Les Français se préparent de nouveau au changement d'heure. Le passage à l'heure d'été est proche. En 2026, tous les pays de l'UE continuent à appliquer cette mesure. Le dossier de l'abandon du changement d'heure, ouvert en 2019, est bloqué au niveau des institutions européennes.
Cet article a été réalisé en collaboration avec Jackery
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Explosion des cancers, scandale sanitaire, injonctions à consommer bio… À chaque nouveau rapport, les gros titres catastrophistes se multiplient. Celui de l’Anses, sur le vrai sujet du cadmium, risque de ne pas faire exception. Mais que dit-il vraiment ?
« Réduire l’imprégnation de la population française » au cadmium : c’est l’objectif affiché du dernier rapport de l’agence sanitaire. Un document au ton parfois alarmiste, qui ne devrait pas manquer de faire réagir.
Car depuis l’été dernier, le sujet s’est imposé dans le débat public. D’abord porté par des collectifs de médecins, puis relayé par l’UFC-Que Choisir, il a rapidement été amplifié par les médias grand public. Les mots chocs ont alors fusé — « bombe sanitaire », « poison invisible », « cancérogène certain » — avec, en toile de fond, une inquiétude centrale : l’imprégnation élevée de la population française, notamment les enfants, via des aliments du quotidien comme les céréales, le pain ou le chocolat.
Très vite, un coupable est désigné : les engrais phosphatés de l’agriculture conventionnelle. Le sujet a même pris une tournure politique avec le dépôt, fin 2025, d’une proposition de loi portée par des députés écologistes visant à interdire ces engrais d’ici deux ans.
Et dans ce climat anxiogène, une solution s’est progressivement imposée comme une évidence : l’agriculture biologique. Présentée comme le refuge naturel face au risque du cadmium, elle s’est retrouvée propulsée, dans certains discours, au rang d’alternative incontournable.
Mais derrière les emballements médiatiques et les postures politiques, le nouveau rapport de l’Anses vient quelque peu fissurer le récit.
Une surexposition qui pose question
47,6 %. C’est, selon l’Anses, la part des adultes français surexposés au cadmium. Presque un sur deux. Concrètement, les analyses urinaires de la grande étude nationale Esteban (2014-2016) montrent qu’une personne sur deux dépasse le seuil critique pour la santé, fixé à 0,5 μg par gramme de créatinine. De quoi interpeller — d’autant que le cadmium, dont la durée de vie dans l’organisme s’étale entre 10 et 30 ans, s’accumule progressivement dans des organes clés comme le foie et les reins.
D’où vient-il ? Deux sources dominent. Le tabac, d’abord, qui représente 43 % de l’imprégnation totale. Et surtout l’alimentation, qui, chez les non-fumeurs, explique à elle seule 98 % de l’exposition. Mais inutile de traquer un aliment coupable : le cadmium est partout, ou presque. Pâtes, pain, pommes de terre, légumes… Tous les produits de base sont concernés, même si certains aliments présentent des concentrations supérieures aux autres de ce métal, comme les abats, les fruits de mer, les algues alimentaires ou encore le cacao.
À l’origine de cette contamination diffuse : les engrais phosphatés. Car pour maintenir la fertilité des sols — et compenser les exportations liées aux récoltes —, l’agriculture doit apporter des éléments minéraux essentiels : azote, potassium… et phosphore.
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Et contrairement à une idée répandue, ces engrais ne sont pas « fabriqués » de toutes pièces par l’industrie chimique. Ils proviennent presque exclusivement de roches phosphatées, extraites de gisements sédimentaires, puis traitées pour rendre le phosphore assimilable par les plantes.
Ainsi, inutile de blâmer un quelconque processus synthétique : le cadmium que l’on consomme a une origine purement naturelle. Un héritage géologique dont on ne se débarrasse pas facilement, car une fois épandu, le métal contamine les sols, passe dans les plantes… puis dans nos assiettes. Et comme le cadmium est un élément chimique — donc indestructible —, il ne se dégrade pas. Quant à son élimination par lessivage, elle reste limitée, ce qui favorise son accumulation progressive dans les sols… et, mécaniquement, dans la population.
Dans ce contexte, la France fait figure de mauvais élève. Elle s’approvisionne majoritairement en phosphates marocains, autrefois plus riches en cadmium, et ses conditions pédoclimatiques limitent son évacuation par les pluies. Résultat : des niveaux d’imprégnation parmi les plus élevés d’Europe, parfois 3 à 4 fois supérieurs à ceux observés chez nos voisins.
Dernier élément à charge : la réglementation. Là où la plupart des pays fixent des plafonds entre 20 et 50 mg de cadmium par kilo d’engrais, la France autorise jusqu’à 90 mg/kg. Un écart loin d’être anecdotique.
La vraie nature du risque
C’est un fait : nous sommes exposés au cadmium. Mais cette exposition se traduit-elle forcément par un risque sanitaire significatif ? Oui, répond l’Anses, mais pas forcément là où on l’attend.
