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Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon

4 juin 2026 à 09:54

La Dragonstation n’a pas dévoilé ses détails techniques, mais la marque connue pour ses cartes de développement introduit bel et bien une machine complète. Radxa ajoute une corde à son arc en préparant des MiniPC complets d’un côté et même des NAS avec l’annonce d’un mystérieux DragonBay. Tous deux sont équipés d’une puce Snapdragon de Qualcomm.

La Radxa DragonStation ne détaille pas quel Snapdragon dormira dans sa montagne solitaire mais fait le point sur le trésor qu’elle abrite. Il s’agira d’un MiniPC débordant de stockage. L’objet proposera pas moins de six ports M.2 NVMe PCIe, probablement tous en 2280. Au total, le maximum de stockage serait donc de 48 To si vous ajoutez 6 SSD de 8 To en interne. Un choix qui rendrait d’ailleurs jaloux Smaug s’il venait à être mis au courant des prix actuels des SSD. La connectique proposera au moins deux ports Ethernet 10 Gigabit pour des débits réseaux très performants. 

Dragonbay à gauche et DragonStation à droite

Radxa met également en avant la possibilité d’ajouter des accélérateurs IA optionnels pour pouvoir fournir jusqu’à 320 TOPS de puissance de calcul et promet la possibilité de gérer des modèles d’IA très gourmands, mettant en avant des solutions très riches en paramètres (120B). Cela sans toutefois préciser quelle mémoire vive sera adossée à la puce Qualcomm. 

On comprend ici l’objectif de la marque pour cette Dragonstation, coller à la mode actuelle des IA agentiques qu’on embarque en local. Le constructeur annonce la possibilité de disposer de ce type d’engin comme d’un serveur de stockage maison, d’un assistant personnel et même d’une IA créative. Un discours qui va petit à petit s’imposer dans le narratif de beaucoup de marques désormais. Nvidia, pas Qualcomm, étant en train de paver la voie d’une idée d’un supercalculateur IA dans chaque foyer avec les RTX Spark.

Dragonbay

Radxa Dragonbay

En parallèle de cette Dragonstation, Radxa annonce également un NAS baptisé Dragonbay. 

Le Radxa DragonBay semble basé sur la même idée mais troque son patrimoine génétique NVMe pour du SATA3 avec la possibilité d’adjoindre jusqu’à quatre éléments de stockage au format 3.5″. L’ensemble conserve des ports M.2 pour le système mais déploiera donc des données sur un dispositif plus traditionnel et de plus haute capacité : jusqu’à 140 To actuellement. Ce ralentissement du stockage se solde également par une baisse des débits : les deux ports Ethernet basculent de 10 à 2.5 Gigabits. 

Lae constructeur a fait de gros efforts de sobriété quant à la réalisation de ses châssis. Les images proposées montrent des boîtiers sobres et à l’esthétique assez intemporelle. Réalisés en aluminium, ils cachent leurs façades derrière un panneau avant magnétique de manière à ne pas ressembler trop à des outils informatiques.

Dernier détail, les systèmes pour le moment prévus en Chine seront livrés avec Feiniu FnOS, un système d’exploitation chinois, inconnu au bataillon, qui sert spécifiquement à déployer des NAS. Ce système gratuit vient d’être porté officiellement pour ARM depuis avril dernier et semble pouvoir gérer de nombreux services.  mais n’a pas l’air d’avoir été traduit pour le moment. Il supporte de nombreuses cartes de chez NanoPi et Radxa. Difficile d’imaginer ce type de distribution en Europe ou aux US et la marque devrait donc choisir un système différent pour les versions exportées de ses Dragonstation et Dragonbay. Ces produits sont prévus pour le quatrième trimestre.

La marque annonce également de nouvelles cartes. En avril dernier, elle mettait en avant un modèle déjà équipé d’une puce Qualcomm avec le Dragon Q6A et son QCS6490. Elle annonce donc désormais une Dragon Q8B sous Snapdragon 8cx Gen3. J’y reviens dans un prochain billet.

Sources : CNXSoftware et Liliputing

 

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

Minisforum N4 : un Intel Wildcat Lake dans un NAS 4 baies

3 juin 2026 à 15:43

Promettant ce double usage, le Minisforum N4 embarquera un Core 7 350 « Wildcat Lake » d’Intel. Une puce 6 cœurs avec 2 coeurs Performants et 4 cœurs Efficients tournant au maximum à 4.8 GHz. Peu gourmande en énergie et doublée par un circuit graphique Xe3 sur 2 Unités à 2.6 GHz, elle proposera des performances très intéressantes pour ce type d’engin. 

La puce, accompagnée par 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée sur le châssis, sera suffisante pour des usages de MiniPC bureautique classique et même des actions plus abouties de traitement créatif ou de jeu léger. Associée à deux ports M.2 2280 en PCIe 4.0 x1 de stockage de base, elle offrira également un accès à 4 baies 3.5″/2.5″ SATA via le dessus du châssis. De quoi proposer des fonctions de NAS pour stocker en masse des données réseau.

©Nascompares

©Nascompares

La ventilation traverse le châssis de bas en haut avec une aspiration d’air frais par le dessous. Cela permettra de refroidir activement l’engin en usage lourd et de compter sur la convection naturelle de la chaleur vers le haut en veille. Le châssis du Minisforum N4 est de plus entièrement réalisé en métal. 

 Minisforum N4

Minisforum N4

Mais la  combinaison des deux éléments proposera aussi la possibilité d’un usage en tant que Mini serveur très complet. De quoi piloter de nombreux services allant de la gestion de médias à de l’hébergement de sites web et pourquoi pas le pilotage d’outils domotiques. Le constructeur ne peut pas s’empêcher de classer l’objet comme un « Agent IA » en pensant à OpoenClaw mais je suppose qu’aujourd’hui, si on ne glisse pas IA dans son pitch produit, on passe pour un gros ringard qui n’a rien compris à la vie.

Le Minisforum N4 propose toute la connectique nécessaire avec en particulier des ports Ethernet 2.5 et 10 Gigabit, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, un USB4, un USB 3.2 Type-A et un USB 2.0 Type-A et une sortie HDMI.

Un Minisforum N4 encore au stade du développement

Le site NASCompares en a fait une courte vidéo qui présente l’objet au Computex 2026. Pas d’idée de prix ni de date de sortie. L’engin est également susceptible « d’ajustements » me dit-on chez Minisforum. Après le Minisforum M5, la gamme de NAS PC de la marque s’étoffe et d’autres modèles vont encore apparaître sur ce segment. Une gamme qui a décidément énormément gagné en traction depuis les errements récents de Synology. De nombreux fabricants comme Ugreen se sont engouffrés dans la brèche de cette citadelle Synology que l’on jugeait il y a encore quelques années, totalement imprenable.

L’évolution logicielle des systèmes de gestion de données open source associés à l’apparition de puces ARM et x86 adaptées à ces usages ont largement transformé le paysage des NAS pour les particuliers.

Minisforum N4 : un Intel Wildcat Lake dans un NAS 4 baies © MiniMachines.net. 2026

Asus NUC 16, un MiniPC Wildcat Lake pensé pour le grand public

3 juin 2026 à 13:05

Les nouveaux Asus NUC 16 sont des MiniPC construits autour de la proposition Wildcat Lake d’Intel. Des MiniPC aux compétences très vastes, pensés pour une utilisation quotidienne dans des champs très étendus et qui pourront répondre aux usages classiques d’un PC familial ou de bureau et même d’en faire un peu plus.

NUC 16

Le NUC 16 d’Asus se positionne comme le MSI Cubi NUC WCG que nous avons déjà croisé. Un engin simple, plus simple que le NUC 16 Pro annoncé en janvier et proposé sous Panther Lake. Et cela même si, esthétiquement, les deux machines se ressemblent beaucoup. On retrouve un même boitier noir, plus large que profond, exploitable sans outils et qui mesure 14.4 cm sur 11.7 cm pour 42 mm de hauteur.

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

À l’intérieur, Asus proposera des puces plus entrée de gamme. Des processeurs destinés à des tâches moins complexes et urgentes que Panther Lake et son Arc 390. La gamme Wildcat Lake sera accessible sous processeurs Core 3 304, Core 5 320 et jusqu’au Core 7 350, l’avant-dernier étage de la fusée Wildcat Lake d’Intel. Cette puce 6 cœurs qui propose deux cœurs graphiques Xe3 à 2.6 GHz. Une gamme qui permet également de profiter d’une ribambelle d’avantages ici exploités par Asus.

On note ainsi que le NUC 16 aura accès au Thunderbolt 4 ainsi qu’à du Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0. L’intégration de ces éléments étant facilitée par l’architecture même de la solution Wildcat Lake. Nuance importante par rapport aux modèles 16 pro, la mémoire vive sera limitée à du monocanal. Cette particularité de la gamme n’est cependant pas spécialement gênante au vu des usages projetés. D’autant qu’Asus a le bon goût de ne pas souder la mémoire mais de permettre son évolution avec un port CSO-DIMM capable d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR5-6400.

Plus embêtant par contre, le choix de ne proposer qu’un seul port M.2 2280 en PCIe Gen 4×4 pour le stockage. Si celui-ci pourra également évoluer, il ne sera pas possible d’ajouter un second stockage à terme autrement que par une connexion extérieure. On pourra pour se faire exploiter la nombreuse connectique de la machine mais il est dommage d’avoir enlevé cette option présente dans les versions NUC 16 Pro de l’engin.

On retrouve ici donc, un Thunderbolt 4, un USB 3.2 Gen 2 x2 Type-C pour un débit de 20 Gbps, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux autres en USB 2.0, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit sous chipset Intel i226-V, deux sorties vidéo HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. L’engin pourra piloter trois affichages en simultané avec le Thunderbolt 4 et les HDMI. Un port Antivol type Kensington Lock est présent sur le côté de l’engin.

A noter qu’Asus introduit ici un système Power Sync basé sur la norme HDMI CEC qui permet de réveiller le MiniPC non pas en appuyant sur son bouton de démarrage mais en allumant son écran. Cette idée colle bien à la possibilité de positionner l’engin en mode VESA derrière l’écran afin d’éviter de se contorsionner pour atteindre son bouton de démarrage. 

