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Vers un Steam Deck 2 sous puce AMD « classique » en 2028?

2 avril 2026 à 20:28

La Steam Deck 2 sera-t-elle équipée d’une puce AMD commerciale au lieu d’une version Custom ? Je ne commente pas les rumeurs en général, parce que cela n’avance pas à grand-chose. Le seul gain à le faire, c’est, la plupart du temps, de passer pour un imbécile pour celui qui commente et de perdre son temps pour ceux qui lisent.

Steam Deck 1

Pourquoi commenter cette rumeur d’un Steam Deck 2 sous puce AMD « classique » ? Parce qu’elle va un peu plus loin qu’un simple tour de passe-passe de processeur. Elle changerait énormément la donne pour le marché des consoles PC, pour l’évolution de SteamOS et aussi pour le monde Linux. La rumeur nous vient d’un internaute connu pour de nombreuses fuites. Surnommé KeplerL2, il a publié une info selon laquelle Valve penserait à présenter un Steam Deck 2 en 2028. Une version nouvelle qui serait équipée d’un processeur AMD commercial tout ce qu’il y a de plus classique.

La console Steam Deck d’origine, comme sa version « refresh » en OLED, ont été construites avec des puces AMD Custom. La marque de processeur a un département entier dont le métier est de répondre à des besoins précis de l’industrie. Avec un cahier des charges précis de ses besoins et un compte en banque suffisamment garni, les ingénieurs d’AMS se mettent à construire la puce dont vous avez besoin à partir des briques techniques que vous choisissez. Cela permet de répondre à des demandes très spécifiques et de cocher un maximum de cases techniques.

Steam Deck 1 : une puce Zen 2 sur mesures

Steam Deck 1 : une puce Zen 2 fabriquée sur mesure

Lors de la sortie de la première Steam Deck, c’était un passage quasi obligé pour Valve. Le marché ne disposait pas alors de puces réellement adaptées. Aujourd’hui, la donne a changé et de nombreuses puces commerciales d’AMD pilotent des dispositifs concurrents. Dont certains ont reçu un portage complet de SteamOS. Les développements récents du système de Valve sont donc à la fois compatibles avec sa puce Custom et les processeurs commerciaux.

Un Steam Deck 2 pour 2028 ?

La Steam Deck 2 en cours d’élaboration

On imagine que les rencontres entre Valve et AMD n’ont jamais cessé depuis le lancement de la première console. Optimisations, remontées techniques, partage d’informations et… évidemment un nouveau modèle dans la ligne de mire. Les tractations entre les différentes marques et Valve pour obtenir SteamOS ont également  laissé AMD dans la boucle. Impossible de penser software sans penser hardware pour une machine de jeu.

Et j’imagine assez facilement que le croche-pied actuel fait par le marché des composants au monde informatique grand public a dû salement bousculer les calendriers. Je ne suis pas certain que sans la débandade des prix de la mémoire, du stockage et autres processeurs, Valve n’aurait pas déjà commencé à parler de Steam Deck 2. Tout comme il n’aurait pas manqué de la première version aux abonnés absents depuis des semaines. Même constat pour la Steam Machine qui semble avoir bel et bien loupé son calendrier. Qu’à cela ne tienne, si la deuxième version de la console mobile doit être retardée, autant passer directement à l’après-crise tel qu’espéré. Viser 2028 semble donc un bon compromis.

Attendre aurait trop de conséquences

En informatique, on ne peut pas attendre sans se planter, me disait, il y a très longtemps, un ingénieur de chez Nvidia. Il faut suivre le rythme, quitte à travailler dans le vent. L’attente, c’est le meilleur moyen de rater le train de l’innovation. C’est pour cela que je pense qu’une Steam Deck 2 sous puce commerciale me parait crédible. Porter, c’est-à financer, les efforts d’un développement constant de 2026 à 2028 chez AMD serait probablement très coûteux pour Valve. Si des travaux de développement sur mesure ont déjà été engagés aujourd’hui, continue à suivre le rythme de leur développement pendant qu’AMD continuerait de son côté à développer ses gammes. Ryzen n’aurait pas de sens.

D’un autre côté, arrêter le travail sur une puce Custom serait le meilleur moyen de se retrouver avec un produit dépassé quand les conditions de sortie seraient à nouveau réunies. Imaginons que cette puce soit prête aujourd’hui, il est impossible de la sortir au vu de l’état du marché de la mémoire et du stockage. Valve attendrait donc patiemment la fin de la crise pendant qu’AMD continuerait ses développements pour des générations plus puissantes ? Trop dangereux.

Rejoindre le canal de développement central

Pour Valve, adopter un processeur classique de la gamme mobile d’AMD n’aurait finalement que des avantages. Plus de développement coûteux d’une puce. Un choix qui avait été fait au départ car, au début du prototypage de la console de première génération, il n’existait pas de puce adaptée à ces besoins particuliers. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

L’intérêt est également au niveau du développement de SteamOS. Plus besoin de proposer un code pour différentes puces. En réduisant la voilure des processeurs dédiés, Valve peut se concentrer sur de l’optimisation. Cela permet également d’assurer aux marques partenaires de disposer d’un système parfaitement calibré pour leur propre matériel. Lenovo, Asus et autres n’ont pas eu droit aux puces Custom d’AMD. Là ils joueront sur un pied d’égalité avec Valve.

Pour l’éditeur, c’est également un moyen de profiter des volumes de fabrication des puces au lieu de dépendre d’une session de construction précise chez son partenaire TSMC. Cela peut avoir des nuances importantes sur les tarifs.

Un retour à la réalité pour Valve ?

L’aventure du Steam Deck a été glorieuse, effaçant sur le coup les malheurs de la société de Gabe Newell avec le matériel et le premier essai de Steam Machines. Mais depuis quelques mois, le cauchemar est revenu. Des Steam Deck indisponibles et une Steam Machine retardée et sans visibilité. Cette douche froide a dû faire prendre conscience que le développement matériel peut être une vraie source de satisfaction, et les équipes de Valve ont fait le tour du monde en étant encensées pour la qualité de leur réalisation. Mais également un stress humain et financier important.

Steam Machine 2025

Je n’aimerais pas être le responsable du matériel chez Valve en ce moment. Il doit faire des nuits blanches à penser au matériel qui compose les Steam Machine qui a été sécurisé mais qui dort dans un entrepôt faute de mémoire et de stockage. L’envie de laisser à nouveau ses « partenaires » prendre les risques financiers dans la voie matérielle doit les chatouiller.

Je m’étonnais hier sur Bluesky et Mastodon de la présence d’une bannière pointant vers les Steam Deck alors qu’ils sont indisponibles depuis des semaines. L’impact pour l’éditeur doit être assez important et s’accentuer à chaque semaine qui passe.

D’autant que Valve a déjà réussi son pari. Les dernières statistiques montrent que désormais 5% des joueurs sur Steam utilisent un système Linux. 5%. C’est absolument énorme. Si, il y a 10 ans en arrière, on m’avait annoncé un tel chiffre dans le monde, je n’y aurais pas cru. D’abord parce que le système était alors encore peu visible du grand public. Ensuite et surtout parce que le monde du jeu rimait quasiment exclusivement avec Windows. Aujourd’hui 5.33% des utilisateurs de Valve sont sous Linux et parmi eux 24.48% sont sous SteamOS. 

Maintenant que la mayonnaise a pris, il faut la faire monter. Et pour cela, Valve n’aurait pas de meilleure recette qu’un écosystème plus ouvert pour ses partenaires. En accueillant dans le Steam Deck 2 une puce commerciale, l’éditeur va faciliter le déploiement de son OS, inciter plus de monde à le proposer et même éventuellement permettre à monsieur et madame Tout-le-monde de recycler, un jour ou l’autre, un portable ou un MiniPC en console de jeu. Autant de dispositifs sous Linux directement branchés sur son magasin en ligne.

Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu

AMD confirme que la Steam Machine est prête mais…

Vers un Steam Deck 2 sous puce AMD « classique » en 2028? © MiniMachines.net. 2026

L’enceinte Tronsmart Bang Max 130W à 99€ ?

2 avril 2026 à 14:08

La Tronsmart Bang Max est une solution audio puissante qui permet de sonoriser une vaste pièce sans souci. Elle offre également des fonctions d’ampli guitare et voix. Elle est en baisse et passe pour la première fois sous la barre des 99€ avec un code promo.

Tronsmart Bang Max

La Tronsmart Bang Max propose jusqu’à 130 watts de puissance. Autant le dire tout de suite, cette puissance maximale ne rimera pas forcément avec une qualité acoustique formidable. Le système trois voies devra rester cantonné à une mesure inférieure pour sonner juste et ne pas proposer un son trop dénaturé. Mais en restant dans un volume plus restreint, déjà très fort, la proposition sera correcte et agréable.

Avec une gestion séparée des aigus, des mediums et des basses, l’enceinte proposera une égalisation du son complète accessible via une application dédiée. Compatible avec de multiples appairages, la Tronsmart Bang Max permettra également de diffuser un même signal sur plusieurs unités depuis une unique source.

Tronsmart Bang Max

Avec une poignée de transport qui protège une série de boutons permettant le contrôle direct de l’appareil, l’enceinte peut accepter différentes sources en plus d’un signal audio Bluetooth 5.3 compatible avec de nombreux codecs. Un port Jack audio 3.5 mm est présent ainsi qu’une entrée micro et guitare et des boutons de volume et de gain. Un lecteur de cartes MicroSD et un port USB 2.0 Type-A sont également disponibles pour écouter des fichiers audio directement. 

La Tronsmart Bang Max est à la norme IPX6 et pourra donc résister à la pluie ou aux éclaboussures. Mais attention, uniquement si la trappe arrière qui protège la connectique reste fermée. En cas de branchement à une source via un port jack par exemple, la résistance à l’eau ne sera plus assurée. Des LEDs RVB sont visibles sur les côtés de l’enceinte pour « animer » un évènement. Celles-ci pourront réagir en fonction de la musique, rester éteintes ou suivre d’autres schémas de réaction.

Enfin, la batterie interne proposera jusqu’à 24 heures d’autonomie à 50% de son volume maximum et se rechargera en 5 heures. Attention, le bémol à tout ceci est un encombrement assez important puisque l’objet mesure 47 cm de large pour 20 cm de profondeur et 27 cm de haut. Son poids atteint tout de même les 5.87 kg.

L’enceinte Bluetooth Tronsmart Bang Max est proposée à 169€ sur Geekbuying mais bénéficie du code promo NNNFRTBMH qui la baisse à 99€.

L’envoi s’effectue depuis la Pologne et il n’y a pas de frais de port supplémentaires.

Voir l’offre sur Geekbuying

Tronsmart Mirtune S100

Tronsmart Mirtune S100

Il existe également un modèle plus petit baptisé Tronsmart Mirtune S100 qui déploie d’autres atouts. Avec une puissance maximale de 50 watts, elle sera plus légère et discrète. Elle est évidemment moins endurante tout en proposant tout de même 20 heures d’autonomie une fois ses LEDs RGB désactivées et le son cantonné à 50%. Elle se rechargera en 4.5 heures via une prise USB Type-C et permettra également de se comporter comme une grosse batterie externe puisqu’elle pourra utiliser ses 8000 mAh pour recharger un smartphone. 

Toujours à la norme Bluetooth 5.3, elle propose un port jack audio 3.5 mm, un port USB 2.0 et un lecteur de cartes MicroSD, la Tronsmart Mirtune S100 pourra jouer des musiques stockées en interne. Plus compacte, c’est une solution plus destinée à épauler un vidéoprojecteur ou à sonoriser une chambre qu’un engin capable de réveiller les foules même si on pourra en combiner plusieurs en Bluetooth

La Tronsmart Bang Mini est en vente sur Geekbuying à 69.99€ toujours depuis son stock Européen. Le code promo NNNBPMS100 la fait passer à 39.99€ sans frais de port.

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Ne vous étonnez pas des commentaires, j’ai organisé un petit concours autour de cette enceinte Tronsmart Bang Max l’année dernière. Il est désormais clos mais a laissé des traces.

L’enceinte Tronsmart Bang Max 130W à 99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

2 avril 2026 à 13:24

On en plaisantait avec l’autre Pierre sur Bluesky, lancer une Raspberry Pi 4 3Go un premier avril n’est pas une bonne idée. Malgré la promesse qu’il ne s’agissait pas d’une blague, le doute subsistait. C’est d’autant moins drôle que s’il ne s’agissait vraiment pas d’une blague, cela signifiait que le marché des SBC faisait un pas de plus vers sa tombe.

