Vue normale

Batteries solides : pourquoi Suzuki investit-il maintenant ?

9 mars 2026 à 19:14

Le constructeur japonais Suzuki annonce l’acquisition de l’activité batteries solides de la société Kanadevia. L’opération, prévue pour le 1er juillet 2026, vise une technologie de batteries en développement depuis 2006. Elle pourrait permettre de stocker davantage d’énergie tout en améliorant la sécurité.

Suzuki acquiert l’activité batteries solides de Kanadevia

Le 4 mars 2026, Suzuki a annoncé avoir conclu un accord avec Kanadevia (Hitachi Zosen) pour acquérir son activité dédiée aux batteries lithium-ion à l’état solide.

L’entreprise japonaise, basée à Osaka, travaille sur cette technologie depuis 2006. L’opération doit être finalisée le 1er juillet 2026.

Une fois l’acquisition effective, Suzuki prévoit de poursuivre le développement de ces batteries solides dans le cadre de sa stratégie visant à proposer des solutions de mobilité durables et accessibles.

Contrairement à Toyota ou d’autres constructeurs, il s’agit de la première incursion officielle de Suzuki dans ce domaine technologique.

Une technologie de batterie différente du lithium-ion classique

Les batteries lithium-ion solides se distinguent des batteries traditionnelles par leur composition interne.

Dans cette technologie, l’électrolyte liquide est remplacé par un matériau solide. Ce changement permet d’augmenter la densité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie pouvant être stockée dans un volume donné.

Concrètement, une batterie peut ainsi stocker plus d’énergie à taille équivalente.

Un procédé de fabrication à sec

Les batteries développées par Kanadevia reposent sur un procédé de fabrication à sec.

Selon les informations communiquées, cette méthode permet notamment :

  • d’éviter toute fuite de liquide
  • d’offrir une résistance aux environnements difficiles
  • d’assurer un fonctionnement sur une large plage de températures

Ces caractéristiques rendent ces batteries adaptées à certaines applications spécifiques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide à haute température.

Une technologie encore en développement

La technologie des batteries solides fait l’objet de recherches depuis plusieurs années dans l’industrie du stockage d’énergie. Elle est souvent présentée comme une évolution possible des batteries lithium-ion actuelles, notamment en raison d’une densité énergétique plus élevée et d’un risque d’incendie réduit.

Avec cette acquisition, Suzuki se positionne sur un domaine technologique encore en développement dans le secteur automobile.

Batteries solides : une technologie encore en développement

Les batteries solides, ou batteries lithium-ion à électrolyte solide, reposent sur un principe différent de celui des batteries lithium-ion conventionnelles. Dans ces dernières, l’électrolyte — le matériau qui permet la circulation des ions entre les électrodes — est liquide. Dans une batterie solide, cet élément est remplacé par un matériau solide. On parle alors aussi de batterie tout état solide.

Ce changement de conception permet notamment d’augmenter la densité énergétique. Autrement dit, une batterie peut stocker davantage d’énergie dans un volume et/ou un poids équivalent. Ce point est souvent présenté comme un enjeu important pour les systèmes électriques, car il peut permettre d’améliorer l’autonomie à taille de batterie identique.

La structure solide de l’électrolyte peut aussi modifier certains aspects liés à la sécurité et à la résistance aux conditions d’utilisation. L’absence de liquide limite notamment les risques de fuite et peut améliorer la tenue dans des environnements difficiles ou soumis à des variations importantes de température. Les batteries solides peuvent également être percées sans emballement thermique.

Une technologie non encore mûre.

Ces caractéristiques expliquent que ce type de batterie soit étudié pour différentes applications techniques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide et à haute température. Dans le secteur automobile, la technologie reste en phase de développement et fait l’objet de recherches depuis plusieurs années.

Des batteries solides existent dans le grand public. Cependant, elles ont encore des limitations et leur coût les limite à certaines applications.

L’article Batteries solides : pourquoi Suzuki investit-il maintenant ? est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Ils promettent la batterie du futur, mais leur 3e test laisse toujours tout le monde perplexe

9 mars 2026 à 16:49

Toutes les semaines, Donut Lab publie un nouveau test indépendant de sa batterie solide. C’est déjà le troisième publié en ligne, mais qui ne confirme toujours pas les allégations les plus polémiques de son patron.

MG dévoile les prix de sa nouvelle compacte électrique qui profite déjà d’une remise

9 mars 2026 à 16:33

La MG4 est loin d'avoir dit son dernier mot en France. Au contraire, la compacte électrique qui vient de profiter de quelques évolutions va faire parler d'elle avec ses prix : moins de 28 000 €. Pour afficher une telle attractivité, la marque a d'emblée sorti une remise.

Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch

9 mars 2026 à 15:16

Dacia, le champion européen de Renault Group monte en gamme et muscle son jeu. Tout le catalogue s’enrichit de motorisations en phase avec le marché et sa clientèle n’hésite plus désormais à réclamer des équipements toujours plus modernes. La Spring ne fait pas exception, et s’éloigne en 2026 du modèle tout juste acceptable lancé en 2021. Nous l’avons prise en main dans les environs de Nice.

Un style bien plus moderne depuis 2024

On se rappelle de notre essai de la première Spring, nous étions en 2021. La première électrique de la marque n’avait quasiment rien pour elle, à commencer par son dessin. Son usage était pour le moins limité, avec un confort et des équipements qui nous renvoyaient vingt ans en arrière. Depuis, Dacia a revu sa copie, et la nouvelle mouture passe presque inaperçue dans la circulation depuis son gros restylage datant de quelques mois. Pas de surprise ici, le visage n’a pas changé avec une signature lumineuse à LEDs à l’avant, et un design globalement beaucoup plus moderne.

