi impossibles à obtenir en Europe.

ZenScreen Color ePaper

ZenScreen Color ePaper

L’écran Asus ZenScreen Color ePaper MP13UC est un écran de 13.3″ qui emploie une dalle E Ink couleur en proposant un rafraîchissement de 35 Hz. Ce type de dalle propose un affichage très reposant pour la vue et insensible à la lumière extérieure. Des dalles en général hors de prix mais qui peuvent être un vrai confort pour certains utilisateurs.

L’Asus ZenScreen Color ePaper propose de bonnes idées

L’écran, orientable en mode portrait ou paysage, offre une diagonale affichant en 3200 x 2400 pixels en 4:3 pour une densité de 300 points par pouce en niveau de gris et moitié moins en couleurs. Sa colorimétrie est faible, ce qui le destine surtout à un travail du texte, avec 4096 couleurs seulement on n’aura ni beaux dégradés ni justesse d’image pour du travail graphique. Point intéressant, l’accroche du pied de l’écran ZenScreen Stand ATS01D est pensée pour être retirée.

Ainsi, il sera possible d’emmener son ZenScreen Color en balade et de le raccorder simplement à un portable comme écran secondaire ou principal. Alimenté en énergie et en données par ses prises USB Type-C, la connectique se limitera dans la majorité des cas à un unique câble. Cela fait un écran secondaire en déplacement qui peut être très intéressant pour partager des informations. On note au passage le choix d’Asus de conserver une dalle fine en reléguant l’électronique sur un des bords les plus larges de l’affichage. Aucune mention d’un haut-parleur ou d’une batterie qui pourraient y être intégrés n’est faite de la part d’Asus.

Le pied restant sagement sur votre bureau jusqu'à votre retour. 

Le pied  ZenScreen Stand ATS01D restant sur votre bureau jusqu’à votre retour. 

Pas de prix ni de date de commercialisation pour ce produit pour le moment. Asus n’annonce aucune disponibilité pour le moment. Comme d’habitude avec la marque, il faudra compter sur la volonté des antennes locales pour pousser le produit en magasin. Difficile d’évaluer l’attrait de ce type de produit et le public susceptible d’y investir pour le moment. Il va sans dire que le prix de ces modèles n’est pas donné. 

Le Bigme B13

Le Bigme B13

BigMe, un des acteurs parmi les moins chers de ce secteur, annonçait un modèle B13 de 13,3  » à 599€ prix public il y a tout juste un an. Aujourd’hui il est listé à 643.99€.

Asus ZenScreen Color ePaper : un écran EInk couleur © MiniMachines.net. 2026

Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon

5 juin 2026 à 15:44

La carte de développement Radxa Dragon Q8B apparaît un tout petit peu plus d’un an après la sortie de son modèle Q6A sous processeur Qualcomm QCS6490. Mais là où le précédent modèle se glissait dans le format d’une carte Raspberry Pi traditionnelle, le nouveau change de format.

La Radxa Dragon Q8B a une empreinte plus forte. Avec 10 cm de large pour 7.5 cm de profondeur, elle propose une plus grande connectique, distribuée sur deux côtés et donc pensée pour une intégration dans un format boîtier. À son bord on retrouve donc un Snapdragon 8cx Gen 3. Un SoC lancé par Qualcomm en 2021 et qu ivisait alors une compatibilité avec Windows 11 et qui reste supérieur à la puce précédente. Comme d’habitude chez Qualcomm, il ne faut pas s’attendre à voir son haut de gamme sur des intégrations très éloignées de smartphones. Ce n’est pas son cœur de cible.

Associés à cette puce, on retrouvera de 4 à 32 Go de mémoire vive LPDDR4x-4266 avec des prix débutant à 185€ pour la version 8Go pour atteindre 503€ en version 32 Go. Les modèles de 4, 16 et 32 Go ne sont pour le moment pas disponibles en précommande. La version 8 Go ne sera disponible que fin juillet ou début août après précommande. La version 4 Go n’a pas de tarifs, quant au modèle 16 Go… il est listé à 291€.