Alors que le débat médiatique se focalise sur le cancer, allant jusqu’à évoquer une supposée « explosion » de son incidence, le véritable enjeu sanitaire du cadmium se situe en réalité ailleurs : au cœur même de notre squelette. Car le cadmium perturbe la minéralisation des os. À long terme, il fragilise la structure osseuse et augmente significativement le risque de fractures, en particulier chez les personnes âgées. D’après une étude parue en 2018, jusqu’à un quart des cas d’ostéoporose chez les femmes de plus de 55 ans pourraient lui être attribuables. Un impact loin d’être anodin : à lui seul, ce phénomène pourrait représenter un coût allant jusqu’à 2,6 milliards d’euros par an pour le système de santé. Même si les données restent encore fragiles, le signal est suffisamment sérieux pour être pris en compte.
Autre organe cible : les reins. Le cadmium s’y accumule progressivement, pouvant entraîner des atteintes de l’organe et, dans les cas les plus avancés, évoluer vers une insuffisance.
Et le cancer, alors ? Le cadmium est bien classé CMR — cancérogène, mutagène et reprotoxique. Mais cette classification repose essentiellement sur des expositions par inhalation, notamment en milieu professionnel ou via le tabac. Une situation qui ne correspond pas à celle de la majorité de la population, exposée principalement par l’alimentation. Si des interrogations persistent concernant plusieurs cancers (sein, prostate, testicules, pancréas), à ce stade, les preuves restent limitées.
Enfin, l’exposition précoce suscite également des inquiétudes. Le cadmium peut traverser partiellement le placenta, exposant le fœtus. Chez les jeunes enfants, il est associé à des retards de croissance (taille, poids) et à des effets potentiels sur le développement neurologique.
Autrement dit, le risque existe… mais il est plus diffus et plus complexe que ne le laisse entendre le récit dominant.
Pas de panique
« Bombe sanitaire ». C’est sans doute l’expression qui revient le plus souvent dans la presse. Et pourtant, si le risque existe bel et bien, encore faut-il le remettre à sa juste place. D’abord parce que l’évaluation proposée par l’Anses, aussi impressionnante soit-elle, repose sur des bases statistiques encore fragiles. À titre de comparaison, le rapport du Centre commun de recherche de l’Union européenne (JRC) se montre nettement plus nuancé, évoquant notamment des niveaux de cadmium intermédiaires dans les sols agricoles français par rapport à d’autres pays européens.
Ensuite, lorsqu’on remonte aux études sur lesquelles s’appuie l’Anses, l’accumulation du cadmium dans les sols apparaît finalement assez limitée : de l’ordre de 15 %… sur un siècle. Une hausse qui n’est pas anodine dans un contexte d’exposition déjà élevée — d’autant que sur la même période, le reste de l’Europe prévoit une baisse de 15 % de la pollution de ses sols —, mais qui peine à justifier, à elle seule, le sentiment d’urgence.
Surtout, les risques associés au cadmium, bien que préoccupants, restent loin derrière ceux d’autres facteurs environnementaux majeurs. Obésité, alcool, tabac : autant de déterminants dont l’impact sanitaire est massif, solidement documenté, et qui coûtent chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros tout en étant responsables de plus de 100 000 décès. La comparaison mérite d’être posée.
Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’effet. Mais plutôt que celui-ci se dilue dans une multitude de facteurs de risque — âge, génétique, modes de vie — qui pèsent souvent bien davantage. Autrement dit : oui, il faut agir. Mais transformer le sujet en scandale sanitaire comporte un double risque. Celui de détourner l’attention des causes majeures de dégradation de notre santé… et celui de précipiter des décisions politiques guidées par l’émotion plus que par une analyse rigoureuse des bénéfices et des risques.
D’autant que les solutions avancées, elles, tombent souvent à côté de la cible.
Des préconisations éloignées des idées reçues
Février 2026. Dans les colonnes du Monde, au sujet du cadmium, le député européen écologiste Benoît Biteau défend sans détour sa position : pour lui, « la meilleure option reste l’agriculture biologique ». Son argument ? Une absence d’engrais de synthèse en bio. Un raisonnement séduisant… mais erroné.
Car si l’agriculture biologique repose bien sur des apports organiques pour l’azote, la situation est tout autre pour le phosphore. Sur ce point, bio et conventionnel utilisent en réalité les mêmes engrais phosphatés, issus de roches naturelles. Les mêmes intrants… et donc les mêmes contaminants potentiels.
Le rapport va même encore plus loin : les effluents d’élevage, largement utilisés en bio, présentent une forte affinité pour les métaux lourds. Dans certaines conditions, ils peuvent eux aussi contribuer à l’accumulation du cadmium dans les sols.
