Une importante conférence stratégique de Stellantis se tenait ce jeudi 21 mai 2026. À l’exception de la confirmation de la Citroën 2CV, les annonces n’ont cependant pas vraiment été excitantes. Rapide tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des principales nouveautés à venir d’ici à 2030.
Une étude basée sur 1,61 milliard de km montre que les batteries des VE perdent peu d’autonomie après plusieurs années.
Les véhicules électriques continuent de faire évoluer leur image auprès des automobilistes. Longtemps perçue comme le principal point faible du marché, la durée de vie des batteries semble aujourd’hui moins préoccupante à la lumière de nouvelles données publiées par Recurrent. L’étude, basée sur plus de 1,61 milliard de kilomètres parcourus, met en avant des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés de la mobilité électrique : autonomie, recharge rapide, efficacité énergétique et vieillissement des accumulateurs.
Selon ce rapport, la majorité des véhicules électriques conservent environ 97 % de leur autonomie d’origine après trois ans d’utilisation. Après cinq ans, cette capacité moyenne resterait encore autour de 95 %. Ces chiffres viennent nuancer les inquiétudes persistantes autour de la dégradation des batteries lithium-ion, souvent considérée comme un frein à l’achat d’un véhicule zéro émission.
Une autonomie en forte progression
L’évolution des performances des voitures électriques apparaît également dans les chiffres d’autonomie annoncés par les constructeurs automobiles. En 2026, l’autonomie moyenne des modèles électriques populaires atteint 523 kilomètres. À titre de comparaison, elle s’élevait à 472 kilomètres en 2025 et à seulement 420 kilomètres en 2020.
Cette progression ne repose pas uniquement sur l’augmentation de la capacité des batteries haute tension. Les fabricants améliorent aussi plusieurs paramètres techniques liés à l’efficience énergétique. L’aérodynamique, la gestion thermique des cellules ou encore les logiciels de gestion de l’énergie permettent désormais d’optimiser chaque kilowattheure consommé.
L’étude souligne toutefois que les modèles les plus endurants restent souvent ceux équipés des plus grosses batteries. Le Chevrolet Silverado EV illustre cette tendance avec un pack de 205 kWh capable d’offrir jusqu’à 880 kilomètres d’autonomie sur une seule charge. Cette stratégie n’est cependant pas sans conséquences sur l’efficacité globale du marché.
Les grands SUV électriques et les pickups affichent généralement une consommation énergétique supérieure aux véhicules plus compacts. En 2026, la moyenne du marché atteint 23,3 kWh aux 100 kilomètres, tandis que les modèles les plus sobres descendent autour de 14,3 kWh aux 100 kilomètres. Cette différence met en évidence l’importance du poids, du gabarit et de l’aérodynamisme dans les performances réelles d’un véhicule électrique.
La recharge rapide devient un argument central
Au-delà de l’autonomie pure, les progrès de la recharge rapide transforment également l’expérience des conducteurs. Les modèles les plus performants sont désormais capables de récupérer environ 161 kilomètres d’autonomie en moins de dix minutes sur une borne rapide.
Le rapport insiste néanmoins sur un point souvent méconnu : la puissance maximale affichée par les constructeurs ne constitue pas le seul critère important. La capacité du véhicule à maintenir une puissance élevée pendant une longue période joue un rôle essentiel dans les temps de recharge réels.
Plusieurs modèles se distinguent dans ce domaine grâce à leur architecture électrique de 800 volts. C’est notamment le cas des Hyundai Ioniq 5, Hyundai Ioniq 6, Kia EV6 et Genesis GV60. Sur le segment premium, la Porsche Taycan et les modèles de Lucid Motors repoussent encore davantage les limites de la recharge haute puissance.
Cette évolution contribue à réduire l’un des principaux freins psychologiques liés aux longs trajets en voiture électrique. Avec des temps d’arrêt plus courts et des autonomies plus élevées, les usages se rapprochent progressivement de ceux des véhicules thermiques traditionnels.
Le froid reste un défi pour les batteries
Malgré ces avancées, les conditions hivernales continuent d’avoir un impact notable sur les performances des batteries. À une température de 0 °C, les véhicules électriques conservent en moyenne environ 78 % de leur autonomie habituelle. Lorsque le thermomètre descend à -6,7 °C, cette autonomie moyenne tombe autour de 70 %.
Le système de chauffage embarqué joue un rôle important dans cette perte d’efficacité. Les modèles équipés d’une pompe à chaleur limitent davantage l’impact du froid sur la consommation énergétique. Selon l’étude, cette technologie permettrait de récupérer environ 10 % d’autonomie supplémentaire à 0 °C par rapport à un chauffage électrique conventionnel.
Ces résultats montrent que les performances d’un véhicule électrique dépendent désormais moins de la seule question de la longévité de la batterie que des conditions d’utilisation réelles. Le climat, les trajets quotidiens, la fréquence des recharges rapides ou encore l’accès à des infrastructures adaptées deviennent des critères essentiels dans le choix d’un modèle.
Les données analysées par Recurrent traduisent ainsi une évolution importante du marché automobile électrique. La question n’est plus uniquement de savoir si la batterie vieillira correctement, mais plutôt quel véhicule correspond le mieux aux besoins concrets de chaque conducteur.
Notre avis, par leblogauto.com
Les chiffres publiés par Recurrent apportent un éclairage intéressant sur l’évolution réelle des batteries de véhicules électriques. Les données montrent surtout que la dégradation reste relativement limitée sur plusieurs années, un point souvent sujet à de nombreuses idées reçues. L’amélioration simultanée de l’autonomie et des performances de recharge confirme également la maturité progressive du marché. En revanche, les écarts de consommation et l’impact du froid rappellent que tous les modèles ne se valent pas selon les usages et les conditions climatiques.
Pour masquer ses pertes colossales et faire le ménage dans ses comptes, le constructeur vietnamien Vinfast s’apprête à céder ses deux principales usines de production. Une pirouette financière qui lui permet de délester son bilan de 7 milliards de dollars de dettes, mais qui allume de sérieux signaux d’alarme.