La partie stockage sera laissée à votre discrétion avec pas moins de quatre options possibles. En premier lieu un classique lecteur de cartes MicroSDXC qui permettra de booter un système. Une option permettant d’ajouter un module de stockage UFS 3.1 est également présente, tout comme deux ports M.2 2280 en NVMe. Le premier en PCIe 3.0 x4 et le second en PCIe 3.0 x2. 

Un port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte supplémentaire, en général un modèle Wi-Fi pour une communication sans fil. Un port FPC lié au système via une ligne PCIe 3.0, permettra de profiter des nombreuses extensions lancées pour les Raspberry Pi 5.

La connectique avant est sobre puisqu’on ne retrouve que deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-C basiques. À l’arrière, par contre, c’est beaucoup plus complet : deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI, un jack audio 3.5 mm, une entrée micro et un port USB Type-C qui servira a alimenter le tout en 60W. 

La Radxa Dragon Q8B proposera en outre les fameuses 40 broches du format Pi pour piloter des éléments externes en plus de fonctions classiques comme un port pour alimenter un ventilateur piloté, une batterie externe pour conserver une horloge système à l’heure et même deux boutons. Le premier pour démarrer la carte et le second pour des opérations de maintenance.

Dragon Q8B

Une Dragon Q8B capable de piloter Windows et Linux

On manque un peu d’infos sur la partie logicielle de l’offre. La carte est censée accepter plusieurs distributions Linux en plus du système Radxa OS. La marque parle de compatibilité avec Armbian, Ubuntu, Nix OS et Arch Linux. Le fait que la puce de cette Radxa Dragon Q8B soit pilotée par un SoC ayant tourné à bord de plusieurs machines compatibles Windows peut également laisser penser à un portage du système vers la carte. La marque fait d’ailleurs plus que le suggérer. Même si les machines ainsi équipées n’ont pas spécialement brillé par leurs performances, le portage pourrait avoir un certain intérêt pour les utilisateurs.

La Dragon Q8B semble en tout cas très complète, bien construite et Radxa poursuit un travail de développement qui porte ses fruits avec Qualcomm. Sur ce même Computex, le constructeur présente deux minimachines complètes sous la référence Dragonstation. Des propositions originales pour permettre la construction de NAS ou de serveurs.

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon

Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été

5 juin 2026 à 12:39

En décembre 2025, je publiais un papier pour affirmer que personne ne connaissait le prix de la Steam Machine. Pas même Valve. Cela pour une bonne raison, le prix de l’engin était totalement chamboulé par l’explosion du tarif des composants mémoire, stockage et processeurs.

Je reste persuadé que Valve avait, au moment de l’annonce de l’engin en novembre 2025, le doigt qui planait au-dessus du bouton « Go ». Que l’explosion des prix de la mémoire les a pris par surprise comme cela a été le cas pour l’essentiel des fabricants de PC internationaux. Plus que le prix lui-même, c’est le rationnement global des disponibilités qui a créé une crise. Rendant le lancement de la production des machines très compliqué puis impossible. On ne lance pas une production de plusieurs dizaines de milliers de pièces sans savoir si on pourra la mener à bien faute de composants. C’est prendre le risque de commander des millions d’euros de matériel sans pouvoir rien vendre et de laisser déprécier le tout.

Aujourd’hui, Valve annonce une encore énigmatique date de sortie pour cet été. Probablement parce que la marque a dû sécuriser suffisamment de stock de composants pour pouvoir lancer son produit. Estimant également que le besoin de stock a baissé par rapport à ses estimations en 2025. Le prix de la console va sans doute augmenter son tarif, largement, par rapport aux prévisions de Valve l’année dernière. Ce qui devrait baisser l’intérêt de l’objet et donc le besoin de produire des consoles en nombre.