Pas de surprise ici, la Raspberry Pi 4 3Go est annoncée comme une solution pour compenser la forte hausse des composants. Dans le même esprit que la version 1 Go de la Pi 5 annoncée en décembre dernier. Les cartes de développement sont particulièrement touchées par ces hausses. Beaucoup plus que les PC plus traditionnels. Et pour cause, leur équipement est à l’os. Pas de boîtier, pas de stockage, pas de logiciel, pas de batterie, pas de superflu pour encaisser une partie du coût global. Si on additionne ce qui équipe une carte comme une Raspberry, on a un peu de quincaillerie technique de ports et des composants, un SoC Broadcomm, de la mémoire vive et un circuit pour la gestion du sans-fil. Il doit bien y avoir quelques royalties diverses en plus mais d’un point de vue tarif, sans compter le montage et la R&D, les cartes n’ont pas de surcoût.

Raspberry Pi 4 3Go

C’est un gros avantage en règle générale car cela permet de tirer les prix vers le bas. Mais en cas de perturbations comme en ce moment, c’est évidemment beaucoup plus compliqué. Si la mémoire vive occupe une partie importante du prix de votre carte par exemple, le fait qu’elle augmente considérablement aura un impact extrêmement fort sur l’ensemble. La solution Raspberry Pi 4 3Go permet de diminuer la pression.

Produit Capacité (RAM) Augmentation de prix
Raspberry Pi 4 et 5 4 Go 25 $
Raspberry Pi 4 et 5 8 Go 50 $
Raspberry Pi 5 16 Go 100 $
Raspberry Pi 500 (unité seule et kit) 50 $
Raspberry Pi 500+ (unité seule) 150 $
Raspberry Pi 500+ (kit) 150 $
Compute Module 4 et 4S 1 Go 11,25 $
Compute Module 4, 4S, 5 2 Go 12,50 $
Compute Module 4, 4S, 5 4 Go 25 $
Compute Module 4, 4S, 5 8 Go 50 $
Compute Module 5 16 Go 100 $
Kit de développement pour Compute Module 5 25 $
Raspberry Pi AI HAT+ 2 50 $

Cela se ressent particulièrement chez Raspberry Pi qui augmente le tarif de ses produits de manière importante. 100$ de plus pour le Compute Module 5 16 Go, 150$ pour le Raspberry Pi 500+ Kit, 100$ pour le RPi 5 16 Go, 50$ pour les versions RPi 4 et 5 en 8 Go. C’est énorme, surtout si on additionne cela aux augmentations qui ont déjà eu lieu. Les anciennes cartes sous LPDDR2 ne sont pas affectées par la hausse. 

En plus de ces annonces de hausses généralisées, la Raspberry Pi 4 3Go est annoncée. Auparavant cette carte était disponible en 1, 2, 4 et 8 Go de mémoire vive LPDDR4. Une nouvelle solution 3 Go est donc bien mise à disposition du public. A un prix élevé mais moins important que la 4 Go. 83,75 $ HT c’est le tarif annoncé pour cette nouvelle solution. La version 4 Go est à 120€ en France pour le moment mais elle est en rupture partout. Elle devrait donc augmenter de quelques dizaines d’euros d’ici peu et probablement atteindre les 150€. La version 3Go devrait logiquement coûter entre 90 et 100€ pièce.

Raspberry Pi 4 3Go

Raspberry Pi 4 3Go : une rustine technique sur une problématique bien plus globale

L’idée de cette Raspberry Pi 4 3Go est de tenter de conserver un produit « relativement abordable » pendant la crise de la mémoire vive. La marque qui a fait sa réputation autour de deux grandes idées n’en a plus qu’une à mettre en avant. Son projet d’ordinateurs personnels ouverts et capables de piloter des projets externes existe toujours. Mais l’idée de proposer une solution à la portée de toutes les bourses a désormais fait long feu.

On ne jettera pas la pierre à la marque sur ce point, elle subit une inflation énorme du prix de ses composants comme tout le monde. Son volume se compte en millions d’unités chaque trimestre et il ne lui était pas possible de stocker des modules de mémoire pour faire face à cette crise. Reste que la marque a perdu son attrait. Les forums et autres communautés autour du projet Pi sont moins vifs, parfois déserts. Certaines communautés très actives proposaient de nouveaux projets originaux chaque semaine. Aujourd’hui, on retrouve surtout des demandes d’aide sur des bugs variés. 

Il y a un an jour pour jour, le site  Tomshardware.com avait une rubrique "Raspberry Pi" sur sa page d'accueil. Elle a depuis des mois totalement disparu.

Il y a un an jour pour jour, le site Tomshardware.com avait une rubrique « Raspberry Pi » sur sa page d’accueil. Elle a depuis des mois totalement disparu.

Les constructeurs proposaient des extensions en tous genres avec des possibilités nouvelles ou des optimisations de produits existants. Aujourd’hui, l’actualité autour des Pi se réduit à peau de chagrin. En conséquence, certains sites qui avaient des rubriques Raspberry Pi sur leur page d’accueil les ont fait disparaitre au profit d’autres produits.

Cette apparition d’un Raspberry Pi 4 3Go ne changera pas la donne. Si l’ajout d’une carte Pi à 40€ dans un panier pour monter un projet, tenter l’aventure d’un Linux ou pour développer ses propres idées ne posait aucun problème. Devoir débourser plus du double fait beaucoup plus réfléchir. Surtout si on prend en compte les « petits » à-côtés nécessaires à la mise en production de ces cartes : carte mémoire, alimentation, câbles et éventuel boitier. Les MiniPC low-cost avaient déjà fait énormément de mal à l’offre jusqu’à la moitié 2025, la hausse des prix des composants semble vouloir l’achever.

Raspberry Pi n’est pas seul à souffrir

Le monde des SBC tout entier est en pleine déconfiture. Alors que les pages de Minimachines étaient rythmées par des annonces de SBC en pagaille à la même époque l’année dernière, le marché est au point mort. Raspberry Pi peut compter sur son nom et son volume pour assurer son stock. La marque dispose également d’un énorme carnet de clients professionnels qui paieront des cartes quoi qu’il arrive. L’intégration de ces produits dans des engins industriels étant, pour le coup, une goutte d’eau dans le prix global des machines vendues.

Mais les autres constructeurs de SBC qui se sont largement engouffrés dans le sillage des Pi souffrent. La mémoire a non seulement explosé en tarif, mais leur capacité d’achat est sans aucun rapport. Certains ne se font plus livrer depuis des mois. D’autres n’ont des composants mémoire qu’au compte-gouttes. Certains réfléchissent à proposer des supports SODIMM sur leurs solutions… puis finissent par jeter l’éponge devant la difficulté technique et le fait que cela ne résoudrait finalement rien au problème pour le client final. Un petit tour sur les boutiques de ces marques montre des étals vides, des produits à commander mais sans date précise de livraison…

Des fabricants ont déjà quasiment changé de métier, travaillant dans l’ombre à la conception de circuits pour d’autres entités. Reléguant leur métier de développeurs de cartes au second plan.  D’autres ne savent pas vraiment comment s’en sortir à moyen et long terme. Enfin, certains ont décidé de ne plus sortir de nouveautés dans ces conditions. Une nouvelle carte trop chère n’aurait aucun succès. « Ce serait aller droit dans le mur ». Entre l’incertitude des livraisons, les augmentations de prix au dernier moment et le risque de ne rien vendre… Beaucoup s’abstiennent.

Des puces de mémoire LPDDR4 Rayson, celles qu'utilise Raspberry Pi pour ses cartes

Des puces de mémoire LPDDR4 Rayson, celles qu’utilise Raspberry Pi pour ses cartes

Une situation « temporaire » qui risque de s’éterniser

Raspberry Pi indique que ces hausses sont conjoncturelles et je veux bien les croire. La marque n’a aucun intérêt à s’éloigner des objectifs de base qui ont fait son succès. Lorsque la mémoire baissera de prix significativement et sur la durée, la marque baissera le prix de ses produits. Reste à savoir quand cette baisse interviendra. Si pour Raspberry Pi, l’appui industriel sauvera sans doute la situation, une crise de composants qui se prolongerait trop longtemps fera sans doute des ravages sur de nombreuses autres marques du marché.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC © MiniMachines.net. 2026

La batterie Ugreen NEXODE Pro 200W 25000 mAh à 75.99€

2 avril 2026 à 11:02

Vous avez aimé la Nexode 130W ? Moi oui. Aujourd’hui c’est la Nexode Pro 200W qui est en promo sur Amazon à 75.99€. Pas une grosse nuance avec son prix originel de 79.99€ mais comme vous êtes semble t-il nombreux à être à la recherche d’une grosse batterie puissante pour recharger vos appareils en vadrouille…

Nexode Pro 200W

C’est dans les grandes lignes le même dispositif que la batterie que j’ai testée en 2025. On passe simplement de 20 000 mAh à 25 000 mAh. Et de 100 W de charge max sur un port à 140 W. Pourquoi s’appelle-t-elle NEXODE Pro 200 W alors ? Parce qu’en combinant deux sorties, elle propose jusqu’à deux fois 100 W au total. De quoi remettre d’aplomb deux smartphones vite fait bien fait. D’épauler un Steam Deck, d’alimenter un fer à souder pendant des heures ou de doubler l’autoinomie d’un ordinateur ultraportable.

Ce joli bébé pèse 631 grammes pour 15.8 cm de haut sur 5.4 cm de large et 5 cm de profondeur. Il dispose d’un écran indiquant l’état de charge restant, la puissance déployée et l’état général de la batterie. Des fonctions avancées de charge lente sont proposées et la qualité globale de l’objet est excellente. La mienne, qui a déjà pas mal voyagé depuis la  fin de l’année dernière, n’a pas une seule rayure ou de trace d’usure sur sa coque.

La UGREEN Nexode Pro 200W en promo

La batterie UGREEN Nexode Pro 200W est proposée à 75.99€ sur Amazon. Le modèle 130 W est à 55.99€. Ce sont d’excellents modèles pour tous ceux qui cherchent une excellente autonomie. Ils ont leurs défauts avec un encombrement et un poids importants, mais au moins ils n’annoncent pas des capacités farfelues dans un encombrement impossible. Je ne regrette absolument pas la version 130W qui est vraiment une roue de secours parfaite pour une grosse journée de travail en extérieur. Elle m’a déjà sauvé plusieurs fois la mise.

Voir l’offre sur Amazon

La batterie Ugreen NEXODE Pro 200W 25000 mAh à 75.99€ © MiniMachines.net. 2026

IP KVM : une vulnérabilité importante a corriger très vite

2 avril 2026 à 10:31

En 2024, je vous présentais un de ces IP KVM avec le JetKVM. Un petit boitier capable de prendre le contrôle d’un PC à distance mais aussi de le réveiller physiquement même sans fonction Wake On Lan. Le tout en Open-source et avec une finition exceptionnelle. J’ai craqué depuis et je l’ai intégré dans mon réseau.

Reste qu’il y a quelque temps des chercheurs en sécurité ont découvert que ces IP KVM, il en existe toute une galaxie, posent un vrai souci de sécurité. Pas moins de neuf vulnérabilités ont été remontées chez quatre fabricants. La plus sévère permettant de prendre un contrôle total de la machine connectée et donc de lancer des opérations comme si l’attaquant en était le propriétaire assis physiquement devant le clavier de la machine. 

Un IP KVM de la marque Luckfox

Un IP KVM de la marque Luckfox

Problème, ces trous béants dans la sécurité de ces appareils ne sont pas nouveaux. Ils sont décrits comme équivalents aux problèmes de sécurité des premiers appareils IoT lancés il y a dix ans. Les marques GL-iNet, Angeet/Yeeso, Sipeed et JetKVM ont donc mis sur le marché des appareils plus que problématiques.

Et cela pourrait être pire qu’annoncé puisque certains constructeurs plus ou moins identifiés en Chine ont commencé à déployer des clones moins documentés de ces appareils Open Source. Certaines références low-cost ont commencé à inonder le marché sous des noms plus ou moins farfelus. Ci-dessus le Luckfox PicoKVM est proposé à moins de 40€ sur AliExpress. Ce n’est pas le pire du marché, il dispose même d’une page de suivi et le firmware a été mis à jour en février. Mais sans aucune note ou quelque information technique que ce soit… Le problème est que des dizaines de clones sont également proposés autour de lui.