L’Espagne remplace Moves III par le Plan Auto 2030 avec jusqu’à 5 500 € de remise immédiate sur les voitures électriques.
L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques
L’Espagne modifie en profondeur son dispositif de soutien aux voitures électriques avec le lancement du Plan Auto 2030, destiné à remplacer l’ancien programme Moves III. Le gouvernement espagnol veut désormais simplifier l’accès aux aides à l’achat de véhicules électriques en supprimant l’un des principaux freins dénoncés par les automobilistes et les professionnels du secteur : les délais de remboursement particulièrement longs.
Le nouveau système prévoit une réduction appliquée directement au moment de l’achat chez le concessionnaire automobile, sans attendre pendant des mois, voire des années, le versement d’une subvention publique. Cette évolution marque un changement stratégique important pour le marché automobile espagnol, alors que la transition vers l’électrification reste encore freinée par des coûts élevés et des infrastructures de recharge inégalement développées.
Le Plan Auto 2030 s’inscrit également dans une logique industrielle plus large visant à soutenir les constructeurs européens face à la concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques.
Une remise immédiate directement en concession
La principale nouveauté du Plan Auto 2030 réside dans son fonctionnement beaucoup plus direct pour les acheteurs de véhicules électriques. Désormais, l’aide maximale de 5 500 euros sera déduite immédiatement de la facture lors de l’achat du véhicule neuf chez le concessionnaire.
Sur ce montant, 4 500 euros proviennent du financement public espagnol tandis que les distributeurs automobiles devront participer à hauteur de 1 000 euros en utilisant une partie de leur marge commerciale. Cette formule vise à éviter les lourdeurs administratives qui avaient fortement pénalisé le précédent programme Moves III.
Avec l’ancien système, les acheteurs de voitures électriques devaient souvent patienter de longs mois avant de percevoir effectivement leur aide financière. Cette situation créait une forte incertitude pour les consommateurs et ralentissait les décisions d’achat sur le marché automobile espagnol.
Le gouvernement espagnol espère désormais fluidifier les ventes de véhicules électriques grâce à cette remise immédiate visible dès la signature du bon de commande. Le programme a été officiellement approuvé en février et s’applique rétroactivement aux achats réalisés à partir du 1er janvier 2026.
La présentation officielle du dispositif auprès des professionnels de l’automobile doit se tenir le 21 mai à Barcelone, dans le cadre d’un événement réunissant des représentants du gouvernement espagnol, de l’industrie automobile et des autorités régionales. Plusieurs responsables importants du secteur sont attendus, dont le président de la Generalitat Salvador Illa, le président d’ANFAC Josep Maria Recasens, ainsi que Markus Haupt, dirigeant de Seat et Cupra.
Le critère EEE favorise les modèles européens
Le Plan Auto 2030 introduit également un nouveau mécanisme baptisé critère EEE, pour « électrique, économique et européen ». Ce dispositif vise à privilégier les voitures électriques produites dans l’Union européenne et accessibles financièrement.
Le niveau maximal d’aide sera réservé aux modèles électriques fabriqués en Europe et affichés à moins de 35 000 euros hors TVA. Les véhicules produits dans l’Union européenne mais commercialisés jusqu’à 45 000 euros pourront également bénéficier d’un soutien financier, mais avec une subvention réduite.
Les véhicules électriques assemblés hors de l’Union européenne ainsi que les hybrides rechargeables restent éligibles au programme, mais les montants accordés seront moins élevés. Cette orientation confirme la volonté du gouvernement espagnol de soutenir simultanément l’électrification du parc automobile et l’industrie européenne face à la concurrence asiatique.
Le marché automobile chinois exerce en effet une pression croissante sur les constructeurs européens grâce à des véhicules électriques souvent moins coûteux et rapidement développés. En favorisant les modèles produits localement, l’Espagne cherche donc à renforcer l’attractivité des usines européennes tout en stimulant les ventes de voitures électriques sur son territoire.
Cette stratégie pourrait également bénéficier indirectement aux groupes industriels implantés en Espagne, un pays qui joue un rôle important dans la production automobile européenne.
Des ambitions larges mais encore des zones d’ombre
Le Plan Auto 2030 ne se limite pas uniquement aux aides à l’achat de véhicules électriques. Le programme regroupe au total 25 mesures destinées à accélérer la transition vers la mobilité électrique.
Parmi les projets figurent notamment le développement des infrastructures de recharge rapide, le programme Moves Corredores destiné aux grands axes de recharge, ainsi que de nouveaux investissements industriels liés au programme EV PERTE consacré à la filière des véhicules électriques.
Malgré ces ambitions, plusieurs interrogations subsistent encore autour de l’application concrète du dispositif. Le calendrier de déploiement a déjà pris du retard : annoncé en décembre puis validé en février, le programme ne commencera réellement à accepter les demandes qu’à partir du mois de mai.
Cette période d’attente a créé une certaine confusion sur le marché automobile espagnol. Certains consommateurs ont préféré reporter leur achat de voiture électrique dans l’attente des nouvelles conditions d’aide et des modèles réellement éligibles.
D’autres éléments restent encore flous, notamment le cumul éventuel avec les aides régionales, la liste définitive des véhicules concernés ou encore les modalités exactes de remboursement des concessionnaires par l’État.
Pour les professionnels du secteur automobile, la réussite du Plan Auto 2030 dépendra autant de la rapidité d’exécution que du montant des aides annoncées. Les précédents retards administratifs du programme Moves III ont laissé des traces sur le marché, où la prévisibilité reste devenue essentielle pour convaincre les acheteurs de passer à l’électrique.
Le gouvernement espagnol devra désormais démontrer que ce nouveau système de soutien peut réellement accélérer les ventes de véhicules électriques sans reproduire les lenteurs bureaucratiques qui avaient freiné le précédent dispositif.
Notre avis, par leblogauto.com
Le principal atout du Plan Auto 2030 réside dans la remise immédiate appliquée directement chez le concessionnaire, une évolution attendue depuis longtemps par les acheteurs de voitures électriques. Cette simplification pourrait réduire les hésitations liées aux délais administratifs du précédent programme Moves III.
