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Reçu aujourd’hui — 8 janvier 2026

Bon Flan : Jeu PC Bloons TD 6 gratuit !

8 janvier 2026 à 16:19

S’appuyant sur plus d’une décennie d’expérience en matière de tower defense et des mises à jour fréquentes et conséquentes, Bloons TD 6 est l’un des jeux préférés de plusieurs millions de joueurs. Profitez d’innombrables heures de jeu de stratégie grâce à Bloons TD 6 !

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Ah oui, c’est vrai, les soldes hiver 2026 ont débuté ! ?

8 janvier 2026 à 13:50

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PC Gamer ACER Nitro V 17 AI ANV17-41-R4W3 : 17,3″ IPS FullHD  144 Hz – AMD Ryzen 7 260 – 32 Go / 1 To – GeForce RTX 5060 dispo à 1499.99€

Barre de son SAMSUNG HW-Q610F – Système audio : 3.1.2 – Bluetooth – HDMI ARC, HDMI CEC, Entrée optique, USB de lecture – Caisson sans fil – Traitement du son : Dolby Atmos, DTS X, synchronisation du son TV et barre de son dispo à 299€ sur Boulanger

 

 

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Aspirateur ECOVACS T50 Omni Gen2 avec Station, puissance 21000Pa, brosse latérale et serpillière extensibles, ZeroTangle 2.0, AIVI 3D 2.0, lavage à l’eau chaude 75℃, Ultra-Mince 81mm dispo à 399€ sur Amazon.

 

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TCL NXTPaper 11 : la tablette « semblable à du papier » en promo

8 janvier 2026 à 12:56

Mise à jour promo : Amazon propose une baisse de 25% sur cette tablette particulière qui passe donc à 189.38€. Si vous êtes à la recherche d’une solution de lecture de bédés numériques et capable de plein d’autres choses, c’est peut-être un bon flan.

A découvrir sur Amazon

Billet d’origine du 27/02/2023 : TCL lance un NXTPaper 11, une tablette Android qui reprend la même technologie d’affichage et qui devrait être vendue à partir de 250$ au printemps.

TCL NXTPaper 11

La tablette affichera sur une diagonale de 10.95″ en 2000 x 1200 pixels avec une dalle tactile 10 points. Elle sera pilotée par un SoC Mediatek Helio P60T, une solution milieu de gamme gravée en 12 nanomètres proposant 8 cœurs en tout. Un groupe de quatre Cortex-A73 et un autre de quatre Cortex-A53, tous capables d’atteindre 2 GHz. La partie graphique sera confiée à un circuit Mali-G72 MP3 à 800 MHz max. 

Elle embarquera 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettant d’étendre ce dernier poste facilement. Pour le reste, on retrouve un module Wi-Fi5 et du Bluetooth 5.0, une prise Jack audio combo 3.5 mm, deux webcams 8 mégapixels et une batterie 8000 mAh qui pourra jouer le rôle de batterie de voyage en proposant une charge en 18 watts grâce à un port USB Type-C.

La NXTPaper 11 mesurera 25.9 cm de large pour 16.36 cm de profondeur et 6.9 mm d’épaisseur et sera livrée sous Android 13.

TCL NXTPaper 11 et NXTPaper 2.0 : de la technologie et beaucoup de marketing

« Semblable à du papier », « Comme du papier », « Effet papier » ou « concurrent de l’encre numérique ». Voilà ce qu’o peut lire au sujet de cette liseuse. Une approximation en direct du communiqué de presse de la marque qui met en avant un énorme travail de recherche et développement autour de sa technologie d’affichage. Une technologie qui se base pourtant sur ce bon vieil IPS de base…

Il est nécessaire de comprendre ce qu’est ce NXTPaper 2.0 qui servira d’affichage à la tablette. La technologie, brevetée par TCL, est mise en avant comme une alternative aux liseuses à encre numérique. Avec de larges angles de vue, une « parfaite » gestion des couleurs et une luminosité de 500 nits, le constructeur a tendance à positionner cette solution comme le meilleur choix possible entre la liseuse et l’écran traditionnel. A bien y regarder, il s’agit  pourtant d’une technologie IPS très classique. Une dalle qui est couverte d’un filtre supplémentaire censé lui donner un aspect différent des dalles concurrentes. Une dalle matte avec une luminosité élevée et toujours tactile.

TCL parle également d’une réduction de la lumière bleue importante, ce qui indique que, au contraire des liseuses à encre, la dalle en émet toujours. Il sera donc difficile d’en faire un point fort face à l’offre à encre actuelle. Enfin, la dalle proposerait des couleurs plus justes que les autres dalles tout en consommant moins d’énergie. Jusqu’à 65% de moins que ses concurrents. Mais, comme d’habitude, les chiffres sont sortis du chapeau par TCL sans que l’on ait de réel point de comparaison, à savoir par rapport à quel écran le NXTPaper est comparé. Mesurer une technologie par rapport à un écran à cristaux liquide « classique » ne veut évidemment absolument rien dire. Il suffit de prendre le bas de gamme pour le considérer comme représentatif et proposer en face un IPS efficace pour avoir un ensemble de chiffres très flatteurs. TCL ne compare pas sa dalle à un écran OLED de dernière génération, par exemple. 

 

En intérieur, la technologie NXTPaper est devant l’encre couleur

Enfin, et surtout, si la tablette NXTPaper 11 est mise en avant comme une solution plus efficace en terme de contraste et de couleurs que les solutions à encre numérique actuelles, cela n’est vrai qu’en intérieur. Encore une fois comme l’ensemble des tablettes IPS ou OLED actuelles. Dès que vous sortez ce type de dalle en extérieur, face à la lumière du soleil, votre affichage sera médiocre.

Le reflet massif proposé par la dalle matte sera également un frein à la lecture. Là où les liseuses profitent de la lumière extérieure pour proposer une image plus contrastée, la dalle de TCL devient totalement illisible.

Sans surprise, la dalle à cristaux liquides nécessitant un rétroéclairage ne sera pas très à l’aise face à la technologie passive de l’encre numérique en extérieur. La seule différence proposée par la technologie de TCL sera le type de médiocrité proposée. Là où les écrans classiques concurrents offriront de larges reflets désagréables et une luminosité poussée à fond face à un écran à encre numérique beaucoup plus lisible, la dalle NXTPaper sera surtout très sombre. La finition matte de la dalle proposée par un filtre spécifique, raison du brevet de TCL, a en effet ce résultat particulier d’assombrir franchement l’affichage face à une exposition directe à la lumière.

Présenter la TCL NXTPaper 11 comme une révolution en terme de lecture ou comme une sorte de papier est donc quelque peu trompeur. C’est reprendre une formule du constructeur sans saisir la réalité du produit. La tablette ressemblera aux autres : elle sera déficiente en pleine lumière. D’une manière différente des dalles OLED et IPS traditionnelles certes, mais pas vraiment parfaite.

Source des images : l’excellente chaine de Chalid Ragami.

TCL NXTPaper 11 : la tablette « semblable à du papier » en promo © MiniMachines.net. 2025

Razer Wolverine V3 : la manette de jeu cloud gaming

8 janvier 2026 à 12:37

Lancer du fond de son canapé un jeu dans le cloud avec une manette Razer Wolverine V3 serait équivalent à jouer sur son PC ou sa console locale. C’est en tout cas l’annonce faite par Razer et LG pour mettre en avant ce nouveau périphérique.

Avec 3 ms de latence seulement en Bluetooth, l’idée de Razer est d’améliorer la prise en charge locale pour compenser une réaction plus lente en ligne. La Razer Wolverine V3 exploiterait donc une technologie Bluetooth avancée pour parvenir à ce résultat. Développée en partenariat avec LG, elle est censée corriger le souci de latence rencontré avec les jeux en Cloud Gaming. LG s’est associé avec Razer sur ce produit et l’ergonomie des boutons de la manette permet de naviguer dans le système WebOS développé pour les téléviseurs de la marque. La manette a été littéralement pensée pour piloter le portail de jeu de LG

J’avoue être dubitatif. Enfin, non, en réalité je vois bien quels sont les problèmes et les solutions proposées ici. Et ce ne sont pas les bons.

Razer Wolverine V3

Ce n’est pas à la manette Razer Wolverine V3  de s’adapter au portail de LG

L’idée d’adapter une manette de jeu à un portail n’est pas la meilleure méthode. C’est au portail de s’adapter aux manettes de jeux génériques. Manettes qui ont été largement définies par l’excellent travail mené par les fabricants de consoles depuis des années. On peut reprocher tout ce que l’on veut à Sony et Microsoft pour leurs univers console respectifs, mais leur boulot d’optimisation ergonomique sur les manettes est excellent. Le standard existe, il est dans tous les rayons de supermarché au monde. Il s’appelle XBox et Playstation. Il est là pour longtemps. C’est tout le truc du hardware, c’est pensé pour durer.

Au contraire, WebOS, c’est du software. Le système peut changer, dans six mois, dans un an ou dans trois ans. Un jour, un nouveau chef de projet chez LG peut décider d’abandonner WebOS pour revenir à Android TV. Ou modifier l’interface de fond en comble pour s’adapter à de nouveaux usages. Et, après une mise à jour poussée vers votre téléviseur, votre manette deviendrait alors compliquée à utiliser, voire moins commode, qu’un produit générique.

Acheter du hardware pensé spécifiquement pour du software c’est un développement à rebours de la logique. Il faut toujours privilégier le scénario inverse : adapter du software au hardware existant.

Razer Wolverine V3

Razer Wolverine V3

La manette Razer Wolverine V3 semble surtout compenser les soucis de LG

Je joue avec l’offre GeForce Now de Nvidia depuis des années. Quand on a un MiniPC, le fait de pouvoir déporter les capacités graphiques depuis les nuages et d’ajouter quasi magiquement d’énormes capacités de calcul à une machine de 15 cm de côté est miraculeux. J’ai donc très logiquement décidé de profiter du service de Cloud Gaming de Nvidia au lieu d’investir dans un PC gaming ultra haut de gamme depuis la crise des cryptos. Je ne regrette rien. Je joue sur mon téléviseur depuis ma console ShieldTV. Ou sur les divers MiniPC que je teste ainsi que sur mes portables et même sur diverses ConsolePC. 

Je n’ai plus de problèmes de latence depuis plus de deux ans quand je joue sur GeForce Now. Pour tout vous dire, j’utilise toutes sortes de manettes de jeu au fil de ce qui me tombe sous la main. Celle de la Ouya ! Des manettes Stadia bluetoothisées, les manettes officielles de première et seconde génération de la ShieldTV, des manettes XBox et même une paire de manettes fort anciennes et toujours aussi efficaces signées Logitech. Je joue sur mon téléviseur au travers d’un MiniPC classique avec une paire de Logitech RumblePad 2 Cordless qui utilisent un adaptateur RF 2.4 GHz au bout d’un câble USB 2.0.

Logitech RumblePad 2 Cordless

Logitech RumblePad 2 Cordless

Ces manettes ont plus de 20 ans. Je les ai achetées en 2005, trois ans après leur sortie, grâce à une excellente promo. Elles ont été testées deux fois sur Lesnumériques. Une première fois en 2002 et une seconde en 2005. Je ne connais pas la latence qu’elles proposent mais je doute qu’elles soient à 3 ms comme cette Razer Wolverine V3. Et je constate au quotidien que ce n’est pas un problème. J’ai joué avec au dernier Indiana Jones, à Forza 5 et à plein d’autres jeux sans jamais rencontrer le moindre problème de latence. J’ai évidemment une excellente liaison fibre et je suis toujours bluffé par la capacité de GeForce Now à se comporter comme si le PC était chez moi.

Je crois qu’ici le souci est plus lié à un portail gaming LG qui n’est pas au niveau de ce que proposent GeForce Now ou XBox xCloud et qui réclame donc de baisser la latence « naturelle » des manettes pour le compenser. Je peine à voir comment ma session de jeu pourrait être plus réactive qu’aujourd’hui. Je n’ai pas de différence de ressenti entre une manette XBox filaire et celle proposée par une manette XBox sans fil. Peut-être que je me trompe ou que ma perte d’appétit pour les jeux ultra-compétitifs font que je ne saisis pas la nuance proposée par cette latence… Mais je doute que les joueurs de titres de ce type y accèdent par une interface Cloud si vraiment ils sont à la recherche d’une expérience de jeu en compétition.

J’ai donc l’impression de voir ici un pansement sur une jambe de bois, comme si LG avait sonné à la porte de Razer pour tenter de résoudre en local des problèmes de cloud.

Razer n’a pas communiqué de prix ou de date de disponibilité précise pour cette manette. L’annonce au CES 2026 permet donc de tâter le terrain. La Razer Wolverine V3 devrait donner plus de nouvelles dans les mois qui viennent.

Razer Wolverine V3 : la manette de jeu cloud gaming © MiniMachines.net. 2025

GMKtec EVO-T2 : Un MiniPC Core Ultra X9 388H au CES 2026

8 janvier 2026 à 11:38

Le constructeur profite du CES 2026 pour annoncer le GMKtec EVO-T2, un MiniPC qui ne change pas trop sur la forme mais plutôt sur le fond. 

