German Firm Files For Insolvency After Cybercriminals Shut Down Production For 6 Weeks
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Excédé par le blocage politique de la Californie qui menace de faire capoter sa fusion à 110 milliards de dollars avec Warner Bros. Discovery, le patron de Paramount, David Ellison, s'apprête à hausser le ton. Ses conseillers le poussent ouvertement à délocaliser le siège social et à couper le robinet des investissements dans l'État : 30 milliards de dollars sont sur la table. Un coup de bluff ?
Au début du mois, on a appris via IGN, que Krafton avait accepté de verser le bonus prévu à Unknown Worlds Entertainment, suite à l’excellent lancement de Subnautica 2. L’article indique que plus de 4 millions d’exemplaires ont été vendus depuis la sortie en accès anticipé. Jusqu’à présent, on ne pouvait que supposer de l’issue de cette affaire parfaitement absurde, dont vous pouvez retrouver le déroulé dans nos colonnes (1, 2, 3, 4, 5), mais cette fois-ci, c’est sûr, tout est réglé :
Krafton, Inc., Unknown Worlds Entertainment ainsi que Ted Gill, Charlie Cleveland et Max McGuire sont parvenus à un accord à l’amiable et ont convenu de mettre fin à toutes les procédures judiciaires en cours.
Même si on n’a pas le détail, compte tenu de la précédente décision de justice, il est plus que probable que la somme des 250 millions de dollars soit au minimum versée au studio. En contrepartie, les dirigeants démissionnent, laissant Krafton à la recherche d’un nouveau PDG pour Unknown Worlds.
Espérons que cela ne va pas perturber les développeurs, qui n’ont pour autant pas arrêté de bosser sur le jeu entre-temps. Il y a deux jours, ils ont publié l’update 1.1, un premier patch d’ajustement nommé Mesures d’adaptation :
La liste des ajouts, modifications et corrections de bugs est très longue, mais agrémentée de petits pictogrammes pour signaler lesquelles sont relatives à des demandes de la communauté. L’équipe semble vouloir mettre en avant l’impact des joueurs sur l’accès anticipé, ce qui est toujours plutôt sympa. Si vous voulez voir l’ensemble des changements, rendez-vous sur le patch notes sur Steam.
S’il vous tente mais que vous n’avez pas encore sauté le pas, vous pouvez retrouver l’accès anticipé de Subnautica 2 sur Steam pour 30 €.
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Quinze ans après avoir lancé le pari de la Zoé, Renault vient de franchir un cap plus que symbolique : celui du million de véhicules électriques produits en France. Et « ce n’est que le début », se réjouit François Provost.
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Aie aie aie, on avait oublié que c’était la saison des licenciements ! On ne pouvait pas décemment mettre tous les fruits pourris dans le même panier, alors on a fait un article dédié à Microsoft et Arkane, mais d’autres studios ont aussi fait du ménage ces derniers jours…
Alors que le studio avait déjà licencié 17 personnes au début du mois de juin, on a appris que le studio de Warren Spector, qui vient de sortir l’immersive sim coopératif Thick as Thieves, avait dû se séparer de 18 salariés supplémentaires. Si les premiers travaillaient sur Argos: Riders on the Storm, un projet désormais annulé, les suivants étaient sur le dernier titre en date du studio. Certes, on peut lui reprocher un manque de contenu, mais il propose tout de même une très bonne expérience pour les 5 € demandés. Cela n’a manifestement pas suffi, et le studio a indiqué à nos confrères de Game Developer que l’engouement, bien qu’encourageant, ne permettait pas au studio de survivre en l’état. Ils déclarent également qu’il reste moins de 10 personnes pour maintenir Thick as Thieves, et qu’ils n’ont pas de projet de prochain jeu pour l’instant. Ça ne sent pas très bon pour le futur d’Otherside.