MARQUE IP KVM CVE VulnerabilitE CVSS 3.1 STATUT DU Patch
GL-iNet Comet RM-1 CVE-2026-32290 GL-iNet Comet KVM insufficient verification of firmware authenticity 4.2 Fix being planned.
GL-iNet Comet RM-1 CVE-2026-32291 GL-INet Comet KVM UART root access 7.6 Fix being planned.
GL-iNet Comet RM-1 CVE-2026-32292 GL-INet Comet KVM insufficient brute-force protection 5.3 Fixed in v1.8.1 BETA
GL-iNet Comet RM-1 CVE-2026-32293 GL-iNet Comet KVM Insecure Initial Provisioning via Unauthenticated Cloud Connection 3.1 Fixed in v1.8.1 BETA
Angeet/Yeeso ES3 KVM CVE-2026-32297 Angeet ES3 KVM unauthenticated file 9.8 No fix available
Angeet/Yeeso ES3 KVM CVE-2026-32298 Angeet ES3 KVM OS command injection 8.8 No fix available
Sipeed NanoKVM CVE-2026-32296 Sipeed NanoKVM configuration endpoint exposure 5.4 Fixed in NanoKVM v2.3.1
Fixed in NanoKVM Pro 1.2.4
JetKVM JetKVM CVE-2026-32294 JetKVM insufficient update verification 6.7 Fixed in version 0.5.4
JetKVM JetKVM CVE-2026-32295 JetKVM insufficient rate limiting 7.3 Fixed in version 0.5.4
Le Sipeed NanoKVM Pro

Le Sipeed NanoKVM Pro un autre type d’IP KVM

Comme toujours, ces chercheurs en sécurité ne sont pas là pour poser un problème mais plutôt pour le résoudre. C’est en juin dernier que ces problèmes ont été remontés aux différents acteurs concernés. Le 10 juin 2025 par exemple, l’info a été posée sur le Github de JetKVM. Le 12 juin, le problème était réparé et une mise à jour était alors proposée aux propriétaires de l’appareil. Mais à la mi-mars 2026, ces mêmes chercheurs ont pu constater que plus de 1300 appareils étaient encore concernés et directement accessibles sur internet. Ils n’étaient que 1000 en juin 2025. Non seulement certaines marques n’avaient pas proposé de solutions, mais elles n’avaient pas pris en compte le problème et continuaient de proposer des appareils-passoires à leurs clients.

Le JetKVM

Le JetKVM

IP KVM = Mise à jour de firmware régulière obligatoire

Arstechnica présente donc cette liste d’appareils compromis et les éventuelles mises à jour proposées pour les différents modèles. Les solutions Angeet/Yeeso, GL-iNet  n’ont toujours pas trouvé de solution depuis juin et sont donc dangereuses. Au mieux GL-iNet a proposé une bêta pour certaines vulnérabilités de son Comet RM-1… ce qui est une réponse bien maigre puisque, par défaut, ces appareils ne proposent pas de mises à jour automatiques des firmwares en version non finalisée. Depuis, la marque a proposé un nouveau firmware qui semble corriger le problème, le 20 mars 2026, soit trois jours après la publication de Arstechnica… Comme quoi c’est surtout l’absence de volonté de laisser du temps à ses ingénieurs pour faire ce travail de sécurité obligatoire plutôt qu’un vrai casse-tête technique.

A noter que les solutions IP KVM « maison » sur une base de carte de développement peuvent être tout aussi compromises. Il est donc, là encore, nécessaire de faire un travail de veille et de mise à jour régulier.

Dans tous les cas, si vous utilisez un IP KVM, faites un petit tour sur la page de support du constructeur pour vérifier la présence d’une éventuelle mise à jour depuis la mi-Mars. Et si vous avez le moindre doute, ne fermez pas les yeux et débranchez votre IP KVM de votre réseau. Le risque de perdre toutes vos données, ou pire, est trop grand pour jouer avec le feu. Pour ma part, j’ai une alerte régulière qui me dit de faire un tour pour vérifier la présence de mises à jour de ces appareils critiques.

IP KVM : une vulnérabilité importante a corriger très vite © MiniMachines.net. 2026

Aoostar annonce le MACO470, un MiniPC sous Gorgon Point

2 avril 2026 à 09:23

Le Aoostar MACO470 est désormais en vente en Chine et si on n’a pas de date de sortie pour l’Europe, il est temps de faire la lumière sur ce modèle. Il s’agit d’un MiniPC en aluminium de la nouvelle gamme du constructeur. Aoostar a trouvé une formule et s’y accroche. À raison, le temps où la marque commercialisait sous son nom quasiment uniquement des MiniPC noname s’est largement éloigné. 

MACO470

Le MACO470 a été lancé à 5 299 Yuans en Chine ce qui correspond à 669 € HT chez nous. Pour ce prix, nous avons droit à un Ryzen AI 9 HX 470, une puce mobile très performante qui comprend 12 cœurs Zen5 pour 24 Threads. Un circuit de base accompagné d’une puce graphique Radeon 890M et de ses 16 cœurs RDNA 3.5 et d’un NPU proposant 55 TOPS. Le prix s’explique également par le choix d’intégrer la mémoire vive directement à la carte mère avec un total de 32 Go de LPDDR5x-8533. Ce qui a probablement un impact significatif sur le total. 

La partie stockage propose trois ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x41. C’est un des seuls avantages d’une mémoire soudée à la carte mère sur les MiniPC, elle libère de la place pour plus de ports M.2. Le tout est dissipé activement par une vapor chamber assez imposante qui vient couvrir le processeur et un ventilateur qui repousse la chaleur vers l’extérieur après qu’elle ait traversé des ailettes sur la partie haute du châssis.

La seule évolution permise sur ce MACO470 sera donc le stockage et, éventuellement, le module Wi-Fi. Il est à noter que le prix évoqué ci-dessus correspond à un achat sans stockage. Le modèle 1 To est annoncé à 6 699 Yuans, le 2 To à 7 999 Yuans. Ce qui donne respectivement 845 € et 1009 € HT.

Pour le reste, on retrouve une connectique assez standard de ce type de machine, le MACO470 proposant juste une touche propre à la marque Aoostar avec un port OCuLink sur son flanc gauche derrière un petit cache. Le constructeur propose en effet des adaptateurs à cette norme et continue donc de la pousser en avant au maximum. Cela permet de suppléer une carte graphique externe au dispositif.

MACO470

On retrouve également sur la face avant un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un USB4. À l’arrière, sous la ventilation, on note le port Jack d’alimentation, un second USB4, deux Ethernet 2.5 Gigabit, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1, un troisième USB 3.2 Gen2 Type-A et un USB 2.0 Type-A. Cette face de l’appareil est en ABS noir, au contraire du corps de l’engin, elle cachera les antennes du système Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 embarqué.

MACO470

« Hop, sans les câbles »

Le Aoostar MACO470 percuté par la crise des composants

A noter la présence du bouton de démarrage illuminé d’une LED sur le haut de la coque qui sera accessible facilement sur un bureau mais aussi en mode VESA accroché au dos d’un écran. Aoostar préfère imaginer son MACO470 dans une grande cabane de jardin au milieu des plantes et alimenté magiquement sans câble, mais je ne suis pas responsable des hallucinations IA des fabricants.

Aucune information sur le déploiement de ces modèles à l’international pour le moment. La machine est somme toute très sympathique et semble bien construite. C’est vraiment dommage que l’inflation sur les composants vienne gâcher la fête parce que ce type d’engin aurait été une vraie petite bombe il y a quelques mois en arrière. Aujourd’hui, il est difficile de se dire que l’investissement vaut le coup.

L’année dernière à la même époque, ce type de machine aurait pu être proposé non pas à 669€ HT mais plutôt à 450€ HT. Cela aurait été une toute autre histoire.

Source : Liliputing

Aoostar annonce le MACO470, un MiniPC sous Gorgon Point © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Les Amazon Fire TV Stick sont en promo ?

1 avril 2026 à 15:36

Fire TV Stick

Les Fire TV Stick sont des outils simples et parfaits pour épauler un matériel un peu en perte de vitesse. Si votre téléviseur date ou n’a plus toutes les compatibilités de streaming nécessaires pour regarder tous les contenus disponibles en ligne. Ces clés sont des moyens de retrouver un service à la hauteur. Le branchement est simple, on connecte la clé dans son projecteur ou son téléviseur directement sur un port HDMI ou grâce à une petite rallonge fournie.

On connecte ensuite le câble USB type-C à la clé et de l’autre côté soit directement à votre téléviseur s’il possède un port USB assez puissant, ou sinon au chargeur inclus. et on se retrouve avec une nouvelle télécommande en main qui prendra le contrôle de votre télévision. Quatre Stick sont disponibles en promo chez Amazon.

Le modèle de base, Fire Stick TV HD avec télécommande et capacités d’affichage en 1080P est proposé à 26.99€. C’est une solution super intéressante à utiliser en conjonction d’un vidéoprojecteur ou d’un écran de télé aux capacités de streaming inexistantes ou affreusement lentes. Il permettra de retrouver une interface moderne et des possibilités vidéo complètes avec une prise en charge des principaux services assurée et constante. Amazon Prime vidéo bien entendu, mais aussi Netflix, HBO Max, Apple TV+, Disney+, Canal+, M6+, Arte, Youtube, Twitch et bien d’autres. Si votre écran est limité à du FullHD, c’est une super solution de substitution. Il se connecte en HDMI et se contrôle à distance du bout des doigts ou avec des ordres vocaux. Ce modèle emploie du Wi-Fi5.

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La version Amazon Fire TV Stick 4K Select est proposée à seulement 2 € de plus et proposera un contenu affiché en UltraHD. Il est parfaitement possible d’utiliser ce modèle en FullHD. Le module sans fil est toujours en Wi-Fi5. À noter que ce Wi-Fi5 est suffisant pour un usage UltraHD.

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La solution Fire TV Stick 4K Plus rajoute à l’UltraHD une prise en charge Wi-Fi6, un signal HDR10+ et des gestions audio plus avancées avec un signal Atmos. Elle grimpe à 37.99€ et c’est la bonne solution si vous avez un système Home cinéma avec une myriade d’enceintes de tous les côtés. C’est le premier modèle a proposer du Picture in Picture d’un signal en direct incrusté.

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Enfin, le Fire TV Stick 4K Max passe au Wi-Fi6E, double le stockage embarqué avec 16 Go contre 8 Go pour les précédents modèles. Il propose toujours un signal 4K, des formats audio avancés, du Picture in Picture et propose une télécommande plus complète. Il est vendu 47.99€ pour cette promo, il repassera à 79.99€ ensuite.

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Le récapitulatif de l’offre Amazon Fire TV Stick

Bon Flan : Les Amazon Fire TV Stick sont en promo 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Vegas Pro et Sound Forge rachetés par Boris FX

1 avril 2026 à 14:56

J’ai été pendant longtemps un utilisateur du logiciel Sony Vegas, l’ancêtre de Vegas Pro. Pour la bonne raison qu’il était parfois offert avec des offres matérielles. Il permettait un montage simple et efficace qui collait parfaitement avec mes besoins d’alors. Sony assurant derrière un bon travail ergonomique et d’optimisation de son outil.

Vegas Pro

Vegas Pro

Puis, au fil des années j’ai fini par abandonner Sony Vegas. Ne voulant pas renouveler sa licence et découvrant, avec délice, les possibilités folles de l’excellent et gratuit logiciel DaVinci Resolve de Blackmagic. J’ai donc suivi de loin ses aventures avec une revente de Sony pour Magix Software. Et désormais de Magix vers Boris FX. Ce rachat se fait en compagnie d’autres logiciels comme Acid Pro et Sound Forge.

Boris FX propose désormais une large suite de solutions spécialisées dans les effets spéciaux, le montage, le son et la musique assistée par ordinateur. Vegas Pro rajoute une corde à son arc en restant dans son univers pour monter ses projets. Boris FX et Vegas Pro travaillent depuis longtemps main dans la main puisque les effets du premier étaient déjà compatibles avec les précédentes versions éditées par Magix.

Vegas Pro dans le creux de la vague ?

Si on peut désormais considérer Boris FX comme un concurrent de ses principaux partenaires que sont Adobe, Blackmagic et Avid sur le segment du montage vidéo, la marque explique qu’elle continuera de développer ses effets pour l’ensemble de son large écosystème. Vegas Pro est aujourd’hui proposé à 195€ ou 7.33€ par mois. Un prix intéressant mais qui ne fera probablement pas d’ombre à Premiere d’Abobe et encore moins à Resolve qui, encore une fois, est complet et gratuit dans sa version standard. Un logiciel suffisant pour la majorité du public. La version Studio, plus complète mais surtout destinée aux pros, est vendue 255€. Soit 10€ de moins que Vegas Pro Plus.

Si vous voulez essayer Vegas Pro, il est gratuit en mode démo et un cours en ligne de plus de 3 heures est proposé par Boris FX en allant sur cette page

Resolve 17 Studio : Blackmagic joue au Père Noël !

Vegas Pro et Sound Forge rachetés par Boris FX © MiniMachines.net. 2026

Plus de Twin Lake chez Intel, Wildcat Lake en approche

1 avril 2026 à 14:01

« Nous ne fabriquerons plus de MiniPC Twin Lake » me dit pour la seconde fois un fabricant en deux semaines. Je n’ai pas la possibilité de citer mes sources, mais deux parmi les plus grosses marques de MiniPC ont désormais le même discours. Il est impossible de mettre la main sur des puces Twin Lake en quantité suffisante pour lancer des productions massives de machines. Si les petites marques peuvent encore faire illusion pour le moment en trouvant de petites séries de puces, le stock disponible auprès des grossistes est quasiment épuisé. Intel ne livrerait plus du tout de processeurs Twin Lake.