Pour faire des économies et probablement parce que le format est adapté et ne nécessite pas de changements, le GMKtec EVO-T2 reprend le flambeau d’un T1 annoncé en mai 2025. Le boîtier est identique mais le processeur Core Ultra 9 285H « Arrow Lake » est remplacé par un tout nouveau Core Ultra X9 388H « Panther Lake« .

Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d'Intel, monsieur Lip-Bu Tan.

Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d’Intel, monsieur Lip-Bu Tan.

Le MiniPC profiterait ainsi des nouvelles puces d’Intel et, en particulier, de leurs nouvelles possibilités graphiques. La marque indique que le GMKtec EVO-T2 serait 50% plus rapide en capacités graphiques. Ce qui la rendrait plus adaptée au jeu mais aussi aux différents travaux créatifs. L’emphase sur l’IA est très logiquement aussi importante. La précédente génération développait 99 TOPS au total pour piloter des usages locaux. La nouvelle passe à 180 TOPS en dérivant la totalité de ses ressources NPU, circuit graphique et cœurs de calcul à cette tâche. La partie calcul pur est plus modestement décrite comme proposant 10% de performances en plus en calcul sur un seul cœur. 

Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1

Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1

D’un point de vue physique, on retrouve les connecteurs de l’année dernière, le GMKtec EVO-T2 propose toujours du Thunderbolt 4, une sortie OCuLink et deux ports Ethernet. Ces derniers évoluent cependant puisque GMKtec a décidé de remplacer les puces 2.5 Gigabit du T1 par un port 10 Gigabit et un autre en 2.5 Gigabit sur ce nouveau modèle. Le constructeur a également décidé de faire évoluer les deux emplacements de stockage interne à la norme PCIe 5.0, le T1 étant en PCIe 4.0.

GMKtec EVO-T2 : Mauvais timing pour la mémoire vive ?

Un autre détail est, par contre, problématique, il sera impossible d’acheter ce MiniPC en version Barebone, c’est à dire sans mémoire vive ni stockage. Le GMKtec EVO-T2 est désormais équipé de mémoire soudée en LPDDR5-9600 quand l’ancien proposait deux emplacements de DDR5 SODIMM-5600. La marque proposera des modèles avec 128 Go de mémoire à bord… Ce qui devrait rendre le prix assez explosif au vu du contexte actuel.

Le GMKtec EVO-T2 est prévu pour ce premier trimestre 2026. Pour le moment, aucun détail sur les prix n’a filtré chez le constructeur.

Le EVO-T1 est en ce moment proposé à 729€ en version barebone sur le site de la marque. La version 64 Go / 2 To est à 859.99€ et un modèle 96 Go / 2 To est proposé à 1159.99€… 

GMKtec EVO-T2 : Un MiniPC Core Ultra X9 388H au CES 2026 © MiniMachines.net. 2025

Ryzen AI Max+ 392 et 388 : les nouveaux AMD Strix Halo

8 janvier 2026 à 10:51

Le Ryzen AI Max+ 392 vient s’intercaler entre le Ryzen AI Max+ 395, le très haut de gamme de la série et le Ryzen AI Max 390. Il se positionne sur le papier comme une alternative très intéressante pour le marché gaming et créatif. Du moins sur le papier. Deux puces qui débarquent en plus de la nouvelle gamme Gorgon Point.

AMD a fait un aveu sur Strix Halo pour ce CES 2026. Il a indiqué que ses puces Ryzen AI Max ou Strix Halo ne sont pas pensées « pour la majorité des scénarios ». Ce qui explique leur dénomination et leur positionnement particulier. Ils sont sortis en parallèle des processeurs Strix Point. Et n’ont pas droit à une mise à jour technique qui aurait pu conduire à une nouvelle gamme « Gorgon Halo ». C’est aussi une remarque à double tranchant.

D’un côté, on peut la comprendre comme une manière d’expliquer pourquoi la gamme n’évoluera pas cette année. De l’autre, cette petite phrase assume une fabrication particulière et sans doute assez confidentielle dans le portfolio d’AMD. Et cela alors que la demande pour ces puces est finalement importante… et assez mal prise en charge pour certains publics.

La quasi-totalité de ces processeurs pensés pour des capacités graphiques 3D évoluées et donc pour leurs capacités créatives et pour le jeu lors de sa sortie, se retrouvent aujourd’hui sur le marché de l’IA. Les possibilités offertes par son circuit graphique et la compétence qu’il a de piloter énormément de mémoire ont redirigé vers ce secteur particulier. Hormis la tablette d’Asus pensée comme porte étendard de la gamme lors de sa sortie, quasiment aucune machine n’a été annoncée avec un Ryzen AI Max+ 395 et moins de 128 Go de mémoire dédiée. Un montant qui les rend inaccessibles pour un joueur qui n’emploiera pas utilement autant de mémoire.

Ryzen AI Max+ 392

Ryzen AI Max+ 392 et Ryzen AI Max+ 388

L’arrivée de ces Ryzen AI Max+ 392 et Ryzen AI Max+ 388 pourrait ainsi changer la donne. Ces nouvelles puces ressemblent fort à un mix technologique des autres processeurs et pourraient assagir ce marché. On avait déjà parlé de cette volonté d’AMD de populariser cette gamme en novembre quand on avait découvert l’arrivée du Ryzen AI Max+ 388.

Le Ryzen AI Max+ 392 est Ryzen AI Max 390 classique auquel on aurait ajouté la solution graphique 40 Compute Units du 395. Il n’a « que » 12 cœurs et 24 Threads dans une fréquence de 5 GHz. Au lieu des 16 cœurs du 395. Le Ryzen AI Max+ 388, c’est exactement la même chose mais sur une base de 385 avec 8 cœurs et 16 Threads toujours dans une fréquence de 5 GHz. 

L’ajout de ces 40 cœurs graphiques en RDNA 3.5 fait évoluer leurs capacités à un nouveau niveau en terme de 3D. Le fameux Radeon 8060S embarqué rendrait ces puces particulièrement intéressantes à suivre question jeu si AMD les dirigeait avant tout vers ce type de marché. Chose qui aurait été assez simple à faire en limitant de manière volontaire leur prise en charge de la mémoire vive à 32 ou 64 Go. 

Ryzen Al Max+ 392 et 388 : une occasion ratée pour joueurs et créateurs

Cela aurait fait de ces puces des solutions abandonnées par les LLM et l’IA en général en les recentrant sur les autres cibles du marché, les joueurs et les créateurs en mobilité. Et cela aurait été d’autant plus malin pour AMD que les clients de ces solutions « IA » basées sur le Ryzen AI Max+ 395 et 128 Go de mémoire profitaient en 2025 d’un prix de la RAM particulièrement doux pendant la première moitié de l’année. Mais que les solutions de ce type embarquant 128 Go de LPDDR5x rapide et soudée directement sur leur carte mère ont vu leur prix exploser en fin d’année dernière.

Pour rendre les puces Strix Halo plus populaires et qu’elles intègrent plus de variétés de machines, MiniPC et ordinateurs portables compris, il aurait sans doute fallu faire en sorte de les rendre… moins compétentes. Paradoxalement, cette impossibilité de prendre en charge 128 Go de mémoire vive aurait augmenté à la fois les ventes de processeurs mais aussi le nombre de références de machines qui embarqueraient ces puces. Vu le prix de la mémoire en 2026, cela n’aurait pas été le scénario le plus idiot à envisager.

Ce n’est cependant pas le cas et le Ryzen Al Max+ 392 comme le 388 peuvent toujours piloter 128 Go de mémoire. Ils seront sans doute toujours pris dans le même vortex. Les fabricants de machines de jeu les bouderont, les concepteurs de MiniPC les ajouteront à leur portfolio avec le maximum de mémoire vive LPDDR5 possible. Tout en espérant que le prix explosif de celle-ci ne décourage pas les acheteurs. Ce qui n’est toujours pas le cas pour le moment pour les amateurs d’IA. Mais franchement un gros frein pour tous les autres.

Pourquoi les puces AMD Strix Halo ont fait dérailler leur propre marché

Source : AMD

Ryzen AI Max+ 392 et 388 : les nouveaux AMD Strix Halo © MiniMachines.net. 2025

Reçu hier — 7 janvier 2026

Minisforum AI X1 Pro-470 : le premier MiniPC Ryzen AI 9 HX 470

7 janvier 2026 à 18:18

Le tarif du Minisforum AI X1 Pro-470 n’est pas encore connu, pas plus que sa date de sortie effective. Une seule chose est quasi sure, il ne sera pas donné. Là, je ne prends pas trop de risques, entre la puce Ryzen AI 9 HX 470 et le reste des composants, même un gnou peu informé sur l’évolution des prix, sait que le marché n’est pas facile en ce moment.

Minisforum AI X1 Pro-470

Minisforum AI X1 Pro-470

L’engin promet beaucoup de possibilités techniques avec des évolutions assez intéressantes qui reflètent bien le marché actuel. La première est une grosse emphase sur l’IA. Minisforum met en avant le NPU de la puce en confondant quelque peu ses capacités internes (55 TOPS) avec celles plus globales de la puce entière (86 TOPS). Cela ferait du MiniPC une station IA complète, adoubée par Microsoft dans sa gamme Copilot PC. De quoi piloter des outils IA en local sous Windows d’après les deux marques.

On n’a pas le détail de tous les composants mais le Minisforum AI X1 Pro-470 promet jusqu’à 128 Go de mémoire vive DDR5 et embarque trois emplacements M.2 NVMe PCIe 4.0 pour proposer jusqu’à 12 To de stockage. Un ensemble de composants qui rendra le prix de la machine elle-même totalement accessoire.

D’autres éléments sont listés comme la présence d’un lecteur d’empreintes digitales, d’un modem Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, d’une connectique Ethernet 2.5 Gigabit et de la possibilité de piloter quatre écrans en UltraHD. Un port OCuLink est également présent pour seconder la minimachine avec un dock graphique complet. 

Minisforum AI X1 Pro-470

Deux détails originaux font écho à un autre constructeur et pourraient devenir une tendance assez forte dans le futur. À l’instar de Beelink qui a basculé ses dernières machines de la même manière depuis le début de l’année 2025. Le Minisforum AI X1 Pro-470 embarque désormais son alimentation en interne. On pourra donc le connecter directement au secteur. De la même façon, le constructeur a décidé de proposer un système audio en interne.

La coque semble être en aluminium sablé avec, en façade, deux ports USB 3.2 Type-A,  un USB type-C et un jack audio combo 3.5 mm. Deux micros sont visibles pour écouter vos ordres. Un bouton classique est présent à gauche, séparé du lecteur d’empreintes et collé sur le haut du châssis. Il est doublé d’un bouton Copilot à droite. Une idée toujours aussi fabuleuse, probablement générée par une IA Microsoft, qui poussera encore sans doute à éteindre ou mettre en veille de nombreux PC. Coller un bouton sur une machine qui obligera à lâcher sa souris pour cliquer dessus alors qu’on a une icône sur son bureau qui fera la même tâche, cela résume assez bien l’efficacité de ce concept.

Les capacités de calcul IA de la nouvelle génération AMD ne sont pas très éloignées de celles de la génération précédente d’après l’exemple donné sous DeepSeek. Si vous avez déjà un MiniPC sous Ryzen HX 370, le passage au HX 470 ne semble pas forcément être une bonne idée.

Un Minisforum AI X1 Pro-470 annoncé très en avance ?

Comme d’habitude, les annonces des constructeurs de MiniPC au CES doivent être prises avec le recul de rigueur. Il s’agit souvent de semer de petites graines d’attente dans l’esprit du public. Chacun publie des images 3D d’une machine en espérant être le premier à réellement la dégainer. Il est fort possible que l’engin ne soit pas disponible avant un bon moment. L’important c’est que le client du futur pense à comparer toutes les solutions de cette gamme à celle-ci au cours des mois prochains.

On ne connait pas les moyens mis par AMD pour déployer les puces Gorgon Point. Mais au vu de l’historique Strix Point, il est possible que cela soit assez compliqué de monopoliser les usines de TSMC en ce moment. Alors est-ce qu’AMD va privilégier les petits acteurs comme Minisforum et consorts pour ce lancement ou focaliser les livraisons possibles à ses clients historiques les plus importants comme HP, Lenovo et autres marques dans le Top10 des constructeurs de portables ? Je suppose que vous avez déjà la réponse à cette question.

Il faudra certainement attendre quelque temps avant que les machines soient disponibles, chez Minisforum comme chez les concurrents.

Source Minisforum

Minisforum AI X1 Pro-470 : le premier MiniPC Ryzen AI 9 HX 470 © MiniMachines.net. 2025

Les Asus ROG Zephyrus G14 2026 sous Panther Lake et Gorgon Point

7 janvier 2026 à 17:07

En 2025, le ROG Zephyrus G14 est sorti uniquement sous processeur AMD associé en option à une solution graphique mobile GeForce RTX 5080. En 2026, changement de paradigme avec le retour dans la course d’Intel et ses Panther Lake. Les puces AMD sont évidemment toujours de la partie avec une mise à niveau  vers Gorgon Point.

