Vue normale

Le Cupra Tavascan échappe aux surtaxes européennes, la Chine grince des dents

10 février 2026 à 17:37

Le Cupra Tavascan vient d’obtenir une exemption totale des surtaxes douanières après une négociation secrète avec Bruxelles. Si la nouvelle doit ravir Volkswagen, elle ne signifie pas forcément que le prix du SUV produit en Chine va fondre comme neige au soleil pour les clients.

Renault veut reprendre la main sur ses futurs utilitaires électriques

10 février 2026 à 17:05

La coentreprise d'utilitaires du futur Flexis va passer sous le giron de Renault. Le constructeur au Losange va racheter les parts de ses partenaires, Volvo Trucks et CMA CGM, pour réintégrer pleinement le développement des camionnettes électriques.

Tesla en Europe : un début d’année 2026 en demi-teinte

10 février 2026 à 15:12

Tesla démarre 2026 en Europe avec des ventes en demi-teinte face à une concurrence accrue et un marché électrique en forte évolution.

Faible reprise des immatriculations en janvier

Les nouvelles immatriculations de voitures Tesla en Europe ont montré peu de signes de reprise en janvier 2026. Malgré des hausses sur certains marchés, le constructeur américain de véhicules électriques fait face à une concurrence croissante et à une part de marché en recul dans toute la région. Les données publiées récemment indiquent que si certains pays enregistrent une progression, d’autres affichent des baisses spectaculaires, soulignant les défis persistants pour la marque dans le secteur automobile européen.

En Suède, les immatriculations ont augmenté de 26 % par rapport à l’année précédente, atteignant 512 véhicules, tandis que le Danemark a enregistré une légère progression de 3 % avec 458 unités. À l’inverse, la Norvège, pourtant l’un des marchés historiques de Tesla, a connu une chute vertigineuse de 88 % à seulement 83 véhicules immatriculés. La France, autre marché clé, a vu ses chiffres baisser de 42 % pour atteindre 661 véhicules. Ces variations reflètent une situation contrastée, où les succès ponctuels n’arrivent pas à compenser les reculs majeurs sur les marchés principaux.

Une concurrence européenne renforcée

La performance européenne de Tesla intervient après une année 2025 difficile, marquée par une baisse de 27 % des ventes sur le continent. Les analystes soulignent que l’entreprise peine à retrouver son élan, malgré le lancement de versions moins chères de ses Model 3 et Model Y. Ces modèles à prix réduits ont été introduits pour répondre à plusieurs enjeux : une gamme vieillissante, la pression de la concurrence et l’expansion rapide des constructeurs chinois sur le marché européen.

Le secteur des véhicules électriques à batterie connaît une croissance globale en Europe, mais Tesla n’a pas réussi à maintenir sa domination historique. Les consommateurs disposent désormais d’un choix élargi, avec des modèles offrant des performances élevées, des technologies de pointe et des options de personnalisation variées. Dans ce contexte, la marque californienne doit composer avec des rivaux offrant des solutions compétitives tant en termes de prix que de fonctionnalités, notamment dans le segment premium et luxe où la performance et le design jouent un rôle crucial.

Perspectives pour regagner des parts de marché

Outre la concurrence, d’autres facteurs influencent la demande pour Tesla en Europe. La perception de la marque et certaines controverses politiques entourant la direction de l’entreprise exercent une pression supplémentaire sur certains marchés. Les immatriculations, souvent considérées comme un indicateur fiable de la performance commerciale, montrent que janvier 2026 pourrait constituer un signal précoce de tendances plus larges pour l’année.

Les experts du secteur estiment que la capacité de Tesla à rafraîchir sa gamme, à maintenir des prix attractifs et à renforcer ses stratégies de marché locales sera déterminante pour reconquérir des parts de marché. Le constructeur devra conjuguer innovation technologique, performance énergétique et options de personnalisation pour séduire une clientèle européenne de plus en plus exigeante et attentive aux aspects pratiques, esthétiques et financiers de ses véhicules électriques. La stratégie commerciale, le positionnement de ses modèles et la communication autour de la marque seront essentiels pour inverser la tendance et soutenir la croissance dans un marché hautement concurrentiel.