Le critère EEE montre également une volonté claire de soutenir l’industrie automobile européenne face à la montée en puissance des constructeurs chinois sur le segment des véhicules électriques. L’approche combine ainsi transition énergétique et politique industrielle.
Le constructeur tchèque élargit sa gamme de véhicules 100 % électriques avec le lancement du Škoda Epiq. Ce crossover urbain se positionne comme le modèle électrique le plus accessible de la marque, affichant un tarif équivalent à celui du modèle thermique Kamiq sur plusieurs marchés, dont la France.
Une nouvelle plateforme technique à traction avant
L’Epiq est le premier modèle de la marque à reposer sur la nouvelle plateforme électrique MEB+, développée au sein du Brand Group Core de Volkswagen. Cette architecture se caractérise par une masse réduite et une configuration à traction avant (*), une première pour un véhicule électrique Škoda.
Sur le plan mécanique, le catalogue se compose de deux tailles de batterie et de trois niveaux de puissance. Le véhicule annonce une autonomie maximale d’environ 440 kilomètres. Concernant la recharge, la batterie accepte le courant alternatif (AC) à hauteur de 11 kW de série. En courant continu (DC), la recharge rapide permet évidemment de passer de 10 à 80 % en près de 24 minutes dans les conditions idéales.
Design aérodynamique et habitabilité optimisée
Ce nouveau modèle est le premier véhicule de série à adopter le langage stylistique « Modern Solid » de Škoda. L’extérieur se distingue par des lignes épurées, une face avant fermée dite « Tech-Deck Face » en noir brillant et une nouvelle signature lumineuse en forme de T. Les optimisations aérodynamiques permettent d’atteindre un coefficient de traînée de 0,275.
Malgré des dimensions extérieures compactes, l’habitacle intègre :
Un volume de coffre de 475 litres (incluant une trappe de 25 litres).
Un compartiment de rangement avant (« frunk ») prévu à partir de 2027.
Des commandes intuitives et des matériaux durables.
Ce style ne plaira pas à tout le monde. On s’était habitué aux faces avant des Škoda de ces dernières années. Là, si on a un succédané de calandre avec le « Tech-Deck Face », les feux déconstruits, reliés par une bande noire, soulignés par une grille « à la Jeep », le style dénote.
Idem à l’arrière et de profil avec un montant C massif (on craint les angles morts) et des feux arrière tarabiscotés. Le changement est-il toujours bon ?
Technologies embarquées et fonctionnalités inédites
L’Epiq introduit la fonctionnalité « One Pedal » dès son lancement, permettant de gérer l’accélération et le freinage via une seule pédale avec une régénération ajustable. Il intègre également la recharge bidirectionnelle, offrant la possibilité d’alimenter des appareils externes, un foyer ou le réseau électrique selon l’infrastructure. Du classique désormais dans le VE.
La connectivité repose sur un système d’infodivertissement utilisant Android, associé à un écran central de 13 pouces. Les utilisateurs peuvent accéder à distance aux données du véhicule et gérer la recharge via l’application MyŠkoda.
L’intérieur semble austère avec du classique : planche de bord horizontale et une tablette posée au milieu. Cela manque un peu de « fun ».
Sécurité et version de lancement
La dotation de sécurité de série comprend sept airbags (dont un airbag central) ainsi que plusieurs aides à la conduite :
Le Front Assist
Le Side Assist
Le Lane Assist
La reconnaissance des panneaux de signalisation
Le système Voyage Assist 3.0 est quant à lui proposé en option.
Une série limitée, baptisée « First Edition », est disponible à la commande dès le 19 mai 2026. Basée sur la finition Selection, elle intègre des éléments de design spécifiques et est obligatoirement associée à la motorisation la plus puissante de la gamme.
Notre avis, par leblogauto.com
Laissons le style de côté, Škoda indique que ce nouvel Epiq se situe au niveau du prix du Kamiq thermique. L’Epiq City 55 est à 28 620 € (3 450 € de prime CEE EDF déduite). Mais, pour cela, vous n’avez que 55 kWh de batterie soit 441 km d’autonomie WLT.
En face, le Kamiq Active débute à 25 780 € + 400 € de malus. Ah, déjà c’est 2 440 € de moins (~10 %). Avec, la polyvalence de son carburant liquide. Même avec un prix de l’essence à 2 €/l, nombreux continueront de préférer la version thermique à l’électrique.
Il faudra sans doute attendre les versions à 35 kWh de capacité de batterie pour avoir un prix d’achat équivalent. Il faudrait pousser jusqu’à la comparaison des équipements de chacun.
En revanche, cela reste une proposition intéressante pour qui veut passer à l’électrique et avoir un SUV de 4,17 m de long au coffre généreux. A comparer avec une Megane E-Tech ou un Peugeot e-2008 par exemple, avantage Skoda Epiq sur le prix. En revanche, la Renault 4 E-Tech semble plus « en ligne » face à cet Epiq même si à partir de 29 870 € (prime CEE de 3 620 € déduite). Sinon il y a le Kia EV2.
Note
(*) Traction et propulsion ne présument absolument pas de quel essieu est moteur. Ainsi, on parlera indistinctement de traction arrière comme de propulsion avant. Même Citroën en son temps vendait des berlines 11 CV à « traction arrière ».
Le directeur général de Volkswagen a tenu à dissiper les rumeurs lors d'une assemblée du personnel à Wolfsburg. Il a affirmé qu'aucune discussion n'était en cours avec des fabricants chinois, mais reconnaît que la surcapacité industrielle du groupe en Europe reste un problème à résoudre.
Un conducteur texan a délibérément conduit son Tesla Cybertruck dans le lac Grapevine, près de Dallas au Texas, pour tester une fonction de franchissement en eau peu profonde. Problème : le pick-up s'est immobilisé et a pris l'eau, nécessitant l'intervention des secours.
Dans l’ombre de la F1, la Formule E fait son petit bonhomme de chemin avec ses monoplaces 100% électriques. Nous nous sommes rendus à Monaco, un circuit que les deux championnats partagent, pour voir évoluer l’une des marques françaises engagées, Citroën Racing.