La carte mère nue NUC16WCB

La carte mère nue NUC16WCB

Le NUC 16 repond à un cahier des charges très complet d’usages

Pas de date précise pour le moment, pas plus que de gamme de prix. On sait juste que, dans la tradition Intelienne des NUC, la carte mère de ce modèle sera également proposée nue sous la référence NUC16WCB. Ce qui pourrait donner des idées d’intégration à certains.

Le NUC 16 se positionne donc comme un MiniPC très classique avec des capacités de pilotage de très nombreux logiciels. Ses limitations seront surtout liées à la productivité déployée. On imagine mal l’emploi de ce type de machine pour un graphiste pro, même si un particulier pourra y trouver largement son compte pour des retouches photos sans contrainte de temps de production. Pour tous les usages du quotidien, bureautique, web, multimédia et autres, l’engin devrait faire face à toutes les demandes.

 

Asus NUC 16, un MiniPC Wildcat Lake pensé pour le grand public © MiniMachines.net. 2026

Asus Ascent QN10 : un MiniPC sous Snapdragon X2 Elite

3 juin 2026 à 11:30

Décidément l’Asus Ascent QN10 montre à quel point la situation actuelle est paradoxale. Alors que le marché PC vit une phase très difficile, les constructeurs en profitent pour lancer de nombreux produits « exotiques ». On aurait pu penser qu’au vu des prix de la mémoire vive et du stockage, avec les difficultés actuelles de production des processeurs, le marché se serait limité dans ses expérimentations, c’est tout le contraire.

Asus Ascent QN10

Asus Ascent QN10

Vous avez été plusieurs à me signaler l’Asus Ascent QN10, un MiniPC de 13 cm de côté pour 4 cm de haut qui ressemble à la majorité des propositions de ce type. Sauf qu’il s’agit de la toute première solution fixe de ce calibre qui embarque un Qualcomm Snapdragon X2 Elite X2E-88-100

Cette puce ARM propose 18 cœurs dont 12 cœurs « Prime » avec une fréquence maximale de 4.7 GHz sur un ou deux cœurs et un travail en multi pouvant grimper à 3.4 GHz. Son circuit graphique est un Adreno X2-90 à 1.7 GHz et elle dispose d’un total de 53 Mo de mémoire cache. Cette solution développe un total de 80 TOPS de puissance de calcul d’IA grâce à un NPU Hexagon.

Un Asus Ascent QN10 très bien équipé

La puce Qualcomm est ici intégrée avec 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-9600 sur une bande passante de 152 Go/s et l’Asus Ascent QN10 proposera deux ports M.2 2280 pour son stockage. Le premier au format PCIe 5.0 et le second en PCIE 4.0. L’engin sera commercialisé en trois parfums de stockage avec des options en 512 Go, 1 To et 2 To dans un format PCIe non identifié. À noter que la puce Qualcomm est censée pouvoir gérer deux ports PCIe 5.0.

La minimachine propose une ribambelle de connecteurs avec en façade un USB 3.2 Type-A et un USB 2.0 Type-A, deux USB4 en plus du bouton de démarrage et d’un jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, on retrouvera deux USB 3.2 Gen2 Type-A supplémentaires, un USB4, une sortie HDMI 2.1, un Ethernet 2.5 Gigabit et un port d’alimentation. En tout, le MiniPC pourra donc piloter jusqu’à quatre affichages en simultané. On note par ailleurs un changement de matériaux entre le châssis et le panneau arrière, un espace probablement en ABS pour laisser fonctionner le module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 LE également intégré au SoC avec un Foxconn NCM820A.

Dernier détail, l’engin est largement ajouré de part et d’autre avec une grille d’aspiration d’un côté et un dispositif en ailettes de l’autre, ce qui signale une ventilation interne. Un large évent d’aération est également visible sous la machine, il est possible qu’une seconde ventilation soit à l’œuvre pour les composants secondaires de stockage. Aucun port Antivol type Kensington Lock n’est visible sur les images pour sécuriser cet engin en entreprise.

Quand le développeur fait une tête de vignette Youtube, c'est qu'il est vraiment impressionné...

Quand le développeur fait une tête de vignette Youtube, c’est qu’il est vraiment impressionné…

Cet Asus Ascent QN10 est calibré pour faire tourner Windows 11 dans des versions pro ou familiale et se positionne plus comme un engin de développement que comme une solution pour monsieur et madame tout le monde. Le constructeur met en avant sa capacité à prendre en charge des IA locales, arguant que son format est idéal pour expérimenter. De son côté, Qualcomm aimerait le pousser en avant comme un engin plus classique destiné à une production créative ou à la gestion de multitâche intensif autant que pour du développement en entreprise. 

C’est tout le paradoxe de ce moment particulier. Alors que le marché foisonne de nouvelles solutions, les factures ne donnent pas vraiment envie de tenter d’aventures dans des eaux aussi étranges. On ne connait pas encore le prix de cet engin mais le tarif ne devrait pas être franchement abordable. Comme beaucoup d’autres, Asus met en avant des agents IA du type OpenClaw et compte dessus pour séduire des utilisateurs plus grand public. Mais je doute de l’attrait de cette offre face aux produits concurrents déjà présents, probablement moins chers et beaucoup moins exotiques.

Caractéristique Détails
Nom commercial ASUS Ascent QN10
Code projet QN10
Logo ASUS Oui
Couleur Argent
Système d’exploitation Windows 11 64 bits / Windows® 11 Pro 64 bits
Processeur Snapdragon X2 Elite Platform X2E-88-100
Architecture CPU Qualcomm Oryon de 3ᵉ génération, 18 cœurs
Chipset Intégré
Carte graphique Qualcomm Adreno X2-90
NPU (IA) Qualcomm Hexagon – 80 TOPS
Mémoire vive 1 × LPDDR5x-8533/9600 MHz (16 Go ou 32 Go), jusqu’à 32 Go
Stockage 512 Go, 1 To ou 2 To (jusqu’à 4 To au total)
Emplacements SSD 1 × M.2 2280 PCIe Gen5 NVMe
1 × M.2 2280 PCIe Gen4 NVMe
Wi-Fi Wi-Fi 7 (Foxconn NCM820A)
Bluetooth Bluetooth 5.4
Réseau filaire Realtek 2.5G LAN (10/100/1000/2500 Mbps)
Audio Qualcomm WCD9378C
TPM fTPM 2.0
Lecteur de cartes Aucun
Ports avant Bouton d’alimentation
2 × USB4 Type-C (DP 1.4 / PD, 40 Gbps)
1 × USB 3.2 Type-A (10 Gbps)
1 × USB 2.0 Type-A (5 Gbps)
prise audio combo
Ports arrière 1 × USB4 Type-C (DP 1.4 / PD, 40 Gbps)
2 × USB 3.2 Type-A (10 Gbps)
1 × HDMI 2.1 FRL1
1 × RJ45 2.5G
1 × DC-IN
Alimentation Adaptateur secteur 180 W
Température de fonctionnement 0 °C à 40 °C
Température de stockage -40 °C à 60 °C
Dimensions (L × P × H) 130 × 130 × 40 mm
Poids 720 g
Contenu de la boîte ASUS Ascent QN10, adaptateur secteur, cordon d’alimentation, guide de sécurité/réglementation, carte de garantie

Asus Ascent QN10 : un MiniPC sous Snapdragon X2 Elite © MiniMachines.net. 2026

« Toute résistance est inutile » : Qualcomm promet un avenir où les agents IA seront invisibles et partout

3 juin 2026 à 10:02

Au Computex 2026, le PDG de Qualcomm a déroulé une vision radicale de l'informatique agentique : des agents IA omniprésents, embarqués sur chaque appareil, qui vous suivront partout.

Asus RUC, jusqu’à 180 TOPS dans un boitier indestructible

3 juin 2026 à 06:07

Les Asus RUC visent un marché pro assez particulier. Avec leur design rigide et modulaire, capables de se glisser dans un Rack, ces minimachines se positionnent comme des solutions industrielles apportant jusqu’à 180 TOPs de performances IA.

MiniPC Asus RUC

MiniPC Asus RUC

La série RUC-2000 se déploie ainsi dans un rack 19″ 2U sur mesure signé Asus. Chacun d’entre eux embarquera un processeur Core Ultra Series 3 pouvant déployer jusqu’à 180 TOPs. L’idée est simple, permettre à des salles serveurs de toute taille de pouvoir ajouter une lame facilement avec ce type d’engin pour apporter ce type d’usage simplement et facilement.

Les boîtiers sont renforcés, rigides et résistants à de nombreuses contraintes pour être amenés dans différents scénarios. Ainsi Asus assure leur capacité de charge malgré leur fonctionnement sans ventilation. Le châssis jouant alors le rôle de dissipateur avec des ailettes visibles sur sa partie supérieure. Résistants aux vibrations, à la poussière et aux basses comme aux hautes températures (de -25 à +70°C), ces engins pourront être déployés au cœur du terrain.

La connectique est évidemment un peu différente de ce que l’on connait sur les NUC. Les engins déploient par exemple un port Ethernet 10 Gigabit et jusqu’à cinq ports Ethernet 2.5 Gigabit. Avec des lecteurs de cartes SIM, de l’USB 3.2 Gen2 Type-A, du HDMI,  et divers autres ports (RS-232, GMSL, DIO..) e plus d’une reprise automatique à la reprise de courant et du Wake On Lan, les RUC sont pensés pour fonctionner aussi bien en position fixe qu’associés à un démarrage de véhicule. Leur alimentation 8/48V DC étant particulièrement adaptée à une intégration mobile de ce type.

L’Asus RUC comme une touche d’IA à déployer partout

Ce sont évidemment des engins très spécifiques, au contraire des NUC Asus très grand public… mais je trouve ces appareils assez intéressants. L’idée ici est de pouvoir ajouter facilement une couche de « reconnaissance d’objet » à un matériel industriel existant. Avec des possibilités d’entraînement et de réaction sur le terrain. Pouvoir ajouter des fonctions comme du LIDAR et de l’analyse d’image à un véhicule. Ou d’embarquer quelques-uns de ces RUC dans une salle serveur pour déployer des services variés sur des postes déployés dans un réseau.

