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La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur

3 décembre 2025 à 11:45

On suit l’évolution de la hausse de la mémoire vive depuis plusieurs semaines en se focalisant surtout sur la flambée des prix de ces produits particuliers. On a également pu observer un impact sur d’autres appareils comme les MiniPC, les portables et les cartes de développement. Car évidemment, c’est enfoncer une porte ouverte de le dire, mais tous les appareils qui contiennent de la mémoire vive, vont augmenter leurs tarifs.

C'était le bon temps, avant la hausse de la mémoire vive

C’était le bon temps, avant la hausse de la mémoire vive

Ce que certains ne réalisent peut être pas encore, c’est que la hausse de la mémoire vive va pareillement impacter les composants qui n’en contiennent pas ou pas encore. WCCFTech relate ainsi une baisse de 40 à 50% des ventes de cartes mères par rapport à 2024. Baisse tout à fait compréhensible puisque si le budget alloué pour une mise à jour technique n’est plus respecté avec la hausse de la mémoire vive, c’est tout un projet qui tombe à l’eau. Personne ne va acheter une carte mère en cette fin 2025 en espérant une baisse des tarifs de la DDR dans la foulée.

Si on peut raisonnablement penser que cette chute de moitié des ventes en novembre est également liée à une situation particulière en 2024 avec une période de ventes plus fastes et un Black Friday plus marquant. Cela n’en est pas moins inquiétant. Dans le lot des marques les plus impactées, on retrouve sans surprise les fabricants les plus grand public : Asus, Gigabyte, MSI et ASRock. Les constructeurs de cartes mères professionnelles ou de serveur sont logiquement moins sujets à être ralentis.  Et c’est d’autant plus vrai que tous les modèles de nouvelles cartes mères ont basculé vers la DDR5. Quasi plus aucun fabricant ne propose de cartes en DDR4. A raison d’ailleurs puisque la DDR4 est autant impactée que les autres. On imagine assez facilement que les autres dominos vont suivre.

16 Go mini

La hausse de la mémoire vive va faire chuter les ventes de toute l’informatique

Car une baisse des ventes de cartes mères impacte logiquement tous les autres secteurs. Ce sont des processeurs qui ne sont pas vendus, des dissipateurs et des ventilateurs à poser dessus, des boitiers, des unités stockages, des alimentations… Et, probablement dans une moindre mesure, mais tout de même : claviers, souris, écrans et accessoires variés. Même les logiciels vont être à la peine, les licences de Microsoft pour commencer.

Les serveurs d’IA, au cœur de cette problématique avec leur appétit vorace pour la mémoire vive, jettent consciencieusement des pelletées de sable dans les rouages de tout le secteur. Et cela ne devrait pas se calmer. Suivant les analystes, cette extension démentielle de serveurs devrait perdurer jusqu’en 2027… À moins que cela ne déraille avant et que la « bulle IA » n’éclate avant. 

Les cartes graphiques, les smartphones, les tablettes, les portables, les PC complets comme les MiniPC vont être impactés. Plus encore qu’on ne le pense. Certains constructeurs prévoyant déjà une « marge de manœuvre » pour anticiper une éventuelle poursuite de la hausse. À la fois parce qu’ils estiment que la situation va perdurer et empirer. Mais aussi pour éponger pour certaines pertes liées à la fourniture de matériel basée sur des contrats signés sur des tarifs antérieurs.

Alors que certains analystes parient sur une hausse prochaine pouvant atteindre encore 100% de plus d’ici les quelques jours qui nous séparent de 2026, la situation devient réellement très compliquée.

hausse de la mémoire vive

Quelques anticipations pour l’année prochaine

L’appétit de l’ogre va empirer, les fabricants de mémoire vive vont avoir du mal à proposer assez de composants mémoire pour la satisfaire et surtout les contrats passés entre le clients historiques que sont les grandes marques de portables et de composants commerciaux vont finir. Rendant ainsi les fabricants libres de toute nouvelle tarification. L’arrivée de contrats courts, collant plus au marché, est probablement ce qui nous attend dès le second trimestre de 2026. Au lieu de lissser leurs prix sur une année complète, les fabricants de mémoire vont determiner un tarif par lots. Ce qui suivra plus précisément la hausse.

Je ne serais pas surpris que des minimachines en tous genres débarquent donc en force en version barebone. C’est à dire livrées sans mémoire vive, sans stockage et sans système. Quand cela est possible puisque beaucoup de constructeurs ont choisi de basculer des références sous mémoire LPDDRx, des composants soudés directement sur la carte mère. Même topo pour les portables dont les prix vont soit s’envoler, soit leurs composants dégradés, soit être livrés nus. En laissant l’acheteur se débrouiller pour trouver lui-même sa mémoire vive. Cela signerait le retour en force de solutions livrées avec 8 Go de mémoire vive par défaut, au prix des solutions que l’on a connu il y a quelques mois en 16 ou en 32 Go de mémoire vive. Portables et MiniPC seraient livrés avec moins de mémoire et probablement moins de stockage pour le même tarif ou pour plus cher. On a vu que des solutions comme les Raspberry Pi, particulièrement impactées par la hausse, baissaient la capacité de leur mémoire vive.

Une carte graphique entourée de mémoire vive

Les cartes graphiques pourraient exploser encore une fois puisque Nvidia – et peut être AMD dans son sillage – réfléchirait à ne plus fournir de package processeur graphique et mémoire GDDR aux fabricants. Les achats autrefois mutualisés par Nvidia de ces composants qui lui permettaient de vendre ses puces, se faisant alors directement par les constructeurs de cartes graphiques. Ce qui entrainerait mécaniquement une hausse. Cela n’est qu’une rumeur pour le moment mais cela a du sens au vu du contexte.

Que va-t-il se passer pour le secteur des pièces détachées ? Difficile à dire pour le moment même si deux scénarios peuvent s’envisager. Le premier est une baisse des tarifs du stock existant pour l’écouler coute que coute.  Le second est un statu quo avec une baisse de la production et une augmentation des prix pour conserver un chiffre d’affaires décent. Dans tous les cas, nous assisterons sans doute à une reconfiguration complète du paysage des pièces détachées. Les constructeurs actuels, qu’ils fabriquent des alimentations, des dissipateurs ou des boitiers, vivent sur leurs volumes. Si leurs volumes baissent, leur situation se complique.