On le sait déjà, les délais d’obtention des puces Intel comme AMD se sont rallongés. Désormais ce sont des gammes entières de processeurs qui semblent être annulées. Les puces Alder Lake-N lancées en 2023 avaient déjà quasiment été remplacées par les Twin Lake qui sont leur Refresh apparu deux ans plus tard en janvier 2025.

Alder lake-N et Twin Lake ont révolutionné l'entrée de gamme chez Intel

Alder lake-N et Twin Lake ont révolutionné l’entrée de gamme chez Intel

Ces Intel N150, N250, Core 3 N350 et N355 ont été au cœur d’une toute nouvelle gamme de minimachines d’un exceptionnel rapport qualité prix. Comme pour les Alder Lake N, elles ont permis de créer des centaines de références de MiniPC solides et efficaces, abordables et d’un excellent niveau de service. Elles ont malheureusement un énorme défaut : leur prix. Pour le fondeur il semble qu’il ne soit plus très rentable de continuer à proposer ces puces qui occupent des usines de fabrication de processeurs sous lithographie Intel 7. Usines qui sont donc capables de fabriquer des solutions beaucoup plus rentables en ce moment, comme des puces Xeon ou autres. Soit en continuant à proposer de l’Intel 7 comme avec des Xeons Sapphire Rapids sortis en 2024 et dont le prix de vente est astronomiquement plus élevé2. Soit en modifiant ses usines Intel 7 dédiées aux Twin Lake vers d’autres capacités de gravure.

Wildcat Lake

Wildcat Lake

Twin Lake est censé être remplacé par Wildcat Lake

On n’a toujours que peu d’infos sur la disponibilité du successeur du Twin Lake qui devrait être Wildcat Lake et dont je vous parlais en 2024. Ces puces sont censées utiliser le nœud de gravure Intel 18A et pourraient à nouveau redéfinir l’entrée de gamme avec un impact similaire à celui des N100 et consorts en Alder Lake-N. Leur architecture est plus moderne, elles sont plus efficaces, leur types de cœurs va changer et leur circuit graphique ferait encore un bond. On ne sait pas comment ni quand Intel va les proposer. Pas  d’infos non plus sur leur fourchette de prix, mais elles ont un potentiel énorme.

Des fuites récentes montrent de nouveaux détails sur les puces Wildcat Lake. Elles font état de plusieurs références qui gomment les notions d’entrée de gamme au profit des solutions Core 3, Core 5 et Core 7. Pas de panique, cela ne signifie pas forcément un saut de tarif obligatoire.

  TDP Cœurs Turbo P (GHz) Turbo LPE Fréquence base Coeurs GFX NPU Cache
Base / Turbo P / LPE 1 cœur / 2 cœurs 1-4 cœurs P / E Xe / Turbo TOPS L3
Core 7 360 15 W / 35 W 2 / 4 4.8 / 4.7 GHz 3.6 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.6 GHz 17 6 Mo
Core 7 350 15 W / 35 W 2 / 4 4.8 / 4.7 GHz 3.6 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.6 GHz 17 6 Mo
Core 5 330 15 W / 35 W 2 / 4 4.6 / 4.5 GHz 3.4 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.5 GHz 16 6 Mo
Core 5 320 15 W / 35 W 2 / 4 4.6 / 4.5 GHz 3.4 GHz 1.5 / 1.4 GHz 2 / 2.5 GHz 16 6 Mo
Core 5 315 15 W / 35 W 2 / 4 4.4 / 4.3 GHz 3.3 GHz 1.5 / 1.4 GHz 1 / 2.3 GHz 15 6 Mo
Core 3 304 15 W / 35 W 1 / 4 4.3 3.3 GHz 1.5 / 1.4 GHz 1 / 2.3 GHz 15 6 Mo

Certains responsables de grandes marques m’ont expliqué que les références Intel Nxxx étaient illisibles pour leur clientèle habituée au monde du « Core » étagé en 3, 5, 7 et 9. Il est donc possible qu’une puce comme le Core 3 304 soit positionnée pas très loin d’un processeur comme le N150 mais avec un autre nom. C’est une puce assez intéressante d’ailleurs. Elle propose un cœur Performances, 4 cœurs LPE dans des fréquences très correctes. Son cœur graphique Xe est cadencé bien au-delà des 1.35 GHz des puces Twin Lake les plus puissantes.

Le revers de la médaille est dans le TDP annoncé, la consommation de ces puces devrait être en hausse. Passant d’un TDP de 6W pour un N150 à 15W de base pour le Core 3 304. Ce tableau, non officiel, tiré du site Wccftech depuis une source sur Twitter n’a évidemment rien d’officiel. Mais cela pourrait dessiner l’approche de ces nouvelles puces.

Reste qu’entre ce qui peut être perçu comme un abandon de la part d’Intel du marché low-cost avec un Twin Lake qui semble en rupture et l’arrivée totalement floue des circuits censés les remplacer, il existe désormais un creux de vague assez inquiétant. En 2022, je vous parlais de la fin des Celeron et des Pentium chez Intel. Un enterrement sans fleurs ni couronne de puces qui avait fini par être détestées de tout le monde : clients comme intégrateurs. Aujourd’hui, on me parle de réintégrer des Pentium Gold 7505 « en attendant ». Il va falloir que cette attente soit courte, très courte. Car si pour certains pros ces puces seront suffisantes pour un usage totalement bureautique, c’est tout de même un sacré retour en arrière de ressortir des placards des processeurs de 2020, déclarés en fin de vie, uniquement compatibles avec de la mémoire DDR4 et n’ayant plus pour eux beaucoup d’avantages. Ce Pentium Gold est un double cœur à 15W qui affiche des performances de calcul très légèrement supérieures à un N150 en monocoeur sur 6 petits watts de TDP. Une puce qui est derrière en calcul multicoeur et qui embarque surtout un circuit graphique bien moins compétent.

Evidemment, cette annonce d’une fin des puces Twin Lake peut être très conjoncturelle et ce discours arranger certains fabricants de MiniPC. Notamment ceux qui, au contraire des marques « noname » doivent construire des gammes assez étoffées en quantités pour être rentables. Si les puces revenaient à être disponibles, la produciton de nouvelles machines reprendrait. En attendant, j’imagine que personne n’a envie de revenir à un Pentium ou un Celeron de son plein gré. Ni les consommateurs ni les fabricants.

Plus de Twin Lake chez Intel, Wildcat Lake en approche © MiniMachines.net. 2026

Khadas Mind : les modèles Panther Lake dans la tourmente

1 avril 2026 à 12:21

En janvier, Khadas Mind annonçait des évolutions techniques des centres nerveux de son écosystème avec un passage par la case Panther Lake. Aujourd’hui c’est un peu la douche froide. 

Non seulement les tarifs augmentent, mais deux modèles voient leur date de sortie repoussée. En cause, toujours la hausse des tarifs et, je suppose, les délais à rallonge que proposent désormais les fournisseurs de puces dont fait partie Intel. L’annonce fait mal, non seulement les prix déjà ambitieux de Khadas grimpent avec une note qui s’alourdit dans des proportions élevées mais les délais sont dorénavant beaucoup plus compliqués.

Khadas Mind

Khadas Mind Pro

La marque indique « absorber une partie de la hausse » en rognant sur ses propres marges, mais le total est tout de même élevé. Le Khadas Mind Pro sous Intel Core Ultra X7 avec 64 Go de mémoire vive grimpe ainsi de 300$. Son prix public bascule ainsi de 1999$ à 2299$… Hors Taxes. La version Intel Core Ultra X9 de l’engin équipée de 96 Go de mémoire vive ainsi que le modèle sous Core Ultra X7 avec 32 Go sont repoussés dans un futur incertain. Cela ressemble à du « damage control » ou la marque a poussé pour ne garder qu’une référence positionnée entre les trois modèles annoncés en termes de performances et de mémoire vive.

Évidemment l’explication est toujours la même. Une augmentation incroyable de la mémoire rend la version avec 96 Go de DDR5-9600 impossible à commercialiser. Aucune information concernant la version 32 Go n’est proposée mais je suppose que le nouveau prix de ce modèle et la marge réalisée dessus ne le rendent pas spécialement plus intéressant que la version 64 Go pour le constructeur comme pour le public. La marque argumente que la version Core Ultra X7 avec 64 Go de mémoire est le meilleur ratio entre performances et prix. 

C’est le genre de société qui a le plus à perdre de ces augmentations de prix. Khadas vit dans un écosystème particulier qui est une sorte de pari sur l’avenir. Depuis le début de son aventure avec le Mind, le constructeur cherche à proposer son propre univers de compatibilité avec des accessoires liés par un port propriétaire. En échange, ses machines proposent des fonctionnalités originales, une finition exemplaire et un bon niveau de performances. Le problème est que pour séduire, le prix de ce type de solution ne doit pas trop s’éloigner du reste du marché. Les acheteurs peuvent accepter un prix plus haut à performances égales si c’est compensé par autre chose. Mais si ce delta devient trop important, le pas aura bien du mal à être franchi. Ce qui amène des doutes concernant un enfermement dans cet écosystème. Est-ce que Khadas sera en mesure de le faire perdurer si la situation sur la mémoire vive, le stockage et les processeurs s’éternise ?

Source : Khadas

La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur

Khadas Mind : les modèles Panther Lake dans la tourmente © MiniMachines.net. 2026

Bigme HiBreak Plus : un smartphone sous E-Ink couleur

1 avril 2026 à 11:10

Un écran de 6.13 pouces Kaleido 3 qui propose 4096 couleurs avec une densité de 150 points par pouce contre 300 lorsqu’il affiche en niveaux de gris. C’est le genre de smartphone pas vraiment fait pour les contenus vidéo, la photo ou le jeu, mais idéal pour les grands consommateurs de contenus.

HiBreak Plus

HiBreak Plus

Le HiBreak Plus n’est pas pour autant à la traîne, notamment pour la lecture web. Avec un rafraîchissement de 52 images par seconde, il ne proposera pas le traitement classique d’un écran à cristaux liquides, mais permettra de faire défiler correctement les pages de vos sites ou vos documents. Pour de gros consommateurs de tableaux, de PDF, ou de ePub, la solution a donc du sens. La marque indique qu’il sera possible de regarder une vidéo avec cet appareil mais je doute que ce soit dans les « meilleures conditions possibles ». Autrement dit, regarder une vidéo de votre série préférée ne sera pas une bonne idée. Regarder un tuto technique vous expliquer comment monter un meuble sera parfaitement faisable. La face avant dispose en plus d’un éclairage frontal pour une lecture en conditions de faible luminosité.

HiBreak Plus

Reste qu’il s’agit d’un smartphone assez éloigné des standards actuels en termes de performances. Il s’agit d’une version « light » du BigMe HiBreak Pro dont nous parlions l’année dernière. Si l’écran passe à la couleur, le reste subit un rabotage assez conséquent. On passe de 8 à 4 Go de mémoire vive, de 256 à 64 Go de stockage. Pas de détails sur le SoC employé si ce n’est qu’il s’agit d’un huit cœurs, ce qui correspond à une majorité des puces ARM pour smartphone aujourd’hui. Le tout fonctionne sous Android 14 avec un accès au Google Play Store. L’authentification sera possible grâce à un bouton de démarrage proposant un lecteur d’empreintes digitales. La batterie reste solide avec un modèle de 4500 mAh qui devrait lui donner une autonomie confortable.

En façade, on retrouve un petit capteur photo non détaillé, sur la partie arrière un second de 20 mégapixels avec une LED Flash. Ce genre d’appareil n’est pas idéal pour la photo évidemment, mais ces capteurs peuvent s’avérer très utiles pour un usage documentaire. Photographier quelques pages d’un livre, un plan, une documentation technique et la transformer en document électronique s’avère souvent être une excellente ressource de terrain.

Un HiBreak Plus moins puissant mais beaucoup moins cher.

Le point intéressant de ce HiBreak Plus, c’est son tarif. Il démarre à 249$ en promo – 289$ avec son stylet et une pochette de protection – ce qui en fait peut-être un appareil idéal pour d’autres tâches que celle d’un smartphone classique. Avec un double lecteur SIM 4G, un GPS intégré, des capacités d’appel, bien entendu, et cet écran d’une lisibilité parfaite en extérieur. L’appareil est idéal pour des missions spécifiques. Il dispose même d’un stylet (optionnel et dont je ne connais pas le protocole) pour pouvoir prendre des notes ou faire ses propres gribouillages à l’écran. Capable de se transformer en GPS et en solution de documentation, de prendre des notes et de surfer. C’est une sorte de couteau suisse parfait pour certains métiers comme certains loisirs. La combinaison cartographie / photo / annotation semble rêvée autant pour l’ornithologue en goguette que l’archéologue en randonnée. C’est également le genre de gadget parfait pour des métiers de terrain qui se retrouvent face à une armoire technique sur le toit d’un immeuble ou un dédale de tuyaux dans sa cave.