C’est donc cet été qu’une première salve de ce qui devait être un succès commercial en 2025 va être mise en vente. Tout le monde se doute que si Valve garde pour le moment le prix de l’engin encore secret, c’est parce que la situation risque d’être intenable. Toute la problématique de la console est qu’elle mélange deux types de mémoires à forte contrainte: 16 Go de DDR5 et 8 Go de GDDR6 pour la partie graphique. L’impact de ces deux éléments, en plus d’un stockage NVMe, a dû totalement rebattre les cartes de la stratégie tarifaire de l’objet. Je pense que la puce AMD est moins sujette à une augmentation de prix puisqu’elle est née d’un partenariat direct avec les équipes de création de puces Custom d’AMD. Ce qui a sans doute donné lieu à une négociation et un contrat.

Une chose semble assez claire pour moi, si Valve annonce la console pour cet été, c’est parce que la situation devient intenable. Des frais ont été engagés dans un appareil qui n’a pour le moment donné aucun retour sur investissement. Le fait que la température de prix ait monté également partout autour de la console avec des PC de plus en plus chers va permettre également aux acheteurs potentiels de relativiser un peu son tarif. Mais je doute que l’engin arrive à séduire aussi bien le public que ce qui était prévu par la marque au début de sa conception.

Personne ne connait le prix de la Steam Machine

 

Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été © MiniMachines.net. 2026

Arc G3 Extreme, Intel va t-il ouvrir sa puce à plus de PC ?

5 juin 2026 à 11:22

En dévoilant les puces Arc G3 Extreme, Intel se permet de faire un joli pied de nez à AMD. La marque, que certains jugeaient moribonde il y a quelques trimestres seulement, s’offre un revirement spectaculaire.

Lancer une console PC sous processeur Intel en 2025 paraissait être une mauvaise idée, à raison. MSI s’y est essayé et a dû baisser ses tarifs de manière spectaculaire pour les vendre avant de basculer dans le camp d’en face en proposant une solution sous processeur AMD. Les puces AMD Ryzen étaient alors clairement bien mieux placées que les solutions Intel.

Aujourd’hui, la situation s’est inversée, c’est le résultat d’un effort important d’Intel pour se remettre à niveau sur tous les plans : recherche et développement à long terme sur les circuits graphiques, optimisation des processus de fabrication comme des pilotes, sans oublier un gros effort marketing pour réunir plusieurs constructeurs. Un effort massif rendu possible par des investissements extravagants et qu’il va falloir éponger.

Arc G3 Extreme et Arc G3

Intel Arc G3 Extreme : aussi rapide qu’un Ryzen Z2 Extreme pour moitié moins de consommation

La présentation qu’a faite Intel de sa nouvelle gamme de processeurs au Computex 2026 est beaucoup plus détaillée que ce qui avait été présenté auparavant. Les deux puces sont assez proches techniquement parlant et ne diffèrent finalement que sur quelques points. Même nombre de cœurs, fréquence identique à 100 MHz près, même cache et même NPU. La nuance entre les deux puces est principalement liée au circuit graphique puisqu’on passe du fleuron de la gamme qu’est le B390 avec 12 cœurs Xe à un B370 en 10 cœurs. La fréquence de ce second circuit est également inférieure de 100 MHz et le TDP varie de 5 watts en mode Turbo au désavantage de la puce la plus puissante.

Tout cela est très intéressant mais manque de contexte pour se rendre compte des performances proposées. C’est sur ce point qu’Intel a mis l’accent au Computex. Histoire d’enfoncer le clou sur sa proposition.

Une débauche de chiffres sur une large vague de jeux

Les Arc G3 et Arc G3 Extreme sont passés à la moulinette d’un grand nombre de tests de jeux. Ici, poussés en mode 30 et 35 watts, c’est-à-dire au maximum de leurs capacités, ils proposent des performances assez impressionnantes. Surtout si on considère que ces résultats sont obtenus sur un système Windows 11.

Si certains titres sont en dessous des fatidiques 30 images par seconde en FullHD pour le Arc G3, les Arc G3 Extreme sont toujours situés au-dessus avec des scores variables qui vont jusqu’à des 100 images par seconde sur des titres récents comme Arc Raiders. La promesse ici est de proposer de quoi jouer très confortablement au détriment de la batterie. Ce qui sous-entend une exploitation plus proche d’un mode sédentaire sur un dock et un téléviseur que l’emploi en réelle mobilité. 

