Vue normale

Le Steam Controller va vous poinçonner dès le 4 mai pour 99€

27 avril 2026 à 17:50

La manette Steam Controller vient de faire son apparition chez Valve. Annoncé à 99€ pièce, il sera mis en vente dès le 4 mai prochain.

Pas de Steam Machine pour accompagner le Steam Controller, la crise des composants a trahi le calendrier de Valve qui pensait sans doute lancer les deux appareils en même temps. Avec des tarifs de mémoire et de stockage ayant explosé, la disponibilité du MiniPC de la marque n’est toujours pas claire.

Steam Controller

Steam Controller

Ce qui devait donc être lancé comme un accessoire pour la machine, la manette Steam Controller, va finalement sortir en solo. Et cela malgré des fonctionnalités embarquées pensées spécifiquement pour dialoguer avec la Steam Machine.

Steam Controller

J’ai déjà tout écrit sur cette manette particulière et il ne me manque plus qu’une prise en main pour faire le tour complet de l’objet. Cela ne devrait plus trop tarder maintenant. Ce sera l’occasion de voir si les travaux annoncés par Valve en matière de vitesse de traitement et de latence seront à la hauteur de ses ambitions. L’occasion également de sentir la prise en main et le confort de la manette ainsi que de l’intérêt de ses diverses options originales dans l’interface SteamOS.

Les acheteurs pourront profiter de la manette avec leurs Steam Deck, soit posée sur un dock, soit connectée à un téléviseur.

Le Steam Controller dans la gamme de prix concurrente

Reste à parler du prix, positionnée à 99€, la manette se place au-dessus d’une Dualsense de Sony pour Playstation 5 vendue entre 75 et 80€. Elle est dans les eaux d’une manette sans fil Microsoft XBox et d’un produit de qualité comme la Gamesir G7 Pro sans fil avec sa station de recharge.

Sans prise en main, il sera difficile de juger de la qualité globale de la proposition et de la pertinence de ce tarif, mais le positionnement hors promo de Valve semble être logique. La marque pourra sans doute proposer à ses partenaires des packs intégrant un jeu pour sa sortie avec la manette à prix cassé ou sabrer son prix lors de la sortie de la console Steam Machine…

PS : La sortie de la manette c’est le 4, mon anniversaire c’est le 7.

Steam Controller : Valve de retour aux manettes

Le Steam Controller va vous poinçonner dès le 4 mai pour 99€ © MiniMachines.net. 2026

Zigbuy.fr : un nouveau sponsor pour Minimachines

27 avril 2026 à 16:36

Zigbuy.fr est un « nouvel » acteur du e-commerce hexagonal avec le lancement de son extension française. Pour avoir participé à leur installation et à la prise en compte des spécificités légales et logistiques du pays, la marque a décidé de devenir un sponsor du site.

Zigbuy.fr est une plateforme de e-commerce assez classique dans un schéma de distribution de marques assez variées autour de produits domotique, de DIY et de loisir. On retrouvera chez eux un catalogue complet de produits assez classiques pour la maison : vélos et trottinettes électriques, tapis de course, robots de piscine, aspirateurs robots, aspirateurs balais, enceintes Bluetooth, purificateurs d’eau, machines à café. On y retrouvera également des produits de création et de bureau comme des graveuses laser, des bureaux assis-debout, des sièges, des vidéoprojecteurs… 

Un ensemble encore en constitution, le stock établi en Pologne devrait s’étoffer dans le futur avec plus de produits et de gamme. On peut trouver par exemple une référence d’écran Titan Army mais pas grand-chose d’autre en informatique. Le moment est clairement délicat pour constituer un stock de MiniPC ou de portables mais cela devrait venir. Des imprimantes 3D et d’autres produits créatifs vont se déployer sur ses pages dans le futur.

Un point important dans cette offre est dans la volonté du distributeur de se conformer à nos impératifs légaux. Ainsi les véhicules électriques, vélos et trottinettes, sont tous réglés pour fonctionner sur nos routes. Aucun véhicule ne dépasse les 25 Km/h et les éléments techniques obligatoires sont tous présents (catadioptres, avertisseur, phare…). Si vous achetez un véhicule sur Zigbuy.fr, il sera garanti pour rouler en France sur la voie publique.

Zigbuy : un nouvel acteur, des vétérans du secteur.

Les équipes de Zigbuy sont en place depuis peu pour l’Europe, mais les acteurs derrière cette structure sont des « anciens » de ce milieu. La majorité est constituée de recrues chevronnées qui connaissent bien les ficelles du métier. Pour avoir pas mal discuté avec les équipes, la structure est solide et les canaux de stockage et de distribution sont déjà en place.

C’est une assez bonne nouvelle pour ce secteur car ces dernières années, la tendance était plutôt inverse. Nous avons connu la fin de Gearbest en 2021 puis celle de Tomtop il y a quasiment un an en 2025. Ne laissant depuis que deux principaux revendeurs d’importation en plus d’AliExpress, à savoir Geekbuying et Banggood. Il y a eu depuis peu le lancement de Joybuy.fr qui est une plateforme beaucoup plus large et qui livre absolument tout type de produits.

L’arrivée d’un acteur supplémentaire est donc une bonne chose et devrait permettre de profiter de promotions variées. La marque est d’accord pour jouer le jeu en proposant des promotions exclusives pour Minimachines et je devrais toucher une affiliation sur les ventes. 

D’un point de vue plus technique, le choix de Zigbuy est de privilégier des marques dites de « second plan ». Des vélos de chez Eleglide ou Touroll, des trottinettes Ausom, des graveuses laser Creality ou Mecpow, des aspirateurs Narwal, Jimmy ou Jigoo. Des chaises et des bureaux ACGAM. Des écrans Titan Army… Ces marques que l’on voit d’ailleurs de plus en plus débarquer sur des plateformes françaises. La sélection opérée va s’étendre avec toujours le souci de proposer des produits fiables dans la durée.

La raison est simple, tous les produits vendus sur ZigBuy.fr bénéficient d’une garantie légale européenne de deux années complètes. La possibilité d’une rétractation de 14 jours est garantie et l’ensemble des produits vendus sont expédiés de Pologne, là où réside le siège de la division européenne de Zigbuy. La totalité des factures émises par la marque fait une mention explicite de la TVA. Enfin, un service DOA est assuré. Souvent ignoré, ce service Dead On Arrival souvent traduit par une « panne au déballage » permet une prise en charge rapide d’un produit qui présente un défaut manifeste dès l’ouverture du colis : roue voilée pour un vélo, écran brisé, élément ne fonctionnant pas. Ce circuit de gestion secondaire plus rapide permet de ne pas souffrir d’un produit réellement disponible seulement plusieurs semaines après l’achat .

Zigbuy n'a pas joué au jeu débile de générer de faux avis par IA sur ses produits…

Zigbuy n’a pas joué au jeu débile de générer de faux avis par IA sur ses produits…

 

Les expéditions sont faites gratuitement, même pour les colis les plus lourds, exclusivement depuis l’Europe et sont assurées par FeDEX ou DPD. Le temps de livraison après expédition varie entre 3 et 5 jours ouvrés. Le SAV est assuré en français par des équipes bilingues capables de répondre à vos questions techniques. Depuis 2024, date du lancement de l’enseigne, la marque propose des prestations de paiement sécurisées avec paiement par Carte de Crédit, Paypal et Klarna.

Dans l’ensemble, mon retour d’expérience avec l’enseigne est pour le moment excellent. Ils sont réactifs, compréhensifs, réellement bilingues et attentifs aux remarques spécifiques concernant le marché Français.

Ce que cela veut dire pour Minimachines

C’est toujours délicat de se positionner vis-à-vis d’un acteur extérieur quand on tient à sa ligne éditoriale. Vous le savez, Minimachines ne fait pas de publicité, ne vend pas de données et ne vit que de l’affiliation et de ses sponsors. Zigbuy fait donc désormais partie de ce club très (trop!) fermé de partenaires du site. Cela veut dire que la marque sera présente sur le site et je publierai sans doute des promotions exclusives autour de ses produits. Deux autres partenaires, dont un concurrent avec la marque Geekbuying, resteront en place. Ce partenariat, que seules des petites marques semblent apprécier, va me permettre de faire plus de choses.

Les grandes marques et grands distributeurs n’aiment pas le site parce que je ne fournis absolument aucune statistique technique du nombre de visiteurs, de leur âge, de leur profil ou même du nombre de pages vues. Je pourrais facilement trouver d’autres sponsors en gavant le site de trackers divers et variés et en vous faisant manger des cookies, mais j’en ai fait une indigestion à la fin de Blogeee.net. Comptez donc sur moi pour ne pas changer mes avis sur les produits et essayer d’avoir le regard le plus juste possible sur ZigBuy comme sur son catalogue. 

D’un point de vue financier, je pense que ce nouveau sponsor va me permettre de lancer des choses en maturation depuis un moment. Avec l’espoir que ces nouveaux éléments donnent envie à d’autres acteurs de passer outre mes caprices anti-publicitaires. Peut-être que certains vont se poser la question de la pertinence d’un vrai blog dans un monde gangrené par des articles traduits et régurgités par une IA ?

Attendez-vous à découvrir de nouvelles choses dans les jours qui viennent.

Découvrir Zigbuy.fr directement sur leur site

Les Sponsors de MiniMachines.net

 

Zigbuy.fr : un nouveau sponsor pour Minimachines © MiniMachines.net. 2026

Kdenlive 26.04 est dispo, montez vos vidéos en Open source

27 avril 2026 à 13:54

Kdenlive 26.04, c’est l’aboutissement d’un gros chantier visant à stabiliser le logiciel, lui apporter des évolutions techniques, une interface plus lisible et améliorer son utilisation. C’est l’occasion de découvrir cet outil disponible aussi bien sur Windows, Linux ou MacOS, totalement gratuit et probablement suffisant pour la majorité des utilisateurs.

Kdenlive est un produit très complet, capable de prendre en charge de nombreux codecs sur du multipiste audio et vidéo. Il propose de nombreux effets et transitions, permet de configurer celles-ci et donc de sauvegarder les vôtres. Il propose la génération de titres, l’insertion d’images et même l’automatisation de montage à partir de répertoires. Toute l’interface peut s’adapter à vos besoins, des raccourcis clavier pour correspondre à d’autres habitudes jusqu’à la gestion de l’habillage et des barres d’outils. Le logiciel sait même travailler pendant que vous effectuez un rendu ou utiliser une machine différente pour calculer des éléments très lourds en UltraHD par exemple. De la documentation, des guides et des forums sont disponibles pour appréhender l’outil en profondeur.

Kdenlive

Kdenlive permet dans cette version 26.04 d’utiliser un second moniteur pour passer l’image sur laquelle vous travaillez en plein écran. Il offre de nouveaux effets et de nouvelles transitions avec la prise en charge du glisser-déposer.

Les transitions proposent désormais de petites animations qui permettent de voir exactement à quoi elles correspondent. Un détail qui fait gagner du temps à l’utilisateur qui n’aura plus forcément à se souvenir précisément de la différence entre des fonctions aux noms très proches. Le logiciel sait également ajuster automatiquement la longueur des transitions en fonction de chaque clip dans la timeline ou agrandir la durée de clips sélectionnés ensemble.

Une meilleure gestion de la partie montage avec la prise en charge de fonctions de navigation avancées est désormais proposée. La sélection à la souris, le zoom ou le déplacement en utilisant la molette peuvent désormais être effectués à la volée. Des éléments assez standards que l’on retrouve dans les outils majeurs du secteur mais qui n’étaient pas forcément la priorité de Kdenlive jusqu’alors. Un autre gros chantier a été une meilleure prise en charge de système de capture audio externe avec une adaptation des options proposées aux possibilités réelles offertes par le matériel. Enfin, une meilleure gestion des sous-titres et de leur ajustement est proposée.

Enfin, une série de détails ont été mis à jour : la gestion de la fonction undo est plus claire, les montages en 1366 × 768 pixels sont disponibles dans les profils de projets, une meilleure gestion de la file d’attente des projets à rendre est proposée, des fonctionnalités supplémentaires de gestion de marqueurs d’aide au montage sont proposées et beaucoup d’autres détails comme la disparition du curseur sur le rendu d’une vidéo plein écran après 2 secondes d’inactivité.