Attention, il s’agit de prix hors taxes et l’expédition gratuite n’aura lieu qu’à partir du 20 avril depuis la Chine. Le paiement peut se faire via Paypal. Bigme propose en général ses produits sur Amazon. Le HiBreak Pro en niveau de gris y est vendu à 399.99€. Nul doute que ce Bigme HiBreak Plus y apparaîtra dans quelques semaines.

Si vous voulez voir ce que donne un écran E-Ink Bigme en action, le modèle en niveaux de gris a été présenté dans ce billet de l’année dernière.

Le smartphone E-Ink Bigme HiBreak Pro en action

Bigme HiBreak Plus : un smartphone sous E-Ink couleur © MiniMachines.net. 2026

Mettez à jour votre Gigabyte Control Center immédiatement

1 avril 2026 à 07:09

Si vous possédez un portable, une carte graphique, un SSD, une souris, un ventilateur, un écran, un SSD, un casque ou une carte mère de la marque et que vous employez le logiciel Gigabyte Control Center, il est impératif de réaliser une mise à jour immédiate de celui-ci.

Le constructeur indique avoir repéré une vulnérabilité importante dans son application qui peut mener des attaquants extérieurs à prendre les droits de la machine et à y exécuter du code. Ce qui peut aboutir à divers types d’attaques qui vont du ransomware à la destruction de vos données en passant par une écoute de tout ce qui transite sur votre PC.

Gigabyte Control Center

Le Gigabyte Control Center est un outil comme il en existe des dizaines chez les constructeurs. Il s’agit d’une sorte de tour de contrôle qui va, sous Windows, permettre de régler différents éléments de votre matériel .Des profils de puissance, de gestion de batterie et de refroidissement par exemple, la gestion des éventuelles LEDs RGB, les mises à jour de pilotes et de BIOS et tous les éléments propres à votre machine comme la gestion de la spatialisation audio ou du Wi-Fi. En général, ce type de logiciel est implémenté d’origine par le fabricant pour ses machines complètes sous Windows. ou proposé dans la liste des pilotes pour les cartes mères. Ce n’est pas forcément un élément indispensable, mais il permet de gérer finement votre autonomie de batterie ou le bruit généré par un ventilateur en mode basse consommation.

Gigabyte Control Center

Les versions 25.07.21.01 et plus anciennes de cet outil sont affectées par un défaut de sécurité important. Une fonction du logiciel offre la possibilité de se connecter avec d’autres appareils sur un réseau. Cette fonction ouvre la porte à des attaquants non authentifiés qui vont pouvoir écrire à distance sur le système concerné. En clair, l’application offre les clés d’un contrôle total de la machine sur laquelle elle est installée. Cette vulnérabilité identifiée sous le code CVE-2026-4415 a été révélée par le chercheur en sécurité David Sprüngli de la société SilentGrid. Elle est jugée comme critique avec un score de dangerosité de 9.2 sur 10. 

La mise à jour de Gigabyte Control Center est indispensable

La meilleure chose à faire est donc de télécharger la dernière version du Gigabyte Control Center pour réparer le problème. Je sais par expérience que beaucoup de ces applications systèmes ne sont pas ou presque jamais mises à jour par les utilisateurs. Elles font « partie des meubles » après l’installation de Windows et on les oublie. Il est pourtant souvent nécessaire de procéder à un dépoussiérage régulier des versions de ces outils et surtout de ne pas cocher les options de fin d’alerte de mise à jour. Avec beaucoup de droits sur les systèmes, ces outils sont forcément des cibles privilégiées des attaquants. Il n’y a pas de raisons de paniquer mais maintenant que la faille est dévoilée, il est absolument nécessaire de prendre vos précautions et de procéder à une mise à jour. Un simple téléchargement réglera le problème.

Que vous ayez une machine Gigabyte, Asus, Acer, MSI, HP, Dell, Lenovo ou que sais-je encore. Si vous employez des logiciels de ce type, pensez à réaliser une petite recherche de mise à jour. Et si vous ne les utilisez jamais, regardez tout de même s’ils ne se lancent pas au démarrage de votre session Windows3. Vous pourriez être surpris.

Si vous ne vous en servez réellement pas, il est possible que l’outil fasse tout de même quelque chose pour vous. dans tous les cas, s’il est présent sur votre système, vous savez ce que vous devez faire.

Source : Bleepingcomputers et Gigabyte

Mettez à jour votre Gigabyte Control Center immédiatement © MiniMachines.net. 2026

NES-SY2.0 : Love Hultén rend un hommage à Nintendo

1 avril 2026 à 06:35

Le NES-SY2.0 est une nouvelle construction du designer Suédois Love Hultén. Reprenant la forme globale d’une NES géante, elle cache un double appareil assez classique de son univers.

Au fil des années, nous avons pu découvrir de nombreuses créations d’Hultén avec toujours un souci du détail très prononcé et un goût marqué pour les appareils capables de produire du son. au fil des ans, à mesure qu’il gagnait en notoriété, en expérience et en moyens, ses drôles de machines se sont transformées en véritables tours de force.

NES-SY2.0 par Love Hultén

NES-SY2.0 par Love Hultén

Le NES-SY2.0 fait partie de ces nouvelles productions qui ont dépassé le simple côté parfois un peu gadget pour se transformer en véritables sculptures. L’objet ressemble à un coffre en forme de NES mais, une fois ouvert, sa partie avant se déploie pour révéler un clavier de synthétiseur à la manière dont les premiers ordinateurs portables proposaient de quoi pianoter du texte. La charnière qui fait la liaison entre cette partie avant et le reste de la machine relève cette dernière. Cela permet de mieux voir son petit écran ainsi qu’une série de boutons en façade.

NES-SY2.0 par Love Hultén

NES-SY2.0 par Love Hultén

Le NES-SY2.0 s’inspire largement de la culture électronique

On retrouve sur cette NES-SY2.0 des couleurs qui font également référence à la console. Les petits boutons rouges rappellent ceux des joysticks de la marque. Les gris sont du même ton que le plastique de Nintendo. L’inspiration est évidente. 

L’objet se comporte avant tout comme un synthétiseur avec un côté très « Moog » lié à la présence de nombreux potentiomètres pour faire varier les ondes sonores. L’écran reflète en partie les choix de cette structure en adaptant des formes géométriques aux différentes ondes que la machine génère.

NES-SY2.0 par Love Hultén

NES-SY2.0 par Love Hultén

Sur la droite de l’appareil, on découvre des ports qui vont permettre de brancher des manettes de jeu. Le NES-SY2.0 permet en effet de faire tourner des titres Nintendo depuis, apparemment, les cartouches originelles qui sont enfichées dans un lecteur en façade.  Comme d’habitude, le résultat est assez impressionnant. 

NES-SY37 par Love Hultén

NES-SY37 par Love Hultén

Ce n’est pas la première fois que Hultèn rend hommage à Nintendo. Le designer avait déjà produit le NES-SY37 qui proposait le même concept mais dans un format légèrement différent. Nous avons croisé également, au fil des années, de nombreuses créations originales de sa part. Même si cela ne fait qu’effleurer l’étendue de son univers.

NES-SY2.0 : Love Hultén rend un hommage à Nintendo © MiniMachines.net. 2026

Minisforum M1 Lite : un Barebone sous Core Ultra 5 125U

31 mars 2026 à 16:47

Le Minisforum M1 Lite ressemble à une branche de réalité alternative qu’on n’aurait jamais aimé parcourir. On aurait préféré l’autre branche, celle où la mémoire vive et le stockage n’auraient pas explosé. Celle où les constructeurs auraient pu continuer à proposer des machines complètes à un prix raisonnable. Malheureusement, notre destin s’est trompé de chemin et nous voilà face à un Barebone.

Minisforum M1 Lite

Minisforum M1 Lite

Le Minisforum M1 Lite est annoncé en deux déclinaisons sur le site français de la marque. Le premier est à 329€, il s’agit d’un engin assez classique dans son format. Equipé d’un Core Ultra 5 125U, il est donc livré sans mémoire vive, sans stockage et donc, sans système d’exploitation. Une version complète avec 16 Go de DDR5 double canal, 512 Go de stockage et une licence de Windows 11 Pro, est proposée à… 659€. On double donc quasiment le prix de la machine. Pour vous donner une idée, une option de ce type il y a un an, pour passer d’une machine au format Barebone à un engin en 16/512 Go avec Windows, était souvent facturée moins de 120€ chez une marque comme Minisforum.

Le constructeur sait pertinemment que proposer le Minisforum M1 Lite uniquement en version classique, prêt à l’emploi, ne générerait pas suffisamment de ventes. Pour amortir son design, il a donc décidé de proposer un modèle nu afin que chacun puisse l’équiper au mieux de ses besoins. Ce n’est pas nouveau, de nombreux constructeurs font ça depuis des années. Mais la tendance va grandement s’accentuer dans les mois à venir.

Le Minisforum M1 Lite s’architecture donc autour d’un Core Ultra 5 125U. une puce Meteor Lake mobile lancée à la fin de l’année 2023 et gravée en Intel 4. C’est une puce intéressante dans sa construction avec 2 cœurs Performance, 8 cœurs Efficients et 2 cœurs LPE pour un total de 12 cœurs et de 14 Threads puisque seuls les cœurs P le proposent. Leur fréquence Turbo peut atteindre 4.3 GHz quand, à l’autre bout du spectre, les cœurs à basse consommation peuvent atteindre 700 MHz. La puce tourne entre 15 Watts de TDP avec un mode Turbo de 57 Watts, offre 12 Mo de Smart Cache et embarque un circuit graphique Intel proposant 4 cœurs Xe à 1.85 GHz. 

 

Cela donne une puce solide, capable de la très grande majorité des usages avec un recul confortable de puissance. Il faudra évidemment l’accompagner de suffisamment de mémoire vive pour en tirer toute la puissance. Avec deux slots SODIMM pilotant jusqu’à 96 Go de mémoire vive en DDR5-5600, la minimachine proposera de quoi respirer à de nombreux programmes. Avec 16 à 32 Go de mémoire, cet engin pourra venir à bout de tout type de travaux bureautique, de programmation, de retouche d’image, de modélisation 3D, de montage vidéo et autres travaux musicaux. Le seul bémol sera comme toujours le jeu vidéo, même si les cœurs Xe de la puce Intel se débrouillent fort admirablement sur beaucoup de titres.

En FullHD avec des détails sur des configurations de graphismes allant de moyen à haut, la puce graphique se débrouille très bien pour peu que 16 Go de mémoire soient disponibles 4. Un Fortnite titrera 80 ips en moyenne. Toujours en FullHD, un jeu comme Rocket League tous détails activés, proposera de 70 à 90 ips. Le jeu de course GRID Legends dans les mêmes conditions tournera à 60 ips de manière stable. DOTA 2 en 1080P et détails haut restera au-dessus de 70 ips. Counter Strike 2 frôle les 100 ips. Forza Horizon 5 tournera entre 45 et 50 ips en 1080P et dépassera les 60-65 ips avec certains détails réglés sur bas. Fallout 4 en détails élevés et en FullHD tremble à atteindre les 30 images par seconde en extérieur. Il passe à 60 ips en intérieur. En dégradant certains postes, le jeu arrive à rester sur un 40 ips stable en extérieur. Rise of the Tomb Raider en 1080P et High dépasse toujours les 30 ips même dans les scènes complexes. Même chose pour un Witcher III qui se comporte de manière satisfaisante. GTA V, qui commence à prendre de l’âge, tourne très correctement en 1080P et détails haut avec un framerate au-dessus de 60 ips. 

Des titres plus gourmands peuvent devenir jouables mais avec de grosses concessions graphiques. Trop pour que cela ait du sens. Cyberpunk 2077, par exemple, demande une telle dégradation de qualité pour atteindre péniblement 50 ips en 720P que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Pour le jeu, il faut prendre le Minisforum M1 Lite pour ce qu’il est, un MiniPC débrouillard sur des titres assez anciens et qui apportera du confort en jeu moyennant quelques concessions. Ce n’est clairement pas sa destination mais il saura remplir ce rôle sans trop de problème à condition de ne pas trop lui en demander. Ce MiniPC pourra lancer des jeux mais n’est pas pensé pour être une machine de jeu, dans cette optique seule, ce serait un mauvais investissement.

Pour la partie stockage, on retrouve simplement deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 assez classiques. De quoi monter facilement un stockage suffisant pour la majorité des usages. L’accès aux composants se fera sous le châssis avec une plaque amovible permettant de découvrir l’ensemble des composants. La carte réseau, également montée en M.2 au format 2230 pourra évoluer même si la solution Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 semble suffisante. 