Pour autant, elle a toujours cette position sur la route un peu maladroite, notamment à l’arrière avec une carrosserie semblant surélevée sur des pneus fins. Elle n’a quand même pas l’air d’une voiture sans permis bodybuildée. Qu’on ne s’y trompe pas, on ne la prendra pas pour ce qu’elle n’est pas. Elle a toutefois ce petit quelque chose de rafraîchissant dans un paysage où les voitures sont de plus en plus grosses. Oui, elle semble cantonnée exclusivement à la ville. On note quelques petits détails appartenant à un passé pas si lointain, comme la tige servant d’antenne radio. Avec ses imposants pare-chocs et ses élargisseurs d’ailes en plastique brut, elle paraît parée aux chocs typiques d’une vie urbaine.

Un grand écran connecté

On connaissait déjà ce nouvel habitacle. Il reprend l’ambiance résolument moderne du Duster, avec du style et des technologies, sans trop en faire. On a ici un peu plus que l’essentiel, et des voitures plus chères en donnent même parfois moins. Le design de la planche de bord se montre plutôt valorisant. Bien sûr, il faut composer avec des plastiques durs, qui à défaut d’apporter une touche de luxe, lui confèrent une certaine robustesse. Rien n’est compliqué pour les usagers. Les commandes du bloc de climatisation ? Simples comme bonjour.

Un écran tactile de 10,1 pouces assure toute la connectivité que l’on attend d’une citadine en 2026. Dans cette finition, on peut compter sur Apple CarPlay et Android Auto, histoire de ne pas être dépaysé. Pour recharger ses appareils, on peut se reposer sur des prises USB-C. On adore le support téléphone si nécessaire, et bien sûr les très astucieuses attaches « YouClip », qui permettent d’accrocher ici et là différents accessoires disponibles. Sincèrement, on ne se sent pas si mal dans cette petite voiture. À l’arrière, on peut imaginer non pas voyager, mais emmener deux collègues pour aller au restaurant à 5 minutes du bureau. On est une fois de plus très étonné du coffre de 308 litres (+ frunk) de capacité dans cette Spring qui prend pourtant si peu de place.

100 ch qui changent tout !

On revient de loin ! La première génération de Spring n’avait que 45 chevaux sous le capot, et un couple de vélo électrique. On exagère à peine… Mais Dacia a mis maintenant le turbo, si l’on peut dire, avec désormais 100 chevaux pour le modèle « haut de gamme ». Clairement, ça change tout ! Niveau performances, on descend sous les 10 secondes pour atteindre les 100 km/h. Le constructeur d’origine roumaine aime communiquer sur la reprise 80 à 120 km/h, qui ne prend que 6,9 s. Et pour qu’elle puisse s’aventurer sur les voies express sans se traîner, la vitesse de pointe de 125 km/h suffit bien. On se surprend même à devoir regarder le compteur sur certaines portions de départementales, pour s’assurer de préserver notre permis.

Question autonomie, la fiche technique parle de 225 km. Pour cela, Dacia se repose sur une nouvelle batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 26,8 kWh au lieu d’une NMC (Nickel Manganese Cobalt) pour une meilleure durée de vie et plus de sécurité. Les plus observateurs l’auront remarqué, ça n’ajoute pas plus de bornes pour autant, mais ça coûte moins cher. Car, on y reviendra, la voiture s’avère moins bon marché qu’auparavant. Sincèrement, on conduit désormais une voiture ayant une réactivité normale, prenant de la vitesse comme la plupart des citadines du moment, dont certaines bien plus grosses qu’elle. Entendons-nous bien, on n’évoque pas là des performances de GTi, mais d’une petite voiture à vocation urbaine, capable sur le papier de s’éloigner des villes.

Bien plus agréable à conduire

Justement, avant de partir, un regard sur les gommes nous surprend de la mauvaise façon. Les pneumatiques Linglong d’origine chinoise sont reconduits. Sauf que Dacia a travaillé sur son châssis, et la voiture n’a plus rien de la patineuse artistique, notamment sur le mouillé. Cette Spring de 100 ch sauce 2026 a droit à ce qui semble être la norme ailleurs, une barre antiroulis avant. S’il n’y avait que ça… On trouve aussi de nouvelles suspensions et plein d’autres petits ajustements. On ne conduit tout simplement pas la même voiture que nous avons connue à ses débuts. Elle ne s’avachit pas exagérément sur ses appuis, et garde raisonnablement bien son cap pour que l’on puisse parler d’une conduite plutôt sûre.

Si elle gagne en stabilité, elle a pris aussi un certain embonpoint, et dépasse désormais la tonne. À date, elle ne paie ainsi toujours pas le stationnement dans la capitale. N’oublions pas non plus qu’au passage, pour être commercialisée chez nous, elle s’équipe d’ADAS sophistiquées, celles tombant sous l’obligation de la norme GSRII. Maintenant, on ne risque pas non plus l’endormissement au volant de cette voiture qui, dans notre réalité n’atteint pas les 200 km, et moins encore si vous prenez l’autoroute. Si c’est nécessaire, la recharge en DC (40 kW) est accessible pour une recharge à 80 % en 30 minutes. Comptez sur moins de 3h30 sur une Wallbox de 7 kW. Petit bonus, le V2L que certains SUV bien plus onéreux ne supportent même pas.

Sans bonus, sa carrière se complique en France

Alors voilà, Dacia a modernisé sa Spring, et c’était plus que nécessaire pour espérer continuer à avoir une carrière commerciale honorable en Europe. Seulement, depuis on a sur le marché une Citroën ë-C3 bien moins chère, et une future nouveauté qui pourrait lui faire beaucoup de mal, la Twingo, elle aussi annoncée à un tarif bien plus compétitif. Le hic de la fabrication en Chine de la Spring pèse plus que jamais sur son prix, lui interdisant tout bonus, à l’exception de la maigre prime CEE. La gamme démarre sous la barre des 17 000 € et atteint les 19 700 € dans notre version huppée.