Le constat de l’Anses est donc sans appel : « il n’est pas possible de conclure à une différence de concentration en cadmium entre les aliments bio et conventionnels ». De quoi sérieusement nuancer le récit dominant, car derrière cette focalisation sur le bio, difficile de ne pas voir une instrumentalisation du sujet… alors même que ses bénéfices spécifiques sur le cadmium ne sont pas démontrés.
Surtout, cette grille de lecture occulte des solutions bien plus opérationnelles, pourtant clairement identifiées dans le rapport. Deux leviers principaux se dégagent : réduire les apports en engrais phosphatés et diminuer leur teneur en cadmium.
Sur le premier point, il est rappelé que l’agriculture française a longtemps eu la main lourde sur le phosphore. En ajustant les apports au plus près des besoins réels des cultures, il serait ainsi possible de réduire significativement les quantités épandues, sans perte notable de rendement. Et avec à la clé un double bénéfice : des économies sur l’achat d’engrais et moins de cadmium introduit dans les sols. Le rapport encourage aussi à mieux valoriser les ressources déjà présentes — effluents d’élevage, composts, couverts végétaux — pour remobiliser le phosphore stocké dans les sols et limiter le recours aux engrais minéraux importés. D’ailleurs, en France comme dans le reste de l’Europe, la tendance est déjà à la baisse depuis plusieurs décennies. La prolonger permettrait de réduire les risques… sans pour autant changer de paradigme.
Concernant le second levier, rassurons-nous : il est inutile de céder à une tentation géopolitique hasardeuse en allant chercher des engrais russes, naturellement moins chargés en cadmium. Le rapport privilégie une tout autre option : la décadmiation. Autrement dit, au lieu de changer de fournisseur, on dépollue directement les engrais.
Et le principe est déjà maîtrisé. Des procédés industriels — comme la co-cristallisation ou l’adsorption — permettent d’extraire le cadmium de l’acide phosphorique au moment de la fabrication. Résultat : un engrais conforme aux standards les plus stricts (moins de 20 mg/kg), sans remettre en cause les partenariats stratégiques avec l’Afrique du Nord.
Et surtout, la facture reste étonnamment légère. Le coût de la décadmiation est estimé entre 10 et 30 euros par tonne d’engrais, soit une hausse limitée de 1,5 % à 5 % du prix final. À l’échelle d’une exploitation, l’impact est quasi négligeable : pour une culture de blé, cela représente environ 2 euros par hectare, soit à peine 0,1 % du coût de production. Un surcoût jugé « maîtrisable et absorbable », très en deçà des fluctuations habituelles des marchés des engrais.
Du côté des producteurs, notamment marocains, le virage semble déjà amorcé. Des investissements massifs pour réduire la teneur en cadmium des engrais ont été consentis, et un taux inférieur à 20 mg/kg est désormais annoncé. Reste à en obtenir des confirmations indépendantes. Pour accélérer la généralisation de ces procédés, l’Anses propose d’abaisser le seuil réglementaire à ce chiffre.
Au fond, le cadmium pose une vraie question… mais il mérite mieux que des réponses simplistes. Oui, le risque existe. Oui, il faut agir. Mais agir ne signifie pas céder à la panique ni plaquer des solutions idéologiques sur un problème complexe.
Car à trop vouloir frapper vite et fort, on prend le risque de se tromper de cible. Interdire sans discernement, brandir des fausses solutions ou opposer des modèles agricoles, c’est passer à côté de leviers autrement plus efficaces — et immédiatement mobilisables.
La réalité est plus sobre, mais aussi plus prometteuse : ajuster finement les apports, améliorer les pratiques, investir dans des procédés industriels capables de dépolluer à la source. Bref, faire ce que l’on sait déjà faire quand on prend le temps de regarder les faits plutôt que les postures.
Méfions-nous donc des raccourcis. Car derrière certaines réponses en apparence évidentes se cachent parfois des impasses stratégiques. À commencer par celles qui, au nom de la santé publique, nous conduiraient à nous rendre dépendants d’acteurs dont les intérêts ne sont pas les nôtres.
Le cadmium appelle de la rigueur, pas des réflexes. De la méthode, pas des totems. Et si l’on veut vraiment réduire l’exposition des Français, la solution ne se trouve ni dans les slogans ni dans les interdits, mais dans une approche lucide, progressive… et résolument ancrée dans le réel.
La température moyenne mondiale était l’an dernier 1,43°C au-dessus de celle de la période préindustrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale. Ce réchauffement s’accélère, et il aura des répercussions «pendant des centaines, voire des milliers d’années».
La société aérospatiale de Jeff Bezos a déposé jeudi une demande auprès du régulateur américain des télécommunications pour lancer ce projet, baptisé «Project Sunrise».
La dernière piste de ski sur glacier en Allemagne a fermé définitivement vendredi dans les Alpes bavaroises, victime de la fonte irrémédiable du Schneeferner, a annoncé l’exploitant du domaine.