Source : Asus

Asus RUC, jusqu’à 180 TOPS dans un boitier indestructible © MiniMachines.net. 2026

ROG Ally X20 : Asus peaufine sa console sans la révolutionner

2 juin 2026 à 16:03

C’est un choix étonnant de la part du constructeur qui a été fait pour cette Asus ROG Ally X20. Préférer la forme plutôt que le fond n’est pas forcément l’option retenue par les marques qui préfèrent souvent les effets de manches au confort de leurs clients.

ROG Ally X20

On aurait pu s’attendre à ce que la console PC ROG Ally X20 embrasse les nouvelles gammes de puces Intel Arc G3 ou Intel Arc G3 Extreme. Histoire de proposer un circuit plus récent tout en profitant des largesses marketing d’Intel pour les lancer sur le marché. Il n’en est rien, Asus poursuit son partenariat avec AMD et embarque à bord de ce modèle revisité un même processeur Ryzen Z2 Extreme lancé en janvier 2025 et ici associé à 24 Go de mémoire vive.

ROG Ally X20 : coque en plastique transparent et bouton XBOX

ROG Ally X20 : coque en plastique transparent et bouton XBOX

Il ne faudra donc pas s’attendre à un gros mouvement de performances en pratique. Un acheteur de l’ancien modèle ou de cette edition anniversaire aura sans doute droit au même nombre d’images par seconde en jeu. Ce qui va vraiment changer, ce sont les éléments annexes, ce qu’il se passe en dehors des capacités de calcul. C’est là que le savoir-faire du constructeur s’est concentré pour cette nouvelle édition.

On distingue le dispositif de refroidissement avec les caloducs arrière.

On distingue le dispositif de refroidissement avec les caloducs arrière.

On découvre donc un écran qui passe de 6 à 7.4 pouces en 1920 x 1080 pixels et surtout une dalle qui évolue d’une technologie IPS à OLED. capable de tenir 120 Hz de rafraîchissement, pouvant proposer 1400 nits au maximum et compatible avec les normes AMD FreeSync et Dolby vision, c’est cet élément le fer de lance de la nouvelle version de la console. Asus met en avant les avantages et défauts de cette technologie, insistant sur le respect des couleurs de la dalle qu’il signe de son label Asus Nebula HDR tout en signalant une réactivité sans faille avec un temps de réponse de 0.2 ms. Un des points négatifs de ce changement de technologie est lié au fait que l’OLED dégage plus de chaleur que la version IPS précédente. Asus a donc dû ajuster son dispositif de refroidissement en conséquence.

Une console ROG Ally X20 avec un écran de 171 pouces

En plus de ce travail d’affichage sur l’écran intégré, la ROG Ally X20 met en avant un bundle comprenant une paire de lunettes ROG WREAL R1. Des lunettes qui proposent un affichage équivalent à une diagonale de 171 pouces une fois éloigné de 4 mètres de l’écran. Ces lunettes, une fois connectées à la console via un câble USB Type-C chargé de transmettre signal vidéo, données et énergie. 

Les lunettes de réalité mixte ne coupent pas totalement l'utilisateur de l'espace qui l'entoure.

Les lunettes de réalité mixte proposées avec la Asus ROG Ally X20 ne coupent pas totalement l’utilisateur de l’espace qui l’entoure.

Les deux écrans intégrés en MicroLED dans les lunettes proposent chacun du FullHD en 240 Hz avec un temps de réponse de 0.01 ms. Un capteur intégré permettra aux logiciels de suivre vos mouvements de tête et une option proposera de bloquer le contenu face à vous. Cela permettra de jouer en très très grand format puisque l’affichage ressenti est gigantesque. Autant que le prix du Bundle à mon avis. Je met ma part de flan à couper qu’on sera pas très loin des 1799€.

Pour le reste, c’est une production sans trop de surprise, une redite de la console précédente. Asus a peaufiné l’ergonomie des contrôles, ajouté des joysticks de type TMR désormais populaires chez les concurrents et intègre une croix directionnelle segmentée au choix en 4 ou 8 mouvements pour s’adapter aux différents jeux.

Les tripes de l’engin ne bougent donc pas et on reste sur un Ryzen Z2 Extreme qui propose 8 cœurs Zen5 pour 16 threads associé à l’excellent Radeon 890M et ses  16 cœurs RDNA 3.5. La mémoire vive de 24 Go est toujours en LPDDR5x-8000 et le stockage confié à un module M.2 de 1 To au format NVMe PCIe 4.0 x4.

Pas de prix, pas de date pour le moment chez Asus. Aucun signe non plus d’une arrivée d’une console version Intel Arc G3 Extreme dans cette gamme Ally.

ROG Ally X20 : Asus peaufine sa console sans la révolutionner © MiniMachines.net. 2026

Le RTX Spark diplomatiquement salué par Qualcomm

2 juin 2026 à 11:46

Kedar Kondap, vice-président de la branche Computing de Qualcomm, accueille très chaleureusement la gamme RTX Spark de Nvidia. L’idée est assez simple, si les deux marques sont destinées à devenir concurrentes à terme, elles sont pour le moment forcées de s’épaulerface au x86.

RTX Spark

Le RTX Spark vient d’être annoncé et vise la totalité des segments de l’industrie PC : serveurs, portables et PC de bureau. Cette nouvelle arrivée d’une gamme de puces ARM sous Windows peut être vue de deux manières pour Qualcomm. Soit comme un concurrent, soit comme un allié. C’est cette seconde option qui est retenue pour le moment par la direction de la marque. Du moins face aux journalistes lors d’une interview à Windows Central.

Personne ne doute que Qualcomm craint de se faire marcher sur les pieds. La percée de Nvidia sur une plateforme comme les Microsoft Surface n’est probablement pas la meilleure nouvelle de l’année pour la marque. Mais l’arrivée d’un autre acteur dans le monde des puces ARM sous Windows reste un élément a priori positif pour le papa des Snapdragons. Et cela pour une raison évidente, tout ce qui va venir étoffer cet écosystème face à AMD et Intel est positif. M Kondap est très clair : « Quand vous pensez à l’ensemble des investissements que nous [Qualcomm] avons faits ces dernières années, c’est une réelle reconnaissance du fait qu’il existe un véritable écosystème en dehors du x86 ».

Une déclaration qui reste très diplomatique

Que Qualcomm annonce se réjouir de l’arrivée d’un concurrent comme Nvidia cela peut se comprendre à court terme. Avec cet autre acteur majeur, la plateforme ARM sous Windows prend de l’épaisseur. Elle fera sans doute moins peur à certains utilisateurs et pourra surtout inciter de nouveaux développeurs à porter leurs logiciels et jeux directement et nativement sur la plateforme ARM.

Reste que développer pour Snapdragon et développer pour RTX Spark ne se fera pas de la même manière et les avantages spécifiques liés aux cœurs CUDA pourraient transformer la manière de développer . En ce moment, Nvidia peut demander à peu près n’importe quoi à l’industrie sans qu’elle ne rechigne à s’y plier. Je doute que les portes des développeurs aient pu refuser de s’ouvrir. Que les demandes spécifiques pour porter des outils et des jeux sur RTX Spark et CUDA se soient heurtées à un refus. D’autant que pour beaucoup de ces studios de jeux et développeurs, la mécanique CUDA est déjà bien rôdée.

Une foule de studios et de développeurs suivront le lancement de RTX Spark

La liste impressionnante de partenaires avancée par Nvidia lors de sa présentation est assez significative : outre les moteurs d’IA désormais incontournables, on retrouve des studios de jeux, des développeurs variés, des moteurs de rendu 3D et tout un tas d’outils créatifs qui vont travailler à profiter de la nouvelle plateforme. Est-ce que ces différents acteurs feront l’effort de porter leur code pour les puces Snapdragon qui ne disposent pas de ces cœurs CUDA ? D’un point de vue parc, ce serait évidemment une bonne chose car cela élargirait les acheteurs potentiels. Et on imagine que, dans un premier temps, cela créera bien une synergie positive. Mais le risque de portages séparés est réel et c’est probablement une des hantises des utilisateurs expérimentés.

Le monde PC est littéralement porté par sa compatibilité technique, Windows en a fait son argument majeur. L’arrivée d’une plateforme ARM qui demande une dose d’émulation est déjà problématique. Mais si cette autre voie se corse de multiples manières de programmer avec d’un côté des optimisations spécifiques pour Qualcomm et de l’autre un code pour Nvidia, cela risque de compliquer l’offre. De brouiller les lignes. C’est évidemment le rôle de Windows de piloter tout cela, mais cela suppose tout de même une hausse du coût de développement pour les studios. Il faudra donc être attentif à la manière dont les pièces de ce puzzle vont se mettre en place. 

Nvidia compte bien sur le jeu 3D pour se démarquer de l’offre concurrente. Ses portables RTX Spark ont démontré leur capacité à piloter des jeux récents comme 007 First Light sur un portable déconnecté du secteur à plus de 100 images par seconde en 1440P.  Toutefois, les premiers tests semblent montrer qu’en calcul le Snapdragon W2 Elite Extreme est plus puissant que la meilleure puce de Nvidia. En simple cœur et multicœur, les capacités de calcul de celle-ci semblent rester derrière un SoC Apple M3 Max.

Le RTX Spark ne doit pas rater son lancement mais…

Nvidia ne part pas avec les meilleures chances pour réussir en 2026. Le marché est lourdement paralysé par la hausse des tarifs. Les machines qui vont sortir équipées de ces puces ne seront probablement pas données. Si des investissements doivent avoir lieu en 2026, l’ambiance est telle que la plupart des acheteurs, particuliers comme professionnels, vont certainement avoir tendance a préferer une « valeur sûre » plutôt qu’expérimenter avec un nouveau moteur.

Pour les pros, la réponse que l’on entend en général est toujours identique. Aucun décisionnaire à l’achat d’un parc informatique ne va être mis en défaut parce qu’il aura choisi un PC Dell, Lenovo ou HP équipé d’une puce Intel. Même si ce n’est pas le meilleur achat possible face à une solution AMD d’une autre marque Cet état de fait est encore pire avec ses offres Snapdragon et RTX Spark : personne n’aura donc envie de basculer son parc sur une gamme de puces ARM et de prendre le risque que cela ne fonctionne pas à coup sûr à cause d’un vague service totalement sous le radar et pourtant indispensable qui s’avérerait incompatible.