L’article Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Volvo : recul des ventes, l’électrique progresse

9 mars 2026 à 15:12

Volvo voit ses ventes reculer de 10 %, pénalisées par les tarifs douaniers. Les modèles 100 % électriques poursuivent toutefois leur croissance.

Les ventes mondiales du constructeur automobile suédois Volvo Cars ont reculé au cours des trois derniers mois jusqu’à fin février. Le groupe explique cette baisse par un contexte commercial difficile, marqué notamment par des droits de douane plus élevés et certaines évolutions réglementaires sur plusieurs marchés clés. Malgré ce recul global des volumes, les modèles 100 % électriques du constructeur affichent une progression notable, illustrant la transformation en cours du marché automobile et la montée en puissance de la mobilité électrique dans la stratégie industrielle de la marque.

Des ventes en baisse dans un contexte commercial tendu

Sur la période de trois mois qui s’achève en février, Volvo Cars indique avoir vendu 156 965 véhicules dans le monde. Ce volume représente une baisse de 10 % par rapport à la période comparable précédente. Le constructeur, majoritairement détenu par le groupe chinois Geely Holding, évoque plusieurs facteurs expliquant ce ralentissement des ventes automobiles.

Parmi les éléments cités figurent les droits de douane appliqués sur certains marchés, mais aussi des évolutions réglementaires jugées défavorables, notamment aux États-Unis. Ces conditions de marché compliquées ont pesé sur la dynamique commerciale du constructeur, déjà confronté à un environnement concurrentiel intense dans l’industrie automobile mondiale.

La situation commerciale a également été affectée par des facteurs conjoncturels. Volvo Cars souligne par exemple que la période prolongée des vacances du Nouvel An en Chine a contribué à ralentir l’activité, le marché chinois représentant un débouché important pour de nombreux constructeurs automobiles internationaux.

Dans ce contexte, la marque suédoise a reconnu que la période récente s’est déroulée dans un environnement économique et commercial particulièrement exigeant pour l’ensemble du secteur automobile.

Les voitures électriques tirent la croissance

Malgré la baisse globale des volumes de véhicules vendus, Volvo Cars enregistre une progression marquée de ses modèles entièrement électriques. Les ventes de ces véhicules ont augmenté de 18 % sur la période, ce qui représente désormais 25 % de l’ensemble des voitures écoulées par la marque.

Cette performance illustre la montée en puissance de la gamme électrique du constructeur, qui poursuit son repositionnement vers une offre de mobilité plus durable. Le développement des motorisations électriques constitue en effet un axe central de la stratégie industrielle de Volvo Cars, dans un contexte de transition énergétique accélérée dans l’automobile.

Les ventes de véhicules électrifiés au sens large, qui incluent à la fois les modèles 100 % électriques et les hybrides rechargeables, affichent toutefois une évolution plus contrastée. Sur la période, ces modèles ont reculé de 2 %, tout en représentant 49 % du volume total des véhicules vendus.

Cette proportion confirme néanmoins le poids croissant des motorisations électrifiées dans le portefeuille produits du constructeur suédois, alors que les normes environnementales et la demande des consommateurs poussent l’industrie automobile vers une réduction progressive des motorisations thermiques traditionnelles.

Une stratégie industrielle tournée vers l’électrique

Dans cette logique de transformation, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60. La production de ce modèle doit démarrer au printemps en Suède.

Le constructeur justifie cette décision par une demande jugée forte sur plusieurs marchés européens, notamment en Allemagne. L’EX60 doit ainsi renforcer l’offre de SUV électriques de la marque, un segment particulièrement stratégique dans l’industrie automobile actuelle où les véhicules utilitaires sport dominent largement les ventes.

Cette montée en cadence de la production intervient dans un contexte financier plus contrasté pour le constructeur. Le mois précédent, Volvo Cars avait annoncé une chute de 68 % de son bénéfice au quatrième trimestre. Cette baisse était liée notamment à des ajustements de prix réalisés par l’entreprise afin de soutenir la demande dans un contexte de marché jugé plus faible.

Malgré ces difficultés, Volvo Cars anticipe une croissance annuelle de ses volumes de ventes en 2026. Le groupe reconnaît toutefois devoir composer avec un environnement externe qu’il qualifie de durablement difficile.

Les tensions commerciales internationales constituent également un facteur d’incertitude pour le secteur automobile. Les droits de douane appliqués aux voitures en provenance de l’Union européenne vers les États-Unis ont ainsi été relevés à 27,5 % contre 2,5 % auparavant, avant d’être ramenés à 15 %. Cette mesure a été appliquée rétroactivement à partir du 1er août.

Sur les marchés financiers, les actions Volvo Cars sont restées globalement stables lors des échanges du matin après l’annonce de ces chiffres. Toutefois, depuis le début de l’année, le titre affiche une baisse d’environ 25 %. Le constructeur doit publier ses résultats du premier trimestre le 29 avril, un rendez-vous attendu pour évaluer l’évolution de ses performances dans un secteur automobile en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes confirme que Volvo Cars n’échappe pas aux tensions commerciales et au ralentissement de la demande sur certains marchés. En revanche, la progression des modèles 100 % électriques montre que la stratégie d’électrification du constructeur commence à produire des effets visibles. La future production du SUV EX60 devrait jouer un rôle clé dans cette dynamique, notamment en Europe. Reste à savoir si cette croissance de l’électrique suffira à compenser les pressions économiques et réglementaires qui pèsent actuellement sur l’ensemble de l’industrie automobile.

Crédit illustration : Volvo.