ASUS ROG Zephyrus G14 2026

Deux variantes donc, sobrement distinguées par Asus par des noms de code : GA405 pour les Panther Lake qui auront droit aux GeForce RTX 5080 et 5070 Ti. Et GA403 pour les Gorgon Point qui seront de leur côté limités aux GeForce RTX 5060. Un choix étrange qui rend la version AMD beaucoup moins intéressante, notamment parce que ce circuit mobile propose moins de mémoire vive avec un maximum de 8 Go. Un déséquilibre technique qui se répète d’ailleurs dans d’autres parties de la configuration puisque le modèle Intel pourra accueillir jusqu’à 64 Go de mémoire vive LPDDR5x-7500 alors que la version AMD ne dépassera pas les 32 Go. À vrai dire, au vu de l’état actuel du marché, les versions 32 Go seront probablement jugées suffisantes. Les deux ROG Zephyrus G14 2026 auront droit à un SSD de 2 To sur un port M.2 non détaillé en PCIe Gen4 x4.

Les deux versions embarquent un affichage de 14 pouces en 2880 x 1800 pixels HDR « ROG Nebula » OLED. On pourra bronzer devant l’écran avec 1100 Nits en pic de luminosité. La colorimétrie réglée en usine couvrira la totalité de la norme DCI-P3. 

ASUS ROG Zephyrus G14 2026

La connectique du modèle Intel comprendra un port Thunderbolt 4 avec DisplayPort 2.1 et Power Delivery 3.0 100W. De son côté, le modèle AMD AMD basculera ce port vers un USB4 proposant les mêmes capacités. Un second port USB 3.2 Gen 2 Type-C proposera également ces mêmes fonctionnalités secondaires d’affichage et de charge. Placés de part et d’autre du châssis, ils permettront de charger facilement les machines en plus du port de charge dédié en 250 watts à gauche.

Deux USB 3.2 Gen2 Type-A complèteront les possibilités de connectique d’accessoires. On retrouvera par ailleurs un lecteur de carte MicroSDXC en UHS-II, une sortie vidéo HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. La liaison sans fil se fera au travers d’un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 non détaillé.

ASUS ROG Zephyrus G14 2026

On retrouvera un clavier rétroéclairé RGB sur une zone, avec une distance de touche de 1.7 mm. Une disposition classique avec une disposition chiclet adaptée régionalement. Un large pavé tactile et des touches supplémentaires de gestion du système.

Sous l'engin, nos entreprises.

Sous l’engin, nos entreprises.

La partie audio est très travaillée avec pas moins de six haut-parleurs. Deux comme tweeters et quatre pour la prise en charge des basses. Le boîtier en aluminium usiné mesurera 31.1 cm de large pour 22 cm de profondeur et 1.83 cm d’épaisseur au maximum. Son poids variera entre 1.5 et 1.58 Kg suivant les variations de modèles. Toutes les versions proposeront une batterie 73 Wh à charge rapide associée à un bloc secteur 250w.

ASUS ROG Zephyrus G14 2026

Un engin très complet, disponible en gris et en blanc, probablement très performant, mais dont le prix n’a pas été dévoilé. Au vu des tarifs des gammes actuelles, je doute que ces nouvelles déclinaisons des ROG Zephyrus G14 soient très abordables.

ASUS ROG Zephyrus G14 2026

  ROG Zephyrus G14 Intel (GU405) ROG Zephyrus G14 AMD (GA403GM)
Système d’exploitation Windows 11 Pro Windows 11 Pro
Écran ROG Nebula HDR, 14″, OLED 2880×1800 (3K), 16:10, 120 Hz, DCI-P3 100 %, pic 1100 nits, VESA DisplayHDR True Black 1000, Delta E < 1, 0,2 ms ROG Nebula HDR, 14″, OLED 2880×1800 (3K), 16:10, 120 Hz, DCI-P3 100 %, pic 1100 nits, VESA DisplayHDR True Black 1000, Delta E < 1, 0,2 ms
Processeur Processeur Intel Core Ultra nouvelle génération Processeur AMD Ryzen AI nouvelle génération
Carte graphique Jusqu’à NVIDIA GeForce RTX 5080 Laptop GPU NVIDIA GeForce RTX 5060 Laptop GPU
Mémoire  16 / 32 / 64 Go LPDDR5X-8533 MT/s (soudée, double canal) 16 / 32 Go LPDDR5X-7500 MT/s (soudée, double canal)
Stockage 1 × slot M.2 PCIe Gen 4×4 SSD, jusqu’à 2 To 1 × slot M.2 PCIe Gen 4×4 SSD, jusqu’à 2 To
Ports  1 × USB-C Thunderbolt 4 (DP 2.1 + PD 3.0 100 W)
1 × USB-C USB 3.2 Gen 2 (DP 2.1 + PD 3.0 100 W)
2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A
1 × HDMI 2.1 FRL
1 × lecteur SD (UHS-II, 312 Mo/s, taille standard)
1 × combo jack audio
1 × port d’alimentation
1 × USB4 (DP 2.1 + PD 3.0 100 W)
1 × USB-C USB 3.2 Gen 2 (DP 2.1 + PD 3.0 100 W)
2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A
1 × HDMI 2.1 FRL
1 × lecteur microSD (UHS-II, 312 Mo/s)
1 × combo jack audio
1 × port d’alimentation 
Clavier / Touchpad Rétroéclairage RGB 1 zone, course des touches 1,7 mm Rétroéclairage RGB 1 zone, course des touches 1,7 mm
Connectivité sans fil Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0 Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0
Audio 6 haut-parleurs (2 tweeters + 4 woofers) 6 haut-parleurs (2 tweeters + 4 woofers)
Batterie 73 Wh 73 Wh
Adaptateur secteur 250 W 200 W
Châssis Aluminium usiné CNC Aluminium usiné CNC
Dimensions 31,1 × 22,0 × 1,59 ~ 1,83 cm 31,1 × 22,0 × 1,59 ~ 1,63 cm
Poids 1,5 à 1,58 kg (selon configuration) 1,5 kg

Source : Asus ROG

Les Asus ROG Zephyrus G14 2026 sous Panther Lake et Gorgon Point © MiniMachines.net. 2025

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5

7 janvier 2026 à 09:27

La gamme AMD Ryzen AI 400 qui se cache derrière le nom « Gorgon Point » est une évolution de l’offre Strix Halo. On retrouve les architectures Zen 5 et RDNA 3.5 sans bouleversement majeur autre qu’une optimisation technique qui a permis d’augmenter les fréquences des puces à consommation équivalente.

Cette gamme Ryzen AI 400 va débarquer en pleine tempête des tarifs de composants, ce qui ne va pas rendre sa commercialisation facile. Dès ce premier trimestre 2026, nous devrions voir des engins équipés de ces puces Gorgon Point. Cela permettra sans doute de revaloriser des engins déjà commercialisés et, peut-être, d’étendre la gamme de machines équipées de puces Radeon 8060S.

Ryzen AI 400

La gamme Ryzen AI 400

Sept processeurs sont prévus dans cette gamme Ryzen AI 400. Pas de gros changements techniques puisqu’on découvre toujours des puces développant jusqu’à 12 cœurs Zen 5 et 16 cœurs RDNA 3.5 pour la partie graphique. Ce qui change réellement, c’est la fréquence atteinte par ces processeurs, le type de mémoire utilisée et la présence d’un NPU XDNA 2.

Le Ryzen AI 9 HX 475 prend la tête du classement des puces Gorgon Point avec ses 12 cœurs Zen 5 et Zen 5c qui développent donc le double de threads et capables de grimper à 5.2 GHz. La puce embarque 36 Mo de mémoire cache L2 et L3 et un NPU affichant 60 TOPS. La partie graphique proposée est un ensemble de 16 cœurs RDNA 3.5 à 3.1 GHz. Cette version Gorgon Point est également qualifiée pour prendre en charge de la mémoire plus rapide en 8533 MT/s quand les puces Strix Point  étaient « limitées » à de la LPDDR5X-8000.

La gamme AMD Ryzen AI 400 « Gorgon Point »

Modèle Cœurs Architecture FréquenceS  cTDP Cache mémoire NPU GPU
Ryzen AI 9 HX 475 12 Coeurs
24 Threads
4× Zen 5
8× Zen 5c
2 GHz / 5.2 GHz 15–54 W 36 Mo 8533 MT/s 60 TOPS Radeon 890M
16 cœurs
3.1 GHz
Ryzen AI HX 470 12 Coeurs
24 Threads
4× Zen 5
8× Zen 5c
2 GHz / 5.2 GHz 15–54 W 36 Mo 8533 MT/s 55 TOPS Radeon 890M
16 cœurs
3.1 GHz
Ryzen AI 9 465 10 Coeurs
20 Threads
4× Zen 5
6× Zen 5c
2 GHz / 5 GHz 15–54 W 34 Mo 8533 MT/s 50 TOPS Radeon 880M
12 cœurs
2.9 GHz
Ryzen AI 7 450 8 Coeurs
16 Threads
4× Zen 5
4× Zen 5c
2 GHz / 5.1 GHz 15–54 W 24 Mo 8533 MT/s 50 TOPS Radeon 860M
8 cœurs
3.1 GHz
Ryzen AI 7 445 6 Coeurs
12 Threads
2× Zen 5
4× Zen 5c
2 GHz / 4.6 GHz 15–54 W 14 Mo 8000 MT/s 50 TOPS Radeon 840M
4 cœurs
2.9 GHz
Ryzen AI 5 435 6 Coeurs
12 Threads
2× Zen 5
4× Zen 5c
2 GHz / 4.5 GHz 15–54 W 14 Mo 8000 MT/s 50 TOPS Radeon 840M
4 cœurs
2.8 GHz
Ryzen AI 5 340 4 Coeurs
8 Threads
1× Zen 5
3× Zen 5c
2 GHz / 4.5 GHz 15–54 W 12 Mo 8000 MT/s 50 TOPS Radeon 840M
4 cœurs
2.8 GHz

Si on compare Gorgon Point et Strix Point on s’aperçoit assez vite que les puces sont en réalité identiques. Les assemblages de cœurs Zen 5 et Zen 5c comme le nombre de cœurs RDNA 3.5 sont les mêmes. Ce qui change ici est donc la fréquence maximale des puces qui évolue, comment dire, prudemment. On passe du Ryzen AI 9 HX 370 cadencé au maximum à 5.1 GHz à un Ryzen AI 9 HX 475 à… 5.2 GHz.

Plusieurs points sont néanmoins intéressants a soulever. D’abord, AMD fait appel au même procédé de gravure que pour Strix Point. La technologie N4X de TSMC, c’est-à-dire une gravure 5 nm optimisée pour en augmenter la densité des puces. Il n’y a donc pas de changement physique notable entre les gammes et cette optimisation est donc liée à une réorganisation architecturale des cœurs par AMD.

Le fait d’augmenter la fréquence maximale des processeurs n’affectera pas les opérations générales des puces par rapport à la génération précédente. Pour expliquer cela il faut un peu de contexte. Les cœurs Zen 5 et Zen 5c offrent les mêmes niveaux de performances à fréquence égale. C’est ce qui fait la force de l’offre d’AMD. Quand la puce Ryzen AI HX 470 par exemple tourne à 2 GHz, c’est une vraie puce 12 cœurs Zen5. Mais  ces cœurs secondaires sont pensés pour fonctionner à une fréquence inférieure aux cœurs de base. A 5.2 GHz, la puce ne tourne vraiment que sur ses 4 cœurs Zen5, les 8 cœurs Zen 5c restent coincés à une fréquence inférieure. 

Cela est dû aux choix faits par AMD pour construire cette architecture. Les cœurs Zen 5c sont plus compacts et ne peuvent pas grimper aussi haut que les Zen 5 classiques. En contrepartie, on peut en assembler plus et faire appel à un d’entre eux à plus basse fréquence pour optimiser l’autonomie. Il faut désormais voir les processeurs comme des ensembles que l’on actionne à la volée pour effectuer des tâches dans la configuration la plus efficace possible entre autonomie et performances. Mais ce que cela veut dire également, c’est qu’hormis pour des tâches extrêmement gourmandes qui vont pousser un cœur Zen 5 à 5.2 GHz, l’utilisateur ne verra sans doute aucune différence de performances entre un Strix Point et un Gorgon Point.

Ryzen AI 400

Ryzen AI 400

Ce qui explique certainement pourquoi AMD n’a pas proposé de véritable Benchmarks de ses nouvelles puces au public. Même le Ryzen AI 9 HX 475 n’apparait pas comme étant la plus glorieuse des solutions techniques avec cette augmentation de 100 Hz de sa fréquence maximale. À la décharge d’AMD, ces puces devraient être proposées au même niveau tarifaire que leurs prédécesseurs, les Ryzen AI 300.