Chez les particuliers, c’est encore pire. Les clients qui pensaient se rééquiper cette année ont tiré le frein à main sur leurs dépenses informatiques face à l’explosion des prix. Ceux qui ont un budget, ou qui n’ont pas le choix que de passer à la caisse, vont également loucher sur les « valeurs sûres » du marché. Quand on dépense 150% du prix qu’on s’était fixé 6 mois auparavant, on ne fait pas vraiment dans la fantaisie technique.

Qui va écorner son compte en banque pour tester les RTX Spark en 2026 ? Qui aura l’audace de se jeter à l’eau ? Je me souviens de lecteurs être tentés dans les commentaires pour tester, littéralement tester, des plateformes Snapdragon. Il y en a eu plusieurs au fil des ans. Probablement par curiosité et via une occasion d’achat liée à une promo. Des évènements qui ne risquent pas de s’aligner tout de suite pour Nvidia. Non pas que la curiosité ne soit pas présente, je pense qu tout le monde est très intrigué. Mais cette curiosité se fera sans doute avant tout par testeurs interposés plutôt que via un investissement.

Cela pourrait conduire à une petite traversée du désert pour les débuts de cette gamme1.

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

Le RTX Spark diplomatiquement salué par Qualcomm © MiniMachines.net. 2026

Dell XPS 13 2026 : le 13″ de référence passe à Wildcat Lake

2 juin 2026 à 09:53

Le Dell XPS 13 2026 reste ce qu’il est, c’est-à un ordinateur assez iconique sur le segment mobile. C’est avec cette gamme que Dell a révolutionné le marché à une époque où les PC ultraportables arboraient des bordures larges et ressemblaient pour beaucoup à de gros joujoux en plastique. C’est le XPS 13 qui a ringardisé pendant un an toute la concurrence avant de se faire rattraper et de façonner l’image des machines d’aujourd’hui.

Dell XPS 13 2026

Dell XPS 13 2026

Le nouveau Dell XPS 13 2026 ne révolutionne rien cette année mais ouvre son design à un vaste éventail d’usages en s’étalant de solutions Wildcat Lake pour son entrée de gamme jusqu’aux Core Ultra Panther Lake pour le haut de gamme.

Ce choix est probablement lié à la hausse des tarifs des composants comme aux capacités de cette nouvelle gamme chez Intel. Il faut élargir les rangs car il devient difficile de construire un portable à des prix grand public sans atteindre des tarifs très élevés. La recette de Dell est donc assez classique, baisser les caractéristiques de l’engin de base et lui donner envie de le faire évoluer à coup d’options.

Ainsi l’entrée de gamme sera proposée à 699$, pile le prix de l’Apple Macbook Neo. Un tarif qui cache cependant un équipement trés léger qu’on aura tôt fait de bousculer avec quelques ajustements. Avec un processeur Intel Core 5 320 et ses 6 cœurs, 8 petits gigaoctets de LPDDR5x-7467 et 512 Go de stockage NVMe, c’est une solution qui sera sans doute un peu légère pour faire tourner Windows 11. Le passage à 16 Go de mémoire vive sera sans doute recommandé.

Des options très variées seront proposées, ainsi la puce pourra évoluer vers un Core Ultra 7 355 bien plus performant, accompagné par un maximum de 32 Go de mémoire vive et un stockage de 1 To. Tout cela se monnayera bien évidemment à force d’options. Mais cela permet à Dell d’adresser le marché en signalant que son ultraportable démarre à un prix assez doux.

Le Dell XPS 13 2026 conservera néanmoins un design et des fonctions globales

Je ne crache pas pour autant dans la soupe. Le gros avantage de ce Dell XPS 13 2026 c’est qu’il partagera le même design pour toute la gamme. Ainsi les versions Wildcat Lake profiteront des mêmes fonctions et du même soin que les modèles haut de gamme. Châssis en alliage d’aluminium de 1.2 Kg et 12 mm d’épaisseur, clavier avec rétroéclairage, écran de 13.4 pouces en 2560 x 1600 pixels IPS avec fréquences variables allant de 30 à 120 Hz, dalle calibrée en usine pour couvrir toute la gamme de couleurs DCI-P3, luminosité atteignant 500 nits… Un châssis sérieux qui offrira la même gamme de services à toute la clientèle.

Un engin sous Intel Core 5 320 avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage, s’il n’est pas proposé trop cher, sera ainsi une excellente affaire d’un point de vue services. Avec un clavier chiclets confortable sur 6 rangées, un large pavé tactile et une paire d’enceintes stéréo, l’offre sera très complète.

La seule chose qui devrait changer suivant les puces est la qualité de la connectique proposée. Très limitée, celle-ci ne propose que deux ports au format USB Type-C situés de part et d’autre du châssis. Pas de port HDMI, évidemment pas de port Ethernet et même pas de port Jack audio 3.5 mm. Les modèles d’entrée de gamme Wildcat Lake auront droit à deux USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort et Power Delivery 3.0. Les versions Panther Lake seront équipées de connectivité Thunderbolt 4.

La distribution de ce nouveau modèle démarrera avec les offres Wildcat Lake et se poursuivra plus tard cet été avec les versions Panther Lake.

Dell XPS 13 2026 : le 13″ de référence passe à Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

MSI Claw 8 EX AI+ : écran 8″, 32 Go et Arc G3 Extreme

2 juin 2026 à 08:50

La MSI Claw 8 EX AI+ est comme une récompense pour la marque. C’est MSI qui a cru en Intel depuis le début pour ce segment particulier de minimachines, même si Intel avait du mal a lancer une solution suffisamment véloce pour arriver à battre les solutions AMD. Il n’empêche que MSI a travaillé d’arrache-pied avec les ingénieurs d’Intel pour proposer de nombreuses évolutions et mises à jour pour rattraper son retard.

MSI Claw 8 EX AI+

MSI Claw 8 EX AI+

Dès ce mois de juin 2026, la MSI Claw 8 EX AI+ changera la donne et devrait retourner complètement la situation. D’après les premières estimations techniques, la puce Intel Arc G3 Extreme qu’elle embarque devrait être plus rapide que les puces Ryzen des modèles Claw 8 AI+ actuels.

Ici, la console sera particulièrement bien lotie avec, en plus de ce processeur construit spécifiquement pour ce type d’appareils, une mémoire vive pouvant grimper jusqu’à 32 Go de LPDDR5x et un espace de stockage M.2 2280 en NVMe PCIe Gen4 x4. Un choix qui colle bien aux besoins du public qui ne sera pas obligé de s’offrir un SSD M.2 2242 généralement plus cher. L’offre 2280 est plus vaste et elle est probablement permise par le choix d’un écran de grande diagonale.

L’écran embarqué propose une dalle IPS de 8″ de diagonale en 1920 x 1200 pixels qui proposera une fréquence variable capable de s’ajuster à la volée de 48 à 120 Hz, l’affichage proposera donc une image nette et stable. MSI annonce une luminosité de 500 nits et une réponse colorimétrique couvrant 100% de la norme sRGB. Autour de l’écran a été réimaginé un design plus ergonomique que le précédent modèle. 

La MSI Claw 8 EX AI+ est une machine riche pour une clientèle qui le sera tout autant

On retrouve la panoplie habituelle de joysticks, boutons, croix directionnelle, gâchettes et une paire d’enceintes stéréo 2 x 2W DTS. La connectique liste feux ports Thunderbolt 4 proposant tous deux un DisplayPort et du Power Delivery 3.0, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack audio combo 3.5 mm Hi-Res. Livrée sous Windows 11, la MSI Claw 8 EX AI+ propose un lecteur d’empreinte digitale sur le bouton de démarrage pour une identification facile. Enfin, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0 permettra de se connecter avec d’excellents débits.

L’autonomie n’a pas été annoncée spécifiquement, mais la console embarque une batterie 80 Wh qui se rechargera via un Power Delivery intégré dans le port Thunderbolt. Le poids de la console atteint 785 grammes et ses dimensions sont de 32.1 cm de large pour 13 cm de profondeur et de 2.5 à 4.8 cm d’épaisseur.

Reste qu’on est loin, très loin, des prix de juillet 2025 pour la Claw Core i5 135H en 16/512 Go. À cette époque, l’année dernière, le modèle milieu de gamme était descendu à 399€ lors d’une promo. Ce tarif, et même son double, aura sans doute bien du mal à être atteint cette année. La rumeur parle d’un prix de base de 1499$ HT pour ce modèle. Prix qui sous-entend une version avec moins de mémoire vive que les 32 Go maximum embarqués. Je me demande toujours à cette heure-ci comment le marché va réagir.

MSI Claw : un entêtement qui force le respect

MSI Claw 8 EX AI+ : écran 8″, 32 Go et Arc G3 Extreme © MiniMachines.net. 2026

MSI Cubi NUC WCG, un nouveau MiniPC Wildcat Lake

2 juin 2026 à 06:01

Du Cubi NUC WCG de MSI, on ne sait pas encore grand-chose, si ce n’est que cette nouvelle gamme de MiniPC sera pilotée par des puces Wildcat Lake. On devrait retrouver une gamme assez large avec, pour le modèle le plus performant, un Core 7 360 et ses 6 cœurs.

La minimachine proposera un unique slot DDR5 au format SODIMM capable de piloter jusqu’à 64 Go de mémoire vive et un probable stockage très classique sur une base de SSD M.2 2280.

 MSI Cubi NUC WCG

MSI Cubi NUC WCG

Malheureusement, MSI n’a pas profité de la place laissée par son unique port SODIMM pour doubler le nombre de supports M.2 NVMe et un seul port 2280 est visible à bord. C’est vraiment dommage parce que cela reste un élément très demandé des professionnels. 

Un MSI Cubi NUC WCG pour des usages basiques ?

Pour le reste, le MiniPC est disponible en deux couleurs et propose une connectique assez large avec deux ports HDMI, un Thunderbolt 4, deux Ethernet en 2.5 et 1 Gigabit et s’alimente via un port USB Type-C. La face avant liste un bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 2.0 Type-A et deux USB 3.2 Gen2 Type-A. Ce n’est pas la distribution la plus esthétique qui soit, mais elle correspond bien à un usage en mode VESA derrière un écran. 