Contrairement à une idée qui semble fort répandue, les maires s’occupent beaucoup moins de Gaza que de la voirie municipale. Un casse-tête coûteux, depuis l’interdiction du glyphosate. Une politique qui pénalise les quartiers défavorisés et pourrait se révéler une véritable bombe budgétaire.
En janvier 2014, la barre est à bâbord. Un président de gauche, une Assemblée de gauche et, fait plus rare, un Sénat lui aussi à gauche. La fenêtre de tir est idéale pour le camp écologiste, qui voit là l’occasion de frapper un grand coup et de se débarrasser du glyphosate, dans le collimateur des Verts depuis 2012 et l’affaire Séralini.
Un projet de loi est alors porté par Joël Labbé, sénateur écologiste, avec une ambition claire : interdire l’herbicide controversé. Mais très vite, le camp écologiste comprend que la marche est trop haute, de nombreux cadres socialistes s’opposant à une interdiction pure et simple.
Joël Labbé se ravise et opte pour une stratégie du petit pas. Puisqu’il est impossible d’interdire les usages agricoles, autant commencer par les autres.
Devenue soudain beaucoup moins contraignante, et portée par un fort soutien populaire, la loi Labbé est adoptée en 2017 sans difficulté, malgré l’absence de véritable étude d’impact préalable. Les députés peuvent afficher leur engagement environnemental, l’opinion publique applaudit, et les municipalités, alors majoritairement à gauche, ne sont guère en position de protester.
Reste à savoir si cette loi a réellement servi l’environnement… ou si elle n’a été qu’un marchepied vers des ambitions plus larges.
Petit pas pour l’homme, grand pas pour l’environnement ?
D’un point de vue strictement scientifique, le glyphosate est loin d’être le pire des pesticides. C’est en tout cas la conclusion de l’EFSA, l’agence sanitaire européenne, qui a réévalué la substance en 2024 dans le cadre de sa réautorisation. Les risques sont jugés limités pour les insectes, les organismes du sol et les organismes aquatiques : les effets parfois attribués au glyphosate sur les amphibiens étant en réalité liés à un coformulant aujourd’hui interdit en Europe.
Le risque le plus notable concerne les petits mammifères terrestres, susceptibles de subir des effets chroniques. Rien, toutefois, de rédhibitoire, selon l’EFSA. Quant à sa persistance dans l’environnement, elle reste limitée : le glyphosate se dégrade relativement rapidement, et son principal métabolite, l’AMPA — également issu des lessives — est plus stable, mais encore moins toxique et ne présente pas de risque immédiat identifié.
En milieu urbain, on pourrait penser l’impact encore plus faible, le produit étant souvent appliqué sur des surfaces artificialisées. En réalité, l’usage municipal pose un problème spécifique : sur le bitume, les substances sont rapidement lessivées par la pluie. Par « effet toboggan », elles rejoignent trop rapidement les réseaux d’eaux usées, puis les milieux aquatiques, sans bénéficier de la filtration naturelle des sols agricoles.
Reste la question sanitaire. Si la toxicité aiguë n’est pas problématique, la toxicité chronique a cristallisé les débats, notamment depuis le classement en « cancérogène probable » par le CIRC en 2015. Mais l’EFSA, comme l’ensemble des agences sanitaires internationales, se veut rassurante et écarte tout « danger critique ». Concrètement, si effet sanitaire il y a, il serait très faible. Du moins pour la population générale.
Un point demeure toutefois sensible : l’exposition professionnelle. Les agents municipaux chargés de l’application du produit y étaient particulièrement exposés, parfois même davantage que les agriculteurs. Était-ce une raison suffisante pour interdire le glyphosate ? Peut-être. Quoi qu’il en soit, la question ne se pose plus depuis neuf ans. Et les municipalités, mises au pied du mur, n’ont eu d’autre choix que de s’adapter face à ce choix précipité.
Des alternatives imparfaites et coûteuses
Et le problème, c’est qu’il n’existe ni solution unique ni produit miracle. Au contraire, les municipalités doivent désormais composer avec un cocktail de stratégies préventives, curatives et d’aménagement.
Dans les massifs et les zones non bitumées, la prévention domine : paillage, toiles géotextiles, plantations couvrantes capables d’étouffer les adventices…
Sur les surfaces goudronnées, en revanche, on entre dans le registre du curatif, avec un éventail de solutions toutes imparfaites, mais complémentaires. La plus répandue reste le désherbage mécanique, utilisant de petits engins équipés de brosses rotatives, capables d’arracher les herbes tout en nettoyant la voirie. Efficace en apparence… sauf que seules les parties aériennes sont détruites : les racines demeurent, et la repousse est rapide. Mais la principale limite de cette méthode reste les difficultés à prendre en charge les zones étroites ou peu accessibles.