Kdenlive pour les petites configurations et les grands projets

Bref, si vous êtes à la recherche d’un logiciel de montage vidéo gratuit, complet, ouvert et peu gourmand, Kdenlive vaut le coup d’être essayé. Le logiciel peut être téléchargé de manière classique avec une installation sur le système, mais également de manière « portable » ce qui autorise une exploitation directe, sans installation. Il est également fort peu gourmand avec la possibilité de monter des vidéos en 480P dès 4 Go de mémoire vive, une carte graphique OpenGL 2.0 ou DirectX 9 ou 11 et un processeur un cœur à 2 GHz. Pour des vidéos de plus grande définition, ces éléments changent évidemment mais restent légers : 16 Go de mémoire et une puce 8 cœurs suffisent pour monter en UltraHD. C’est le cas de nombreux MiniPC.

Le téléchargement se passe ici vous pouvez faire un don pour le développement du logiciel par là.

Kdenlive 26.04 est dispo, montez vos vidéos en Open source © MiniMachines.net. 2026

GPD investit dans le MCIO et l’USB4 V2.0 pour un nouveau MiniPC

27 avril 2026 à 12:37

C’est pour le moment anecdotique, le format MCIO mis en avant dans le GPD Box et le GPD G2 est issu du monde professionnel, et c’est justement pour cela qu’il a été choisi par le constructeur.

Garder une certaine avance technique est un moyen pour GPD de faire parler de lui et d’intéresser une petite frange de la population sans avoir de grosse concurrence. On a connu le même mouvement avec l’OCuLink avant qu’il ne devienne plus « grand public ». Le MCIO gomme les divers problèmes de ce précédent format et vise un peu plus vers le futur. Cela reste néanmoins un engagement assez lourd car la norme est exigeante et peu accessible au grand public. GPD le sait et annonce donc deux produits MCIO, le premier est un MiniPC, le GPD Box et le second est un dock graphique, le GPD G2.

GPD Box : un MiniPC Panther Lake sous MCIO 8i

On ne connait rien des caractéristiques de ce GPD Box pour le moment. La marque indique qu’il s’agit d’une minimachine sous Intel Panther Lake qu’elle sortira cette année sans autre détail si ce n’est qu’elle embarquera un connecteur au format MCIO 8i. De quoi piloter une connexion PCI-E Gen5 8x sans quasiment aucune perte. De quoi piloter des cartes graphiques externes quasiment avec la même vitesse qu’une solution interne classique. Le constructeur annonce une perte de 2% de la performance sur les cartes graphiques les plus gourmandes. S’il faut prendre cette annonce avec les pincettes de rigueur, la possibilité technique est bien là et pas uniquement théorique. Le MCIO 8i propose l’agrégation de 8 canaux PCIe 5.0 pour une bande passante de 128 GT/s. Cette norme a été pensée pour connecter des stockages haute performance à destination de serveurs de données. Elle est donc ici employée pour piloter un débit de carte graphique dans les meilleures conditions possibles.

Le MiniPC fait également confiance à un port USB4 V2.0 qui est capable de gérer un débit de 160 Gbps bidirectionnel. Un port finalement bien plus pérenne que le MCIO puisque le format USB4 V.2 devrait commencer à émerger sur des machines de fin d’année et pour le début 2027.

Le GPD G2 comme élément complémentaire

Le format MCIO n’étant pas du tout développé pour le grand public, il faut lui fournir un accessoire pour l’exploiter. Pour GPD, c’est évidemment l’occasion de proposer un dock graphique adapté qui permettra de tirer pleinement parti de toute carte graphique.

Le dock proposera un port USB4, du Power Delivery 3.0 en 100 watts et même un emplacement M.2 NVMe PCIe dont le format n’est pas connu mais probablement en 2280. Un Ethernet Gigabit et deux ports USB 3.2 Type-A seront également proposés pour chainer des accessoires.

Une nappe MCIO de serveur

Une nappe MCIO de serveur

Le MCIO règle pas mal de soucis techniques mais reste très marginal

Le format MCIO1 8i employé ici est intéressant techniquement mais ne doit aveugler personne. Il est surtout employé dans des salles serveurs et s’il a de gros avantages par rapport à l’OCuLink, il n’est pas la panacée pour un particulier. Premier souci, son coût. Les puces capables de le prendre en charge ne sont pas données et leur implantation n’est pas simple. Ajoutez à cela une connectique particulière et pas du tout pensée pour les budgets de monsieur et madame tout le monde, vous avez dès le départ une combinaison aux prix forcément assez élevés.

Si le MCIO autorise le hot-swap contrairement à l’OCuLink, ce qui pourrait donc éviter pas mal de déboires aux utilisateurs, son principal intérêt est sa grande compatibilité PCI qui grimpe jusqu’au PCIe 6.0. 

Le MiniPC TOPC en MCIo

Le MiniPC TOPC en MCIO

GPD n’est pas le seul à tenter de capitaliser sur ce format et le « constructeur » TOPC annonce également un dock et un MiniPC à cette norme MCIO. Le TOPC TA255 fera appel à un processeur AMD Hawk Point, un Ryzen 7 H 255, associé à 16 ou 24 Go de mémoire vive en LPDDR5. Annoncée à 2699 et 2999 Yuans suivant les versions, cette machine semble intéressante sur le papier. Cela nous donne respectivement 336 et 373€ HT. Mais il ne faut pas perdre de vue que le connecteur MCIO n’a ici quasiment aucun intérêt. La puce AMD choisie ne prend en charge que le PCIe 4.0, ce qui limite par défaut les débits. Difficile de comprendre ce choix de connecteur autrement que comme une opportunité de faire parler de la marque.

Le MiniPC TOPC en MCIo vers un dock "noname"

Le MiniPC TOPC en MCIO vers un dock « noname »

La connexion se fait ensuite vers un dock « noname » tout aussi classique qui propose une alimentation de PC pour alimenter la carte graphique. Le câble MCIO livré permet donc ici une gestion au même titre qu’un OCuLink d’un point de vue débit, avec l’avantage du Hot-Swap en plus.

Au final, je retiens que cette arrivée de solutions MCIO est probablement hyper conjoncturelle. Outre le fait que cela enferme l’utilisateur dans un format fort peu utilisé, il n’est absolument pas certain que l’offre se poursuive dans la durée. L’arrivée de l’USB4 V2.0 devrait rapidement éteindre les formats de ce type pour le grand public. Simplement parce qu’il devrait être déployé par les grandes marques internationales sur toute la production informatique haut de gamme dès le début 2027. Il descendra ensuite à plus de matériel au fil des trimestres avant de prendre la place de l’actuel USB4 « classique ».

Sans informations précises sur les puces MCIO employées, je ne peux pas être catégorique, mais à mon sens ce « débarquement » de solutions à cette norme signifie la mise à disposition d’un stock de composants qui ont été remplacés pour les pros par des solutions plus efficaces ou moins chères. Comme souvent, cette étrange arrivée dans les circuits grand public chinois est sans doute le signe d’une simple opportunité de recyclage.

Source : Notebookcheck

GPD investit dans le MCIO et l’USB4 V2.0 pour un nouveau MiniPC © MiniMachines.net. 2026

Shuttle XB860G2 : un barebone de moins de 5 litres sous Socket LGA1851

27 avril 2026 à 10:14

Le Shuttle XB860G2 est annoncé, la marque emblématique de solutions de bureau compactes lance un modèle destiné à l’intégration de puces Intel Core Ultra 200.

XB860G2

Le Shuttle XB860G2

4.5 litres, c’est le volume de ce Shuttle XB860G2 qui se comportera pour l’essentiel comme un boîtier et une carte mère de PC de bureau. L’engin propose un Socket LGA 1851 pour accueillir la puce Intel compatible de votre choix, donc toute la gamme Core Ultra 200 avec un chipset B860 dans la limite d’un TDP de 65 watts. Avec 20 cm de large, 23.6 cm de profondeur et 9.5 cm de haut, il propose une carte mère au format Mini-ITX qui peut accepter une carte graphique.

Une limitation toutefois, si le boîtier offre un port PCIe 5.0 x16 compatible avec des cartes de 20.5 cm de long, 12 cm de haut et 4.5 cm d’épaisseur, il le fait avec certaines contraintes. D’abord, l’utilisation d’un Riser va positionner la carte à la verticale, par-dessus la carte mère. Ensuite l’alimentation externe va limiter les possibilités d’alimentation de cette carte fille à 225 watts maximum. Attention, cela n’est possible qu’avec des équipements supplémentaires, par défaut le boîtier est livré avec une alimentation qui n’autorise au mieux qu’une carte de 75 watts. Des alimentations supplémentaires sont proposées avec des connecteurs graphiques adaptés afin de monter en gamme.

Pour le reste, le XB860G2 propose deux emplacements SODIMM de DDR5-5600 pour un maximum de 96 Go de mémoire vive. Un premier est placé au recto de la carte mère, le second au verso accessible via une trappe. Trois ports M.2 2280 sont disponibles au total pour ajouter du stockage. Le premier étant un NVMe PCIe Gen4 x4 compatible SATA, le second un NVMe PCIe Gen4 x4 et compatible USB 3.2 Gen2.Ces deux là, ainsi que le port M.2 2230E pour une carte réseau sans fil, sont au recto de la cate mère à côté du processeur. Le troisième, présent sous la carte mère et accessible via la même trappe, est au format NVMe PCIe Gen5 x4. Un second port PCIeGen4 x1 est présent pour ajouter une seconde carte d’extension à l’ensemble, sous la carte graphique.

Le XB860G2 propose une ventilation très aboutie.

Comme d’habitude chez Shuttle, la gestion de la chaleur est assurée par un système de caloducs et de ventilateurs. La marque a été un des pionniers dans l’utilisation de ce type de produit pour des machines grand public. 

Elle utilise ici un double caloduc qui dirige la température vers des ailettes collées au côté, largement ouvert, de l’engin. Deux petits ventuilateurs vont extraire la chaleur du châssis, je n’ai aucune idée de la nuisance sonore dégagée mais les ventilateurs sont contrôlés en fonction de la température relevée afin de ne pas monter dans les tours inutilement. La partie supérieure est également très ajourée, elle fera face à la ventilation de la carte graphique, tout est pensé pour permettre à l’ensemble de respirer. 

La connectique est complète, le XB860G2 propose suffisamment d’espace pour tout type de connecteurs. En façade on découvre deux USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Type-A, un autre de Type-C, des ports jack audio séparés et le bouton de démarrage à côté d’une LED témoin du stockage.

À l’arrière, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.0, un HDMI 2.1, un Ethernet 2.5 Gigabit, un autre en Gigabit, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, deux USB 3.2 Type-A et le Jack d’alimentation de base. Le petit carré avec quatre broches visibles pour brancher un bouton externe et un reset de BIOS. En haut du châssis on trouve un Antivol type Kensington Lock qui empêchera l’ouverture du boîtier.

Enfin, on distingue quelques ports techniques non ouverts : les deux ronds en haut à gauche et en bas à droite servent à laisser passer des antennes pour un signal sans fil. Le port à la verticale à gauche permettra de monter un port VGA via un accessoire supplémentaire de Shuttle. Enfin, le percement rond plus large en bas à droite devra être dégagé pour installer les accessoires d’alimentation nécessaires à l’installation d’une alimentation secondaire en cas d’usage de carte graphique gourmande en watts.

Le XB860G2 prend en charge le Wake On LAN, le redémarrage à la reprise de courant et pourra aussi bien s’utiliser comme un PC de travail que comme une solution industrielle. Il propose une accroche VESA en standard et peut donc également se fixer facilement. Le boitier pesant 1.9 Kg net, il faudra cependant éviter de le positionner au dos d’un écran, une fois totalement équipé, il nécessitera une fixation très stable et solide.

Question tarif, le Shuttle XB860G2 est encore assez flou, je n’ai pas trouvé de prix public. Certains « pro » le vendent à plus de 700€ HT ce qui me parait trop élevé. Le Barebone XH610G2 sous Intel H610 Express et LGA 1700 qui lui ressemble beaucoup, est commercialisé à 399.99€, ce qui me semble beaucoup plus raisonnable.

Source : Shuttle

Shuttle XB860G2 : un barebone de moins de 5 litres sous Socket LGA1851 © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 25 avril 2026 MiniMachines.net

Banana Pi BPI-SM10 : une carte RISC-V développant 60 TOPS

25 avril 2026 à 10:15

Avec la Banana Pi BPI-SM10, le constructeur propose encore une fois de suivre les traces de Nvidia et du format proposé par ses propres cartes de développement. La marque avait par exemple annoncé il y a un an la Radxa N150 sur le même format de module et équipé par un processeur Intel Twin Lake.

 Banana Pi BPI-SM10

Banana Pi BPI-SM10

L’idée est de profiter de certains développements techniques mis en place autour de la plateforme de Nvidia. Une manière de formaliser une pseudo-norme et de capitaliser dessus. Une manière également de ne pas avoir a multiplier les sources d’approvisionnement. La carte mère qui accueille le module aura toujours besoin du même kit de broches.