Plus d’infos devraient suivre.

Source : TechpowerUp

 

MSI Cubi NUC WCG, un nouveau MiniPC Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

1 juin 2026 à 15:57

Penser une puce comme le RTX Spark ne se fait pas en un claquement de doigts. Nvidia a donc pris son temps pour élaborer une solution qui puisse venir chatouiller la concurrence actuelle des puces Qualcomm sous Windows 11. La marque a fini par sortir un SoC qui risque de faire un peu plus qu’un peu de bruit, si elle est bien déployée.

RTX Spark

La fin de l’exclusivité accordée à Qualcomm par Microsoft a pris fin en octobre 2023, on aurait pu penser que Nvidia et son RTX Spark attendent alors Microsoft au tournant pour lancer une puce capable de prendre le relais de l’offre concurrente. Cela n’a pas été le cas et il aura fallu attendre trois ans pour voir une réponse technique aux Snapdragons. Trois années pendant lesquelles Nvidia ne s’est pas tourné les pouces. Avec son partenaire Mediatek en charge de l’implantation des cœurs ARM Cortex, la marque a tissé un double écosystème : à la fois technique en proposant une solution assez brillante sur le papier. Mais aussi logicielle avec tout un ensemble de partenaires prêts à soutenir son initiative.

En parallèle de ses trois années d’attente, Nvidia a pu constater les efforts menés par Microsoft pour améliorer sa plateforme d’émulation technique. Au frais du système d’exploitation et de son concurrent Qualcomm, Windows 11 a peaufiné ses routines pour proposer une couche de gestion des puces ARM désormais beaucoup plus solide que les offres précédentes. C’est donc dans des conditions concurrentielles très avantageuses qu’est annoncée la nouvelle gamme de puces RTX Spark.

On ne parle pas encore de circuits spécifiques comme des Nvidia N1 ou Nvidia N1X mais d’une « gamme » plus large. Une manière de voir l’étendue possible du dispositif. La puce, gravée en 3 nm par TSMC proposera jusqu’à 20 cœurs Nvidia Grace (supposément 10 Cortex-X925 et 10 Cortex-XA725) et proposera un circuit graphique made-in-Nvidia séparé. Deux éléments qui seront réunis à la mémoire vive par une jonction NVLink C2C promettant 600 Go/s de bande passante. 

  NVIDIA N1X NVIDIA N1X NVIDIA N1 NVIDIA N1
Cœurs CPU BIG 10 × Cortex-X925 9 × Cortex-X925 8 × Cortex-X925 7 × Cortex-X925
Cœurs CPU LITTLE 10 × Cortex-A725 9 × Cortex-A725 4 × Cortex-A725 3 × Cortex-A725
GPU Streaming Multiprocesseurs 48 SM 40 SM 20 SM 16 SM
Cœurs CUDA 6 144 5 120 2 560 2 048
Mémoire 16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
PCI Express 12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
TDP 45 à 80 W 45 à 80 W 18 à 45 W 18 à 45 W

C’est un des points clés de cette offre, ce dialogue ultra rapide entre les éléments. La possibilité de piloter jusqu’à 128 Go de mémoire vive LPDRR5x va probablement attirer l’attention des amateurs d’IA locales. Nvidia annonce que le circuit proposera jusqu’au quintuple des débits d’un PCIe Gen 5 x5. Un énorme avantage pour les LLM. La marque emploie ici les éléments techniques mis au point pour ses gammes professionnelles

On comprend au passage pourquoi Qualcomm annonce enfin ses Snapdragon C à destination de machines beaucoup plus entrée de gamme. Tant que la marque se sentait seule et sans concurrence, elle pouvait se lâcher sur les puces haut de gamme. Désormais en compétition avec Nvidia, elle doit ouvrir sa gamme vers d’autres secteurs.

La gamme de machines qui pourra accepter ces puces est assez vaste mais un détail doit retenir l’attention. Si Nvidia parle d’un TDP de 1 watt seulement pour les usages les plus légers, la puce devrait atteindre les 80 watts à son pic de performances. Cela nécessite un dispositif de refroidissement adapté mais reste très impressionnant en face de l’ensemble des cœurs alignés. On imagine qu’ici également, les optimisations effectuées sur les puces professionnelles ont été fructueuses.

La partie graphique est impressionnante, il s’agit d’un ensemble de cœurs Blackwell RTX additionnant 6144 cœurs CUDA, soit l’équivalent d’une solution RTX 5070. Quand vous mettez bout à bout un SoC 20 cœurs, des milliers de cœurs CUDA, un énorme paquet de mémoire vive et une bande passante qui fonce à Mach-100, vous obtenez une recette assez ébouriffante pour pénétrer le marché.

Un lancement de RTX Spark sous haute surveillance

On ne sait pas quel scénario attendre de cette puce RTX Spark. Pour le moment, Nvidia annonce de multiples partenaires intéressés par cette puce. Un liste de plusieurs machines a été dressée chez les acteurs classiques du marché : Asus, Dell, HP, Lenovo, MSI et… Microsoft. un dernier acteur dont on comprend ici qu’il ne fera plus de cadeau d’exclusivité à Qualcomm pour ses gammes Surface.

Nvidia va se retrouver face à des choix pour cette sortie. Si la marque laisse le marché choisir ses implantations de RTX Spark, leur avenir semble déjà tout tracé. Les puces ne seront probablement pas données et leur appréciation par le grand public sera, au mieux, tiède à leur sortie. Nvidia n’indique pas de tarif pour ses puces mais il semble logique de les classer dans un positionnement Gaming assez élevé. On imagine mal le nouveau processeur venir organiser un sabordage concurrentiel des puces RTX mobiles classiques et on peut donc s’attendre à des tarifs assez élevés. 1499€, 1749€, 1999€ ou plus, ne semblent pas délirants pour ces futurs portables.

Voilà tout le problème aujourd’hui. Si Nvidia ne gère pas finement la distribution de ses puces, alors les constructeurs seront plus enclins à proposer les versions les plus haut de gamme possible. Sans considération d’un public de particuliers. Il sera moins risqué de lancer un produit RTX Spark avec 128 Go de mémoire vive à 3000€ sachant que dans tous les cas les pros se les arracheront plutôt que des modèles en 32 Go de mémoire  vive a 2000€ qui risquent de n’intéresser pas grand monde.

C’est sans doute pour cela que Nvidia met en avant toute la partie écosystème de son offre. Le DLSS pour augmenter le nombre d’images affichées, Le RayTracing pour la qualité de rendu, la baisse de la latence avec Reflex, le pilotage d’écran G-Sync et des fonctions d’IA variées dont le RTX Modding et ACE. 

Une foule de studios et de développeurs suivront le lancement de RTX Spark

Une foule de studios et de développeurs suivront le lancement de RTX Spark

Mais c’est également pour cela que la marque a sollicité de nombreux développeurs. Pour s’assurer que leurs prochains produits supportent les fonctions implantées. Une tâche facilitée par le simple fait qu’un cœur CUDA reste un cœur CUDA, qu’il soit intégré dans un circuit graphique secondaire ou celui du RTX Spark. 

Il faudra donc surveiller l’ensemble de cette sortie et rester très attentif à la qualité des offres annoncées mais aussi à celles réellement disponibles en magasin. Personne ne veut froisser Nvidia en ce moment et je suppose qu’aucun constructeur ou développeur ne prendrait le risque de ne pas adhérer à sa nouvelle offre. Mais il est possible que pour certains des constructeurs la proposition globale ne fonctionne tout simplement pas en 2026. Que seule l’offre visant des pros ait du sens. Comme cela a été le cas pour les Strix Halo d’AMD.

Le risque étant alors que les livraisons de machines « grand public » en 16/32 Go de mémoire ne soient que très limitées et pour coller aux attentes de la marque. Puis, que le gros de l’offre finisse par n’arriver que sur des modèles 128 Go. Des modèles vendus à des prix beaucou beaucoup plus élevés. Un écueil que le RTX Spark doit absolument éviter s’il veut percer comme un processeur viable pour les marchés grand pûblic face à AMD et Intel.

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11 © MiniMachines.net. 2026

Acer Swift Air 14 : un 14″ intéressant malgré des compromis

1 juin 2026 à 13:27

Acer a dévoilé son nouveau Swift Air 14 au Computex 2026 et avec lui, la marque montre bien toute la problématique actuelle des grands constructeurs. Comment proposer un portable en 2026 avec un tarif raisonnable alors que les prix des composants se sont envolés ? 

Cet Acer Swift Air 14 est un ordinateur portable pensé pour l’ultramobilité. Il est fin, léger, coloré avec quatre finitions différentes proposant deux gris plus ou moins prononcés, un vert et un bleu. Il embarque tout ce qu’il faut pour travailler confortablement. Son écran est une dalle de 14 pouces IPS en 1920 x 1200 pixels, avec un rafraîchissement de 120 Hz. Cette dalle 16:10 assume une colorimétrie couvrant 100% de la zone sRGB et propose une luminosité culminant à 350 nits.

Pour piloter cet affichage, on retrouvera une gamme de puces Wildcat Lake d’Intel. L’engin pourra embarquer les nouveaux processeurs jusqu’au Core 7 350. On ne connait pas la puce entrée de gamme de l’engin mais le 350 est un 6 cœurs avec 2 cœurs P et 4 cœurs E cadencés à 4.8 GHz au maximum pour ses cœurs P et proposant un circuit graphique 2 cœurs Xe3 à 2.6 GHz. Un NPU 17 TOPS accompagne l’ensemble. De quoi faire tout type de tâches classiques dans un déploiement confortable et proposer assez de muscles pour exécuter des opérations assez lourdes dans le cadre d’un usage ultramobile.

Le Swift Air 14 sera accompagné par 8 à 16 Go de mémoire vive monocanal, en LPDDR5 et donc soudée à la carte mère. Un détail très important puisque, évidemment, les 8 Go apparaissent comme problématiques sous Windows 11. C’est léger, très léger. Trop léger pour un usage complet et confortable d’un engin aujourd’hui. J’ai bien peur malheureusement que ce choix soit retenu pour les modèles les plus accessibles de la gamme. J’espère que les puces Wildcat Lake les moins puissantes seront également déclinées avec 16 Go car je ne pourrais pas décemment conseiller un engin en 8 Go non évolutif sous Windows. 