L’autre domino qui risque de se faire mal à cause de cette hausse de la mémoire vive, c’est l’emploi. Outre le fait qu’une baisse de production va ralentir l’activité, on sent que l’arrivée de l’IA donne des excuses toutes faites pour licencier. Cela sera évidemment le cas sur les chaînes de fabrications qui vont baisser leurs cadences. Mais cela pourrait également impacter les antennes des marques en France tout comme entrainer la chute de plusieurs revendeurs qui vont devoir encaisser le gros coup de frein appuyé sur leurs ventes et leur chiffre d’affaire.

Vers une amélioration pour 2028 et après ?

Difficile de savoir ce que sera le marché en 2028. Cela dépend pour beaucoup du succès des géants de l’IA. Si la situation continue et que plusieurs entités se bagarrent toujours pour avoir la plus  grosse capacité de calcul, il n’y pas de raison que la hausse de la mémoire vive ne s’arrête. Certes, certains fabricants de mémoire retroussent leurs manches pour augmenter leur production. SK Hynix par exemple a indiqué multiplier sa production de composants mémoire par huit pour 2026. Mais cela ne veut aps dire que cette arrivée en masse de nouvelles puces ne sera pas absorbée directement par les serveurs d’IA. On a également vu que de nouveaux constructeurs comme le fabricant chinois CXMT pourrait venir au secours de son industrie. Mais cela ne serait sans doute pas suffisant pour faire face aux défauts de production orientée vers le marché PC. 

Pour vous dire à quel point l’avidité des fabricants de mémoire vive est devenue importante: la branche Samsung qui fabrique la mémoire vive pour le groupe aurait refusé de livrer de la mémoire à la branche smartphone du même groupe. Mémoire nécessaire pour lancer la production du prochain Galaxy S26. En cause, une augmentation drastique du prix du composant mémoire nécessaire. Le module de 12 Go de LPDDR5X serait passé de 33$ en début d’année à 70$ aujourd’hui. Si un constructeur ne se fait pas de largesses à lui même pour suivre le marché, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il en fasse à des clients classiques.

Au final, la hausse de la mémoire vive risque d’avoir des conséquences très compliquées pour le marché PC comme pour l’emploi dans les années à venir. Certes, des grandes entreprises d’IA vont émerger aux US. Elles vont embaucher quelques personnes pour veiller à la bonne marche de leurs énormes datas center. Elles vont employer ponctuellement des sociétés pour faire sortir de terre des structures colossalles. Mais, à terme, l’emploi généré sera faible. Très faible même face aux risques encourus pour l’emploi chez les constructeurs de PC traditionnels. Et tout l’écosystème de marques, grossistes et revendeurs qui en découle. Les structures qui vivent du marketing lié à ce marché vont également en pâtir. Je ne serais vraiment pas surpris qu’on constate d’ici 2028 un déficit important sur le secteur. Et cela aussi bien sur ses ventes que sur son emploi. Avec des effets en cascade probablement encore difficiles à déterminer tant ils sont tentaculaires.

La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur © MiniMachines.net. 2025

Anthropic Acquires Bun In First Acquisition

Par : BeauHD
3 décembre 2025 à 05:05
Anthropic has made its first acquisition by buying Bun, the engine behind its fast-growing Claude Code agent. The move strengthens Anthropic's push into enterprise developer tooling as it scales Claude Code with major backers like Microsoft, Nvidia, Amazon, and Google. Adweek reports: Claude Code is a coding agent that lets developers write, debug and interpret code through natural-language instructions. Claude Code had already hit $1 billion in revenue six months since its public debut in May, according to a LinkedIn post from Anthropic's chief product officer, Mike Krieger. The coding agent continues to barrel toward scale with customers like Netflix, Spotify, and Salesforce. Further reading: Meet Bun, a Speedy New JavaScript Runtime

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Revolut dévoile le « mode rue » : à quoi ça sert ?

2 décembre 2025 à 14:17

En plus d'un calendrier de l'Avent, Revolut dévoile en cette fin d'année 2025 le « Mode Rue », conçu pour empêcher l'usage de votre compte en cas d'arrachage de votre smartphone. Un concept inédit pour une application bancaire.

Top Consultancies Freeze Starting Salaries as AI Threatens 'Pyramid' Model

Par : msmash
1 décembre 2025 à 17:20
Major consulting firms including McKinsey, Boston Consulting Group and Bain have frozen starting salaries for the third consecutive year as AI reshapes how these companies think about their traditional reliance on large cohorts of junior analysts. Job offers for 2026 show undergraduate packages holding steady at $135,000-$140,000 and MBA packages at $270,000-$285,000, according to Management Consulted. The Big Four -- Deloitte, EY, KPMG, and PwC -- haven't raised starting pay since 2022. The industry's classic "pyramid" structure, built on thousands of entry-level employees who crunch data and assemble PowerPoint decks, faces pressure as AI automates much of that work. Two senior executives at Big Four firms estimated that UK graduate recruitment would fall by about half in the coming year. PwC has already cut graduate hiring in 2025 and said in October it would miss a target to add 100,000 employees globally by 2026 -- a goal set five years ago before generative AI's rollout.

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Déjà dans le rouge, OpenAI doit lever 207 milliards de dollars d’ici à 2030 pour financer ses pertes

1 décembre 2025 à 10:46

Une étude de HSBC estime qu’OpenAI devra lever 207 milliards de dollars d'ici à 2030 pour rester à flot, alors que la société prévoit d’investir plus de 1 400 milliards dans ses centres de données et reste lourdement déficitaire, malgré des projections de croissance spectaculaires.