Le refroidissement est double avec un premier module pour dissiper la chaleur des composants secondaires que sont la mémoire et le stockage. Et une ventilation de base pour évacuer la chaleur du processeur. Celle-ci est classique avec un jeu d’ailettes qui vont être traversées par un flux d’air frais aspiré de l’extérieur. La chaleur sera collectée au niveau du processeur par un caloduc qui la transportera vers cette surface d’échange. Le positionnement de la carte mère permet une large prise d’air par les deux côtés de l’engin et un rejet vers l’arrière, au-dessus de sa connectique.  Minisforum indique une ventilation 5000 tours que l’on adapte au niveau de puissance désiré. Le BIOS de la machine permettant de pousser le processeur de 15 à 35 W de TDP. Dans ces conditions, l’engin n’atteint pas 45 dB. En mode plus calme et moins performant, il devrait être plus silencieux.

La connectique est sobre mais complète avec sur la face avant un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un bouton de démarrage avec une LED témoin d’activité et l’accès à un bouton Reset en plus d’un petit micro basique.

Sur la partie arrière, on note deux ports USB 2.0 Type-A, un USB4, deux sorties vidéo en HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4 et un Ethernet 2.5 Gigabit sous Intel i226-V. Le tout est alimenté par un boitier externe en 19V au format jack très classique. L’USB4 propose un signal DisplayPort mais également une alimentation en entrée (65W) et en sortie (15W). Au final, le MiniPC pourra piloter trois affichages en UltraHD simultanément.

Le tout entre dans un châssis de 13 cm de large pour 12.6 cm de profondeur et 5.04 cm d’épaisseur et de 600 grammes. La coque n’est pas détaillée et il est difficile de savoir s’il s’agit de plastique ou d’aluminium. Dans le premier cas, la partie extérieure serait montée sur un châssis en acier. Je penche pour une coque plastique avec une seconde peau métallique et le positionnement des antennes Wi-Fi entre les deux. Un support VESA livré avec la machine permettra de le fixer au dois d’un écran ou sur un meuble assez facilement. 

Proposé à 329€ en Barebone, le Minisforum M1 Lite n’a de sens que si vous avez un peu de mémoire vive DDR5 et un SSD dans vos placards. L’achat d’un appareil complet apparaît délicat au double du prix. Si vous êtes à la recherche d’un PC classique, cela peut avoir du sens. Le stock des commandes sera expédié d’ici quelques jours de Hong-Kong et transitera d’abord via un entrepôt local de la marque avant d’être distribué dans toute l’Europe.

Voir l’offre sur Minisforum

 

Minisforum M1 Lite : Format Barebone
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ garantie 2 ans
+ larges évolutions techniques possibles
+ performances très correctes
+ accès simple aux composants
+ connectique USB4

– format Barebone
– SAV et support en Europe
– audible en calculs lourds (45 Db)
– Boîtier en plastique ?

 

Minisforum M1 Lite : un Barebone sous Core Ultra 5 125U © MiniMachines.net. 2026

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu’une baisse

31 mars 2026 à 11:42

Si vous avez été attentifs aux prix sur les mois de février et mars, le marché est arrivé à une certaine stabilisation de la mémoire vive. Le prix des références les plus classiques semble ne plus trop bouger. Certains types de mémoire ont reculé, d’autres n’ont pas augmenté. Le site 3DCenter annonce une moyenne de prix inchangée ces derniers mois. Ce qui fait dire à certains que la mémoire est en baisse.

C’est peut être faire preuve d’un peu d’optimisme. Si une stabilisation de la mémoire vive est nette, déclarer des prix en baisse c’est aller un peu vite en besogne. D’abord 3DCenter analyse uniquement les tarifs des revendeurs en Allemagne, ce qui n’est pas du tout une analyse générale du secteur. Les revendeurs allemands sont, comme nous, un petit marché sur la planète mémoire vive.

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu'une baisse

Et surtout, si on regarde le tableau des prix mis en avant, on se rend compte qu’il s’agit plus d’une correction de tarifs qu’autre chose. Ici la baisse la plus spectaculaire est un -15% sur le kit de 2×32 Go de DDR5/6000. Soit un des kits les plus haut de gamme du tableau et surtout un kit qui est passé de 158€ à 596€ entre juillet et mars… Le reste des baisses est situé entre -2 et -5%, des chiffres qui sont compen,sés par des +5, +7 et mêm +17% sur d’autres modules.

Cela peut se traduire facilement. Les revendeurs allemands ont augmenté leurs prix autant que possible jusqu’à un maximum et, quand un ralentissement trop net des achats s’est fait sentir, ils ont juste réduit la voilure et ajusté légèrement leurs prix. Il arrive toujours un moment où le public bloque, même lorsqu’il n’a pas vraiment le choix. Le problème lorsque le public boude une référence de ce type, c’est que vous avez des milliers et des milliers d’euros qui dorment sur une étagère. La réaction classique est donc de baisser les prix pour que le stock bouge et que vous retrouviez des liquidités.

En agrégeant les prix de différents revendeurs, on ne peut pas obtenir de tendance. Certains ont peut-être fait des promotions, d’autres mis en avant un kit de mémoire noname particulier qui est, ici, mis dans le même panier qu’un kit haut de gamme. L’évolution des tarifs est donc à prendre avec des pincettes.

+0.1% des prix ce n’est pas une baisse, c’est une stabilisation de la mémoire vive

On remarque également que la hausse continue encore sur les références les plus vendues du marché. Les barrettes de DDR5-5600 ont encore gagné 10% Les 16 Go ont soit perdu 2% pour la 5600, soit gagné 3% sur la 6400. Le kit le plus populaire à l’été 2025, soit le 2 x 16 Go de DDR5 est quasi stable. Au final, le tableau ne dit absolument pas que la mémoire baisse mais qu’une stabilisation de la mémoire vive semble être atteinte au global avec une toute petite hausse de 0.1%. Un équilibre qui se fait après une hausse moyenne de 440% par rapport aux prix de juillet 2025.

Il y a énormément de biais possibles dans les relevés de prix des revendeurs. Le marché des pièces détachées est un mauvais témoin des tendances de tarifs. Ce que je crois comprendre de ce tableau est assez simple. Si cela s’est passé comme en France, les revendeurs comme les grossistes et les marques ont tous tendu le fil pour essayer de monter les prix au maximum parce que les marques augmentaient sans cesse les leurs tout en baissant les disponibilités. Les grossistes en amont ont donc proposé des prix de plus en plus élevés et les revendeurs ont suivi. Affichant à leur tour ces tarifs à leurs clients. Semaine après semaine, la mémoire a ainsi augmenté pour tous ceux qui n’avaient pas de contrat spécifique, ce qui concerne probablement la grande majorité des distributeurs.

Les revendeurs n’ont pas vraiment d’autres choix que d’accepter ces hausses car, sans mémoire, ils ne peuvent plus monter de machines. Ce qui est souvent une grosse partie de leur activité. Et pour éviter de se faire dépouiller de leur mémoire vive en pièces détachées sur leur catalogue, certains ont augmenté encore plus haut la mémoire vive sur leur catalogue de manière à ce qu’elle ne soit pas accessible sans débourser une fortune. Ce qui permet de vendre des configurations apparemment moins chères ensuite au global.

Mais il arrive toujours un moment où même cette stratégie ne tient plus la route. Le tarif demandé atteint un point que personne ne veut plus franchir et les ventes s’écroulent totalement. Il faut alors rectifier le tir. C’est pour cela que l’on voit des prix en légère baisse. Soit parce qu’un autre revendeur a mis la main sur un stock moins onéreux, ce qui stoppe la hausse, soit parce que les références en stock ne partent plus du tout.

Il est possible, enfin, qu’en l’absence de tout stock, certains revendeurs jouent à la guerre des faux prix. Loin d’une stabilisation de la mémoire vive, c’est une pratique classique qui permet de mettre des bâtons dans les roues de la concurrence. Quand vous n’avez plus de visibilité à court ou moyen terme sur un produit, vous le passez en « indisponible » et vous le baissez de manière importante tout en demandant aux clients de laisser un e-mail pour être prévenus en cas de retour de stock. Cela permet de « bloquer » les ventes des concurrents et d’être présent sur les listings des sites de comparaison de tarifs. Problème, cela fausse aussi toute la mécanique d’analyse de ce genre de relevé.

Le site PCPartPicker fait le même travail de remontée des prix sur les revendeurs US. On remarque également une stabilisation de la mémoire vive ces dernières semaines sur quelques références et une hausse continue sur d’autres. Ainsi le kit hyper standard et toujours demandé de 2 x 8 Go de DDR4-3200 gagne encore quelques points entre janvier et mars. Les autres références de DDR4 sont majoritairement sur une hausse début janvier puis une stagnation voire un très léger décrochage.

Sur la DDR5, le kit classique de 2 x 16Go est également très stable après une dernière grosse phase de hausse à la mi-janvier. Les autres références suivent la même tendance, à la différence notable du kit de 2×32 Go de DDR5-5600 qui semble décroître après une même augmentation jusqu’à début février.

Il s’agit là encore d’un décrochage lié, à mon sens, plus à une autocorrection que les revendeurs se sont appliquée eux-mêmes après une dernière phase de gourmandise tarifaire. À partir d’un certain prix et peut-être face également à une certaine conjecture économico-politique, les prix ont été jugés trop élevés.

Ces kits en baisse sont toujours des solutions haut de gamme en 2 x 32 Go de DDR5. En Allemagne sur la DDR5-6000, aux US sur la DDR5-5600. Qui achète 64 Go de mémoire vive aujourd’hui ? Des kits à 700€ en Europe et 900$ aux US ? Ce sont les pros. C’est sur ces références, en général très liées à un usage intensif des machines, que les prix décrochent. S’agit-il vraiment d’un retournement de marché ou plutôt que la situation globale actuelle donne moins envie aux pros de renouveler leur parc ou de s’équiper ?

La raréfaction des pièces disponibles a également tendance à figer les prix. Quand un revendeur n’a pas de visibilité précise sur ses disponibilités, il va augmenter son prix de vente pour se « couvrir ». Et les relevés peuvent donc partir à la hausse. Quand il reçoit enfin les pièces commandées, il réajuste son tarif vers un prix plus logique, ce qui fait baisser le relevé qui avait été gonflé artificiellement. Avec des disponibilités de plus en plus compliquées, les relevés jouent ainsi au yoyo ces dernières semaines.

La stabilisation de la mémoire vive se voit nettement en amont

Si on regarde en amont des revendeurs, en examinant le prix des modules de mémoire vive sur le marché avant qu’ils ne soient intégrés dans des barrettes de mémoire vive, la tendance est également à une certaine stabilité ces dernières semaines. Je n’ai pas le droit de vous partager les graphes de DRAMeXchange mais sur les modules mémoire chez Samsung et SK Hynix c’est très net.

Je pense que nous avons atteint le point haut de ce que les datacenters IA ont accepté de payer. Et cela se voit nettement sur les références en baisse. Les barrettes de mémoire les plus denses en quantité, celles les plus prisées par les serveurs, vont à la baisse car les prix ont dû dépasser un certain seuil qui correspondait à ce qu’acceptaient de payer les géants de l’IA. Les barrettes plus classiques, destinées au marché grand public, continuent de monter parce que les chaines tournent en continu pour fabriquer les modèles les plus demandés en densité.

Parler d’une baisse me parait donc inapproprié, on est dans une phase de correction et je doute qu’elle se poursuive sans de meilleures mauvaises nouvelles contre les géants de l’intelligence artificielle. Les évènements actuels en Iran pouvant à tout moment impacter à nouveau à la hausse l’ensemble des composants.

Google TurboQuant ou l’espoir d’être sauvé par ceux qui ont tout déréglé

Vous avez sans doute vu passer des articles concernant Google Research qui a annoncé un algorithme miracle baptisé TurboQuant. Ce nouveau venu est lancé avec un objectif en tête, mieux compresser la mémoire vive nécessaire aux IA pour garder leur cohérence. Cet algorithme n’a qu’un seul travail, augmenter les capacités de compression des données en mémoire pour les modèles d’IA. Avec l’idée d’avoir besoin de moins de RAM pour faire tourner des modèles gourmands tout en gardant la même précision d’exécution. 

La raison pour laquelle les centres de données des acteurs majeurs de l’IA mondiale sont si voraces en mémoire vive est simple. Elle tient en deux éléments. Pour que leurs modèles soient le plus efficaces, il faut que leurs processeurs puissent accéder le plus rapidement possible à leurs modèles de données. Passer par un stockage classique, même en SSD, est souvent trop lent. L’idéal est d’agglomérer suffisamment de gigaoctets de mémoire vive pour piloter la totalité du modèle déployé. C’est pour cela que les différents LLM sont en général proposés avec des « poids » différents. Avec DeepSeek par exemple, on peut télécharger un modèle avec 7 milliards de paramètres et un autre de 67 milliards de paramètres. La mémoire nécessaire pour les deux modèles n’est pas du tout la même.

Mais l’autre élément important est la mémoire de « session ». Un espace de mémoire temporaire qui sert à agglomérer les questions et réponses d’un sujet posé. Histoire de ne pas trop tout mélanger au fur et aà mesure de l’avancée d’une session. Si vous engagez une IA pour la questionner sur un sujet, vous comptez sur le fait qu’elle restera focalisée sur celui-ci quand la conversation avance.