L’article Volvo : recul des ventes, l’électrique progresse est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Ces voitures électriques prennent feu, mais pas pour les raisons que l’on croit

9 mars 2026 à 15:04

Un feu spectaculaire, impliquant une voiture électrique BYD à Hong Kong, pourrait facilement relancer les craintes sur le risque d’incendie des voitures électriques. Ce serait pourtant infondé, car la motorisation électrique n’y est pour rien.

Cupra Born 2026: à découvrir avec nous en vidéo

9 mars 2026 à 12:13

La nouvelle CUPRA Born arrive avec une mise à jour importante qui touche autant au design qu’à l’habitacle et à la technique, avec jusqu’à 240 kW 326 ch et environ 600 km d’autonomie annoncée. Produite à Zwickau à partir du deuxième trimestre 2026 et commercialisée à l’été 2026, elle repose toujours sur la plate forme MEB mais avec une gamme de motorisations simplifiée et une dotation technologique renforcée. Découvrez la en exclusivité dans notre reportage vidéo en cliquant sur lire la suite.

Un style encore plus affirmé

La Born est le premier modèle 100 pour cent électrique de CUPRA et occupe une place centrale dans la stratégie de la marque qui revendique plus d’un million de véhicules vendus en sept ans avec une gamme complète comprenant Leon Formentor Born Tavascan et Terramar. Dans cette logique la mise à jour de la Born doit consolider le rôle de compacte EV au caractère plus affirmé que la moyenne sur le marché européen où CUPRA se positionne comme un acteur anticonformiste. Elle s’inscrit aussi dans une chronologie qui verra arriver la Raval en 2026 interprétation radicale de la citadine électrique appelée à élargir encore l’offre.

La Born adopte désormais une face avant dite shark nose avec bouclier redessiné et nouveaux projecteurs Matrix LED triangulaires qui signent la voiture de jour comme de nuit. À l’arrière le bouclier et le hayon évoluent le diffuseur gagne en présence et le logo CUPRA devient lumineux intégré dans une signature arrière en relief avec effet 3D et animation d’accueil coordonnée avec l’avant. Les poignées de portes avant et arrière sont désormais éclairées et cinq types de jantes sont proposés dont de nouvelles 19 pouces et des 20 pouces avec la Firestorm cuivrée montables en 235 mm de large pour optimiser adhérence et efficience aérodynamique. La palette de couleurs est complétée par le Gris Timanfaya qui rejoint le Blanc Nevada le Noir Minuit le Bleu Aurore le Gris Brume et le Vert Esterel pour renforcer les possibilités de personnalisation.

Un intérieur plus fonctionnel et mieux équipé

À bord le combiné numérique passe à 10,25 pouces contre 5,3 auparavant en association avec un écran central de 12,9 pouces doté d’un nouveau système d’exploitation Android et d’une barre tactile rétro éclairée. Le volant redessiné abandonne les commandes sensitives pour des boutons physiques plus intuitifs avec des satellites réservés aux modes de conduite et des palettes de régénération sur les versions 170 et 240 kW. Les sièges baquets de série ou CUPBucket sur VZ les panneaux de portes et les inserts paramétriques 3D ont été revus tandis que l’éclairage d’ambiance se prolonge sur les portes et le tableau de bord en s’adaptant au mode choisi.

CUPRA insiste aussi sur les matériaux avec un tableau de bord moulé intégrant jusqu’à 75 pour cent de matières recyclées et des tissus utilisant du fil SEAQUAL issu de plastiques marins ou du Dinamica contenant 73 pour cent de matière recyclée pour les zones centrales des sièges avant et arrière. La dotation en équipements comprend une clé numérique sur smartphone avec partage possible jusqu’à cinq clés une recharge filaire jusqu’à 90 W en USB C une recharge sans fil 15 W refroidie à l’avant et deux prises 45 W à l’arrière. Un système audio Sennheiser à 10 haut parleurs avec technologie Contrabass est proposé ainsi qu’une signature sonore intérieure spécifique en modes CUPRA et Performance et une fonction Vehicle to Load capable d’alimenter des appareils externes ainsi qu’un crochet d’attelage pour porte vélos.

Trois versions, des ADAS dernier cri

La gamme technique se structure autour de trois versions 140 kW 190 ch avec batterie de 58 kWh pour environ 450 km d’autonomie 170 kW 231 ch avec batterie de 79 kWh et une VZ à 240 kW 326 ch avec la même batterie de 79 kWh ces deux dernières visant environ 600 km. La Born VZ annonce 545 Nm un 0 à 100 km h en 5,6 s et 200 km h en vitesse maximale avec une recharge en courant alternatif jusqu’à 11 kW et en courant continu jusqu’à 185 kW selon les déclinaisons. Le châssis combine direction progressive ESC Sport et amortissement piloté DCC offrant jusqu’à 15 niveaux de réglage associés à cinq modes Range Comfort Performance CUPRA et Individual tandis que le mode One Pedal permet de gérer accélération et décélération avec la seule pédale d’accélérateur y compris jusqu’à l’arrêt complet en usage urbain. Un launch control réservé aux versions VZ et Endurance gère la délivrance du couple pour optimiser les départs arrêtés.

Sur le plan des aides à la conduite la Born reçoit le Travel Assist 3,0 qui exploite des données basées sur le cloud pour gérer ralentisseurs zones de feux passages piétons et vitesses en courbe en coordination avec le régulateur de vitesse adaptatif et le maintien de voie. Un Crossroad Assist surveille les intersections et peut déclencher un freinage automatique en cas de risque de collision et le Front Assist gère plusieurs niveaux d’alerte avec détection jusqu’à deux véhicules en amont avant un freinage d’urgence si nécessaire. Le système Precrash prépare le véhicule en cas de choc imminent en agissant sur les ceintures les vitres le toit ouvrant et les feux de détresse avec désormais une détection intégrant l’arrière tandis que les phares Matrix LED adaptent le faisceau pour préserver la visibilité sans éblouir les autres usagers complétés par des fonctions comme Side and Exit Assist aide au stationnement intelligent et caméra vue panoramique.