Amazon Tells Its Engineers: Use Our AI Coding Tool 'Kiro'

30 novembre 2025 à 17:34
"Amazon suggested its engineers eschew AI code generation tools from third-party companies in favor of its own ," reports Reuters, "a move to bolster its proprietary Kiro service, which it released in July, according to an internal memo viewed by Reuters." In the memo, posted to Amazon's internal news site, the company said, "While we continue to support existing tools in use today, we do not plan to support additional third party, AI development tools. "As part of our builder community, you all play a critical role shaping these products and we use your feedback to aggressively improve them," according to the memo. The guidance would seem to preclude Amazon employees from using other popular software coding tools like OpenAI's Codex, Anthropic's Claude Code, and those from startup Cursor. That is despite Amazon having invested about $8 billion into Anthropic and reaching a seven-year $38 billion deal with OpenAI to sell it cloud-computing services..."To make these experiences truly exceptional, we need your help," according to the memo, which was signed by Peter DeSantis, senior vice president of AWS utility computing, and Dave Treadwell, senior vice president of eCommerce Foundation. "We're making Kiro our recommended AI-native development tool for Amazon...." In October, Amazon revised its internal guidance for OpenAI's Codex to "Do Not Use" following a roughly six month assessment, according to a memo reviewed by Reuters. And Claude Code was briefly designated as "Do Not Use," before that was reversed following a reporter inquiry at the time. The article adds that Amazon "has been fighting a reputation that it is trailing competitors in development of AI tools as rivals like OpenAI and Google speed ahead..."

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Comment résilier son abonnement Amazon Prime après le Black Friday

30 novembre 2025 à 17:52

À quelques semaines des fêtes de fin d'année, peut-être avez-vous profité de l'abonnement à Amazon Prime pour accélérer vos achats lors du Black Friday 2025. Et peut-être n'en n'avez-vous plus l'utilité aujourd'hui. Voilà donc ce qu'il faut faire pour résilier son forfait Amazon Prime en quelques clics.

HP réagit face à la hausse de la mémoire vive

30 novembre 2025 à 12:43

HP c’est la marque numéro deux mondial avec 21% de parts de marché sur les ventes d’ordinateurs dans le monde. Touchée de plein fouet par l’augmentation des tarifs des composants, la société explique comment elle va résoudre une équation habituellement impossible.

Un portable HP

Un portable HP

HP est un gros poisson, le constructeur distribuait 53 millions de PC en 2024 et donc autant de lots de composants mémoire et stockage. Le genre d’entreprise qui n’achète pas des barrettes de mémoire vive à la sauvette, mais passe plutôt de gros contrats. C’est lui, avec Lenovo, Dell, Apple et Asus, qui assurent un « fond de roulement » qui stabilise en grande partie le marché de la mémoire et du stockage. En signant d’énormes contrats auprès de leurs fournisseurs, ces géants leur assurent un tarif de gros assez préférentiel et le volume de composants dont ils ont besoin. Les fabricants de mémoire bénéficient en échange d’une production continue qui permet de faire tourner leurs usines sur toute l’année sans problème.

La donne a changé avec l’explosion des datacenters liés à l’IA. Ce sont eux aujourd’hui les plus demandeurs de mémoire vive, eux qui ont remodelé la production vers les composants qui les intéressent le plus. Eux qui commencent à absorber de plus en plus de la production directement en sortie de chaine. Et, contrairement à HP et ses camarades de jeu, les géants de l’IA n’ont de comptes à rendre à personne. Pour eux, acheter une mémoire au-dessus des prix habituels du marché n’est pas un problème. Ils n’ont pas à les revendre derrière à des particuliers ou des entreprises.

L’augmentation des prix de la mémoire atteint désormais les 200% pour le grand public. Les vendeurs ont tous vu leurs prix s’envoler ces dernières semaines. HP est protégé de cela pour le moment grâce aux contrats passés avec ses fournisseurs qui garantissent un tarif précis sur la durée. Mais le PDG de la marque explique que cela ne sera plus le cas dès le mois de mai 2026. Les nouveaux contrats qui seront signés alors risquent de changer la donne pour la marque avec des prix en hausse et… une disponibilité en baisse.

Et là, c’est le DRAM

Enrique Lores, PDG de HP, a donc confirmé à ses investisseurs que l’année 2026 allait signer un bouleversement complet de son catalogue de machines. Avec des tarifs qui vont gonfler et une baisse globale de qualité pour les composants embarqués. Il prévient que HP va être à la recherche de nouveaux partenaires proposant des prix moins élevés. Que ses futures machines embarqueront par ailleurs moins de mémoire vive. Pour comprendre pourquoi il y aura un tel bouleversement, il faut saisir la manière dont sont positionnés les ordinateurs aujourd’hui. 

Quand HP crée un PC portable, il n’additionne pas simplement des composants pour obtenir un niveau précis de performances ou de fonctionnalités. La marque vise surtout un prix. Il leur faut des machines positionnées sur des prix spécifiques, souvent en dollars hors taxes et ensuite ajustés en euros avec taxes. Cela donne de grands classiques : 499€, 749€, 999€ etc. Pour arriver précisément à ces prix, les grandes marques vont donc proposer un ensemble de composants et ajuster ensuite divers éléments pour parvenir à leur objectif. Telle gamme va hériter d’un écran moins haut de gamme, on va rogner sur des fonctionnalités audio, ajuster la capacité du SSD, ôter quelques cellules de batterie. On fera ainsi entrer au chausse-pied la machine dans la catégorie voulue. Avec plus ou moins de marge derrière prix de sortie d’usine pour pouvoir assumer les autres aspects de la vie du produit : son marketing, sa distribution et son éventuel SAV. Les constructeurs prévoient également quelques dollars supplémentaires qu’ils vont pouvoir manipuler pour faire face à divers scénarios : une hausse des composants quand elle reste contenue, une baisse pour une promotion quelconque.

Que se passe-t-il quand le prix d’un des composants flambe trop ? Il se passe exactement ce que le PDG d’HP annonce pour 2026. Dès la fin des prix de la mémoire vive stabilisés par son ancien contrat, la marque va repenser la totalité de sa gamme. Et cela passera par une hausse des prix et une modification des capacités des machines. En clair, pour pouvoir proposer les mêmes prix psychologiques de 499, 749 et 999€, HP glissera simplement moins de mémoire vive et probablement moins de stockage sur les machines de 2026 que sur les machines 2025. Et cela ne sera pas le seul élément qui risque de changer. Pour faire en sorte que la facture ne s’envole pas trop haut, d’autres ajustements pourrait être faits : des écrans d’un peu moins bonne qualité, une fonctionnalité annexe qui disparait, des détails qui ne vont pas trop sauter aux yeux de l’acheteur et qui permettront d’encaisser la hausse des composants.