La promesse de TurboQuant est donc de réduire l’impact de cette seconde mémoire de session tout en augmentant la performance d’accès. C’est énorme mais cela ne touche en rien au besoin fondamental de la mémoire centrale qui va charger le LLM de base. L’annonce a évidemment fait grand bruit parce qu’en théorie, un serveur aurait besoin de moins de RAM pour un meilleur résultat avec le « simple ajout » de TurboQuant dans l’équation. Cela pourrait changer la donne et ralentir les besoins des centres d’IA  sur le marché. Avec, comme espoir, une baisse tendancielle des tarifs pour tout le monde, y compris les entreprises classiques et les particuliers.

En pratique, je doute. TurboQuant va probablement changer certaines choses et modifier le comportement des centres IA qui seront compatibles avec cette technologie. Mais un retour de bâton est également possible. Si cela amène une stabilisation de la mémoire vive, cela n’entrainera pas de baisse et surtout, cela pourrait impacter fortement les marchés des processeurs, des circuits graphiques, du stockage et même de la mémoire à nouveau.

Ce type de « techno solutionnisme » a toujours un revers d’optimisation. Que va faire un centre de données avec une mémoire de session mieux compressée ? Réduire ses investissements ou augmenter ses capacités de calcul ? Vous savez probablement que la course en avant menée par les différentes IA actuellement en compétition est assez classique. Le but est d’être le premier pour rafler la mise et obtenir une situation de quasi-monopole. Seul moyen de dégager une rentabilité à terme. Ralentir ne fait donc pas partie du vocabulaire de ces entreprises et tout ce que ce nouvel algorithme de compression va faire est de leur donner envie d’investir encore plus. Si la mémoire de session est divisée par six, alors autant coller plus de processeurs pour augmenter la capacité de calcul et remplir l’espace libéré par TurboQuant. Histoire de tirer un avantage concurrentiel immédiat face aux autres IA.

Ces entreprises ont sécurisé des téraoctets de mémoire vive au prix fort et ont désormais la possibilité d’y accoler plus de stockage et de processeurs, mon humble avis est que c’est ce qu’elles vont faire. Non pas chercher à réduire la voilure en consommant moins de mémoire vive de session mais bien augmenter celle-ci en déployant plus de serveurs. Et qui dit plus de sessions et de serveurs dit également plus de besoins en mémoire globale…

Les autres sujets de Minimachines autour de la crise de la mémoire vive.

En illustration, un kit de mémoire vive de 2 x 64 Go de DDR5-8000 G.Skill Trident Z5 Royal NEO  avec une finition dorée et de faux cristaux illuminés de LEDS RGB…

Une stabilisation de la mémoire vive plutôt qu’une baisse © MiniMachines.net. 2026

ETOE présente un kit d’émission vidéo FullHD sans fil (MAJ)

1 avril 2026 à 10:24

Mise à jour : Nouveau code ajouté. voir en fin de billet.

L’idée est toujours assez simple. On branche l’émetteur ETOE sur une sortie USB Type-C avec DisplayPort d’un côté, on connecte le récepteur de l’autre sur un port HDMI et le signal transite d’un poste à l’autre, sans aucun fil.

ETOE met en avant son produit pour tout type d’usages, du smartphone au portable en passant par certaines caméras qui diffusent nativement du DisplayPort. Mais on se doute que l’idée qui trotte derrière la tête de la marque est de proposer une solution sans fil pour ses propres projecteurs. Avec ce petit appareil, il est possible de diffuser un signal d’un MiniPC ou un portable très simplement vers un écran de télé, un écran de PC ou un vidéoprojecteur. Et cela sans avoir besoin d’aucun câble HDMI. 

L’émetteur s’autoalimente via son port USB Type-C. Le récepteur a besoin de son côté d’une alimentation séparée, en USB Type-C, qui peut être sur secteur ou sur batterie. On peut donc raisonnablement penser que la prise qui servira à alimenter le vidéoprojecteur ou l’écran avec une entrée HDMI pourra également alimenter le boîtier. S’il s’agit d’un montage spécifique, type plafond, le recours à une batterie peut être une solution alternative.

Le transfert du signal prend en charge le son et l’image avec du FullHD. La marque indique un comportement sans ralentissement ni désynchronisation du son. Je ne sais pas dans quelle mesure cela permettrait de jouer sans latence visible, mais le signal d’un film semble en tout cas bien géré. Les formats Miracast et AirPlay sont également pris en charge nativement.

A noter que l’adaptateur ETOE ne se base pas sur le Wi-Fi mais sur un protocole direct, il est donc utilisable en environnement éloigné de tout signal Wi-Fi ou dans un lieu dans lequel vous n’avez pas accès au réseau. Le constructeur indique une portée élevée de 50 mètres. Je doute que cela soit possible en conditions classiques. Je pense que le moindre bout de mur en béton doit largement altérer la transmission. Si l’appareil peut transmettre sur 10 ou 15 mètres en intérieur, ce sera, je pense, le bout du monde.

ETOE

Le système peut transmettre un signal vidéo en UltraHD mais il sera automatiquement adapté en FullHD au moment de la projection. La puce intégrée fera ce travail de transcodage nativement avant la diffusion vers le récepteur de telle sorte qu’il ne sera pas nécessaire de préparer ses fichiers. Le seul travail effectué par la machine émettrice est de diriger le flux vers la sortie USB Type-C / DisplayPort qui est identifiée comme un affichage classique. Pas de réglages ni de pilote, le simple branchement des appareils sera nécessaire.

J’ai trouvé le dispositif intéressant, je vais essayer d’en avoir un en test. L’idée d’avoir une prise HDMI facile d’emploi avec un récepteur qui reste fixé sur un écran ou un projecteur peut être pratique dans de multiples scénarios. Aussi bien pour une entreprise que chez des particuliers. Si la qualité de la transmission est au rendez-vous, cela ferait de cet appareil un allié sympathique autant pour les salons multimédia qui se battent avec des câbles HDMI que pour les salles de réunion.

C’est aussi une solution pour que les « soirées cinéma » rendues populaires par les vidéoprojecteurs mobiles apparus ces dernières années, ne se transforment plus en une installation de câbles partant dans tous les sens. Pas besoin de faire courir un HDMI d’un poste vers le projecteur par-dessus la table basse ou derrière le canapé. Ici on est en sans fil léger et pratique.

L’adaptateur ETOE est en vente sur Geekbuying à 59.99€ depuis son stock en Pologne. La livraison est gratuite et le code NNNPFG permet de baisser son prix de 10€. Cela peut en faire un produit intéressant pour certains scénarios d’usages. Je vais essayer d’en tester un rapidement.

Voir l’offre sur Geekbuying

ETOE présente un kit d’émission vidéo FullHD sans fil (MAJ) © MiniMachines.net. 2026

GMKtec EVO-T2 : Un MiniPC Core Ultra X9 388H au CES 2026 (Dispo)

30 mars 2026 à 16:22

Mise à jour du 30/03/2026 : Le GMK EVO-T52 est désormais disponible sur le site Européen de la marque. Le tarif picote un peu puisque la version Core X7 358H avec 64 Go de mémoire vive et 1 To de stockage est proposée à 1649.99€. Total que vous pourrez diminuer de 60€ pour un prix final de 1589.99€ avec le code EVOT260. Une prome limitée à 20 unités seulement… Premiers arrivés, premiers servis.

Voir l’offre sur GMKtec.de

Billet d’origine du 8/01/2026 : Le constructeur profite du CES 2026 pour annoncer le GMKtec EVO-T2, un MiniPC qui ne change pas trop sur la forme mais plutôt sur le fond. 

Pour faire des économies et probablement parce que le format est adapté et ne nécessite pas de changements, le GMKtec EVO-T2 reprend le flambeau d’un T1 annoncé en mai 2025. Le boîtier est identique mais le processeur Core Ultra 9 285H « Arrow Lake » est remplacé par un tout nouveau Core Ultra X9 388H « Panther Lake« .

Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d'Intel, monsieur Lip-Bu Tan.

Le GMKtec EVO-T2 dédicacé par le CEO d’Intel, monsieur Lip-Bu Tan.

Le MiniPC profiterait ainsi des nouvelles puces d’Intel et, en particulier, de leurs nouvelles possibilités graphiques. La marque indique que le GMKtec EVO-T2 serait 50% plus rapide en capacités graphiques. Ce qui la rendrait plus adaptée au jeu mais aussi aux différents travaux créatifs. L’emphase sur l’IA est très logiquement aussi importante. La précédente génération développait 99 TOPS au total pour piloter des usages locaux. La nouvelle passe à 180 TOPS en dérivant la totalité de ses ressources NPU, circuit graphique et cœurs de calcul à cette tâche. La partie calcul pur est plus modestement décrite comme proposant 10% de performances en plus en calcul sur un seul cœur. 

Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1

Le GMKtec EVO-T2 aura le même design que ce GMKtec EVO-T1

D’un point de vue physique, on retrouve les connecteurs de l’année dernière, le GMKtec EVO-T2 propose toujours du Thunderbolt 4, une sortie OCuLink et deux ports Ethernet. Ces derniers évoluent cependant puisque GMKtec a décidé de remplacer les puces 2.5 Gigabit du T1 par un port 10 Gigabit et un autre en 2.5 Gigabit sur ce nouveau modèle. Le constructeur a également décidé de faire évoluer les deux emplacements de stockage interne à la norme PCIe 5.0, le T1 étant en PCIe 4.0.

GMKtec EVO-T2 : Mauvais timing pour la mémoire vive ?

Un autre détail est, par contre, problématique, il sera impossible d’acheter ce MiniPC en version Barebone, c’est à dire sans mémoire vive ni stockage. Le GMKtec EVO-T2 est désormais équipé de mémoire soudée en LPDDR5-9600 quand l’ancien proposait deux emplacements de DDR5 SODIMM-5600. La marque proposera des modèles avec 128 Go de mémoire à bord… Ce qui devrait rendre le prix assez explosif au vu du contexte actuel.

Le GMKtec EVO-T2 est prévu pour ce premier trimestre 2026. Pour le moment, aucun détail sur les prix n’a filtré chez le constructeur.

Le EVO-T1 est en ce moment proposé à 729€ en version barebone sur le site de la marque. La version 64 Go / 2 To est à 859.99€ et un modèle 96 Go / 2 To est proposé à 1159.99€… 

GMKtec EVO-T2 : Un MiniPC Core Ultra X9 388H au CES 2026 (Dispo) © MiniMachines.net. 2026

AMD va augmenter à son tour ses tarifs de 15%

30 mars 2026 à 14:47

Les hausses se succèdent et l’annonce d’Intel la semaine passée est désormais reprise par AMD qui indique vouloir augmenter de 15% le prix de ses puces par rapport à l’année 2025. 


Augmenter de 15% ne signifiera pas que les puces commercialisées par AMD seront vendues au détail seulement 15% plus chères. Cette augmentation aura sans doute de multiples effets en cascade. Il s’agit du prix de vente conseillé par AMD mais lors de ce genre de scénario, les relevés en magasin sont toujours assez spectaculairement plus élevés. Notamment parce que les grossistes ne changent pas forcément l’enveloppe attribuée à l’achat de puces. Avec 15% de hausse c’est 15% de puces en moins et donc moins de processeurs distribués aux détaillants. Là encore, ceux qui mettront le plus sur la table ou feront la plus grosse commande seront livrés et avec moins d’offres, les prix vont également évoluer.

Un des principaux effets de bord de cette crise des composants actuellement est que les clients retiennent leurs investissements. Entre la mémoire vive, les processeurs et le reste, les prix ont largement explosé. Autre problème, la rareté de certains produits comme la mémoire rend beaucoup d’investissements impossibles. Ce qui fait plonger de manière assez abrupte les ventes de matériel.

Les intégrateurs comme Lenovo, HP, Dell et autres vont voir leurs notes augmenter dans une même mesure tout en faisant face à une baisse de leurs ventes, ce qui va les pousser à vouloir compenser l’érosion de leur chiffre d’affaires. Non seulement les puces directement vendues en magasin vont être plus chères, mais même les machines type portables ou autres PC de bureau prémontés vont se retrouver largement au-delà des prix de 2025. Pour un acheteur, cela veut donc dire qu’il faut assumer la hausse de la mémoire vive du stockage et du processeur en plus de la hausse des coûts de transport qui vont commencer à se faire sentir avec la guerre en Iran. La note finale sur l’achat d’une machine complète sera sévère comparée à celle de 2025.

Dès la fin du mois, les tarifs d’Intel et AMD vont donc augmenter. Les délais vont également se rallonger alors que l’accent de la production des deux fabricants se réoriente toujours plus vers le monde des serveurs. On comptait une à deux semaines de délai entre la commande et la réception d’un lot de processeurs à la même période en 2025. Aujourd’hui, il faut compter sur dix à douze semaines pour le même résultat. Un délai devenu incompressible et très problématique pour les fabricants qui doivent désormais faire des paris impossibles.