AMD compare donc son offre aux puces Intel Core Ultra 9 288V qui se situent dans le même ordre de dépenses thermiques et énergétiques. Là, les puces peuvent briller et annoncer des performances sensiblement supérieures. Il faudra voir ce que les Ryzen AI 400 valent face aux nouveaux processeurs Panther Lake qu’Intel va déployer ce premier trimestre.

Tout cela n’empêche certainement pas la gamme Ryzen AI 400 d’être très intéressante. Ses promesses sont larges, à commencer par son efficacité et l’autonomie que la gamme devrait proposer. Avec Gorgon Point, AMD promet jusqu’à 24 heures d’autonomie. Évidemment, ce chiffre ne s’atteint que dans des conditions spécifiques d’usages. De la lecture vidéo pour le cas présent, ce qui ne correspond pas à un scénario réel d’exploitation de PC de ce type. Mais cela cache sans doute de très bons scores d’autonomie au quotidien. C’est important pour AMD car Intel et Qualcomm ont mis fortement en avant l’autonomie de leurs puces Lunar Lake et Snapdragon X Elite dans leurs précédentes communications.

Pour des usages de bureautique classique, la puce HX 470 se place plutôt bien face à un Intel de même gamme. Même si là encore on doit rappeler que cette augmentation de performances se traduit souvent par un gain d’une seconde au mieux sur la gestion globale d’un document.

Sur le segment créatif, on retrouve des performances autrement plus intéressantes. Des usages lourds comme la conversion vidéo, la création 3D ou la gestion de fichiers compressés sont largement dominés par la puce d’AMD, laissant la génération de puces Lunar Lake d’Intel loins derrière. Le recours aux capacités de calcul de son circuit graphique étant probablement la raison de ces excellents résultats. Sur les postes moins dépendants de cette aide externe comme le test de DaVinci Resolve Studio ou Photoshop, les résultats sont évidemment moins spectaculaires.

Sur le segment du jeu, l’usage d’un circuit Radeon 890M avec 16 cœurs RDNA 3.5 à 3.1 GHz est parfaitement à l’avantage d’AMD. La puce HX 470 n’est pourtant pas spécialement au-dessus de l’offre Lunar Lake d’un Core Ultra 9 288V. Entre 5 et 19% de performances en plus et une moyenne seulement 12% plus rapide en FullHD pour cette gamme pose la question de sa situation face aux nouveaux et très prometteurs processeurs Panther Lake tout juste annoncés.

Quelle disponibilité pour ces puces Ryzen AI 400 et sur quels segments ?

Il faudra voir comment les constructeurs s’empareront de ces puces et sur quelles gammes seront adressées. Les précédents modèles de puces Strix Point ont été bien adoptés par les constructeurs avec des machines très variées tout au long de l’année 2025. En 2026 AMD se mesure à un Intel qui revient dans la course et un Qualcomm qui annonce des produits intéressants. Le tout dans un contexte très particulier de hausse massive des composants qui pourrait ajouter jusqu’à 45% sur le prix d’un PC moyen par rapport à l’an dernier.

  Coeurs / Threads Boost/Base Cache TDP cTDP NPU
AMD Ryzen 9 8945HS 8C/16T 5.2 GHz / 4.0 GHz 24MB 45W 35 – 54W Oui
AMD Ryzen 9 7940HS 8C/16T 5.2 GHz / 4.0 GHz 24MB 45W 35 – 54W Oui

Le calendrier d’AMD le pousse à de la réserve. La marque avait anticipé 2026 comme une année permettant de rentabiliser les développements liés à Strix Point. Gorgon Point illustre bien ce choix avec une approche très classique pour la marque. On a déjà connu des mouvements identiques par le passé. On se souvient des multiples évolutions du Ryzen 6800H renommé plusieurs fois avec des évolutions mineures de ses fréquences. Ou de la transformation très marketing du Ryzen 9 7940HS en un Ryzen 9 8945HS comme détaillé ci-dessus. 

Pour AMD le pari est autant sage que compliqué. Sage parce que si on a une vision claire du marché, il est peut-être assez malin de ne pas lancer de vraie révolution technique en 2026 dans le contexte actuel. La majorité des acteurs savent déjà que les ventes seront en berne en 2026 et qu’il sera horriblement difficile de vendre des PC portables à cause de l’impact de l’augmentation des prix de la mémoire vive et du stockage sur les tarifs finaux des machines. Les Ryzen AI 400 servent donc d’amortisseurs à cette crise.

Faites un petit coucou à Beelink !

Compliqué parce que c’est le moment qu’Intel a choisi pour son retour. Si le calendrier n’est pas idéal, il est très possible que le concurrent des puces Gorgon Point arrive à se repositionner comme leader sur ce segment de portables « à tout faire ». Segment parmi les plus importants du marché en 2026 puisqu’il s’agira sans doute des matériels les plus vendus. Très logiquement, avec les gammes pros et grand public non spécialisées, ce seront les machines qui résisteront le mieux à la crise actuelle.

Avec une gamme Intel massivement embarquée par les différents constructeurs qui annoncent énormément de machines pour ce CES 2026, il est possible que la panthère arrive à faire de l’ombre à cette gorgone un peu trop timide. Cela pourrait rebattre les cartes de l’ensemble du marché pour la génération suivante. 

Source : AMD

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5 © MiniMachines.net. 2025

Lenovo annonce la console Legion Go 2 « Powered by SteamOS »

7 janvier 2026 à 10:48

C’est fait, comme anticipé, la Lenovo Legion 2 change de système d’exploitation. Exit le douloureux Windows 11 de Microsoft et bienvenue à SteamOS. La distribution spécialisée de Valve qui lui ira comme un gant comme périphérique de jeu. 

Legion Go 2

Premier constat, la Legion Go 2 de Lenovo ne sera pas moins chère sous SteamOS, au contraire, son prix public prévu pour juin prochain est de 1199$ HT contre 1099$ HT pour la version Windows 11. Comment expliquer cela ? On pense d’abord à la situation actuelle concernant la mémoire vive et le stockage. Lenovo a peut être anticipé une hausse continue pour les prochains mois. Cette annonce de prix pourra être modifiée en temps et en heure suivant les évolutions du marché. 

D’autre part, si Steam OS est un logiciel libre et Open Source, la distribution officielle de celui-ci par Valve peut tout à fait être payante. On sait que l’éditeur a pensé à une distribution dans les moindres détails. Celle-ci passe peut-être par le paiement d’une licence qui donnera droit à une certification et probablement à des avantages techniques, ou un co-développement sur mesure pour les choix faits par Lenovo pour sa console.

Legion Go 2

Lenovo Legion Go 2 « Powered by SteamOS »

Pas de changement matériel par rapport à la version Windows. On retrouve un dispositif identique avec un écran OLED de 8.8 pouces en 144Hz en Variable Refresh Rate. La console est habitée par un processeur AMD Ryzen Z2 Extreme avec jusqu’à 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 et toujours un SSD L.2 2242 NVMe PCIE 4.0 de 2 To maximum.

Legion Go 2

Ce qui change, c’est donc un Steam OS qui remplace Windows 11. Avec la promesse de retrouver une plus grande fluidité, une ergonomie pensée pour les consoles, des mises à jour automatiques et simplissimes, de meilleures performances en jeu et même une meilleure autonomie. Ce que l’on perd, c’est la possibilité liée à l’univers Windows de pouvoir faire tourner votre vieille imprimante de 2016 ou d’accepter docilement de dessiner avec une tablette Wacom tout en lançant votre logiciel de tri de MP3 préféré des années 90. Des « pertes » d’écosystème d’autant plus simples à accepter que la destination du produit est spécialisée pour le jeu.

Une console de jeu Legion Go 2 à 1200 dollars ?

Ce qu’il sera plus difficile à accepter, c’est donc le tarif. Les prix demandés sont élevés pour un engin de loisir de ce type. Le prix de départ de 999€ en France pour la version Microsoft sera donc probablement plus élevé pour ce modèle Steam OS en juin prochain. Certes, la console sera plus rapide que le Steam Deck mais je ne suis pas certain que le public suive cette voie.

Avec ce budget, on commence à toucher du doigt des PC portables autrement plus puissants et aux possibilités plus larges. Je ne suis pas certain que le joueur sur ce type de console cherche avant tout la performance pure. Il me semble qu’il s’agit plutôt de pouvoir jouer partout à des titres pas forcément les plus exigeants. Vendre 1200$ HT une console de jeu dans sa configuration de base, me parait simplement délirant. 

Surtout pendant cette période compliquée par l’augmentation globale des prix. Je suppose que la majorité des acheteurs va avoir envie de mettre ses économies dans un matériel simplement plus « vital » que dans une console à ce prix, presque deux fois plus chère que la Steam Deck OLED 1 To. D’autant que le processeur AMD Ryzen Z2 Extreme pourrait ne plus être « la puce » la plus puissante du marché assez rapidement.

Peut-être que je me trompe, mais je trouve la prétention de faire dépenser 1200$ HT – soit environ 1230€ avec 20% de TVA – à des joueurs pour un dispositif de ce genre m’apparait toujours comme une erreur de marketing. Il y aura surement des acheteurs pour cette nouvelle Legion Go 2, mais je ne vois cet objet que comme le produit d’une niche assez étroite et difficile à rentabiliser. 

Lenovo annonce la console Legion Go 2 « Powered by SteamOS » © MiniMachines.net. 2025

Geekom GeekBook X14 Pro, un portable Meteor Lake assez classique

7 janvier 2026 à 09:59

Un essai que nous surveillerons de près puisque la marque m’indiquait il y a peu que si les résultats étaient au rendez-vous, elle pourrait penser à un déploiement en Europe et éventuellement à une version AZERTY de son GeekBook X14 Pro.

L’engin sera proposé pour le marché Asie et US uniquement en ce début d’année 2026. Deux versions de processeurs Intel configurés dans un TDP de 35 watts sont prévues. Un Core Ultra 5 125H et un Core Ultra 9 185H, accompagnés par de la mémoire vive soudée LPDDR5-7500 allant jusqu’à 32 Go pour des produits un peu datés mais toujours très compétents. Le stockage est confié à un port M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4.0 en 1 ou 2 To. 

Le refroidissement est classique avec une aspiration d’air frais et un passage vers des ailettes pour extraire la chaleur vers l’extérieur. Un jeu de caloducs portera celle-ci vers l’arrière de l’engin pour ne pas gêner les côtés de la machine. Un dispositif assez habituel sur ce type de processeurs, même si de plus en plus de configurations travaillent désormais avec une double ventilation. Les puces choisies étant positionnées en 35 watts de TDP et malgré des fonctions Boost les amenant à 115 Watts, la solution semble suffisante. 

GeekBook X14 Pro

L’écran sera un 14 pouces de diagonale en 2880 x 1800 pixels OLED en format 16:10. Il proposera des fréquences maximales de 120 Hz et une colorimétrie à 100% de la norme DCI-P3. Avec une luminosité de 400 nits, on devrait faire face à une dalle assez classique pour ce type d’engin. On note une connectique assez basique avec un port HDMI 2.1, deux USB 4.0, un USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.

Pas de lecteur de cartes ni de second port USB Type-A mais la marque livre un adaptateur USB pour étendre les possibilités offertes par le dispositif. Par ailleurs, un interrupteur physique coupera l’alimentation de la webcam deux mégapixels embarquée. Un modèle classique en FullHD accompagnée d’une paire de micros mais sans module infrarouge pour de la reconnaissance faciale.

GeekBook X14 Pro

Le clavier QWERTY est rétroéclairé avec quatre niveaux de puissance. Il est positionné au-dessus d’un large pavé tactile de 12 cm sur 7.1 cm. Un bouton de démarrage embarquant un capteur d’empreintes est présent sur le haut de la coque. Des enceintes DTS: X Ultra seront intégrées dans le châssis en alliage d’aluminium et de magnésium. Une batterie 70 Wh offrira une confortable autonomie annoncée de 16 heures avec une charge Power Delivery 65 Watts pour une recharge rapide. La liaison sans fil sera assurée par un module CNVI en Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4.

Le GeekBook X14 Pro affiche des prix qui souffrent du choix de configurations « 32 Go »

Le GeekBook X14 Pro mesurera 31.17 cm de large pour 21.54 cm de profondeur et 1.69 cm d’épaisseur. Le poids de l’engin sera en dessous du kilo avec tout juste 999 grammes. Quant au tarif, Geekom annonce la version Ultra 5-125H en 32 Go / 1 To sous Windows 11 Pro à 999$ HT aux US. Le modèle Core Ultra 9-185H en 32 Go / 2 To est à 1299$ HT. Les prix US ne couvrent qu’une seule année de garantie.