En résumé, Tesla en Europe débute 2026 dans un contexte contrasté : certains marchés progressent, d’autres s’effondrent, et la concurrence, notamment asiatique, gagne du terrain. L’entreprise est donc confrontée à un défi stratégique majeur pour préserver son image de constructeur innovant et performant tout en s’adaptant aux exigences croissantes des consommateurs européens en matière de personnalisation, de luxe et de technologies électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres de janvier 2026 confirment que Tesla traverse une période délicate en Europe. La baisse spectaculaire des immatriculations en Norvège et en France illustre la pression concurrentielle et l’évolution du marché. Malgré quelques hausses en Suède et au Danemark, l’entreprise doit repenser sa stratégie produit et prix pour retrouver sa position. La capacité à innover et à proposer des modèles attractifs, performants et personnalisables sera déterminante pour regagner des parts de marché.

Crédit illustration : Tesla.

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Avec une pub au Super Bowl, Dreame croit vraiment à ses voitures électriques

10 février 2026 à 14:25

Avec sa publicité au Super Bowl LX, le géant de l'aspirateur Dreame officialise son passage de l'entretien de la maison à la mobilité électrique. Ce virage stratégique marque une volonté claire de s'imposer sur le marché mondial de l'automobile.

Le rebond du groupe Volkswagen sur l’électrique est spectaculaire, et ce n’est que le début

10 février 2026 à 12:35

En moins de deux ans, la voiture électrique est passée de cause de tous les maux du groupe Volkswagen, à un succès qui contribue à l’image positive du groupe. Et cette tendance globale n’échappe pas au marché français : le groupe y progresse sur le segment électrique.

À cause d’un concurrent, Xiaomi doit démentir l’arrivée de ses voitures électriques aux États-Unis

10 février 2026 à 11:30

L’attrait pour les voitures électriques de Xiaomi est si fort que les rumeurs s’enchaînent à bon rythme, y compris dans un pays où le constructeur n’est pourtant pas le bienvenu.

Ferrari électrique : elle s’appelle « Luce »…et son cockpit est trop clinique

9 février 2026 à 22:04
Ferrari

Ferrari a dévoilé aujourd’hui le design intérieur et annoncé le nom de sa nouvelle voiture de sport 100 % électrique : Ferrari Luce, marquant le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de Ferrari. Un tournant délicat, avec une voiture dont la sortie a été décalée à 2026.  Votre humble serviteur est profondément sceptique et déçu par le résultat, même si ce jugement est subjectif et n’engage que moi… 

Ferrari Luce ou Apple Car ?

Oui, on ne s’est pas contenté du nom “Elettrica” qui a circulé un temps. Ce sera finalement « Luce » qui doit, selon Ferrari, incarner une nouvelle philosophie « Simple, pure et évocatrice”. Le reste du communiqué officiel utilise d’ailleurs un vocable qui fait penser à un communiqué d’une keynote de la Silicon Valley, et vous allez comprendre pourquoi. 

Le lancement a été organisé à San Francisco par Ferrari et LoveFrom, un collectif créatif fondé par Sir Jony Ive et le designer Marc Newson, qui collabore avec Ferrari depuis cinq ans sur tous les aspects de la conception de la nouvelle voiture. Et Sir Jony Ive est tout simplement…le designer de l’IPhone. Tout se tient ! LoveFrom a bénéficié d’une totale liberté créative pour définir dès le départ l’orientation du design, afin de traduire un “nouveau langage stylistique”

Un “volume unique et épuré, aux formes simplifiées et rationalisées” au service de la conduite, « créant un environnement à la fois calme, propice à la concentration et spacieux”. C’est la description d’un open space de Mountain View ? Non, un cockpit Ferrari. Mais Ferrari n’est pas Tesla, à priori ?  On se demande où est passée l’émotion quasi charnelle…

épure high-tech et inspiration F1

Les éléments essentiels, tels que le combiné d’instruments, le panneau de commande et la console centrale, sont autonomes et clairement organisés autour des entrées (commandes) et des sorties (affichages), tandis que les matériaux ont été choisis pour leur durabilité et leur intégrité. Les concepteurs ont privilégié l’aluminium pour son aptitude à l’usinage de précision. 