Le circuit si spécial de Monaco
37 CASSIDY Nick (nzl), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, pitlane, during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI
Peu importe les voitures de course que l’on vient voir rouler dans les rues de la principauté, il s’agit toujours d’un spectacle à part, dans un environnement qui ne l’est pas moins. Monaco a d’autant plus cette particularité que les rues sont particulièrement étroites par rapport à n’importe quelle autre grande ville recevant des événements de cette ampleur. En voyant les bâtiments provisoires des stands, des hospitalités et des tribunes, on imagine le travail titanesque qu’il y a derrière.
Il s’agit d’ailleurs d’une grande année pour ce petit territoire, puisqu’il s’y est déroulé il y a quelques jours le Grand Prix de Monaco historique, la Formule E le week-end dernier et, très prochainement, le Grand Prix de Monaco de Formule 1. Avant même de voir notre première voiture, il faut affronter les rues piétonnes fermées, les déviations et la foule qui déambule entre locaux, travailleurs, touristes et fans. Mais tout le monde trouve finalement assez aisément son chemin. Citroën Racing nous recevait dans l’un des plus grands bâtiments d’hospitalité, jouxtant le restaurant La Rascasse dans le dernier virage du circuit. De là, on a une vue plongeante sur la pit lane, le second S de la piscine et donc La Rascasse.
L’engagement de Citroën Racing
Lounge during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI
Cela nous permet de prendre la mesure de l’engagement du constructeur français dans ce championnat. Dans un contexte de crise, on pourrait imaginer que cela manque de cohérence, mais Xavier Chardon, patron de la marque, nous a confié les raisons de ce choix stratégique pour l’image de Citroën (voir vidéo). Sur deux étages et une large terrasse s’y bousculent plusieurs types d’invités, qu’ils soient journalistes, créateurs de contenu, influenceurs, partenaires ou clients. On voit tantôt passer Doriane Pin, leur nouvelle pilote de développement, une ancienne Miss France ou un ancien animateur d’émission automobile.
Citroën engage aujourd’hui deux voitures dans ce championnat, une pour Nick Cassidy, le Néo-Zélandais déjà auréolé de plusieurs victoires en Formule E, et une pour Jean-Éric Vergne, l’ancien pilote français de F1 qui a déjà remporté deux fois le titre mondial dans ce championnat de voitures électriques. Autant dire que la marque aux chevrons s’est donné les meilleures chances possibles pour atteindre ses objectifs. Il faut noter d’ailleurs que Citroën développe son propre moteur. Les performances sont malgré tout impressionnantes, avec un 0 à 100 expédié en 1,86 s, 320 km/h de vitesse de pointe et 600 kW de freinage régénératif.
Un arrêt aux stands très particulier
25 VERGNE Jean-Eric (fra), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, action during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Julien Delfosse / DPPI
Il faut bien reconnaître que l’absence de bruit puissant sur ces voitures, qui pourtant ne manquent ni d’allure ni de rapidité, rend l’expérience particulière. Mais dans les faits, on assiste à une véritable course avec ses luttes roue contre roue, ses accidents, sa part de drame et même ses ravitaillements. Oui, lors de cette première course du week-end, chaque équipe doit effectuer un pit-stop de 30 secondes pour récupérer 10% de batterie. On est loin, évidemment, des standards de la F1 où l’on change les pneus avec une quinzaine de mécaniciens lors d’un arrêt de moins de deux secondes.
Malheureusement pour Citroën, ce week-end ne restera pas dans les annales du sport auto, ni comme un bon résultat dans le palmarès de la marque. Bien sûr, on préférerait voir la marque aux chevrons en WRC ou en rallye-raid, où elle a connu ses plus belles heures de gloire. Mais dans un marché où l’électrification est devenue le maître mot, on peut comprendre ce choix qui, économiquement, n’implique pas un budget comparable aux standards de la Formule 1 ou de tout autre championnat du monde. Ne ratez pas notre entretien avec Xavier Chardon directement dans les stands, au milieu de Nico Hülkenberg ou Carlos Sainz qui passaient par là, ainsi que nos instantanés sur nos réseaux sociaux.
Mercedes a levé le voile sur sa nouvelle voiture électrique haute performance : l'AMG GT Coupé 4 Portes. Une puissance phénoménale de 1 169 ch, un faux bruit de V8 et une simulation de boîte de vitesses sous le capot. Le nouveau monstre d'Affalterbach veut séduire les plus férus de mécanique.
Mercedes-AMG dévoile ce 20 mai 2026 sa nouvelle GT 4-Door Coupé 100 % électrique. Au programme : trois moteurs à flux axial inédits en série, 860 kW de puissance de pic et une recharge de 460 km en dix minutes. Une voiture qui redéfinit les performances accessibles en quatre places.
Trois moteurs d’un type jamais vu en production série
La technologie centrale de cette AMG GT 4 portes dite « coupé » repose sur des moteurs à flux axial, une architecture jusqu’ici absente des véhicules électriques de grande série. Le principe : le flux électromagnétique circule parallèlement à l’axe de rotation, et non perpendiculairement comme dans un moteur classique (à flux radial). Résultat, des moteurs extrêmement compacts — environ 8 à 9 cm de largeur — mais très denses en puissance et en couple.
Trois de ces moteurs équipent la voiture : un à l’avant, deux à l’arrière. Développés à partir de la technologie de la société britannique YASA (filiale Mercedes-Benz depuis 2021), ils sont produits dans l’usine berlinoise de Marienfelde, où environ 35 procédés de fabrication sont qualifiés de premières mondiales.
La GT 63 culmine à 860 kW (1 169 ch) en puissance max, avec un couple maximal de 2 000 Nm. La GT 55 développe « seulement » 600 kW (816 ch) et 1 800 Nm. Les deux atteignent 300 km/h avec le pack conducteur optionnel (ah…les options germaniques).
Des performances chiffrées radicales
Les données d’accélération sont les suivantes :
GT 63 : 0 à 100 km/h en 2,1 secondes, 0 à 200 km/h en 6,4 secondes (mesure avec 1-foot-rollout (*))
GT 55 : 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, 0 à 200 km/h en 8,7 secondes
La puissance continue atteint 530 kW sur la GT 63, ce qui signifie que ces performances ne se limitent pas à un bref pic. Toutefois, elles sont grandement amputées.