La Banana Pi BPI-SM10 sur sa carte mère

La Banana Pi BPI-SM10 sur sa carte mère

Sur cette nouvelle Banana Pi BPI-SM10, le constructeur sort un peu des habitudes en l’associant à une puce RISC-V, la SpacemiT K3 qui est ici associée à 32 Go de LPDDR5-6400 et embarque un NPU 8 cœurs capable de développer-coucher 60 TOPS de performacns pour des calculs d’IA. La carte mère qui permet de connecter le module comportant le SoC RISC-V mesure 10.3 cm de large pour 9.05 cm de profondeur et 3.5 cm à son point le plus haut, qui est son système de refroidissement. Un espace suffisant pour proposer une large connectique et interfacer l’ensemble avec l’extérieur.

On retrouve ici quatre USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-C, un Ethernet Gigabit, une sortie Displayport 1.2, deux MIPI CSI pour deux caméras embarquées – probablement a interfacer avec le NPU pour de la reconnaissance d’objets – et un MIPI DSI pour un affichage supplémentaire. Un jeu de 40 broches GPIO classique est évidemment présent. L’alimentation se fait par un jack classique. C’est également la carte mère qui embarque le stockage avec deux ports M.2, le premier en NVMe PCIE Gen 3 x4 et le second en Gen3 x1. Un stockage UFS ou un classique lecteur de cartes MicroSD seront également possibles.

Une Banana Pi BPI-SM10 à vocation de prototype

Pas un mot sur le prix de l’ensemble pour le moment, la documentation est encore succinte, la marque prépare le terrain. Les produits comme la BPI-SM10 ne sont en général pas donnés et s’adressent surtout à des développeurs ou des labos ayant un projet précis en tête. Soit directement autour d’une puce particulière, soit à la recherche d’une solution pouvant développer les performances et les interfaces qu’ils recherchent. Ce type de carte peut servir comme pré-prototype pour valider l’usage d’une puce RISC-V dans un projet industriel, ce sera toujours moins couteux que de développer une carte de A à Z pour valider la pertinence de la puce. Dans un second temps, un développement sur mesure d’une carte plus spécifiquement adaptée au projet pourra se faire. 

Avec ce type de clientèle en ligne de mire, ne vous attendez donc pas trop à un tarif de hobbyiste. Surtout avec 32 Go de mémoire embarquée. En début d’année, une boîte suisse m’a contacté parce qu’elle développait un robot de manipulation fine sur tapis de tri à partir d’une reconnaissance d’objet par IA. Leur budget global pour ce développement était énorme et ils avaient un an devant eux pour obtenir un prototype final fonctionnel avant la fabrication des cartes. Il va sans dire que pour ce type de société, une carte de ce type à 500 ou 800€ est une aubaine. Ça l’est un peu moins pour un amateur qui voudrait s’amuser avec une puce RISC-V.

Pour vous donner une idée, la Radxa C200 sur une base de puce Nvidia Jetson Orin et proposée avec le même genre de design, était vendue un peu moins de 600€. Avec une centaine d’euros de frais de port en prime.

Banana Pi BPI-SM10 : une carte RISC-V développant 60 TOPS © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 24 avril 2026 MiniMachines.net

Geekom A7 Max Ryzen 9 7940HS 16Go/1To à 619€ (?)

24 avril 2026 à 13:01

Mise à jour du 24/04/2026 : baisse intéressante du nouveau Geekom A7 Max que je vous présentais le 15 décembre. Un code promo permet de réduire la facture sur ce modèle en 16 Go de DDR5 et 1 To de stockage pour moins cher qu’en décembre. Voir en fin de billet.

Billet du 15/12/2025 Sur le papier, difficile de voir de réelles différences entre le Geekom A7 Max et le A7 « tout court » annoncé en juillet 2024. On retrouve le même processeur AMD Ryzen 9 7940HS, un équipement accessoire tout à fait correct et des possibilités d’usages complètes et variées.

Ce qui change, c’est ce que l’on ne voit pas en dehors du listing des principaux composants. D’abord l’emballage du MiniPC et ensuite son prix. Le premier est voulu par le constructeur, le second est conjoncturel.

Le Geekom A7 Max reprend donc un équipement équivalent à son prédécesseur. Un Ryzen 9 7940HS « Phoenix » qui développe 8 cœurs Zen4 dans des fréquences de 4 à 5.2 GHz et 16 Threads avec 40 Mo de cache au total. Il propose également un circuit graphique Radeon 780M développant 12 cœurs RDNA3. Le tout dans un TDP situé entre 35 et 45 watts. Une puce musclée, donc, qui est ici proposée avec 16 Go de DDR5-5600 en double canal alors que le précédent modèle en proposait le double. Le stockage est confié à un port M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 et il est question ici d’un stockage de base de 1 To. 

Ce qui change vraiment, c’est le boîtier qui emballe l’engin. On retrouve un bloc d’aluminium de 13.5 cm de large pour 13.2 cm de profondeur et 4.59 cm d’épaisseur. Entièrement en aluminium, il propose en façade pas moins de quatre ports USB 3.2 Gen 2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton d’alimentation. Sur sa tranche droite, on note la présence d’un Antivol type Kensington Lock et à gauche un lecteur de cartes SDXC.

A l’arrière, le dispositif est complété par une alimentation 19V au format Jack qui pourra être remplacée par une alimentation USB Type-C via la première prise USB4 de la machine qui en comporte deux. Ces ports permettront également d’alimenter deux écrans en DisplayPort en plus des deux sorties vidéo HDMI 2.0 plus classiques. Un double port Ethernet Gigabit 2.5 Gigabit est intégré en plus du module M.2 2230 en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 pré-installé.

La bonne liaison Wi-Fi sera assurée par la présence d’antennes positionnées sur cette partie arrière de l’engin qui est la seule à être en plastique pour laisser passer les ondes sans fil. 

On note au passage le bon positionnement du processeur, au-dessus de la carte mère. Cela permet de ne pas gêner l’évacuation de l’air chaud de la machine avec les câbles. Sous le boîtier, le Geekom A7 Max propose une solution classique comprenant des éléments métalliques en contact avec le processeur et les MOSFET. Ceux-ci conduiront la chaleur au travers de deux caloducs qui la distribueront vers des ailettes en métal orientées vers l’arrière de l’engin. Un ventilateur repoussera de l’air frais aspiré par les côtés, au travers des ailettes. Une solution très classique qui suffira amplement à dissiper la chaleur émise par le processeur.

Un Geekom A7 Max pour tous les publics

Ce genre de MiniPC, compact et évolutif en mémoire comme en stockage, peut se fixer derrière un écran grâce à un support VESA livré. Il est capable de remplacer des machines bien plus volumineuses dans quasiment tous les rôles d’un ordinateur moderne : surf, bureautique, création musicale, programmation, retouche d’image, conception 3D ou architecturale, développement photo numérique, montage vidéo et même jeu FullHD.

Livré sous Windows 11 Pro, le Geekom A7 Max est proposé à 769€ sur le site de la marque. Le code PRA7M150 permettra de réduire son prix de 150€ au moment du paiement.

Cela fait un total de 619€ TTC avec une livraison gratuite depuis l’entrepôt français ou allemand du constructeur. L’engin conserve bien entendu ses 3 ans de garantie. On notera tout de même un bel effort de la marque puisque la dernière promo de décembre baissait le prix de cet engin à 699€. C’est encore moins cher malgré la hausse des prix de la mémoire vive et du stockage.

Voir l’offre chez Geekom France

Le Geekom A7 Max est également en vente chez Amazon à 730.55€.

Voir l’offre chez Amazon

 

Geekom A7 Max : Ryzen 9 7940HS – 16 Go / 1 To – Windows 11 Pro
Mini-Score : A

Mini-Score : A

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée + SDXC
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ SAV France ou Europe
+ Garantie 3 ans
+ compatibilité linux assurée
+ modèle silencieux (annoncé à 36 dB)

– support Europe

Geekom A7 Max Ryzen 9 7940HS 16Go/1To à 619€ (🍮) © MiniMachines.net. 2026

L’imprimante 3D Anycubic Kobra S1 Combo à 444€

24 avril 2026 à 12:51

Mise à jour: La Anycubic Kobra S1 Combo est en promo puisqu’on la voit passer de 599€, son prix d’origine, à 444€ sur le site du fabricant avec en prime deux kilos de filament offerts ! Voir en bas de page.

La Anycubic Kobra S1 Combo réunit en une seule solution de nombreuses évolutions qui ont marqué ces dernières années dans l’impression grand public.

Anycubic Kobra S1 Combo

Anycubic Kobra S1 Combo

Construction solide et résistante de la structure de base, caisson fermé pour améliorer la performance d’impression avec un espace chaud tout en limitant les nuisances. Vitesse de déplacement et de dépôt de filament, intégration de méthodes de surveillance du travail en cours, amélioration du dialogue de l’imprimante avec l’extérieur grâce à une connexion. Sans compter l’arrivée de la gestion multifilament avec un boitier externe.

Toutes ces options sont réunies ici dans la nouvelle Anycubic Kobra S1 Combo qui propose un beau volume avec la capacité d’imprimer un objet cubique de 25 cm de côté pour un encombrement de 40 cm de large pour 41 cm de profondeur et 49 cm de haut. La vitesse de traitement est impressionnante avec des accélérations importantes, une vitesse recommandée de 300 mm/s sans traitement particulier et jusqu’à 600 mm/s en adaptant les éléments à produire.

La machine n’est pas la moins bruyante du marché avec entre 44 et 46 dB annoncés, mais cela reste dans la grande moyenne de ce genre de modèles très rapides et capables d’imprimer tous types de filament. Sa buse d’impression pouvant monter à 320°C, elle sera apte à prendre en charge aussi bien les classiques matériaux PLA mais également les plus délicats PETG, ABS et ASA (Et même du TPU en impression directe). À noter par ailleurs certains raffinements embarqués qui facilitent l’emploi de la machine comme le changement de buse sans outil. Le nivellement automatique, la reprise après coupure de courant, la détection de fin de filament ou la présence d’une caméra embarquée pour surveiller ses impressions à distance.

Le module Combo permet de connecter quatre bobines de filament à l’imprimante et donc de gérer plusieurs couleurs sur un même objet. On peut même additionner deux caissons pour alimenter l’imprimante avec 8 bobines de filament. Je ne suis pas un grand fan du multicouleur à outrance, car ces impressions produisent un volume incroyable de déchets. Par contre, je suis extrêmement content de la possibilité d’embarquer plusieurs coloris et type de filaments dans une machine. Outre le fait que le boitier permet de conserver ses filaments au bon degré d’humidité, il offre la possibilité de choisir le matériau ou la couleur pour une impression classique très facilement.

Et cela participe à la cohérence de ce modèle qui est une solution pensée pour travailler de manière relativement indépendante. Entre son caisson fermé, sa connectivité réseau et sa gestion multifilaments, c’est un modèle qui peut être intégré dans un atelier ou déplacé loin de son poste de travail. Cela permettra d’imprimer à distance, de surveiller le travail en cours et même de choisir parmi les matériaux disponibles.

 

L’imprimante est proposée sur Anycubic depuis l’entrepôt Européen de la marque à 459€. Le code MINIMACHINES à inscrire dans votre panier baisse son tarif de 15€ pour un total de 444€. Attention, ce prix promotionnel est corrélé au fait que l’imprimante n’est pas encore en stock et ne sera pas expédiée avant le 10 juillet prochain.

Les frais de port sont offerts et la livraison depuis l’Allemagne sera très rapide une fois l’engin en stock.

A découvrir sur Anycubic

L’imprimante 3D Anycubic Kobra S1 Combo à 444€ © MiniMachines.net. 2026

Intel Wildcat Lake : un prototype de portable en circulation

24 avril 2026 à 11:21

Wildcat Lake n’échappe pas à la règle, chaque nouvelle évolution stratégique chez Intel comme chez ses concurrents, passe par la création de prototypes dont l’objectif est de montrer ce que la nouvelle technologie a dans le ventre.

Un premier prototype de portable sous Intel Wildcat Lake

Ces prototypes servent à créer le marché. A faire le tour des acheteurs, grossistes et revendeurs pour les pousser à investir dans cette nouvelle technologie. Si les fabricants les voient également passer, ils ont toujours un coup d’avance avec des cartes mères et des puces bien avant que ces exemplaires de terrain n’existent. Ils peuvent ainsi concevoir les éléments nécessaires à la propre réalisation de leurs projets.