Bon point : on a privilégié les commandes physiques, à contre-courant des idées reçues selon lesquelles les voitures électriques doivent être dominées par de grands écrans tactiles. Les nombreuses commandes de la Ferrari Luce sont mécaniques et conçues avec précision pour être intuitives et agréables, en simplifiant et en optimisant chaque interaction. Inspirée des voitures de sport classiques et des monoplaces de Formule 1, l’interface est clairement organisée et réduite à l’essentiel.  

Clin d’oeils au classicisme

Comme il se doit, les designers, tout en célébrant le design clinique high-tech tendance depuis une dizaine d’années, parsèment leurs créations de clins d’oeils au passé, histoire de montrer qu’ils ont révisé un catalogue Pininfarina. Le volant de la Ferrari Luce adopte une forme épurée à trois branches, réinterprétant l’emblématique volant Nardi en bois des années 1950 et 1960.  Fabriqué à partir d’aluminium 100 % recyclé, l’alliage a été développé spécifiquement pour la Ferrari Luce afin de garantir une résistance mécanique optimale .

 Les commandes au volant sont organisées en deux modules analogiques, avec une disposition rappellant celle des monoplaces de Formule 1. Chaque bouton a été développé pour offrir une combinaison optimale de retours mécaniques et acoustiques, fruit de plus de 20 tests réalisés avec les pilotes d’essai Ferrari.  

Les commandes s’inspirent à la fois des codes esthétiques de l’automobile historique et de l’ergonomie aéronautique, notamment celle des hélicoptères et des avions. Le design du cadran s’inspire des cadrans d’instruments historiques, notamment ceux de Veglia et Jaeger des années 1950 et 1960.  

Ergonomie

Les trois écrans de la Ferrari Luce – combiné d’instruments, panneau de commande et panneau de commande arrière – ont été conçus afin de rendre l’expérience utilisateur intuitive et facile à parcourir. Une nouvelle police de caractères personnalisée et sobre confère à l’interface et à l’identité visuelle une cohérence typographique, inspirée des caractères historiques de Ferrari et de l’ingénierie italienne.   Le combiné d’instruments se déplace avec le volant, optimisant ainsi la visibilité du conducteur et améliorant ses performances.

Une première pour une Ferrari : le combiné d’instruments monté sur la colonne de direction. Il intègre deux écrans OLED superposés offrant des graphismes nets, des couleurs éclatantes et un contraste infini pour une expérience visuelle inédite. Le panneau de commande est monté sur une rotule, permettant d’orienter l’écran vers le conducteur ou le passager.

Les puristes vont détester

Au final, qu’en penser ? Ce design épuré l’est, à notre avis, bien trop pour une Ferrari qui doit véhiculer de l’émotion et une chaleur latine. Ou alors, quitte à pousser le concept cyberpunk plus loin comme l’ont initié les dernières supercars du cheval cabré, pourquoi ne pas avoir imaginé un cockpit vraiment futuriste, délirant et audacieux ? l’effet « wouah » est inexistant ici.

L’ergonomie certes est utile, mais pas l’épure clinique des produits tech de la Silicon Valley. Au premier regard, l’ensemble ferait même penser ironiquement aux simulateurs pour enfants des années 80 comme le Tomy Turbo. Cela manque de premium, d’exclusivité et de caractère. Le design rétro-futuriste adopté depuis quelques temps par l’équipe de Flavio Manzoni avait de quoi dérouter, comme pour les récentes F80 et 849 Testarossa, mais là, la patte « smartphone » est un peu visible à notre goût.