Rien de vraiment fou dans cette machine donc, et un timing assez mauvais pour ce lancement au vu du contexte actuel. Je rêve d’un nouvel acteur entrant sur le marché à la manière d’un Xiaomi en 2017 avec sa gamme Mi Notebook. Une configuration simple, sobre, efficace et positionnée à un tarif attrayant. J’ignore qui fabrique réellement le GeekBook X14 Pro. S’il s’agit d’un engin noname rebrandé par la marque ou d’une vraie évolution de son catalogue futur puisque Geekom fabrique ses MiniPC. Dans les deux cas, ce premier essai devra être concluant pour que Geekom fasse évoluer son offre. Et le moment est assez mal choisi pour ce lancement.

Plus d’infos et des images des GeekBook X14 Pro et X16 Pro

Specifications du GeekBook X14 Pro

CPU Ultra 5 125H / Ultra 9 185H processor, TDP 45W
Memory LPDDR5
Storage 1 × M.2 Type 2280 Key M SSD, support PCI-e Gen4
GPU Intel® Arc™ XE-LPG + A130T
NPU Intel AI Boost,UP TO 33TOPS (CPU+NPU+GPU)
Display Panel 14.0 inch OLED
Resolution: 2880RGB x 1800,AMOLED,DCI-P3 100%,Typ 400nits,60/120Hz
Interface: eDP
I/O Ports 1 × HDMI 2.1
2 × USB 4.0 (40Gbps)
1 × USB-A 3.2 Gen1 (5Gbps)
1 × φ3.5mm Headphone / mic combo
Camera ON/OFF slide switch
System Status Indicator Power light: Power On: White / MS: Breathing White / Charging: orange(power off) / Low battery: blinking orange(<10%)
Keyboard backlight: Support White backlight & 4 level brightness adjustment (0,20%,40%,65%,100%)
Indicator in keyboard: Caps Lock key and Fn key with white LED light
Camera Resolution: 2M 1080P
Light sensor: Support, 1 × Light sensor in camera module
LED indicator: Support, 1 × LED indicator in camera module
Mic 2 × Digital Mics integrated in camera module
Speaker Quantity: 2 × speakers, 2×3813 (4Ω×2W) build in body
Audio Codec: ALC269QN-VC3-GR
Certificate: DTS: X Ultra
Power Key & Fingerprint Fingerprint: Support, one-click login
Position: Integrated in power button
Touch Pad Dimension: 120 × 71mm
Material: Mylar
Position: Middle
Interface: I2C, Dualpoint button
Keyboard 78Key 1.2±0.2mm / Height 3.5±0.2mm (with backlight)
White LED light in Caps Lock and Fn key
Language: Default US
Battery Type 70Wh
Wireless LAN PCI-E or CNVI interface, IEEE802.11 a/b/g/n/ac support
WiFi 6E – BT 5.4
TPM Support fTPM/TPM 2.0 (Optional, Default not support)
Sensor Hall sensor: Support, 1 × hall sensor in I/O board
Light sensor: Support, 1 × Light sensor in camera module
Operating System Support Windows 11 64 bits
Other Software Office
Adapter 65W、100W PD GaN Fast Charge, USB-C to USB-C
Cable USB-C TO USB-C cable, 1.8m,white,PVC
Certification CCC / CE / CB / FCC / EAC+FAC / Rohs

Geekom GeekBook X14 Pro, un portable Meteor Lake assez classique © MiniMachines.net. 2025

Reçu avant avant-hier

Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel

6 janvier 2026 à 17:45

Un dossier complet a déjà été édité sur Panther Lake en octobre dernier, il retrace l’historique de cette génération de puce, son architecture et son positionnement. Je vous invite à le lire si vous voulez en savoir plus.

On connaissait beaucoup de choses sur l’architecture Panther Lake mais il nous manquait encore quelques détails sure le futures puces mobiles de la marque. Notamment en ce qui concerne leur positionnement face aux propositions de Qualcomm et d’AMD. Pour ce CES 2026, Intel a commencé à dévoiler des informations un peu plus précises et contextuelles sur cette gamme importante pour la marque.

 Panther Lake

Panther Lake

Gravée par Intel himself avec sa technologie 18A, la gamme Panther Lake essaye de répondre à de multiples problématiques. La première est la mort annoncée depuis deux ans du fondeur. Il me serait difficile de lister ici le nombre de papiers annonçant la fin de la marque ces 24 derniers mois. Papiers d’autant plus amusants avec du recul que nous ne sommes plus si loin d’un scénario où Intel serait un des seuls industriels à graver des processeurs à destination du grand public. Quand on voit l’état du marché de la mémoire vive, du stockage et des processeurs graphiques. Un tel scénario n’est plus tout à fait aussi inenvisageable qu’auparavant.

L’annonce de la mort d’Intel a donc été assez largement prématurée et pour venir rappeler au petit monde connecté que la marque est toujours au dessus des 75% de parts de marché dans l’informatique grand public, Intel annonce donc Panther Lake. Et si ce n’est pas forcément un pari gagné d’avance pour le fondeur, la puce semble avoir les armes suffisantes pour séduire un large public.

 Panther Lake

Panther Lake se détache d’abord par sa technologie de gravure. Intel propose ici pour la première fois sa gravure 18A qui fait suite à l’Intel 4 de Lunar Lake. Une gravure encore plus dense, réalisée aux Etats-Unis dans l’unité Arizonienne Fab 52 et qui assume 30% de transistors en plus. Cette hausse de compétence en calcul se conjugue avec une meilleure efficacité énergétique. 15% plus efficace par Watt dépensé selon Intel.

Cette gravure Intel 18A apporte donc un souffle certain à l’offre Panther Lake. La gamme Intel Core Ultra Series 3 en profitera pour afficher des performances et une autonomie en hausse. Ce qui semble être les critères les plus souvent demandés par les acheteurs. On retrouve une combinaison de cœurs Cougar Cove et Darkmont pour profiter à la fois d’excellentes performances et de grandes économies d’énergie. 

 Panther Lake

La gamme actuelle, pour son lancement, comprend pas moins de 14 puces différentes dans trois gammes distinctes. Une entrée de gamme allant de 6 à 12 cœurs. Un milieu de gamme de 8 à 16 cœurs et un haut de gamme exclusivement en 16 cœurs. Sur ces trois gammes, à chaque fois, des versions équipées de puces graphiques supérieures avec des Intel ARC B370 et ARC B390.

Cette large gamme s’explique en partie par la méthode de construction proposée par Intel. Le fondeur peut, littéralement, construire la puce qu’il veut en assemblant les éléments de son choix ensemble. Je ne serais donc pas surpris qu’à terme d’autres modèles apparaissent et même que certains soient déjà en chantier pour répondre à un cahier des charges demandé par des constructeurs. Le fondeur rejoignant alors AMD sur ce terrain de construction de processeurs sur mesure. Des puces spécialisées reprendront la technologie Panther Lake pour s’adapter à différents besoins industriels : Intel parle de différents secteurs : la santé, l’automobile et évidemment la recherche.

Face à AMD, Qualcomm et sa dernière génération Lunar Lake, Intel explique que les tests en laboratoire le replacent en leader sur le segment mobile. Attention, il s’agit ici d’un match entre le très haut de gamme de chaque catégorie.

Pour Intel, l’accent est mis sur l’efficacité énergétique. La marque met en avant les progrès réalisés en terme de consommation. Le  tableau ci-dessus, proposé par Intel, n’est pas très lisible au premier abord. On cherche où se situe la puce AMD AI 365 mise en avant face aux propositions Lunar Lake Core Ultra 9 288V et Panther Lake Core Ultra X9 388H. En fait, la puce AMD représente le haut du tableau, là où la barre pourrait aller au maximum.

En bleu foncé, la puce Ultra 9 d’Intel et en bleu clair la nouvelle Core Ultra X9. Ainsi pour un processeur AMD qui dépense 100, à performance égale sous différentes tâches, les puces Intel sont annoncées comme plus efficaces. C’est particulièrement visible sur certaines tâches comme le streaming de vidéos sous Netflix.

A noter également que pour certaines tâches, Lunar Lake est bien moins gourmand que Panther Lake, c’est particulièrement  visible en usage bureautique par exemple. 

Cela se traduit en pratique par un positionnement intéressant. Le processeur Core Ultra X7 358H se situe entre les offres concurrentes. Moins efficace qu’un qu’une puce Qualcomm ARM mais plus autonome qu’un AMD Ryzen. Intel ne manquant pas de préciser que lui et AMD sont directement compatibles x86.

Les Panther Lake haut de gamme ouvriront la porte au jeu FullHD confortable

L’autre grosse évolution est la partie graphique des versions embarquant des circuits graphiques ARC B370 et B390. Panther Lake promet l’intégration de la nouvelle architecture Xe3 dans ses gammes B390. L’intégration des 12 cœurs Xe et d’autant d’unités de Raytracing devrait apporter jusqu’à 77% de performances en plus face à la précédente génération de processeurs de la marque. 

Tout cela, couplé au XeSS3 qui proposera une génération d’images à l’instar du DLSS de Nvidia, devrait permettre aux engins les plus hauts de gamme de lancer des jeux gourmands en FullHD. Différentes combinaisons pourront être proposées pour augmenter soit la vitesse des jeux, la définition ou la qualité de la restitution. L’idée étant de permettre une intégration de puces suffisamment puissantes pour proposer une bonne jouabilité sur des designs classiques. Là encore, Intel annonce des résultats supérieurs à ceux d’AMD.

Sur le papier, Intel est très confiant en expliquant que la puce serait capable de se frotter à une solution Nvidia GeForce RTX 4050 mobile. Pas la solution la plus haut de gamme du marché mais une puce suffisamment véloce pour permettre une jouabilité fluide en FullHD avec XeSS3.

Le tableau ci-dessus le montre en action en FullHD avec un XeSS3 activé en upscaling x2 et à 45 watts de TDP sur le Core Ultra X9 388H et son circuit graphique Arc B390. La puce d’intel est toujours devant le HX 370 d’AMD avec parfois des écarts significatifs, même lorsque la fonction d’upscaling n’est pas possible.

Enfin, parce qu’en 2026 il est impossible de ne pas proposer un simple toaster sans IA, Intel met en avant les capacités de calculs spécialisées de ses puces. La marque accueille donc son tout nouveau NPU 5. Proposant à lui seul 46 TOPS, il peut être combiné aux performances de calcul de la partie graphique et du processeur pour proposer jusqu’à 180 TOPS au total. Là encore, Intel explique mettre à l’amende AMD et son HX 370 avec plus de 4 fois plus de puissance de calcul.
L’idée étant de pouvoir faire tourner des LLM complexes avec la possibilité d’attribuer jusqu’à 86 Go de mémoire vive LPDDR5x dédiée à cette tâche. Evidemment, la théorie se heurte ici un peu avec les prix des composants actuellement mais cela donne une idée des possibilités globales de ce type d’engin pour le futur. 

Enfin, on retrouve l’autre aspect pratique des propositions Panther Lake d’Intel avec une large panoplie d’outils au service des fabricants : Thunderbolt 5, Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0 seront exploitables suivant chaque machine. Prévus pour la fin du mois, les portables Panther Lake devraient débarquer chez les principaux constructeurs de PC portables comme Lenovo, HP, Dell, Acer, Asus, MSI mais également dans des MiniPC puisque plusieurs marques comme Geekom, Minisforum et Beelink sont déjà sur la brèche.

Il faudra voir exactement comment se comportent ces puces dans un usage hors laboratoire mais la promesse d’un renouveau est bien assumée de la part du fondeur. 

Panther Lake, mieux comprendre le futur mobile d’Intel

Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel © MiniMachines.net. 2025

HP EliteBoard G1a : un clavier PC super Krackan Point

6 janvier 2026 à 14:40

Le HP EliteBoard G1a est un concept assez ancien mais toujours aussi fascinant. Les plus anciens lecteurs se rappelleront du Eee Keyboard d’Asus que j’avais testé en 2009 sur Blogeee. Les plus jeunes ne peuvent pas avoir manqué les claviers Raspberry Pi 400, 500 et 500+. Tous ces appareils sont construits suivant la même vieille idée : intégrer les entrailles d’un ordinateur sous les touches de son clavier.

Le HP 85 sorti en 1980 a été le premier ordinateur personnel de la marque

Le HP 85 sorti en 1980 a été le premier ordinateur personnel de la marque. Un lecteur m’a envoyé une de ces machines, enfin la carcasse, l’électronique ayant pris l’eau et rouillé à en devenir inutilisable. Il faudra que je trouve le temps de le restaurer un jour.

La formule employée par le HP EliteBoard G1a est ancienne, la marque a d’ailleurs sorti des solutions de ce type dans les années 80 avec les séries HP 80. Si la forme a changé avec la miniaturisation des composants et l’augmentation des capacités des accessoires, l’idée est toujours la même.

HP EliteBoard G1a

HP EliteBoard G1a n’a besoin que d’un câble.

Les besoins ont changé. Du petit écran cathodique et fort peu économique du premier HP, on est passé à d’immenses écrans à cristaux liquides. Les souris sont apparues et surtout les composants ont changé d’échelle. Dans ce petit clavier, on retrouve donc une gamme de processeurs Krackan Point signés par AMD. Deux formules de la gamme Ryzen AI 300. Soit le Ryzen AI 7 350 PRO, soit le Ryzen AI 5 340 PRO.