Pour Intel, présenter des prototypes Wildcat Lake est indispensable. Cette nouvelle puce est en effet un espoir pour beaucoup de fabricants de pouvoir proposer à nouveau des engins abordables sur le marché. Face à un Macbook Neo qui leur fait peur, les fabricants ont besoin de ce type de puce pour retrouver des produits très grand public. C’est également le meilleur moyen de faire de cette nouvelle architecture une réussite commerciale pour Intel.

Comme on l’a vu lors de leur présentation, les puces viennent prendre la place des Raptor Lake qui n’ont probablement pas eu le succès qu’elles méritaient. Les nouvelles venues doivent donc réussir à séduire les vendeurs comme les clients et cela passe par une approche tangible de ce qu’elles apportent. Depuis les gammes Alder Lake-N – les fameux N100 – Intel a remonté d’un cran le niveau minimal des PC. Les Celerons et Pentium ont disparu pour faire place à des puces qui, sans être extrêmement véloces, n’avaient plus de défaut majeur. Ces processeurs sont suffisamment rapides et performants pour les usages de monsieur et madame tout le monde. Leur circuit graphique permet toutes les actions nécessaires, leurs temps de calculs sont bons et elles proposent suffisamment d’ouverture pour une connectique viable. Ce choix d’Intel de gommer des gammes de processeurs trop faiblards pour satisfaire les usages basiques a été une excellente chose pour le marché. Même si le marché a bien eu du mal a le comprendre.

Avec Wildcat Lake, Intel veut faire monter d’un cran supplémentaire ce niveau d’exigence. Proposer des machines viables, fonctionnelles et suffisamment performantes pour couvrir tous les usages « non professionnels » de l’informatique d’aujourd’hui. J’entends ici non pas une idée d’un usage forcément productif, mais, disons, spécialisé. Un photographe tout amateur  qu’il soit aura besoin d’une machine plus puissante pour faire de la retouche intensive. De même qu’une personne cherchant à monter un film, un développeur avec un gros projet ou même un joueur. Ces puces Wildcat Lake s’adressent à des gens qui pourront exécuter des programmes de ce type mais pas en faire un usage intensif.

C’est cette nuance qui est dure à saisir pour le marché. Pour les clients comme pour les vendeurs, les capacités des puces sont assez étanches. Soit elles « peuvent » lancer un logiciel de modélisation 3D ou de montage vidéo, soit elles ne peuvent pas. La possibilité qu’un ordinateur puisse le faire en étant simplement moins productif qu’un autre a du mal à être comprise.

Wildcat Lake veut offrir des compétences solides à des machines abordables

Pour Wildcat Lake, la présentation de ce type de configuration prototype sert donc à montrer ce que les futurs PC qui en seront équipés ont dans le ventre. La mchine présentée à Notebookcheck est assez classique et présente bien ce à quoi nous pourrons nous attendre. 

On retrouve un châssis en aluminium avec un écran à bordures fines surplombant un clavier de type chiclets très contrasté. L’affichage est encadré par des bords arrondis et la dalle est protégée par une couche de verre qui laisse supposer des possibilités tactiles. 

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 360 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 330 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 315 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,4 GHz 2 2,3 GHz 18 15
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

À l’intérieur, on retrouve une puce non identifiée par le système. Elle embarque deux cœurs Cougar Cove qui joueront le rôle de cœurs Performants. Et quatre autres cœurs Darkmont qui fonctionneront en mode très basse consommation LPE. Il est associé ici à un circuit graphique embarqué comprenant deux Unités d’Execution et un NPU développant 17 TOPS. D’après le tableau des 6 puces annoncées par Intel, il peut donc s’agit d’un Core 7 350 ou d’un Core 7 360. A noter que la puce fonctionne de 17 à 35 watts mais peut également baisser son TDP à 11 watts pour fonctionner de manière totalement passive.

J’analyse cela comme une approche chez Intel permettant de configurer à la volée le TDP de sa puce pour ne permettre que l’exécution des cœurs à basse consommation. Une solution qui baisserait la puissance globale de la machine tout en étant largement suffisante pour travailler du texte, lire une vidéo ou de la musique. Cela permettra de ne pas entendre de ventilateur tourner et d’économiser grandement sa batterie. Une réponse à la demande classique d’un étudiant qui va pianoter des notes toute la journée.

Ici associé à 16 Go de LPDDR5x en simple canal, des composants mémoire soudés à la carte mère, le prototype ressemble probablement à une version « neutre » de ce que vont proposer les différents acteurs du marché. Asus, Acer, Lenovo, HP et Dell vont probablement déployer des designs variés pour tenter de séduire des acheteurs pendant cette période difficile. 

Plein d’options peuvent être pensées, la première étant évidemment de ne pas figer la mémoire et le stockage puisque les puces Wildcat Lake peuvent prendre en compte de la DDR5-6400. Le SSD embarqué est de type NVMe et on peut supposer un M.2 classique en PCIe Gen4 mais les constructeurs pourront choisir un stockage soudé en UFS 3.0.

Les marges de manœuvre ne sont pas grandes actuellement. Les marques doivent composer avec des coûts de fabrication et de transport en hausse, des composants qui ont vu leurs tarifs s’envoler, des clients qui subissent une inflation qui impacte directement leur pouvoir d’achat et un Apple qui a lancé un MacBook Neo particulièrement séduisant par son offre et son tarif. Wildcat Lake est une approche intéressante car la puce pourrait permettre de lancer des machines sobres et abordables qui correspondront à une bonne partie des profils d’utilisateurs : familles, étudiants, collégiens et lycéens, jeunes couples, retraités… De nombreux postes informatiques de base pourraient également s’en saisir en entreprise.

J’avoue avoir assez hâte de découvrir ce que les constructeurs nous ont concocté avec ces puces. Tout comme j’ai hâte de voir vraiment ce que Wildcat Lake a réellement dans le ventre.

Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées

Intel Wildcat Lake : un prototype de portable en circulation © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 23 avril 2026 MiniMachines.net

PC Vintage : d’incroyables boitiers à imprimer soi-même

23 avril 2026 à 16:06

Vous avez la nostalgie des PC Vintage ? La chaine Youtube RetroPC-Emporium – un nom qui annonce la couleur – vient de publier une vidéo qui annonce la prochaine disponibilité de tous les éléments nécessaires pour imprimer le boitier beige de vos rêves.

Basés sur un format Mini-ITX, ces PC Vintage vont pouvoir accueillir des machines modernes avec un look absolument incroyable. Sur l’image ci-dessus, on a deux rangées de PC au look Vintage. Mais si la rangée du bas à une moyenne d’âge de 30 ans avec une commercialisation qui remonte au milieu des années 90, la rangée du haut n’a que six mois. Elle « vient » d’être imprimée en 3D.

La vidéo détaille tous les aspects du projet et l’arrivée future des fichiers nécessaires pour réaliser ces impressions. Et on comprend assez vite que si l’ensemble sera Open Source sous licence Creative commons 4.0, l’impression demandera un peu de temps devant soi pour aboutir.

Mini PC Vintage

Mini PC Vintage

Mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous êtes fan de PC Vintage, on peut suivre dans la vidéo le montage de la machine ci-dessus de A à Z. Et le résultat est tout de même assez bluffant. Difficile de ne pas se laisser tromper par le résultat obtenu. Certains éléments permettent de proposer un décor encore plus réussi, comme le double affichage sur 7 segments qui affiche ici un 66 en façade et qui n’est rien d’autre qu’un accessoire avec des cavaliers à positionner pour choisir quels segments vont être illuminés. Le gros interrupteur à bascule est également là pour faire illusion puisque, à l’époque, l’alimentation des machines n’était pas gérée par la carte mère mais directement par l’alimentation.

Les LEDs de la carte mère moderne sont prolongées pour activer les LEDs de façade et ainsi parfaire l'intégration.

Les LEDs de la carte mère moderne sont prolongées pour activer les LEDs de façade et ainsi parfaire l’intégration.

Des PC Vintage comme source d’inspiration

Je profite également de cette vidéo pour revenir sur un point important à mes yeux dans cette histoire. Je ne connais pas l’âge de l’auteur de la vidéo mais il me semble évident qu’il s’agit d’une personne qui, au vu de sa passion pour les PC Vintage, est probablement un adulte qui a dépassé la cinquantaine. Pourtant, il nous indique qu’il y a deux ans, il ne connaissait rien au monde de l’impression 3D. Il s’est offert à l’époque une imprimante Bambu Lab P1S et s’est intéressé à ce nouveau hobby en partant de zéro. Il explique qu’il s’est intéressé au processus, s’est d’abord mis à imprimer des fichiers d’autres utilisateurs avant d’obtenir une version d’un logiciel de modelage (Autodesk Fusion pour ne pas le nommer) et s’est mis au boulot.

Son objectif ? Ce que vous voyez au-dessus. Fabriquer des boîtiers de PC Vintage pour satisfaire sa passion. Il explique avoir été enthousiasmé par un boîtier disponible sur Printable et s’être mis au travail. Deux ans plus tard, voilà le résultat. Alors je ne sais pas combien de temps il a passé devant sa machine à dessiner ces boîtiers. Combien de temps il a fait tourner son imprimante 3D, combien de kilos de filament sont partis dans cette aventure.. Mais le résultat est là. En deux années, un parfait novice en la matière a réussi à produire un résultat vraiment impressionnant et s’apprête à le partager avec tout le monde.

Si cela peut encourager des personnes qui se disent qu’elles n’y connaissent rien à s’y mettre, cet exemple est vraiment exceptionnel. J’ai pas mal de courrier (et quelques copains) qui me disent qu’ils n’y connaissent rien. Et qui restent abattus en refusant de s’y mettre alors qu’ils ont justement plein d’idées en tête. Comme si les milliers de créateurs d’objets en 3D étaient nés de leur côté avec les connaissances nécessaires. 

Je peux comprendre que le ticket d’entrée pour investir dans une imprimante 3D soit élevé, même si on trouve aujourd’hui des modèles très complets à moins de 300€ facilement. Mais il n’y a pas d’obstacle majeur pour se lancer dans la conception de vos projets en 3D. Fusion est gratuit avec une licence personnelle et vous permettra de créer des objets de toutes pièces. Le célèbre logiciel Blender est totalement gratuit et permet de modeler et de sculpter en 3D également. Des milliers d’heures de guides sont disponibles en vidéo facilement pour tous les logiciels. Reste la partie impression. Si vous n’avez pas envie d’investir dans une imprimante 3D, peut-être qu’un collègue, un voisin ou un ami pourra vous dépanner. Des Fab Labs peuvent également vous épauler. Au pire il existe des services en ligne… 

En ce moment j'imprime des personnages réalisés sous Thinkercad par des enfants en primaire. Et ils se débrouillent !

En ce moment j’imprime des personnages réalisés sous Thinkercad par des enfants en primaire. Et ils se débrouillent !

Je peux comprendre sans aucun problème qu’on ne soit pas intéressé par l’impression 3D, rien de plus normal. Tout comme je peux comprendre qu’on n’ait pas envie ni les moyens d’acheter un de ces outils. Mais si vous avez des idées qui pourraient profiter de la réalisation d’objets de ce type, n’hésitez pas à tenter l’aventure de la modélisation. C’est aussi gratifiant que passionnant.

PC Vintage : d’incroyables boitiers à imprimer soi-même © MiniMachines.net. 2026

GMKtec G11 : un MiniPC sous Ryzen Embedded R2514

23 avril 2026 à 14:07

Le GMKtec G11 est un MiniPC assez classique sur la forme comme sur le fond. Là où il dénote, c’est sur l’emploi d’un processeur AMD Ryzen Embedded R2514, une puce normalement plus orientée vers des besoins industriels. 

GMKtec G11

Le GMKtec G11

La problématique du constructeur est toujours un peu la même, comment proposer un engin abordable en ce moment. Si notre réalité n’avait pas bifurqué dans une dimension où toutes les ressources informatiques s’orientaient vers l’IA, nous n’aurions probablement jamais croisé ce GMKtek G11. Vous allez vite comprendre pourquoi.

Au cœur de cette minimachine donc, un processeur AMD Ryzen Embedded R2514. Une puce sortie fin 2022 dans une vocation assez large mais surtout industrielle. Elle propose quatre cœurs Zen+ de génération Picasso et huit threads dans des fréquences allant de 2.1 à 3.7 GHz. Son TDP de base est de 15 watts et il peut se configurer de 12 à 35 watts en respectant les indications officielles d’AMD. Avec un circuit graphique Radeon VEGA 8 à 1.2 GHz et une gravure 12 nm, elle est capable de piloter deux canaux de mémoire DDR4-2666. Et, logiquement, nous n’aurions pas du la retrouver dans un MiniPC en 2026.