À découvrir sur la route

Cette évolution de la CUPRA Born met en avant un style extérieur plus marqué un habitacle modernisé et mieux fini et une offre technique élargie avec une version VZ nettement plus puissante tout en faisant progresser l’arsenal d’aides à la conduite. Reste à mesurer sur route l’effet de ces changements mais sur le papier la compacte électrique de CUPRA corrige plusieurs points faibles de la précédente mouture et renforce sa position sur le segment.

L’article Cupra Born 2026: à découvrir avec nous en vidéo est apparu en premier sur Le Blog Auto.

10 ans pour le premier million, 1 an pour le dernier : Volkswagen trouve enfin son rythme sur l’électrique

9 mars 2026 à 10:55

Le groupe Volkswagen vient de franchir le cap des 4 millions de véhicules électriques livrés. Face à certains de ses concurrents, le résultat du groupe allemand n’est pas ébouriffant, mais la progression reste intéressante.

BYD accélère sur la recharge pour relancer ses ventes

9 mars 2026 à 05:12

Face au recul de ses ventes en Chine, BYD mise sur de nouvelles batteries et la recharge ultra-rapide pour soutenir sa croissance mondiale.

Le constructeur automobile chinois BYD, devenu l’un des acteurs majeurs du marché des véhicules électriques, a présenté une nouvelle génération de batteries et de technologies de recharge rapide. Cette annonce intervient alors que les ventes du groupe reculent sur son marché domestique, la Chine, dans un contexte de concurrence accrue et de ralentissement de la demande.

Le fabricant a dévoilé ces innovations lors d’un événement organisé à Shenzhen. L’objectif est clair : améliorer l’autonomie des véhicules électriques, réduire le temps de recharge et rassurer les automobilistes encore hésitants à passer à la mobilité électrique.

Des batteries plus performantes et recharge ultra-rapide

Parmi les principales annonces figure la dernière génération des batteries dites « en lame ». Ce type d’accumulateur, déjà utilisé par la marque, se veut plus performant et compatible avec une architecture de recharge particulièrement rapide.

Selon l’entreprise, cette technologie permettrait de recharger une batterie de 10 % à 70 % en seulement cinq minutes. Une recharge presque complète pourrait être atteinte en neuf minutes. Le constructeur précise également que les performances resteraient élevées même dans des conditions climatiques difficiles, notamment par temps très froid.

Ces améliorations s’inscrivent dans la stratégie de BYD visant à répondre à l’une des principales préoccupations des conducteurs de véhicules électriques : l’autonomie et la durée de recharge. Le groupe privilégie ainsi des avancées concrètes sur la batterie et l’infrastructure plutôt que des fonctionnalités spectaculaires liées à la conduite autonome ou aux logiciels embarqués.

Le président de l’entreprise, Wang Chuanfu, a d’ailleurs souligné l’importance stratégique des véhicules à nouvelle énergie pour la sécurité énergétique. Selon lui, remplacer les véhicules thermiques par des modèles électriques constitue une réponse aux fluctuations du marché pétrolier et aux tensions géopolitiques pouvant affecter l’approvisionnement en carburant.

Un marché chinois en net ralentissement

Malgré sa position dominante dans l’industrie automobile électrique, BYD traverse actuellement une période plus difficile sur son marché domestique. Les ventes ont chuté de 36 % sur les deux premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier.

Ce recul a permis à un concurrent, Geely Automobile Holdings, de reprendre la première place des ventes de véhicules en Chine. Parallèlement, le titre BYD coté à Hong Kong a perdu environ 40 % de sa valeur depuis son sommet atteint en mai 2025.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. La fin progressive des incitations gouvernementales en Chine, notamment les exonérations fiscales à l’achat de véhicules électriques et la réduction des primes à la reprise, a freiné la demande. À cela s’ajoute un contexte économique plus incertain marqué par un marché immobilier stagnant.

Dans ce contexte, la stratégie de BYD consiste à renforcer l’attractivité de ses modèles grâce à des évolutions techniques et à un élargissement de sa gamme. Lors de l’événement de Shenzhen, le constructeur a ainsi présenté plusieurs véhicules intégrant ces nouvelles technologies.

Les modèles concernés couvrent l’ensemble du catalogue, depuis les gammes grand public Dynasty et Ocean jusqu’à la marque de luxe Yangwang. Parmi les nouveautés figure notamment un grand SUV baptisé Datang, capable d’atteindre une autonomie annoncée de 950 kilomètres sur une seule charge.

Expansion internationale et réseau de recharge

Les nouvelles cellules de batterie devraient être intégrées dans dix modèles dans un premier temps. Pour soutenir leur adoption, le constructeur prévoit également des mesures destinées à faciliter la recharge.

BYD a ainsi annoncé la construction de 20 000 stations de recharge rapide d’ici la fin de l’année, dont 2 000 sur les autoroutes. L’entreprise souhaite également déployer ce réseau à l’international afin d’accompagner sa croissance hors de Chine.

Pour encourager les conducteurs à utiliser ces infrastructures, la marque promet aussi une année de recharge rapide gratuite pour certains clients. Les bornes de recharge elles-mêmes ont été redessinées afin de réduire leur poids, ce qui pourrait faciliter leur installation.

Cette stratégie s’inscrit dans une ambition mondiale plus large. Les ventes internationales du constructeur restent dynamiques, avec 106 000 véhicules écoulés à l’étranger le mois dernier. BYD vise désormais 1,3 million de voitures vendues hors de Chine d’ici 2026.