Une batterie inspirée de la Formule 1
La batterie haute tension est une création entièrement nouvelle, développée en collaboration avec Mercedes-AMG High Performance Powertrains à Brixworth, l’entité qui conçoit les groupes propulseurs des écuries de F1. Elle fonctionne en 800 volts et embarque 106 kWh nets.
Ses cellules cylindriques (105 mm de hauteur, 26 mm de diamètre) sont refroidies individuellement par une huile électriquement non conductrice. La densité énergétique annoncée dépasse 298 Wh/kg au niveau cellule. La chimie retenue, NCMA (nickel, cobalt, manganèse, aluminium), associe cathode haute densité et anode à base de silicium.
Pour comparaison, les cellules LFP (lithium fer phosphate) ont communément une densité de 150 à 200 Wh/kg. Les dernières générations avec du manganèse peuvent monter à 220/230 Wh/kg.
Recharge : 460 km récupérés en 10 minutes
La puissance de charge atteint 600 kW en courant continu, avec un courant de plus de 800 ampères. En dix minutes, l’énergie rechargée correspond à 460 km d’autonomie WLTP. La charge de 10 à 80 % d’état de charge s’effectue en 11 minutes. Rendez-vous compte, on est à pratiquement 6C de charge (six fois la capacité, en changeant l’unité kWh en kW).
L’autonomie totale s’établit entre 596 et 696 km (WLTP combiné) pour la GT 63, et 597 à 700 km pour la GT 55. En cycle urbain, les chiffres montent jusqu’à 764 et 770 km respectivement. Enfin bon, qui ira faire plus de 750 km en plein coeur de Monaco ou de Londres ?
La voiture est compatible avec cinq standards de recharge rapide : CCS2 (Europe), GB/T (Chine), CHAdeMO (Japon), CCS1 (Corée du Sud) et NACS (États-Unis).
Un mode V8 simulé, sons et à-coups inclus
L’une des particularités les plus inattendues est le mode AMGFORCE S+. Activé, il simule le comportement d’un V8 atmosphérique : son à l’intérieur et à l’extérieur reconstitué à partir de plus de 1 600 fichiers audio, interruptions de traction simulant les changements de rapports, et affichage spécifique en tableau de bord façon compte-tours central. Les passages de vitesses peuvent être effectués manuellement via les palettes au volant.
On a envie de dire, comme à chaque fois que ces trucs sont proposés (coucou Hyundai) : mais pourquoi ? Pourquoi vouloir reproduire la médiocrité d’un moteur thermique quand on met la technologie de pointe du véhicule électrique ?
Aérodynamique active et trains roulants
La GT 4 portes reçoit plusieurs éléments aérodynamiques pilotés électroniquement :
Deux plaques à effet Venturi dans le soubassement, déployées à partir de 120 et 140 km/h
Un becquet arrière actif à plusieurs positions selon la vitesse
Un diffuseur arrière actif
Des volets de refroidissement (Airpanels) avant, à neuf positions
Le Cx est de 0,22, pour une surface frontale de 2,44 m².
La suspension est une pneumatique active AMG ACTIVE RIDE CONTROL, avec barres antiroulis hydrauliques semi-actives. Le train arrière est directionnel jusqu’à ±6 degrés, avec inversion du sens de braquage selon que la vitesse est inférieure ou supérieure à 80 km/h. A basse vitesse, cela donne de l’agilité aux 5,09 m de la voiture, et à plus haute vitesse de la stabilité dans les courbes.
Le freinage combine un frein carbone-céramique à l’avant et un frein en acier à l’arrière.
Intérieur et équipements
Le poste de conduite intègre un écran de 10,2 pouces pour l’instrumentation et un écran multimédia de 14 pouces, en verre continu. Trois molettes physiques dans la console centrale permettent de régler indépendamment la réponse à l’accélérateur, le comportement en virage et le niveau d’antipatinage (neuf niveaux).
Le système MBUX intègre ChatGPT, Microsoft Bing et Google Gemini. L’application AMG Track Pace enregistre plus de 80 paramètres dix fois par seconde sur circuit. On est donc dans une GT vu le confort mis par Mercedes-AMG. On attend une version plus radicale « Black Series ».
Production et commercialisation
La production débutera à l’été 2026, dans l’usine de Sindelfingen (fondée en 1915). Les commandes ouvrent dans les prochains jours. Le prix sera aligné sur celui des modèles prédécesseurs comparables, selon Mercedes-AMG.
Notre avis, par leblogauto.com
Esthétiquement, cette Mercedes-AMG GT 4 portes va faire causer. L’avant est un peu « mou » par rapport à certaines anciennes Mercedes-AMG avec des feux qui peuvent faire penser à smart du partenaire chinois Geely. Cela dit, cela reste très proche du « teaser concept » d’il y a un an.
L’arrière de son côté reprend plus ou moins fidèlement le concept Mercedes-AMG GT XX qui annonçait cette GT 4-Doors. Ce qui clivera sans doute le plus, c’est ce bandeau noir immense qui sur un modèle clair est omniprésent et casse totalement la ligne.
On remarquera que le volant n’est pas celui du concept. Etrange de mettre une jante ronde quand on veut mettre un « yoke » dans la voiture de monsieur tout-le-monde.
Alors belle, sublime, bof ou moche cette Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé de 2026 ? Franchement…on a connu Mercedes-AMG largement plus inspiré. Reste une fiche technique alléchante pour qui n’est pas allergique aux « grille-pains ».
Mercedes annonce des prix « comparables » aux prédécesseurs. Cette GT 4-Door Coupé trouvera sur sa route le Porsche Taycan Turbo GT par exemple (1034 chevaux) ou des véhicules chinois comme la Xiaomi SU7 Ultra.
Note
(*) Le « 1-foot rollout » est une convention de mesure utilisée notamment aux États-Unis. le chronomètre ne se déclenche pas quand la voiture est à l’arrêt complet, mais quand elle a déjà parcouru 30,48 cm (soit 1 pied). On considère que cela réduit le temps mesuré de 0,2 à 0,3 seconde.