Parce que si on la compare à un processeur Intel N150, les différences de performances sont mineures. De l’ordre de 6% en monocoeur et, un peu plus avec 20% en multicœur. C’est faible pour une solution qui n’emploiera à vrai dire pas très souvent du multicœur intensif. Plus difficile à dissiper et moins orienté grand public, le Ryzen Embedded de ce GMKtec G11 n’existe ici que parce que l’Intel N150 est devenu très difficile à trouver. Cela permet au constructeur de proposer un produit abordable et correctement équipé. Chose qui est devenue impossible avec les puces Twin Lake d’Intel. 

On retrouve donc un processeur capable de mener à bien toutes les missions classiques d’un MiniPC familial. Bureautique, web, multimédia avec d’excellentes capacités de traitement vidéo pour la puce Radeon Vega d’AMD. Mais aussi un peu de jeu, de la retouche d’image, de la programmation, du modelage et tout un tas de travaux créatifs tant qu’ils ne sont pas trop gourmands.

Le GMKtec G11 est assez évolutif

Et cela est facilité par la présence de 16 Go de mémoire vive via deux barrettes de 8 Go en DDR4-2666. Total que l’on pourra faire évoluer vers 32 Go.  Le stockage est proposé en deux formules. Une solution M.2 2280 en 256 Go NVMe PCIe 3.0 et une seconde identique mais en 512 Go. Un second emplacement M.2 2280 identique est disponible pour faire évoluer la machine. À noter que la marque précise que ces emplacements permettront d’embarquer des SSD double face et donc de hautes capacités de stockage. Enfin, un jour, quand ce sera disponible à un prix décent.

On retrouve le système de refroidissement habituel. Une ventilation qui expulse de l’air frais au travers d’ailettes qui dispersent la chaleur transportée depuis le processeur par un double caloduc. Des profils de réglage permettent de choisir entre plusieurs profils de TDP pour adapter la dissipation à votre session. On pourra retrouver un MiniPC silencieux en lecture multimédia ou pour pianoter du texte et un engin plus musclé et bruyant pour des usages de jeu ou des travaux exigeants.

Sur la face avant, on retrouve un dispositif classique avec un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en, plus du bouton de démarrage. Un module sans fil AMD RZ616 propose un signal Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 dont les antennes sont placées sous le capot en plastique supérieur. Capot qu’il faudra retirer pour acceder aux composants mémoire et SSD.

Car, comme on peut l’observer sur la face arrière, la puce est située sous la machine avec une évacuation par le dessous. On retrouve une connectique assez complète avec deux ports Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des puces RTL8125BG. Deux sorties HDMI 2.0, une paire de ports USB 3.2 Type-A et l’alimentation au format Jack en 19V / 3.42 A de 65 watts externe. Sur le côté, un Antivol type Kensington Lock est également présent.

L’ensemble mesure 12.85 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur. Le GMKtec G11 est livré par défaut avec une licence préinstallée de Windows 11 Pro et la marque ne fait aucun commentaire sur la prise en charge de distribution Linux.

L’engin est proposé depuis un entrepôt européen situé en Allemagne à partir de 269.99€ pour la version 16/256 Go. Le modèle 16/512 Go est proposé pour 20€ de plus à 289.99€. Je vous conseille le second modèle pour plus de confort, à moins que vous ayez un SSD NVMe M.2 2280 qui traîne pour mettre l’ensemble à jour, la solution 512 Go sera plus pérenne.

Pour le lancement de ce GMKtec G11, la marque propose une réduction de 15€ sur le prix proposé avec le code GMKG1115, ce qui baisse un peu les factures.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

 

GMKtec G11 : Ryzen Embedded R2514 16 Go / 256-512Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ accès simple aux composants
+ connectique correcte
+ livré prêt à l’emploi

– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine
– châssis plastique
– pas d’infos Linux

GMKtec G11 : un MiniPC sous Ryzen Embedded R2514 © MiniMachines.net. 2026

Wireless TouchPad Keyboard : le cheval de Troie de Framework

23 avril 2026 à 11:37

Le Wireless TouchPad Keyboard a été annoncé en même temps que le nouveau Framework Laptop 13 Pro. C’est un produit malin, intéressant dans son approche, très ouvert et potentiellement une excellente nouvelle pour le secteur.

Le premier Logitech K400

Le premier Logitech K400

Framework ne révolutionne rien avec le Wireless TouchPad Keyboard. Le clavier reprend les codes classiques de ce type d’instrument pensé pour piloter une interface graphique loin de son poste. On retrouve un clavier déployé de manière habituelle pour la frappe et, juste à côté, sur la droite, un pavé tactile qui permet de naviguer avec un curseur. C’est la formule consacrée pour ce type de produit qu’on connait tous avec le Logitech K400. L’exemple que tout le monde a en tête quand on veut décrire ce type de dispositif. Il faut dire que le K400 a roulé sa bosse et qu’il est depuis des années la solution préconisée pour piloter un PC de salon. 

Le All-in-One Media de Microsoft

Le All-in-One Media de Microsoft

Je me suis toujours demandé pourquoi les constructeurs ne s’intéressaient pas plus à ce type de clavier. Microsoft, par exemple, a pendant un temps proposé un excellent All-in-One Media à 30€ sur le même principe. Corsair a imaginé un K83 avec un pavé tactile original. Ceux qui ont connu les Logitech Illuminated Living Keyboard K830, proposés à un prix beaucoup plus élevé mais d’un confort sans pareil, le regrettent probablement amèrement. Car les productions concurrentes se sont toutes taries et la majorité des claviers de ce type ont disparu.

C’est ce qui fait le succès du K400 Plus actuellement d’ailleurs. Non pas que ce soit un clavier exceptionnel, c’est tout simplement le seul qui reste vraiment sur le marché pour piloter confortablement un PC depuis son canapé. Présent dans le paysage depuis tellement longtemps, disponible facilement, régulièrement en promo, c’est une valeur sûre qui fait le travail. Il est par exemple en ce moment proposé à moins de 25€, un prix tout simplement imbattable sur ce segment. On a bien de temps en temps des produits alternatifs sympathiques comme le Omoton, mais sur le principe, rien qui ne vient chasser le Logitech de son trône.

Et c’est d’abord pour cela que l’annonce d’un nouveau challenger est intéressante. Si Framework maîtrise le prix de l’objet, il peut être un vrai concurrent pour Logitech. Ce qui peut également entrainer d’autres acteurs sur ce terrain notablement délaissé depuis de nombreuses années.

Le Framework Wireless TouchPad Keyboard

Le Framework Wireless TouchPad Keyboard

Framework Wireless TouchPad Keyboard : état des lieux

Le clavier est calqué sur le standard habituel : pavé tactile à droite (tant pis pour les gauchers) et clavier à gauche. On retrouve un jeu de touches de fonctions combinées avec des commandes multimédia qui ont la priorité de frappe. On pourra donc simplement mettre en pause ou relancer un média. L’arrêter, le mettre en sourdine mais également lancer une recherche, ouvrir les paramètres système ou couper son micro.

Le pavé tactile mesure 6.88 cm de large pour 8.56 cm de haut et propose une surface entièrement réactive aux clics et prenant en charge les gestes multipoints sous Windows (norme Windows precision touchpad) comme sous Linux. 

La partie clavier est classique, pour le moment uniquement annoncée en QWERTY « US English ». Les touches sont de type chiclets et elles proposent une course sensiblement profonde de 1.5 mm pour une frappe précise. Le Wireless TouchPad Keyboard n’est pas rétroéclairé, ce qui est parfois gênant au vu de l’usage classique de ce type de produit mais a le mérite de sauvegarder la batterie. On ne connait d’ailleurs pas la capacité de cet élément et la marque reste évasive sur la durée de vie entre deux charges pour le moment. 

Ce qui est mis en avant par le constructeur, c’est l’ouverture de son produit. Outre le fait qu’un seul de ces claviers saura piloter jusqu’à quatre appareils par défaut et ainsi jongler d’un PC portable à un PC de bureau, d’une tablette à un MiniPC de salon, par une simple combinaison de touches. La marque insiste sur des détails pas anodins avec la présence d’un circuit de communication sans fil Nordic nRF54L20. Une puce « magique » qui prend en charge aussi bien le Bluetooth LE que les formats propriétaires RF 2.4 GHz mais aussi les protocoles Zigbee, Matter et même Thread.

Le clavier du Framework Laptop 12

Le clavier du Framework Laptop 12

Et cela n’est pas vain car Framework promet un véritable écosystème de développement pour l’objet. Des fichiers open source permettront de dessiner le châssis de son choix et donc de l’intégrer parfaitement dans un projet. On comprend d’ailleurs cette philosophie car elle correspond exactement à ce qu’a fait le constructeur pour concevoir ce clavier. Les composants sont exactement ceux d’un portable Framework Laptop 12 réassemblés l’un à côté de l’autre. Un tour de passe-passe piloté par un autre élément intéressant. Le « cœur » du clavier s’appuie sur le firmware ZMK, bien connu des soudeurs de touches invétérés. Ce firmware sera programmé sous licence Zephyr et permettra de définir précisément les interactions entre chaque touche pressée et l’ordinateur connecté. On peut donc l’utiliser pour définir précisément les actions à mener. Qu’il s’agisse d’une frappe simple ou de combinaisons de touches. 

L'arrière du clavier permettra d'accéder aux composants, de changer la batterie, d'extraire la carte mère...

L’arrière du clavier permettra d’accéder aux composants, de changer la batterie, d’extraire la carte mère…

La carte mère du clavier va être, par ailleurs, commercialisée par la marque, seule, prête à l’emploi pour les plus expérimentateurs d’entre nous. Elle permettra de construire le jeu de touches de son choix, d’y ajouter un pavé tactile et de programmer le tout à sa sauce pour définir exactement ses besoins. Framework va donc proposer son Wireless TouchPad Keyboard aussi bien pour les particuliers désireux d’obtenir une simple solution de salon, que pour ceux à la recherche d’un clavier capable de seconder un ordinateur portable et un objet bien pratique pour piloter un PC assigné à un vidéoprojecteur en salle de réunion. Mais aussi tous ceux qui veulent une solution adaptable à tout type de scénario matériel pour des projets industriels ou personnels.

Le pavé tactile du Framework Laptop 12 a simplement été réorienté de 90°

Le pavé tactile du Framework Laptop 12 a simplement été réorienté de 90°

La beauté de la chose, c’est que pour le constructeur, il n’y a pas ici un énorme investissement technique mais plutôt le recyclage de composants existants. Un assemblage de pièces déjà développées dans leur catalogue. Un coût beaucoup plus marginal qu’un développement de A à Z et un moyen intelligent de mettre en valeur son matériel. Je ne serais pas surpris que le projet de ce clavier soit né dans l’esprit d’un des ingénieurs de Framework et qu’il l’ait développé de son côté avant de le proposer quasi finalisé à la direction. On sent toute la mécanique du « DIY » derrière ce produit.

On ne connait pas encore le tarif du Wireless TouchPad Keyboard, pas plus que son autonomie réelle ni l’éventuelle disponibilité d’un jeu de touches en AZERTY. Pour ce dernier poste, pas trop d’inquiétudes à avoir. Le Framework Laptop 12 existe avec un clavier français et il sera donc possible de l’intégrer simplement dans la coque du clavier.

Le Wireless TouchPad Keyboard s'ajoute à un catalogue plus classique.

Une manière de se faire connaitre d’un plus grand public pour Framework

Je me suis d’abord demandé pourquoi la marque s’engageait dans ce secteur. Et, en décortiquant le produit, j’ai fini par comprendre quelle aubaine c’était pour Framework ! Ce Wireless TouchPad Keyboard est l’outil parfait pour la marque, il ne lui coûte pas cher en développement et va lui permettre de recycler des composants. Mais surtout, cela lui offre une occasion d’exister en dehors du cercle restreint de ses clients habituels. 

On ne peut pas dire que Framework soit le constructeur le plus connu du marché. S’il bénéficie d’un beau succès d’estime chez les passionnés d’informatique, sa clientèle reste assez restreinte. Le fait de se diversifier avec ce type de produit va étendre son image sans avoir à passer par la case publicité. Le côté séduisant de son offre combiné à l’aspect DIY et open source de celle-ci peut convaincre de nouveaux utilisateurs de la vraie pertinence de ses produits. 

Cette diversification va également permettre à Framework d’améliorer son chiffre d’affaires. Ce clavier n’embarque pas de composants en tension, il est donc beaucoup moins sujet à des fluctuations de tarifs que le reste de sa production. Il peut être fabriqué en masse et stocké longtemps sans perdre son intérêt ni se dévaluer. Après tout, cela fait des années que Logitech vend des milliers de K400 Plus chaque mois sans avoir changé son produit depuis.… 2012.