Toutefois, certains observateurs estiment que les annonces récentes relèvent en partie d’une opération de communication. Plusieurs technologies similaires avaient déjà été présentées par le passé, mais leur diffusion restait limitée dans la gamme du constructeur.

Par exemple, la première génération de recharge ultra-rapide de BYD, lancée au premier semestre 2025 sous le nom de « recharge mégawatt-flash », n’était disponible que sur deux modèles : les Han L et Tang L. Ces véhicules ne représentaient qu’une faible part des livraisons globales de la marque.

De plus, les infrastructures compatibles avec ce type de recharge restaient encore peu nombreuses, et les performances observées dans les conditions réelles peuvent différer des résultats obtenus lors des tests en laboratoire.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec ces annonces, BYD confirme son orientation vers l’amélioration de la batterie et de la recharge, deux éléments centraux de l’expérience des véhicules électriques. L’extension de ces technologies à une plus grande partie de la gamme pourrait renforcer l’attractivité commerciale du constructeur. Toutefois, l’efficacité de cette stratégie dépendra largement du déploiement réel des infrastructures de recharge rapide. Dans un marché chinois plus concurrentiel et moins soutenu par les aides publiques, la capacité de BYD à transformer ces innovations en volumes de ventes restera déterminante.

Crédit illustration : leblogauto.

L’article BYD accélère sur la recharge pour relancer ses ventes est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Le pétrole est le nerf de la guerre. Et si la voiture électrique changeait la règle du jeu ?

8 mars 2026 à 07:38

Quand le Moyen-Orient s’embrase, le baril frémit. Et nos économies avec. Et si l'électrique pouvait changer la donne ? Un sujet brûlant et au cœur de l'actualité pour l'édito de la newsletter Watt Else du 5 mars 2026.

Podcast 371 — La semaine automobile par Leblogauto.com

8 mars 2026 à 06:34

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La semaine automobile, le podcast de Leblogauto.com.
Au programme : un marché français qui cale, des constructeurs chinois sous pression, la bataille Geely-BYD, l’Europe qui veut reprendre la main sur les batteries, et Tesla qui cherche son équilibre sur le Vieux Continent.
Voici l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine.

 Marché auto février 2026 : Renault décroche, les deux Clio devant la 208

Le marché automobile français poursuit sa baisse en février 2026 avec 120 764 immatriculations, soit -14,7 % sur un an.
La tendance est négative pour la plupart des groupes, dont Volkswagen, Toyota ou BMW.
Le groupe Renault recule fortement lui aussi, notamment à cause de Dacia.
Mais paradoxalement, la Renault Clio domine toujours les ventes, devant la Peugeot 208. 

Les constructeurs chinois marquent le pas en Europe

Après plusieurs années de progression rapide, les marques chinoises rencontrent un ralentissement sur le marché européen.
Entre droits de douane, concurrence accrue et adaptation aux normes locales, la croissance devient plus compliquée.
Certaines marques réorientent leur stratégie vers l’hybride rechargeable ou la production locale pour contourner les barrières commerciales.
La bataille pour l’Europe reste ouverte mais le rythme d’expansion ralentit.

Geely creuse l’écart face à BYD

Le groupe chinois Geely prend l’avantage sur son rival BYD.
Pour le deuxième mois consécutif, Geely vend davantage de véhicules que son concurrent.
Le constructeur profite notamment du ralentissement du marché des véhicules électriques en Chine.
Résultat : l’écart entre les deux groupes atteint son niveau le plus élevé depuis 2022. 

Batteries européennes : l’UE veut réduire l’écart

L’Union européenne accélère pour réduire sa dépendance aux batteries asiatiques.
Un plan industriel pourrait faire passer l’écart de coût avec les batteries chinoises de 90 % à environ 30 % grâce à la montée en puissance de la production locale.
Cette stratégie s’inscrit dans le programme “Made in Europe” destiné à soutenir les industries stratégiques.
Les batteries sont devenues un enjeu clé de la souveraineté automobile européenne. 

Tesla se stabilise sur le marché européen

Après plusieurs années de croissance rapide, Tesla semble atteindre une phase de stabilisation en Europe.
La marque reste un acteur majeur de l’électrique mais doit composer avec une concurrence plus intense, notamment des marques chinoises et européennes.
Les volumes se maintiennent mais la domination n’est plus aussi nette.
Le marché électrique européen entre dans une nouvelle phase de maturité.

L’article Podcast 371 — La semaine automobile par Leblogauto.com est apparu en premier sur Le Blog Auto.

J’ai arbitré un duel poids lourd-poids plume de vélos Moustache au pays des tulipes

7 mars 2026 à 16:14

C’est aux Pays-Bas, terrain de jeu préféré des amateurs d’herbe et de vélos, que Moustache nous a laissé le guidon des nouveaux Dimanche 28 Urban et Mardi 27, deux modèles que tout oppose. Ou presque.

Tesla Semi : les tests intensifs dans la neige confirment une mise en production qui approche

7 mars 2026 à 09:13

Alors que le Tesla Semi se fait attendre depuis sa présentation initiale en 2017, une publication sur les réseaux sociaux montre le camion électrique en pleine session de tests intensifs dans des conditions hivernales extrêmes. Une nouvelle preuve que le constructeur texan accélère pour lancer la production en série.

Tesla, marque la plus exclue en Australie

6 mars 2026 à 15:12

En Australie, Tesla est la marque la plus exclue des recherches auto en ligne, selon une enquête consommateurs de carsales.

Les acheteurs automobiles australiens affichent une tendance marquée à exclure certaines marques dès la phase initiale de recherche en ligne. Selon une enquête sur le sentiment des consommateurs menée par carsales auprès de plus de 2 000 personnes, Tesla apparaît comme la marque la plus fréquemment écartée par les utilisateurs lors du filtrage des résultats de recherche de véhicules.