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Magnifique, l’intérieur de la future Ferrari 100 % électrique est une véritable leçon de design

9 février 2026 à 16:33

Luce. Tel est le nom que Ferrari a choisi pour son tout premier modèle 100 % électrique. Le constructeur italien a dévoilé une partie de l'intérieur de son futur bolide, conçu en collaboration avec deux anciens designers d'Apple.

Polestar sécurise 400 millions de dollars pour renforcer sa trésorerie

9 février 2026 à 15:12

Polestar obtient 400 millions de dollars en financement en actions pour consolider sa liquidité dans un contexte difficile pour le marché des véhicules électriques.

Polestar, spécialisé dans les véhicules électriques, a annoncé avoir obtenu un financement en actions de 400 millions de dollars. Cette opération financière marque une nouvelle étape dans les efforts du fabricant pour renforcer sa situation de trésorerie et stabiliser son bilan, alors que le marché mondial de l’automobile électrique traverse une période de ralentissement de la demande.

Un nouvel apport en capital pour Polestar

Cet investissement de 400 millions de dollars provient de Feathertop Funding Limited, une entité à vocation spéciale consolidée par deux grandes institutions bancaires internationales : Sumitomo Mitsui Banking Corporation et Standard Chartered Bank. Polestar a précisé que, une fois la transaction finalisée, aucune de ces deux banques ne détiendra plus de 10 % des actions en circulation du constructeur automobile.

Ce nouveau financement intervient dans un contexte de forte pression financière pour le fabricant de voitures électriques. L’entreprise a en effet multiplié les opérations de financement afin de soutenir ses activités industrielles et commerciales, dans un environnement où les besoins en capitaux restent élevés pour atteindre une échelle de production suffisante et maintenir la compétitivité de ses modèles électriques.

Une série d’opérations financières rapprochées

L’annonce de ce nouvel apport en capital fait suite à plusieurs opérations conclues en décembre. Polestar avait alors obtenu un investissement en actions de 300 millions de dollars auprès de deux établissements bancaires européens, l’espagnol BBVA et le français Natixis. Dans le même temps, le constructeur avait également conclu un accord de prêt pouvant atteindre 600 millions de dollars avec Geely Holding, son actionnaire majoritaire chinois.

Selon le directeur général de Polestar, Michael Lohscheller, ces différentes annonces s’inscrivent dans une stratégie globale visant à améliorer la position de liquidité du groupe et à renforcer son bilan. Le dirigeant souligne également le rôle central joué par le soutien de Geely Holding dans la poursuite de ces objectifs financiers.

L’enchaînement de ces financements met en lumière la dépendance de nombreux acteurs du secteur automobile électrique à des apports de capitaux réguliers, notamment pour absorber les coûts élevés liés au développement technologique, à l’industrialisation et à la commercialisation de véhicules zéro émission.

Des tensions de trésorerie dans un marché plus lent

Polestar traverse actuellement une crise de trésorerie, dans un contexte où la demande mondiale de véhicules électriques a globalement ralenti. Comme d’autres startups spécialisées dans l’électromobilité, le constructeur suédois a consommé d’importantes liquidités dans sa tentative d’atteindre un volume de production suffisant pour améliorer sa rentabilité.

Cette situation a régulièrement mis l’entreprise sous pression vis-à-vis de ses engagements financiers. Polestar a longtemps risqué de ne pas respecter certaines clauses de sa dette, ce qui l’a conduite à négocier à plusieurs reprises des amendements avec ses prêteurs. La société a ainsi conclu des accords avec ses créanciers afin de réviser certaines clauses et de rester en conformité tout au long de l’année.