Wireless TouchPad Keyboard : le cheval de Troie de Framework © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 22 avril 2026 MiniMachines.net

Lenovo Lecoo AI Mini Pro : un MiniPC Lunar Lake 100% Chinois

22 avril 2026 à 16:27

Proposé à 3999 Yuans en Chine, le Lecoo AI Mini Pro est annoncé avec un Core Ultra 5 226V en 16 Go mais il sera également proposé sous Core Ultra 5 225V et Core Ultra 7 258V associés à 32 Go de mémoire. Le stockage de base est de 512 Go et deux emplacements M.2 2280 sont disponibles pour faire évoluer ce poste. 

 Lecoo AI Mini Pro

Lecoo AI Mini Pro

Ce dernier processeur, le plus puissant des trois, proposera un circuit graphique Intel Arc 140V qui lui offrira des compétences de jeux FullHD assez complètes. Pour le reste, c’est un MiniPC assez classique avec un châssis usiné en aluminium assez proche de celui d’un Mac Mini.

La connectique est classique puisqu’on retrouve en façade un USB4, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Sur la partie arrière, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie vidéo HDMI 2.1 et un DisplayPort 1.4 ainsi que… deux ports USB 2.0 Type-A qui semblent un peu perdus. L’alimentation est assurée par un jack. Le tout mesure 12.8 cm de large pour 13.4 cm de profondeur et 5.2 cm d’épaisseur.

La ventilation interne est très classique et le Lecoo AI Mini Pro indique une nuisance sonore contenue de 34 dB. L’engin est annoncé sous Windows 11 et l’accent est mis, comme pour de nombreux autres fabricants de MiniPC, sur l’emploi d’un agent IA OpenClaw

Le Lecoo AI Mini Pro est peut-être une version « alternative » d’un futur produit Lenovo

3999 yuans pour la version de base sous Core Core Ultra 5 226V 16/512 Go avec une licence Windows, cela nous donne quelque chose comme 500€. Un prix Hors Taxes qui montre que le marché chinois n’est pas spécialement épargné par la crise des composants.

Difficile de savoir si ce type de produit sera un jour destiné à l’export. Sous l’étiquette Lecoo ou Lenovo. La production de puces Lunar Lake ne semble pas se poursuivre en masse chez Intel. Ces puces ont été assez publiquement désavouées par Intel en 2024 au vu de leur prix de revient. Peut-être qu’en 2026, avec de meilleures marges possibles sur la mémoire vive, ces processeurs sont à nouveau rentables. Aucune de ces puces n’a été décommissionnée par Intel pour le moment et elles sont toujours en production.

Lenovo Lecoo AI Mini Pro : un MiniPC Lunar Lake 100% Chinois © MiniMachines.net. 2026

SK Hynix va investir en masse dans une usine de RAM

22 avril 2026 à 15:57

SK Hynix est un des trois grands producteurs mondiaux de mémoire vive avec Samsung et Micron. Paradoxalement, si ce n’est pas le plus gros, c’est peut-être un de ceux qui a le plus profité du marché avec de gros investissements dans la mémoire HBM3 à destination des datacenters IA. 

SK Hynix détenait presque 60% de parts de marché de la mémoire HBM au quatrième trimestre 2025. Loin devant Samsung et Micron qui restaient tous les deux sous les 22%. On comprend l’intérêt pour la marque d’investir massivement dans ses capacités de production pour rester leader sur ce secteur.

La marque annonce aujourd’hui un investissement massif de près de 13 milliards de dollars pour la création d’une usine de conditionnement mémoire. Cette nouvelle  entité baptisée P&T7 devrait sortir de terre en Corée du Sud, à Cheongju, et devrait entrer en production de 2027 à 2028 suivant les lignes de fabrication. Le complexe industriel s’étendra sur 60 000 m² et emploiera jusqu’à 3000 salariés.

SK Hynix

Une nouvelle usine SK Hynix mais aucun effet sur la mémoire classique

L’ajout d’une unité de production de HBM n’aura probablement aucun impact sur la situation grand public et entreprise du marché PC classique. La totalité du bâtiment servira à augmenter la production des mémoires HBM exclusivement réservées au marché des datacenters. Aucun produit qui sortira de ces milliers de M² n’aura pour destination le PC de monsieur et madame tout le monde.

La situation pourrait au contraire empirer. De manière assez paradoxale, le secteur grand public bénéficie de plus de mémoire vive DDR5 que ce qu’il aurait si la mémoire HBM coulait à flot. Les constructeurs de datacenters à destination de l’IA sont en effet coincés par un goulet d’étranglement dans l’approvisionnement de plusieurs éléments : stockage à haute densité et mémoire HBM notamment. Des problématiques d’implantation et de fourniture d’énergie ralentissent également la création de nouveaux centres.

Si la création d’une nouvelle usine SK Hynix permet de livrer plus de mémoire HBM dans le futur, alors certains des lots de DDR5 actuellement dirigés vers le grand public se retrouveraient à nouveau sur la voie des datacenters. Difficile donc de voir cette annonce de SK Hynix comme une bonne nouvelle pour les ordinateurs personnels classiques.

Source Wccftech

SK Hynix va investir en masse dans une usine de RAM © MiniMachines.net. 2026

YARH.IO M4 : le cyberdeck Raspberry est mis à jour

22 avril 2026 à 15:23

Je vous parlais en 2021 d’un modèle de seconde génération construit autour d’une Raspberry Pi 3 et d’un écran de 4 pouces. Le YARH.IO M4 revient en 2026 avec une version encore plus aboutie, toujours très bien documentée, et compatible désormais avec les Pi 3 et Pi4.

YARH

YARH.IO M4

Le design a un peu bougé, notamment grâce au recours à un microclavier Bluetooth. Moins de place perdue autour de l’écran et quelques évolutions techniques comme la présence d’une batterie 5000 mAh qui offrira entre 4 et 5 heures d’autonomie à l’ensemble. 

Parmi les points intéressants dans ce nouveau modèle, il n’est plus nécessaire de dessouder des composants de la carte Raspberry Pi et le montage est à la fois plus élegant et plus aisé. On retrouve également la mise en place d’un deck de support pratique pour pouvoir utiliser un clavier externe.

YARH pour [Y]ET [A]NOTHER [R]ASPBERRY [H]ANDHELD

L’ensemble est bien documenté, richement illustré et les différents éléments nécessaires à la réalisation du projet, aussi bien logiciels que techniques, sont proposés : lignes de commandes pour prendre en compte les composants, fichiers STL pour imprimer la coque, listings de composants et marche à suivre. Comme pour le premier modèle, ce projet est une ressource très intéressante pour réfléchir à comment mener ce type de projet à bien. Les éléments sont facilement adaptables à d’autres idées ou supports.

En passant, je ne résiste pas au petit clin d’œil proposé par ce clavier ortholinéaire piloté par un Arduino Pro Micro qui accompagne le projet et qui est , lui aussi, totalement documenté.

Tout se passe sur le site dédié.

YARH.IO M4 : le cyberdeck Raspberry est mis à jour © MiniMachines.net. 2026

Rufus 4.14 : il n’y a plus de Copilot dans l’avion

22 avril 2026 à 13:39

Rufus 4.14 est en version bêta et dans la petite guerre entre le logiciel et Microsoft, les choses s’enveniment. Depuis que le papa de Windows a tenté de bloquer l’outil en février, c’est un conflit larvé qui continue. Dernier épisode en date, la possibilité offerte par la nouvelle version bêta de ne pas installer quelques outils de Microsoft.


Après avoir permis l’installation de Windows 11 sur des machines incompatibles ou avoir fait sauter des limitations techniques, voici que Rufus 4.14 vise spécifiquement des outils de Microsoft. L’interface du logiciel de création de clé dans cette dernière version propose d’alléger votre système au sens propre comme  au sens figuré.

Le choix d'un vocabulaire précis pour Rufus 4.14. Une option "qualité de vie" en supprimant les "nuisances forcées" de Microsoft.

Le choix d’un vocabulaire précis pour Rufus 4.14. Une option « qualité de vie » en supprimant les « nuisances forcées » de Microsoft.

Il est désormais possible de ne pas installer sur son système des outils comme Outlook, Teams ou Copilot, l’outil d’IA de l’éditeur. Des options qui devraient être proposées par défaut, à mon sens, au vu du succès de ces outils auprès du grand public et de leur encombrement technique. Cette mesure va permettre une installation plus sobre en mégaoctets mais également plus rapide.

Rufus 4.14 a également la très bonne idée de s’intéresser aux déploiements automatisés. Une procédure assez commune chez les professionnels, mais rarement utilisée pour le grand public. Il faut dire qu’elle n’est pas forcément sans risques. L’idée est de créer une clé USB auto-installante qui ne va pas vous solliciter pour se lancer. 

Une fois insérée sur un PC, pour peu que celui-ci soit réglé pour démarrer sur un stockage USB, la clé va prendre les commandes et opérer totalement seule. Le système va identifier le premier stockage disponible et déployer un Windows 11 dessus de manière automatique. On comprend évidemment le danger de ce type de clé. Si vous la laissez sur un ordinateur après avoir employé Rufus 4.14 pour la créer et que votre machine démarre lors de la prochaine session… le danger d’une réinstallation système est réel. Idem si vous glissez la clé sur un PC comprenant plusieurs stockages, le risque que la clé efface le mauvais est possible.

Ce type de clé a du sens pour des installations en série de systèmes avec un seul stockage, comme un MiniPC basique par exemple. Si vous avez une série de dix de ces machines à installer à la suite, le fait de ne pas avoir à cocher des cases, valider des réglages et piloter les bases de l’installation vous fera gagner beaucoup de temps. L’automatisation de la procédure, combinée avec les différentes options proposées lors de la préparation de la clé, peut être réellement interessant.

Le logo de Rufus 4.14

Rufus 4.14 aime toujours Linux

Ces évolutions techniques du côté de Windows 11 ne sont pas les seules nouveautés. Rufus 4.14 ajoute de nouveaux supports de Linux avec notamment la prise en charge de Bazzite, le Linux pro-jeu construit sur la base du travail de Valve avec SteamOS. Des ajouts de supports de différentes solutions EFI pour des fork de Fedora sont également proposées.

D’autres éléments sont listés dans la mise à jour avec un accent assez fort sur la lisibilité technique de l’outil. De meilleures informations sont proposées avec des messages plus détaillés, des infobulles et de nombreux messages auparavant ebcons explicités de manière plus évidente pour les néophytes. Notamment dans les informations de gestion de partition.

Vous pourrez trouver Rufus 4.14 Beta sur son site.

Rufus 4.14 : il n’y a plus de Copilot dans l’avion © MiniMachines.net. 2026

PixelMob : un stockage SSD avec écran pour photographes et vidéastes

22 avril 2026 à 11:32

Difficile de décrire le PixelMob, il s’agit avant tout d’un élément de stockage mobile à destination des baroudeurs comme il en existe depuis la fin des années 90. Mais c’est également beaucoup beaucoup plus que cela.

Le prototype du PixelMob. Source : NasCompares

Le prototype du PixelMob. Source : NasCompares

Le PixelMob me fait penser à un gadget qui doit traîner dans mes cartons et qui m’a accompagné pendant un bon moment. Une sorte de châssis plastique pour disque dur qui proposait des lecteurs de cartes mémoire et un petit écran LCD sur une seule ligne. L’idée était de connecter sa carte mémoire sur le dispositif, de cliquer sur les maigres boutons de son interface et… de prier que tout se passe bien. La solution ne proposait aucune possibilité de vérification ou de contrôle des transferts. Cela permettait juste de « vider » sa carte mémoire en déplacement à une époque où les Compact Flash étaient chères et les cartes SD tout autant.

Source : NasCompares

Source : NasCompares

Ici, le PixelMob propose beaucoup plus. À l’intérieur de son châssis, on découvre trois ports M.2 en NVMe PCIe 3.0 en RAID 1 qui vont permettre de monter une grosse quantité de stockage. La connectique proposée est assez large avec tout ce qu’il faut pour qu’un photographe ou un vidéaste puisse vider ses cartes. On retrouve un lecteur de cartes MicroSDXC, un autre en SDXC et un lecteur de cartes CFExpress. Des ports USB 3.2 Type-A et Type-C ainsi qu’un Thunderbolt 4 sont également présents.

Source : NasCompares

Source : NasCompares

L’usage est donc le même. On va sortir sa carte mémoire de son appareil photo ou de sa caméra, la glisser dans le PixelMob et effectuer un transfert de données. Cela va permettre de retrouver des médias vierges et de profiter de la robustesse d’un SSD dans un boîtier externe.

