La jeune marque chinoise Leapmotor enregistre des bénéfices grâce à des ventes en forte hausse et à son partenariat avec Stellantis. Mais en Europe, entre production annoncée et décisions encore floues, sa stratégie reste difficile à cerner.
DS renouvelle son SUV emblématique qui répond désormais au nom de N°7. Au programme : un look plus affirmé et une version 100 % électrique visant le haut du panier de l'autonomie. Numerama a pu monter à bord en avant-première, voici nos impressions.
La conquête de Nvidia sur la conduite autonome est particulièrement rapide. Après Mercedes et Lucid en début d’année, plusieurs constructeurs asiatiques viennent également de signer des partenariats avec Nvidia pour accélérer le développement de véhicules autonomes.
Malgré des ventes en hausse, le constructeur vietnamien continue de perdre de l’argent. La recharge gratuite offerte depuis 2024 par VinFast à ses clients est certainement une stratégie efficace pour vendre… mais beaucoup moins pour préserver les comptes dans le vert.
Kia frappe un grand coup sur le marché de l'électrique avec son nouvel EV2, un SUV urbain affiché dès 19 970 € primes déduites. Hors aides à l'achat, le ticket d'entrée s'établit à 26 670 €, un tarif qui reste très compétitif face à la concurrence.
Le nouveau BMW iX3 ferait un départ canon, à en croire les premiers chiffres de ventes : plus de 50 000 commandes auraient déjà été enregistrées en l'espace de 6 mois. Le SUV électrique est le premier modèle de l'ère électrique qui va tout changer pour le constructeur allemand.
La start-up chinoise Omoway va fabriquer un scooter électrique pas comme les autres. Baptisé Omo X, le deux-roues est en effet capable de se tenir debout tout seul. Une prouesse technologique qui prendra vie d'abord en Indonésie, le plus grand marché de motos au monde.
Numerama avait déjà pris en main le Citroën ë-C5 Aircross. Toutefois, ce modèle 100 % électrique méritait qu’on s’y attarde lors d’un essai sur de plus longues distances. C’est exactement ce que nous avons fait.
Depuis 15 ans, on entend toujours la même chose de la part des réfractaires à la voiture électrique : elle n'a pas assez d'autonomie. En pratique, l'écrasante majorité des possesseurs de véhicules branchés font le constat inverse, avec des voitures qui suffisent largement même pour les trajets les plus longs. On va tout de même jouer le jeu et se demander ce qui changerait dans notre quotidien si les voitures électriques n'étaient plus limitées par l'autonomie. Est-ce qu'on verrait une différence incroyable, ou bien serait-elle au contraire presque imperceptible ?
Après des années d’annonces spectaculaires, Renault change de ton. La nouvelle stratégie mise moins sur le glamour… et davantage sur la solidité à toute épreuve. Revivez les annonces « FutuREady », comme si vous y étiez, au travers de mon édito Watt Else du 12 mars 2026.
L'une des caractéristiques phares de la conduite en voiture électrique est le freinage par récupération d'énergie. Dans sa gestion la plus forte, il permet même d'aller jusqu'à l'arrêt complet : c'est le mode One Pedal. Qu'est-ce que c'est, comment ça marche et quels sont ses avantages ou limites ?
J'ai pris le volant de la nouvelle voiture électrique de Toyota : le C-HR+. Plus de 600 km d'autonomie annoncée, grâce à une efficience à toute épreuve, mais son appétit d'oiseau suffira-t-il à faire oublier quelques détails d'ergonomie agaçants et son prix ? Voici le verdict de Numerama.
Lucid Motors vient de dévoiler un robotaxi deux places baptisé Lunar. Un concept entièrement autonome, sans volant ni pédales, qui ressemble beaucoup (trop) au Tesla Cybercab présenté par Tesla.
Rivian vient d'officialiser les prix de son nouveau SUV R2, qui débute à un peu plus de 57 000 dollars dans son édition de lancement à 530 km d'autonomie et 665 ch. D'autres versions arriveront plus tard dans l'année, tandis que le modèle promis à 45 000 dollars viendra fin 2027.
Selon Bloomberg, Stellantis aurait engagé des discussions pour conclure des projets de coopération avec plusieurs constructeurs chinois, comme Xpeng ou Xiaomi. Cela concerne plus spécifiquement son activité en Europe. Qu’est-ce qui serait en jeu ?
Les attendus pour l’année fiscale qui se termine fin mars 2026 sont plus mauvais que prévu. Le constructeur projetait un résultat opérationnel divisé par deux et demi. C’est maintenant une perte à laquelle il faut s’attendre. Les résultats définitifs seront communiqués en mai prochain. La moto et les produits alliés sont depuis toujours un socle solide pour la marque. Des divisions en bonne santé, qui ne suffisent pas à pallier aux difficultés de la branche automobile. Plusieurs facteurs en sont la cause et conduisent la constructeur a réorienter sa stratégie.