Depuis sa sortie en accès anticipé, nous n’avons pas reparlé du MMOFPS PIONER. Tout simplement parce que c’était nul à chier. Un feeling de merde, des graphismes et des mécaniques de gameplay d’un autre temps, des animations ridicules et des dialogues chiants comme la mort à n’en plus finir. Et ça, c’est sans compter les nombreux bugs, les crashs qui faisaient perdre sa progression ou les nombreuses maintenances empêchant de lancer le jeu. Il était pourtant très prometteur, mais il nous avait suffi de quelques heures pour nous rendre compte de l’arnaque. Évidemment, nous n’avons pas été les seuls à trouver ça pourri, et malgré des pics de 800 joueurs simultatnés, PIONER ne fait pas assez rentrer d’argent dans les caisses du studio russe GFA Games. Si l’on en croit Insider Gaming, les problèmes auraient fait surface en avril, quand on avait appris que le studio était criblé de dettes. Fin mai, une requête judiciaire a été envoyée à Moscou pour le placer en faillite, mais aucune mesure ne semble avoir été prise depuis. Si on ne parle pas de licenciement direct, c’est tout simplement parce que ce sont les salariés qui sont partis d’eux-mêmes, car ils n’étaient plus payés. Sympa.
Il y a quelques jours, Game Developer révélait que les britaniques de Red Rover Interactive, qui travaillent sur le très décevant Enginefall, entamaient une restructuration. Bien qu’ils aient été soutenus par le géant Krafton à hauteur de 15 millions de dollars en 2024, ils ne parviennent pas à s’en sortir. Des postes en Grande-Bretagne et en Norvège vont sauter pour tenter de sauver le convoi, qui a du mal à rester sur les rails. Lors des différents playtests, on avait trouvé l’expérience certes originale, mais particulièrement ratée. Le feeling de free-to-play asiatique des années 2010, la boucle de gameplay déséquilibrée et les visuels datés ne nous avaient pas franchement impressionnés. Comme ce sont des playtests, impossible d’avoir les chiffre de fréquentation. Mais il faut croire que les résultats ne sont pas très satisfaisants s’ils resserrent la vis dès maintenant, alors qu’une date de sortie en accès anticipé n’a toujours pas été précisée. Si vous voulez vous faire votre propre avis, il est toujours possible de demander un accès depuis la page Steam du jeu.
La nouvelle est tombée un peu plus tôt dans l’après-midi : Microsoft va se séparer de 3 200 postes côté jeu vidéo d’ici à mi-2027 (environ 20 % de la masse salariale), dont 1 600 immédiatement. C’est Asha Sharma, actuelle CEO de la branche Xbox, qui l’a annoncé via un mémo partagé à tous les salariés (et au monde entier en même temps, a priori). On savait déjà que des licenciements étaient prévus, mais on ne savait pas qu’ils allaient être d’une telle ampleur. Par ailleurs, cela intervient dans un plan encore plus global de « rationalisation » au sein du groupe, puisque c’est un total de 6 400 personnes qui finiront à la porte de la firme de Redmond dans moins d’un an.
Bon nombre de studios sont salement touchés, notamment id Software, d’après Jason Schreier, malgré la sortie imminente du premier – et probablement dernier – DLC pour DOOM: The Dark Ages : Revelations. Pareil chez Obsidian, selon Gautoz d’Origami, qui serait l’un des studios les plus charcutés, et dont les salariés restant seraient regroupés autour de Grounded 2. La situation est différente pour Arkane à Lyon, puisque contrairement à certains de ses copains qui sont en passe d’être revendus ou de redevenir indépendants, la direction est entrée en consultation avec les partenaires sociaux pour « examiner les options stratégiques possibles ». En effet, grâce à un droit du travail français décrit comme « plus rigoureux » par nos amis américains, ils ne peuvent pas se débarrasser des gens en un claquement de doigts. Cela promet de longs mois d’hésitation entre revente, découpage et licenciements, mais ça ne sent pas très bon pour leur projet d’immersive sim en TPS, Marvel’s Blade.