C’est cette équation qui est difficile à résoudre, car il reste une inconnue de taille. La réaction du public comme des entreprises. Est-ce que les acheteurs vont se bousculer pour ces nouvelles machines ? Ou est-ce qu’ils vont faire le gros dos en se disant qu’il est préférable d’attendre que la situation se calme ?

The Hive, le centre névralgique d'HP en Europe, risque de bourdonner moins fort.

The Hive, le centre névralgique d’HP en Europe, risque de bourdonner moins fort.

HP c’est l’arbre qui cache la foret.

Ce que le PDG d’HP déclare c’est une simple évidence pour toute l’industrie et aucun constructeur n’échappera à la règle. Si HP en parle le premier, les autres devraient en faire écho dans les semaines ou les mois à venir. Et, si certains ne feront peut-être pas de déclaration explicite, il va de soi que toutes les marques seront impactées de la même manière. Il faut donc s’attendre à une année 2026 en recul par rapport à 2025. Non seulement les machines seront plus chères mais elles seront également moins bien équipées en composants.

Cette évolution n’est évidemment pas un bon signe pour la santé du marché PC mais cela risque d’impacter bien plus de matériel à moyen terme. Un effet boule de neige qui va finir par augmenter la note de bien des produits et avoir des effets assez lourds sur tout le marché informatique.

HP anticipe cela en annonçant la suppression plusieurs milliers d’emplois. Expliquant que la marque va suivre une mode actuelle qui vise à un recours à l’IA pour de nombreux métiers. Entre 4000 et 6000 personnes dans le monde vont donc disparaitre de l’organigramme de l’entreprise d’ici à 2028. Un chiffre moins important que d’autres géants de l’informatique mais qui a un écho particulier. D’un côté, l’emploi de ces Intelligences Artificielles va empêcher HP de proposer des ordinateurs aussi bons que les années passées, ce qui va surement entrainer une baisse de ses ventes. De l’autre, la marque compte sur ces IA dans les nuages pour remplacer des emplois dans ses rangs. Il y a ici une double logique assez particulière.  

Microsoft Copilot, l'IA locale de Microsoft

Microsoft Copilot, l’IA locale de Microsoft

Y a t-il un Copilot dans l’avion ?

HP, comme les autres acteurs de ce marché, a beaucoup misé sur l’IA pour nous vendre des ordinateurs depuis quelques trimestres. Mettant en avant des usages locaux pas encore très bien identifiés tout en vantant les capacités du matériel embarqué. Des NPUs montés à bord du train-train informatique sans que le grand public ne voit bien à quoi ils vont bien leur servir. Copilot, poussé en avant par Microsoft, est resté très vaporeux pendant de longs mois et commence tout juste a annoncer des usages lisibles.

C’est tout un paradoxe parce que dans le même temps le public a très bien compris que les IA dans les nuages pouvaient les épauler – souvent gratuitement – pour énormément de tâches. Bien mieux que ce que proposent actuellement les machines en local. Beaucoup de commerciaux, beaucoup de dossiers de presse ont mis en avant le futur d’un PC avec IA locale, espérant que celle-ci allait à elle seule renouveler le parc. À les écouter, l’ajout d’une Intelligence Artificielle locale éclipsait totalement les machines plus anciennes et ouvrait des perspectives de vente énormes. Personne n’aurait plus un PC sans NPU d’ici à quelques trimestres au plus, ce serait totalement « has been ». J’ai entendu un commercial parler des ordinateurs HP se transformer en ordinateur HPI3 grâce à l’IA. Un jeu de mot qu’il risque de trouver moins drôle aujourd’hui.

Plus le temps passe et plus le grand public commence à voir également dans les IA un danger. À les considérer d’un œil moins hypnotisé qu’au moment de leur découverte. Le temps a passé depuis les premiers soupirs de ChatGPT et le début des images générées par des algorithmes. Parce que l’appétit d’ogre de ces entités dévore désormais des emplois, crée des remous politiques et technologiques et commence même à réduire leur pouvoir d’achat. Tout cela pour proposer très fréquemment des résultats finalement assez décevants. Si demain certains des salariés de grands groupes informatiques voient leur poste supprimé à cause d’une IA externe, cela risque d’être une pilule bien amère à avaler.

Car si je résume la situation, les datacenters des grandes IA vont à eux seuls provoquer une baisse de l’attractivité des ordinateurs classiques. Baisse qui risque de servir de prétexte à la suppression des emplois de ceux qui vantaient l’IA comme la voie à suivre pour le futur du monde PC. Voie qui, si elle finit par advenir en mode local, pourrait mettre à mal les solutions dans les nuages. Tout cela ressemble de plus en plus à une pièce de boulevard où tout le monde trompe tout le monde.