Cette évolution met en lumière un changement de comportement dans le parcours d’achat automobile. Avant même d’entrer en concession ou d’effectuer un essai routier, de nombreux consommateurs australiens utilisent désormais les outils numériques pour affiner leur sélection, excluant volontairement certaines marques de leur comparatif de modèles, qu’il s’agisse de SUV, de berlines, de véhicules électriques ou de pick-up.

73 % des acheteurs excluent des marques

L’étude révèle qu’une proportion significative de 73 % des répondants admet exclure préventivement au moins une marque lorsqu’ils envisagent l’achat d’un véhicule. Cette démarche s’effectue souvent dès la recherche en ligne, grâce aux filtres proposés par les plateformes automobiles.

Tesla arrive en tête des marques les plus fréquemment exclues. Elle est suivie par Jaguar, Polestar, Peugeot et Jeep. D’autres constructeurs sont également régulièrement retirés des recherches, notamment Ram, BYD, GWM, MG et Porsche.

Cette liste illustre la diversité des marques concernées, allant des constructeurs premium aux acteurs du marché de masse, en passant par les spécialistes des véhicules électriques. Le phénomène ne semble donc pas limité à un segment spécifique du marché automobile australien.

Fiabilité et qualité en question

Les principales raisons invoquées par les acheteurs pour exclure une marque concernent la fiabilité et la qualité de fabrication. Les doutes sur la robustesse mécanique, la durabilité des composants ou l’assemblage des véhicules pèsent lourd dans la décision de filtrage. Le prix constitue également un critère déterminant, tout comme la perception subjective du design, qu’il s’agisse du style extérieur, de l’habitacle ou de l’ergonomie des modèles.

En revanche, d’autres éléments souvent considérés comme structurants dans le choix d’un véhicule jouent ici un rôle moins important. Les coûts d’entretien, l’image de marque ou encore le pays d’origine du constructeur se révèlent moins déterminants dans la décision d’exclusion initiale.

L’étude met également en évidence des différences générationnelles. Les millennials excluent plus fréquemment Jaguar, tandis que les baby-boomers écartent plus souvent Tesla. À l’inverse, la génération Z affiche une proportion nettement plus faible d’exclusion de Tesla. Ces disparités reflètent des sensibilités différentes face aux marques, aux motorisations électriques et à l’image perçue des constructeurs.

Tesla en tête des filtres techniques

Au-delà des intentions déclarées, les données issues de la fonctionnalité technique « exclure la marque » confirment la tendance. Tesla reste la marque la plus retirée des résultats de recherche, avec 63 % des utilisateurs l’ayant exclue au moins une fois. MG, GWM et BYD figurent également parmi les plus fréquemment filtrées.

Il convient toutefois de nuancer l’interprétation de ces chiffres. Les analystes soulignent qu’exclure une marque dans un moteur de recherche automobile ne signifie pas nécessairement un rejet définitif lors de l’achat. Certains utilisateurs filtrent temporairement des marques qu’ils ont déjà étudiées afin de comparer plus efficacement d’autres modèles ou segments.

Néanmoins, la répétition de ces exclusions traduit un scepticisme persistant envers certaines marques automobiles, qu’elles soient positionnées sur le segment premium ou sur le marché grand public. Dans un environnement où la concurrence est intense, notamment sur le créneau des véhicules électriques et hybrides, la perception de la fiabilité, du rapport qualité-prix et du design devient un facteur clé d’attractivité.

Pour les constructeurs concernés, ces données constituent un indicateur précieux du sentiment des consommateurs. À l’ère du digital, la bataille pour capter l’attention des acheteurs commence dès la phase de recherche en ligne, bien avant la signature d’un bon de commande. La capacité à inspirer confiance dès les premiers filtres de sélection apparaît désormais comme un enjeu stratégique dans le parcours d’achat automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’enquête met en évidence un comportement d’exclusion précoce qui influence fortement le parcours d’achat automobile. Le fait que 73 % des répondants écartent au moins une marque dès la recherche en ligne souligne l’importance de la perception initiale. Tesla domine à la fois les déclarations d’exclusion et l’usage effectif du filtre technique. Toutefois, l’exclusion ne signifie pas nécessairement un rejet définitif, mais reflète un climat de prudence chez les acheteurs australiens.

Crédit illustration : Tesla.

L’article Tesla, marque la plus exclue en Australie est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Et si les motos électriques étaient l’avenir des véhicules militaires ?

6 mars 2026 à 13:28

La start-up canadienne NorthForge va construire une moto 100 % électrique spécialement conçue pour une utilisation militaire. Baptisée Dispatch, cette moto tout-terrain s'inscrit dans la volonté du gouvernement Carney de reconstruire et de réarmer les forces armées canadiennes.

Nio change de stratégie en Europe après un démarrage très décevant

6 mars 2026 à 13:15

En Europe, l’expansion de Nio tourne déjà à la remise en question stratégique. Le constructeur chinois change de modèle commercial dans l’espoir de vendre davantage de voitures électriques.

Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart

6 mars 2026 à 10:36
Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart

Le marché automobile chinois vient de frapper un grand coup avec le dévoilement de la SAIC Z7, une berline électrique qui pousse l’art de l’inspiration à un niveau jamais atteint. Alors que la Porsche Taycan démarre à 133 000 dollars sur le marché chinois, cette nouvelle venue propose des lignes quasi identiques pour seulement 36 200 dollars. Une différence de prix qui fait réfléchir et qui risque de bouleverser l’équilibre du segment premium des véhicules électriques.