On ne va pas vous mentir : ça nous ferait franchement chier qu’un studio aussi mythique qu’Arkane ferme ses portes, et on souhaite bon courage à toute l’équipe pour traverser cette nouvelle épreuve.
Édit du 07/07 : Nos confrères de Gamekult rapportaient ce matin qu’id Software aurait perdu plus de la moitié de ses effectifs (136, a priori), en particulier les personnes de l’équipe technique. Comme ils le soulignent, cette décision serait d’une bêtise crasse, car l’id Tech 8 (qui anime notamment DOOM: The Dark Ages ou Indiana Jones et le Cercle Ancien) rivalise largement avec l’Unreal Engine 5, tout en étant bien mieux optimisé. Microsoft aurait tout au contraire plutôt intérêt à le développer pour ne pas être dépendant d’un autre moteur et ainsi l’utiliser dans ses autres studios, comme ils l’avaient initié chez MachineGames.
Édit du 08/07 : Jason Schreier a publié un article ce matin à propos d’Obsidian : un quart du staff s’est fait dégager, la suite d’Avowed a été annulée tout comme d’autres projets non annoncés, et le studio se concentrera sur un nouvel épisode de Fallout aux côtés des équipes de Bethesda Game Studios.
Édit du 09/07 : Gamesbeat et Video Games Chronicle ont publié des articles sur les réactions des ex-employés d’id Software, franchement choqués par la décision. On apprend que le studio travaillait sur un jeu inspiré de John Wick, sur un nouveau Perfect Dark et sur une proposition multi/coop sur la licence DOOM. Aucune information ne permet pour l’instant de dire si tout part à la benne. En revanche, on sait dorénavant que le studio comptait 185 employés avant le départ des 136 annoncés hier. Il ne reste donc qu’une cinquantaine de personnes chez id Software, qui deviendrait un studio de support, et ils abandonneraient donc l’id Tech au profit de l’Unreal Engine (comme Halo Studios) pour rationaliser les coûts. Sans doute la pire décision possible jamais entreprise par Microsoft.
Édit du 10/07 : Dans un article publié hier, nos confrères de This Week in Videogames infirment l’abandon de l’id Tech et la bascule à l’Unreal Engine. Selon eux, ce sont des spéculations faites par d’anciens membres du studio qui n’auraient pas la vue globale du sujet. Même si des profils très techniques liés à l’id Tech ont été supprimés aux États-Unis, il s’avère que le studio de Frankfort, dont le rôle est uniquement de travailler sur le moteur, n’a pas du tout été affecté par les licenciements, probablement grâce à la protection des emplois proche de celle du droit français. Il y a donc un espoir de voir perdurer le mythique moteur, notamment dans la prochaine production de MachineGames, le troisième volet de la série Wolfestein, et pourquoi pas sur d’autres « licences phares », telles que décrites par la direction de Bethesda.
Édit du 11/07 : Les développeurs restants chez id Software tentent de faire du damage control en publiant un communiqué sur X. Ils expliquent que, malgré les 136 licenciements, leur équipe est désormais de taille comparable à celle qui avait développé DOOM 2016, et qu’ils continuent à travailler sur « les jeux et la technologie qui ont défini le studio depuis 35 ans ». Ils nous donnent rendez-vous à la Quakecon en août prochain.
Édit du 11/07 (bis) : Dans une vidéo publiée le 10 juillet, Jason Schreier indique que malgré l’annulation d’Avowed 2, un petit groupe de développeurs continuerait tout de même à travailler dessus, en attendant d’être réaffecté au prochain jeu Fallout. L’hypothèse du journaliste est qu’ils espèrent peut-être avoir suffisamment avancé pour que Microsoft accepte d’achever le projet à moindre coût.
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On l’avait vu venir, mais le choc est tout de même là : Microsoft annonce le licenciement de milliers d’employés au sein de sa division Xbox et se sépare au passage de quatre studios de développement. Une vaste restructuration qui fait de lourds dégâts.