Les sites spécialisés et comptes X (ex-Twitter) pro-Tesla relaient l’abandon d’une usine en Inde en « breaking news », mais y a-t-il vraiment du nouveau à ce sujet ?
Des drones ont repéré de nouveaux Cybertrucks à Giga Texas le 11 mai, dont le modèle AWD à 59 990 $ lancé fin février par Tesla.
Giga Texas, l’immense usine de fabrication de Tesla implantée à Austin, est de nouveau au cœur de l’actualité automobile électrique. Des images captées par drone le matin du 11 mai 2026 par l’observateur aérien Joe Tegtmeyer révèlent l’apparition de nouveaux lots de Cybertrucks dans la cour de l’usine texane. Parmi ces véhicules, une partie de l’inventaire serait attribuée à la version Dual Motor AWD, la variante à transmission intégrale proposée au prix de 59 990 dollars — la configuration la plus accessible de la gamme Cybertruck actuellement commercialisée par le constructeur californien. Ces images constituent un signal fort pour les milliers de clients en liste d’attente qui espèrent voir leurs délais de livraison se réduire dans les prochains mois.
Le Cybertruck AWD, la variante la plus accessible de la gamme
Lancée fin février 2026, la version Dual Motor AWD du Cybertruck à 59 990 dollars représente une étape importante dans la stratégie de démocratisation du pick-up électrique de Tesla. Positionnée en dessous des versions AWD et Cyberbeast plus onéreuses dans la hiérarchie de la gamme, cette déclinaison conserve néanmoins la transmission intégrale permanente, l’une des caractéristiques techniques les plus appréciées des acheteurs de véhicules tout-terrain et de pick-up électriques aux États-Unis.
Sur le plan esthétique, la version Dual Motor AWD à 59 990 dollars se distingue difficilement de ses homologues plus coûteuses. Contrairement à l’ancienne version Long Range à propulsion arrière, qui se démarquait visuellement par l’absence de couverture de benne motorisée, la nouvelle variante de base AWD ne laisse presque rien transparaître de l’extérieur qui permettrait de l’identifier au premier coup d’œil. Cette homogénéité visuelle entre les différentes déclinaisons du Cybertruck est cohérente avec le positionnement premium que Tesla souhaite maintenir pour l’ensemble de sa gamme de pick-up électriques, quel que soit le niveau de finition choisi par l’acheteur.
L’attractivité commerciale de cette configuration plus abordable s’est manifestée dès son lancement avec une intensité remarquable. Les premières estimations de livraison aux États-Unis, initialement annoncées pour juin 2026, ont rapidement glissé vers septembre-octobre pour les commandes passées dans les premières semaines. Les acheteurs ayant commandé leur Cybertruck AWD plus tardivement se voient désormais proposer des dates de livraison repoussées jusqu’en avril 2027, témoignant d’une demande qui dépasse largement les capacités de production actuelles de l’usine texane.
Une production qui s’accélère pour réduire les délais d’attente
Si les images de drone de Joe Tegtmeyer confirment effectivement le démarrage ou l’intensification de la production de la version Dual Motor AWD à 59 990 dollars, cela représenterait une avancée concrète pour Tesla dans sa capacité à honorer les commandes en attente et à réduire les délais qui s’allongent depuis le lancement commercial de cette configuration. Dans un marché du pick-up électrique en pleine expansion aux États-Unis, où la concurrence des constructeurs traditionnels comme Ford avec son F-150 Lightning ou General Motors avec le Silverado EV se fait de plus en plus vive, la capacité de Tesla à livrer ses véhicules dans des délais raisonnables constitue un enjeu commercial et de réputation majeur.
L’accélération de la production du Cybertruck AWD permettrait également à Tesla d’élargir le public potentiel de son pick-up électrique iconique. En rendant disponible une version à transmission intégrale à moins de 60 000 dollars — un seuil psychologique important sur le marché américain des véhicules utilitaires premium — le constructeur californien vise une clientèle d’acheteurs de camionnettes qui souhaitent bénéficier des avantages de l’électromobilité sans renoncer aux capacités tout-terrain et à la polyvalence qui définissent le segment du pick-up aux États-Unis.
La concentration de nouveaux Cybertrucks dans la cour de Giga Texas, telle qu’observée sur les images aériennes du 11 mai 2026, suggère que les lignes de production tournent à un rythme soutenu, même si les données officielles de production et de livraison de Tesla ne sont pas encore disponibles pour confirmer précisément les volumes concernés par cette variante spécifique.
Le Cybercab en préparation dans la même usine texane
Pendant que la production du Cybertruck AWD semble monter en cadence, Giga Texas prépare simultanément le terrain pour un autre véhicule électrique très attendu : le Cybercab, le taxi autonome de Tesla. Des images aériennes de la même session de surveillance par drone révèlent que des dizaines de Cybercabs finis ont été repérés dans la zone d’expédition de l’usine d’Austin, signalant l’avancement des préparatifs pour la commercialisation de ce véhicule conçu pour opérer sans conducteur.
La coexistence sur le même site de fabrication texan du Cybertruck, pick-up électrique destiné aux particuliers, et du Cybercab, véhicule autonome à vocation de mobilité partagée, illustre l’ambition industrielle de Tesla à Giga Texas, qui s’impose progressivement comme l’un des sites de production automobile les plus stratégiques et les plus diversifiés des États-Unis. La capacité du constructeur à gérer simultanément la montée en puissance de plusieurs lignes de production pour des véhicules électriques aux architectures et aux marchés très différents constitue un défi logistique et industriel de premier ordre.
Pour les observateurs du secteur automobile et les investisseurs qui suivent de près l’évolution des capacités de production de Tesla, les images de Giga Texas du 11 mai 2026 apportent des éléments concrets et visuels sur l’état d’avancement des opérations dans cette usine clé du réseau de fabrication du constructeur. La réduction effective des délais de livraison du Cybertruck AWD à 59 990 dollars dans les prochains mois sera l’indicateur le plus fiable de la capacité de Tesla à transformer ces signaux positifs en résultats commerciaux tangibles.