Il est en tous les cas très intéressant de constater l’énorme impact qu’ont les nuances entre les deux versions de la puce. Les deux cœurs Xe supplémentaires du modèle Arc G3 Extreme font ici une réelle différence.

Face à une autre puce Intel, un processeur Core Ultra 7 258V équipé d’un circuit Arc 140V, la nouvelle gamme a encore largement l’avantage. Nous n’avons pas droit au détail des performances obtenues, les consoles équipées de cette puce Extreme se comportent cependant mieux à définition égale, que les portables équipés de cette puce Lunar Lake.

Face aux AMD Ryzen Z2 Extreme et pour une consommation identique de 35W, Intel est encore devant. Des solutions MSI et Asus sont comparées pour obtenir des formats de consoles assez similaires. Encore une fois on pousse les deux modèles au maximum de leurs capacités. Les écarts sont à chaque fois à l’avantage d’Intel même s’il ne faut pas oublier que ce dernier est ici aux commandes des tests et de la présentation de ces résultats.

En termes de puissance, suivant les titres, Intel affiche de 10 à 85% d’images par seconde au-dessus d’un Ryzen Z2 Extreme. Et cela alors que la puce n’est probablement pas totalement optimisée. AMD a eu plus de temps pour peaufiner ses pilotes. C’est là encore un point gagnant pour Intel et sa nouvelle gamme. Un point qui explique l’empressement des constructeurs à s’intéresser à cette gamme de puces.

Mais le résultat le plus intéressant à prendre en compte dans cette débauche de tableaux est sans conteste celui-ci. Intel met en avant une puce Arc G3 Extreme configurée pour fonctionner dans un TDP de 17 W en face d’une solution AMD Z2 Extreme à 35 watts. Autrement dit, une console en mode performances sur batterie en mobilité avec une bonne autonomie en face d’une console dont l’autonomie sera probablement bien moins bonne.

Ce qui devrait être clairement au désavantage complet d’Intel reste assez souvent positif. Certains titres sont mesurés en négatif et un Call of Duty se voit 19 % moins rapide dans ces conditions sous Arc par rapport à la puce AMD. Mais d’autres titres comme Diablo IV ou Fortnite sont 14 ou 34% plus véloces… Si les deux solutions ne sont pas exactement équivalentes, elles laissent entendre que les consoles équipées des puces Intel pourront proposer assez souvent plus de performances et plus d’autonomie à la fois. 

Enfin, la puce Arc G3 Extreme d’Intel est positionnée en 12 watts face à un Z2 Extreme d’AMD dans la même enveloppe. Ce scénario-là est peut-être le plus intéressant de tous car il reflète un usage réel de ces machines particulières que sont ces consoles. Et si les deux engins de MSI et d’Asus sont au coude à coude sur certains titres, force est de constater que des écarts se creusent nettement sur d’autres. On passe de jeux juste « jouables » à des affichages réellement confortables. C’est particulièrement vrai dans le milieu du tableau.

Intel introduit alors une notion d’Endurance Gaming qui colle bien à la catégorie produit. Il s’agit d’aller au-delà des simples performances brutes qui consistent à voir ce que donne un processeur dans le meilleur des cas, en laboratoire. Le résultat d’un benchmark qui ne sert en réalité qu’à se comparer à d’autres benchmarks. L’idée ici est de coller au terrain et de refléter plus précisément ce que peuvent attendre les utilisateurs d’un engin de ce type.

Avec une exploitation en dessous du maximum de ses performances mais proposant une certaine jouabilité, on obtient une console qui peut s’utiliser au-delà de quelques heures, chauffe moins et fait moins de bruit à cause de sa ventilation. Des « détails » que les tests de performances ne prennent pas en compte mais qui changent l’usage de ces appareils du tout au tout.