Hausse de la mémoire : GMKtec va augmenter ses prix

HP réagit face à la hausse de la mémoire vive © MiniMachines.net. 2025

AI Helps Drive Record $11.8B in Black Friday Online Spending

30 novembre 2025 à 04:34
Earlier this month MasterCard noted that even Walmart now allows its customers to make purchases through ChatGPT. And after polling more than 4,000 consumers in the U.S., Canada, U.K., and UAE, they found "more than four in 10 consumers already use AI tools to help them shop, including 61% of Gen Z and 57% of millennials." Many (50% of Gen Z and 49% of millennials) say they'd even let AI handle all their gift-buying if it meant avoiding stress. Younger shoppers trust AI's taste, with 51% of Gen Z and 55% of millennials relying on it to deliver unique and thoughtful recommendations (sometimes even more than they trust themselves). The most popular uses include getting personalized product recommendations, confirming the best deal before purchasing, and summarizing thousands of reviews instantly. The bottom line: Shoppers are embracing AI as their new personal assistant — one that knows their budget, style, and patience level... If the 2025 holiday shopper could be summed up in one word, it's intentional. They're planning earlier, spending wiser and using technology to make every dollar and every gift count. The first figures are now in for the traditional "Black Friday" shopping day after Thanksgiving, and U.S. shoppers "spent a record $11.8 billion online," reports Reuters, "up 9.1% from 2024 on the year's biggest shopping day, according to Adobe Analytics, which tracks 1 trillion visits that shoppers make to online retail websites..." And sure enough, this year shoppers were helped by AI: AI-powered shopping tools helped drive a surge in U.S. online spending on Black Friday, as shoppers bypassed crowded stores and turned to chatbots to compare prices and secure discounts amid concerns about tariff-driven price hikes... The AI-driven traffic to U.S. retail sites soared 805% compared to last year, Adobe said, when artificial intelligence tools such as Walmart's Sparky or Amazon's Rufus had not yet been launched. "Consumers are using new tools to get to what they need faster," said Suzy Davidkhanian, an analyst at eMarketer. "Gift giving can be stressful, and LLMs (large language models) make the discovery process feel quicker and more guided..." Globally, AI and agents influenced $14.2 billion in online sales on Black Friday, of which $3 billion came from the U.S. alone, according to software firm Salesforce. There's another reason shoppers turned to AI. 2025's Black Friday arrived "amid tighter budgets, unemployment nearing a four-year high, U.S. consumer confidence sagging to a seven-month low and price tags that have shoppers watching every dollar," according to the article: Discount rates also remained flat when compared to 2024, with AI helping shoppers discover the best deals, and an increase in the price tags made deeper discounts difficult for retailers... Order volumes fell 1% as average selling prices rose 7%. Consumers also purchased fewer items at checkout, with units per transaction falling 2% on a year-over-year basis, Salesforce said. The spending surge sets the stage for an even bigger Cyber Monday, projected to drive $14.2 billion in sales, up 6.3% on a year-over-year basis and the largest online shopping day of the year, Adobe said. Electronics are expected to see the deepest discounts on Cyber Monday, reaching 30% off list prices, along with strong deals on apparel and computers, Adobe said.

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La Chine établit de nouvelles règles pour les batteries USB

29 novembre 2025 à 15:29

En juillet, je vous parlais de graves problèmes rencontrés par le marché des batteries. Pour résumer le souci en quelques lignes, des fabricants de ces accessoires très populaires ont commencé à rappeler leurs produits suite à plusieurs incidents assez graves. Départs de feu, incidents pendant des vols commerciaux, explosions de batteries USB et même des drames suite à des incendies aussi violents que rapides.

Le gouvernement chinois a décidé de regarder d’un peu plus prêt le marché des batteries USB et a exigé que tous les modèles passent désormais obligatoirement par un organisme de contrôle. Sans cette vérification, il devenait impossible de vendre les produits en Chine mais aussi plus difficile de les utiliser. Les compagnies aériennes notamment ont décidé de bannir tout modèle ne présentant pas cette certification.

batteries USB

batteries USB

Que s’est-il passé avec les batteries USB en Chine ?

C’est une histoire assez classique. Comme les fabricants de batteries emploient des composants qu’ils ne fabriquent pas, ils font appel à des sous-traitants. Ces derniers proposent des produits avec différents niveaux de qualité qui vont se retrouver ensuite dans plusieurs types de produits. Quand un fabricant d’ordinateur portable achète des cellules de batterie pour ses appareils, il choisit un composant de qualité. Le risque qu’une mauvaise batterie endommage la totalité d’un produit onéreux est trop grand. Mais quand une marque fabrique une batterie USB, le prix est majoritairement composé par le coût des cellules qu’elle contient. La partie électronique et l’emballage sont bien moins importants dans l’équation.

Vous voyez le problème ? Quand une sous marque va décider de se lancer sur le marché, elle va choisir la seule voie possible pour se distinguer : le prix de vente. Elle ne peut pas lutter contre le marketing des grandes marques. Elle ne peut pas non plus briller en recherche et développement. Elle fait donc au plus simple, prend tous les raccourcis et achète les composants les plus entrées de gamme pour lutter sur le prix. Au passage, elle va éviter de faire certifier son appareil puisque cela coute cher mais surtout cela aurait des chances de ne pas passer les contrôles qui peuvent être drastiques. Enfin, elle ment sur la capacité de son produit. Proposant une batterie 40 000 mAh sur le packaging alors qu’elle n’embarque que 10 ou 15 000 mAh de cellules. Avec cette recette, elle est beaucoup moins chère que les marques et peut trouver preneur.

En grignotant des parts de marché ainsi, des centaines de sous marques ont lentement érodé le secteur. Les grandes marques ont commencé à avoir du mal à justifier leurs tarifs. Si tout le monde voit bien la différence entre un restaurant étoilé et une enseigne de fast-food, c’est plus difficile de faire comprendre pourquoi untel vend une batterie 40 000 mAh à 19€ alors que la marque propose 20 000 mAh pour le double.

Face à cette concurrence déloyale, certaines marques ont décidé de baisser la qualité de certains de leurs produits. Acheter des cellules moins cher, ne plus passer les certifications et gonfler les capacités artificiellement pour des gammes « low cost » plus accessibles. Histoire d’améliorer leurs ventes. Le problème pour ces industriels c’est que, contrairement aux marques noname aux noms exotiques que l’on trouve désormais en pagaille, ils peuvent et ils doivent rendre des comptes.

Et c’est exactement ce qu’il s’est passé cet été. Suite aux divers incidents graves qui ont eu lieu, le gouvernement chinois a décidé de durcir les règles de commercialisation. 