Ces difficultés illustrent les défis structurels auxquels sont confrontés de nombreux constructeurs automobiles électriques, pris entre des investissements massifs, des marges encore fragiles et une évolution plus lente que prévu du marché.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce nouveau financement en actions confirme que Polestar reste fortement dépendant de soutiens financiers externes pour assurer sa continuité opérationnelle. L’implication d’acteurs bancaires internationaux et du groupe Geely témoigne néanmoins d’une confiance persistante dans le constructeur. La multiplication des opérations de financement souligne aussi les tensions actuelles sur le modèle économique des fabricants de véhicules électriques. Polestar dispose désormais de marges de manœuvre accrues à court terme, mais reste confronté aux mêmes défis structurels que l’ensemble du secteur.

Crédit illustration : leblogauto.

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Surprise, il n’y aura pas un, mais deux Range Rover électriques dévoilés cette année

9 février 2026 à 11:31

L'année 2026 s'annonce riche pour le groupe Jaguar Land Rover avec la présentation de trois nouveautés 100 % électriques. Outre le grand coupé du félin, non pas un, mais deux SUV vont ainsi voir le jour.

Batteries électriques : ACC joue désormais sa survie sur sa seule usine française

9 février 2026 à 11:20

ACC, la coentreprise de batteries de Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, a définitivement jeté l’éponge sur les extensions prévues en Italie et en Allemagne. Même si l’annonce ne surprendra pas vraiment, elle arrive à l’un des pires moments possibles.

BYD entraîne le secteur électrique chinois dans la tourmente

9 février 2026 à 07:18

La chute des ventes de janvier secoue les constructeurs chinois de véhicules électriques, BYD en tête, sur fond de fin de subventions.

Le marché chinois du véhicule électrique a connu un net accès de faiblesse en janvier, illustré par une forte correction boursière touchant plusieurs constructeurs automobiles majeurs. En tête de ce mouvement, BYD Co. a entraîné l’ensemble du secteur dans une vente massive à la Bourse de Hong Kong, après la publication de chiffres de ventes en recul. Ces données ont ravivé les craintes d’un ralentissement de la demande sur le plus grand marché automobile mondial, alors que la transition vers l’électromobilité semblait jusqu’ici soutenue par des volumes en forte croissance.

Des ventes de janvier en net recul

BYD, désormais premier constructeur mondial de véhicules électriques, a annoncé une baisse de 30 % de ses ventes en janvier par rapport à la même période de l’année précédente. Cette contre-performance a immédiatement été sanctionnée par les marchés financiers : le titre BYD a perdu jusqu’à 5,1 % en début de séance, enregistrant ainsi son plus fort repli en trois mois. Cette chute n’a pas été un cas isolé. D’autres acteurs chinois spécialisés dans les voitures électriques, comme Xpeng Inc. et Nio Inc., ont également publié des résultats décevants pour le mois de janvier, entraînant des baisses de plus de 6 % de leurs actions respectives.

La correction boursière s’est étendue à l’ensemble du secteur automobile chinois, y compris à des groupes dont les volumes de ventes ont pourtant été supérieurs. Geely Automobile Holdings Ltd., qui a écoulé environ 60 000 véhicules de plus que BYD sur le mois, a vu son titre reculer de 2,6 %. Cette réaction montre que les investisseurs ne se focalisent pas uniquement sur les performances individuelles, mais sur la dynamique globale du marché des véhicules électriques et hybrides rechargeables en Chine.

Fin des subventions et effet d’anticipation

Le ralentissement observé en janvier s’inscrit dans un contexte plus large décrit par les analystes comme une « gueule de bois de livraison ». La fin de plusieurs subventions locales en faveur des voitures dites vertes à la fin du mois de décembre a incité de nombreux consommateurs à avancer leurs achats. Cette anticipation de la demande a mécaniquement vidé les carnets de commandes au début de l’année suivante, laissant les constructeurs automobiles face à un mois de janvier particulièrement faible.

À ce phénomène s’est ajoutée l’introduction d’une nouvelle taxe d’achat de 5 % sur les véhicules électriques. Cette mesure a pesé sur l’appétit des consommateurs, notamment pour les modèles de milieu de gamme, segment clé du marché chinois. L’environnement réglementaire et fiscal a ainsi contribué à freiner les immatriculations, malgré une offre toujours plus large de berlines électriques, SUV zéro émission et modèles à batteries de dernière génération.