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À la une de la rubrique tech de Numerama cette semaine : Apple augmente ses prix en réaction à la pénurie de composants et dénonce les pratiques des fabricants de RAM. Meta lance des lunettes Meta Glasses sans la marque Ray-Ban, pour attaquer de nouveaux marchés, et le Crédit Agricole s'offre un bad buzz en lançant une application concurrente d'Apple Pay.
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Omdia annonce des chiffres assez durs. De crise en crise, le marché de l’informatique personnelle accuse encore le coup. Après le COVID, après les cryptos, le secteur est désormais confronté à une augmentation de tarifs de ses composants clés : mémoire vive bien sûr, mais aussi cartes graphiques, stockage et processeurs. Les centres de données aspirant au prix fort la production mondiale de tout ce qui embarque un peu de silicium.
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Le résultat sur le terrain se traduit par une érosion très nette des livraisons de PC. Une baisse de 7% pour ce premier trimestre 2026 d’après le cabinet d’analyse Omdia. Un recul très fort avec 15.8 millions d’ordinateurs expédiés, tous types confondus et hors marché tablette. On n’avait pas vu un tel recul depuis 2023 et son troisième trimestre.
Si Omdia met en lumière la crise actuelle des composants, d’autres facteurs sont probablement à l’œuvre. L’inflation générale des prix, l’incertitude géopolitique et bien sûr la problématique de la hausse du carburant. Un cocktail qui empêche probablement d’investir aussi facilement qu’auparavant dans un nouveau PC. C’est probablement pour cela que le secteur des particuliers est en plus net recul (-9.5%) que celui des pro (-5%).
Les entreprises ont également été plus fortement et directement incitées à finir leur basculement de Windows 10 à Windows 11 tandis que les particuliers ont trouvé des alternatives : soit en restant sous Windows 10, soit en basculant sous Windows 11 malgré les réticences microsoftiennes ou en changeant de système. Les directeurs informatiques des grandes entreprises ont également su lire le marché et comprendre la hausse pour anticiper peut-être un peu plus les augmentations à venir. Le marché pro est souvent dans l’anticipation en prévoyant les changements de marché alors que celui des particuliers est dans la réaction. Le grand public n’investit souvent qu’en cas de panne.
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Le fait que le prix moyen des machines augmente de mois en mois est probablement un autre facteur de différenciation entre pros et particuliers. Omdia indique que ce premier trimestre a vu les prix augmenter de 4% supplémentaires en moyenne. Mais cette moyenne n’est probablement pas du tout la même sur les deux segments. Si les PC bureautique classiques n’ont pas beaucoup bougé, les machines plus musclées et en particulier le segment réservé aux joueurs et à la création a explosé. Cette hausse devrait se poursuivre et rajouter encore 12 % supplémentaires en moyenne pour le second trimestre. La fin des contrats de livraison de mémoire et stockage encore existants chez les grands fabricants ayant pris fin entre mai et juin, les prix de rentrée des ordinateurs vont probablement atteindre des sommets en septembre.
Omdia note des disparités assez fortes chez les marques : HP est en plein naufrage avec une baisse de 21.6% de ses livraisons sur ce trimestre. Dell en profite pour devenir leader du marché US avec une légère croissance de 1.1% pour atteindre un quart des livraisons du pays. Lenovo le tenaille avec une hausse de 1.2% pour s’accaparer 20% des livraisons. Apple dévisse de 1.6%, Acer de 5.6%…
Les prévisions d’Omdia sont pessimistes pour 2026 avec une baisse de presque 15% des livraisons sur l’année entière. Cela reflète mécaniquement les problèmes de disponibilité des composants et les actions menées par différentes marques. Plusieurs fabricants m’ont confirmé en off que leurs contrats de livraison de mémoire n’étaient livrés qu’à 40% de ce qui était commandé. Sur 100 modules attendus, ils n’en recevaient que 40. Ce qui pose évidemment un problème de fabrication et donc de livraison. La parade la plus simple a été de diviser la mémoire pour mieux al répartir. Ce qui explique le choix de certaines marques de multiplier les machines en 8 Go de mémoire vive et pourquoi Microsoft trouve que finalement 8 Go cela suffit pour faire tourner Windows 11. Les grands fabricants préfèrent largement proposer deux machines en 8 Go plutôt qu’une seule en 16 Go de DDR5.