Personne n’a envie d’une console pensée pour le canapé mais qui partage avec tout le monde un bruit d’avion au décollage. Personne ne veut d’un engin qui va vite mais pendant quelques grosses dizaines de minutes seulement. Personne ne veut sentir un plastique bouillant entre ses mains au bout d’une heure de jeu. Assurer un fonctionnement en 12 watts confortable est donc un point capital pour séduire un large public.

Intel promet que sur une MSI Claw 8 EX AI+ en Arc G3 Extreme, l’activation du mode endurance pousse l’autonomie de 2H47 à 5H51 sur un jeu comme Forza Horizon 6. De 2H31 à 5H55 sur GTA V et de 3H37 à 11H45 sur Team Fortress 2. Cela se fera au détriment de la fluidité d’affichage, bien sûr, mais on peut constater sur le tableau juste au-dessus que deux titres fonctionnent au-delà des 30 images par seconde. Forza à 49 fps et GTA V à 99 fps. 

Des résultats qui changent totalement l’exploitation de ce type de console. Ils autorisent tout simplement une exploitation longue entre deux passages par la prise. Mieux, associés à une bonne batterie externe, ils vont permettre d’assurer un service complet où l’ajout de cet accessoire permettra de recharger la console pendant le jeu au lieu de juste réduire sa perte d’autonomie.

Une gamme de puces trop à l’étroit dans le format console ?

Intel a donc en main une gamme de processeurs tout à fait performants qu’il compte intégrer dans un format de niche. Les consoles PC ont certes un certain poids dans l’actualité informatique ces derniers mois, mais elles ne sont pas au centre des préoccupations de tout le monde. Et, avec la crise des composants, ces produits ultra spécifiques sont devenus encore moins une préoccupation pour la majorité des acheteurs.

Avec des prix en nette hausse et des priorités informatiques réservées, logiquement, à des outils plus essentiels, ces consoles sont passées de solutions de jeu envisagées pour se faire plaisir à des caprices souvent jugés hors de prix. 

La solution la plus évidente pour qu’Intel ait un retour sur investissement rapide, serait que la marque s’intéresse à d’autres formats pour ces processeurs. Je pense en particulier à deux emplois spécifiques. Le premier serait une version Intel Arc Extreme intégrée à un format MiniPC. Une solution capable de concurrencer la Steam Machine qui tarde, avec un prix concurrentiel. En proposant une solution de refroidissement efficace pour tenir un Arc G3 Extreme à 35 Watts en permanence, il y aurait là de quoi proposer une solution très intéressante. Avec un design pensé pour le salon, la puce trouverait sans doute preneur.

L’autre format serait plus évident encore. Une grande partie des clients potentiels de ces puces Arc G3 et Arc G3 Extreme ne sont pas spécialement intéressés par l’objet « console » mais trouveraient sans doute diablement séduisants des ultraportables équipés de ces puces. La problématique pour Intel étant de ne pas cannibaliser le parc de stations de jeux et ses puces haut de gamme. Mais de très nombreux joueurs seraient prêts à craquer pour un format à la fois ludique et capable de rendre des services classiques sous processeur Arc G3 ou Arc G3 Extreme. Et si l’argument d’une interface plus adaptée au jeu grâce au format console semble faire barrage a première vue, il ne faut pas perdre de vue qu’une énorme partie du catalogue de jeux du monde PC nécessite un clavier et un curseur. Et qu’il est plus facile d’ajouter une manette à un engin portable de petite diagonale que de rajouter un clavier et une souris à une console.

En ouvrant son offre à plus d’engins pendant cette période de crise où la clientèle va probablement rester très éloignée des dépenses purement ludiques. Intel aurait moyen de séduire énormément de monde en proposant son offre de jeu pour des machines paradoxalement plus sérieuses.

La psychologie particulière de l’acheteur PC

Pour le moment, les premiers indices indiquent que les consoles dépasseraient les 1500$ en Arc G3 Extreme. Le revendeur américain BestBuy a listé la MSI Claw 8 EX AI+ en version 32 Go et 1 To à 1699$ HT. Un tarif qui ne fonctionnera pas auprès du public.