Une stratégie internationale sous pression

Dans ce contexte de marché intérieur plus tendu, BYD s’appuie de plus en plus sur son expansion internationale pour soutenir sa valorisation et ses perspectives de croissance. Toutefois, cette stratégie a également montré des signes de fragilité en début d’année. Les expéditions du constructeur vers l’étranger ont chuté de 25 % d’un mois sur l’autre en janvier. Selon l’analyste Tim Hsiao de Morgan Stanley, cette baisse serait « probablement due à un chargement anticipé », suggérant que des livraisons ont été avancées sur les mois précédents.

Malgré ce recul ponctuel, BYD affiche des objectifs ambitieux pour l’année en cours. Le constructeur a indiqué vouloir augmenter ses livraisons hors de Chine de près de 25 %, afin d’atteindre un volume de 1,3 million de véhicules exportés. À l’échelle globale, les analystes anticipent une progression des ventes totales à plus de 5 millions d’unités cette année, contre 4,6 millions l’an passé. Ces prévisions témoignent d’une confiance persistante dans la capacité de BYD à maintenir sa trajectoire de croissance, malgré un début d’année chahuté pour l’ensemble du secteur automobile électrique chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres de janvier mettent en lumière la forte dépendance du marché chinois des véhicules électriques aux incitations publiques et au calendrier réglementaire. La baisse simultanée des ventes et des cours boursiers souligne un ajustement conjoncturel plus qu’un retournement structurel. Pour BYD, la diversification géographique reste un levier clé, même si les exportations peuvent elles aussi subir des effets de calendrier. Le début d’année rappelle enfin la volatilité persistante d’un secteur automobile en pleine mutation.

Crédit illustration : leblogauto.

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Le rétrofit est-il déjà mort ?

8 février 2026 à 07:41

Convertir l’existant plutôt que produire du neuf : l’idée était belle. Dans les faits, le rétrofit s’est surtout heurté à un mur administratif soigneusement laissé en place. Après une visite fin janvier au salon Rétromobile, dédié à la voiture ancienne et de collection, l'idée de reparler du rétrofit dans l'édito Watt Else me semblait incontournable.

Podcast 367: L’essentiel de la semaine 6 par Leblogauto.com

8 février 2026 à 06:08

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La semaine automobile par Leblogauto.com !
Au programme aujourd’hui : des marchés qui s’emballent, d’autres qui décrochent, l’électrique qui accélère partout dans le monde, et des géants de l’auto qui affirment leur stratégie. Installez-vous, on fait le tour de l’actu auto de la semaine.

Marché français janvier 2026 : Renault sur un nuage

Le marché automobile français débute 2026 sur une note contrastée, mais Renault tire clairement son épingle du jeu.
La marque au losange surperforme largement grâce à une gamme électrifiée solide et bien positionnée.
À l’inverse, certains constructeurs peinent à suivre le rythme.
Un mois de janvier qui donne déjà des tendances fortes pour l’année.

 Thaïlande : les ventes auto explosent grâce aux véhicules électriques

En Thaïlande, l’électrique joue le rôle de véritable moteur du marché.
Les ventes automobiles bondissent, portées par des incitations fiscales et une offre EV en plein essor.
Les constructeurs chinois y trouvent un terrain de jeu idéal.
Un exemple frappant de transition accélérée hors d’Europe.

Production auto britannique au plus bas depuis 1956

Coup dur pour l’industrie automobile britannique.
La production chute à un niveau historiquement bas, inédit depuis 1956.
Brexit, transition électrique et manque d’investissements pèsent lourd.
Un signal d’alarme pour tout un écosystème industriel.

Une voiture sur dix vendue en Europe est chinoise

Les marques chinoises s’installent durablement sur le marché européen.
Elles représentent désormais 10 % des ventes, principalement grâce à l’électrique.
Prix agressifs, technologie et montée en qualité font la différence.
Une progression qui inquiète sérieusement les constructeurs historiques.