Cela explique également pourquoi le gouvernement US a finalement normalisé en quelques mois les relations entre ses marques de PC US et les nouveaux fabricants de mémoire vive chinois auparavant sur liste noire. Il y a clairement le feu au lac et deux sociétés qui ont passé des accords d’achat avec le Chinois CXMT sont HP et Apple, deux marques en baisse de livraisons.
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Le reste de l’analyse d’Omdia est à prendre avec des pincettes. On ne voit pas trop pourquoi le marché pourrait reprendre des couleurs en 2027 avec une hausse estimée à +10% ce qui ferait tout de même une augmentation des livraisons de 24% par rapport à 2026… La plupart des acteurs semblent confirmer que l’année prochaine ne sera pas une année de rupture en termes de prix sur les composants. Que l’appétit des ogres de l’IA ne sera pas encore rassasié. Quant aux années 2028,; 2029 et 2030, cela ressemble plus à une manière de rassurer le marché qu’autre chose. Bien malin sera celui qui pourra anticiper à 4 ans quelque chose en informatique.
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Omdia fait par contre un autre constat, celui d’un secteur qui s’oriente vers des prix plus élevés. Ce n’est ici pas forcément difficile à anticiper quand on voit qu’un engin comme la Steam Machine de Valve avait été anticipée à 750$ par ses ingénieurs et a dû finalement sortir au-dessus des 1000$. Les prix montent en flèche pour tout le monde et les nouveaux contrats sur les composants ne vont pas aider à améliorer la situation.
Il ne faut pas oublier que pour le moment le marché est pris dans une guerre aux moyens totalement asymétriques. Comme je vous l’expliquai en début de crise, augmenter les tarifs a un impact direct pour les marchands de PC. Celui que l’on voit ici. Au-delà d’un certain prix, les acheteurs ne veulent plus investir et changer de matériel. En face, les centres de données n’ont absolument aucun problème pour faire monter les enchères. La course à l’armement des IA se poursuit avec un budget illimité et sans contrainte de vendre les produits achetés à qui que ce soit. Même en augmentant leurs prix pour pouvoir acheter plus de mémoire vive aux fabricants, les marques PC traditionnelles ne pourront jamais rattraper les portefeuilles sans fond des investissements IA.
Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US © MiniMachines.net. 2026
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Le cinéma d'horreur a trouvé sa nouvelle mine d'or. Alors que les films de super-héros s'essoufflent, le triomphe planétaire de Backrooms au box-office prouve que les légendes urbaines d'internet sont devenues les nouveaux blockbusters d'Hollywood. Face à ce raz-de-marée, Warner Bros vient de remporter une bataille féroce pour adapter à l'écran un autre cauchemar du web : Siren Head.
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Depuis le 30 juin 2026, Canal+ ne distribue plus trois chaînes thématiques de TF1 : TV Breizh, Histoire TV et Ushuaïa TV. Il ne s'agit pas de la fin d'un contrat : les deux entreprises ont publié des communiqués dans lesquelles elles se renvoient la faute. Depuis huit ans, Canal+ et TF1 ne cessent de s'écharper.
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Alors que le projet de fusion historique entre Paramount et Warner Bros Discovery semblait sur une voie royale après le feu vert des États-Unis, un obstacle inattendu surgit de l'autre côté de l'Atlantique. Le gouvernement britannique menace d'intervenir et de geler l'opération, mettant en péril un deal global à 110 milliards de dollars.
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C’est avec une force et une intelligence impressionnantes que notre monde politique a lancé il y a quelques mois la taxe de 2€ sur les petits colis. Prenant ainsi de l’avance sur celle qui devait entrer en vigueur un peu plus tard dans l’année sur tout l’univers économique européen.