Développée sous l’égide de la Harmony Intelligent Mobility Alliance (HIMA) et pilotée par le géant technologique Huawei, la SAIC Z7 ne cache pas ses ambitions. Elle s’attaque directement au territoire de Porsche avec une stratégie audacieuse : proposer le même design pour une fraction du prix. Cette approche, déjà expérimentée avec succès par d’autres constructeurs chinois comme Xiaomi avec sa SU7, atteint ici un niveau de ressemblance troublant.

Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart

Un design qui ne laisse aucun doute sur ses inspirations

Dès le premier regard, la SAIC Z7 révèle ses influences. Si la face avant conserve une certaine personnalité avec ses phares LED effilés et sa calandre noire, c’est au-delà des ailes que la ressemblance devient saisissante. Les portes, la ligne de toit, les rétroviseurs et même les poignées de portes semblent directement empruntés au catalogue Porsche. Cette similitude n’est pas le fruit du hasard mais bien d’une stratégie délibérée de reproduction des codes esthétiques qui ont fait le succès de la Taycan.

La partie arrière pousse cette logique encore plus loin. Comme sur la Taycan, la Z7 arbore une barre lumineuse LED pleine largeur avec une signature lumineuse complexe. Le design du hayon reproduit lui aussi fidèlement celui de la berline électrique allemande. Cette approche du design « inspiré » soulève évidemment des questions sur la propriété intellectuelle, mais reste parfaitement légale dans le contexte réglementaire actuel.

La déclinaison Shooting Brake de la Z7 suit la même philosophie. Son profil latéral et sa silhouette générale rappellent étroitement ceux de la Taycan Sport Turismo. Cette ressemblance est si prononcée que même les passionnés automobiles les plus avertis pourraient s’y tromper lors d’un aperçu rapide sur la route. SAIC assume pleinement cette stratégie, considérant visiblement que l’imitation reste la forme la plus sincère de flatterie.

Une guerre des prix qui redéfinit le marché premium

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est la stratégie tarifaire de SAIC qui fait sensation. Avec un prix oscillant entre 250 000 et 350 000 yuans (soit 36 200 à 50 700 dollars), la Z7 se positionne radicalement en dessous de la Taycan, facturée 918 000 yuans en Chine. Cette différence de prix de près de 300% remet en question la notion même de premium dans l’automobile électrique.

Cette stratégie tarifaire agressive s’inscrit dans une tendance plus large du marché chinois, où les constructeurs locaux utilisent leur avantage en termes de coûts de production pour conquérir des segments traditionnellement réservés aux marques de luxe européennes. La SAIC Z7 représente l’aboutissement de cette approche, offrant un niveau de finition et un design premium à un prix accessible à une clientèle beaucoup plus large.

L’impact de cette stratégie dépasse le simple cadre commercial. Elle force les constructeurs européens à reconsidérer leur positionnement et leurs marges sur le marché chinois, devenu le plus important au monde pour les véhicules électriques. Porsche et ses concurrents allemands se retrouvent confrontés à un dilemme : maintenir leurs prix premium au risque de perdre des parts de marché, ou s’engager dans une guerre des prix qui pourrait éroder leur image de marque.

Une technologie moderne au service d’une ambition claire

Si la Z7 emprunte son design à Porsche, elle n’en développe pas moins ses propres solutions techniques. L’habitacle révèle une approche résolument moderne avec un combiné d’instruments numériques fin, un grand écran d’infodivertissement central et un écran supplémentaire dédié au passager. Cette configuration triptyque est devenue la norme dans l’industrie chinoise des véhicules électriques, où l’expérience numérique prime sur les considérations traditionnelles.

L’équipement de série comprend également deux zones de recharge sans fil et un volant sport à fond plat, des éléments qui renforcent l’impression de véhicule haut de gamme. Cette attention aux détails démontre que SAIC ne se contente pas de copier l’apparence mais cherche également à reproduire l’expérience utilisateur premium associée aux marques européennes.

Côté motorisation, bien que les spécifications techniques définitives ne soient pas encore confirmées, les médias chinois évoquent des batteries de 80 kWh et 100 kWh, ainsi que des configurations à propulsion ou transmission intégrale. Ces caractéristiques placeraient la Z7 dans la même catégorie technique que ses concurrentes européennes, tout en conservant son avantage prix décisif.

Dans un clin d’œil assumé à la concurrence chinoise, SAIC a également présenté sa Z7 dans une livrée rose vif avec des jantes noires et des liserés roses assortis. Cette couleur fait directement écho à la Xiaomi SU7 15th Anniversary Edition présentée début 2025, prouvant que la rivalité entre constructeurs chinois est tout aussi intense qu’avec les marques étrangères.

L’alliance avec Huawei apporte une dimension technologique supplémentaire au projet. Le géant des télécommunications, qui multiplie les partenariats dans l’automobile depuis plusieurs années, apporte son expertise en matière de connectivité et d’intelligence artificielle. Cette collaboration pourrait permettre à la Z7 de proposer des fonctionnalités avancées d’aide à la conduite et de services connectés, renforçant encore sa proposition de valeur face aux concurrentes européennes.

L’arrivée de la SAIC Z7 sur le marché chinois marque une nouvelle étape dans l’évolution du secteur automobile électrique. En proposant un design premium inspiré des plus grandes réussites européennes à un prix accessible, elle illustre parfaitement la stratégie des constructeurs chinois : démocratiser le luxe automobile tout en développant leurs propres capacités technologiques. Cette approche, si elle continue de porter ses fruits, pourrait bien redéfinir les règles du jeu dans l’industrie automobile mondiale, forçant les acteurs traditionnels à repenser leur modèle économique face à cette concurrence redoutable venue de l’Est.

L’article Ce clone chinois de la Porsche Taycan coûte 4 fois moins cher et fait trembler Stuttgart est apparu en premier sur Le Blog Auto.

❌