Toyota reste n°1 mondial avec des ventes record en 2025

Toyota conserve sa couronne de premier constructeur mondial.
Le groupe japonais signe des ventes record en 2025.
Sa stratégie multi-énergies, entre hybride, thermique et électrique, continue de payer.
Une régularité impressionnante dans un marché chahuté.

Les voitures électriques coûteront moins cher que les thermiques d’ici 5 ans, d’après Volvo

Selon Volvo, le basculement économique est imminent.
D’ici cinq ans, les voitures électriques pourraient devenir moins chères que les thermiques.
Baisse du coût des batteries et économies d’échelle expliquent cette projection.
Un argument de poids pour accélérer l’adoption massive.

Tesla mise sur l’IA et le Cybercab pour relancer sa croissance

Tesla veut ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.
Le constructeur mise sur l’intelligence artificielle et le Cybercab autonome.
Objectif : relancer la croissance et reprendre l’avantage technologique.
Un pari audacieux, mais risqué, dans un contexte de concurrence accrue.

Waymo prévoit ses premiers robotaxis à Londres en 2026

Waymo accélère son expansion internationale.
La filiale de Google vise Londres pour ses premiers robotaxis dès 2026.
L’Europe devient un nouveau terrain d’expérimentation pour la conduite autonome.
Une étape clé vers la mobilité sans conducteur.

Voilà pour l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine !
Entre électrification accélérée, montée en puissance de la Chine et bouleversements industriels, le secteur n’a jamais été aussi dynamique.
Merci de nous avoir écoutés, et rendez-vous très vite sur Leblogauto.com pour suivre l’auto au quotidien. À la semaine prochaine 

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Essai Mazda 6e : le style tente de faire oublier tout le reste

7 février 2026 à 19:03

Très belle, la Mazda 6e se veut aussi très irritante. La berline électrique accumule les déceptions, à commencer par son système d'info-divertissement à la ramasse. Dommage, car elle ne manque pas de potentiel. Verdict de notre essai.

ChatGPT, Gemini ou Claude en copilote : Apple préparerait une petite révolution dans CarPlay

7 février 2026 à 10:06

Alors que CarPlay permet pour le moment d’utiliser uniquement Siri, l’entreprise prévoirait d’étendre ses possibilités en intégrant d’autres chatbots, comme ChatGPT, Gemini ou même Claude.

Plongée en Bourse, milliards effacés : Stellantis fait de l’électrique un bouc émissaire idéal

6 février 2026 à 16:23

Stellantis annonce plus de 22 milliards d’euros de charges exceptionnelles, ce qui provoque sa chute en Bourse. Pour s’expliquer, le groupe pointe une électrification trop rapide, trop optimiste, trop déconnectée de la demande. Le coupable idéal ?

La Californie prépare un nouveau plan de rabais pour les VE

6 février 2026 à 15:12

La Californie veut compenser la fin du crédit fédéral en lançant 200 millions $ de rabais pour soutenir l’adoption des véhicules électriques.

Les ventes de véhicules électriques restent un enjeu central de la politique automobile et environnementale aux États-Unis, et la Californie entend conserver son rôle de locomotive dans ce domaine. Face à la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, l’État dirigé par Gavin Newsom prépare un dispositif de substitution d’ampleur. Le gouverneur a annoncé son intention de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars afin de soutenir directement l’acquisition de voitures électriques, neuves comme d’occasion, par le biais de nouveaux rabais ciblés sur l’énergie propre.

Cette initiative intervient dans un contexte de transition énergétique accélérée, mais aussi de tensions politiques et budgétaires. La Californie demeure l’un des marchés automobiles les plus dynamiques du pays en matière d’électrification, avec une adoption massive des véhicules zéro émission, qu’il s’agisse de berlines, de SUV ou de crossovers électriques. Pour l’exécutif californien, la fin du soutien fédéral ne doit pas ralentir cette dynamique, jugée essentielle tant pour la qualité de l’air que pour la lutte contre le changement climatique.