Ryzen AI 300 Krackan Point
  Coeurs / Threads Fréquences Cache GPU

NPU

cTDP
AMD Ryzen AI 7 350 8 (4 Zen 5 / 4 Zen 5c) / 16 2 / 5 GHz 24 M0 Radeon 860M 8 CU RDNA 3.5 @ 3 GHz

50 TOPS

15-54W
AMD Ryzen AI 7 340 6 (3 Zen 5 / 3 Zen 5c) / 12 2 / 4.8 GHz 22 M0 Radeon 840M 4 CU RDNA 3.5 @ 2.9 GHz

50 TOPS

15-54W

Des puces performantes, parfaites pour ce genre d’intégration avec un TDP de base de 28 watts configurable de 15 à 54 watts. Le tout entrant dans un châssis de 35.8 cm de large, 11.8 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur qui abritera un jeu de touches complet avec pavé numérique.

La connectique comme l’évacuation de la chaleur est pensée à la manière d’un portable. On note la présence de deux ports USB Type-C uniquement. Pas de port Jack, pas de sortie vidéo classique, pas même un port USB Type-A. Un premier port USB4 proposera du Power Delivery 65 W et un signal en DisplayPort 2.1. Le second, en USB 3.2 Gen 2 Type-C sera limité au DisplayPort 1.4 avec toujours du 65 W de Power Delivery. Impossible de brancher une clé USB, un casque, de lire une carte mémoire ou autre action sans passer par la case dock ou Hub. Seul un Antivol type Kensington Lock sera proposé sur le côté gauche de l’objet.

Une ventilation repousse de l’air chaud vers l’arrière grâce à un dispositif que l’on pourrait tout à fait retrouver dans un ordinateur classique de la marque. Un caloduc transporte la chaleur depuis le processeur AMD vers des ailettes situées à l’arrière. Un ventilateur aspirant de l’air frais par les côtés et le dessous le repousse au travers de celle-ci pour refroidir l’ensemble.

On retrouvera à l’intérieur un maximum de 64 Go de DDR5-5600 MHz sur deux slots SODIMM et 2 To de stockage SSD au format M.2 2280 NVMe PCie 4.0. Différentes variations de cartes M.2 2242 sans fil proposeront des solutions allant du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 au Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0. On retrouvera également une batterie interne de 32 Whr qui proposera plus de trois heures d’exploitation standard. On appréciera l’effort mené pour ces engins d’ouvrir leurs possibilités d’évolutions et de mises à jour.

HP EliteBoard G1a

Le HP EliteBoard G1a et une souris de la marque.

Le HP EliteBoard G1a proposera un ensemble de fonctions assez complet avec un lecteur d’empreintes digitales intégré dans la touche de démarrage en haut à droite du clavier. Utile pour identifier ses sessions. Des haut parleurs et même des microphones avec une technologie d’atténuation de bruit pour éviter de détruire les oreilles de vos collègues pendant vos sessions de visio-conférence. 

Le HP EliteBoard G1a restera réservé aux pros et grands comptes

Vous l’aurez compris petit à petit au long de ce billet, le HP EliteBoard G1a n’a pas de vocation grand public. C’est une machine pro pour un usage pro. Je suppose que la marque oriente cet appareil pour des sociétés développant des solutions de Flex-Office ou les bureaux sont partagés. On pourra passer d’un écran à un autre en conservant son clavier-PC sous le bras. Déménager en réunion sans éteindre sa machine avec sa batterie ou ramener des devoirs à la maison très facilement. La faiblesse connectique se comprend par le besoin sur de nombreux postes de n’ajouter qu’un seul câble pour travailler. Un écran qui permettra d’alimenter l’engin et sur lequel sera connecté une souris si l’option Bluetooth n’est pas retenue pour le rongeur.

HP EliteBoard G1a

Le constructeur n’a aucune stratégie de déploiement grand public pour le moment pour cet HP EliteBoard G1a. Si le succès est au rendez-vous, cela changera peut être avec des versions adaptées. Elles seraient alors probablement dotées d’une meilleure connectique.

HP EliteBoard G1a : un clavier PC super Krackan Point © MiniMachines.net. 2025

Snapdragon X2 Plus : Qualcomm vise le moins haut de gamme

6 janvier 2026 à 12:47

Le timing n’est pas très bon pour le Snapdragon X2 Plus. Qualcomm espérait en faire un produit milieu de gamme pour toucher un plus large public sous Windows. Manque de bol, les prix des autres composants ont explosé.

Après les Snapdragon X2 Elite et Elite Extreme l’année dernière, le Snapdragon X2 Plus se présente à ce CES 2026 comme la nouvelle formule « milieu de gamme » de Qualcomm. Moins chers, moins performants également, ces SoC ARM misent sur une proposition plus abordable tout en mettant en avant de belles capacités de calcul en IA.

Snapdragon X2 Plus

Snapdragon X2 Plus

On ne sait pas pour le moment quelle gamme de prix sera proposée pour les portables sous Snapdragon X2 Plus. Seule indication, l’évidente baisse de prix par rapport aux solutions Elite de la marque. Les nouvelles puces seront équipées des mêmes cœurs Oryon mais dans une configuration plus légère. Avec entre 6 et 8 cœurs contre 12 à 18 cœurs pour les versions Elite.

Modèle Cœurs FréquenceS Cache GPU Adreno NPU Mémoire
X2 Elite Extreme
(X2E-96-100)
18 (12 Prime + 6 Performance) 5 GHz / 4,4 GHz 53 MB X2-90
1,85 GHz
80 TOPS LPDDR5x-9523
228 GB/s
X2 Elite Extreme
(X2E-94-100)
18 (12 Prime + 6 Performance) 4,7 GHz / 4,4 GHz 53 MB X2-90
1,85 GHz
80 TOPS LPDDR5x-9523
228 GB/s
X2 Elite Extreme
(X2E-90-100)
18 (12 Prime + 6 Performance) 5 GHz / 4 GHz 53 MB X2-90
1,7 GHz
85 TOPS LPDDR5x-9523
152 GB/s
X2 Elite
(X2E-88-100)
18 (12 Prime + 6 Performance) 4,7 GHz / 4 GHz 53 MB X2-90
1,7 GHz
80 TOPS LPDDR5x-9523
152 GB/s
X2 Elite
(X2E-84-100)
18 (12 Prime + 6 Performance) 4,7 GHz / 4 GHz 34 MB X2-85
1,7 GHz
85 TOPS LPDDR5x-9523
152 GB/s
X2 Elite
(X2E-80-100)
12 (6 Prime + 6 Performance) 4,7 GHz / 4 GHz 34 MB X2-85
1,7 GHz
80 TOPS LPDDR5x-9523
152 GB/s
X2 Plus
(X2P-64-100)
10 (6 Prime + 4 Performance) 4 GHz 34 MB X2-45
1,7 GHz
80 TOPS LPDDR5x-9523
152 GB/s
X2 Plus
(X2P-42-100)
6 (6 Prime) 4 GHz 22 MB X2-45
0,9 GHz
80 TOPS LPDDR5x-9523
152 GB/s

On retrouve pour toute la gamme la promesse d’un NPU à 80 TOPS mais pour le reste l’écart proposé pourrait faire pâlir une danseuse étoile. Entre un Snapdragron X2 Plus X2P-42-100 et ses 6 cœurs Prime de base et un Snapdragon X2 Elite Extreme X2E-96-100 avec 6 cœurs Performance et 12 cœurs Prime, les différences sont étonnantes.

Snapdragon X2 Plus

Les deux nouvelles références devraient toutefois proposer plus de puissance que les anciens Snapdragon X avec notamment une augmentation de 35% en simple coeur et pour une baisse de 43% de la consommation. Difficile de lire l’ensemble des données des annonces actuellement. Par exemple, on ne sait pas trop si les 35% de puissance en plus en mono coeur ne concerne pas uniquement le X2P-64-100 qui propose des cœurs Performances. Et si la baisse de 43% de la consommation n’est pas uniquement obtenue avec le X2P-42-100 qui n’en a justement pas.

Les Snapdragon X2 Plus profitent de la génétique familiale

Les nouvelles puces auront des avantages indéniables par rapport aux solutions AMD et Intel. Elles supporteront jusqu’à 128 Go de mémoire vive, par exemple. Evidemment, Qualcomm n’a pas anticipé la montée des tarifs de la mémoire et le portable « milieu de gamme » avec 128 Go de LPDDR5x-9523 devrait couter le prix d’une ablation rénale. Mais l’idée est là. Le défaut sera par contre toujours le même. Il faudra compter sur une traduction logicielle des instructions x86 des logiciels classiques pour les interpréter sous architecture ARM. Ce qui laisse toujours planer le doute de certains ralentissements.

Avec huit lignes PCIe 5.0 et quatre au format PCIe 4.0, les possibilités d’équipement de ces Snapdragon X2 Plus restent excellentes. Elles pourront proposer deux stockages au format PCIe 5.0, piloter trois affichages UltraHD en 144 Hz et accepteront jusqu’à trois USB 3.2 Gen2 Type-C. Les deux puces proposeront également un Wi-Fi7 et du Bluetooth 5.4 ainsi qu’un option pour une connectivité 5G.

La disponibilité des machines sous Snapdragon X2 Plus et prévue pour la première moitié de 2026. Pour le moment, je n’ai pas vu grand monde se bousculer pour prendre le risque de souder de la mémoire vive dans un portable avec ces puces, le marché est comme la France pour ce début de janvier 2026 : frileux.

Catégorie Élément Détails
CPU Nom Qualcomm Oryon
  Nombre de cœurs 10 cœurs / 6 cœurs
  Architecture 64 bits
  Fréquence Jusqu’à 4,04 GHz
  Cache Jusqu’à 34 MB
GPU Nom Qualcomm Adreno
  Référence X2-45
  Fréquence 1,70 GHz / 0,91 GHz
  API supportées DirectX 12.2, Vulkan 1.4, OpenCL 3.0
NPU Nom Qualcomm Hexagon
  Puissance IA 80 TOPS
Plateforme Références X2P-64-100, X2P-42-100
Mémoire Type LPDDR5x
  Vitesse 9523 MT/s
  Bande passante Jusqu’à 152 GB/s
  Capacité max Plus de 128 GB
  Largeur du bus 128 bits
Stockage Carte SD SDUC, SDXC
  SSD / NVMe Double PCIe 5.0
  UFS UFS 4.0
Gravure Process 3 nm
Affichage DPU Qualcomm Adreno
  Résolution max Jusqu’à 4K UHD @ 144 Hz
  Écrans simultanés Jusqu’à 3
  Interface eDP 1.5
Vidéo (VPU) Nom Qualcomm® Adreno VPU
  Décodage Jusqu’à 8K @ 60 fps
  Formats AV1, H.265 (HEVC), H.264 (AVC)
  Concurrence Décodage 8K @ 30 fps / Encodage 4K @ 60 fps
Caméra ISP Qualcomm Spectra
  Configuration Double ISP
  Profondeur 18 bits
  Caméra simple Jusqu’à 36 MP
  Double caméra Jusqu’à 36 MP
  Capture vidéo Jusqu’à 4K @ 30 fps
Audio Technologies Qualcomm Aqstic, aptX Audio
Modem cellulaire Modem Snapdragon X75 5G
  Débit descendant Jusqu’à 10 Gbps
  Débit montant Jusqu’à 3,5 Gbps
  Bande passante 5G Jusqu’à 1000 MHz
Wi-Fi Plateforme Qualcomm FastConnect 7800
  Génération Jusqu’à Wi-Fi 7
  Normes 802.11be / ax / ac / n / g / b / a
  Bandes 6 GHz, 5 GHz, 2,4 GHz
Bluetooth Version Bluetooth 5.4
  Technologie Bluetooth Low Energy
USB Connectique 3 × USB-C
  Standard USB 4.0
Interfaces Extensions plateforme 5G, Bluetooth, Wi-Fi

 

Snapdragon X2 Plus : Qualcomm vise le moins haut de gamme © MiniMachines.net. 2025

Sandisk Optimus : la gamme de SSD se transforme

6 janvier 2026 à 11:35

Sandisk Optimus devient donc la nouvelle référence de SSD de la marque. Fini les WD Black et WD Blue, conséquence de la séparation de Western Digital et de SanDisk, les nouveaux SSD du constructeur changent de peau.

Sandisk Optimus

Sandisk Optimus GX pro

Sandisk Optimus : meilleur nom pour une opération de transformation

Et l’optimisme il va en falloir. Pour lancer une nouvelle marque de SSD sur le marché en 2026, il faut forcément se remonter les manches. Les Sandisk Optimus n’apportant pas grand chose de nouveau tout en subissant les augmentations de tarifs du secteur, la tâche ne va pas être facile.

L’idée est pourtant assez logique, changer de nom c’est rebattre les cartes de l’offre actuelle. Il est difficile de se lancer sur le  secteur mais Sandisk peut compter sur un excellent réseau de distribution ainsi que sur l’absence des anciennes références qu’elle va combler. Sa marque a également du poids et les produits distribués auront donc plus de facilités à trouver leur chemin jusqu’à la clientèle voulue. Mais surtout, c’est le moment rêvé pour le faire.