J’ai pendant longtemps travaillé en tant que vendeur d’ordinateurs, des machines que je montais et dont nous, mon compère de l’époque et moi-même, décidions des composants. Et le jeu d’assemblage que nous pratiquions dépassait la pure logique de performances pour s’intéresser à la psychologie de nos clients. Nous avions très vite compris que le format de certains PC dépassait en réalité toute logique comptable.

Un acheteur de PC dédié au jeu cherche un ordinateur performant. C’est cette performance qu’il achète. Cela parait être une évidence, mais c’est un peu plus complexe que cela. Cette « enveloppe de performance » va au-delà du jeu dans le monde PC. Le client potentiel d’un ordinateur de jeu se dit qu’un PC de ce type peut certes lui permettre de jouer mais il peut également faire tout ce qu’un PC classique sait faire en amont : de la bureautique, du web, des activités créatives et autres.

C’est là qu’entre en jeu l’étrange psychologie de l’acheteur. Il entame une réflexion qui consiste à se dire que sur la totalité de son investissement, une bonne partie est liée à une activité justifiable et sérieuse. Une sorte de coussin psychologique qui éponge une partie de la dépense, le côté ludique étant un plus « pour se faire plaisir ».

Suivant les profils et les machines, cette proportion varie. Sur un ordinateur portable « gaming » dans un prix de milieu de gamme, l’acheteur considère que 60 à 70% du tarif n’ont en réalité rien à voir avec le jeu. Il s’agit avant tout d’un ordinateur et donc d’un investissement qui correspond à un besoin que tout le monde a. Les 30 à 40 % restants sont liés à la partie « ludique » : la carte graphique, le petit bonus de processeur et de mémoire par exemple. L’achat se fait en comparant un ordinateur portable a 700€ « classique » avec un circuit graphique intégré et une machine gamer à 1000€ disposant d’un circuit graphique externe. Et si la dépense totale ne pose pas de problème, l’acheteur gomme alors totalement le prix global de la machine pour ne s’intéresser qu’aux 300€ de différence entre les deux modèles. C’est ce seul montant qui va décider de l’acte d’achat, tout le reste passe à la trappe.

Sur un ordinateur haut de gamme, le ratio sera différent. La partie « achat indispensable » pour des usages classiques tombe à 40 ou 50% du montant total. Le reste est considéré comme un investissement ludique. Il est alors beaucoup plus difficile de craquer en étant juste « raisonnable ». Entre un portable à 700€ qui fera exactement tout ce dont l’utilisateur a besoin et une machine à 2000€ blindée de mémoire, de stockage et avec une carte graphique haut de gamme, il est difficile de justifier un achat purement logique.

Cette manière de voir l’investissement dans l’informatique a d’ailleurs été exploitée par les constructeurs ces dernières années. On a vu apparaître des machines « créatives » dont les composants n’étaient rien d’autre que ceux des machines de joueurs. Les deux étant pilotés par des éléments techniques identiques. L’idée ici était de rajouter un élément de plus dans l’équation d’achat.

En rajoutant un discours expliquant que l’on passe d’un PC entrée de gamme à un PC « créatif et jeu » on change les ratios. Il s’agit de relativiser la partie loisir pur en ajoutant de nouveaux usages : conception 3D, montage vidéo, retouche d’image, création graphique, gestion du son. Sur un ordinateur portable GeForce RTX haut de gamme aujourd’hui, on peut considérer la distribution de l’investissement pour 40% vers un usage classique, 30% vers une exploitation créative et 30% lié à une pratique vidéoludique.