Grâce à cette taxe nationale, nous sommes parvenus à un brillant résultat pourtant anticipé avant sa promulgation. Celui d’un système de fret notional totalement désorganisé. D’une disparition de centaines d’emplois directs et indirects et de la récolte d’une somme colossale : 2.3 millions d’euros sur les 400 millions anticipés.
La brillante idée trouvée par notre gouvernement le premier mars de cette année était de faire payer un montant de 2€ par type de nomenclature de produit douanier pour tous les colis de moins de 150€ à entrer sur le territoire depuis un pays en dehors de la Communauté économique européenne. En clair, vous commandiez un paquet avec une paire de chaussettes, deux cravates, et trois pantalons, vous vous acquittiez de 6€ de taxes supplémentaires. 2€ pour chaque type de produit. Si, et seulement si, votre colis faisait par exemple Londres -> Toulouse. Ou Singapour -> Marseille.
Si votre colis faisait une escale entre-temps dans un pays d’Europe qui n’avait pas encore ajouté de taxe de ce type, comme, au hasard, la Belgique, la Pologne ou l’Espagne. Alors il n’était pas taxé. Chose incroyable, des géants du ecommerce ont investi en masse ces pays pour implanter des centres logistiques. La Belgique pour Alibaba. La Pologne pour de nombreux depuis que le pays est le terminus des trains en provenance des nouvelles routes de la soie terrestre de Chine. L’Espagne également comme une plaque tournante du commerce vers de nombreux pays d’Europe.
Évidemment, il s’est passé ce qu’il devrait se passer. Du jour au lendemain, les différents acteurs du marché qui importaient en France ont simplement demandé à atterrir ailleurs. Les zones de logistique des aéroports français se sont retrouvées vides et des sociétés de gestion de colis et de dédouanement ont vu leur gagne-pain disparaitre. La distorsion concurrentielle posée par l’acte isolé du gouvernement français ne pouvait pas se solder par un autre scénario.
Une pièce de 3€ slovène
Réjouissons-nous, il n’aura fallu que 4 mois pour que le gouvernement se rende compte de la boulette. Ce 30 juin, la taxe petits colis de 2€ franco-française est suspendue. A terme, elle va totalement disparaitre au profit de la taxe de 3€ Européenne. L’effort de réflexion est louable, d’autant qu’au départ le gouvernement voulait proposer un combo. La taxe nationale de 2€ devait accompagner la taxe commune de 3€ pour un très joli 5€ par type d’objet livré. Cela ne sera finalement pas le cas. Le ministère du commerce a finalement reconnu qu’il serait mieux de proposer une taxe unique étant donné que nous sommes dans un « marché unique ».
Il faut surtout dire que si les 2€ cocorico s’ajoutaient aux 3€ de base, la distorsion concurrentielle persisterait. Les premiers bilans de l’expérience ont établi que 90% des colis qui débarquaient sur le sol français avaient été expédiés ailleurs quelques jours après l’entrée en vigueur de la taxe 2€ le premier mars. Et les rentrées d’argent espérées étaient retombées chez nos chers voisins européens. Les compagnies internationales extra-européennes préférant encore et toujours payer 3€ de taxe en Belgique que 5€ en France. Là encore, personne n’avait cru bon de le signaler au gouvernement français en amont… Ah si, on me dit dans l’oreillette que de nombreux spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme. Pas assez fort probablement.
Aujourd’hui, la communication gouvernementale ne manquera pas de surprendre. La décision de la taxe européenne de 3€ a été entérinée le 12 décembre 2025 après de longs conciliabules pour mettre les 27 membres de l’Union économique d’accord. Mais le gouvernement estime que c’est son impulsion au 1ᵉʳ mars 2026 avec la taxe à 2€ qui a permis de « pousser l’Europe à prendre des mesures ». Que la France a obtenu « gain de cause » sur un projet déjà signé et entériné pour se lancer au premier juillet 2026. On est en plein développement personnel et autocongratulation devant ses actes même s’ils n’ont fait que créer des problèmes.