La partie stockage sera montée sur un SSD M.2 non détaillé de 512 Go, ce qui sera suffisant pour cette gamme d’engin. Acer indique qu’il sera possible d’étendre ce poste jusqu’à 1 To seulement. Ce qui peut indiquer plusieurs choses, notamment le recours à un format court type M.2 2230 ou M.2 2242 en simple face. 

Acer Swift Air 14

Pour le reste, on retrouve une caméra FullHD et deux microphones numériques avec reconnaissance faciale par infrarouge pilotée par Windows Hello et un cache de confidentialité. Quatre enceintes sont intégrées pour un rendu DTS:X Ultra performant. La connectique est composée de deux ports Thunderbolt 4 et un USB 3.2 Type-A et un port jack audio combo 3.5 mm. La liaison sans fil sera gérée par une puce Intel AX211 qui proposera un Wi-Fi6E et du Bluetooth 5.3.

L’autonomie attendue est pour une fois détaillée. Le labo d’Acer annonce que les 3 cellules 70 Wh offriront 19 heures d’usage en lecture vidéo, 16 heures en navigation web et 12 heures en usages mixte. Pas mal pour un engin de 1.25 Kg, avec un châssis en aluminium et un encombrement réduit de 31.4 cm de large, 22.26 cm de profondeur et de 12.9 à 13.3 mm d’épaisseur.

Acer Swift Air 14

Le Acer Swift Air 14 2026 subit son époque

Cette machine, dans une version Wildcat Lake en 16 / 512 Go, c’est exactement ce que j’attends pour le marché depuis des années. J’aurais aimé accueillir ce genre d’engin déjà sous Intel N100/N150 mais le voir débarquer avec ces puces, des solutions proposant plus de nervosité, me semble prometteur. Malheureusement il sera largement freiné par la hausse globale des prix des composants. 

Cela posera un problème pour conseiller la machine. Si on doit prendre l’engin pour ce qu’il est au moment où il sort. Avec une concurrence qui sera dans le même bain en termes de prix et donc positionnée sur les mêmes standards. Alors on peut le considérer comme un portable entrée de gamme sérieux et efficace. Si on l’analyse par rapport aux offres qui se présentaient un an plus tôt, l’ultraportable parait forcément moins intéressant. 

Swift Air 14

Il faut bien comprendre que l’arrivée de cette puce Wildcat Lake sur ce type d’engin offrira plus de confort et de possibilités, mais n’ouvrira pas plus de portes logicielles que les précédentes puces dans la même gamme. On pourra faire la même chose, plus rapidement. Mais on ne pourra pas faire de nouvelles choses. Un montage vidéo de longue durée restera inaccessible. Des photos RAW de très grand format seront également éreintantes à modifier en photo. Plein de choses tourneront étonnamment bien, mais on ne pourra pas atteindre ce que les puces plus haut de gamme autorisent. Ce n’est pas leur but. 

Le problème donc, c’est qu’un utilisateur lambda qui aura vu un engin proposant les « mêmes services globaux » pour moins cher en 16/512 Go avec une puce moins rapide en 2025 se posera sans doute plus de deux fois la question de la validité d’un achat de cet Acer Swift Air 14 en 2026. S’il n’est pas « contraint et forcé », je doute qu’il se fasse une joie de passer à la caisse. Et c’est cette « satisfaction » qui transforme un portable standard en best-seller.

Acer Swift Air 14 : un 14″ intéressant malgré des compromis © MiniMachines.net. 2026

« Le PC est en train d’être réinventé » : Nvidia dévoile les puces RTX Spark, l’équivalent Windows de Apple M1

1 juin 2026 à 05:45

Intel, AMD, Qualcomm et Apple Silicon ont un nouveau concurrent : Nvidia. Le maître incontesté du GPU a dévoilé au Computex qu'il allait s’attaquer sérieusement au marché des PC portables Windows avec des SoC pour ordinateurs portables (CPU, GPU et mémoire vive). Sa puce RTX Spark, développée avec MediaTek, vise directement les puces Apple Silicon et les Snapdragon X de Qualcomm avec une architecture ARM présentée comme surpuissante et peu énergivore. Les premiers PC compatibles sont attendus pour l'automne 2026.

Beelink Me Pro : les PC-Nas évoluent vers des puces plus rapides

30 mai 2026 à 15:36

L’idée de base du Beelink Me Pro lors de son lancement à la fin de l’année dernière était très claire. Proposer un boîtier permettant de gérer de deux à quatre stockages 2.5 ou 3.5 pouces et l’associer à une base de carte mère extractible permettant une évolution. Quelques mois plus tard, cette évolution est déjà là.

Beelink Me Pro

Il faut dire qu’Intel a un peu tordu le bras du constructeur. Le Beelink Me Pro d’origine est sorti avec des puces Intel N95 et N150. Des processeurs qui sont de plus en plus difficiles à obtenir aujourd’hui et sur lesquels les marques ne comptent plus dans la durée. Beelink se rabat donc sur d’autres solutions et met en avant par la même la compétence particulière de son MiniPC.

En effet ces engins ont une carte mère montée sur un support en rack, totalement extractible. Un propriétaire d’une version N95 pourra donc, en théorie, l’échanger contre une des nouvelles cartes. La partie théorique vient du fait que pour le moment Beelink n’a pas mis en vente de cartes nues. Il est également possible que des incompatibilités techniques existent, mais j’en doute.

Beelink Me Pro

Beelink Me Pro

Les puces disponibles sont l’Intel Raptor Lake Core i5-13420H, l’AMD Hawk Point Ryzen 7 H 255 ou l’AMD Strix Point Ryzen AI 9 HX 370. Des processeurs aux compétences évidemment plus avancées dont on ne connait pas l’entourage technique pour le moment. Les précédents modèles sont équipés de mémoire LPDDR5x en 12 ou 16 Go, on peut donc s’attendre à des dispositifs du même type dans des évolutions plus ou moins importantes.  

Le stockage ne devrait pas changer en quantité de SSD disponibles, mais il proposera peut-être plus de lignes PCIe. L’actuel modèle N150 propose un M.2 2280 PCIe 3.0 x2 et deux PCIe 3 x1. On devrait donc retrouver un M.2 2280 destiné au système et deux autres pour du stockage rapide. Cela en plus des deux à quatre baies SATA3 compatibles avec des stockages 2.5 ou 3.5″.

Le Beelink Me Pro comme MiniPC classique avec option NAS et/ou serveur

La connectique comprend, un Ethernet 10 Gigabit, un autre en 2.5 Gigabit, une sortie HDMI, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un USB 3.2 Gen2 Type-A (en façade), deux USB 2.0 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm

L’ensemble mesurera 12.1 cm de large pour 11.2 cm de haut sur 16.5 cm de profondeur pour le modèle 2 baies. La version quatre baies sera plus imposante avec 14.5 cm de large, 16.5 cm de haut et autant de profondeur. Diverses options de couleurs seront disponibles.

Pour vous situer les appareils, les modèles actuels en 2 baies sont disponibles sur Amazon aux prix suivants :

Les modèles 4 baies ne sont pas disponibles.

Changer la carte mère de son Beelink Me Pro en vidéo

Beelink Me Pro : les PC-Nas évoluent vers des puces plus rapides © MiniMachines.net. 2026

Acer Iconia Duo S14 : une tablette Android très grand format

30 mai 2026 à 09:13

Quatorze virgule deux pouces, c’est la diagonale de la grande tablette Android Acer Iconia Duo S14. Acer qui revient fort sur le segment et annonce pas moins de trois tablettes de grandes taille pour ce Computex 2026. Deux modèles de 12.2 pouces et une de 14.2 pouces.

Acer Iconia Duo D12

Acer Iconia Duo D12

Acer Iconia Duo D12 : 12.2″ IPS

On commence par la Acer Iconia Duo D12, la plus entrée de gamme des deux 12.2″. Livrée sous Android 16 elle embarquera un SoC MediaTek Helio G99 et comptera sur 8 Go de LPDDR4 et 128 Go de stockage UFS avec un lecteur de cartes MicroSDXC pour étendre cette capacité. Son grand écran affichera via une dalle IPS en 2400 x 1600 pixels. 4 enceintes seront embarquées, des webcams avant et arrière, un Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2, une dizaine d’heures d’autonomie et des dimensions proches d’une feuille A4 : 27.7 par 19.1 cm pour 7.5 mm d’épaisseur. Le tout pesant 620 grammes, pour une maniabilité probablement cantonnée au sein de la maison. Cette Acer Iconia Duo D12 proposera la lecture de films et séries affichés de manière confortable. Grande diagonale, son stéréo. De quoi regarder quelque chose au fond de son lit.

Acer Iconia Duo D12

Acer Iconia Duo D12

Deux webcams sont intégrées, une 5 MP à l’avant et une 8 MP à l’arrière, de quoi faire des photos mais aussi assurer un service de vidéoconférence. La Iconia Duo D12 permettra la lecture, magazines, livres, journaux, BD, Mangas, PDF, documents « photographiés » avec sa webcam et évidemment Web. Le format la rend déplaçable au fond d’un sac, mais il est plus probable que cette tablette reste cantonnée à un usage local. Au cœur d’un espace familial pour des activités ludiques, d’information pour faire ses devoirs, pour jouer ou regarder un film. A noter que des options comme un clavier détachable, un stylet actif et un support magnétique permettront d’en étendre les usages.

Prix annoncé de l’Acer Iconia Duo D12 aux US : 399$ HT

Acer Iconia Duo S12

Acer Iconia Duo S12

Acer Iconia Duo S12 : 12.2″ OLED

La Iconia Duo S12 est une version plus performante dans la même diagonale. La dalle évolue vers de l’OLED, en 2800 x 1840 pixels avec une couverture totale de la gamme de couleurs DCI-P3 et une luminosité de 600 nits.  Toujours sous Android 16 elle propose un SoC MediaTek Dimensity 7400 et sa mémoire vive de 8 Go passe à de la LPDDR5. Le stockage grimpe à 256 Go UFS maximum et on retrouve le lecteur de cartes MicroSDXC. La batterie 8000 mAh proposera toujours une dizaine d’heures d’autonomie.

