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Des drones ont tué des soldats sans validation humaine en Ukraine

12 juin 2026 à 15:59

ukraine drone

Après les robots humanoïdes et les assauts automatisés, le front ukrainien franchit la ligne rouge de l’autonomie létale. Selon une enquête de New Scientist, des drones dopés à l'IA ont, pour la première fois, éliminé des soldats sans aucune validation humaine.

Plus de 6 100 km/h : la France officialise le missile nucléaire hypersonique qui équipera le Rafale F5

12 juin 2026 à 15:58

Rafale F5

Un an après avoir été esquissé par Emmanuel Macron, le programme de missile nucléaire hypersonique ASN4G entre dans sa phase industrielle. La DGA a officiellement confié son développement à MBDA pour équiper le futur Rafale F5 d’ici à 2035, garantissant la crédibilité de la dissuasion française face aux nouvelles défenses adverses.

L’Empire d’Elon Musk ciblé : l’Iran menace de frapper directement le réseau Starlink

12 juin 2026 à 13:02

Face aux frappes américaines, Téhéran réplique sur le terrain de la cyber-guerre asymétrique. Accusé de complicité tactique avec le Pentagone et de briser la censure locale, le réseau satellitaire Starlink de SpaceX est désormais dans le viseur des Gardiens de la révolution.

En jouant à Pokémon Go, vous avez peut-être aidé à entraîner des drones militaires

12 juin 2026 à 11:02

Selon une enquête publiée le 5 juin 2026 par le média néerlandais Trouw, les scans réalisés dans Pokémon Go auraient contribué à entraîner une technologie de navigation sans GPS, susceptible d’être utilisée par des drones militaires.

ASN4G : le missile nucléaire hypersonique de la France pour le Rafale F5 est lancé

12 juin 2026 à 10:02

Rafale F5

Un an après avoir été esquissé par Emmanuel Macron, le programme de missile nucléaire hypersonique ASN4G entre dans sa phase industrielle. La DGA a officiellement confié son développement à MBDA pour équiper le futur Rafale F5 d’ici à 2035, garantissant la crédibilité de la dissuasion française face aux nouvelles défenses adverses.

L’Iran place l’empire d’Elon Musk sur sa liste de cibles militaires

12 juin 2026 à 08:20

Face aux frappes américaines, Téhéran réplique sur le terrain de la cyber-guerre asymétrique. Accusé de complicité tactique avec le Pentagone et de briser la censure locale, le réseau satellitaire Starlink de SpaceX est désormais dans le viseur des Gardiens de la révolution.

Quel avenir pour les hélicos face aux drones ? Airbus a une piste : le U145

8 juin 2026 à 15:11

airbus-u145

Face à la prolifération des drones, Airbus Helicopters dévoile un nouveau projet : le U145. Il s'agit d'une déclinaison entièrement autonome et sans cockpit d'un hélicoptère existant.

Un avion de chasse Rafale détruit un drone au-dessus de la Lettonie

8 juin 2026 à 12:11

Dassault Rafale

Un avion de chasse Rafale français a intercepté et détruit un drone non identifié dans l'espace aérien letton. Une intervention sous bannière de l'OTAN, dans le cadre de la police du ciel au profit des pays baltes. La provenance du drone n'a pas été précisée.

Pourquoi l’avion américain de l’apocalypse nucléaire vient-il de se poser à Paris ?

5 juin 2026 à 13:46

L’avion américain du « Jugement dernier » s’est posé ce vendredi 5 juin à l’aéroport d’Orly. L’appareil stratégique transporte le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, venu assister au 82e anniversaire du Débarquement.

Un avion de guerre Rafale a exécuté un tir inédit en vol supersonique

5 juin 2026 à 10:31

Une première historique à plus de Mach 1. Le 1er juin 2026, un chasseur Rafale a réussi le tout premier tir du missile MICA Nouvelle Génération (NG) en plein vol supersonique.

« Spiderweb » : un an après, l’Ukraine dévoile des images inédites de son opération la plus audacieuse

2 juin 2026 à 08:08

Un an après l'opération Spiderweb, Volodymyr Zelensky a décerné des décorations d'État aux artisans de l'attaque et publié des images inédites. L’occasion de revenir sur une opération marquante ayant frappé l’aviation stratégique russe en profondeur, ainsi que sur la doctrine qui en a découlé.