Des incidents de vol à cause de batteries mobiles défectueuses ont réveillé les autorités Chinoises

Des incidents de vol à cause de batteries USB défectueuses ont réveillé les autorités Chinoises

 

Un second tour de vis avec une certification plus stricte

Désormais, le gouvernement chinois va plus loin. La certification reste évidemment obligatoire, mais elle va être plus draconienne avec des tests plus poussés. Dès le mois de juin prochain, il sera impossible de vendre une batterie légalement en Chine sans une nouvelle certification. Aujourd’hui, les fabricants doivent respecter la norme actuelle et les distributeurs tout autant. Ce qui veut dire que si un contrôle surprend un commerçant qui distribue une batterie non certifiée, il risque une amende, la confiscation de son stock et sa destruction à ses frais. Il n’y a pas eu de « moratoire » ni de période pendant laquelle les vendeurs et les industriels ont pu écouler leurs marchandises non conformes. Comme il s’agissait d’un risque pour le public, ces produits non certifiés ont tout simplement étés bannis.

Dès le mois de juin prochain, ces produits actuellement conformes ne le seront plus à leur tour. La Chine laisse donc six mois aux industriels pour se mettre à jour avec de nouveaux impératifs. La bonne nouvelle, c’est que pour avoir cette nouvelle certification et vendre des batteries USB, il va falloir proposer des solutions beaucoup plus sérieuses dans leur conception.

Des batteries USB qui communiquent avec l’utilisateur

Outre les éléments déjà en place, la nouvelle norme va imposer une lecture facile de l’état technique de la batterie. Deux moyens sont possibles. Le premier passera par une interface intégrée à l’objet qui donnera le détail de sa charge. Un petit écran LCD qui affichera la capacité restante, les protocoles employés, la vitesse de charge mais aussi l’état de santé des cellules, le nombre de charges qu’elle ont connues et la puissance réellement embarquée. Des éléments qui sont relevés par les puces des modèles de grandes marques qui utilisent des technologies de charge avancées mais qui ne sont absolument pas gérées par les composants d’entrée de gamme. 

L’ajout de cet écran aura évidemment un coût alors une parade logicielle pourra être trouvée. Le fabricant pourra proposer une application qui ira lire les informations de la batterie pour renseigner l’utilisateur sur son smartphone via un bête câble USB. 

Deux remarques par rapport à ce premier poste. D’abord, rien n’empêchera un fabricant peu scrupuleux de proposer de fausses informations sur un petit écran. Indiquer 40 000 mAh quand la batterie n’en propose que 10. Déclarer un seul cycle de charge en sortie d’usine malgré l’emploi de cellules recyclées. La différence c’est que si une marque fait cela, elle ne fabrique pas seulement un produit low-cost non certifié, elle fabrique un produit interdit et peut donc être poursuivie pour cela. Ce n’est plus une amende qu’elle risque, c’est une peine beaucoup plus lourde.

L’autre point est la destination de cette communication. On imagine que le propriétaire de cette batterie communicante sera ravi de savoir que son appareil en est à 300 cycles de charge ou qu’elle envoie 15 watts vers son smartphone. Mais ces éléments, l’acheteur les connait déjà d’une manière ou d’une autre. Il sait qu’en ayant acheté sa batterie il y a deux ans et en la chargeant en gros une fois par semaine, elle est à un certain nombre de charges. Il sait également qu’elle envoie du 15 watts vers son smartphone parce qu’il l’a achetée pour ça. Le véritable destinataire de ces informations est donc quelqu’un d’autre et je suis tenté de croire qu’il s’agira des autorités chinoises. En particulier des personnels en charge des embarquements d’avion. Il suffira de brancher une batterie à un appareil de contrôle pour vérifier son état et autoriser ou non, sa présence à bord d’un appareil.

Une durée d'utilisation recommandée de 5 ans

Une durée d’utilisation recommandée de 5 ans

Cela, couplé à une obligation pour le fabricant d’indiquer la date de fabrication et une date d’exploitation recommandée, seront des indices forts pour l’acheteur et les autorités. La nouvelle norme imposant en effet pour le constructeur d’indiquer si la batterie a une durée d’usage estimée en années. 2, 3 ou 5 ans suivant un certain protocole de charge. Ce qui indiquera à l’acheteur la qualité de l’électronique et des cellules embarquées.

Un appareil de test d’impact classique

La nouvelle norme va plus loin

La norme actuelle effectue déjà des tests assez lourds : résistance aux chocs, à la température, aux vibrations et même à l’impact. On sait ce que donnent certains composants chimiques au contact de l’eau ou de l’air. Des combustions et des explosions spectaculaires. Pour éviter ces risques, les nouvelles batteries USB devront passer des tests encore plus complets pour avoir le droit à une certification.

Le test d’impact imposera de résister à une charge équipée d’un poinçon montée sur un appareil de test. C’est une procédure assez standard dans l’industrie mais capitale dans le monde des batteries. Un protocole précis servira à évaluer la résistance de la coque des batteries pour éviter une déformation qui pourrait toucher les cellules ou un percement encore plus grave. 

Des tests de résistance aux vibrations pour évaluer leur impact sur les soudures, élément qui peut faire entrer les batteries en court-circuit. Et même un passage au four des différents modèles avec pour mission de sortir vivant et non altéré d’une cuisson à 135 °C pendant une heure. Un scénario catastrophe qui évitera de transformer une batterie oubliée sur un tableau de bord de voiture en été en bombe artisanale.

Les mesures classiques de surcharge ou de mauvaise utilisation seront évidemment toujours d’actualité. Avec la généralisation du format USB Type-C à de plus en plus d’appareils, il ne faut pas qu’une batterie réagisse mal à une surcharge. Ici, elle pourra même alerter d’un souci en cas d’utilisation d’une source non adaptée via son petit écran intégré.

50 000 mAh pour 20€, vraiment ?

Une excellente nouvelle pour le consommateur

Le premier réflexe est de se demander quel impact aura cette nouvelle norme sur son pouvoir d’achat. Combien vont couter ces nouvelles batteries ? La réponse est assez simple, dans tous les cas, ce sera forcément moins cher. 

D’abord la norme aura pour effet de débarrasser les places de marché de tous les modèles « noname » qui polluent l’offre normale. Ces modèles sont certes fort peu chers, mais ils ont tous les défauts du monde. Ils mentent sur leurs capacités réelles et quand on rapporte leur tarif à leur véritable pouvoir de charge, se retrouvent souvent au-dessus des solutions de grandes marques. Ils sont dangereux de par leur conception et les composants qu’ils utilisent. Ils peuvent également poser des soucis de surtension pour les appareils que vous branchez dessus. Leur existence n’est liée qu’au simple fait qu’ils mentent aux clients finaux. Ils ont fait croire qu’il était possible de proposer 56 000 mAh dans un objet de 200 grammes à 20€. 