Acer Iconia Duo S12

Acer Iconia Duo S12

Quelques autres détails changent avec des webcams plus performantes : 8 MP en frontal, 13 MP au dos de l’appareil. Pour le reste, peu de différences, la puce embarquée est plus puissante mais on retrouve globalement les mêmes usages. En disposant des mêmes accessoires.

Prix annoncé de l’Acer Iconia Duo S12 aux US : 549$ HT.

Acer Iconia Duo S14

Acer Iconia Duo S14

Acer Iconia Duo S14 : 14.2″ OLED

Enfin, la grande Iconia Duo S14 déploiera sa diagonale de 14.2 pouces dans un dispositif de 730 grammes qui dépassera la feuille A4 : 31.1 par 21.71 cm pour 6,2 mm d’épaisseur. De quoi proposer un espace de consultation très agréable pour différents contenus. La dalle est encore de type OLED, elle propose une définition de 2880 x 1840 pixels avec un rafraichissement 120 Hz. La colorimétrie est toujours à 100% de la norme DCI-P3 et la luminosité est de 400 nits. C’est typiquement l’objet qui va permettre de regarder un film au fond de son lit ou de surfer de manière très agréable.

Acer Iconia Duo S14

Acer Iconia Duo S14

La puce embarquée est ici un SoC MediaTek Dimensity 8300 toujours accompagné par 8 Go de LPDDR5. Le stockage est toujours confié à une solution UFS pouvant atteindre 256 Go et un lecteur de cartes MicroSDXC est encore présent. À noter, par rapport aux deux précédents modèles, que la puce propose une solution Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 mais également un module GPS. 

Acer Iconia Duo S14

Acer Iconia Duo S14

La batterie de la Iconia Duo S14 atteindra les 10 000 mAh, il faut compenser la dalle plus importante. L’autonomie ne bouge pas, avec toujours 10 heures annoncées. On retrouve des capteurs photo 8/13 MP, les quatre haut-parleurs et une petite nuance avec la présence de deux ports USB Type-C au lieu d’un seul pour les modèles 12″. Là encore, ce modèle aura droit à un support magnétique, un stylet actif pour gribouiller et un clavier détachable pour prendre des notes. 

Prix annoncé de l’Acer Iconia Duo S14 aux US : 699$ HT.

Les fichetechs : 

  Acer Iconia Duo D12
Modèle D12-11M
Système d’exploitation Android 16
Processeur SoC octa-core MediaTek Helio G99 cadencé à 2,2 GHz
Mémoire vive 8 Go LPDDR4 intégrés
Stockage 128 Go UFS
Écran 12,2 pouces WQXGA (2400 × 1600), format 3:2, tactile multipoint
Caméra avant 5 MP
Caméra arrière 8 MP
Audio Double haut-parleur stéréo intégré
Connectique 1 port USB Type-C, lecteur de carte microSD
Batterie 30,4 Wh, 8 000 mAh, 3,8 V, batterie Li-ion 2 cellules
Autonomie Jusqu’à 10 heures
Connectivité Wi-Fi 6, Bluetooth® 5.2
Dimensions 277,75 × 191,34 × 7,5 mm (L × P × H)
Poids 0,62 kg
Accessoires optionnels Support magnétique, stylet actif, clavier détachable
  Acer Iconia Duo S12
Modèle S12-11M
Système d’exploitation Android 16
Processeur MediaTek Dimensity 7400, SoC octa-core cadencé à 2,6 GHz
Mémoire vive 8 Go LPDDR5 embarqués
Stockage Jusqu’à 256 Go UFS
Écran OLED 12,2 pouces (2800 × 1840), format 3:2, tactile multipoint
Luminosité 600 nits
Couverture colorimétrique 100 % DCI-P3
Caméra avant 8 MP
Caméra arrière 13 MP
Audio Double haut-parleurs stéréo intégrés
Connectique 1 port USB Type-C, lecteur de carte microSD
Batterie 30,4 Wh, 8 000 mAh, 3,8 V, batterie Li-ion 2 cellules
Autonomie Jusqu’à 10 heures
Connectivité Wi-Fi 6, Bluetooth® 5.3, GPS
Dimensions 271,65 × 183,13 × 6,5 mm (L × P × H)
Poids 0,58 kg
Accessoires optionnels Support magnétique, stylet actif, clavier détachable
  Acer Iconia Duo SS14
Modèle S14-11M
Système d’exploitation Android 16
Processeur MediaTek Dimensity 8300, SoC octa-core cadencé à 2,2 GHz
Mémoire vive 8 Go LPDDR5 embarqués
Stockage Jusqu’à 256 Go UFS
Écran OLED WQXGA 14,2 pouces (2880 × 1840), format 3:2, tactile multipoint
Luminosité 400 nits
Couverture colorimétrique 100 % DCI-P3
Caméra avant 8 MP
Caméra arrière 13 MP
Audio Quadruple haut-parleurs stéréo intégrés
Connectique 2 ports USB Type-C, lecteur de carte microSD
Batterie 38 Wh, 10 000 mAh, 3,8 V, batterie Li-ion 2 cellules
Autonomie Jusqu’à 10 heures
Connectivité Wi-Fi 6E, Bluetooth® 5.2, GPS
Dimensions 311 × 217,1 × 6,2 mm (L × P × H)
Poids 0,73 kg
Accessoires optionnels Support magnétique, stylet actif, clavier détachable

Acer Iconia Duo S14 : une tablette Android très grand format © MiniMachines.net. 2026

Acer Predator Atlas 8 : une console sous Intel Arc G disponible en octobre (Concours !)

29 mai 2026 à 14:41

Nous devrions découvrir les premiers prototypes de cette Acer Predator Atlas 8 au Computex dans quelques jours. La ConsolePC fait partie de ces modèles annoncés par Intel qui seront équipés de puces Intel Arc G3 et G3 Extreme.

Acer Predator Atlas 8

Acer Predator Atlas 8

Les Acer Predator Atlas 8 afficheront, comme leur nom l’indique, un écran de 8 pouces de diagonale. Une dalle 1950 x 1200 pixels, tactile et IPS, capable de proposer un rafraîchissement de 120 Hz variable. Un bel affichage qui sera entouré par la panoplie classique de boutons, gâchettes et joysticks du genre.

A leur cœur, les puces Intel Arc G3 avec 10 cœurs et un chipset graphique B370 ou la version Arc G3 Extreme qui passe à 12 cœurs et au circuit B390. Des puces performantes et capables de belles choses en jeu qui sont issues des évolutions du fondeur incluses dans la génération Panther Lake de ses puces mobiles mais optimisées pour un usage ultramobile moins gourmand en énergie.

Elles seront épaulées par un maximum de 24 Go de mémoire vive LPDDR5x-7467, soudée directement sur la carte mère. Le stockage pourra quant à lui atteindre 1 To via un SSD d’une taille non détaillée en PCIe 4.0 NVMe. 

Protégéés par une dalle en verre Corning Gorilla Glass Victus pour résister aux chocs et proposer un traitement antireflet, les Acer Predator Atlas 8  seront refroidies par un jeu de deux ventilateurs. Une paire d’enceintes stéréo avec fonction DTS:X Ultra sera également intégrée. La connectique fait état de deux ports Tunderblot 4, un jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Pour la connexion aux réseaux, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 sera également proposé.

Des batteries de 60 à 80 Wh seront proposées et les consoles pourront profiter d’un chargeur 65 Watt pour une charge rapide. Des LEDs RGB seront de la partie et on retrouvera des contrôles fins avec notamment des gâchettes magnétiques débridables via un petit interrupteur.

La Acer Predator Atlas 8 mesurera 29.9 cm de large, 12.7 cm de profondeur et 5.84 cm d’épaisseur. Pas d’inquiétude, cette épaisseur correspondra aux poignées ergonomiques de l’objet. Son poids total atteindra 770 grammes en version 60 Wh et 810 grammes pour le modèle 80 Wh.

Pas de prix pour le moment et une date de disponibilité prévue pour octobre 2026, les consoles risquent de ne pas être données. La version Arc Series 3G devrait être proposée à un tarif « plus raisonnable », probablement avec 12 Go de mémoire vive et peut-être 256 Go de stockage, mais je doute que ces appareils soient facilement accessibles financièrement. La crise actuelle de la mémoire vive et des autres composants n’étant pas du tout prévue pour être résorbée d’ici la fin de l’année.

Grand jeu Minimachines.net / Acer Predator Atlas 8 

Devinez le prix de la console Acer Predator Atlas 8 la plus haut de gamme ( Intel Arc G3 Extreme / 24 Go / 1 To)

Laissez en commentaire l’estimation du prix de la console et remportez le super prix ! Le tarif proposé le plus approchant de la somme officielle à laquelle sera réellement commercialisée la console en octobre sera le gagnant. Concours ouvert à tous. Premier prix « une part de flan « 4.

 

Catégorie Détails
Nom Predator Atlas 8
Modèle PA08-I51
Système d’exploitation Windows 11 Home
Processeur Intel Arc G3 Extreme / Intel Arc G3
Graphismes Intel Arc B390 / Intel Arc B370
Écran 8 pouces WUXGA (1920 × 1200), format 16:10, dalle IPS
Qualité d’affichage 100 % sRGB, 77,68 % Adobe RGB
Protection écran Gorilla® Glass Victus™ + Gorilla® Glass DXC
Tactile Multi-touch 10 points
Taux de rafraîchissement 120 Hz avec prise en charge VRR
Luminosité 500 nits
Mémoire vive Jusqu’à 24 Go LPDDR5x (7467 MT/s)
Stockage Jusqu’à 1 To SSD PCIe Gen4 NVMe M.2 (2280)
Refroidissement Double ventilateur (Predator AeroBlade métallique + ventilateur plastique), technologie Vortex Flow
Ports / Connectique 2 × Thunderbolt 4, lecteur microSD UHS-II (SD 4.0 : SD/SDXC/SDHC/SDUC), prise audio combo 3,5 mm
Contrôles Boutons A/B/X/Y, croix directionnelle, joysticks analogiques pleine taille
Commandes supplémentaires Boutons Xbox Game Bar, PredatorSense, Vue, Menu
Gâchettes et bumpers Gâchettes analogiques Hall Effect L2/R2, bumpers gauche/droite
Fonctions avancées Boutons macro gauche/droite, interrupteurs de gâchette réglables
Sécurité Bouton d’alimentation avec capteur d’empreintes digitales
Audio 2 haut-parleurs 2 W, Realtek ALC712
Microphones Double micro intégré
Technologies audio DTS:X® Ultra, Hi-Res Audio, Acer PurifiedVoice
Batterie Jusqu’à 80 Wh, Li-ion 4 cellules (4S1P)
Alimentation Adaptateur USB-C 65 W
Wi-Fi & Bluetooth Intel Killer Wi-Fi 7 BE1775s, Bluetooth 5.4
Logiciels inclus PredatorSense, Xbox Game Pass Premium (2 mois), PC Game Pass (3 mois)
Dimensions 299 × 127,4 × 28,5 / 58,37 mm
Poids < 810 g (batterie 80 Wh) / < 770 g (batterie 60 Wh)

Source : Acer

Acer Predator Atlas 8 : une console sous Intel Arc G disponible en octobre (Concours !) © MiniMachines.net. 2026

Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées

28 mai 2026 à 15:05

Les Arc Série G sont des processeurs créés par Intel pour un secteur ultra-niche, celui des consoles PC mobiles au format console de jeu. Un microcosme d’autant plus restreint qu’Intel s’adosse avant tout à l’écosystème Windows 11 de Microsoft. La solution ayant eu le plus de succès avec ce format étant le Steam Deck sous SteamOS, une distribution Linux optimisée pour le jeu.

