Midea vient d'annoncer plusieurs changements pour la future version de son climatiseur mobile PortaSplit. Les modèles vendus en Europe en 2027 utiliseront un nouveau réfrigérant et seront compatibles avec Matter.
Une recharge en trois minutes chrono et une durée de vie qui défie les lois du temps. C'est la prouesse réalisée par une équipe de chercheurs australiens. En associant le zinc et l'iode à un composé à bas coût, ils ont mis au point une nouvelle formule de batterie capable d'encaisser plus de 60 000 cycles sans broncher !L’article Le zinc et l’iode vont-ils révolutionner le stockage d’énergie ? est apparu en premier sur Les Électrons Libres.
À chaque flambée des prix à la pompe, l’État subventionne, creuse la dette, sans apaiser la colère. Le carburant, pourtant, pèse beaucoup moins sur nos budgets qu’autrefois. L’argent public devrait préparer l’après-pétrole, pas prolonger le passé.L’article Carburants : cesser de subventionner le passé est apparu en premier sur Les Électrons Libres.
Le projet Sirius doit permettre à la Colombie de réduire sa dépendance aux importations. Mais son gazoduc doit traverser les zones de pêche et les sites sacrés de la communauté autochtone locale, qui freine le processus de consultation préalable, relate la presse colombienne.
La Réserve fédérale américaine devrait relever ce mercredi 16 septembre ses taux d’intérêt, rejoignant les banques centrales européenne, coréenne, japonaise et australienne. Les grands argentiers ont repris le combat contre la hausse des prix, portée par la flambée des cours des énergies fossiles, explique “The Economist”.
Des pêcheurs bloquent l’accès au dépôt pétrolier de Frontignan, dans le sud de la France, pour protester contre la hausse des prix des carburants, le 16 septembre 2026.
Le prochain changement d'heure sera le passage à l'heure d'hiver fin octobre 2026. Cette année, il aura lieu dès le dimanche 25 octobre, ce qui peut sembler particulièrement tôt. Voici l'explication.
Alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade, le prix du baril de brent, le pétrole brut de la mer du Nord, vient de repasser au-dessus de 100 dollars pour la première fois depuis deux mois.
ProLogium, le fabricant taïwanais de batteries solides soutenu par Mercedes, a lancé la production en série de ses cellules. De quoi faire sortir du laboratoire une technologie censée offrir plus d'autonomie aux voitures électriques.
La visite du ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, en Algérie, mardi 1er septembre, est à mettre en relation avec la crise énergétique qui touche la république fédérale. Le pays d’Afrique du nord intéresse notamment Berlin pour son gaz, dont l’Allemagne manque cruellement, analyse la presse d’outre-Rhin.
À Singapour, un rack de serveurs calcule désormais avec de vrais neurones humains cultivés en laboratoire, et non avec des puces en silicium. Derrière ce prototype, un pari : alléger la facture énergétique de l'intelligence artificielle.
À Singapour, un rack de serveurs calcule désormais avec de vrais neurones humains cultivés en laboratoire, et non avec des puces en silicium. Derrière ce prototype, un pari : alléger la facture énergétique de l'intelligence artificielle.
En Afrique du Sud, la centrale nucléaire de Koeberg a réduit la production d’électricité d’un de ses deux réacteurs. L’une des pompes qui puisent l’eau nécessaire au refroidissement de l’installation avait été bloquée par des sardines mortes. Selon les autorités sud-africaines, celles-ci seraient massivement infectées par l’“herpèsvirus de la sardine”.
Grandes gagnantes de la crise énergétique, les entreprises pétrolières doivent mettre la main à la poche pour “alléger le poids qui pèse sur les épaules du grand public”, estiment les ministres des Finances allemand, italien, espagnol, polonais, autrichien et portugais. Dans une lettre ouverte très commentée par la presse d’outre-Rhin, ils appellent à taxer à nouveau les profits exceptionnels de ces sociétés.
La France vient de lancer le plus grand appel d’offres éolien en mer de son histoire. Mais en renchérissant le prix final de l’électricité, cette politique risque de freiner l’électrification qu’elle est censée permettre. Anatomie d’une mécanique infernale.
AO10. C’est le nom du plus grand appel d’offres éolien en mer jamais lancé par la France : environ 10 GW, pour moitié posé, pour moitié flottant. Les chiffres impressionnent : 47,8 TWh produits par an, soit 10,6 % de la consommation électrique française actuelle, et un soutien public allant jusqu’à… 63 milliards d’euros. Tel est le plafond des aides d’État autorisé par la Commission européenne pour ce projet, montant qui dépend des prix de marché sur vingt-cinq ans. Qu’il soit atteint ou non, il mesure le risque que la collectivité accepte de porter et appelle une première question : si l’éolien en mer doit nous donner une électricité abondante et compétitive, pourquoi faut-il lui garantir autant d’argent public pendant un quart de siècle ?
L’éolien flottant a déjà fait l’objet d’une première attribution en France. En mai 2024, le consortium belgo-germano-coréen Pennavel a remporté le parc de Bretagne Sud, d’une puissance d’environ 250 MW, avec un tarif de 86,45 €/MWh.
Mais ce chiffre ne représente pas le prix complet de l’électricité une fois livrée au consommateur. Il correspond à la rémunération garantie au producteur pour l’électricité produite par le parc. Sur vingt ans, cela peut représenter près de 2 milliards d’euros de revenus.
Il faut ensuite acheminer cette électricité jusqu’au réseau terrestre. Il faut construire une plateforme en mer, poser des câbles sous-marins, les faire arriver à terre, créer un poste électrique et parfois renforcer le réseau existant. Ces travaux sont réalisés par RTE. Ils ne sont pas compris dans les 86,45 €/MWh : ils sont payés par les consommateurs à travers la partie « réseau » de leur facture d’électricité, appelée TURPE.