D’un point de vue technique, le gros de l’opération menée par Sandisk a été de changer l’impression sur les étiquettes dans ses usines. Les SSD ne changent pas physiquement, ce sont juste les références qui évoluent. 

Les stars du marché que sont les WD Blue SN5100 et WD Black SN7100 deviennent ainsi les Sandisk Optimus 5100 et Sandisk Optimus GX 7100. Pas trop difficile de voir la filiation entre les modèles. Le WD Black SN8100 gagne l’appellation Sandisk Optimus GX Pro 81000. Les SSD WD SN850X se transforment en Sandisk Optimus GX Pro 850X.

Sandisk Optimus

Le changement, c’est petit à petit

Derrière l’idée de la séparation entre Western Digital et Sandisk se profile un autre élément très important à comprendre dans le marketing de cette offre. Si Sandisk décide de faire table rase de son capital de reconnaissance, ce n’est pas pour rien. La marque a mis des années à habituer le public à ses références WD Black et WD Blue. Les spécialistes, mais également le grand public, se sont habitués à ces références. Les propriétaires de Sony PS5 par exemple, ont largement identifié les SN850X comme des modèles compatibles avec leurs consoles. 

L’avantage de ce changement, c’est qu’il est proposé en pleine explosion des tarifs. Avec ces nouvelles références, Sandisk fait disparaitre tout l’historique des anciennes. Si il y a bien un truc que les internautes adorent, c’est comparer les prix. Or avec les augmentations actuelles et à prévoir, l’internaute qui aurait acheté un WD Blue en début 2025 et qui voudrait reprendre cette référence en 2026 aurait forcément l’impression de se faire avoir. le Gigaoctet de SSD se négocie de plus en plus cher et la comparaison entre les références ne devrait franchement pas être à l’avantage de notre nouvelle année.

Sandisk Optimus

Je ne serais pas surpris que d’autres fabricants proposent dans les mois qui viennent de nouvelles références tout aussi cosmétiques que cette gamme de SSD Optimus. Histoire justement de couper la branche généalogique qui permettrait d’y voir clair dans les augmentations. Pour Sandisk, le divorce entre la marque et Western Digital facilite la tâche, pour d’autres, ce sera sans doute un peu plus compliqué.

La marque annonce une transition en douceur, les premiers produits Optimus sortiront ce semestre et remplaceront petit à petit les anciennes références WD. difficile de savoir quand les premiers produits se présenteront et à quels tarifs. Pour le moment la hausse des prix est continue sur le stockage SSD. Certaines références n’en finissent pas de grimper et on peut donc s’attendre à une nouvelle donne à des prix plus élevés. A moins que la marque oublie une partie de sa marge au lancement ? Histoire de se faire un nom.

Vous trouverez le détail des références chez Sandisk

Sandisk Optimus : la gamme de SSD se transforme © MiniMachines.net. 2025

Khadas Mind : le MiniPC modulaire évolue vers Panther Lake

6 janvier 2026 à 10:11

Le concept de MiniPC modulaire Khadas Mind, c’est un peu comme votre forfait de smartphone, un truc qui évolue. Lancé en 2023 sous processeur Intel Raptor Lake, il passe désormais à une gamme Panther Lake même s’il est encore un peu tôt pour avoir le détail de la puce embarquée.

Le produit est beau, bien fini, la marque est excellente et les trouvailles mises en place pour proposer le Khadas Mind au public sont originales. On découvre toujours la même idée, une approche qui résonne assez avec l’offre d’Intel qui était le Compute Element mais dans un format MiniPC.

Khadas Mind

Khadas Mind

La base est toujours un boitier très compact, qui tient dans la main et qui propose des puces Intel Core Ultra 300, jusqu’à 64 Go de mémoire embarquée au format LPDDR5x soudée à la carte mère et une extension NVMe PCIe de 2To dans un format M.2 22xx non détaillé. Le petit boitier profite de sa Pantheranité et propose donc deux Thunderbolt 4 pour piloter des éléments externes, une sortie HDMI 2.1a et un double port USB 3.2 Type-A.

Khadas Mind Graphics 2 Dock

Khadas Mind Graphics 2 Dock

Le Khadas Mind embarque également un port propriétaire sur sa base, port qui va servir à le connecter à différents accessoires. L’idée est là, le Mind est le cerveau d’une panoplie d’autres éléments : un gros « Khadas Mind Graphics 2 Dock », par exemple, sur lequel le petit boitier va se poser comme un oiseau dans son nid. Le dispositif  accueillera alors une solution graphique de PC de bureau pouvant aller jusqu’à une puce Nvidia GeForce RTX 5060 Ti avec 16 Go de mémoire vive GDDR7.

Le boitier, forcément moins mobile, proposera deux sorties HDMI 2.1a et un DisplayPort 1.4a et des USB supplémentaires pour connecter des éléments fixes. L’idée est d’avoir donc ce MiniPC portable d’un poste à l’autre et qu’on puisse le poser sur ce dock pour profiter ensuite d’un dispositif prêt à l’emploi : écrans, clavier, souris, accessoires divers et variés déjà connectés.

Khadas Mind xPlay

Khadas Mind xPlay

Pour pousser le concept jusqu’au bout, la marque propose un écran mobile avec le même connecteur que le dock. Une solution qui permettra de connecter le Khadas Mind au dos de l’écran, de déployer une béquille et de se retrouver avec un clavier et un affichage identique à celui d’un ordinateur portable. C’est le Mind xPlay qui peut s’utiliser soit comme un affichage indépendant ou de venir embarquer le MiniPC. Avec une dalle de 13 pouces en 2880 x 1920 à 60 Hz, le petit écran propose une webcam et un micro ainsi que de petites enceintes.

Khadas Mind et l’éléphant au milieu du couloir

J’adore les produits Khadas, vraiment. Cela fait des années que je suis la marque. Mais cela fait également des années que je ne comprends pas ce concept. Ma question est simple : où est la plus value d’avoir un MiniPC dans ces conditions ? Quel est l’intérêt de ce dispositif ? Est-ce qu’un MiniPC de ce type est pratique à utiliser en solo ? La réponse est non. Il manque de connectique, sa compacité est belle mais elle pose des soucis d’évolutivité avec une mémoire vive soudée qui va faire exploser son prix.

L’idée de lui ajouter un écran pour le transformer en portable est intéressante mais la réalisation est tout sauf pratique. Le boitier se cramponne au dos de l’écran, ce qui le rend moins pratique à transporter qu’un portable classique. Il faut forcément déployer une béquille pour l’utiliser car sinon le dispositif tombe en arrière. La connectique totalement propriétaire vous enferme dans la marque et si vous cassez votre clavier ou votre écran, vous êtes bon pour racheter un nouvel accessoire Khadas. Le dock est tout aussi intéressant mais encore une fois, où est la plus value du format propriétaire ? 

Ma grande question reste la même qu’en 2023 : quel intérêt pour un client d’acheter un Khadas Mind par rapport à un portable classique ? Avec mon portable classique, un bête port USB4 ou Thunderbolt, on retrouve exactement les mêmes possibilités. Avec beaucoup de problèmes en moins. Le PC portable est totalement indépendant et peut s’utiliser exactement comme le duo Khadas Mind et l’écran xPlay. Sans béquille ni protubérance au dos et donc un confort de  transport supérieur. Le déploiement sur un poste sédentaire pourra se faire dans les mêmes conditions. Le port Thunderbolt ou USB permettra de se connecter à un Dock embarquant une carte graphique et qui ajoutera alors tout le dispositif nécessaire pour fonctionner : écrans et périphériques seront connectés au PC portable.

Un mini dock propriétaire est également proposé par la marque pour le Khadas Mind

Un mini dock propriétaire est également proposé par la marque pour le Khadas Mind

La plus value du concept est inexistante, je dirais même que l’ensemble de ce concept est problématique. Il va vous enfermer dans un écosystème propriétaire avec un connecteur dont seul Khadas aura les clés. Toute cette modularité n’est pas un service rendu par la marque mais un moyen de vous enfermer dans son univers. C’est à mon sens une évidence et je ne comprend pas pourquoi Khadas persiste dans cette série de MiniPC. Je ne vois pas vraiment à qui il va s’adresser.

Dans le pire des cas, si votre MiniPC tombe en panne ou qu’il devient trop lent par rapport à vos usages, que ferez vous ? Racheter une machine chez le constructeur semble la réponse la plus logique. Mais vous perdez ici un des principaux intérêts du monde PC qui est la mise en concurrence des marques et de pouvoir profiter d’un très large choix de machines pour trouver un produit qui correspondra parfaitement à vos besoins techniques. 

Ce qui me fait le plus tiquer au final dans ce concept c’est le fait de laisser en jachère la moitié du matériel en permanence à cause d’un connecteur propriétaire. Si j’embarque le Khadas Mind en déplacement avec son écran-clavier. Le dock reste en place et il est inutilisable. Sur un dispositif classique, l’achat d’un MiniPC en plus du portable, même un MiniPC basique du moment qu’il possède une connectique Thunderbolt ou USB adaptée, permettra d’utiliser le poste sédentaire pendant que le portable est en balade. Sur la solution présentée, il n’y a qu’un seul cerveau pour plusieurs postes. Et racheter un cerveau ne peut se faire que s’il possède ce fameux connecteur propriétaire.

Encore une fois, je passe mon tour avant même de connaitre les tarifs qui seront dévoilés le 9 janvier. Outre le fait que je suis bien certain que les prix vont être explosifs avec de la mémoire vive soudée et donc non évolutive, le dispositif n’arrive toujours pas à me convaincre.

Khadas Mind : le MiniPC modulaire évolue vers Panther Lake © MiniMachines.net. 2025

Waveshare ajoute quatre ports Ethernet Gigabit ou 2.5 Gigabit à votre Rasberry Pi 5

5 janvier 2026 à 14:57

En toute fin d’année dernière, nous découvrions une carte d’extension pour Raspberry Pi 5 qui ajoutait des ports USB supplémentaires via son interface PCIe. Pour ce début d’année, Waveshare propose une carte qui ajoutera quatre ports Ethernet supplémentaires.

L’idée est a peu près la même que pour la carte USB. La carte Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit permet d’accueillir un Raspberry Pi 5 sur des entretoises tout en proposant une connectique supplémentaire.  La connexion par nappe PCIe 2.0 est employée pour piloter deux versions de la carte.

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

Soit un quadruple port Ethernet Gigabit piloté par des circuits Realtek RTL8153, soit quatre ports Ethernet 2.5 Gigabit grâce à des chipsets RTL8156 plus performants. A noter tout de même que dans le second cas, la bande passante ne sera pas suffisante pour exploiter la totalité des ports 2.5 Gigabit en même temps. L’idée est plutôt de pouvoir exploiter cette bande passante sur quatre Ethernet différents à des moments séparés. On imagine de la récupération de données pour synchronisation depuis différents postes, par exemple, mais pas une gestion de multiples flux permanents en parallèle.

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

La carte mesure 9.15 cm de large pour 8.5 cm de profondeur. Elle est proposée à 39.99$ HT en version Gigabit et 49.99$ HT pour le modèle 2.5 Gigabit. ce qui nous donne au passage une bonne idée du tarif de cette option souvent facturée fort cher par les fabricants. Les quatre puces RTL8156 sont vendue 2.5$ HT plus cher qu’une RTL8153.

Waveshare PCIe TO 4-Ch Ethernet Gigabit

A noter que la carte Waveshare doit être alimentée en 5 volts et qu’elle pourra alimenter à son tour la Raspberry Pi 5 via la nappe FPC.

Waveshare ajoute quatre ports Ethernet Gigabit ou 2.5 Gigabit à votre Rasberry Pi 5 © MiniMachines.net. 2025

Clicks Power Keyboard : un p’tit clavier Bluetooth

5 janvier 2026 à 12:38

Le Clicks Power Keyboard est une bonne idée qui aura surement pas mal de succès même si le produit est cher et qu’il n’est pas disponible en AZERTY. L’objet est un petit clavier Bluetooth 5.4 avec une zone magnétique qui permet de l’accrocher au dos d’un smartphone.

Clicks Power Keyboard

On retrouve alors la possibilité de pianoter avec les pouces comme du temps des Blackberry. Cela permet de retrouver une frappe plus physique et, pour certains, plus efficace même si cela alourdit évidemment le poids de l’objet. Le Clicks Power Keyboard offre la possibilité de positionner le smartphone à la verticale comme à l’horizontale. Cela sera surtout pratique pour de longues rédactions, on imagine assez mal sortir ce gadget dans la rue pour répondre à un SMS.