Oui, le ticket d’entrée du marché sera plus élevé . Pas en euros par rapport aux capacités réelles mais simplement sur la somme déboursée en amont pour obtenir un de ces engins. Aujourd’hui, il ne faut qu’une poignée d’euros pour obtenir une batterie noname qui « suffit » bien à l’utilisateur. Tout le monde ferme les yeux sur les matériaux utilisés et les risques incendies. Avec la bonne vieille méthode d’auto persuasion du « ça n’arrive qu’aux autres » au sujet des incendies. Demain, il faudra dépenser plus pour une batterie plus efficace, garantie dans la durée, communicante et capable de réellement charger plusieurs fois votre smartphone avant de la mettre elle même sur secteur.

On achètera bientôt une batterie USB de qualité, une fois tous les 3 ou 5 ans, à 40 ou 50€. Au lieu d’en acheter une par an à 15 € en essayant de se faire croire qu’on a oublié son prix global. C’est non seulement bon pour son portefeuille mais également excellent pour sa santé mentale et la planète. C’est en effet un bon moyen d’éviter la génération d’énormément de déchets électroniques.

batteries USB

J’achète ou j’attend ?

Que faire alors ? Attendre juin 2026 pour acheter une batterie USB ? Si vous pouvez attendre, attendez. Avoir un modèle développé avec ces nouvelles fonctions sera évidemment positif. Mais si vous regardez le marché actuel vous avez déjà des marques qui proposent des engins répondant presque au cahier des charge évoqué. Les grands noms de la batterie ont fait évoluer leurs gammes depuis un moment. L’idée de l’écran qui indique le niveau de charge est probablement né des modèles existant qui le proposent déjà. Si vous avez besoin d’un de ces accessoires aujourd’hui piochez simplement dans les catalogues des bonnes marques : Anker, Baseus, Ugreen, Samsung, Xiaomi…

Le vrai risque est en fait lié à la fin de traine du marché noname. Dans les mois qui vont venir, tous les modèles bas de gamme vont dévisser et leurs tarifs s’effondrer. Les vendeurs qui inondent les places de marché vont baisser les prix de leurs batteries bas de gamme parce que cela leur coutera moins cher de les vendre à perte que de devoir les envoyer au recyclage. Ils vont donc tenter de vous proposer leurs produits dangereux et mensongers par tous les moyens possibles.

Il faudra donc absolument résister à ces offres de batteries « 20 000 mAh » proposées à quelques euros seulement. Cela sera dans tous les cas une mauvaise affaire.

 

Ugreen Nexode 130W : 20 000 mAh de bonheur mobile (promo à 49.99€)

Source : ITHome

La Chine établit de nouvelles règles pour les batteries USB © MiniMachines.net. 2025

CXMT : un quatrième grand fabricant de mémoire vive

26 novembre 2025 à 12:05

CXMT vous connaissez ? Probablement pas. C’est l’acronyme de ChangXin Memory Technologies3. Un fabricant chinois de semi-conducteurs qui est pour le moment largement sous les radars à l’international. Éclipsé par les géants du secteur. CXMT est spécialisé dans la fabrication de composants mémoire et il est dur de briller face aux ténors du marché.

CXMT

En Europe, on connait surtout trois fabricants de mémoire vive : les Coréens SK Hynix et Samsung et l’Américain Micron. CXMT qui propose le plus souvent ses produits DDR sur le marché local, n’a pas droit à son coup de projecteur technologique. Il faut dire que la marque est un peu à la traîne. Ou du moins l’était.

Dans sa volonté d’indépendance technologique, la Chine investit en masse dans ses entreprises et le pays a porté toute son attention sur CXMT pour l’aider à progresser dans le développement de nouveaux modules de mémoire vive. Après avoir produit de la DDR3 suite au quasi-abandon de ces modules par les grands concurrents internationaux, la marque s’est rapidement tourné vers la DDR4. Désormais, la marque se penche sur la DDR5 avec des produits prometteurs.

Comme je le répète souvent quand je parle de fabricants de semi-conducteurs Chinois, leur objectif n’est pas de proposer des produits forcément en concurrence frontale avec les fabricants internationaux. Quand Loongson propose un processeur x86, il ne cherche pas à proposer le meilleur du monde. D’abord, il en est incapable, mais surtout il ne vise que son marché intérieur. Les commandes dont le gouvernement chinois pourrait avoir besoin s’il n’avait plus accès aux technologies américaines d’AMD et Intel. Même scénario pour le UBIOS qui veut remplacer les solutions UEFI occidentales. Ou le GPMI, le nouveau format de câble universel Chinois. L’idée est de préserver une technologie « souveraine » comme on dit en France…

CXMT est d’ailleurs sous le coup de sanctions américaines depuis 2022, renforcées en 2024.

CXMT

CXMT pourrait aujourd’hui profiter de la situation compliquée de la mémoire vive

Le SemiCon China vient de fermer ses portes et le site Videocardz nous informe de la présentation de nouveaux modules chez le fabricant Chinois. Cette fois-ci plus de DDR3 ou de DDR4, CXMT est passé à la DDR5 avec des propositions tout à fait convaincantes.

Étaient mis en avant des modules de 16 Go et 24 Go en DDR5-8000. Pour rappel, la mémoire considérée comme standard actuellement est la DDR5-6400, le fabricant se positionne donc au-dessus et peut dorénavant adresser des modules à tout type de secteurs grand public : PC classiques comme portables et MiniPC. Pour les smartphones et tablettes mais aussi pour d’autres matériels préférant de la mémoire soudée, de la LPDDR5X-10667 en 12 et 16 Go étant par ailleurs annoncée. Le fabricant compte bien déployer ses modules dans toute la galaxie de formats nécessaires : les classiques SODIMM des portables et MiniPC, les UDIMM standards du monde PC ATX. Des modules plus spécialisés pour les serveurs sont également présents à son catalogue.