1799€ pour un portable 15″ gaming, plus puissant et compétent qu’une console PC

Cela permet pour quelqu’un qui s’apprête à dépenser 2000€ dans un PC « premium » de relativiser généreusement son achat. J’ai entendu des clients penser à haute voix leur réflexion d’achat et cela donne un discours très lisible : « j’ai besoin d’un portable. Je peux mettre raisonnablement une certaine somme pour avoir une machine qui va correspondre à mon besoin immédiat parce que mon ancien modèle donne de sérieux signes de faiblesse. Mais j’ai envie d’un portable de jeu, une machine puissante qui va durer longtemps. L’avantage de cette machine à 2000€ c’est qu’elle va permettre de trier et retoucher mes photos, faire des montages vidéos, me permettre de faire de la 3D et les 1000 autres trucs que je ne pouvais pas faire avec mon ancien modèle. En plus de cela, elle correspond pile à la liste des composants du prochain jeu que je guette depuis des années et qui vient de sortir. »

Au final, dans la tête de l’acheteur, il y a deux choix : le premier consiste à dépenser 800€. Le second à investir 2000€. Mais au lieu de se dire « je me fais plaisir en dépensant 1200€ en plus pour jouer », il estime que la part de jeu est limitée à ce que la partie créative ne propose pas. Et cela brouille suffisamment les pistes pour que le client ne garde dans le pire des cas que la moitié des 1200€ restants comme un achat « loisir ».

Ce qui permet encore une fois de relativiser la dépense parce qu’après tout, le jeu vidéo est un loisir comme un autre, qu’on a le droit de se faire plaisir. Sans compter l’argument très valable de la pérennité de l’achat. Et du discours qui va souvent avec : « ma dernière machine, je l’ai gardée 10 ans ». Et l’acheteur de se faire croire que sur les 2000€ de dépense, il n’y a finalement que 600€ réellement liés au jeu. C’est cette manière de penser qui fait que le marché du gaming « premium » existe aujourd’hui.

Là où le bât blesse pour les consoles PC c’est qu’elles ne peuvent pas prétendre à cette gymnastique

Il existe des gens pour qui les 1699$ annoncés pour la console MSI sous Arc G3 Extreme ne sont pas un problème. Mais ils sont assez peu nombreux. Pour connaitre le budget qu’un joueur lambda considérera comme normal a injecter dans un objet purement ludique, ce n’est pas très compliqué. Il suffit de regarder le prix d’une console Nintendo Switch 2 ou d’un Steam Deck avant leurs hausses respectives. À savoir entre 450 et 600€. Au-delà de ce tarif, on entre déjà dans des eaux assez troubles. 

Le problème pour ces consoles PC c’est qu’elles ne peuvent absolument pas jouer sur la perspective du monde PC. Qui va, en toute bonne foi, se dire qu’en mettant 1700$ HT dans une console de ce type, il va également pouvoir remplir sa feuille d’impôts, faire de la bureautique, télétravailler, calculer son budget vacances et surfer confortablement. Bien entendu, il sera possible de le faire en ajoutant un clavier, une souris, un écran secondaire et un éventuel hub pour améliorer cette interface. Mais on est loin, très loin d’un format idéal pour ces usages tel que le promet un portable créatif. Personne ne va emmener une console en réunion, aucun parent ne consentira à investir dans l’objet pour qu’un enfant démarre le lycée ou entame des études supérieures.

Injecter une telle somme dans une ROG Ally, une Acer Predator Atlas ou une MSI Claw cela restera considéré comme une dépense. Mettre la même somme dans un portable ou une tour est considéré comme un investissement. Et cela fait toute une différence. Intel doit également considérer les reproches de performances et d’interfaces faits aux consoles qui ne sont pas sous SteamOS. Elle peut, en changeant d’objet, en faire un avantage. Windows 11 est bourré de défauts, mais cela reste un outil de production. Intel peut choisir de mettre cela en avant dans un format plus classique.

Les puces Intel ARC G3 et Arc G3 Extreme, si elles restent cantonnées à ces dispositifs de consoles PC à des prix au-delà des 1500€, risquent fort de ne pas se vendre. En les basculant dans un marché plus classique, pourquoi pas en ultraportable au vu de leur excellent comportement en basse consommation, elles pourraient au contraire revigorer le marché. Je suis bien certain qu’Intel et ses partenaires en ont conscience.

Arc G3 Extreme, Intel va t-il ouvrir sa puce à plus de PC ? © MiniMachines.net. 2026

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