Quand le glyphosate reste à quai, le budget de la SNCF déraille
Pour ces espaces difficiles, les communes peuvent recourir au désherbage thermique, qui décline toute une gamme de procédés : flamme, air pulsé, eau chaude ou mousse… Mais le plus souvent, seule la partie superficielle est brûlée, ce qui oblige à réitérer l’opération cinq à huit fois par an, contre seulement deux ou trois passages avec un herbicide systémique capable d’atteindre les racines. De plus, ces méthodes ont un coût énergétique élevé, avec, dans la plupart des cas, des émissions carbonées associées. Quant aux désherbants à eau chaude, leur consommation peut atteindre jusqu’à 500 litres par heure. Enfin, ces techniques ne sont pas sans risques : projections brûlantes, risques d’incendie… Pour les agents, la manipulation est délicate, et le danger de brûlure bien réel.
Reste enfin le désherbage manuel, souvent la seule option des petites communes, faute de moyens suffisants pour investir dans du matériel spécialisé. Mais le revers est connu : explosion du temps de travail, pénibilité accrue et multiplication des troubles musculo-squelettiques.
Aucun de ces moyens ne rivalise donc avec l’efficacité du glyphosate, et cela se traduit mécaniquement dans les budgets. Le désherbage thermique coûte plus de quatre fois plus cher qu’un traitement chimique ; le désherbage manuel, plus de cinq fois.
Les communes se mettent au vert
Mais alors qu’on se serait attendu à constater une explosion des budgets d’entretien lors de l’application de la loi Labbé, étonnamment, rien de tel ne s’est produit. Aucune flambée massive des dépenses de désherbage n’a été constatée. Par quel miracle ?
En deux mots : la gestion différenciée.
La ville de Rennes le reconnaît sans détour : « Le passage au zéro phyto sans changer les paysages et les aménagements est impossible dans le contexte budgétaire actuel. […] Les temps de travaux exploseraient de plusieurs dizaines de pourcents avec des résultats peu satisfaisants. » Autrement dit, maintenir le même niveau d’entretien qu’avant l’interdiction serait intenable.
Il a donc fallu changer de logique. Ne plus entretenir partout de la même façon. Adapter les aménagements.
Premièrement, en supprimant le désherbage des zones les plus chronophages. Plutôt que de lutter en permanence contre les herbes dans les allées gravillonnées ou les trottoirs sablés, des villes comme Rennes ont choisi… de les enherber. On remplace ainsi une tâche de désherbage minutieuse par une simple tonte, bien moins coûteuse en temps. Quant aux pieds de murs, pieds d’arbres ou îlots directionnels, autrefois maintenus nus ou recouverts de matériaux minéraux, ils deviennent des massifs arbustifs ou des espaces enherbés.
Deuxième levier : revoir les choix de plantation. Moins d’annuelles à renouveler chaque année, davantage de vivaces couvrantes, plus faciles à gérer.
Et enfin, certaines communes ont introduit un véritable zonage de l’entretien. À Montpellier, par exemple, les espaces sont classés en trois catégories : « Prestige », « Normal » et « Rustique ». Les secteurs centraux et parcs historiques bénéficient d’un entretien soigné — et coûteux — tandis que les zones périphériques « rustiques » se contentent d’un entretien minimal, avec des temps d’intervention à l’hectare jusqu’à vingt-quatre fois plus faibles.
La logique est limpide : en acceptant un entretien plus sobre sur une partie du territoire, on libère du temps et des moyens pour préserver la qualité là où elle est jugée prioritaire.
Le revers de la médaille
Mais cette stratégie a ses limites. Et la principale tient à son acceptation sociale. Dans des villes où les habitants s’étaient habitués à des abords impeccables et soigneusement entretenus, la revégétalisation de certaines zones est souvent perçue comme un simple défaut d’entretien, voire comme de la négligence. Face à l’apparition d’herbes folles, beaucoup ont le sentiment que la commune a cessé de faire son travail, alors que leurs impôts, eux, n’ont pas diminué.
Cette réticence est particulièrement forte lorsqu’elle concerne les cimetières. La dimension affective et culturelle de ces lieux rend, pour certains, difficilement acceptable la présence de végétation entre les tombes ou dans les allées, interprétée comme un manque de respect envers les défunts.
À cela s’ajoute parfois un sentiment de déclassement, notamment dans les quartiers périphériques populaires, où la gestion différenciée conduit souvent à un entretien minimal, ce qui peut renforcer l’impression d’être relégué au second plan.
Pour toutes ces raisons, la question de la végétalisation est devenue plus politique que jamais. Dans certaines villes, la grogne s’organise même en collectifs militants. L’exemple le plus connu reste sans doute le mouvement « Saccage Paris », dont l’un des chevaux de bataille consiste précisément à dénoncer la dégradation de l’entretien de la capitale.
Pour désamorcer ces réticences, les municipalités ont ainsi développé toute une stratégie de communication.