Clicks Power Keyboard

La partie clavier s’adapte à différents formats et positionnement de l’écran en étirant l’élément magnétique sur deux rails. Le tout prend donc peu de place au fond d’une poche et se déploie en cas de besoin assez facilement. Le clavier ne semble, par contre, pas être protégé des poussières, aucune coque de transport n’est prévue. Peut être qu’une pochette sera fournie pour ceux qui ne veulent pas alourdir leur portable en permanence. L’objet mesure 11.97 cm de haut par 76.6 de large et 1.52 cm d’épaisseur. Il pèse à lui seul 180 grammes, ce qui est assez lourd si on considère que le poids moyen d’un smartphone en 2025 se situe entre 200 et 300 grammes.

Clicks Power Keyboard

Clicks Power Keyboard

Ce qui rend le Clicks Power Keyboard attrayant, c’est sa connexion Bluetooth Low Energy 5.4. Avec la possibilité d’appairer trois appareils différents, on pourra également piloter un téléviseur ou un MiniPC assez facilement et basculer de l’un à l’autre. Pour fonctionner, le gadget embarque une batterie de 2150 mAh qui lui permettra également de légèrement prolonger la batterie d’un smartphone grâce à une liaison 5W au format sans fil Qi. 

Un Clicks Power Keyboard un peu trop cher ?

Petit problème, l’objet est vendu en précommande à 79$ HT. Il passera ensuite à 109$. Ce qui n’est pas franchement donné. Cela nous donne respectivement 81€ et 111€ avec 20% de TVA. Pas donné pour un gadget de ce type. A mon avis, on devrait voir surgir des clones assez rapidement pour moitié moins cher. Et peut être même en AZERTY. Je ne serais pas surpris de voir des produits signés Anker ou Ugreen reprendre ce type de projet à leur sauce.

En attendant je reste fidèle à mon bon vieux K400 Plus de Logitech pour piloter ma télé, certes plus grand mais increvable, beaucoup moins cher, en AZERTY et avec un pavé tactile bien pratique.

Clicks Power Keyboard : un p’tit clavier Bluetooth © MiniMachines.net. 2025

YPlasma veut refroidir les PC sans mouvement mécanique

5 janvier 2026 à 11:30

YPlasma rejoint la petite file de nouveaux acteurs qui sont censés révolutionner le monde des minimachines en proposant un système de ventilation « passif ». Ces dernières années, on en a déjà rencontré trois.

Le premier, Frore Systems, proposait avec son Airjet de déplacer de l’air en faisant vibrer de petites membranes avec des ultrasons. La technologie a été présentée en 2022, commercialisée pour la première fois en 2023 et utilisée de manière très confidentielle comme sur ce prototype sous SnapdragonEn aout 2024, ce fût au tour de xMEMS qui présentait une sorte de « coiffe » à poser directement sur les composants et qui déployait un dispositif très proche de celui d’Airjet.

Un projet qui n’a abouti à rien à ma connaissance. Un peu plus tard en 2024, Ventiva a présenté un autre dispositif qui proposait d’expulser de l’air grâce à un dispositif ionisant l’air ambiant. Pour le moment, ces trois procédés n’ont pas réellement proposé quelque chose de concluant.

YPlasma

YPlasma promose une nouvelle approche technologique

YPlasma se présente donc comme une nouvelle alternative et va présenter sa technologie au CES 2026. L’idée est d’utiliser une technologie assez ancienne, un actionneur de  plasma1. Avec toujours la même promesse : Consommer moins d’énergie et être moins encombrant qu’un ventilateur tout en déplaçant suffisamment d’air pour refroidir les composants d’un MiniPC ou d’un portable.

Avec son dispositif, YPlasma créerait une circulation d’air « à haute vitesse » sans aucune pièce mécanique. Ses actionneurs plasma seraient microscopiques avec une épaisseur de 200 microns. L’ensemble pourrait couvrir des dissipateurs passifs classiques et même se positionner sur d’autres surfaces pour orchestrer un mouvement d’air au sein des appareils. La technologie aurait pour elle d’être insensible à une panne mécanique. Si elle ne serait pas parfaitement silencieuse, pas plus que le Airjet de Frore Systems, elle resterait source de très faibles nuisances avec 17 dB mesurés d’après la marque.

La grande question que je me pose avec toutes ces nouvelles technologies de refroidissement est toujours la même : pourquoi personne n’en veut ? Mis à part une minimachine Zotac qui n’a pas connu un grand succès, personne n’a jamais déployé de produit commercial avec ces technologies ? Le fait que ces technologies soient moins efficaces que les ventilateurs pourraient largement compenser leur tarif plus élevé.

Le fait de pouvoir viser des zones ultraprécises, de créer des éléments de dissipation de la taille nécessaire sans contrepartie spécifiques est également un plus. L’ajout d’un petit ventilateur pour refroidir une zone précise est souvent problématique d’un point de vue bruit. 

Ventiva présentait les avantages de sa technologie sur ses concurrents en 2024

Ventiva présentait les avantages de sa technologie sur ses concurrents en 2024

La réponse à cette question vient sans doute d’éléments externes que les marques ne mettent pas spécialement en avant. Sur ce tableau présenté par Ventiva, on compare trois éléments : le nombre de CFM (ou pied cube par minute d’air déplacé), le bruit généré et la consommation. On peut y voir qu’aucune des solutions alternatives au ventilateurs classiques n’arrive à déplacer autant d’air. Et même si la consommation électrique est plus élevée, le premier élément recherché par les marques est bien là. S’assurer une ventilation importante en cas de besoin. 

YPlasma

L’autre questionnement que j’ai pu avoir l’année dernière en discutant avec un spécialiste de ces questions est assez simple. Les ventilateurs réagissent assez bien à la poussière. Si avec le temps l’encrassement de leurs pales et des ailettes de ventilation est inéluctable, il faut des années d’exploitation dans des conditions normales pour impacter suffisamment un ventilateur et perdre en puissance de déplacement d’air.

YPlasma

Sur ces nouvelles technologies, l’impact de la poussière environnante est difficile à connaitre. Les échelles ne sont pas les mêmes et souvent les zones d’aspirations sont véritablement microscopiques. On parle ici d’actionneurs de 200 microns d’épaisseur. Comment un actionneur « bouché » par de la poussière réagira t-il dans la durée ? Pour un constructeur, proposer une machine qu’on devra « nettoyer » plusieurs fois par an n’est simplement pas possible. YPlasma promet une durée de vie comparable à celle de la machine refroidie, ce qui montre qu’elle a pris en compte l’usure de son dispositif. Mais cette prise en compte est t-elle faite dans le monde réel ou en laboratoire ?

On verra ce que proposera le système de YPlasma le 7 janvier prochain au CES 2026 mais il est difficile de savoir aujourd’hui si cela aura vraiment des débouchés dans le monde réel. Une seule chose est sûre, la société derrière le produit ne sort pas de nulle part et a des ambitions largement plus grandes que le simple refroidissement de PC.

YPlasma veut refroidir les PC sans mouvement mécanique © MiniMachines.net. 2025

Apple Vision Pro : la pomme va regarder ailleurs

2 janvier 2026 à 11:57

L’Apple Vision Pro serait un flop, un article du Financial Times (que je n’ai pas pu consulter faute d’abonnement) indique qu’Apple aurait baissé ses dépenses marketing au maximum. Limitant celles-ci à 5% de ce qu’elles étaient précédemment.

Un mouvement qui signerait la fin de l’Apple Vision Pro, pourtant mis à jour avec une version plus musclée. Le cabinet d’analyste Sensor Tower qui annonce ce changement de politique publicitaire estime que  ce serait la fin de parcours du produit. Il faut dire qu’avec un tel changement de voilure publicitaire, le casque de réalité virtuelle n’aurait que les moyens de clore la fin de ses rares campagnes en cours.

On apprendrait également que l’entreprise qui fabrique le casque en Chine n’aurait pas relancé de production du casque depuis le début de l’année 2025. Que le produit n’aurait pas dépassé les 45 000 unités vendues au dernier trimestre 2025… Des éléments qui suggèrent clairement un abandon assez clair pour ce produit qui n’a jamais connu un véritable succès.

Apple Vision Pro

Apple Vision Pro

L’Apple Vision Pro ne fonctionne pas auprès du public

Beaucoup d’explications sont avancées autour de l’échec de ce produit : il serait trop cher avec un ticket d’entrée à 3700€. Un prix qui, en toute logique, devrait enfler aujourd’hui si l’appreil entrait à nouveau en production. L’augmentation du prix des composants devrait y être refletée, le casque étant proposé avec 256 Go, 512 Go ou 1 To de stockage et 16 Go de mlémoire vive, la note devrait logiquement devenir de plus en plsu salée. Ce qui le rendrait encore moins séduisant.

On lui reproche également son design. L’engin est jugé lourd, peu confortable et ayant trop peu de développements originaux. Ce qui le rend surtout utile pour des professionnels qui vont développer dessus pour des métiers spécifiques mais peu appétissant pour un public à la recherche des sensations fortes supposément proposées par cet engin immersif. Personne ne remet en question la merveille technologique présentée par Apple, le casque est une réussite technique assez impressinonante. Et rien de sa technique ne peut expliquer son échec.

Je pense que la principale raison de ces mauvais résultats n’est pas vraiment technique ou commercial. Apple n’est pas le premier à voir raté la marché de la réalité virtuelle. Microsoft avait parié assez lourdement sur la réalité mixte, Meta s’est considérablement planté également. Pour ces entreprises, c’est un coût important en terme de développement et marketing. qu is’est soldé par des ventes médiocres Evidemment, pour Meta, la gamelle est considérable avec des milliards de dollars perdus dans l’affaire. Mais pour Apple, l’aventure virtuelle doit également avoir saigné quelques comptes à blanc. La firme s’en remettra.

Apple Vision Pro : des gens seuls dans un univers virtuel

Apple Vision Pro : des gens seuls dans un univers virtuel

Si la réalité virtuelle ne fonctionne pas c’est, à mon avis, parce que c’est une expérience purement asociale. Qui a envie de payer 3500€ pour pouvoir se poser dans son canapé, au milieu de sa famille ou de ses amis, et de jouer ? De regarder un film ? Qui a envie de se couper du monde penbdant des heures pour rentrer totalement dans un autre. Même en avion comme c’est souvent présenté, il faut avoir une sacrée confiance dans le réel pour s’abandonner totalement au virtuel. Comment accepter de perdre ses principaux sens en les noyant dans un monde de pixels et de sons si on est seul ? Comment accepter de le faire si on est entouré de ses proches ?

Il y a surement des gens qui vont adorer l’expérience proposée, essayer un casque VR chez des amis ou dans un espace de jeu virtuel. Mais le nombre de personnes qui seront assez mordues pour dépenser 3700€ pour ce loisir n’est pas assez important pour en faire une entreprise commercialement viable. 45 000 unités vendues pour le quatrième trimestre 2025 cela représente bien la population visée. Pas mal de ces casques ont du être achetés par des pros. Quand aux particuliers restants, il s’agit sans doute soit de gens extrement fortunés ou d’une petite frange de la population qui préfère ne pas avoir de contacts avec leurs contemporains et s’enfermer dans un monde virtuel. Frange elle même fort limitée dans son éventuel intérêt pour le produit par la dépense qu’il représente.

L’Apple Vision Pro vous transforme en rat de laboratoire

Je n’ai jamais parlé de ce casque Apple Vision Pro jusqu’alors. Je n’ai jamais vraiment cru dans ce produit. A vrai dire, l’échec de la réalité mixte grand public m’a servi de leçon. Quand les différents acteurs du monde PC ont fini par remballer leurs casques avec des ventes minables et des dépenses pharaoniques en suivant aveuglément Microsoft, j’ai compris que l’humain n’était pas fait pour ce type de gadget. Certains vont trouver cela génial et défendre son usage parce qu’il correspondra à leurs attentes en terme d’univers virtuel. Je n’ai rien à y redire, chacun trouve son bonheur comme il l’entend. Mais, personnellement, je n’ai ni envie de me couper totalement du monde pour me divertir et encore moins imaginer un autre membre de ma famille le faire. Pas plus que je n’ai envie de passer un moment avec quelqu’un portant un casque virtuel sur la tête. 

Que voient les deux interlocuteurs de cette jeune femme ?

Que voient les deux interlocuteurs de cette jeune femme ?

Les rares vidéos d’usage en groupe de ce type de casque que j’ai pu voir se ressemblent toutes : on colle le casque sur la tête de quelqu’un et on le filme pour voir comment il réagit : qu’il se prenne un mur en se mettant à courir, qu’il panique de vertige en se croyant au bord d’un gouffre ou qu’il soit terrifié par une armée de zombies, cela ne semble pas être autre chose qu’une expérimentation de laboratoire. Encore une fois, un bon exemple de la manière dont l’homme fonctionne. En partageant justement les réactions d’un cobaye dans un envirronement coupé du monde, comme on regarderait un rat de laboratoire face à une nouvelle expérience, le casque virtuel prouve par l’exemple à quel point il s’agit d’un usage indivuel. Le nombre de personnes qui a autant d’argent à mettre dans ce type de loisir restera forcément marginal.

Apple Vision Pro : la pomme va regarder ailleurs © MiniMachines.net. 2025

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