L’impression d’un amateurisme total n’est donc qu’une vue de l’esprit et les effets de bord sur l’emploi de cette décision de créer une zone plus taxée au sein de l’union ont forcément été mûrement réfléchis.
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Imaginez que vous commandiez du matériel électronique pour un projet personnel. Par exemple un kit pour établir la pollution de l’eau tel que celui-ci décrit sur Instructables. Il vous faudra commander 9 types d’éléments différents. Des capteurs, des résistances, des câbles, une batterie, une carte de développement ESP-32 etc. Cela fait donc 9 x 3 : 27€ de taxe sur votre colis. Si je regarde rapidement le prix des composants un à un, il y en a pour 45 à 50€ de produits et donc 50% de taxe petits colis sur ce montant. Bien entendu, si vous commandez un kit de 600 résistances, vous ne paierez que 3€ de taxe.
Évidemment, personne ne va vérifier les contenus de vos paquets, tout va passer par les documents électroniques fournis par les exportateurs à la douane et un jeu de codes-barres. Et comme les colis sont concentrés en amont dans différents centres de collecte pour limiter le prix du port, une grande partie des colis seront estampillés d’un très vague descriptif. Je reçois depuis des années des colis souples qui enferment des produits variés. Le tout est estampillé de manière très vague. Je souhaite bien du courage au douanier junior qui se fera confier la tâche de vérifier la différence de nomenclature douanière entre une carte contrôleur de moteur pas à pas et un relais 12V, une ESP32 d’une solution sous RP2040. À part pour un bizutage bon enfant de ses supérieurs devant une tâche impossible, les agents devront forcément faire confiance aux expéditeurs. Deviner au toucher si votre colis contient des chaussettes, des slips et des t-shirts et non pas uniquement des sweats me parait légèrement hasardeux et chronophage.
Pour tenter de faire face au tsunami de travail qui va s’abattre sur les agents des douanes et payer les agents privés à qui l’État confie également le rôle de surveillance de ce fret, une surtaxe supplémentaire est prévue en novembre. Celle-ci sera fixée par colis et non en fonction des différents types d’objets importés. On parle pour le moment de quelque chose comme 2€.
Au final, ce sont les entreprises qui devront payer les taxes. Ce qui voudrait dire que la société qui vous propose un jeu de 100 LEDs RGB à 8€ va prendre le risque de payer 3€ de taxe ? Bien sûr que non. Les marchands vont augmenter leurs prix de 3€ par produit dès la mise dans le panier, histoire de se couvrir. Cette « surtaxe » disparaitra si vous dépassez les 150€ fatidiques. La taxe de traitement sera ajoutée en plus.
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La réponse est assez évidente. Les différents acteurs de l’e-commerce mondial vont tout faire pour éviter de payer la taxe. Préférant payer un montant plus global à leurs antennes locales et profiter de leur infrastructure déjà en place. Aliexpress, par exemple, va profiter de ses dizaines de milliers de mètres carrés déjà implantés en Belgique pour y importer ses produits en masse. De manière à ne pas payer la taxe petit colis ensuite. Les entreprises ayant développé des entrepôts gigantesques en Pologne ou en Espagne feront de même. Ce changement de régime ne devrait pas inciter les plateformes à revenir dédouaner directement en France si elles ont déjà l’infrastructure et les emplois dans des pays limitrophes. Importer un ensemble de conteneurs complets de produits identiques sera toujours plus rentable et bien plus rapide à dédouaner. Cela condamnera donc le fret aérien en France que l’on connaissait avant mars 2026.
Pour les particuliers, la meilleure idée sera rapidement de grouper ses achats pour dépasser les 150€, surtout si votre commande est composée de dizaines de types de produits différents.
En attendant un prochain changement déjà anticipé d’une réforme en profondeur de notre système Européen de taxation qui est prévu pour 2028.
Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident
Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens © MiniMachines.net. 2026