Augmenter les prix et les délais : la bonne recette pour se planter

Imaginez-vous devoir lancer un produit pour la rentrée des classes de septembre. En commandant des processeurs en avril, vous les recevrez en juin. Il ne vous restera que juillet et aout pour réunir les pièces, lancer la production, tester, emballer, expédier et distribuer les matériels aux détaillants. Les machines prêtes à être expédiées pour le début septembre commencent en général à être stockées chez les revendeurs dès le début du mois d’août et au pire au 15 du mois. Beaucoup d’achats sont faits pendant les courses de rentrée avec les fournitures scolaires. Cela ne laisse donc que juin et juillet pour fabriquer. Et encore, on ne compte que sur juillet que si on accepte un transport rapide par avion. Transport qui fait encore augmenter le prix des machines…

Ajoutez à cela le risque de mal se positionner niveau tarif. Si vous voulez développer un ordinateur portable pour dans 12 semaines, il faut anticiper le prix de la mémoire vive et du stockage pour cette période. Ce qui est en ce moment absolument impossible. Acheter avant une baisse de prix de la mémoire disqualifierait votre matériel, mais commander la mémoire aujourd’hui en pariant qu’elle montera encore dans les 12 semaines qui viennent est également très risqué.

Augmenter les prix

Sur le marché des MiniPC, tout le monde fait grise mine. Les engins ont déjà beaucoup changé de prix. Mais aussi et surtout les composants les plus abordables ont quasiment disparu des catalogues. Impossible de mettre la main, même plus cher, sur des puces basiques chez AMD comme chez Intel. Certains se réfugient sur des puces alternatives, d’autres réduisent simplement la voilure de leurs commandes.

Et chaque semaine qui passe semble encore plus compliquer la situation.

Prix en hausse et disponibilité en baisse, le marché du processeur se complique

AMD va augmenter à son tour ses tarifs de 15% © MiniMachines.net. 2026

Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu

30 mars 2026 à 13:08

Avec Wine 11, le jeu sous Linux vient de connaître un bouleversement important. Imaginez un jeu qui fonctionne à un respectable 50 images par seconde sous Linux qui passe d’un coup à plus de 300. Rien n’a changé dans votre machine. Le jeu n’a pas eu de patch C’est simplement un « bout de code » qui a été mis à jour. Cela laisse rêveur ? C’est pourtant exactement ce qui arrive avec l’apparition de NTSYNC au cœur de Wine 11.

Wine 11

Je ne reprendrai pas la théorie de A à Z mais, à très gros traits, Wine 11 est un outil qui va lire, comprendre et traduire sous Linux le code écrit pour Windows afin de le rendre exploitable. Le nom Wine est une espèce de mise en abîme tautologique assez fine qui veut dire « Wine Is Not an Emulator ». Pas un émulateur donc, au sens des logiciels qui émulent de vieilles consoles par exemple. Non, une réinterprétation du code à la racine pour l’executer autrement.

La nuance est assez importante car elle protège de Wine 11 de toute attaque de son écriture pour des raisons légales. Wine, en ne copiant pas le fonctionnement du code, se préserve d’un point de vue droit. Cela pose par contre d’assez lourds problèmes techniques. Essayer de faire ce que fait Microsoft et qui a été optimisé pour Windows sans les mêmes outils, c’est évidemment compliqué. Surtout pour le jeu vidéo qui a été littéralement bâti pour Windows autour d’outils comme DirectX.

Le jeu sur Linux part donc de très loin. Les premières versions de Wine que j’ai pu tester ne cherchaient pas à refaire le monde mais à lancer simplement des outils de base qui n’existaient pas encore sous Linux. Souvent pour des raisons de droit et de gestion de fichiers. Cela n’allait pas très vite, on relevait souvent des bugs, mais le tout rustinait quelques problèmes à l’époque5.

Si pendant longtemps Wine était un outil réservé à des usages professionnels ou du moins « basiques » pour une informatique moderne, un gros changement a eu lieu en 2018 avec l’apparition de Proton, la solution de Valve pensée pour le jeu et le Steam Deck sous Linux. Valve lâche alors un gros morceau technique qui va permettre de jouer sous Linux avec des titres Windows. C’était déjà possible avant Proton mais ce n’était pas forcément de tout repos ni très optimisé. Cette évolution technique posée, Wine va prendre ses aises et gagner en performances au fur et à mesure de ses évolutions. Ce ne sera pas miraculeux mais un énorme travail de  correction de bugs et de mises à jour va être fait. Souvent dans l’ombre de Patchnotes longues comme le bras, une armée de développeurs s’attaquent a rendre le nouveau vaisseau capable de prendre en charge de plus en plus de programmes écrits pour Windows.

 

Wine 11 change la donne

Des centaines de bugs, des milliers de lignes réécrites, c’est en général ce qu’indique Wine dans ses mises à jour. Ce n’est pas super spectaculaire ni facile à mettre en avant pour un outil informatique. Pour Wine 11 c’est encore le cas, le travail de développement est massif mais il s’accompagne d’une jolie surprise. Elle n’est toujours pas simple à mettre en avant avec un nom imprononçable. Mais Wine 11 met en avant NTSYNC. Un outil qui a demandé un développement sur plusieurs années et qui change drastiquement la manière dont Wine fonctionne afin d’optimiser des tâches hypergourmandes pour faire tourner les jeux modernes. Ce changement va se faire en cascade, tous les outils qui emploient Wine comme base de construction vont en profiter. 

Depuis des années, Wine fonctionne avec les solutions « winesync », « esync » et « fsync ». Ces outils permettent au système Linux de faire tourner des jeux en prenant en compte des multitudes de calculs. Pour construire leur univers, les jeux modernes font appel à toute la puissance des processeurs et à tous leurs cœurs. Certains vont piloter les évènements du jeu, d’autres la partie audio. La gestion physique des interactions du monde et toute la logistique de pilotage des textures à charger, des fichiers à diriger, les dialogues du réseau… Le tout doit être orchestré dans un temps précis. Ainsi, si une tâche nécessite une texture en particulier, il faut nécessairement qu’elle soit chargée avant de lancer l’affichage. Même chose pour le son, on ne peut pas entendre un bruit de choc avant que l’évènement se déroule à l’écran. Cette logique se pousse milliseconde après milliseconde avec précision. On n’imagine pas qu’un élément puisse être manipulé dans deux états différents simultanément.

Construits pour Windows, les jeux utilisent des technologies propres au système pour gérer cette énorme partition d’évènements en temps réel. Les différents chefs d’orchestre sont des routines intégrées au système de Microsoft et les développeurs de jeux dialoguent avec elles pour optimiser au mieux le résultat. L’opération se passe donc au travers d’une symphonie qui a eu droit à des présentations en bonne et due forme et de longues années d’entrainement et de répétitions. Wine ne peut pas faire cela. À la place, le logiciel présente chaque évènement à un chef d’orchestre créé pour l’occasion qui doit se débrouiller comme il peut pour donner le tempo.

Ce qui pose rapidement un petit souci car la méthode est compliquée. Elle demande un travail incessant au système qui doit gérer des milliers et des milliers d’évènements chaque seconde. Et, parfois, lorsque le système est débordé, elle génère des ralentissements. Si le nombre d’images par seconde est correct, Wine marque des ralentissements, des manques d’images ou des « sauts » techniques qui vous téléportent en jeu.

Esync et Fsync ont tenté de mieux jouer chaque symphonie en s’appuyant sur des solutions présentes dans les systèmes Linux pour les orchestrer. Esync développé chez CodeWeavers par Elizabeth Figura a été une superbe solution malgré ses limitations. Fsync, de la même développeuse a notablement amélioré les performances globales avec d’autres méthodes. Des outils qui demandaient des fonctions qui n’ont jamais été intégrées dans le noyau Linux global. Ce qui limitait fortement son usage aux utilisateurs les plus expérimentés. Pas vraiment l’idéal pour le grand public.

Wine 11 passe à NTSYNC

Esync et Fsync étaient donc des rustines techniques. Ecxellentes mais limitées. NTSYNC change d’approche. Sans trop rentrer dans les détails, l’outil est un nouveau chef d’orchestre, robuste et diligent, qui se positionne en remplaçant celui de Windows. Le nouveau venu sait exactement quoi faire, connait parfaitement son solfège et se positionne comme le donneur de tempo parfait pour Linux. Développé, encore, par Elisabeth Figura, il change le comportement de Wine

NTSYNC est un développement de longue haleine par une personne de grand talent. Si bien que le web Linuxien remonte le genre de meme que vous voyez juste au-dessus. Tout le monde s’accorde à dire que le travail mené est impressionnant. 

NTSYNC versus WineSync

NTSYNC versus WineSync

Et le jeu en valait la chandelle. Les résultats sont vraiment spectaculaires. Un benchmark du jeu Dirt3 lui fait exploser les compteurs. Le jeu passe de 100 images par seconde sou Winesync à plus de 800 sur la même machine, sans rien changer d’autre. Le jeu Call of Juarez explose de 100 a 220 ips. Certains titres plus récents passent de médiocres à jouables Resident Evil 2 par exemple grimpe d’un faible 25 à plus de 70 images sur le même matériel. Call of Duty: Black Ops I devient exploitable sur Linux. Le gain depuis Esync est très notable, il l’est moins depuis Fsync mais au contraire de celui-ci, NTSYNC est directement intégré dans le noyau Linux 6.14. Ce qui apporte donc une excellente jouabilité sur un plateau à beaucoup plus utilisateurs. 

Ces gains sont directement liés à la manière dont chaque jeu fonctionne et, comme expliqué en début de billet, au nombre de travaux à piloter en simultané. Toutes les distributions vont pouvoir en profiter. Ubuntu, Fedora et… SteamOS. Valve a déjà ajouté NTSYNC sous SteamOS 3.7.20 beta ce qui signifie qu’à terme, toutes les console Steam Deck et toutes les distributions exploitant SteamOS vont en profiter également.

Attention cependant, point trop d’optimisme. Les chiffres donnés sont très évocateurs et donnent l’impression d’une évolution quasi magique. C’est le cas mais dans certaines conditions. Passer de Fsync à NTSYNC ne fera pas évoluer autant vos résultats en jeu. Sur SteamOS par exemple, Fsync est déjà implémenté et les résultats obtenus après la mise à jour ne seront donc pas aussi spectaculaires. 

Ce qu’il faut retenir ici n’est donc pas la puissance obtenue par NTSYNC mais son déploiement vers le noyau de Linux qui fait que toutes les distributions vont pouvoir en profiter. Le commun des mortels, même non technophile, aura droit à un gain de performances équivalent à ce qu’un expert pouvait obtenir en patchant son système avec Fsync. Les annonces qui expliquent que chaque jeu va doubler ses performances ou qu’un jeu sous Windows serait systématiquement plus performant sous Linux avec NTSYNC ne sont pas sérieuses.

Les studios communiquent désormais sur la compatibilité Linux et Steam Deck de leurs jeux.

Les studios communiquent désormais sur la compatibilité Linux et Steam Deck de leurs jeux.

Linux devient encore plus opérationnel

L’alignement de planètes est impressionnant pour Linux en ce moment. La crise des composants fait que de plus en plus de particuliers comme de professionnels vont chercher à optimiser leur matériel au mieux et le plus longtemps possible. Des milliers de postes ont été mis au placard suite au passage forcé de Windows 10 à Windows 11 et beaucoup d’utilisateurs particuliers comme professionnels regardent avec envie ces machines anciennes souvent bien dopées en mémoire vive qui dorment dans un coin. Leur retour sur le devant de la scène sous Linux est devenu quelque chose.

Il va sans dire que pour un particulier, pouvoir installer un Linux efficace, peu gourmand, parfaitement fonctionnel, sécurisé et optimisé pour des machines dont ne veut plus Microsoft est plus que séduisant. Mais si en plus ces machines permettent de lancer des jeux Windows très correctement avec Wine 11, le basculement pourrait changer de philosophie. Passer d’un mouvement nécessaire à un choix clairement volontaire.

Le jeu est une excellente publicité pour le système. On l’a vu avec Steam OS et le succès du Steam Deck. Imaginez l’impact sur les joueurs si demain les distributions Linux communiquent en expliquant que, suite à leur prochaine mise à jour, une nouvelle galaxie de jeux deviendront exploitables sur leurs systèmes ? Pas besoin d’acheter de matériel supplémentaire, pas besoin de rajouter de la mémoire hors de prix ou de changer de carte graphique. Une simple mise à jour et un jeu qui trainait à 20-25 images par seconde frôlera désormais les 70.

Pour en savoir plus sur Wine
Pour plus de détais techniques

Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu © MiniMachines.net. 2026

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28 mars 2026 à 14:57

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