Pour détruire des drones, l’armée teste autre chose : le char Leclerc et son canon de 120

22 mai 2026 à 11:10

Face à la prolifération des drones sur le champ de bataille, l'armée française fait preuve d'audace. Le char Leclerc vient d'être testé dans un rôle pour le moins inédit : celui de chasseur de drones

Réarmement français : il faut choisir !

18 mai 2026 à 19:32

L’avenir de l’armée française se joue aujourd’hui. Alors que, des drones à l’espace, la guerre change à une vitesse brutale, peut-elle continuer à être bonne partout ? Rien n’est moins sûr…

Enfin, le réarmement français accélère. Il s’inscrit dans la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, qui planifie les moyens humains, matériels et budgétaires des armées pour les années à venir, et dont l’actualisation est votée aujourd’hui au Parlement. Elle vise à ajouter 36 milliards d’euros à l’actuel effort de défense, qui devait déjà en totaliser plus de 400 milliards sur la période 2024-2030. Le budget des armées doit ainsi être porté à 76,3 milliards d’euros en 2030, soit 9 milliards supplémentaires par rapport aux prévisions.

Il s’agit d’un effort d’autant plus considérable dans le contexte budgétaire catastrophique que connaît la France. Mais correspond-il véritablement à nos besoins ?

Une consolidation du modèle d’armée français

Au-delà des additions de chiffres et de sigles peu évocateurs pour le grand public, l’actualisation de la LPM marque un nouveau chapitre pour la politique de défense française. Les attentats islamistes de 2015 avaient permis de mettre fin, dans les années suivantes, à un quart de siècle de désarmement qui a failli conduire nos forces à un décrochage sans retour. La précédente LPM a ainsi été une loi de « réparation » qui, à une époque où la perspective d’un conflit majeur semblait improbable, ne visait pas une véritable montée en puissance de notre armée. Mais le choc de l’invasion de l’Ukraine de 2022 a conduit l’année suivante à l’adoption de l’actuelle LPM. Malgré son ambition, celle-ci aura été rattrapée par l’accroissement des menaces et les incertitudes quant à la protection américaine, poussant l’Élysée à accélérer le calendrier du réarmement.

Les 36 milliards d’euros supplémentaires (d’ici 2030) financeront en priorité le renforcement des stocks de munitions (avec une enveloppe de 8,5 milliards). L’industrie sera mise à contribution pour accélérer massivement la production de bombes et de missiles de divers types, à des cadences qui étaient jugées « irréalisables » il y a seulement quelques années, lorsqu’il s’agissait surtout de trouver des excuses au manque de volonté. Alors qu’on souligne souvent à quel point la France ne pourrait pas tenir longtemps en cas de conflit majeur, il s’agit d’être enfin capable de durer.

Cette loi de programmation militaire vise aussi à moderniser ce qui est à la fois une caractéristique et une obsession française : le « modèle d’armée complet ». Il s’agit de maîtriser l’ensemble du spectre de la conflictualité, ou plus sobrement, tous les types de capacités dans tous les domaines. Et ce — autre caractéristique française — de manière souveraine. Des investissements supplémentaires seront par exemple consacrés à l’espace, incontournable pour le renseignement, le commandement et les communications, au cyber, ou encore aux grands fonds marins pour protéger notamment les infrastructures critiques.

Le comportement des États-Unis sur la scène internationale, qui prouve à l’Europe le bien-fondé de notre volonté d’autonomie stratégique face à notre encombrant allié, montre la nécessité de réduire encore notre dépendance envers Washington. À cet égard, la LPM vise notamment à développer des capacités antimissiles pour lesquelles la France restait à la remorque de l’Amérique. Quant à la dissuasion nucléaire, elle doit absorber à elle seule plus de 15 % des dépenses : un effort d’autant plus indispensable à l’heure où la France pourrait étendre son parapluie nucléaire à ses voisins européens.

Un problème de taille

Le réarmement prévu doit donc permettre à la fois de développer de nouvelles capacités et de gagner en « épaisseur », c’est-à-dire en capacité à durer, avec le renforcement des stocks de munitions. Mais il ne permettra pas de regagner de la masse. Or, là se situe la grande faiblesse du réarmement français, comparé aux autres pays européens : la préservation de notre modèle d’armée avec des moyens qui restent limités se fait au détriment de la masse des forces.

En dehors de quelques acquisitions, comme le passage de 109 canons CAESAR d’ici 2030 à 120, les nouveaux investissements annoncés ne visent pas à augmenter le format des forces, c’est-à-dire la taille des effectifs et des parcs d’armement. Il n’est ainsi toujours pas prévu d’acquérir davantage d’avions de combat, de chars ou de frégates. Pour des raisons budgétaires bien compréhensibles, une éventuelle hausse du format des forces est renvoyée à l’après-2030. Or, c’est à cet horizon que, selon les armées, nous pourrions affronter un conflit majeur. Ce qui rend le calendrier des décisions prises assez problématique.