Notre avis, par leblogauto.com
Les images de drone de Giga Texas constituent un indicateur encourageant pour les clients en attente du Cybertruck AWD à 59 990 dollars, mais elles ne permettent pas à elles seules de confirmer officiellement les volumes de production ni les délais de livraison révisés, en l’absence de données chiffrées publiées par Tesla. Le glissement des premières estimations de livraison de juin 2026 à avril 2027 pour les commandes tardives témoigne d’un engouement commercial réel pour cette variante plus abordable, mais aussi d’un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande sur ce segment du pick-up électrique. La préparation simultanée du Cybercab dans la même usine texane illustre la densité du programme de lancement de Tesla, qui devra gérer efficacement ses capacités industrielles pour honorer ses engagements sur plusieurs fronts à la fois. Enfin, le positionnement tarifaire à 59 990 dollars pour une transmission intégrale reste un argument commercial solide face à la concurrence croissante des pick-up électriques des constructeurs traditionnels américains.
Skoda dévoile l'Epiq, son nouveau crossover électrique qui s'inscrit comme le modèle le moins cher de la gamme. Avec une autonomie annoncée d'environ 440 km et un coffre de 475 litres, il ambitionne de s'imposer sur le segment très disputé des petits SUV électriques abordables.
Stellantis annonce le projet E-Car, une petite citadine électrique destinée au grand public européen, dont la production est prévue à partir de 2028 en Italie. Le groupe répond ainsi à la contraction du segment des petites voitures en Europe, observée ces dernières années.
Il n’est pas le seul à se saisir de cette volonté européenne de créer un nouveau segment automobile.
Un projet inspiré des Kei Cars japonaises, pensé pour l’Europe, fabriqué en Europe
E-Car est le nom donné par Stellantis à un projet de petite voiture électrique de série, ciblant une clientèle urbaine à la recherche d’un véhicule compact et accessible. Le sigle recouvre quatre notions : Européen, Émotionnel, Électrique et Écologique.
Le projet a été reconnu par la Commission Européenne pour son potentiel en matière d’emploi industriel et d’adoption du véhicule électrique sur le continent.
Pomigliano d’Arco, usine historique des petites Fiat, choisie pour la production
La fabrication des futurs modèles E-Car sera confiée au site industriel de Pomigliano d’Arco, en Italie. Cette usine a déjà produit certains des modèles les plus emblématiques du groupe, dont la Fiat Panda. Le démarrage de la production est annoncé pour 2028.
Plusieurs marques du groupe Stellantis devraient commercialiser leurs propres déclinaisons issues de ce projet commun. On peut imaginer une Citroën 2CV, une Peugeot 108, une Fiat Panda (ou Punto ?), etc.
Des technologies développées avec des partenaires extérieurs
Les modèles E-Car seront équipés de technologies électriques développées en partenariat avec des acteurs sélectionnés par Stellantis. L’objectif affiché est double : contenir les coûts pour maintenir un tarif accessible, et accélérer la mise sur le marché. Stellantis pourrait donc se tourner vers ses partenaires chinois pour ce projet.
Le design des véhicules est décrit comme innovant, sans que des détails stylistiques soient précisés à ce stade. Evidemment, chaque marque tentera de mettre le véhicule à sa sauce. Ce devrait être une sorte de Kei car sauce européenne.
Un segment en recul que Stellantis veut inverser
Stellantis justifie ce projet par la disparition progressive des petites voitures abordables du marché européen au cours des dernières années. Le groupe positionne E-Car comme une réponse directe à cette tendance, en s’appuyant sur son expérience historique dans ce segment.
Aucune information sur les prix ou les caractéristiques techniques des futurs modèles n’a été communiquée pour l’instant.
Notre avis, par leblogauto.com
A force de renforcer la dépollution, mais également de mettre de plus en plus d’électronique obligatoire (GSR2), l’Europe a tué le segment A. Le segment B à de rares exceptions débute à 20 000 € environ. Ce qui fait dire que les véhicules abordables ont disparu. Le réponse de l’Europe et des constructeurs ? Une « sous catégorie » de voiture, électrique, et plus dépouillée que les catégories M1.
Dacia avec son Hipster, Volkswagen, Stellantis, etc. chacun va vouloir sa part du gâteau. En revanche, avec un VE, n’espérez pas retrouver une voiture à 7 500 € comme la Dacia Logan à son lancement en 2005 (environ 10 500 € en tenant compte de l’inflation). Sauf si les gouvernements continuent de subventionner massivement l’électrique.
Sinon, ne cauchemardez pas, l’illustration n’est qu’une illustration
Les commandes du nouveau DS N° 7 en version 100 % électrique sont officiellement ouvertes depuis le 18 mai 2026. Le SUV compact succède au DS 7 avec trois niveaux de puissance, une autonomie pouvant dépasser 700 km et une gamme de prix qui s'étend de moins de 47 000 € à plus de 77 000 € selon la finition.
Mercedes brade ses berlines électriquesEQE 300 et EQE 350+ avec jusqu’à 30 % de remise avant l’arrêt du modèle fin 2026.
Mercedes-Benz lance une opération de déstockage d’envergure en Allemagne. La marque à l’étoile propose ses dernières berlines électriques EQE disponibles avec des remises pouvant atteindre 30 %, dans le cadre d’une campagne promotionnelle directement liée à l’arrêt programmé de la production du modèle à la fin de l’année 2026. Une aubaine rare pour les acheteurs souhaitant acquérir un véhicule électrique premium à un tarif sensiblement réduit, dans un segment où les prix restent habituellement élevés.
Cette initiative commerciale s’inscrit dans une stratégie classique de gestion de fin de cycle pour un modèle automobile en fin de carrière. En proposant des décotes substantielles sur les dernières unités disponibles, le constructeur allemand cherche à écouler rapidement son stock résiduel de berlines EQE avant de tourner définitivement la page sur ce segment de sa gamme électrique. L’offre est valable jusqu’au 31 mai 2026 inclus, ce qui laisse une fenêtre d’achat limitée aux acheteurs intéressés par ces véhicules électriques haut de gamme à prix réduit.