Made in USA et moteurs thermiques
Comme nombre de ses concurrents, Honda est impacté par les droits de douane aux États Unis. Même si 70% des véhicules vendus sont made in USA, son organisation, ou les usines au Canada, au Mexique et aux États Unis travaillent de concert est mise à mal. Honda veut tendre vers 90% de made in USA, mais en attendant, les droits de douane sont là. D’autre part, le marché est devenu électrico-hésitant. Détroit remet les gaz, sur fond de pertes importantes liés aux investissement dans l’électrique. Les 0 series annonçaient un renouveau avec des modèles tout électrique, entièrement conçus par Honda et destinés en priorité au marché américain. Les couts sont là, mais plus les perspectives. L’Acura RDX et les 0 series en font les frais. Le SUV au physique déroutant ne manquera à personne, mais on regrettera l’iconoclaste berline.
Chine en quête d’autonomie
En Chine, Honda fait son mea-culpa. Au delà de l’électrification, les véhicules y sont développés autour du logiciel (SDV), et les ADAS ou la conduite autonome ont une place centrale. Ces fonctions ont pris le pas sur les fonctions matérielles, l’économie ou la praticité qui font encore loi sur les autres marchés. La marque n’a p.as suivi cette tendance. Elle entend revoir sa stratégie en Chine, mais aussi dans les pays voisins, dans lesquels l’influence chinoise s’accroit
Nouvelles orientations
Honda devrait décliner plus en détail de nouvelles orientations dans les prochains mois. Au delà de l’annonce phare, l’arrêt des SUV et berline 0 series, le constructeur donne quelques indications dans son communiqué. A cout terme, l’accent est plus que jamais mis sur l’hybride, notamment en Amérique et dans les pays d’Asie ou la marge de progression est importante. L’Inde devrait concentrer des investissements importants, tant pour son marché intérieur que pour l’exportation. C’est déjà le cas pour la moto. Les futurs modèles électriques feront l’objet d’une approche plus globale, avec une priorité donnée aux petits véhicules. Fini donc les 0 series américaines, les Ye chinoises et les N japonaises qui avancent avec leurs propres partitions. Les lendemains électriques sont au prix de ce recentrage.
Entre mea-culpa ergonomique et vraies avancées technologiques, la gamme ID gagne en maturité. Petit tour d’horizon des changements apportés par Volkswagen à ses différents modèles.
Après plusieurs années d’annonces ambitieuses, Honda annule plusieurs projets de voitures électriques. Une décision qui devrait entraîner plusieurs milliards d’euros de pertes.
Le marché français accueille un nouvel acteur chinois, Omoda & Jaecoo du groupe Chery. Il s’agit d’un constructeur dont les deux lignes de modèles ne sont vendues qu’à l’international depuis 2023. La filiale française a été créée cet été, quelques mois après l’arrivée de la marque en Europe en 2024. Nous avons pris le volant du Jaecoo 7, son SUV compact familial hybride rechargeable en région parisienne.
Des airs de Range Rover
Les nouveaux acteurs du marché venus de Chine s’imposent de plus en plus avec leurs modèles électrifiés. Quand on évoque l’industrie asiatique, on pense d’abord aux Japonais, puis aux Coréens. Avec l’implantation sérieuse de MG Motor ou de BYD en Europe, on n’attendait pas forcément de place pour un autre géant. À cette occasion, la marque nous a offert l’opportunité de prendre le volant du Jaecoo 7. Il s’agit d’un PHEV de 4,50 m. Oui, vous l’avez déjà remarqué comme nous, il a de gros airs de Range Rover. On a connu pire inspiration dans le genre.
Ce Jaecoo 7 n’entend pas pour autant passer trop inaperçu, avec sa calandre géante à barrette. Le logo de Jaecoo reprend tout bonnement le nom de la marque en toutes lettres. Nul besoin donc de mettre sa photo dans Google Images pour deviner de quoi il s’agit. Son regard se distingue par une signature lumineuse sophistiquée intégrant des damiers, alors que les feux principaux pourraient être pris pour des antibrouillards. Les poignées sont escamotables, les ailes larges, avec des roues qui ont presque l’air un peu petites. L’arrière plutôt moderne exhibe fièrement deux sorties d’échappement.