Le PixelMob propose également un système complet. 

Là où le PixelMob se démarque, c’est qu’à la place d’un petit bouton en plastique, d’un écran LCD qui alignait des symboles ASCII pour indiquer le transfert en cours en 2000, il embarque désormais un écran de 5 à 7 pouces en FullHD avec option tactile. Un système complet va permettre non seulement d’effectuer des opérations de sauvegarde, mais également de vérifier les contenus sur un affichage un peu plus conséquent que celui d’un appareil photo.

Pour piloter le système, on retrouve un cœur ARM avec un SoC Rockchip RK3588. Une puce que l’on a croisé à de nombreuses reprises depuis 2022 dans des cartes de développement. Accompagné de 12 Go de mémoire vive LPDDR5  et d’un stockage de base en eMMC 5.1 de 64 Go pour le système, il permettra de piloter le PixelMob de A à Z. Et il y aura de quoi faire puisqu’en plus de son rôle de stockage mobile, le dispositif pourra se comporter de différentes manières.

UnifyDrive UC450 Pro

UnifyDrive UC450 Pro

Pas un mot de ses concepteurs, UnifyDrive, sur son système d’exploitation pour le moment mais les promesses sont grandes. Le PixelMob propose tout ce qu’il faut pour se comporter comme un système ultraspécialisé. L’appareil propose une sortie HDMI pour connecter un écran externe, mais également une entrée HDMI pour en faire un écran de contrôle pour une prise de vue, par exemple. Enfin, l’appareil pourra se synchroniser automatiquement avec d’autres produits de la marque UnifyDrive comme le UC450 Pro ci -dessus.

Source : NasCompares

Source : NasCompares

Il embarque un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 ainsi qu’un Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie jack audio 3.5 mm et même une batterie 11 600 mAh. Avec tout cela, le PixelMob proposera de multiples scénarios d’usages en plus de la sauvegarde de vos données. On pourra le transformer en NAS pour partager les rushes sur un réseau facilement. La piste d’une évaluation des clichés par IA est évoquée pour identifier les photos floues, surexposées ou autres. La puce Rockchip étant équipée d’un NPU 6 TOPS, ce type d’usage est possible, tout comme il est largement envisageable de trier des clichés par couleurs majoritaires, de séparer les photos comportant un animal ou un humain dans des catalogues respectifs.

Évidemment, le contrôle de transfert d’image sera bien plus sécurisé. Non seulement chaque fichier pourra être validé pour en confirmer l’intégrité par le système, mais un chiffrement en AES-256 est possible vers une sauvegarde dans les nuages ainsi que l’écriture simultanée vers deux emplacements en même temps. 

Le PixelMob est un projet légèrement contrarié

Reste que le PixelMob est encore à l’état de prototype comme on peut le voir  dans les images ci-dessus. L’équipe derrière ce produit est connue et a déjà proposé des produits du genre sous la marque UnifyDrive. Un des principaux atouts ici vient de la présentation d’un système d’exploitation complet et d’un écran qui ouvrent beaucoup plus de possibilités. Évidemment l’année 2026 n’est pas la meilleure pour un projet de ce genre. Les 12 Go de mémoire vive ont sûrement multiplié leur prix et la fabrication de l’engin est devenue compliquée. 

Une campagne de financement est donc prévue mais nous n’avons aucune idée pour le moment du tarif demandé pour cet objet. Pas plus qu’une date pour une éventuelle disponibilité. Une campagne Kickstarter est planifiée. 

Pourtant, je pense que ce type de projet a beaucoup de chances d’aboutir. Notamment parce qu’Unifydrive propose déjà des produits de ce genre, encore plus aboutis comme le UP6 sous processeur Intel Core Ultra 5 125H avec 6 ports M.2 2280 NVMe ci-dessus, qui est une version professionnelle du même concept. Le PixelMob visera sans doute une clientèle plus large avec une approche plus facile, des fonctions simples et un tarif plus accessible.

Le site du PixelMob est déjà disponible

Source : NasCompares

PixelMob : un stockage SSD avec écran pour photographes et vidéastes © MiniMachines.net. 2026

Framework Laptop 13 Pro : passage au Panther Lake pour le portable modulaire

22 avril 2026 à 10:20

Le nouveau Framework Laptop 13 Pro reprend tous les codes de la marque. L’engin est sobre, totalement modulaire et se présente comme une solution à même de piloter de nombreux usages. Il garde la même approche de réparabilité et d’évolution technique en aménageant la possibilité de glisser ses composants dans un ancien système.

Cela ne veut pas dire que le Framework Laptop 13 Pro fait du surplace technique. Les changements sont nombreux pour cette plateforme. Le châssis a beau être rétrocompatible avec les anciennes cartes mères, il n’en a pas moins changé. On retrouve ainsi une structure totalement métallique en aluminium usiné, une batterie qui gagne en capacité, un meilleur écran et un jeu de puce Panther Lake. Le nouveau venu pourra piloter des puces allant jusqu’au Core Ultra X9 388H d’Intel.

Pour lutter contre la hausse des prix des composants, la première offre est de type barebone. L’utilisateur devra donc lui apporter sa mémoire vive, son stockage et son système d’exploitation. Cette « DIY Edition » est proposée à 1349€ dans sa version la plus basique sous Core Ultra 5 325. Comptez 450€ de plus pour un Core Ultra X7 358H. Le modèle Core Ultra x9 388H n’a plus de tarif pour le moment puisqu’il a été totalement épuisé très rapidement.

Une seule version prête à l’emploi est disponible avec 32 Go de LPDDR5x-8533 au format LPCAMM2 et 1 To de stockage NVMe PCIe 4.0 en M.2 2280. Il s’agit d’un modèle Core Ultra X7 358H. Le modèle Core Ultra 5 325 n’est pas proposé.

Vous l’aurez compris, les éditions « DIY » sont confrontées à un problème majeur, la disponibilité et les tarifs de la mémoire LPCAMM2 qui n’est pas encore très répandue et dont les tarifs ont peut-être encore plus explosé que les autres. La plupart des utilisateurs devront donc aller à la pêche aux composants et espérer en trouver de pas trop chers ou se rabattre sur les versions prêtes à l’emploi.

Tous les modèles totalement équipés seront livrés au choix avec une distribution Ubuntu gratuite ou un Windows 11 Pro qui vous coutera 220€. Framework assurera également le support de diverses distributions comme Fedora, NixOS, Linux Mint, CachyOs et même Bazzite. Des personnalisations supplémentaires existent comme le choix d’un clavier anglais international, allemand ou français. On retrouve même des enceintes stéréo compatibles Dolby Atmos pour améliorer la qualité sonore de l’ensemble.

Framework Laptop 13 Pro

Framework Laptop 13 Pro

On retrouve donc ici  un portable de 13.5 pouces assez sobre avec un écran IPS en 2880 par 1920 pixels tactile et mat. Un écran au format 3:2 qui pourra travailler des fréquences allant de 30 à 120 Hz. La dalle s’annonce mate avec une luminosité de 700 nits, ce qui devrait lui permettre de fonctionner correctement en extérieur.

Un gros travail a été fait sur la batterie pour grimper à 74 Wh, soit 21% de plus que le dernier modèle de la marque. En combinaison d’une puce Panther Lake plus efficace, cela devrait permettre d’atteindre 20 heures d’autonomie dans des conditions optimales. En pratique, cela signifie de longues sessions de travail sans trop penser à devoir recharger l’engin suffisamment pour tenir des réunions qui s’enchaînent. Le constructeur donne plusieurs scénarios : 20 heures en streaming Netflix 4K sous Windows avec une luminosité de 250 nits et un volume audio à 30%. 17 heures pour du surf en ligne dans les mêmes conditions, 11 heures en visioconférence et… 7 jours en veille sous Ubuntu.

Le tout entre dans un châssis de 1.4 Kg en aluminium avec 29.66 cm de large, 22.89 cm de profondeur et 1.58 cm d’épaisseur. Évidemment le Framework Laptop 13 Pro est toujours livré avec des connecteurs entièrement modulaires qui permettent de choisir les sorties disponibles sur sa machine mais également d’en changer la géographie. On retrouve pour le reste une attention particulière à de nombreux détails. La possibilité de bloquer la webcam avec un œilleton de confidentialité et de couper les micros dans le même temps, un grand pavé tactile, un clavier personnalisable et autres détails du genre.

Un Framework Laptop 13 Pro totalement rétrocompatible

Si des ajustements techniques ont été faits, il est parfaitement possible de greffer des composants des anciens modèles de Framework Laptop 13 sur cette nouvelle version « pro ». Évidemment certains postes ne pourront pas être récupérés. Le passage de la mémoire sera par exemple assez compliqué vu le changement de format, mais Framework a travaillé dans le bon sens. Ainsi les tous premiers modèles de portables de la marque employaient de la mémoire SODIMM classique… Les processeurs Intel Panther Lake demandent de la LPDDR5x qui est donc généralement soudée à la carte mère. Framework ayant compris à ses dépens que la hausse de la mémoire vive l’impacterait probablement plus que ses grands concurrents, la marque a recours à de la mémoire LPCAMM2 qui n’est plus compatible avec les anciens modèles mais qui évite d’enfermer la capacité mémoire… et permet de distribuer une édition « DIY ».

L’avantage des connecteurs modulaires est qu’ils permettent de rendre les châssis adaptables d’une génération à l’autre. Ainsi on pourra glisser une carte mère équipée des nouvelles puces du Framework Laptop 13 Pro dans une ancienne génération de ces machine au prix de quelques ajustements techniques. La vidéo ci-dessus montre la possibilité d’une mise à jour d’un modèle vers un autre.

Ce tableau récapitule les compatibilités – et incompatibilités de base – entre les modèles précédents et le nouveau format du Framework Laptop 13 Pro. Il montre que certains éléments comme le châssis inférieur ou le clavier sont bien compatibles mais nécessitent des kits d’ajustement proposés par la marque sur son magasin. A noter que des guides et documents sont toujours disponibles pour développer ses propres accessoires et extensions.

La marque poursuit sa trajectoire alternative au monde des ordinateurs portables traditionnels. Elle est plus ouverte, plus libre et pense à un marché à la recherche de solutions pérennes. C’est un postulat qui fonctionne et qui rencontre son public. Évidemment la note est salée et le grand public n’y verra peut-être pas un avantage. Mais la frange de clients susceptibles d’être intéressés par ce type de matériel semble grossir au fil des ans. Framework a tenu bon et ceux qui pariaient sur son échec à ses débuts ne peuvent que reconnaitre la pertinence de leur offre.

Framework Laptop 13 Pro

Année de sortie 2026
Prix À partir de 1 349 €
Assemblage À construire soi-même
Temps : 10 – 20 minutes
Difficulté : modérée
Processeurs disponibles Intel Core Ultra 5 325
Jusqu’à 4,5 GHz • 4P + 4 basse conso • 8 threads

Intel Core Ultra X7 358H
Jusqu’à 4,8 GHz • 4P + 8E + 4 basse conso • 16 threads

Intel Core Ultra X9 388H
Jusqu’à 5,1 GHz • 4P + 8E + 4 basse conso • 16 threads

Consommation CPU Mode performance : 30W (60W boost)
Mode équilibré : 25W (60W boost)
Mode efficacité : 15W (20W boost)
Graphiques intégrés Ultra 5 : Intel Graphics (4 cœurs Xe, 2.45 GHz)
Ultra X7/X9 : Intel® Arc B390 (12 cœurs Xe, 2.5 GHz)
NPU (IA) Ultra 5 : jusqu’à 47 TOPS
Ultra X7/X9 : jusqu’à 50 TOPS
Refroidissement Ventilateur 65 x 5,5 mm
Caloduc 10 mm
Interface thermique Honeywell PTM7958
Système d’exploitation Aucun (Windows / Linux au choix)
Stockage Jusqu’à 2 To PCIe 5.0 NVMe
Jusqu’à 8 To PCIe 4.0 NVMe
Ou stockage personnel
Mémoire Jusqu’à 64 Go LPCAMM2 LPDDR5X
Connectivité Intel Wi-Fi 7 BE211 (sans vPro)
Poids 1,44 kg (avec cartes)
1,41 kg (sans cartes)
Dimensions 15,85 x 296,63 x 228,98 mm
Écran 13.5″ tactile 2.8K (2880 x 1920)
Ratio 3:2 • 700 nits
30–120 Hz • 100% sRGB
Surface mate antireflet
Ports 4 cartes d’extension modulaires
USB-C, USB-A, HDMI, DisplayPort, Ethernet
Jack 3,5 mm, MicroSD, SD
Audio Dolby Atmos (Windows)
Haut-parleurs stéréo 2W x2
2 micros MEMS avec interrupteur de confidentialité
Interfaces Thunderbolt 4
DisplayPort 2.1
USB-C PD jusqu’à 140W
Batterie 74.45 Wh
80% de capacité après 1000 cycles
Caméra 1080p 30 fps
Capteur 9.2 MP
Cache de confidentialité matériel
Biométrie Lecteur d’empreintes (Windows Hello / Linux)
Chargeur USB-C 100W GaN (optionnel)
Clavier Rétroéclairé
Course 1,5 mm
Configurable (langue / disposition)
Pavé tactile Haptique piézoélectrique
123,7 x 76,7 mm
Retour réglable
Matériaux Aluminium 6063 CNC (châssis complet)
Nouvelle charnière renforcée
Durabilité 75% aluminium recyclé
35% plastique recyclé
Emballage 100% recyclable
Compensation carbone
Contenu de la boîte Laptop Framework 13 DIY
Clavier, contour écran
RAM / SSD (optionnel)
Cartes d’extension
Chargeur (optionnel)
Tournevis Framework

Framework Laptop 13 Pro : passage au Panther Lake pour le portable modulaire © MiniMachines.net. 2026

Reçu — 21 avril 2026 MiniMachines.net

Arc G3 : le nouveau moteur console-PC chez Intel ?