Alors que les modules des géants Coréens et Américains semblent s’orienter de plus en plus vers les juteux contrats de l’industrie de l’Intelligence Artificielle. Ceux de CXMT vont de leur côté s’orienter sur son marché intérieur. Ce qui ne veut pas forcément dire ce que l’on croit. Un fabricant comme Micron ou SK Hynix va se tourner vers le client le plus offrant, c’est la logique de son marché. Mais le fait que CXMT soit porté à bout de bras dans son développement par le gouvernement chinois signifie qu’il pourrait tourner sa production en soutien de son industrie. Quand on parle de marché intérieur, cela ne veut pas dire que les barrettes de mémoire vive seront uniquement vendues en Chine. Mais plutôt qu’elles seront vendues à des industriels Chinois comme des fabricants de PC, qui pourront ensuite les distribuer à l’international.

Vous voyez l’importance stratégique de la montée en puissance de la marque ? Là où des constructeurs internationaux pourraient se retrouver asséchés en matière de mémoire vive face à l’appétit de l’IA. Des constructeurs Chinois pourraient profiter de tarifs préservés pour leurs propres machines. La logique entre les deux mondes étant totalement différente. 

Alors va-t-on voir de plus en plus de machines équipées de puces CMXT à court terme ? Difficile à dire. Les capacités de productions de la marque ne sont pas au niveau de celles d’un Samsung ou d’un Micron. Il se pourrait donc qu’un choix stratégique se profile. Profiter de la manne d’achats en masse de modules de mémoire par l’industrie de l’IA à des prix très élevés pour trouver l’argent nécessaire au développement d’un parc de production de grande ampleur. Ce qui serait, à moyen et long terme, le signe de l’émergence d’un véritable nouveau géant dans la mémoire vive.

Source : ICViews

Une hausse de 170% du prix de la mémoire DDR en 2025

CXMT : un quatrième grand fabricant de mémoire vive © MiniMachines.net. 2025

De nouveaux documents plongent profondément la tête de Krafton dans un magnifique tas de merde

Par : Estyaah
24 novembre 2025 à 00:32

Cela fait maintenant plusieurs mois qu’on vous parle de l’affaire Subnautica 2 et des ex-dirigeants d’Unknown Worlds, licenciés pour des raisons plus ou moins étranges (1, 2, 3). Selon Krafton, le jeu n’était pas du tout prêt pour une sortie en 2025, et l’équipe de devs aurait été laissée à la dérive par les anciens chefs du studio. À l’inverse, ces derniers contestent ces deux points, et affirment qu’ils ont été licenciés pour éviter qu’ils reçoivent une prime de 250 millions de dollars si le jeu sortait bien en accès anticipé en 2025 et atteignait un certain seuil de rentabilité.

Il y a quelques jours, nos confrères de chez GamesIndustries.biz ont publié un article basé sur des documents déposés en amont de l’ouverture du procès, révélant que les membres de la direction de Krafton seraient bel et bien des enflures. Ils auraient monté un groupe de travail pour tenter de conclure un accord avec les fondateurs pour réduire la prime pourtant contractuelle, ou alors procéder à une prise de contrôle d’Unknown Worlds. Comme vous vous en doutez, les négociations n’ont pas abouti, ce qui a débouché sur l’éjection des éléments gênants. De son côté, l’éditeur coréen accuse les anciens fondateurs du studio d’avoir siphonné des fichiers de l’entreprise et quelques e-mails avant d’être licenciés, ce que les intéressés nient formellement. Mais la révélation des échanges sur Slack (ndlr : sorte de Discord professionnel) entre le PDG de Krafton et d’autres employés de la société, montre que cette histoire de prime lui courait sur le haricot depuis un moment : il considérait que c’était un mauvais accord pour Krafton, ou encore que cela pourrait entraîner une « baisse significative de la valeur du studio » et que « lui, en tant que responsable de l’investissement, devrait en assumer la responsabilité ». Ce n’est effectivement pas une preuve de la culpabilité du bonhomme, mais cela commence à faire un sacré faisceau. Cerise moisie sur le gâteau à la merde, les échanges montrent que le PDG de Krafton aurait utilisé ChatGPT pour tenter de trouver une solution à son « embarrassant » problème, mais que l’IA n’aurait pas donné de réponse satisfaisante.

Subnautica 2 - Équipe de développement
État des membres de l’équipe de développement de Subnautica 2, allégorie, 2025

Ne partez pas, on n’a pas touché le fond ! En plus de cela, d’autres documents révèlent que les données de tests de Subnautica 2 présentées à Krafton en mai « montraient que le jeu répondait aux attentes des joueurs ». Selon un expert, pourtant interne à Krafton, « la sortie prévue en 2025 [aurait été] la meilleure solution », et « le licenciement de Ted Gill entraînerait un retard de développement de plusieurs années ». Pour finir, la responsable mondiale du développement de l’entreprise chez Krafton a écrit que « le jeu était prêt pour une sortie en août ».

Le procès n’est pas terminé, et on aura peut-être également des éléments de la part de Krafton. Mais pour l’instant, tout porte à croire que la cupidité et la stupidité de la direction de l’éditeur coréen soient les responsables de la situation. Difficile de savoir où tout cela mènera la société, mais en attendant, la poursuite du développement de Subnautica 2 est pour le moins incertaine. D’autant plus quand on connaît l’amour que porte Krafton pour l’IA

Revolut s’attaque aux files d’attente à l’aéroport… mais les voyageurs français vont être déçus

11 décembre 2025 à 08:53

Le service Revolut Fast Track, un système de coupe-file accessible depuis son application, a fait son arrivée en France le 10 décembre 2025. Le service, déjà actif dans plusieurs pays européens depuis novembre 2025, permet de passer devant tout le monde pendant les contrôles de sécurité.

Que va-t-il arriver à Harry Potter, Game of Thrones et HBO sous Netflix ?

5 décembre 2025 à 10:14

Après plusieurs années de fusions, de rebrandings et de dettes colossales, Warner Bros va être racheté par Netflix. L'avenir de HBO Max semble une fusion.

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