Trop peu, trop tard ?

Certes, l’une des principales avancées de cette nouvelle LPM tient dans sa volonté d’augmenter considérablement les moyens en matière de drones comme de lutte antidrones. Qu’il s’agisse des priorités d’acquisition ou du changement culturel dans l’industrie de défense, la France semble prendre conscience de son retard. Mais notre adaptation à la guerre des drones reste à des années-lumière des besoins réels et du changement de nature des conflits. Là où l’Ukraine devrait produire cette année 7 millions d’appareils (et la Russie plusieurs millions), nous n’en sortirons que quelques milliers de nos usines, alors même que les guerres en Ukraine et au Proche-Orient soulignent toute la vulnérabilité des armées contemporaines. Or, les moyens prévus pour la défense antidrones ne permettront pas de réellement protéger ni nos infrastructures ni nos armées au front.

Même avec des moyens supplémentaires, cette nouvelle LPM repousse aussi des programmes incontournables pour la viabilité de notre outil de défense. C’est le cas concernant les chars d’assaut, dont la guerre d’Ukraine montre qu’ils sont tout sauf obsolètes. Malheureusement, notre pays n’en produit plus depuis 2008 et ne prévoit toujours pas d’en acquérir de nouveaux avant l’horizon 2040, dans le cadre du programme franco-allemand MGCS. Or la France devra probablement renforcer son maigre (et vieillissant) parc de 200 chars Leclerc bien avant cette date : faute d’envisager maintenant une solution souveraine, elle pourrait être contrainte de se fournir à l’étranger. Nous disposons de solutions de génération intermédiaire, comme l’EMBT (Enhanced Main Battle Tank, franco-allemand) dont la production pourrait démarrer en quelques années. Mais il reste la question des perspectives à l’export pour qu’un tel projet soit viable, et ne rien faire est la meilleure garantie de voir tous les marchés potentiels être captés par la concurrence.

Le futur char franco-allemand menace-t-il l’armée française ?

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Des choix qui ne peuvent plus être repoussés

C’est, au fond, la principale faiblesse du réarmement français : la France continue de repousser des choix pourtant inévitables.

Entre les priorités de son modèle d’armée, d’abord. Comme nous l’avons déjà vu, notre pays entretient ou développe des capacités dans tous les domaines, mais dans des proportions réduites. Ce qui ne le prépare pas à un conflit majeur où il lui faudra déployer beaucoup plus de forces sur une longue durée. La Pologne, par exemple, centre l’essentiel de ses efforts autour du réarmement terrestre face à la Russie : elle disposera d’ici 2035 de huit fois plus de chars modernes que la France, dix fois plus de canons, ou encore quarante fois plus de systèmes de frappe en profondeur. Une voie que ne peut évidemment pas suivre la France, puissance nucléaire dont les territoires, intérêts et engagements sont répartis sur toute la planète, et sans menace directe à ses frontières.

À défaut de pouvoir se concentrer sur la seule menace russe, comme tant de nos voisins, nous devons cependant choisir entre les priorités stratégiques : la projection de puissance sur d’autres continents et océans, ou la défense de l’Europe ? L’Allemagne notamment se concentre sur la deuxième option. La France, comme le Royaume-Uni, peut jouer la complémentarité en misant sur ses capacités d’intervention. Elle risque cependant d’être reléguée au second plan de la défense du continent, et d’être sous-dotée pour un conflit à l’Est, si elle conserve une armée de Terre aussi réduite.

Viennent en conséquence les choix quant au degré d’ambition de la nation. Acter un déclassement relatif, notamment face à une Allemagne dont le budget de défense pourrait être durablement deux fois plus élevé que le nôtre ? Ou se donner les moyens d’être véritablement un leader européen ? Accepter de co-développer avec d’autres pays des programmes d’armement de plus en plus coûteux, voire renoncer à certains d’entre eux ? Ou payer le prix d’une complète indépendance ?

Au fond, si la loi de programmation militaire consolide le modèle militaire français, elle ne pallie pas ses failles. Alors que l’enjeu fondamental consisterait à le repenser face au risque de déclassement par rapport à nos alliés, voire d’un décrochage en cas de conflit majeur. À méditer…

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