Les « mauvaises herbes » deviennent de la « flore spontanée » qu’il faut accepter, et la biodiversité urbaine est souvent invoquée pour justifier des choix d’entretien largement dictés, au départ, par des contraintes économiques. Panneaux explicatifs, signalétique positive, actions pédagogiques ou chantiers participatifs de désherbage : les communes multiplient les initiatives pour faire accepter ces nouvelles pratiques.
Mais, au-delà de la perception des habitants, un autre problème se pose : la dégradation de la voirie. Les méthodes alternatives tuant rarement les racines, la végétation repousse rapidement et peut endommager les revêtements et les infrastructures, d’autant que le désherbage est aujourd’hui moins systématique qu’autrefois.
À cela s’ajoute l’impact du désherbage mécanique lui-même : les brosses rigides des engins d’entretien sont particulièrement agressives pour les surfaces. Dégradation des joints, usure des enrobés, projection de graviers et de débris… Les effets commencent à se faire sentir sur de nombreuses voiries, d’autant que le phénomène s’auto-alimente : joints détériorés et fissures offrent de nouveaux espaces où s’accumulent terre et graines, favorisant l’installation d’une végétation toujours plus abondante.
Après plusieurs années d’application de la loi Labbé, une question se pose donc : l’entretien futur des voiries ne risque-t-il pas de devenir une véritable bombe budgétaire ? Une question d’autant plus difficile à trancher qu’aucune étude d’impact approfondie n’a véritablement évalué ces effets à long terme.
Au final, la loi Labbé — votée précipitamment, sans réelle évaluation des conséquences — a créé un enchaînement de difficultés : casse-tête technique pour trouver des alternatives, casse-tête organisationnel avec la gestion différenciée, et désormais casse-tête de communication pour faire accepter ces changements. Et demain, peut-être, un nouveau casse-tête budgétaire si la dégradation des voiries se confirme.
C’est d’autant plus regrettable qu’une voie intermédiaire existait. Plusieurs études montrent qu’une restriction ciblée — par exemple autour des bouches d’égout et à proximité des cours d’eau — combinée à des pulvérisations plus précises et mieux adaptées aux conditions météorologiques, aurait pu réduire jusqu’aux deux tiers les volumes de glyphosate utilisés, et jusqu’à 90 % les ruissellements vers les milieux aquatiques… tout en limitant fortement la hausse des coûts d’entretien.
Interdire est facile. Remplacer, beaucoup moins. Et, dans le cas du glyphosate, on découvre aujourd’hui qu’entre idéologie, contraintes techniques et réalités budgétaires, la nature du problème était peut-être moins chimique… que politique.
Paris menace de bloquer une enveloppe européenne de 500 millions d’euros destinée à la décarbonation du pays, accusé de ne pas respecter ses engagements dans le cadre de l’Accord de Paris.
« Pas de croissance infinie dans un monde fini ! » La phrase résonne comme une évidence… pourtant toujours démentie, grâce à cinq mécanismes que refusent de voir les prophètes de l’apocalypse.
Commençons par une petite interrogation surprise. Entre 1990 et 2020, alors que la Chine s’éveillait, que le parc automobile mondial explosait et que notre consommation frénétique de plastique ne montrait aucun signe de faiblesse, qu’est-il advenu des réserves mondiales prouvées de pétrole ? A) Elles ont chuté de 75 % B) Elles ont chuté de 30 % C) Elles sont restées à peu près stables D) Elles ont augmenté de plus de 30 % E) Elles ont augmenté de plus de 75 %
Si vous avez instinctivement coché la réponse A ou B, ne vous en voulez pas : vous êtes simplement un auditeur assidu de notre Jean-Marc Jancovici national. Pour le célèbre ingénieur, la question des ressources est une simple affaire de physique. Dans un monde fini, chaque baril extrait est un baril de moins dans le stock. C’est la vision fixiste de « l’ingénieur » : implacable, logique, mais qui se heurte pourtant à une réalité statistique déconcertante. La bonne réponse est la E. Entre 1990 et 2020, les réserves prouvées sont passées de 136 à 236 milliards de tonnes. Bienvenue dans le paradoxe de l’abondance.
La vision fixiste (Les ingénieurs et la peur du vide)
Cette angoisse de la « panne sèche » n’est pas une mode contemporaine. Elle hante l’Occident depuis que la vapeur a remplacé le muscle et les premiers champs de pétrole en Pennsylvanie. En 1865, l’économiste William S. Jevons s’alarmait déjà : le Royaume-Uni allait manquer de charbon, menaçant sa suprématie mondiale. Il mit alors en lumière le célèbre « paradoxe de Jevons », plus connu en France sous le nom « d’effet rebond » : plus nous rendons nos machines efficaces pour économiser une ressource, plus nous en baissons le coût d’usage, ce qui finit par faire exploser la consommation totale.