Arc Série G

Le calendrier ne pouvait pas plus mal tomber pour ces puces Arc Série G. Je suppose qu’au moment de leur conception, quand Intel s’est aperçu il y a quelques années qu’il n’avait pas grand-chose à proposer face aux processeurs AMD intégrés au Steam Deck, l’avenir était plus radieux qu’aujourd’hui. Je n’irais pas jusqu’à dire que le marché des consoles PC est mort, mais au vu des tarifs des machines sorties récemment et à la hausse des prix du Steam Deck… On se rend compte que la crise actuelle des composants a un impact très fort sur le prix des produits. 

Proposer des processeurs spécifiquement pour ce type de machine n’est probablement pas le meilleur moyen de vendre des millions de puces en ce moment. Mais c’est un des impondérables d’un secteur où la recherche et le développement ainsi que le prototypage et l’optimisation des produits demandent des années de mise en place. 

C’est donc dans un secteur en crise, où la majorité des acteurs ont relevé leurs tarifs de plusieurs centaines d’euros tout en limitant leur production, que ces nouveaux processeurs sont annoncés. Est-ce que les Arc Série G seront suffisamment performants pour faire passer la pilule de prix très élevés ? Il faudra juger sur pièces au Computex 2026 dès le 2 juin prochain.

Arc Série G : deux puces annoncées spécifiquement pour les ConsolesPC

On retrouve donc les Intel Arc G3 et Intel Arc G3 Extreme. Deux puces qui seront a priori exclusivement réservées à des consoles mobiles type Steam Deck. Deux puces qui proposent un mélange toujours aussi complexe entre une recherche de performance et une obligation d’autonomie.

On retrouve donc ici une base de travail dérivée des processeurs Panther Lake, les Intel Core Ultra Series 3 et leur finesse de gravure Intel 18A. La base de cette architecture reprend la philosophie d’Intel d’un mélange de cœurs. On retrouve en tout 13 cœurs construits comme suit :

Deux cœurs Performance à 4.7 GHz tout de même pour de la nervosité de calcul. Huit cœurs Efficient en backup et quatre cœurs LP-E pour des tâches légères afin de conserver une bonne autonomie. Le processeur équilibrera en permanence les différents cœurs en fonction des besoins. La lecture d’une vidéo ne demandera que peu de ressources et donc ne mobilisera que les cœurs les moins gourmands. Le lancement d’un jeu récent sur un téléviseur avec branchement sur secteur monopolisera l’ensemble des ressources de chaque cœur à son maximum. Entre les deux, la puce adaptera l’activation des différents cœurs en suivant les ressources demandées par les jeux.

Ces puces Arc Série G ouvrent également la voie à une scénarisation fine de leur usage. Le joueur pourra piloter la puce au travers de ses logiciels en mettant en avant la qualité des graphismes ou le nombre d’images par seconde. Il pourra également choisir de jouer plus longtemps ou d’éviter la chauffe. Enfin, la puce pourra équilibrer l’ensemble des besoins en fonction de profils de jeux.

Cette base de calcul se conjugue avec deux circuits graphiques construits autour de l’architecture Intel Xe3 qui seront déployés jusqu’en 12 cœurs. On retrouve ici les, décidemment très pratiques, chipsets Arc B390 et B370. Des solutions qui vont offrir aux consoles PC des fonctions d’affichage avancées.  On parle de gestion du raytracing et surtout du XeSS 3. La technologie de mise à l’échelle qui sera probablement un des points capitaux du succès de ces puces Arc Série G. Avec cette solution, la puce pourra calculer des images en basse définition, plus facilement et rapidement, puis les adapter en temps réel à la définition de l’écran. Un tour de passe-passe technologique fort utile pour ce type de scénario d’usage. 

Les processeurs sont calibrés pour fonctionner dans des TDP oscillant de 8 à 30 watts. Elles proposent des NPU dégageant 46 TOPs et piloteront 12 lignes PCIe tout en prenant en charge jusqu’à 96 Go de LPDDR5x-8533.

Les petits bonus d’Intel

On retrouve la panoplie d’outils « secondaires » associés aux puces d’Intel. Ici la possibilité de profiter d’une liaison sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 6 facilitée par les interactions directes avec le processeur. Mais également la prise en charge du Thunderbolt 4 pour alimenter la console et recharger sa batterie, bien sûr. Mais également transférer des données jusqu’en 40 Gb/s et piloter des affichages externes. De quoi imaginer une exploitation très poussée une fois posée sur un dock.

Autres points importants, il sera possible de profiter des efforts d’optimisation des jeux effectués pour l’ensemble des puces Xe3. C’est-à l’apparition de pilotes prenant en charge spécifiquement les meilleurs réglages pour des jeux sur ce type de console dès leur sortie. Les appareils profiteront également des Precompiled Shaders pour accélérer leur lancement.

Enfin, en exploitant Windows 11, les consoles ainsi équipées pourront à la fois proposer des usages secondaires mais aussi profiter du mode XBOX de Microsoft pour retrouver une interface pilotable avec boutons et joysticks. 

Un parc de consoles sous Arc Série G en approche

Plusieurs consoles sous Arc Série G sont attendues au tournant chez Acer, One Netbook et, évidemment, le vieux partenaire d’Intel sur ce segment qu’est MSI. Les minimachines devraient être annoncées au Computex 2026 et leur disponibilité semble prévue en juin. Reste la grande, très grande inconnue, du prix. Avec un Steam Deck 16/512 Go qui débute à 779€ désormais on se doute que les tarifs de cette gamme ne seront pas légers. Le marché des Consoles PC a pourtant besoin de solutions accessibles pour dépasser son secteur de niche. Et si la dépense est trop élevée, la majorité des personnes tentées n’auront pas d’autre choix que de passer leur tour.

Il faut donc espérer que les constructeurs réfléchissent aux usages réels de ces engins et évitent les écueils classiques dans lesquels ils sont tombés par le passé : définition inutilement importante, stockage ou mémoire mal positionnés, batterie non remplaçable et autonomie trop limitée.

Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées © MiniMachines.net. 2026

ECS LIVA Z15 Plus : un MiniPC annoncé sous Wildcat Lake

27 mai 2026 à 10:53

Le nouveau ECS LIVA Z15 Plus n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. La marque utilise un communiqué de presse pour inciter les journalistes et autres acteurs à se présenter sur son stand du Computex 2026 qui aura lieu du 2 au 5 juin prochain.

Un Computex qui sera surement en demi-teinte tant la situation est morose face à la hausse des prix de la mémoire et des autres composants. Mais un Computex où les fabricants tenteront de séduire avec des nouveautés en faisant une grosse emphase sur la responsable de leurs malheurs : l’IA.

ECS LIVA Z15 Plus

ECS LIVA Z15 Plus

Le MiniPC ECS LIVA Z15 Plus annonce l’arrivée des MiniPC Wildcat Lake

Parmi les annonces attendues cette année, une probable floppée de minimachines sous processeurs Wildcat Lake. La grande question à laquelle ne répondra pas le LIVA Z15 Plus aujourd’hui, c’est le prix de ces engins. On sait que la future solution sera équipée d’une puce de la nouvelle gamme d’Intel mais on ne sait rien d’autre. Pas  de détail de son équipement interne en mémoire ni de son stockage, pas plus que la possibilité d’un produit barebone. Pas de prix ni de date de disponibilité. Juste la confirmation attendue que ces gammes de processeurs seront bien intégrées dans des MiniPC au même titre que les Alder Lake-N et Twin Lake.

ECS Liva Q4

ECS Liva Q4

C’est d’ailleurs un processeur Twin Lake qui a été retenu pour le lancement d’un autre modèle qui a été annoncé au côté du LIVA Z15 Plus. Le ECS Liva Q4 est une solution basique, très compacte avec un châssis de 7.5 cm de large comme de profondeur pour 3,5 cm d’épaisseur seulement. Sous processeurs Intel N150 ou N250, ce minuscule PC visera probablement le monde pro avec 8 à 16 Go de mémoire vive LPDDR5x-4800 soudée tout comme sera définitif le stockage de cet engin avec le choix d’un module eMMC de 128 Go seulement. Parfait pour faire un terminal portant une application métier, idéal pour lire de la vidéo en boucle mais un peu léger pour fonctionner en tant que MiniPC « classique » dans un foyer.

Ce modèle proposera une petite connectique comprenant un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un port de charge USB Type-C 45W, deux sorties vidéo HDMI et un Ethernet 2.5 Gigabit. Une connexion sans fil Wi-Fi4 assez légère mais pas de port Jack pour un signal audio, c’est vraiment le PC que vous retrouverez vissé à un meuble dans un magasin pour savoir s’il reste encore un produit au fond du stock.

Pas de prix non plus pour ce second modèle. La déferlante arrivera dans quelques jours.

ECS LIVA Z15 Plus : un MiniPC annoncé sous Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

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