L’EQE 300, vedette d’une opération déstockage inédite
Au cœur de cette campagne promotionnelle se trouve l’EQE 300, décrite comme la version la plus populaire de la gamme EQE. Ce modèle de berline électrique, qui incarne le positionnement premium de Mercedes-Benz dans le segment des véhicules zéro émission de taille intermédiaire, est proposé avec une remise allant jusqu’à 30 % sur son prix de série. Un niveau de décote particulièrement significatif pour une automobile de ce standing, qui place mécaniquement le coût d’acquisition de ce véhicule électrique dans une fourchette tarifaire nettement plus accessible que lors de son lancement commercial.
Aux côtés de l’EQE 300, un nombre limité de véhicules dans la finition EQE 350+ est également concerné par cette opération de déstockage, avec le même niveau de remise. La version 350+ représente une déclinaison plus puissante et mieux équipée de la berline électrique, traditionnellement positionnée à un prix supérieur dans la hiérarchie de la gamme EQE. Son inclusion dans cette campagne promotionnelle constitue une opportunité supplémentaire pour les acheteurs à la recherche d’un véhicule électrique premium disposant de performances et d’équipements renforcés.
Les clients souhaitant profiter de ces offres peuvent passer commande via deux canaux distincts : directement en ligne sur la plateforme numérique de Mercedes-Benz, ou auprès du réseau de concessionnaires officiels de la marque. Cette double accessibilité, combinant la praticité de la commande digitale et l’accompagnement personnalisé des points de vente physiques, facilite l’accès à cette offre pour un maximum d’acheteurs potentiels sur le marché européen.
Des spécifications fixes pour des stocks limités
Une contrainte importante encadre cette opération commerciale : seules les voitures de série sont concernées par les remises. Concrètement, cela signifie que les spécifications techniques et les équipements des véhicules disponibles sont entièrement prédéfinis et ne peuvent pas être modifiés. Les acheteurs n’ont donc pas la possibilité de personnaliser leur commande en ajoutant des options ou en modifiant la configuration de leur future berline électrique Mercedes-Benz.
Cette condition reflète la nature même d’une opération de déstockage : les unités proposées correspondent à des véhicules déjà configurés et disponibles immédiatement ou à très court terme, sans passer par le processus de fabrication sur mesure habituel. Pour les acheteurs dont les exigences de personnalisation sont limitées et qui privilégient l’argument financier d’une remise de 30 % sur une berline électrique premium, ce compromis reste largement acceptable. En revanche, les clients souhaitant une configuration sur mesure de leur véhicule — choix de couleur spécifique, options technologiques particulières, sellerie personnalisée — devront se tourner vers d’autres alternatives dans la gamme électrique du constructeur.
La fin d’un cycle pour la berline électrique de Mercedes
L’arrêt de la production de l’EQE prévu à la fin de l’année 2026 marque la conclusion d’un cycle pour cette berline électrique lancée par Mercedes-Benz dans le cadre de son offensive sur le marché des véhicules à batterie. La gamme EQ du constructeur allemand, qui comprend plusieurs SUV et berlines entièrement électriques, a constitué l’un des piliers de la stratégie d’électrification de la marque à l’étoile au cours des dernières années.
La décision de mettre fin à la production de l’EQE en 2026 s’accompagne naturellement de cette opération de liquidation des stocks, une pratique courante dans l’industrie automobile lorsqu’un modèle arrive en fin de vie commerciale. Pour les acheteurs européens de véhicules électriques premium, cette fenêtre de vente représente une occasion rare d’acquérir une berline électrique de la marque Mercedes-Benz avec une décote significative par rapport au prix catalogue habituel. La date limite du 31 mai 2026 confère à cette offre un caractère d’urgence qui devrait stimuler les prises de décision d’achat dans les prochaines semaines.
Dans un marché européen des véhicules électriques en pleine mutation, où la concurrence entre constructeurs premium s’intensifie et où les acheteurs sont de plus en plus attentifs au rapport qualité-prix de leurs acquisitions, cette opération de déstockage de Mercedes-Benz illustre la pression commerciale qui s’exerce sur l’ensemble des fabricants de voitures électriques haut de gamme pour maintenir l’attractivité de leurs modèles face à une concurrence asiatique proposant des tarifs de plus en plus compétitifs.
Notre avis, par leblogauto.com
Une remise de 30 % sur une berline électrique premium comme l’EQE 300 ou l’EQE 350+ constitue objectivement une opportunité commerciale significative pour les acheteurs européens souhaitant accéder à l’électromobilité haut de gamme à un coût réduit. La contrainte des spécifications fixes est le revers inévitable d’une opération de déstockage, mais elle ne devrait pas constituer un obstacle majeur pour une majorité d’acheteurs dont les exigences de personnalisation restent raisonnables. L’arrêt programmé de la production de l’EQE fin 2026 soulève par ailleurs des questions légitimes sur la stratégie de gamme électrique de Mercedes-Benz, même si le texte source ne fournit pas d’informations sur les modèles appelés à succéder à cette berline. Enfin, la date limite du 31 mai 2026 impose un calendrier de décision très court, ce qui pourrait limiter la portée réelle de cette offre malgré son attractivité tarifaire indéniable.
Xiaomi prend la couronne du SUV le plus rapide du Nürburgring avec son nouveau YU7 GT. Le tour a été bouclé en 7:34.931, soit 2 secondes de moins que le tenant du titre, l'Audi RSQ8 Performance.
Face aux critiques sur la surchauffe de sa nouvelle charge ultra-rapide et aux accusations de chimie « bas de gamme », le directeur technique des batteries de BYD, Sun Huajun, a remis les pendules à l'heure.
Stellantis fait officiellement savoir qu'un projet de petite voiture électrique abordable « E-Car » est en route. Le véhicule sera décliné sous plusieurs marques du groupe, mais sera assemblé dans une seule et même usine d'ici à 2028 en Italie, à Pomigliano.
Après la faillite de Fisker, les propriétaires du SUV Ocean ont refusé de voir leur véhicule électrique à 60 000 € devenir inutilisable. En s’organisant en association, ils ont repris en main le logiciel, sécurisé les pièces détachées et créé leur propre réseau d'assistance.