Cette vision fixiste a dicté la géopolitique dès 1911, quand Winston Churchill, alors Premier Lord de l’Amirauté, prend une décision radicale : convertir la Royal Navy du charbon gallois (abondant mais deux fois plus volumineux) au pétrole (plus dense mais étranger). C’est le début du « péché originel » énergétique : Churchill lie le destin de l’Empire britannique à l’Iran, fondant l’Anglo-Persian Oil Company (l’ancêtre de BP). Pour lui, la ressource est un stock stratégique dont la finitude peut provoquer la chute des empires et nécessiter les pires coups d’État.
L’inquiétude géologique culmine en 1956 avec M. King Hubbert. Ce géophysicien théorise le « pic de Hubbert » : la production d’un gisement suit une courbe en cloche. On monte, on atteint un sommet géologique inévitable, puis on décline inexorablement. Hubbert prédit le pic américain pour 1970 avec succès, terrorisant au passage le président Jimmy Carter qui, persuadé que le monde serait à sec avant 1990, tenta de relancer massivement le charbon.
L’ouvrage qui symbolise le mieux cette pensée est sans doute le rapport du Club de Rome, intitulé Les Limites de la croissance (1972), souvent appelé rapport Meadows. Véritable bible des mouvements décroissants et collapsologues, ce rapport s’appuyait sur une série de simulations informatiques révolutionnaires pour l’époque. Une équipe de scientifiques y généralisait le modèle de Hubbert à toutes les ressources finies (fer, cuivre, aluminium, gaz naturel, etc.). Les résultats étaient édifiants : quel que soit le scénario retenu, la croissance menait inévitablement à un effondrement de la population et de la production industrielle avant la fin du XXIe siècle.
Aujourd’hui, pour Jean-Marc Jancovici — dont la pensée a été profondément structurée par la lecture fondatrice du rapport Meadows —, cette vision reste la seule boussole valable. Il utilise souvent la métaphore de la chasse aux œufs de Pâques : au début, on ramasse les gros œufs faciles (l’Arabie saoudite), puis il faut explorer les ronces pour dénicher des petits œufs cachés (le pétrole de schiste). Pour l’ingénieur, l’effort pour extraire l’énergie finit par condamner le système.
La vision infinie (Les économistes et le génie humain)
Face aux prophètes de l’apocalypse, une autre école de pensée s’est levée, menée par Julian Simon, professeur d’économie à l’université du Maryland. En 1981, il publie The Ultimate Resource (La ressource ultime), un ouvrage écrit comme une réponse directe et frontale au rapport du Club de Rome. Simon y affirme que la véritable ressource inépuisable n’est pas dans le sol, mais dans le cerveau humain.
L’adage de cette école est célèbre : « L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres ». Pour Simon, la notion même de ressource varie dans le temps, car ce n’est pas la matière brute qui a de la valeur, mais son usage. On n’a pas arrêté de raser les forêts, de massacrer les baleines ou les tortues par pure bonté d’âme, mais parce que l’innovation a proposé des alternatives supérieures. L’acier a remplacé le bois pour les coques de navires, le pétrole puis l’ampoule électrique ont remplacé l’huile de baleine, et le plastique a sauvé les tortues dont on utilisait les écailles pour les objets du quotidien — malheureusement, par un coup de sort dont seul le destin a le secret, les plastiques semblent maintenant menacer la survie des tortues marines. Certains historiens avancent même que l’énergie fossile et les machines ont rendu le travail forcé si peu compétitif qu’elles ont grandement facilité l’abolition de l’esclavage.
Les économistes avancent cinq piliers qui rendent les ressources virtuellement « infinies » à l’échelle humaine :
L’ignorance géologique : les sous-sols sont immenses et largement inconnus. On découvre sans cesse de nouveaux gisements.
L’amélioration technologique : des puits que l’on croyait à sec se remettent à produire avec de nouvelles techniques (injection de vapeur ou de gaz).
Le recyclage : la ressource extraite n’est pas perdue, elle peut être réintroduite dans le cycle. Les anciennes conduites d’eau en cuivre sont refondues et réutilisées.
L’efficacité : on peut optimiser l’usage des ressources (les canettes en aluminium sont trois fois plus légères qu’à leur invention et les fils téléphoniques en cuivre ont été affinés).
La substitution : c’est le mécanisme clé. Si le cuivre manque, on invente la fibre optique (faite de sable et aux performances bien meilleures !) et les conduites d’eau en plastique.
Ces mécanismes sont gouvernés par le marché : à l’aide du signal prix, le marché indique aux producteurs de produire plus et aux consommateurs de consommer moins quand le prix monte, ce qui aura pour effet… de faire baisser le prix, et vice versa. Le marché incite aussi à innover, une ressource, si ce n’est infinie, en pleine croissance grâce à l’augmentation de la population mondiale, la progression de la scolarisation, l’effet cumulatif des connaissances et aujourd’hui l’IA, véritable accélérateur de l’innovation.