Un relais à la disparition du crédit fédéral

Le crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars constituait jusqu’ici un levier majeur pour stimuler la demande de véhicules électriques aux États-Unis. Sa suppression crée un vide que plusieurs États hésitent à combler, mais que la Californie entend assumer pleinement. Selon Gavin Newsom, l’objectif est clair : maintenir l’accessibilité financière des modèles électriques et hybrides rechargeables, tout en encourageant un parc automobile plus propre.

Les contours précis du nouveau programme de rabais restent à définir. Le gouverneur a toutefois indiqué que le principe serait similaire aux dispositifs précédents, avec des aides directes à l’achat destinées aux particuliers. Ces incitations viseraient aussi bien les véhicules neufs que les modèles d’occasion, un point jugé crucial pour démocratiser l’accès à la mobilité électrique et toucher des ménages plus modestes. Dans ses déclarations, Newsom a insisté sur la nécessité de « protéger les Californiens dans un monde plus chaud et plus sec », reliant explicitement la politique automobile à la résilience climatique.

L’héritage des anciens programmes de soutien

La Californie ne part pas d’une page blanche. L’État a déjà mis en œuvre, pendant plus d’une décennie, un programme de rabais pour les véhicules propres qui a soutenu l’achat de près de 586 000 véhicules pour un montant total de 1,49 milliard de dollars. Ce dispositif, largement reconnu pour son efficacité, a contribué à faire de la Californie un leader national en matière de véhicules électriques et hybrides.

Cependant, ce programme a pris fin en 2023, faute de financements suffisants. La montée en puissance rapide des ventes de voitures électriques, combinée à la baisse des recettes fiscales issues de l’essence, avait fragilisé les ressources destinées à l’entretien des infrastructures routières. Cette contrainte budgétaire explique la prudence actuelle des autorités quant au niveau exact des futurs rabais. Le California Air Resources Board (CARB), organisme chargé historiquement de la gestion de ces aides, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour déterminer le montant par véhicule.

Un contexte politique et réglementaire tendu

Au-delà des enjeux budgétaires, le nouveau plan californien s’inscrit dans un environnement politique complexe. L’administration Trump a engagé plusieurs actions visant à réduire ou remettre en cause certaines prérogatives environnementales de la Californie, notamment en matière de normes d’émissions. Le CARB se retrouve ainsi sous pression, alors même qu’il joue un rôle central dans la mise en œuvre des politiques de mobilité propre.

Gavin Newsom a clairement positionné son initiative comme une réponse directe aux coupes fédérales annoncées à l’automne 2025. En réaffirmant son engagement en faveur de « l’air pur et des emplois verts », le gouverneur entend aussi soutenir la filière automobile locale, de plus en plus tournée vers l’électrique, et préserver l’attractivité du marché californien pour les constructeurs et équipementiers.

À moyen terme, ces nouveaux rabais pourraient influencer les stratégies commerciales des marques automobiles, encouragées à maintenir ou renforcer leur offre de véhicules électriques accessibles. Dans un marché où le prix reste un frein majeur à l’adoption, le soutien public demeure un outil clé pour accélérer le renouvellement du parc roulant et atteindre les objectifs climatiques de l’État.

Notre avis, par leblogauto.com

La Californie confirme son rôle de laboratoire de la transition automobile aux États-Unis en cherchant à compenser la fin du crédit fédéral pour les véhicules électriques. L’enveloppe annoncée de 200 millions de dollars reste significative, même si son impact dépendra du montant réel des rabais accordés par véhicule. Ce dispositif pourrait contribuer à stabiliser la demande dans un contexte politique incertain, mais il souligne aussi la dépendance persistante du marché électrique aux aides publiques. Enfin, la pression exercée sur le CARB rappelle que la transition vers une mobilité zéro émission demeure étroitement liée aux arbitrages réglementaires et budgétaires.

Crédit illustration : chargepoint.

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