Il faut encore ajouter les indemnités versées lorsque le parc est contraint de s’arrêter. Cela peut arriver quand le réseau ne peut plus absorber toute l’électricité produite ou lorsque les prix deviennent négatifs – autrement dit, lorsqu’il y a tellement d’électricité disponible que les producteurs doivent payer pour la vendre. Au-delà de quarante heures à prix négatif, le développeur du parc peut être indemnisé à hauteur de 70 % du tarif prévu. Le consommateur finance donc non seulement la production et le réseau mais aussi l’arrêt de la production. Sans ce mécanisme, aucun modèle d’affaires ne passe pour les développeurs.
RTE donne lui-même un ordre de grandeur plus complet : en moyenne, le coût atteindrait 95 €/MWh pour le posé et 125 €/MWh pour le flottant. L’écart entre les 86,45 € annoncés et les 125 € du coût complet n’a donc pas disparu. Il a simplement été déplacé vers une autre partie de la facture.
Enfin, les 86,45 €/MWh obtenus en Bretagne ne constituent pas un coût démontré, mais un pari sur de futures baisses de prix. L’expérience britannique invite à la prudence. En janvier 2026, deux parcs flottants ont obtenu un tarif de 216 £/MWh, soit environ 250 €/MWh, contre 91 £/MWh pour l’éolien posé. Le même jour, dans la même enchère, le flottant coûtait donc près de deux fois et demie plus cher. Les situations ne sont certes pas identiques, mais le tarif breton suppose des baisses de coûts et une industrialisation qui restent à accomplir.
Le cercle vicieux du prix final
Qui paie les coûts qui ne figurent pas dans le tarif annoncé ? Au bout du compte, toujours le même public, mais sous deux casquettes : le contribuable, à travers le budget de l’État, et le consommateur d’électricité, à travers sa facture.
Un second mécanisme intervient : celui du prix garanti au producteur. Prenons un exemple simple. Si le tarif garanti est de 86 €/MWh et que l’électricité se vend 70 € sur le marché, la collectivité verse les 16 € manquants. Si le prix de marché tombe à 40 €, elle doit en verser 46. À l’inverse, lorsque le prix de marché dépasse le tarif garanti, le producteur restitue la différence. Donc plus les prix de marché sont bas, plus le soutien public augmente.
Or les prix baissent notamment lorsque l’offre d’électricité est abondante et que la demande ne suit pas. C’est précisément la situation française. En 2025, la France a produit 547,5 TWh d’électricité, tandis que sa consommation s’est limitée à 451 TWh, soit près de 5 % de moins qu’en 2014. RTE le reconnaît : pour la prochaine décennie, notre principal problème n’est plus de produire davantage, mais de trouver les usages capables d’absorber cette production.
À cela s’ajoute une règle très simple. Une ligne électrique, un câble sous-marin ou un poste de transformation coûtent presque aussi cher, qu’ils transportent beaucoup ou peu d’électricité. Si le coût du réseau est réparti sur une consommation qui stagne ou diminue, chaque mégawattheure doit en supporter une part plus importante. Le prix final augmente donc, même lorsque l’électricité elle-même est bon marché sur le marché de gros.
Le cercle vicieux apparaît alors. La consommation stagne ; les épisodes de prix très bas ou négatifs deviennent plus fréquents ; les compensations publiques et les indemnités d’arrêt augmentent. Dans le même temps, les coûts du réseau sont répartis sur trop peu de consommation. Le prix payé par le client monte. À ce prix, l’industriel conserve son four à gaz, le ménage reporte l’installation de sa pompe à chaleur et l’électrification ralentit encore.
Voilà la contradiction : nous construisons de nouvelles capacités de production pour électrifier l’économie, mais leur mode de financement risque de renchérir l’électricité livrée et donc de décourager cette électrification. Le prix décisif n’est pas celui que l’on proclame au moment de l’appel d’offres. C’est celui qui figure, à la fin, sur la facture de l’usine ou du ménage.
Trois questions avant les gigawatts
La réponse gouvernementale à la mécanique infernale qui vient d’être décrite s’est traduite par l’adoption, en avril dernier, d’un ambitieux plan d’électrification. Dont acte. Reste que, dans le même temps, n’apparaît nul signe d’une inflexion du prix de l’électricité dans la facture finale, bien au contraire. Or notre histoire récente le montre clairement : la grande électrification française de la deuxième moitié du XXe siècle s’est faite pendant que le prix réel de l’électricité baissait (1950-1980), puis se stabilisait (1980-2008), avec la montée en puissance du parc électronucléaire. Comment croire que la nouvelle électrification pourra se faire dans un contexte de flambée des prix comme celle observée depuis 2021 ?
Comment la Chine met sous pression l’éolien européen
Avant de construire des éoliennes, trois questions s’imposent : quel sera le prix complet de leur électricité, réseau et compensations compris, une fois livrée au consommateur ? Quelle demande viendront-elles servir et à quel prix cette demande existe-t-elle vraiment ? Avec qui nous engageons-nous – il faut, là encore, parler de la Chine – et qui paie si les hypothèses ne se vérifient pas ? Trois questions qui auraient toute leur place dans un débat électoral et qui valent pour toutes les technologies bas-carbone, nucléaire inclus – quand bien même cette technologie n’est, elle, nullement dépendante de la Chine. Une politique souveraine ne consiste pas à annoncer des gigawatts, et encore moins à boucler à la hâte un appel d’offres à quelques semaines d’échéances électorales majeures. Elle commence par savoir ce qu’ils coûteront à ceux qui les paieront.