21 avril 2026 à 11:14

Ce n’est pas le meilleur moment pour lancer des nouveautés sur le marché et l’annonce de ces solutions Intel Arc G3 pour Consoles-PC pour le Computex est donc assez inattendue. Mais le calendrier d’un industriel ne correspond pas forcément à celui des évènements et il est donc possible que cette annonce ait lieu contre toute attente.

Il faut dire qu’Intel est coincé par la pression très forte d’AMD sur ce secteur, la marque retrousserait ses manches et celles de ses partenaires pour présenter des consoles PC sous processeurs Panther Lake. Une occasion de montrer ce que ces puces ont dans le ventre et en particulier l’intérêt des ARC G3 et G3 Extreme.

Le Computex va être maussade, le secteur est en crise et peu de bonnes nouvelles chassent les gros nuages qui s’accumulent depuis des mois au-dessus de nos têtes. On pourrait donc s’attendre à ce que des produits comme les consoles PC en pâtissent. Quand les prix de la mémoire vive et du stockage explosent, on se dit que le client particulier ne va pas investir dans ces produits. La preuve en est, la majorité des fabricants de consoles ont vu le tarif de leurs joujoux littéralement exploser ces derniers mois. Au point de vendre des objets au rapport performance-prix vraiment médiocre. Les géants du secteur ne peuvent simplement plus fournir leurs machines. Les consoles Steam Deck accusent désormais leur second mois de rupture totale. Le client particulier qui craque aujourd’hui pour un de ces engins aux prix prohibitifs fait, à mon avis, une mauvaise affaire.

En janvier, Intel avait indiqué son intention de se positionner sur le marché consoles PC

En janvier, Intel avait indiqué son intention de se positionner sur le marché consoles PC

En temps normal, les consoles PC ne se vendent pas dans des proportions aussi importantes que les ordinateurs plus traditionnels. En ce moment, le ratio doit être catastrophique. Mais ce marché particulier est devenu un excellent terrain d’exercice pour montrer ses compétences et son savoir-faire. Dans un si petit objet, on va largement mettre en avant ses capacités techniques en termes de performances, de consommation et de chauffe. Et pour le moment, Intel a eu bien du mal à séduire des partenaires et le grand public. AMD a réussi à imposer ses puces Ryzen en déployant d’abord des solutions sur mesure pour le Steam Deck puis en proposant des puces plus classiques. Des processeurs grand public qui devraient d’ailleurs intégrer les futurs projets de Valve.

L'Arc B390

Arc G3 et Arc G3 Extreme à la rescousse

Intel devrait donc retenter l’expérience console PC avec de nouveaux processeurs indique VideoCardz. Après les puces Meteor Lake et Lunar Lake intégrées aux MSI Claw, nous devrions découvrir des puces Panther Lake pensées pour l’expérience console. Début juin, le Computex ouvrira ses portes et ce sera l’occasion pour Intel de présenter ses nouvelles solutions et, en particulier, les capacités de ses circuits graphiques confinés dans un si petit espace.

Rien d’officiel à ce jour et il est tout à fait possible que les conditions dictées par le marché renvoient toute tentative de mettre en avant ces produits dans des cartons pour un moment plus propice. Mais il semble que se préparent dans l’ombre des consoles PC équipées de puces Arc G3 et Arc G3 Extreme qui pourraient être présentées pour l’occasion. Des rumeurs parlent de MSI qui continuerait son partenariat débuté en 2024 avec la première Claw, d’Acer et de fabricants OEM comme Compal, Pegatron (filiale d’Asus) et Inventex. Mais également des fabricants moins connus du grand public comme OneXplayer et GPD qui pourraient également s’emparer de ces puces.

Une future MSI Claw sous ARC G3

Construites autour des circuits graphiques Intel B370 et Intel B390, ces puces proposeraient un fonctionnement sur un TDP de base de 25 watts. Des fonctions « Turbo » permettant de les pousser bien plus haut avec un 65 W pour le Arc G3 et jusqu’à 85 W pour le Arc G3 Extreme. Des TDP assez hauts qui se positionnent face à des puces AMD Z1 Extreme qui fonctionnent dans un TDP moyen de 15 watts et sur une enveloppe globale allant de 9 à 30 watts. Elles devraient permettre d’atteindre une jouabilité FullHD confortable dans les titres les plus récents. Intel les décrit comme aui niveau d’une solution RTX 4050 mobile et, associées à des fonctions XeSS3, capables de monter assez haut en nombre d’images par seconde.

On se doute que le nerf de la guerre ici sera la performance développée. Si Valve a choisi la voie des usages, les fabricants de consoles issus du monde PC traditionnel sont toujours obnubilés par la vitesse déployée en jeu. Et cela même si certains choix imposent des solutions ridicules. Le meilleur exemple est peut-être celui de la console Ayaneo Next 2 qui a cumulé tous les défauts possibles pour un engin pensé pour être portable. À tel point que sa vente a fini par être stoppée. Trop chère, trop lourde et trop encombrante, elle montre bien la décorrélation entre les usages du public et les fantasmes des concepteurs.

Il n’est pas sûr que le Computex accouche de la moindre proposition concrète. Des consoles sous Arc G3 ne seront peut-être pas lancées dans la foulée du salon. Mais pour Intel ce sera sans doute un moyen de présenter concrètement les performances de ses Panther Lake sur ce segment particulier. Et de manière plus spectaculaire qu’en alignant 50 designs de portables gaming quasi identiques.

 

Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel

Arc G3 : le nouveau moteur console-PC chez Intel ? © MiniMachines.net. 2026

Fin de partie pour la LPDDR4 Samsung, le Coréen arrêtera sa production cette année

21 avril 2026 à 09:34

La LPDDR4 Samsung sera bientôt de l’histoire ancienne et, à dire vrai, c’est probablement déjà le cas. Le fabricant coréen arrête la production de ce type de mémoire pour se concentrer sur la LPDDR5 plus récente.

Ce choix est compréhensible pour le fabricant, par définition la LPDDR4 Samsung serait, à priori, moins demandée dans les années à venir et sa production freine les profits de la société. Si certains acteurs du marché comptent sur ces mémoires plus anciennes pour tenter de tenir les prix à la baisse. Les mouvements récents d’AMD et d’Intel pour proposer de faire durer certaines architectures de leur catalogue capables de prendre en charge des composants DDR4 en sont un bon indice. La publication des spécifications de la LPDDR6 en juillet dernier pousse naturellement la mémoire vive plus ancienne vers la sortie. Reste que la tension sur ces composants est telle que tout mouvement de tension est susceptible de produire une catastrophe.

La LPDDR4 Samsung disparait au profit de la LPDDR5

La LPDDR4 Samsung disparait au profit de la LPDDR5

Le site sud-coréen « The Elec » annonce que Samsung devrait arrêter toute production de modules de mémoire vive dès cette année. La production de LPDDR4 Samsung a déjà baissé et surtout la marque n’accepte plus de nouvelles commandes. Ce qui laisse entendre qu’on peut d’ores et déjà parler de LPDDR4 Samsung au passé. Les clients ayant des besoins sur ces composants ont déjà probablement réservé l’entièreté de la production jusqu’à la fin de celle-ci.

Pour Samsung, la place occupée par ces lignes sera recyclée pour fabriquer de la LPDDR5. Les unités de production seraient ainsi modernisées petit à petit et les anciens composants recyclés. La demande en mémoire à plus basse consommation énergétique ayant explosé, qu’il s’agisse de LPDDR5 ou LPDDR5X, le changement peut se comprendre. Sans LPDDR5, les serveurs de centres de données ne peuvent pas se construire. C’est un château de cartes, sans mémoire vive de base, pas de vente de mémoire HBM encore plus rentable. Il est même possible que le constructeur conditionne la disponibilité de ses mémoires HBM à l’achat de mémoire LPDDR5 en « package » pour ses clients. Les débouchés pour les dernières générations de composants sont beaucoup plus larges et plus rentables à long terme que la LPDDR4 en fin de vie.

Et cela même si beaucoup de SoC ARM emploient encore de la mémoire vive de ce type. Des dizaines de millions d’appareils d’entrée de gamme qui inondent de nombreux marchés sont toujours équipés de ces puces. Beaucoup de produits industriels et de solutions de développement sont également équipés de LPDDR4. Le passage vers de la mémoire LPDDR5 peut évidemment se faire mais le secteur est largement en tension et on imagine mal Samsung faire des cadeaux de compensation à ses anciens clients.

La LPDDR4 Samsung pourrait devenir la LPDDR4 d’un autre

Par un jeu évident de vases communicants, les clients qui achetaient de la LPDDR4 Samsung vont donc devoir se tourner vers d’autres fabricants. On peut se douter que les plus gros producteurs de puces de mémoire vont ou ont déjà la même réflexion que Samsung. Leur objectif n’est pas de répondre spécifiquement à la demande de leurs clients mais de dégager le plus de rentabilité possible. S’il est plus intéressant financièrement d’abandonner ce type de mémoire vive, alors ils le feront probablement sans aucun scrupule.

Reste que le constructeur Coréen va relâcher la pression concurrentielle qu’il avait sur ces modules, ce qui pourrait permettre à d’autres acteurs de mieux s’y épanouir. En étant probablement un peu plus cher que Samsung avant le début de la crise de la mémoire. Mais en étant peut-être plus abordable que lui et susceptible de répondre à des cahiers des charges plus larges. La plupart du temps, les éléments que l’on ne peut pas adapter des lignes de production décommissionnées sont revendus à d’autres entreprises. Celles-ci s’emparent donc d’une technologie ancienne, mais toujours rentable. A eux de remettre en marche le tout dans une extension de leurs propres unités de production. On imagine donc assez facilement qu’une baisse de la capacité de fabrication annuelle de LPDDR4 Samsung sera compensée par une hausse chez un autre acteur du marché. 

On imagine également que si Samsung a fait ce calcul, ses principaux concurrents pourraient faire le même, ce qui serait à court terme une catastrophe pour la LPDDR4 et un retour à une offre plus abondante pour la LPDDR5.

CXMT à la rescousse ? 

Le fabricant de mémoire Chinois CXMT et son allié GigaDevice pourraient reprendre le flambeau. La LPDDR4 reste un élément majeur pour beaucoup d’acteurs. Difficile de trouver un smartphone abordable et confortable en mémoire en LPDDR5 aujourd’hui. Or dans beaucoup de pays, comme la Chine, il est devenu simplement impossible de vivre sans smartphone. À la fois moyen de paiement, carte de transport et preuve d’identité, l’outil est un composant essentiel dans la vie sociale du pays. Il est impossible d’imposer à sa population de se procurer un smartphone trop cher et le recours à des solutions LPDDR4 est donc indispensable.

CXMT pourrait augmenter sa capacité de production à 300 000 wafers par mois, les derniers chiffres annoncent pour le début de 2026 une production plutôt située autour des 240 à 250 000 wafers mensuels. Samsung propose entre 700 et 750 wafers par mois et SK Hynix environ 620 000. Si une partie de la production de l’un passe chez l’autre, cela pourrait dans un premier temps raréfier l’offre de mémoire LPDDR4 avant de la rendre, éventuellement, moins chère.

Source : Notebookcheck

Fin de partie pour la LPDDR4 Samsung, le Coréen arrêtera sa production cette année © MiniMachines.net. 2026

❌