Le plein d’équipements modernes
À bord, le nouveau constructeur n’a clairement pas attendu une première génération « brouillon » avant de tutoyer les fameux standards européens. On se retrouve dans une ambiance plutôt agréable et moderne. On est assis dans des sièges de bonne facture ne manquant pas de moelleux. La banquette accueille généreusement deux passagers, et comme toujours, le troisième qui occuperait la place du milieu sera bien moins à l’aise. L’habitacle baigne dans la lumière, peu importe la météo, grâce à un grand toit panoramique dépassant le mètre carré.
Très sincèrement, la qualité de finition tient plutôt la route. Le dessin plutôt épuré de la planche de bord donne un sentiment d’espace et de zénitude. L’instrumentation se compose de deux écrans, dont une grande dalle verticale tactile de 14,8 pouces. On a même droit à un affichage tête haute. On adore les détails comme les poignées de contre-porte avec vis apparentes, à l’image d’un véhicule de baroudeur. L’équipement s’avère parfaitement complet, avec sièges ventilés, chauffants, chargeur à induction 50 W, vitrages acoustiques (seulement à l’avant). On s’y perd un peu dans les menus de l’écran, il faut bien le reconnaître. Apple CarPlay permet d’avoir quelques repères, avec nos applis préférées. Tous les ADAS attendus sont là, et personnalisables pour limiter les alertes agaçantes.
Bien plus qu’un simple hybride rechargeable
Notre Jaecoo 7 hybride rechargeable offre pléthore de modes. Pour faire simple, il y a tout d’abord un100 % électrique, actif jusqu’à la vitesse vertigineuse de 145 km/h. Dans le meilleur des cas, son autonomie peut atteindre les 90 km selon le protocole WLTP. Pour cela, il faut choisir le mode Initial, le seul qui descend la batterie (18,4 kWh) jusqu’à 15 %. Sinon, le mode hybride garde 25 % de charge, pour assurer le compromis le plus intéressant pour la consommation de carburant. Dans notre utilisation, on a effectivement dépassé les 70 km avant que le thermique ne vienne s’inviter pour de bon.
Le 4 cylindres turbo de 143 ch sert d’abord de générateur pour maximiser la traction électrique jusqu’à environ 80 km/h. Au-delà, il peut aussi entraîner les roues en parallèle du bloc électrique. Ce dernier finit par laisser complètement la main au thermique à haute vitesse. Dans la pratique, on sent à peine l’intervention du moteur à combustion interne, sauf bien sûr lors des fortes charges. Ce qui nous importe au final, c’est la consommation. Malheureusement, l’ordinateur de bord n’affiche la moyenne que sur les derniers 50 km. Mais selon nos projections, batterie presque vide, donc dans la situation la plus défavorable, elle atteint péniblement les 6 litres aux 100 km, un record.
Puissance au rendez-vous
La puissance ? Elle est confortable. Avec les 204 chevaux et les 310 Nm de couple du bloc électrique, on peut compter au mieux sur 279 chevaux, qui assurent un 0 à 100 km/h en seulement 8,5 s. Autant vous dire qu’il ne manque pas de réactivité quand on appuie sur le champignon, et peut-être même un peu trop sur revêtement humide, avec une motricité malheureusement plutôt perfectible dans ces conditions. Rien de bien grave, mais il faut reconnaître que cela peut surprendre en quelques occasions. On regrette aussi une pédale de frein inconstante, la maladie de beaucoup de PHEV, dans le but d’optimiser la régénération.
Ce Jaecoo 7 sait néanmoins bien se tenir quand on le bouscule un peu. Son comportement routier, même sur le mouillé comme le jour de notre essai, s’avère assez rassurant. On en connaît certes de plus incisifs sur le segment. On en a aussi de moins rigoureux, et de plus « molassons » en la matière. On l’aurait presque oublié, on peut recharger notre Jaecoo 7, même si cela prend un peu de temps. Le constructeur communique étrangement sur un 30 à 80 % (contre 10 ou 20 habituellement) en 20 minutes en DC (40 kW et 6,6 kW en AC). On adore l’option V2L, qui permet d’alimenter des objets du quotidien pour agrémenter un barbecue improvisé, par exemple.
Prix canons
On ne va pas tourner autour du pot, à 35 990 €, les concurrents ne peuvent pas suivre, surtout que l’équipement est complet. Les plus exigeants peuvent rajouter 2 000 € pour être full options. Il faut toutefois ajouter un malus au poids, autour de 1 700 €. Les autres dépassent largement les 40 000 euros, qu’ils soient français ou étrangers, avec des performances et des prestations parfois inférieures. La garantie ? 7 ans ou 150 000 km. D’ici la fin de l’année, la marque vise 130 points de vente, pour mettre tout le monde à moins de 45 minutes. Pour vous donner une idée de l’ambition de ce nouvel acteur chinois, Hyundai, plutôt bien établi, en compte un peu plus de 200.