Pour prouver sa théorie, Julian Simon a fait un pari célèbre en 1980 avec le biologiste pessimiste Paul Ehrlich (décédé le 13 mars). Ce dernier a choisi cinq métaux dont le prix devait, selon lui, exploser en dix ans. Simon a parié l’inverse. En 1990, malgré 800 millions d’humains en plus, le prix de ces métaux avait chuté de 40 % ! Simon avait gagné.
Paul R. Ehrlich : la fin d’un prophète de l’apocalypse
Qui a raison ? Jusqu’à présent, l’histoire semble donner raison aux économistes. Si Malthus, Jevons, Ehrlich, Meadows, Hubbert ou Jancovici se sont tous trompés dans leurs prédictions de pénuries, c’est qu’ils sous-estimaient le progrès technique et le pouvoir régulateur du marché.
C’est pour cela que l’on annonce qu’il reste « 50 ans de pétrole » depuis… 50 ans ! Ce chiffre n’est pas un stock physique, mais un ratio économique appelé « réserves prouvées ». C’est ce qu’il est rentable d’extraire avec les prix d’aujourd’hui. Quand le pétrole conventionnel a commencé à décliner en 2008, les prix ont grimpé, et le génie humain a sorti ses jokers : les sables bitumineux et la fracturation hydraulique (fracking), transformant des roches stériles en gisements d’or noir.
L’ironie du sort climatique
La conclusion de cette histoire contient un retournement de situation tragique. L’ingéniosité humaine a si bien fonctionné pour trouver de nouvelles réserves qu’une chose est désormais certaine : nous n’allons pas mourir de soif énergétique.
Mais c’est là que réside le véritable danger. Nous avons trouvé suffisamment d’énergies fossiles dans le sous-sol pour faire exploser notre budget carbone et détruire notre climat plusieurs fois avant d’avoir épuisé le moindre gisement.
La vraie limite aujourd’hui n’est donc plus sous nos pieds (la géologie), mais au-dessus de nos têtes (l’atmosphère). Le défi de notre siècle n’est plus de savoir si l’on va subir un pic pétrolier géologique, mais si l’humanité sera capable d’organiser volontairement une baisse de sa consommation face à une abondance qui nous empoisonne. La fin de l’âge du pétrole ne sera pas une panne sèche, ce sera un choix de survie.
Alors que le célèbre volcan réunionnais est entré en éruption mi-février, les Réunionnais ont profité de l’occasion pour cuisiner sur les coulées de lave, dont la chaleur atteint les 1.200 degrés.
Le piton de la Fournaise connait une activité volcanique notable depuis la mi-février 2026 à La Réunion. Une coulée de lave s'est d'ailleurs propagée jusqu'à l'océan Indien. Une scène capturée par un satellite européen.
Le piton de la Fournaise connait une activité volcanique notable depuis la mi-février 2026 à La Réunion. Une coulée de lave s'est d'ailleurs propagée jusqu'à l'océan Indien. Une scène capturée par un satellite européen.
Dans la nuit du 7 au 8 mars 2026, des frappes israéliennes ont touché plusieurs dépôts pétroliers à Téhéran, provoquant d’importants incendies ainsi qu’un gigantesque nuage de fumée noire au-dessus de la capitale iranienne. Pendant plusieurs heures, la ville a été plongée dans l’obscurité et certains habitants ont rapporté des difficultés respiratoires. Des pluies acides ont suivi, faisant craindre des conséquences sanitaires et environnementales graves.
Le Haut Conseil pour le climat publie jeudi son avis sur la cohérence du projet de Stratégie nationale bas-carbone, qui doit être définitivement adopté au printemps.
Pour respecter le prochain budget carbone, les émissions brutes doivent baisser d’environ 4,5 % par an de 2025 à 2028, un rythme bien supérieur aux baisses observées en 2024 et 2025.
La banquise de l’Arctique, glace formée par le gel de l’eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du changement climatique, la proportion dans laquelle elle se reforme est en déclin.
Vue aérienne de la fonte des glaces sur la côte maritime. Vue du dessus des floes blancs sur le rivage et dans l’eau. Problèmes liés au changement climatique et au réchauffement climatique dans les régions polaires de la Terre.
C'est un virage à 180° qui s'opère au sujet du nucléaire. Hormis les pays comme la France qui ont continué à miser dessus au cours des trente dernières années, d'autres ont réduit la voilure, ou abandonné l'atome. Une « erreur stratégique », analyse aujourd'hui Bruxelles. Le temps de la remontée en puissance est venu.
Habituellement rare en Antarctique, la pluie remplace de plus en plus souvent la neige, en particulier sur la péninsule. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les glaciers, les manchots et même les scientifiques qui travaillent sur le terrain.
Le patron de la Nasa, Jared Isaacman, maintient l’objectif de retourner sur la Lune en 2028, mais en multipliant la cadence des tirs pour procéder à des tests supplémentaires.
Le lanceur lourd SLS de la Nasa est rentré au hangar pour régler des problèmes de fuite d’hélium. Le lancement, prévu en février puis reporté à mars, n’aura pas lieu avant avril.